REIMS  ......   Autrefois

 

Archéologie Locale  -  Patrimoine Local

Edifices Rémois  .......  disparus  .......  rénovés

 Les sites à visiter

   

    

 

 

 

Répertoire 

 

 La Presse

 

 

 

  

  

 Souvenirs du quartier Fléchambault, à l’ombre de Saint-Remi
Le quartier Clairmarais à Reims : 200 ans d’histoire en images

De la caserne Neufchâtel au lycée Gustave-Eiffel à Reims
Les Docks rémois affichent leur histoire à Bétheny

La place St Timothée de 1930 à nos jours

De la rue Large à la rue BUIRETTE

De la rue de Cormicy à la rue Paul-Vaillant-Couturier

La rue de Châtivesle de 1923 à nos jours

Zoom sur le marché de la place Saint-Thomas

Les Hautes Promenades de 1898 à nos jours
La Porte du Chapitre de 1904 à nos jours
Du Grand Bazar aux Galeries Lafayette
La Place de l’Hôtel de Ville de 1903 à nos jours

Le monument aux morts

Du boulevard de la République au 6énéal Leclerc
Le palais de justice à travers les siècles
Quand le Poilu du 132e RI quitta le cours Langlet
 
De la rue du Puits-Taira à la place Myron-T.-Herrick

L'entrée de la rue de Courcelles à Reims de 1908 à nos jours
Le pont de la rue de Courcelles de 1924 à nos jours

Quand Cora s'appelait la Montagne
Du faubourg Cérès à l'avenue lean-Jaurès
Au 1, rue Talleyrand, de Napoléon au journal L'Union
La rue de Vesle à l'époque de Schœns-Froment
Le grand changement d'un petit monument
 Les chars à l'époque de la Grande cavalcade
La fête des écoles laïques et ses défilés de chars
Passerelle, canal et légende du bois d'Amour
De la Trésorerie du chapitre à l'office de tourisme

Av. de Laon
La vie commerçante du 132 Av. de Laon
La biscuiterie REM embaumait

La Gare de REIMS
2015-08-08 - De la vapeur au TGV
Les quais de la gare de 1908 à nos jours
La gare de REIMS de 1910 à nos jours

De la patinoire Saint-Charles à la coulée verte

Le pont de Vesle de 1850 à nos jours

La rue du Cadran Saint-Pierre de 1908 à nos jours
Du stade nautique à la piscine Talreyrand
La rue Emile-Zola de 1912 à nos jours

Les casernes Jeanne-d'Arc et Louvois de 1891 à nos jours
Plus de caserne Jeanne-d'Arc, mais des grilles. en souvenir

Les Magasins Généraux de 1928 à nos jours
La rue Colbert de 1905 à nos iours
Une passionnante monographie datant de 1864
L’Hôtel de la Pourcelette
La maison de l’enfant d’or
Il était une fois…… la place d’Erlon
L’ancien Hôtel Dieu
L’Hôtel de Courtagnon
Le Parvis Notre Dame
Le trésor du Chapitre
Victor Hugo à Reims
Le carrosse du Sacre de Charles X

Les vestiges de Saint Pierre - Le - Vieil

La Maison des Musiciens
Jeanne d’Arc et les Rémois.

Le quartier de l'université
Des photos en couleurs du Reims de 1914-18

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Souvenirs du quartier Fléchambault, à l’ombre de Saint-Remi

Quand les petites histoires rejoignent la grande. Daniel Boussin invite les Rémois, via son site internet, à partager leurs souvenirs et faire revivre un quartier pratiquement disparu, avec la transformation urbanistique des années 60.


Daniel Bousssin : «
 L’idée? Que ce passé tellement riche puisse continuer à vivre à travers les souvenirs familiaux de tous. J’invite chacun à écrire, à son tour, anecdotes et souvenirs, sur le site Internet.» Hervé Oudin

 

« Je suis né en 39, juste avant le début de la guerre, rue Saint-Sixte, non loin des quartiers Saint-Nicaise, Saint-Timothée, Gambetta, Barbâtre, Saint-Remi et Fléchambault. Et j’ai quitté le quartier en 1962, après le service militaire en Algérie et m’être marié. J’ai toujours gardé dans mon cœur ce secteur très particulier de Reims. »

Impossible précisément pour Daniel Boussin de dire ce qui l’a conduit à coucher ses souvenirs d’enfance et d’adolescence, à pousser les portes des Archives municipales et de la bibliothèque Carnegie pour chercher à en apprendre plus sur l’histoire des bâtiments de son enfance, en partie rasés maintenant, sur ces micro-quartiers bouillonnant de vie et qui semblent avoir perdu, depuis, toute leur âme. Il en a fait un livre de 300 pages, consultable depuis trois ans, à la bibliothèque Carnegie, et mis en ligne sur internet depuis le début du mois d’octobre, avec l’aide de son beau-frère. « L’idée, c’est, que ce passé tellement riche puisse continuer à vivre à travers les souvenirs familiaux de tous. J’invite chacun à partager à son tour, anecdotes et souvenirs. »

De son enfance, il se souvient des parties de jeux interminables sur la butte Saint-Nicaise, l’attente longue parfois, dans les caves prestigieuses de Taittinger, lors d’alertes-bombardements. Entre la reconstruction du quartier Fléchambault, la longue rénovation de la basilique, une fontaine et une cour d’appel, voyage dans les recherches historiques et les souvenirs de Daniel Boussin.

1 - FAIRE TABLE RASE DU PASSÉ

« Le secteur Fléchambault a connu des modifications de fond, au point que l’essentiel fut purement et simplement rasé dans les années 1965-1970 pour faire place à ce que nous connaissons de nos jours. L’état des immeubles, leur insalubrité, justifiait cette réhabilitation. La Ville lança le projet en 1959. C’est après mon départ que les premières maisons sont rasées », commente Daniel Boussin.

Dans ce secteur coincé entre la Vesle et la butte Saint-Nicaise, se sont en effet développés des quartiers populaires au XIX e siècle : les filatures s’étendent à perte de vue et la main-d’œuvre s’entasse. En 1914, avec la crise économique, plus de quarante filatures disparaissaient ; dix-neuf fabriques à métiers mécaniques ferment leurs portes ; il ne reste plus que trois ateliers travaillant à la main. Fléchambault se diversifie : commerces et artisans s’installent. « Alors que la basilique Saint-Remi subit les effets dévastateurs des bombardements de 14/18, les quartiers Fléchambault/Saint-Remi sont relativement préservés et ne bénéficient pas – pour leur malheur –, des reconstructions d’après-guerre. Le dénuement de ces quartiers s’intensifie au cours des décennies qui suivent » . En 1959, le retour de la grande enquête lancée sur ces quartiers du 3 e canton par le maire Jean Taittinger quant au quotidien de 3 510 personnes est dramatique : logements minuscules (moins de 40 m 2 ) mal ensoleillés, fenêtres sur cours, trace d’humidité, délabrement, et sur 546 foyers comportant des enfants mineurs, les conditions de vie sont jugées malsaines. Au total, « 1.250 logements vétustes furent détruits. Personne ne s’est vraiment opposé. C’était la meilleure chose à faire. »

2 - LA DESTRUCTION ENVISAGÉE DE LA BASILIQUE SAINT-REMI

« De la basilique, je garde un souvenir ému. De ces marches au niveau du parvis, aujourd’hui émoussées, pas forcément par le temps, mais par nos fonds de culottes, mes amis et moi, quand nous étions enfants », commenteDaniel Boussin. « Intimement liée à l’histoire de la cité rémoise, la basilique Saint-Remi est sortie exsangue de la Guerre 14-18, au point que sa destruction fut envisagée. Il a fallu la pugnacité d’un curé et l’écoute du maire de Paul Marchandeau pour qu’elle soit sauvée. Quarante années de travaux menés par l’infatigable architecte rémois Henri Deneux furent nécessaires pour que ce joyau retrouve sa splendeur d’antan et fasse l’objet de prestigieuses fêtes les 11 et 12 octobre 1958. »

3 - LA PREMIÈRE FONTAINE PUBLIQUE

« J’avais été intrigué par une plaque commémorative. L’une de mes premières recherches a donc porté sur la première fontaine publique de Reims. Elle a été installée au croisement de la rue des Créneaux et de la rue Saint-Sixte, en 1748. » On la doit au Rémois Jean Godinot, « qui a mis sur pied le premier réseau de fontaines publiques à Reims. » Dix-sept au total, elles étaient alors alimentées par le château d’eau de la Vesle, « œuvrant ainsi à l’assainissement de la ville ».

4 - COUR D’APPEL : LE MONSTRE TROUVE REFUGE RUE DES CAPUCINS

« Dès lors que le garde des Sceaux, Louis Joxe, décida, par décret du 20 décembre 1967, de créer à Reims une cour d’appel, le problème de son implantation se posa au maire de Reims Jean Taittinger, et à son conseil municipal, et suscita bien des polémiques ! »

Dans un premier temps, la cour d’appel disposa au premier étage de l’aile droite de l’Hôtel de ville, d’une dizaine de bureaux. « La situation était inconfortable car les audiences se déroulaient au Palais de justice. » Il faut attendre 1975 pour qu’un projet de construction soit présenté. Le bâtiment pensé par Jean-Louis Véret, architecte des Bâtiments civils et des Palais nationaux, est résolument moderne, trop sans doute. Il s’agit d’une structure en aluminium fondu, de béton et de verre.

Le projet a obtenu l’assentiment du conseil municipal. « L’implantation est prévue au lieu et place du square qui entoure la statue de Jeanne d’Arc, près de la cathédrale, derrière le Palais de justice. » Lors de la présentation aux Rémois des plans, photos et maquettes, le maire Jean Taittinger essuie une levée de boucliers. Le bâtiment est surnommé « le Monstre » par les médias nationaux.

Quelques jours plus tard, Michel Guy, secrétaire d’État à la Culture, annonce l’abandon du projet de construction de la cour d’appel sur le parvis de la cathédrale. « Il a fallu en conséquence trouver une autre solution. Le terrain de sport situé rue Saint-Symphorien fut envisagé mais on y renonça afin de ne pas priver les scolaires d’un terrain de jeu ! Les halles centrales firent l’objet d’une autre piste sans lendemain. Un immeuble de l’administration des Finances, en passe d’être libéré rue Libergier, fut également pressenti mais pas retenu. En définitive, ce fut au bout de la rue des Capucins que le bâtiment fut construit. Il fut inauguré en janvier 1983 par Robert Badinter, le nouveau garde des Sceaux. »

Bals, guinguettes et cinémas de quartier 

  
Dans les quartiers du 3ème canton, en ce temps là, la vie des ouvriers était rytmée par le music-hall et le cinéma

 « Il y avait des bals (comme le Bal Français appelé encore Bal à vaches rue Fléchambault), des guinguettes, mais aussi la salle des fêtes de la rue Gambetta, sans oublier le Gambetta-dancing » , énumère Daniel Boussin. Il y avait aussi le Printania, rue Gambetta : « Café, music-hall, dancing. L’établissement proposait aussi des concerts avec son orchestre symphonique ainsi que des salles de réunion, noces et banquets » . Dans ces quartiers populaires, des cinémas aussi : le Tivoli, 87, rue Fléchambault et le Modern, 112, rue du Barbâtre. « Je me souviens y être allé avec mon épouse, une dernière fois, peut-être en 1965, pour voir un film sorti quelques années auparavant, les Canons de Navarone . Nous étions en hiver, la salle n’était pas chauffée. Le cinéma a fermé juste après pour travaux. Il n’a jamais rouvert. Le bâtiment a été rasé » , explique-t-il. « L’autre souvenir que je garde, cette fois-ci du Modern Cinéma, que nous fréquentions, mes parents et moi, fut un film dont j’ai oublié le titre, mais par contre pas sa fin… Deux versions nous furent proposées, l’une heureuse, l’autre pas ! Et à nous de choisir la fin que l’on souhaitait. »

Le pont DE L’héroïsme  

 « Qui, de nos jours, garde encore en mémoire le rôle majeur joué par le pont Fléchambault à la veille de l’entrée dans Reims des troupes américaines en août 44 et de l’action héroïque d’un Rémois, Marcel Batreau ?  , s’interroge Daniel Boussin. Marcel Batreau est un ancien combattant de la Première Guerre mondiale, mobilisé en « septembre 1939, fait prisonnier en juin 1940. Le mois d’après, il parvient à s’évader du train qui le conduit en Allemagne et rentre à Reims », où il intègre la résistance. En août 1944, avec d’autres camarades, il prend le contrôle du pont et le protège ainsi de la destruction. C’est le seul pont de Reims à être resté intact, ce qui a permis aux « blindés américains de pénétrer dans la ville le lendemain et de la libérer ».

Le Planétarium, place Museux

Avant son transfert sur le site Franchet-d’Esperey, le Planétarium a fonctionné de 1979 à 2013 dans les locaux de l’ancien Collège des Jésuites. « Toute une génération de Rémois a certainement le souvenir de cette coupole de 6 mètres de diamètre installée dans une grande salle surmontée d’énormes poutres en bois, carrelée de tomettes rouges», commente Daniel Boussin. Le cap des 100.000 visiteurs est franchi en 1987.

QUAND L’ABBAYE DEVIENT MUSÉE

« Parmi les joyaux du quartier Saint-Remi, le musée niché au cœur de l’abbaye. Hôpital militaire entre 1793 et 1816, puis, Hôtel Dieu, de 1827 à 1905 et Hôpital général à deux reprises, de 1905 à 1914 et de 1934 à 1939, il fallut attendre 1952 pour que l’idée d’un musée commence à se faire jour. De cette date à 1968, ce lieu deviendra réserve lapidaire du musée des Beaux-arts rue Chanzy. » En 1968, avec le quartier, l’abbaye est restaurée. « Mais ce n’est qu’en 1978 que la Direction des musées de France, en liaison avec la Ville, décida d’accorder le statut de musée municipal à ce bâtiment. »

Ils ont fait les quartiers du 3 e canton :   ces figures emblématiques 


ACHILLE LAVIARDE DIT ACHILLE 1er

Fils d'un fabricant de tissus installé à Reims en 1832, il suit de brillantes études et réside rue du Barbâtre. Après le décès de son père, il achète une propriété près du pont Fléchambault qu'il baptise le « Château des Grenouilles Vertes » (détruit en 2001). En 1878, il devient roi d'Araucanie et de Patagonie. En 1902, il est inhumé au cimetière du Sud avant que sa dépouille ne soit transférée à Tourtoirac.


Claude FECHEROLLE alias  Clo d’AIROLL

Né en 1928, il a grandi rue Eugène Wiet. Antipodiste, magicien, il signe des contrats en Angleterre, au Venezuela, aux Philippines, aux USA, au Japon ... Et apparaît dans les émissions de Philippe 8ouvard, Michel Drucker, Patrick Sabatier, Patrick Sébastien, Jacques Martin, Christophe Dechavanne ... En 1980, il rase Coluche avec ses pieds tandis que l'humoriste annonce sa candidature à la présidentielle.


Emile MORET, Virginie LASALLE = Carmen et La Hurlette

« Dans les années 50, deux personnages insolites et hauts en couleur sillonnaient les rues notamment la place Museux et la rue Gambetta : un couple de clochards, avec leur charrette à bras, tirée par leurs inséparables chiens », se rappelle M. Boussin. Renversée par une voiture, Virginie Lasalle est décédée. Emile Moret est mort en 1965.

Vesle, entre bains froids et eaux minérales  


Les installations de baignade Les trois rivières disparues en 1965.

