Edifices Rémois  ...  disparus  ...  rénovés

 

 Les remparts et portes de REIMS -  Les carrières souterraines de Reims

La villa " Cochet " devenue " Demoiselle " 

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Quelques Monuments
 

 Un nouveau gardien de la mémoire

L' hommage aux infirmières

Le monument aux héros de l’armée noire

Le monument dédié à Charles Arnould

Le comte d'Erlon

   

   

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    Le monument aux infirmières  

 

Reims salue les infirmières

 

Le monument est signé par l'architecte Charles Girault et le sculpteur Denys Puech.
photo Christian Lantenois)

Le 11 novembre 1924 à Reims on rend hommage aux infirmières dont le concours auprès des grands blessés de guerre et des mutilés a été essentiel pour qu'ils puissent recevoir les soins nécessaires à leur état. C'est au milieu de l'esplanade Cérès devenu place Aristide-Briand qu'un monument est inauguré: « A la gloire des infirmières françaises et alliées  victimes de leur dévouement». 979 d'entre elles ont perdu la vie pendant la Grande Guerre alors qu'elle accomplissait aussi leur devoir. Reims ne les oublie pas. Le message qui est délivré est puissant : « Sur terre et sur mer, elles ont partagé les dangers du soldat. Elles ont bravé dans les hôpitaux bombardés et torpillés, le feu de l'ennemi, la contagion, l'épuisement. En consolant la douleur, elles ont aidé la victoire. Honneur à elles. Elles vivront à jamais dans le souvenir de leurs patries, fières et reconnaissantes ». Cette initiative doit beaucoup à Juliette Adam qui, à plus de 83 ans affiche son ambition de rendre hommage à ces femmes remarquables. Elle lance une souscription internationale pour financer ce, monument et choisit Reims, la ville martyre pour qu'il y soit érigé. Julie Adam fait lire devant les autorités une adresse à ces nobles femmes qui : « Ont donné aux combattants le secours immédiat et l'espoir d'une courte ou lente guérison. Toutes ont laissé dans le cœur de ceux qui ont survécu la reconnaissance ».

 Extraits de l' union du 26/03/2014

   

   

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 Le monument aux héros de l’armée noire  

En l'honneur des tirailleurs sénégalais à Merfy

Un nouvel écrin pour   le monument aux Africains
Dernier envol pour le Monument aux Noir

Le Monument aux noirs déplacé

Le monument à l'Armée Noire

Le monument à l'Armée Noire nouveau est arrivé

A la recherche du monument perdu de l'Armée Noire
Les tirailleurs sénégalais au secours de Reims 

La sculpture a un avenir énorme
 Le monument aux héros de l’armée noire
Reims autrefois

   

   

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En l'honneur des tirailleurs sénégalais à Merfy

La cérémonie était attendue. Ce samedi, une stèle en hommage aux 35 tirailleurs sénégalais tués en 1918 a été a été érigée à l'endroit exact où ils sont tombés.


Le colonel Rives, ambassadeur du Sénégal, le président de l’association pour la mémoire de l’Armée noire étaient présents. 

La stèle
« Ici, le 29 mai 1918, 35 soldats du 61e bataillon de tirailleurs sénégalais sont tombés »

Après un an de préparation par Cheikh Sakho, président de l'association pour la Mémoire de l'Armée noire, le colonel Rives des troupes de Marine, Éric Verdebout, maire de Merfy, Sophie et Étienne Michaux, propriétaires des lieux, la stèle en l'honneur des tirailleurs sénégalais a été inaugurée hier, 97 ans après le massacre de 35 soldats sénégalais composant la section du Lieutenant Hugonnec. Ils se sont battus contre l'armée allemande à l'entrée du parc du château des Maretz, complétement détruit pendant la Première. Guerre mondiale et ont empêché l'armée allemande de s'emparer de Reims toute proche. Lemaire a accueilli toutes les personnalités présentes et a rappelé que c'est à cet endroit précis que s'est déroulée une des pages les plus glorieuses de l'Armée noire, dont cette stèle est érigée en leur hommage. Ce sacrifice ne fut pas-vain puisque le major qui commandait le régiment allemand avoua que, grâce au 61- bataillon de tirailleurs sénégalais, stratégiquement.

ils n'ont pu prendre la ville de Reims et atteindre la montagne de noire étaient présents. Reims. Merfy, après avoir été détruite, a été décorée de la Croix de guerre, décoration qui orne fièrement le drapeau de Merfy, les élus d'aujourd'hui se devant de l'honorer. Il remercia particulièrement le sous préfet. le directeur de l'office des anciens combattants ainsi que le Souvenir français pour leurs actions en faveur du devoir de mémoire permettant de rendre hommage, aujourd'hui encore, à nos héros morts pour la France. M.Sakho, très ému, remercia tous ceux qui sont à l'origine de cette cérémonie et qui I~s ont soutenus.

L'artiste, Jean-François Gavoty, a expliqué son œuvre, les choix artistiques et plastiques faits, en collaboration avec les auteurs de cette cérémonie, avec à son sommet, l'insigne des tirailleurs. Le colonel Rives a fait l'éloge de ses frères de guerre et de sang originaires d'Afrique noire. Monique Dorgueille, conseillère départementale, reconnaît la Valeur des personnes qui se sont battues sans se poser la question de savoir s'il faisait froid. Le député, Arnaud Robinet, rappela l'esprit du centenaire de la grande guerre qui s'enrichit avec ces héros africains qui ont participé aux batailles les plus sanglantes et qui ont empêché la prise de Reims. Il remercia l'association pour la mémoire de l'Armée noire. « Nous devons nous sentir français, quelle que soit la couleur de notre peau et ce qui s'est passé ici ne doit pas être oublié », a conclu le sous-préfet avant que l'artiste ne lise la phrase gravée sur la stèle: « Ici, le 29 mai 1918, 35 soldats du 61ème bataillon-de tirailleurs sénégalais formant la section du lieutenant Hugonnec sont tombés, regroupés autour de leur chef, en s'opposant à l'avancée de tout un régiment allemand. Passant souviens-toi du sacrifice de ces jeunes africains. »

Extraits de l' union du 31/05/2015

   

   

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A REIMS

Inauguration le 13 Juillet 1924

Bamako

   

 

 

 

 

 Un nouvel écrin pour   le monument aux Africains

18 tonnes et 5 mètres de haut. Le déménagement XXL de la sculpture s’est achevé hier au parc de Champagne.


Une entreprise rémoise de levage a reposé la sculpture sur son socle, qui venait d’être déplacé d’une cinquantaine de mètres, au sommet d’une butte offrant une plus large visibilité au monument. Ci-dessous, la sculpture à l’emplacement initial. Ville de Reims et G.L.

Le monument sera inauguré le 6novembre par Emmanuel Macron.

Le déplacement du « Monument aux héros de l’armée noire », rendant hommage au sacrifice des soldats africains durant la Première Guerre mondiale, a pris fin hier, avec la remise en état du site initial (utilisé depuis 2013) et les finitions sur le nouveau site. Celui-ci, à quelques dizaines de mètres du premier, est situé au sommet d’une butte, offrant une large visibilité, idéale pour l’inauguration le 6 novembre par Emmanuel Macron (L’union de lundi et mardi).

Lundi, la sculpture de Jean-François Gavoty, réplique de celle de Paul Moreau-Vauthier (créée en 1924, fondue par les Nazis en 1940), a été séparée de son socle. Celui-ci a été transporté sur la butte par l’entreprise rémoise Guillouart Levage. Puis la sculpture a pris son envol, avant un atterrissage réussi sur son socle. Malgré la courte distance, il a fallu plusieurs heures pour réaliser l’opération, d’un coût total de 34 000 €. Pour la Ville, il s’agit d’ « offrir un écrin tout particulier au monument, dans le cadre de l’étape mémorielle du Président de la République à Reims.» D’ici là, la Ville a prévu un large programme de manifestations autour du centenaire de l’Armistice. L’accent sera mis sur les tirailleurs sénégalais et les forces africaines engagées aux côtés de la France.

CONFÉRENCE CE SOIR

Les 18 et 19 octobre, des élèves d’écoles et de collèges rémois leur rendront hommage au parc de Champagne, en lisant des cartes postales et en découvrant l’exposition « La caravane de la mémoire », sur place. Autre rendez-vous dès aujourd’hui : le général de corps d’armée Jean-Marie Lemoine donne, ce mercredi à 18 heures à l’Hôtel de Ville, une conférence sur le thème : « La force noire, de la colonisation de l’Afrique subsaharienne à la francophonie ».

Guillaume LÉVY

Extraits de l' union du 16/10/2018

Dernier envol pour le Monument aux Noirs  

Le déplacement du monument a commencé hier, avant la visite du chef de l’État le 6 novembre.


Le monument de 18 tonnes a entamé son mini périple, hier. Ville de Reims

 C’est un déménagement insolite qui a démarré hier, sans témoin, au parc de Champagne. Alors que le parc est fermé deux jours pour des travaux d’élagage, la Ville en profite pour déplacer le « Monument aux héros de l’armée noire » (L’union d’hier). Celui-ci rend hommage notamment aux tirailleurs sénégalais, qui sont aussi mis à l’honneur à travers une exposition.

Le Monument ne va toutefois pas bien loin. Les habitués du parc ont pu repérer son nouveau socle, à quelques dizaines de mètres de l’actuel. Le nouveau port d’attache est moins enclavé, et bénéficie d’une butte pour être vu de loin. C’est ici que, le 6 novembre, Emmanuel et Brigitte Macron sont attendus, pour un hommage solennel.

La statue fut installée dans le parc en novembre 2013, mais le premier monument aux soldats africains, avenue du Général-Giraud, datait de 1924. Fondu par les Allemands en 1940, il avait été remplacé par une stèle en 1963, encore visible, jusqu’à ce que l’État commande un nouveau monument en 2008. Dix ans plus tard, c’est ce géant de cinq mètres de haut qui a entrepris son dernier voyage.

Guillaume LÉVY

Extraits de l' union du 16/10/2018

 Le Monument aux noirs déplacé

Pour la venue du chef de l’État, le monument va bouger…  de quelques mètres.


Le déplacement a lieu aujourd’hui et demain, à l’occasion d’une fermeture du parc pour des travaux d’élagage. Joris Bolomey 

Une nouvelle page du roman tourmenté du Monument aux héros de l’armée noire va se tourner à partir d’aujourd’hui. Ce lundi et demain, profitant d’une fermeture du parc pour des travaux d’élagage, il sera déplacé. Objectif : mieux mettre en valeur ce monument de cinq mètres de haut installé au parc de Champagne depuis 2013. Il n’ira cependant pas bien loin : il s’agit d’un « déménagement de plusieurs mètres » , indique la Ville.

Ce déplacement anticipe la visite, le 6 novembre, d’Emmanuel Macron. L’Élysée a confirmé, vendredi, des informations parues ces derniers mois dans nos colonnes. Dans le cadre des commémorations du centenaire de la fin de la Grand Guerre, le chef de l’État procédera, du 4 au 9 novembre, à une « itinérance mémorielle » , de l’Alsace à la Picardie.

Le site actuel était provisoire, au point que le monument n’avait jamais été scellé au sol

Entre Verdun et Charleville-Mézières, il se rendra à Reims le mardi 6 novembre, pour rendre hommage aux tirailleurs sénégalais. La Ville a également prévu de mettre en avant ces soldats « venus sur notre territoire pour un conflit qui n’était pas le leur, et qui y ont toutefois perdu la vie » .

À cette occasion, Emmanuel Macron doit inaugurer le « Monument aux Noirs ». Afin que la cérémonie ait plus de faste, et alors que plusieurs centaines de personnes sont attendues, le monument sera donc installé à un endroit bien plus visible. « Nous allons lui offrir un écrin tout particulier » , annonce la mairie, qui rappelle que « le site actuel se voulait temporaire, puisque la statue n’a jamais été scellée au sol ».

Rappelons que l’histoire du monument fut pour le moins chaotique. Érigé en 1924, ce monument a été fondu par les Allemands en 1940. Une stèle provisoire a été mise en place en 1963, et il faudra attendre 2008 pour que l’État s’engage à reconstruire le monument. Suivit une longue bataille judiciaire, avant qu’il soit posé au parc de Champagne, en novembre 2013. Cinq ans plus tard, il s’apprête à faire son dernier voyage. Un déménagement dont le coût, fondations et terrassements compris, s’élève à 34 000 €.

