Les Archives Municipales 

et Communautaires de Reims
 

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 La Presse

 

Des trésors conservés aux archives municipales
Treize ans pour donner accès à 116 mètres d'archives municipales.

Un nouveau site pour dépoussiérer les archives

Sur les traces de nos ancêtres
L’histoire de Reims à portée  de la main

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des trésors conservés aux archives municipales

Entre ces murs, près de 4 kilomètres de documents sont soigneusement répertoriés. Parmi eux, des pièces inestimables.


Sylvie Nélis penchée sur la lettre de Louis XVIII restituant ses armoiries à la Ville en décembre 1816.Les Archives municipales conservent des documents très hétéroclites : des plans el croquis datant de la reconstruction. les livres d'or de la Ville en passant par les affiches el programmes de rex Maison de la culture. Remi Wafflart

L'ESSENTIEL

*.- Les Archives municipales occupent l’ancien bâtiment de France com. rue Fulton, dans la zone Farman. Le bâtiment n'étant pas conçu pour la conservation de document chaque magasin est donc équipé de stores occultants, d'humidificateur et déshumidificateur. La température et l'hygrométrie sont aussi constamment vérifiées et rectifiées.

*.- Dans les magasins sont entreposés les documents de la collectivité ainsi que les archives des anciens hôpitaux de Reims par exemple mais là aussi des fonds privés donnés au cours des décennies.

*.- Les plus anciens remontent au  Moyen-âge et les plus récents documents sont même dématérialisés. Il peut s'agir de documents officiels (charte, contrat registre), de livres comme des registres mais aussi de plans, de dessins, photos, affiches …

Ils font partie de l'histoire de notre société, leurs études contribuent à mieux percevoir les époques passées, dont certaines pourtant SOnt très éloignées de la nôtre. On ne les emprunte pas, pas plus qu'on ne les expose. Ces documents rares, très anciens ne sont pas non plus consultables par tous, « Il faut effectuer des recherches historiques pour pouvoir faire la demande », explique Sylvie Nélis, directrice des Archives municipales de Reims. Et si le document en question a été retranscrit ou bien s'il a été numérisé, vos chances de l'examiner de près s'amenuisent encore.

Il ne s'agit pas d'un excès de précaution mais bien le seul moyen pour que ces écrits et autres dessins supportent encore quelques décennies, sans que le temps ne cause trop de ravages. Aux archives municipales de Reims, le document le plus ancien remonte à l'époque carolingienne, le fruit d'une collection privée donnée à la Ville, au 19° siècle. Il s'agit d'un diplôme, datant de 825, confirmant un échange de domaines et de villes sous le règne du fils de Charlemagne, Louis le Pieux, « dont on va fêter les 1200 ans du sacre cette année » …

Parmi les objets les plus précieux, on trouve aussi « un acte de vente, datant de 1327 et appartenant au fonds des ex-hôpitaux de Reims. JI est entreposé à plat. Le parchemin en peau de bête repose sur de la mousse, à l'abri de la lumière, au fond d'une boîte grise. Il s'agit de la vente de terrains et de la seigneurie appartenant à Jean de Chatillon au profit de l'hôtel-Dieu de Reims. »

« C'est un document précieux car il comprend encore ces trois sceaux de cire en parfait état de conservation qui pendent au bout de leur cordon rouge », détaille Sylvie Nélis. « Les sceaux assuraient à l'époque la validité d'un document, son authenticité car il était impossible de les contrefaire », précise-t -elle.

Les Archives municipales de Reims ont connu des pertes durant les périodes troublées de l'histoire : « des documents royaux ont été détruits durant la Révolution et les Archives du 19° siècle entreposés dans les combles de l'hôtel de Ville n'ont pas survécu durant le grand incendie de 1917. »

« Elles se sont aussi enrichies avec des collections privées Il dont on ne sait pas toujours comment elles nous sont parvenues », reconnaît Sylvie Nélis. La collection de Prosper Tarbé avec ces 4023 lettres signées parfois par des personnages célèbres est celle qui suscite le plus de demandes de consultation, « une trentaine formulée par an, émanant de personnes de Serbie, Croatie, Italie, Allemagne ... On a aussi beaucoup de demandes d'architectes qui souhaitent faire une reproduction du plan de la ville réalisé par Georges B. Ford, pendant la période été la reconstruction. »

