L’église Saint NICAISE  

 


Le Quartier -  La Maison commune

 

Notice de l' EGLISE SAINT-NICAISE

Visite du 13/01/2006

Visite du 06/1999

 Sites à visiter


 


Répertoire 

La Presse

 

Le Christ a meilleure mine
Françoise Guillart, gardienne de l'église Saint-Nicaise
L'église Saint-Nicaise. un trésor rémois perdu au milieu -du Chemin-Vert
Á Reims, le projet de rénovation de l'église Saint-Nicaise avance

Préserver et valoriser l'église Saint Nicaise
L'église Saint-Nicaise restaurée par le Foyer Rémois
L'église Saint-Nicaise belle comme un sou neuf

Des vitraux à Saint-Nicaise
L'art sacré à St-Nicaise

La touche d'originalité de l'église Saint-Nicaise

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notice

de l' EGLISE SAINT-NICAISE

 La reconstruction de Reims fut l' occasion de la création de cités-jardins dont l' exemple le plus achevé reste la cité du Chemin-Vert. Des pavillons individuels sont disposés autour d' un espace regroupant les services communs : maison commune, crèche, école et église. L' architecte de l' ensemble fut Marcel Auburtin. co-auteur d'un ouvrage intéressant l' urbanisme de cette période : " Comment reconstruire nos cités détruites ? ".

L'église Saint-Nicaise est petite, massive, bien intégrée à l' environnement, constmite avec les mêmes matériaux que les maisons voisines, sur plan en forme de croix grecque.

La croisée du transept est couronnée par une tour-lanterne octogonale, accentuant encore l' aspect plein et solide de l' édifice.

Les sculptures du tympan de la porte d'entrée présentent le Christ entouré d' enfants aux fidèles de la paroisse habitant la cité, habitués à vivre au milieu de nombreux bambins.

Mais c' est la décoration intérieure tout à fait inattendue, abondante et raffinée, qui fait de l' église un témoignage de l' art des années 20. Elle a été confiée aux soins des peintres Gustave Jaulmes et Henri Menu ainsi qu'à l' artiste de grande renommée René Lalique.

Maurice Denis est l' auteur des fresques de la chapelle des fonts baptismaux entièrement peinte sur le thème évident de l'eau et du baptême. Il.signa également les deux  toiles ornant le fond des chapelles (Annonciation et Sainte-Famille). Au milieu des ors, les symboles abondent sur le thème du rayonnement de l' Esprit rédempteur et du baptême, et les anges célèbres à la cathédrale, sont aussi les hôtes de l' église Saint-Nicaise (à remarquer particulièrement les fenêtres de René Lalique).

Un chemin de croix sur plaques de fibro-ciment court le long de l' édifice, oeuvre de Jean Berque.

On trouve également deux statues de pierre : Jeanne d'Arc et Sainte Thérèse, ainsi qu' une Sainte Famille, grandeur nature, sculptée par Roger de Villiers.

A noter un orgue remarquable remis en état à partir de 1980 qui comporte trois claviers et un pédalier pour trente-huit jeux réels.

L'église possède également un carillon.                     

    

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Le Christ a meilleure mine

On inaugurait hier le tympan restauré de l’église du Chemin-vert.


Le président des Amis de Saint-Nicaise, Dominique Potier, en compagnie de Catherine Coutant, conseillère municipal chargée du patrimoine, devant le tympan restauré. A.P.

On y voit le Christ entouré d’enfants et d’anges. Ce tympan décore la façade de l’église Saint-Nicaise du quartier du Chemin-vert à Reims depuis maintenant près d’un siècle. Un âge respectable. « Et avec le temps, ce tympan était devenu illisible »  commente Dominique Potier, président de l’association des Amis de Saint-Nicaise-du-Chemin-vert. Heureusement, cette association s’est retroussé les manches pour financer la restauration de l’œuvre. Celle-ci était inaugurée hier en présence d’une grosse cinquantaine de personnes, parmi lesquelles le maire Arnaud Robinet. Pourtant dans cette affaire la Ville n’a pas été contributrice financière, l’association s’est débrouillée seule, notamment grâce à un généreux mécène, qui n’est autre que celui qui fut son premier président, François Hazart.

