La Presse de la Ville de REIMS

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Les Amis de la Cathédrale  -  JUMELAGES - Interpol’art

Sacrés sabreurs
Un as du thriller à Interpol’art

Le créateur de Navarro débarque

Céz’Art en remet une couche

Le festival Interpol’art se lance vendredi

Le prochain Interpol’art se prépare

Le dernier clin d’œil de Kusek 

Saint-Ex change de nom et d'image

À quoi sert l’argent que reçoivent les associations

Au bonheur des collectionneurs

Une dotation de 100.000€ pour 12 associations

2017

L’art prend racine place de Lisieux
Les sabreurs de la confrérie  réclamés jusqu’en Australie

Reims cultive son histoire pour construire son avenir

Deux artistes et un parking, exposition insolite à Reims

Grande réserve externalisée des musées de Reims: le projet avance

À Reims, l’art entre au parking

 2016

Ce pacte qui lie l'Etat à la Ville pour la culture
Quand Céz Art affiche la couleur

Street art : Kusek embellit les rues de Reims avec ses pochoirs
Reims signe pour deux années de plus de « Rêve de couleurs »
Frédéric Voisin, monstre sacré de la gravure
Interpol'art, le noir à l'honneur
Quand l'archéologie raconte la Grande Guerre
Une nouvelle directrice pour les musées historiques
Michel BÉNARD POÈTE PROLIFIQUE
Négociations pour la statue
Des rois de France pour baliser la rue entre cathédrale et basilique
La troisième vie de la salle du trésor

L'artiste C215 va encore sévir à Reims

En 2016, les musées de Reims vont se moderniser 

« On a de l'or entre les mains »
Georges Magnier prend la tête des musées de la Ville de Reims 

 2015

 À Reims, une exposition sur Henry Vasnier à la Villa Demoiselle
REIMS À LA CONQUÊTE DES CINQ CONTINENTS
L’imaginaire des technologies modernes s'expose à Saint-Ex
Nova Villa prend ses quartiers au Cellier
Marc Bouxin, jongleur de siècles
À Reims, Marc Bouxin, deux musées, un fort et de nombreux souvenirs...
Le directeur des musée Saint-Remi, de la Reddition et de la Pompelle est parti
La Série Noire de Gallimard sera l'invitée d'honneur· du 10e Interpol'art
« VERS UN JUMELAGE REIMS-NAGOYA »

Fin de saison en beauté pour Arts, loisirs et culture
Les villes révisent leur culture générale
« Nous devons inventorier les trésors de nos musées »
« 
Une politique culturelle, c'est faire des choix »
 A Reims, la municipalité « a conscience de l'importante de la culture»

 2014

Les proiets pour les trois musées
« Si possible, un musée avant 2020 », espère le maire de Reims

Reims rafraîchit son Histoire
Il est urgent de préserver les trésors rémois

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Interpol’art

 

Un as du thriller à Interpol’art

Guy-Philippe Goldstein, auteur   du captivant «Sept jours dans la nuit », est l’un des nombreux auteurs invités ce week-end au festival Interpol’art.  *


Comme beaucoup d’autres auteurs, Guy-Philippe Goldstein, analyste des questions de stratégie et de cyberdéfense, sera ce week-end au Cellier. 

Pour les fondus de littérature policière, c’est LE week-end coché de longue date. Comme chaque année, le festival Interpol’art réunira au Cellier une trentaine d’auteurs - roman et BD ( voir encadré) - dont certains comptent parmi les plus fines plumes du genre noir. Invité pour la première fois, Guy-Philippe Goldstein, analyste des questions de stratégie et de cyberdéfense, a signé l’an dernier l’un des plus étonnants polars de l’année, qui plus est dans un registre, le techno-thriller, où peu de Français osent s’aventurer. Dix ans après Babel minute zéro (2007), Sept jours dans la nuit (Série Noire/Gallimard, 650 pages) raconte à l’échelle mondiale une course contre-la-montre pour éviter une guerre nucléaire. Pour résumer, une sorte de 24 heures chrono avec une leçon de géopolitique en plus.

Quelles ont été vos motivations pour l’écriture de ce roman ?

Elles sont doubles. L’une est venue après le 11-Septembre et consistait à se demander quel type d’attentat pourrait être « pire ». Et lequel pourrait avoir une signification géopolitique maximale ? Cela a davantage à voir avec mon travail d’analyste qu’un goût pour le morbide. Par ailleurs, je suis issu d’une famille d’anciens déportés, dans laquelle il y a une tradition de mémoire, de se dire que le pire est toujours possible. Mon travail avait donc à la fois une dimension cathartique tout en permettant d’identifier des chemins par lesquels la contagion du mal pourrait arriver. Il est fondamental de voir le danger, sinon il peut surprendre.

Quelle étiquette colleriez à votre roman : un polar ? Un roman d’anticipation ? Un thriller ?

J’ai essayé avec ce livre de participer à une littérature qui a toute sa place dans le monde anglo-saxon, peut-être moins en France. Ce genre de techno-thriller, ou thriller d’anticipation, est parfois vu sous l’angle du divertissement mais, pour beaucoup, il constitue plutôt des points de réflexion. Il existe des exemples historiques fameux : H.G. Wells (auteur britannique de science-fiction) est le premier - avant les militaires - à avoir utilisé le terme de « bombe atomique ». De même, le concept de « cyberespace» vient de William Gibson (écrivain américain de science-fiction). Dans certains pays, les élites militaires et politiques sont très ouvertes à ces questions d’imagination afin d’essayer de comprendre les menaces de demain.

Ce que vous écrivez pourrait-il, selon vous, se produire ?

Comme d’habitude, ce n’est pas le plus probable mais ce que je raconte à propos de l’uranium enrichi n’est pas impossible. Le roman, c’est son grand pouvoir, permetde nous faire ressentir différemment les choses

Pourquoi avoir repris dans « Sept jours avant la nuit » le personnage de Julia O’Brien, déjà présente dans « Babel Minute Zéro » ?

Là encore, elles sont doubles. Mon premier roman essayait déjà de décrire quelles pourraient être les grandes menaces capables de nous faire redécouvrir ce qui a failli nous faire tomber : la guerre mondiale. Sachant qu’à l’âge du nucléaire et du cyber, elle serait dotée d’atours encore plus catastrophiques. Julia O’Brien, qui est mon fil rouge, est une femme (officier supérieure du renseignement US, NDLR) dans un univers d’hommes déboussolés. A force de l’écrire, je m’y suis attaché et j’ai essayé, dans mon second livre, de lui donner encore plus de chair. Elle est une femme dirigeante qui n’a pas un sentiment un peu tribal d’obéissance au chef, ce qu’on voit beaucoup chez les hommes. Elle n’est ni une femme soumise, ni une femme fatale.

La reverra-t-on dans votre prochain livre ?

S’il y a un suivant, c’est possible...

Écrire un roman aussi ample et documenté n’amène-t-il pas, pour son auteur, une forme d’obsession ?

C’est un jeu. Un wargame dans lequel je joue avec mes personnages. Eux-mêmes, avec leurs interactions, m’amènent dans des situations auxquelles je n’avais pas initialement pensé. C’est une sorte de voyage intellectuel qui est un plaisir - enfin, pas forcément pour l’éditeur ( rires) ! J’ai beaucoup appris sur l’Inde, l’Arabie Saoudite, les questions de stratégie nucléaire et la fragilité de notre monde.

Vous aviez déclaré dans un entretien que « la littérature peut être utile ». En quoi ?

Le roman, c’est son grand pouvoir, nous permet de nous mettre dans la peau de personnages, de ressentir différemment les choses. Mais au-delà des personnages, on créé des univers qui permettent de tester des idées, de générer des hypothèses et de les travailler. Là est l’utilité de l’espace fictionnel. Il y a, là encore, des cas historiques où le roman a eu des actions politiques - Churchill, après avoir lu HG Wells, a commencé à réfléchir à l’utilisation politique de l’arme atomique. Babel Minute Zero, qui avait bien circulé en Israël, a été évoqué par Netanyahou dans une conférence sur la cybersécurité en juin dernier - c’est dommage, il ne dit pas le nom de mon roman (sourires).

Quel plaisir avez-vous à vous rendre dans des festivals tels que Interpol’art ?

C’est fondamental ! Si on veut écrire et se faire publier, c’est parce qu’on veut partager, et donc écouter en retour ce qu’on va nous dire. J’ai un plaisir énorme à échanger avec des lecteurs qui vont mettre l’accent sur certaines choses - la haine religieuse, l’emballement nucléaire, la manière dont est traitée tel ou tel personnage. Et rencontrer avec d’autres auteurs, leurs univers, est aussi très enrichissant

Menu copieux ce week-end au cellier

 

Une trentaine d’auteurs de polars, ainsi qu’une dizaine d’auteurs BD, seront ce week-end au Cellier – samedi, de 10 à 19 heures et dimanche, de 14 à 18 heures. Au programme : dédicaces et tables rondes. Entrée libre. À signaler aussi le « brunch polar » proposé dimanche par Thierry Sidan, chef rémois qui remettra à l’honneur la cuisine de Madame Maigret.

Samedi : « Ces milieux prétendument criminogènes » (14 h30-15 h 30), avec Jérôme Pierrat, André Blanc, Hervé Claude et Guy-Philippe Goldstein ; « Actualité du polar en Belgique » (15 h 45-16 h45), avec Patrick Delperdange, Thomas Gunzig, Nadine Monfils et Jean-Luc Cornette ; « La France invisible : le polar comme critique sociale » (17-18 heures), avec Jean-Bernard Pouy, Marc Vilard, Tito Topin et Pierre Hanot.

Dimanche : « Visages du crime : profils de tueurs » (14-15 heures), avec Claire Favan, Jean-François Pré, Jacques Saussey et Christos Markogiannakis ; « Le jeune polar belge » (15-16 heures), avec Isabelle Corlier, Éric Russon et Salvatore Minni ; « Histoires noires de la jeunesse » (16-17 heures), Sylvie Allouche, Charlotte Bousquet, Pierre Pouchairet et Franco Mannara.

Mathieu LIVOREIL

Extrait de l'union 09/10/2018

Le créateur de Navarro débarque

Invité d’honneur du 13 e festival Interpol’art, Tito Topin, 86 ans, sera jeudi à la CCI. Entretien avec le créateur de Navarro,

Tito Topin, 86 ans, a signé son premier polar en 1982 et créé le personnage de Navarro, qu’il écrira pendant dix-sept ans, à partir de 1989.⦁       

Il est surtout connu du grand public pour être le « père cathodique » de Navarro, série policière à succès diffusée sur TF1 à partir de 1989 et qui compta 108 épisodes. Venu au polar sur le tard après 1 001 vies professionnelles, ce natif de Casablanca est l’invité d’honneur du 13 e festival Interpol’art, qui culminera ce week-end au Cellier (voir encadré). D’ici là, Topin rencontrera ceux qui le souhaitent, jeudi, à la CCI, dans le cadre d’une conférence-débat. Entretien en guise de tour de chauffe.

Vous avez attendu d’avoir 50 ans pour publier votre premier livre, le polar Graffiti rock (1982). Quels sont vos premiers souvenirs d’écriture ?

Ma vie professionnelle était alors arrivée à bout de souffle : je n’avais plus de boulot, on me boudait un peu de tous les côtés, le téléphone ne sonnait plus. Alors j’ai pris une machine à écrire parce que ça me titillait depuis un peu de temps. J’ai écrit un roman sans trop y croire, dans un état de conscience ou d’hébétude – je ne l’ai jamais relu. Je l’ai envoyé à plusieurs éditeurs, et c’est la Série Noire de Gallimard qui a dégainé le premier. Et il a accepté les autres. Disons que j’ai été gâté immédiatement.

Sur ce choix d’écrire un polar, vous aviez déclaré : « J’ai pas d’études, ça me semblait plus facile… Je n’allais pas faire Chateaubriand. ». Vous étiez du genre complexé ?

Heureusement ! Disons que je ne suis pas un universitaire, loin de là. L’écriture, la littérature, est quand même quelque chose d’inhibant… Il y a eu tellement de grands auteurs, pourquoi écrire un bouquin de plus? Mais les polars que je lisais à la Série Noire à l’époque étaient tellement mal écrits, mal traduits que je me disais : dans ce foutras (sic), j’ai peut-être une petite chance. Voilà pourquoi j’ai écrit plutôt un polar que mes mémoires d’outre-tombe (sourires).

Vous étiez un gros consommateur de polar ?

Oui, comme tout le monde. À l’époque, je lisais beaucoup les Américains, (Raymond) Chandler, notamment. L’époque était riche – parmi les Français, on ne peut pas oublier Manchette, par exemple.

Et aujourd’hui ?

Un petit peu moins, car le polar a perdu sa marginalité. Il est partout. Même lorsque ce n’est pas estampillé polar, il n’y a plus un livre qui n’a pas son cadavre ou son fait de société. Le polar américain que je lisais est devenu tellement standardisé que je n’en lis pratiquement plus.

Au-delà de son succès auprès du grand public, le polar ne permet-il pas plus facilement que les autres genres de parler de l’ensemble de la société ?

Regardez le cinéma : tous les genres ont disparu. Le péplum, le western – malgré ce que peut en dire Jacques Audiard (qui vient de signer Les Frères Sisters, NDLR), le cape et d’épée, etc. Le polar, lui, a subsisté. C’est le seul genre qui a traversé les âges. Aujourd’hui, l’enquêteur est mangé à toutes les sauces : il peut être alcoolo, éducateur, curé, journaliste, psychiatre… C’est une figure très malléable. Je ne sais pas pourquoi les autres genres, petit à petit, ont disparu.

Je suis reconnaissant à Navarro pour ce qu’il m’a apporté de confort et de satisfaction !

Si le polar est un genre très populaire, il n’est jamais récompensé parmi les prix littéraires. Le regrettez-vous ?

Pas du tout, bien au contraire. Cela dit, je ne suis pas tout à fait d’accord : si les polars ne sont pas récompensés, leurs auteurs le sont. Jean Vautrin, auteur de polar, a eu le Goncourt (avec Un grand pas vers le bon Dieu, en 1989, qui n’est pas un polar, NDLR). Idem avec Pierre Lemaitre (avec Au Revoir là-haut, Goncourt en 2013), qui est au départ un auteur de polar. Et il y a des prix pour les polars : le prix Mystère de la critique, etc. Et puis pourquoi être récompensé, enfin, nom d’une pipe ? Qu’est-ce qu’une récompense ? Plein d'auteurs de polars se vendent bien, pas besoin d’être récompensé. Tant qu’on a des lecteurs et qu’ils sont contents…

Désolé mais c’est le passage obligé : Navarro. Au sujet de ce personnage que vous avez créé sur commande, vous avez déclaré : « C’est mon Mickey Mouse »…

Il est arrivé comme ça. J’ai écrit un polar, puis deux, puis trois et là, un producteur m’appelle pour me dire : Je pense que vous pouvez écrire un scénario. Et voilà. Je l’ai écrit pendant dix-sept ans, tout en faisant d’autres bêtises en même temps.

Que représente-t-il pour vous ?

D’abord, c’est toujours très sympa de refaire le toit de sa maison, de changer les meubles et les couverts, de s’habiller correctement, de boire beaucoup (rires). Je suis très reconnaissant à Navarro pour ce qu’il m’a apporté de confort et de satisfaction !

Sur le plan économique, notamment…

Évidemment ! Mais pas que. J’étais arrivé à un âge où l’on se dit qu’on est bon pour la retraite et Navarro m’a permis de connaître des gens formidables qui m’ont appris des choses et aiguisé ma curiosité. C’est magnifique, quand même !

Vous avez publié l’an dernier L’exil des mécréants et

Et qui n’a pas été récompensé (rires)!

Vous avez d’autres projets à court terme ?

Non, hormis que 55 de fièvre, que j’ai écrit en 1983, qui a toujours bien marché, va être réédité.

Quand vous écrivez, partez-vous d’un synopsis détaillé ?

À la différence d’un scénario où l’on est obligé de donner la fin dès le synopsis, un polar, c’est la liberté totale. J’accompagne mes personnages jusqu’à une fin qui, parfois, peut m’étonner et que je n’avais pas prévue. Autant avoir des surprises avec l’écriture d’un livre car ça prend quand même un certain temps même si je considère que pour un polar, il vaut mieux écrire vite – pour ce qu’il rapporte, autant ne pas perdre trop de temps (sourires).

Avez-vous une discipline quotidienne d’écriture ?

Non ! L’intérêt de ce boulot, c’est quand même de ne pas aller au bureau alors il n’y a aucune raison de se fixer des horaires. Mais de toute façon, on bosse : dans votre baignoire ou au bord de la plage, vous pensez à votre roman. On bosse, même quand on n’écrit pas. C’est une vie que je ne conseille à personne (rires) !

MENU COPIEUX CE WEEK-END AU CELLIER

Une trentaine d’auteurs de polars, ainsi qu’une dizaine d’auteurs BD, seront ce week-end au Cellier. Au programme : dédicaces et tables rondes.

Samedi : « Ces milieux prétendument criminogènes » (14 h30-15 h 30) ; « Actualité du polar en Belgique » (15 h 45-16 h 45), « La France invisible: le polar comme critique sociale » (17-18 heures).

Dimanche : « Visages du crime : profils de tueurs » (14-15 heures) ; « Le jeune polar belge » (15-16 heures), « Histoires noires de la jeunesse » (16-17 heures).

Jeudi, à partir de 19 heures, à la CCI (salle Bertrand de Mun). Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Mathieu LIVOREIL

Extrait de l'union 09/10/2018

 

Le festival Interpol’art se lance vendredi

 Le rendez-vous prisé par les amateurs de littérature policière doit s’achever le 14 octobre.

Jean-Bernard Pouy, pape du polar tendance anar libertaire, figurera parmi la trentaine d’auteurs invités.

Le rendez-vous annuel des amoureux de la littérature policière – dont L’union est partenaire – est en vue. Officiellement inauguré vendredi ( voir encadré), le festival Interpol’art culminera les 13-14 octobre, le temps d’un week-end, avec les tables rondes et séances de dédicaces auxquelles participera une trentaine d’auteurs souvent reconnus voire franchement prestigieux.

Une occasion parfaite de dialoguer avec ceux qui, peut-être, eurent le pouvoir de hanter vos nuits.

Cette 13 e édition, comme les précédentes, se déclinera également en BD, séances de cinéma, expositions, interventions en milieu scolaires, et même dans vos assiettes – la Belgique étant présente par le biais de ses auteurs (notamment Patrick Delperdange, déjà lauréat du Goncourt belge), les recettes de Maigret seront mises à la carte de chefs rémois.

Avec Tito Topin, Marc Vilard, Jean-Bernard Pouy, le festival a invité parmi les plus belles plumes du polar sociall

L’invité d’honneur de cette année se nomme Tito Topin, créateur de Navarro et toujours en pleine forme à 86 printemps. Celui qui signa son premier polar à 50 ans ( Graffiti rock, 1982) a encore livré l’an dernier L’Exil des mécréants, polar d’anticipation où les religions ont pris le pouvoir et où les athées sont pourchassés.

JÉRÔME PIERRAT, QUI AVAIT COSIGNÉ L’AUTOBIOGRAPHIE DE REDOINE FAÏD, SERA PRÉSENT

Parmi les plumes les plus attendues, mentionnons Marc Villard, 71 ans, multirécidiviste des univers populaires ; son récent Les biffins, qui dévoile le monde des relégués urbains au travers d’un bénévole du Samu social, ne fait pas exception. Dans la même veine, Jean-Bernard Pouy, tendance anar libertaire comme l’avait encore rappelé son réjouissant Ma Zad, revient à Reims après un passage en avril.