Dans ces locaux de la rue Fulton, on s'assure qu'il n'y a jamais de variation de température, qu'il fasse -10°c dehors ou au contraire caniculaire. « Les documents archivés peuvent se dégrader très vite en cas de changement brutal de la température », indique la directrice des lieux, Sylvie Nélis. « On essaye ainsi de maintenir une température constante entre 18'c et 20°c. » Les agents municipaux vérifie.

Focus sur quatre documents inestimables

     

L'humidité, les variations climatiques et la lumière, bêtes noires des archivistes

nt aussi constamment l'hygrométrie : « le taux d'humidité dans l'air ne doit pas dépasser les 55 au risque de voir apparaître des moisissures. » Les documents sont aussi protégés de la lumière. Les fenêtres sont équipées de stores occultant, les archives rangées dans des boîtes, « pour éviter que les couleurs ne passent et que les encres ne s'estompent. » Aux archives municipales de Reims, jusqu'à présent, aucune perte en masse à déplorer. « Pas d'infestation de moisissures ou d'insectes, ni de dégâts des eaux ou d'incendie », ajoute Sylvie Nélis.

Auréle BEAlJS5ART

Extraits de l' union du  01/04/2016

    

    

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Treize ans pour donner accès à 116 mètres d'archives municipales.

Elle a passé treize ans à nettoyer, analyser et classer 116 mètres linéaires de documents en tout genre des Archives Municipales. Rencontre avec Christine Meille, assistante principale de conservation.


Plus d'une décennie pour classer 116 mètres linéaires de documents de 1790 à 1815. En bas. il gauche, le premier registre du conseil municipal de la période (1790). Assez rare, ensuite, un plan fourni pour une demande de construction. il a fallu à Christine Meille dépoussiérer tous les documents avant de pouvoir les lire, les analyser puis les classer. Hervé Oudin

A SAVOIR

•.- Les Archives Municipales se trouvent zone Farman, rue Fulton. L’ancien bâtiment de France Télécom ne devait être qu'une solution temporaire … Le bâtiment vieillissant n'est pas adapté à la conservation de documents anciens. Chaque magasin est donc équipé d'humidificateur et déshumidificateurs, de purificateur d'air. La température et l'hydrométrie sont constamment sous surveillance.

•.- Fréquentation.  Depuis le 1er janvier, 275 personnes sont venues consulter au moins une fois des archives. Il s'agit le plus souvent de personnes qui demandent à consulter des permis de construire ou qui font des recherches généalogiques, d'autres veulent en savoir plus sur l'histoire de leur quartier et il y a évidemment les étudiants et chercheurs en histoire.

•.- Quelles conditions ? Il faut impérativement présenter une pièce d'identité. On ne peut pas emprunter les documents certains ne peuvent pas être photocopiés mais il est possible de les photographier.

« J’ai fini par vraiment connaître plusieurs Rémois qui vivaient à cette époque, à travers les différents documents d'archives, à suivre leur histoire, leur parcours et forcément à m'attacher à eux. » Christine Meille, assistante principale de conservation, a consacré des milliers d'heures à tendre le fonds de la Révolution et de l'Empire des Archives municipales de Reims exploitable, pour les étudiants, les professeurs ou encore les chercheurs.