Si le maire était là, c’était donc pour apporter un soutien moral aux associations « qui complètent le travail de la Ville dans la préservation du patrimoine »déclarait-il en substance.

Quant au père Pascal Rodrigues, curé de la paroisse, qui célèbre la messe dans l’église en question -à la belle saison car le bâtiment n’est pas chauffé-, il apportait la touche spirituelle à l’événement : « Tout ce qu’on voit ici en matière de décoration est inspiré de la Bible. »

Il sera possible d’apprécier le résultat de cette restauration à l’occasion des journées du patrimoine, l’église étant ouverte au public ces samedi 15 et dimanche 16 septembre, de 14 à 18 heures.

Découverte du carillon

Cette fin de semaine, on pourra admirer l’extérieur et l’intérieur de l’église St-Nicaise, mais le dimanche 14 octobre, on pourra aussi se charmer les oreilles avec son carillon, le seul de la ville de Reims qui soit en fonction. Un récital de cet instrument mis en vedette dans Bienvenue chez les Ch’tis sera donné ce jour-là de 15 à 17 heures.

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 15/09/2018

    

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Françoise Guillart, gardienne de l'église Saint-Nicaise

Au Chemin-Vert, une septuagénaire à la personnalité attachante fait visiter, à tous ceux qui le souhaitent, l'église Saint-Nicaise, qu'elle considère comme sa deuxième maison.


Françoise Guillart est arrivée dans la cité-jardin du Chemin-Vert en 1967.

C'est une des mémoires du quartier. Arrivée le 1" mai 1967 à la cité-jardin du Chemin-Vert, Françoise Guillart, un petit bout de femme de 79 printemps, n'a jamais plus quitté sa maison située allée des Violettes. Son-mari, Yves, et elle, respecteront même les critères d'antan, à savoir être parents de nombreux enfants et faire partie de la classe ouvrière. En tout, le couple en aura huit, bien que deux mourront jeunes : Jean-Michel, à l'âge de huit ans, n'aura passé qu'une année à la cité-jardin et Franck décédera à la naissance. Quand elle a pris possession de sa nouvelle maison, elle se souvient s'être exclamée : « Ah mais c'est petit ! » Ce à quoi on lui rétorqua: « Il faut installer des lits superposés, Madame. »

« Paul Grave m'a tout appris »

Les liens qui unissent Françoise à l'église sont précieux et datent de fort longtemps. C’est d'abord le rituel de la messe qui l'a conduite à Saint-Nicaise, puis les leçons de catéchisme suivies par ses filles. Jusqu'au jour où elle décida, en accord avec le prêtre et les religieuses, de l'enseigner elle-même aux gamins du quartier, « j'en garde un très bon souvenir. J'accompagnais les enfants jusqu'à leur profession de foi », confie-t-elle, Mais ses liens avec l'église ont été renforcés à la suite des inondations à répétition que l'édifice religieux a subies et notamment lors de la tempête de 1999 : « L'eau coulait partout le long des murs, sur les peintures, - c'était ça le pire - dans le carillon ... Ça me faisait mal au cœur de voir les chaises trempées, ces cinq centimètres d'eau au soi... », se remémore-t-elle avec émotion. Alors Françoise épongeait le sol avec ses dizaines de serpillières et ses seaux pour éviter que l'eau ne coule par terre. Elle a commencé par obtenir les clefs afin de préparer l'église pour des mariages et des enterrements, pour faire le ménage aussi. Puis elle a pris la relève de Paul Grave, l'homme qui faisait visiter Saint-Nicaise à quelques curieux. « J'ai tout appris en l'écoutant raconter l'histoire du quartier et de cet édifice, » explique Françoise Guillart. Des anecdotes, elle en a plein la tête : ces dizaines d'étudiants étrangers arrivés par bus de manière inopinée avec pour seul interprète leur professeur ; ces cinéastes japonais venus visiter l'église à 8 heures du matin ; ce monsieur qui n'avait besoin que d'une chose, se recueillir dans le calme et la sérénité. « C’est un vrai bonheur de faire découvrir les richesses présentes dans cette église et j'espère tenir encore le coup quelques années pour continuer à œuvrer dans ce sens-là. Je ne veux pas que Saint-Nicaise finisse en musée, je veux qu'elle vive », conclu-t-elle. Le livre d'or, qu'elle laisse à la disposition des touristes, regorge de gentillesses et de compliments à son égard. L'un d'entre eux a noté : « Je suis tombée amoureux de cette église, tout comme de sa guide. » Le charme de Françoise a frappé.

