Petite histoire de la

Maison Commune du Chemin-Vert

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Histoire de la Maison Commune du Chemin Vert

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  Vincent Marcoup, de la Comédie à la maison commune du Chemin Vert
La Maison de tous les arts
La Maison commune 

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 La Maison Commune du Chemin Vert a une longue histoire

En voici les principales étapes.

Il y a plus de 75 ans, entre 1920 et 1925 un quartier neuf se construisait, sur un terrain ravagé, à la périphérie de la Ville de Reims détruite par la guerre.
Le but que se proposait la Société de construction "Le Foyer Rémois" était de procurer un logement avec jardin, au milieu le plus défavorisé de l'époque, c'est à dire aux familles nombreuses, lors de leur retour dans la ville qui se relevait à peine de ses ruines.
Le promoteur en était Monsieur Georges Charbonneaux, esprit remarquable et homme d'action et de coeur s'il en fût.

Il était convaincu que l'on ne vit pas seulement d'un cadre d'habitation. Sensible à toute la gamme des besoins et des aspirations humaines il eut l' idée de réaliser un vaste "équipement résidentiel" avant la lettre. Et il y fut encouragé par un groupe de Rémois éclairés.
C'est ainsi que l'on vit surgir dans la Cité du "Chemin Vert" (improprement appelé Foyer Rémois) parallèlement aux maisons individuelles prévues pour 600 familles, cet équipement dont l'envergure étonne encore aujourd'hui : une Maison de l'enfance, une Maison Commune, des Cours ménagers, un terrain de sports, etc....

Dès 1925 deux associations déclarées loi 1901 étaient appelées à gérer les 2 maisons, complémentaires l'une et l'autre certes, mais indépendantes dans leur gestion et leur action.
La Maison de l'enfance était destinée aux services d'enfants, et services médicaux et sociaux ; la Maison Commune aux loisirs récréatifs, sportifs, éducatifs, ou , selon la terminologie d'aujourd'hui aux activités culturelles.
Dès l'origine la Maison Commune offrait donc à la population environnante, à tous les membres de la famille, à partir de l'âge scolaire, un cadre attrayant, des ressources déjà nombreuses et surtout des possibilités d'utilisation et de développement suivant le désir et l'initiative des usagers.
Parmi les ressources mises à la disposition de tous citons : la bibliothèque, dotée alors de 1500 volumes désignés par un Bibliothécaire de la Nationale, la salle de spectacles de 360 places avec les dépendances nécessaires : des salles de jeux, de réunions, de cours, une salle d'éducation physique et un grand service de bains-douches nécessaires à une époque ou les installations individuelles étaient rares. Enfin l' aile droite était réservée aux "Cours Ménagers" cours du soir pour les jeunes filles ; cours du jeudi pour les petites filles, consultations ménagères pour les mères de famille. Mais suivant une évolution nécessaire,les cours sont devenus quotidiens vers 1943.

L'histoire de cette Maison peut se diviser en 4 étapes .
     - la 1ère de 1923 à 1939
     - la 2ème de 1939 à 1945
     - la 3ème de 1943 à 1962
     - la 4ème enfin dans laquelle nous sommes engagés.

Pendant la 1ère étape de 1923 à 1939 ; les activités culturelles, récréatives et sportives sont nombreuses, sujettes bien entendu, aux fluctuations inévitables suivant les années et les animateurs. Cette période se signale par l'existence de nombreux groupements et associations locales, animés et souvent gérés par les habitants du quartier. A cette époque l'on vit beaucoup sur place

Citons le Club Sportif dont le Président et les Membres du Comité sont des habitants du. quartier : l'Association des jardiniers amateurs et celle des Eleveurs-amateurs, constitués de même, l'Association des Mères de Famille, le Club de billard etc ...

La scène et la salle de spectacles sont très animées. 166 représentations théâtrales y sont données : 130 par des amateurs et 16 par des Compagnies Professionnelles dont celle de Maurice LEROY et Madeleine MARTEL, des Comédiens Routiers où se trouvaient alors des comédiens devenus célèbres : Hubert GIGNOUX, Olivier HUSSENOT, Yves JOLLY, Jean-Marie GRENIER etc...