Les temps forts de l’hommage à l’armée noire 

La Ville de Reims souhaite « rendre hommage à l’Armée Noire » et a annoncé les principaux rendez-vous à venir.

Jusqu’au 12 novembre au parc de Champagne : exposition « La caravane de la mémoire : zoom sur les tirailleurs sénégalais, avant, pendant et après la Première Guerre mondiale ». Cette exposition, réalisée par l’association Solidarité, rend hommage à ces soldats et permet à chacun de « se réapproprier l’Histoire commune et complexe entre le continent africain et la France ».

Dimanche 11 novembre, de 8 h 30 à 18 heures aux halles Boulingrin : le marché aux livres mensuel aura pour thématique la Grande Guerre. Cette journée de commémorations aura lieu en présence du bureau philatélique du centenaire (La Poste) et du club philatélique (édition, vente de cartes postales et d’enveloppes dessinées par Roland Irolla). Le musée de la Poste à Paris présentera une « exposition éphémère » (seulement ce jour-là), intitulée « Les Postes dans la Grande Guerre ». Elle met en avant la contribution de la Poste civile mobilisée, jusqu’à l’épuisement, dans sa capacité à venir au secours de la Poste militaire. L’accent est mis sur la mobilisation particulière des femmes.

Enfin, toujours le 11 novembre au Boulingrin, sera présenté le spectacle de chansons « Nénette et Rintintin » (à partir de 14 heures), pour soutenir le devoir de mémoire. Ce duo chanteur - acteur survole en chansons le quotidien des Français de 1914 à 1918.

Guillaume LÉVY

Extraits de l' union du 15/10/2018

 Le monument à l'Armée Noire


Au musée de la Pompelle, l'érection et l’inauguration du premier monument sont évoquées,
Christian Lantenois

Le monument aux morts de l'armée noire est situé, dans sa version moderne, dans le parc de Champagne à Reims. En 1921, est créé, à Paris, le Comité aux héros de l'Armée noire présidé par le générai Louis Archinard, ancien commandant supérieur du Soudan français, assisté du général Marchand. Il a pour mission de faire ériger en métropole et en Afrique, un monument à la mémoire des soldats indigènes morts pour la France au cours de la Première Guerre mondiale, « à l'aide des souscriptions des communes de France et des Amis des Troupes noires françaises ». Deux villes sont retenues: Reims en métropole, et Bamako, capitale du Soudan fran- çais, l'actuel Mali.

Le29 octobre 1922, place du Boulingrin à Reims, le ministre de la Guerre. André Maginot, remet solennellement des Croix de guerre à 166 communes de l'arrondissement de Reims, avant de poser la première pierre du monument à 15 heures, sur un terrain cédé gracieusement par le champagne Pornmery et Greno, à la sortie de Reims en direction de Châlons.

Blaise Diagne, député du Sénégal et vice-président du Comité aux Héros de l'Armée noire, prend la parole: IlIlfaut que l'on sache que la France, avec son année coloniale et sesforces métropolitaines, peut faire respecter sa victoire. »

Le maire Charles Roche exprime la fierté des Rémois : « C'est en défendant notre ville que l'Armée noire a subi les pertes les plus lourdes et qu'elle a résisté aux assauts les plus terribles de l'ennemi. » Le monument est inauguré le 13 juillet 1924, en présence d'Édouard Daladier, ministre des Colonies.

Extraits de l' union du 27/07/2016

   

   

 Répertoire 

 A la recherche du monument perdu de l'Armée Noire

Le monument du sculpteur Paul Moreau-Vauthier emporté par les nazis en 1940 a peut-être été fondu. Ou peut-être pas. Une équipe franco-allemande recherche sa trace.


Gervais Cadario mène les recherches qui conduisent en Bavière.

Le monument dédié à l'Armée Noire emporté par les nazis existe-t-il encore au fond d'un grenier de Poméranie orientale ou trône-t-il dans le salon d'un collectionneur urkrainien ? La question n'a rien de farfelue. Les autorités allemandes viennent bien de retrouver plus de mille tableaux de maître confisqués aux juifs pendant la guerre dans l'appartement d'un octogénaire à Munich.

Dans le grenier de sa maison où il a installé son bureau, Gervais Cadario échafaude des hypothèses et recoupe les informations échangées avec ses amis allemands. Il collabore également avec l'adjoint au maire chargé des relations internationales Jacques Cohen qui se charge d'obtenir des contacts via les ambassades. « Nous avons des raisons de penser que le monument est peut-être encore entier quelque part. Sur les photos du démontage du monument on peut observer que les nazis ne l'ont pas chargé sur un wagon comme on charge quelque chose destiné à la ferraille. Ils l'ont arrimé de façon à le transporter sans le détériorer ». Il n'en fallait pas plus à M. Cadario, ancien militaire du service historique des armées, pour entamer des recherches. Le train a quitté Reims en septembre 1940 pour une destination inconnue. Inconnue pour l'instant : « Nous avons trace de son passage à Valmy grâce à un témoin oculaire. Un vieux monsieur qui visitait le moulin à qui on en a parlé par hasard s'est souvenu l'avoir vu ». Après Valmy, où le train s'est arrêté à cause d'un bombardement, on perd sa trace. « On sait au moins qu'il n'a pas pris le chemin le plus court pour l'Allemagne. On peut alors supposer qu'il a plutôt été dirigé vers le sud ». Gervais, et les Allemands avec qui il travaille sur le dossier, ont découvert qu'à cette période les nazis étaient en train de monter une exposition d'art dégénéré. Le but étant de montrer au peuple allemand le niveau de décadence des pays que le Reich occupait. « Cela se déroulait dans une ville de Bavière dont je devrais bientôt avoir le nom. Il est plausible que la sculpture de Paul Moreau-Vauthier qui représentait des Africains, donc des sous-hommes aux yeux des nazis, ait été destinée à enrichir l'exposition ». Si c'est bien le cas, nous saurons bientôt où le monument a débarqué. Commencera une autre partie de l'enquête. « Possible qu'elle nous conduise à une fonderie d'armement.. Ou bien à une réserve de musée où le monument dort peut-être depuis des décennies ».A suivre.

L'ancien militaire Gervais Cadario déteste se mettre en avant. Seul le goût de l'histoire le guide. Personne, ou presque, ne sait que c'est lui qui a fait sortir le monument à l'Armée Noire de l'oubli. Guidé par une étrange série de coïncidences. . « Un jour de 1977 que je fouillais un dépôt de pierres à coté du fort de Nogent-L'Abesse, je suis tombé sur des morceaux du socle original. Je les ai reconnus car je venais de voir la photo de ce socle dans un dossier ». Deux de ces morceaux sont exposés au fort de la Pompelle. En 1997, le collectionneur est patron de la maison de champagne Remy Paillard décide de faire un don à l’État. . « J'ai découvert dans sa collection l'affiche d'origine de l'inauguration du monument en 1924 ». En 2007, une coïncidence de plus : . « Alors que je travaillais au musée des troupes de Marine à Fréjus, j'ai retrouvé par hasard la maquette d'origine en plâtre du monument qu'on croyait perdue ». Cette trouvaille a donné l'idée de l'exposition sur les troupes coloniales qui s'est tenue en 2008 à Reims en présence de Rama Yade. Exposition à la suite de laquelle l'adjoint au maire Jacques Cohen a proposé de faire reproduire le monument. Il manque encore une coïncidence pour retrouver l’œuvre originale.

Source  : site de Jean-Pierre Husson (cndp.fr)

Catherine Frey

Extraits de l' union du 10/11/2013

 

 

  Le monument à l'Armée Noire nouveau est arrivé

Après avoir été confisqué par les nazis en 1940, le monument à l’Armée Noire est de retour à Reims. Ou du moins une copie plutôt réussie.


Jean-François Gavoty : « Je suis heureux pour tous ceux qui ont travaillé sur ce projet ».

Un grand sourire de bonheur. Jean-François Gavoty a installé son monument hier après-midi au parc de Champagne. La copie de la sculpture de Paul Moreau-Vauthier dédiée aux héros de l’Armée Noire sera finalement en place pour le 11 novembre comme cela avait été prévu. Perchés sur un socle monumental en forme d’arche, les soldats africains ont retrouvé leur place perdue en 1940. Aussi majestueux et émouvants qu’en 1924 quand le monument original a été inauguré. On peut juste regretter qu’ils soient perchés si haut sur ce socle qui ne plaira pas à tout le monde mais surtout qui empêche de bien les observer. Si l’on a envie de les voir de plus près, c’est la preuve qu’ils sont réussis. Pour son créateur cela aura été un accouchement dans la douleur. « Je suis heureux. Très heureux par rapport à l’aventure collective qu’elle a représentée. C’est aussi un grand jour après des moments difficiles. Quand un huissier vient dans votre atelier confisquer votre travail, c’est violent. Très dur ».L’artiste fait référence à la saisie contrefaçon dont il a été l’objet en septembre dernier et la bataille judiciaire qui a suivi avec l’association qui défend l’œuvre morale de Paul Moreau-Vauthier, sculpteur de l’œuvre originale. L’action était dirigée contre le socle. « Une affaire rocambolesque qui a mis mon entreprise et mes sous-traitants en difficulté économique. Heureusement la Ville de Reims nous a bien soutenus tout au long de ces épisodes ». La saisie a été levée par le juge fin octobre, il faudra encore aller batailler au fond lors d’une prochaine audience mais, au moins ce week-end, l’artiste va oublier tout cela et profiter de l’arrivée de sa réalisation à Reims. Il avait peu de temps pour la faire, il a dû se battre alors qu’il ne faisait que le travail commandé par la Ville, il a réussi malgré tout. Le monument ne sera pas inauguré avant plusieurs mois. La Ville a prévu d’inviter les hautes autorités maliennes. Elles seront heureuses de voir que l’armée noire de bronze est enfin revenue à Reims. Comme les soldats auxquels elle rend hommage, elle a dû affronter bien des difficultés, des tirs directs, indirects, des champs de mines. Mais ils sont là ! Au Parc de Champagne, où ils ont combattu, pas tout à fait comme prévu en plein dans l’axe et de l’entrée et visibles de l’extérieur comme le voulait L’architecte des Bâtiments de France Raphaël Gastebois, mais tout près, à moins d’une portée de fusil. Et ils pourront un jour faire un dernier bon jusqu’à la pelouse d’entrée du parc.

Catherine Frey

Extraits de l' union du 08/11/2013

   

   

 Répertoire 

 

 

 

   « La sculpture a un avenir énorme »

Il est l'artiste ayant réalisé la réplique du monument hommage aux tirailleurs africains, installé la semaine dernière au Parc de Champagne. Jean-François Gavoty, sculpteur, dessinateur et enseignant, est un créateur inspiré, un frontalier des pays comme des disciplines. 