Un travail minutieux : de longue haleine : treize ans ont été nécessaires pour nettoyer méticuleusement les documents, les analyser avant de les classer puis de les ranger dans des cartons neutres (non acide). Il y avait tout de même un inventaire de recherches provisoire, « mais les personnes avaient beaucoup de difficulté à trouver quelque chose en lien avec ce qu'elles cherchaient », explique Christine Meille. Au fil des ans, plusieurs conservateurs ont tenté de classer ce fonds sans jamais aller au bout de leurs démarches. Et le problème, c'est qu'ils n'ont jamais appliqué la même méthode de classement. » Résultat, certains registres étaient en désordre, voire éparpillés, d'autres dossiers comme les affaires militaires ont dû être reconstitués. « Le classement, tel  qu'il a été validé par la Direction des archives de France, est à la fois thématique et chronologique, poursuit la jeune femme. D'un point de vue historique, c'est un fonds ancien très riche qui balaye vraiment pas mal de domaines », assure Christine Meille, « On est plongé dans le quotidien des Rémois dans cette période troublée. »

Parmi les jolies rencontres faites au détour, des rayonnages, l'histoire étonnante d'Élisabeth Bourget, qui pendant cinq mois s'est retrouvée au front, réussissant à se faire passer pour un homme. La supercherie découverte, elle a été ramenée à Reims et décorée par le conseil, municipal de l'époque pour sa bravoure. Le fonds de la Révolution et de l'Empire (1790-1815) constitue 116 mètres linéaires sur les 5 km de documents archivés et comprend des documents très variés (des registres mais aussi des affiches, des plans, des fiches avec des échantillons de tissus, des cartes de citoyen), dans des domaines vastes (registres d'état civil mais aussi documents des hôpitaux, des tribunaux, de la préfecture, les décisions du conseil municipal...)

« Le travail de classement du fonds a permis de repérer des documents exceptionnels soit par leur aspect esthétique, historique, anecdotique ou rare », poursuit Christine Meille. Afin d'y voir plus clair et pouvoir surtout s'orienter facilement dans cette masse de documents, elle a rédigé un inventaire très détaillé de 252 pages, comprenant un cahier illustré avec la reproduction des plus emblématiques pièces du fonds.

Le travail de classement a aussi permis de repérer des documents abîmés. 55 ont été restaurés en 2008, 6 en 2011 et 156 partiront en restauration en 2016, pour un budget de 20.000 €. Christine Meille s'attaque maintenant à la période suivante (1815-1917). D'autres rencontres-en perspective.

Conférence et pistes de recherche

Le travail enfin terminé, Christine Meille présentera la richesse du fonds de la Révolution et de l'Empire au cours d'une conférence, le samedi 21 novembre, dès 14heures, à la bibliothèque Carnegie. « L'accès de ces documents aux chercheurs ouvre des perspectives pour des recherches complémentaires mais aussi de nouvelles pistes d'études sur des sujets non abordés à ce jour », explique-t-elle. Et de lister les femmes pendant la Révolution à Reims, les soldats rémois. La correspondance des Rémois, députés ou élus mais aussi les artistes, les cultes, l'enseignement, les émigrés et leurs familles, les suspects, les personnes placées en résidence surveillée pendant l'Empire, le musée ... Ne reste plus aux historiens qu'à s'atteler à la tâche.

 Auréle BEAlJS5ART

 Extraits de l' union du  25/06/2015

    

    

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Un nouveau site pour dépoussiérer les archives 

Les archives départementales viennent d’inaugurer un nouveau bâtiment à Reims. Il offre par moins de 18 km linéaires de stockage.

 
Depuis l’ouverture du nouveau centre en janvier dernier, plus de 400 mètres linéaires d’archives ont été livrés.

Je suis venu chercher l’inspiration.  Michel Sartier dirige les archives départementales de l’Aisne. Nous projetons nous aussi de construire un nouveau bâtiment dans quelques années. Alors je suis venu voir. C’est assez intéressant. La salle de lecture est bien pensée. » Et ce n’est pas Dominique Lesœur qui va le contredire. Ce spécialiste en recherches généalogiques fréquente l’établissement depuis son ouverture au public en janvier dernier. « C’est un très beau bâtiment. Très agréable pour travailler. » Il a bien une remarque : « C’est moderne. Ça fait un peu drôle qu’il n’y ait pas de plafond. »

Les archives départementales de la Marne, dont le bâtiment principal est installé à Châlons-en-Champagne, inauguraient lundi soir un nouveau bâtiment de stockage au 44 avenue de l’Yser à Reims, à l’entrée du campus universitaire de sciences. Si le centre châlonnais offre déjà vingt kilomètres linéaires de stockage, celui de Reims en propose désormais dix-huit. Cette situation inédite (deux centres pour un département) remonte au XVIII e  siècle. Habituellement les archives d’un département se situent dans le chef-lieu. Mais en 1835, l’État autorise exceptionnellement le dépôt auprès de la ville de Reims des archives anciennes concernant la cité des sacres.

