L' Eglise St Maurice  
 

 

  

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Le sauvetage du Christ aux liens aura bien lieu
Saint-Maurice retrouve son vitrail principal

Des étudiants se lancent dans le sauvetage d’un Christ

Le 2ème volet de la restauration

La seconde jeunesse de l’église Saint-Maurice

N’oubliez pas les vitraux de Saint-Maurice ! 

L'église Saint-Maurice enfin restaurée
Grâce à vous, l’église Saint-Maurice va retrouver son éclat
L’Eglise St Maurice bientôt restaurée
Une œuvre en péril de l'église Saint-Maurice de Reims au Plus Grand Musée de France

Restauration programmée de l'église Saint-Maurice
Saint-Maurice, l'église oubliée 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Le sauvetage du Christ aux liens aura bien lieu  


En mars, des étudiants de SciencesPo avaient lancé une souscription pour restaurer la statue. Elle va être sauvée.

Depuis trois ans, un partenariat existe entre les campus de Sciences-Po et la fondation de La sauvegarde de l'art français. Dans le care de sa campagne intitulée e « Le plus grand musée de France », il s'agit de repérer des œuvres parmi celles en danger et de chercher du mécénat afin de permettre leur restauration. Ainsi, depuis 2013, plus de 30000 € ont été récoltés et 43 œuvres restaurés. A Reims, les étudiants de SciencesPo, en 2017, s'étaient mobilisés pour remettre en état un tableau de Jean-Joseph Enders, représentant la cathédrale en feu. En mars, d'autres étudiants de Sciences-Po ont pris le relais et ont choisi de se mobiliser autour du Christ aux liens de l'église Saint-Maurice. Une statue auréolée de mystère. On ne sait pas qui l'a façonné et qui la peinte.  « On sait simplement qu'il est en pierre de calcaire, qu'il a été fabriqué au XVIe siècle et qu'il est protégé au titre des monuments historiques depuis 1966 », nous expliquait Elisa Joncourt-Peroy, l’une des étudiantes mobilisées pour sa restauration.

8730 €

C'est la somme en dons qui a été recueillie. Cet argent doit permettre la restauration de ce Christ de pitié. Le fruit de la mobilisation de six étudiants dé SciencesPo Reims

ROIS CHRIST DE PITIE EN CHAMPAGNE

Pourquoi ce choix ? « Il s'agit d'une représentation de Jésus attendant son supplice. Souvent les Christ de pitié représentent le Christ assis et les statues sont petites. Or, celle de l'église Saint-Maurice émerveille par sa taille humaine. On s'identifie, on eJ1 esr proche. L'expression de son visage ne laisse pas indifférent. Jésus est dépouillé de sa tunique, s'apprête à subir le supplice de la crucifixion et son visage n'en est que plus marqué par la souffrance et la résignation », commentait alors Inès Piat.

Il ne reste aujourd'hui eue trois Christ de pitié dans toute la Champagne-Ardenne. La statue est en très mauvais état Elle est écaillée par endroits. les différentes couches, indiquées par les différentes couches, indiquées par les traces de polychromie sur son corps, témoignent de grossières retouches. L'intervention envisagée propose un nettoyage, un refixage des couches, une consolidation et une fabrication d'un nouveau socle afin de restituer à l'œuvre sa magnificence d'origine. Le dos est très travaillé, il sera possible de l'admirer en faisant le tour après restauration. En quelques mois seulement, la mobilisation des six étudiants a donc permis de réunir la somme nécessaire soit 8730 € de dons. Lundi soir, le conseil municipal de Reims a acté sa restauration.

 Aurélie BEAUSSART 

Extrait de l'union du 17/11/2018

    

    

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Saint-Maurice retrouve son vitrail principal


La baie occidentale a été refaite à l’identique et est en train d’être montée. Vue de l’intérieur. Ch. Lantenois

Sur le parvis Saint-Maurice, les curieux s’arrêtent, regardent. Depuis deux jours, on s’active pour remplacer le verre blanc du vitrail principal de l’église. Le bâtiment est en cours de restauration, depuis 2017. Grâce à la générosité des Rémois, l’église a retrouvé de sa superbe. La façade occidentale a été entièrement restauré. Le chantier se poursuit sur le côté de Le chantier va se poursuivre sur le côté de l’édifice donnant sur la rue Saint-Maurice.

Le maître verrier de l’atelier Brouard de Ronchin (près de Lille) travaille depuis plus d’un an à la restauration des vitraux de l’église, et a aussi réalisé la reconstitution historique de la baie occidentale dont ne subsistaient que 9 panneaux sur les 23 initiaux. La scène originelle a ainsi pu être reproduite grâce au dessin du projet du vitrail retrouvé à la Bibliothèque Nationale de France par un étudiant de SciencesPo.

Fondée en 385 par saint Martin, la plus ancienne église de Reims a connu de nombreuses transformations. Incendiée en 1942, sa rénovation actuelle a été permise grâce notamment au mécénat. 46 900 € ont ainsi été récoltés sur un budget actuel de 330.000 €.

