Les Halles du Boulingrin   

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Halles du Boulingrin

La seconde cathédrale

Marché de gros

    

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 Extrait du diaporama de l'Union

Les Halles du Boulingrin, patrimoine culturel de l'Union Européenne

Les Halles, de page en page

1727-1990 - Avant et pendant les Halles

Le souhait d’un marché permanent au Boulingrin
Marchés couverts, les cœurs des villes

Inauguration conviviale et participative en vue
05/2012 - 
Halles Boulingrin : une cathédrale de lumière

05/2011 - Les premiers vitraux posés sur les halles Boulingrin

09/2010 -  Chantier du Boulingrin : 600 tonnes d'échafaudages
05/2010 -
Les Halles en plein renouveau.
01/2010 -
Halles du Boulingrin :  les travaux ont commencé

16/09/2009 -
La photographe Feng Hatat expose. Zoom sur le Boulingrin

28/08/2009 -  Coups d'essai aux Halles du Boulingrin
08/08/2009 - Rénovation des Halles du Boulingrin / L'entrée en matière
14/07/2009 -
Halles Boulingrin : Des tests sous haute surveillance
30/05/2009 -
LES HALLES DU BOULINGRIN :  QUELQUES DATES
16/01/2009 -
Boulingrin : Hall’éluia !
01
/2009 - Les halles en 2012 : un projet novateur pour une ville moderne

23/12/2008 - Les Halles du Boulingrin d'hier et de demain
12/2008 -
Projets de reconstruction des halles en 1923
10/01/2009 -
Les plans des Halles en 1923
12/06/2008 - Halles du Boulingrin : livraison le 14 février 2012
03/06/2008 -
Voici les futures halles de REIMS
17/04/2008 - Georges Rousse au secours des halles Boulingrin
10/04/2008 - Les Halles, le cœur du quartier Boulingrin

27 /12/ 2007 - Faites un voeu !
02/2007 - Chronique d’une renaissance annoncée

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le souhait d’un marché permanent au Boulingrin

 Le maire de la commune libre du Boulingrin veut un marché permanent au niveau des Halles. La Ville répond que cela fait partie de ses souhaits.

Pierre Longuet ravi de l’affluence des grands jours pour le pique-nique.

Les Halles, ses problèmes d’étanchéité, son marché du mercredi délaissé, ont fait (un peu) débat avant les municipales. Depuis, le monument n’est plus dans la lumière. Le pique-nique de la commune libre du Boulingrin, dimanche, rue du Temple, était l’occasion rêvée pour qu’elles retrouvent le devant de la scène. Le maire de ladite commune, Pierre Longuet, a précisé : « Nous voulons un marché permanent au niveau de ces Halles », a-t-il dit. Une idée pas si farfelue puisqu’Arnaud Robinet, le maire de Reims, lui, a répondu que le souhait de la Ville était de mettre en place ce marché permanent avant la fin du mandat. Un vœu pieu confirmé hier par Charles Germain, adjoint en charge du commerce et de l’artisanat. « Rien n’est acté, il est prématuré pour en parler, mais il y a bien une réflexion à ce sujet. On a envie de réussir quelque chose de viable, avec de la vie », a-t-il précisé. Pour l’heure cependant, une concertation vient seulement de commencer avec les commerçants non sédentaires. « Nous ne pourrons faire quelque chose que s’ils sont partants, parties prenantes et tous d’accord entre eux. De même, il faut l’adhésion des riverains, habitants ou professionnels. » Reste qu’à part le samedi, ce marché ne décolle pas vraiment. « Oui, mais si on crée une sorte de cité gastronomique ouverte six jours sur sept, avec des événements, des moyens, de la communication, cela peut devenir un lieu très attractif. D’autant que les gens ne se poseront pas la question de savoir si c’est ouvert, ils viendront plus facilement. On n’a pas dépensé plus de 30 millions pour voir ce monument s’animer que le samedi. » En outre, Arnaud Robinet a pointé le fait que cela marchait dans d’autres villes. Pierre Longuet a cependant aussi rappelé que les gens qui y travaillent sont dans les courants d’air. « Là encore, nous avons entamé des discussions avec l’architecte des Bâtiments de France (les Halles sont classées). Il s’agit de voir ce qui peut être fait pour réaménager l’intérieur », poursuit Charles Germain.

    La porte Marne et la porte Vesle sont à réparer

En attendant, l’emblématique édile de la commune libre a demandé que la porte Marne et la porte Vesle soient réparées. Il a aussi eu une pensée pour l’ancienne majorité municipale : « Quand on rénove un bâtiment, on prévoit un pourcentage pour l’entretien et le lancement du marché. » Pierre Longuet a également affirmé qu’un jumelage avec le quartier de Montmartre était en bonne voie. Il a ironisé sur un possible appel au public pour le nom du Lieu commun. « Vous n’allez pas nous refaire le coup de Schneiter pour la couleur du tramway. » Il s’est félicité du succès du pique-nique avec plus de trois cents convives. « L’an prochain, on prévoira des animations pour les enfants », en regrettant aussi que « certains commerces ou restaurateurs ne jouent pas le jeu. Ils profitent de l’esprit du lieu, c’est tout. »

Yann Le Blévec

 Extrait de l'union du 10/09/2014

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marchés couverts, les cœurs des villes

Les halles Boulingrin de Reims, marché couvert révolutionnaire du début du XXe siècle, seront à nouveau ouvertes au public vendredi. D'autres halles, chefs-d'œuvre de l'architecture à travers les siècles ont aussi maintenu dans notre région leur activité commerciale.

  
Derniers jours avant le grand rush des marchands et des chalands sous la halle somptueuse
de Reims entièrement réhabilitée.
 
 La place du Boulingrin tout autour des halles se fait belle pour la grande fête inaugurale du marché couvert de Reims 

Les halles sont des marchés couverts. L'origine de ces marchés à l'abri des intempéries mais bien ventilés, remonte aux galeries qui entouraient les forums des villes romaines. On peut en voir un exemple à Reims avec les cryptoportiques sous la place du forum. On y abritait les étals des boutiques tout autour de la place. Au Moyen-Âge, certaines halles sont encore construites dans cette disposition. A Saumur par exemple, le marché couvert court tout autour de la place centrale à l'image d'un cloître. Les halles de Paris construites sous Philippe Auguste forment aussi une cour entourée de portiques. On construit des marchés couverts semblables jusqu'au XVIe siècle.

Par la suite, la plupart des villes adoptent une forme rectangulaire, celle que l'on trouve encore aujourd'hui. A l'origine, des charpentes de bois ou des voûtes hautes avec parfois un étage et plusieurs nefs abritaient les étals des marchands. On en trouve encore dans les villages. On y vendait les récoltes à l'époque médiévale. On peut voir l'une de ces halles parmi celles qui ont été très bien conservées dans notre région à Lagery ou encore à Fère-en-Tardenois. L'ancienne halle aux grains, magnifique charpente sur une série de colonnes de pierre, a encore son immense grenier. On peut encore venir y faire son marché le mercredi matin. La vie du bourg est concentrée sous la halle, depuis quatre siècles. Certains marchés couverts étaient propriété de corporations. A Paris par exemple, il existait sous Saint-Louis deux halles aux draps. On trouve encore des halles aux poissons, ou des halles aux pains.

Du bois au métal

C'est le plus souvent un toit porté par quatre rangées de piliers ou sur des arcades. Comme au Tréport, où les halles médiévales sont construites sur des colombages, les rénovations incluent la fermeture par de grandes baies vitrées. Les halles de bois ont traversé les siècles jusqu'à l'âge industriel. La plupart des villes se sont dotées de marchés couverts. Surtout pour empêcher que les marchés de plein air n'envahissent les espaces publics de façon plus ou moins anarchique. Le marché hebdomadaire et ses marchands ambulants disposent désormais d'un lieu dédié et… contrôlé. Les chalands sont plutôt contents et font leurs courses à l'abri.
Très vite, les ossatures en bois sont remplacées par le métal. On craint notamment les incendies trop fréquents. Les fers à plancher et les poutres en tôle vont peu à peu éliminer le bois. Après l'incendie de la halle aux blés à Paris, la coupole en bois disparaît. L'architecte Bellanger et l'ingénieur Brunet conçoivent en 1813 une coupole en fonte. Il s'agit d'un exploit pour l'époque. La portée atteint 40 mètres. Ce premier monument de l'architecture moderne abrite aujourd'hui la Bourse du commerce. Le premier marché couvert à ossature métallique construit en France est celui de La Madeleine à Paris. On le doit à l'architecte Marie-Gabriel Veugny. Les colonnes en fonte sont espacées de douze mètres. On gagne de la place mais les façades sont toujours en pierre.

Les halles entièrement métalliques vont vraiment arriver au milieu du XIXe siècle avec Victor Baltard. C'est le pape de l'architecture de verre et de métal. Son projet est retenu lors du concours d'architecture de 1848 pour la rénovation des halles centrales de Paris. Il conçoit une structure métallique révolutionnaire composée de douze pavillons vitrés entre des colonnettes de fonte. L'enveloppe de maçonnerie est encore importante. Des rues couvertes relient les pavillons entre eux.

De Baltard à Freyssinet

Les halles Baltard sont réalisées sous Napoléon III entre 1852 et 1870. Victor Baltard en reçoit commande par le baron Haussmann. Les deux derniers pavillons n'ont été achevés qu'en 1936. Au total, les halles Baltard couvraient quatre hectares. Toutes l'activité du ventre de Paris a été transférée à Rungis dans les années 1970.
Autre architecte roi des structures métalliques, Tony Garnier. A Lyon, on lui doit le marché aux bestiaux inauguré en 1914. 17.000 mètres carrés et une charpente d'un seul tenant sans pilier central. L'espace dégagé impressionne et va faire école. Aujourd'hui, c'est une salle de concert. Ce qu'auraient pu devenir les halles de Reims qui vont plutôt retrouver leur destination originelle de marché alimentaire.

A la fin du siècle, les halles façon Baltard ont poussé un peu partout en France avec des variantes de formes et de couleurs. Mais on s'en lasse au profit d'un autre matériau, le béton armé. Emile Maigrot remporte en 1922 le concours d'architecture des halles du Boulingrin de Reims. Il propose une voûte de béton conçue par l'ingénieur Eugène Freyssinet. Un berceau à plus de 19 mètres de hauteur et de seulement sept petits centimètres d'épaisseur. Le matériau cumule les qualités de résistance en compression et en traction. Mais il faut que l'enrobage des armatures soit d'une qualité suffisante pour préserver la structure des phénomènes d'oxydation. On connaît la suite : dégradation, abandon, classement monument historique, clivages politiques, blocages et pression populaire ont conduit à la réouverture finale ce vendredi des halles rémoises qui resteront un marché couvert alimentaire. Aux Champenois de se réapproprier au plus vite ce lieu exceptionnel d'échanges. A qui sait attendre…

Dossier : Françoise Kunzé

Une exposition : les halles du Boulingrin 1920-2012

 Sous Napoléon III nombre de marchés couverts ont été construits en France.
Sous Napoléon III nombre de marchés couverts ont été construits en France.

