L’église Saint JACQUES

 

  

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Treize nouveaux vitraux pour l’église Saint-Jacques
De nouveaux vitraux pour Saint Jacques !
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    L'église Saint-Jacques   

 en Février 2008

Le lieu où fut édiflée vers 1190 l'église Saint-Jacques était, à cette époque, marécageux. Méandres et bras de la Vesle venaient affleurer à cet endroit les fortifications de la ville, celles-ci sensiblement situées le long de la rue de Talleyrand.

L'archevêque de Reims Guillaume-aux-Blanches-Mains, qui décéda en 1202, avait, peu de temps avant de mourir, cédé en location les vastes terrains dits de la Couture (place Drouet d'Erlon principalement), qui appartenaient au Chapitre, à diverses corporations bruyantes.

On y entreprit un assèchement par des fossés, pour reculer l'offensive périodique des eaux de la Vesle. L'axe de la rue Buirette comporta un de ces fossés jusqu'au milieu du XIXème siècle.

Peu à peu, ce quartier se peupla et on y édifia une église, qui devint celle de la paroisse Saint-Jacques. L'église faillit disparaître, comme tant d'autres, en 1793. Elle fut écurie, caserne, prison. Ses statues, ses ornements furent détruits ; elle ne redevint paroisse qu'en 1802. Le monument est roman, mais il est visible qu'il a subi, au cours des siècles, des transformations, vers 1340 notamment, mais surtout au milieu du XVIème siècle, dans sa partie typiquement de style Renaissance (chapelles droite et gauche du chœur).

Le clocher, tel qu'on le voyait en 1914 et qui fut détruit par la guerre, avait été refait et terminé dans le style Louis XIV en 1713. Il ne valait pas, du point de vue artistique, le précédent. Ce dernier avait été renversé par un ouragan, le 6 décembre 1712 ; sa flèche passait pour une des plus belles de Champagne.

L'édifice est de petites dimensions, 50 m environ de longueur. Sa façade, à trois pignons, dans une rue étroite et sans recul, est austère et privée d'éléments décoratifs. Les trois statues sont d'époque récente (au centre, celle de saint Jacques). L'intérieur de l'édifice est large, clair, davantage qu'autrefois, les vitraux de couleur détruits ayant été remplacés pardes verres blancs, sauf ceux du chevet, très récents, de composition moderne.

Un triforium régulier court sur le tour intérieur et l'abside, la nef est voûtée d'ogives, à sept travées, sur piliers alternés, rectangulaires ou jumelés. Le sol était en contrebas de la rue, il a été surélevé, ce qui a eu pour effet de « manger » la base des piliers, nuisant ainsi à l'équilibre visuel. Le transept est la partie de l'édifice qui a le plus souffert des bombardements (ceux du 10 octobre 1915 et de mai-juin 1918). Le croisillon sud était des XII ème et XIIIème siècle. Le croisillon nord avait été repris entièrement en 1854. On le prolongea en 1880 d'un bâtiment à usage de sacristie, qui ne perd rien à être masqué à la vue.

Le chœur actuel, marqué de gothique flamboyant, a été édifié au début du XVIème siècle, chevet polygonal à trois pans, hautes fenêtres et en dessous trois plus petites qui font pénétrer directement la lumière au derrière de l'autel.

Les chapelles latérales, édifiées de 1548 à 1650, sont de pur style Renaissance. Elles furent peintes, on en voit encore des traces ; elles ont nécessité de délicats travaux de remise en état après 1918. A l'entrée du choeur, barrant la nef, une « poutre de gloire », supportait un crucifix de 2,85 m de haut, œuvre du sculpteur rémois Pierre Jacques, qui vivait sous Henri IV. Ce Christ provenait de l'église disparue Saint-Pierre-le-Vieil et il  a  été  reporté,  récemment à  l'intérieur de la sacristie de Saint-Jacques.

Il reste à réédifier le clocher, sans lequel une église n'est qu'un vaisseau sans mât.

Le porche latéral, qui donnait accès au passage conduisant, par la rue de Vesle, à l'édifice, est du début du XVI ème siècle. Il est très rongé ; les statues qui en ornaient les piédroits ont depuis longtemps disparu. Celle qu'on voit à présent au fronton est récente.