A.B.

Extrait de l'union du 13/03/2018

    

    

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Des étudiants se lancent dans le sauvetage d’un Christ

Une souscription est lancée pour restaurer une statue auréolée de mystère, classée monument historique et entreposée à l’église Saint-Maurice.


Inès Piat et Elisa Jancourt-Perroy tentent de mobiliser des fonds pour permettre la rénovation de l’un des trois derniers Christ de pitié de la région. Bernard Sivade 

Le mystère reste entier. On ne sait pas qui a façonné et peint cette statue, ni même d’où elle vient précisément. « De ce Christ aux liens, on sait simplement qu’il est en pierre de calcaire, qu’il a été fabriqué au XVI e siècle et qu’il est protégé au titre des monuments historiques depuis 1966 » , commente Élisa Jaucourt-Perroy, étudiante en première année à Sciences Po et originaire de Rochefort-sur-Mer.

C’est, au XX e siècle « que les prêtres font son acquisition et l’installent à l’église Saint-Maurice. Ils étaient à la recherche d’œuvres religieuses » , explique Inès Piat, cette Luxembourgeoise étudiante en deuxième année sur le campus rémois. « Pour rappel, l’église Saint-Maurice a été pillée à la Révolution et les objets qui s’y trouvaient ont ainsi été dispersés dans la nature. »

UN BON DIEU À TAILLE HUMAINE

Depuis trois ans, un partenariat existe entre les campus de SciencesPo et la fondation de La sauvegarde de l’art français. « L’an passé, nos prédécesseurs du campus rémois se sont mobilisés pour restaurer déjà une œuvre de l’église Saint-Maurice, un tableau de Jean-Joseph Enders. Ils y sont parvenus. On espère pouvoir en faire autant » , poursuit Élisa Jaucourt-Perroy. Ils sont six étudiants à travailler sur ce projet.

Pourquoi choisir cette statue? « Il s’agit d’une représentation de Jésus attendant son supplice. Souvent les Christ de pitié représentent le Christ assis et les statues sont petites. Or, celle de l’église Saint-Maurice émerveille par sa taille humaine. On s’identifie, on en est proche. L’expression de son visage ne laisse pas indifférent. Jésus est dépouillé de sa tunique, s’apprête à subir le supplice de la crucifixion et son visage n’en est que plus marqué par la souffrance et la résignation »,commente Inès Piat. Il ne reste aujourd’hui que trois Christ de pitié dans toute la Champagne-Ardenne.

IL FAUT TROUVER 5.423€

La statue est en très mauvais état. « Elle est écaillée par endroits, les différentes couches, indiquées par les traces de polychromie sur son corps, témoignent de grossières retouches » , énumère Inès Piat. L’intervention envisagée propose un nettoyage, un refixage des couches, une consolidation et une fabrication de socle afin de restituer à l’œuvre sa magnificence d’origine.

« Le dos est très travaillé, il sera possible de l’admirer en faisant le tour après restauration. On souhaite donc pouvoir le déplacer et le changer de lieu dans l’église. Mais aussi revoir son socle, aujourd’hui très simple et peu esthétique » , continue Élisa Jaucourt-Perroy. Afin que la statue soit restaurée, il faut que les étudiants de Sciences Po arrivent à mobiliser particuliers et entreprises à hauteur de 5 423€, précisément.

Aurélie BEAUSSART

 Extrait de l'union du 13/03/2018

    

    

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Le 2ème volet de la restauration

Devant l’engouement suscité par l’appel au mécénat, la Ville n’a pas attendu pour lancer la suite du chantier.


Le chantier qui débute ce lundi devrait se terminer pour les journées du patrimoine en septembre prochain. A.B.

L’ESSENTIEL

*.- C’EST LA PLUS VIELLE ÉGLISE de Reims. Son édification remonterait à 385.

*.- 220.000 € consacrés à la 1 re phase de restauration (la Ville avait lancé une souscription via la Fondation du patrimoine).

*.- 685.000 € seront nécessaires pour restaurer la façade donnant sur la rue Saint-Maurice.

*.-  45.000 € pour la restauration du vitrail principal.

Après la façade principale, dont le chantier s’est terminé fin juillet, c’est au tour de la façade donnant sur la rue Saint-Maurice d’être restaurée. « Les mêmes entreprises vont intervenir » , explique Aurélie Granier, architecte et chef de projet au Service maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre à la Direction des études et travaux de bâtiment pour la Ville. L’entreprise Léon-Noël va d’abord s’occuper de dépoussiérer la pierre de Courville, enlever la crasse accumulée au fil des années. Après le nettoyage par micro-gommage avec une pression de deux barres, la pierre abîmée par endroits sera consolidée (ragréage), des morceaux de pierre seront aussi remplacés. À charge ensuite pour l’entreprise Gourdon de protéger l’édifice de nouvelles infiltrations par un habillage en plomb. La restauration comprend aussi la réfection partielle de la toiture : « On va refaire seulement le versant de la haute nef. »