Adriane CARROGER

Pour contacter Françoise : 06 72 66 60 72

Extrait de l'union du 28/07/2016

    

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'église Saint-Nicaise. un trésor rémois perdu au milieu du Chemin-Vert

Parfois, les plus belles choses se trouvent là où on ne les attends pas. C'est le cas pour l'intérieur richement décoré de l'église Saint-Nicaise


Arnaud Toury, curé, effectuera tous les dimanche de l'été des visites commentées sur les œuvres les plus remarquables de l'église. Christian Lantenois

« L'église mérite d'être le troisième édifice religieux de Reims après la basilique et la cathédrale » Arnaud Toury, curé de la paroisse

Au beau milieu du quartier ouvrier du Chemin Vert se dresse une anomalie. Pour l'œil non-averti, c'est une église banale. Pour celui qui a la chance d'en visiter l'intérieur, c'est une œuvre à part entière. La citê-jardin du Chemin-vert est une création du Foyer Rémois, fondé à la fin de la Première Guerre mondiale par une association d'entrepreneurs dont Georges Charbonneaux, Sur 45 hectares, des maisons jumelles typées alsaciennes offrent aux ouvriers de l'époque des logements locatifs.

Lorsque l'on sait que ces entrepreneurs s'inscrivent dans la tradition du catholicisme social, on comprend mieux la présence d'une église en plein centre du quartier, juste à côté de la place du 11 Novembre.

Une église très spéciale

Mais Saint-Nicaise n'est pas n'importe quelle église. Si d'extérieur elle ne paie pas de mine, son intérieur a été pourtant pensé et réalisé par huit des artistes les plus notables de l'époque, empreinte du style Art déco. Pour Arnaud Toury, curé de la paroisse depuis 2007, le mot qui caractérise le mieux l'église est « non-conventionnelle. » À aucun moment en effet il n'y a de représentations classiques : tout y est unique. L'église devient un témoignage privilégié du style Art Déco qui a dominé durant les années 20. Saint-Nicaise est née de la volonté des Concepteurs du quartier, en 1927, soit 7 ans après la construction, de la cité-jardin. Pour le curé, l'existence d'une église aussi richement décorée au sein d'un quartier ouvrier n'a rien de surprenant : Je pense qu'il y a ici un message spirituel et humain envoyé aux ouvriers, une conscience de leur dignité, et surtout l'aveu qu'eux aussi ils pouvaient mériter ce qu'il y a de mieux. »

Au-sein même de l'église, que son curé définit comme un « trésor méconnu de Reims », un autre joyau retient l'attention : le baptistère. Entièrement peint et décoré par l'artiste Maurice Denis en 1934, celui-ci mêle des thèmes de l'Ancien et du Nouveau Testament. Le tout dans une ambiance très colorée et peu habituelle au sein d'une église. Malheureusement, Arnaud Toury le rappelle à la fin de la visite, Saint-Nicaise reste un édifice assez largement oublié.  « Elle souffre de son originalité, et reste cloîtrée dans une certaine confidentialité, j'aimerai qu'elle soit plus connue ! ». Dans cet objectif, durant l'été, chaque dimanche sera organisée une visite commentée de l'église. Et surtout, le 2 juillet de 20 h à 22 h 30, elle sera le théâtre d'une récitation de poème et d'un concert d'orgue à l'occasion de la Nuit des églises.