À noter la présence de plusieurs journalistes reconvertis dans le roman, parmi lesquels l’ancien présentateur de JT Jérôme Hervé ou encore Jérôme Pierrat, spécialiste de la grande criminalité – il avait cosigné en 2010 Braqueur avec Redoine Faïd, devenu aujourd’hui l’homme le plus recherché du pays. Un mot, enfin, sur Guy-Philippe Goldstein, auteur de Sept jours avant la nuit, addictif cocktail d’action et de géopolitique qui met en scène à l’échelle mondiale une course contre la montre avant l’apocalypse nucléaire.

DEMANDEZ LE PROGRAMME !

Vendredi 28 septembre, 20 heures :lancement du festival à la salle des ventes Chativesle.

Jeudi 11 octobre, 19 heures :conférence-débat avec Tito Topin, invité d’honneur de la 13 e édition, à la CCI (salle Bertrand-de-Mun).

Samedi 13 octobre et dimanche 14 octobre : dédicaces et rencontres avec les auteurs invités, au Cellier.

Six tables rondes organisées (trois le samedi, trois le dimanche, de 14 à 17 heures) sur les thématiques suivantes : « Ces milieux prétendument criminogènes » (avec Jérôme Pierra, André Blanc, Hervé Claude et Guy-Philippe Goldstein), «Actualités du polar en Belgique » (Patrick Delperdange, Thomas Gunzig, Nadine Monfils et Jean-Luc Cornette), « Le polar comme critique sociale » (avec Jean-Bernard Pouy, Marc Villard, Tito Topin et Pierre Hanot), « Visages du crime : profils de tueurs » (avec Claire Favan, Jean-François Pré, Jacques Saussey et Christos Makogiannakis), « Le jeune polar belge » (avec Isabelle Corlier, Éric Russon et Salvatore Minni), « Histoires noires de la jeunesse » (avec Sylvie Allouche, Charlotte Bousquet, Pierre Pouchairet et Franco Mannara).

Pour en savoir plus : interpolart.com

Extrait de l'union 26/09/2018

 

Le prochain Interpol’art se prépare

Tito Topin, créateur de Navarro, sera l’invité d’honneur du 13 e festival de littérature policière Agé de 86 ans, Tito Topin, auteur l’an dernier d’un sombre polar d’anticipation, sera à Reims en octobre prochain.

LA 13e ÉDITION EN 3 DATES

*.- 28 SEPTEMBRE : ouverture de la 13 e édition.

*.- 11 OCTOBRE : conférence-débat avec Tito Topin, invité d’honneur.

*.- 3-14 OCTOBRE : dédicaces, tables-rondes, jeux et brunch au Cellier.

Le rendez-vous régional annuel des amoureux de la littérature policière se prépare. Voilà ce qu’il vous faut déjà savoir à propos de la 13 eédition, prévue cet automne.

1 - TOPIN À L’HONNEUR

D’autres auraient déjà levé le pied quand lui accélère encore : Tito Topin, 86 printemps, sera l’invité d’honneur du prochain Interpol’art. Celui qui signa son premier polar à 50 ans (Graffiti rock, 1982) a encore livré l’an dernier L’Exil des mécréants, polar d’anticipation où les religions ont pris le pouvoir et où les athées sont pourchassés. On allait oublier : Topin est aussi le créateur de Navarro.

2 - CASTING DE CHOIX

Parmi la trentaine d’auteurs invités, plusieurs noms sortent du lot : mentionnons Marc Villard, 71 ans, multirécidiviste des univers populo en formats courts et fictions noires – son récent Les biffins dévoile le monde invisible des relégués urbains au travers d’un bénévole du Samu social. Jean-Bernard Pouy, plus âgé d’un an, est une autre figure du polar généreux en critique sociale, tendance anar libertaire. Un réjouissant personnage, interrogé dans ces mêmes colonnes au printemps lorsqu’il était venu raconter Ma Zad, en plein Notre-Dame-des-Landes.

Un mot, aussi sur Guy-Philippe Goldstein, auteur l’an dernier du très gonflé Sept Jours avant la nuit, sorte de 24 heures chrono avant l’apocalypse nucléaire ; de Patrick Delperdange, déjà lauréat de l’équivalent du Goncourt belge et qui avait fait sensation avec son rural Si tous les dieux nous abandonnent ; de Sophie Chabanel, passée par HEC avant de nous plonger dans les méandres tragicomiques de l’action sociale (Le principe de réalité, 2015) ; de l’ancien présentateur de JT Claude Hervé ; et enfin de Jérôme Pierrat, spécialiste de la grande criminalité – il avait notamment cosignéBraqueur (2010) avec Redoine Faïd.

AU-DELÀ DES ÉCRIVAINS INVITÉS, UN FESTIVAL QUI CAUSE BD, CUISINE, CINÉMA, ETC

Tout ce beau monde sera réuni le week-end des 13 et 14 octobre au Cellier, lieu habituel du temps fort du festival puisque l’occasion pour chacun d’aller causer à celui dont les pages, le reste de l’année, hante peut-être vos nuits.

3 - MAIS AUSSI…

Puisque chaque automne rémois est l’occasion « d’exprimer le polar de différentes manières » , selon le mot de Denys Ménétrey, membre de l’association Interpol’art, la prochaine édition se déclinera aussi en BD, auteur jeunesse et… dans les assiettes, via l’opération « polar et cuisine », parrainée par Gérard Boyer et Philippe Mille, respectivement ancien et actuel chef des Crayères.

À l’instar de ce qui avait été proposé l’an dernier, une dizaine de restaurateurs du centre-ville proposeront des recettes belges chères notamment à Simenon, via Madame Maigret – blanquette de veau, tarte aux mirabelles, etc.

Par ailleurs, une vingtaine d’auteurs iront à la rencontre des jeunes publics dans les collèges et lycées de la région. Enfin, théâtre et cinéma seront également à l’honneur via plusieurs séances et lectures publiques. Mais de tout cela, on reparlera en détail à la rentrée.

Mathieu LIVOREIL

Extrait de l'union 31/07/2018

Interpol'art, le noir à l'honneur

La 11 e  édition du festival consacré à la littérature policière, du 23 septembre au 9 octobre, a dévoilé l’intégralité de son programme. Petit tour d’horizon.

De gauche à droite : Carlos Zanon, Caryl Férey, Romain Slocome et Olivier Norek. D. R.

Début mai, l'identité de l'invité d'honneur du prochain lnterpol'art avait été dévoilée : après Dominique Manotti (2013), Petros Markaris (2014) et la Série Noire désormais septuagénaire de Galimard (2015), c'est au tour de Caryl Férey d'apparaître comme la tête de pont du festival qui, le mois prochain, fêtera sa 11ème édition.

Pour les néophytes, il est encore temps de succomber à la plume de ce Breton voyageur aussi à l'aise dans l'ultra-violence que les fulgurances poétiques - du récent Condor à Mapuche en passant par Zulu, Férey développe sa vision altermondialiste en se focalisant sur les injustices XXL subies par des minorités. Depuis cette première annonce, les organisateurs ont boudé une programmation qui : comme d'habitude, ne se limitera pas à la littérature.

1 - LES STARS

Outre Férey, un deuxième invité d'honneur est à signaler : Carlos Zanon, un Espagnol paru depuis peu de ce côté des Pyrénées. Celui qui est également poète et parolier a notamment signé le remarquable j'ai été Johnny Thundets, prix Dashiell Hammett l'an dernier (la plus prestigieuse distinction récompensant un roman noir paru en langue espagnole). Dans le Barcelone de Zanon, point de Gaudi ou de plage, seulement une galerie de minables qui racontent la déchéance sociale. Signalons deux autres pointures du genre noir : Romain Slocombe, découvert par le grand public en 2011 avec Monsieur Le Commandant (2011), longue lettre de délation rédigée sous l'Occupation par un académicien antisémite. Diplômé des Beaux-Arts, ce sexagénaire, considéré comme l'un des plus grands stylistes de la littérature policière francophone actuelle, rouvre les plaies de J'Histoire au scalpel, quitte à faire un détour par le roman d'espionnage, avec Première Station avant J'abattoir (2013). Enfin, Olivier Norek, déjà venu au festival l'an dernier, viendra évoquer son Surtensions (Prix Le Point du polar européen 2016). Trois livres et trois succès pour celui qui, avant de raconter des histoires de flic, fut un officier de police judiciaire en région parisienne. Alors oui, on a déjà dû vous faire le coup du policier devenu romancier mais Norek, lui, a depuis déjà quelque lunes,L gagné toute la crédibilité nécessaire dans son second costume.

2 - LES TEMPS FORTS

Le 23 septembre est programmé la soirée de lancement à la Cartonnerie. Au menu : slam, graff (avec Iemza et Ksy Boomkies), peintures et musiques à la sauce polar. Le 5 octobre, à 19heures, Caryl Férey sera au Café du Palais. Deux jours plus tard, même heure, Carlos Zanon sera à la médiathèque Falala. Traditionnellement, le temps fort sera le week-end de tables-rondes et dédicaces où vingt -neuf auteurs (et 11 auteurs/illustrateurs de BD) feront face à leurs lecteurs (entrée gratuite). Ce sera au Cellier les 8 et 9 octobre et anonymes et écrivains consacrés causeront autour de différentes thématiques : « Que cache le passé ? », « Petites et grandes oreilles : espionnage et terrorisme », « Femmes en danger », « L'art du crime »,

3 - MAIS AUSSI...

Puisqu'un festival, s'il veut durer, n'a d'autre choix que de se renouveler, Interpol'art déclinera l'univers du roman noir au travers de projections ciné, exposition, concours sIam, etc. Le volet « jeunesse » du festival sera encore un peu plus développé puisque dix-neuf auteurs iront à la rencontre de lycéens et collégiens Champardennais. Le temps du festival, chacune des librairies de la ville se focalisera sur une maison d'édition habituée au polar. Enfin, hors festival, signalons d'ores et déjà que Craig Johnson, cow-boy du Wyoming devenu une valeur très sûre du polar US (et publié en France chez Gallmeister), sera le 1er décembre au Café du Palais pour une rencontre publique.

Mathieu LIVOREIL

Extrait de l'union 31/07/2016

  

      

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À quoi sert l’argent que reçoivent les associations

Les subventions d’équipement versées aux associations sont nettement plus légères que celles de fonctionnement ; mais elles viennent s’y ajouter.

L’ESSENTIEL

*.- LES ASSOCIATIONS loi de 1901 reçoivent de la part de la Ville deux types de subventions : celles de fonctionnement, et celles d’équipement.

*.- CES DERNIÈRES sont nettement plus modestes (530000 € en 2017) que les premières (de l’ordre de 23 millions la même année). Elles sont aussi nettement plus fluctuantes.

*.- À TOUT CELA s’ajoute encore une forme d’aide : la mise à disposition de matériel ou de services municipaux (qui représentait un montant de plus de 3 millions, toujours en 2017).

Dans la série « où va l’argent de la Ville, c’est-à-dire celui des contribuables ? », voici un nouvel épisode : nous parlons aujourd’hui des subventions d’équipement aux associations (les associations ordinaires, par opposition aux para-publiques que sont Caisse des écoles, CCAS, et autre Opéra). L’équipement vient s’ajouter au fonctionnement. Car il ne suffit pas d’aider les associations à « tourner», à payer un loyer, du courant électrique ou faire des photocopies, ces structures ont parfois des projets qui dépassent leurs capacités financières courantes : des travaux de rénovation par exemple, l’acquisition de gros matériel, ou l’organisation d’un grand événement.

1 - FLUCTUATIONS

« On distingue deux catégories de subventions d’équipement, précise l’adjoint Jean-Marc Roze :l’équipement courant, et le projet. Le projet suppose un besoin de financement particulier sur plusieurs années. » Une première remarque s’impose, c’est que les volumes sont fort fluctuants d’une année sur l’autre. Exemple avec la maison de quartier les Sources des Trois-Fontaines : en 2016, elle avait reçu zéro euro « sur projet », en revanche, en 2017, plus de 510 000, pour travaux de réhabilitation. Quant à l’« équipement courant » dans sa globalité, il est passé de 815000 euros en 2015, à 1,17 million en 2016, puis est redescendu à 530000 en 2017.

2 - L’EXEMPLE DU STADE

Prenons encore l’exemple du Stade de Reims. « D’après le code du sport, dit l’adjoint, les formes de subventions pour les clubs professionnels sont strictement encadrées ; par exemple l’achat de billetterie est autorisé, mais la Ville n’a pas le droit de subventionner le club directement (sauf sa partie non professionnelle) ; en revanche, elle a toute latitude pour investir dans le stade Delaune qui lui appartient »(à elle, la Ville). Ce qu’elle a largement fait en 2016 : 2,8 millions d’euros « sur projet », pour les deux grands écrans (700 000 € chacun), et la pelouse à refaire (1,4 million) !

En revanche, l’année suivante, en 2017 donc, le Stade n’a reçu au titre de l’équipement sur projet que… 656 €.

3 - BIEN INFÉRIEUR AU FONCTIONNEMENT

Une seconde remarque, au vu des chiffres précédents, c’est que l’équipement reste en volume largement inférieur au fonctionnement : rappelons que pour ce dernier, la Ville avait déboursé en 2017 23 millions, au bénéfice des quelque 600 associations non para-publiques. «Notre volonté, commente l’adjoint,c’est justement d’être économes sur le fonctionnement, pour pouvoir aider davantage en équipement. »

4 - MISE À DISPOSITION

O n pourrait ajouter encore une autre forme d’aide aux associations: la mise à disposition d’équipements ou de services. L’adjoint a repéré que mine de rien, entre pose de barrières, prêt ou nettoyage de locaux, transports ou autre accès à l’électricité, cette aide s’est montée à quelque 3,25 millions en 2017. Quelques exemples : 21 000 € à la maison de quartier des Trois-Fontaines pour une fête de quartier ; 31 000 à l’automobile club de Champagne, pour son rallye de Monte-Carlo historique ; ou encore, pour les syndicats de travailleurs, qui occupent un bâtiment appartenant à la ville, boulevard de la Paix, la somme représente 320 000 €.

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union 18/06/2018

  

      

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Au bonheur des collectionneurs

 Reims Amicarte51 organise demain sa 37 e bourse de cartes postales et son 31 e salon des collectionneurs.


Cette carte postale montrant la fontaine de la gare de Rilly-la-Montagne date de 1908.
Collection Michel Thibault

C’est la plus grande manifestation cartophile du Nord-Est de la France. Ce dimanche 25 mars, l’association Amicarte 51 organise sa 37 e bourse de cartes postales sur le thème « métiers et l’artisanat » et son 31 e salon toutes collections dans les celliers de Castelnau à Reims.

La manifestation accueillera environ 75 exposants venus de tout l’hexagone mais aussi de l’étranger. Plus de 80 % d’entre eux présenteront des milliers de cartes postales classées par pays, départements, communes et aussi par thèmes (militaria, illustrateurs, transports, champagne santé, fantaisies…). De quoi satisfaire les collectionneurs régionaux qui pourront également acheter du matériel de classement pour leurs collections.

LE GRAND REIMS D’ANTAN

On y trouvera aussi de la philatélie, numismatique (billets et monnaies), vieux papiers, factures, buvards, menus, étiquettes de champagne et autres boissons, brochures et livres, marque-pages et autres documents ou objets de collection.

Certains auteurs dédicaceront leurs livres. À noter, la présence du club des collectionneurs de cartes postales de l’illustratrice Germaine Bouret qui présentera une petite exposition sur les petits métiers.

De plus, les organisateurs de la bourse d’Amicarte 51 présenteront une exposition de 200 agrandissements de cartes postales sur le thème « Le Grand Reims ». Chacune des 143 communes sera représentée, à l’exception de Courtagnon. « Nous n’avons jamais réussi à en trouver… » confie un organisateur.

Ce dimanche 25 mars de 8 h 30 à 17 h 30 au 5,rue Gosset à Reims. Entrée : 3 €, gratuit pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés. Une carte illustrée par André Le Guilloux sera remise à chaque visiteur.

Extrait de l'union 24/03/2018

  

      

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Une dotation de 100.000€ pour 12 associations

Douze associations vont se partager une enveloppe de 100 000 euros pour leurs projets


La soirée s’est d’abord déroulée sous forme d’ateliers.
Remi Wafflart

C’est jeudi soir à l’association Avenir Jeunes Reims que se sont réunies douze associations de trois quartiers Rémois différents (Croix-Rouge, Europe et Walbaum). Présentes pour inaugurer le programme « Cité Solidaire » fondé par la société VINCI, elles ont aussi reçu une dotation d’un montant total de cent mille euros, en présence de Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims et d’Arnaud Robinet, Maire de Reims, dans une ambiance particulièrement conviviale.

UNE AIDE AUX PROJETS ASSOCIATIFS

La soirée s’est divisée en deux grandes parties. « Nous avons d’abord travaillé sous forme d’ateliers, puis une personne par atelier a pris la parole pour échanger sur ce qu’ils venaient de se dire, et sur les projets qu’ils souhaitaient lancer » explique Pauline Dubois, membre du groupe VINCI. Chacune des associations étant en lien avec un salarié de VINCI, devenu son parrain.

Il y avait deux objectifs à cette rencontre. Le premier était de créer un lien entre le salarié et l’association pour que cette dernière puisse acquérir de nouvelles compétences. « Ici, on veut réellement favoriser l’échange et la rencontre entre le parrain et l’association. » Mais cela permet surtout à ces douze associations de créer un projet ensemble. Certaines existant depuis plus de vingt ans ont alors eu l’occasion d’échanger avec celles créées en 2017.

Après ces ateliers, ce sont les représentants de la ville qui étaient attendus pour remettre les chèques. Cette dotation va permettre aux associations de concrétiser un projet qu’elles ont en tête. Grâce à ce soutien, elles vont pouvoir investir dans un projet matériel ou immatériel « mais aussi créer un partenariat dans la durée avec nos collaborateurs ».

Margaux PARMENTIER

Extrait de l'union 24/02/2018

  

      

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L’art prend racine place de Lisieux

Une nouvelle galerie d’art, La Jungle, ouvrira ses portes vendredi. Aux commandes, La Mine et Fikus.

Morgane Herbulot, Raynald Najosky et Charlotte Lequeux aménagent les lieux depuis un mois. Lancement de la Jungle ce vendredi ! M.D.

À SAVOIR

*- LA JUNGLE - pousse au 5, place de Lisieux. Infos sur www.lamine-reims.com et la page Facebook de Fikus.

*- TOUS LES DEUX MOIS, - une gazette sera éditée à 5000 exemplaires et distribuée à travers la ville. Elle offrira un focus sur l’exposition en cours avec présentation de l’artiste et de la démarche. Fikus délivrera son petit conseil du mois et présentera ses activités. Dépliée, la gazette se transformera en photo poster.

*- LA JUNGLE - compte organiser un marché de Noël sur la place avec la maison de quartier, dès le 16 décembre.

Elle avait déjà son atelier à Croix-du-Sud, l’association artistique rémoise La Mine. Elle aura désormais sa galerie dans le quartier Maison-Blanche, « pour donner une suite logique à la création » , précise l’un des membres, le photographe Raynald Najosky, alias RskY. C’est grâce à Reims Habitat, que ce collectif d’une quinzaine de sérigraphes, peintres, musiciens et plasticiens créé il y a 2 ans a déniché ce petit local de la place de Lisieux qui abritait autrefois La Poste.