Quant aux vitraux, un gros travail doit être réalisé. « Tous ont un verre de doublage. Il va être enlevé et sera remplacé par un grillage de protection sur la partie basse. Cela va avoir deux effets positifs : les vitraux seront de nouveau visibles parfaitement et la luminosité à l’intérieur sera améliorée , explique encore Aurélie Granier. Chaque vitrail va être nettoyé. Ils sont très sales. Des panneaux ont été enlevés. Ils vont être restaurés et replacés. »

LES RÉMOIS VIENNENT AU SECOURS DE LEUR PATRIMOINE

« Le lancement de la restauration de l’église Saint-Maurice a été permis par la générosité des Rémois » , précise Catherine Coutant, adjointe au maire. La deuxième phase de la restauration a donc finalement démarré plus tôt, au vu de l’engouement suscité par la souscription publique via la Fondation du patrimoine puis l’appel au mécénat. Fin du chantier côté rue Saint-Maurice : septembre 2018.

Juste avant, durant l’été, ce sera le repositionnement du vitrail principal, dont un appel au mécénat est en cours. Cette verrière de la façade principale date du XIX e siècle. Fortement endommagée durant la Seconde guerre mondiale, elle ne possède aujourd’hui plus que trois panneaux. Le dessin représente saint Maurice et ses compagnons de la légion thébaine revenant du champ de bataille. « Grâce à un dessin retrouvé à la Bibliothèque nationale de France, il nous est désormais possible de reconstituer la scène originelle du vitrail, » rappelle Catherine Coutant :47 000 € ont été recueillis (27 491 € dans le cadre du mécénat d’entreprise et les Rémois se sont mobilisés à hauteur de 19 408 €). » Les riverains verront ensuite d’autres ouvriers prendre le relais, cette fois pour la requalification de la place Museux (lire ci-dessous).

Les fouilles archéologiques avant une nouvelle place Museux

Toute la semaine dernière, le service d’archéologie du Grand Reims est intervenu au pied de l’église Saint-Maurice pour rechercher la présence des vestiges d’un cimetière, remontant à l’époque moderne qui couvre les trois siècles dits classiques (XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles). Les archéologues ont réalisé à l’aide d’une petite pelleteuse, plusieurs ouvertures de tranchées, sur la place Museux donc ainsi que sur le parvis. Ouvertures remblayées au fur et à mesure. Prescrit par l’État, le diagnostic archéologique devait permettre d’estimer l’état de conservation des vestiges dans ce secteur. Il a permis d’identifier l’un des espaces funéraires lié à l’église Saint-Maurice et connu par les sources anciennes. Les inhumations identifiées à ce jour concernent des individus adultes et de nombreux « immatures » (notamment des enfants de moins de 5 ans).

Aurélie BEAUSSART

 Extrait de l'union du 20/11/2017

    

    

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La seconde jeunesse de l’église Saint-Maurice

Le gros des travaux de restauration de la façade principale de la plus vieille église de Reims se termine. L’édifice religieux a retrouvé de sa superbe. Mais il reste encore fort à faire.


Plus de 50 ans après la dernière grande restauration, voici l’église Saint-Maurice au cœur d’une nouvelle réhabilitation. Visite de chantier avec Denis Chrupek, Violaine Beasse et Christian Lecaille. 
Christian Lantenois

Les voitures ralentissent, les passants s’arrêtent. Depuis la semaine dernière, la dépose de l’échafaudage laisse entrevoir une façade immaculée. « L’église Saint-Maurice a retrouvé ses formes. » L’expression employée par Denis Chrupek, chef du service maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre à la Ville, peut paraître étonnante. « On a redessiné les détails. Par endroits, la pierre était très desquamée, les sculptures lessivées par la pluie n’avaient plus de relief », poursuit Christian Lecaille, directeur de l’entreprise Léon-Noël. Le gros du chantier qui a commencé au début de l’année se termine déjà, avec quelques mois d’avance sur le programme initial. « On a nettoyé la pierre par micro-gommage » , détaille Christian Lecaille, « avec une faible pression de 2 barres, car la pierre de Courville est une pierre très fragile. Il a fallu pas mal dépoussiérer les sculptures et enlever la crasse accumulée au fil des années.» Quelques morceaux de pierre ont été changés (8 % de la superficie), d’autres zones fragilisées ont fait l’objet de ragréage : « On répare la pierre abîmée avec une pâte composée de pierre et de chaux. »

Après avoir consolidé la façade occidentale, l’entreprise Gourdon a posé un habillage en plomb afin de protéger l’édifice de nouvelles infiltrations. « Sur le fronton triangulaire, sur le contour de la façade, au niveau des lucarnes » , énumère encore Denis Chrupek. La première phase de restauration n’est pas encore tout à fait terminée. « Il reste les soubassements à traiter et la réfection de la porte principale et des deux petites situées de chaque côté », précise Denis Chrupek mais plus besoin d’échafaudage.