En quatre sections, l'exposition retrace de manière chronologique l'histoire des halles du Boulingrin. Une histoire qui commence avec un quartier, le Boulingrin, une guerre, 14-18, puis un plan de reconstruction, le plan Ford, qui prévoit la construction d'une nouvelle halle. Une histoire qui se poursuit par la naissance d'un futur monument historique avec un architecte, Emile Maigrot, une entreprise, Limousin et un directeur technique, Eugène Freyssinet.

Les halles naissent comme marché un 30 octobre, de l'an 1929, mais l'histoire leur prévoit une lente décadence jusqu'à ce qu'on envisage de les démolir dans les années 1980, et qu'elles soient classées, en 1990.

Après une longue traversée du désert, de 1988, date de la fermeture au public, à 2009, date de début des travaux, l'histoire sera enfin celle d'une renaissance exceptionnelle jusqu'à la réouverture des lieux en septembre 2012 dans un quartier en pleine mutation.

 Extrait de l'uion du 09/09/2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Inauguration conviviale et participative en vue

A moins de cent jours de la réouverture des Halles du Boulingrin, le 14 septembre prochain, la municipalité a présenté le programme des festivités prévues pour l'occasion. Orchestrées par Stéphanie Aubain, directrice du Manège de Reims, celles-ci, mariant art et gastronomie, s'annoncent des plus conviviales et participatives.

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Programmée le 14 septembre, l'inauguration des Halles devrait animer l'ensemble du quartier 

Vendredi 14 septembre 2012. Notez bien cette date dans votre agenda. C'est en effet le jour retenu pour l'inauguration des Halles du Boulingrin restaurées, soit 24 ans après leur fermeture au public. Et pour célébrer dignement ce patrimoine architectural rémois, la ville de Reims a préparé une grande fête qui entend s'appuyer sur l'esprit de ce quartier marqué, selon Stéphanie Aubain, chef d'orchestre de ces festivités, « par le bon voisinage, le bon vivant et l'excellence ». « L'idée c'est de créer un grand moment de rassemblement mais aussi d'inviter le public a redécouvrir l'ensemble du quartier au travers de petites formes artistiques disséminées ça et là et qu'il faudra trouver un peu comme une chasse aux trésors », image la directrice du Manège qui s'est associée pour cet événement avec de nombreuses structures culturelles de la ville (Cartonnerie, Comédie de Reims, Nova Villa, La Pellicule Ensorcelée, Césaré, ESAD, CNAC, etc.).

L'inauguration débutera dès 18h. Le public sera invité à jouer à la pétanque sur de grands carrés de gazon aménagés pour la circonstance, afin de découvrir ce qu'était le Boulingrin avant les Halles : un bowling green. Dès 19h, les restaurateurs du quartier proposeront l'assiette Boulingrin. A 20h, chacun devra être prêt, muni de son ballon, distribué un peu partout auparavant, lorsque retentira l'appel des Sonneurs pour « l'heure du rassemblement » et l'inauguration officielle. Car à 20h12 précises, un grand lâcher de ballons, initié par un acrobate posté sur le toit des Halles, saluera la renaissance du monument. Puis, à partir de 20h30, et jusqu'à minuit, les Halles ouvriront enfin leurs portes dans un quartier que la municipalité espère en ébullition. A côté, sur le parking, les chorégraphes du « bal moderne » inviteront le public à danser. Simultanément, de nombreux artistes entreront en piste un peu partout dans le quartier, proposant pièces de théâtre, contes, installations vidéos, grands choeurs du répertoire lyrique, karaociné, etc. Au coeur de ce dispositif, les Halles du Boulingrin rayonneront grâce à une installation lumineuse et minimaliste permettant de changer notre perception de ce magnifique monument, élément majeur du patrimoine rémois.

Extraits de l'Hebdo du vendredi N° 265 du 22/06/2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Halles Boulingrin : une cathédrale de lumière 

Au terme de deux ans et demi de travaux au cours desquels les entreprises ont accompli des prouesses techniques dignes du génial ingénieur Freyssinet, les halles Boulingrin seront inaugurées à la date prévue. Visite.


Avec une telle lumière, ce sera toujours l'été dans les halles Boulingrin

« Au moins dans les halles, ça sera toujours l'été. » Impressionnés par la douce lumière jaune diffusée par les immenses verrières qui éclairent le futur ventre de Reims, pour reprendre une image chère à Émile Zola, les privilégiés qui ont pu visiter hier les halles Boulingrin rénovées ont été ravis et étonnés.

L'original bâtiment de 100x50 mètres aux voûtes en berceau si fines, édifié en 1929 mais vite rongé par l'humidité au point qu'il fallut le fermer en 1988, va revivre. Oubliés les vingt ans de polémique pour savoir s'il fallait ou non le détruire.

       Maîtrise de l'hygrométrie

Les halles classées en 1990 respirent à nouveau. Dans les pas de François Chatillon, architecte en chef des monuments historiques, dans ceux de Claude Hattez et de François Bertrand représentant la Ville qui a la maîtrise d'ouvrage du bâtiment et de plusieurs responsables d'entreprises, tous ont pu mesurer combien il aura fallu rivaliser d'ingéniosité pour restaurer à l'identique (ou presque), du sous-sol au plafond, ces halles en bien piteux état.
« Il a déjà fallu relever le défi le plus important, a expliqué l'architecte, agir sur les bétons pour qu'ils ne soient plus poreux à l'eau, la cause de la corrosion, des aciers qui rouillent, gonflent et font éclater le béton. » Si, pour les murs du sous-sol, une protection cathodique a été installée (impulsant en permanence un flux électrique dans l'acier), pour les voûtes de 7 centimètres d'épaisseur, grâce un procédé nouveau, les aciers oxydés ont été replacés avant une décarbonatation générale.

     Ingéniosité toujours

Et pour protéger la voûte des intempéries, une étanchéité liquide complétée de sable gris (pour conserver un aspect d'enduit ciment) a été injectée.

Pour empêcher que les voûtes posées sur des piliers presque invisibles ne s'écartent, en sous-sol, il a fallu renforcer la forêt de piliers qui soutiennent le plancher et les tirants.

Oui, pour cette restauration, les entreprises ont dû faire preuve d'une belle ingéniosité. Pour refaire, en béton composite verre à haute performance, les verrières supportant les verres armés ou les plafonds des nouveaux étals. Pour faire fabriquer en Pologne les verres jaunes qui n'existaient plus. Pour refaire 146 moules, correspondant à autant de pièces du puzzle constituant l'ensemble des étals en céramique et en faïence conservés.

Nostalgie, nostalgie

Dans ces halles lumineuses, aux grilles couleur reseda qui pourront surprendre, les anciens ne seront pas perdus. Les responsables du projet ont eu la bonne idée de refixer les vieilles réclames de commerçants non sédentaires rémois. L'occasion de reparler du « Cadran bleu », des « fourrures Mona Lysa » des « vêtements Omedam » ou des « tricots et cravates week-end ».

Histoire de nous mettre l'eau à la bouche, le guide a présenté les deux grandes boutiques qui ouvriront côté rue du Temple. Il y aura bien un bar à gâteaux, mais pas de bar à champagne. Celui ci sera sans doute remplacé par un salon de thé avec galerie d'art. « On veut donner une dimension culturelle au site, avec aussi des expos dans la mezzanine », a rappelé l'adjoint à la culture Serge Pugeault, qui boit du petit-lait.

« Si tout se passe bien, on devrait peut-être économiser 2 millions d'euros sur l'enveloppe. » Puisse-t-il avoir raison, car quelques taches présentes sur le plafond des halles prouvent que si une bataille contre l'humidité a été gagnée (avec aussi l'ajout d'extracteurs d'air), la guerre n'est peut-être pas terminée. 

Alain MOYAT

 La restauration en chiffres

   Commencés en novembre 2009 avec un nettoyage et un désamiantage non prévu, après six mois de préparation et de consultations d'entreprises, à choisir les meilleures pour soigner les bétons, les travaux seront achevés pour l'inauguration prévue le 14 septembre à l'occasion des journées du patrimoine, et pour les deux premiers marchés les 21 et 22 septembre.

   Le chantier a été divisé en dix-neuf lots, et quarante-sept entreprises ont travaillé sur le site avec une moyenne de soixante ouvriers au quotidien

   Surfaces restaurées : 800 m2 de pavillons, 4 500 m2 au rez-de-chaussée sous la voûte avec des accès handicapés, 1 400 m2 de mezzanines, 300 m2 de surface de vente et autant de réserve. Un échafaudage de 600 tonnes a été installé pour réaliser cette restauration, 33 000 m2 de béton ont été traités par Cari, 900 m2 de verres ont été changés et posés sur des verrières, refaites en matériau composite ciment verre à ultra-haute performance, inventé par Partner Engineering de Cormontreuil.

    Les verres jaunes ont été tout spécialement fabriqués par Saint-Gobain en Pologne. Pour refaire les étals historiques en carrelage et en faïence ils ont été contretypés par le fournisseur originel : les céramiques du Beaujaulais. L'entreprise locale Marzinpro et le ferronnier Patrick Mazingue peaufinant l'ensemble.

     Le coût : 31,6 millions d'euros

   La restauration des halles devait coûter 31 millions d'euros, avec une participation de la Drac (État) de 8 millions, 389 000 € du Fisac, 4,9 millions d'euros du conseil régional. Bonne nouvelle : la participation de la Ville pourrait au final être moins élevée que prévu : 16 millions d'euros au lieu de 18 millions compte tenu du coût réel des travaux, évalué à ce jour à 29,20 millions d'euros.

 

La fête, une expo, un livre et un colloque

     Inauguration.

   La fête du vendredi 14 septembre prochain pour saluer la restauration des halles du Boulingrin sera orchestrée à partir de 18 heures par Stéphanie Aubin, chorégraphe et directrice du Manège en liaison avec de nombreuses structures culturelles rémoises. Pétanque sur des carrés de gazon, assiette Boulingrin par les restaurateurs. Installation lumineuse sur le toit des halles par l'Esad. A 20 heures, inauguration officielle, lâcher de 10 000 ballons par un acrobate sur une corde lisse. Portes ouvertes des halles de 20 h 30 à minuit.

   Sur le parking du Boulingrin, danses pour tous avec Bal moderne. Des halles à la Demeure des comtes de Champagne, de l'hôtel de ville aux rues du quartier des pièces de théâtre : « La véritable histoire du Boulingrin », par Pépito Mateo, « Les Boulingrins » de Courteline, installation vidéo de neuf tableaux vivants tirés d'œuvres d'arts, grands chœurs lyriques au karaociné avec la Pellicule ensorcelée. Le chœur de l'ensemble lyrique de la Champagne-Ardenne et trois courts métrages dans la cour de l'hôtel de ville. A 22 heures, concert avec Loo & Placido (électro rock).

     Exposition.

    Du 15 septembre au 30 décembre, exposition dans les halles : « Les halles du Boulingrin : l'histoire d'une vie au cœur de la cité ». Avec vingt textes et 230 photos, documents d'archives.

     Édition.

   Pour les fêtes de fin d'année, sortie d'un livre de 200 pages sur les halles Boulingrin.

     Colloque.

   Mardi 18 septembre de 9 à 18 heures à la médiathèque Falala, colloque sur le thème : « Réhabiliter le patrimoine du XXe siècle en béton ».

     Ouverture du marché.