Seul souvenir de cette époque, la boîte aux lettres jaune vif qui trône encore fièrement devant le rideau de fer, repeint en vert par l’association de végétalisation Fikus, locataire elle aussi des lieux, voués à abriter ateliers, work-shops et boutiques éphémères. « Nous installons notre espace de travail, et sommes en train de créer un atelier au sous-sol. Ce sera un petit Fab Lab, un espace de curiosité et de créativité », révèlent Charlotte Lequeux et Morgane Herbulot, les fondatrices de Fikus, dont la vocation artistique n’est plus à démontrer. « Nous avons déjà eu l’occasion de collaborer sur des microprojets avec La Mine. On s’est aperçu que nos deux activités pouvaient s’articuler entre elles. Notre but est de végétaliser et d’installer un espace de vie, notamment pendant les vacances et les week-ends. »

L’inauguration de La Jungle aura lieu le samedi 28 octobre. Un atelier sérigraphie, de la construction de mobilier et du graffiti végétal seront proposés à cette occasion, ainsi qu’une chambre noire « hyperselfie », tenue par RskY.

Il s’explique : « Chaque volontaire se retrouvera isolé avec moi. Le but est de ne prendre qu’une seule et unique photo de la personne qui fera ce qu’elle voudra. » Tous ces portraits seront ensuite affichés sur les plots d’aération de la place, qui constituent l’un des espaces d’expression, à ciel ouvert, de la galerie.

Le second sera situé sur le mur, où les trois mosaïques seront recouvertes de reproductions XXL, mais pas seulement… « C’est la directrice artistique de La Mine, Adèle Sinigre, également à l’origine de toute la charte graphique de La Jungle, qui a eu cette idée de mettre en place un espace de communication entre le créateur et l’humain. »

UNE DÉMARCHE SOCIOCULTURELLE

Phrases d’habitants et visuels s’afficheront donc ensemble pour redonner vie à ce lieu. «Reims Habitat avait une vraie volonté de redynamiser ces zones sensibles, déserts culturels » , précise à ce sujet Charlotte Lequeux, qui a déjà repéré le jardin partagé voisin. « Il faut qu’on ait une proposition pour les habitants de Maison-Blanche, dans une démarche socioculturelle. Avant tout, on est là pour ça, même si c’est une galerie. »

Une « boîte à mots doux », bientôt installée, permettra à tous de s’exprimer. Une sélection pourra être reprise sur les murs. « On s’attend à des actes de vandalisme » , remarque le trio. « Mais ça fait partie de la vie de l’œuvre et du quartier. Nous recherchons une interaction, et à amener l’art où il n’est pas. »<

Une exposition inaugurale autour de phi

La Jungle accueillera les expositions des membres de La Mine, mais pas seulement. Des artistes nationaux et internationaux seront régulièrement invités. Un vernissage sera organisé tous les deux mois. Le premier est pour ce vendredi, dès 18 h30. L’exposition inaugurale, baptisée « 1,618… », est l’heureux résultat d’une collaboration entre le photographe RskY, le créateur numérique Darokin et la danseuse Julianne Surdeau, ex-élève du Conservatoire de Reims. « Nous avons travaillé autour du nombre d’or, souvent désigné par la lettre phi », dévoile RskY. « En photo, en danse, en informatique, on travaille beaucoup sur l’équilibre. Et c’est le nombre d’or qui définit tout dans la nature, même notre ADN… Il y a une logique. Pour moi, il sert à définir les points forts.» Et d’ajouter : « Cette exposition, c’est la fusion des trois arts. On est parti de quelque chose de très normé, fixe, et on a terminé en basculant sur la danse, le lâcher prise, l’artistique. Même si le nombre d’or est toujours présent… »

Marion DARDARD

Extrait de l'union 14/10/2017

  

      

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Sacrés sabreurs

Les membres de la confrérie   des sacres de la Champagne ont pour objectif de promouvoir les produits  et les valeurs de leur région.


Les membres de la confrérie des sacres de la Champagne initient à l’art du sabrage dans le monde entier. Cette semaine, deux d’entre eux sont au Japon.Fred Laures

L’ESSENTIEL

*.- LA CONFRÉRIE DES SACRES DE LA CHAMPAGNE est née officiellement le 18 août 2000.

*.- SON OBJECTIF : défendre et mieux faire connaître les produits et les valeurs de la Champagne. A cet effet, ses membres partent promouvoir notre boisson emblématique à travers le monde. Deux d’entre eux sont actuellement au Japon.

*.- CHAQUE « SABREUR » parraine symboliquement un cep de vigne de l’appellation Champagne

 Le déclic, Michel Panetier l’a eu en 1980. À l’époque, le Rémois, responsable d’une agence de voyages, effectuait une croisière au Sénégal avec des amis. « Nous avons sabré une bouteille de champagne sur le pont du bateau au moment où nous coupions le tropique du Cancer. Tout est parti de là ! » se souvient celui qui dirigea quelques années plus tard l’office de tourisme de Reims (de 2005 à 2010). « L’idée était de promouvoir le et la Champagne, grâce à cette cérémonie si particulière du sabrage. »

Après l’Australie, des membres de la confrérie sont partis initier à l’art du sabrage au Japon

Vingt ans plus tard, la confrérie des sacres de la Champagne naissait officiellement. Son objectif : défendre et faire connaître les produits et les valeurs de la Champagne en misant sur le sabrage. Tels des apôtres du champagne, « ce vin d’exception, fabuleux breuvage aux multiples vertus, patrimoine mondial de la joie et de toutes les folies », les membres initient à ce geste à travers le monde lors de Grands Chapitres en des lieux choisis par le Grand Maître, Michel Panetier.

Lors de cérémonies publiques, une poignée de privilégiés sont ainsi intronisés et deviennent symboliquement parrains d’un cep de vigne, qu’ils peuvent venir tailler ou vendanger s’ils le souhaitent. L’an dernier, deux membres de la confrérie sont partis en Australie. Actuellement, d’autres sabreurs officient cette fois au Japon, invités par des organisateurs d’événement liés au tourisme.

Chaque nouvel initié devient « Seigneur de Champagne ». Un diplôme, précisant la localisation exacte de « son » cep, lui est remis. Parmi les heureux élus, initiés par les membres de la confrérie à l’art de faire sauter le bouchon avec élégance et prestige, notons quelques personnalités comme le grand violoncelliste Miroslav Rostropovitch, la cantatrice Montserrat Caballé, mais aussi le navigateur Olivier de Kersauson ou encore Bono, le leader du groupe U2, croisé lors d’un concert à Epernay.

« Notre but n’est pas de faire de l’abattage », prévient le Grand Maître qui ne sait plus ouvrir une bouteille de notre boisson emblématique qu’en la sabrant. Seule une trentaine de personnes sont adoubées chaque année. Pour ne pas « dévaloriser » le geste. « C’est beau, ça étonne, ça émerveille, le sabreur devient la personnalité de la soirée, poursuit-il avant de préciser : il ne faut pas se prendre au sérieux, mais il faut le faire sérieusement. »

LA BONNE TECHNIQUE POUR SABRER LE CHAMPAGNE

Les membres de la confrérie des sacres de la Champagne s’inspirent du geste du sabrage de Napoléon, le sabre étant à l’époque l’arme de choix de la cavalerie légère. Voici donc leur technique pour un sabrage élégant : commencer par repérer la « couture », cette ligne dans le verre ; tenir la bouteille par le fond, « couture » vers le haut, en tendant bien le bras ; retirer le muselet ; poser le sabre à plat sur la « couture » ; effectuer 2-3 va-et-vient sur cette ligne et sabrer d’un coup sec.

Renseignement sur www.sabrages.fr

Extrait de l'union 06/11/2018

 Les sabreurs de la confrérie  réclamés jusqu’en Australie

La confrérie des sacres de la Champagne est désormais très sollicitée. Aujourd’hui deux de ses membres partent promouvoir notre boisson emblématique à l’autre bout du monde.


Les sabreurs de la confrérie sont désormais des ambassadeurs de la cause du champagne reconnus internationalement. Aujourd’hui, deux d’entre eux partent pour l’Australie.
Fred Laures

L’ESSENTIEL

*.- LA CONFRÉRIE des Sacres de la champagne est née officiellement le 10 août 2000, à l’initiative d’un groupe d’amis.

*.- ELLE VISE à honorer notre boisson emblématique à travers un cérémonial associant sabrage de bouteille et parrainage d’un cep de vigne.

*.- ELLE EST AUJOURD’HUI très sollicitée par des organisateurs d’événements liés à l’œnologie, notamment à l’étranger. Aujourd’hui, deux de ses membres partent pour l’Australie.

Il était une fois sept amis Marnais qui aimaient le champagne. Jusque-là rien de très original. Ce qui l’est déjà un peu plus, c’est que ces amis, lorsqu’ils se retrouvaient pour de joyeuses agapes, ne se contentaient pas de boire de notre incomparable boisson à bulles, mais tenaient aussi à sabrer leurs bouteilles. Avec un vrai sabre napoléonien, de type Briquet.

«  Si nous ne nous prenons pas au sérieux, nous voulons faire les choses sérieusement ! »

« Et puis on a réfléchi à ce que l’on pourrait faire de plus pour mettre le sabreur à l’honneur, poursuit l’un d’eux, le Rémois Michel Panetier ; et nous avons imaginé le parrainage d’un cep de vigne. » Le concept fut formalisé, déposé même à l’institut de la propriété industrielle ; un diplôme de « seigneur de champagne » précisant la localisation exacte du cep parrainé pourrait ainsi être remis à tout nouvel initié à l’art du sabrage.

Finalement, le 10 août 2000, naissait officiellement la Confrérie des sacres de la Champagne, son uniforme à la cape bleue, son cérémonial initiatique du sabrage des bouteilles, et sa remise de diplôme afférent. « Notre but n’est pas de faire de l’abattage, commente Michel Panetier, c’est pour cela qu’à chacune de nos cérémonies, nous ne faisons sabrer que quatre ou cinq personnes maximum ! Pour ne pas dévaloriser le geste. Et nous ne voulons intervenir que pour marquer des événements exceptionnels, pour mettre le champagne et la Champagne sur un piédestal. Et si nous ne nous prenons pas au sérieux, nous voulons faire les choses sérieusement ! »

Si bien qu’au fil du temps, cette confrérie s’est taillé une reconnaissance et une réputation qui font que désormais, elle est invitée depuis de nombreux lieux de par le monde. Michel Panetier a encore en mémoire une fabuleuse démonstration sur le Times square new-yorkais il y a deux ou trois ans ; l’association est aussi allée en Russie, en Grande-Bretagne, en Belgique…

BILLETS OFFERTS PAR AIR FRANCE

Aujourd’hui elle va encore plus loin : deux de ses membres s’envolent en effet pour l’Australie, dans le cadre d’un événement intitulé les Étoiles buvantes (Drinking stars) : « Air France nous offre les billets d’avion, détaille notre interlocuteur, qui fera partie du voyage ; Atout France (le bras armé de l’État en matière de tourisme) prend en charge l’hébergement, et le CRT (centre régional du tourisme) les extras. »

Vous voyez où ça peut vous mener, d’aimer le champagne et de vouloir le faire aimer aux autres !

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union 14/10/2017

 

 

  

      

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Grande réserve externalisée des musées de Reims: le projet avance

Il faudra patienter deux ans avant que n’ouvre, zone Farman, la grande réserve externalisée des musées de la Ville de Reims. Mais le dossier avance. Le plan du bâtiment est dessiné.


Catherine Delot, la directrice du musée des beaux-arts, dans l’une des réserves actuelles du musée où sont entreprosées toutes sortes d’oeuvres. «
Aujourd’hui, nous manquons cruellement de place », dit-elle.Photographe: Bernard Sivade

Il y a déjà eu plusieurs versions. Mais ce plan de la future réserve externalisée destinée principalement au musée des beaux-arts, mais aussi au musée Saint-Remi, au musée Le Vergeur, à la bibliothèque Carnegie et au planétarium, semble être le bon. Réalisé par l’architecte de la Ville de Reims, en lien étroit avec la direction du musée des beaux-arts, il donne un bel aperçu de ce que sera cette réserve de 5 000 m2 de plain-pied.

Cette grande réserve externalisée, dont le chantier de construction doit démarrer en 2018, sur un terrain tenu secret de la zone Farman, sera aménagée dans un bâtiment de 100 mètres de long et 52 mètres de large. Elle abritera l’espace réserve proprement dit et un espace logistique, séparés par un long couloir central. Protégé par une porte blindée ne laissant pas passer ni l’air ni la lumière extérieure, la partie réservée au stockage des œuvres disposera de quinze espaces différents. « Il y en aura pour les tableaux, les sculptures, les arts graphiques, les cadres, les pièces textiles, les objets métalliques, les lapidaires, les céramiques etc. », énumère Catherine Delot, la directrice du musée des beaux-arts.

Sont notamment prévus des ateliers de restauration et un espace de quarantaine

L’espace logistique abritera quant à lui deux ateliers de restauration, un atelier photographique, une zone de stockage pour les caisses et emballages utilisés lorsque les œuvres sont prêtées à d’autres musées, ainsi qu’un lieu de stockage des pièces muséographiques (les cartels, les socles, les capots… que l’on utilise pour les expositions).

La réserve disposera également d’un espace de quarantaine et de décontamination. « Cela est très utile quand une œuvre, qui arrive de l’extérieur, présente par exemple des traces de moisissures ou est habitée par des insectes. Il est indispensable de la traiter dans un espace à part », explique Catherine Delot. La réserve externalisée disposera également d’une zone d’acclimatation, pour que les œuvres s’habituent à la température du lieu, mais aussi d’une zone de stockage pour les engins utilisés pour déplacer les œuvres, et d’une salle de consultation pour les chercheurs, sans compter un local de sécurité.

« Actuellement, on travaille sur le mobilier de la réserve qui sera notamment équipée de grilles pour accrocher des tableaux, d’armoires, d’étagères, de meubles à plans ou de dispositifs pour enrouler les très grands formats », indique la directrice du musée des beaux-arts. « Avec les responsables de la Ville, nous avons visité plusieurs réserves externalisées et étudié les avantages et les inconvénients de chacune. Notre réserve ressemblera à celle de Nancy. »

Le bâtiment, climatisé, aura un taux d’humidité différent selon les espaces. Si le taux doit se situer entre 45 et 55 % pour les peintures et les arts graphiques, il doit par exemple être inférieur à 35 % pour les objets métalliques.

Il faudra déplacer 53 000 œuvres du musée des beaux-arts

Aujourd’hui, le musée des beaux-arts manque de place pour conserver, dans des conditions optimales, toutes ses œuvres qui ne sont pas exposées. À l’exception de céramiques et de quelque 32 000 pièces d’arts graphiques stockées depuis quelques années dans la zone Farman, presque tout est conservé sur place, à des endroits différents du musée : au rez-de-chaussée, dans les étages et sous les combles. Dans la « réserve Pommery », par exemple, sont entreposées toutes sortes d’œuvres : du mobilier dont une chambre Gallé, des peintures, des toiles peintes de grand format, des tapis, des céramiques… Le sous-sol regorge, lui, de sculptures. Sous les combes, on découvre des cadres et, un peu plus loin, une collection de jouets anciens. Dans un petit espace, niché au-dessus de la grande salle d’exposition, des étagères sont aussi pleines d’objets d’art sacré. « Nous avons calculé qu’il nous faut entre 3 000 et 3 200 m2 dans la future réserve externalisée », souligne la directrice du musée, précisant que 53 000 œuvres y seront transférées. Si la réserve sera construite en 2018, le déménagement devrait avoir lieu en 2019. Pourront alors êtres lancés les travaux d’extension et de réaménagement du musée des beaux-arts. En attendant, l’opération de récolement, prévue jusqu’à 2024, se poursuit. Plus de 13 000 pièces ont déjà été inventoriées

Valérie COULET

Extrait de l'union 02/04/2017

  

      

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 Céz’Art en remet une couche

Toujours aussi colorés et biodégradables, de nouveaux animaux, signés   de l’artiste Céz Art, ont envahi la ville. Tout en poésie.


L’artiste rémois Céz Art, à qui un ouvrage d’art vient de consacrer un chapitre, dans son atelier de la rue Chanzy.Jérôme Heurtel

Impossible de les louper. Les murs de Reims viennent de se parer d’une nouvelle série de collages signés de l’artiste Céz Art. Le Rémois, auteur de la fresque géante de l’école Trois-Fontaines et des animaux tout aussi colorés du parking Buirette, avait déjà sévi en 2016 dans le centre-ville de la cité des sacres. Cette fois, dix animaux ont été disséminés en trois nuits. Objectifs : « partager mon art, embellir les rues et ramener symboliquement en ville ces espèces en voie de disparition ». Constitués de papier, d’eau et de fécule de pomme de terre (la colle), ils ont envahi les rues et les réseaux sociaux. Un zèbre a d’abord pointé le bout de ses naseaux rue Marlot. Bientôt suivi d’un singe rue des Capucins, d’une femelle gorille avec son bébé rue Jadart, d’un lion impasse de la tirelire, d’un tigre rue de Courcelles, d’un flamand rose avenue Brébant, d’un léopard rue Libergier, d’un second gorille rue Couteaux, d’un renard rue du Carouge et d’un panda place Godinot. Poétiquement abandonnés par Céz Art, 30 ans « tout pile », qui nous a ouvert les portes de son atelier de la rue Chanzy.

Comment choisissez-vous leurs emplacements ?

En me baladant, je repère, je prends des photos, je mesure… Un bon spot, ce sera ce que j’appelle un furoncle urbain. Ce ne sera jamais le mur neuf d’un particulier, mais plutôt un pan de mur délabré ou du mobilier urbain qui manque de charme. Je préfère bosser sur des surfaces que les gens ne voient plus, des endroits qui méritent d’être sublimés. Après, c’est mieux quand c’est visible et bien placé. En fait, plus un spot est moche, plus il est intéressant.

La nuit, il y a toujours un peu d’adrénaline, même si ce n’est pas du vandalisme, juste de l’affichage illégalCéz Art

Pourquoi maintenant ?

C’était histoire de prolonger l’été, avant le mauvais temps qui arrive. Je voulais mettre un peu de couleurs et de vie dans Reims avant les mauvais jours. C’était le bon moment pour de nouvelles créations.

Comment procédez-vous?

En amont, je prépare des tirages au bon format. Je les découpe. Je fabrique la colle puis c’est la phase du collage. ça se passe en 10 minutes.

En général, je suis tout seul. Il m’arrive de croiser des gens de temps en temps qui rentrent de soirée.

Certains prennent des photos, échangent quelques mots, toujours sympathiques. Ou alors, on ne me voit pas du tout.

Je fais ça la nuit, comme ça, je ne suis pas embêté et ça permet aussi au collage de sécher car il est déjà arrivé que des gens les décollent pour le ramener chez eux. ça évite d’avoir à expliquer à chaque fois ma démarche.

Et puis, la nuit, il y a toujours LE petit frisson, un peu d’adrénaline, même si ce n’est pas du vandalisme, juste de l’affichage illégal.

Quelle est votre démarche ?

Elle est multiple. L’idée, c’est déjà de partager mon art avec ma ville et les Rémois. Ensuite, embellir des zones pas chouettes, mais aussi sensibiliser à la cause animale. Il s’agit la plupart du temps d’espèces en voie de disparition. C’est un petit rappel aux gens. Ces animaux sont impacts en partie par nos modes de vie. Symboliquement, je les ramène dans la ville. J’essaie de leur redonner un petit espace.

Quels sont vos projets ?

Je prépare des toiles pour une exposition qui se tiendra dans l’atelier avec deux amis plasticiens, Jean Wan Schoor et Quentin Dubois. L’expo se tiendra du 23 novembre au 22 décembre. Je pars sur une série intitulée « En voie d’extinction » avec un rhinocéros, un loup, une tortue… pour sensibiliser. Je vais de plus en plus vers quelque chose d’engagé. Avec un côté un peu digital. Je vais amener du pixel, des effets numériques… parce que si on ne fait rien, ces animaux n’existeront plus que digitalement.

