L’ église Saint André  

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Quelques photos de visites en 2009

Jehan BARROUX 

D. LIEGEOIS

La Presse

         

En-fete-apres-sept-ans-de-travaux
2018 – Dans les coulisses du chantier de l’église Saint-André

2012 - Plus haute que les tours de la cathédrale 
Une fête pour le clocher de Saint-André

2011 - Un corset de 83 m de haut pour sauver Saint-André

2007 - Reims, autrefois... L’ancienne église Saint André

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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l' EGLISE SAINT-ANDRE

Cette paroisse catholique se situe dans un quartier d'environ 10 000 habitants, correspondant à un quadrilatère formé par les boulevards Lundy, de la Paix, Saint-Marceaux, Carteret, Jamin et par la rue du Champ de Mars.

Sur le parvis de l'actuelle église, s'élevait un oratoire dédié à Saint André et Sainte Catherine dont il est fait mention dès 1251 : érigé par Jehan dit Bourgeois, il fut plusieurs fois démoli, témoin des vicissitudes historiques de ce quartier appelé longtemps faubourg Cérès et situé en dehors des remparts de la ville. La dernière attaque fut la Révolution qui déclara l'édifice bien national ; l'église servit d'abord de grange et, en 1794, fut mise en vente pour être démolie. Des paroissiens la rachetèrent.

  * Les dimensions trop modestes de l'église Saint-André de 1555 conduisent à sa destruction en I865 et à l'édification, sous le Second Empire, del'édifice actuel.

  Au XIXe siècle, la population du quartier augmentant et atteignant jusque 8 000 habitants, il fallut construire une nouvelle église grâce aux fonds de la ville et des paroissiens, de style néogothique. On rasait alors définitivement l'ancienne église qui se composait de trois nefs et trois travées dont le plafond ne dépassait guère 5 métres. Bâtie par Narcisse Brunette, architecte rémois célèbre et actif, la nouvelle église fut achevée en 1865 et consacrée le 5 juin. Le clocher actuel culmine à près de 80 mètres (avec son coq refait en 1990).

Après les destructions de la Première Guerre mondiale, l'actuel édifice subit une restauration complète (voûte, clocher, pierre, vitraux).

Lors du centenaire en 1965, le chœur de l'église fut restauré conformément à la nouvelle liturgie de la messe. Le Chanoine Warnier conduisit les travaux ; le parvis de l'église porte son nom.

L'intérieur

•  L'église n'étant pas orientée, le grand portail se trouve au sud. 1000 places assises accueillent les fidèles.

• A droite, en entrant, vous trouvez la chapelle de la Parole de Dieu dans laquelle la clarté évoque la lumière de la Résurrection. Au centre, l'antique pierre octogonale sculptée (ancien baptistère) qui traduit le huitième jour, celui où Jésus ressuscite d'entre les morts.

•  A gauche, la chapelle consacrée à Sainte Thérèse de Lisieux, docteur de l'Eglise. La statue est l'oeuvre d'un artiste rémois, Gabriel Paulin-Paris.

• Dans les bas-côtés, le chemin de croix, oeuvre du même artiste, évoque en 14 tableaux la passion du Christ.

•  La lumière des nombreux vitraux (largement restaurés par les ateliers Simon) frappe de ses rayons multicolores les chapiteaux et les piliers.

• Au milieu de la nef, le Calvaire dit "de la Mission" restauré en 1929 et en 1998 mérite une halte.

•  Dans le bras ouest du transept, le tableau de la Nativité, don de Napoléon 111, fait écho aux verrières traitant le même thème à l'est.

Ce tableau a fait l'objet d'une restauration complète en 2008. Il représente l'Adoration des Mages, réalisé parHenri Lehmann en 1858Le vitrail de Saint Sébastien, à l'ouest, près des confessionnaux, existait dans l'ancienne église depuis le XVIe siècle grâce à un don de la Confrérie des Archers. Il raconte le martyre de Sébastien, capitaine de la garde prétorienne de Dioclétien, transpercé pour avoir désiré la paix au nom du Christ.

Un vitrail contemporain de Brigitte Simon se trouve à proximité. Il représente l'Arbre de Jessé avec les ancêtresdu Christ, dans son humanité.

•  Dans l'abside à gauche, la chapelle dédiée à Saint André conserve une sculpture de l'apôtre (la croix en X indique son martyre) ainsi que deux statues de Saint Sébastien et du Christ outragé (Ecce Homo).

•  Dans l'abside à droite, la chapelle dédiée à Saint Joseph (restaurée en 2005) contient une mosaïque représentant le pape Léon XIII.