    Vendredi 21 septembre, ouverture officielle du marché. A 10 h 30, démonstration de cuisine avec des produits du marché par Philippe Mille, chef des Crayères. Déambulation de la fanfare « Nous, on attend Paulette ». Samedi 22 septembre, animations et dégustations sur le marché. A 10 h 30, concours de cuisine avec l'atelier les P'tites mains, sous l'œil du chef Fabrice Maillot. Animations musicales avec « Tam tam tambour et tintamarre » et « Y a du monde aux Balkans ». 

 Extrait de l''union du 13/05/2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Inauguration des Halles du Boulingrin

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Initialement prévue le 14 février 2012, l'inauguration de la rénovation des Halles se déroulera finalement le 14 septembre 2012.

Au terme de trois années de travaux qui auront coûté un peu plus de 31 millions d'euros, les Halles du Boulingrin vont enfin accueillir de nouveaux du public. L'inauguration du monument rénové se déroulera le 14 septembre prochain, à l'occasion des Journées du patrimoine. Classé monument historique en 1989, les halles retrouveront leur vocation initiale à savoir l'accueil d'un marché couvert.

Ce dernier devrait se dérouler 2 à 3 fois par semaine et sera principalement destiné aux commerçants alimentaires et aux fleuristes. Mais le monument construit en 1927 par l'architecte Emile Maigrot, en collaboration avec l'ingénieur Eugène Freyssinet, devrait également recevoir sous sa voûte d'autres manifestations comme des activités sportives, culturelles ou événementielles, tandis que des expositions temporaires seront mises en place dans la galerie située en mezzanine.

Sur la partie extérieure, côté rue du Temple, les halles hébergeront deux grandes cellules affectées à des commerçants permanents au sein d'une rue rénovée et rendue aux piétons. La première accueillera un bar à champagnes et la seconde un bar à desserts.

Un budget de 300 000 euros a été prévu par la municipalité pour fêter la renaissance de ce bâtiment, symbole du patrimoine architectural rémois.

Extraits de l'Hebdo du vendredi N° 242 du 14/01/2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Les premiers vitraux posés sur les halles Boulingrin

 
Côté extérieur: les vitraux se posent comme une fleur.

Travailleurs de l'ombre obligés d'évoluer dans un labyrinthe d'imposants échafaudages, les ouvriers s'activent avec application pour rénover les halles du Boulingrin. Si le public ne voit toujours qu'une imposante montagne d'échafaudages aussi depuis l'extérieur, le chantier avance. Bien. Mieux, depuis quelques jours, le bâtiment classé Monument historique a retrouvé son âme. Depuis quelques heures, côté rue Olivier-Métra, une belle lueur jaune diffusée par les premiers vitraux posés par deux entreprises locales, réinsuffle son supplément d'âme à l'édifice. Avec une lumière identique ou presque, c'est encore trop tôt pour le dire formellement, aux halles du début du XXe siècle.

Un an de recherche

« Avant de poser les nouveaux vitraux, il a déjà fallu refaire totalement les cadres de béton qui les soutiennent sur 200 m2 côté rue Olivier-Métra, un peu plus, face à la rue de Mars, sur les neuf voûtains le long des mezzanines et les verrières cintrées, soit 1 000 m2 au total », explique Olivier Janier Dubry, PDG de Partner Engineering. « Cela nous a demandés un an d'études. En effet, à l'origine les cadres avaient été fabriqués en béton armé d'acier. Avec l'humidité, le béton s'est corrodé, il a poussé et a éclaté. Comme les Monuments historiques nous ont demandé de conserver les mêmes sections pour les poteaux et les traverses (de 7 centimètres d'épaisseur, NDLR) en nous demandant de respecter les nouvelles normes, c'est-à-dire ne pas insérer d'acier, nous avons phosphoré dur. Après moult essais sous le contrôle du Centre expérimental de recherches et d'études du bâtiment et ses travaux publics nous avons inventé un béton vibré à ultra-haute performance. » Ce béton optimisé a été fluidifié pour qu'il n'y ait plus de vide à l'intérieur. S'il fait le même poids que l'original, il est cinq fois plus résistant qu'un béton traditionnel et il ne peut pas subir les intempéries. Les profilés béton ont été dotés de système de fixation de type Jansen, pour une pause très pratique des vitraux avec un capot serreur, des joints néoprène l'ensemble étanchéifié à la silicone.

Fabrique spéciale en Pologne

Si la fabrication des cadres a été délicate, celle des vitraux ne l'a pas été moins. « Le maître d'œuvre nous imposait de les refaire à l'identique, maille et couleur », raconte Cédric Villeneuve de l'entreprise MGB de Saint-Brice-Courcelles. « Problème : la firme Saint-Gobain ne voulait pas le faire. On a cherché des solutions de remplacement et fin janvier, bonheur, Saint-Gobain nous a délivrés en acceptant de refaire ce type de vitraux dans son usine de Pologne. Des vitraux qui font 6 millimètres d'épaisseur et ont la couleur jaune 039. Nous devrions avoir terminé la pose de l'ensemble pour la fin du mois de juin. »

Alain MOYAT

 Extrait de l''union du 13/05/2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 Chantier du Boulingrin : 600 tonnes d'échafaudages

 La presse spécialisée vient d'être conviée à se pencher sur le chantier, en cours, de l'ancien marché couvert, et plus spécialement les échafaudages.

 
600 tonnes d'échafaudages en tout pour l'ancien marché couvert ; plus que pour le chantier du Louvre ! 

 Vous n'en avez peut-être pas conscience, mais le chantier aux halles du Boulingrin sort de l'ordinaire. En particulier pour les professionnels de l'échafaudage. Pour les entreprises qui en sont chargées, on peut même dire que ce chantier rémois fait office de vitrine ; et une vitrine, si possible, ça se montre.

C'est pourquoi la presse spécialisée était conviée cette semaine à admirer le gros bébé en béton, qui est en train de se faire une nouvelle jeunesse, et surtout son bardage d'échafaudages. Il est vrai que des échafaudages, il en faut un sacré paquet pour notre Boulingrin : il en faut à l'extérieur, il en faut à l'intérieur, il en faut même en sous-sol. « Quand nous aurons tout installé, il y en aura 600 tonnes en tout, 300 à l'intérieur, 300 à l'extérieur », expliquent Eric Limasset et Marc Fabris, respectivement directeur général de l'entreprise Layher, qui fournit l'équipement, et directeur technique d'Antoine, qui l'installe.

Pour se représenter le niveau hors du commun de ce tonnage, pour une façade de maison ordinaire, on compte en gros 12 tonnes de ce genre de matériel ; ou encore, le chantier en cours au Louvre n'en nécessitera « que » 500 tonnes. On voit donc qu'avec le Boulingrin rémois, on joue dans la cour des grands.

Monumental jusqu'en 2010.

Le simple badaud, certes, ne peut pas ne pas remarquer le vaste déploiement des échafaudages extérieurs ; mais ce qui est plus impressionnant encore, c'est ce qu'il ne voit pas, ceux de l'intérieur : un immense entrelacs de tubes, barres, échelles, et plates-formes, d'une dizaine de mètres de haut sur une soixantaine de long et une trentaine de large, faisant penser à un monumental enchevêtrement de coursives de paquebot. On comprend que les spécialistes soient fiers de montrer cette installation, même si elle est un peu complexe à expliquer, y compris à des journalistes avertis.

Ce que le citoyen de base pourra également retenir de cette opération communication, outre le fait que le chantier rémois sort du lot, c'est que jusqu'à présent, les délais du chantier sont respectés, et que l'inauguration du bâtiment rénové devrait donc bien avoir lieu à la date prévue, en février 2012.

Après le démontage de tous ces remarquables échafaudages

A.P. 

 Extrait de l''union du 16/09/2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Halles en plein renouveau

La restauration des Halles du Boulingrin est en marche. Ouvertes au public en février 2012, elles accueilleront un marché de détail, des manifestations culturelles, évènementielles ou sportives, des expositions temporaires et serviront de lieu de résidence pour les anciennes boutiques de la rue du Temple.

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Chères au coeur des Rémois, les Halles s’apprêtent à redevenirun véritable lieu de vie.

« Dès 2008, sous l’impulsion de la nouvelle municipalité, la rénovation des Halles a été relancée. La réouverture de cet édifice emblématique est le signe du nouveau dynamisme que nous voulons pour Reims. Il y a un vrai attachement des Rémois envers ce lieu et le souhait profond d’y retrouver leur marché »,  déclare Serge Pugeault, adjoint à la Maire en charge de la culture et du développement économique. Fermées au public en 1988 pour des raisons de sécurité et classées Monument Historique deux ans plus tard, les Halles retrouveront donc dès février 2012 leur vocation d’origine, tout en s’élargissant à l’accueil d’autres activités. Le 23 novembre 2009, les premiers travaux préparatoires (démolition intérieure, désamiantage…) ont été lancés. Objectif : permettre l’appropriation du bâtiment par les entreprises et les 19 corps d’état mobilisés. « Le gros des travaux a démarré en mars dernier avec la rénovation et le traitement des bétons, la maçonnerie, la restauration des verrières, la ferronnerie d’art, l’étanchéité…La rénovation fait appel à des procédés techniques rares et très élaborés », précise Denis Chrupek, chef de service à la Direction Etudes et Travaux de bâtiment à la Ville de Reims. Le coût total de l’opération est estimé à 31 millions d’euros, intégrant un partage de la maîtrise d’ouvrage et du financement entre la Ville de Reims, la Région et l’Etat.

Un projet global et convivial

Les Halles seront plus qu’un marché. Leur rénovation s’inscrit dans un projet de redynamisation du quartier qu’amplifiera l’éclairage du bâtiment. En outre, les rues aux alentours seront mises en valeur, avec notamment, une piétonnisation de la rue du Temple.

Le projet a plusieurs objectifs :

- l’accueil d’un marché de détail non sédentaire sous la voûte. Il sera destiné aux commerçants alimentaires et aux fleuristes. ▪ l’organisation ponctuelle de manifestations sportives, culturelles ou évènementielles sous la voûte.

- la mise en place d’expositions temporaires et l’installation d’équipements mobiles (régie, éclairage) dans la galerie située en mezzanine. ▪

- le regroupement des anciennes boutiques situées sur la rue du Temple en vue d’affecter deux grandes cellules à des commerçants permanents.

« Sur ce secteur en pleine évolution est également prévu à l’horizon 2017 le transfert de l’actuel Musée des Beaux-Arts, à l’étroit rue Chanzy où seulement 10 % de ses collections sont exposées », informe Serge Pugeault  

Extraits de VRI N° 287 de 05/2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Halles du Boulingrin :  les travaux ont commencé

Après la phase désamiantage, la restauration des halles débutera au mois de mars avec notamment la mise en place du périmètre de chantier qui s’étendra sur la rue Andrieux (déviation de celle-ci sur la place Boulingrin), et sur les trottoirs aux abords du bâtiment des rues Métra, du Temple et de Mars

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Réalisation : Agence CHATILLON(ACMH) - Ville de Reims - RM (SIEU)

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Dans à peine plus de deux ans, soit en février 2012, les halles du Boulingrin auront retrouvé leur vocation d’origine. Chaque samedi, les Rémois auront la possibilité d’y faire leur marché comme de 1929 à 1989.