Jérémy DENIELLE

Extrait de l'union du 09/06/2016

    

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Á Reims, le projet de rénovation de l'église Saint-Nicaise avance

L’inscription au patrimoine de l’Unesco, une décision qui renforce l’intérêt des passionnés de ce quartier et de son exceptionnelle église.


Partenaires, élus, habitants, sont très attentifs aux projets de rénovation.

« L'amour porté à cette église Saint-Nicaise du Chemin Vert commence à s'intensifier »
Arnaud TOURY Curé de la paroisse

Les Amis de Saint-Nicaise du Chemin Vert. Un intitulé justifié pour cette association de 142 adhérents, amoureux de ce joyau inscrit au patrimoine de l'Unesco depuis l'année dernière. Des personnes qui viennent de toute la ville, ce dont se réjouit le président François Hazart-Ferté : « Votre présence ici montre bien tout l’intérêt que vous avez envers cette belle église. »

C'est de ce superbe édifice art déco dont il a été surtout question au cours de l'assemblée générale, avec un dossier très complexe. La restauration des verrières, actuellement déposées et sécurisées, réalisées par Lalique selon un procédé de moulage qui n'existe plus. « C'est un projet de longue haleine, avec des questions sur la façon de bien faire. Le dossier est entre les mains des experts », selon le président.

Rappelons que le quartier et l'église appartiennent au Foyer rémois, qui est évidemment un partenaire privilégié. « C'est dans nos gènes, dans notre histoire. On se doit de conserver ce que nous a laissé Georges Charbonneaux. Mais on est sur un monument historique on ne peut pas faire ce qu'on veut. C'est un projet à 5, 10 ans ... On ne sait pas », explique aussi Édouard Baron. Le responsable des relations extérieures du Foyer Rémois compare le partenariat formé avec son organisme, l'association et le père Arnaud Toury, curé de Saint-Nicaise, à un triptyque : « Si 40 % de ce projet sont subventionnés par la Drac, c'est bien grâce à ce triptyque. »

Le projet 2016, c'est l'aménagement de l'ancienne « salle de café » en salle muséographique permettant d'accueillir les visiteurs et d'organiser des expositions. L'éclairage, remplacé, précis sans  être agressif, donne une belle mise en valeur de l'édifice. « Il se pose encore la question du chauffage et celle du remplacement du mobilier liturgique » rappelle le père Toury, qui se félicite de ce que « l'amour porté à cette église Saint-Nicaise commence à s'intensifier. »

Des concerts de qualité y sont organisés et vont être désormais payants : 10 E l'entrée. Antoine Le Duc, organiste et chargé des programmes, a donné quelques-unes des prochaines dates comme le 7 mai avec un concert pour flûte, piccolo et piano, le 28 juin, un concert d'orgue, le 25 septembre, orgue et trompette.

Le 4 juillet, date d'anniversaire de l'inscription au patrimoine, les Flâneries Musicales y offriront un beau concert,

Vice-président de l'association, Dominique Potier a présenté le nouveau site internet. « Un site avec une cinquantaine d'images disponibles, qui permet d'avoir une vision intéressante de l'ensemble des œuvres et qui sera, bien entendu, bilingue. »

Il comporte deux grands volets. Le premier est intitulé c S'émerveiller et comprendre J. On y trouvera des détails sur le concept du Chemin-Vert, son origine et la volonté sociale du développement de la cité-jardin, les ateliers et artistes qui ont travaillé sur l'église, une galerie photos, des détails sur l'association et la saison musicale. Le deuxième, « Visiter et accompagner » portera sur la présentation des visites individuelles et un agenda avec des dates clés, des rubriques, des infos pratiques et des contacts. »

*.- Association « Les Amis de Saint-Nicaise du Chemin Vert ». 8 rue Lanson, 51100 Reims.