 « C’est dans cette rivière que j’ai appris à nager, comme beaucoup de petits Rémois », se rappelle Daniel Boussin. Ces bains froids étaient installés entre deux bras de la Vesle, au niveau du pont Huon, ils furent ouverts en 1872 et fermés en 1965 : « Côté baignade, il y avait aussi la piscine construite en 1913, dans l’enceinte du parc Pommery, les installations privatives du Tennis club de Reims (1923) et la piscine couverte Talleyrand a été inaugurée en 1931. »

Et avant ? Les Rémois buvaient surtout l’eau de la Vesle ! « D’après le Dictionnaire des Sciences Médicales de 1820, de médecins et chirurgiens, il existait plusieurs sources minérales le long de la rivière de Vesle. La plus connue et la plus utilisée était celle qui se trouvait porte de Fléchambault, appelée la Fontaine de la rue du Moulin» . On peut lire dans cet ouvrage, un descriptif : « Elle est froide, claire, limpide, a un goût de fer dominant ; une pellicule onctueuse surnage à sa surface. Elle forme un dépôt jaunâtre. » Elle était conseillée dans les engorgements des viscères du bas-ventre, les coliques néphrétiques, les catarrhes chroniques de la vessie, les pâles couleurs, les dartres…

 Le site internet de Daniel Boussin : flechambaultalombredesaintremi.wordpress.com/

 Extraits de l' union du  28/10/2017

   

   

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Le quartier Clairmarais à Reims : 200 ans d’histoire en images

Clairmarais a bien changé. Des Rémois veulent sauvegarder son passé.

 
Boulevard Roederer, le siège de Goulet-Turpin (ici en 1967) a été détruit en 1981 pour faire place à l’hôtel de police.Photographe: Coll. Goulet-Turpin L. Leroy - P. TétarT

Ce quartier a moins de 200 ans. Il faut s’imaginer qu’avant, il n’y avait que des marais ici... » Philippe Tétart habite « derrière la gare » depuis une quarantaine d’années. Amoureux de son quartier, cet ingénieur à la retraite remue ciel et terre pour conserver le passé de Clairmarais. « Son histoire est très intéressante. Entre 1880 et les années 1960, 80 % de ses habitants travaillaient sur place. Ça a bien changé. » A l’époque, le quartier regorgeait de petits commerces, d’industries et d’entrepôts, commes les Etablissements Goulet-Turpin, les Comptoirs français, les usines Socatrem, Parchimy... « Tout a été remplacé par du tertiaire et de l’habitat. Et 60 % des nouveaux arrivants ne sont pas rémois. Par exemple, dans ma rue, la rue Gerson, cinq maisons ont été vendues à des Parisiens cette année. Ils partent tôt le matin pour aller travailler à Paris et rentrent tard. » C’est pour « faciliter leur intégration » et mu par l’envie de transmettre que le Rémois interviendra ce mardi soir, lors de la réunion du conseil de quartier Clairmarais-Charles-Arnould.

L’an dernier, avec son groupe de travail, il avait lancé un appel afin de récupérer un maximum de documents se rapportant au quartier. « Ce mardi soir, nous allons présenter un premier secteur qui va du boulevard Roederer à la rue de Vernouillet et de l’avenue de Laon jusqu’au canal. Une soixantaine de photos anciennes, cartes postales et archives diverses nous ont été confiées et seront visibles. » Comme cette photo de 1967 montrant la sortie du personnel de l’entrepôt Goulet-Turpin à l’emplacement de l’actuel commissariat.

« A la suite du conseil, nous proposerons de définir une date pour faire une promenade afin de mémoriser chaque lieu ayant eu une existence ancienne. L’objectif est de créer du lien entre les anciens et les nouveaux habitants, de créer un sentiment d’appartenance. »

 Extrait de l'union du 04/04/2017


En quête d'histoires de quartier

Derrière la gare, le faubourg a profondément changé. Dès habitants cherchent à sauvegarder ce passé industriel, mais pas seulement ...


Philippe Tétal1 et Sophie Chauvet aimeraient organiser des rencontres entre habitants au Bar du Stand. Christian Lantenois

Oui se souvient de l'équarrisseur installé rue de Courcelles, du marchand de ballots de paille de la rue de Trianon et du négociant en charbon de la rue Géruzez ? Elle n'est pourtant pas si loin cette époque où le quartier Clairmarais-Charles-Arnould regorgeait de petits commerces et de grosses industries, des Établissements Goulet-Turpin aux Comptoirs français en passant par la teinturerie Laval, l'usine Socatrcm ou encore Jacob-Delafon. Pendant près d'un siècle, de la fin du XIX° à la fin du XX° siècles, plus de 10.000 personnes s'y sont croisées quotidiennement. 80 % des ouvriers habitaient le quartier. Le temps a passé, les entreprises ont fermé les unes après les autres. Les travailleurs ont vieilli, beaucoup ont quitté le faubourg. « On a perdu la mémoire du quartier », se désolent Philippe Tétart et Sophie Chauvet. L'un est ingénieur à la retraite, l'autre, entraîneur sportif. Les deux habitent « derrière la gare » et sont autant attachés l'un que l'autre à l'histoire de ce coin de ville en pleine mutation. Depuis l'arrivée du TGV en 2007, Ies immeubles de bureaux et de résidence poussent comme des champignons à l'emplacement d'anciennes usines et entrepôts. Le duo a monté un groupe de travail au sein du conseil de quartier. Leur projet : « Mieux connaître notre quartier, son histoire, son évolution et son avenir. » Objectif : « Créer du lien entre les anciens habitants et les nouveaux arrivants, créer un sentiment d'appartenance. »

Exposition, conférences. visites guidées, cafés-rencontres ...

Les deux habitants lancent un appel à leurs 17.570 voisins qui résident entre la gare, J'avenue de Laon et la sortie de ville vers Saint-Brice-Courcelles. « Nous collectons tous les documents se rapportant au quartier : photos, même vieilles d'à peine vingt ans, cartes postales, articles de journaux, sachant que tous les originaux seront restitués à leurs propriétaires, ainsi que témoignages.» Le duo espère ainsi pouvoir organiser expositions, conférences, visites guidées et même cafés-rencontres entre habitants.

En rangeant leur grenier et grâce à quelques connaissances, Philippe Tétart et Sophie Chauvet ont déjà réuni plusieurs centaines de clichés. Comme cette photo du café- restaurant du Stand au 81, rue de Courcelles datant des années 1930. Là même où ils projettent d'organiser des rencontres entre anciens et nouveaux habitants, L'établissement a bien subi quelques transformations, mais les dernières remontent à plusieurs décennies. Derrière le bar en formica, Maria Ortega, 74 ans, dirige l'établissement depuis trente-sept ans. Les clients se font rares, mais pas ses sourires. Son quartier, elle l'a vu se transformer et espère bien, elle aussi, partager ses souvenirs.

Un mystérieux diablotin


Qui connaît l'histoire de celte insolite statue en façade d’une habitation rue Gérusez ? C.L.

Il faut lever les yeux pour l'apercevoir. Au croisement des rues Géruzez et Maldan, au-dessus de ce qui semble avoir été un commerce, un drôle de diablotin soutient un balcon depuis 1924, si l’on en croit l'inscription en façade. La demeure porte aussi un nom : « Cité Normand »… De quoi intriguer Sophie Chauvet et Philippe Tétart qui lancent un appel à tous les riverains : « Qui connaît l’histoire de cette statue ? »

Contact : tél 03 26 77 78 18 . ou democralie.locale@reims.fr

Alice Renard

Extrait de l'union du 03/05/2016

    

     

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De la caserne Neufchâtel au lycée Gustave-Eiffel à Reims

Construite en 1883 pour le 3e régiment de hussards, la caserne Neufchâtel était avant 1914 l’une des plus importantes de la ville. Détruite lors de la Grande Guerre, puis reconstruite, elle accueille le 11 avril 1930 le 106e Régiment d’Infanterie, qui a pour devise « Toujours debout ». Le 14 juin 1930, elle est baptisée caserne Maistre, du nom du général décédé en 1922. La carte ci-dessus date de 1930, on remarque à droite de la porte, la guérite.

Grand collectionneur de cartes postales et auteur de plusieurs ouvrages historiques sur Reims, Michel Thibault se souvient, le 14 juillet 1939, avoir descendu, l’avenue de Laon, sur les épaules de son père, en suivant la fanfare du 106e RI au son de chants patriotiques.

Durant le second conflit mondial, la caserne a été occupée par l’armée allemande. Elle avait alors pris le nom de H. Goering.

En mars 1950, les casernes sont désaffectées. Une partie est cédée à l’Education nationale. L’autre partie devient des habitations du Foyer rémois. Le parc d’artillerie devient des logements et un espace vert. L’ancienne porte en fer forgé a été remise en état et déplacée pour devenir la porte d’entrée du nouveau parc.

En 1952, les élèves des centres d’apprentissage Belin et Ponsardin occupent leurs nouveaux locaux. Ce centre d’apprentissage deviendra lycée avant de prendre le nom de Gustave-Eiffel. L’établissement est aujourd’hui spécialisé dans la restauration et l’hôtellerie.

 

 

 Extraits de l' union du  10/03/2017

   

   

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Les Docks rémois affichent leur histoire à Bétheny

Vingt-six panneaux ont été posés pour retracer les grands lieux du succursalisme.


Le public peut (re)découvrir l’ancien usage des bâtiments actuels

La municipalité, avec le concours de l’association des Amis du vieux Bétheny, vient d’installer dans le quartier des Docks rémois une série de 26 panneaux indiquant les divers lieux où s’accomplissait le travail de ce qui fut une des premières succursales de France.

Créés en 1887 pour ravitailler les magasins Familistère de Reims, sur un espace de 50 000 m2, les Docks rémois ont employé jusqu’à 1 200 personnes dans les années 1930 et près de 6 000 en 1970. C’est l’implantation des supermarchés qui mettra fin aux Docks et ils fermeront définitivement en 1988.

Des entreprises variées y sont désormais installées, mais les façades ont été préservées et donnent à ce quartier de Bétheny son identité et son cachet. « Nous tenons beaucoup à ce que l’histoire des Docks , qui fait partie du patrimoine de Reims et de Bétheny, soit mieux connue et sauvegardée, explique Alain Rollinger, adjoint au maire en charge du dossier. Un travail a été mené auprès des entreprises qui s’installent sur le site afin que les façades soient conservées et puissent témoigner de cette époque. »

En raison de la destruction complète du site pendant la guerre de 1914-18, il existe peu de documents sur le début des Docks, et c’est à un véritable travail d’historiens que les Amis du vieux Bétheny, en particulier Maryse Baudson, se sont livrés, s’appuyant aussi sur des témoignages de Rémois ou de Béthenyats dont les familles ont travaillé aux Docks.

Les 26 panneaux seront inaugurés lors des prochaines journées du Patrimoine et plusieurs associations ont déjà exprimé le désir de parcourir ce circuit qui nous rappelle les activités de ce lieu unique.

 

Par De notre correspondante Claudette Mérieux

 Extraits de l' union du  10/03/2017

   

   

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La place St Timothée de 1930 à nos jours


La place Saint-Tlmothée vers 1930. Coll.M.Thibault/L. Leroy


Aujourd'hui, la boucherie et l'épicerie ont toujours pignon sur la place.

Dans le quartier Saint-Remi, la place Saint-Timothée a été baptisée en souvenir du saint venu d'Orient au III' siècle pour évangéliser les Rémois. Il est mort martyrisé à la Pompelle en 324. Jusqu'en 1914, la place Saint-Timothée prêsentaft de très nombreuses maisons à pans de bois. Les bombardements et incendies de la Grande Guerre en épargnèrent quelques-unes, classées au titre des Monuments Historiques.

Sur la carte de 1930, on distingue à gauche la boucherie de Simon Brunesseaux : à droite, la succursale n° 390 des Etablissements Goulet Turpin (sur le fronton, les lettres G et T entrelacées pour Goulet-Turpin sont toujours visibles aujourd'hui); au fond à droite, la rue des Créneaux; à gauche , la rue du Grand Cerf : au sol les rails du tramway de la ligne B Faubourg de Laon - Pont Huon (1900-1939). Aujourd'hui, l'enseigne « Votre Marchê » remplace la succursale Goulet-Turpin.

 Extraits de l' union du  21/11/2015

   

   

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De la rue Large à la rue BUIRETTE


La rue Buirette, dans l’hyper-centre de Reims, en 1905.


Rue Buirette de nos jours.
 Coll. M.Thibault/L Léroy

La rue Large (actuelle rue Buirette) a porté ce nom en raison de ses dimensions pendant plus de cinq siècles. À l'origine, cette rue n'était qu'un vaste terrain réservé aux forains, au milieu de jardins cultivés. Cette rue avait en partie centrale un vaste fossé et n'a été pavée qu'en 1740. En 1873, celle-ci prit le nom de Pierre-Marie Buirette, manufacturier, né à Sainte-Menehould en 1763. Bienfaiteur de la ville, fondateur de prix dé vertu, président du conseil de prud'hommes, il décéda à Reims le 16 mai 1866.

Au n° 16, rue Buirette, une grande salle pour noces et réunions portait le nom de son propriétaire M. Bernardin (4° immeuble en partant de droite sur la carte ci-dessus qui date de 1905). Il sera détruit lors de la Grande Guerre. Aujourd'hui, un parking en 'élévation et la seconde entrée de la Fnac s'y trouvent. De l'autre côté de la rue au n" 35, une autre salle a été construite en 1900 par Eugène Degermann. Baptisée « Salons Degermann », elle était utilisée pour tous les genres de réunions, concerts, conférences, expositions et réunions de famille

 Extraits de l' union du  14/11/2015

   

   

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De la rue de Cormicy à la rue Paul-Vaillant-Couturier


En 1919, des tas de gravats encombrent l’ancienne rue de Cormicy. Coll. M. Thibault! L Leroy


Aujourd'hui. les voitures garées des deux côtés de la rue Paul-Vaillant-Couturier remplacent les décombres de la Grande Guerre.

Parallèle à l'avenue de Laon, l'actuelle rue Paul-Vaillant-Couturier, longue de 1 130 mètres, s'est longtemps appelée rue de Cormicy : de 1840 jusqu'en 1946. Cette voie était aussi appelée au XIX- siècle chemin de Saint-Thierry ou de Thil.

En 1919, des tas de gravats encombrent la rue de Cormicy comme le montre la carte postale ci-dessus. À droite, au n° 15, à l'angle de la rue Anquetil, on distingue le café-buvette de Marius Fouen ; à gauche, au n° 4, une succursale des Etablissements Économiques; au n°10, Ia succursale n° 4 des Comptoirs Français, gérée par un certain Maurice Martin. Au premier plan apparaît l'entrée de la pharmacie (qui existe toujours),

 Extraits de l' union du  29/10/2015

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La rue de Châtivesle de 1923 à nos jours


En 1923, la rue de Châtivesle est encombrée de matériaux.


Au même endroit, de nos jours
Coll. M. Thibault/ L. Leroy

Datée du 31 décembre 1923, la carte postale ci-dessous montre le boulevard de la République (aujourd’hui, boulevard du Général-Leclerc). À gauche, au nº 95, Le Royal Hôtel était tenu à l’époque par E. Dublanchy. Avant la guerre 1914-1918, cet hôtel avait pour enseigne Café-Restaurant du Cirque, géré par L. Morlet. On remarque à gauche, une vespasienne avec sa publicité pour l’Éclaireur de l’Est. Il s’agit du premier urinoir public pour hommes, installé à Reims en 1868. Cet édicule était sorti des ateliers Delcroix de Châlons-sur-Marne.

Extraits de l' union du  17/10/2015

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Zoom sur le marché de la place Saint-Thomas


le marché Saint-Thomas dans les années 1910. Coll M. Thibault/L. Leroy


De nos jours, le marché accueille moins de commerçants.

Le premier marché de la place Saint-Thomas s'est tenu aux alentours de 1875. Le commerce du quartier du faubourg de Laon a toujours été fleurissant.

La carte, qui date des années 1910, montre les nombreux étals du marché. Pendant une période, il est allé jusqu'à s'étendre sur les deux trottoirs de l'avenue de Laon jusqu'à la rue Jules-Guichard.

Aujourd'hui, le marché Saint-Thomas est l'un des quatorze marchés hebdomadaires répartis sur le territoire rémois. Il a lieu chaque lundi de 5 à 13 heures sur le parvis de l'église Saint-Thomas. Le nombre de commerçants participants a considérablement réduit Ils ne sont plus actuellement qu'une poignée.