Avant la fin de l’année, je vais également réaliser une fresque à l’entrée de l’hôtel Mercure Farman ainsi qu’une chambre du sol au plafond comme huit autres artistes. L’été prochain, je pars faire une autre fresque dans un hôtel en Croatie.

En attendant, j’ai d’autres projets de façades et de fresques dans la région, une notamment à l’hôpital des enfants pour début 2019.

Repéré par Gallimard

Sorti le 4 octobre, aux Éditions Alternatives, chez Gallimard, « Le Bestiaire fantastique du Street Art », du street artist Codex Urbanus et de la photographe Chrixcel, consacre huit pages à Céz Art aux côtés de vingt autres artistes internationaux, « des grosses pointures dont je suis fan », confie le Rémois.

« Boudé par l’art contemporain, l’animal fabuleux renaît de ses cendres grâce à l’art urbain, qui lâche monstres et créatures au cœur de nos villes pour une remise en question sauvage et directe de notre soi-disante humanité », peut-on ainsi lire en quatrième de couverture.

240 pages en quadri, relié 21 x 27,5 cm, 30 €.

Alice RENARD

Extrait de l'union 07/10/2018

Le dernier clin d’œil de Kusek 

Le street artist n’embellira plus les rues de la cité des sacres avec ses pochoirs.   Il a décidé de tourner la page. Avant une dernière pirouette. 


Le street artiste rémois qui a «sévi» durant presque quatre ans à Reims a décidé de ranger ses pochoirs et ses bombes de peinture. 

Quand j’ai démarré, c’était une sorte d’exutoire. Mais petit à petit, ça a fini par me coller une sacrée pression
Arno, alias Kusek

Ses « machins », toujours signés d’une hirondelle, un motif de tatouage old school « symbole de voyage et de liberté », ont égayé les rues de Reims, mais aussi de Marseille, Bordeaux, Paris, Berlin, Hambourg, Nuremberg, Bruxelles ou encore New York. Après des affiches et des pochettes d’albums de groupes punk (Rancid, The Clash, Grauzone, Social Distortion…), l’artiste sensible et généreux a ensuite revisité les monuments du patrimoine rémois, tout en s’essayant sur le thème des peintures de Lascaux sous un pont le long du canal, en signant une fresque monumentale avec l’illustratrice Emilie Vast (au centre «sport et nature » de la Ville de Reims), et en rendant hommage à des sportifs (Mahiedine Mekhissi aux abords du Stade Georges Hébert, Yohann Diniz rue Théodore-Dubois, Raymond Kopa sur un muret du parking visiteur à Delaune). « Quand j’ai démarré, c’était une sorte d’exutoire. J’y passais de longues heures. Ça me permettait de m’évader. Ce qui n’était pas du tout prévu, c’est que des articles sortent dans la presse, que des gens me passent des commandes, me proposent des expos. Petit à petit, ça a fini par me coller une sacrée pression. C’est pour ça que je préfère arrêter. Pour me libérer. » Il reste bien « une ou deux bricoles » encore (près du stade et de la Carto). Et depuis peu deux t-shirts, en vente à la boutique du Stade de Reims, l’un à l’effigie de Raymond Kopa, l’autre de Just Fontaine.

« Le Stade de Reims m’a demandé la permission d’utiliser mes pochoirs. Ils m’ont proposé des royalties, mais j’ai refusé. Je ne veux pas toucher d’argent avec ça car ce n’était pas le but au départ. Si je les ai faits, à l’époque, c’était pour mon père qui venait de décéder et qui m’avait beaucoup parlé du Grand Reims. » Après cette dernière collaboration, le pochoiriste rémois a promis qu’on le n’y reprendrait plus. Kusek n’est plus. L’hirondelle a pris son envol.

Alice RENARD

Extrait de l'union 17/07/2018

Deux artistes et un parking, exposition insolite à Reims

Céz’Art et Jean-Luc Breda embellissent le parking Buirette avec une vingtaine de leurs œuvres. Des fresques immenses autour des univers de ces deux artistes rémois.


Jean-Luc Breda et Céz’Art ont mixé leurs oeuvres pour obtenir de grandes fresques.

« Il y en a des voitures dans ce musée !  » Réflexion humoristique entendue pendant le vernissage de l’exposition Color Fusion. Forcément, celle-ci se situe dans un cadre inhabituel, celui du parking Buirette. C’est une nouvelle initiative d’Olivier Guinot, le directeur de Champagne Parc Auto pour apporter de la couleur et de la poésie aux cinq parkings qu’il gère à Reims. Cet amateur d’art contemporain a invité deux artistes rémois, Céz’Art et Jean-Luc Breda. Le premier crée des œuvres figuratives, comme des animaux aux couleurs vives, le second est spécialisé dans l’abstrait. A priori, leurs univers sont assez éloignés, mais ils s’accordent parfaitement.

Des œuvres mixées pour en créer de nouvelles

Ils ont même réussi à mixer certaines de leurs œuvres pour en créer de nouvelles. Les automobilistes peuvent ainsi découvrir, à l’entrée du parking Buirette, une fresque de 11 mètres de large et 4 mètres de haut.

Les deux artistes collaborent depuis trois ou quatre ans. Ensemble, ils ont déjà peint une fresque sur un mur du Staps, à l’Université et exposent au Pavillon CG, rue Noël. Céz’Art vit de sa peinture depuis plusieurs années. L’été dernier, il avait déjà collé une dizaine de reproductions de ses toiles dans le centre-ville. Le duo d’artistes est présent à tous les niveaux du parking, à l’entrée, dans les montées et les descentes ainsi que dans les sas des ascenseurs. Vingt-deux créations au total.

 M.-C.L.

Extrait de l'union 13/04/2017

 À Reims, l’art entre au parking

Les artistes rémois Céz’Art et Jean-Luc Breda embellissent le parking Buirette avec une vingtaine de leurs œuvres. Et créent une immense fresque autour de leurs deux univers.


Entre Céz’Art (à gauche) et Jean-Luc Breda, c’est d’abord une belle histoire d’amitié.
Photographe : Remi Wafflart

Selon moi, il est très important de sortir l'art des musées et des galeries !
Olivier Guinot, directeur de Champagne Parc Auto

Un parking public n’est pas un lieu où l’on aime s’attarder. C’est froid, gris, bétonné. Et très souvent sinistre. Pour apporter de la couleur et de la poésie aux cinq parkings qu’il gère à Reims, Olivier Guinot, le directeur de Champagne Parc Auto, donne carte blanche à plusieurs plasticiens qui ont le vent en poupe. En 2016, cet amateur d’art contemporain a invité le Rémois Iemza à s’exprimer sur des capots de voitures.

L'artiste, connu pour son univers graphique où s'entrecroisent de fines lignes sombres, a travaillé avec des jeunes en insertion et d'autres artistes, en résidence à la friche La Fileuse. Les créations sont toujours exposées au parking Cathédrale, rue des Capucins.

UNE FRESOUE DE Il MÈTRES DE LARGE ET 4 MÈTRES DE HAUT

Cette année, Olivier Guinot a fait appel à deux autres artistes rémois qui ne manquent pas de talent : Céz'Art et Jean-Luc Breda. Si le premier crée des œuvres figuratives - il peint des animaux aux couleurs vives avec toutes sortes de plumes, de perles et d'attrape rêves - le second est spécialisé dans l'abstrait. A priori, leurs un vers sont assez éloignés, mais il s'accordent parfaitement.

Les deux artistes ont d'ailleurs choisi de mixer certaines de leurs œuvres pour en créer de nouvelles. Les automobilistes peuvent ainsi découvrir, à l'entrée du parking Buirette, une magnifique fresque de 11 mètres de large et 4 mètres de haut, qu'ils ont collée dimanche dernier.

On y voit un lion rugissant qui fait face à un gorille pensif, portant une coiffe d'Apache et tenant un papillon sur l'index droit. L'arrière-plan, aux airs de paysage interstellaire, explose de jaunes, de blancs, d'orangés, de mauves, de bleus et de verts.

« Je collabore avec Jean-Luc depuis trois ou quatre ans. L'été dernier, nous avons peint une fresque sur un mur du Staps, à l'Université de Reims. Nous exposons aussi ensemble au Pavillon CG, le restaurant gastronomique de la rue Noël à Reims », raconte Céz'Art.

Le Rémois, qui vit de sa peinture depuis plusieurs années, et qui est représenté par six galeries dont une parisienne et une londonienne, se dit très enthousiaste d'« habiller » un parking. « Cet été, j'avais déjà collé une dizaine de reproductions de mes toiles dans le centre-ville. II en reste d'ailleurs dans les rues Hincmar et Henri IV. Ce qui m'a intéressé dans ce nouveau projet, au parking Buirette, c'est d'avoir la possibilité d'investir tout un lieu et bien sûr de partager mon travail avec un public très large. Et puis, c'est vraiment sympa d'amener de la vie et de la couleur dans un espace particulièrement froid ! », explique-t-il

Céz'Art a donc d'abord pris le temps, avec Jean-Luc Breda, de trouver les bons emplacements. Le duo d'artistes a choisi de coller des reproductions de ses œuvres à tous les niveaux du parking, soit à l'entrée, dans les montées et la descentes ainsi que dans les sas des ascenseurs. Au total, les usagers du parking Buirette peuvent admirer 22 créations dont la grande fresque.

Chacune des toiles a d'abord été photographiée pour être numérisée. Après l'intervention d'un graphiste, les clichés ont ensuite été transmis à un imprimeur rémois. « Toute cette partie technique a été prise en charge par Champagne Parc Auto qui consacre environ 10.000 euros par an pour amener l'art dans ses parkings », indique Olivier Guinot.

Ce dernier précise qu'à compter de fin avril, le parking Buirette abritera aussi une série de photographies réalisées par des élèves de l'Ecole supérieure d'art et de design de Reims, sur le thème de la jungle et de la nature.

UN CLIP, UN LIVRE ET UNE EXPOSITION

Visible pendant au moins un an, l'exposition de Céz'Art et de Jean-Luc Breda au parking Buirette sera accompagnée de plusieurs événements. Un clip, présentant le travail des deux plasticiens, sera diffusé sur les écrans du parking. Et un livre, avec les photographies des œuvres originales, sera édité à la fin du mois. Tiré à une centaine d'exemplaires, il sera distribué gratuitement. Par ailleurs, les toiles reproduites sur les murs du parking vont être exposées dans les bureaux de Champagne Parc Auto, situés rue Henri Jadart, et ouverts au public. Céz'Art et jean-Luc Breda planchent déjà sur un autre projet commun : ils comptent peindre un loup hurlant, avec une brume colorée qui sort de la gueule ...

UN ARTISTE INTERVIENT AUSSI AU PARIGNG ERLON

Convaincu que les œuvres d'art ne doivent pas seulement être exposées dans les musées et les galeries, le directeur de Champagne ParcAuto, qui gère cinq parkings souterrains à Reims - Cathédrale, Erlon, Buirette, Hôtel de Ville et Garrbetta -, ne manque pas de projets pour rendre ses garages plus agréables. Olivier Guinot a ainsi donné les clés du parking Erlon à Charles Neubach, un Rémois qui fréquente la friche artistique La Fileuse. Sur place depuis une dizaine de jours, il devra avoir achevé son travail pour l'opération « Ateliers d'artistes », programmée début avril.

Valérie COULET

Extrait de l'union 07/03/2017

Quand Céz Art affiche la couleur

Depuis un mois, l'artiste rémois s'applique à « embellir » la ville. Ses collages colorés et biodégradables ne passent pas inaperçus, D'autres œuvres devraient bientôt suivre.

« L'idée, c'est vraiment de sublimer un bout de béton gris et sale ou un compteur électrique sans âme » Céz Art

A seulement 28 ans, l'artiste rémois Céz Art vit déjà de sa passion. Repéré par la société de courtier en art Marble art invest en 2010, puis l'expert Dominique Stall en 2014, il a eu l'occasion de vendre une douzaine de toiles aux enchères de Drouot à Paris. Représenté par cinq galeries (la Galerie2S et Nabucco pour Reims, la galerie d'art Carole Kvasnevski à Paris, la Kochi gallery basée à Londres et la galerie itinérante Agnez art gallery), il sera à Rouen le 7 octobre pour le vernissage d'Art up !, une grande foire d'art contemporain. Il y effectuera une performance en direct.


Céz Art devant une fresque qu’il vient de terminer au Pavillon CG. Remi Wafflart

Des galeries à la rue

Celui qui combine art urbain, graphisme et pop art, travaille aussi bien sur toile que dans la rue, qu'il considère comme un prolongement de son atelier. Et depuis août, Céz Art, de son vrai prénom César, affiche sérieusement la couleur. À Reims, six collages, des portraits d'animaux pop et acidulés, ont déjà fait leur apparition: un renard rue Henri-IV, un lion rue Cérès, un chat sous un pont le long du canal en face du centre des congrès, un gorille rue Libergier, un éléphant rue Chabaud et un chien rue des Poissonniers. « Tout est biodégradable, assure-t-il. Ce n'est que du papier, de l'eau et de la fécule de pomme de terre. L'idée, c'est vraiment de sublimer un bout de béton gris et sale ou un compteur électrique sans âme, d'apporter une touche de couleur, de vie. Je ne suis pas là pour vandaliser. »Des galeries à la rue, il n'y a qu'un pas que le jeune homme a franchi «pour sortir de la valeur marchande de l'œuvre et l'offrir à tous ». Admirés, photographiés et largement partagés sur les réseaux sociaux, les animaux de Céz Art ont bien trouvé leur place et semblent même avoir été adoptés, puisqu'épargnés, par le service propreté de la Ville de Reims. L'auteur de plusieurs fresques murales (comme au lycée Jean-Jaurès ou à l'entrée de Saint-Brice-Courcelles) avait déjà posé quelques-uns de ses collages place d'Erlon il y a quelques années, « mais ce n'était pas resté très longtemps ». Présent au vernissage de l'exposition consacrée à C215 en avril dernier, « j'ai bien noté que la mairie avait la volonté de valoriser cette forme d'art. Il y a eu un vrai tournant et c'est tant mieux ».

Depuis début août, Céz Art collectionne les compliments. « J'ai pas mal de retours sur les réseaux sociaux. Ça encourage. Une personne m'a même remercié. Un matin, elle est passée devant un de mes collages. Elle m'a confié qu'elle était plutôt déprimée et que ça lui avait redonné la pêche. » Jolie récompense pour celui qui promet, d'autres collages à découvrir dans les semaines à venir. De nouveaux sourires en perspective.

Céz Art expose actuellement et jusqu’â fin octobre au Pavillon CG, 7rue Noël à Reims

Alice RENARD

Extrait de l'union 07/03/2017

  

      

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Les proiets pour les trois musées

Donation Foujita, Beaux-Arts et Saint-Remi : lors du conseil de mercredi, le maire a précisé sa politique en matière de musées. Un coin du voile sera levé en début d'année.


Certaines toiles monumentales de Foujita sont exposées aux Beaux-Arts. Dans la donation du peintre figurent 700 œuvres, qui pourraient être exposées à Reims à la condition de trouver un espace de 240 m2
Christian Lantenois

L’ESSENTIEL

•.- En 1913, tableaux et sculptures acquis par la Ville de Reims prennent leurs quartiers à l'abaye Saint-Denis, l'hôtel de ville étant devenu trop étroit pour les accueillir.

•.- En 2007, Jean-Louis Schneiter fait mener des études en vue d'un agrandissement ou d'une nouvelle construction. Le choix se porte sur un musée au Boulingrin.

•.- En mai 2012, Adeline Hazan choisit le projet et l'architecte.

•.- En Ddobre 2014. Arnaud Robinet informe l'agence Chipperfield de l'arrêt du projet.

« J'assume totalement le changement de projet urbanistique pour le Grand musée »
Arnaud Robinet maire

Trois musées, trois questions, trois réponses. L'échange entre Éric Quénard et Arnaud Robinet, mercredi soir, lors du conseil municipal, a permis de faire un peu de pédagogie. Quitte à répéter des choses déjà entendues dans d'autres circonstances.

1 - BEAUX-ARTS

Quelle enveloppe pour le projet finalement retenu par le maire, de réhabilitation et d'extension de l'abbaye Saint-Denis pour les Beaux-Arts ? L'interrogation émane d'Éric Quénard, conseiller municipal PS, qui avance le chiffre de 100 millions d'euros. « J'aurais préféré que vous posiez la question lors de l'assemblée générale de l'association pour un Grand musée au Boulingrin (GMB), à laquelle vous assistiez », rétorqua Arnaud Robinet, qui consentit à répéter qu'il « assume totalement le changement de projet urbanistique » (lire L'union du 5 décembre). Soucieux des finances publiques, le maire a fait ce choix car il permettra de « phaser les interventions » et de mieux gérer les investissements en les répartissant dans le temps. Au sujet du coût, le maire reconnaît que ce sera « plus » que les 55 millions qu'aurait nécessités la construction au Boulingrin mais « pas beaucoup plus » rappelle aussi qu'actuellement, il n'existe aucun projet sur l'abbaye Saint-Denis.

2 - FOUJITA

Quel lieu accueillera la donation du peintre Foujita ? Éric Quénard souligne que cette cession de quelque 700 œuvres est conditionnée au choix d'un site. Arnaud Robinet précise que deux pistes sont explorées. Il révélera son choix en début d'année prochaine, comme un « cadeau pour les étrennes. Lors de l'assemblée du GMB, le maire avait précisé que les -anciens celliers Jacquart, réhabilités, seraient disponibles en juin prochain et rappelé qu'ils abritent un espace d'exposition de 850 m².

3 - HISTOIRE DE REIMS

Quid d'un musée dédié à l'histoire de Reims ? Voilà pour la dernière question d'Éric Quénard. « Il existe déjà, c'est Saint-Remi », répond le maire, qui se dit « très curieux » de ce qui se passe ailleurs en France en matière de valorisation des richesses patrimoniales et muséographiques. « En matière de scénographie, nous avons trente ans de retard », regrette Arnaud Robinet, qui va confier à la future directrice de la Culture à Reims une étude en vue de la modernisation de Saint-Remi. Le maire résume : « Il s'agit d'une politique et d'une réflexion globale ».

Anne DESPAGNE

Extrait de l'union 28/12/2016

  

      

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Ce pacte qui lie l'Etat à la Ville pour la culture

 Chaque année, durant trois ans, 35 M€ vont être consacrés à la culture et au patrimoine.


À Reims, le budget consacré à la culture va augmenter de 2 % on 2017. Christian Lantenols

À SAVOIR

 •.- Que contient le pacte culturel ?

Un résumé de la politique de la Ville dans ce domaine ainsi que 8 articles. L'article 1 rappelle le maintien des financements pour les trois prochaines années. Pour le volet restauration, l'État s'engage à participer à hauteur de 35 % aux travaux de restauration de la porte Mars évalués à 2,5 M € ainsi qu'à accompagner la collectivité dans la restauration de la basilique Saint-Remi dans les années à venir. Par ailleurs, l'Etat investit en moyenne chaque année 1 M € en travaux de restauration et de maintenance sur la cathédrale. Ces mesures seront appliquées dès le 1er janvier.

« La diffusion de la culture partout à Reims et pour tous les Rémois est une priorité », affirme le maire Arnaud Robinet. Un pacte culturel vient d'être signé entre Reims et l’Etat. « Une véritable reconnaissance de la qualité de la politique culturelle menée », commente-t-il.