A l'église Saint-Jacques furent inhumés autrefois les lieutenants des habitants (les maires de Reims). Citons Henry Bachelier, décédé en 1680 ; Jean Pussot, décédé en. 1620, tous deux parents de Colbert du côté maternel ; L-J. Levesque de Pouilly, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, décédé en 1750, l'ami de Voltaire, qu'il reçut plusieurs fois à Reims.

Une très belle tapisserie du XVIIème siècle, mesurant 1,90 m sur 3,85 m, dite « Vocation de Saint-Jacques », qui avait été offerte par l'archevêque en 1618, a été détériorée dans l'église par les bombardements. Elle a été restaurée et se trouve momentanément conservée au trésor de la cathédrale, en attendant qu'elle soit de nouveau à la vue du public dans une des salles du palais archiépiscopal.

En 1814, le général Corbineau chassa les Russes qui avaient pénétré dans Reims et fit des prisonniers, que l'on enferma dans l'église Saint-Jacques.

 Certains écrits anciens la désignent « Saint-Jacques-le-Joutier ». Sotte ou joulte était, en vieux français, la poirèe ou betto (bêta vulgaris), cultivée dans le sol hlimifëre propice de la Couture.

La rue Saint-Jacques s'appela rue des Tranchées et rue de la Lormerie (ancienne profession des cuirs et courroies).

Extrait de "La vie d'une cité, REIMS, au cours des siècles" de G.Crouvezier -Ed 1970

    

    

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 Treize nouveaux vitraux pour l’église Saint-Jacques

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 « Ce projet consistait à créer treize vitraux pour les baies des bas-côtés nord et sud de la nef. Il s’agit de verres antiques soufflés, coupés à la roulette ou au diamant et assemblés dans un réseau de plomb pour former des panneaux », explique avec passion Benoît Marq, maître verrier de l’atelier Simon-Marq. L’artiste souligne le choix des couleurs utilisées : « Le bleu pourrait représenter le ciel ou encore la lumière, tandis que le gris symboliserait plutôt la pierre, l’architecture ». Il aura fallu 3 à 4 mois de travail à Benoît Marq, son épouse Stéphanie et leurs 3 compagnons pour réaliser ces oeuvres d’art. Un projet d’une importance cruciale dans l’histoire de l’atelier : « Nous allions déposer le bilan, cette commande a sauvé notre entreprise », tenait à rappeler Stéphanie Marq, très émue, lors de l’inauguration. Adeline Hazan, Maire de Reims, était présente pour l’occasion et a tenu à saluer le travail accompli : « Déjà en 1965, l’atelier Simon-Marq réalisait des vitraux pour Saint-Jacques à partir des cartons des deux grands artistes qu’étaient Joseph Sima, peintre tchécoslovaque et Maria Helena Vieira da Silva, artiste portugaise. Aujourd’hui, l’inauguration de ces 13 vitraux s’inscrit dans la continuité de ces grandes réalisations passées. Nous ne pouvons qu’admirer la beauté tout à la fois fragile et puissante de ces oeuvres d’art qui mettent en valeur ce havre de paix et de spiritualité ».

125.558 euros d’investissement

L’opération, menée dans le cadre du contrat de plan Etat-Région 2007-2013, a été financée par différents partenaires : l’Etat (36 000 €), le Conseil régional de Champagne-Ardenne (39 970 €), le Conseil général de la Marne (10616 €), la Ville de Reims (10 616 €) et les mécènes (31 356 €). « Je tiens à souligner l’importance du don privé de Philippe Varin (20000 €), président de PSA, originaire de Reims, et sans lequel ce projet n’aurait pu aboutir », insiste Alain de Carayon, Président des “Amis de Saint-Jacques de Reims”, as soc iat ion créée en octobre 2009, notamment pour recevoir les subventions et les dons nécessaires au financement de la réalisation de ces nouveaux vitraux. Et de conclure : « Notre association pense à l’avenir et a déjà en tête un nouveau projet pour la conservation et l’embellissement de Saint-Jacques : le nettoyage du choeur et des chapelles adjacentes ». Affaire à suivre…  

S. C.

 Inaugurés le 12 janvier dernier, les vitraux ont été réalisés par le célèbre atelier rémois de maîtres-verriers Simon-Mjpgarq. Cette mise à l’honneur de l’église Saint-Jacques intervient quelques mois avant la célébration du 800e anniversaire d’un autre édifice emblématique de notre ville, la cathédrale Notre-Dame de Reims.