Extrait de l'union du 15/02/2016

    

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L'église Saint-Nicaise restaurée par

le Foyer Rémois

img1.gif 

 Edifiée en 1923, l'église Saint-Nicaise a retrouvé tout son lustre grâce au programme de restauration global entrepris par le Foyer Rémois depuis avril 2007. Ce programme a commencé par la réfection de la toiture sous le contrôle de l'Architecte des Bâtiments de France. Les travaux du parvis ont démarré en juin 2010. Murets, pavage (avec l'intervention des Compagnons du Devoir), portail, portillons en ferronnerie et éclairage ont été entièrement rénovés. Le chantier a pris fin au printemps dernier avec la restauration des peintures intérieures suivie de la réfection de la façade principale. L'église Saint-Nicaise est classée Monument Historique, patrimoine historique et culturel de la Ville de Reims depuis 2002   A. C.

 Extrait de V.R.I N° 280 de 07/2011

    

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'église Saint-Nicaise belle comme un sou neuf 

Restauration de la toiture, du parvis et des peintures murales

Construite au cœur de la cité-jardin du Chemin-Vert, dans l'axe de la cathédrale, l'église Saint-Nicaise, ruinée par les infiltrations d'eau, avait pâle figure. Elle vient d'être restaurée dans les règles de l'art.

 
L'église a été restaurée de la toiture au parvis, jusqu'aux peintures intérieures de Jaulmes et Maurice Denis.

 Propriété du Foyer Rémois, l'église Saint-Nicaise édifiée en 1924 et fleuron de l'art déco naissant était en piteux état. Toiture percée, porche et avant-porche abîmés, parvis ruiné et délabré, peintures murales empoussiérées et attaquées par les champignons : l'édifice classé monument historique méritait une vraie restauration. Grâce à l'organisme logeur, à des artisans consciencieux et compétents et sous le contrôle de la Drac, c'est fait. L'événement a été célébré hier dans un quartier qui a lui même désormais fière allure après sa restauration.

Du clocher au parvis

Si l'essentiel des travaux a été réalisé en 2010, la restauration a débuté en avril 2007. La tour lanterne hexagonale a d'abord été refaite sous contrôle de l'architecte des bâtiments de France. Des éléments de charpente et de zinguerie également, avant la pose de tuiles en terre cuite, la réfection de la croix et de la girouette du clocheton.

« Pour le parvis délabré, refait par l'association ouvrière des Compagnons du Devoir, il a d'abord fallu faire un travail de recherche archéologique et historique » a expliqué Rodophe Grissinger, architecte. « Les marches ont été recréées à l'identique. Les murets d'enceinte jointés sont en brique quart de rond de Hollande et le pavage en terre cuite jaune collé sur une chape en béton vient de Berlin. Le porche occidental et l'avant-porche en béton, devenus très poreux, ont été aussi rénovés en leur rendant leurs couleurs vives et gaies. L'esprit était de conserver la dimension humaine et urbaine de l'habitat qui entoure l'édifice. Seuls les portillons et le portail en fer forgé qui ferment le parvis sont signés d'une entreprise muizonnaise, qui a repris une partie du dessin des grilles du baptistère de l'église. »

Les fresques retrouvent leur éclat

Bernard Croès, de l'atelier Bis, a expliqué le travail délicat entrepris pour restaurer diverses peintures sur bois, sur ciment ou sur toiles marouflées plus ou moins abîmées, décollées par les infiltrations d'eau, l'humidité, la poussière et les champignons ; qui ont altéré les couches picturales jusqu'à s'effondrer à certains endroits comme dans « le Christ en gloire » peint dans le chœur par Gustave Jaulmes. Et l'on a plaisir à retrouver aussi telles qu'elles étaient il y a un peu moins d'un siècle « L'annonciation » et « la Sainte Famille », dans les absides Nord et Sud. Fort lumineuses aujourd'hui, les scènes bibliques du baptistère réalisées sur enduit Stic B par Maurice Denis. « Nous avons eu un problème déontologique sur une partie de la reprise de ce travail, avec une colombe que nous avons finalement refait à l'identique grâce aux nombreux documents et photos dont nous disposions. »

Alain MOYAT

Pour apprécier la qualité de cette restauration mise aussi en lumière le soir, il faudra vous rendre aux offices de l'église Saint-Nicaise, prendre rendez-vous avec l'abbé Arnaud Toury (03.26.85.31.77), venir le dimanche 5 juin à 16 heures au concert donné par Patrice Latour, carillonneur de Rouen et Lisiueux ou aux deux concerts prévus cet été lors des Flâneries musicales.