La première tranche des travaux (220 000 € sur les 850 000 € nécessaires pour la remise en état complète de l’église) comprend aussi la réfection des vitraux de la façade principale : ceux de la demi-rose et des deux oculi sont terminés. « Le lancement de la restauration a été permis grâce à la générosité des Rémois , rappelle Catherine Coutant, adjointe au maire. Ce qui prouve une fois de plus l’intérêt des habitants pour leur patrimoine. » Mais l’heure est plus que jamais à la collecte de fonds : « On a retrouvé le dessin du vitrail principal. Du coup, on ne s’oriente plus vers une restauration contemporaine mais vers une réalisation à l’identique » , précise Violaine Beasse, chargée de mission mécénat pour la Ville (lire par ailleurs). Le chantier va se poursuivre sur le côté de l’édifice donnant sur la rue Saint-Maurice.

AU CŒUR DE L’ÉGLISE, DES OBJETS REMARQUABLES

L’église recèle des merveilles : dans le collatéral nord, on retrouve une statue en pierre polychrome d’un Christ aux liens dont la provenance est inconnue, qui a fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques en 1966. Six des douze apôtres sont aussi représentés sur des médaillons sculptés d’une rare finesse. Le tableau « Le Christ dans la tourmente» de Jean Enders, endommagé lors de l’incendie de 1942, fait l’objet d’une restauration grâce à un mécénat. Enfin, l’orgue, conçu par Aristide Cavaillé-Col en 1889, restauré en deux temps (1966 et 1973), est classé au titre des monuments historiques depuis 1981.

Le vitrail principal sera refait à l’identique


La reconstruction de la verrière devrait prendre un an.

Luc-Benoît Brouard est le maître verrier qui s’évertue à redonner son âme à l’église Saint-Maurice. Son atelier est basé à Ronchin, dans le Nord. On lui doit, entre autres, la rénovation de la rosace du musée La Piscine, à Roubaix. Une de ses créations est même exposée au musée d’art moderne de San Francisco. « La particularité de l’église Saint-Maurice, c’est que plusieurs vitraux sont en verre blanc à la suite de la restauration. Seuls, ceux de la façade principale comprenaient des scènes » , explique-t-il. En effet, en 1942, un incendie ravage l’édifice, le clocher s’écroule. L’église est restée 20 ans à ciel ouvert, avant que la restauration ne soit enfin lancée en 1962. Un fronton triangulaire remplace depuis le clocher.

Au fil des décennies, des pans entiers de la verrière menaçant de s’effondrer ont été retirés et remplacer par du simple verre cathédrale. «Des pans de vitraux ont été retrouvés par la Ville dans une tourelle de l’église. On pensait alors qu’il s’agissait des panneaux du vitrail principal mais il s’agit en fait des éléments de la grande verrière du cœur ou encore des vitraux de la nef sud » , détaille Luc-Benoît Brouard. 90 % de la verrière principale étant détruite, et aucune trace de ce qu’était la scène représentée n’existant dans les archives, la restauration s’oriente vers une création contemporaine en y englobant les trois panneaux toujours en place. Mais rebondissement, quelques mois plus tard, Cyrille Amand, étudiant à Sciences Po, qui a fait partie de l’équipe ayant travaillé pour la restauration du tableau de Jean Enders, fait une découverte importante : « En faisant des recherches sur les vitraux, à la bibliothèque Carnegie, j’ai découvert le nom du maître-verrier, ainsi qu’une brève description du vitrail. Avec ces informations, j’ai pu retrouver le projet de dessin du vitrail sur le site de la BNF (bibliothèque nationale). Je ne savais pas alors toute l’importance qu’aurait cette découverte mais c’est une heureuse surprise ! » La municipalité change alors sa commande et demande ainsi une recréation : « C’est une décision forte, rare parce que le coût est forcément plus élevé et que les collectivités sont aujourd’hui plus regardantes. Cette décision va donner une cohérence de lecture de la façade, faisant écho à la demi-rose et aux oculi restaurés », ajoute Luc-Benoît Brouard.

 Extrait de l'union du 08/08/2017

    

    

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N’oubliez pas les vitraux de Saint-Maurice !

Les Amis de l’église Saint-Maurice espèrent que les vitraux ne seront pas oubliés dans le chantier de la restauration qui débute aujourd’hui.


Xavier de Marsac : « Les morceaux de vitraux manquants démontés il y a une cinquantaine d’années sont stockés dans une pièce. » Photographe: Remi Wafflart

L'ESSENTIEL

•.- La Ville de Reims a décidé en 2015 d'engager des travaux de restauration de l'église Saint-Maurice, la plus ancienne de la ville, qui n'en avait pas connus depuis une cinquantaine d'années.

•.- Les échafaudages doivent être installés aujourd'hui sur la façade occidentale.

•.- Pendant les travaux annoncés pour durer entre neuf mois et un an, l'église restera accessible, et les offices maintenus aux heures habituelles.