Côté rue de Mars, les étals historiques, classés et conservés, ne pourront, pour d’évidentes normes actuelles d’hygiène, accueillir d’autres denrées que des fruits et des légumes ou encore des fleurs. Viandes, poissons et autres produits consommables seront en vente dans la partie médiane ou dans la partie surélevée des lieux. Comme les véhicules munis d’un moteur à exposition n’auront pas l’autorisation de pénétrer dans les halles, des espaces nus seront mis à la disposition des commerçants, à charge pour eux d’y installer des chambres frigorifiques.

L’accès se fera par les grilles existantes présentes sur les quatre côtés du bâtiment. Côté rue Métra, un ascenseur rendra la partie surélevée accessible aux personnes à mobilité réduite. Pour la bonne préservation du bâtiment et de la voûte, les halles ne seront pas chauffées. Tout autour, la voirie sera entièrement refaite - rappelons que la réfection des halles s’inscrit dans le projet d’urbanisme “ Reims 2020 ”. Il sera notamment possible de déambuler librement dans la rue du Temple devenue piétonne. Le beau navire de béton imaginé par Emile Maigrot dans les années 20 et conçu avec l’aide de l’ingénieur Freyssinet, aux proportions admirables (100 m de long, 50 de large et 20 de haut) et desservi par le futur tramway sera l’une des fiertés du quartier.

 Pendant les périodes hors marché, les halles accueilleront des manifestations à caractère culturel, sportif ou événementiel. À ce titre, la partie surélevée formera une scène naturelle. Du 23 novembre au 18 décembre dernier, un diagnostic archéologique a été effectué autour des halles. « Rue du Temple, nous sommes vraisemblablement en présence de caves médiévales. Côté rue Andrieu, cela semble plus intéressant mais nous n’avons trouvé trace de l’ancien rempart forcément tout proche » explique Régis Bontrond, responsable scientifique au service archéologie de la Direction urbanisme et aménagement urbain de Reims Métropole. « Il s’agit d’un diagnostic précise Ludivine Esposito, chef de projet auprès de la Direction Etudes et travaux de bâtiment, en charge du dossier. Si ces sondages sont concluants, il y aura des fouilles. Reims Métropole doit remette à la DRAC son rapport d’études début 2010. À l’intérieur des halles, on a d’abord procédé au nettoyage et à la démolition des cloisons. En janvier aura lieu le désamiantage. Il y en a peu : Certains mastics de fenêtre et dans la colle des dalles du pavillon de coin côté rue Metra.

 Ensuite, après la notification des derniers marchés de travaux, notamment le lot maçonnerie, pourront débuter les travaux proprement dits. Concernant la réfection du béton, quatre procédés ont été testés. C’est le plus simple et le moins onéreux qui a été retenu. Une solution est appliquée sur le béton et, comme ce dernier est poreux, celle-ci va pénétrer jusqu’aux armatures et va les réparer et les consolider. La totalité du bâtiment sera traitée : voûte, voutains, murs, poteaux. On laisse apparentes les traces du berceau du coulage initial et les verrières seront jaunes comme à l’origine. Rue du Temple, deux cellules de 130 m2 - une surface doublée grâce au sous-sol - verront s’installer des débits de boissons associés à une vocation culturelle. Un appel à projets sera lancé en ce sens au mois de janvier par la Ville de Reims. »

 A. C.

Extraits de VRI N° 263 de 01/2010

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Halles du Boulingrin d'hier et de demain


Les plans de plusieurs candidats dont ceux du lauréat ont été conservés dans le patrimoine des Archives municipales.

Lorsque l'on parle des Halles du Boulingrin, l'histoire retient le nom de Freyssinet, concepteur de la voûte et surtout celui d'Emile Maigrot, l'architecte des lieux. Mais qui se souvient des projets proposés par MM. Portevin ou Guibert ?

Pour mieux remonter l'histoire une exposition sur les différents projets du concours de 1923 dont celui de Maigrot se tient à l'Ancien Collège des Jésuites jusqu'au 1er février.
Le concours de 1923

Les halles de la place des Marchés (actuelle place du Forum), entièrement détruites durant la guerre, la ville de Reims a lancé en 1922 un concours d'architecte pour la reconstruction des Halles. Le choix se porte sur le site du Boulingrin car il offre une large surface proche des lignes de tramway. Un cahier des charges très précis définissait le type de construction ainsi que des critères sanitaires et des contraintes techniques.

Des 34 projets présentés, 11 concurrents furent retenus avant la sélection finale en mai 1923 du projet Maigrot.

Les plans de plusieurs candidats dont ceux du lauréat ont été conservés dans le patrimoine des Archives municipales.

L'exposition

Avant une dernière phase d'études et le début des travaux de rénovation des Halles en 2009, l'exposition située dans l'ancien collège des Jésuites restitue, à travers 56 plans l'histoire (et les anecdotes) de la pré-construction des Halles qui ont vibré sous les cris des marchands de 1929 à 1988.

Les Halles en 2012

Le 10 janvier, une bâche appliquée sur le tympan des halles, lancera le compte à rebours de la rénovation des Halles. Adeline Hazan, maire de Reims, la dévoilera symboliquement, à 10 heures afin de franchir un nouveau pas vers l'avenir des Halles. Il en coûtera 31,6 M€ financés pour 8,7M€ (pour la voûte classée) par le ministère de la Culture. L'inauguration du bâtiment est prévue le 14 février 2012.

Exposition jusqu'au 1er février, ancien collège des Jésuites, place Museux. Entrée gratuite, tous les jours de 14 heures à 18 heures sauf les 25 décembre et 1er janvier.

 Extrait de l'union du 23/12/2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Projets de reconstruction des halles en 1923

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Projet Champion et Mellone

En 1923 la Ville de Reims organise un concours d'architecte pour la reconstruction des halles, complètement détruites au cours de la première guerre mondiale. Le choix se porte sur le site du Boulingrin car il offre une large surface proche des lignes de tramway. Sur onze projets retenus, les quatre meilleurs (Maigrot, Portevin, Guilbert, Champion & Mellone) se voient attribuer une prime. Parmi ces derniers, le projet d'Emile Maigrot séduit par son concept architectural : une simple construction en béton armé sur arc parabolique doté d'une couverture en ciment. L'histoire a surtout retenu le nom de l'ingénieur Eugène Freyssinet, On lui doit notamment la réalisation des hangars à dirigeables d'Orly ou le pont de Saint-Pierre-du-Vauvray sur la Seine. Le chantier démarre en avril 1927. L'ouverture a lieu le 30 octobre 1929. Exposition est réalisée par les Archives municipales et communautaires de Reims.

 Les plans du concours d’avant-projet de construction des halles en 1923, jusqu'au 18 janvier à l'Ancien Collège des Jésuites, 1 place Museux.

 

Extraits de VRI N° 251 de 12/2008

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La photographe Feng Hatat expose
Zoom sur le Boulingrin

Feng Hatat est une jeune photographe rémoise d'origine chinoise. Ses photos dépeignent l'atmosphère particulière du quartier Boulingrin


Feng Hatat : « La curiosité et l'esthétique sont mes principaux guides ».

« Je suis amoureuse du noir et blanc ! » déclare Feng Hatat avec son charmant accent chinois. Cette jeune photographe de 33 ans est arrivée en France il y a huit ans.

C'est Alain, son mari, qui lui fait découvrir la photographie en 2005.

« Un quartier à la française »

La jeune femme n'en est pas à son premier coup d'essai : elle a exposé une série de portraits intitulée « Les femmes affluentes » à la mairie de Reims au printemps dernier. Un joli succès, qui lui a permis d'exposer ses photos aux Galeries Lafayette, visibles en ce moment.

Feng s'inspire du travail de ses illustres prédécesseurs comme Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, et William Ronis : « J'aime immortaliser les scènes de la vie quotidienne. Mes sujets ne posent pas, ils sont naturels. Les 74 photos que j'expose ont été prises dans le quartier Boulingrin où tout le monde se connaît et se croise dans les cafés et les boutiques. Pour moi, c'est le quartier typique à la française, il y règne une ambiance conviviale. Mes portraits représentent des négociants, des commerçants, des restaurateurs en plein travail ».
Le nom de l'exposition est « Redevenir Vit'Halles » car Feng veut témoigner de l'ambiance du quartier Boulingrin avant les travaux de restauration : «
C'est l'acte un ! Il y aura certainement l'acte deux quand le quartier aura un nouveau visage ».

En toute amitié !

Les angles de la photographe sont très plaisants : ses portraits nous plongent dans la cuisine d'un restaurant, devant une boucherie ou chez un poissonnier, sans oublier, bien sûr, les camelots du marché Boulingrin. Il flotte comme un parfum d'amitié et d'authenticité dans les clichés de Feng Hatat.

Tous les sujets pris en photo étaient d'ailleurs attendus hier soir au vernissage !

Jean-Christophe LE BLÉVEC

« Redevenir Vit'Halles » : du 14 septembre au 16 octobre, du lundi au vendredi de 13 à 18 heures aux CCI de Reims et Epernay, 5, rue des Marmouzets.

 Extrait de l'uion du 16/09/2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


PATRIMOINE 

Coups d'essai aux Halles du Boulingrin

Avant le démarrage des travaux de rénovation de l'édifice, prévu à partir de cet hiver, cinq candidats concourent actuellement pour remporter le marché de la restauration des bétons.

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Actuellement, les Halles du Boulingrin sont occupées par plusieurs entreprises réalisant des essais de restauration des bétons.

 Fermées au public en 1989 et classées au titre des Monuments Historiques moins d'un an plus tard, les Halles du Boulingrin sont restées depuis à l'abandon. Mais après de multiples projets de reconversion plus ou moins loufoques, en 2007, la municipalité d'alors a choisi la voix de la sagesse et décidé que l'illustre bâtiment retrouverait sa vocation première, à savoir, abriter un marché couvert. Lancée symboliquement en janvier dernier, une fois le budget du projet bouclé, la rénovation des Halles du Boulingrin est maintenant entrée, il y a trois semaines, dans sa phase active. En effet, depuis le 10 août, des ouvriers s'affairent au chevet du vaisseau de béton conçu en 1927 par l'architecte Emile Maigrot et l'ingénieur Eugène Freyssinet.

Pourtant, il n'est pas encore question de travaux à proprement parler mais d'un test grandeur nature visant à choisir l'entreprise qui aura la charge de la restauration particulièrement délicate des bétons. « L'idée est de préserver au maximum la spécificité du bâtiment et de faire en sorte qu'il retrouve sa texture d'origine » explique Denis Chrupek, chef de service à la direction des bâtiments de Reims Métropole. « Pour cela, les entreprises candidates ont un mois pour réaliser des essais sur les murs, la façade et la voûte ». À l'issue, et après un temps de séchage de deux mois, une analyse technico-financière sera menée afin de déterminer les meilleurs procédés de restauration, sachant que ces traitements doivent permettre d'assurer une vie du béton armé de 30 ans au minimum.

Une fois fait, il sera alors temps, dès cet hiver, de débuter réellement les travaux dont le coût est évalué à 31M€ (22,4M€ à la charge de la ville de Reims, 8,3M€ pour l'Etat et 0,3M€ pour la région), pour une ouverture des Halles au public programmée en février 2012.

J.D

Extraits de l'Hebdo du vendredi N° 133 du 28/08/2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

Rénovation des Halles du Boulingrin / L'entrée en matière

 La municipalité a promis de livrer des Halles du Boulingrin « toutes neuves » en 2012. Les travaux vont commencer le 10 août par un test de méthode.