Extrait de l' union du 26/05/2011

    

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L'art sacré à St-Nicaise


 
Apollon

 Après la Grande Guerre, les dommages subis dans les églises dévastées vont favoriser l'émergence de sociétés d'artistes chrétiens. Ces groupements d'artistes bénéficient à Paris d'une immense vitrine lors de l'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925 avec l'édification de l'église du Village français qui leur permet de se faire connaître. Ainsi, Jean Hébert-Stevens (1888-1943) y réalise des vitraux à partir de ses propres cartons mais aussi ceux de Maurice Denis (1870-1943), du Père Couturier (1897-1954) et de George Desvallières (1961-1950). A Reims, l'église Saint-Nicaise est le foyer spirituel de la cité du Chemin-Vert dont Georges Charbonneaux (1865-1933), fondateur du Foyer rémois, est l'initiateur et chef de projet. Il fait appel à des artistes qui ont déjà travaillé pour lui comme Gustave-Louis Jaulmes (1873-1959), René Lalique (1860-1945), Maurice Denis (1870-1943), ou à d'autres plus jeunes comme Jean Berque (1896-1954) et Jacques Simon (1890-1974).

Textes : Françoise Kunzé avec David Liot et Catherine Delot, commissaires de l'exposition.
Photos : Remi Wafflart

 Extrait de l' union du 22/11/2009

    

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Des vitraux à Saint-Nicaise

 
Ami de l'industriel rémois Georges Charbonneaux, René Lalique lui a proposé
de participer à la décoration de l'église Saint-Nicaise à Reims

 L'église Saint-Nicaise, dans le quartier du Chemin-vert à Reims, possède l'unique trace laissée par René Lalique dans notre région. Dans les années 20, il se charge en effet d'une partie de la décoration de cet édifice construit à l'époque dans une nouvelle cité-jardin.

C'est l'industriel rémois Georges Charbonneaux qui est à l'origine du projet et de la participation du maître verrier qui était alors au sommet de son art. L'homme est en effet un ami et admirateur de Lalique dont il possédait l'une des plus grosses collections de pièces. Lorsque Lalique apprend que Charbonneaux veut construire une église, c'est lui qui lui propose d'apporter sa contribution à l'œuvre. Le fait est assez rare pour être souligné car, en général, Lalique avait tendance à vouloir tout gérer de A à Z. Mais cette fois, son amitié avec l'industriel rémois le poussera à un tout petit peu plus d'humilité. René Lalique réalisera les vitraux ainsi que la colombe du chœur et les suspensions. Pour être précis, il ne s'agissait pas de vitraux proprement dit (avec du plomb) mais des verrières (verre moulé) dont l'intérieur est creux. Ils représentent des anges (comme sur la cathédrale).

A noter que pour construire l'église Saint-Nicaise, Georges Charbonneaux fera appel aux plus grands artistes français engagés dans le renouveau artistique de l'époque, du symbolisme au modern'art.
Outre Lalique pour les verrières et la lampe du sanctuaire, la décoration intérieure sera confiée à Gustave Jaulmes et André Adrien Karbourski pour les fresques de la nef, à Maurice Denis pour les fresques des chapelles latérales et du baptistère, et à Jean Berque pour les stations du chemin de croix

 Extrait de l' union du 13/06/2008

    

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La touche d'originalité de l'église Saint-Nicaise


 
L'Eglise Saint-Nicaise mériterait d'être d'avantage visitée compte tenu de sa décoration originale~

Depuis 15 jours, le carillon sonne toutes les heures dans le quartier du Chemin-Vert, même le dimanche. L'église Saint-Nicaise se rappelle à ses habitants. Entourée de jardins et d'habitations qui lui collent au flanc, elle avait fini par se fondre dans le paysàge: Par se faire oublier. Une injustice : Saint-Nicaise recelle de petits trésors d'originalité. Construite'dans les années 1920 et consacrée en 1934, elle 'possède une décoration inténeure qui surprend par sa modernité.