Extraits de l' union du  17/10/2015

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Les Hautes Promenades de 1898 à nos jours

En 1898, l’administration municipale lance un concours pour la rénovation des Hautes Promenades. Ces dernières sont replantées avec parterres en «broderies», bassins, jets d’eau et bordure fleuries, [...]

L'ensemble des Promenades, classé en 1932, constitue le premier espace public rémois que l'on peut qualifier de loisir. 

Extraits de l' union du  26/09/2015

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Porte du Chapitre de 1904 à nos jours


Cette carte postale date de 1904, avant son démontage et sa reconstruction.

La porte du Chapitre donne accès à la place du même nom, puis au chevet de la cathédrale.
Coll.M. Thibault/L.Leroy  

 Rue Carnot (anciennement rue des Tapissiers), date de 1531. Il s'agit d'un des derniers vestiges des domaines du Chapitre ·de la cathédrale, un collège de chanoines, qui entouraient autrefois l'évêque pour l'aider à gérer le diocèse de Reims, Ils vivaient dans une enceinte canoniale ouverte aux passants la journée, une vraie petite ville dans la ville, Le Chapitre a naturellement donné son nom à la place qui existe aujourd'hui puisqu'il était localisé ici jusqu'à la fin du XVIIIe  siècle, lorsque la municipalité de Reims interdit aux chanoines d'exercer leurs fonctions.

Après la Grande Guerre, la porte a été démontée, puis reconstruite et restaurée, quelques mètres plus près de la cathédrale pour cause d'alignement à la suite de l'élargissement de la rue Carnot. Elle est de style gothique. Les deux tourelles sont coiffées d'une couverture conique. On peut encore voir au dos les marques de peintures numérotant les pierres pour faciliter le remontage

Extraits de l' union du  19/09/2015

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Du Grand Bazar aux Galeries Lafayette


L'établissement s'appelle les Galleries Lafayette depuis 1994


L’établissement s'appelle les Galeries Lafayette depuis 1994.

C'est en en 1893, que le Grand Bazar ouvre ses portes au 35, rue de Vesle. Ses spécialités : nouveautés, ameublement, articles de Paris et ménage. En 1911, il s'agrandit au numéro 37 de la rue. A cette époque l'établissement est le plus important de la région et le premier équipé d'un ascenseur. Le Grand Bazar est détruit lors de la Grande Guerre. Il laisse la place le 9 octobre 1924 aux Magasins Modernes des architectes stéphanois Lamaizière Père et Fils. L'établissement fait partie de la chaîne des Nouvelles Galeries dont il ne peut prendre le nom en raison de la présence des Galeries Rémoises qui s'y opposent. En 1932, un incendie détruit les combles en pavillon remplacés par des dômes à l'impérial. L'intérieur a conservé ses ferronneries d'origine dans un esprit plutôt Art nouveau qu'Art déco.

Fréquenté par plusieurs générations de Rémois. le magasin prend, le 9 octobre 1991 la raison sociale de « Nouvelles Galeries, puis le 19 septembre 1994, la dénomination actuelle « Galeries Lafayette. »

Extraits de l' union du  16/08/2015

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La Place de l’Hôtel de Ville de 1903 à nos jours


Défilé lors d'un grand concours de gymnastique en août 1903.


L’hôtel de ville de nos jours.
Coll.M. Thibault! L Leroy

La première pierre de la façade de l'hôtel de ville est posée le 18juin 1627 par Nicolas Lespagnol, lieutenant des habitants. On commence la construction par le pavillon situé à J'angle de la rue du Général-Sarrail, puis par la partie centrale avec son balcon et son campanile (petit clocher). La statue équestre de Louis XIII, est commandée en 1634 au sculpteur rémois Nicolas Jacques.

L'ensemble est inauguré en 1880

L'angle de la rue de Mars est exécuté bien plus tard, en 1823, et l'ensemble du bâtiment est terminé pour J'inauguration officielle par le maire Victor Diancourt le 12 août 1880. La place de l'Hôtel-de-Ville est le lieu privilégié des événements de la ville: visites des personnalités nationales et étrangères, fêtes régionales, cérémonie de la libération de la ville, élections des maires, manifestations en tout genre, défilés dès enfants et des chars de la kermesse des écoles etc.

La carte postale ci-dessus montre un défilé lors· d'un brillant concours de gymnastique, organisé à l'occasion de J'Exposition Internationale de Reims avec son village noir (inaugurée le 4 juin 1903, fermée le 4 octobre 1903) les 15 et 16 août 1903. Cinquante-quatre Sociétés françaises et étrangères avaient pris part à cette manifestation.

Extraits de l' union du  04/09/2015

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Le monument aux morts

 
C
ette carte postale date de 1930

Le Monument aux morts de 1914-1918, créé par l'architecte Henri Royer dans-le square de la Mission, domine la place de la 'République et l'ensemble- des Promenades. C'est une importante réalisation en hémicycle. Un aménagement devant le monument permet le déroulement de la cérémonie dite de la flamme. Au centre se trouve un bronze, œuvre de Paul Lefèvre. C'est une statue symbolique représentant la Pensée accomplissant son effort de résurrection. Le 1er juin 1930, le maréchal Pétain et le ministre de la guerre Maginot inaugurent le monument Le programme de la cérémonie note sous la présidence du Docteur Langlet, maire et de Monseigneur Luçon, archevêque. Ce dernier ne sera pas présent, il décède le 28 mai 1930.

À l'origine, sur le devant. il y avait une pelouse. Depuis, le service des espaces verts de la Ville de Reims, y a installé un massif fleuri, régulièrement renouvelé, comme ici -à l'occasion du 70° anniversaire de la capitulation allemande, signée à Reims le 7 mai 1945 à 2h41 du matin.

De notre correspondant MICHEL THIBAULT 


Photo prise en juillet 2012

Extraits de l' union du  16/08/2015

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 Du boulevard de la République au 6énéal Leclerc


En 1923, l’ancien Bd de la République accueillait un hôtel, ici sur la gauche

 
Aujourd’hui, on le connait sous le nom du Gal Leclerc

La carte ci-dessus, datée du 31 décembre 1923, montre le boulevard de la République, aujourd'hui appelé boulevard du Général Leclerc. Au n° 95, on y distingue le Royal Hôtel, tenu en 1922 par E. Dublanchy.

Avant la Première Guerre mondiale, cet hôtel avait pour enseigne « Café-Restaurant du Cirque », tenu par L Morlet. On remarque, à gauche, une vespasienne avec sa publicité pour l'Éclaireur de l'Est. II s'agit du premier urinoir public pour hommes, installé à Reims en 1868.. Pour la petite histoire, cet édicule était sorti des ateliers Delcroix de Châlons-sur-Marne, La rue de Chativesle, au centre, est encombrée de matériaux, les travaux de reconstruction de la ville sont en cours.

Aujourd'hui un fast-food a remplacé le Royal Hôtel et la rue de Chativesle est bien connue pour ses bars.

Extraits de l' union du  01/08/2015

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Le palais de justice à travers les siècles


Au début du XX° siècle, les attelages s'arrêtaient devant l'édifice.


Aujourd'hui, Ia station Opéra du tramway y est installée.
Coll. M. Thibault/L. leroy

Inauguré en 1839, le palais de justice de Reims a été construit dès 1833, à l'emplacement de l'Hôte Dieu Notre-Dame, un hôpital datant du IV· siècle.

C'est l'architecte rémois Alphonse Gosset, à l'origine de nombreux établissements publics, qui est l'auteur de cet édifice au fronton de style néo-grec et à la façade de style Louis XV. Ce dernier a imaginé des édifices d'envergure à Reims et dans la région comme le Grand Théâtre, la Bourse de la chambre de commerce, ou la villa Dauphinot de Cormontreuil.

Le bâtiment qui abrite le tribunal de grande instance de Reims renferme des caves voûtées ogivales du XIII° au XV° siècle, un trésor archéologique peu connu des Rémois qui servait d'abris aux soldats durant la Seconde guerre mondiale. Le fronton surmontant le portique représente la Justice tenant d'une main la balance et de l'autre le glaive de 1a Loi.

En 1900, les fiacres et autres attelages s'arrêtaient devant l'édifice. Aujourd'hui, c'est la station Opéra du tramway qui y est installée depuis 2011.

Extraits de l' union du  11/07/2015


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 Quand le Poilu du 132e RI quitta le cours Langlet

  
Le monument a été érigé cours Langlet grâce à une souscription publique lancée dès 1921 , à l »initiative d’anciens du 132° RI

 
Le monument aux morts des 132° et 332° RI a été transféré le 27 octobre 1933 place Lécm-Bourgeois. où il se dresse encore aujourd'hui.
Coll. M. Thibault / L. Leroy

 

Après la Grande Guerre, le conseil municipal décide d'honorer les régiments qui tenaient garnison et avaient pris une pan importante aux combats, et particulièrement les soldats tombés aux Eparges entre le 23 octobre 1914 et le 12 avril 1915. Une souscription est donc ouverte dès 1921.

Trois régiments seront honorés : le 132° Régiment d'infanterie (qui était installé avant 1914 dans les casernes Colbert et Neufchâtel), le 332° Régiment d'infanterie et le 46° Régiment d'infanterie territorial. L'architecte Emile Fanjat réalise le socle, le sculpteur est Paul Lefevre (qui a ensuite réalisé la statuaire du monument aux morts de la Ville, inauguré en 1930).

Le monument a été inauguré le 11 novembre 1925 à son emplacement initial, à l'extrémité du cours Langlet, une voie nouvelle de 30 mètres de large dans la perspective de la tour nord de la cathédrale. II déménage en 1933 pour laisser la, place à la fontaine des Boucheries, voisine de quelques mètres.

Construite au XVII° siècle, elle a été classée monument historique en 1927 (elle se retrouve aujourd'hui place jules-Lober). Le « Poilu " monté sur des rouleaux, prend le chemin de.la place Léon-Bourgeois où il est finalement installé le 23 octobre 1933 par l'entreprise Berton sous les ordres de l'architecte Louis Sollier.

Extraits de l' union du 04/072015

  

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 De la rue du Puits-Taira à la place Myron-T.-Herrick


En 1910, le tramway de la ligne A passait rue Carnot.


De nos jours, le bâtiment du Crédit Lyonnais, construit en 1924-25, occupe l’angle.
Coll.M.Thibault! L Leroy

Datée de 1910, la carte postale montre l'ancienne place du palais de justice qui s'appelait à l'époque (et depuis 1765) la rue du Puits-Taira, C'est en 1929 qu'elle est baptisée place Myron-T.-Herrick (1854- 1929), en l'honneur de cet ambassadeur des États-Unis qui contribua à la reconstruction de la ville. Celui-ci assista à la pose de la première pierre de la bibliothèque Carnegie le 19 juillet 1921 et à celle de l'hôpital Américain le 21 mai 1922. Sur le cliché ci-dessus, on remarque également les rails du tramway de la ligne A (Faubourg Cérès-La Haubette), ouverte le 3 juin 1900 et longue de 4,151 km. Au centre, la rue Carnot et au fond, la statue de Louis XV.' Aujourd'hui, le Crédit lyonnais s'élève à l'angle de la rue Carnot et de la place Myron-T.-Herrick. Œuvre de l'architecte André Narjoux, le bâtiment a été construit en 1924/1925 par la Maison Blondet. Le tramway passe toujours dans cette artère du centre-ville, mais arrive désormais au cours Langlet, À noter également que les grilles du palais-de justice ont disparu. Les arbres, ont été remplacés par des ifs taillés et la station « Opéra » abrite les usagers en face du Café du Palais (avant 1930, il s'agissait du Café du Grand-Théâtre).

Extraits de l' union du 27/062015

 

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L'entrée de la rue de Courcelles à Reims de 1908 à nos jours


 Emile Bertinet a tenu le café de 1908 à 1914.


Le Calé des Promenades a laissé la place à un immeuble moderne.

Il y a 120 ans, en 1895, c’est un café qui occupait l’angle de la rue de Courcelles et du boulevard Roederer. Il était tenu par Léonie Cotereau. De 1908 jusqu’en 1914, le commerce, sous l’enseigne « Café des Promenades" était dirigé par Émile Bertinet, cabaretier. L'établissement qui bénéficiait d'un environnement verdoyant, était à l'époque un lieu très fréquenté. La carte postale ci-dessus, datée de 1908, est un document assez rare. Le cliché a été réalisé par G. Dubois, photographe, installé rue de Courcelles, et édité par Regnault

Aujourd'hui, sur l'emplacement du café, un immeuble moderne a poussé. Il accueille les bureaux d'un groupe mutualiste d'assurance et de banque. À droite, l'angle compte encore quelques arbres, 'au pied des immeubles d'habitations,

Extraits de l' union du  20/06/2015

Le pont de la rue de Courcelles de 1924 à nos jours

 
Carte postale montrant « le nouveau pont » reconstruit , envoyée le 09/08/1924


Le pont de chemin de fer de nos jours.
Coll. L. Leroy / M. Thibault

En 1840, cette voie non loin de la gare prend le nom de « chemin de Courcelles ». C'est ,en 1901 que la rue et le chemin de Courcelles ne forment plus qu'une seule artère sous le nom de rue de Courcelles.

Le pont ayant subi des dégâts lors de la Grande Guerre et le nombre de voies de chemin de fer étant devenu

plus important, il fait l'objet d'une reconstruction en 1923.

Sur la carte postale ci-dessus, envoyée le 9 août 1924, on remarque au centre, sous le nouveau pont donc, la chaussée pavée et les rails ancien tramwa de la ligne D longue de 3,45 km « Clairmarais ». rue de Cernay li: ouverte le 8 décembre 1900. À l'époque, la rue était empruntée par des attelages et les piétons. A droite, l'entrée de la rue de Trianon et le café-bureau .de tabac qui existe toujours. La rambarde du pont a été remplacée ilya quelques années. Aujourd'hui, le dessous du pont fait l'objet d'un éclairage de différentes couleurs

Extraits de l' union du  31/05/2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand Cora s'appelait la Montagne

L'hypermarché Cora célèbre cette année ses 40 ans. Mais c'est en mars 1969 que le magasin appartenant alors aux Comptoirs Français accueillait ses premiers clients


Les Comptoirs Français ouvrent l’hypermarché La Montagne le 20 mars 1969 à 10 heures.


Le parking contenait 1500 places.