Jean François Gavoty, sculpteur du monument aux Héros de l'Armée Noire
© l'Hebdo du Vendredi

Elle a, pour l'artiste, « un avenir énorme », principalement pour s'être selon lui « complètement renouvelée dans la dernière décennie. C'est, entre autres, grâce à l'action collective des artistes que cela a été possible ; la création elle-même est un jeu collectif dans lequel l'intuition est un modèle principal. » Au début pourtant, rien ne prédestine Jean-François Gavoty à se lancer dans cette discipline. « Dans ma jeunesse, je faisais beaucoup de sport, surtout du ski et de l'alpinisme. Puis, après le bac, je me suis tourné vers l'architecture ; rien à voir a prior avec la sculpture. »

Et pourtant... Lors d'un voyage d'études en Italie avec un camarade, le hasard (ou le destin) leur fait rencontrer le sculpteur Michel Bourbon à Rome. De cette rencontre – dont il dit qu'il « ne s'y attendait pas du tout », qu'elle était comme « un coup sur la tête » - naîtra une amitié et de cette amitié une collaboration artistique et humaine de près de vingt ans. Jean- François devient l'assistant de Michel et développe son savoir-faire dans le moulage et la restauration de sculptures. Rome (Villa Médicis), Florence (Musée des offices), Naples (Musée Archéologique), puis Paris (Musées de Cluny et du Louvres), les chantiers se succèdent, faisant basculer peu à peu le sportif aux désirs d'architecte vers le monde sculptural. Michel Bourbon transmets, Jean-François Gavoty apprend. La relation qui unira les deux artistes est telle que ce dernier réserve ces quelques mots à son mentor : « Il reste pour moi un passeur, celui qui m'a ouvert à l'art et à quelques morts dont l'ombre méritait bien nos efforts. » Un passeur qui guide le jeune artiste et lui permet de travailler, en parallèle ses propres projets. Des créations qui s'avèrent rapidement d'un style unique, ne se rejoignant pas au niveau du style mais au niveau de l'effet de citation. « Elles sont faites d'éléments puisés dans un temps très long (pouvant aller de l'Antiquité jusqu'à Mickey), un peu comme des télescopages de références qui déclencheraient au final une oeuvre. Tout est lié à une grande réflexion sur la question de la réplique, de la copie, la reproduction. »

La réplique justement, comme celle réalisée pour les tirailleurs africains de la Grande Guerre. Arrivé à Reims et installé dans la foulée vendredi dernier, le monument hommage aux Héros de l'Armée Noire, réplique de celui réalisé par Paul Moreau-Vauthier, inauguré en 1924 et qui fut emporté par les nazis au cours de la Seconde Guerre Mondiale, a fait couler beaucoup d'encre ces derniers mois. En cause principalement, les accusations de « dénaturation de l'oeuvre originale », lancées par l'association de protection du monument original à l'encontre du sculpteur provençal. L'association lui reprochant le socle de sa réplique, jugé « trop contemporain ». Suite à d'infructueuses négociations avec la maire de Reims, Adeline Hazan, une action en justice avait été entreprise, amenant une première ordonnance du tribunal de grande instance de Nancy fin septembre imposant la saisie du monument pour contrefaçon. « Ça a été un moment vraiment très dur, épouvantable même, quand l'huissier et les gendarmes sont arrivés à l'atelier ; on ne s'y attendait pas. Bien sûr, étant donné qu'il s'agissait d'un projet politique, on savait que ça faisait partie du travail, mais on était loin de penser que ça finirait devant les tribunaux. Heureusement que la justice a accepté un référé très rapide. »

Art, enseignement et transmission

 Quelques semaines plus tard en effet, une seconde décision de justice annulait la première, permettant à l'oeuvre dédiée aux troupes africaines s'étant battues aux côtés de la France en 1914-1918 de prendre place au Parc de Champagne. « Huit mois de travail, des épisodes judiciaires rocambolesques, mais nous sommes très heureux d'être arrivés au bout presque dans les temps. On est encore assignés sur le fond mais pour le reste, le référé a été imparable sur tous les points de contestation. C'est au final une belle aventure collective même si je cherche toujours le mobile de cette action contre le monument... » Au hasard des rencontres, à la fin des années 1980/début des années 1990, Jean-François Gavoty s'oriente vers l'enseignement et avec cette nouvelle aventure, la possibilité de transmettre et partager son savoir-faire et ses connaissances, tout en s'épanouissant à la frontière de différentes disciplines, différents arts ; toujours être hors des catégories, sa marque de fabrique. « Pour avoirune bonne frontière, il faut toujours être à cheval sur deux bonnes spécialités », répète-t-il ainsi à ses étudiants.

S'il doutait au début de sa place dans l'enseignement, « la richesse des échanges » avec les étudiants l'a rapidement dissuadé de cesser cette activité. « Enseigner dans une école d'art est pour moi une mission à double sens, c'est un peu le modèle du maître ignorant qui échange points de vue et savoirs avec ses étudiants. » Ce qu'il confie peut-être moins aux futures générations d'artistes, c'est aussi que pour lui, « le gros mensonge de l'art, c'est l'idée de l'inspiration ca on infuse tous dans un gros bain de références passées. Les principales ruptures modernistes sont à l'heure actuelle un peu estompées et nous nous retrouvons tous dans une marmite qu'on appelle histoire de l'Art. Mais c'est là où l'association des éléments est intéressante et où la sculpture notamment (re)prend toute sa place... »

Aymeric Henniaux

 Repères

Jean-François Gavoty est né en 1957 à Salon-de-Provence, dans les Bouches-du- Rhône, mais c'est surtout dans les Alpes de Haute-Provence, dans la vallée de l'Ubaye plus précisément, qu'il grandit avec son frère et sa soeur, entouré de ses parents qui travaillaient dans des activités liées au tourisme de montagne. En 1975, à l'âge de 18 ans, le voici fraîchement diplômé, intégrant pour la poursuite de ses études dans le supérieur, l'école d'architecture de Grenoble. Un cursus de six années, pendant lesquelles il rencontrera par hasard son mentor Michel Bourbon, avec qui il partagera son temps entre l'Italie et Paris. Au début des années 1980, au sortir de ses études, il se lance parallèlement dans un travail de création et de restauration, principalement comme sculpteur et cadranier (spécialiste en cadran solaire). Une décennie plus tard, Jean-François Gavoty devient enseignant. En 1989 d'abord, à l'école des Beauxarts de Lyon, puis en 1994 à la faculté d'Histoire de l'Art de cette même ville. Un passage par les Beaux-arts de Saint-Etienne, en 1991, puis le voici, depuis 1999, coordinateur du département option « Art Objet » à la Haute-École des Arts du Rhin. Entretenant toujours par ailleurs sa propre activité, l'artiste partage aujourd'hui son temps entre Strabourg, où il vit et enseigne, et son atelier des Vosges.

Reims autrefois…

   

   

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 Le monument aux héros de l’armée noire

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Première guerre : des ministres rendront hommage à la "Force noire" à Reims

Défense et des Anciens combattants, Jean-Marie Bockel, et la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade, rendront hommage lundi à Reims aux combattants de la " Force noire", dans le cadre du 90e anniversaire de l'armistice de 1918. "Une cérémonie d'hommage aux héros de l'Armée noire de Reims, présidée conjointement par M. Jean-Marie Bockel, Mme Rama Yade et Mme Adeline Hazan, maire (PS) de Reims, réunira à Reims les représentants des pays africains concernés ", précise un communiqué conjoint du Secrétariat d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants, du ministère des Affaires étrangères et de la mairie de Reims. A l'occasion de cette cérémonie sera présenté le projet de renaissance du monument aux Héros de l'Armée noire, un monument rémois rendant hommage aux "tirailleurs sénégalais " qui avaient défendu la ville en 1918, construit en 1924 et détruit en 1940 sous l'occupation allemande, selon le communiqué. Inauguré le 13 juillet 1924, ce monument, " jumeau " d'un autre inauguré en janvier 1924 à Bamako, représentait un groupe de soldats des troupes de l'armée coloniale. Un nouveau monument avait été inauguré en 1963, deux obélisques de sept mètres de haut symbolisant l'union des combattants métropolitains et africains.

En 1918, " à Reims, un grand nombre de tirailleurs sénégalais défendent le front au sein du 1er corps d'Armée coloniale. Postés au fort de la Pompelle, ils réussissent à refouler l'ennemi, évitant que la cité des sacres ne tombe aux mains des Allemands ", rappelle le communiqué. " Le nouveau monument devrait être conjointement financé par la ville de Reims, le conseil régional de Champagne-Ardenne, le conseil général de la Marne, avec le soutien des ministères de la Défense et des Affaires étrangères ", ajoute-t-il.

Extraits de l' hebdo du vendredi N° 98 du 31/11/2008

   

   

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  Reims autrefois…

1924 : Reims, ville martyre, offre l’image d’un vaste chantier sur lequel s’activent des milliers d’ouvriers qui participent à la reconstruction. La défense héroïque de la Ville pendant l’été 1918 habite à jamais les mémoires, en particulier les sacrifices consentis par ceux qu’alors on appelle les « Tirailleurs sénégalais ».

Au lendemain de l’Armistice du 11 novembre 1918, le général Archimard, ancien Commandant supérieur du Soudan français, a fondé la Société des «Amis des Troupes Noires françaises ». Une souscription est lancée au niveau des communes de France dans le but d’ériger un monument.

Un projet est soumis à l’étude de l’architecte parisien Auguste Bluyssens et du Rémois Henri Denoeux, sauveur de la Cathédrale des Sacres. Tous deux élaborent le socle capable de recevoir un groupe en bronze, avec du granite apporté d’Afrique. La pose de la première pierre intervient le 29 octobre 1922, en présence du ministre de la guerre André Maginot. Le sculpteur, Monsieur Paul Moreau-Vauthier, réalise un groupe de cinq combattants. L’inauguration se déroule le dimanche 13 juillet 1924, en haut du boulevard Henri Vasnier, sur un terrain appartenant à la famille Pommery, offert par Monsieur le Marquis de Polignac.

L’oeuvre représente un sous-lieutenant blanc qui étreint le drapeau français, avec, à sa droite, un tirailleur noir en chéchia qui semble guetter l’ennemi du côté de la Pompelle ; à sa gauche un autre tirailleur paraît avoir été surpris au moment où il se lève pour sortir de la tranchée ; derrière, deux colosses noirs semblent dire « nous sommes là ». Réalisé en deux exemplaires, cet ensemble a vu sa réplique inaugurée le 3 janvier 1924 à Bamako. 1940 : Reims est occupée par les Allemands. Le 10 septembre, afin d’effacer la honte infligée par l’Armée Noire, l’occupant dépose le monument et le charge sur un camion en direction de la gare.

Depuis 1945, les autorités civiles et militaires nourrissent l’espoir de voir ce patrimoine remit en place sous la forme d’une copie.

Avec l’aimable collaboration d’Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims – Musée - Hôtel Le Vergeur.

Extraits de l' hebdo du vendredi N° 75 du 01/08/2008

 

   

   

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  Le monument dédié à Charles Arnould  

 

Le monument dédié à Charles Arnould

   D'hier à aujourd'hui  


Le monument rend hommage à un ancien maire de Reims.

 
Collection Michel Thibault.

Charles Arnould est né à REIMS le 24 février 1841. Il fut maire de Reims, directeur de la Maison de champagne Saint-Marceaux, président du comité central des républicains radicaux, secrétaire du comité rémois de la Ligue de l'enseignement créateur de la Bourse du travail de Reims, délégué cantonal, fondateur èt président de la Libre pensée. Il est décédé le 30 mars 1904. Ses obsèques eurent lieu le 3 avril 1904 : la porte de l'hôtel de ville était fermée et garnie d'immense crêpe. Sur le parcours du cortège, 'les candélabres étaient voilés! Huit discours furent prononcés devant son cercueil. L'inhumation eut lieu le 6 avril 1904, au cimetière de Biradem, en Algérie, où le maire de Reims possédait d'importants domaines. À la suite de son décès, il fut envisagé la réalisation d'une fontaine. En fait un comité fut créé pour l'érection du buste dans le square de la Mission (actuel emplacement du monument), dans l'axe de la grande allée des Promenades. Le monument est inauguré le 19 juiller1908; en présence de. 2 000 personnes, œuvre du sculpteur Chavaillaud. Le monument est déposé au musée lors de la guerre de 1914-1918. Le square de la Mission devant recevoir le monument aux morts, le 30 décembre 1924, le conseil municipal décide l'installation du monument ; Charles-Arnould, rue Thiers, à l'entrée du cours Langlet. En fait, il sera transféré sur la grande pelouse du jardin de la Patte d'oie.

Extraits de l' union du 07/03/2015

   

   

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  Le comte d'Erlon  


  Qui était Jean-Baptiste Drouet, comte d’Erlon ?  

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31 juillet 1903 : déplacement de la statue de Jean-Baptiste Drouet d’Erlon tirée par trois chevaux.. 

Né à Reims le 29 juillet 1765, mort à Paris le 25 janvier 1844, Jean-Baptiste Drouet, fils et petit fils de charpentier, lui-même serrurier, fut engagé volontaire en 1792. Il servit dans les armées de la révolution et de l’Empire. Il devint officier, général, maréchal de France, comte d’Erlon. Puis exilé et condamné à mort par contumace, il fut gracié par Charles X lors de son sacre en 1825. Lors de son exil, il devint brasseur à Munich ou il a laissé une importante descendance dans l’aristocratie allemande. Revenu en France, il fut nommé gouverneur général de l’Algérie en 1834. En 1843, il est promu maréchal de France, quelques mois avant sa mort. Il demanda à être enterré au cimetière du Nord de Reims et eut des obsèques grandioses. Sa statue, due au sculpteur Louis Rochet, fut érigée sur la place, à hauteur de la rue de Châtivesle et inaugurée le 28 octobre 1849.