•  Devant cette chapelle se trouve la chapelle du Coeur de Jésus restaurée en 2004 avec des bas-reliefs de Paulin-Paris représentant l'apparition du Christ à Thomas et la multiplication des pains.

•  Dans le Choeur, est suspendue la nouvelle Croix de Gloire (1998) lobée à l'image des vitraux de l'abside qui représentent les apôtres. Dans l'axe principal, au fond, le Tabernacle, éclairé, est le lieu du Saint Sacrement. Au centre, dans le sanctuaire rénové, sont mis en valeur l'ambon (pupitre pour la Parole de Dieu), l'Autel (pourl'Eucharistie) et le trône de présidence (pour le prêtre). Devant : le nouveau baptistère (2001, œuvre de Richard Petit, Christian Witté, Marie-Claude Piette) s'inspire des antiques baptistères paléochrétiens pour l'immersion (le baptême est une mort à la vie ancienne pour ressusciter à la vie éternelle).

• De part et d'autre du baptistère se trouvent les espaces du pardon restaurés en 2005, grâce au réaménagement des confessionnaux du XIXème siècle. Des phrases bibliques sur le pardon ornent les murs, tandis que la voûte, rouge, évoque le sang du Christ qui lave des péchés.

Une communauté vivante et nombreuse se rassemble ici pour la louange de Dieu (messes le samedi à 16h30 et le dimanche à 10h30). L'église vous accueille tous les après-midi pour un havre de paix et, pourquoi pas, de prière.

Une équipe de chrétiens y assure l'accueil ainsi qu'à la Maison Pastorale (2 rue Raaymond Guyot au 03.26.47.67.15).

   

   

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Photos de D. LIEGEOIS


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Jehan BARROUX 


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Dans les coulisses du chantier de l’église Saint-André

Un chantier hors norme est   en train de se terminer. Démarrée en 2011, la restauration de l’église Saint-André touche à sa fin. Près de 6 M € auront été nécessaires.


La couverture en ardoise a été refaite. Aujourd’hui, c’est à la charpente que les ouvriers s’attaquent.
Christian Lantenois


Pas moins de 6 millions d’euros ont été investis pour la restauration de l’église, propriété de la ville.


C’est en 2011 que les travaux ont démarré. Ils ont été programmés en quatre phases

 

Elle a maintenant fière allure. L’église Saint-André en pierre de Courville comme la cathédrale et la basilique Saint-Remi, retrouve de sa superbe. C’est en 2006 que sont lancées les premières études pour la restauration de l’église Saint-André. Le chantier à engager est alors colossal. « Cette église assez récente, puisqu’elle a été livrée par Narcisse Brunette en 1865, a été fragilisée par deux incendies et a souffert des bombardements lors du premier conflit mondial » , rappelle Catherine Coutant, conseillère municipale déléguée au patrimoine immatériel. En 2011, le chantier commence enfin, «par la restauration du clocher et ensuite, quatre autres phases programmées ont ainsi permis de revoir l’intégralité de l’édifice, sur sa partie extérieure » , énumère Thierry Didier, ingénieur chef de projet à la Ville.

LES ÉLÉMENTS DE LA CHARPENTE ÉTAIENT POURRIS

La couverture en ardoise est en partie refaite ainsi que des éléments de la charpente qui était pourrie. La pierre fortement desquamée par endroits est reprise, les enduits refaits dans les règles de l’art,

Tous les vitraux sont démontés au fur et à mesure et envoyés aux ateliers Brouard à Ronchin, près de Lille afin d’être nettoyés, réparés. Il en reste encore une dizaine à passer dans les mains expertes des maîtres verriers. Les structures métalliques sont consolidées ou changées avant que les vitraux ne soient repositionnés. L’une des petites chapelles qui comprend cinq vitraux en verre blanc va faire l’objet d’une création de vitraux (les cinq vitraux seront posés en juin).

Au total, ce sont tout de même près de 6 millions d’euros qui ont été investis. « Cette église appartient à la ville. On doit la préservation du site », poursuit Catherine Coutant. « Une rénovation d’importance entamée sous la précédente équipe municipale et dans la droite ligne de ce que nous nous efforçons de faire : protéger et rénover la richesse de notre patrimoine. Nous avons lancé de gros chantiers avec le soutien de mécènes, notamment l’église Saint-Maurice, la Porte Mars. Mais aussi bientôt les abords de la basilique Saint-Remi. »

À l’église Saint-André, la dépose de l’échafaudage devrait se faire début de l’été. Ensuite, il restera à repasser la place.