A l’aube du XXI e  siècle, en janvier 2001, les deux bâtiments sont en voie de saturation. Ce qui incite le Conseil général à rénover et agrandir l’annexe de Reims. Fin 2008, la construction est confiée au cabinet d’architectes parisien Hamonic et Masson. « Nous avons travaillé sur l’horizontalité du bâtiment, explique Marie-Agnès de Bailliencourt, architecte. Il est comme posé sur le terrain en pente douce. Les visiteurs empruntent un parcours. L’entrée met en scène l’organisation fonctionnelle du centre que l’on aperçoit par la transparence du patio. » La construction a été livrée en juillet 2013, après vingt mois de travaux. Coût total : 10 400.000 €.

L’inauguration s’est déroulée en présence d’environ 150 personnes, officiels et usagers des lieux. Le bâtiment est remarquable par le traitement climatique prévu dans les magasins de conservation. Il a reçu le label Reims métropole durable qui récompense tous les efforts de prise en compte des notions écologiques et de développement durable.

À noter l’installation de deux œuvres, déposées par le Frac Champagne-Ardenne : l’une de Nicolas Floc’h (2000) à l’entrée du terrain. L’autre d’Anthony Cragg (1988) dans le patio.

Alice Renard

 Extraits de l' union du  25/06/2014

    

    

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   Sur les traces de nos ancêtres

Savoir d'où l'on vient, reconstituer l'arbre de sa famille, découvrir qui étaient et ce que faisaient nos arrière-arrière-arrière grads parents .....La généalogie est un loisir passionnant et accessible à tous.

Châtons-en-Champagne, salle de lecture des Archives départementales ; l'ambiance est studieuse, des lecteurs penchés en silence sur de gros recueils poussiéreux, d'autres affairés devant l'écran d'un ordinateur. L'espace ouvert au public peut accueillir une trentaine de personnes.

Service du Conseil général depuis 1986 (voir page suivante), les Archives départementales sont un lieu quasi-incontournable pour ceux qui se lancent dans des recherches généalogiques. Y sont en effet conservées toutes les archives publiques produites dans le département, dont l'état civil notamment.

De plus en plus d'adeptes

La généalogie s'est beaucoup développée dans les années 1970-80 et passionne de plus en plus de Marnais, selon Jacqueline Margot, présidente du Centre généalogique de la Marne : « Notre public se diversifie, analyse-t-elle, nous commençons notamment à voir des jeunes s'intéresser à l'histoire de leur famille ». Les raisons pour lesquelles ils se lancent dans ces recherches peuvent être diverses, de la simple curiosité au besoin de découvrir un passé caché. « Mais d'une manière générale, je pense que cet engouement tient à l'époque dans laquelle nous vivons, estime Jacqueline Margot. Face au stress et à la pression de la vie actuelle, la gens éprouvent le besoin de s'arrêter et de retrouver leurs racines ».

Remonter dans le temps

La première étape consiste à rechercher tous les documents que l'on peut avoir déjà chez soi ou chez ses proches, photos, livrets de famille, actes notariés... Il est ensuite possible de compléter ces premiers éléments auprès des mairies, mais remonter dans le temps, au-delà de cent ou cent-cinquante ans ou entamer des recherches plus approfondies conduit jusqu'aux Archives départementales, dont l'intérêt dépasse le simple cadre de l'état civil. « Pratiquer la généalogie, ce n'est pas seulement savoir les dates de naissante et dé décès d'un ancêtre. C'est aussi chercher ce que les personnes ont vécu ou possédé, souligne Lionel Gallois, directeur des Archives de la Marne. Une fois obtenus les renseignements de base, il est intéressant de pouvoir consulter les déclarations de mutation, les testaments, etc... Ce sont des documents qui se trouvent dans les minutes notariales que nous conservons ».