Pour ne pas gêner la perspective de la fontaine Subé, elle fut transférée le 31 juillet 1903 à l’angle des boulevards Victor Hugo et Henry Vasnier, où elle y trône toujours dans le plus grand anonymat.

 Un solide échafaudage en charpente boulonné de 11 mètres de haut est exécuté pour « emballer » le colosse qui part en procession le 31 juillet à 7h15 tiré par trois chevaux. Il ne gagnera pas tout de suite son emplacement qui n'est pas encore prêt, il sera remisé dans un entrepôt du faubourg Cérès, d'ailleurs dans ce déplacement, il perdra la grille qui l'entourait et son emmarchement.

D’après les rues de Reims, Mémoire de la ville. Jean-Yves Sureau.


 

  Le tombeau du comte d'Erlon de 1912 à nos jours

   D'hier à aujourd'hui  


Cette carte postale de m2 montre le tombeau du comte d'Erlon au cimetière du Nord.


Ce cliché a été pris 48 heures après le vol du buste en août 2006.

Cette semaine, notre rubrique nous emmène au cimetière du Nord et plus précisément au tombeau du maréchal Jean-Baptiste Drouet. comte d'Erlon. Depuis le 28 août 2006, il y manque le buste du militaire rémois.

Avant cet acte de vandalisme, les parties supérieures en fonte de sept bornes (sur les huit qui supportent la chaîne) avaient déjà été dérobées elles aussi.

Né à Reims le 29 juillet 1765, le militaire, simple soldat sous la Révolution, devient général en 1799 et est fait comte d'Empire par Napoléon en 1809. Il lui est ainsi accordé le domaine de Saint-Vincent à Erlon, près de Marle dans l'Aisne. En 1815, il commande le l= corps à Waterloo, devient gouverneur général en Algérie en 1834-35, avant d'être élevé à la dignité de maréchal de France en 1843.

Il décède à Paris le 25 janvier 1844. Sa dépouille est transportée à Reims où il sera honoré de somptueuses obsèques un peu plus de deux mois après sa mort, le 3 avril 1844.

D'autres clichés de Reims. saisis à différentes époques. sont visibles sur le site

www.reimshieretaujourdhul.com

Extraits de l' UNION du 03 /01/2015

   

   

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 Les Fontaines et Bassins
 

Les monuments dédiés au chanoine Godinot

Des fontaines adaptées aux goûts des époques

 La Fontaine Subé
La Fontaine des Boucheries

La Fontaine Bartholdi
La fontaine de la place du Parvis
La Fontaine d’Ormesson 
L
a fontaine en marbre de Guillaume Coustou

Ne jamais dire fontaine…  

   

   

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Les monuments dédiés au chanoine Godinot


Une seule des deux fontaine a passé les siècles

Les historiens s'accordent à dire qu'à l'époque gallo-romaine, Durocortorum était pourvue en eau potable par aqueduc depuis les sources de la Suippe.

Au XIII° siècle, les habitants de Reims ne disposent que de l'eau des puits souvent souillée. En 1668, la délibération du Conseil de ville traite du problème de l'alimentation en eau et des études suivent jusqu'en 1715. La machine hydraulique du Père André Féry est loin d'être parfaite. C'est alors qu'intervient le chanoine Jean Godinot.

 Le père des pauvres ·rend l'eau accessible

 Il en a assez de voir les Rémois malades à cause de l'eau polluée et à sa mort en 1749, il lègue 150.000 livres. Louis XV ajoute 15 000 livres par année pendant 12 ans et des particuliers font également des dons : il est écrit qu'en 1753, l'eau coulait enfin dans les fontaines, mais pas encore chez les particuliers pour lesquels le chanoine Godinot : une place Saint-Maurice (disparue) et l'autre près de la cathédrale. Une inscription : « Le corps de ville a consacré ce monument en l'an de grâce 1750 à la mémoire du père des pauvres, modèle des citoyens, à qui la ville doit établissement des fontaines ».

Non loin de la cathédrale mais ignorée des touristes pressés, la fontaine monumentale de la place Godinot n’est plus alimentée.

Extraits de l' union du 15/09/2016

   

   

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Des fontaines adaptées aux goûts des époques


Condorcet ou Solidarité, un élément majeur dans la zone piétonne,

Si on s'en tient à sa définition première, une fontaine est un édifice public qui distribue de l'eau de source (source en latin fons, fontis). Au fil des siècles, ce dispositif indispensable à la bonne santé des citadins est devenu essentiellement un élément de décoration urbaine, destiné à être vu de tous côtés, un point central où l'on se croise. C'est ainsi que selon les projets d'urbanisme, les modes et les besoins, on est passé de l'immense monument décoré d'allégories du genre Subé, au style sobre de celle installée place du Forum en 2003. Cette dernière a accompagné la rénovation de la dite place, devenue (ou redevenue l) très prisée des Rémois auxquels elle offre une eau destinée seulement à créer une atmosphère zen et le plaisir des yeux.

Du nom de Condorcet à Solidarité

Non loin de là, les courbes de la fontaine de la place Léon-Bourgeois (datée de 1980) cohabitent avec le monument aux morts qui se trouvait précédemment cours Langlet. L'endroit est agréable, avec de la verdure, mais il Semble un peu boudé : les bancs sont vides d’occupants le plus souvent.

Autre fontaine en eau : la fontaine Condorcet est née en 1977 avec l'arrivée de la municipalité tout juste élue et son plan de circulation qui fit grincer bien des dents: le 23 décembre 1980, le maire Claude Lamblin inaugure la première tranche de l'opération « zone piétonne » avec les rues Condorcet et Marx Dormoy. La mise en eau de la très originale fontaine est prévue pour le lendemain. Plus tard, suite aux événements de Pologne, le syndicat FO la baptisera « Solidarnosc » : le nom de Solidarité lui est resté. En forme de fleur de pissenlit diront certains, elle a parfois été l'objet de facéties, comme celle de ce bizutage à la lessive. Elle s'est récemment transformée en kiosque ... à champagne pour Noël. Elle aussi est souvent photographiée par les touristes.

Forum, Léon Bourgeois et Condorcet : ces trois fontaines ont accompagné en leur temps des plans de rénovation urbaine et elles correspondent à l'idée première de l'eau qui s’écoule dans un bassin. Toutes trois sont également pourvues d'un système d'alimentation en circuit fermé, à partir d'eau de concession et munies du panneau « eau non potable ».

Extraits de l' union du 27/09/2014

   

   

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  La Fontaine Subé  

  Sites à visiter

 

 

 

 

 

La fontaine Subé remise en eau (et en lumière)
La fontaine Subé, un monument emblématique de Reims

La nouvelle vie de la fontaine Subé
La naïade « Vesle » dévoilée
Au chevet de la fontaine Subé
La fontaine Subé renoue avec son passé

Les travaux démarrent à la fontaine Subé

Il ne faut pas dire, fontaine je ne verrai plus ton eau…
Une entreprise fournit les pompes à la fontaine Subé
La fontaine Subé de 1906 à nos jours

Subé, une célébrité locale

La fontaine Subé

 

2016-10-13 - La fontaine Subé, un monument emblématique de Reims

SON HISTOIRE

Auguste Subé, décédé en 1899, a fait don à la ville de Reims de deux cent mille francs pour la construction d'une fontaine. En 1902, Jean-Baptiste Langlais, maire de Reims, décide d'ériger le monument au croisement de la place d'Erlon et de la rue Buirp.tte*. Un concours d'architecte est ouvert en 1903. La fontaine devra être représentative de la ville de Reims, s'inspirer de l'histoire locale et d'allégories représentant le commerce rémois. Le projet reçoit quatre-vingt-sept réponses et les sculpteurs Paul Gasq, Paul Auban, Louis Baralis, l'ornementaliste Charles Wary et l'architecte André Najoux sont retenus. La première pierre fut posée en mai 1904 et elle fut inaugurée le 15 juillet 1906 par le président de la République Armand Fallières, en présence d'Adrien Pozzi, maire de Reims.

SES CARACTÉRISTIQUES

 La fontaine est réalisée en pierre de Corgoloin (Côte d'Or) et Chassignelles (Yonne) et mesure 17 mètres de hauteur. Elle représente une colonne entourée de vigne sur laquelle se trouve un groupe d'allégories. Le dieu Mercure se reconnaît au caducée dans sa main et à son casque ailé. Les autres sculptures illustrent les activités économiques de la région de Reims. Au niveau du socle, quatre Naïades personnifient les rivières locales : la Vesle, l'Aisne, la Marne et la Suippes (à l'époque la Suippe s'écrivait avec un « s »), Elle est à l'origine surmontée d'une Renommée en bronze. À la fin de la Grande Guerre, Reims a subi de nombreux dommages, la place d'Erlon est en ruine, seule la fontaine Subé est intacte, à part Quelques éléments manquants. Elle devient le symbole de la ville de Reims. La Renommée en bronze qui coiffait le monument à l'origine (enlevée par l'occupant en 1942) a été remplacée en 1989 par une victoire ailée, nommée la Gloire, œuvre du sculpteur Jean Barat.

SA RESTAURATION

En 2016, la ville de Reims décide de restaurer ce monument emblématique et lance une souscription publique. La restauration de la fontaine est évaluée à 650 000 euros sans les aménagements extérieurs. Quaranteneuf entreprises se sont mobilisées pour soutenir ce projet, soit en intervenant directement, soit sous forme de conseils, ainsi qu'un certain nombre de particultars. Il est encore possible d'apporter un soutien financier jusqu'en novembre prochain, sous forme de dons. Des tailleurs de pierre, des sculpteurs des maçons et d'autres corps de métier se sont relayés pendant près de neuf mois pour la rénovation corn piète de cet éd ifice. Les Naïades retrouvent leur éclat, certains éléments manquants sont sculptés sur place (têtes, mains ... ), d'imposants blocs de pierre sont remplacés. La fontaine est remise en eau avec un circuit fermé et le monument sera mis en valeur par un système de leds (éclairage à faible consommation énergétique). La fontaine a retrouvé sa victoire ailée, rénovée à Paris, le 14 septembre et l'inauguration s'est déroulée le jeudi 15 septembre. La rénovation et l’amélioration de la voirie autour de la fontaine sont prévues jusqu'en novembre 2016. N'hésitez pas à venir admirer notre fontaine et sa victoire ailée.

YVES MALOT

* La fontaine se situe à l'emplacement initial de la statue du comte Jean Baptiste Drouet D'Erlon, qui fut alors transposé à l'angle des boulevards Victor-Hugo et Henry-Vasnier. Né à Reims en 1765 et décédé à Paris en 1844, Ce dernier est issu d'une famille de charpentiers, formé comme serrurier, puis simple soldat, il est devenu général et élevé à la dignité de Maréchal da France.

Extraits de l' union du 21/03/201

   

   

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La fontaine Subé remise en eau (et en lumière)

Après huit mois de travaux place d’Erlon, le jeudi 15 septembre a consacré la rénovation très attendue de la fontaine Subé. Trônant au coeur de la cité des Sacres, l’édifice a repris vie et couleurs sous les yeux de centaines de curieux. Et coïncidence de l’histoire, si c’est bien grâce à la générosité du mécénat que cette restauration a pu avoir lieu en 2016, c’est également grâce aux dons que la statue s’est érigée 110 ans plus tôt. Retour en images sur les temps forts de cette renaissance.


Vue des hauteurs, la remise en eau des bassins a des allures de spectacle. Le système de LED, plus respectueux de l’environnement, livre au public un effet grandiose. 


ARNAUD ROBINET
Député-maire de Reims

« Cette réalisation somptueuse témoigne de deux réalités : d’une part, la Ville accorde une grande importance à son patrimoine et d’autre part, nous pouvons faire confiance au dispositif du mécénat. C’est une vraie réussite, rendue possible grâce à la générosité des contributeurs. » 


PIERRE POSSÉMÉ
Délégué régional de la Fondation du Patrimoine, partenaire de la restauration

La fontaine Subé fait partie de l’histoire de Reims et il nous tenait à cœur d’apporter notre pierre à l’édifice. C’est d’autant plus un plaisir que la foule s’est pressée le jour de l’inauguration. C’est un signe du respect de nos concitoyens pour le passé. »


La fontaine Subé a bénéficié d’importantes opérations de nettoyage, consolidation et valorisation de sa statuaire.

