La PRESSE 

 

 

 

Le Luchrone brillera aux arènes du sud

2017

Où sera implanté le Luchrone ?
Luchrone, et s’il revenait à sa place ?

Le Luchrone s’est mis debout
Un coquetier pour l’œuf

Le Luchrone leur donne du fil à retordre

Le Luchrone, sujet du baccalauréat
Un œuf bientôt neuf 

Ces lycéens qui vont faire briller le Luchrone

Le Luchrone est revenu !

À Reims, les lycéens attendent le Luchrone de pied ferme

Le Luchrone de Reims va se refaire une beauté avant de revenir en ville

N'oubliez pas le Luchrone !
Les Rémois imaginent le Luchrone devant la gare
Qui veut adopter le Luchrone ?
Arnaud Robinet souhaite le retour du Luchrone
Le luchrone laissé à l'abandon

On a retrouvé le luchrone !

Le Luchrone déplacé puis restauré

 Où est passé le Luchrone ?
 
Pas d’omelette sans casser un
œuf !

 Le Luchrone retrouvera son lustre

23-09-1989 - Le Luchrone : l'intelligence lumineuse

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Luchrone brillera aux arènes du sud

La décision est prise : le Luchrone illuminera d’ici peu le parc des Arènes du Sud, en attendant la fin des travaux du complexe Reims Grand Centre, près duquel il s’installera définitivement.


Pourquoi le parc des Arènes du Sud ? Le site offre une belle visibilité au Luchrone et son implantation y est plus simple qu’ailleurs. De plus, l’option avait suscité un bel engouement des habitants de Saint-Remi.

La chorégraphie dévoilée au printemps

Du côté du lycée Saint-Jean-Baptiste-de-La Salle, chargé de sa rénovation, le Luchrone attend sagement sur son socle en béton, rue Gerbert, son déménagement. Éclairé de temps à autre, il sera réellement allumé « de manière graphique » en septembre. Mais pour découvrir sa « chorégraphie » définitive, il faudra patienter jusqu’au jour de son inauguration, prévu au parc des Arènes du Sud, au printemps 2019 donc. « On vient de travailler sur la programmation avec les professeurs en Normandie, aux côtés d’Alain Le Boucher » , dévoile Marc Besancenez, directeur technique du lycée. « C’est un grand pas en avant. L’artiste nous a transmis le logiciel qui permettra de continuer à programmer d’autres chorégraphies, et de prendre la main sur l’affichage en cas de défaillance. »

Le suspense devenait insoutenable! Depuis la grande consultation du mois de septembre, destinée à connaître le site préféré des Rémois sur lequel le réimplanter, on ignorait toujours où le Luchrone allait finalement faire sa réapparition. On se souvient que, très vite, le sondage avait laissé apparaître que les votants souhaitaient voir l’œuf revenir là où il était avant, place de la République. De quoi semer le doute dans l’esprit de la municipalité, qui n’avait pas, en raison du projet Reims Grand Centre, proposé ce site, au profit du parvis de la gare côté Clairmarais, de la place Luton, de la chaussée Bocquaine et du parc des Arènes du Sud. Et c’est finalement cette dernière proposition, à deux pas de Saint-Remi et du canal, qui a été retenue, après des mois d’incertitude, pour accueillir l’œuvre emblématique d’Alain Le Boucher.

Mais que les nostalgiques se rassurent. Cette implantation ne sera que temporaire. Car dès la fin des travaux de Reims Grand Centre, le Luchrone sera délogé de son socle pour rejoindre son emplacement définitif, à hauteur du futur complexe aqualudique, comme l’explique l’adjoint à la culture, Pascal Labelle : « Lors de la consultation, de nombreux messages et le dépouillement papier ont laissé apparaître assez vite un engouement inégalable pour un retour vers un lieu proche de celui où le Luchrone se trouvait initialement, même si nous n’avions pas proposé cette option. » Pourquoi ne faisait-elle pas partie de la liste ? Parce que le projet Reims Grand Centre n’aurait pas permis à la municipalité de respecter les délais dans lesquels elle s’était engagée à remettre l’œuvre lumineuse en service, étant donné que « la fin des travaux ne se fera pas avant 2021, voire 2022 » , indique M. Labelle. « Mais les Rémois ont été entendus ! » D’où cette idée de l’installer pour quelques années à Arènes du Sud, avant un retour au centre-ville. « Ce qui a joué, c’est la grande mobilisation des habitants de Saint-Remi pour qu’il soit dans le quartier, et la facilité d’implantation» , dévoile l’élu. « Comme c’est provisoire, si ça avait nécessité de casser la voirie, les réseaux, ça aurait été problématique. Là, c’est un parc, on pourra creuser facilement. » Autre argument qui a fait pencher la balance en faveur du site Arènes du Sud, « la visibilité »sur la sculpture aux 324 ampoules offerte depuis les voies de circulation, les allées du parc, et la coulée verte. « C’est sûr que le Luchrone sera un peu excentré, mais comme il reviendra ensuite dans le centre, ça a un sens » , note l’adjoint au maire.

IMPLANTATION AU PRINTEMPS 2019

L’appel d’offres concernant la maîtrise d’œuvre et le suivi de chantier pour la création du socle de l’œuf vient d’être lancé, avec une enveloppe prévisionnelle affectée aux travaux de 100 000 €. La date limite du dépôt des offres a été fixée au 14 mai. Le temps pour la Ville de faire son choix, de réaliser les aménagements nécessaires, et l’implantation du Luchrone pourra être réalisée, au printemps 2019.

Dans le même temps, les plans du projet Reims Grand Centre seront passés à la loupe pour lui trouver une place. Pour l’instant, rien n’est acté précisément. Tout juste peut-on affirmer que le centre de la place de la République est exclu, en raison du tracé du tramway, de même que les Promenades. « Sinon, on se prive d’un lieu, d’une place, où l’on pourra installer des choses », précise M. Labelle, qui envisage davantage une implantation côté complexe aqualudique. « Il y aura selon moi une, voire deux possibilités, mais ce n’est pas encore défini. »

Toujours est-il que cette solution imaginée par la Ville de déposer le Luchrone dans un parc pour quelques années semble satisfaire les partenaires. Ainsi, Pascal Labelle affirme que Didier Janot, le président du Club d’entreprises mécènes Prisme, associé à la rénovation de l’œuvre aux côtés du lycée Saint-Jean-Baptiste-de-La Salle, est ravi. Et on est prêts à parier que nombre de Rémois le seront aussi !

MARION DARDARD

Extrait de l'union du 22/04/2018

    

    

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À Reims, quatre sites au choix pour le Luchrone

Les Rémois appelés à choisir l'emplacement du Luchrone

Luchrone, et s’il revenait à sa place ?  

Les Rémois demandent   un retour de l’Œuf sur la place de la République. L Ville pourrait revoir sa copie.  


En 2009, juste avant le lancement des travaux du tramway, «l’Œuf», qui ne fonctionne plus, est retiré. Archives Gérard Péron 

L’ESSENTIEL

*.- EN 1989, le Luchrone, une œuvre métallique de 7 mètres de haut et de 4 mètres de diamètre, réalisée par l’ingénieur-sculpteur Alain Le Boucher, est installé place de la République.

*.- EN 2009, juste avant le lancement des travaux du tramway, «l’Œuf», qui ne fonctionne plus, est retiré et est abandonné près de la déchetterie Europe.

*.- DÉCEMBRE 2015, la Ville confie sa restauration au lycée Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, avec le soutien de mécènes.

*.- JUSQU’AU 24 SEPTEMBRE, les Rémois peuvent voter pour l’un des quatre sites proposés pour accueillir le Luchrone.

Les Rémois votent depuis le 1 er septembre pour choisir le futur emplacement du Luchrone. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les habitants de la cité des sacres se sentent concernés : rien que la première semaine, plus de 4.500 votes ont été comptabilisés.

Quatre sites sont ainsi pressentis pour se transformer en nid douillet pour « l’Œuf », d’ici juillet 2018 (pour un coût avoisinant les 50 à 70 000€) : le parvis Clairmarais de la gare Centre, le parc des Arènes du sud (quartier Saint-Remi), la place Luton (quartier Neufchâtel) ou encore la chaussée Bocquaine (quartier Courlancy).