Deux associations

Pour aider les apprentis généalogistes, deux associations se sont formées. Le Centre généalogique et héraldique de la Marne a vu le jour il a plus de vingt-cinq ans : il met en lien ses adhérents, apporte des conseils et une aide à la recherche et propose un accès à des documents numérisés, allant de 1500 à 1906. Fondée plus récemment, en 2004, l'Arbre, Association des releveurs bénévoles pour la recherche et l'entraide, utilise l'outil Internet, avec pour objectif de collecter et de mettre en ligne le maximum de données consultables gratuitement.

La généalogie est accessible à tous et chacun peut mener ses recherches à son propre rythme. Mais les passionnés vous le diront : une fois que l'on a commencé à enquêter sur son passé, on a toujours envie d'en savoir plus !

En savoir plus

Centre généalogique et héraldique de la Marne

14, rue Pasteur, 51000 Châlons-en-Champagne - Tél. : 06 20 60 06 06 - www.marne-genealogie.org

Association Arbre - www.marne-archive.com

 Les Archives départementales : immersion dans l'histoire de la Marne

Plus de 26 kilomètres de rayonnages occupés : c'est l'impressionnante quantité de documents conservés aux Archives départementales. Créé par la loi du 5 brumaire 1796, avec pour mission de conserver toutes les archives des institutions de l'Ancien Régime supprimées en 1790, ainsi que de l'administrations révolutionnaires, ce service a été placé en 1986 sous l'autorité du président du Conseil général. Il a aujourd'hui pour vocation de recueillir, conserver, communiquer et mettre en valeur la mémoire archivistique du département, autrement dit l'ensemble des documents produits ou reçus par un organisme public ou privé dans le cadre de son activité.

Toutes les administrations et établissements publics sont amènés à y déposer leurs documents à archiver, à commencer par le Conseil général ou les mairies, mais aussi les hôpitaux et les tribunaux... Les Archives départementales peuvent aussi accueillir des archives privées, provenant de particuliers, d'associations ou d'entreprises ; ventes, dons, legs... La conservation de ces documents est décidée en fonction de leur intérêt historique. Dans la Marne, ils sont répartis sur deux centres, l'un à Châlons, l'autre à Reims.

Sans rendez-vous

Chaque année, certains documents peuvent être détruits mais de nouveaux arrivent et une partie des fonds doit être conservée à perpétuité, comme l'état civil ; le volume global augmente donc en permanence, ce qui oblige le Conseil général à envisager périodiquement l'extension des locaux.

Les centres de Chatons et Reims sont accessibles au public sans rendez-vous, sur simple présentation d'une pièce d'identité. Outre les généalogistes, les archives sont aussi fréquentées par des étudiants, des historiens ou dans le cadre de recherches administratives. Un service éducatif propose par ailleurs des ateliers pédagogiques aux scolaires.

--> TÉMOIGNAGE DE... Chantal et Albert Sarazin

DEPUIS UNE QUINZAINE D'ANNÉES, ILS EFFECTUENT DES RECHERCHES SUR LEURS ANCÊTRES ET ONT RETROUVÉ LES NOMS DE PLUS DE 5000 MEMBRES DE LEURS FAMILLES.

Même mon frère aîné a commencé des recherches il y a plus de trente ans , raconte Chantal. Il en a parlé à l'un de nos fils. Celui-ci a été amené à se rendre aux Archives départementales dans le cadre de ses études, pour une maîtrise sur les notaires. C'est ainsi que nous avons découvert les archives et « mis le pied dedans » : la généalogie, ce n 'est pas un simple passe-temps mais une vraie passion. Quand on commence, on ne peut plus s'arrêter ! Nous avons d'abord enquêté sur ma branche puis, à partir de 1996, du côté de mon mari. Au total, nous avons retrouvé plus de 5 ooo noms et quelque 800 contrats notariés. De mon côté, nous sommes remontés jusqu'à la dix-septième génération, avec onze générations complètes, quatorze du côté de mon époux. La naissance la plus ancienne que nous ayons retrouvée remonte à 1620 et nous possédons même un bail de maison datant de 1527 ! C'est intéressant de voir les métiers qu'exerçaient nos ascendants ou de savoir s'ils ont beaucoup bougé. Ma famille, par exemple, est restée dans la Marne, alors que pour mon mari, c'est plus compliqué, les recherches nous mènent dans l'Aisne, les Ardennes et même les Vosges. Le plus drôle est que nous avons découvert que nous avons un lien de parenté tous les deux. Heureusement, il remonte à la 13° génération !