 
La Victoire Ailée a été restaurée dans l’atelier Tollis, en région parisienne. 2 400 feuilles d’or et 90 heures de travail auront été nécessaires à sa remise en forme, en partenariat avec les entreprises Léon Noël (Saint-Brice Courcelles) et Antoine Échafaudages (Reims).


En guise de geste pré inaugural, le député-maire Arnaud Robinet a ôté l’habillage protecteur de la statue pour en révéler sa parure dorée


La Victoire Ailée est arrivée place d’Erlon le 14 septembre pour une ascension impressionnante au sommet de la fontaine Subé.


Le 15 septembre, aupied de la fontaine, le député-maire Arnaud Robinet, entouré notamment de la députée-présidente de Reims Métropole Catherine Vautrin, de Pascal Labelle (adjoint délégué à la Culture)et de Catherine Coutant (conseillère municipale déléguée au Patrimoine), a dévoilé une plaque gravée en hommage aux mécènes. Les dons et les prestations ont ainsi permis de récolter l’équivalent de 600.000 euros, soit la quasi-totalité du montant des travaux.


Jusqu’au 18 décembre, le musée Le Vergeur, situé place du Forum, présente une exposition intitulée « La fontaine Subé d’hier à aujourd’hui ». De nombreux documents d’archives y sont présentés (issus de la bibliothèque Carnegie, des Archives municipales, de  prêts de particuliers...) tels que des photos, cartes postales, moulages, plâtres et autres instruments de sculpteurs pour mieux comprendre l’histoire de la fontaine. Ici, une représentation du Forgeron, l’une des statues ornant la fontaine Subé.

Extraits de RA 326 de 11/2016

   

   

 Répertoire 

 La naïade « Vesle » dévoilée

Elle n’était plus qu'un amas de pierres. La Vesle, statue emblématique de la Fontaine Subé, a été refaite à l'identique et présentée aux mécènes.


Lemaire Arnaud Robinet, sur l'échafaudage découvre la nouvelle statue de la fontaine Subé

L'ESSENTIEL

•.- En mbre 2015. la Ville de Reims a lancé une souscription publique pour la restauration et la remise en eau de la fontaine Subé, place d'Erlon.

•.- Le chantier a débuté en janvier dernier l’échafaudage ne devrait pas tarder à être entièrement retiré, la mise en eau et en lumière est annoncée pour septembre.

•.- 12 entreprises sont mécènes financiers, 37 autres sont mécènes en nature et/ou en compétences .

C'est la seule statue dont il ne subsistait qu'un amas de pierres ... ", confie. en désignant la naïade « Vesle », Guillaume Tenet, technicien en charge des travaux de pierres et de sculptures à la Direction de la Maintenance des Bâtiments. Ce jeudi, la Ville recevait, en visite privée, au pied de la Fontaine Subê entourée d'échafaudages, des représentants d'entreprises mécènes de la restauration, de 'la remise en eau et de la mise en lumière du monument.

Si la statue est en pierre «de Savonnière, tous les éléments en contact avec l'eau sont réalisés en pierre de Comblanchien.

Mécénat de compétences

Avant de gravir l'escalier menant à la plate-forme d'échafaudage, Arnaud Robinet a rappelé que cette fontaine « est un des premiers monuments en France restauré presque à 100 % grâce au mécénat des entreprises et des particuliers ». Le monument représente beaucoup pour les Rémois qui ont pris l'habitude de se rassembler autour lors de grands évènements. Aujourd'hui, les collectivités ne peuvent plus, à elles seules, assumer la réhabilitation et la rénovation, d'où cette volonté de faire appel au mécénat. La Fontaine Subé en est un des exemples. Outre les dons en argent, des entreprises font du mécénat de compétences, pour la mise en eau et l'éclairage. « On met en valeur le savoir-faire de nos entreprises et artisans. C'est le cas de l'entreprise Léon Noël, à l'origine de la restauration de l'ensemble des statues ». a précisé le maire, avant de monter sur l'échafaudage et de dévoiler la naïade « Vesle » une des statues emblématique de la Fontaine Subé. Oliver Bentz, conducteur de travaux pour Le Bâtiment Associé de Muizon, travaille avec ses ouvriers dans le cadre du mécénat de compétences: « On fait du sciage et du carottage de pierre pour passer les réseaux, afin d'effectuer la remise en eau. On apporte notre savoir1aire, nos conseils, et un peu de notre temps. »

Une statue oubliée permet la reconstitution


La Vesle, dans les ateliers de construction de la Fontaine Subé: Reims. BM. Deneux 0 189

« La restauration de la statue a nécessité de nombreuses recherches. Avant une trouvaille inespérée. » La Direction de la culture a entrepris tout un travail de recherche de documents photographiques, explique Guillaume Tenet, technicien. « A Carnegie, on a retrouvé beaucoup d'illustrations qui ont servi aux sculpteurs pour en reproduire les éléments manquants. On avait une vue d'atelier assez détaillée, mais il restait un gros travail de reconstitution. Et puis, au hasard d'une visite à l'Hôtel le Vergeur, un collegue de la culture tombe sur une statue en réduction, dite Il d'intention », qui a servi à l'époque pour le concours public mis en place pour le choix des entreprises. « On avait une copie conforme qui a été envoyée aux professionnels chargés de la reconstitution. »

Françoise LAPEYRE

Extraits de l' union du 27/06/2016

   

   

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Au chevet de la fontaine Subé

Le chantier de la fontaine Subé avance. L'échafaudage sera retiré en juillet. Et la mise en eau, et en lumière, est annoncée pour septembre.


La tête de la naïade, qui a été réalisée à partir d'une photo a été fixée hier matin.
Christian Lantenois

Les traits sont fins et le chignon aérien. Mais elle pèse son poids. Pour soulever ses 35 kilos, l'équipe doit faire preuve de prudence et de précision. Car toute mauvaise manipulation pourrait lui être fatale. La tête de la naïade a été sculptée dans de la pierre de Savonnières, originaire de la Meuse, d'après une épreuve en terre glaise réalisée quelques semaines plus tôt. « Pour nous rapprocher du visage d'origine de la statue décapitée pendant la Première Guerre mondiale, nous avons travaillé à partir d'une photographie. Comme le cliché était pris de face, il a fallu imaginerles profils et le dos de la tête lt, explique le sculpteur Didier Mattard.

Hier, avec plusieurs collègues, il a posé ce nouveau visage sur le corps de la naïade, sous le regard admiratif de plusieurs privilégiés qui étaient montés sur l'échafaudage du chantier de la fontaine Subé, place d'Erlon.

Il manque encore 138.000 euros

La pièce a été fixée grâce à un goujon en fibre de verre, de 35 cm de haut, et de la résine « Hilti » résistante à l'eau. Par mesure de sécurité, une sangle, cachant les paupières closes du visage, a été utilisée. « Cette bande ne sera ôtée que lorsque la résine aura complètement séché, soit au bout de 24 heures », indique Didier Mattard, faisant remarquer la finesse et la beauté de la naïade. La visite d'hier a aussi été l'occasion de constater que d'autres naïades, qui décorent la fontaine Subé, avaient retrouvé des éléments manquants, comme des pieds et des mains. « Le parti pris de la Ville est de redonner toute sa splendeur à cette fontaine inaugurée en 1906, sans pour autant gommer toutes les traces de la Grande Guerre. Un impact sur le sein droit de la naïade décapitée a par exemple été laissé en l'étal », fait remarquer Didier Mattard. A ses côtés, Marc Pastoret, lui aussi sculpteur, signale que les naïades sont l'œuvre d'artistes dijonnais dont Paul Auban. « Je suis moi-même dijonnais et me passionne pour Paul Auban depuis mon plus jeune âge. Travailler sur cette fontaine est donc émouvant ». Le maire de Reims, qui participait hier à la visite de chantier, s'est réjoui de l'engouement des Rémois pour cette fontaine historique.

Grâce à de nombreux mécènes, il ne manque plus aujourd'hui que 138.000 euros pour boucler le budget de 650.000 euros. Comme les travaux engagés en janvier dernier, n'ont pas subi de retard, l'échafaudage devrait être retiré en juillet prochain. La mise en eau, et en lumière, est quant à elle annoncée pour septembre.

Le film du chantier

Du travail à tous les étages de la fontaine

Valérie COULET

Extraits de l' union du 28/05/2016

   

   

 Répertoire 

La fontaine Subé renoue avec son passé

La beauté retrouvée de Ia fontaine Subé

La fontaine qui trône au centre de la place d'Erlon est en pleine rénovation grâce au mécénat. Hier soir, la société Cobaty s'est engagée pour un don de 10.000 euros.


La Ville a lancé un appel au mécènat privé. Les Rémois intéressés peuvent se' rendre sur le site www.reims.fr.

Aidés par des photographies d'époque des sculpteurs rénovent les, sculptures et statues de la fontaine Subé. Un symbole rémois revit.


Nicolas a modelé une épreuve en argile de la tête d'une statue. Cinq jours en atelier seront ensuite nécessaires. Benrard Sivade

L’ESSENTIEL

•.- La fontaine Subé a été érigée en 1906. Elle a gardé des stigmates des bombardements survenus durant la Première Guerre Mondiale.

•.- Des travaux de consolidation, rép6ration et nettoyage ont démarré en janvier, la fontaine renouera avec sa fonction original à partir d'avril 2017, avec sa mise en eau.

•.- La Ville a lanc6 un appel au mécénat privé, sans minimum de contribution, les Rémois intéressés peuvent se rendre sur www.reims.fr.

•.- Derrières les bâches blanches, place Drouet d'Erlon, des sculpteurs s'activent pour redonner à la fontaine Subé son aspect d’antan.

Que cache le manteau blanc drapant la fontaine Subé 7 Plus d'un passant a pu s'interroger en observant l'imposant édifice, réduit ces dernières semaines à une colonne d'échafaudages surplombée par la Victoire ailée de Jean Barat, seul élément émergeant hors des bâches. Derrière ces rideaux translucides, des sculpteurs s'affairent pour rendre à la fontaine son lustre d'antan.

Nicolas, 36 ans, est l'un des artisans employés par Tollis, l'entreprise de restauration du patrimoine qui a remporté le marché public lancé par, la Ville. Le sculpteur écarte ses longs cheveux parsemés d'éclats de pierre et se penche sur une des quatre naïades - statues représentant les quatre cours d'eau de Reims - pour lui retirer son voile blanc : « Je viens de réaliser une maquette en argile de la tête manquante. C'est une simple épreuve qu'on va copier fidèlement dans nos ateliers (au siège de Tollis, dans le Val-de-Marne. NDLR) ». Le sculpteur s'est inspiré de vieilles cartes postales et de photographies d'archives pour coller au plus près des traits originaux. « Je -=n'ai qu'une photo de face. J'ai dû un peu réinterpréter avec mon ressenti, en m'inspirant des lignes féminines des autres statues.

Les artisans remontent 110 ans en arrière : avant d'attraper leurs outils. Plus haut sur les échafaudages, Didier contemple ce qu'il reste de la naïade de la Vesle : presque rien. « Elle a littéralement été arrachée pendant la Première Guerre mondiale. » Par chance, la maquette utilisée à l'époque pour réaliser l'œuvre est intacte, au musée Le Vergeur, et va être modélisée en 3D. « Une fois réalisée, la statue sera posée directement sur la fontaine par une grue », indique-t-il.

D'autres éléments n'ont pas subi aussi durement les bombardements.

Marc, spatule à la main, applique un mortier « au dosage spécial » sur la sculpture d'une brebis, « pour purger les parties fragilisées ». L'artisan de 27 ans, formé chez les Compagnons, a toujours à portée de main sa trousse d'ustensiles. « On dégrossit le bloc de pierre, avant d'utiliser des petits marteaux. J'aime bien manier la massette portugaise (marteau à la tête ronde. NDLR) et des gouges. » Un travail de finition à l'ancienne. « J'interviens parfois sur du style gothique. Avant ce chantier, j'étais au Louvre. On doit connaître toutes les époques, c'est un voyage dans le temps permanent.»