« La célèbre voûte sera rénovée par l'une des cinq équipes désignées pour le test qui commencera le 10 août », indique Eric Quénard

Le 10 août 2009 entrera dans l'histoire des Halles du Boulingrin, entamée officiellement en 1927. Lundi, en effet, cinq équipes vont s'attaquer à un test de rénovation du béton de quelques semaines, qui permettra aux commanditaires - la Ville et l'État - de lancer les travaux cet automne.

L'intérêt des Halles de Reims est à la fois architectural et technique. En 1927, Émile Maigrot et Eugène Freyssinet ont livré à la Ville un édifice dont la voûte de béton a repris la forme en vigueur à la gare et accessoirement sur la BA112.

Leur idée était de créer une nef lumineuse, un véritable « vaisseau » dont la couche de béton armé était la plus mince possible malgré le volume. Effectivement, une fois sous cette voûte, on est impressionné malgré soi.

Jusqu'en 1989, les Halles ont abrité le marché couvert, qui apportait une vie au quartier. Lequel s'est endormi pendant près de 20 ans, notamment à cause du classement au titre des Monuments historiques par l'ancien ministre de la Culture, Jack Lang. A l'époque, l'équipe de Jean Falala pensait les raser et y installer le centre des congrès. Les élus ont été pris de court et le centre des congrès a migré vers le canal

Cette fois, ça y est

Pendant longtemps, ces halles ont alimenté le débat, mais elles ont été très nettement défendues par l'Amic'Halles de Pierre Longuet, mais plus encore par les restaurateurs qui ont cru dans une renaissance du quartier.

Cette fois, ça y est. Cinq équipes vont donc se disputer le marché au cours d'un test grandeur nature. Chaque équipe aura sa travée intérieure et sa partie en façade, et proposera sa technique de rénovation. Les travaux dureront un mois. Ensuite, on laissera sécher pendant deux autres mois.

Une fois la meilleure solution et l'entreprise choisies, les travaux pourront commencer officiellement. La livraison d'un marché couvert semi-permanent est fixée dans l'année 2012.

D'après le premier adjoint Éric Quénard, les futurs occupants ne sont pas encore désignés, mais il y a fort à parier que les commerçants du Boulingrin d'aujourd'hui seront sans doute ceux de demain.

Avec un « bonus » : il sera possible d'ouvrir le marché sur l'extérieur, notamment dans la rue du Temple piétonnisée.

Vivement 2012 !

J.-F. SCHERPEREEL

 Extrait de l'uion du 08/08/2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Halles Boulingrin
Des tests sous haute surveillance

 
Inaugurées en 1929, fermées en 1988 par mesure de sécurité, les halles Boulingrin vont être rénovées. Avec des techniques pointues qui vont nécessiter des tests très encadrés

C'esr officiel, les premiers travaux relatifs à la restauration des bétons des halles Boulingrin, classées en 1990 et promises à redevenir un marché couvert le 14 février 2012, a promis la maire, vont commencer le lundi 10 août prochain. Pour ce travail délicat sur des voûtes minces de six centimètres d'épaisseur dont les bétons se sont décollés au fil des ans laissant apparaître des armatures métalliques oxydées, François Châtillon, architecte en chef des Monuments historiques, maître d'œuvre et responsable du chantier, a dû phosphorer dur.

Le challenge est de taille. Il s'agit, d'une part, de trouver la technique la plus efficace et la moins chère pour restaurer et conserver le bâtiment construit par Freyssinet et Maigrot sans dénaturer les minces voûtes remarquables dégageant un immense espace sans poteau qui leur ont valu d'être classées au patrimoine des monuments historiques et, d'autre part, sécuriser le bâtiment, le rendre accessible aux handicapés et lui donner un vrai confort lumineux et acoustique pour en faire un marché couvert agréable et fonctionnel.
Zones d'essai tirées au sort.

Suite à un appel d'offres restreint, intitulé « lot 4, restauration des bétons », plusieurs entreprises vont concourir durant deux mois sur le site des halles pour gagner le droit d'obtenir le marché global de restauration.

À partir d'août chacune va se voir attribuer une zone de travail, dans la halle, côté rue Andrieux.
Du sol au plafond, si l'on peut dire, en passant par une poutre, un poteau, un voile, des dalles et des voûtains, sur des échantillons de quelques mètres carrés seulement à chaque fois, elles vont mettre en œuvre durant deux mois la technique qu'elles considèrent la plus efficace et économiquement la plus avantageuse pour restaurer les bétons en javel.

L'objectif est d'arrêter la corrosion due à la carbonisation du béton et redonner une durée de vie de 30 ans minimum à l'ensemble de la structure.

Reportage photos, auto contrôle du travail accompli, calendrier prévisionnel des travaux, chaque entreprise devra préparer aussi un dossier très pointu. Trois critères ont été choisis pour les départager.

La note tiendra compte pour moitié de la valeur technique de l'échantillon en tenant compte de l'efficacité du procédé choisi et de l'esthétique après séchage ; pour 40 % du prix de revient du procédé et pour 10 % de la méthode employée pour organiser le chantier, respecter le planning, assurer la sécurité du chantier.

Au final, les entreprises non retenues se verront attribuer chacune 16.000 € TTC pour leur travail. L'équipe gagnante se verra attribuer le marché et devrait débuter les travaux définitifs en mars 2010.

Le coût de la restauration devrait approcher les 31 M€ sachant que l'État prend à sa charge la moitié du coût de la restauration de la voûte classée, c'est-à-dire 8,3 M€, la région abondant pour 0,3 M€.

Un mince espoir, comme la voûte : la Ville ne désespère pas que l'utilisation de plusieurs technologies pour la restauration des voûtes d'un côté et des murs de l'autre, (cette dernière étant moins compliquée a priori), permette au bout du compte de faire des économies.

Débutera simultanément la concertation avec les riverains pour savoir comment aménager plus globalement le quartier.

Alain MOYAT

 Extrait de l'uion du 14/07/2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 
 PATRIMOINE

 LES HALLES DU BOULINGRIN :

 QUELQUES DATES

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• 2 Avril 1920 : Le Plan Ford prévoit le transfert des halles, alors situées Place des Marchés (actuelle Place du Forum)

• 4 Mai 1923 :  Jury du concours - Le projet d'Emile Maigrot est déclaré lauréat du Concours d'architecte

• Févrieer 1927 : Début du chantier

• 30 Octobre 1929 : Ouverture du marché

 • Juin 1940 : Le bâtiment subit les bombardements de l'aviation allemande, les verrières sont détruites et remplacées par un verre triple épaisseur de Saint Gobain. Si ce verre assure une meilleure isolation, il transfère la condensation sur les voûtes et entame leur dégradation.

• 1952 : De grosses réparations pour un montant de 14 millions de francs sont envisagées à cause de la faible épaisseur de la voûte : "... il faudrait savoir si cette voûte pourra résister encore quelques années !..."

• 4 Mai 1987 : Le Conseil Municipal décide de réaliser un ensemble immobilier dans l'îlot Halles Boulingrin après démolition du bâtiment des Halles

• 7 Mars 1988 : Le Conseil Municipal décide de lancer un appel d'offres en vue de la démolition des Halles

• 29 Août 1988 : Fermeture définitive du bâtiment à tout usager

• 9 Janvier 1990 : Décret Ministériel classant les Halles parmi les Monuments Historiques

• 29 mai 1996 : Convention entre la Ville et l’Etat fixant les modalités de restructuration : la maîtrise d’ouvrage est assurée par l’Etat. Le coût des travaux est fixé à 53 000 000 F TTC financés à parité.

• Décembre 2002 : Le Conseil Municipal prend une délibération pour le lancement d'une étude de faisabilité et de programmation pour installer le Musée des Beaux Arts à l'intérieur des Halles.

• Octobre 2005 : Décision de ne plus implanter le Musée sous la Halle

• 2007 : Etude par l’ACMH François Châtillon pour y remettre un marché le samedi matin et retrouver d’autres activités : sports, spectacles…

• Février 2012 : Ouverture prévue au public...

Extraits de l'Hebdo du vendredi N° 125 du 29/05/2009

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

RENAISSANCE
Les halles en 2012 : un projet novateur pour une ville moderne

Chères au coeur des rémois, elles vont redevenir un lieu de vie, constituant un signe fort du  nouveau Reims.

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Les halles jouent un rôle particulier dans l’histoire de Reims. Leur construction symbolise la relance de la vie économique et sociale au lendemain de la Grande Guerre. Pour l’époque, leur conception est résolument avant-gardiste sur le plan architectural comme en matière d’hygiène et d’aménagement.

Admirées dès leur ouverture en 1929, les halles de Reims font référence et seront plusieurs fois copiées notamment à La Corogne, en Espagne.

Mais le projet d’Emile Maigrot, concrétisé par la prouesse technique de l’ingénieu Eugène Freyssinet, réalisant la célèbre voûte mince en béton armé, a subi les atteintes du temps et échappé de peu à la démolition.

Fermé au public en 1988 et classé Monument Historique deux ans plus tard, l’édifice, après avoir fait l’objet d’études et d’expertises, s’apprête à retrouver sa vocation initiale tout en s’élargissant à l’accueil d’autres activités.

Les études de conception et de restauration des halles sont confiées à François Chatillon, architecte en chef des Monuments Historiques. En 2008 sous l’impulsion de la nouvelle municipalité, la rénovation des halles est relancée.

Un projet global et convivial

La restauration des halles du Boulingrin s’inscrit dans une redynamisation du quartier qu’amplifiera la mise en lumière du bâtiment. Au cours des deux années de travaux (voir ci-dessous), le quartier du Boulingrin fera peau neuve, bénéficiant de rénovation des réseaux et des voies de communication. La rue du Temple deviendra une artère piétonnière.

La “grande toilette” des halles fera appel à des procédés d’une haute technicité. Le réaménagement devra également prendre certaines contraintes en considération : les halles ne peuvent être chauffées ni climatisées pour garantir l’équilibre thermohygrométrique, l’atmosphère devant rester identique à l’intérieur comme à l’extérieur.

Le projet revêt plusieurs objectifs :

• L’accueil d’un marché de détail non sédentaire sous la voûte. Il sera destiné aux commerçants alimentaires ainsi qu’aux fleuristes.

• L’organisation ponctuelle de manifestations sportives, culturelles ou événementielles sous la voûte.

• La mise en place d’expositions temporaires dans la galerie située en mezzanine. Hors marché, les lieux permettront d’installer des équipements mobiles tels que régie et éclairages liés à des temps forts.

• Le regroupement des anciennes boutiques situées sur la rue du Temple en vue d’affecter deux grandes cellules à des commerçants permanents.

Quand les halles se racontent…et se projettent dans l’avenir

Les plans de concours d’avant-projet de construction des halles en 1923

A quoi auraient pu ressembler les halles centrales ? Pour répondre à cette question, les Archives municipales et communautaires de Reims ont réalisé une exposition vous permettant de découvrir les projets des hommes de l’art qui ont concouru aux côtés d’Emile Maigrot, le lauréat. A voir à l’Ancien Collège des Jésuites, Place Museux à Reims jusqu’au 1er février 2009.