Christ·cubiste

Sur les tableaux du chemin de croix, le visage du Christ prend des allures. géométriques, comme touché par la grâce cubiste. Les peintures de Jean Berque respirent-les années 20 : cet ancien illustrateur et créateur d'affiches fut marqué par ses contemporains.

L'influence de l'époque se retrouve jusque sur les peintures du transept : autour de la Vierge Marie sont représentées les deux grand-mères, Anne. et Elisabeth, mais aussi des enfants au look inhabituel. Les petites filles portent des robes années 20 et arborent une coupe à la Louise Brooks. Au pied du tableau: des ferronneries agrémentées .de grappes de raisin dont le style évoque l'art déco.

Mais l'originalité de Saint-Nicaise ne s'arrête pas là : une colombe en verre rose vole au-dessus de son autel, Confeetionnée par l'artiste champenois René Lalique, elle s'illumine quand le Saint-Sacrement est exposé. Ce spécialiste de l'art nouveau et des oeuvres en cristal a également réalisé les vitraux et les lampes de verre moulé suspendues dans la nef. En vedette: de petits anges de verre avec la coupe de cheveux à la mode dans les années 1920. A Saint-Nicaise, tout est d'époque, jusqu'aux chaises dont le père Dardenne ne sait plus quoi faire.

Mathilde Mathieu

 Extrait de l' union du 16/09/2000

    

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Visite avec

 

   de      

 L’église Saint NICAISE  

 Visite du 13/01/2006

06-02-rb_st-nicaise_37.JPG

06-02-dl_st'nicaise_05.JPG

06-02-dl_st'nicaise_07.JPG

06-02-dl_st'nicaise_01.JPG

06-02-dl_st'nicaise_03.JPG

06-02-dl_st'nicaise_04.JPG

06-02-dl_st'nicaise_08.JPG

06-02-dl_st'nicaise_12.JPG

06-02-rb_st'nicaise_46.JPG

06-02-dl_st'nicaise_13.JPG

06-02-dl_st'nicaise_14.JPG

06-02-rb_st-nicaise_54.jpg

06-02-dl_st'nicaise_15.JPG

06-02-dl_st'nicaise_16.JPG

06-02-dl_st'nicaise_17.JPG

    

    

  Répertoire  

 

 

 

 

Visite de l'Eglise

par Monique VINCENT

 Partie intégrante de la cité du Chemin Vert voici maintenant une visite de l' église Saint Nicaise.   v04.jpg

La première pierre a été posée le 2 février 1923 et elle a été inaugurée le 8 juin 1924. Elle a donc été construite en même temps que le quartier.

Elle été dédiée à  Saint Nicaise, évêque de Reims décapité par les vandales, en mémoire de l'église St. Nicaise qui appartenait à l' abbaye Saint Nicaise (Place St. Nicaise actuellement), abbaye avec basilique et cloître d' une taille similaire à celle de Saint Rémi.

Elle a été achetée pour une bouchée de pain par un révolutionnaire qui l' a démolie en 1802 pour récupérer les pierres.

L' église semble petite, massive  v03.jpg  mais en fait cela tient à son plan en forme de croix grecque avec ses bras de 30m de long et la coupole de 30 m de haut. En fait, avec ses dimensions et sa construction dans les mêmes matériaux que les maisons voisines, elle est bien intégrée au quartier.

La croisée du transept est couronnée par une tour-lanterne octogonale, accentuant l' aspect plein et solide de l' édifice.

n11.jpg  Les sculptures du tympan de la porte d'entrée représentent le Christ entouré d' enfants, ceux attendus dans cette cité familiale.

L' intérieur très riche est l' opposé de l' extérieur. Le décor abondant est un témoignage des années 20.

Deux décorateurs ont effectué la décoration, Gustave Jaulmes et Henri Menu, mais tout a une certaine unité car l' architecte Michel Auburtin qui reconstruisait le quartier s' occupait également de l' église et coordonnait le tout.