Et surprise ! La tendance qui se dessine fait se démarquer nettement... un cinquième site. C’est Jean-Marc Roze, adjoint au maire aux finances, qui l’a annoncé lundi soir, lors du conseil de quartier Saint-Remi : « En majorité, les Rémois qui se sont déjà exprimés souhaitent un retour du Luchrone place de la République. Un site qui pose de réels problèmes techniques. Il est encore temps de voter. Mais si la tendance devait se confirmer, nous n’excluons pas de mener de nouvelles réflexions et études. »

DES RÉMOIS ATTACHÉS À L’HISTOIRE DE L’ŒUF

« Nous, les élus, on a tous été surpris. On ne s’attendait vraiment pas à ça », admetd’ailleurs Catherine Coutant, conseillère municipale déléguée au patrimoine immatériel et à l'Unesco : « Je ne pensais pas que les Rémois puissent y être aussi attachés. Malheureusement pour eux, je crains fort que ce soit impossible. »

À la mairie, on ne souhaite pas, pour l’heure, dévoiler lequel des quatre sites « officiels » arrive en deuxième position des votes. Mais d’après notre sondage, réalisé il y a quelques jours, et auquel 1.700 personnes ont déjà répondu, c’est le quartier Clairmarais qui l’emporte (60 % des votants). Il vous reste moins de 10 jours pour vous exprimer.

Vote possible sur le site internet de la Ville. Ou dans l’une des urnes, présentes à l’accueil de la mairie et au Trésor. www.reims.fr

Remettez-nous la fontaine Bartholdi place de la République


Une fontaine monumentale, bien avant le Luchrone.

Si certains sont attachés au retour du Luchrone place de la République, d’autres aimeraient plutôt y revoir la fontaine Bartholdi. Utopique. Cette fontaine monumentale, du nom de son célèbre sculpteur Frédéric-Auguste Bartholdi, -à qui on doit, entre autres, la Statue de la Liberté à l’entrée du port de New-York-, a été endommagée par un obus lors de la Première Guerre mondiale. Elle fut démontée en 1923.

Cette fontaine, représentant 3 figures supportant une vasque en cuivre, elles-mêmes surmontées de quatre figures enfantines coiffées d’une couronne, a été installée, sur la place de la République, en 1889.

Pour la petite histoire, avant son acquisition par la Ville, elle avait été présentée à l’Exposition universelle de 1878 à Paris. Peu de Rémois savent sans doute que ladite fontaine à une sœur quasi jumelle (un peu plus petite et un peu moins travaillée) et qu’il est toujours possible d’admirer. Il suffit pour cela de se rendre... au parc Bartholdi à Washington.

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 15/09/2017

 Quatre sites retenus pour le Luchrone

Jusqu’au 24 septembre, les Rémois sont appelés à voter pour le site de leur choix


On saura bientôt à quel endroit le Luchrone retrouvera une place.

Les quatre sites retenus pour éventuellement accueillir le Luchrone viennent d’être dévoilés. Il s’agit du parvis Clairmarais de la gare Reims centre (quartier Clairmarais), le parc des Arènes du sud (quartier Saint-Remi), la place Luton (quartier Neufchâtel) ou la chaussée Bocquaine (quartier Courlancy)… Lequel sera retenu ?

Des urnes sont mises à disposition à l’hôtel de ville ainsi qu’au Trésor jusqu’au 24 septembre

Les Rémois sont invités à donner leur avis jusqu’au 24 septembre pour départager ces quatre lieux. Lancement des votes ce 1 er septembre ! Le vote peut s’effectuer en ligne sur www.reims.fr ou sur bulletin papier.

Des urnes sont mises à disposition à l’hôtel de ville de Reims, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 12heures et de 13 à 17 heures, ainsi qu’au Trésor (2, rue Guillaume-de-Machault), du mardi au samedi de 12 à 19heures.

Pour aider les votants à faire leur choix, des images de synthèse réalisées grâce à la technologie du scanner 3D seront visibles en ligne (à partir du 1 er septembre).

À noter que le Luchrone sera présenté les 16 et 17 septembre, lors des Journées européennes du patrimoine sur le site du lycée Saint-Jean-Baptiste de la Salle, qui a œuvré à sa rénovation au côté du club de mécènes Prisme.

Yann LE BLÉVEC

Extrait de l'union du 01/09/2017

 

À Reims, quatre sites au choix pour le Luchrone

À partir de vendredi, et jusqu’au 24 septembre, les Rémois seront invités à choisir parmi quatre sites celui où trônera le Luchrone, l’ancien « œuf »de la place de la République.


Dans les locaux du Groupe Technic Assistance, zone Farman, l’équipe a réalisé des simulations plus vraies que nature.
Remi Wafflart

Les vidéos semblent plus vraies que nature. Car tout y est : les rues, les bâtiments, les espaces verts, les panneaux publicitaires… Avec, vu sous tous les angles, le Luchrone, cette œuvre métallique monumentale restaurée par les élèves de Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle. Ces simulations d’intégration de celui que l’on appelait « l’œuf » quand il trônait encore place de la République, ont été réalisées par les équipes de Technic Assistance, un groupe de bureau d’études industries, d’assistance technique sur site et d’expertise énergie.

Des liens privilégiés avec Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle

« Nous avons travaillé avec notre Scan Laser Leica, un scanner laser 3D ultra-performant », explique Régis Huart, le président de cette entreprise de 95 salariés dont le siège est installé dans la zone Farman. Si Technic Assistance a choisi de travailler gracieusement, dans le cadre d’une opération de mécénat, c’est parce qu’elle entretient des liens privilégiés avec le groupe scolaire Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle. « Depuis une dizaine d’années, nous accueillons régulièrement des élèves stagiaires », indique Franck Logette, le responsable Bureau d’études qui a lui-même été formé au lycée polyvalent privé.

Avec ce scanner 3D, même les feuilles d’arbres sont passés au crible

« Pour ce projet de réinstaller le Luchrone dans le centre de Reims, la Ville nous a demandé de réaliser des simulations d’intégration dans quatre sites différents », poursuit Régis Huart. C’est ce travail qui, à partir du 1er septembre, sera dévoilé sur internet pour que les Rémois élisent leur projet préféré.

Si l’installation du Luchrone sur le parvis de la gare Centre n’a pas été retenue, tout comme son retour place de la République, « l’œuf » pourrait prendre place à proximité de la gare, dans le quartier Clairmarais.

Un autre site a été sélectionné dans le quartier Saint-Remi, un autre dans le quartier Laon-Zola et encore un autre à deux pas d’une grande salle de spectacles. Pour connaître les lieux exacts, il faudra attendre le 1er septembre. Car, pour l’heure, la Ville verrouille la communication, pour maintenir dit-elle le suspense…

Avant de pouvoir être diffusées, ces vidéos de groupe Technic Assistance ont demandé un gros travail en amont. La première opération a consisté à scanner en 3D le Luchrone.

Puis les équipes se sont rendues sur le terrain pour scanner les différents sites. Le Scan Laser Leica, que l’entreprise rémoise utilise depuis cinq ans, et coûte la bagatelle de 100.000 euros formation comprise, est d’une extrême précision. Même les feuilles d’arbres sont passées au crible ! Autre avantage de taille, selon le président de Technic Assistance : un énorme gain de temps. Car le scanner permet d’aller entre cinq et dix fois plus vite qu’un relevé manuel. « Ce n’est pas le relevé qui est compliqué mais il faut savoir où poser la machine pour un obtenir un résultat optimal », souligne Eric Brugnon, ingénieur développement commercial.

Cette machine ultramoderne, qui fonctionne avec une tête tournante, permet d’obtenir des « nuages de points » qu’il faut ensuite assembler grâce à un logiciel informatique et les mixer éventuellement à des photographies. Rendez-vous le 1er septembre pour découvrir ces vidéos et donner votre avis sur le site qui sera le plus adapté à recevoir le Luchrone.

 Valérie Coulet

Extrait de l'union du 28/08/2017

    

    

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Le Luchrone s’est mis debout

Vidéo

 

Moment d’émotion, ce matin, pour l’équipe du lycée Saint-Jean-Baptiste-de La Salle, en charge de la rénovation du Luchrone : les grues de la société Bovis, engagée comme mécène dans l’aventure, ont redressé l’œuvre emblématique d’Alain Le Boucher et l’ont déposée sur son socle en béton, fabriqué il y a un mois. L’ensemble, qui pèse désormais 27 tonnes, rejoindra, en 2018, son emplacement définitif.

Marion DARDARD

Extrait de l'union du 11/03/2017

    

    

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Un coquetier pour l’œuf

La construction du support du Luchrone est lancée. La réalisation de ce bloc de béton pesant 10 fois le poids de l'œuvre associe des jeunes du CFA de l'école de la 2ème chance et du lycée de La Salle.