Dans cette même salle, des conférenciers se font entendre avec succès : Professeurs de lycée, personnalités diverses parmi lesquelles plusieurs noms illustres : CHARCOT, DUSSANE, GARRIC, d'autres encore.

Les expositions variées y sont nombreuses : de fleurs, de travaux etc. ..Certains cours sont très développés : musique et chant choral, entre autres, puis Cours d' éducation physique masculine et féminine. C'est en 1938 que le gymnase est construit pour suppléer à l'insuffisance de la 1ère salle d'Education Physique. Il s'est révélé particulièrement utile dans les années suivantes pour des groupes tels que le "C.A.U.P.A", privé un moment de son propre siège.

Une petite gazette locale bi-mensuelle fondée en 1933 a tout de suite eu la faveur du public et le concours d'un petit comité de Rédacteurs.

C'est en 1933 que l'Association de la Maison. Commune devient membre de la Fédération des Centres Sociaux de France, elle même affiliée à la Fédération Internationale des Centres du même ordre, toutes deux fondées en 1922, et où avait été reconnu un esprit et des activités analogues.

La 2éme étape, celle du temps de guerre 1939 - 1945

En Octobre 1939 suivant le principe de chercher à répondre aux besoins par ordre d'urgence, la plupart des salles de la Maison Commune sont prêtées aux Ecoles publiques, pendant la brève période où celles-ci se trouvent dépossédées de leur locaux par le Service Hospitalier. Service de bains-douches et ancienne salle d'éducation physique deviennent un poste de secours (heureusement inutilisé). Au retour d'exode, les salles principales, la bibliothèque exceptée, sont transformées en un centre du travail manuel (du fer, du bois et du fer blanc) méthodiquement organisé. Sous la direction de Monsieur Hugerot il s'ouvre quotidiennement à 40 garçons. Grâce à ce travail continu, la Maison est restée libre de tout occupant pendant ces 3 années difficiles. De cette époque, date aussi l'enseignement du travail manuel, par des moniteurs de la Maison, à deux classes d'élèves des écoles publiques, ceci à la demande du Directeur de l'Ecole Pommery, intéressé par le travail positif et formateur qui était réalisé. Par ailleurs, la Bibliothèque connaît une grande affluence et le prêt de livres à domicile s'élève à 14.500 en 1944. Enfin au seuil de la 3ème étape, c'est le début des Colonies de vacances pour les enfants, mais surtout pour les groupes d'adolescents. Elles se prolongeront pendant plusieurs années et aboutiront aux vacances familiales. Dès après 1945, à la libération, la reprise des activités de loisirs est réclamée par les habitants du quartier. La Maison recouvre alors son sens primitif de maison de loisirs.

Au cours de cette période, après un premier élan pour des réunions de danse et les divertissements faciles, il se développe à nouveau le goût des concerts, des conférences sur des sujets de culture générale ou spécialisée. L'on compte durant cette période environ 120 conférences et concerts ; et les cercles de parents trouvent pendant 8 ans une audience renouvelée.

De théâtre il n'est plus guère question qu'à intervalles très espacés, le cinéma hebdomadaire représentant alors l'intérêt majeur du public. Il est florissant pendant plus de 12 ans et, outre son rôle de divertissement, il a celui d'apporter un support financier aux activités éducatives et culturelles toujours déficitaires.

Du travail manuel de l'étape précédente il reste : les cours aux classes de l'Ecole publique et 2 ateliers éducatifs bois et modèlisme qui sont encore parmi les activités les plus importantes de la maison. La construction des voiliers modèles réduits sous la conduite de Monsieur CHERET ( plus de 700 voiliers de 1930 à ce jour) est due à l'initiative et au concours, pendant 2 ans, d'un habitant du quartier.

Par ailleurs les activités se poursuivent avec une fortune diverse selon les années, et dans l'ensemble se présentent sous forme d'activités organisées par la Maison et assurées par une équipe d'animateurs et de techniciens :
     - ateliers,
     - bibliothèque,
     - cinéma,
     - cours divers, etc...

Dans ces domaines, le fonctionnement se fait le plus possible en collaboration avec ceux qui les utilisent, tel par exemple les membres du Club de lecture pour le choix des livres nouveaux.

