Le  Temple protestant

 

 

 

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Temple Protestant : un charme œcuménique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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02/2002  

 Photos de J.P BARROUX et D. LIEGEOIS

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 LE TEMPLE DE L' EGLISE REFORMEE

        Caractéristiques d' un temple protestant

    Un bâtiment affecté au culte protestant est, en France, appelé temple, pour le distinguer d' une église catholique.

1. Il n' est pas un lieu sacré mais un simple lieu de rassemblement. Le cadre dans lequel se déroule un service religieux protestant n' a qu' une importance secondaire. Ce qui compte, avant toute chose, c' est le message centré sur Jésus-Christ et fondé sur l' enseignement de la seule Bible, qui y est délivré.

Un lieu de culte protestant offre, d' abord, certaines commodités d' ordre pratique : un abri contre les intempéries, des bancs, une chaire d' où la parole est audible par tous ... ni son orientation, ni son aménagement intérieur ne font l' objet de directives contraignantes. Même si de grandes lignes sont soumises à l' architecte, liberté d' inventions lui est laissée. Un lieu de culte réformé se caractérise, d' une manière générale, par une extrême sobriété architecturale ...

2. Dans la tradition dite "presbytérienne - synodale" qui est celle de toutes les églises réformées, c' est le Conseil Presbytéral (ou "Conseil des Anciens") composé de laïques élus par les fidèles du lieu et du pasteur, qui a la pleine responsabilité de la gestion de la communauté locale. C' est à lui qu' appartiennent les décisions concernant le financement, la construction et l' agencement d' un édifice destiné au culte.

Les lieux de culte successifs de l'église Reformée à Reims

1. A partir de 1833 (date de sa création) : 2 rue du Tambour.

2. 1841 - 1867 : 37 rue de la Perrière (actuellement: cours Anatole France).

3. 1867 - 1914 : boulevard Lundy.

4. 1923 à nos jours : le temple actuel, propriété de l' église Réformée de Reims, a été entièrement reconstruit sur l' emplacement du précédent, détruit par les bombardements allemands de 1914-1918.

Le temple actuel de l' Eglise Réformée

- Sa reconstruction

 On doit les plans à Charles Letrosne (1868-1938) architecte en chef des bâtiments civils et des palais nationaux qui fut l' un des plus célèbres de sa génération. Le temple est revenu à environ deux millions et demi de francs (1925). Les "dommages de guerre" n' ont pas suffi pour couvrir les dépenses engagées. Le reste de la somme, soit plus d' un million de francs, fut procuré par une souscription ouverte à Reims et dans les églises de France et de l' étranger : Suisse, Angleterre, Ecosse, Norvège, Suède, Pays-Bas, Etats-Unis ... La majorité des églises protestantes de toutes dénominations du monde occidental y participèrent - sauf les églises luthériennes d' origine allemande.

La première pierre fut posée le 23 octobre 1921.

La dédicace eut lieu le 24 juin 1923, en présence des délégués au Synode National, tenu à Reims, cette année-là. -

- Description

Le temple est un édifice de style néo-gothique, flamboyant. L' inspiration des travaux de Violet Le Duc y est évidente. Son architecture s' apparente à celle du temple de aléatoire, à Paris, qui servit de modèle. La structure et la charpente de la nef sont en béton. La mise en place de pieux descendant à une dizaine de mètres de profondeur a été nécessaire pour assurer les fondations.

 Le plan du temple de Reims est en croix latine, tout à fait exceptionnel dans les édifices religieux réformés, sauf bien sûr, s' il s' agit d' anciens lieux de Culte catholique concédés par l' Etat au XIXème siècle.

La nef mesure 33 m de longueur, et le transept 20 m. Les voûtes s' élèvent à 15 m.

Initialement, des fresques recouvraient les murs, représentant les Tables de la Loi, une Bible ouverte ... Ces représentations graphiques qu' ornait un abondant décor végétal, ont été recouvertes d' une peinture claire en 1970.

Les verrières reprennent des symboles ayant une référence biblique : l' alpha et longea, l' agneau, le coq, l' ancré, le glaive, la lampe, la barque...

Les lys, encore très abondants, sont les lys des champs dont parle dérangiez, mais aussi, sans doute, évoquent-ils les armoiries de la ville de Reims.

Non seulement les quatre évangélistes sont-ils représentés sur les verrières, conformes à une ancienne tradition de l' église universelle, mais encore quatre personnages dont trois barbus - figurent en pied, au vitrail du choeur dû à Henri Menu.

Ce sont : Théodore de Bèze, Farel et Calvin, c' est-à-dire trois réformateurs français.  Le quatrième au visage rond et glabre, évoque irrésistiblement Luther, tel qu' il est traditionnellement représenté dans son âge mûr. Mais ce n' est pas Luther, ce serait Zwingle, un réformateur suisse ...