Cobaty, nouveau mécène

Cobaty Reims Champagne a rejoint la liste des mécènes de la fontaine de Subé. La convention de mécénat a été signée hier soir, à la mairie, entre Arnaud Robinet et la présidente de l'association locale des professionnels des métiers de la construction, Catherine Chopart. Ce n'est pas une première pour l'association : « On avait déjà offert la mise en lumière de la façade de l'hôtel Saint-Jean Baptiste de La Salle, il y a deux ans, rappelle-t-elle. En tant que Rémoise, je suis attachée au patrimoine de la ville. « Cobaty s'engage cette fois pour un don de 10.000 euros. On souhaite qu'il soit utilisé pour la fresque de la statue qui représente les trois métiers de l'économie locale : la vigne, le commerce, l'industrie. Ce sont trois professions de notre association. C'est un clin d'œil. » Jean-Marc Roze, adjoint au maire chargé des finances, espère bien boucler le budget de cette rénovation, suivie, côté patrimoine, par Catherine Coutant.

Le film du chantier

Du local technique à l’ange doré, immersion au cœur des travaux

David GAUTHIER

Extraits de l' union du 15/04/2016

   

   

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 Les travaux démarrent à la fontaine Subé

Si les premiers coups de pioche viennent d'être donnés, il faudra patienter jusqu'à la fin de l'année pour voir couler l'eau .de la colonne de l'ange.


Cetter semaine, l’essentiel était d’accéder au sous-sol. Remi Wafflart

Inaugurée en 1906, la fontaine n'en est pas restée longtemps une. Plusieurs générations de Rémois ne l'ont même jamais connue comme telle. Pourtant d'ici novembre, elle devrait fonctionner à nouveau. « Pour l'instant, ce ne sont que des travaux préliminaires », précise Jean Christophe lnglard, directeur de l'eau et de l'assainissement pour Reims Métropole. « Le gros des travaux démarre la semaine prochaine. » Ces jours-ci, l'équipe fait face au réseau de gaz qui se trouve à l'endroit où le local technique sera enterré. Luc Bilia, responsable secteur stations de Relèvements et Fontaine, explique : « La semaine prochaine, le gaz sera coupé et le problème sera ré- glé, cela n'aura pas d'incidence sur les riverains. »

À partir de ce lundi 18 janvier, commencera donc la première étape : l'excavation pour le local technique. Viendra ensuite la mise en liaison entre celui-ci et la fontaine. Un système de circuit fermé sera aménagé impliquant l'utilisation d'environ 200 m² d'eau.

L'équipe du génie civil passera par la bouche d'égout située en dessous de la fontaine. Si le monument est évidé de l'intérieur, elle devra tout de même le percer à certains endroits. Jean-Christophe Inglard poursuit : « Il y aura plusieurs arrivées d'eau, pour créer du mouvement, des canalisations avec un plus grand diamètre pour un meilleur débit, et il y aura aussi des illuminations. »

L'autre partie des travaux concernera l'aspect de la fontaine. dont la pierre sera restaurée. Selon les techniciens, les plus gros problèmes auxquels le chantier pourrait faire face sont les conditions climatiques: s'il gèle ou neige, cela pourrait décaler les échéances fixées.

Concernant le financement, 33 entreprises donnent de leur temps sur ce projet. Elles pourront bénéficier d'une déduction fiscale. Ce système de mécénat, mis en place par la Mairie, permet à différentes entre- . prises de travailler conjointement autour d'un projet pour la sauvegarde du patrimoine rémois.

« On essaye au maximum de ne pas déranger les riverains, la zone de travaux sera rétrécie dès que la partie du génie civile sera terminée, prévient Luc Bilia. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si la période de chantier se trouve exactement entre les deux marchés de Noël. De plus, de juin à septembre, les travaux seront stoppés pour laisser les Rémois profiter des beaux jours. »

Autre nouveauté : une aire piétonne est prévue autour de la fontaine. Jean-Christophe Inglard promet « une ambiance plus apaisée, cela éloignera les voitures et l'espace sera sans danger Il, Pas d'inquiétude pour les automobilistes, ils pourront continuer de circuler ... mais sans pouvoir faire le tour complet.

Pauline FERRAZ

Extraits de l' union du 18/01/2016

   

   

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Une entreprise fournit les pompes à la fontaine Subé

 
Les travaux de rénovation commenceront début 2016

En septembre, Reims Métropole a lancé une souscription publique, sous l'égide de la Fondation du Patrimoine, pour la restauration et la remise en eau de la fontaine Subé. Une entreprise, Salmson, acteur majeur dans Je domaine des pompes et des systèmes de pompage, a répondu à l'appel de la collectivité pour redonner ses lettres de noblesse à ce symbole patrimonial de la cité des sacres. Situé en plein centre-ville. il domine la place Drouet-d'Erlon. Elle a survécu aux bombardements des deux guerres mondiales qui détruisirent pourtant une grande partie du patrimoine de la ville.

La signature de la convention de mécénat a eu lieu fin novembre et les travaux de rénovation interviendront tout début 2016 et ce, à dlfférents- niveaux pour redonner vie à la fontaine Subê, dont la remise en eau à travers la création d'un circuit fermé. « Nous entretenons des liens étroits avec la Ville de Reims : les solutions Salmson équipent déjà de nombreuses stations de relevage et fontaines. Nous sommes ravis de soutenir la Ville de Reims au travers de cette action de mécénat Il, a indiqué Hella Joudi, directrice marketing. Salmson fournira quatre pompes qui assureront la circulation de l'eau claire en continu et mettra à disposition sa double expertise, technique et métier, jusqu'à la mise en œuvre prévue fin-2016. Salmson a une longue tradition de mécénat, à l'instar des travaux de réhabilitation du système hydraulique originel des parterres Le Nôtre et des jets d'eau du domaine de Chantilly ou encore son partenariat de longue date avec le festival des Nuits de la Mayenne.

Extraits de l' union du 12/12/2015

   

   

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Il ne faut pas dire, fontaine je ne verrai plus ton eau…

Après la Porte Mars au printemps dernier, la mission mécénat de la ville de Reims ouvre, à compter du 17septembre, la souscription pour la fontaine Subé de la place d’Erlon. Subé. Du nom d’Auguste Subé, un Rémois décédé en 1899 et qui, dans son testament, avait légué à la cité des Sacres une partie de sa fortune, dont 200000francs qu’il souhaitait voir destiné à l’érection d’une fontaine. En 1902, le choix de l’emplacement est arrêté: ce sera au milieu de la place d’Erlon, au croisement avec la rue Buirette, en lieu et place de la statue du comte Drouet d’Erlon. Reste alors à choisir le projet définitif. Et sur les 87 réponses à l’appel à projet lancé, c’est la proposition des sculpteurs Paul Gasq, Paul Auban et Louis Baralis, de l’ornementaliste Charles Wary et de l’architecte André Najoux qui est retenue. Après deux ans de travaux (la première pierre fut posée en 1904), l’édifice est officiellement inauguré le 15juillet 1906 par le président de l’époque, Armand Fallières.

 REMISE EN EAU ET LIVRAISON POUR L’AUTOMNE 2016

En poursuivant sa logique de concentrer ses projets portés en mécénat sur des monuments célèbres, symboles du patrimoine exceptionnel de la ville, la municipalité souhaite également « développer la fierté d’être Rémois, de vivre dans une ville à l’histoire si riche », confie Laura Exposito Del Rio, responsable de la mission mécénat. Près de 100 ans après son inauguration, la fontaine Subé s’apprête donc à profiter d’une cure de Jouvence avec une reprise et un nettoyage de sa statuaire ainsi qu’une remise en eau très attendue (mise en place des réseaux et création d’un petit local souterrain adjacent). Durant les quelques mois de travaux, un nettoyage et une consolidation des parties s’effritant seront aussi réalisés. Enfin, une toute nouvelle mise en lumière et un nouvel aménagement de la voirie viendront conclure cette opération, dont le coût est évalué à 650000euros TTC. Ouverte à tous, particuliers et entreprises, la souscription pour la levée de fonds autour de la fontaine Subé sera active pendant toute la durée des travaux, ceux-ci devant s’achever à l’automne 2016

A.H.

Renseignements: 03.26.24.54.16.

110 ans après son inauguration, la fontaine Subé se prépare à s’offrir

Extraits RA320 de 12/2015

   

   

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 La fontaine Subé de 1906 à nos jours

  D'hier à aujourd'hui  


Des milliers de Rémois s’étaient déplacés le 15 juillet 1906.

 
La Place Drouet d’Erlon de nos jours. Coll. L Leroy/M.Thibault.

Grâce au don de 20 000 francs-or, légués par Alfred Subé (né à Reims, décédé en 1899), il est décidé d'ériger une fontaine monumentale place Drouet d'Erlon. Pas moins de 85 maquettes sont proposées à cette occasion. Le jury choisit celle de l'architecte André Narjoux, des sculpteurs Paul Gasq, Paul Auban, L Baraus et de l'ornementaliste Charles Wary.

L'édifice est surmonté d'une Gloire en bronze. Quatre bassins symbolisent les rivières arrosant le département : La Marne, la Vesle, l'Aisne et la Suippe.

La première pierre est posée le 23 mai 1904 et l’inauguration a lieu en grande pompe le 15 juillet 1906, en présence de milliers de Rémois et de Léon Bourgeois, ministre des Affaires Etrangères, sénateur de la Marne.

Extraits de l' union du 21/03/2015

   

   

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 Subé, une célébrité locale


La fontaine Subé reste l’un des monuments les plus fameux de la vie rémoise

Pour planter le décor, il faut remonter à 1849, année durant laquelle la place de la Couture devient place Drouet-d’Erlon pour rendre hommage à un Rémois, militaire à la carrière mouvementée pendant la Révolution et l’Empire. Jean-Baptiste Drouet, fils de charpentier devenu général, sera fait comte d’Erlon et maréchal de France sous Louis-Philippe. Ses obsèques à Reims en 1844 furent «  grandioses  » mais l’inauguration de sa statue colossale donna lieu à quelques manifestations politiques.

En 1903, cette statue sera considérée comme «  encombrante  » et elle sera transférée à à l’angle des boulevards Henry-Vasnier et Victor-Hugo mais la place conservera le nom de l’illustre maréchal. Entre alors en scène, place d’Erlon, le riche Rémois Auguste Subé. Il offre une somme destinée à construire une fontaine en forme de pièce montée, comme on les aimait alors, et elle est inaugurée en 1906. L’architecte Narjoux et les sculpteurs Gasq, Auban, Baralis et Wary y placent des naïades personnifiant les rivières Suippe, Marne, Vesle et Aisne. Une « Victoire » en bronze vient couronner le tout. Mais, durant le Grande Guerre, ces naïades sont grièvement blessées et la Suippe est décapitée. En 1941, des jeunes y hissent un drapeau à croix de Lorraine et la même année, la Victoire est dérobée par les Allemands.

 En 1954, la fontaine devient un objet de polémique pour les Rémois et L’union s’en fait l’écho : faut-il démolir ce «  bidule affreux  » ou restaurer ce régulateur de circulation ? Il y a les Subétains et les anti-Subétains et les mauvaises langues vont bon train. Cependant, elle résiste et l’eau y coule à nouveau en 1959. Elle est nettoyée et consolidée en 1981 et en 1989, une entreprise mécène lui offre une nouvelle « Victoire ailée », dorée cette fois-ci. Celle-ci brille toujours à 17 mètres de haut. Mais les rivières ne coulent plus depuis longtemps.

Et demain ? Le dossier de sa remise en eau existe bien : il est sur plusieurs bureaux de Reims Métropole, tels que voirie et direction de l’eau et de l’assainissement. Un travail de concertation serait prévu à plus ou moins long terme. Du reste, la fontaine Subé fait partie des lieux les plus fréquentés et les plus photographiés de notre ville.

À lire : « Reims, ses rues, ses places, ses monuments », de Daniel Pellus (éditions Horvath 1983) ; « 1950-2000 : 50 ans de vie rémoise », par Alain Moyat (éditions Fradet 2000).