Après 28 jours de séchage, une grue de la société Bovis placera l'œuf sur le socle en béton. Il y restera de matière définitive. Bernard Sivade

Ça s'active, du côté de la rue Gerbert. Une année de gilets orange est à pied d'œuvre depuis lundi, à côté de la tonnelle qui abrite le Luchrone. De quoi attirer les regards de nombreux automobilistes et passants, intrigués par ce ballet coloré qui laisse à penser que la rénovation de la sculpture lumineuse imaginée par Alain Le Boucher en 1989 est entrée dans une nouvelle phase ; celle de la construction de son socle. 27 tonnes pour soutenir les 2,5 tonnes de l'œuf, qui pourra ainsi repasser en position verticale début mars. Plus jamais celui-ci ne sera détaché de ce « coquetier », un caisson en béton de 3 m qui abritera les automatismes, les capteurs, les câblages etc. « C'est bien l'ensemble qui sera mis dans le lieu défini par la Ville le moment venu », précise Marc Besancenez, directeur technique du lycée Saint-Jean-Baptiste de La Salle, en charge de la rénovation.

GRÂCE AU MÉCÉNAT

C'est grâce au mécénat de Bouygues Bâtiment Nord-Est que cette nouvelle étape a pu être lancée, comme l'explique Xavier Bagnis, directeur d'exploitation. « Bouygues a coordonné l'ensemble des modes opératoires et des travaux et réalisé les maquettes 3D numériques. On a imaginé toute la construction du socle dans le cadre d'un grand mouvement de mécénat interne à l'entreprise et associé le CFA Bâtiment et l'Ecole de la 2ème chance. » Ils sont ainsi 14 jeunes en Brevet professionnel Maçonnerie, sous la responsabilité de leur formateur habituel, et un stagiaire de l'E2C, mobilisés sur cet incroyable chantier. Sans oublier trois élèves de CAP Maintenance des bâtiments de collectivité de Saint-Jean-Baptiste de La Salle (qui, rappelons-le, ont la possibilité de poursuivre leurs études au CFA). Parce que la renaissance de cette œuvre emblématique de Reims est avant tout un vaste projet pédagogique. « Sur place, nous avons un chef de chantier et un compagnon Bouygues du Minorange qui encadrent les jeunes pour que ce soit un chantier éducatif, formateur », poursuit M. Bagnis. « En interne, on a demandé aux collaborateurs des services achats, méthodes, structures, et des ressources humaines de s'investir sur leur temps personnel On a sollicité nos fournisseurs qui participent également en offrant bois, béton, matériel. » Parmi eux, le bureau d'études Ingeba, qui s'est occupé des plans en fonction du cahier des charges de l'œuvre.

DÉCOUVERTE DE MULTIPLES TECHNICITÉS

Dès lundi matin, l'équipe de M. Bagnis se lançait dans la réalisation d'un radier béton, tandis que deux équipes de jeunes se concentraient sur la dalle haute - les services de Bouygues avaient réalisé au préalable les coffrages. « Aujourd’hui, c'est la mise en place des prémurs qui, posés sut le radier, vont donner le corps », décrit M. Besaneenez. « Jeudi, ils vont couler le béton dans les prémurs et finir la couronne de la dalle. Celle-ci sera ensuite posée dessus pour achever l'ouvrage béton. « Une belle occasion pour tous les apprentis de découvrir multiples technicités et d'émerger sur une même activité », se réjouit le directeur du CFA Bâtiment de la Marne, Arnaud Gouilly-Fortin. Et pour Armelle Simon, responsable de l'E2C de Reims - « facilitateur de projets professionnels » -, la présence d'un stagiaire ici est une manière de « tisser un réseau avec les entreprises du territoire rémois ».  

Votre avis ?

Qu'est-ce que ça vous fait de travailler sur la rénovation du Luchrone ?


CÉDRIC BARTHES, 20 ANS, À l'ÉCOLE DE LA 2ème CHANCE

J'hésite entre travailler dans le bâtiment et avec les animaux, cette expérience m'aide à choisir. J'aime être dehors. Je n'avais jamais fait ça avant, j'aime bien. J'ai aidé sur le ciment et la mise en œuvre du socle. J'avais déjà vu l'œuf avant mais je ne pensais pas travailler un jour dessus.


CLÉMENT RENON, 19 ANS. EN BREVET PAO MACONNERIE AU CFA BTP

Je ne connaissais pas l'œuvre ayant un stage au CFA il y a 3 semaines. Notre formateur nous a demandé si ça nous intéressait de travailler en extérieur. On ne savait pas sur quoi on s'engageait. Quand 0n a su, on était content. J'ai travaillé sur la couronne et le montage des prémurs


MAXENCE LEMAIRE, 22 ANS, EN BREVET PRO MACONNERIE AU CFA BTP

Je connaissais un peu l'œuvre, quand j’étais petit. C'est un chantier comme un autre pour moi. Je ne prends pas la mesure de ce que ça représente pour les Rémois. Pour moi, c'est un œuf ! C'est intéressant de travailler dessus, de faire du prémur par exemple

Marion DARDARD

Extrait de l'union du 09/02/2017

    

    

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Le Luchrone leur donne du fil à retordre

Il devait être fin prêt pour Noël. Finalement, le Luchrone ne sera allumé qu'en-mars 2017. En cause : l'ampoule spécifique de l'œuvre, introuvable, qu'il a fallu créer.


« L'ampoule n'existait pas sur le marché, on a été obligé de la crêer », explique Jean-Philippe Pinlou à ses élèves, qui travaillent cette année encore sur le luchrone en vue des épreuves du Bac. M.D.

En décidant de prendre en charge -la rénovation du Luchrone, l'équipe du lycée Saint-Jean-Baptiste de La Salle était loin d'imaginer qu'elle se heurterait à une problématique de taille : aucune ampoule correspondant au cahier des charges de l'œuvre n'existait alors sur le marché. Seule solution : la créer …

« Avant de se lancer, on aurait pu se renseigner, regarder la faisabilité, mais cela aurait engendré des contraintes techniques sur la luminosité », indique Didier Tilly, directeur du groupe de La Salle. « On a décidé de faire le chemin inverse. » Histoire de coller au plus près des exigences de l'artiste, Alain Le Boucher, et permettre à sa nouvelle « chorégraphie lumineuse » de rayonner.

18 VAGUES DE 18 AMPOULES

« Le Luchrone c'est 18 vagues et 18 ampoules sur chaque vague », détaille Marc Besancenez, directeur technique au lycée. « Auparavant, l'artiste allumait une vague complète, car l'électronique ne permettait pas de variation à l'époque. Désormais, on rend les 324 ampoules indépendantes. » Et pour chacune des ampoules, « on est capable de faire varier l'intensité sur 256 niveaux ». Quant à la fréquence d'échantillonnage... « Il s'agit d'allumer et d'éteindre l'ampoule 150 fois par seconde », note le spécialiste avant de dévoiler l'ultime exigence, celle qui allait poser problème : le passage de la lumière à incandescence, à la led.

« C'est une écosolution, mais on n'avait pas mesuré le fait qu'aucune led sur le marché, ne répondait aux trois précédentes conditions ... » L'équipe se rapproche alors de dizaines de constructeurs différents, au Japon, en Chine en Europe et ailleurs. En vain. Décision est donc prise de la réaliser de toutes pièce.

UN BREVET POUR PROTÉGER L'lNVENTION

Et c'est Jean-Philippe Pinlou, professeur en énergie environnement des Bac STI 2D, coordonnateur du comité de pilotage autour du Luchrone, qui s'y est collé. II a imaginé une ampoule led constituée de petites diodes sur un circuit et... chut ! Stoppons là les détails de fabrication, avant que l'objet, inédit, ne sort protégé par un brevet au nom du groupe de La Salle. Ce qui ne devrait plus tarder, indique Marc Besancenez, « totalement » satisfait de cette innovation « fait maison » qui convient parfaitement aux contraintes de l'œuvre « l'une des plus avancées techniquement au monde », affirme-t-il avant d'admettre : « On-aurait dû être prêts pour Noël mais il nous a manqué l'ampoule ». Et M. Pinlou d'ajouter : « Maintenant j'attends un culot qui vient de Chine. Je suis tributaire des délais. Je ne l'aurai que dans un mois. » Ça devient bon.

L'ŒUVRE EMSLÉMATIOUE BIENTÔT MISE EN LUMIÈRE


Les élèves de M. Pinlou devant le Luchrone, désormais abrité.