Découvrez le futur visage des halles

La Ville de Reims a commandé la création d’une bâche en PVC de 120 m2. Posée à compter du 10 janvier sur le tympan de l’édifice et complétée par quatre panneaux pédagogiques, l’installation évoquera le site, son devenir et celui du quartier.

Un DVD présentant le projet de François Chatillon, architecte en chef des Monuments Historiques doit par ailleurs être projeté sur le lieu de l’exposition.

Enfin, une plaquette retraçant l’histoire et le devenir des halles est réalisée par la Ville de Reims et sera largement diffusée. On pourra la télécharger sur le site de la Ville  www.reims.fr  

 J.-P. M.

FICHE TECHNIQUE

Coût de l’opération estimé à 31430000 euros TTC intégrant un partage de la maîtrise d’ouvrage et du financement entre la Ville de Reims et l’Etat.

Calendrier

Février 2007 à décembre 2008 : études de conception

Janvier 2009 à janvier 2010 : consultation des entreprises

Février 2010 à février 2012 : travaux

Février 2012 : ouverture au public.

 


TROIS QUESTIO
NS
À
Serge Pugeault

Adjoint à la Maire, en charge du développement économique,des grands projets et de l’enseignement supérieur.

D’emblée, il apparaît que les halles auront une mission plus étendue que celle d’un marché de détail non sédentaire… L’affectation principale est un marché. Cependant, la partie mezzanine a été pensée pour permettre des expositions.

Dans la limite des contraintes liées à l’utilisation de l’espace, les halles pourront aussi accueillir d’autres évènements.

L’esprit de cette restauration préfigure-t-il le futur projet urbain ?

Les halles ont toujours eu valeur de symbole. En 1923, le projet tablait sur un redémarrage de la vie rémoise. Nous voudrions que vingt ans après la fermeture de ce bâtiment au public, sa réouverture soit le signe du nouveau dynamisme que nous voulons pour Reims.

Concrètement, en termes de calendrier, comment va se passer la délocalisation provisoire du marché du Boulingrin en 2009 ?

La Ville de Reims a engagé une concertation avec les commerçants du marché du Boulingrin. Il en ressort que nous retarderons au maximum le moment où nous serons amenés à délocaliser le marché. La relocalisation s’effectuera en total accord avec les commerçants concernés. Lors du premier semestre 2009, nous allons leur proposer plusieurs scénarii actuellement à l’étude, faisant la part des avantages et des inconvénients de chacune des propositions ; c’est à ce moment que le choix s’effectuera.

Extraits de VRI N° 252 de 01/2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voici les futures halles de REIMS

Attendue commele Messie, Adeline Hazan a détaillé hier soir devant les adhérents de l'Amic'halles le projet de restauration du Boulingrin. Il en coûtera 31,6 M € ,financés pour 8,7 M € (pour la voûte classée) par le ministère de la Culture. Inauguration prévue début 2012.


Le projet de restauration a été élaboré par François Châtillon, architecte des Monuments historiques.

Boulingrin : les halles rouvriront le 14 février 2012


Sarah Ouaja-Ok, Serge Pugeault et Adeline Hazan (en arrière-plan) ont présenté le projet ensemble.

 La grande foule hier à la salie des ventes de la rue du Temple où l'équipe municipale a présenté le projet de rénovation des halles Boulingrin qui seront inaugurées le 14 février 2012.


La salle des ventes pleine comme un œuf.

Détails des travaux.

Le président de l'Amic'halles, Pierre Longuet, attendait du monde hier pour la venue de la maire Adeline Hazan, son dossier de réhabilitation des halles Boulingrin sous le bras. La salle des ventes de la rue du Temple s'est avérée trop petite pour accueillir les nombreux Rémois impatients.

Accompagnée notamment par son adjoint au développement économique Serge Pugeault, Sarah Ouaja-Ok, adjointe à la Culture et Marie-Noëlle Gabet, adjointe chargée de l'artisanat et du commerce, Adeline Hazan a redonné le sourire aux riverains.

« Grâce à notre volonté politique, les travaux commenceront en 2009 pour une livraison prévue le 14 février 2012, jour de la Saint-Vaientin. ». Ils coûteront 31,6 M € dont 22,9 M € à la charge de la Ville.

31,6 millions d'euros

Pas question de repartir sur de nouvelles études. L'équipe d'Adeline Hazan a validé ce qui était prévu  par l'architecte en chef des monuments historiques François Châtillon. La phase l du dossier prévoit pour 31,61M € la réhabilitation des halles et la piétonnisation de la rue du Temple avec une participation de l'Etat de 8,7 M € pour la  restauration des voûtes classées.

La rue du Temple sera piétonne

Plus question de restaurer à l'identique les douze cellules commerciales côté rue du Temple qui deviendra piétonne.

Elles seront transformées en deux espaces que la Ville, à partir d'un cahier des charges, louera pour en faire des cafés artistiques et culturels. Les jours de marché, des commerçants pourront aussi exercer leur commerce dans la rue du Temple.

Reims 2030

« La phase l de la restauration des halles s'inscrit dans un périmètre bien plus grand allant de la place Royale au pont de Laon en passant par les abords de la mairie, la place de la Rêpublique, et le Sernam qui va faire l'objet avec tout le restant de la cité d'un grand concours d'architecture intitulé Reims 2030 » ont expliqué les élus. Il y aura parallèlement des ateliers workshop pour discuter et dessiner le Reims de demain avec des Rémois et beaucoup de concertation avec la population.

 Communication en continu

Dès septembre une bâche recouvrira la façade des halles avec la représentation stylisée du projet, Une Info continue sera aussi donnée sur la façade.

A partir de 2010, aussi les étudiants de l'École supérieure d'art et de design pourront exposer sur les deux bas-côtés de l'entrée des halles (face à la poissonnerie), une façon de faire vivre le site et de bien rappeler que la mairie veut aussi donner une dimension culturelle forte à ce bâtiment utilitaire, D'ores et déjà ces prochaines semaines, la Ville avec l'autorisation de l'architecte devrait mettre en vente des cartes postales avec les images du projet.

Alain Moyat

Dans notre prochaine édition ; les interrogations des riverains et utilisateurs.

Extraits de l'union du 03/06/2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 PATRIMOINE

Boulingrin : Hall’éluia !

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Classé monument historique en 1989, les halles du Boulingrin retrouveront leur marché en février 2012. Le compte à rebours de la rénovation du vaisseau de béton vient en effet d'être symboliquement lancé 

Les halles du Boulingrin voient l'avenir en rose

Classées monument historique en 1989, les halles du Boulingrin retrouveront leur marché en février 2012. Le compte à rebours de la rénovation du vaisseau de béton vient en effet d'être symboliquement lancé.

 Le temps de la discorde autour des halles du Boulingrin est bel et bien terminé. En effet, le lancement de leur rénovation, attendu depuis 20 ans, s'est déroulé samedi 10 janvier au pied de l'imposant édifice. Devant une assistance particulièrement fournie, malgré le froid, Adeline Hazan, maire de Reims et François Chatillon, architecte en chef des Monuments Historiques, ont dévoilé quatre panneaux pédagogiques relatant l'histoire des halles et évoquant leur devenir et celui de leur quartier. Pour l'occasion, le bâtiment a même été coiffé d'une bâche haute en couleur de 120 m2. « Le coup d'envoi de cette rénovation symbolise le carrefour entre l'histoire et l'avenir de Reims » a déclaré Adeline Hazan. « Ce projet s'inscrit au coeur de la nouvelle vision impulsée par l'équipe municipale pour le quartier Boulingrin dans son entier. Mon souhait est que Reims ne soit plus un hyper centre avec la seule place d'Erlon, mais un centre élargi allant jusqu'à la porte Mars ».

Une fois les travaux réalisés, les halles retrouveront leur vocation initiale à savoir l'accueil d'un marché couvert. Ce dernier devrait se dérouler 2 à 3 fois par semaine et sera principalement destiné aux commerçants alimentaires et aux fleuristes. Mais le monument construit en 1927 par l’architecte Emile Maigrot, en collaboration avec l’ingénieur Eugène Freyssinet, devrait également recevoi sous sa voûte d'autres manifestations comme des activités sportives, culturelles ou événementielles, tandis que des expositions temporaires pourraient être mises en place dans la galerie située en mezzanine. Sur la partie extérieure, côté rue du Temple, les halles hébergeront deux grandes cellules affectées à des commerçants permanents au sein d'une rue rénovée et rendue aux piétons.

Le coût total de cette opération d'envergure est estimé à 31 617 521€, intégrant un partage de la maîtrise d'ouvrage et du financement entre la Ville de Reims et l'Etat. Les travaux devraient débuter en février 2010 pour une ouverture au public espérée le 14 février 2012.

Julien Debant

Le Collège des Jésuites, place Museux, accueille jusqu'au 18 janvier une exposition consacrée aux projets de reconstruction des halles en 1923. Ouvert de 14h à 18h. Entrée libre.

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La facture de la rénovation des halles, près de 31 M d’euros, devrait être partagée à part égale entre la Ville de Reims et l'Etat. 

À lire également sur www.lhebdoduvendredi.com, rubrique « Dossier » : « Le Boulingrin à tous les temps », paru le 11

Extraits de l'Hebdo du vendredi N° 107 du 16/01/2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Les plans des Halles en 1923 »

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Retour sur l'histoire des Halles du Boulingrin avec une exposition sur les plans du concours d'avant projet de construction en 1923.

Tous les jours de 14h à 18h Ancien Collège des Jésuites, 1, place Museux

Extraits de l'Hebdo du vendredi du 10/01/2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Halles du Boulingrin : livraison le 14 février 2012

 Après rumeurs, ordres et contre-ordres, les Halles du Boulingrin accueilleront bien dans quatre ans un nouveau marché couvert… Avant une restructuration complète du quartier

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Le futur pignon rue de Mars prévu pour février 2012, conçu par François Chatillon, architecte en chef des monuments historiques.

À l’invitation de Pierre Longuet, président de l’association de défense et de sauvegarde des Halles du Boulingrin, Amic’Halles, une centaine de résidents, commerçants dudit quartier voire curieux se sont pressés mardi pour prendre connaissance du projet de réhabilitation et de rénovation du bâtiment présenté par Adeline Hazan et une partie de ses adjoints directement concernés.

 Encore quatre ans de patience et le vaisseau fantôme vétuste et délabré, tant décrié par une partie de la population, renaîtra de ses cendres, avant un réaménagement complet du quartier qui s’insèrera dans un projet global d’urbanisme concernant la ville dans sa totalité. Comme prévu dans le programme électoral de la maire socialiste, un marché couvert trouvera place dans le futur bâtiment rénové. « En concertation avec les commerçants, la fréquence de ce marché devrait être de deux à trois jours par semaine pour ne pas faire d’ombre et ne pas tuer les autres marchés de la ville », expliquait Adeline Hazan. Pour compléter le dispositif, des cellules commerciales (à la vente ou à la location, rien n’est pour le moment précisé) seront implantées sur les façades longitudinales du bâtiment et destinées à l’implantation de concepts du style café des Arts ou cafés musique; la rue du Temple sera, quant à elle, rendue aux piétons. Réelle volonté politique pour avoir débloqué le dossier en un minimum de temps et délai serré dans le calendrier des travaux, tels étaient les leitmotive de l’équipe municipale.D’un coût total de près de 31 millions € (dont une prise en charge de l’état à hauteur de 8,3 millions € et une « obole » de la Région de 30 000 €), la maire l’a martelé, les impôts locaux n’augmenteront pas et si par malheur l’Etat se désengageait du projet : « Nous ferons les arbitrages nécessaire pour que la réhabilitation ne prenne pas de retard ». Dans la salle, certains esprits grincheux ou lucides argumentaient en silence que la facture était salée… un montant équivalent à un dixième des travaux du tramway !