Grande nouveauté pour l’époque. le magasin était climatisé.
Coll. Laurent Leroy / Michel Thibault

« Pour le gamin que j'étais, c'était la grande aventure, c'était toute une expédition », raconte Gérald Canlai, aujourd'hui âgé de 48 ans. C'était au début des années 1970. « On y allait une fois par mois. » C'est en famille que le jeune Rémois partait faire le «gros plein »à La Montagne, cet hypermarché implanté en 1969 par les Comptoirs Français (lire par ailleurs) à la sortie de Cormontreuil, sur la route de Louvois, aux portes de la Montagne de Reims. Rachetée en 1975 par Cora, la grande surface célèbre cette année son 40° anniversaire. « À l'époque de La Montagne, ce n'était pas courant les grandes surfaces. Aujourd'hui, tout le monde y va au moins une fois par semaine, plus personne n'est impressionné. » Dès le parking et ses 1 500 places, le petit Gérald ouvrait de grands yeux : « Toutes ces voitures garées, ça change tellement de la supérette du quartier! Là, tout était immense, c'était un peu magique! » Sur une publicité datée d'avril 1969 (soit un mois après l'ouverture du géant du libre-service), on peut lire: « À La Montagne, tout plaît aux clients : le parking (gratuit naturellement) est facile à aborder, les gondoles sont bien disposées avec des allées larges, les chariois sont très maniables et il n’y a pas 'd'odeurs ... » Mieux, le prospectus vante un atout imparable, grande nouveauté pour l'époque : « La Montagne est climatisée. "

« Gem le Radar sur la Montagne! »

Au début des années 1970, seules deux autres grandes surfaces se disputent le marché avec La Montagne: le grand Radar à Wilson (aujourd'hui Intermarché), ouvert quelques mois avant La Montagne, le 5 décembre 1968, par les Docks rémois et le Gem à Tinqueux (l'actuel Carrefour), construit le 16 octobre 1969 par Goulet-Turpin. Il n'était pas rare du coup à l'époque d'entendre des jeux de mots du type « Gem le Radar sur la Montagne! »

Autre anecdote: cette Rémoise qui confie qu'un de ses grands-oncles a cru partir pour une randonnée lorsque ses parents lui ont proposé d'aller à La Montagne ... « On en parle encore souvent, livre Dominique, ça nous fait bien rire dans la famille. »

Les Comptoirs Français, comme les autres sociétés à -succursales multiples, pourtant plus que, centenaires, ne tarderont à entrer dans une phase de déclin. Elles céderont Ia place aux grossistes et autres franchisés, tels Cora, Promodès, Leclerc ... « En janvier 1975, les entrepôts des Comptoirs Français sont passés sous le contrôle de Corso-Champagne, filiale du groupe Cora, explique Laurent Leroy, fin connaisseur de l'histoire du succursalisme à Reims. Je crois même qu'à l'époque, les Comptoirs connaissaient de telles difficultés que l'hyper a été vendu pour un franc symbolique! »

Ce que confirme Sibylle de Villaines-Mignot, belle-fille d'Édouard Mignot, fondateur des Comptoirs Français, dans une .interview accordée en 2002 à Michel Thibault et publiée dans son ouvrage Reims, berceau du succursalisme en France: « La cession des Comptoirs Français nous a en grande partie ruinés, mais l'honneur était sauf. Nous avons cédé gratuitement l'hypermarché La Montagne de Reims au groupe Cora pour préserver l'activité de l'entrepôt de Reims, dans l'intérêt du personnel. »

ALICE RENARD

Des cow-boys, des indiens et… Pierre Bellemare

« Ce jour-là, je me rappelle que sur un terrain vague en contrebas du parking, il y a eu un spectacle d'une mise en scène de cow-boys  contre des indiens. » Ils sont quelques-uns comme Gilles Clêment qui avait alors 7 ans, à se souvenir du 20 mars 1969. jour de l’inauguration  de  La Montagne. Il faut dire qu'à l'époque, les Rémois ont l'habitude de se ravitailler à l'épicerie du quartier. Seul Wilson possède un autre géant du libre-service: le grand Radar. Sur le groupe Facebook « Tu sais que tu as habité Reims si », beaucoup disent avoir vécu ce jour comme un événement. Certains, comme Martine, évoquent. la présence de personnalités comme « Pierre Bellemare avec un frère Rouland» ou encore l'incroyable file d'attente. « Plus d'une heure de queue ce jour-là », se remémore Françoise

Extraits de l' union du  24-05-2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du faubourg Cérès à l'avenue lean-Jaurès


Celte carte postale de 1906 montre l'ancien bâtiment de l’octroi (à droite) devenu dispensaire municipal avant d'être détruit


L'avenue Jean-Jaurès est rune des plus longues de. Reims: elle mesure t7 km.

Jean Jaurès, fondateur du Parti Socialiste français en 1901 et du journal  L'Humanité, en 1904, fut assassiné au Café du Croissant à Paris le 31 juillet 1914 par le Rémois Raoul Villain. Baptisée en 1887, la rue du Faubourg Cérès devint avenue et prit le nom du député et patron de presse six ans après son assassinat, en 1921.

L'avenue Jean-Jaurès est aujourd'hui l'une des plus longues de Reims : elle mesure 1,7 km.

La carte postale ci-dessus a été expédiée le 23 janvier 1907 (mais le cliché date de 1906).

Elle montre la rue du Faubourg-Cérès au niveau de la place Brouette au croisement, à gauche, du boulevard Jamin (avec le commissariat de police au n° 105) et, à droite, du boulevard Carteret où apparaît l'ancien bâtiment de l'octroi devenu dispensaire municipal avant d'être détruit.

Extraits de l' union du 2015-06-06

Du faubourg Cérès à l'avenue lean-Jaurès

 
On distingue à gauche le Ttiumph Cinéma sur cette carte postale de 1929. Coll. M.Thibault

 
Au même endroit, quatre-vingt-dix ans après. Coll. M.Thibault/L Leroy

Sur .l'emplacement du cabaretier Edouard Jaumet (avant 1914), au 110, rue du faubourg Cérès (actuelle avenue Jean-Jaurès), ouvre le cinéma Cosmos. En 1921, il déménage dans la salle de L'Embarcadère, boulevard Roederer (en lieu et place de l'actuel commissariat de police). A cette date, l'établissement sera repris par le cinéma Triumph qui s'installe ensuite à son tour boulevard Roederer, près de la place de fa République à l'angle de la rue Chaix-d'Est-Ange.

En novembre 1929, L'Eden succède au Triumph au 110, avenue Jean-Jaurès. Ce cinéma fera une grande et belle carrière. En mars 1934, un film exceptionnel y est projeté: King Kong! .La particularité de ce cinéma est qu'il possédait un balcon ainsi qu'un restaurant, Le Select, qui deviendra le bar de la salle de spectacle. Le cinéma Eden accueillera des spectateurs durant une cinquantaine d'années. Il ferme ses portes le 8 juin 1983, laissant place à la discothèque L'Echiquier puis Le Versus.

Une nouvelle salle de spectacle ouvre en février 2008 après une année de travaux, c'est le café-théâtre L'Affiche avec 248 places, dont la SARL vient d'être liquidée.

Extraits de l' union du  16-05-2015

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au 1, rue Talleyrand, de Napoléon au journal L'Union

 
Rue Talleyrand le « Grand Familistère » . Coll. M.Thibault/L Leroy 

Avant 1914, c'est au n° 1 de la rue de Talleyrand, à l'angle de la rue de Vesle, sur l'emplacement de l'hôtel Ponsardin Fils où Napoléon logea lors de la bataille de Reims en 1814, le magasin chemiserie-lingerie tenu par Georges Aron sous l'enseigne « Au Paris Londres », que le premier étage était occupé par la « Caisse continentale d'épargne» (des assurances).

En 1927-1928, l'architecte Pol Gosset construit, avec le concours du sculpteur Châtillon et du staffeur Berton, un immeuble de trente-huit mètres de haut pour abriter le siège et le magasin de vente des Docks Rémois sous le nom de « Familistère ». Pour les Rémois, il prendra le nom de « Grand Familistère » ou de « Grand Familo », Il abritera dans ses étages, de 1928 à 1935, l'École de Commerce, lors de la disparition des Docks Rémois, Monoprix occupera la partie basse jusqu'en 2002, le haut étant transformé en bureaux.

Le journal l'Union a occupé les troisièmes et quatrièmes étages de nombreuses années, avant de s'installer, à l'été 2013, rue Edouard Mignot, à Clairmarais, Le rez-de-chaussée héberge différents commerces.

Extraits de l' union du  09-05-2015

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La rue de Vesle à l'époque de Schœns-Froment

 
Un immeuble moderne fin des années 90

 
Les établissements Schœns-Froment, spécialisés en ébénisterie.

Aux 111 et 113 rue de Vesle, se trouvent les établissements Schoens-Froment, spécialisés en ébénisterie, fabrique et vente de meuble, À gauche, numéro 109, se trouvait « Au Pauvre Jacques » magasin de confection pour hommes, aujourd'hui, après de grandes

transformations la Maison Damart. Les locaux des meubles Schœns-Froment ont .été rasés en 1988 pour être remplacés l'année suivante

par un immeuble moderne, œuvre des architectes rémois : Bigot, Lecompte et Poirier. Il accueille au rez-de-chaussée le magasin Degrenne et des logements occupent les étages.

Extraits de l' union du 09-05-2015

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le grand changement d'un petit monument


L’ancienne église prise en 1907.


Elle a été remplacée par un édifice moderne.

Le village de La Neuvillette était une commune à vocation agricole jusqu'à son rattachement à Reims le 30 novembre 1970. Il comptait 72 habitants en 1773, et 907 et 1911.

Avant 1914, La Neuvillette possédait un moulin à vent au lieudit «La Hachette », et la verrerie Léon de Tassigny spécialisée dans les bouteilles de champagne.

L'ancienne église visible sur le cliché de 1907 a été remplacée après la Grande Guerre par un édifice moderne.

La Neuvillette est traversée par la Route Nationale 44, aujourd’hui D1044, reliant Reims à Laon.

Extraits de l' union du 25-04-2015

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les chars à l'époque de la Grande cavalcade


L’arrivée des chars Place Luton

 
La belle maison située à l'angle a disparu aujourd'hui

Cette grande cavalcade, intitulée « Reims magnifique » a eu lieu le 6 juin 1926. Elle symbolisait la reconstruction et la reprise des activités et fêtes rémoises après les épreuves de la Grande guerre

Dix-sept chars tirés par des bœufs, chevaux ou mécaniques, ont parcouru environ 9 km

les rues de Reims. Le départ était donné au pont de Vesle et le cortège s'étendait sur 1 250 mètres. -

Après un passage dans les différents quartiers, tous les participants arrivaient au Cirque. Sur la carte de 1926, on voit Je char de la TSF photographié place Luton. au carrefour des-rues Neufchâtel et Robespierre. La jolie maison en arrière-plan a été détruite dans les années 60.

La deuxième photo représente la même vue en mars 2015.

Extraits de l' union du 28/03/2015

Il y a 89 ans, la Grande Cavalcade à travers Reims

 
Un des chars du cortège de 1926 place Royale.


La place Royale, devant la rue Cér-s, 89 ans plus tard.

La Grande Cavalcade, intitulée «Reims Magnifique», a lieu le 6 juin 1926, il y a donc 89 ans! Elle symbolise la reconstruction et le reprise des activités et fêtes rémoises, après les épreuves de la  « Grande Guerre. Dix-sept chars, tirés par des bœufs, chevaux ou mécanisés parcourent environ 9 km dans les rues de Reims. Le départ est donné au pont de Vesle, 1 cortège s'étend sur 1 250 mètres. Après un passage dans les différent. quartiers, tous les participants arrivent au Cirque. Lâ carte de 1926 représente le char de la danse, tiré par un attelage de chevaux, place Royale devant ta rue Cérès. À gauche, on distingue la Biscuiterie Petitjean. À droite, la poste Cérès n'est pas encore construite 

 Extraits de l' union du 12/06/2015 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La fête des écoles laïques et ses défilés de chars.


Le 5 Juillet 1914, l’un des chars est sur le thème du chat botté

 
Le Manège de nos jours. Coll. L Leroy/M.Thibault

Chaque année depuis 1899, une fête de bienfaisance au profit de la caisse des écoles laïques est organisée à Reims. À partir de 1903, le défilé comprend également des chars tirés par des boeufs ou par des chevaux. Le 5 juillet 1914, soit moins d'un mois avant la déclaration de la guerre, les chars enfantins illustrent les contes de fées. Ils ont pour thème: Cendrillon, l'ogre et le Petit Poucet. Je Petit Chaperon rouge, Peau d'âne, le Chat botté ... Ils sont tirés par deux ou quatre chevaux sous la conduite d'un charretier. Sur la première carte postale ci-dessus, qui date de juillet 1914, il s'agit du char du Chat botté. Devant le cirque. La photo suivante représente l'emplacement actuel de la scène de 1914.

Extraits de l' union du 14/03/2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Passerelle, canal et légende du bois d'Amour


Carte datée de 1914.

 
Canal avec vue sur pont 'd'Epernay.

La carte postale du haut remonte au début du XX° siècle, on aperçoit la date du 11 septembre 1914 mentionnée sur l'original; celle du bas est contemporaine, mais c'est à peu près le même endroit : le canal et le pont de la ligne de chemin de fer Reims-Épernay. À droite s'étendent la rue du Bois d'Amour et les jardins de la Ville.

Avant le creusement .du canal, il y avait à cet emplacement un petit bois, dit bois d'Amour. La légende veut que .la veille du sacre du roi, Marie-Antoinette ait fait une promenade en fiacre en compagnie d'un homme galant dans ledit bois,

Au début du XX· siècle une plaque d'une allée des jardins dans la rue du Bois-d'Amour indique « Passage de la reine ».

Extraits de l' union du 06/02/2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De la Trésorerie du chapitre à l'office de tourisme


Carte postale de 1919, après le déblaiement des ruines


L'OffIce de tourisme de nos jours. Coll M. Thibault/L Leroy

La carte postale ci-dessus (un cliché de j. Bienaimé) montre une vue des ruines du Trésor des chanoines de la cathédrale.' en 1919, après le déblaiement des décombres au pied de Notre-Dame. Les bâtiments abritaient la Trésorerie du Chapître (XIIe siècle): il s'agissait de la maison du trésorier des finances ecclésiastiques, très importante au Moyen-âge, Guillaume de Machault, la Ville aménage ces ruines pour installer le syndicat' d'initiative, qui sera inauguré cinq ans plus tard en mai 1988 par le maire Jean Falala. Par la suite, il prendra le nom d'office de tourisme.

Extraits de l' union du 31/01/2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La vie commerçante du 132 Av. de Laon


Dans les années 60, les locaux abritaient une blanchisserie


En 1895 on y vendait du tabac tout comme en 2014.

À cette adresse, les commerces en tous genres se sont succédé-au fil des années. En 1895, il s’agissait d'une épicerie et d'un bureau de tabac. De 1911 à 1922, le commerce change de propriétaire (Berlemont Fils ), une troisième activité s'ajoute, le cabaret. En 1923, les lieux sont transformés en café-tabac, tenu par M Chamelot En 1943, le bar est repris par M. Malicet  ers 1960, la blanchisserie de Madame Colombérot s'installe dans les locaux. L'activité est reprise en 1963 par Mireille Sénecaille et va perdurer jusqu'en 1971.

Les locaux sont à nouveau transformés en librairie, papeterie, journaux, débit de tabac. Le commerce est tenu par Monique A1beau qui cède son activité en 1985. Repris par Henry-Lentz Roger, il cédera, à son tour, son fond de commerce en 1998.

Extraits de l' union du 2015/07/25

La biscuiterie REM embaumait


L'entreprise était basée au 5 avenue de Laon. Coll. Michel Thibault

Au lendemain de la Grande Guerre, il existait à Reims de nombreuses biscuiteries, dont la Biscuiterie Rémoise 55, avenue de Laon, affaire peu importante produisant avec quelques salariés une centaine de produits. En 1933, un ingénieur des Arts et Manufactures, Marc~1Chdnso~, repriæt cette affaire. La raison sociale devint REM, en souvenu de \a tnbu des Rèmes. la préoccupation majeure de M. Chansou fut de supprimer de la production les articles inadaptés au marché et de concentrer la commercialisation sur les spécialités de grande consommation et d'une conservation plus longue. C'est ainsi que furent créés le déjeuner REM et le Charles VII. Pendant la dernière guerre l'affaire connut les vicissitudes du rationnement, l'activité portait essentiellement sur la fabrication destinée au  ecours national et aux prisonniers de guerre. Au Cours des années la Société REM prospéra. Vingt ans après sa création, elle se situait dans les dix premières firmes de la profession. De 10 personnes en 1933, elle dépasse les 300 en 1970 avec 30 tonnes de biscuits par jour! Un des fleurons de la maison, le biscuit rose, spécialité typiquement rémoise, cuit au feu de bois. La maison fournissait les maisons à Succursales multiples. L'odeur des biscuits embaumait tout le quartier. La biscuiterie REM ferme en 1986. Les cadres et employés relancent l'activité sous le nom de biscuiterie Rémoise, avec M. Guitard, elle est reprise par Charles de Fougeroux en 1994 et deviendra Fossier en 1996. Là débute une nouvelle aventure:

Extraits de l' union du 21/01/2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  La gare de REIMS  

 

 De la vapeur au TGV


En 1912, sur le pont du canal, la locomotive à vapeur

 
Aujourd'hui, un siècle plus tard, le TGV passe par ce pont reconstruit.

Ci-dessus le pont sur le canal, de la ligne de chemin de fer d'Epernay à Reims. Sur le cliché daté de 1912. la locomotive à vapeur de la Compagnie de l'Est tracte un seul wagon. La passerelle dite du Bois d'Amour permettait aux piétons de franchir le canal. Les cyclistes, nombreux à l'époque, devaient porter leur bicyclette. Lepont a été détruit lors des guerres et chaque fois reconstruit. La passerelle a été refaite entièrement, il y a une dizaine d'années. Aujourd'hui, le TGV rejoint la gare de connexion de Bezannes.