Les supports sont prêts, de même que les verrines. Ne manquent plus que les ampoules ! Ce qui n'empêche pas-le calendrier du retour du Luchrone à la vie rémoise de se mettre en place. « L’œuvre est couverte depuis un mois, note Marc Besanœnez « On a déjà travaillé sur la structure » à côté de laquelle les noms des partenaires de l'opération ont été affichés. « Il nous en manque encore ! Car il faut savoir qu'on porte le projet – 80.000 € envIron – techniquement, pédagogiquement, mais aussi financièrement », rappelle-t-il. Dès janvier, les sections de Bac pro Electrotechnique, énergie, équipements communicants travailleront sur le câblage électrique. Avant de laisser la place, en février, a ceux du CFA du bâtiment, qui seront chargés de créer le socle sur lequel reposera l'œuvre. Ce cube en béton, destiné à accueillir tout l'électronique, restera posé à côté de l'œuf ... jusqu'à ce que ce dernier passe en position verticale, début mars. Il devrait être allumé pour la première fois lors des journées portes ouvertes du Lycée Saint-jean-Baptiste de la Salle le 18 mars. Ce ne sera pas le schéma définitif », note Didier TIlly. « On laisse la priorité à la ville de Reims, propriétaire de l'œuvre. » les réglages et mises au point sont prévus de fin mars jusqu'à l'été. Dès la rentrée de septembre, le Luchrone, habillé d'un compte à rebours lumineux, sera allumé de façon permanente, afin de tester tous les scénarios, la chorégraphie officielle, elle, ne sera  dévoikée qu’au moment où il aura rejoint son emplacement définitif, au cours du premier semestre 2018. Pour ce faire trois lieux pressentis par la Ville setront soumis à l'avis des Rémois au premier trimestre 2017. Grâce à un scan 3D du bureau d'études rémois Technic-Assistance, ils auront une image réelle de l'œuvre de 18 tonnes et de 10 m de haut dans son environnement. À noter que le voyage sera pris en charge par un transporteur local, BOVIS, en mécénat.

Marion DARDARD

Extrait de l'union du 20/12/2016

    

    

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Les Rémois appelés à choisir l'emplacement du Luchrone

Il a trôné 20 ans place de la République (de 1989 à 2009), puis a été entreposé dans les ateliers municipaux au moment de la création du tramway. Où sera maintenant installé l'œuf lumineux créé par !'ingénieur-sculpteur Alain Le Boucher, suite à sa restauration par les élèves du lycée Saint-Jean Baptiste de la Salle ? La question sera posée aux Rémois par le biais d'une consultation réalisée du 9 janvier au 5 février. Les participants devront tout d'abord répondre à un questionnaire les interpellant sur ce que représente le Luchrone à leurs yeux et seront ensuite invités à se prononcer entre deux choix d'implantation. Ces lieux auront été préalablement déterminés en fonction de critères budgétaires, techniques, culturels et esthétiques. Haut de 6 m pour un diamètre de 4 m, le Luchrone ne peut en effet pas être disposé n'importe où. Ouverte à tous, cette concertation sera effectuée via internet et par un vote « papier ». L'avis des participants restera néanmoins consultatif, la décision finale de l'emplacement revenant au Conseil municipal.

Extrait de RM N° 151 du 12/2016

    

    

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Le Luchrone, sujet du baccalauréat

Au lycée Saint -Jean-Baptiste de La Salle, des élèves s'activent pour redonner tout son lustre au Luchrone. Et pas question de bâcler leur travail comptera dans leur note au bac.


Simon et Hugo ont créé un mini-luchrone pour s'entraîner à la commande des lampes. Hervé Oudin

LES FAITS

•.- En 1989. le luchrone, structure technologique en métal illuminée suivant l’intensité du soleil, est inauguré place de la République.

•.- En 2009, la municipalité J'enlève juste avant le lancement J des travaux du tramway.

•.- Le 15 décembre 2015, la Ville confie sa restauration au lycée t Saint-Jean-Baptiste-de La Salle.

•.- Depuis avril 2016 dans le cadre d'un projet pluridisciplinaire, les élèves sont à l'œuvre pour le rénover. Le travail de certains comptera pour le bac.

•.- A l’automne 2016, le chantier devrait être achevé. Les Rémois seront alors appelés à voter pour choisir son lieu d'installation.

Ils ont déjà expliqué leurs travaux à l'oral en anglais. Dès le 8 juin, ce sera dans la langue de Molière qu'ils détailleront les techniques grâce auxquelles ils redonnent vie, depuis avril, à cette œuvre emblématique de la ville qu'est le Luchrone. Et ils ont plutôt intérêt à maîtriser leur sujet': leur note sera décisive pour l'obtention de leur baccalauréat. Iis sont ainsi cinq, en terminale Sciences et technologies de l'industrie et du développement durable (STl 2D), à bûcher depuis janvier sur la renaissance de • l'œufs, Et à imaginer des évolutions techniques sur l'économie d'énergie et la scénographie lumineuse en vue de l'obtention du diplôme. Au total, 150 jeunes du lycée sont mobilisés sur cette importante rénovation, de la filière scientifique à la maintenance des bâtiments, en passant par la communication.

Parmi les cinq futurs bacheliers, Simon et Hugo, en spécialité Système d'information et du numérique, sont installés au poste N°1 du centre technique situé au cœur du lycée. Ils ont conçu une maquette du Luchrone, munie de 81 lampes (contre 324 pour le « vrai ». Ce prototype leur permet de « créer les animations et de s'entraîner sur le logiciel de commandes ». Avec comme défi de parvenir à contrôler chaque Led individuellement, ce qui n'était pas le cas auparavant. Puis voilà Enzo et Antoine, option énergies/environnement, chargés de dénicher de nouvelles ampoules pour garnir la structure constituée de 670 barres métalliques ... « On a eu l'idée de réaliser un banc de tests pour savoir si les lampes pourront tenir dans le temps, dans leur environnement », se félicitent les jeunes hommes, avant de se tourner vers le poste N°3, tenu par un autre Hugo, spécialiste, lui, de l'innovation technologique écoconception. « On m’a demandé d'étudier les socles d'origine pour les adapter à l'ampoule », note le lycéen. « Dans un second temps, j'ai reconstitué le Luchrone su un logiciel de conception assistée par ordinateur. Pour que ceux du poste 1 puissent réaliser leurs animations lumineuses. »

Dès la rentrée, de nouvelles classes prendront le relais pour rendre l'œuvre fonctionnelle pour Noël. Les cinq guetteront alors avec un intérêt tout particulier le retour du Luchrone sur l'espace public. Comme l'ont fait, en leur temps, les lycéens de Val-de-Murigny et les élèves de l'IUT, acteurs de sa conception ... il y a 30 ans déjà.

3 QUESTIONS À  ALAIN LE BOUCHER
« On va passer d'une flûte à un piano à queue »

Il est l'artiste concepteur du Luchrone. Il participe à sa renaissance aux côtés des élèves de Saint-Jean-Baptiste de La Salle.

•.- Comment est né le Luchrone ?

Il a été inauguré en 1989. On avait commencé à travailler dessus en 1986- 87. C'était une demande de Jean Falala, qui avait dit à Serge Gaymard, alors directeur adjoint du Centre National Art et Technologie (Cnat), que ce serait bien qu'il propose une œuvre pour une place. Ce dernier avait trouvé des sponsors. Ce fut d'ailleurs la première expérience de mécénat de cette taille en France. J'habitais alors à Paris, je travaillais sur la lumière dynamique, comment la faire bouger, la faire varier.

•.- Comment travaillez-vous avec les élèves de Saint-Jean-Baptiste de la Salle ?

Je suis artiste professionnel, j'ai mon travail, je suis coincé. J'ai mon atelier en Normandie, quelques galeries à Paris, Miami, Londres. Le projet de Reims est en plus, je ne pouvais pas m'en occuper pleinement Heureusement, je suis tombé sur cette équipe très compétente et motivée. Cela fait quatre ans que je développe le programme pour Reims, c'est très complexe, Il faut faire bouger 324 points de lumière séparément sur 256 niveaux. Ce que fait très bien une lampe à incandescence, mais pas une diode ... C'est toute la difficulté. Je réalise donc le programme et les élèves le mettent en œuvre. C'est comme s'ils faisaient la chaîne hi-fi et que moi, je réalisais le CD qui va dedans. Avec comme mot-clé désormais : « La musicalité ». On va passer d'une flûte à un piano à queue ! Je trouve leur travail très intéressant, dommage qu'il y ait 250 km entre nous. Heureusement, maintenant on a internet, on peut s'envoyer des vidéos, des programmes informatiques.  

•.- Où implanteriez-vous le nouveau Luchrone ?

Je le remettrais où il était, c'est-à-dire place de la République. Ou bien place des Droits-de-l‘Homme. La Ville a des projets de développement, alors c'est peut-être aussi bien de le mettre dans un quartier ... Mais ce n'est pas à l’artiste de décider.