Quant au carrelage, il présente, lui aussi, des motifs bibliques : la biche, le poisson, le chien, l' arbre près des eaux courantes ...délimitant le chemin vers la table de communion.

 - L'orgue : un vaste buffet en six corps abrite les 54 jeux ; la transmission de ses cinq claviers est entièrement mécanique. L' instrument fut inauguré en 1976 par Arsène Muzerelle, organiste de la cathédrale de Reims. Il est l' oeuvre du pasteur Pierre Valloton avec la participation de Philippe Hartmann pour l'harmonisation.

Autres Objets :

  - La table de communion - qui n' est pas un autel - possède un bas relief en bois du XVème siècle, représentant l' institution de la Cène (de l' Eucharistie) par Jésus, entouré de ses disciples.

 - Le lutrin, pièce du XVIIIème siècle, supporte une Bible ouverte, comme dans toutes les églises réformées. On y voit sculpté en bois doré David jouant de la harpe. .

 - Les cloches, qu' on ne voit pas mais que l' on entend, le dimanche matin par exemple, sont au nombre de trois. Elles se nomment : la Foi, l' Espérance et la Charité, pesant respectivement 200 kg, 290 kg et 500 kg. La troisième porte, gravé dans l' airain, le texte du "Notre Père".

 - Le cloître

Le cloître mesure douze mètres de côté. Il évoque un passé douloureux, de plus en plus éloigné des fidèles actuels du culte réformé. Au centre, s' élève un mausolée, constitué de pierres calcinées et de la Croix qui dominait le temple détruit. Sur les murs de la galerie, 53 plaques portent le nom des 113 militaires "enfants de la paroisse, morts pour la France", et des 14 victimes civiles des bombardements de Reims. Il a donc aussi une fonction de monument aux morts. Le cloître fut inauguré le 11 novembre 1923. Sa présence adjacente donne au temple de Reims sa grande originalité, car aucun cloître n' est habituellement bâti près d' un édifice religieux protestant.

 Pour la communauté protestante réformée, le temple est avant tout un lieu de rassemblement permettant l' écoute d' une Parole qui donne sens. Elle souhaite en faire aussi un lieu accueillant, ouvert sur la vie de la cité.

Notice de présentation du Temple

 Bd Lundy

    

    

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La singulière histoire du temple de Reims

 Vous voulez tout savoir sur la communauté protestante rémoise et l'histoire de leurs temples. En 28 pages, dessins et photos, Dominique Potier et Yves Caux relèvent le défi.
 

L'orgue donné  à la communauté protestante en 1969  s'est dégradé. Il mérite d'être rénové.


Le premier projet de temple proposé par l'architecte protestant Charles Letrosne en 1920 avec sa tour à bâtière a été refusé par la communauté rémoise.



L'orgue donné à la communauté protestante en 1969 s'est dégradé. Il mérite d'être rénové.

IL a été détruit le même jour et presque à la même heure que la cathédrale Notre-Dame de Reims le 19 septembre 1914, mais l'événement est passé inaperçu. Le temple de Reims qui s'élève le long du boulevard Lundy a une singulière histoire. « Dédicacé » en 1867, détruit en 1914 et reconstruit en 1923, l'édifice, en forme de croix latine, fait de béton et de briques avec un clocher décalé, a intéressé les Rémois Dominique Potier et Yves Caux qui s'attachent depuis plusieurs années à décrypter les édifices de la Reconstruction. Ils en ont fait un beau livret, précis, complété par un résumé de la saga peu connue de la communauté protestante qui ne s'implanta durablement à Reims qu'au XVIIIe siècle (lire par ailleurs).

Premier temple en 1833

C'est dans un local du 2, rue du Tambour qu'officièrent successivement à partir de 1833 les deux premiers pasteurs Lippold et Debray à Reims. Rapidement, il fallut officier dans un temple plus grand. Les protestants inaugurent alors une chapelle œcuménique en 1841 dans l'ancienne chapelle Sainte-Marthe faisant partie du couvent Des Magneuses, « l'ancien séminaire des pauvres filles » situé sur l'actuel cours Anatole-France. Ils y resteront jusqu'en 1867.

Deux implantations boulevard Lundy

C'est dans un ancien atelier de foulage reconverti en manège que l'architecte Narcisse Brunette livre fin 1867 un premier temple boulevard Lundy de forme rectangulaire entouré de tribunes, avec un orgue et un clocher en campanile surmonté d'une croix. Un édifice pouvant accueillir 400 personnes (1).
Sobre et solide, l'édifice ne résista pas aux bombardements intensifs perpétrés par les Allemands sur Reims le 19 septembre 1914. Si les protestants exercent alors leur culte dans les caves de la maison Krug puis en 1919 bdans la cour de l'école protestante rue du Temple, il fallut attendre 1923 pour qu'un nouveau temple s'élève à nouveau boulevard Lundy grâce à l'énergie du pasteur Godin et une mobilisation financière exceptionnelle de la communauté locale mais aussi de toute l'Europe.