•.- En même temps que ces travaux débute une opération de mécénat originale chez le boulanger du parvis

 

Les paroissiens de Saint-Maurice ont eu droit ruer à cette information en fin de messe : « Des échafaudages doivent être installés demain (ce lundi 16 janvier) sur notre église, pour des travaux qui dureront environ un an : mais l'église restera accessible.» Et l'on peut même ajouter que les offices seront maintenus aux horaires habituels. Ces échafaudages annoncés, ce sont ceux du chantier de restauration de l'édifice, décidé en 2015 par le propriétaire du bâtiment, à savoir la Ville de Reims. Plus précisément, il s'agit de rafraîchir la façade occidentale, celle qui donne sur la place Museux.

Ces travaux réjouissent bien sûr les membres de l'association des Amis de l'église. « Lors des journées du Patrimoine, confie le président Christophe Rondeau, nous entendions souvent des gens nous dire : d'après son aspect, on ne pensait pas que l'église était encore utilisée ! » Ce genre de remarque devrait donc disparaître d'ici quelques mois.

La seule légère inquiétude de ces Amis concerne des vitraux. « Actuellement, explique Xavier de Marsac, membre du bureau, une trentaine de vitraux sont stockés dans une pièce. » Faute d'argent, ils n'avaient pas pu être restaurés' lors de la réhabilitation du bâtiment entreprise il y a une cinquantaine d'années pour effacer les ravages de l'incendie de 1942. « Et nous ne savons pas, poursuit M. de Marsac, s'ils pourront être restaurés et remontés; j'ai vu mercredi l'architecte de la Ville qui m'a expliqué qu'un inventaire allait en être bientôt fait, et elle m'a promis que s'ils n'étaient pas restaurables, il en serait fait des copies, qui seraient posées aux emplacements vides; qu'il n’y aurait donc pas de création de vitraux nouveaux … ), ce qui semble être la crainte des Amis. « Effectivement, nous souhaitons plutôt un retour aux sources qu'un changement avec du moderne », confirme le président Rondeau.

Antoine PARDESSUS

 Extrait de l'union du 15/01/2017

    

    

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L’Eglise St Maurice bientôt restaurée


Votée en conseil municipal en novembre dernier, la restauration de l’édifice religieux rentre dans le vif du sujet, avec un début de chantier programmé pour le printemps.

Avec ses fondations remontant au IVe siècle, Saint-Maurice représente à elle seule tout un pan de l’histoire de la cité des Sacres. Mais depuis quelques années, la plus ancienne église rémoise connaît un quotidien fragile. Bien qu’ayant résisté aux pillages suivant la Révolution française, aux bombardements allemands de la Première Guerre mondiale et à l’incendie dévastateur ayant sévi pendant la seconde (au cours duquel le clocher, déjà reconstruit en 1867, finira par s’écrouler), l’édifice est aujourd’hui bien mal en point. Murs noircis suite au sinistre, vitraux cassés, statues abîmées, corniches manquantes… la liste des travaux à prévoir s’est considérablement allongée au cours du temps (d’autant que l’église est restée près de deux décennies à ciel ouvert, en attendant sa dernière restauration il y a une cinquantaine d’années).

UNE RESTAURATION PROGRESSIVE

C’est dans le cadre de son action en faveur du patrimoine que la ville de Reims a décidé cette restauration qui s’étalera sur deux ans et concernera l’ensemble des façades de SaintMaurice, pour un montant total de 850 000 euros. Une souscription publique à destination des particuliers et des entreprises sera lancée en parallèle par la mission mécénat de la Ville en partenariat avec la Fondation du patrimoine. Dans un premier temps, les travaux seront concentrés sur la façade située du côté de la place Museux et débuteront au printemps. La facture s’élèvera à environ 279.000 euros pour une maîtrise d’œuvre et une maîtrise d’ouvrage gérées en interne par la direction des études et travaux de bâtiment de la collectivité. « Il est prévu d’intervenir sur cinq lots distincts avec, au plus fort du chantier, une dizaine d’ouvriers qui travailleront simultanément sur le site. La rénovation suppose ainsi des travaux d’échafaudage, de maçonnerie pierre de taille, de charpente et de menuiserie extérieure. Sans oublier la couverture et les vitraux  », détaille Aurélie Granier, architecte-chef de projet à la direction des Etudes et travaux de bâtiment de la ville de Reims.

INTERVENIR AVEC MINUTIE

« Ces interventions font suite à une étude sanitaire et surtout à un diagnostic que nous avons réalisé il y a quelques mois, via un relevé de photogrammétrie de la façade à l’aide d’un laser 3D. Cela nous a permis de nous rendre compte de l’état précis de l’église. Nous savons donc précisément où intervenir et de quelle manière  », poursuit Aurélie Granier. Pendant les huit mois de travaux programmés sur la façade occidentale (place Museux), les statues devraient être restaurées et les corniches consolidées, voire reconstituées, selon les besoins et la pierre noircie décapée. Un soin tout particulier sera apporté au grand vitrail central, dont ne subsistent intacts que trois panneaux. Des vitraux représentant des Romains, rappelant ainsi qu’historiquement, Saint-Maurice était un général romain.