De notre correspondant MICHEL THIBAULT

Extraits de l' union du 08/08/2015

La gare de 1910 à nos iours


La gare prise du square Colbert (carte postale de 1910

 
La gare de nos jours.
Coll. L.Leroy / M. Thibault

En 2001, le projet TGV Est permet de valoriser l'architecture de la gare, mise en service en 1858, par d'importants travaux de rénovation achevés en 2007, En 2004, pour les 150 ans de l'arrivée du chemin de fer à Reims, a lieu une grande fête: danse, spectacle pyrotechnique, musique et exposition exceptionnelle de matériels, dont une locomotive de 1848 et le TGVqui effectua le record du monde de vitesse du 18 mai 1990 en roulant à 515,3 km/ho Confirmant sa valeur patrimoniale, le ministère de la Culture attribue à la gare de Reims, en 2011, le label « Patrimoine XX0 siècle ».

Extraits de l' union du 18/04/2015

Les quais de la gare de 1908 à nos jours


Carte postale. datée de 190a de la gare de Reims avec sa première toiture.


La gare, de nos jours. et 58 couverture en béton. Coll. L Leroy-Bernard/M.Thibault

Le chemin de fer arrive à Reims le 4Juin }854. Un bâtiment provisoire en planche est alors construit pour accueillir le public. À l'époque, les Rémois l'appellent • l'embarcadère ». La gare actuelle est construite de 1858 à 1861 avec des façades comprenant des baies en plein cintre, rappelant la gare de l'est à Paris. Comme l'ensemble de la cité, la gare subit de très importants dégâts durant la Première Guerre mondiale. Elle porte encore aujourd'hui des cicatrices sur sa façade. Les deux marquises en fonte et verre couvrant les quais pour voyageurs sont endommagés. Elles sont remplacées par une grande halle en béton, réalisée en 1932-34 par la Société Limousin, selon le procédé de l'ingénieur Eugène Freyssinet, comme les halles du Boulingrin.

Extraits de l' union du 13/01/2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De la patinoire Saint-Charles à la coulée verte


Au début du siècle. les Rémois venaient patiner à Saint-Charles


De n05 jours, le terrain est envahi par la végétation.

Aujourd'hui, le terrain a été en partie remblayé. Envahi par la végétation, il est compris dans la Coulée verte, cet espace entre la Vesle et le canal qui se prête aux pratiques sportives, à la promenade ou encore aux animations, Mais pendant des années, des générations de Rémois se sont retrouvées en ces lieux Qui accueillaient la patinoire Saint-Charles. Tout commence en 1848. La création d'un port sur le canal fournit une vaste patinoire au moment des gelées. Hélas, les accidents sont nombreux et la société du Grand Bailla décide, avec l'accord'de la Ville, la réalisation en 1887 d'un bassin de patinage en bordure du canal. sur un pré marécageux appartenant au sieur

Huart. L'inauguration se déroule le 5 janvier 1889. Des fêtes de nuit sur la glace sont même organisées. Au début du xx- siècle, les quelques Rémois habitués des stations de sports d'hiver et possédant des patins viennent s'y eritraîner. La patinoire Saint-Charles a fonctionné jusqu'en 1967, date de l'ouverture de la patinoire de la chaussée Bocquaine. Celle-là même qui a été détruite en septembre dernier.

• D'autres clichés de Reims. saisis Il différentes époques, sont visibles sur le site www.reimshieraujourdhui.com

A noter également le livre du Rémoisv Michel Thibault, sorti en 2013. intitulé Reims, d'hier à aujourd'hui.

Extraits de l' union du 13/12/2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le pont de Vesle de 1850 à nos jours


En haut, la carte poqtale d'avant 1914, montre la passerelle métal!ique construite sur Ie canal pour les piétons.
(L leroy/M. Thibault)
 

Lors du percement du canal de l'Aisne à la Marne à Reims, de 1842 à 1848, les problèmes de cirrularion ont été résolus par la création d'un pont tournant permettant aux péniches de, naviguer et aux voitures à bras, à chevaux ou à .rnoteur de passer.

C'est ainsi que naît le pont de Vesle.

Les piétons empruntaient à l'époque la passerelle métallique.

La pose des rails sur deux voies, à droite et à gauche de la passerelle, permettra ensuite aux tramways de franchir sans encombre le canal de 1900 à 1939.

• D'autres clichés de Reima. saisis à différentes époques. sont visibles sur le site www.reimshieretaujourdhui.com

Extraits de l' union du 06/12/2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  La rue du Cadran Saint-Pierre de 1908 à nos jours

Dans les années 1910. les commerces fleurissaient déjà. Coll. L leroy/Mo Thibault

 

En 1908, la rue .du Cadran-Saint-Pierre, dans le centre-ville de Reims, abrite déjà de nombreuses enseignes commerciales: à l'angle de la rue à gauche, on distingue sur cette carte postale, prêtée par Michel Thibault et Laurent Leroy-Bernard, deux grands collectionneurs :émois, le chapelier Lapchin, eniuite, le magasin de nouveautés de chaussures Ala grande botte, en face, la joaillerie-bijouterie Le Roy et la librairie Léon Michaud ancienne maison Brissard-Binet. Ces commerces ont déménagé ou disparu au fil des années. D'autres ont pris la suite dans ces immeubles rénovés ou datant de la Reconstruction.

D'autres clichés de Reims sont visibles sur le site www.reimshieretaujourdhui.com

Extraits de l' union du 22/11/2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du stade nautique à la piscine Talreyrand 

  
Le Stade nautique a été inauguré au 41rue de Talleyrand en 1931. Coll. L Leroy-M. Thibault


Aujoird'hui la façade s'est modernisée. à l'intérieur les bassins ont conservé leur charme et leur style années 1930.
Christian lantenois

La première piscine couverte et chauffée construite à Reims a été inaugurée le 13 juin 1931. Le Stade nautique de Reims fut construit par l'entreprise Escoffier en moins de qutre mois au 41 Rue de Talleyrand, sur les fondations de la Banque de France. A l'époque, les sportifsla désigne cccccccccccomme " la piscine la plus rapide du monde" car de nombreux records de France, d' Europe et du monde y sont battus.

En 1940-44, les occupants allemands la réquisitionnent pour les entrainements des militaires. Elle ne reste acceqqible aux rémois plus que quelques heures par semaine. En 1945, c'est une tout autre ambiance qui y règne avec les troupes américaines qui profitent des plaisirs de l'eau. En 1987, le bassin fuit et le bâtiment est devenu vétuste. La Ville entreprend sa rénovation complète. À ce jour, plus de10 millions de baigneurs l'ont déjà fréquentée. Beaucoup de Rémois y ont appris à nager notamment grâce à l'appareil Trotzier pour les leçons collectives ou à la "potence" pour les leçons individuelles. Un apprentissage par suspension aujourd'hui révolu.

Extraits de l' union du 15/11/2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La rue Emile-Zola de 1912 à nos jours


Sur cette carte postale, datant de 1912, la rame du tramway n°20 s'engage cans la partie de la rue Neufchatel qui deviendra en 1921, la rue Emile-Zola.

Jusqu'en 1921, la rue de Neufchâtel s'étend jusqu'à l'avenue de Laon. C'est à cette date que sa sa partie comprise entre la place Luton et l'église Saint-Thomas devient La rue Emile-Zola. On aperçoit sur la carte postale, datée de 1912, le café Deffaut, qui accueille aujourd'hui une agence du Crédit agricole, La vespasienne, portant des réclames, a elle, disparu du paysage.

Extraits de l' union du 08/11/2014

La rue Emile-Zola des années 1930 à nos jours 

 

Dans les années 1930, la rue Emile-Zola était pavée. Au coin. on distingue Le Luton bar.

 
De nos jours, le bar veille toujour sur la Place Luton

 Le bar Le Luton veille  sura place du même nom et la rue Emile Zola depuisdes décennies. Il existait déjà en 1923, s'appelait à l' époque Le Luton bar et était tenu par on certain André Ribron.

C'est à quelqueq métres de là que se déroula un événement tragique lors des bombardements du 30 mai 1944 : 24 éléves du centre d'enseignement professionnel de la rue Belin et 5 infirmières du dispensaire Belin trouvèrent la mort dans un abri. Plusieurs autres habttations se trouvèrent endommagées et d'autres furent déinolies puis reconstruites .

• D'autres clichés de Reims. saisis à différentes époques. sont visibles sur le site

www.reimshieretaujourdhui.com

Extraits de l' union du 28/11/2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les casernes Jeanne-d'Arc et Louvois de 1891 à nos jours


Carte postale de 1911 montrant la caserne du 16° Dragons.

Aujourd’hui, au même endroit, plus de 400 logements ont été construits.
Coll. M. Thibault/L. Leroy

Construites en 1893, les casernes du boulevard Pommery, baptisées Quartier Jeanne-d'Arc et Quartier Louvois, couvraient 15 hectares. Elles furent affectées au 14° et au 16° Régiments de Dragons.

Le 22 septembre 1898, le Régiment du 14° Dragons fut remplacé par le 22° Dragons. Pendant quelque temps, la caserne Jeanne d'Arc a abrité le 106° RI et le 4° Cuirassiers.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la caserne occupée par les Allemands, fut rebaptisée du nom du maréchal Von Brautschitsch. En 1944, des unités américaines y  stationnèrent. Les cuirassiers, chasseurs, hussards se succédèrent. Elle termina sa carrière avec le 1« groupement de Chasseurs dont la devise était c Toujours et partout le premier» et ferma définitivement lors du départ du 41° GC.

En sommeil depuis 1992, la caserne fut détruite en 2006. Une nouvelle caserne de Gendarmerie départementale a été construite et près de 400 logements ont été édifiés ainsi qu'un gymnase.

Extraits de l' union du 11/07/2015

 Plus de caserne Jeanne-d'Arc, mais des grilles. en souvenir

 La caserne Jeanne-d'Arc a rythmé la vie de tout un quartier pendant des années. Aujourd'hui, il reste la réplique des grilles d'entrée, témoin du passé. 

 

En revenant de l'école,

je prenais le trottoir d'en

face, car les soldats

m'impressionnaient»

Arnaud Robinet, maire

Ce quartier a accueilli ses premiers militaires en 1893. À l'époque, il s'agissait du 14' dragons. L'initiative revient au maire d'alors, Henri Henrot. Au moment où on envisage de supprimer deux dépôts de dragons existant (déjà ... ), il propose de construire deux casernes. Celle de Jeanne-d'Arc va perdurer jusqu'en 1992. "L'État promet en dédommagement de la fermeture la maison des archives de la V°République ", se souvient Arnaud Robinet, maire. On l'attend toujours. À la place, est envisagé un autre projet, mêlant habitat collectif et individuel, confié à la société d'économie mixte Agencia, l'aménageur de Reims métropole. À partir de 2006, la caserne disparaît du paysage, tandis que l'agence Toury-Vallet s'occupe de combiner 300 logements libres et sociaux autour d'un parc d' 1,5 ha. À l'arrivée, cela ressemble à une reconversion réussie d'une friche militaire, autofinancée, avec même un résultat positif d'1,2 million revenant à la collectivité. " Un nouveau lieu de vie a vu le jour avec 700 habitants ", explique Jean-Marc Roze, président d'Agencia. Le conseil de quartier: les riverains, ont aussi été sollicités pour personnaliser le site, avec une enveloppe de 400.000 euros à la clé. Ainsi est né le parc Nathalie d'Esterno et sa fontaine sèche, les jardins pédagogiques sur 400 m2. Il ne manquait plus que la touche finale.

À la demande de deux amicales, celle de Saint-Blaise (anciens du 1° groupe de chasseurs) et celle des Diables bleus (regroupant tous ceux qui ont servi dans l'un des bataillons de chasseurs après 1945), une parfaite réplique des grilles de l'ancienne caserne, réalisée par, les Métalliers champenois, a été installée.

Elle a été inaugurée hier en même temps qu'une stèle avec le nom des unités ayant stationné sur le quartier. " C'est un message pour les jeune, notamment ceux du secteur invite les parents à répondre à leurs questions à propos de ces grilles et cette stèle ", a indiqué Alain Dumont, président de. l'amicale Saint-Blaise. Un passage de mémoire ajoutera Arnaud Robinet, maire, qui se rappeI1e son enfance dans le quartier. " En revenant de l'école, je prenais le trottoir d'enface, car les soldats m'impressionnaient. Mon grand père me disait, si tu n'es pas sage, on t'envoie chez les militaires. "

Le sous-préfet, Michel Bernard, a aussi une pensée toute particulière lors de cette inauguration puisqu'il a fait son service national dans cette caserne.

YANN LE BLEVEC

Extraits de l' union du 08/11/2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les Magasins Généraux de 1928 à nos jours 

 
Des entrepôts fluviaux son construits en 1928 en bordure du canai

 
La passerelle, construite en 1936, surplombe toujours l'avenue Brébant.

À l'origine, la Compagnie rémoise des entrepôts du Port sec a été fondée au début du XX, siècle, en 1908. En 1914, elle fait l'acquisition de 33 hectares de terrains sur une zone délimitée par les rues Philippe, du Docteur Lemoine, Cosset et Léon-Faucher. Elle y édifie et met en exploitation des Magasins généraux. Son siège est situé rue des Trois-Gares, d'où son nom de Port sec. Une extension d'entrepôts fluviaux a lieu en 1928 dans le quartier Clairmarais.

Des terrains sont aménagés en bordure de canal. raccordés à la voie du CBR(Chemin de Fer de la Banlieue de Reims), avec un vaste magasin à grains sur quatre étages en ciment armé (réalisation Demay frères), d'une capacité de 30000 quintaux, muni de silos et outillé de la façon la plus moderne pour opérer le déchargement mêcanique des céréales arrivant par péniches et voies ferrées, soit en sacs, soit en vrac. On y entrepose également de la laine et d'autres produits alimentaires.

La carte postale ci-dessus date de 1928. C'est en mars 1936 que les Établissements Renaudat Constructeurs Métalliques réalisent fa passerelle au-dessus de l'avenue Brêbant .

 D'autres clichés de Reims. saisis à différentes époques, sont visibles sur le site

www.reimshieretaujourdhui.com

C'est en mars 1936 que les

Établissements Renaudat

Constructeurs Métalliques

réalisent la passerelle

au-dessus de l'avenue Brébant

 Extraits de l' union du 25/10/2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  La rue Colbert de 1905 à nos iours

 


Vers 1905, le tramwat empruntait la rue Colbert


La rue Colbert de nos jours. Collection Laurent Leroy-Bemard / Michel Thibault

La rue Colbert, qui relie la place Royale à l'hôtel de ville de Reims, a le privilège d'avoir des immeubles construits dans le même style avec de superbes baies cintrées et vitrées.

Sur la carte postale éditée aux alentours de 1905, on distingue à droite au numéro 2, la succursale de la librairie Michaud. Suivaient au numéro 4, une quincaillerie, au numéro 8, la confiserie La Petite Friande et le café Au Père la Prune. À noter que l'ancien tramway à chevaux puis électrique de la ligne B empruntait cette rue.

D'autres clichés de Reims, saisis à différentes époques. sont visibles sur le site

www.reimshieretaujourdhui.com

Extraits de l' union du 03/10/2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une passionnante monographie datant de 1864 

Des révolutionnaires qui mangent des aristos, des cosaques de la soupe aux pruneaux. Ça s'est passé à Reims et c'est raconté dans la passionnante réédition de l'histoire de la ville publiée en 1864.

      
228 pages et une mine d'informations pas toujours connues 

La basilique Saint-Remi était à l'origine une petite chapelle dédiée à Saint-Christophe.

La basilique Saint-Remi était à l'origine une petite chapelle dédiée à Saint-Christophe.

A l'époque (1864), l'hôtel de ville abritait une bibliothèque forte de 30 000 volumes, plus de 1 000 manuscrits et un musée.