 " La généalogie, ce n'est pas un simple passe-temps mais une vraie passion. Quand on commence, on ne peut plus s'arrêter ! "

 

INFORMATIONS PRATIQUES

Centre principal,

1 rue Just-Berland, 51000 Châlons-en-Champagne. Tél. : 03 26 68 06 69. ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.

Centre annexe

129. avenue de l'Yser. 51100  Reims. Tél.: 03 26 85 17 58. Ouvert du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 14h à 17h15.

Extrait de LAMARNE > LEMAG N°6 de 11/12/2006

    

    

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  ARCHIVES MUNICIPALES

L’histoire de Reims à portée  de la main

Accessibles à tout public, les archives municipales et communautaires sont une source d’informations inépuisable sur l’histoire de Reims, exploitée surtout par les généalogistes et les chercheurs.

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Aux côtés de Sylvie Nelis (à droite), l’équipe des archives municipales et communautaires

On les a connues au rez-de-jardin de la bibliothèque Carnegie, les voilà depuis 6 ans installées plus au large dans un bâtiment de verre voisin des entreprises de la Pompelle. Il y règne un silence quasi religieux.

Par respect pour les usagers qui font des recherches dans la salle de lecture. Par respect aussi pour les dizaines de milliers de documents émis par les services de la mairie (et maintenant la communauté d’agglomération) et amassés depuis que l’institution existe. « L’histoire de Reims est ici et pas ailleurs » affirme Sylvie Nelis, conservatrice. Remonter le magasin d’archives, c’est dérouler le fil de l’histoire : le fonds ancien (du 12e à 1789) où sont intégralement conservées les archives de l’échevinage : cartulaires, registres paroissiaux, liasses sur les métiers, les sacres, les embellissements ; le fonds révolutionnaire (jusqu’en 1815), actuellement en cours de reclassement selon les cadres actuels ; le fonds moderne qui part de 1815 pour s’interrompre brutalement en 1917 à cause de l’incendie qui détruisit l’Hôtel de Ville en même temps qu’une partie des archives du 19e ; et le fonds contemporain, de 1917 à nos jours, où figurent notamment les délibérations municipales. A quoi il faut ajouter les archives hospitalières (du 12e à 1960), contenant les documents de l’Hôtel-Dieu, de l’Hôpital général et de l’Hôpital Saint-Marcoul, les journaux, périodiques et revues savantes, ainsi que des fonds privés, provenant de dons ou legs d’associations, d’entreprises ou de particuliers, qui réunissent les documents les plus variés : lettres et coupures de presse des années 50, collections de photos, affiches, échantillons de tissus…

La conservation préventive Après la collecte et le classement, la conservation des archives est l’une des missions essentielles des Archives municipales. Les conditions de stockage sont très strictes.

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Ainsi surveille-t-on quotidiennement le degré de température et d’hygrométrie du magasin d’archives et peut-on mettre en service en cas de besoin l’humidificateur ou son contraire. Le bâtiment lui-même est équipé de protections contre l’incendie et de dispositifs anti-intrusion. Les documents les plus fragiles, souvent les plus anciens, font l’objet de soins attentifs, dans la manipulation comme dans le conditionnement : le port de gants est requis pour toucher par exemple les “bulles pontificales” en plomb qui ne supportent pas la moindre humidité, l’usage du pinceau en poil de chèvre, de la poudre de gomme, de l’éponge en latex ou du chiffon en microfibre permet d’ôter les salissures, de protéger des moisissures et des insectes. Quand leur état le nécessite, les documents partent en restauration, comme ce registre des décès de l’année 1900 dont la reliure est à refaire ou cet autre qui doit être nettoyé et doublé de papier du Japon. « Nous sommes bien contents de les trouver aujourd’hui. Il faut penser aux suivants » plaident les cinq professionnels des Archives municipales. Ce sont chaque année environ 450 plans et 15 à 20 registres, matrices cadastrales, périodiques anciens ou sceaux qui sont confiés à des ateliers travaillant dans les règles de l’art.