 Par L'union du 22/08/2014

   

   

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La fontaine Subé

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Financée par Monsieur Auguste Subé (marchand d'étoffes), la fontaine est l'oeuvre de l'architecte André Narjoux et des sculpteurs P. Gasq, P. Auban, L. Baralis et J. Warya. À son sommet un ange ailé en bronze, autour du socle sont disposées quatre vasques surmontées des inscriptions, la Suippe, la Marne, la Vesle, l'Aisne (à noter que Suippe est écrit « Suippes »), quatre rivières traversant le département.         La première pierre posée le 23 mai 1905, c'est le Ministre des affaires étrangères Léon Bourgeois qui inaugurera la fontaine le 15 juillet 1906 devant une foule considérable. Lors de sa mise en eau ce jour-là, seul un mince filet d'eau coula, qui fit pousser un ha!! de déception à la foule… Une fontaine inaugurée sans la présence de son argentier, Auguster Subé étant décédé en 1899. La fontaine Subé résistera fièrement au bombardement de 1914-1918, en 1940 les soldats allemands lui enlèveront son ange ailé en bronze pour en faire des canons.

En mauvais état, sans eau, sans sa « Victoire ailée », en 1954, on pense à la détruire, les discussions vont bon train, les Rémois s'emparent du sujet, les uns pour sa démolition, les autres contre.

C’est le 26 février 1954 que le Conseil municipal tranche, abandonnant le projet  de démolition mais, ce n'est que dans les années 1970 et 1980 que l'on entreprendra une première restauration, lui rendant sa blancheur originelle et en décembre 1989 une copie de la Victoire ailée coiffe à nouveau son sommet grâce au mécénat du Crédit Agricole. Seule l'eau n'est pas de retour. En 2005, 2006 la ville de Reims entreprend le réaménagement des deux rues qui partent du pied de la fontaine, la rue de l'Etape et la rue Buirette, cette dernière recevant six tables d'eau avec jets bouillonnants… mais pour ce qui est de la fontaine Subé, la source semble tarie !

Extraits de l'hebdo du vendredi du 24/06/2009

   

   

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La Fontaine des Boucheries  

La fontaine des Boucheries, témoin du passé de la ville

Du cours Langlet à la place Jules-Lobet
Et la fontaine a décollé…
Une Fontaine dans les airs !
De l’économie à l’histoire
La Fontaine des Boucheries
La Fontaine voyage

   

   

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La fontaine des Boucheries, témoin du passé de la ville

Désormais baptisée place Jules-Lobet, la fontaine monumentale a résisté à plusieurs déménagements.


La fontaine monumentale a été installée dans un endroit judicieux mais les travaux alentour ternissent son éclat

À SAVOIR

 •.- « Histoire de Reims », Tome Il de Georges Boussinesq et Gustave Laurent (Matot-Braine 1933)

•.- « Reims », de Gustave Crouvezier [Nouvelles éditions latines 1970)

•.- « Reims...un siècle d'événements 1900-2000 »de Daniel Pellus. Edition Fradet (2001)

Maintenant Place Jules Lobet, la fontaine monumentale des Boucheries a survécu jusqu'à nos jours, malgré plusieurs déménagements.

Son nom est lié au marché des Boucheries supprimé en 1880. Ce lieu sera occupé plus tard par une école ménagère au milieu de laquelle se dressera encore cette haute construction (datée de 1770 et parfois attribuée' au sculpteur Adam l'Aîné). Il avait été prévu que l'eau coule depuis la vasque supérieure mais la pression était insuffisante et elle ne jaillissait que par des mascarons à gauche et à droite du monument.

Durant les bombardements de la Grande guerre, la fontaine a résisté, debout au milieu de ruines. Sur une photo prise en 1930, on la voit devant la Chambre des notaires, non loin d'un monument aux Poilus édifié en 1926 au bout du cours et en son centre.

Cette cohabitation sera de courte durée car en 1933 le monument aux morts va partir vers la place Léon Bourgeois pour répondre au projet de dédier ce cours au Docteur Jean-Baptiste Langlet, héroïque maire de Reims pendant la guerre de 1914/1918, décédé en 1927 » et l'idée est d'utiliser la fontaine en la plaçant à l'endroit libéré par le précédent transfert.

Ce fut fait de manière spectaculaire par des solides ouvriers Quila poussèrent lentement jusqu'à son nouvel emplacement, offrant Ilune magnifique perspective vers la cahédrale» sur cet espace désormais appelé Cours Langlet. Un médaillon représentant cet homme de valeur fut ajouté sur la fontaine. On le sait maintenant: l'arrivée du tramway a encore changé la donne et elle a, de nouveau, émigré vers un autre endroit, bénéficiant au passage d'une réfection et d'une remise en eau qui s'écoule de face par deux mascarons identiques aux anciens. Elle a aussi été dotée d'un éclairage avec jeux de lumière colorés d'un bel effet: les usagers du tramway l'admirent le temps d'un virage. Le choix de cette petite place pour y conserver Ce témoignage du passé de la cité était plutôt judicieux, mais il faudrait toutefois que soit terminée la restauration du mur privé devant lequel il est établi car l'aspect actuel est plus que désastreux ... À Quand la fin de ce chantier ?

T. DELESALLE

Extraits de l' union du 20/08/2014

   

   

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 Du cours Langlet à la place Jules-Lobet
La fontaine a fini de déménager

 
Son royaume sera désormais la place Jules-Lobet.

Depuis hier midi, la fontaine des Boucheries trône sur la place Jules-Lobet. Son déménagement depuis le cours Langlet, qui avait démarré mercredi, s'est achevé sans problème. Une réussite pour l'entreprise des Bâtiments associés de Muizon.

Devant des curieux plus nombreux que la veille, les équipes mandatées par Mars ont à nouveau balade le monument dans les airs avant de le reposer, presque au millimètre près, dans son nouveau lit.
Il a fallu 30 minutes pour déplacer les 95 tonnes de pierre. La fontaine va maintenant bénéficier d'un bon décrassage. Le mur privé encore plus sale devant lequel elle a été posée sera lui aussi nettoyé. La Ville devrait prendre un arrêté dans ce sens.

Quand les travaux de la place seront achevés, c'est-à-dire fin 2010 au plus tard, il coulera à nouveau de l'eau dans la fontaine des Boucheries.

C.F.

Extraits de l' union du 17/04/2009

   

   

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Et la fontaine a décollé… 


Le monument devait être déplacé car il se trouvait sur le tracé du tram.

OPÉRATION réussie. La première phase du déplacement de la fontaine des Boucheries s'est bien passée. Hier, à 13 heures quasi précises cours Langlet, le monument a été soulevé de terre. À 13 h 20, il avait été déposé sans encombre et sous les applaudissements sur la plate-forme d'un camion.

Apparemment simple, l'opération n'était pas sans risque : « Les phases du décollage et de la dépose sont les plus délicats », souligne Alain Desvaux, directeur de production pour Mars.

Malgré le socle en béton et l'emballage renforcé de la fontaine, une cassure soudaine était toujours possible. Surtout sur un monument de près de 100 tonnes et de 250 ans qui n'a pas été entretenu. Il ne sera d'ailleurs pas restauré mais seulement nettoyé et normalement remis en eau.

Après ses émotions d'hier, la fontaine aura passé la nuit sur son camion. Une autre épreuve l'attend aujourd'hui.

La suite ce matin

À 11 heures ce matin (sauf changement lié à l'installation de la grue), elle sera encore soulevée pour être placée dans son nouveau lit place Jules-Lobet. Soit à 50 mètres de son ancien emplacement.

Un socle de béton a été préparé pour elle, la grue devra la déposer et ne restera plus qu'à la caler.

Ce déménagement qualifié « d'impressionnant » par les spectateurs présents hier doit permettre de laisser le champ libre au passage du tramway cours Langlet.

Un détail dans le projet tram qui aura tout de même coûté 535 000 euros. Que les contribuables se rassurent : la somme est comprise dans le coût global des travaux.

C.F.

Extraits de l' union du 16/04/2009

 

Une Fontaine dans les airs!

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Cette semaine, la Fontaine des Boucheries, monument classé historique de près de 100 tonnes, a été déplacée, place Jules Lobet par la voie des airs avant d’être remise en eau. Cette opération réalisée dans le cadre des travaux de la première ligne de tramway de l’agglomération de Reims, aura nécessité au total, deux mois de préparation. La construction de la première ligne de tramway requérait de déplacer cette fontaine située Cours Langlet en centre-ville, dans l’axe de la tour nord de la cathédrale de Reims.

À la suite de son transfert, elle bénéficiera d’une cure de jouvence avec une mise en valeur par un éclairage approprié et une remise en eau réalisées par la Ville de Reims et Reims Métropole. Ces aménagements contribueront à lui donner un nouvel attrait touristique à la hauteur de son passé. La Fontaine des Boucheries s’inscrira en parfaite cohérence avec le cheminement des ambiances urbaines et historiques traversées par la ligne du Tramway depuis le site classé des promenades vers le Cours Langlet et la Cathédrale.

Extraits de l' hebdo du vendredi N° 120 du 17/04/2009

   

   

 Répertoire 

De l’économie à l’histoire

Fontaine des Boucheries

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48 monuments historiques inscrits sur les 51 recensés sur la Ville de Reims sont dans le périmètre de la ligne de tramway. Seule la Fontaine des Boucheries, localisée sur le cours Langlet, est physiquement affectée par le tracé de la ligne. Il convient donc de la déplacer. Son nouvel emplacement (le 3e de son histoire) a été choisi en concertation avec l’Architecte des Bâtiments de France. Une fois restaurée, elle sera installée et valorisée place Jules Lobet. Les travaux préparatifs du déplacement ont débuté. Le transport vers le nouvel emplacement doit intervenir à la mi-avril

Un peu d’histoire

 Argenterie gallo-romaine : face à la gare centre, les fouilles archéologiques des travaux de la trémie ont permis le dégagement d’une cave antique qui a livré une découverte exceptionnelle : un ensemble d’argenterie gallo-romaine, toujours enveloppé dans ses tissus. Le plus remarquable de cette découverte est l’état de conservation des tissus qui enveloppent l’ensemble dont des lambeaux de fourrure et de peau.

 http://www.inrap.fr

 Reims la Romaine : A l’initiative de l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP), Jean-Paul Fargier, cinéaste de renom, réalise un film pédagogique de 52 mn intitulé « Reims la Romaine ». Ce documentaire, destiné notamment à être diffusé sur les chaînes nationales, doit reconstituer le visage de la grande cité gallo-romaine qu’a été Reims. Reims Métropole, partenaire de ce projet, s’est engagée sur une participation financière de 50000 €.

Extraits de Reims Métropole Magazine - N° 108 Mars 2009

   

   

 Répertoire 


  
 Reims, autrefois...
 

La Fontaine des Boucheries

 

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Tous les Rémois la connaissent, dressée à l’extrémité du Cours Langlet, côté rue Thiers. Dans sa perspective : les tours de la Cathédrale ; scellée sur sa base, le médaillon en bronze de Jean-Baptiste Langlet. Grande voyageuse, cette fontaine mérite bien d’être présentée. C’est en 1770 que la fontaine est conçue pour alimenter les 28 boucheries constituant les abattoirs de la ville, au niveau de l’actuelle rue des Boucheries. Ceux-ci occupent alors les locaux et la cour de l’ancien hôpital désaffecté. En 1840, les abattoirs sont transférés à la Barbacane, de l’autre côté du Pont de Vesle (aujourd’hui, clinique). Les lieux deviennent école ménagère en 1880 et la cour conserve sa fontaine.

Les bâtiments sont détruits par les bombardements pendant la guerre 14-18 mais la fontaine résiste. Restaurée, puis classée monument historique en 1927, elle migre au coin de l’actuelle Chambre des Notaires. Le centre du Cours Langlet est tenu par le poilu, érigé en 1925 à la mémoire des 132ème et 332ème Régiments d’Infanterie, ainsi que du 46ème Régiment d’Infanterie territorial. Brave poilu qui, en 1933, accepte de céder sa place et bat en retraite place Léon Bourgeois. La Fontaine des Boucheries vient prendre sa place en 1935, déplacée sur rails sans être démontée. Depuis longtemps maintenant, elle a cessé d’exercer sa fonction première. Déclarée « sans domicile fixe », vers quel endroit le futur tramway entraînera-t-il notre voyageuse ?

Avec l’aimable collaboration de Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims.

Extraits de l' hebdo du vendredi N° 30   du 27/04/2007 

   

   

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La Fontaine voyage

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Spectaculaire déplacement pour ce monument d’une centaine de tonnes même si ce n’est pas une première pour la célèbre fontaine dite des Boucheries. Elle doit son nom à la rue des Boucheries, l’une des artères menant à sa place initiale et aux bouchers qui en faisaient usage.