Qu'implique ce pacte 7 « L'État s'engage à maintenir l'aide financière pendant trois ans à hauteur de 4,8 M€ et la Ville de consacrer toujours 30,7 M€ à des actions culturelles. On mène une politique culturelle et patrimoniale ambitieuse », assure le maire qui rappelle que 14,7 % du budget de fonctionnement de la ville de Reims en 2015 était consacré à la culture. « Ce budget pour 2017 va augmenter de 2 % », annonce d'ailleurs Arnaud Robinet. « En tant que 2ème ville de la région, nous avons un rôle majeur à assumer dans la structuration et l'offre culturelle au niveau local et régional. » Et d'évoquer comme grands projets : le chantier du musée des Beaux-Arts, le Point info culture relocalisé sur le parvis de la cathédrale et prochainement renommé Le Trésor mais aussi la redynamisation de l'offre muséale. « Reims compte aussi deux inscriptions au Patrimoine mondial de l'Unesco. Cela nous oblige à poursuivre nos efforts autour du patrimoine sur trois axes : restauration, protection et valorisation. » Le maire de rappeler la création récente d'une aire de valorisation de l'architecture et du patrimoine (AVAP) dans le périmètre de la butte Saint-Nicaise ainsi que la création prochaine d'un secteur sauvegardé pour le centre-ville élargi.

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union 27/11/2016

  

      

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Street art : Kusek embellit les rues de Reims avec ses pochoirs

Ses outils : du carton, un scalpel et quelques bombes de peinture. Son objectif : embellir les rues de Reims. Rencontre avec le pochoiriste Kusek, souvent au pied du mur.


Kusek signe chacune de ses œuvres d’une hirondelle, un motif de tatouage old school «
symbole de voyage et de liberté ». Comme ici, le long de la Cartonnerie. Hervé Oudin

Avenue de Paris, rue du Mont d'Arène, rue Henri-IV, sous un pont le long du canal, en face de la Cartonnerie et même rue Théodore Dubois, à deux pas de la place d'Erlon … Des dizaines d'hirondelles se sont posées à Reims. Elles nichent sur une devanture de boutique, une armoire électrique, une vieille planche ou un mur défraîchi et égaillent ces derniers mois la cité des sacres. La faute à Kusek, pochoiriste de 47 ans, qui dépose un volatile en guise de signature au bas de chacune de ses productions urbaines. Rose fluo, rouges, bleu turquoise... ses hirondelles n'annoncent pas le printemps mais invitent à prendre le temps d'admirer ses œuvres poético-rock'n'roll (si, si, ça existe). À peine quatre mois que l'animal s'y colle « sérieusement » après avoir testé plusieurs techniques et déjà ses tableaux urbains se font remarquer. Kusek, alias Arno « tout simplement », cariste chez un équipementier automobile dans la vraie vie, a découvert le street art il y - a pourtant quelques décennies: « Au début des années 2000, j'étais ami avec Mezzo Forte, un artiste rémois qui connaît une belle notoriété au niveau mondial. Je l'accompagnais, je lui filais des coups de main ... » Puis, plus rien. L'ami quitte Reims pour Stockholm. « Et puis un jour, j'ai voulu essayer. » C'était l'an dernier.

« Comme de la dentelle »

Celui qui a été DJ « autrefois dans les bars » commence par reproduire au pochoir les noms de groupes de musique punk dans leur police originale. Puis passe carrément à des affiches et des pochettes de disques complètes, détails, ombres et finitions inclus. Kusek s'attaque à du lourd : Rancid, The Clash, Grauzone ou, Social Distortion passent sous son scalpel. « Au début j'y passais des nuits et des journées entières. » Car poser un pochoir ne s'improvise pas. « Pour The Clash par exemple, il faut compter une trentaine d'heures de conception », et suffisamment de carton pour réaliser les quatre pochoirs à superposer. « Ça finit par être fragile. C'est un peu comme de la dentelle. »  Quant à la réalisation, compter « 20 à 40 minutes » avec de la peinture en bombe ...

« Je suis heureux de promouvoir son travail. que je trouve sincère et qualitatif »

C215 à propos de Kusek

En quatre mois, Kusek a déjà « tapé » une bonne vingtaine de fois. Un peu partout dans Reims, « généralement en journée », mais toujours dans des endroits « Iégaux ou tolérés, qui vont être démolis ou hyper crasseux. Je ne touche jamais aux monuments, ni aux propriétés privées ». Certains ont déjà été effacés, « pas grave, ça fait partie du jeu ». Son but : « Apporter un peu de couleur là où il n’y en a pas ». Plusieurs particuliers ou commerçants lui ont même passé quelques commandes. À la Cartonnerie, par exemple, il a peint une pochette géante de The Clash. Tous les plus grands artistes passent forcément devant avant d'entrer en scène.

Remarqué par C215

Le Rémois a même réussi l'exploit de taper dans l'œil du célèbre C215, artiste majeur de la scène du street art. Ce dernier sévit ponctuellement à Reims depuis mi-février à l'approche de la prochaine exposition qui lui sera consacrée au Cellier (« C215 la rétrospective », du 29 avril au 31 juillet). Après avoir pardonné la boulette de la Municipalité (une de ses œuvres commandée puis effacée par erreur, (lire notre édition du 27 février dernier), C215 a habilement glissé dans l'oreille du service culturel de la Ville qu'il accepterait volontiers de parrainer une future exposition de l'homme aux hirondelles. « Je suis heureux de promouvoir son travail, que je trouve sincère et qualitatif, dans sa propre ville », confie C215. « j'espère ainsi qu'il obtiendra des espaces pour s'exprimer, des commandes et de la visibilité. » Ni une ni deux, Kusek confirme avoir déjà été contacté par la Mairie de Reims qui souhaite faire la part belle au street art. « C215 m'a ouvert les portes, » se réjouit-il. « C'est hyper sympa et il m'a donné quelques conseils. » Le pochoiriste rémois a également laissé des souvenirs colorés dans quelques rues grises de Bruxelles. Et il compte bien se tendre prochainement à Paris, Bordeaux, Berlin et Hambourg. En attendant, il s'applique à réveiller la cité des sacres Avec du gros son et du carton.

Alice RENARD

Publié le Lundi 18 Avril 2016

  

    

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L'artiste C215 va encore sévir à Reims 

 Lundi, l’artiste C215 est venu repeindre son œuvre effacée par erreur par la brigade anti-tags de la Ville. Ouvrez l’œil ! Il a promis de revenir...


Lundi, le «
Petit Boudeur » a retrouvé son armoire électrique rue du Général-Sarrail.

La « bourde » des services municipaux se transforme en sacré coup de pub. Rappelons les faits : le 15 février dernier, l'artiste de rue C215, mondialement connu, vient peindre quatre œuvres sur du mobilier urbain à Reims. Une sorte de teasing pour annoncer la prochaine exposition qui lui sera consacrée au Cellier du 29 avril au 31 juillet. Trois transformateurs des Hautes-Promenades ainsi qu'une armoire électrique située contre l'hôtel de ville sont « rhabillés ». Sauf que, croyant effacer un graffiti, la brigade anti-tags de la ville fait disparaître la semaine dernière un des pochoirs commandés (notre édition de samedi 27février).

En quelques jours, la disparition du « Petit Boudeur », puisqu'il a désormais un nom, n'a pas ému que les Rémois : l'information a été reprise par de nombreux médias nationaux, voire internationaux. « J'ai été pas mal sollicité. Même la BBC m'a appelé » , s'étonne C215, alias Christian Guémy, originaire d'lvry-sur-Seine (Val-de-Marne), surpris et touché par autant d'intérêt. « En un week-end, une trentaine de journalistes m'ont contacté.

« J’ai hâte de revenir à Reims et de rencontrer les Rémois ! »

Hier midi, le 13 heures de TF1 consacrait même un reportage au nouvel épisode du micro-drame rémois. « Il faut relativiser. Avec le street-art, ce sont des choses qui arrivent. C'est nouveau pour la mairie. Il faut être indulgent avec eux », tempère l'artiste qui préfère souligner « le gros effort réalisé pour installer l'exposition. »

Lundi après-midi, alors qu'il repeignait la fameuse armoire, l'artiste a eu droit à de sympathiques témoignages de passants. « Tout le monde était content de le revoir. Souvent, les gens s'approprient l'œuvre. Ils se sentent parfois plus spoliés Que moi si elle disparait ». Même le maire Arnaud Robinet est venu à sa rencontre pour s'excuser de la « boulette »  devant les caméras de TF1. « Forcément, ça touche, poursuit C215. Le maire était très embarrassé. Il ne simulait pas. Vraiment. » Lundi, Christian Guémy a profité de sa venue dans la cité des sacres pour également s'attaquer à deux autres transformateurs des Hautes-Promenades. Reims abrite donc désormais six pochoirs signés du célèbre petit cube C215. Et ce n'est pas fini : « En tout, une trentaine d'œuvres sont prévues à Reims », dévoile celui qui apprécie « l'architecture d'un centre-ville aussi historique » . « J'ai hâte de revenir à Reims et de rencontrer les Rémois » termine-t-il.

De son côté, la Mairie a promis qu'on ne l'y reprendrait plus. Le service propreté désormais sensibilisé au street art, l'armoire électrique va pouvoir conserver son « Petit Boudeur » un bout de temps. Malgré le froid et la pluie, « ça peu tenir plusieurs années », assure Christian Guémy.


C215 à l'œuvre ce lundi. Kusek


Plusieurs transformateurs des Hautes-Promenades ont déjà été repeints. A.R.

Alice Renard

Extrait de l'union 01/03/2016

A Reims, une œuvre d'art effacée par erreur

Un pochoir, réalisé il y a une dizaine de jours par l’artiste C215 à la demande de la Ville, a été effacé par mégarde par… les services de la Ville.


« 
Là, c’est redevenu un truc moche », déplore Arno, un Rémois fan de street art

La grosse bourde. Croyant faire disparaître un graffiti, les agents de la brigade anti-tags de la ville ont effacé il y a quelques jours une œuvre d'art signée du célèbre pochoiriste C215 «installée» rue du Général-Sarrail, sur une armoire électrique posée contre l'hôtel de ville. Comble de la situation, l'artiste mondialement connu était venu peindre le mobilier urbain le 15 février dernier à la demande de la Municipalité dans le cadre de la prochaine exposition qui lui sera consacrée et prochainement visible au Cellier. Une sorte de teasing, histoire d'éveiller la curiosité des Rémois à quelques semaines de l'événement. Le pochoir n'aura malheureusement pu être admiré qu'une petite dizaine de jours ... Pour Arno, un Rémois qui a créé l'an dernier une page Facebook consacrée au street art dans la cité des sacres, c'est un peu comme un sacrilège. « C215, c'est le top du top. C'est l’un des meilleurs pochoiristes au monde », insiste-t-il. « C'est vraiment triste parce que c'est tellement beau ce qu'il fait. 11 y a une forme de poésie ... »

« J’ai l’impression qu’ils me font bosser pour rien, que c’est une mauvaise farce »

C215, artiste de rue.


Le pochoir n'aura été visible que quelques jours. REIMS Street Art

« Tout était pourtant planifié avec le service culturel »

Le Rémois est venu sur place, vérifier ce qu'il avait du mal à concevoir. «  Grâce à C215, il y avait une sorte de valeur ajoutée à cette armoire métallique. Là, c'est redevenu un truc moche... Je sais que c'est leur boulot d'effacer les tags, mais les agents de la ville devraient agir avec un peu plus de discernement dans certains cas. » À la place du fameux pochoir, un clin d'œil d'un graffeur inconnu. « Not Bansky», peut-on lire en référence à un autre célèbre artiste de street art, dans le genre subversif.

« Ah bon, tout a disparu ? », s'étonne Christian Guémy, alias C215,contacté hier par téléphone. À 42 ans, ce graffeur originaire de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) est un artiste de rue mondialement connu, plus habitué à voir disparaître ses créations de street art par arrachage du support, Comme à Palerme dernièrement, où des connaisseurs peu scrupuleux n'ont pas hésité à démonter plusieurs boîtes aux lettres sur lesquelles il avait laissé sa précieuse empreinte. En décembre dernier, la Maison Ruinart a d'ailleurs accueilli une surprenante exposition riche de 17œuvres originales de l'artiste. Des œuvres proposées à la vente et affichées à partir de plusieurs milliers d'euros. « Je ne sais pas trop quoi vous dire, vous me l'apprenez, confie le pochoiriste.  Je ne sais pas ce qu'il s'est passé... j'ai l'impression qu'ils me font bosser pour rien, que c'est une mauvaise farce, L'armoire électrique en question avait été choisie expressément. On me l'avait montrée en photo. Tout était pourtant planifié avec le service culturel. » L'œuvre en question mesurait un cinquantaine de centimètres. « Il était pourtant mignon ce petit garçon. C'est dommage. Il a dû y avoir un dysfonctionnement quelque part, une maladresse ... », soupire-t-il.

La Ville reconnaît « un petit couac »

Que l'on se rassure, l'artiste s'est engagé à revenir pour refaire le pochoir. Au même endroit « Mais avant, je vais m'assurer que ça ne risque plus d'être effacé. » Le bonhomme à la mine boudeuse avait nécessité une journée de travail « pour la préparation du pochoir, ainsi qu'une bonne demi-heure de mise en place. Du côté de la Ville, on reconnaît « un petit couac ». « Le problème, c'est que les agents ne jugent pas de la valeur artistique de ce qui est à enlever, explique le service communication qui rappelle qu'en 2014, la brigade anti-tags a fait disparaître près de 29000 tags, graffitis et autres traces d'affichages sauvages. Ils sont au courant maintenant », nous promet-on.

Ouf, il en reste sur les Hautes-Promenades


L’une des trois armoires électriques, repeintes par C215.

Lors de sa venue le 15 février dernier, l'artiste C215a peint trois autres œuvres situées celles-là sur de grandes armoires électriques sur les Hautes-Promenades en centre-ville: deux portraits et un oiseau sont ainsi à découvrir. « Elles ont été réalisées en une matinée, explique le pochoiriste. Il était prévu que j'intervienne sur d'autres supports en ville, mais il faisait très froid ce jour-là, proche de zéro degré. Ce n'était pas évident et il nous manquait quelques autorisations. Je ne vais donc pas tarder à revenir. » Le graffeur interviendra à nouveau sur les Hautes-Promenades « et dans un centre social », dévoile-t-il.

 D'autres créations seront également visibles prochainement au Cellier, dans le cadre de « exposition. C215 la rétrospective » qui aura lieu du 29 avril au 31 juillet.

 Alice RENARD

Extrait de l'union 27/02/2016

  

      

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Une nouvelle directrice pour les musées historiques


Bénédicte Hernu a pris ses fonctions au début du mois.

Après le départ à la retraite, en septembre 2015, de Marc Bouxin, le poste de directeur des trois musées historiques de Reims - le musée Saint-Remi, le musée de la Reddition et le musée du Fort de la Pompelle - était resté vacant. Il est aujourd'hui occupé par Bénédicte Hernu, qui travaille sous la responsabilité de Georges Magnier, le directeur de tous les musées rémois. Cette Alsacienne de 37 ans, dont c'est le premier poste de conservateur, a pendant plusieurs années, été responsable de l'animation du patrimoine à Châlons-en-Champagne, dans le cadre du label Ville d'art et d'histoire. « Auparavant, j'avais aussi assuré l'animation du Pays du Val d'Argent, entre Sélestat et Saint-Dié », raconte-t-elle.

La salle des cartes du musée de la Reddition sera restaurée

Si sa prise de fonction à Reims a tardé, c'est parce que la jeune femme a suivi une formation de 18 mois à l'Institut national du patrimoine à Paris, un établissement d'enseignement supérieur qui dépend du ministère de la Culture et de la Communication et qui forme au métier de conservateur d'État. « Après avoir réussi le concours d'entrée en 2014, j'ai démarré ma formation en janvier 2015 et l'ai terminée en juin dernier », précise-telle.

La nouvelle directrice des musées historiques de Reims, qui chapeaute trente-neuf personnes dont la majorité travaille au musée Saint-Remi, a pour mission de rédiger un projet culturel et scientifique pour les cinq à sept ans à venir. « L'idée consiste à se pencher sur la conservation et la mise en valeur des objets, en repensant notamment la scénographie. Au musée Saint-Remi, nous envisageons par exemple de nous intéresser aux pièces du XVII° siècle à nos jours et d'exposer des œuvres contemporaines », annonce Bénédicte Hernu. À l'automne, des travaux de l'École supérieure de design de Reims seront par exemple présentés. Suivra une exposition de la plasticienne rémoise Florence Kutten. La nouvelle directrice des musées historiques de Reims envisage, également, un partenariat avec le musée de Cluny à Paris. « Comme il va fermer pour travaux, nous accueillerons à Reims, fin 2017, sa grande exposition itinérante qui sera mise en lien avec la collection rémoise. »

Parmi les gros chantiers programmés par Bénédicte Hernu : la restauration de la « salle des cartes » du musée de la Reddition où, le 7 mai 1945, les Allemands capitulèrent. « Il est urgent d'agir pour que les générations futures puissent découvrir cette salle historique ! Il Autre projet : l'ouverture, en 2017, d'une boutique au musée Saint-Remi.

Valérie COULET

Extrait de l'union 28/07/2016

  

      

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Michel BÉNARD POÈTE PROLIFIQUE

IL EST L'UN DES POÈTES FRANÇAIS CONTEMPORAINS PARMI LES PLUS PUBLIES. LIBRE, INDEPENDANT, RÊVEUR ... MICHEL BENARD A POURTANT LES PIEDS SUR TERRE.

« La poésie est peut-être l'une des ultimes voies d'espérance encore offerte aux Hommes. C'est sur des utopies que l'on érige les plus beaux édifices de la vie. » Cette affirmation est celle d'un vrai poète, Rémois de surcroît. Moins célèbre que Rimbaud, mais bien plus prolifique et fidèle à sa passion, Michel Bénard est l'auteur d'une quarantaine de livres et de multiples publications dans le domaine qui le passionne depuis sa plus tendre enfance. Artiste complet, il dessine aussi bien qu'il écrit. Et comme il est généreux, il consacre beaucoup de temps à relier les Hommes des cinq continents.

« Depuis que je suis gosse, j'ai le nez dans les étoiles. Je refusais l'image de Dieu que me montrait ma grand-mère, Mais je parlais au ciel et aux arbres ... » Michel Bénard n'a rien d'un illuminé au look improbable. Au contraire, il ressemble à M. Tout-le-Monde et a mené une carrière internationale sérieuse au service des achats industriels de deux multinationales.

Au fond de son esprit, en revanche, il joue sans cesse avec les mots et les images pour exprimer son sens de « l'universalité, du retour vers le sacré universel ». Sa conviction est telle que « tout ce que j'ai écrit a été publié ». L’académie Française lui a même décerné le Prix Théophile Gauthier.

Deux personnages proches ont façonné la vocation de Michel, dont l'un de ses grands-pères, « un vigneron qui travaillait dans la propriété du château de Taissy. On vivait là en bord de Vesle, un vrai paradis. Je dessinais dans la nature. A 11/12 ans je me rendais seul au musée. J'y ai été marqué par le tableau anonyme de Saint-Jérôme. »

Bien que la religion ne soit pas en odeur de sainteté chez ce jeune septuagénaire, c'est une double page d'encyclopédie consacrée à une abbaye qui a tracé les lignes de son avenir : « Ces deux pages montraient une coupe d'un monastère et la cellule des moines enlumineurs. J'ai dit à mon père : je veux être ça... Pas moine, mais peintre et écrivain. » Sans oublier le culte permanent de l'indépendance, de la liberté et du rêve. Loin de vivre en ermite, Michel Bénard est relié au monde. Il est vice-président de la Société des poètes français. A ce titre, il s'occupe d'une galerie d'art à Saint-Germain (Paris). Plus encore, son « but et son intention sont de rapprocher toutes les cultures » par le biais de l'art et de la poésie. D'où son engagement au sein du Cénacle européen francophone, « une continuité de l'œuvre de Léopold Sedar Senghor, l'ancien président du Sénégal, un poète et une grande voix universelle ».

