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« Qui ne dénonce pas le terrorisme n'a rien compris à l'islam ! »
 Le casse-tête financier des mosquées dans la région
Des reliques de la basilique à la construction de la mosquée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Qui ne dénonce pas le terrorisme n'a rien compris à l'islam ! »

Omar Bendaoud est l'imam de la grande mosquée de Reims - celle du quartier Sainte-Anne, depuis une quinzaine d'apnées. Il répond à nos questions.


Omar Bendaoud : « L'islam est une religion de la paix, » A.P.

L'ESSENTIEL

•.- Omar Bendaoud. 43 ans, marié et père de famille, est originaire du Maroc mais a la nationalité française. Il est l'imam, responsable religieux de la grande mosquée de Reims depuis 1999. À ce titre, il est salarié à plein trmps

 •.- Il a essentiellement un rôle de ! direction et d'animation religieuses, mais assure également, un rôle de médiation dans les conflits familiaux, ainsi que de conseils, par exemple sur le port du voile pour les jeunes filles.

•.- Concernant le terrorisme pratiqué au nom de l'islam, il le condamne sans ambiguïté : « Si un musulman ne condamne pas le terrorisme, c'est qu'il n'a rien compris à l'islam.»

Depuis, une quinzaine d'années, l'imam de la grande mosquée de Reims, celle du quartier Sainte-Anne, est Omar Bendaoud. Originaire du Maroc, mais possédant aujourd'hui la nationalité française, ce quadragénaire marié et père de famille parle arabe et français. Il répond à nos questions.

.- Comment êtes-vous devenu imam de la grande mosquée ?

Je suis arrivé en France en 1997, au titre du regroupement familial. À cette époque je cherchais du travail. L'ancien imam est parti en 1998. Je l'ai remplacé bénévolement pour diriger les prières, et, puis en 1999, la mosquée m'a proposé de travailler officiellement avec elle en tant qu'imam .

•.- Mais vous aviez une formation adaptée? Au Maroc j'avais fait des études islamiques, de niveau équivalent à bac+4. »  Et pour être imam, cela suffit ?

Pour commencer, oui. Mais j'ai continué à me former par la suite : en 2005 j'ai passé un master d'islamologie à l'lnalco, l'institut national des langues et civilisations orientales, à Paris, rue de Lille : et en 2006 j'ai passé un master 2 en droit musulman comparé, avec l'université de Perpignan.

•.- Vous êtes donc aujourd'hui salarié à plein temps de la grande mosquée. En quoi consistent vos missions ?

L'imam dirige les cinq prières quotidiennes, il prononce le sermon du vendredi et des grandes fêtes ...

•.- Une parenthèse : en quelle langue prononcez-vous les sermons ?

En arabe d'abord et je traduis toujours ensuite en français.

•.- Revenons-en à vos missions.

L'imam dirige les prières du ramadan, il a également un rôle de médiation en cas de problèmes familiaux : les personnes concernées peuvent recourir à lui avant d'aller au tribunal

•.- Et vous donnez aussi des cours de religion, l'équivalent du catéchisme chez les chrétiens ?

Je donne des cours de religion etpuis je donne aussi des conseils d'ordre religieux, ou des explications. Par exemple sur le port du voile au collège et au lycée : depuis que c'est interdit en France, des jeunes filles ou leurs parents viennent me demander ce qu'elles doivent faire. Je leur dis que puisque la France l'interdit, et qu'elles vivent en France, elles sont dispensées de porter le voile dans leur établissement, je leur donne une autorisation morale.

•.- Sinon, toute femme musulmane doit porter le voile ?

C'est une évidence. Et vous-même, avez-vous un supérieur hiérarchique, une sorte de référent, qui peut répondre à vos questions ou vous donner des indications en matière religieuse ?

Il n'y a pas de clergé chez les musulmans contrairement aux chrétiens : un imam n'est pas considéré comme le membre d'un clergé. La seule instance au-dessus de nous en matière religieuse, c'est le conseil européen de la fatwa (fatwa veut dire avis, indication), qui a' son siège à Dublin, et une antenne à Paris. C'est ce conseil qui peut répondre en cas de besoin à des questions ou donner des indications. Par exemple à propos de la dernière prière de [a journée pendant l'été : l'heure des prières est variable, et la dernière peut pendant l'été tomber pas loin de minuit. Eh bien, le conseil européen a répondu en disant que l'on pouvait regrouper les deux dernières prières pendant l'été, pour ne pas obliger à se coucher trop tard.

•.- Dans le contexte de risques terroristes actuel, faites-vous l'objet de contrôles particuliers de la part de la police ?

Pas du tout. Il y a peut-être des policiers qui viennent voir discrètement ce qui se passe à la mosquée, mais moi je n'ai jamais affaire à eux, je n'en ai jamais rencontré.

•.- Sinon, en tant que musulman, vous êtes confronté à la question du terrorisme qui se revendique de l'islam. Qu'en dites-vous ? Est-ce que vous le condamnez ou pas ?