Le projet d'église avec une lourde tour à bâtière ayant été rejeté, l'architecte Charles Lestrone dessina un édifice plus classique. Un temple en forme de croix latine de 33 m de long et 20 m de large de style néogothique faite de ciment armé et de briques avec un vaste cloître. Mais le temple rémois inauguré en juin 1923 était très atypique. En effet, si la tradition protestante avait habitué les fidèles à des lieux de culte sobres et sans ornement « emprunts d'une sorte de neutralité spirituelle », se démarquant des édifices catholiques très ostentatoires, le temple de Reims reconstruit boulevard Lundy a longtemps fait figure d'exception. Jusqu'en 1973 et l'intervention du pasteur Pierre Vallotton.

Celui-ci fit peindre d'un blanc cassé les murs décorés par Gustave Louis Jaulmes et porteurs de versets bibliques accrochés à la représentation de l'arbre de vie. Heureusement, les vitraux furent épargnés ! Une réaction sans doute au décorum choisi par une communauté protestante rémoise très ouverte et pas trop à cheval sur les principes.

Alain MOYAT

(1) A noter qu'en 1877, les Holden (anglais) avaient de leur côté fait édifier un temple méthodiste dans leur usine de peignage de la laine rue des Moissons.
L'ouvrage « Le temple protestant de Reims » est disponible en librairie. Prix : 7 euros.

 Implantation difficile des protestants à Reims
 
 
Florens-
Florens-Louis Heidsieck

C'est par la conviction plutôt que la contrainte que le cardinal Charles de Lorraine retarda l'implantation de protestants à Reims au XVIe siècle.

Pour ce faire, il créa l'université de Reims dont l'objet était de travailler à l'affirmation de la foi catholique. On estimait à 400 (sur 20 000 habitants) leur nombre à Reims en 1561.

Il fallut attendre le XVIIIe et le XIXe siècles, avec le développement de l'industrie textile et du champagne et l'arrivée en 1780 de Florens-Louis Heidsieck qui se maria à une Rémoise, pour voir la famille protestante venue d'Allemagne et d'Angleterre s'ancrer dans la capitale des sacres.

Rapidement, des associations Geiger-Küssel avec Moët, Bohn-Hartman avec Cliquot-Ponsardin ou Johann-Joseph Krug avec Adolphe Jacquesson, la plupart luthériens, constituent une communauté autour de la famille Heidseick-Walbaum.

Ce groupe va créer la société libre de commerce Arts et agriculture de Reims et organiser le crédit à Reims où il n'existait pas de banque.

Cent cinquante protestants sont identifiés en 1833, rassemblés par relations professionnelles ou l'appartenance à des loges maçonniques.

Pour être en règle avec la loi, la communauté décide et obtient la constitution d'une église en 1832. Elle passe à 500 membres en 1851, 3 000 en 1914 (dont 1 000 d'origine alsacienne).

A.M.


       Extraits de l'union du 09/12/2012

    

    

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Temple Protestant :

un charme œcuménique

 
 

Rebecca Kuiken et Marie-Laure Guttinger.  La première s'occupera de la Marne, la seconde de Reims et des Ardennes.

Rebecca Kuiken et Marie-Laure Guttinger.  La première s'occupera de la Marne, la seconde de Reims et des Ardennes.

Rebecca Kuiken et Marie-Laure Guttinger. La première s'occupera de la Marne,
la seconde de Reims et des Ardennes.

Deux nouveaux visages incarnent désormais l'Eglise réformée dans la Marne et les Ardennes. Deux visages féminins, puisque ces deux nouveaux pasteurs sont en fait des pasteures.
La première s'appelle Rebecca Kuiken. Son histoire nous ramène loin en arrière puisque cette dame descend d'une famille huguenote qui s'est réfu
giée aux Pays-Bas au XVIIe siècle, puis a émigré aux Etats-Unis au XIXe. Et c'est dans ce pays que, pendant 25 ans, elle a servi comme pasteur dans l'Eglise presbytérienne. Plus récemment, elle a été directrice d'une organisation commune à diverses communautés religieuses de la Silicon-Valley pour aborder les problèmes de politique sociale, comme le système de santé publique. Elle aura en charge les secteurs de Reims, Châlons et Epernay.

Sa consœur Marie-Laure Guttinger, a eu un parcours davantage français, et même parisien. D'abord très engagée comme laïque dans son église de la capitale, elle a eu à cœur de poursuivre une formation en théologie. Elle s'est alors inscrite à l'institut catholique de Paris, puis a poursuivi ses études à la faculté de théologie protestante (de Paris toujours). Elle a été pasteure pendant six ans à l'Eglise réformée du Raincy (93) avant d'être nommée à Reims. Elle s'occupera plus spécialement des secteurs de Reims, Charleville-Mézières et Sedan.