4725 documents consultés

Accessibles au public par le biais d’instruments de recherche (du simple répertoire papier au logiciel informatique installé sur les deux PC de la salle de lecture), les archives attirent en premier lieu les généalogistes qui constituent plus de la moitié des lecteurs inscrits et qui passent des heures sur les micro-fiches et microfilms de l’état civil. Viennent ensuite les scientifiques, étudiants, historiens ou architectes. « Les chercheurs viennent du monde entier » observe Sylvie Nelis, qui se réjouit du rayonnement scientifique de son service. On trouve aussi des personnes effectuant une recherche administrative ou juridique, et des groupes scolaires (voir encadré). 4 725 documents ont été consultés sur place en 2006. Pour valoriser ses collections, le service des Archives organise depuis cette année dans son vaste hall des expositions trimestrielles. En ce moment, Charles X est à l’honneur. Après le site intranet créé en février dernier à l’usage des services de la ville et de Reims Métropole, l’équipe des Archives compte ouvrir d’ici à la fin d’année un site Internet sur lequel pourront être consultés par le plus grand nombre les documents d’archives et plans déjà numérisés

> Archives municipales et communautaires, 6 rue Fulton, 03 26 47 67 06, Bus : ligne Z, arrêt “Fulton”, ouvert du lundi au vendredi,

DES TRÉSORS SANS ÂGE

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Le plus vieux document conservé aux Archives municipales appartient au fonds privé “Tarbé”. Il s’agit d’un diplôme en parchemin de Louis le Pieux, confirmant « la cession faite par Hildebaud, évêque de Mâcon, au comte Garin, de la ville de Cluny, ainsi que de Luthenay, en échange de Grenouilly et autres domaines ». Signé à Aix-la-Chapelle le 3 juin 825, il est marqué d’un sceau rivé qui a fait l’objet d’une restauration. Autre curiosité : le “volumen” des comptes du sacre de Charles IV le Bel qui eut lieu à Reims en 1322. Long de 9,5 m, ilest constitué de planches de parchemins de peaux cousues entre elles. Dans le fonds ancien (XIIe-1789) on peut découvrir la plus belle suite de comptes conservée en France. Si l’on fait un saut dans le temps, les Archives possèdent également une très belle suite de permis de construire datant de la Reconstruction de Reims, dont certains ont été prêtés pour l’exposition Art déco en 2006.

Une source d’information privilégiée pour les généalogistes, les étudiants, les chercheurs…

UN SERVICE ÉDUCATIF

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En binôme avec Michel Royer, professeur d’histoire-géo détaché par le Rectorat, Carine Manigot accueille au service éducatif des Archives municipales et communautaires les jeunes scolarisés dans l’agglomération, selon un programme thématique fixé avec leur enseignant: Reims au Moyen Âge, les sacres, 30 ans d’urbanisme rémois 1945-1975, etc. Par demi-classe, elle leur fait visiter le magasin d’archives, leur en explique le fonctionnement, leur présente des documents originaux. « Pour les enfants, “archive” veut forcément dire “vieux”. Ils sont étonnés de trouver ici des documents numérisés » s’amuse l’animatrice. Jusqu’ici théoriques, les ateliers vont à partir de la rentrée prochaine permettre aux enfants de s’initier pratiquement à la calligraphie, de monter des sceaux, de travailler sur les plans de la ville ou de s’intéresser à la généalogie. « Nousvoulons leur montrer qu’il n’y a pas que la mairie qui archive ses documents. Eux aussi peuvent constituer leur “fonds”. Une carte postale écrite en 5 minutes pendant les vacances est pleine d’informations ! »

Extrait de Extrait de VRI N° 238

    

    

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