Au-delà des textes, des dessins, de l'art, Michel Benard vit « en état de poésie, ce qui implique la sagesse, un mode de conduite ». Cela ne l'empêche pas de « rire, de déconner, parfois même au ras de la moquette ». Le poète est un Homme qui va à la rencontre des Humains « dans la compréhension de l'autre et l'acceptation de la différence ». Pour lui, « il est important de partager nos cultures sans renoncer à notre identité. En ces temps troublés, Michel Bénard reste même « optimiste ». Poète... et pourtant pas fou !

J-FCHERPEREEL

Extrait de mag'info 05/2016

  

      

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Des rois de France pour baliser la rue entre cathédrale et basilique

L'ancien adjoint à la culture Jean-Marie Beaupuy fourmille d'idées pour rendre plus attractif le cheminement entre nos deux édifices religieux majeurs.


Jean-Marie Beaupuy (ici avec Bernard Poret) : «
De grands affichages sur l'ancien collège des Jésuites ». Christian Lantenois

L'ESSENTIEL

•.- Entre la cathédrale et la basilique Saint-Remi, le cheminement par les rues Chanzy et Gambetta n'est pas spécialement attractif pour les touristes.

•.- L’ancien adjoint à la culture Jean-Marie Beaupuy a réfléchi à la façon d'améliorer à la situation ; il imagine notamment un balisage du cheminement à raide des figures des 33 rois qui ont été sacrés à Reims.

•.- Il a remis son dossier au maire de Reims en décembre dernier, qui l'a accueilli favorablement.

D'un côté la cathédrale, de l'autre la basilique: Et entre les deux ? 1500 mètres de cheminement, par les rues Chanzy et Gambetta, pas forcément très attractifs. L'ancien adjoint à la culture Jean-Marie Beaupuy souhaite changer cette situation; il se souvient que du temps du maire Jean-Louis Schneiter, le sujet d'un aménagement d'une « voie des sacres » entre nos deux monuments majeurs avait déjà été évoqué, mais il ne s'était traduit que par la pose de quelques réverbères. Aujourd'hui, M.Beaupuy, qui s'est adjoint les renforts de l'historien Patrick Demouy et du président des Amis de la cathédrale Bernard Poret, a des idées plus précises à mettre .sur la table, dont certaines sont aussi inspirées du défunt Jacques Darolles, qui fut notamment directeur de la maison de la culture André-Malraux.

« L'idée générale, introduit M.Beaupuy, est de donner à ce cheminement une dimension à la fois historique, culturelle, touristique, ludique et éducative. Et sans rupture. L'élément de continuité, ce seraient les33 sacres qui ont eu lieu à Reims ; ils constitueraient la matière de bornes jalonnant le parcours. »

M.Beaupuy a fait le calcul : 1500 divisé par 33, cela fait une borne tous les 45 mètres. « Chaque borne prendrait la forme d'un portrait ou d'un buste d'un des rois sacrés à Reims. Et les technologies modernes nous permettent d'imaginer en plus un système où les promeneurs pourraient dialogue avec chacun des rois à partir d'un smartphone. » Une ligne de peinture appropriée - représentant des couronnes royales ? - sur la chaussée guiderait le promeneur d'une borne à l'autre. Par ailleurs, d'autres bâtiments présents sur le parcours pourraient apporter leur pierre à l'édifice : l'ancien collège des Jésuites, la maison diocésaine Saint-Sixte, le conservatoire. M.Beaupuy envisage d'utiliser leurs murs aveugles pour en faire d'amples espaces d'affichage; « au conservatoire, on pourrait aussi imaginer de déclencher la vidéo d'un concert ». Ainsi, résume notre porteur de projet, « de borne en borne et d'animation en animation, les 1500 mètres perdraient leur côté fastidieux. Et ils pourraient intéresser non seulement les touristes, mais les Rémois eux-mêmes ».

Le maire, à qui le dossier a été remis en décembre dernier, se serait montré ouvert à ce projet. « Il s'est bien sûr demandé ce que ça coûterait; nous n'avons pas chiffré, mais franchement ça n'a rien d'exorbitant, surtout que l'effort serait à répartir entre de nombreux partenaires.» Maintenant, « y’a plus qu'à faire ? »

Un premier anniversaire de sacre cette année

Jean-Marie Beaupuy et son équipe ont repéré que dès cette année 2016, le thème des sacres pouvait être exploité : le premier sacre à Reims, celui de Louis le Pieux, fils héritier de Charlemagne, a en effet eu lieu le 5 octobre 816, il y a donc douze siècles, Après quoi, il faudra attendre 2022 pour tomber sur de nouveaux anniversaires, dont celui de Louis XV, qui eut lieu le 23 octobre 1722, le premier où fut servi du vin pétillant de Champagne qui plus est! Trois ans plus tard, on pourra commémorer le dernier sacre effectué à Reims, celui de Charles X.

Antoine Pardessus

Extrait de l'union 16/02/2016

  

      

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Négociations. pour la statue

Voie des sacres, emprunt d'une statue au Metropolitan de New York, Luchrone, Elektricity : l'adjoint à la culture Pascal Labelle fait le tour d'horizon de plusieurs dossiers en cours.


La Ville de Reims mène des discutions pour faire rapatrier la Vierge à l'Enfant.
 Archives Valérie Coulet

Pascal Labelle, l'adjoint à la culture et au patrimoine, ne manque pas de dossiers à traiter. Il nous a reçus pour faire le point sur plusieurs d'entre eux.

« L'union a présenté dernièrement l'idée de Jean-Marie Beaupuy pour rendre plus attractif le cheminement entre cathédrale et basilique Saint-Remi, autrement dit la voie des sacres, en utilisant les Rois de France comme  "bornes".»

•.- Que pensez-vous de cette idée ?

C'est vrai qu'il y a quelque chose à faire sur cet axe et nous sommes à l'écoute des idées des citoyens. Il Ya d'ailleurs plusieurs initiatives privées sur ce même sujet, M.Beaupuy n'est pas le seul. Cela dit, nous menons actuellement une réflexion globale sur la signalétique patrimoniale et touristique, et la voie des sacres en fera partie .

•.- Donc rien de plus à en dire ?

Pour le moment, non .

•.-  Vous avez également été sollicité par le maire de Cernay pour faire rapatrier - temporairement - une statue médiévale, propriété du Metropolitan de New York. Où en est le dossier ?

Il s'agit effectivement d'une Vierge à l'Enfant qui se trouvait à l'origine dans l'église de Cernay. Et en novembre 1917, un Allemand a pris cette statue, on ne sait pas si c'était pour la mettre en sûreté ou pour la voler. Toujours est-il qu'elle est aujourd'hui propriété du Metropolitan de New York. Et M. Bédek (le maire de Cernay) nous a demandé de l'aider pour que le musée new-yorkais lui prête cette statue en 2017, pour les cent ans du « départ. de celle-ci. C'est vrai que nous, Ville de Reims, nous avons un service de musée, et surtout une capacité d'accueil de l'œuvre. À Cernay, ils n'auraient aucun site acceptable par le Metropolitan.

•.- Et où en sont les démarches ?

C'est le nouveau directeur des musées qui y travaille, les discussions sont en cours avec New York. C'est assez compliqué parce que les Américains sont stricts, notamment en matière de sécurité, et qu'il s'agit d'une belle œuvre. Donc à l'heure actuelle, il est impossible de dire si le prêt se fera ou ne se fera pas.

•.- Il y a aussi le dossier du Lucbrone. Le lycée Saint-jean-Baptiste s'est vu confier la remise en état en décembre dernier. Nous sommes en février, il attend toujours la livraison. Est-ce qu'il y a quelque chose qui bloque ?

Non, il fallait d'abord que l'artiste, qui a un droit moral sur l'œuvre, puisse valider les choix techniques proposés par Saint-Jean-Baptiste. Cette validation vient d'avoir lieu (le 2 février), maintenant plus rien ne s'oppose à la livraison.

•.- Un mot sur le festival de musique électro Elektiicity. Aura-t-il lieu cette année finalement ou non ?

C'est la Cartonnerie qui mène la réflexion à ce sujet Au vu de l'édition 2015 en demi-teinte, se pose notamment la question de la date. Cela dépendra donc de la nouvelle date qu'ils proposeront: si c'était mars, avril ou mai par exemple, ce serait perdu pour cette année: il serait bien trop tard pour solliciter les artistes.

Antoine PARIIE5SUS

Extrait de l'union 15/02/2016

  

      

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En 2016, les musées de Reims vont se moderniser

La municipalité a confirmé ou dévoilé, hier, des choix en matière culturelle. Un espace provisoire dédié à Foujita trouvera place dans l’ancien office du tourisme.


« La question des réserves des Beaux-arts sera réglée en 2016 », promet le maire. Les travaux de l’extension débuteront avant la fin du mandat.

Pérenniser et développer l'offre culturelle. Arnaud Robinet, maire, aux côtés de Pascal Labelle et Catherine Coutant a confirmé et détaillé lés grandes orientations pour les musées et le patrimoine. Un diagnostic sera élaboré cette année, afin que soit rédigé un document cadre, cette « feuille de route » qui manque à Reims selon le maire. Un débat d'orientation culturelle sera organisé en conseil municipal, pour que soient exposés  « publiquement et démocratiquement » les objectifs. Première indication : dans un contexte financier serré, le budget dédié à la culture sera  « maintenu », a précisé Arnaud Robinet.

1 - Les locaux de l'ancien office de tourisme, rue Guillaume-de-Machault, accueilleront un « Espace Foujita » qui permettra d'évoquer le maître et son œuvre présente à Reims, aussi bien au musée qu'à la chapelle. Trouver un lieu, même temporaire, était une condition à l'effectivité du legs. Les héritiers de Foujita participeront à l'inauguration, en septembre si tout va bien. Une application en français, anglais et japonais fera découvrir la richesse et la variété du travail de Foujita. Une partie des tableaux rejoindra le Japon pour une grande exposition à Nagoya et dans deux autres villes nipponnes.

2 – Beaux-Arts. L'extension-rénovation du musée des Beaux-arts est confirmée, en « prenant » sur le parking adjacent et le jardin, La maison du projet, qui fera vivre les grandes étapes de cette transformation, sera sise dans les anciens locaux de l'office de tourisme. Arnaud Robinet assure que les travaux de l'abbaye Saint-Denis commenceront avant la fin de son mandat. Il signale que plusieurs « grands noms » de l'architecture contemporaine se sont déjà montrés intéressés par cette réhabilitation. « La question des réserves sera réglée avant la fin 2015 », précise-t-i1 encore. L'idée serait de les mutualiser en un site unique. Rappelons que chaque année, la Ville consacre 350.000€ à la rénovation des œuvres qui seront exposées dans le futur musée.

3 – Les autres musées. Dans tous les autres établissements, des changements interviendront aussi, avec un accueil plus confortable à Saint-Remi, des lieux de convivialité dans chacun des boutiques repensées. Même les jours d'ouverture seront repensés. Le maire n'apprécie guère la fermeture les jours fériés. En 2017, pour la première fois, un événement sera organisé dans tous les musées, sur un thème commun, La culture est facteur d'attractivité pour un territoire a insisté le maire. Reims compte, « après Paris », le plus grand nombre de scènes nationales (5 dont 4 conventionnées). Des atouts que la Ville entend défendre, notamment par la signature d'un « pacte culturel » avec le ministère de la Culture.

Le patrimoine, autre joyau, autre priorité

Dans le rayonnement culturel de Reims; il y a, forcément, le patrimoine. La soirée des mécènes, lundi, l'a montré, entreprises et particuliers sont prêts à contribuer à sa restauration (L'union du 21 janvier). Deux événements mettront en valeur, en 2016, les monuments rémois - mais aussi les humains qui les font vivre, Un travail photographique a été confié à cinq photographes, dont le résultat sera exposé pour les Journées du patrimoine au Cellier. Le Chœur philharmonique de l'Unesco donnera un concert le 18 septembre à la cathédrale et une grande parade, déambulation théâtrale par une compagnie, sera organisée au départ de la basilique, en écho à la grande cavalcade qui se déroulait au lendemain des sacres.

La convention « Ville d'art et d'histoire », qui existait selon Catherine Coutant jusqu'à présent « a minima», sera renégociée. Trois groupes de travail sont à pied d'œuvre, qui planchent sur le jeune public et le tourisme.

« Les actes du maire contredisent ses paroles »

Eric Quénard, chef de< file de l’opposition, n'a pas tardé- à réagir. à cette conférence de presse. Il estime que «le maire discourt ses actes parlent et le contredisent» et que «le malaise est profond entre fa municipalité et le monde de la culture». Et de citer l'arrêt de la construction du nouveau musée, le blocage de nouveaux cinémas avec «l’abandon des projets Rives de Vesle et Sernam », « l’abandon de l’équipement public prévu à Croix-Rouge ». L’élu socialiste évoque les réalisations du précédent mandat avec entre autres, la friche artistique à Orgeval. la transformation du Cryptoportique, la naissance du Cellier, l’opération Un été dans la ville.

Anne Despagne

Extrait de l'union 21/01/2016

  

      

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 « On a de l'or entre les mains »

Nommé fin 2015 administrateur des musées historiques de Reims, Damien Lugnier veut faire mieux connaître le musée Saint-Remi aux Rémois et aux touristes.


Damien Lugnier s'est installé au musée Saint-Remi en septembre dernier.

L'art et la culture ne sontpas sa spécialité. L'administrateur des musées historiques de la Ville de Reims - le musée Saint-Remi, le musée de la Reddition et le fort de la Pompelle - est plutôt un homme de chiffres. Avant d'être nommé en septembre dernier, il a occupé plusieurs postes : adjoint du trésorier municipal de Reims, responsable administratif et financier, chargé de mission pour la vidéosurveillance auprès de la police municipale.

L’équipe du musée Saint-Remi entend s'impliquer davantage dans les grands événements culturels nationaux

Une conservatrice rendra ses fondions en juillet

« Pour ce poste d'administrateur des musées historiques, qui a été créé après le départ de Marc Bouxin, je suis chargé de la partie finances et relations humaines, explique-t-il. Tout ce qui concerne le volet scientifique sera pris en charge par la conservatrice Bénédicte Hernu. Nous travaillerons tous les deux sous la houlette de Georges Magnier, directeur des musées de la Ville. » Or, Bénédicte Hernu ne prendra pas ses fonctions avant juillet prochain, car cette ancienne responsable d'animation « Ville d'art et d'histoire » à Châlons-en-Champagne suit pendant plusieurs mois une formation. Damien Lugnier, qui sera à terme chargé de mission pour le projet des réserves externalisées et le suivi du grand musée des Beaux-arts, entend dès cette année 2016 développer un vaste programme d'animations au musée Saint-Remi. L'objectif est aussi d'attirer davantage de visiteurs, en mettant en lumière ce musée excentré. « Le musée, que même les Rémois ont tendance à oublier, offre un magnifique condensé de l'histoire de Reims. On a de l'or entre les mains ! » Pour ce faire, la Ville entend mieux indiquer le musée de puis la cathédrale, en installant par exemple des « supports cartographiques » et en développant des moyens de transport « doux », comme par exemple des cyclo-pousses. « Les touristes qui visitent la basilique Saint-Remi doivent aussi être invités à faire un détour par le musée », indique Damien Lugnier.

Par ailleurs, l'administrateur entend impliquer les musées historiques de la Ville dans les grands événements nationaux comme les Journées nationales du patrimoine, La Nuit européenne des musées, l'opération « Rendez-vous au jardin » et les journées nationales de l'archéologie. « Nous allons marquer dignement les 25 ans du premier classement au patrimoine mondial de l'Unesco et le premier anniversaire du deuxième classement », annonce Damien Lugnier.

Valérie COULET

Extrait de l'union 08/01/2016

  

      

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Georges Magnier prend la tête des musées de la Ville de Reims

La municipalité rémoise a créé un poste de directeur des musées de la Ville. Le Parisien Georges Magnier, qui a pris ses fonctions fin 2015, va devoir plancher sur plusieurs gros dossiers.

Valérie Coulet   

Extrait de l'union 08/01/2016

Un nouveau directeur pour les musées rémois

Nommé en novembre dernier directeur des musées de la ville de Reims, Georges Magnier a fait ses classes à Sciences Po Paris avant de s’intéresser à la conservation du patrimoine. Passé par le musée du Louvre, ce jeune homme de 29 ans va s’atteler à la rénovation du musée des Beaux-arts, tisser des liens entre les quatre musées de la ville, avec l’ambition de leur offrir un rayonnement national et international.

Extrait de RA 321 de 01/2016.

  

      

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 À Reims, une exposition sur Henry Vasnier à la Villa Demoiselle

À compter de ce vendredi 6 novembre, et jusqu’au 22 mai 2016, le musée des Beaux-arts de Reims présente à la Villa Demoiselle, en collaboration avec la maison de champagne Vranken Pommery, une exposition consacrée à Henry Vasnier. Associé de la Veuve Pommery, ce négociant en vins fut l'un des plus grands collectionneurs d'art de son temps, à la fin du XIX e  siècle et au début du XX e. À sa mort, sa très riche collection, comprenant notamment des tableaux de Corot, fut léguée au musée des Beaux-arts de Reims. Cette exposition est l’occasion de (re)découvrir plusieurs trésors dont Féerie nocturne, une huile sur toile de Maxime Maufra, présentée lors de l’exposition universelle de 1900 à Paris.

 Extrait de l'union 07/11/2015

  

      

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L’imaginaire des technologies modernes s'expose à Saint-Ex.

Drôle d’expos au centre culturel numérique Saint-Exupéry où les artistes


L'une des installations : « Tout en l'air », intrigue de jeunes rémois !

« Avec l'implantation de notre fablab, il nous paraît important de questionner et d'explorer le regard que posent les artistes sur ces technologies omniprésente de notre quotidien et ces machines pensantes d'hier, d'aujourd'hui et de demain, mises à notre disposition pour créer toujours plus », expliquent les organisateurs de l'exposition «Avant goût mécatronique. »

La musique d'une autre époque sublime l'imaginaire

Un ensemble de 5 ballons d'argent, équipés de petits moteurs, est guidé par une valse de Tchaïkovski. Cette musique d'une autre époque sublime l'imaginaire du visiteur. Vadim Fishkin, un « artiste-ingénieur » d'origine russe, réalise du rêve dans une approche poétique.

La seconde installation, de Paul ROSET « graphiste-bricoleur », propose des alternatives à notre façon de percevoir

La seconde installation, de Paul Roset, « graphiste-bricoleur », met en œuvre des liens inattendus, propose des alternatives à notre façon de percevoir, en reconsidérant les prao tiques liées à l'objet marionnette.

Saint-Ex vous accueille un jeudi soir par semaine pour un dîner, avec échanges autour d'expérimentations numériques et quelques surprises.

Exposition à découvrir jusqu'au 12 décembre 2015.

Extraits de l' union du 25/10/2015

  

      

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 Nova Villa prend ses quartiers au Cellier

Depuis son ouverture au printemps, Le Cellier, le nouveau lieu culturel rémois, semble avoir du mal à prendre son envol. Avec l'arrivée de Nova Villa, les choses devraient s'arranger.

 
Trois des quatre permanents de l’association Nova Villa déballaient hier les cartons.