 Extrait de 02-2016 - RM147/34

    

    

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  L'église Saint-Maurice enfin restaurée

Des travaux viennent d’être décidés pour rénover l’église la plus ancienne de Reims dont les fondations remontent au 4 e  siècle. Coût : 850.000 €, pour un chantier qui va s’étaler sur deux ans. En parallèle, la Ville souhaite classer une partie du mobilier au titre des Monuments Historiques.

Catherine Coutant et Aurélie Granier devant l’église Saint-Maurice en piteux état. Sur cette carte postale, d’avant 1942, on aperçoit le clocher de l’église avant qu’il ne s’écroule dès suite du violent incendie. La sacristie est rarement ouverte au public. Amputée de son clocher, l’église Saint-Maurice a tout de même conservé sa cloche principale, baptisée Louise-Augustine. Reportage photographique Hervé Oudin

LES FAITS

•.- 1867/68 : l'architecte Narcisse Brunette remplace la nef en mauvais état, fait abattre les, collatéraux et le portail, fait ériger un nouveau clocher, détruit par une tempête en 1670. La physionomie même de l'église est alors profondément modifiée. Les travaux se poursuivent jusqu'en 1876.

•.- 1942, un violent incendie ravage l'église, le clocher s'écroule. Il faudra attendre le !début des années 60 pour que l'église soit rénovée a minima.

•.- Mars 2016, début programmé du chantier pour restaurer la façade occidentale.

Elle a triste mine, l'église Saint-Maurice. Elle a pourtant survécu , au départ des Pères Jésuites au 18° siècle, a été vidée de toute substance religieuse après la Révolution Française, est restée miraculeusement intacte après les bombardements de la Première Guerre mondiale, a été amputée de son clocher lors de l'incendie dévastateur au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Elle est même restée vingt ans à ciel ouvert en attendant d'être enfin restaurée.

Et voilà, 50 ans après sa dernière grande restauration, force est de constater qu'elle est en très piteux état: une grande partie de ses vitraux est cassée, les murs restent noircis par le terrible incendie, les .corniches ont disparu par endroits, les statues ont perdu de leur superbe... « Depuis que les baraquements sont progressivement retirés et que la place Museux se vide, le contraste est saisissant avec l'ancien collège des Jésuites accolé qui vient d'être rénové Il, reconnaît Catherine Coutant, conseillère municipale déléguée au patrimoine immatériel, à l'Unesco, à Reims Ville d'art et d'histoire et aux journées européennes du patrimoine.

Laser 3D et étude sanitaire

Dans le cadre de son action en faveur du patrimoine, la Ville vient d'acter au cours du dernier conseil municipal, la rénovation partielle de l'édifice religieux pour 850.000E.

Des travaux programmés à la suite d'un diagnostic poussé, réalisé il y a quelques mois par les services de la ville. « Nous avons effectué un relevé de photogrammétrie de la façade avec un laser 3D afin d'avoir une idée bien précise de l'état du bâtiment, et avons mené également une étude sanitaire », explique Aurélie Granier, architecte chef de projet, au service maîtrise d'ouvrage et maîtrise d'œuvre de la direction des études et travaux de bâtiment pour la Ville de Reims.

« C'est de la pierre de Courville, comme pour la Cathédrale, on rencontre donc , la même problématique : c'est un calcaire dur mais très sensible. L'eau s'infiltre progressivement, et avec les variations climatiques, la pierre éclate. » Le diagnostic est sans appel: l'état de dégradation est très important. « La pierre est desquamée, les sculptures lessivées par la pluie n'ont plus de relief. la pierre et les enduits sont extrêmement encrassés, les enduits d'ailleurs éclatent et des morceaux de corniches tombent même », énumère Aurélie Granier. Il y a fort à faire et le budget limité: IlLa priorité en 2016 est de concentrer les efforts sur la façade occidentale. Il Les corniches vont donc être par endroits reconstituées et surtout consolidées. Les statues retapées, la pierre noircie décapée. Mais, « le gros des travaux va se concentrer sur les vitraux dont il ne reste seulement que trois panneaux intacts, et où l'on aperçoit ce qui devait être des Romains. » Ce qui n'est pas vraiment étonnant puisque Saint-Maurice était un général romain. Mais que représentait précisément la scène? Difficile de le dire. « On a aucun document précis sur lequel on pourrait s'appuyer pour la restauration. «  Il s'agira donc vraisemblablement « d'une reconstitution dans l'esprit de ce qui existait. »  Le chantier pourrait ensuite s'étendre, dans les années à venir sur le côté de l'édifice donnant sur la rue Saint-Maurice, où l'on déplore aussi plusieurs infiltrations.

