Le carillon de  l'Eglise St Nicaise  

La Presse

 

Le carillon

Concert à St Nicaise en homage à notre ami Jacques TIEFAINE

 Photos du Concert

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Visite avec

 

   du      

Concert du 26/03/2010

0-jacq1.jpg

1 jacq3.jpg

2 jacq.jpg

2010-01_20ans_lm-07.jpg

2010-06-11_02_carillon-dl.JPG

2010-06-11_03_carillon-dl.JPG

2010-06-11_04_carillon-dl.JPG

2010-06-11_05_carillon-dl.JPG

2010-06-11_06_carillon-dl.JPG

2010-06-11_08_carillon-dl.JPG

2010-06-11_10_carillon-dl.JPG

2010-06-11_11_carillon-dl.JPG

2010-06-11_12_carillon-dl.JPG

2010-06-11_13_carillon-dl.JPG

2010-06-11_15_carillon-dl.JPG

2010-06-11_16_carillon-dl.JPG

2010-06-11_17_carillon-dl.JPG

2010-06-11_18_carillon-dl.JPG

2010-06-11_20_carillon-dl.JPG

    

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Le carillon de l'Eglise St Nicaise

 Eblouis par le carillon (rénové) de la cité-jardin visitée récemment en Angleterre, les participants au voyage avaient alors oublié qu'il en existe également un au Chemin Vert : l'abbé Jean Dardenne, curé de Saint-Nicaise, n'a pas manqué de s'en étonner... Suite à ses remarques, cet instrument historique et respectable est aujourd'hui à l'honneur.

Dessinée par Marcel Auburtin, l'église Saint-Nicaise, au sein de la cité-jardin du Chemin Vert, n'a pas été construite avec les fonds de la société du Foyer Rémois mais grâce à une souscription. Inaugurée en juin 1924 par Mgr Luçon, elle est de formes simples et un peu massives, couronnée d'une puissante tour lanterne sur plan octogonal, accostée d'un campanile lui aussi octogonal". Cette description est extraite d'un ancien livret retraçant l'histoire du Foyer Rémois.
Le campanile dont il est question est à l'arrière de l'église, caché par la puissante tour lanterne et en passant rapidement, on peut ne pas le voir. Dans la même brochure, antérieure à 1936, on peut lire : "Un carillon d'une dizaine de cloches égrènera bientôt ses sons argentins dans l'atmosphère paisible de la cité ".

Effectivement, en 1929 était inauguré l'orgue, suivi en 1936, du carillon. C'est Pierre Eschenbrenner, organiste et carillonneur de 1929 à 1977, qui contribua pour une large part à l'installation de ces deux instruments.

Un véritable instrument de musique

L'orgue a aussi toute une histoire qui ne sera pas abordée ici pour regarder plutôt du côtè du carillon : dans la brochure citée plus haut, on parle de l'installation "d'une dizaine de cloches", ou, selon un autre texte, d'un carillon de 6 cloches tintées par une horloge à ritournelles "", En réalité, c'est un véritable instrument de musique de 35 cloches qui est installé dans le campanile. II était maintenu en état de jouer mais on peut imaginer qu'il accusait son âge et qu'une restauration serait la bienvenue.

On remarque une nouvelle similitude entre les cités de Bournville, en Angleterre, et du Chemin Vert : à Bournville, c'est le fondateur Georges Cadbury, qui, ayant entendu un carillon à Bruges, décida d'en installer un au milieu de la cité-jardin. Au Chemin Vert, c'est Georges Charbonneaux, le fondateur du "Foyer Rémois" qui, dès le lancement des projets, manifesta lui aussi sa volonté de doter l'église d'un orgue et d'un carillon. Aussitôt le décès de son mari, Mme Charbonneaux reprit l'idée et organisa la visite de 18 fondeurs, en compagnie de M. Paul Voisin et de M, Pierre Eschenbrenner. Celui-ci, originaire du Nord, avait été bercé par de célèbres carillons et il était exigeant sur la qualité du son : c'est aux Ets Paccard, d'Annecy, qu'il trouva l'assurance d'une justesse de son au 1/16 de ton. Mais comment est-on passé de l'idée de quelques cloches à un total de 35?

Ténacité

Dans une lettre de 1935, M. Paul Voisin, qui a remplacé M. Chartonneaux à la tête du Foyer Rémois, parle de 8 cloches : M. Eschenbrenner en demande 6 de plus... Le marché est conclu en Janvier 1936 pour 14 cloches, avec un poids de bronze de 1.489 kg. Mais le 26 octobre de la même année, on inaugure un carillon de 19 cloches ! M, Eschenbrenner a fait valoir que le "mi-bémol"de 175kg ne lui serait d'aucune utilité»... donc on le remplace par plusieurs cloches d'un poids équivalent. Et après diverses péripéties, 8 cloches supplémentaires sont installées en 1937. On situe l'arrivée des dernières vers 1942. Le clavier est manuel avec 37 touches du "type coup de poing " au standard belge (de 1936) ; le pédalier de 19 touches y est accouplé.

Et depuis ?