 Extrait de V.R.I N° 275 de Février 2010

    

    

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 De nouveaux vitraux pour Saint Jacques !

 
De nouveaux vitraux pour les treize baies des bas-côtés de la nef de l'église.

 Jean-Paul Bachy, Président du Conseil régional, Michel Guillot, Préfet de Région, Adeline Hazan, Maire de Reims et Alain de Carayon, Président de l'association « les amis de Saint-Jacques de Reims » ont inauguré mercredi 12 janvier les vitraux de l'église Saint-Jacques de Reims, propriété de la Ville de Reims, classée au titre des monuments historiques en juillet 1912. Ces vitraux sont situés sur les treize baies des bas-côtés de la nef de l'église qui étaient pourvues auparavant de verre cathédrale translucide.

Cette création, à partir des maquettes proposées par Benoît Marcq, a été réalisée en verres soufflés à la bouche, gravés pour certains à l'acide fluorhydrique et peints à la grisaille.

Cette opération dont le maître d'ouvrage est l'association « Les amis de Saint-Jacques de Reims », s'inscrit dans la continuité après la création des vitraux de Villenauxe-la-Grande (Aube), Le Chesne et Cliron (Ardennes) et Dommartin-sous-Hans (Marne). Elle est financée par le Conseil Régional (30 %), l'Etat (30%), la Ville (10%) et les mécènes privés (30 %).

 Extrait de l'hebdo du Vendredi N° 164 de 01/2010

    

    

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  RENOVATION l

 
Acteurs de la rénovation.

Le projet audacieux de création et de pose de nouveaux vitraux dans les bas-côtés a été mené à son terme entre janvier et avril 2010. Une belle réussite.

  Côté nord, la dépose des vitres en place commença dès les premiers jours de janvier 2010. Patience des compagnons dont le travail fut interrompu en semaine par chaque célébration d'obsèques et lors des offices de la semaine sainte. Et pourtant, les délais annoncés ont été respectés. La pose du dernier vitrail a été terminée ce 15 avril 2010.

Joie et admiration quasi unanimes devant le résultat et le travail accompli. Benoît Marq parle de son œuvre : "Suivant la conception architecturale de construction en double-travées et tenant compte de la lumière extérieure atténuée par les immeubles proches, le travail aporté sur la recherche d'un cheminement de lumière, en bleus et tons clairs. Dans l'esprit d'un cloître, le rythme régulier de l'architecture amène à déambuler dans un lieu empreint de calme et propre à la prière : comme un havre, avant de poursuivre sa route vers Compostelle. " Vraiment, le dépouillement des traits, le choix des couleurs, sont en parfaite harmonie avec l'architecture de l'église dans laquelle ces treize vitraux s'insèrent merveilleusement. "

Les bleus champenois et lorrains diffusent une lumière reposante, incitant à la prière et à la réflexion éclairant ce " cheminement de lumière " souhaité par Benoît Marq qui a réalisé ce qu'il nous avait annoncé.

Nous renouvelons nos félicitations et nos remerciements à Benoît et Stéphanie Marq ainsi qu'à leurs trois compagnons Alain, Bruno et Eric qui peuvent être fiers de l'ouvrage qu'ils ont réalisé, La mise en œuvre a été lancée grâce à un mécène, aux dons des paroissiens (le vitrail le plus proche du transept est financé par les fidèles de cette église), aux subventions de l'Etat et des collectivités locales.

Alain de Carayon

 HISTORIQUE

L'église Saint-Jacques, dont le début de la construction date de 1190, en plein centre de Reims, perdit tous ses vitraux pendant la Première Guerre mondiale.

Tout à refaire ! Après cette guerre, les fenêtres du choeur furent dessinées par Joseph Sima, peintre tchèque en France dès 1921, naturalisé Français en 1926. Puis les vitraux des deux transepts furent dessinés par Maria Helena Vieira Da Silva, peintre portugaise en France des 1928, naturalisée Française en 1956. Ces dessins furent exécutés en vitraux par l'atelier rémois Jacques-Simon-Marcq, posés en 1997. Restaient à faire les fenêtres hautes de la nef et celles des bas-côtés. C'est chose faite pour les vitraux des bas-côtés.

 Extrait du Journal des paroisses de 07/08/09/2010

    

    

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