Implantation du Luchrone,

Où le Luchrone « qui rappelle beaucoup de- souvenirs aux Rémois et qui symbolise notre ville », comme l’indiquait hier Arnaud Robinet, trônera-t-iI une fois rénové ? Ce sera aux habitants de décider a affirmé le maire. « Nous allons proposer trois ou quatre sites » qui devront répondre à des critères esthétiques d’abord pout que l’œuvre soit vue du plus grand nombre ; techniques et sécuritaires ensuite, car le Luchrone nécessite la création d'un local technique de 8m3 en sous-sol. Seulement alors, la consultation auprès des Rémois sera organisée. Elle sera lancée d'ici à la fin de l’année, a poursuivi l’élu, très attaché à « l’œuf », el qui imagine son retour sur l’espace public avant 2017. « Pourquoi pas à Pâques ? » a-t-il lancé devant l’équipe du lycée. « Ce serait symbolique ! »

MARION DARDARD

Extrait de l'union du 01/05/2016

    

    

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Un œuf bientôt neuf

Souhaitée par le député-maire Arnaud Robinet et attendue avec impatience par bon nombre de Rémois, la rénovation du Luchrone est aujourd’hui sur le point de démarrer. Le 6 avril dernier, la sculpture lumineuse en forme d’œuf, créée par Alain Le Boucher et installée en 1989 sur la place de la République, a quitté la cour d’un atelier municipal du quartier Europe où elle reposait depuis 2009, direction les ateliers du lycée Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle.

Une convention de partenariat entre l’association d’Education populaire et technique de l’établissement, la ville de Reims et le club d’entreprises mécènes Prisme, a en effet été signée afin de permettre sa restauration.

Le Luchrone, haut de 7 m, pesant 3,5 tonnes et pourvu de 324 ampoules, devrait refaire son apparition en 2017.

Extrait de Reims ATTRACTIVE N°323 de 06/2016

    

    

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Le Luchrone est revenu !

Le célèbre œuf lumineux qui était entreposé près de la déchetterie Europe a été livré hier au lycée Saint-Jean-Baptiste, chargé de le remettre-en état.


Le Luchrone va subir une cure de jouvence au lycée Saint-Jean-Baptiste-de-Ia-Salle. Son arrivée dans les ateliers du lycée, rue Gerbert hier, n’est pas passée inaperçu. A.B.

L’ESSENTIEL.

•.- Le Luchrone (contradion de lux, lumière. et chronos, temps) est une structure technologique en métal, illuminée suivant l’intensité du soleil.

•.- En 1989, l’œuf rémois conçu par l’ingénieur-sculpteur Alain Le Boucher est installé  place de la République. L’œuvre est offerte à la Ville par le Centre national d'art et de technologie (devenu Prisme) et a été financé par des fonds privés (son coût : 1 million de francs).

•.- En 2009, la municipalité d'alors enlève le luchrone, juste avant le lancement des travaux du tramway. Il est en panne.

•.- Le 15 décembre 2015, par délibération du conseil municipal, la Ville confie sa restauration au lycée Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle. avec le soutien du club ide mécènes Prisme.

C'est un jour très important pour Reims, s'exclame Pascal Labelle, l'adjoint au maire délégué à la culture et au patrimoine. Non seulement une œuvre mythique du patrimoine rémois va être réhabilitée mais en plus la restauration du luchrone va servir d'exercice pédagogique, de support à une épreuve du baccalauréat Et c'est ça qui est merveilleux. »

Inscrit profondément dans le patrimoine rémois.

Catherine Coutant a fait partie des membres de la commission qui, en 1989, a choisi la sculpture : « Il nous fallait faire le choix entre plusieurs œuvres de l'artiste. Celle-ci s'est imposée : plus homogène, plus adaptée au lieu. Au fil des années, le Luchrone s'est inscrit et de manière profonde dans le patrimoine rémois. Et lorsque nous avons annoncé son retou, on a tout de même été surpris par l'engouement suscité au sein de la population. »

Un flot de courriers d'associations de commerçants ou d'associations de quartier qui voulaient voir le luchrone prendre racine près de chez eux.

Un nouveau nid choisi par les Rémois

Le convoi exceptionnel n'est pas passé inaperçu, hier matin. La star du jour a été prise en photo sous toutes ses ampoules. Un petit attroupement s'est formé devant les .ateliers du lycée rue Gerbert où l'épreuve la plus délicate s'est déroulée une bonne partie de la matinée. Il s'agissait de soulever le luchrone de la remorque-plateau, de le passer au-dessus de la clôture su lycée professionnel pour le déposer de manière horizontale sur deux sortes de tréteaux. Et quand on sait que l'œuvre d'Alain Le Boucher pèse plus de 3 tonnes, c'est dire si la manipulation était fort délicate. Ensuite, il ne restait plus qu'à fixer le luchrone au socle provisoire. L'œuvre restera ainsi tout le temps de sa restauration. « Les lycéens vont travailler directement dans la cour. Très prochainement. il sera posé une sorte de casquette pour le protéger », précise Pascal Labelle.

De leur côté, les services techniques de la ville ont du pain sur la planche. « Ils doivent étudier quels pourraient être les différents sites possibles susceptibles d'accueillir le luchrone, une fois rénové. Il y a pas mal de contraintes techniques qui entrent en ligne de compte, précise encore Pascal Labelle. Le luchrone sera posé sur un socle, soit enterré ou semi-enterré, assez important puisqu'il s'agit d'une sorte de local technique.» . La municipalité consciente de l'attachement fort des Rémois pour ce mastodonte en métal a décidé d'organiser une consultation de la population. «Elle se fera via internet, avec sans doute deux ou trois sites d'implantation proposés », informe encore Pascal Labelle qui précise que l'œuf rémois pourrait fait partie à nouveau du paysage de la cité, début de l'année 2017.

Le FILM

   

Lumière sur « la Coquille »

Il s'agit d'une œuvre monumentale de 7 mètres de haut, avec un diamètre de 4 mètres, le Luchrone rémois baptisé à l'époque la Coquille pèse son petit poids : 3,5 tonnes. Il existe en effet une série de luchrones, implantés un peu partout en France dont un Bourges. Il est composé de 670 barres métalliques et était initialement équipé de 324 ampoules.

PIus qu'un simple remise en état, l'œuvre va bénéficier d'évolutions techniques orchestrées par les élèves du lycée, avec l'accord de son créateur. Ces évolutions concernent notamment l'économie d'énergie et la scénographie lumineuse. Pour information, l'association Prisme (Projets rémois, réalisations et initiative de sensibilisation du mécénat d'entreprise) a pour vocation la promotion de l'art contemporain dans les espaces publics. Le club rassemble une trentaine d'entreprises et de membres honoraires.

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 07/04/2016

    

    

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À Reims, les lycéens attendent le Luchrone de pied ferme

Des lycéens de Saint-Jean-Baptiste de La Salle vont être chargés de remettre en état le fameux œuf lumineux. Il reste juste à la Ville à leur livrer le gros colis.


Lycéens et enseignants de Saint-Jean-Baptiste ont hâte de voir arriver le gros oeuf chez eux.
Christian Lantenois

L’ESSENTIEL.

•.- En 1989, le Luchrone est installé place de la République, offert à la Ville par le centre national d'art et de technologie.

•.- En 2009, le Luchrone disparaît du paysage, pour cause de travaux du tramway, et de pannes.

•.- En 2015, par délibération du 17 décembre, la Ville confie la restauration au lycée Saint Jean-Baptiste de la Salle, avec le soutien du club de mécènes PRISME.

•.- Le 2 février 2016 les partenaires valident les solutions techniques proposées par le lycée.

L'air de rien, le dossier du Luchrone avance. Certes, le gros œuf lumineux qui décorait la place de la République dans les années 90 végète toujours dans son purgatoire du quartier de l'Europe. Mais il doit prochainement prendre la route du lycée Saint Jean-Baptiste de La Salle, pour recevoir des soins de remise en état et même d'évolution. –

« C'est une affaire de semaines », assure le directeur technique de l'établissement, Marc Besancenez, qui table sur une arrivée de l'engin dans ses murs dans le courant du mois de mars.