Bien sûr que je le condamne ! Si l'on ne condamne pas le terrorisme, c'est qu'on n'a rien compris à l'islam ! L'islam est une religion de paix, c'est la religion du juste milieu.

 •.- Et ça, vous le dites, aussi dans vos sermons ?

Bien entendu !

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union  du 18/08/2015

   

   

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Le casse-tête financier des mosquées dans la région

Tous les musulmans de la région aimeraient bien avoir une belle mosquée comme celle de Sainte-Anne à Reims. Plusieurs projets sont en route mais trouver l’argent n’est pas simple.


Le projet d'Orgeval à Reims prend forme. Une ouverture partielle- est envisagée dans un an

Si les églises désertées pouvaient se transformer en mosquées, ce serait pratique. Le clocher en minaret et le balcon en espace réservé aux femmes et le tour est joué. Faute de solution aussi simple et privés de financement public, les bénévoles des associations musulmanes galèrent pour récolter des fonds pour leurs projets de mosquées. Prospectus en main, ils font les marchés aux quatre coins de la région. Certains sont à Wilson à Reims le vendredi, d’autres sont à la Ronde-Couture à Charleville le dimanche, d’autres encore à Soissons.

A Charleville

 Déjà 14000 euros récoltés pour le projet de Charleville sur l'ancienne friche industrielle en face de la gare dans le-quartier de Mohon. Pour un projet à 4 millions... « Il y a encore du boulot ! », conçoit Lahcen Zouitane depuis le Maroc où il prend un peu de vacances. Les musulmans ardennais aimeraient bien. avoir une mosquée aussi belle que celle de Sainte-Anne à Reims qui fait rêver dans la région. (1Oui, mais en plus petit tout de même. JJ Sainte-Anne a eu la chance de recevoir deux gros chèques (4,5 millions et 1 million) du Koweït et du Qatar.

Lahcen ne sait pas encore s'il aura un petit quelque chose : « On a fait la demande. Il a fallu faire signer le courrier par le ministre des Affaires Étrangères français car cela ne se fait plus comme ça. Je n'ai pas de réponse pour l'instant. Il faut être consdent qu'on n'est pas les seuls. Les demandes de financement arrivent du monde entier ... » Faute de plan de financement arrêté, les travaux seront menés par phases: « Dès qu'on aura assez d'argent pour une série de travaux, on les fera. Ensuite on attendra d'avoir à nouveau suffisamment de fonds pour mettre en route une autre phase.

À Sedan

À Sedan, Driss Belaydi fait les comptes : « Il nous manque encore 15.000 euros pour pouvoir aménager notre salle. » Les Sedanais musulmans vont avoir un nouveau lieu de culte. « Notre association a récupéré l'ancien accueil de nuit, rue de l'Andenne-Porte-de-Balan. C'est un endroit bien tranquille où on ne gênera personne. » La communauté musulmane n'a pas vraiment grossi à Sedan mais il fallait absolument un nouveau lieu : « C'est une longue histoire. Notre anden imam a fermé notre salle du jour au lendemain. Il n'a pas accepté qu'on souhaite le remplacer par une personne plus jeune, plus francophone. Pourtant, on ne voulait le remplacer que le vendredi, mais il n'a rien voulu entendre. Du coup, il a bouclé la salle et nous sommes en procès. Pour l'instant, on est hébergé à la Zup mais ce n'est pas terrible., Une histoire un peu à la Don Camillo qui, finalement, aura du bon : « Oui, car, à la fin, on aura un beau local de près de 200 m2 au lieu de nos 55 m2 d'avant. On fera au rez-de-chaussée, un espace pour les femmes, l'école religieuse pour les enfants et la salle de prière principale au premier. »

À Reims

Le gros œuvre de la phase 1 est terminé dans le quartier Orgeval/Neuchâtel à Reims. La phase 2 ne se fera peut-être jamais mais, pour les musulmans du quartier, l'important est déjà d'avoir une salle de prière suffisamment grande pour accueillir les familles dans de bonnes conditions. En ce moment les pratiquants sont obligés de s'installer sur le trottoir pour prier.  Si tout va bien, on pourrait faire une ouverture partielle dans un an. Juste pour la salle de prière », espère Noureddine Mekhaldi, président de l'association.

La phase 2 avec les espaces culturelles, le minaret, les espaces verts, etc. attendra : « Il nous manque 1,5 million pour finir et seulement 500.000 euros pour l'ouverture partielle. Si un financement arrive, on fera tout mais l’argent qui vient de l’étranger se fait de plus en plus rare. Il faut un piston politique français pour espérer en obtenir. Sainte-Anne aurait eu le coup de pouce de Renaud Dutreil à l'époque. « On verra... L'important déjà est d'avoir un lieu digne. Rendez-vous à l'inauguration sous la coupole en verre. L'inauguration sera partielle mais les gâteaux, eux, seront cuits à point,» promet Noureddine.

Deux autres projets plus modestes sont dans les cartons dans la région : une nouvelle mosquée à Soissons... et la reconstruction de Ia salle de prière incendiée de Pargny-sur-Saulx. Selon la maire, les fidèles pourraient reconstruire sur place une fois réglées les questions d'assurances.