   
Catherine Coutant et Aurélie Granier devant l'église Saint-Maurice en piteux état. Sur cette carte postale d'avant 1942, on aperçoit le clocher de l'église avant qu'il ne s'écroule des suites du violent incendie. La sacristie est rarement  ouverte au public. Amputée de son clocher, l'église Saint-Maurice a tout de même conservé sa cloche baptisée Louise-Augustine.
Reportage photographique Hervé Oudln.

Ces objets inestimables bientôt classés


Ce tableau en piteux état constitue l'un des mystères de l'église. Adossé à un mur, depuis une date que personne n'est parvenu  à déterminer, il est atypique. On y voit en trame de fond, derrière le Christ sur la Croix, la cathédrale en feu.


Cet orgue est composé de deux daviers de 56 notes et d'un pédalier de 30 notes.

L'église compte déjà une inscription au Monument Historique au titre des objets, depuis le 29 janvier 1981. Il s'agit de l'orgue de chœur. Une pièce remarquable de style romantique, construit par un des plus grands facteurs d'orgue, Aristide Cavaillé-coll, en 1889. Il se trouve aujourd'hui en mauvais état et mériterait aussi d'être rénové.

L'église abrite de nombreuses œuvres d'art qui proviennent en grande partie d'édifices rémois détruits à la Révolution française. La Direction régionale des affaires culturelles (Drac) et la Région, dans le cadre de l'inventaire du mobilier religieux, ont réalisé un état des lieux des différentes pièces, concluant : « l'ensemble de mobiliers présents a une valeur tant d'un point de vue historique que d'un point de .vue de l'art qui mérite d'être préservé, au titre des monuments historiques. « La demande de classement concerne neuf peintures, un christ en bois, six statues et la cloche.


Dans la sacristie reposent plusieurs reliques, certaines inestimables.

LES REPERES

L’église Saint-Maurice  

•. L'édifice religieux a pas mal évolué au fil des siècles et s'est agrandi surtout avec l'arrivée des Jésuites au 17e siècle (ici le Plan Colin de 1665). En 1867, l'architecte Narcisse Brunette remplaça la nef en mauvais état par une nouvelle construction. Les travaux se sont poursuivis jusqu'en 1876.

•. Une association des « admirateurs» de l'église

Une association s'est créée autour de l'édifice religieux et fédère aujourd'hui une quarantaine de personnes. Les Amis du patrimoine de l'église Saint-Maurice, tel est le nom de l'association, milite pour la rénovation de la façade de l'église, mais aussi des vitraux ainsi que de l'orgue.

•.- 385 - Lors de son passage à Reims, l’apôtre des Gaules St Martin, fonde l’église.

•.- 1962/1963 - Vingt après l'incendie dévastateur, l'église est rénovée. À la place du clocher, un fronton triangulaire.

•.- Polémique autour d’un incendie.

Un feu s’est déclaré le 3 mai 1942 vers 17H30, au niveau de la charpente située ausdessus du chœur. L’église a-t-elle été incendiée par les allemands ou a-t-elle été victime d’un court-circuit ? Douze ans après, des procédures sont lancées pour obtenir des dommages de guerre. En vain.

•.- LA PHRASE

« On ne peut que s'étonner que sur les 76 M€ consacrés à la rénovation de Sciences Po, on n'ait pas inclus la rénovation de l'église Saint-Maurice »

Aurélie Beaussart

 Extrait de l'union du 25/10/2015

    

    

 Répertoire   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 2014-07-22 – Saint-Maurice, l'église oubliée

Ils sont une poignée de Rémois à réclamer la restauration et l'entretien de l'édifice religieux de la place Museux. Une église méconnue qui recèle quelques petits trésors.


«
Le grand tableau au-dessus de l'autel est méconnaissable sous la crasse », décrit Gilde Olivier. Remi Wafflart

« Quand je suis entrée, ça a été un choc, se souvient Gilde Olivier. Aucune autre église de Reims n'est dans cet état-là ... » C'était il y a un peu plus d'un an. La retraitée de l'Éducation nationale profitait du « jour de l'orgue », une manifestation organisée pour valoriser le patrimoine organistique français, pour faire halte à l'église Saint-Maurice. Et ce n'est pas l'instrument, pourtant classé, qui retint alors son attention mais l'état dans lequel elle découvrit l'édifice de la place Museux, entre la rue du Barbâtre et la rue Gambetta.  « Ça commence par la façade. Elle est bonne à refaire. La pierre s'effrite. La grande porte est à repeindre. » À l'intérieur, « le grand tableau au-dessus du maître-autel est méconnaissable sous la crasse et part en lambeaux. Les très beaux vitraux sont partiellement brisés par un incendie qui a eu lieu en 1942. Sans parler des murs noircis par les flammes. »

C'est une église « à l'abandon » que décrit Mme Olivier.