De plus, au début de ce mois de février, les quatre partenaires de l'opération (le créateur Alain Le Boucher, Ville, lycée et Prisme, le club de mécènes qui assure le financement) sont tombés d'accord sur les propositions techniques du lycée Saint Jean-Baptiste pour la seconde vie de l'œuvre. Car dans l'établissement scolaire, on a déjà commencé, depuis plusieurs mois à cogiter sur ce qu'il conviendra de faire à ce « bébé » qui lui sera confié. Et il y a eu matière à réflexion : d'abord, l'artiste a souhaité faire évoluer l'œuvre initiale, « 'ai souhaité passer e« Led (diodes basse consommation), expose Alain Le Boucher, qui apportera un avantage réel en consommation d'énergie et en durée de vie. »

Autre modification souhaitée- par l'auteur : au lieu de jouer sur une succession de 18 vagues lumineuses de 18 ampoules, le nouveau programme doit être en mesure de commander chacune des 324 lampes individuellement !

Avec en prime un choix de 256 niveaux d'intensité différents pour chacune d'elles l Ce à quoi le lycée Saint-Jean-Baptiste a souhaité de son propre chef ajouter deux autres contraintes : « D'une part que la maintenance soit assurée de façon pérenne, indique Marc Besancenez, c'est-à-dire que dans 50 ans, on ne doit pas se trouver face à des pannes irréparables : Et d'autre part le matériel utilisé doit être disponible sur le marché et peu coûteux! »

Et le but de la manœuvre, c'est que ce cahier des charges soit totalement réalisé pour la fin de l'année. « Pour faire un cadeau de Noël à la Ville ! »

Pour l’adjoint, pIus rien ne s'oppose à la livraison

C’est la Ville qui s’est engagée à effectuer la livraison du Luchrone, depuis son lieu de stockage actuel de la rue de l’Escaut, à Saint Jean-Baptiste. Quand aura-t-elle lieu, on ne voit rien venir s’interroge-t-on du côté du lycée. « Il fallait d'abord qu'ait lieu la rencontre de validation par l’artiste des projets de Saint Jean-Baptiste, répond l’adjoint à la culture Pascal Labelle ; cette. rèunion~ à eu lieu (le 2 février),  désormais plus rien ne s'oppose à cette livraison.»

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 14/02/2016

    

    

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N'oubliez pas le Luchrone !


Pour rappeler «
l'Œuf » au bon souvenir de la municipalité. Christian Lantenois

Ne laissez pas pourrir le Luchrone. Ce n'est pas très sympathique pour l'artiste ... Et c'est dommage pour, la ville! Voilà le message que deux des fans, et non des moindres, de la fameuse œuvre d'art en forme d'œuf veulent lancer depuis qu'ils ont appris par notre journal que celle-ci croupit désormais sur un site (clôturé) des services municipaux dans le quartier, Europe. Ces deux hommes, ce sont l'ingénieur qui a réfléchi à sa réalisation dans les années 1988-89 Régis Caille, et son promoteur, Jacques Darolles : un nom qui rappellera sans doute bien des souvenirs aux Rémois branchés culture, puisque cet homme fut, à une époque, directeur de la maison André-Malraux et géniteur de la scène nationale du Cirque et du Manège, avant de quitter Reims il y a quatorze ans,

Le retour de Jacques Darolles ?

Si Jacques Darolles vit désormais à côté de Paris, Régis Caille, lui, est toujours Rémois. Alors pour relancer la question de l'avenir du fameux œuf lumineux commandé par informatique, qui fut, jusqu'en 2009, l'ornement de la place de la République, avant de se voir retiré du décor par la municipalité précédente dans le cadre des travaux du tramway, l'ingénieur s'est livré hier à une séance de photos auprès de l'œuvre mise au rancart. Selon M, Caille, ces images pourraient accompagner un retour à Reims de Jacques Darolles « qui bouillonne d'idées pour animer la ville ». L'intéressé ne confirme pas les choses de cette façon, évoquant cependant un projet « de tapisseries murales » qui serviraient de fil conducteur entre cathédrale et basilique Saint-Remi.

Ajoutons que, avec ou sans la mobilisation de ces deux défenseurs, l'exil du gros œuf n'est pas forcément définitif. Rappelons en effet que la municipalité réfléchit à une réinstallation de « la bête », sans exclure aucun site a priori, même si les commerçants de Fléchambault ont déjà fait publiquement savoir leur intérêt pour l'accueillit. Il faut attendre le résultat d'une expertise engagée, notamment sur le coût de cette opération. M. Caille avance, une estimation : entre 300 et 480000 euros. De quoi faire réfléchir en cette période de vaches plutôt maigres.

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 27/04/2014

    

    

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Le Luchrone de Reims va se refaire une beauté avant de revenir en ville

Le fameux œuf lumineux va enfin sortir de sa quarantaine ; les élèves du lycée Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle auront mission de le remettre en état. Dites-nous où vous aimeriez le voir réinstallé ?


Archives Christian Lantenois

Le gros œuf est actuellement en dépôt dans une réserve de la Ville.

Bientôt fini le purgatoire pour le Luchrone. Le conseil municipal de ce jeudi devait en effet approuver une opération résurrection pour le fameux gros œuf lumineux qui ornait à une époque, celle des années 90, la place de la République, et qui coulait depuis les travaux du tramway des jours de solitude et d’oubli dans un dépôt des services municipaux du quartier Europe.

Cette opération sera confiée, avec la bénédiction officielle de l’auteur, Alain Le Boucher, aux lycéens de Saint-Jean-Baptiste-de-La-Salle, avec le soutien du club d’entreprises mécènes Prisme. La délibération de cette semaine visait à valider ce partenariat tripartite.

« Par cette convention, la Ville de Reims s’engage à assurer le transport de l’œuvre jusqu’au lycée, détaille l’adjoint à la culture Pascal Labelle. Le lycée, lui, assurera la réfection du Luchrone dans le cadre d’un projet pédagogique ; ce travail servira même de support à un examen pour certains élèves.  Quant à Prisme, il apporte son aide sous la forme d’un mécénat de compétences, mettant à disposition de la matière grise et du matériel. »

Ce qui constituera comme un recommencement de l’histoire : le gros œuf aux ampoules en effet, avait été la première action réalisée par le club de mécènes, et déjà lors de sa fabrication, un établissement scolaire y avait été associé.

On notera aussi que financièrement, le film Luchrone le retour ne coûtera pas grand-chose à la Ville : « Juste le transport et l’installation, dit l’adjoint ; cela aurait été bien différent si nous avions dû faire appel à une entreprise. »

Concernant le calendrier, l’élu annonce le transfert au lycée courant janvier, et mise sur un achèvement des travaux fin 2016, pour une réinstallation début 2017. Où ? Les Rémois seront consultés sur le sujet (lire par ailleurs). Les fans n’ont qu’à patienter un peu avant de saluer le retour de l’exilé.

L’an dernier, nous vous avions demandé où vous aimeriez revoir le Luchrone. Sur 902 votes, l’esplanade de la gare tenait le haut du pavé avec 46,1 % contre 15,4 % pour le rond-point Céres et 11,3 % pour la place d’Erlon. Voici de nouvelles propositions.

A vous de voter ou de nous en faire de nouvelles  !

Une consultation sur le lieu d’implantation

Remettre le Luchrone en état de marche est une chose, le réinstaller en ville est autre chose. La question qui va se poser alors c’est celle du lieu.

« Depuis que l’on parle de ce retour du Luchrone, nous sommes régulièrement sollicités par des gens qui demandent qu’il se retrouve près de chez eux, confie l’adjoint Pascal Labelle. Mais ce n’est pas si simple, pour différentes raisons techniques : n’oublions pas par exemple qu’il faut une alimentation électrique. »

La Ville n’entend pas trancher de façon autoritaire pour décider du futur nid qui accueillera l’œuf, mais organisera une consultation de la population (par internet précise l’adjoint) sur le sujet. Il faudra choisir entre trois ou quatre lieux, que les services municipaux sont en train de déterminer.

Antoine Pardessus

Extrait de l'union du 27/04/2014

    

    

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Qui veut adopter le Luchrone ?


L’esplanade Fléchambault réclame le Luchrone

 Les commerçants de l’esplanade voisine de la basilique Saint-Remi accueilleraient volontiers le fameux « œuf » lumineux aujourd’hui au rancart. Le maire, lui, se dit prêt à étudier tous les lieux possibles. Et vous, où installeriez-vous le Luchrone ? Votez pour nos propositions ou suggérez-nous d'autres lieux !