La patience finit par payer. Et ce n'est pas l'équipe de l'association Nova Villa qui dira le contraire. Après deux ans d'attente  - leur déménagement était au départ prévu en 2013 -, les quatre permanents viennent de quitter les vieux locaux de la rue de la 12° Escadre d'aviation pour le flambant neuf Cellier, rue de Mars, dans l'ancienne bâtisse Jacquart. Depuis lundi matin, l'équipe prend possession du deuxième étage qui lui est réservé et pose les cartons dans chacun des bureaux dont les murs, recouverts d'un joli placage bois, réchauffent le plafond et le sol en béton. « On est heureux d'être là. C'est un super lieu et une vraie chance de pouvoir travailler id », assure joël Simon, le directeur de l'association spécialisée dans les spectacles jeune public. « On arrive avec des idées très positives et beaucoup d'envies ! » insiste-t-il. Une façon de montrer que les éventuelles déceptions sont derrière lui et qu'un accord avec la Ville a été trouvé. À l'origine, l'ancienne municipalité avait promis à Nova Villa une surface beaucoup plus grande au Cellier. Aujourd'hui, cette dernière doit partager la salle de réunion « mutualisée », la salle de création et la salle de spectacle de 140 places.

« La convention que nous avons dernièrement signée avec la Ville prévoit que nous sommes prioritaires pendant les festivals M'Auteurs, Méli'Môme et Reims Scènes d'Europe » , précise Joël Simon. Pour l'équipe de Nova Villa, le fait que la Ville demande un loyer de « seulement »  4 000 euros est un  « geste positif » qui confirme la confiance accordée. »

Après sa pendaison de crémaillère, prévue mercredi 30 septembre, Nova Villa a déjà prévu de nombreuses rencontres avec le public, avec notamment des lectures d'auteurs et un « week-end bébés ». Au cours de l'automne, Marylin Matteï, qui écrit pour le théâtre, sera invitée pour une résidence d'une dizaine de JOUIS. Elle préparera une pièce qui sera montée au festival Meli'Môme, en 2017. « Nous allons aussi recevoir plusieurs artistes dont le dramaturge québécois Jean-Rock Gaudreault », se réjouit Joël Simon. Le directeur de Nova Villa en est convaincu: ce nouveau lieu va leur donner un nouvel élan et favoriser les échanges avec le public.

Des mini-stages de sculpture sur bois

Le Cellier, qui n'a pas fait beaucoup parler de lui depuis son ouverture au printemps dernier, devrait donc prendre son envol en ce début d'année culturelle. Un mini stage d'initiation à la sculpture ornementale sur bois est notamment proposée chaque mercredi de ce mois de septembre, dans le cadre des Ateliers du patrimoine. Hier, dix adultes participaient à la formation.

Valérie COULET

Extrait de l'union 10/09/2015

  

    

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Marc Bouxin, jongleur de siècles


L'ancien directeur du musée Saint-Remi a attendu le jour de sa retraite pour entrer dans la lumière. Portrait d'un passionné d'Histoire ... intarissable !

A qui veut rencontrer Marc Bouxin, il est fortement recommandé d'oublier sa montre. Car ce passionné d'Histoire emmène son interlocuteur dans une remontée du temps qui peut le conduire jusqu'aux périodes les plus reculées. L'ancien directeur du musée Saint-Remi, de la Pompelle et de la Reddition, semble tout connaître de tout. Avec cependant quelques préférences pour certains pans du passé, surtout s'il se situe très à l'Est de l'Europe. Malheureusement, les Rémois et leurs hôtes vont devoir se passer de cette mémoire vivante. Car l'heure de la retraite a sonné, que Marc Bouxin aurait préféré ne pas entendre ...

Ce retrait de la vie active, M. Bouxin l'a vécu comme une lente agonie. Entre impératifs administratifs et contexte politique, il a dû se battre pour prolonger une mission à laquelle il a dédié la quasi-totalité de sa vie. Né à Reims, mais formé à Nancy, Marc Bouxin a visé l'agrégation en Histoire antique et médiévale, avec une touche d'Histoire de l'Art et de l'Archéologie. Sensibilisé à la chose militaire par son grand-père et son père, il partage sa période de service national entre Saint-Cyr-Coëtquidan et l'infanterie mécanisée en Allemagne. En parallèle, jean Taittinger fait appel à lui en 1976. Le maire de Reims de l'époque, « un grand visionnaire culturel », souhaite « valoriser le patrimoine de la ville » suite au rachat par la Ville de l'ancien collège des jésuites (devenu Sciences Po).

Son successeur, Claude Lamblin, offre à Marc Bouxin de vivre son « âge d'or », Non seulement, le maire communiste est entouré d'enseignants, mais surtout, il s'appuie sur les idées de son prédécesseur pour aboutir en 1978 à l'ouverture du musée Saint-Remi. Marc Bouxin est sélectionné parmi 80 candidats pour en prendre la direction et, finalement, le créer de toutes pièces.

A partir de la « colonne vertébrale de (sa) carrière, M. Bouxin enchaîne les ouvertures : Cryptoportique. Fort de la Pompelle (1993), Salle puis Musée de la Reddition (1999/2005). Avec la reconnaissance officielle de son travail par l'UNESCO et par le Conseil de l'Europe. La Légion d'Honneur n'est arrivée que très récemment, décernée par le président de la République. Au passage, Marc Bouxin - parmi d'autres - a reçu le pape Jean Paul Il en 1996.

 « Transmettre, communiquer » ont été les moteurs de son action. Marc Bouxin se réjouit d'avoir traversé une époque formidable. « La muséographie était nouvelle, elle s'organisait. C’était la conquête de l'Ouest. L'humain était primordial, alors qu'aujourd'hui, l'invasion administrative a pris le dessus. Ce que j'ai fait alors ne serait plus possible de nos jours : la relation entre le politique et le professionnel était forte et permettait de déplacer des montagnes avec peu de mayens », déplore l'homme de l'art.» Marc Bouxin a aimé « jongler avec les siècles ». Désormais, lui qui a « créé tous (ses) outils de travail », va se consacrer à sa passion : l'Histoire, mais en se tournant vers la Russie, qui semble le fasciner. Ou les autres musées, dont il rappelle que ce sont des « lieux dédiés aux muses  » et qu'ils permettent « d'éclairer notre présent », Avec un regret : n'avoir pas pu transmettre « ses » musées à un éventuel successeur : la politique en a décidé autrement. Pas grave, conclut-il: « La page est tournée. »

Extrait de mag'info de 11/2015

 À Reims, Marc Bouxin, deux musées, un fort et de nombreux souvenirs...

Marc Bouxin a passé 39 ans à la tête du musée Saint-Remi. Ce passionné d’histoire, qui a aussi dirigé le musée de la Reddition et le fort de la Pompelle, nous livre quelques souvenirs.


Marc Bouxin. un grand passionné de la petite et de la grande histoire
B. Sivade

Enfant, Marc Bouxin rêvait de voyages au long cours. Il s'imaginait explorateur, navigateur ou capitaine de bateau. Il se serait aussi bien vu pompier. Armand, son grand-père paternel, un peintre graveur qui tenait une boutique d'antiquités dans le centre de Reims, lui donna très tôt le goût des arts. Quant à la passion de l'histoire, elle est sans doute venue en écoutant les souvenirs d'un grand-oncle amiral, d'un grand-père agent de liaison,  « qui a vécu l'incendie de la cathédrale Notre-Dame », et d'un père prisonnier en Prusse orientale pendant la Seconde Guerre mondiale.

« En 1943, ma mère a échappé de justesse à la déportation en Allemagne »
Marc Bouxin

 « Quand j'étais adolescent, je dévorais les livres d'histoire. Toutes les périodes m'intéressaient, même si , j'avais un faible pour la Grèce ancienne et le Moyen-Age, se souvient-il. Mon parrain était un ancien soldat US qui épousa ma tante après la libération de Reims. j'ai toujours baigné dans l'histoire militaire et l'histoire en général. j'ai d'ailleurs failli ne jamais être là car, en 1943, ma mère a échappé de justesse à la déportation en Allemagne. Elle avait caché, rue de Talleyrand, un résistant yougoslave ... »

Le jeune homme, né en 1948, souhaite intégrer la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr. Il s'inscrit à une « prépa » au lycée Poincaré de Nancy. « Je suis parti au bout de quatre jours car je n'ai pas supporté les bizutages débiles ! », confie-t-il. Direction l'université où il suit plusieurs cursus - histoire, histoire de l'art et archéologie - et opte pour, la spécialisation « musée ». Après son service militaire, Marc Bouxin est approché par la municipalité de Bordeaux. Mais il préfère répondre à la proposition de Jean Taittinger, alors maire de Reims. «  J'ai été recruté en 1976 pour mettre en valeur le patrimoine de la ville », raconte-t-il. Le jeune conservateur s'installe à l'ancien collège des jésuites, qui fait encore office d'hôpital. Il crée le service d'animation culturelle de Reims.

« Au départ, nous n'étions que cinq. Je suis tombé amoureux du lieu : J'y ai organisé plusieurs expositions. » En 1977, Marc Bouxin fait la promotion du site en accueillant le congrès de la Société d'archéologie française.

 « Le chantier de restauration a été décidé juste après », se félicite-t-il aujourd'hui.

 Marc Bouxin travaille en lien avec Jean Taittinger pendant six mois, avant l'élection du maire Claude Lamblin. « Pendant mes trente-neuf ans de carrière à Reims, j'ai connu six maires et huit adjoints à la culture. Avec Claude Lamblin, ça a été l'âge d'or », estime-t-il. La nouvelle municipalité se penche très vite sur le sort de l'ancienne abbaye Saint-Remi, en très mauvais état. Le 1er août 1978, le musée historique est créé. Nommé directeur, Marc Bouxin a tout à faire. « Ma mission était double : suivre le chantier de restauration et créer de toutes pièces un musée. Ce fut l'œuvre d'une carrière ! »

Ce lieu exceptionnel, depuis classé au patrimoine mondial de l'Unesco, Marc Bouxin met toute son énergie à le faire « renaître ». Pour trouver des idées de scénographie, il va voir ce qui se fait ailleurs. En 1980 - c'est, encore la guerre froide -, le conservateur rémois est invité à un voyage d'étude en Allemagne de l'Ouest. II visite plusieurs nouveaux musées comme à Bonn et à Munich.

À Berlin, il n'a pas les papiers nécessaires pour passer de l'autre côté du mur. Curieux et culotté, il prend le train avec une collègue de Bordeaux. « J'étais sûr qu'on serait bloqués. Mais, aussi étonnant que cela puisse paraître, on nous a laissés passer. C'est drôle car je garde le souvenir, en arrivant à l'Est, d'une très forte odeur de chou et d'urine !  Nous avons notamment eu la chance de visiter l'extraordinaire musée de Pergame ... », raconte-t-il avec émotion.

A Reims, Marc Bouxin poursuit son travail sur le musée Saint-Remi, en réalisant lui-même les plans, Il s'attarde tarde sur plusieurs trésors : la façade de la Maison des musiciens, le tombeau de Jovin et la tenture de la vie de Saint Remi. En parallèle, ii met en valeur le cryptoportique, « C'est mon ami Hubert Claisse, grand reporter à l'Union, qui m'a donné l'idée de l'ouvrir au public, La mairie m'a suivi. Jean Taittinger et Claude Lamblin ont d'ailleurs beaucoup apporté à Reims car ils étaient visionnaires. »

Pour le conservateur, le classement de Saint Remi au patrimoine de l'Unesco est un vrai bonheur. Et l'occasion de recevoir de nombreuses personnalités. Marc Bouxin se souvient notamment d'une visite de François Lêotard quand il était ministre de la Culture, de 1986 à 1988. L'ancien séminariste avait, en tout petit comité, interprété un chant grégorien dans la salle capitulaire. « En 1992, sont venus deux cosmonautes russes qui avaient participé à la mission Soyouz. j'ai aussi eu la chance de faire visiter Saint-Remi à la danseuse étoile du Bolchoï Maïa Plisetskaya et de croiser Gérard Oury ou Jean-Claude Bourret venu présenter son journal en direct. »

Le conservateur en chef n'a pas non plus oublié la journée avec des miss européennes et le grand. bal donné pour le bicentenaire de la Révolution.

Très attaché à sa ville natale, Marc Bouxin a aussi pris en charge, au cours de sa longue carrière, le musée de la Reddition et le fort de la Pompe Ile. Or c'est au musée Saint-Remi qu'il reste le plus attaché. Depuis son départ à la retraite, il ne l'a d'ailleurs pas quitté. Il habite à deux pas.

Quand Chéreau filmait La Reine Margot

Marc Bouxin a accueilli plusieurs artistes  dans les différents musées rémois qu'il a dirigês. Il garde un excellent souvenir du violoniste et chef d'orchestre Yehudi Menuhin venu donner un concert à la basilique Saint-Remi, dans le cadre des flâneries musicales. « Mon bureau au musée SaintRemi lui servait de loge. Cet immense artiste avait beaucoup d'humour et se montrait très malicieux.Il m'avait demandé de le de le conduire dans la basilique, à l'opposé de l’endroit où tout le monde l'attendait. Nous avions bien ri » Le conservateur, en chef a aussi accueilli le cinéaste Jean-Pierre Mocky et le comédien Philippe Noiret. Or, son plus grand souvenir reste le tournage, en 1994, de La Reine Margot.   « Patrice Chéreau, qui a filmé dans le cloître et l’escalier des matines de l'ancien collège des jésuites agréable et sympathique avec nous. Quand il travaillait, il faisait preuve d'un très grand perfectionnisme qui pouvait presque sembler de la maniaquerie quand on n'est pas du métier. Et croiser Isabelle Adjani faisait partie de ces instants magiques… »

Par Valérie Coulet

Extrait de l'union 24/10/2015

  

      

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La Série Noire de Gallimard sera l'invitée d'honneur· du 10e Interpol'art

Début octobre, la Série Noire sera à l'honneur avec Dominique Manotti, DOA, ainsi que son directeur Aurélien Masson. Présentation de la prochaine édition.


Dominique Manottl, invitée d'honneur en 2011 sera au prochain Interporart. OR

À SAVOIR

•.- La 10° édition d'Interpol’art  démarre lundi 28 septembre (au Cellier, 19 heures, avec spectacle de slam, ouvert à tous).

•.- Temps fort du festival, le week-end des 10 et 11 octobre, au Cellier avec moult tables rondes et débats.

•.- Samedi 10 octobre: 14h30 à 15 h 30, « Une vie de flic; du réel à la fiction », avec Olivier Norek, Odile . Bouhier, Alexis Aulbenque et Parker Bilal; 15 h 45 à 16 h 45 : « La Série Noire, des fleurs sous le béton », avec DOA et Dominique Manotti; 17 à 18heures ; « L’habit ne fait pas le coupable », avec Sylvie Granotier, Frédéric Andréi et Pierre Grundmann.

•.- Dimanche11 octobre: 14 à 15 heures, « Histoires d'ici : polar et territoire », avec Jean-Pierre Alaux, Gérard Coquet et Hervé Jovelin; 15 à 16heures: « Faire frissonner les ados: des mondes imaginaires au polar », avec Jeanne Faivre d'Arcier, Johan Heliot et Fabien Clavel; 16 à 17 heures : « BD polar: autour du scénariste Luc Brunschwig », avec Lue Brunschwig, Cecil, Laurent Hirn et Olivier Martin.

Le grand rendez-vous régional annuel des amoureux de la littérature policière est entré dans sa dernière ligne droite. Officiellement inauguré lundi prochain (voir programme), le festival Interpol'art culminera dans deux semaines, le temps d'un weekend, avec les tables rondes et séances de dédicaces auxquelles participera un wagon d'auteurs reconnus voire franchement prestigieux.

 Mais le festival se déclinera égaiement en BD, cinéma, exposition et, autre habitude, investira des communes limitrophes de Reims et moult établissements scolaires, En quatre points, ce qu'il faut déjà savoir du prochain Interpol'art,

1 - LA SÉRIE NOIRE DEBARQUE

Cette année voit coïncider les 10 ans d'Interpol'art avec les 70 printemps de la Série Noire de Gallimard, créée par le Picard Jean Duhamel et, pour mémoire, baptisée ainsi par un certain Jacques Prévert. Un heureux télescopage qui a eu pour premier mérite de réduire le temps de réflexion au. moment de décider qui pourrait être l'invité d'honneur de l'édition 2015.

Après le Grec Petros Markaris l'an passé, c'est donc la prestigieuse collection en tant que telle qui sera mise à l'honneur, Outre quelques-unes de ses plus fines plumes attendues les 10 et 11 octobre, Aurélien Masson, directeur de la Série Noire depuis dix ans, sera présent le mardi 6 octobre au Café du palais.

Enfin, une exposition reviendra sur l'historique de cette collection qui, au travers des époques, est régulièrement parvenue à réunir l'avant-garde du crime littéraire et, plus important encore, montrer la dimension obscure de nos sociétés modernes en devenir.

2 – LES AUTEURS BON.

Les goûts, les couleurs, etc. Nombreux sont tout de même ceux qui attendront Dominique Manotti et DOA, coauteurs de L'Honorable Société (2011, Grand Prix de littérature policière) et qui participeront à une même table ronde, le samedi 10 octobre. Abrégeons les présentations: Manotti, née deux ans avant la Série Noire, est la reine du polar sociopolitique : son récent Or Noir, publié cette année, nous plonge dans le Marseille du début des années 1970, entre crépuscule de la French connection et magouilles sonnantes et sanglantes autour du pétrole.

DOA ? À notre humble avis, le meilleur dans le paysage du polar français actuel. Pour les néophytes qui ne seraient pas allergiques à l'ultra réalisme, à l'écriture à l'os et à l'univers des services secrets, on ne saurait trop recommander son Citoyens Clandestins (2007, Grand Prix de littérature policière) et son récent Pukhtu, fresque hallucinée, ultra ambitieuse, à la noirceur implacable où se croisent, se dupent et se tuent talibans, armée américaine, mercenaires et tout un tas de déjantés au bout du rouleau. Le second volume de Pukhtu est prévu pour le premier semestre 2016.

Au-delà de ces locomotives, ce prochain Interpol'art accueillera une vingtaine d'auteurs, dont certains étiquetés «jeunesse ». Sans être ici exhaustif, citons les pointures que sont l'Égyptien Parker Bilai (Les Écailles d'or), Odile Bouhier (Le Sang des bistanclaques), Pierre Grundmann (Langue de fer) ou encore Olivier Norek (Code 93, scénariste pour l'excellente série Engrenages ).

3 - BD et CINEMA.

Pièce radiophonique, etc. Les organisateurs du festival s'échinent à démontrer chaque année que le genre policier est une vaste auberge criminelle où la BD et le cinéma sont des résidents à part entière. Cette année encore, de nombreux auteurs de bande dessinée seront de la partie; le 28 septembre, jour de l'inauguration du festival, sera remis le «Prix BD lnterpol'art »; le 11 octobre, une table-ronde sera consacrée à la « BD polar ». En parallèle, plusieurs projections seront organisées au cinéma Opéra: de l'éternel Ascenseur pour l'échafaud à l'avant-première du prochain Une Seconde chance, le 7° art ne sera pas oublié,

4 - EXTENSION OU DOMAINE es LA LUTTE

C'est une des conditions pour la survie de tout festival: aller chercher de nouveaux publics et s'installer dans de nouveaux lieux sous peine de régresser. Cette année encore, neuf des auteurs invités iront rencontrer un public de scolaires dans onze établissements, collèges et lycées, situés dans la Marne, la Haute Marne, les Ardennes et l'Aube manière de montrer le rayonnement régional de cet Interpol'art. D'autres manifestations - gratuites - seront organisées sur Cormontreuil et Bazancourt. Entre une exposition sur la police scientifique (à Cormontreuil) et un jeu réservé aux enfants intitulé « Mène ton enquête et découvre le roman policier » (le 14 octobre, de 14 à 17 heures, à la médiathèque de Bazancourt), le message est clair: il n'y a pas d'âge pour commencer à pourchasser le polar.