Aurélie BEAUSSART

 Extrait de l' union du 23/03/2018

   

   

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Restauration de l'église Saint-André

Plus haute que les tours de la cathédrale 

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     Commencée l'été dernier, la restauration de la façade et du clocher de l'église Saint-André doit s'achever en juin prochain. Conséquence, l'incroyable échafaudage qui habille de métal actuellement l'édifice va être d'ici peu progressivement démonté. L'occasion pour l'Hebdo du Vendredi de visiter ce beau chantier et de profiter du plus haut point de vue de Reims. 

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     D'ici au mois de juin, l'impressionnant échaffaudage aura disparu Entamée l'été dernier, la première phase des travaux de restauration de l'église Saint-André engagée par la Ville de Reims, et dont le coût approche le million d'euro, devrait s'achever normalement au mois de juin de cette année. Édifiée de 1859 à 1865, sous la conduite de l'architecte Narcisse Brunette, l'église a été rénovée une première fois en 1927, suite aux affres subies pendant la première Guerre Mondiale, mais également en 1965 pour ce qui est de sa partie intérieure. La grande particularité de cet édifice est sa hauteur. En effet, la pointe de son clocher s'élève à 82,62 mètres quand les tours de la cathédrale ne culminent... qu'à 81 mètres. Et s'il est vrai que la tour à l'Ange de Notre-Dame est haute de 87 mètres en revanche, on ne peut y monter au contraire du clocher de Saint-André grâce à l'imposant échafaudage qui l'entoure, offrant de là-haut une vue totalement inédite sur Reims et son agglomération.

Ainsi, si beaucoup de travail reste encore à réaliser sur la façade de l'église, notamment la rosace, la couverture du clocher est, elle, d'ores et déjà terminée, si bien qu'une partie de l'échafaudage va être démontée dans les prochains jours. Cette impressionnante armure de métal, lourde de 150 tonnes et haute de 82 mètres, va donc perdre un bon tiers de sa hauteur. « L'échafaudage va être démonté progressivement en fonction de l'avancée de la restauration », explique Aurélie Granier, architecte en chef du projet, précisant qu'un mois et demi seront nécessaires pour le démonter complètement. Fin juin, la façade retrouvera donc la lumière mais la restauration de l'église Saint-André ne sera pas pour autant terminée. Le reste de l'édifice devrait être également prochainement traité. Quand ? Aucun calendrier n'a encore été déterminé avec précision. Et pour cause, cinq millions d’euros sont nécessaires afin de poursuivre ce travail d'orfèvre.

Julien Debant

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La rosace est actuellement en cours de restauration.

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Cette première phase concerne l'ensemble de la façade.

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Vue du nord-est de Reims. Au centre se dessine l'avenue Jean-Jaurès.

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Au-dessus du porche central, la statuaire a retrouvé tout son éclat. 

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Du haut de l'église Saint-André, la cathédrale de Reims se dévoile autrement.

      Extrait de l'hebdo du vendredi N°255 du 14/04/2012

   

   

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Une fête pour le clocher de Saint-André

Une cérémonie festive aura lieu dimanche sur le parvis de l'église, pour saluer l'achèvement des travaux du clocher


Rendez-vous demain,

Après 15 mois de travaux, le clocher rénové de Saint-André va faire l'objet d'une petite fête : elle aura lieu demain, dimanche 16 septembre, après la messe de 10 h 30, en présence de la maire Adeline Hazan.

Le rendez-vous est fixé sur le parvis, à 11 h 45, pour un lâcher de ballons, et un flash-mob (mini-chorégraphie de groupe…), avant l'apéritif offert à tous et le repas partagé (chacun étant invité à venir avec un plat). Ces travaux de 15 mois ne sont qu'une des nombreuses péripéties ayant émaillé la vie de l'édifice de l'avenue Jean-Jaurès.

Un édifice qui vaut le détour

A l'occasion de cette rénovation, le curé de la paroisse, le père Vincent Breynaert, s'est en effet plongé dans l'histoire du bâtiment, et rappelle que celle-ci ne date pas d'hier : « Sur le parvis de l'actuelle église, s'élevait un oratoire dédié à saint André et sainte Catherine dont il est fait mention dès 1251. Erigé par Jehan dit Bourgeois, il fut plusieurs fois démoli, témoin des vicissitudes historiques de ce quartier appelé longtemps faubourg Cérès et situé en dehors des remparts de la ville »

L'église devint même une grange à l'époque révolutionnaire (lire par ailleurs). Et pour ceux qui veulent profiter des journées du patrimoine pour visiter, le curé signale qu'à l'intérieur de son église, les vitraux, le tableau de l'Adoration des mages, la croix de la Mission, et le nouveau baptistère pour l'immersion, méritent le détour.