Les deux pasteures ont été accueillies officiellement lors du culte ce dimanche 9 septembre au temple protestant, boulevard Lundy à Reims

Extraits de l'union du 12/09/2012

    

    

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Temple Protestant :

un charme œcuménique

 Boulevard Lundy les automobilistes passent sans le voir. Le temple protestant fait partie du paysage. Mais qui le connaît vraiment ?

L'édifice est de style néogothique flamboyant.
La nef mesure 33 mètres de longueur et le transept 20 mètres.

Les Rémois passent devant sans y faire attention. Ils sont peu à s'arrêter pour admirer cette bâtisse d'inspiration anglo-saxonne...

Et pourtant le temple protestant du boulevard Lundy à un charme inhabituel dans le paysage architectural rémois. Dès qu'il pousse la porte du bâtiment, le visiteur est surpris par la sobriété du lieu. Le catholique du moins. Ici point de statuaire ou de représentation immédiatement visible. « Les images ne doivent pas gêner l'écoute de la Parole ».explique Rudiger Popp, le jeune pasteur arrivé récemment à Reims.

Deux temples se sont en fait succédé à cet emplacement. Le premier date de 1867. Il a eu une vie relativement courte puisqu'il fut détruit par les obus prussiens qui visaient... la très catholique cathédrale.

« Les protestants qui sont restés dans la ville étaient contraints de célébrer leur culte de septembre 1914 à mars 1918 dans les caves de la maison de Champagne Krug, une famille protestante », poursuit Rudiger Popp. Le temple actuel a été reconstruit à partir de 1921 sur l'emplacement du précédent et a été inauguré le 24 juin 1923. A peu prés à la même époque que la fin des travaux de rénovation de la... cathédrale (toujours elle).

Un cloître

Le nouveau bâtiment a surpris une partie de la communauté, certains protestants refusaient même d'y entrer, à cause des vitraux et des rares représentations graphiques qui heurtaient la sensibilité des réformés. La tradition architecturale calviniste se veut extrêmement austère.

A l'époque, des fresques recouvraient les murs, représentant les tables de la Loi, ou une Bible ouverte. Elles ont été recouvertes de peinture blanche dans les années 70. Mais la polémique est née des vitraux.

Quatre évangélistes y sont représentés. Ainsi Théodore de Beze, Guillaume Farel et Jean Calvin, trois réformateurs français et suisses ornent les verrières. Un quatrième personnage évoque Martin Luther, mais ce ne serait en fait pas Luther mais Huldrych Zwingli, un réformateur suisse.

 

Rudiger Popp, le jeune pasteur est arrivé récemment à Reims.

On doit les plans à Charles Letrosne architecte en chef des bâtiments. Le temple a coûté deux millions et demi de francs de l'époque. Une souscription a été ouverte pour financer les travaux. « Une majorité des églises protestantes de toutes dénominations du monde occidental participèrent sauf les églises luthériennes allemandes », poursuit le pasteur né en Bavière.

L'édifice est de style néo-gothique flamboyant. La nef mesure 33 mètres de longueur et le transept 20 mètres. Les voûtes s'élèvent à 20 mètres. La structure de la charpente et la nef sont en béton. La mise en place de pieux, descendant à une dizaine de mètres de profondeur a été nécessaire pour assurer les fondations.

Le plan du temple de Reims est en croix latine, tout à fait exceptionnel dans les édifices religieux reformés sauf s'il s'agit d'anciens lieux de cultes catholiques concédés par l'état au XIXe siècle. Le temple possède un cloître, une autre caractéristique similaire avec les édifices catholiques.

Alexandre Roger

Le temple ouvrira ses portes poules journées du patrimoine : les18 et 19 septembre 2004. Il sera possible d'y découvrir une exposition de photos sur l'ancier temple.   .

Pour tout renseignement:   www.epu-reimsepernay.org

 Une communauté de 1.500 âmes

L'édifice paraît vaste pour une communauté réduite à un tiers de son effectif d'avant-guerre.

La communauté protestante de Reims, ville traditionnellement catholique (sacres oblige) est modeste. De 3.000 personnes à son apogée en 1914, elle compte actuellement 1.500 fidèles, environ 600 familles. Les communautés de Reims et d'Epernay ont récemment fusionné.   Deux pasteurs y officient : Rudiger Popp et Christian Tanon.

La communauté s'est constituée dans les années 1830. Elle était composée au départ de nombreux immigrés allemands; auxquels se sont ajoutés de nombreux réfugiés alsaciens

       Extraits de l'union du 18/08/04

    

    

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