Bien des Rémois férus d'histoire locale vont apprécier la réédition dans la célèbre collection « Monographies des villes et villages de France » dirigée par Micbeth de « L'histoire de la ville de Reims depuis sa fondation jusqu'à nos jours » parue en 1864. Une mine d'anecdotes sur des périodes de l'histoire rémoise qu'on croyait pourtant bien connaître, une somme d'informations pratiques et utiles en 228 pages pour ceux qui font des recherches sur leur ville favorite.

Vous désirez connaître, de Louis I dit le Débonnaire à Charles X, la liste des rois sacrés à Reims, le nom des archevêques qui ont veillé sur la communauté rémoise de saint Sixte à Thomas Gousset, le détail des monuments qui existaient à Reims jusqu'en 1864, celui des historiens locaux, des monnaies frappées à Reims, la nomenclature des rues, impasses et places par arrondissement au milieu du Xylème ? La réédition de l'histoire de Reims de 1864 vous apportera ces intéressants renseignements.

Révolutionnaires cannibales

De même si la période du XIXe siècle vous intéresse, vous apprendrez qu'à la sortie de l'ouvrage, la ville de Reims qui comptait 55 000 âmes, enregistrait plus de 10 000 ouvriers en usine, avait 4 700 maisons, 220 rues, 22 églises, 14 places, 54 corporations : des foulons et laveurs de draps aux couvreurs en passant par les pains d'épiciers depuis 1571 ou les buffetiers-vinaigriers et moutardiers depuis 1582.

Normal. Une grande partie de l'ouvrage est consacrée à l'histoire de Reims. Avec des précisions sur la ville gallo-romaine, à la fois « capitale de la république rémoise » et « capitale de la gaule Belgique », la description des 35 carrés constituant une mosaïque de 90 m2 représentant les jeux du cirque retrouvée près de la Porte Mars. On y apprend que Gerbert, archevêque de Reims (991) puis pape sous le nom de Sylvestre II fut celui qui introduisit en Europe l'arithmétique des Arabes, que la ville a su résister au siège des Anglais (1359-1360) puis à celui des Espagnols voulant les obliger à payer des impôts (1657). Et dans la ville ou le jour de son couronnement en la cathédrale, le roi Louis XVI avait dit quand on lui posa la couronne sur la tête une phrase prémonitoire : « Elle me gêne ? », le mois de septembre 1791 et surtout celui de 1792 furent terribles. Des Rémois soupçonnés d'être des aristocrates et de nombreux prêtres furent massacrés, la tête piquée et baladée au bout d'une pique. On rapporte même que des révolutionnaires mangèrent des morceaux de leurs victimes. Autre épisode passionnant : la bataille de Reims en mars 1814 avec moult détails sur les Cosaques et Tartares, et les différentes phases d'attaques de la ville.

Vous ne manquerez pas de sourire non plus en découvrant les différentes traditions religieuses ou civiles qui ont existé dans la cité rémoise au cours de l'histoire et dont la quasi-totalité a disparu. On retiendra par exemple qu'il y avait au-dessus du « couronnement de la Vierge » sur la façade de la cathédrale une lanterne qu'on maintenait toujours allumée. Une tradition à faire renaître tout comme celle de la procession aux harengs !

« Histoire de la ville de Reims, de sa fondation à nos jours ». Réédition. Éditions : Le livre d'Histoire Lorisse. 32,60 euros.

Alain MOYAT  

Traditions religieuses

Des cérémonies bizarres animaient autrefois la vie du clergé à Reims. On en trouve ainsi 29 racontées dans cet ouvrage qui vous feront souvent rire.

Le jour de Noël, on brûlait des étoupes devant l'archevêque et l'archidiacre lui disait : « Révérend Père, ainsi passe le monde et sa concupiscence ; » à quoi l'archevêque répondait : « Seigneur, éloignez de nous l'esprit d'orgueil auquel vous êtes imposé ; » et tous les assistants répondaient : « Amen ».

Le jour de Noël, les enfants de chœur et les chapelains se déguisaient en anges et en bergers ; on lâchait aussi dans l'église des oiseaux, symbole de la liberté apportée aux hommes par Jésus-Christ.

Et voici la meilleure pour la fin. Le jour des Innocents, on élisait parmi les diacres et les sous-diacres, un évêque des fous, sous prétexte que les fous sont innocents ; on le bénissait avec force gestes et paroles ridicules puis on l'installait sur le siège épiscopal et il donnait sa bénédiction en terme dérisoire et ressemblant plutôt à une malédiction ; puis tous les ecclésiastiques, déguisés et revêtus de masques, assistaient à une grand-messe célébrée par le dit évêque.

On y faisait des danses et des sauts ; on y mangeait et buvait, sans en rien offrir au célébrant ; au contraire, on l'encensait avec de vieux souliers qu'on mettait au lieu d'encens. Puis, on élevait un théâtre en avant de la grande porte de l'église, on y mangeait, et la fête se terminait par une foule de lazzis dépassant souvent les bornes de la retenue.

Extraits de l' union du 23/12/2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Hôtel de la Pourcelette

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À l’emplacement de l’actuel n° 1 de la rue d’Anjou s’est élevée, pendant six siècles, une belle maison bourgeoise à la sobre élégance extérieure émergeant d’une profusion de verdure et au confort intérieur raffiné, connue sous le nom de l’Hôtel de la Pourcelette. Curieux vocable en vérité, déjà cité en 1283 et qui, au Moyen Age, s’appliqua à l’ensemble de la rue si l’on en croit Henri Jadart.

La locataire des lieux, à l’époque, répondait au nom importé de Sibilla qui, n’en doutons pas, exerçait un charme tout exotique sur la gent masculine. Le jugement de ses concitoyennes fut sans appel : elle fut surnommée Sibilla la Pourcelette. La jeune ribaude venue d’Italie s’était jointe au flot des charpentiers, des plombiers, des sculpteurs, des verriers et autres artisans appelés de toute l’Europe pour bâtir la nouvelle cathédrale. Dans la ville en pleine explosion économique et démographique, cette gypsy distributrice d’espoirs et d’amours était devenue caprices de bourgeois avant d’accéder au statut de courtisane capable de marquer de son sceau l’Hôtel qu’elle occupait.

De 1324 à 1340, le temple de la prêtresse de Vénus changea de destination : l’Hôtel de la Pourcelette devint le lieu de réunions des Echevins lors des convocations royales. Ce furent ensuite les religieux de l’Abbaye des Trois Fontaines qui y établirent leur refuge proche de l’Eglise de Reims, jusqu’au début du XVIIème siècle où l’Abbé commendataire en céda la propriété au Prévôt Thomas Boucher. Ce dernier en fit don au Chapître de Notre Dame en 1624.

Les derniers vestiges de l’Hôtel de la Pourcelette furent rasés en 1857 pour permettre la construction d’un vaste immeuble à usage commercial, d’après les plans de l’architecte rémois Reimbeau, ensemble qui fut détruit lors de la Grande Guerre.

Avec l’aimable collaboration d’Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims – Musée - Hôtel Le Vergeur

Extrait de l'hebdo du vendredi N°171 du 10/06/2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La maison de l’enfant d’or

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Baptisé Place du Forum depuis 1932, le coeur historique et économique de la Cité depuis l’époque romaine était précédemment appelé la Place des Marchés. Marché au blé du côté de l’Arbalète et marché aux draps du côté du Marc dès avant le XVème siècle, l’endroit bouillonnant d’animations présentait un ensemble de maisons gothiques à pans de bois avec pignons et étages en encorbellement. La nature de l’échange avait certes évolué en 1840 pour installer un marché moderne de type traditionnel, mais les constructions d’origine médiévale restèrent en place jusqu’à la Première Guerre Mondiale qui emporta le tout. Seuls l’Hôtel Le Vergeur et l’Hôtel de la Salle, reconstruits à grands frais, évoquent encore ce passé récent.

Parmi ces maisons typiques du XVème siècle, l’une des plus anciennes, consacrée au commerce, est restée célèbre. Bâtie au début du siècle sous le règne de Charles VI « le Fou », elle portait le n° 9 et s’affichait en 2ème position à l’angle de la rue des Elus et de la Place des Marchés, surface occupée aujourd’hui par une boulangerie. Audessus du linteau supportant l’encorbellement du premier étage, la façade s’ornait d’une sculpture en guise d’enseigne représentant un enfant endormi peint en or. Restaurée et conservée intacte jusqu’à la guerre, la magnifique façade en bois sculpté offrait, grâce à la technique de l’encorbellement, un auvent protecteur au chaland. L’ensemble des bois de soutènement s’ornait de caryatides et autres sculptures composées de chevaliers, de saints personnages alors que des moulures ornementales s’élevaient jusqu’à la pointe du pignon. Enfin, deux remarquables consoles gothiques encadraient la devanture de la boutique. Celle de gauche représentait Saint Michel terrassant le dragon et le côté droit montrait Samson déchirant la gueule d’un lion.

Avec l’aimable collaboration d’Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims – Musée - Hôtel Le Vergeur

Extrait de l'hebdo du vendredi N° 146 du 27/11/2009

  

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

Il était une fois…… la place d’Erlon

Jadis dévolue aux boutiques et ateliers, puis ouverte à la circulation, elle est devenue piétonne au fil du temps. Centre névralgique de la cité des Sacres, elle est maintenant l’un des principaux lieux de flâneries des promeneurs et épicuriens de tout poil.

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La place d'Erlon en 1866. On apperçoit au fond, la gare de Reims et les champs, ainsi que la statue de Jean Baptiste Drouet au niveau de la rue de Chativesle

  La place Drouet d’Erlon ne porte ce nom que depuis 1853 après transformation de l’ancienne rue de la Couture, c’est à dire des culture. Elle occupait jusqu’au 12éme siècle un quartier uniquement dévolu aux cultures maraîchères. En 1183 sur l’initiative de Guillaume-aux-Blanches–mains, archevêque de Reims, qui institue la Foire de Pâques à la Couture, menuisiers, charrons, charpentiers et tonneliers vinrent s’installer dans ce que l’on appelait des loges : boutiques ou ateliers en retrait par rapport à la façade de la maison, disposition que l’on a conservée dans les constructions d’après 1918.

Après la guerre de 1870, la foire se transforme. Les boutiques sont converties en magasins de pains d'épice, jouets d'enfants et produits alimentaires. On y exhibe, sous toutes leurs formes et dans des présentations luxueuses, les découvertes récentes : la vapeur, l'électricité, les rayons X, les gramophones et les cinématographes. Les bâtiments où se faisaient ces démonstrations portaient le nom de « Versailles ». Tandis que les manèges forains rivalisent du modernisme.

 La fontaine Subé

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Financée par Monsieur Auguste Subé (marchand d'étoffes), la fontaine est l'oeuvre de l'architecte André Narjoux et des sculpteurs P. Gasq, P. Auban, L. Baralis et J. Warya. À son sommet un ange ailé en bronze, autour du socle sont disposées quatre vasques surmontées des inscriptions, la Suippe, la Marne, la Vesle, l'Aisne (à noter que Suippe est écrit « Suippes »), quatre rivières traversant le département.         La première pierre posée le 23 mai 1905, c'est le Ministre des affaires étrangères Léon Bourgeois qui inaugurera la fontaine le 15 juillet 1906 devant une foule considérable. Lors de sa mise en eau ce jour-là, seul un mince filet d'eau coula, qui fit pousser un ha!! de déception à la foule… Une fontaine inaugurée sans la présence de son argentier, Auguster Subé étant décédé en 1899. La fontaine Subé résistera fièrement au bombardement de 1914-1918, en 1940 les soldats allemands lui enlèveront son ange ailé en bronze pour en faire des canons.

En mauvais état, sans eau, sans sa « Victoire ailée », en 1954, on pense à la détruire, les discussions vont bon train, les Rémois s'emparent du sujet, les uns pour sa démolition, les autres contre.

C’est le 26 février 1954 que le Conseil municipal tranche, abandonnant le projet  de démolition mais, ce n'est que dans les années 1970 et 1980 que l'on entreprendra une première restauration, lui rendant sa blancheur originelle et en décembre 1989 une copie de la Victoire ailée coiffe à nouveau son sommet grâce au mécénat du Crédit Agricole. Seule l'eau n'est pas de retour. En 2005, 2006 la ville de Reims entreprend le réaménagement des deux rues qui partent du pied de la fontaine, la rue de l'Etape et la rue Buirette, cette dernière recevant six tables d'eau avec jets bouillonnants… mais pour ce qui est de la fontaine Subé, la source semble tarie !

 Guerre 1914 -1918

La place Drouet d’Erlon a particulièrement souffert des bombardements allemands et des incendies, il n'en restera qu'un champ de ruines, seuls les terrains de jeux pour les enfants de la cité martyre et miraculeusement la fontaine Subé bien qu'endommagée avec sa victoire à son sommet resteront debout 

 L'église Saint Jacques de son côté, y perdra son clocher.

Dès 1920 on entreprendra la reconstruction dont le Palais Rémois qui deviendra par la suite le cinéma L'Empire, puis Le Gaumont. Le Lion d’Or qui se trouvait avant 1914 sur le parvis de la Cathédrale sera construit pour devenir le grand Hôtel de Reims. Il sera démoli dans les années 80 après avoir reçu les plus hautes personnalités françaises ou étrangères. Parmi celles-ci on citera : Krouhtchev, Le Général de Gaulle, Adenauer mais aussi dans un autre registre, des artistes comme Tino Rossi, Sheila ou Claude François.

Ouverte à la circulation jusque dans les années 90, des travaux pharaoniques (parking souterrain) seront entrepris pour la rendre piétonne. Décriée, raillé par beaucoup à cause de pavés rendus glissant avec la pluie et ses lumières bleues lui donnant des airs de piste d’atterrissage, elle est maintenant devenue le lieu incontournable des touristes, flâneurs et gastronomes voulant se détendre aux terrasses des cafés et des restaurants.

O.M-L

Un grand merci à Jean-Yves Sureau auteur du livre « Les rues de Reims, Mémoire de la ville », ainsi qu’à Colette Cortet, archiviste au Musée Hôtel Le Vergeur à Reims pour le prêt de documents.n, L.


  Qui était Jean-Baptiste Drouet, comte d’Erlon ?  

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31 juillet 1903 : déplacement de la statue de Jean-Baptiste Drouet d’Erlon tirée par trois chevaux.. 

Né à Reims le 29 juillet 1765, mort à Paris le 25 janvier 1844, Jean-Baptiste Drouet, fils et petit fils de charpentier, lui-même serrurier, fut engagé volontaire en 1792. Il servit dans les armées de la révolution et de l’Empire. Il devint officier, général, maréchal de France, comte d’Erlon. Puis exilé et condamné à mort par contumace, il fut gracié par Charles X lors de son sacre en 1825. Lors de son exil, il devint brasseur à Munich ou il a laissé une importante descendance dans l’aristocratie allemande. Revenu en France, il fut nommé gouverneur général de l’Algérie en 1834. En 1843, il est promu maréchal de France, quelques mois avant sa mort. Il demanda à être enterré au cimetière du Nord de Reims et eut des obsèques grandioses. Sa statue, due au sculpteur Louis Rochet, fut érigée sur la place, à hauteur de la rue de Châtivesle et inaugurée le 28 octobre 1849.

Pour ne pas gêner la perspective de la fontaine Subé, elle fut transférée le 31 juillet 1903 à l’angle des boulevards Victor Hugo et Henry Vasnier, où elle y trône toujours dans le plus grand anonymat.

 Un solide échafaudage en charpente boulonné de 11 mètres de haut est exécuté pour « emballer » le colosse qui part en procession le 31 juillet à 7h15 tiré par trois chevaux. Il ne gagnera pas tout de suite son emplacement qui n'est pas encore prêt, il sera remisé dans un entrepôt du faubourg Cérès, d'ailleurs dans ce déplacement, il perdra la grille qui l'entourait et son emmarchement.

D’après les rues de Reims, Mémoire de la ville. Jean-Yves Sureau.