 « Bonjour. Attaché au Luchrone comme bon nombre de Rémois, j’ai demandé une expertise sur le coût et la faisabilité technique et juridique pour le retour de « l’œuf ». » Arnaud Robinet, nouveau maire de Reims, gazouillait ainsi dernièrement sur les réseaux sociaux, relançant du même coup les interrogations sur l’avenir de la fameuse œuvre ovoïde à la lumière clignotante, autrefois ornement de la place de la République et qui croupit aujourd’hui sur un site de stockage municipal du quartier Europe.  Or sans attendre cette déclaration du maire, du côté de l’esplanade Fléchambault voisine de la basilique St-Remi, l’association des commerçants, l’ASCAP (association Saint-Remi des artisans, commerçants et professionnels) s’est déjà mise sur les rangs.


Le Luchrone sur son lieu de stockage. «
On le verrait bien au bas de notre esplanade » dit Françoise Disant

« C’est notre vice-présidente Françoise Disant qui a eu l’idée, à la suite d’un article de l’Union d’ailleurs », indique le président commerçant Philippe Fournier. « On verrait très bien l’œuf au bas de l’esplanade, confirme cette même Françoise Disant, ça ferait descendre les touristes à partir de la basilique ».

L’association fléchambaldienne avait donc tendu la perche dans ce sens à Mme Hazan, alors maire, dans un courrier en date du 25 février dernier. Celle-ci a répondu en date du 5 mars, disant que ce souhait était bien enregistré, sans engagement supplémentaire. L’Ascap va sous peu revenir à la charge, cette fois en direction du nouveau maire.

Son souhait ne sera pas forcément exaucé : la Ville nous a en effet fait savoir que « nous attendons le résultat d’une expertise en cours sur la possibilité de remettre le Luchrone en service, et si elle est concluante, l’ensemble des lieux possibles pour l’installer seront examinés » et donc Fléchambault ni plus ni moins que les autres.

 Votez pour nos propositions ou suggérez-nous d'autres lieux !

Antoine Pardessus

 Extrait de l'union du 25/04/2014

    

    

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Arnaud Robinet souhaite le retour du Luchrone

 

 Le nouveau maire de Reims a souhaité Pâques à sa manière ce samedi. Outre un message simple sur les réseaux sociaux, il s'est également fendu d'un petit mot sur le mur de la page Facebook : Pour un retour du luchrone (l'œuf) de Reims.

Le célèbre œuf de Reims avait refait surface en février dernier, découvert dans une déchetterie. Les fêtes de Pâques semblent avoir inspiré Arnaud Robinet... à voir ce qu'il en résulte.

   Extrait de l'union du 19/04/2014

    

    

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Le luchrone laisse à l'abandon

Le célèbre œuf de la place de la République moisit doucement près. de la déchetterie Europe. 'Les différentes municipalités chargées de le rénover n'ont rien fait pour cela


L'
œuf est stocké au milieu des outils des services techniques de la ville. Rémi Wafflart

L'ESSENTIEL

Le Luchrone, contraction de (lumière) et chronos (temps) est une structure technologique en métal, illuminée suivant l'intensité du soleil.

•.- Alain Le Boucher a une formation en philosophie eti histoire de l'art tout en étant passionné de technologie .

.- L'œuf rémois date de 1989. Financé par des fonds privés, il a coûté 1 million de francs.

 Il est posé au milieu des outils des services techniques de la ville. Un corps insolite au milieu d'objets ordinaires. .La proximité de la déchetterie du quartier Europe fait dire aux riverains que l'oeuf de la place de la République est laissé à l'abandon comme un vulgaire encombrant. C'est un peu cela. Plus pour longtemps normalement.


"
J'ai proposé de le racheter 1 euro pour l'offrir à une autre ville "

En 1989, quand le luchrone est installé près de la porte Mars, c'est une oeuvre unique, futuriste, voire révolutionnaire qui arrive en ville. Une armature métallique habillée de 324 ampoules et surtout d'un cerveau électronique. « L'idée de départ était de créer une oeuvre logicielle. j'ai voulu réaliser en lumière ce que les compositeurs font en musique », raconte Alain Le Boucher auteur de l'oeuvre. L'œuf s'éclaire sur un rythme semblable à une symphoriie musicale. Le morceau lumineux dure dix minutes rejouées en boucle. « Il avait dans ses fondations un petit local technique avec un ordinateur dans lequel était programmée la partition », Alain Le Boucher était fier d'avoir fait cette oeuvre pour les Rémois. « Elle avait coûté un million de francs, ce qui doit faire autour de 600 000 euros d'aujourd'hui. C'était de l'argent privé ».

Plusieurs mécènes ont participé, dont certains pas très riches comme le lycée Val de Murigny ou le foyer de jeunes travailleurs». Le jeune artiste signait là la plus belle oeuvre de sa carrière.

Tout cela pour voir l'oeuf en 2014 à l'abandon depuis 'des années. « Il aurait dû être entretenu, ce que la Ville n'a jamais fait. Son ordinateur a vite été dépassé. En 2000 ilfallait le remplacer. La munidpalité de 'l'époque n'a pas voulu payer. Elle a laissé le Luchrone se dégrader petit à petit. Il a fini par ne plus fonctionner ». Au moment des travaux du tramway en 2009, l'adjoint Serge Pugeault a décidé d'enlever l'œuf, de la place de la République. « Il l'a fait en annonçant qu 'il le ferait rénover et réinstaller ailleurs, Je n'avais pas de raison de m'y opposer. Sauf qu'une fois l'oeuf ôté, il a refusé de payer pour le rénover ». L'artiste a fait plusieurs allers et retours à Reims pour tenter de faire avancer les choses. En vain. «En novembre dernier, lors d'une réunion en mairie, Serge Pugeault a lâché que sa rénovation était trop chère Il proposait de le poser quelque part et de mettre quelques projecteurs autour pour l'éclairer ». L'artiste a bondi. « Comment un adjoint à la culture pouvait proposer une chose pareille ? Je préférais le voir détruit que bafoué ainsi. J'ai demadé à le racheter pour un euro afin de l'offrir à une autre ville ».

 Après ce coup de colère, ou de désespoir, le ton de la Ville a un peu changé. L'artiste a trouvé un soutien auprès du président de PRISME (lire par ailleurs). Le mécène propose une piste de solution pour que le luchrone éclaire à nouveau la ville.

CATHERINE FREY

 « C'est à la Ville d'entretenir l'oeuvre »

« La situation est bloquée parce que l'artiste a présenté au mécène principal, Prisme en l'occurrence, une facture exorbitante pour la rénovation de son oeuvre », explique Serge Pugeault. adjoint chargé du dossier. « Les techniques ont évolué, on ne peut pas se contenter de nettoyer le Luchrone et de le reposer sur un rond-point quelconque. Il faut l'adapter aux nouvelles technologies. Le président de Prisme, Didier Janot, refuse de payer », ajoute l'élu.

La version de Didier Janot est un peu différente. Prisme est une association de mécénat qui regroupe une trentaine d'entreprises. Elle a été, avec l'union patronale, le principal financeur de l'œuf à l'époque: « Selon nous, c'est à la Ville de payer pour la réhabilitation de l'œuf. La charge de la maintenance appartient à celui qui reçoit l'oeuvre . La facture actuelle, devenue élevée faute d'entretien régulier, s'élève à 100 000 euros. « La Ville serait prête à mettre la 10.000 euros pour payer une étude sur la faisabilité technique. Ensuite il faudra trouver 90.000 euros que.la mission mécénat de la Ville devra chercher. La vocation de Prisme est d'offrir des oeuvres d'art à toute la population en les plaçant sur le domaine public, pas d'entretenir ce qu'elle a offert ».

Sur le prix jugê exorbitant par l'adjoint au maire, tout est relatif. A titre de comparaison, le prix d'un panneau lumineux d'information que les municipalités installent pour faire passer leurs messages tourne autour'de 60.000 euros.

  Extrait de l'union du 13/02/2014

    

    

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On a retrouvé le luchrone!

Que les Rémois qui trouvent le temps long après leur œuf lumineux se rassurent. Il est abandonné mais toujours en un seul morceau sur un site des services techniques de la Ville près de la déchetterie Europe.

Cette été, des Rémois avait déjà mené l'enquête ! Des membres du forum "Au fil des Lignes", consacré au réseau Citura, était tombé par hasard sur la célèbre oeuvre, laissée à l'abandon...

Vous voulez en savoir plus ? Lisez l'article dans notre édition de demain, jeudi 13 février.

 Extrait de l'union du 12/02/2014

    

    

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Où est passé le Luchrone ?

Installé place de la République en septembre 1989, le Luchrone a depuis disparu... travaux du tramway obligent !

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Pour faciliter les travaux du tramway, le Luchrone a été enlevé de son emplacement en juillet 2009.