Bientôt une école primaire musulmans

Permanence samedi 29 août rue de la Maison-Blanche. à Reims.

Si les fonds sont réunis, la première école privée musulmane de la région ouvrira ses portes à la rentrée scolaire 2016. Elle sera à Reims. Les premiers élèves seront accueillis en CP, CE1 et CE2. Une grande section pourrait être ouverte l'année suivante. Le projet est porté par l'association Arese (Association rémoise pour l'excellence, le savoir et l'éthique) et par le réseau d'écoles Philippe-Grenier, du nom du premier député musulman en France. Le siège de l'association se situe 5 bis rue de la Maison-Blanche. Une permanence s'y tiendra samedi 29 août de 14à 16 heures. L'école va recruter un directeur, des professeurs des écoles et un professeur d'arabe, il faut postuler auprès d'Arese. L'association a lancé un appel aux dons. Elle doit récolter 50 % de l'apport prévu pour pouvoir fonctionner, soit 100..000 euros. Elle doit aussi trouver un local qui réponde aux normes de l'enseignement. Pour donner: Arese, boîte 204 85, 12 bis rue du Barbâtre à Reims

LES ADRESSES POUR DONNER

Pour Charleville, dons en ligne sur le sile de amacca.fr

Pour Sedan, les coordonnées bancaires de l'association sont sur le site amps.over-blog.com ou au 06 52 51 77 93 ou au 06 74 75 64 78.

Pour la mosquée d'Orgeval, dons en ligne sur le site aiccrr.fr ou bien au 03 26 09 16 24

*.- Le CHIFFRE 22 Millions d’€

Coût estimé de la future mosquée de Marseille qui sera la plus grande de France

*.- LA PHRASE

 « Les gens ont des petits moyens à Reims mais Ils donnent quand même. C’est important d’avoir un endroit sympathique pour venir prier et se retrouver »

Nourédine Mekhaldi, président de l’association de la mosquée d'Orgeval

Catherine FREY

Extrait de l'union  du 18/08/2015

   

   

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Des reliques de la basilique à la construction de la mosquée

Si Sainte-Anne choie son histoire; le quartier évolue, s’adapte et se projette aussi. En témoigne la tendresse des habitants pour la basilique Sainte-Clotilde et ses trésors, la construction de la grande mosquée et de nombreux projets en gestation.

La Grande mosquée

Nom : La Grande mosquée de Reims.

Âge : En construction depuis septembre 2008, elle verra le jour fin 2012.
Statut : C’est la toute première mosquée de Reims. C’est d’ailleurs pourquoi, selon la tradition cultuelle, elle porte le nom de «Grande mosquée».

Descriptif : L’édifice religieux, pourvu d’un minaret, est sur deux niveaux et mesure jusqu’à huit mètres de haut. S’il a vu le jour dans le quartier Sainte-Anne c’est parce qu’il n’existait pas de lieu suffisamment spacieux pour accueillir les pratiquants, qui jusque-là se réunissent dans un local exigu rue Clovis-Chézel. Construite en collaboration avec les architectes des bâtiments de France, la mosquée en devenir se fond dans le paysage urbain. D’une superficie de 3700 m2, elle pourra recevoir jusqu’à 1500 personnes. Elle a été divisée en plusieurs pièces : une salle de prière pour les hommes située au rez-de-chaussée, une autre pour les femmes à l’étage, mais aussi une salle de découverte et d’expositions, une bibliothèque, une salle polyvalente et sa cuisine et une cafétéria au premier niveau. Au second, siégera l’administration. Il y aura une crèche, mais aussi une salle mise à la disposition des associations du quartier, deux salles d’activités équipées en matériel informatique, audio et vidéo et une salle pour recevoir les invités tels les élus et personnalités.

Enfin à l’extérieur, sur le chemin menant au lieu de culte, deux salles d’ablutions et un jardin ont pris place.
Signe distinctif : Ses immenses baies vitrées dont les formes rappellent les arcades de la basilique Sainte-Clotilde. Son architecture est dénuée de toute fioriture. Elle se veut spacieuse et lumineuse. La décoration intérieure, quant à elle, n’est pas encore réalisée mais l’association tout comme le recteur et l’imam recherchent quelque chose de simple mais «d’extra-ordinaire»

Projet : Dans le prolongement de la construction de cette mosquée, financée à hauteur de 3,3 M€ par les fidèles et de 3 M€ par le Koweït, un centre culturel verra le jour juste en face. «Il y aura très probablement là une salle de sport, des expositions, une crèche et des salles d’apprentissages ouvertes à tous pour apprendre la langue arabe. Il s’agit d’ouvrir une fenêtre sur la culture arabo-musulmane», tient à souligner Alami Anouar, le président de l’Association de la mosquée et du centre islamique de Reims (AMCIR).
Association de la mosquée et du centre islamique de Reims : Tél. 03.26.82.64.84. E-mail : amcir@orange.fr                           

Extrait de l'union  du 03/02/2012

   

   

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