En second lieu, les activités qui dépendent de groupes autonomes : Club culturiste, Club de boxe, Réseau 31, des émetteurs de radio, philatélie etc... Certains de ces groupes venus de l'extérieur, se sont insérés dans la Maison et sont devenus, pour ainsi dire, participants à la vie du quartier.

D'autres clubs ou groupes, enfin, sont nés d'une activité, et se sont parfois constitués en association déclarée, tels le Club de tennis de table, et le Yacht-club de modèles réduits (issu de l'atelier de travaux manuels il utilise pour ses courses, d'abord le canal, puis l'étang de Verzenay, à défaut d'autres plans d'eau).

Enfin il y a les rencontres et les échanges internationaux appréciés de tous. De nombreuses visites étrangères en sont l'occasion. Sur ce dernier point les liens établis avec la Fédération Internationale favorise les relations et les réunions avec des représentants de pays très divers : Canada, Grande Bretagne , U.S.A., Autriche, Pays Bas, Finlande, Inde ,Italie.

Un chantier International "Concordia" appelé à la réfection des trottoirs de la cité est reçu 2 ans de suite par un Comité de quartier. Il en est resté des amitiés durables.

Les régates internationales du Yacht-Club qui ont lieu ici tous les 2 ans.

De la fin de la 3ème étape et au seuil de la 4ème

C'est à nouveau une période d'évolution. Celle-ci tient d'une part aux conditions générales de la vie moderne, d'autre part aux circonstances locales d' expansion et de transformations urbaines. Depuis 1960 environ, la population devient mobile, parce que de plus en plus motorisée, une partie des loisirs se déroule donc en déplacements, voyages, camping, etc... Les relations de quartier à quartier en sont plus aisées et les utilisateurs de la Maison de provenance plus diverses.

Le confort, les moyens audio-visuels se sont multipliés et apportent à domicile des loisirs tout faits, dont quelques uns du reste sont fort intéressants, mais qui sont à l'origine, sans doute, d'une désaffection pour certaines formes de culture ou de divertissements ; le cinéma entre autres. Les sollicitations récréatives et culturelles se multiplient et les mouvements du public semblent plus souvent déterminée par la publicité de choc que par l'esprit de choix. Par contre, certains groupes, centrés sur un sujet d' intérêt commun, apprécient toutes les occasions de l'approfondir.

Enfin , la jeunesse prend une place de plus en plus considérable, non seulement par le nombre, pais par l'intérêt que des groupes de jeunes manifestent pour des questions générales, les discussions et conseils qui, autrefois, intéressaient surtout les adultes.

Parallèlement à cette évolution, le quartier se transforme. Il n' est plus isolé mais relié à la ville par des constructions nouvelles de tous ordres. Et à la périphérie, à l'endroit des champs qui limitaient le quartier primitif, la Faculté des Sciences, puis le grand ensemble de l'Europe se dressent, comme un trait d'union entre des quartiers jusqu'ici épars. Et des centaines de familles s'y installent progressivement.

Or la Maison Commune , avec ses 2300 m2 de surfaces destinées à des fins socio-culturelles, semble avoir été conçue, dans une vue réellement "prospective" pour la population de demain.

Mais une telle expansion fait surgir des exigences nouvelles , exigences matérielles d'abord, exigences de vie ensuite.

La Maison, avec ses structures intactes, mais anciennes, demandait une rénovation. Celle-ci a pu être réalisée (en grande partie du moins) grâce à la compréhension et au concours financier des pouvoirs publics et semi-publics à l'échelon municipal, départemental et national.

   

   

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La Maison commune


La maison commune de Ia Cité du Chemin vert vers 1925.


Finalement elle est encore-là aujourd'hui.

La maison commune du Chemin Vert comprend une bibliothèque de 4000 ouvrages, des bains-douches (en 1933, on enregistre 153686 douches et 1.680 bains) ; l’école ménagère aux cours gratuits (162 inscriptions en 1932) ; un journal « La gazette du Chemin ver »t. La décoration de la salle des fêtes contenant 500 places est l'œuvre d'Adrien Karbovsky. La maison est au cœur d'une cité avec ses magasins, une crèche, une garderie, un centre de soins (7.000 visites par an), des terrains jeux.

Extrait de l'union du 28/02/2015

   

   

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