Maurice Denis, peintre du groupe des nabis ( 19° siècle) est l' auteur de 3 œuvres :

n07.jpg Les fresques du baptistère peintes en 1934 représentent l' eau dans la vie. De droite à gauche : le déluge. Moïse dans le désert, Jésus enseigne, 4 fleuves (eau vive), Jean Baptiste baptise, autres baptêmes.n06.jpg

 Deux toiles aux extrémités du transept selon le procédé de marouflage (maroufler : appliquer une toile peinte sur une surface avec de la colle forte appelée maroufle).

n09.jpg Transept nord : l' Annonciation : la Vierge et saint Gabriel en dalmatique (vêtement liturgique porté par les diacres), une colombe, des fleurs, des vignes et des maisons

n08.jpg  Transept sud : la Sainte Famille : même décor que l' Annonciation. Les enfants sont en tenues 1920. Ce sont les petits enfants de la famille Charbonneaux (Georges Charbonneaux pense déjà en 1913 a des logements sociaux).

Jean Berque a réalisé le chemin de croix sur plaques de fibro-ciment et le revers de façade ouest.

Cette peinture était en fait prévue dans la chapelle provisoire qui précédait l' église.

Les vitraux : sont de René Lalique (célèbre verrier) ainsi que la colombe du chœur et les suspensions. Il n 'a travaillé que pour 3 édifices religieux : Caen, Jersey et Reims. n14.jpg

 

En fait, ce ne sont pas des vitraux (avec du plomb) mais des verrières (verre moulé) l' intérieur est creux. Ils représentent des anges (comme sur la cathédrale).

L' église possède également 3 sculptures :

n05.jpg La Nativité grandeur nature réalisée par Roger de Viliers. A remarquer : les attitudes et les visages sont ceux de personnes de la cité.

Sainte Jeanne d' Arc également de Roger de Viliers et Sainte Thérèse d' Emma Thiollier.

Levons la tête et admirons maintenant la coupole à 8 pans : 2 x 4. Or, en référence à la bible on retrouve souvent 4. On peut d'ailleurs voir les 4 évangélistes en symbole.

II reste à admirer le chœur avec ses draperies, ses anges, sa colombe..

La croix grecque permet de mettre l'autel au centre comme l'a voulu la réforme du concile, sinon l'autel était dans le chœur et bon nombre d'assistants ne pouvait rien suivre des offices.

n10.jpg Au dessus de l'autel : un Christ en Gloire (ou un Christ de Majesté). II a les mains étendues pour inviter les gens du foyer à venir alors que normalement quand le Christ est ainsi représenté il tient un livre dans une main et lève deux doigts de l'autre main.

Dès le début I' église possède un orgue et un carillon (1922).

Construit par le facteur d' orgue strasbourgeois J.Rickenbach l' orgue ne comportait que 6 jeux car c' était cher.

Grâce à l'intervention d' un ingénieur/organiste, Pierre Eschenbrenner, il fut transformé et agrandi. Pour ce faire il a cherché partout des tuyaux d.' occasion. C'est ainsi qu' un certain nombre d' entre eux viennent de Verzy.

De chaque côté du balcon ce sont des tuyaux qui viennent de St.Jacques.

En 1956 on perce le tympan au dessus de la Nativité pour y mettre des orgues positives

L'orgue : 38 jeux 52 sorties 3000 tuyaux dont 200 de visibles

En 1980 commence la restauration et la reconstruction de l' orgue avec une commande électrique à courant faible. Auparavant c' était une traction mécanique. En 1987 le nouvel orgue est inauguré.

Quant au carillon il possède dès l'origine 6 cloches.

De 1927 à 1934 il y a 3 cloches provisoires

En 1936 14 cloches sont comnandées à un fabricant d' Annecy (le seul qui fabrique des cloches justes).

En 1942 il y a 35 cloches (mais il n' y a pas de carillonneur)

Le 29 août 1944 on tire sur le carillon pensant que quelqu'un se cachait là-haut, les cloches sont à refaire. Une reste avec un trou qui n' altère en rien sa sonorité.

Aujourd'hui le carillon se compose de 35 cloches.

Notes et photos de Monique VINCENT - 6/99                         

    

    

  Répertoire