Depuis 1933 dans l’axe du cours Langlet, l’édifice a rejoint sa nouvelle destination place Jules Lobet.

VRI 256 - 05/2009

   

   

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  La Fontaine Bartholdi  

 

La Fontaine Bartholdi

  Reims, autrefois ...

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 Ancien terrain vague, volontiers qualifié de cloaque, séparant le faubourg de Laon du centre de la ville au milieu du 19ème siècle, le projet d’un immense rond-point fut réalisé en 1884, illustration de la politique de grands travaux décidés par la municipalité au lendemain de la guerre de 1870. Il s’agissait, en particulier, d’en finir avec la démolition des anciens remparts et de rattacher les quartiers excentriques en plein essor. Ce vaste espace, devant la Porte Mars, reçut le nom de Place de la République. Détaché du 2ème canton, le faubourg de Laon devenait dès lors, avec sa population composée d’ouvriers des Chemins de Fer, des grandes biscuiteries et des maisons d’alimentation à succursales multiples, le 4ème canton de Reims en février 1889. De loin le plus actif et le plus populeux, il allait bénéficier de l’une des quatre lignes de tramways électriques, allant de Dieu - Lumière au bout de l’Avenue de Laon, à l’issue des travaux entrepris en septembre 1900.

L’implantation d’une fontaine publique fut décidée par nos autorités qui se tournèrent vers l’artiste à la mode : Frédéric Auguste Bartholdi. Originaire de Colmar, le sculpteur, rendu célèbre par la réalisation du « Lion de Belfort » et plus encore par la « Statue de la Liberté éclairant le Monde » à New York, réalisa pour Reims une oeuvre certes mineure mais très appréciée de la population locale. Dressée au centre de la place, cette réalisation monumentale, fidèle au talent robuste et populaire de Bartholdi, fut détruite par un obus à la fin de la Grande Guerre. Un modeste bassin muni d’un jet d’eau central prit sa place lors de la reconstruction avant de tomber en disgrâce.

Avec l’aimable collaboration d’Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims – Musée - Hôtel Le Vergeur.

Extraits de l' hebdo du vendredi N° 119 du 10/04/2009

   

   

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   La fontaine de la place du Parvis   


 

La fontaine de la place du Parvis

REIMS AUTREFOIS…

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  La longue nuit qui succède aux vagues des invasions barbares a ruiné les réseaux d’alimentation en eau construits par les Romains pour alimenter la ville de Reims. L’état sanitaire, au début du 18ème siècle dans notre cité privée d’eau saine et potable est alarmant. L’eau des puits creusés dans les crayères est mise en accusation ; selon le corps médical, un Rémois sur trois souffre d’un goitre ou d’un cancer. Trois hommes providentiels vont unir leurs efforts pour assurer, dès 1748, la distribution d’une eau salutaire : le Lieutenant des habitants M. Levesque de Pouilly, le Chanoine Godinot le bailleur de fonds et le Père Fery l’ingénieur. L’eau de la Vesle va alimenter la Ville de Reims à travers un réseau de 17 fontaines publiques jusqu’à la découverte de la nappe aquifère en 1874. L’une d’entre elles est la fontaine de la place du Parvis. Elle a été placée contre le mur de clôture du palais archiépiscopal, à proximité du contrefort sud de la Cathédrale. Simple borne à l’origine, les conseillers décident de dédier cette fontaine au souvenir de Jean Godinot et de construire un édifice digne du bienfaiteur qui a dépensé sa fortune pour le bien des habitants.

 Deux projets sont élaborés qui, fondus en un, bénéficient de l’apport de 12 000 livres du généreux donateur M. Rogier, Lieutenant des habitants. Commencée en 1755, la fontaine monumentale est achevée l’année suivante. Elle simule un amas de rochers d’où s’échappe un filet d’eau qui tombe dans une vasque à laquelle on accède en gravissant deux marches : une arcade, formée par deux pilastres coiffés d’un fronton arborant les armes de la ville surmontées de fleurs de lys, domine l’ensemble. La dédicace présente le Chanoine de l’Eglise de Reims comme : « le Père des pauvres, le modèle des citoyens ».

La fontaine Godinot est en partie détruite à la Révolution. La pierre du fronton est retrouvée des années plus tard dans les jardins du palais archiépiscopal, un bonnet phrygien sculpté en place de l’ancienne couronne. La fontaine est restaurée en 1822 mais l’eau s’y fait rare. En 1867, à l’initiative de Viollet - Le - Duc, la décision est prise de prolonger la grille de clôture du palais jusqu’au premier contrefort de la Cathédrale. La fontaine disparaît avec le mur sur lequel elle était adossée. Selon un témoin oculaire, elle fit l’objet d’un démontage soigné dans l’attente d’un nouvel emplacement, avant qu’on en perde la trace. Seule la seconde plaque dédicace apposée en 1822 a été conservée et déposée au Musée où elle figure peut-être encore sur le registre de l’inventaire.

Avec l’aimable collaboration d’ Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims – Musée - Hôtel Le Vergeur.#

Extrait de l'hebdo du Vendredi - 28/08/2008

   

   

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  La Fontaine d’Ormesson  

 

La Fontaine d’Ormesson

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Après trois siècles troublés par le bruit des armes de la Guerre de Cent Ans ou des Guerres de Religions, le XVIIIème siècle offre à la France une ère de paix intérieure. Les champs de batailles sur lesquels notre pays est engagé se situent quelque part en Europe Centrale ou dans de lointaines contrées appelées colonies. Nul ne prévoit la tourmente révolutionnaire qui bouleversera la fin du siècle.

Libérée des contraintes militaires axées sur l’entretien et la consolidation des dispositifs de défense, la bourgeoisie rémoise se tourne vers des projets de travaux capables d’améliorer la vie quotidienne dans notre Cité. Sortir du Moyen Age pour entrer dans l’époque moderne suppose des travaux de voirie et d’éclairage public, ainsi que des mesures d’hygiène pour évacuer les eaux usées et réaliser un système de canalisations assurant un service public d’eau potable. En effet, la destruction de l’aqueduc gallo-romain au XIIème siècle a réduit les rémois à l’eau des puits, source de graves maladies.

Grâce aux efforts conjugués du Lieutenant des habitants Levesque de Pouilly, du Chanoine Jean Godinot et du Père André Fery, 19 fontaines vont alimenter les quartiers de la Ville, installées à partir de 1752, dont celle dite Fontaine de Machault au Marché aux draps proche de l’actuel Hôtel Le Vergeur. Le Conseil de Ville, qui connaît une période euphorique, confie à l’ingénieur de la Généralité, Legendre, le soin d’établir un plan d’agrandissement et d’embellissement du nouveau Reims. Les fontaines y tiennent une place importante, sur la place des Marchés redessinée, comme pendant à la fontaine du Marché aux draps, Legendre en prévoit une autre côté Marché au blé : La Fontaine d’Ormesson, du nom du Conseiller d’Etat, Intendant des finances. Ce bel édifice comporte une colonne à torsade servant de piédestal à un jet d’eau, s’élevant au centre d’un bassin formé par une suite de coquilles arrondies. D’autres fontaines sont prévues rue du Cloître et Place de l’Hôtel de Ville.

À l’époque déjà, nos édiles nourrissaient de vastes ambitions pour la ville. Hélas, la Fontaine d’Ormesson resta à l’état de projet, le manque d’argent empêcha de l’exécuter.

Avec l’aimable collaboration d’Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims – Musée - Hôtel Le Vergeur

Extrait de l'hebdo du vendredi N°170 du 28/05/2010

   

   

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  La fontaine en marbre de Guillaume Coustou  

 

 De l'ancienne place du Marché à l'abbaye Saint-Remi·

 Au coeur du musée Saint-Remi, la fontaine en marbre de Guillaume Coustou est une des plus anciennes de la ville.

 

La fontaine a pratiquement gardé son aspect d'origine.

Au musée Saint-Rerni, I'attention est actuellement attirée sur une page d'histoire avec une exposition consacrée à la Grande guerre et à l'hôpital civil qui y était alors installé. Les visiteurs auront l'occasion de s'attarder devant la fontaine qui se dressait alors dans le cloître, tout comme aujourd'hui.

Les archives municipales possède une carte postale sur «Reims dans ses années de bombardements 1914, 15,16». Elle porte le W 220 et représente « l'hôpital civil incendié par les allemands le 13 Août 1916 » : on y voit cette fontaine dont J'histoire mérite d'être rappelée.

Elle est l'oeuvre de Guillaume Coustou fils, architecte fontainier et de l'architecte Rousseau (en 1752/1753). Elle a d'abord été érigée sur la Place du Marché, d'où son nom de « Fontaine au marché au drap». ou encore « fontaine Machault » en hommage au Contrôleur Général des Finances, qui « avait fort appuyé les demandes de subsides de la ville » , pour sa construction.

A la fête-Dieu 1756, les habitants du quartier placèrent temporairement un crucifix hydraulique au sommet de la fontaine. En 1768, quelques réparations furent déjà nécessaires et pour protéger le vase en bronze du froid de l'hiver, un couvercle fut ajouté .. , et dérobé en 1802. Transférée ensuite Place Saint-Nicaise, la fontaine fut privée de son vase, volé en 1882.

Retrouvé, il ne fut replacé que pour l'exposition de 1895. Pour protéger la fontaine de dégradations multiples, il fut alors décidé de la transférer dans le cloître de l'abbaye. Les dauphins qui crachaient l'eau et le vase furent démontés en 1916.

Celui-ci n'est revenu qu'en 1953 et la fontaine devint alors une vasque fleurie. Sa remise en état en 1972 s'est accompagnée du retour des dauphins. Elle peut être exceptionnellement mise en eau, ce qu'a bien voulu faire le conservateur Marc Bouxin pour la photo de cette belle fontaine classique, avec son bassin rond en marbre orné de draperies retenues par des rubans. L'eau coule doucement de la bouche des dauphins mais les serpents qui ornent le vase sont désormais stériles (un dessin de 1866 les montrent généreux en « eaux vives et abondantes ) ...

Thérèsee DELESALLE

 Texte de la dédicace à M. de Machault

« L'an de grâce 1751 sous le règne glorieux de Louis XV, Jean-François Rogier étant lieutenant des habitants. ces eaux vives et abondantes qui animent et facilitent notre commerce rappelleront à jamais le Ministre de M. de Machault. garde des Sceaux, Contrôleur Générai des Finances. protecteur des Sciences et des Arts. »

Extraits de l' union du 27/09/2014

   

   

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Ne jamais dire fontaine…

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Sous les pavés, la plage…le slogan a fait fureur en mai 68. En 2007, à Reims, cours Langlet, on peut dire sous la pelouse …des mosaïques. Les fouilles archéologiques préventives qui se déroulent jusqu’au 8 août viennent en effet de mettre à jour des fontaines datant des années 30, remblayées ensuite dans les années 50 pour offrir aux Rémois et aux chiens de magnifiques pelouses. Entre ces bassins, des vestiges moyenâgeux ont également été mis à nu. En attendant les véritables travaux du tramway, le site clos de grilles sera exposé à la vue des habitants. Mais après, que deviendront ces bassins ? Petite suggestion : : Et s’ils trouvaient leur place rue Buirette en guise de fontaine ?

Extraits de l'union  du 27/07/2007

   

   

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 Les bassins ont disparu en 1955





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 Lors des fouilles archéologiques préventives avant la construction de la ligne de tramway, nous avons parlé des bassins qui animaient le superbe quartier cours Langlet. La société des Amis du vieux Reims nous a fait la gentillesse de nous adresser une photocopie d'un article avec photo publié dans l'union des 19-20 mars 1955. On pouvait y lire : « On ne verra plus la cathédrale se refléter dans le miroir calme des bassins du cours Jean-Baptiste Langlet. Depuis quelques jours, on procède en effet au comblement de ces bassins chers aux Rémois. Il avait bien été question il y a quelques mois de les remettre en état... Mais ce projet a définitivement été abandonné et des pelouses fleuries les remplaceront. Ce sera plus économique. »

Vous aussi adressez-nous vos photos insolites.

 Extrait de l'union du 08/2007

   

   

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