 Un grand merci à Jean-Yves Sureau auteur du livre « Les rues de Reims, Mémoire de la ville », ainsi qu’à Colette Cortet, archiviste au Musée Hôtel Le Vergeur à Reims pour le prêt de documents.

Extrait de l'hebdo du vendredi N° 128 du 24/06/2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ancien Hôtel Dieu

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Situé rue du Puits-Taira, devenue Place Myron – Herrick, l’ancien Hôtel Dieu occupait la surface actuelle du Palais de Justice et de ses jardins. Quatre portails en assuraient l’accès dont le plus remarquable, véritable monument, représenté ici sur une peinture de J. J. Macquart réalisée en 1835.

 L’origine des premiers bâtiments se situe vers l’an 450 et leur existence est citée dans le testament de Saint Remi. Il s’agit alors d’un Centre d’accueil destiné aux voyageurs et pèlerins, prodiguant des soins aux malades et tenu par des religieux Frères et Soeurs.

Au milieu du IXème siècle, l’éminent Archevêque de Reims, Hincmar, qui fonda le Collège des Bons Enfants lors de son long sacerdoce local de trente-sept années, fit procéder à la restauration des locaux anciens et au développement des salles de soins et lieux de culte. Les limites des biens de l’établissement hospitalier apparaissent dans un acte de 1348 qui fait état de la présence de quatre religieux et 21 religieuses. Leur nombre ira en augmentant jusqu’en 1628, date à laquelle la forme des veux prononcés par les religieuses est déterminée : elles deviennent chanoinesses de l’Ordre de Saint Augustin, l’Hôtel Dieu comporte alors neuf salles et deux cent vingt cinq lits.

La fréquentation décline sous la Révolution qui vend, comme bien national, une partie de l’ancien Hôtel Dieu. L’hôpital cesse son activité à son emplacement primitif en 1827 pour être transféré dans les bâtiments de l’ancienne abbaye Saint Remi. L’objectif est d’aménager les locaux pour accueillir une halle destinée aux marchands ambulants qui occupent les abords. On va en fait édifier le Palais de Justice de Reims qui sera achevé en 1846.

Avec l’aimable collaboration d’Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims – Musée-Hôtel Le Vergeur.

Extrait de l'hebdo du vendredi N° 106 du 10/01/2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 L’Hôtel de Courtagnon

 Au début du 20ème siècle s’élevait, au n° 71 de la rue Chanzy, un imposant immeuble qui écrasait les maisons de son voisinage dans l’ancienne rue du Bourg-Saint-Denis. L’origine de sa construction n’était pas connue, mais son style, rare dans notre ville, indiquait la fin de règne de Louis XIV : un édifice majestueux très Grand Siècle, avec une symétrie rigoureuse des ensembles et des détails. La porte cochère, aux ornements caractérisés tels que tête enveloppée de rayons et guirlandes de feuillages s’insérait dans un remarquable portail surmonté d’un balcon soutenu par de puissantes consoles et entouré d’une rambarde de ferronnerie ouvragée. Il était connu des Rémois sous le nom d’Hôtel Lagoille de Courtagnon.

Les Lagoille de Courtagnon appartenait à une très ancienne famille de Reims. Jacques Lagoille, marchand de draps fortuné, occupa les lieux dès la fin du 17ème siècle, suivi par un fils, Jacques, qui acheta une charge de Conseiller Secrétaire du Roi qui l’anoblit avec sa descendance. Un fils de ce dernier, Louis, acheta en 1720 la Seigneurie de Courtagnon puis, en 1725, la charge de Grand – Maître des Eaux et Forêts. Louis mourut en 1741 à l’âge de 53 ans et sans enfant, d’avoir trop bien vécu en son château de Courtagnon et sans avoir résidé dans son Hôtel.

L’Hôtel Lagoille de Courtagnon devint alors par moitié propriété de son petit-neveu Marie-Auguste et de sa veuve Madame Le Franc de Courtagnon qui fût sans doute la Rémoise la plus célèbre de son siècle, passionnée de sciences naturelles, son cabinet contenait des collections connues des spécialistes de l’Europe entière.

Lors des grandioses manifestations qui entouraient les cérémonies du Sacre, les résidences de la Noblesse et de la bourgeoisie locale accueillaient la suite royale et ses invités. C’est ainsi que la famille de Courtagnon connut l’honneur d’héberger la jeune Reine de France Marie-Antoinette en juin 1775. La Grande Guerre ruina totalement l’Hôtel Lagoille de Courtagnon que son dernier propriétaire, l’imprimeur M. Monce, venait juste de restaurer. Seul l’imposant portail et son balcon furent sauvés et récupérés pour être accolés au Pavillon Coquebert, au sein du jardin de l’Hôtel Le Vergeur où ils sont visibles aujourd’hui.

Avec l’aimable collaboration d’Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims – Musée - Hôtel Le Vergeur.

     Extraits de l' hebdo du vendredi N° 105 du 19/12/2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le Parvis Notre Dame 

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Depuis peu, la place du Parvis offre un vaste espace libre de toute construction et circulation automobile, mettant ainsi en valeur la merveilleuse façade de la Reine des cathédrales. En réalité, c’est à l’aube du 20ème siècle que les grands travaux ont débuté, abandonnant à la pioche des démolisseurs les maisons plusieurs fois centenaires, derniers témoins du Sacre de Charles VII et du passage de Jeanne d’ Arc en 1429. Une hotographie datant de 1864 nous montre la série de maisons anciennes à auvents et pignons, situées face à la cathédrale, rue Tronsson-du-Coudray avec, à gauche, la perspective de la rue Libergier.

En consultant les registres d’antan, on apprend qu’à l’angle de la rue, se trouvait la boutique du Père Tabutiaux, marchand d’ornements d’église ; A son côté, le cordonnier – savetier Lebrun. Un magasin d’antiquités et d’objets d’art, précédait la maison Génin, sonneur de Notre Dame, le café Célestin qui restaurait et abreuvait les camelots du Marché aux Puces et les gardiens de la prison, ainsi que les chantres et employés des pompes funèbres après les offices. Côté façade sud, on pouvait dénicher le magasin de cannes et parapluies Martin-Bracq ainsi que le salon de Tritant, coiffeur du théâtre pour les artistes des deux sexes. Un objet de curiosité était à découvrir : le mur de la charcuterie Barotteaux dans lequel, depuis 1814, un boulet russe était resté encastré. Là encore, l’auberge de « l’Ane rayé », où le père et le frère de Jeanne d’Arc auraient été hébergés dans la Cité pendant le Sacre alors que l’héroïne logeait dans une Communauté de religieuses, avait cédé la place à l’Hôtel de la Maison Rouge exploité par Brion-Amann. Enfin, face aux jardins de l’Archevêché, en direction de la rue des Tournelles, l’hôtel du Lion d’Or tirait sa gloire de la liste des hôtes illustres y ayant séjourné. À la veille de la Grande Guerre, les maisons centenaires de la rue Tronçon-du-Coudray ont disparu, faisant place à la construction du Grand–Hôtel, caravansérail d’un nouveau genre. La prison et la gendarmerie ont suivi le mouvement pour permettre l’achèvement du Palais de Justice et la réalisation du square puis c’est au tour de la Maison Rouge de s’effacer. Les bombardements incessants durant les cinq années du conflit parachèveront le travail de démolition de l’ancienne place du Parvis.

Avec l’aimable collaboration d’Alain Cottez, Président de la société des Amis du Vieux Reims - Musée - Hôtel le Vergeur.

Extrait de Reims-Hebdo du 09-10-2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Victor Hugo à Reims

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Reims vu par Victor Hugo en 1838.

Nous sommes le 29 mai 1825. Charles X décide de se faire sacrer à Reims, cinquante ans après Louis XVI. Hâtivement, on complète les vitraux brisés, on restaure les statues, on camoufle et décore avec du carton peint… on a même récupéré quelques parcelles du baume sacré, lors du bris de la Sainte Ampoule, pour reconstituer l’huile sainte. Désireux de séduire son peuple, le souverain veut y associer artistes et écrivains. La jeune génération de poètes est romantique, catholique et royaliste ; les deux plus illustres, Lamartine et Victor Hugo se voient confier la mission de glorifier la cérémonie du Sacre. Le second apparaît déjà comme le chef de file du nouveau mouvement littéraire. Le gouvernement le gratifie d’une pension de trois mille livres et le roi le nomme Chevalier de la Légion d’honneur. Marié dès l’âge de 20 ans àAdèle qui en a 19, Victor Hugo déclare : « Vouloir tout de la vie, amour, puissance et gloire ».En cette année 1825, il est venu, avec son épouse et leur fille Léopoldine, loger chez son père à Blois. L’annonce de l’invitation et de la promotion à la Légion d’honneur ravit le Général Hugo, son père. À la hâte on cherche une croix, un habit de cérémonie, une épée… une place dans la diligence pour Paris est retenue pour le 19 mai. Le 24 mai, Hugo, accompagné de Naudier, du mouvement romantique, d’Alaux le jeune peintre, de Cailleux Secrétaire Général des Musées roule vers Reims. Ils trouvent asile auprès du directeur du théâtre qui leur offre son hospitalité inconfortable. Hugo assiste au Sacre qu’il qualifie de «cérémonie enivrante ». Il quitte Reims le 31 mai et écrit son « Ode sur le Sacre de Charles X ». C’est en 1838 que Victor Hugo revient à Reims. De son premier séjour, il a puisé l’inspiration de « Notre Dame de Paris », roman paru en 1831, après avoir rencontré dans une cour de la rue Folle Peine, le sonneur de Saint Remi, borgne, bossu et difforme, dont il fera Quasimodo puis une jeune gitane dansante qui deviendra le personnage d’Esméralda. En visite à la Cathédrale, il retrouve dans les combles le tapis du Sacre et porté par ses désillusions, déclare : « Reims est le pays des chimères. C’est peut-être pour cela qu’on y sacrait les rois ».

 Un dessin au crayon de l’écrivain illustre ce dernier contact avec Reims, visible place des Vosges à Paris à la Maison de Victor Hugo fondée lors du centenaire de sa naissance en 1902.

Avec l’aimable collaboration d’Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims – Musée - Hôtel Le Vergeur.

 Extraits de l' hebdo du vendredi N°86 du 11 au 17 juillet 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le trésor du Chapitre

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 Depuis le haut Moyen Age et jusqu’à la Révolution, le quartier du Chapitre constitue le domaine réservé et clos des chanoines de la Cathédrale. Ces dignitaires de l’église se comportent alors en véritables seigneurs à l’intérieur de leur juridiction en exerçant haute, moyenne et basse justice ; ils perçoivent les redevances liées au « ban » à l’intérieur des remparts et autres bénéfices de nombreux villages du diocèse.

Le Chapitre, encore appelé Quarrel Saint Michel (du nom de sa petite église), représente un territoire rectangulaire accolé à la partie Nord de la Cathédrale, de la tour nord au chevet, s’étendant jusqu’à l’actuelle rue Carnot. L’organisation sociale, tel l’artisanat de bouche avec boucherie et paneterie et administrative avec école de théologie, bibliothèque, tribunal et prison parmi les maisons des Chanoines, autorise un régime quasi autarcique. Gardiens de leurs privilèges et des biens de l’Eglise de Rheims, les Chanoines abritent leurs richesses, ainsi que le Trésor composé de reliques et ornements, dans la maison du trésorier, située à proximité de la tour nord, datant du XIIème siècle.

Au milieu du XVIIIème siècle, la création de la Place Royale supprime la porte et une partie de la rue du Grand Crédo. Au lendemain de la Révolution, les bâtiments de la cour du Chapitre sont vendus comme biens nationaux et ceux qui longent la Cathédrale sont abattus pour le percement de l’actuelle rue Robert de Coucy.

Les bombardements de la Grande Guerre vont anéantir le Trésor du Chapitre pour ne laisser, après déblaiement que quelques arcades en ruines. C’est en 1983 que la municipalité décide de réaliser un projet longtemps caressé : construire les locaux de l’Office du Tourisme à l’intérieur des vestiges du XIIème siècle classés « Monument historique » ; une façon de rendre hommage au Chapitre de Reims, générateur de quatre papes dont Urbain II, vingt et un cardinaux, plus encore d’archevêques et évêques et enfin de Saint Jean Baptiste de la Salle, né à Reims et fondateur des Ecoles chrétiennes.

 Avec l’aimable collaboration d’Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims – Musée - Hôtel Le Vergeur.

    Extraits de l' hebdo du vendredi N° 39 du 29/06/2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le carrosse du Sacre de Charles X

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Le carrosse est actuellement visible dans une galerie de la Grande Ecurie de Versailles.

Joli mois de mai…1825. La ville de Reims, cité des Sacres, est en effervescence. Depuis plusieurs mois, tous les corps de métiers s’activent pour effacer les outrages du temps et les méfaits de la Révolution aux lendemains tragiques. Des travaux de restauration débutent sur la Cathédrale à la veille de l’évènement qui marquera le siècle : le dernier sacre d’un roi de France. C’est quelques mois plus tôt, en septembre 1824, que Charles X accède au trône de France, succédant à son frère Louis XVIII instaurateur de la monarchie constitutionnelle après la chute de l’Empire. À son avènement, Chateaubriand, dans son opuscule « le roi est mort, vive le roi », invite le roi à renouer avec la tradition du sacre à Reims tout en prêtant serment à la Constitution. Charles X a alors 68 ans ; il se souvient du jour où, jeune Comte d’Artois âgé de 18 ans, il avait assisté au Sacre de son aîné Louis XVI, le 29 mai 1775. Il choisit la date du 29 mai 1825, 50ème anniversaire du dernier sacre de la monarchie, pour être sacré à son tour.

En 1825, Reims est toujours la ville contenue à l’intérieur de ses remparts. Avec ses 32 000 habitants, elle est considérée comme une ville importante : la laine et le champagne contribuent à sa prospérité. C’est sans difficulté que le maire, Monsieur Ruinart de Brimont, décide le Conseil municipal à voter un emprunt de 80 000 francs pour aménager la ville : Saint Remi tombe en ruines et le Palais archiépiscopal sert de tribunal et de prison depuis la Révolution. Charles X quitte Paris le 24 mai en direction de Compiègne, puis, de Fismes, et rejoint Reims le 28. L’accueil du roi se fait à Tinqueux ; là s’est massée une foule importante, à la fois curieuse et admirative. Le carrosse royal attend le souverain pour faire son entrée dans la ville. A l’abri des vues, il est soigneusement enveloppé de bâches car la matinée a été pluvieuse. Enfin, il apparaît dans toute sa splendeur pour exposer la richesse de sa décoration. Le cortège s’ébranle, précédant le carrosse dans lequel le dauphin, les ducs de Bourbon et d’Orléans ont pris place aux côtés du roi. On peut voir aujourd’hui le carrosse du Sacre de Charles X au musée des carrosses, créé par Louis-Philippe, dans une galerie de la Grande Ecurie, à Versailles. Utilisé en 1853 pour le mariage de Napoléon III il reste marqué des initiales du Prince et des emblèmes impériaux.

Avec l’aimable collaboration d’Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims – Musée - Hôtel Le Vergeur.

    Extraits de l' hebdo du vendredi N° 66 du 22/02/2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les vestiges de Saint Pierre - Le - Vieil

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Vestiges de St Pierre le Vieil ( fin du XVe siècle ) mis à jour par le bombardement. Vue prise en 1919. 

De nos jours, l’église St Pierre-le-Vieil n’est plus qu’un nom que les archéologues et historiens locaux peuvent encore évoquer. Livrée à la pioche des démolisseurs, comme 12 autres églises paroissiales ou collégiales de la ville au lendemain de la Révolution, elle se situait obliquement entre le début de la rue des Telliers où se dressait le portail principal et la partie haute de la rue du Cadran St Pierre, en direction de l’actuel Cours Langlet, qui recevait son chevet. C’est d’ailleurs à son horloge au cadran de cuivre orné de chiffres dorés, encastrée dans la face sud du beffroi, que la rue doit son nom.

 Saint Pierre-le-Vieil était l’église la plus ancienne de notre cité. A son origine, elle semble avoir été bâtie par l’un des prédécesseurs de Saint Remi qui, déjà, la cite dans son testament.