 Créé par Alain Le Boucher, artiste et technicien en électronique, installé place de la République en septembre 1989, le Luchrone, sculpture technologique de 6 m de haut en forme de bulle de métal, a également beaucoup fait parlé lors de son installation. C'est décidément une habitude, le Luchrone avait donc essuyé les plâtres... des sculptures monumentales de Christian Lapie récemment érigées place Stalingrad. Plus communément ou vulgairement, c'est selon, appelé « œuf » par les visiteurs de la cité des Sacres et par la plupart des Rémois, la sculpture devenait lumière vivante suivant l'intensité du soleil... mais « pétillait » également en pleine nuit avec ses multiples ampoules, quand ces dernières n'étaient pas grillées.

Mais avec les travaux du tramway, la restructuration complète de la Place de la République et des Hautes Promenades, le Luchrone est entré dans sa phase obscure... et a disparu de la circulation.

Didier Janot, Président de Prisme (club d'entreprises mécènes) à l'origine de l'installation du Luchrone avec la Ville de Reims, le Centre National Art et Technologie et l'Union Patronale de Reims, nous en donne quelques nouvelles : « Abîmé par le temps, le Luchrone était en panne depuis quelques années. Il est actuellement stocké dans de bonnes conditions dans les ateliers municipaux. Sa réfection concernera essentiellement son mode d'éclairage. Les ampoules seront remplacées par des leds, au goût du jour, moins consommatrices d'énergie ».

Le Luchrone retrouvera- t-il sa place dans le paysage urbain au milieu des couleurs acidulées du tram ou sera-t-il remisé en périphérie ? « Nous allons faire plusieurs propositions à la ville d'ici à la fin de cette année et en concertation avec la municipalité, l'oeuvre devrait assurément se retrouver en bonne place en centre ville, dès début 2011, à un endroit stratégique, pour être vue de tous ».

O.M-L

 Extrait de l' hebdo du vendredi N° 192 du 03/12/2010

    

    

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Le Luchrone déplacé puis restauré 

La sculpture d’Alain Le Boucher a été enlevée le 1er juillet dernier pour être restaurée. L’oeuvre ne pourra pas être réinstallée au même endroit en raison de la prochaine configuration de la place de la République et du passage du tramway. Une réflexion au sein de Reims 2020 sera menée pour lui trouver une nouvelle place dans la ville.

 
Le Luchrone était installé sur la place de la République depuis 1989

C’est une oeuvre qui intrigue les personnes de passage ou une figure familière pour ceux qui la croisent le matin en allant au travail ou le soir, sur le chemin du retour. Depuis 20 ans, les voitures et les bus gravitent autour du Luchrone, une sculpture technologique de 6m de hauteur, oeuvre de l’artiste Alain Le Boucher, offerte par l’association de mécénat PRISME à la Ville de Reims en 1989.

Les nombreux points lumineux, qui scintillent dans un mouvement continu, expriment le cycle perpétuel du temps qui passe. Mais depuis quelques mois maintenant, cette expression artistique de l’éternité est rattrapée par le temps. Beaucoup de ces points lumineux nécessitent d’être réparés et, autre donnée importante, la place de République sur laquelle est installé le Luchrone, est actuellement en plein chantier du tramway. « Nous l’avons donc enlevé le 1er juillet afin qu’il soit restauré », indique Serge Pugeault, maire-adjoint, en charge des Grands Projets et de la vie économique. La restauration devrait durer quelques mois. « Cette restauration s’imposait et a été décidée conjointement entre les différents partenaires. L’oeuvre sera d’abord démontée, stockée puis restaurée. Nous en profiterons pour changer les points lumineux par des diodes plus économes en énergie », précise Didier Janot, président de PRISME.

« Le Luchrone sera replacé à un endroit plus propice selon la nouvelle configuration de la place de la République », conclut Serge Pugeault.

   H. C. 

UNE TOUTE PREMIÈRE TRACE D’ART URBAIN

Il y a 20 ans, PRISME choisit de promouvoir à Reims un mécénat d’entreprise fondé sur la réalisation d’oeuvres d’art urbain. Au mois de septembre 1989, Place de la République, rémois et visiteurs font connaissance avec le Luchrone, sculpture technologique de 6 mètres de haut, en forme de bulle de métal, irriguée par des circuits électriques lui donnant sa raison d’être en coeur de ville : lumière vivante, suivant l’intensité du soleil et signe de vie à la nuit tombée. On doit ce concept original à Alain le Boucher, conjuguant son talent artistique à son savoir de technicien en électronique.

PRISME a su fédérer 14 entreprises autour de ce projet, impliquant également la Ville de Reims, le Centre National Art et Technologie, le Conseil Supérieur du Mécénat Culturel et l’Union Patronale de Reims.

 Extrait de VRI N°258 de 07/08/2009

    

    

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Pas d’omelette sans casser un œuf !

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Installée depuis 20 ans place de la République à Reims, la sculpture d’Alain Le Boucher, en forme d’œuf, intitulée le Luchrone, a été déplacée cette semaine en vue d’être restaurée. L’oeuvre ne sera pas réinstallée au même endroit en raison de la prochaine configuration de la place et du passage du tramway. Une réflexion au sein de Reims 2020 sera menée pour lui trouver une nouvelle place dans la ville… certains de s’en réjouir.

 Extrait de l' hebdo du vendredi N° 130 du 03/07/2009

    

    

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Le Luchrone retrouvera son lustre

 

Posée le 23 septembre 1989, au centre du rond-point de la place de la République, l'œuvre d'Alain le Boucher, le Luchrone, a été enlevée hier à 9 h 15, par une société spécialisée. Elle sera stockée par la municipalité en vue d'une réfection complète.

La sculpture de six mètres de haut et de 1 775 kilos était le choix retenu, à l'époque, par l'association Prisme, club d'entreprises qui fait, depuis 20 ans, du mécénat culturel, pour promouvoir l'art à Reims.

Le Luchrone avait remplacé une fontaine et aussi intrigué les habitants. « L'art est subjectif. On aime ou on n'aime pas. Tant qu'une œuvre questionne, elle répond en partie à son objet. Cette œuvre est aujourd'hui un repère, comme un phare dans la ville. Ce repère disparaît momentanément », observe Didier Janot, président de Prisme.

Abîmé par le temps, le Luchrone était en panne depuis quelques années. « La réfection, financée par l'association, concernera principalement le démontage des ampoules. Elles seront remplacées par des diodes dont la durée de vie est quasi infinie et moins énergivores », annonce-t-il avec enthousiasme. Et de compléter : « Outre la mise en route de l'éclairage en fonction de la luminosité ambiante, un nouveau programmateur sera installé afin de conserver son caractère aléatoire et donc la surprise pour le passant ».

Combien de temps va durer la réfection de l'œuvre ? Une question sans réponse. Dans combien de temps retrouvera-t-elle sa place dans le paysage urbain ? Une autre question sans réponse. Où ? La question fera l'objet d'une réunion prochaine entre l'artiste, l'association et la mairie. « Cette œuvre a été conçue pour trôner sur un rond-point. Avec la nouvelle configuration de la place de la République pour l'arrivée du tramway, il n'y en aura plus. Il faudra donc réfléchir pour trouver le nouveau lieu d'installation de celle-ci », assure Serge Pugeault, adjoint au développement économique de la mairie.

Hier matin, peu de curieux pour assister à l'enlèvement, peu d'automobilistes têtes tournées vers la grue. Les Rémois sont-ils attachés à ce Luchrone ? On peut se le demander.

Séverine MIZERA

 Extrait de l'union du 02/07/2009

    

    

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Le Luchrone : l'intelligence lumineuse

En cette année du bicentenaire, Jacques Darolles du Cnat axe bien sûr ses « Automnales »  sur le thème de la Révolution. Il y a foule autour de la Place de la République et le spectacle est grandiose. Pour la première fois, les Rémois découvrent sur site le dernier cadeau de l'association « Prisme ». 

Gris, il fait six mètres de haut, 4 mètres de diamètre, pèse la bagatelle de 1.775 kilos. Réalisé par Alain le Boucher, du CNAT grâce au soutien financier de quatorze industriels, c'est une œuvre d'art. Elle a été baptisée le « Luchrone » . Une merveille « intelligente » et bourrée d'électronique. Grâce à son « ordinateur » , 1.296 conducteurs commandent électroniquement les séquences d'éclairage et les jeux de lumière. 

Car vous ne l'avez peut-être toujours pas remarqué, le luchrone réagit en fonction des conditions climatiques et météorologiques. 

Il réagit

Si le vent augmente la lumière scintille tel un feu de bois, si la tempête gronde le rythme lumineux s'accélère. Lumineux non !

Alain MOYAT

 Extrait de l'union du 23/09/1989

    

    

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