A.P.

 Eglise devenue grange

« Lors de la Révolution, rappelle le curé de Saint-André, l'édifice fut déclaré bien national : l'église servit d'abord de grange et, en 1794, fut mise en vente pour être démolie. Des paroissiens la rachetèrent. Au XIXe siècle, la population du quartier augmentant et atteignant jusqu'à 8 000 habitants (10 000 actuellement), il fallut reconstruire une nouvelle église. On rasa alors définitivement l'ancienne église de trois nefs, dont le plafond ne dépassait guère 5 mètres. Bâtie par Narcisse Brunette architecte rémois célèbre et actif, la nouvelle église de style néogothique fut achevée en 1865 et consacrée le 5 juin. L'église souffrit beaucoup de la Première Guerre mondiale et en garde les stigmates. Lors du centenaire en 1965, le chœur de l'église fut restauré, conformément à la nouvelle liturgie de la messe. Le chanoine Warnier conduisit les travaux ; le parvis de l'église porte son nom.»

 En quelques chiffres

Les voûtes de l'église Saint-André s'élèvent à 22 mètres.

Le clocher présente la particularité d'être plus haut que celui de la cathédrale : 84 mètres (celui de la cathédrale mesure 82,5 mètres à l'ange).

Les travaux de réparation du clocher ont duré 15 mois, de mars 2011 à juillet 2012. L'échafaudage pesait 150 tonnes, avec 410 marches. Le coq, d'une envergure de 180 cm, a été complètement redoré. Avec un nouveau roulement à billes, il est très sensible aux mouvements du vent. Symbole de la résurrection du Christ et de la miséricorde de Dieu, il a été béni, tout en haut du clocher, le mercredi 18 avril.

 Extrait de l' union du 15/09/2012

   

   

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Un corset de 83 m de haut pour sauver Saint-André


Les joints ciments à l'origine des désordres sur la pierre.


et travaux de la Ville.

  Telle une tour du World Trade Center, l'échafaudage qui protège le clocher de l'église Saint-André pointe à plus de 83 m de haut. Jusqu'en mai 2012 il va servir aux spécialistes à sauver l'édifice.

 Impressionnant et élégant comme un gratte-ciel de New York ou d'Abou-Dabi, l'échafaudage qui pointe à 83 m de hauteur en enserrant le clocher de l'église Saint-André ne passe pas inaperçu en ville. Il va y rester jusqu'en juin 2012 au moins. Le temps pour les hommes de l'art de sauver l'édifice édifié en 1865 et reconstruit partiellement en 1927 après avoir subi les affres de la Première Guerre mondiale.

« Compte tenu du danger que pouvaient représenter les chutes de plus en plus fréquentes de pierres devant la façade principale de l'édifice et les nombreuses infiltrations d'eau sous les ardoises après chaque pluie, sur l'insistance de M. Gastebois architecte des Monuments de France, la Ville a décidé d'engager une première phase de travaux sur l'église Saint-André. Pour un montant de 950 000 €. » Adjoint au tourisme, Jacques Cohen qui vient d'hériter du dossier ne cache pas son embarras. « Le dossier a pris du retard depuis 2002, les coûts ont donc augmenté et le devis estimatif pour refaire l'église avoisine aujourd'hui les 4 M€. Il est bien évident qu'il nous faudra du temps pour terminer les travaux car nous avons déjà pris sur notre enveloppe 2012 pour engager cette première tranche. » L'église n'étant pas classée, les contraintes de rénovation sont moins pesantes sans doute. Revers de la médaille, ce sera plus dur pour obtenir des subventions.


Jérémy Delahaye suit le dossier pour la direction des études 

410 marches

Dans les pas de Jérémy Lahaye, de la direction des études et travaux de la Ville qui assure la maîtrise d'ouvrage (1), nous grimpons une petite moitié des 410 marches que compte l'échafaudage. « Il a fallu trois mois pour monter l'échafaudage de 150 tonnes dans les règles de l'art. Il est posé au sol mais il est aussi ancré dans les façades, s'appuie sur la toiture et la couverture. Du très beau travail. »  

« Nous en avons fait un presque aussi haut pour l'église Notre-Dame d'Épernay », explique M. Fabris de la société Antoine, « mais là, la spécificité c'est qu'il y a 40 m pour aller de la façade aux chenaux et autant de hauteur de clocher, soit 84 mètres. Plus haut que celui de la cathédrale. »