 En attendant…

« La réhabilitation en elle-même n’étant pas très artistique, nous allons essayer d’animer le chantier » déclarait Serge Pugeault, adjoint en charge notamment des grands projets et de la prospective. Ainsi, des bâches créées par des agences artistiques spécialisées seront tendues sur le fronton des Halles, l’une dès le début des travaux qui exposera le projet stylisé, une seconde presque au terme de la rénovation annonçant l’ouverture et l’agencement du bâtiment rénové. Ces opérations de communication devraient être complétées par la pose de palissades investies par des élèves plasticiens de l’ESAD, voire par des projections artistiques de lumière sur les façades.

 Dans un proche avenir, c’est tout le quartier du Boulingrin qui devrait être transfiguré, puisqu’un concours architectural d’urbanisme unique en France s’étendant de la place Royale au pont de Laon va être lancé en juin 2009… Annonçant le futur Reims 2009. 

Réactions

Étaient présents dans l’assistance, plusieurs membres de l’opposition municipale, Franck Noël du MoDem ou encore Pascal Labelle, élu UMP-DVD et siégeant à la commission culture. « C’est un très bon projet, initié par l’ancienne majorité, je le rappelle, on ne peut qu’y adhérer. La réhabilitation des Halles était également inscrite à notre programme. Nous resterons vigilants sur les éventuels surcoûts d’un tel chantier. Près de 22 millions à la charge de la municipalité, c’est une somme, il va falloir trouver cet argent. Nous allons donc surveiller les arbitrages pour éviter certains sacrifices et regarder où vont se faire les coupes sombres. »

Calendrier des travaux (non définitif)

Juin 2008 – déc 2008 : élaboration du projet architectural technique (PAT)

2009 : la ville récupère la maîtrise d’ouvrage du chantier Janv 2009 – janv 2010 : consultation des entreprises 2011 : déplacement du marché actuel avec sa structure dans un endroit encore à déterminer en concertation avec les commerçants Fév 2010 – fév 2012 : réalisation des travaux 14 février 2012 : livraison des Halles rénovées

Olivier Michaux

Extraits de l' hebdo du vendredi N° 81 du 6 au 12 juin 2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Georges Rousse au secours des halles Boulingrin

 
 Pour attirer l'attention du plus grand nombre sur la nécessité de financer la réhabilitation des halles Boulingrin, l'artiste Georges Rousse va y créer une œuvre éphémère.

Le président de la République l'a dit : « Il n'y a plus d'argent dans les caisses. » Reste qu'à Reims, la municipalité, comme l'Amic'halles du Boulingrin et bon nombre de Rémois sont impatients de voir enfin se débloquer le dossier des halles Boulingrin classées par Jack Lang et à nouveau promises à redevenir le ventre de Reims à condition que l'État alloue les subventions qu'il a promises.

Afin d'attirer l'attention une nouvelle fois sur cette friche, Alain Collard, et Marie Hélène Heude, de l'association « La salle d'attente » et Didier Janot de l'association « Prisme », un club d'entreprises mécènes, ont pris contact avec Georges Rousse, un artiste, à la fois peintre, sculpteur et architecte qui réalise notamment des trompe l'œil monumentaux dans des lieux abandonnés, des usines désaffectées, des maisons oubliées qu'il photographie ensuite. Aujourd'hui, le projet est en bonne voie de réalisation.

« J'ai honte »

« Quand je me promène dans les quartiers des halles avec ma Félicie, j'ai honte » avoue aux membres de l'Amic'halles Didier Janot. Alors quand Alain Collard m'a dit qu'il voudrait bien faire venir Georges Rousse, artiste internationalement connu, j'ai tout de suite pensé aux halles. Son travail pourrait donner un coup de projecteur sur les halles. La chaîne Arte est déjà intéressée. Pour réaliser son œuvre, l'artiste prendra possession du site pendant un certain temps.

À partir d'un point fixe, sur la grille des halles, avec son appareil photo, il va délimiter une zone de forme géométrique, souvent circulaire et va faire intervenir des assistants qui vont peindre exactement ce qu'il va leur demander au millimètre près. Ils ne savent pas ce qu'ils peignent. Il n'y a que l'œil du maître qui voit l'œuvre se réaliser dans la perfection géométrique définie au départ. »

Financement : 25 000 €

Quand on se place au niveau de son œil, on voit l'œuvre comme en suspension, une vision un peu surnaturelle. Si on se déplace, l'œuvre se défragmente. L'artiste fait une prise de vue à cinq exemplaires et seule cette photographie a valeur d'œuvre.

Pour réaliser cette œuvre qui va nécessiter le montage de structures, Prisme espère pouvoir travailler avec des apprentis de plusieurs corps de métiers. Le financement : de l'ordre de 25.000 € tout compris. Prisme en financera une partie, un appel sera fait auprès de la municipalité et surtout, Didier Janot va aussi s'activer pour que des Rémois se proposent pour acheter une des cinq images faites, un investissement tant la côte de l'artiste est bonne.

Un achat qui peut bénéficier de déductions fiscales.

Dans quelques mois, on parlera des halles Boulingrin de Reims dans le monde entier. Peut-être de quoi réveiller le ministère de la Culture bien fort discret depuis l'arrivée du nouveau président.

Alain Moyat

Site internet : http://www.ambafrance-ma.org/efmaroc/bernard/siteclasse/cm1b/oeuvresdegrousse.htm

 

 Extraits de l'union du 17/04/2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Boulingrin, à tous les temps..

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Si le quartier du Boulingrin est à l’orée d’une révolution, il reste symbolisé par l’édifice de béton que sont les Halles du Boulingrin inaugurées en 1929. Serpent de mer depuis plusieurs décennies, ce marché couvert a néanmoins cristallisé bon nombre de griefs, de passions et de réactions ambiguës… Des Halles qui restent cependant le symbole d’un quartier en pleine mutation.

Les Halles, le cœur du quartier Boulingrin

Alors que le vaisseau de béton fêtera son 80ème anniversaire en 2009, son avenir semble enfin se dessiner avec le retour en son sein d’un marché couvert, programmé dans 3 ans. Mais au-delà de cette renaissance, c’est l’ensemble du quartier qui, à long terme, devrait être métamorphosé.

À quelques minutes à peine de l’hyper centre de Reims, le quartier du Boulingrin présente une image paisible comme si le temps n’avait pas de prise sur ce « petit village » urbain. Seuls ses commerçants donnent de la vie à ces artères aux charmes d’antan, car autour, tout (...) semble figé depuis des années. Ici, il n'y a pas d'église pour rassembler les ouailles mais un marché à l'ombre des Halles, véritable cathédrale de béton. Cela fait déjà 20 ans que ses portes sont fermées et que l'édifice replié sur lui-même est totalement abandonné. Après plusieurs décennies mêlant attentisme et faux discours, une solution viable a été dévoilée en juin 2007. Après une lourde rénovation, les Halles du Boulingrin vont simplement retrouver leur vocation première : abriter un marché couvert. Retour sur l’histoire d'un vestige du passé, devenu aujourd'hui le symbole d'une renaissance programmée de tout un quartier.

Un bâtiment révolutionnaire

La première guerre mondiale est à peine terminée que la Ville de Reims est détruite à 80%. Les Halles, alors situées sur la place du marché, actuelle place du Forum, font parties des trop nombreuses ruines. Dès 1920, leurs reconstructions sont programmées par le plan Ford et deux années plus tard, un concours d'architectes est lancé. Le projet ambitieux doit redorer l’image de la ville martyre. C'est celui d'Emile Maigrot qui est retenu, l'entreprise Limousin remportant quant à elle le marché. Grâce à une solution de construction originale portée par son ingénieur Eugène Freyssinet, le coût des Halles est même divisé par deux. La technique, révolutionnaire à l'époque, consiste en un système de coffrage de béton sur un cintre, afin de réaliser une voûte sans pilier, épaisse de 7 cm et culminant à près de 38m de hauteur ! Les travaux débutent en 1927 et une année plus tard, les Halles accueillent une partie de l'exposition « les meilleurs marques » avant d'être totalement achevées en 1929. A l'occasion du meeting de la Paix en 1931, le gigantesque bâtiment rassemble en son sein 8000 personnes. Les Rémois sont ravis, l'historien Pierre Lavedan renchérit et n'hésite pas à comparer l'édifice à la Cathédrale Notre Dame de Reims.

Les premiers maux

Au cours de la seconde guerre mondiale, les Halles subissent les bombardements et l'ensemble des verrières est détruit. On les remplace alors par un triple vitrage isolant qui a pour effet de voir la condensation se porter sur la voûte. Ainsi, dès 1942, on constate une dégradation du béton et la charpente métallique rouillée apparaît. Cependant, si des défauts de conception sont avérés et reconnus par Eugène Freyssinet lui-même, aucuns travaux ne seront engagés par la municipalité pour y remédier. Une rénovation sera bien envisagée dans les années 50 mais elle ne verra jamais le jour. Néanmoins, pour éviter les accidents dus aux chutes de morceaux de béton de la voûte, on se contentera de poser en 1959 un filet de protection de 2000 m2.

La démolition programmée

En 1980, une nouvelle étude réalisée sur l'état des Halles préconise déjà une lourde réhabilitation ou sa démolition pure et simple. Une fois de plus, aucune décision ne sera prise et il faudra attendre 1987 pour que le dossier enfin évolue. Jean Falala, maire de Reims à l'époque, juge le bâtiment « laid, dangereux et insalubre » et déclare : « on va raser ce blockhaus grisâtre ». Le premier magistrat, soutenu par le Conseil municipal, décide alors la fermeture des Halles un an plus tard et programme leurs démolitions. À la place, on projette la construction notamment d’un Centre des congrès. Une pétition contre ce choix est alors signée par de très nombreux architectes qui louent la beauté des Halles et la prouesse technique de la construction de sa voûte. Sur le sujet, les opinions divergent, mais certains n’hésitent pas à comparer le destin de l’édifice rémois à celui envisagé au début du siècle pour la Tour Eiffel. Qualifiée en son temps « d’horrible tour rouillée », la vieille dame a bien failli être détruite. La comparaison ne manque pas d’audace et permet de mesurer la valeur architecturale des Halles. Promis à la destruction, le bâtiment est sauvé in extremis en 1990 par un décret ministériel signé par Jack Lang, alors ministre de la Culture, qui classe le bâtiment aux monuments historiques. Les Halles du Boulingrin sont enfin sauvées.