L’appellation St Pierre-le-Vieil apparaît en 1322, précédée par celle de St Pierre-le-Viez. On sait par ailleurs qu’avant le XIIIème siècle, la Confrérie des Clercs de Saint Hubert qui, au VIIIème siècle, vivaient en communauté autour de l’église, désignait cette dernière sous le nom de St Pierreaux-Clercs. Au fil des siècles, des ajouts successifs donnèrent à la construction la forme de croix latine qui apparaît sur les plans anciens. Un cloître fut même accolé à l’édifice au XVIème siècle.

Déclarée Bien national, l’église St Pierre-le-Vieil fût dessaisie de son mobilier et orfèvrerie fin 1793, puis rasée après avoir été transformée quelque temps en écurie. Une partie du grand portail, rue des Telliers restera pourtant visible jusqu’à sa démolition totale en 1840, laissant la place à de nouvelles constructions. Ce sont les bombardements subis pendant la Grande Guerre qui mirent à jour, dans un quartier sinistré, les vestiges des murs sur lesquels les immeubles nouveaux étaient venus s’appuyer. Rien ne subsiste de St Pïerre-le-Vieil sauf le joli petit portail du cloître, qui émaille aujourd’hui un mur du jardin de l’Hôtel Le Vergeur.

Avec l’aimable collaboration d’ Alain Cottez, Président de la Société des Amis

         Extraits de l' hebdo du vendredi N°64 du 14/02/2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Jeanne d’Arc et les Rémois.

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Le monde entier connaît l’épopée de la petite Lorraine qui, adolescente, entendit des voix divines lui ordonner de bouter les Anglais hors de France. Ayant persuadé le Dauphin de se faire couronner roi, elle mène l’expédition qui libère Orléans, assiégée depuis 6 mois, puis avance vers Reims ville des Sacres. Beaugency, Auxerre, Troyes ouvrent leurs portes ; Châlons-sur-Marne se rallie. Reims, hésitante et objet de pressions, adresse une délégation au futur roi arrivé à Sept-Saulx afin d’obtenir la garantie du pardon pour sa population. L’armée royale se remet en route l’après-midi du 16 juillet 1429 en direction de la Porte Dieu-Lumière, traversant Sillery, Saint Léonard et Cormontreuil. Dans le même temps, « les collaborateurs » prennent la fuite par la Porte Mars. Parmi eux, Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, qui dirigera le procès en condamnation à mort de Jeanne à Rouen.

C’est à la nuit tombée que la troupe royale traverse le Barbâtre, en direction de la Cathédrale où le sacre (peut-être le plus important de l’histoire de la France) sera célébré dès le lendemain dimanche. Dans une France humiliée et meurtrie par la défaite de 1870 et la perte de l’Alsace-Lorraine, la Ville de Reims passe commande en 1896 de la statue équestre de Jeanne d’Arc réalisée par le sculpteur parisien Paul Dubois. Après un voyage d’une semaine sur un chariot tiré par des chevaux, l’inauguration, d’une ampleur nationale, a lieu sur le parvis de la Cathédrale le 15 juillet 1896. Le Président de la République Félix Faure, des membres du gouvernement, accompagnés d’une foule de personnalités invitées et transportées par chemin de fer, y assistent.

Enlevée de son socle par mesure de protection durant la Guerre 14-18, la statue est remise en place en juillet 1921, face au portail central. Déplacée ultérieurement vers l’arrière du Palais de Justice, elle devrait prochainement reprendre sa place initiale sur un parvis rénové.

Avec l’aimable collaboration d’ Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims

 Extraits de l' hebdo du vendredi N° 34 du 25/05/2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Maison des Musiciens

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Face à l’Hôtel de Ville, sur son aile gauche, l’étroite et incommode rue de Tambour rejoint la Place du Forum au niveau des Cryptoportiques galloromains. C’est une des rues les plus anciennes de notre Cité dont elle en fût longtemps la voie d’accès principale après avoir franchi la Porte Mars. Aujourd’hui négligée par les rémois, la rue de Tambour attire toujours les étrangers qui, le guide touristique à la main, viennent découvrir la prestigieuse façade de la Demeure gothique connue sous le nom d’Hôtel des Comtes de Champagne.

Jusqu’à la Grande Guerre existait une autre demeure, aujourd’hui évoquée sous l’appellation « Maison des Musiciens », dont le dernier vestige est ce souriant visage juvénile à la base d’une ancienne arcature. Longtemps considérée comme une simple curiosité, la Maison des Musiciens apparaissait, dès le milieu du XIXème siècle, comme « Le plus bel exemple de l’architecture civile du Moyen - Age » et, de locale, sa renommée devenait nationale avant de franchir nos frontières. Construite, selon Viollet-Leduc entre 1240 et 1250 à la demande d’un riche propriétaire vraisemblablement banquier, elle fût ultérieurement séparée en deux habitations.

Cinq niches en ogive avec consoles ornées de figurines séparaient les quatre fenêtres à meneaux, abritant chacune une statue assise de dimension supérieure à celle d’un homme. C’est une population en émoi qui, en avril 1905, apprend par voie de presse que la Maison des Musiciens va être vendue à un riche américain pour la somme de 100.000 francs, afin d’être réédifiée dans son pays. N’étant pas classée Monument Historique, le propriétaire est libre de l’aliéner. Le maire de Reims, Adrien Pozzi, sollicite sur l’heure le ministère des Beaux Arts, alors que l’Académie Nationale de Reims réunit en toute hâte les premiers fonds. Le danger est écarté et, le 26 avril, la Ville en devient propriétaire. Hélas, en 1918, les bombardements se chargeront de la destruction de l’endroit. Fort heureusement, le maire Jean-Baptiste Langlet avait fait déposer les statues peu de temps auparavant pour les mettre à l’abri au Musée du Trocadéro à Paris.

Pour notre grand plaisir, on peut aujourd’hui les contempler dans la galerie du Musée Saint Rémi.

Avec l’aimable collaboration de Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims

   Extraits de l' hebdo du vendredi N°56 du 30/11/2007

 

 Reims gothique

MAISON DES MUSICIENS

Située rue de Tambour à Reims, la Maison des Musiciens, bâtie, selon Violet-le-Duc, de 1240 à 1250, est un intéressant exemple d'architecture civile du XIII° siècle.

Les cinq figures décoraient l'unique étage de la maison.

Au début du XX° siècle, la maison avait failli être démolie et les statues vendues aux U.S.A. Heureusement, un mouvement d'opinion entraîna son acquisition par la Ville en avril 1905. En septembre 1917, le maire de Reims fit démonter les sculptures de la façade. Il s'agissait là d'une sage décision puisque la maison allait être détruite par les bombardements quelques mois plus tard. Les statues étaient déposées et mises à l'abri au musée du Trocadéro à Paris dès février 1918.

 
Maison des Musiciens, rue de Tambour à Reims. D'après un dessin d'Ad. Varin en 1838.

L'origine de cette maison n'est pas encore très sûre. Plusieurs hypothèses ont été émises. On l'a attribuée à une corporation de ménétriers.

Mais, cette demeure a vraisemblablement appartenu à un riche négociant désireux d'habiter près de la place des Marchés (actuellement place du Forum). Aimant la chasse et la musique, U aurait fait représenter ses deux passions sur la façade de sa demeure.

Toutes plus grandes que nature, presque monumentales, ces figures sont logées dans des ruches triloobées scandant la façade.

Chaque niche est surmontée d'une arcature en ogive reposant sur des culs de lampe ornés de visages humains, et est supportée par une console figurant un personnage.

LE JOUEUR DE REBEC

Premier joueur en partant de la droite, l'homme avait son instrument appuyé sur l'épaule et sur le genou de la jambe droite, celle-ci étant fortement croisée sur la gauche.

Aujourd'hui, seul l'archet est encore visible. Le joueur, couronné de fleurs, était peut-être considéré comme le roi des musiciens.

Rebec : sorte de viole à trois cordes et à archet.

LE JOUEUR DE HARPE

La harpe est placée entre les jambes du musiciens, elle s'appuie contre son épaule gauche, pendant que de la main droite, il pince les cordes. Une partie de l'instrument a disparu.

Le joueur, très calme, semble chercher une mélodie.

 LA STATUE CENTRALE

Qui est ce personnage ? Peut-être le maître de maison. Il s'agissait sans doute d'un veneur. Ses mains armées de gantelets ne portent plus aujourd'hui aucun attribut. Mais, les gravures nous l'ont présenté avec un faucon. Celui-ci a été brisé au moment du sacre de Charles X en 1825. En effet, à cette occasion, toutes les parties saillantes des maisons ont été supprimées pour permettre le passage des étendards du cortège royal.

 LE JOUEUR DE CHEVRETTE

Chevrette : nom donne au Moyen Age a la musette primitive, instrument rappelant lu cornemuse.

Cet instrument de musique est le mieux conservé de la série. Il est appuyé sur le genou gauche et passé sous le bras.

La jonction du tuyau avec la chevrette est ornée au sommet d'un mufle de lion et dans le bas d'une gueule de loup entrouverte.

A la retombée de l'arc encadrant le musicien, nous remarquons la présence d'un roi couronné et d'un évêque coiffé de la mitre basse.

 LE JOUEUR PE FIFRE ET DE TAMBOURIN

Le tambourin, très abîmé aujourd'hui, était placé sur le bras droit, retenu par une courroie passée sous l'avant-bras du musicien.

Dans la main gauche, le joueur tenait un fifre ou flûte dont il ne reste que la partie supérieure. Dans les doigts de la main droite, un petit bâton très court semblait faire corps avec la flute. Certains y ont vu la baguette avec laquelle la caisse du tambourin devait être frappée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Reims d'hier ou d'aujourd'hui

  Le quartier de l'université

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Commentaire d'Olivier Rigaud, Architecte du patrimoine, urbaniste à la ville de Reims.

« La vue est prise depuis la rue Cérès. Nous voyons à l'extrême droite le bâtiment du Comptoir de l'industrie installé derrière une façade du plan Legendre, dans le même style architectural que les immeubles de la rue Colbert entre la place Royale et la place du Forum. Le reste du quartier a été détruit dans te bombardement du 19 septembre 1914 qui a incendié la cathédrale et les 8 hectares du quartier des Laines où l'on trouvait une partie des industries textiles rémoises, activité principale avant la Première Guerre mondiale. Nous pouvons néanmoins voir quelques toitures d'immeubles qui semblent intactes ou chevet de la cathédrale. L'un de ces édifices échappera aux derniers bombardements de 1918 et ne sera démoli qu'après le décès de ces occupants au début des années 1940. Dès 1915. l'architecte Henri Piquart d'Epernay étudie la reconstruction du secteur. Son plan ainsi que celui établi par l'architecte-paysagiste Edouard Redont seront présentés à Paris en 1916 dans le cadre de l'exposition « La Cité Reconstituée ». Après guêtrela rue Cérès ne sera pas recons-truite selon le dessin du plan Legendre. Le Comptoir de l'Industrie (aujourd'hui Hôtelia) sera édifié dans un style architectural plus moderne par les architectes Thion~Rousseau. »À voir au Palais du Tau, 2, place du Cardinal Luçon.

Extraits de l' l'union 20/02/2006

 Des photos en couleurs du Reims de 1914-18

C'était les prémices de la photographie couleur : 144 autochromes datant du premier conflit mondial, relatives à la ville de Reims, sont exposées du 1er février au 30 avril 2006 au palais du Tau.

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Des vues parfois saisissantes de ville de Reims martyrisée par la Grande guerre, ou de ce porteur de pains.

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Les frères Lumière, décidément grands inventeurs devant l' Eternel, avaient mis au point ce procédé qu' ils avaient présenté à l' académie des sciences en 1904. Si l' autochrome, cette méthode industrielle de prise de vue en couleurs au moyen de plaques de verre avait ses contraintes dont de très longs temps d' exposition ceci doublé de la manutention malaisée d' un encombrant matériel, il faut lui reconnaître le mérite d' avoir restitué au mieux les images de la première guerre mondiale, une époque volontiers décrite comme inaugurant l' histoire moderne. En cela, l' exposition du Palais du Tau organisé par le Centre des monuments nationaux (Monum) et qui ouvre aujourd' hui promet son lot d' émotion parmi les Rémois et cela quel que soit leur âge.

De ce trésor sur plaques de verre réparties sur quatre fonds, dont trois relèvent des armées, et l' autre d' un fonds privé, la collection Kahn du nom d'un mécène richissime qui envoyait ses reporters aux quatre coins du monde comme le feraient aujourd' hui quelques magazines de premier plan, ont été retenus 144 autochromes en vue de leur installation au Palais du Tau.

Dignité

On a manifestement pris soin d' opérer une méticuleuse sélection des vues les plus parlantes concernant Reims sachant que la cité a concentré sur elle quelque 600 de ces véritables œuvres d' art avant la lettre.

Emotion toujours et encore avec ces vues de ruines et des dommages de guerre.

On y retrouve aussi des personnages, des artisans, les perspectives des vieilles rues pavées avec les  Figures qui les peuplaient alors.

Visages graves, visages dignes que ceux de ces acteurs de la vie rémoise qui avaient quoi qu' il en coûtât décidé de relever la tête face au malheur enduré.

Quatre regards s' offrent à nous dans cette exposition : ceux de Paul Casteinau et Fernand Cuville, tous deux opérateurs de la section photographique et cinématographique des armées. Entre février et avril 1917, ils ont réalisé plusieurs centaines d' autochromes de la cité des sacres, ville martyrisée dans laquelle leur implication derrière l' objectif va bien au-delà de leur engagement professionnel.

Grands formats

Celui ensuite de Jules Gervais-Courtellemont porte sur les lieux d' engagement militaires.

Et aussi le travail d' un photographe allemand, Hans Hildenbrand dans une vision idéalisée et presque édulcorée, du front.

La scénographie de l' expositiona été étudiée de façon à pleinement restituer l' œuvre de ces grands témoins : mise en lumière de 64 autochromes, projections spectaculaires en grand format des quatre-vingts autres, le tout prolongé par le film d' archivé « Dans les ruines de Reims » réalisé par la section photographique et cinématographique des armées. Notons qu' un livre catalogue « Couleur de guerre - autochromes 1914-1918. Reims et la Marne » est édité pour l' occasion.

René Canal                                   

Extrait de l'union du 1er/02/2006   

La salle du festin dévastée 

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L'image ci-contre sera familière à beaucoup. Elle représente la fameuse salle du festin complètement dévastée par les bombardements. On aperçoit au second plan la cathédrale.

Extrait de l'union du 06/02/2006 

 La place des Marchés en mars 1917

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Le magasin Félix Potin, place des marchés. Photo Paul Casteinau, 17 mars 1917.

Commentaire d' Olivier Rigaud

« En mars 1917, la place des Marchés, actuelle place du Forum, n' est pas encore atteinte par les bombardements, bien que les obus pleuvent sur la ville depuis trente mois.

Si la place Royale, pourtant toute proche, a brûlé le même jourque la cathédrale, le 19 septembre 1914, la place des marchés, qui va être un des lieux de la ville les plus photographiês par les deux photographes des Armées présents à Reims, est encore intacte. La boutique des produits Félix Potin devant laquelle posent les soldats en est la preuve. Les vitrines ne présentent encore aucune altération.

A l'époque, la Maison Félix Potin est un établissement qui vend des produits alimentaires de luxe, comme le sont aujourd' hui les maisons Hédiard ou Fauchon. Félix Potin se mettra au succursalisme, déjà pratiqué par plusieurs maisons rémoises depuis la fin du XIXe siècle, entre les deux guerres.

La vitrine semble bien garnie. Bien que sur le front, Reims est encore assez bien approvisionnée. Les restrictions alimentaires de la première guerre mondiale n' ont rien à voir avec celles de la deuxième. La France est encore essentiellement agricole et il n' y a qu' une douzaine de départements touchés par le conflit. »

Exposition « Les couleurs retrouvées, autochromes 1914-1918 »  Palais du Tau du 1er février au 30 avril 2006..