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 L'orgue de  St REMI  

 en Mars 2002
 

Le site de l'association

Renaissance des Grandes Orgues de la Basilique St Remi de REIMS

L'ORGUE RESSUSCITÉ DE L'AN 2000

 

Répertoire 

Le Réveil

A l'approche du 15ème Centenaire du baptême de Clovis par saint Remi, prévu pour 1996, l'intérêt se reprend pour la reconstruction de grandes orgues dignes du sanctuaire dépositaire des reliques du saint évêque.

On y attend, le 22 septembre 1996, la visite d'un pèlerin éminent, Jean-Paul II, second pontife à accomplir cette démarche après saint Léon IX, le consécrateur de l'autel de la nouvelle abbatiale romane de 1049.

Dès 1991,1e Maire de Reims, Jean Falala, accueille favorablement le projet formé par l'Association Renaissance des Grandes Orgues de la Basilique Saint-Remi de Reims encore en gestation. La Ville de Reims, propriétaire des lieux, voit en cela l'opportunité d'enrichir son patrimoine culturel et organistique d'un instrument prestigieux installé dans la plus ancienne église de Reims. Or en décembre de la même année, l'UNESCO inscrit le site de l'ancienne abbaye St-Remi au Patrimoine Mondial. Dopée par ce providentiel cadeau de Noël, l'Association tient son Assemblée Générale Constitutive le 19 décembre. Son existence est déclarée à la Sous-Préfecture de Reims le 15 janvier 1992, fête de la «saint Remi d'hiver» et publiée au Journal Officiel le 12 février suivant. Son objet est ainsi défini : «provoquer la reconstruction de grandes orgues en remplacement de l'instrument incendié en 1918-en assurer le parfait fonctionnement par un entretien régulier - promouvoir autour du nouvel instrument une large action culturelle pour la connaissance et le goût de l'orgue et de sa musique.»

De nombreux contacts avec les services de la Ville relayant ceux de la D.R.A.C et du Ministère de la Culture permettent d'affiner le projet et, le 12 avril 1992, le Conseil Municipal l'adopte à l'unanimité (délibération C.M. 92-142). La Ville de Reims en sera, de droit, le Maître d'Ouvrage. Dès lors s'instaure entre Pierre Despas, Directeur des Bâtiments de la Ville chargé du dossier, et l'Association une collaboration de six années. Six années qui seront nécessaires pour négocier les contraintes administratives liées au Code des Marchés Publics.

Les étapes d'une longue patience

1992 - L'Etude Acoustique

La délibération municipale du 12 avril adoptant le projet demandait une étude acoustique en vue de déterminer l'endroit idéal d'implantation de l'instrument. Cette étude à la fois subjective (par audition) et objective (par saisie aux instruments de mesure) est menée les l" et 2 septembre. Elle désigne deux emplacements équi- valents en qualité : soit à la perpendiculaire du portail nord de la croisée du transept, soit à la tribune de la dixième travée sud de la nef.

1993 - Le Maître d'œuvre

Le 19 février, la Basilique reçoit la visite liminaire du technicien-conseil de l'Etat, Bernard Hesdin. Celui-ci établit le rapport de faisabilité du projet. Le 2 mars, Mgr. Jean Baland, l'archevêque de Reims, écrit au Président de l'Association pour l'assurer de son actif soutien aux démarches entreprises. Le l l juin, Albert Vecten, le Président du Conseil Général de la Marne, apporte l'accord de principe de sa collectivité territoriale pour l'octroi d'une subvention exceptionnelle à l'Association.

Le 21 juin, le Conseil Municipal adopte le projet culturel lié à la reconstruction et autorise le Maire à lancer l'appel public à candidature de Maître d'œuvre (délibération C.M.93 - 215). Cette démarche occupe le second semestre pour aboutir le 16 décembre à la désignation de Jean-Pierre Decavèle, lequel reçoit alors sa lettre de mission.

1994 - Les Avant-Projets Simplifiés

Le 16 janvier, à la Basilique, un groupe d'architectes des Monuments Historiques conduit par Madame de Saint Pulgent, Présidente de la Commission Supérieure des Monuments Historiques au Ministère de la Culture, examine les propositions d'implantation retenues dans les conclusions de l'étude acoustique.

Le 7 février, une première commission repousse les A.P.S. esquissés par le bureau de Jean-Michel Musso, architecte en chef des Monuments Historiques en charge du site. Elle exclut définitivement l'option de la croisée du transept nord mais autorise une nouvelle étude dans la nef.

Le 11 avril, une seconde commission entérine le projet remanié d'installation en nid d'hirondelle à la tribune de la dixième travée sud de la nef.

Le 9 juin, les A.P.S. présentés par le Maître d'œuvre sont adoptés par la Commission Supérieure de la Musique qui retient un instrument de 35 jeux estimé, hors infrastructure et honoraires, à 4 861 437 F. TTC.

Le 9 décembre, l'Assemblée Générale Ordinaire de l'Association autorise le Président à engager dans le projet la somme de 300.000 F.

Le 9 décembre, la D.R.A.C. de Champagne Ardenne transmet la réponse positive de l'Etat pour une participation de 25 % dans le prix de l'instrument.

1995 - Le montage financier et l'appel à candidature des facteurs d'orgue

Le premier semestre aboutit à un plan de financement définitif.