Le monument abandonné

Depuis cet accès à l’immortalité, les Halles du Boulingrin ont été laissées complètement à l'abandon par les municipalités successives et par l'Etat qui n'a pas souhaité délier les cordons de sa bourse. Dans les années 90, les projets et les rumeurs les plus folles vont pourtant se succéder : médiathèque, musée, hôtel, complexe cinématographique, salle de concert, etc. Chacun y va de son idée jusqu’à ce que la réalité financière vienne mettre fin à d’improbables rêves. En effet, ces longues années d’attentisme volontaire ont des conséquences graves sur l'état du bâtiment qui s'est dégradé inexorablement. Et chaque année passée a alourdi un peu plus le coût de la rénovation. Ainsi, en 1990, on évoquait la somme de 3 millions d'euros. Moins de 10 années plus tard, le chiffre de 12 millions d'euros était avancé. Aujourd'hui, après une étude effectuée par François Chatillon, architecte en chef des monuments historiques, on sait que la seule réhabilitation des Halles coûtera autour de 30 millions d'euros ! Toute autre transformation impliquerait des dépenses supplémentaires dues à une contrainte propre au bâtiment : on ne peut le chauffer sous peine d’endommager un peu plus la vénérable voûte. Ce constat amer digéré, la municipalité a repris ses esprits et voté en juin 2007 le choix de la sagesse. Les Halles du Boulingrin vont retrouver leur vocation première : abriter un marché couvert !


Jamais entretenu et à l’abandon depuis 20 ans, la rénovation du bâtiment historique devrait coûter la bagatelle de 30 millions d’euros. 

Le renouveau du Boulingrin

Le monument pestiféré est donc promis à une renaissance. La nouvelle municipalité conduite par Adeline Hazan entend aller vite et ne pas laisser traîner ce dossier. La réhabilitation est tout de même soumise à un impératif, celui de la participation financière de l'Etat. Celui-ci s'est engagé auprès de la ville à financer à hauteur de 50% du montant de la facture. En attendant que ces crédits soient débloqués, le chantier des Halles est toujours à l'arrêt. Nul doute qu'Adeline Hazan sera jugée sur sa capacité à mener à bien ce lourd dossier. Elle s'est engagée à redonner au vaisseau de béton sa splendeur passée avant la fin de son mandat. La réhabilitation des Halles du Boulingrin, témoin architectural des années 30, sera alors la pierre angulaire d'un projet d'envergure pour un quartier dans son entier.

Julien Debant

 Extraits de l'Hebdo N° 73 du 11/04/2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faites un voeu !

 Le 29 décembre 2007 prochain, les Halles du Boulingrin accueilleront vos voeux sous la forme d’une installation artistique interactive initiée par l’APHB et sous l’impulsion d’Armelle Blary, plasticienne.

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Austères le reste de l’année, les Halles du Boulingrin devraient retrouver des couleurs…d’un voile poétique,

 L’Association pour la Promotion des Halles – Boulingrin (APHB) sous la férule de son président Pierre Longuet a décidé de terminer l’année en beauté et d’entamer 2008 sous les meilleurs auspices en faisant participer la population rémoise à une manifestation festive et ludique le samedi 29 décembre à 17h30 devant les grilles des Halles du Boulingrin….Une manière de réhabiliter la culture au sens large dans ce quartier en perpétuelle ébullition, mais aussi de sensibiliser autrui sur le devenir de ces halles mythiques. Le principe est simple : inscrire ses voeux sur un billet (voir ci-contre) et ensuite suspendre ce message sur des filins qui seront installés devant l’entrée principale le matin même. À la genèse de cet événement artistique et de cette installation éphémère, Armelle Blary, plasticienne rémoise : « les Halles du Boulingrin sont le ventre du quartier. Par leurs natures imposantes, ces halles malmenées par le temps ressemblent à une cathédrale païenne voire à un temple. Elles seront magnifiées par cette installation poétique qui se cristallisera autour des voeux portés par les habitants ». Comme les arbres à voeux en Chine ou les petits papiers pliés et accrochés devant les temples Shintoïstes au Japon, ces billets de couleur rose bien rémois ceux-là (la couleur choisie évoque chez l’artiste, un sentiment de tendresse envers le bâtiment abîmé par les années) seront distribués le matin même jour du marché, seront disponibles chez les commerçants du quartier ou à découper dans l’hebdo du vendredi. Cette poésie d’un jour sera accompagnée d’un éclairage intimiste fait de bougies et sémaphores constituant un véritable tapis de lumière placé en arrière plan des grilles. Ces voeux, messages de tendresse ou désirs plus ou moins avoués feront ensuite l’objet d’un tri, l’association s’engageant à en faire bon usage en éditant par la suite un recueil regroupant les principales déclarations.

Réalistes, fantaisistes, amoureux, politiques…tous les messages sont les bienvenus, tous à vos stylos le samedi 29 décembre à 17h30 devant les Halles du Boulingrin !

Olivier Michaux.

 Extraits de l'Hebdo N°59 - du 21 au 27 décembre 2007

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chronique d’une renaissance annoncée

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Le retour d’un marché couvert sous la voûte rénovée des halles est programmé d’ici trois ans. Le dossier, après avoir fait couler beaucoup d’encre, est désormais solidement engagé 

Avec ses façades et sa grande voûte grisâtre, c’est peu dire que le bâtiment n’a pas fière allure et qu’il déparait dans le paysage. Il a pourtant fait la fierté des Rémois durant plusieurs décennies. C’est en 1920, dans le cadre du plan de reconstruction de Reims, que la Ville lança un concours pour l’édification d’un nouveau marché couvert le long des grands boulevards. Signé par l’architecte Émile Maigrot, le projet lauréat se distingue alors par les techniques innovantes de l’époque. Ouvertes au public en octobre 1929, les halles poursuivront leur activité jusqu’au 29 août 1988, date de leur fermeture. Le marché de gros est transféré en zone périphérique, laissant les halles désaffectées. Un état qui conduisit alors à envisager la destruction du bâtiment, perspective à laquelle le ministre de la Culture de l’époque, Jack Lang, mit un coup d’arrêt en 1990 en classant l’édifice au titre des Monuments Historiques. Exemplaire d’une certaine architecture de “défi” avec sa grande voûte parabolique en béton armé de 7 cm d’épaisseur, le bâtiment était désormais protégé, « sa conservation présentant au point de vue de l’histoire de l’art un intérêt public ».

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Désaffectées depuis 1988, les halles nécessitent d’importants travaux de rénovation et de sécurisation.

 Une option consensuelle

Plus question de démolition pour les halles du Boulingrin qui, dès lors, devaient se trouver une nouvelle affectation. Le site, inutilisable en l’état en raison de sa nonconformité aux normes de sécurité, exige d’importants travaux de rénovation. Au fil des ans, différentes pistes de travail sont alors évoquées jusqu’à ce que soit sérieusement envisagé le transfert, dans le bâtiment rénové, de l’actuel Musée des Beaux-Arts, à l’étroit dans l’ancienne abbaye Saint-Denis où seulement 10 % de ses collections sont exposés. Une équipe a été désignée en 2004 pour étudier la faisabilité d’un tel projet, en lien avec l’architecte des Monuments Historiques. Mais le coût de rénovation augmenté du coût de construction d’une enveloppe hermétique à l’intérieur des halles (opération nécessaire pourla mutation du bâtiment en musée) conduit finalement à l’abandon du projet. A l’automne 2005, le dossier est donc réorienté dans le sens d’un retour du marché sous les halles. Une perspective confortée par une étude de la Chambre de Commerce et d’Industrie qui souligne que « les Rémois consomment de plus en plus sur les marchés alimentaires, qu’ils y recherchent des produits de valeur sûre et une ambiance conviviale (…) Le marché de Boulingrin a une valeur attractive incontestable et apporte des chalands en centre ville ». Parmi les professionnels du marché installé sous les tentes à proximité des halles, 41 commerçants alimentaires et 16 non alimentaires se sont dits favorables au retour du marché sous les halles. Dans la population rémoise, l’option a semblé recueillir un large consensus.

Une prise en charge par l’Etat de 50 % des travaux de rénovation

Depuis, plusieurs directions de la Ville de Reims planchent sur le dossier en collaboration avec les services de l’Etat. Les premiers scenarii ont été exposés fin 2006, notamment devant l’association Amic’Halles, très engagée dans la promotion et la défense du quartier. Les commerçants du marché sont actuellement consultés pour dégager les principes d’aménagements du site :

- comment répartir les commerces entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment ?

- préfèrent-ils un plateau vide ou pré-équipé ? quels sont leurs besoins et contraintes techniques ?.…

autant de questions parfois difficiles à trancher. Tous les commerçants ne sont pas de la même génération et n’ont pas forcément la même logique. « Aujourd’hui, la discussion reste très ouverte, assure Jean-Pierre Auger, Directeur général adjoint au patrimoine et à la logistique de la Ville de Reims. Nous intégrons les demandes et les variables sont susceptibles d’être affinées jusqu’au dernier moment ». D’autres questions restent en suspens, comme la destination des cellules aménagées dans les flancs des halles et ouvertes sur l’extérieur. Pour ce qui est de la coque elle-même, le diagnostic est posé : « Le bâtiment a été construit selon les normes de l’époque. L’enrobage des aciers est faible, le béton a vieilli, l’ensemble est très dégradé, mais la solidité de l’ouvrage n’est pas en cause » constate Jean-Pierre Auger. Le processus technique de sa rénovation est donc maîtrisé. Reste l’aspect financier. Une fois le projet chiffré et validé, la Ville, propriétaire des halles, devrait inscrire une ligne budgétaire sur les trois prochains exercices. Compte tenu du fait que le bâtiment est classé, elle n’assumera pas seule l’investissement. De passage à Reims en avril 2006, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture, a confirmé le soutien de l’Etat dans la restauration des halles du Boulingrin à hauteur de 50 % du montant des travaux.

 

TROIS QUESTIONS À…
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Xavier Albertini, adjoint au Maire, chargé du Domaine et du contentieux

Que vont devenir les halles ?

Leur vocation de marché est revenue naturellement. C’est la priorité.

Maintenant, si on rend ce marché quotidien, on risque d’affaiblir les marchés de quartier qui sont des lieux d’animation importants. On ne peut pas non plus investir dans la réhabilitation des halles pour qu’elles ne servent qu’un jour par semaine. Il faut concevoir une utilisation polyvalente, pouvoir y organiser des marchés à thèmes, des expositions ponctuelles, des cérémonies…

Où en êtes-vous dans la concertation ?

Il y a eu un débat d’idées au sein du conseil de quartier qui a été tenu informé des projets. La démarche de concertation avec les commerçants est relancée depuis janvier. J’ai proposé que chacun des métiers concernés désigne un représentant pour que nous puissions avancer dans la définition des besoins d’aménagements intérieurs.

         Comment la réhabilitation s’articule-t-elle avec les autres projets: le parking souterrain de 1000 places, le bâtiment culturel ?

Ces projets sont moins avancés. Mais il est évident que le projet de rénovation des halles doit s’intégrer dans une réflexion plus large. C’est tout le quartier qui va se transformer, avec le souci de conserver son âme. Il pourrait devenir notre quartier gourmet, où il fera bon déambuler, acheter des spécialités locales, visiter une exposition…

LE CALENDRIER PRÉVISIONNEL

• Finalisation de l’étude technique: 1er trimestre 2007

• Elaboration du nouveau Projet Architectural et Technique (par l’architecte des Monuments Historiques): automne 2007

• Dossier de consultation des entreprises: début 2008

• Début des travaux: septembre 2008

• Ouverture au public: début 2010

VRI N°233 - Février 2007