La vue est impressionnante. Le chevet de la cathédrale qui paraît penché a une allure peu commune.
Des compagnons de l'entreprise Noël soignent les pierres. «
Après la guerre 14, ils ont remis des joints en ciment. Comme celui-ci n'est pas étanche, l'eau s'infiltre et reste derrière la pierre en occasionnant des dégâts. On enlève ce joint ciment par un microgommage à base de poussière de marbre et on refait les joints à la chaux. Il faut aussi reprendre au burin la surface des pierres qui se délite avant de ragréer. »

« Il est prévu de changer 20 m3 de pierre », explique Jérémy Lahaye. « Ça ne sera pas de la pierre de Courville car la carrière est fermée, mais de Savonnière, un peu plus dur et qui lui ressemble. » Trois panneaux de bois remplacent autant de vitraux au-dessus de la rosace. L'atelier Simon-Marcq les remplacera par une composition personnelle sur le thème de la Trinité (lire par ailleurs). Coup d'œil sur les cloches de l'église surmontées d'une impressionnante bâche plastique pour récupérer l'eau. « Côté charpente », poursuit M. Lahaye, « elle est en assez bon état avec seulement quelques éléments à reprendre détériorés par la pluie. » Pour la couverture, c'est M. Gourdon, de Lavannes qui s'en charge. « Nous avons 700 m2 d'ardoises « manoir » d'Angers de couleur bleutée à remettre soit 28 000 ardoises. Le coq qui fait 1,80 m d'envergure du bec à la queue sera reposé et peut-être doré. »


Le coq fait 1,8m d'envergure

Alain MOYAT

Photographies Christian LANTENOIS

 
Un compagnon procède à du microgommage pour enlever.


03 - Une partie du futur vitrail de l'atelier Simon-Marcq

 

 


014 - L'église Saint-André avant la guerre de 14-18

(1) C'est Mme Gecele-Pasquier, architecte du patrimoine qui assure la maîtrise d'œuvre

 Extrait de l' union du 26/08/2011

   

   

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 Reims, autrefois... L’ancienne église Saint André

 
L'église Saint-André avait un tout petit clocher avant d'être reconstruite en 1865
Archives de la Ville de Reims  

Les très nombreux passants ainsi que les résidents de l’avenue Jean Jaurès connaissent bien la silhouette élancée au clocher flanqué de ses quatre clochetons, de l’église Saint André. Elevée dès 1865, elle ne possède pas de quartiers de noblesse. Mais le spectacle de ses paulownias en fleurs dans un berceau de verdure ou le parking qui la précède sont à divers titres, des atouts appréciés. Pourtant, ce bel édifice n’est pas l’objet de notre propos.

Une autre église l’a précédé, sur le même emplacement, dans la Grande Rue du Faubourg de Cérès. En effet jusqu’en 1780, date à laquelle elle fût abattue, une des portes de la ville dans la direction de l’orient était la porte de Cérès qui marquait la limite de Rheims. Au-delà était le faubourg, peuplé de paysans et d’artisans groupés autour du commerce de la laine. Une chapelle semble avoir existé, mentionnée dans un écrit en 1359. Elle sera détruite par l’ennemi qui fait fuir le bon peuple, lequel cherche protection à l’intérieur des murs de Rheims. Sortie de Rheims après la guerre contre les Anglais, cette population reconstruit son église, achevée en 1555 et érigée en paroisse en 1560 par le Cardinal Charles de Lorraine . Précédemment, ces paroissiens fréquentaient la paroisse de Saint Symphorien dont les Chanoines étaient collateurs de la cure de Saint André.

À la Révolution, l’église Saint André est l’une des sept églises restées en usage dans la ville.

Menacée de vente, comme bien national en 1794, elle échappe à la démolition et bénéficie de travaux d’agrandissement et d’embellissement dès 1796 alors que le culte catholique est de nouveau admis. Enfin, en 1817 sont installées dans le petit clocher les nouvelles sonneries dont les cloches ont été fondues à Saulx Saint Rémi.

De dimensions trop modestes malgré rajouts et agencements et dans une ville en pleine expansion, l’ancienne église de Saint André est abattue en 1865 pour faire place à celle que nous connaissons aujourd’hui.

*Ils accordaient un bénéfice ecclésiastique à la paroisse de Saint André.

Avec l’aimable collaboration d’Alain Cottez,  Président de la Société des Amis du Vieux Reims      

 Extrait de l'hebdo du vendredi N°50 du 19 au 25 octobre 2007

   

   

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