" Belles demeures du Bd Lundy " 
 

Temple protestant

   Chapelle du LYCÉE JEAN XXIII    

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    en Avril 2012    

Lundy, boulevard [1887].

De la Place Aristide Briand à la Place de la République

Le boulevard du Temple fut débaptisé en 1887, et l'impasse de l'Esplanade en 1903, pour prendre le nom de Lundy. Le boulevard du Temple avait été ainsi dénommé en 1840 en place du boulevard de Mars. Les terrains furent lotis à la suite de la destruction des remparts de 1848 à 1869. Les anciens fossés furent comblés pour faire place à des boulevards plantés d'arbres et bordés de constructions élégantes.
    
Ce boulevard, d'une longueur de 800 mètres, comportait 31 maisons, 46 ménages et 234 habitants en 1911. Le côté droit dépendait de la paroisse Saint-André, le côté gauche de Notre-Dame.

(1809-1886). Né à Reims le 18 octobre 1809, mort à Paris, 74, boulevard Haussmann, le 27 décembre 1886. Jean-Pierre Lundy, ancien négociant en tissus, contribua par un legs important à la construction, en 1890, de la maison de convalescence (rue de Sébastopol) et de crèches ; donateur de sa remarquable collection de tableaux, dont quelques Corot, au musée des Beaux-Arts. Jean-Pierre Lundy, célibataire, reposait avec son frère Jules, lui aussi célibataire, et leurs deux domestiques au Cimetière de Passy. Son caveau fut repris par la Ville de Paris, en 1997, pour état d'abandon, l'année même, ironie du sort, où la Ville de Reims lui rendait hommage en exposant La Collection Lundy, 100 tableaux du XIXe siècle.


Hôtel Raoul de Bary

2 : Hôtel Godbert-Deverly, construit en 1875, par l'architecte Edouard Lamy, pour le manufacturier (tissus) et conseiller municipal Rosé-Croix Godbert, dit Godbert Jeune (1819-1897), et son épouse Louise Deverly (1824-1909). Leur fils. Céleste Godbert, critique dramatique, occupa  l'hôtel jusqu'à son décès en 1913, mais vivra surtout à Paris. L'industriel (tissage) Léon Paindavoine (1892-1962), à la générosité bien connue, rachètera la demeure en 1928 et l'occupera jusqu'en 1935. L'immeuble voué à la démolition a heureusement été sauvé par Ariette Rémia et a été divisé en deux. très vastes appartements. Les communs sur la rue Warnier furent transformés en bureaux. Un ravalement récent révèle toute la splendeur de cette riche demeure.

13 bis : Temple protestant (1923), avec cloître gothique, par Charles Letrosne, architecte. Le Temple précédent avait été construit en 1868 par Narcisse Brunette, dans une ancienne halle de roulage, aménagée et décorée de peintures et de vitraux d'un goût très sérieux, nous dit Alphonse Gosset en 1880. Il était divisé en trois nefs, dont deux latérales étaient surmontées de vastes tribunes. L'ameublement, en chêne sculpté, était remarquable. C'était le plus important, de la confession d'Augsbourg. Il fut incendié en 1914 et complètement détruit en août 1917.

17: Hôtel Mignot, construit en 1911, par l'architecte Bocage, pour le propriétaire des Comptoirs Français, Edouard Mignot (1867-1949). Divisé en vastes appartements et bureaux en 1957.

Rue Andrieux

16: Hôtel Warnier-David. Bel hôtel particulier, entre cour et jardin, avec deux portes cochères dans le mur sur la rue. Petite entrée 14, rue Saint-Hilaire. Le jardin a été sacrifié pour construire une banale résidence sur le boulevard Lundy. Le négociant en tissus et député Jules Warnier (1826-1899), en 1876 et 1884. Le fabricant de tissus Alfred Hourblin, de 1900 à 1914, dont la fille deviendra Mme Leroy-Beaulieu.

18 : Hôtel Roederer-Boisseau, Eugène Roederer (1815-1876), négociant en vins de Champagne et sa veuve Louise Boisseau (1824-1897), de 1876 à 1897. Henry Vasnier occupa cette maison en 1901, puis Mme de Polignac en 1905 et le marquis de Polignac de 1909 à 1914. Institution Colbert (Dames de Nazareth), aujourd'hui Lycée privé Jean XXIII. La chapelle construite en 1935 par l'entrepreneur Daillencourt est de l'architecte André Ragot. Elle vient d'être remarquablement décorée de céramiques réalisées par les élèves et leur professeur d'arts plastiques.

25 : angle de la rue St Hilaire, vaste hôtel, construit entre 1870 et 1880, avec entrée à droite sur le jardin par une porte cochère, pavillon d'angle. Architecte Thiérot, sur les dessins de Schmitt. Occupé par différents officiers de 1901 à 1909, puis par le négociant en laines Jacques Brion (1887-1947), époux de Madeleine Thiénot. Dr Robert Chantelu, en 1933.

23 : Hôtel Werlé, pour le comte Alfred Werlé de Montebello (1876), puis le comte de Mun-Werlé (1901), Léon Olry-Roederer (1909), qui le fit restaurer après la guerre. Aujourd'hui Jean-Claude Rouzaud, petit-fils de Mme Olry-Roederer.

34 : Hôtel de Brimont, daté 1897. Construit par l'architecte Amand Bègue (1830-1927), pour le vicomte André Ruinart de Brimont. Groupement Professionnel des Industries du Verre (1948), puis internat du lycée Roosevelt (1959), aujourd'hui DAFCO et CAFOC (1975) et Service académique d'orientation et d'information.

 44 : Hôtel Louis Huet, avant 1876, Burchard-Delbeck (1889), Georges Charbonneaux (1905), Champagne Irroy (vers 1948), Claude Taittinger (depuis 1955). 46 : Hôtel Ernest Irroy (dès 1873), le négociant en vins de Champagne Ernest Irroy (1829-1896), Femand Blondeau (1863-1934), du Champagne, en 1897, puis Frantz Goërg (1901), Louis Kiener  (1911), Institution Maintenon (1922), Société générale coopérative de Reconstruction de Reims (1928), Dr Philippe Chatelin (1931). Aujourd'hui immeuble de bureaux : Financière Haussmann Gestion, qui l'a remarquablement restauré. Bureaux CRCA et Petites Affiches Matot-Braine.

68 : Hôtel François, construit par l'architecte Dufay-Lamy, de 1911 à 1914, pour l'administrateur des Docks Rémois, Albert François (1860-1930). Aujourd'hui Chambre de métiers depuis 1938 (créée en 1933).

Le vendredi 18 octobre 2002,

Jean-Yves SUREAU (1)

(1) - Extrait du DICTIONNAIRE HISTORIQUE DES RUES DE REIMS, par Jean-Yves Sureau, à paraître prochainement.

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