Le 23 mai, le Conseil Général par délibération votée à l'unanimité accorde à l'Association une subvention de 750.000 F. dont l'arrêté attributif est signé le 7 juin.

Le 25 septembre, le Conseil Municipal autorise le Maire de Reims à lancer l'appel d'offre restreint et à signer la future commande (délibération C.M. 95 - 261). Le 19 décembre, l'appel à candidatures fixe au 15 janvier suivant la date limite de réception des dossiers établis par les facteurs d'orgues intéressés.

1996 - Convention Culturelle - Appel d'offres - Choix du facteur d'orgue

Le 22 janvier, le Conseil Municipal autorise le Maire de Reims à signer avec le curé de la Basilique une convention de partenariat visant à fixer les rôles respectifs de chacun quant à la maintenance et à l'utilisation des futures grandes orgues.

Le 2 février, la Convention Culturelle de Partenariat est signée par M. Jean Falala et M. l'abbé Jules Massin, curé de la Basilique.

Le 10 février, la Commission Municipale d'appel d'offres retient les propositions de dix facteurs d'orgues autorisés à concourir. Les projets devront être soumis avant le 18 avril à 17 h.

Le 11 mars, la Ville de Reims constitue la Commission Technique Consultative qui délibérera sur le contenu des propositions à venir. Sous sa présidence, elle comprend un représentant de : la Direction du Patrimoine et la Direction de la Musique au Ministère de la Culture -la D.R.AC.-la Direction de la Culture à la Ville de Reims - le C.N.R. de Reims et l'Association Renaissance des Orgues.

Le 30 mai, la Commission Technique Consultative examine les projets des facteurs d'orgue : Aubertin - Boisseau-Cattiaux - Cabourdin - Dupont - Haerpfer - Koenig - Quoirin. Elle retient les projets Quoirin et deux variantes Boisseau-Cattiaux dont le buffet fait l'unanimité.

Le 19 juillet, la Commission Municipale d'appel d'offres décide l'attribution du marché au projet B. Cattiaux, variante 2, comportant 39 jeux réels et un jeu d'emprunt au grand orgue.

Deux jeux présentés en option : la sous-basse de 16 et le clairon de 4 sont exclus du marché municipal.

Le 18 décembre, la Direction du Patrimoine émet l'arrêté d'autorisation de programme.

1997 - Arrêté attributif de l'Etat

Le 28 mars, le Conseil Municipal approuve le plan de financement (délibération C.M.97 - 93). Les élections législatives retardent le va-et-vient administratif entre le Ministère et la Ville de Reims.

Le 5 novembre, le Directeur de la Musique au Ministère de la Culture signe l'arrêté attributif du budget de l'Etat pour un montant de l .070.804 F. soit 25 % du montant du devis.

Le 8 novembre, il notifie l'autorisation de programme visée le 29 octobre 1997.

Le 15 décembre, le Conseil Municipal autorise le Maire de Reims à signer le marché actualisé (délibération C.M. 97 - 488) et l'ordre de service est rédigé.

1998 - Commande et début de construction

Le 5 février, le Maire de Reims signe la commande de l'instrument ainsi que l'ordre de service qui permet le déclenchement des travaux.

Le 11 mars, le Conseil d'Administration de l'Association propose à la Ville de prendre en charge les 2 jeux optionnels exclus du marché ainsi que l'installation d'un combinateur de jeux nécessaire à l'exécution du répertoire organistique moderne.

Le 27 juillet, la Ville accepte l'offre de l'Association.

Le 28 septembre, le Conseil Municipal autorise le Maire de Reims à signer l'avenant ¹ l de commande des options prises en charge par l'Association dont la participation se trouve portée à 397.664, 07 F. HT. (C.M. 98 - 353).

Le 9 décembre, la Ville de Reims crée un Comité de Pilotage chargé de préparer les manifestations de l'inauguration de l'orgue pour l'an 2000.

1999 - L'orgue s'agrandit, l'inauguration se prépare

Le II mars, M. Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des Monuments Historiques, nommé après le décès de M. Musso, réunit une Commission Technique à la Basilique et détermine les travaux préparatoires à l'installation de l'instrument ainsi que la teinte du futur buffet.

Le 1er avril se met en route le Comité de Pilotage chargé de la préparation de l'inauguration.

Le 28 juin, le Président de l'Association signe le contrat de commande d'une œuvre d'orgue à Jean-Louis Florentz.

Le 29 juin, le facteur d'orgue offre à la Ville de Reims la possibilité d'ajouter à l'instrument un jeu supplémentaire complétant la pédale : un principal de 8.

Le 9 septembre, les premiers éléments du buffet sont entreposés dans la tribune de la Basilique.

Le 15 septembre, l'Association accepte la prise en charge de cette nouvelle dépense pour le 43ème jeu. Sa participation financière globale est portée à la somme de 455.664, 07 F.

Le 27 septembre, le Conseil Municipal approuve l'avenant N° 2 pour la commande du 43ème jeu (C.M. 99 - 376).

Le 9 décembre, la date de l'inauguration - 14 septembre 2000 - est annoncée à la 8ème Assemblée Générale Ordinaire de l'Association.

Charles DELHAYE

Répertoire