La paroissienne, décidée à remuer ciel et terre pour restaurer le bâtiment religieux, cherche à se documenter. Et peine à trouver des informations. « C'est une église que peu de Rémois connaissent. Normal, elle est presque toujours fermée. Impossible de la visiter sauf à participer à la messe du samedi ou du dimanche.

« Certains tuyaux de l'orgue ont la lèpre du plomb » .

« Aujourd'hui, nous sommes une poignée de personnes qui regrettent infiniment le délabrement de ce patrimoine digne d'intérêt. » Une quarantaine en tout, regroupés au sein de la toute nouvelle association « les Amis du patrimoine de l'église Saint-Maurice de Reims », et qui se désolent de voir leur église si peu soignée, ses tableaux et statues abandonnés à leur sort, tout comme les cartons pleins de débris de vitraux qui prennent la poussière sous les toits depuis l'incendie de 1942.

Christophe Rondeau, président, est l'organiste de Saint-Maurice depuis 1991. « L'orgue est classé monument historique. C'est un Cavaillé-Coll, un très grand facteur. C'est le seul à Reims. Il est dans un état très moyen, certes utilisable, mais il faudrait vraiment l'accorder. » Si le musicien joue lors de chaque office, il déplore l'état des ances, les fameux tuyaux. « Certains ont la lèpre du plomb. Ça ne se voit pas car c'est à l'intérieur, mais les accords ne tiennent pas. Et puis l'orgue est très sale. Il a été restauré et dénaturé dans les années soixante. Mais depuis, plus rien ... » Et il n'y a pas que l'instrument qui nécessite selon lui un sérieux nettoyage. « Le grand tableau au-dessus de l'autel, c'est la première chose qu'on voit, c'est pitoyable. Il faudrait le restaurer ou au moins le protéger et empêcher que ça se dégrade encore plus, car il y a eu des infiltrations ... »

« L'édifice religieux est un véritable petit musée »

Pour le Rémois, l'église est « un véritable petit musée rempli de statues anciennes, de tableaux, reliques et autres stalles très intéressants historiquement. »

Son histoire (lire par ailleurs) est intimement liée au collège Jésuite voisin. Qui, comble du sort, bénéficie lui, depuis un an et pour encore deux ans et demi, de gigantesques travaux pour un montant de 76 millions d'euros (partagés a parts égales entre la Ville, le Département et l'État). « Il nous en faudrait juste un ou deux pour que l'église retrouve l'éclat qu'elle mérite, se plaît a rêver Gilde Olivier. Ils ont bien reconstruit Saint-André de A à Z. »

Miraculeusement épargnée en 14-18

L’église après son achèvement en 1871. Photo Rothier

C'est à la fin du IV' siècle que saint Martin de Tours, alors en voyage à Reims, a l'idée de construire un oratoire dédié à saint Maurice, dont il est un fervent admirateur. Au Moyen Âge, le site est occupé par un prieuré bénédictin

On sait peu de choses sur l'édifice jusqu'à l'arrivée des Jésuites au début du XVII'siècle. Ils obtiennent l'autorisation de fonder un collège à Reims. S'installent alors à l'hôtel de Cerny, voisin du prieuré. Et finissent par acheter ce dernier pour s'agrandir à la suite des dons des frères Nicolas et François Brûlart. les Jésuites transforment l'église dans un style plus baroque. L'agrandissent, refont le chœur et la sacristie, alors que le clocher est détruit par le vent en 1670.

À la Révolution, l'édifice religieux est pillé, transformé successivement en caserne, grenier à foin et écurie. L'autel baroque monumental disparaît Puis le conseil paroissial la restaure, rachète du mobilier à d'autres églises qui ont fermé définitivement leurs portes. L'au- .. tel est ainsi acquis dans les Ardennes aux moines chartreux du Mont-Dieu. Le carrelage est refait. Des stalles (rangées de sièges en boissculpté) rachetées à l'église Saint-Nicaise, l'ancienne, celle qui a été démontée. En 1867, le maire de Reims, Edouard Werlé, lance la restauration de l'église d'après les plans des Jésuites et sur les fondations de l'église romane.

Le bâtiment est miraculeusement épargné lors de la Première Guerre mondiale. Ilreste debout, seul au milieu des décombres. En 1942, un incendie se déclaré sous les toits. Le plafond s'effondre, tout comme le c1ocher et le clocheton. L'églisè n'est rendue partiellement auculte qu'en 1956. Les travaux s'achèvent en 1963. L'architecture a été simplifiée, des grilles supprimées, la chaire n'a pas été remontée. Les stalles ont changé de place et surtout, le clocher ne sera jamais reconstruit, La cloche principale, baptisée Louise-Augustine, trône encore dans le fond de l'église. Depuis les années 60, aucune rénovation n'a été entreprise.

 Source : « Histoire de l’église et de la paroisse Saint-Maurice de Reims » d'André Jacquinet

Alice RENARD

Les Amis du patrimoine de l’église Saint-Maurice de Reims : patrimoine.maurice@gmail.com ou 06 33 79 75 7

 Extrait de l'union du 25/10/2015

    

    

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