Peu de changements depuis 1942 : la filerie d'origine avait été remplacée par des tiges en inox. Du dispositif de ritournelles ponctuant les heures il ne restait que 5 moteurs électriques rouillés avant la rénovation. Des filets de protection ont été placés aux orifices du clocher pour arrêter les pigeons : on avait dû, à une époque, nettoyer, consolider et refixer le beffroi suite à leur présence.
La mécanique souffrait d'un manque d'espace : la filerie était sujette à des frottements qui nuisaient à la précision du jeu et son réglage était très simpliste : décrocher la tige, tourner le crochet vissé sur la touche, raccrocher, essayer, recommencer jusqu'au réglage optimum ; un travail de patience. Il y a quelques années, l'Association Musique à Saint-Nicaise a fait faire un devis de restauration, mais le coût de l'opération était tel que ce n'était pas envisageable pour l'heure, à moins que des sponsors ou mécènes ne s'intéressent à ce témoignage important du savoir-faire des fondeurs entre 1930 et 1940.
L'art campanaire existe dans la région et cet exemple méritait qu'on s'y intéresse. Il chante encore haut et clair les jours de fête. Le dernier grand concert remontait à 1986 par maître Albert Boon, carillonneur de la ville Wavre et professeur à Saint-Amand. Grâce à Michel Venant et à l'abbé Dardenne, qui aime, lui aussi, s'asseoir au clavier, ce carillon continuera de résonner de temps à autre et on l'entendra, il faut l'espérer, lors de l'inauguration des travaux de rénovation du quartier. La plus grosse cloche, quand à elle, sonnait régulièrement, car elle était électrifiée.

Carillonneur est un exercice qui demande une énergie physique très intense : M. Venant voudrait donc trouver un carillonneur pour le remplacer... Malheureusement il n'existe pas de classe à Reims et les répétitions sur l'instrument lui-même pourraient être fastidieuses pour les habitants du quartier, d'autant plus que le campanile est peu élevé.

Cependant il existe des écoles à Saint-Amand-les-Eaux et à Douai. Deux à trois ans d'études sont nécessaires.

 Trois petites notes de musique pour le Chemin-Vert

Après la restauration du carillon manuel à l'église Saint-Nicaise, l'électrification de deux cloches permet des appels chantés sur trois notes : do, ré et mi.


 

Le carillon, composé de trente-cinq cloches mises en place de 1936 à 1943 avait, lui, mal vieilli ; il était en piteux état.
Après avoir ouvré pour la restauration de l'orgue (de 1980 à 1987), l'association «Musique à Saint-Nicaise », présidée par Jean Bauduin, a donc élaboré un projet de restauration de ce carillon.

Mais les premiers devis établis laissaient peu d'espoir.

 

  Efforts conjugués

C'était sans compter sur la détermination des bénévoles. Avec un financement modeste, fourni par l'association, le travail de restauration du carillon a abouti grâce aux efforts conjugués de Michel Venant, organiste-carillonneur, de Jacques Tiéfaine, Robert Moreaux et René Dolecki : tous les quatre ont fourni la main-d'ouvre bénévole et la console, qui avait si triste mine auparavant, a été grattée, poncée, vernie et elle apparaît comme neuve. 

 

 

Les parties mécaniques ont été remontées, grâce aux élèves de terminale du lycée Roosevelt qui avaient mis en place un programme numérique pour fabriquer quarante tendeurs permettant de régler les vergettes au 100éme de millimètre près, afin d'obtenir des sons expressifs, allant du pianissimo au fortissimo :

"Nous disposons maintenant d'une gamme dynamique importante", se réjouit Michel Venant.

 

 

 

 Sur trois notes

En second lieu, le projet prévoyait également le rétablissement des sept cloches électrifiées...Mais l'idée a été abandonnée compte tenu du coût.

Une réalisation plus modeste avait donc été programmée, en vue de l'électrification de deux cloches tintées (en ré et mi) qui ont complétées celle qui sonne à la volée en do. Ces trois notes permettent tout de même de différencier les appels en fonction des diverses cérémonies, joyeuses ou tristes. Le beffroi, dans sa partie bâtie, a été sablé, repeint. Les trente-quatre cloches immobiles ont été replacées dans l'espace restreint d'origine, alors prévu seulement pour quatorze cloches. En Juin 2000 l'équipe avait encore beaucoup d' heures à fournir, car le carillon devait êtreprêt pour le 23 septembre 2000 : il a sonné alors joyeusement pour fêter la rénovation du quartier.
Toutes les maisons, les bâtiments sociaux, ont retrouvé leurs pimpantes couleurs qui contrastent maintenant avec le gris de l'église : mais la musique qui est descendu de son clocher a fait oublier cet aspect dû à l'âge de l'édifice.

Mais en attendant, une autre forme d'appel est lancée : car l'association ne peut s'appuyer que sur des dons. Elle espère donc, grâce à la générosité des paroissiens, pouvoir faire aboutir le projet, aidé aussi par l'ensemble des Rémois, attachés au patrimoine local. Le coût prévisible est d'environ 21.000 F.


 

Mme Françoise DELESSALLE au clavier lors du concert qu'elle a offert à l'ALC lors de notre dernière visite de la cité

     Les Rotary récompensent le travail manuel

Les quatre clubs Rotary de Reims (Reims, Reims St Rémi, et Reims Clotilde) et le club Rotaract se sont réunis dans le grand cellier du Champagne Vilmart et Cie pour remettre les prix du travail manuel pour les années 1999-2000 et 2000-2001.

Devant une assistance nombreuse, Marc Leutenegger, président du Rotary club Reims en Champagne, organisateur de la réunion, s'est félicité de voir ces réunions communes devenir une tradition de nature à resserrer les liens entre les différents clubs, autour de Joaquim Orozco, assistant du gouverneur du district 1750 pour les clubs de Reims.

 2° lauréat : l'association "Musique à Saint-Nicaise"

Représentée par Mrs Venant et Tiéfaine, a été proposée par Henry Roger, du club de Reims et sa candidature a eu le soutien de Joaquim Orozco. Grâce à son dynamisme, quelques bénévoles ont magnifiquement restauré le carillon de 35 cloches de l'église Saint-Nicaise, si bien qu'un concert donné le 23 Septembre 2000 a pu inaugurer d'une brillante manière ce magnifique instrument rénové.

              Extraits de l' Union et documentation de Mr Venant

    

    

  Répertoire