 MATHIEU LlVOREIL

Programme complet sur interpolart.com

Extraits de l' union du 25/09/2015

  

      

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Fin de saison en beauté pour Arts, loisirs et culture

Sorties culturelles, visites, marches ... Les 250 adhérents de l'association bénéficient de diverses activités tout au long de l'année.


Les membres du bureau autour Annick Beauvais, la présidente d'ALC.

Avant l'arrivée des vacances, les adhérents se sont réunis une dernière fois au cours d'une soirée fort conviviale. Annick Beauvais, la présidente, a annoncé l'arrêt de l'activité « Réflexion faite » à la demande de l'animateur et lui a témoigné sa reconnaissance pour toutes ses interventions.

25 - Lors de la prochaine assemblée générale, prévue le 19 novembre, l'association Arts, Loisir  et Culture soufflera ses 25 bougies. Elle cpmpte aujourd’hui 250 adhérents.

L'association ALC (Arts, Loisirs et Culture) participera au prochain forum des associations les 12 et 13 septembre. Elle fêtera ses 25 ans lors de la prochaine assemblée générale qui doit se tenir le jeudi 19 novembre. Après ces quelques informations, la présidente invitait l'assistance « à saisir – sans modération - les instants de plaisir de cette soirée » qui s'est déroulée sous le signe de la magie, « un art qui permet de rêver et de retourner dans le monde enchanté de l'enfance », avec la participation de Cyril Regard, à la fois hypno thérapeute (praticien en hypnose) et magicien professionnel.

Celui-ci a proposé de la magie en c1ose-up ou « magie rapprochée, magie de proximité », passant de table en table.

- La reprise des activités aura lieu le mardi 15 septembre. Programme sur alcreims.lr

Extrait de l'union 28/06/2015

  

      

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Les villes révisent leur culture générale

La baisse des dotations d'État oblige souvent les communes à réduire leurs subventions à la culture ou à privilégier les manifestations aux retombées commerciales avérées.

 
Les « Sœurs goudron » lors des Furies de Châlons-en-Champagne en 2012. Bernard Sivad
e

Si, de passage à Châlons-en-Champagne, une envie pressante vous obsède, ne cherchez pas une sanisette. 11 n'y en a plus. La Ville a arrêté les contrats de location. « Ce qui génère une économie de 180000 € », constate le député-maire Benoist Apparu (LR). Quel rapport avec la culture? C'est que Châlons a décidé de ne pas réduire ses crédits. « Nous sommes en négociation avec l'État dans le cadre du pacte culturel; il n'est pas impossible que nous le signions. » Concrètement, quand une ville maintient son effort pour la culture, l'État stabilise ses financements pour les années 2015, 2016 et 2017. Mais la baisse des dotations se retrouve ailleurs, d'où l'abandon des sanisettes, mais aussi la diminution du nombre des adjoints (quatre) qui, permet un gain de 50000 €. ChâIons, a renégocié ses contrats d'électricité et de gaz pour 300000 €, fermera huit écoles sur 31 à la rentrée. Pour Benoist Apparu, les solutions à la crise passent par « des réformes structurelles et la rationalisation des moyens humains ». Sans toucher à la culture.

À Laon aussi, la Ville a fait le choix « de ne pas impacter les lJ5 000 € de subventions aux associations », explique l'adjointe Nicole Girard. La seule programmation de l'incontournable MAL (Maison des arts et loisirs) est ainsi maintenue à 400000 E. « Nous n'avons même pas touché au contrat local d'éducation artistique. Dans une ville comme la nôtre, la culture doit être sacralisée, même si rien ne dit qu'on maintiendra le cap », estime l'élue.

À Épernay, pour faire face à une baisse des dotations de 1,9 M €, la mairie n'a pas augmenté la fiscalité - ce qui aurait représenté la points de plus - mais taillé dans tous ses postes, dont celui de la culture et parfois de façon radicale. Comme l'abandon pur et simple du festival de l'avenue de Champagne. « l'économie est de 175000 € », note le maire UDI Franck Leroy. « Quant au festival « Musiques d'été », nous le remplaçons par un autre, intitulé « Voi(x) de l'été ».La différence passe par un « redimensionnement » du concept avec à la clé un gain de 16500 €. L'association Le Salmanazar du théâtre Gabrielle Dorziat voit sa subvention diminuer de 12 000 E. On ne voit plus circuler le bibliobus dans les rues. « Nous avons profité du départ de deux personnes à la retraite pour ne pas les remplacer et supprimer le bibliobus dont l'offre était surabondante par rapport à nos deux médiathèques. »

« Charleville fait des choix mais nous ne sommes pas dans le désinvestissement culturel »
Boris Ravignon  Maire de Charleville-Mézières

Reims a fait un autre choix : réviser à la baisse les subventions de toutes les associations. Soit - 5 % pour tout le monde. « C’est toujours moins que les - 20 % décidés à . Lyon », relève Pascal Labelle, l'adjoint à la culture. Si le soutien au festival Elektricity (120000 €) ou aux Flâneries musicales (1,2 M€) est maintenu, le festival Mélimôme en fait les frais: -1,97 %, mais jusqu'à -11,22 % pour la totalité du fonctionnement de la structure support, l'association Nova Villa,

Cette baisse n'est rien cependant à côté du coup de rabot drastique d'Europe, portée par la Comédie de Reims et dont la subvention passera de 610 000 à 270 OOOE(- 60 %)! « Un choix politique », justifie M.Labelle, qui note que la manifestation n'attire «que» 6 500 spectateurs. « 13000 avec les gratuits », corrige le directeur de la Comédie, Ludovic Lagarde. Labelle, toutefois, persiste ; « Quand les temps sont durs, on ne peut pas faire abstraction de la fréquentation ». En 2016, RSE durera donc 10 jours au lieu de 17 et devra revoir un budget corn de 200 000 E, Jugé « trop élevé ». Un « faux procès » selon Lagarde.

Charleville a fait un choix assez proche de sa voisine rémoise. Moins 5 à 6 % pour les associations mais au profit des «locomotives : locales, l'institut de la marionnette, le musée Rimbaud et surtout le festival du Cabaret Vert qui bénéficie cette année d'une rallonge de 20000 € (pour une subvention totale de 100000). « Sans compter les 110000 E consacrés à la création  une route d'accès au festival », explique le maire Boris Ravignon (LR) qui préfère cibler les aides aux manifestations aux retombées avérées plutôt que de les disséminer.

« Ça ne veut pas dire que d'autres associations n'en bénéficieront pas à l’avenir si elles sont porteuses de .projets solides. Ainsi Charleville s'est passé de carnaval depuis deux ans. Mais c'est pour préparer un vrai et beau défilé en 2016 ».

L'État supprime les aides aux Conservatoires

Cela s'est fait petit à petit depuis 2011 pour arriver en 2015 à la suppression totale de l'aide de l'État aux conservatoires à rayonnement départemental et régional.

Cela concerne notamment ceux de Reims, Charleville-Mézières et Saint-Quentin.

« C'est simple, nous avions jusqu'en 2011 une aide de 300 000 euros de l'État pour notre conservatoire », explique Pascal Labelle, adjoint à la Culture à Reims. « La somme est passée à 200000 euros en 2013, 100 000 en 2014 et zéro en 2015. En fait, pour 2015, on a un peu contourné la chose en présentant à la Drac des demandes pour des actions et projets précis du conservatoire qui nous ont permis d'avoir 50 000 euros. Mais à l'arrivée, cela fait tout de même 250 000 euros de moins en quatre ans. » Sur un coût global de fonctionnement de 5,2 millions pour la Ville, la somme n'est pas négligeable et oblige la mairie à chercher des économies un peu partout. « D'autant plus avec la baisse de la dotation de l'Etat aux communes », souligne l'élu rémois. « On va regarder comment on peut faire pour mutualiser des choses. On a déjà très légèrement augmenté Je prix des locations de matériel, un domaine où nous étions en dessous de la moyenne. Ilfaudra aussi modifier sans doute certains horaires sa pénaliser les personnes qui viennent tous lesjours au conservatoire. »  Face à cette situation, le conseil régional de Champagne-Ardenne a voté, lundi à l'unanimité, un voeu qui sera adressé à la ministre de la Culture demandant le  « maintien de la contribution de l'État aux conservatoires départementaux et régionaux. »

G. AMIR-TAHMASSEB

L’ESSENTIEL

•. La carte des festivals annulés

Cartocrise est un site qui recense les annulations de festivals, les fermetures de structures et les abandons de, projets. soit 215 cas en France.

Dans la Marne sont concernés le Grand musée et le centre culturel, à Reims, le festival, à Ëpernay et dans les Ardennes. Oouzy et Fumay.

•. Le CHIFFRE 0.33

La progression en 2015 du budget de la culture après 2 ans de baisse : -4 % en 2013, -2% en 2014.

•. La PHRASE

« Cela a été une erreur au cours des deux premières années du quinquennat de François Hollande de baisser le budget de la Culture. Cela a été un signe négatif.»

le Premier minislre Manuel Valls au dernier festival de Cannes.

J.M FRANCOIS et G. GRANDPIERRE

Extrait de l'union 24/06/2015

  

      

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« Nous devons inventorier les trésors de nos musées »

Déborah Copel a pris la tête de la direction de la culture et du patrimoine à la Ville de Reims. Elle dresse un premier bilan.


« La ville est très bien équipée en matière culturelle », se réjouit Déborah Copel.

Depuis son arrivée à Reims, en février dernier, Déborah Copel n'a pas vraiment eu le temps de faire du tourisme. La jeune femme, qui remplace Mireille Pinaud, l'ancienne collaboratrice d'Adeline Hazan, à la direction de la culture et du patrimoine, doit se plonger dans de très nombreux dossiers, dont certains épineux.

« Nous allons nommer en interne, un directeur artistique pour le centre culturel le Cellier»

Dèborah CopeI

Sous la houlette de l'adjoint Pascal Labelle, cette diplômée en philosophie, histoire de l'an, muséologie et gestion publique met en route plusieurs chantiers. Elle prépare par exemple la mise en place d'une grande étude de conservation préventive pour tous les musées de la ville. «Le musée des Beaux-arts abrite des trésors Art déco, de fantastiques peintures du XIX° siècle ou d'exceptionnelles pièces de Foujita. Le musée historique Saint-Remi dispose pour sa part d'une magnifique collection de mosaïques pas assez connue », indique-t-elle. Pour cette fonctionnaire originaire du Calvados, qui a déjà travaillé à Marly-le-Roi. Vernon et Lisieux. « est important de faire un inventaire complet des réserves des musées rémois. « Nous devons vérifier dans quel état se trouvent les collections, quel volume est nécessaire pour les stocker ... » Un appel « La ville est très bien équipée en matière culturelle », se réjouit Déborah Copel.

d'offres sera lancé avant l'été. Car l'étude sera réalisée par un prestataire extérieur. Suivra, « avant la fin du mandat », la construction d'un centre de réserves paternalisé.

Très sensible au patrimoine, Déborah Copel se dit parfaitement en phase avec l'équipe municipale qui souhaite entretenir et mieux mettre en valeur les richesses locales. « Le plan de la Ville est très ambitieux en matière patrimoniale et je m'en réjouis", assure-t-elle, remarquant au passage que peu de villes de Pranee associent, dans une même délégation. la culture et le patrimoine.

Deux mois après son installation à Reims. Déborah Copel constate par ailleurs que la ville est l'une des mieux équipées en matière culturelle. « Reims est l'une des rares villes françaises où tous les domaines de la culture sont représentés >J. insiste-t-elle.

En ce Qui concerne Le Cellier. La nouvelle directrice de la culture et du patrimoine assure que le projet est « en cours d'écriture Il. « L'objectif est de valoriser les artistes locaux et d'apporter une dimension nationale et internationale à la ville. D'où le besoin d'avoir des projets forts », explique-t-elle. Si une convention avec l'association Nova Villa doit .être signée très prochainement, un directeur artistique du Cellier va être nommé « en interne». A ce jour, son nom reste inconnu.

Valérie COULET

Extrait de l'union 29/04/2015

  

      

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A Reims, la municipalité
« a conscience de l'importante de la culture »

 Le maire Arnaud Robinet et son adjoint Pascal Labelle le répètent à l’envi : la Ville n’est pas hostile à la culture, bien au contraire.

  
Pascal labelle, comme Arnaud Robinet attend une réponse de Fleur Pellerin,
Hervé Oudin

Après son arrivée au pouvoir, l'équipe d'Arnaud Robinet a fait grincer des dents dans la sphère culturelle, certains fustigeant des coupes budgétaires ou l'abandon pur et simple du projet de grand musée au Boulingrin, L'annonce, fin 2014, du départ de plusieurs responsables de structures - Stéphanie Aubin au Manège, Gérald Chabaud à La Cartonnerie David Liot au musée des Beaux-arts a même fait craindre une vraie méfiance. La Ville, qui a toujours réfuté l'idée qu'elle faisait fuir les créateurs, affirme aujourd'hui haut et fort son intérêt pour la culture. Pour lui donner une image de ville culturelle, et bénéficier au passage de soutiens financiers, elle aimerait signer un partenariat avec la ministre Fleur Pellerin. Pascal Labelle, adjoint à la culture et au patrimoine, revient sur cette volonté de « faire rayonner » Reims. II fait aussi le point sur quelques dossiers.

 •. « L'art sous toutes ses formes doit être encouragé» a dit récemment Arnaud Robinet. Le fait que la Ville marque aussi ouvertement son intérêt pour la culture semble plutôt nouveau ...

Nous avons toujours été conscients de l'importance de la culture, Il fallait juste prendre le temps d'étudier les gros dossiers, A Reims, nous avons la chance d'avoir des équipements magnifiques comme l'Opéra, Le Manège, La Comédie, La Cartonnerie ... et depuis peu, le superbe Cellier, Avant de devenir adjoint au maire, j'ai travaillé six ans dans l'opposition au sein de la commission culture. Je suis donc convaincu que la culture est capitale pour l'individu, son bien-être et son avenir. Les attentats de janvier dernier nous renforcent dans l'idée que l'éducation et la culture sont essentielles, notamment chez les jeunes.

•.  Comment cette volonté de mettre en valeur la culture se concrétise-t-elle ?

Avec 11,4 millions d'euros pour 2015, et nous l'espérons autant pour 2016, la culture représente le premier budget en termes de subventions de fonctionnement. Arrive derrière Je sport avec 9,4 millions d'euros, Naturellement. la Ville verse aussi des subventions d'équipement

•.. La Ville souhaite signer un partenariat avec le ministère de la Culture et de la Communication. Que cela apportera-t-il ?

Arnaud Robinet a, en effet, adressé le 17 mars dernier un courrier à la ministre Fleur Pellerin pour lui faire part de son souhait de signer avec elle une convention. Le ministère de la Culture et de la Communication envisage de se lier avec environ dix villes. Le maire et moi attendons sa réponse pour aller lui présenter tous les atouts de notre ville en matière culturelle. La culture contribue au rayonnement et à la notoriété de la ville et nous souhaitons amplifier la réputation de Reims. Une convention avec l'Etat nous aiderait à pouvoir travailler sur le long terme,

•. L'Etat s'est déjà désengagé du conservatoire régional...

Oui et nous le regrettons vivement. En 2013, l'Etat d versé 195000 euros de subvention de fonctionnement pour le conservatoire à rayonnement régional (CRR). Le montant est tombé à 99 593 euros en 2014 et à .., 0 en 2015. Précisons que tous les CRR de France ont subi la même chose. C'est une catastrophe, désolant et incompréhensible. Car l'éducation artistique est indispensable. On accuse parfois les conservatoires d'élitisme. C'est faux ! La Ville va donc devoir pallier au manque de l'Etat. Quand à la subvention de 5 000 euros que l'Etat verse pour l'éducation musicale dans les Quartiers, nous n'avons pas encore de réponse,

•. Qu'avez-vous décidé pour le festival Reims Scènes d'Europe?

Malheureusement, une centaine de festivals ont déjà été supprimés en France. Comme je l'ai déjà dit, nous ne voulons pas supprimer Reims Scènes d'Europe, Mais il faut revoir son budget. Nous n'avons reçu que tout récemment le bilan détaillé de la dernière édition. Nous sommes en train de l'éplucher. Ce que l'on peut déjà dire, c'est que notre subvention de 610 000 euros (pour un budget total de 1,3 million) sera revue à la baisse. Les frais de communication et de coordination, qui s'élèvent à 338 000 euros, ne paraissent aussi pas raisonnables. Quant à la programmation de la pièce «1914» de Bob Wilson, elle a coûté 100000 euros : c'est une très grosse somme mais c'était un événement... Rien n'est décidé mais la durée de quinze jours semble un peu longue. D'où la piste d'un festival sur huit jours avec deux week-ends,

•. Où en est le projet d'extension du musée des Beaux-arts 7

Les études sont lancées. Nous allons d'ailleurs, dans un souci de mutualisation, recruter un directeur des musées qui coordonnera le musée des Beaux-arts, le musée Saint-Remi, le musée de la Reddition et le Fort de la Pompelle. Il est important d'avoir une vision muséale générale,

Propos recueillis par Valérie COULET

Extrait de l'union 08/04/2015

  

      

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  JUMELAGES

AIX-la-CHAPELLE - ARLINGTON -  BRAZZAVILLE  - FLORENCE - KUTNA HORA  - NAGOYA -   - SALZBOURG

 

Quand Reims tisse des liens dans le monde
REIMS À LA CONQUÊTE DES CINQ CONTINENTS

Reims et Séville à l’unisson
Séville, nouveau partenairepour la cité des sacres

Une association pour fédérer les 7 comités
L’avenir des comités en débat

Les Comités de Jumelage forcés d’évoluer
BAISSE DES SUBVENTIONS POUR LES COMITÉS DE JUMELAGE

  

    

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Quand Reims tisse des liens dans le monde

Au-delà des signatures avec Nagoya (jumelage) et Séville (partenariat), ce sont, à la clé, des échanges économiques, culturels et des partenariats


« Connecter » Reims au reste du monde, c’est le leitmotiv de Benjamin Develey. A.B.

À SAVOIR

*.- LA VILLE DE REIMS EST JUMELÉE avec les villes d’Aix-la-Chapelle (Allemagne), Arlington (États-Unis), Brazzaville (Congo), Canterbury (Grande-Bretagne), Florence (Italie), Kutna Hora (République Tchèque), Salzbourg (Autriche). Et récemment, Nagoya (Japon), et Séville (Espagne) – il s’agit d’un accord de partenariat et non de jumelage.

*.- LA TOUTE JEUNE ASSOCIATION Reims rayonnement international est une association de promotion des jumelages et des échanges internationaux. Elle est présidée par Dimitri Oudin.

 Benjamin Develey est l’adjoint au maire en charge des relations internationales. Il évoque l’attractivité et le rayonnement de Reims à l’étranger par le prisme des jumelages.

Une délégation rémoise se rend à Séville. Dans quel but ?

Une délégation de la ville présidée par le maire et la présidente du Grand Reims se rend à Séville, en Espagne (NDLR : en ce début de semaine). Cette visite a pour objectif de renforcer les liens émergeant entre la ville de Reims et celles de Séville et Malaga. À travers la signature d’un partenariat, les deux villes (Reims et Séville) souhaitent développer leurs relations, en particulier sur un volet économique. Cette visite est aussi l’occasion pour les deux chambres de commerce et d’industrie de sceller leur rapprochement.

La gastronomie sera également à l’honneur. Reims présentera ainsi aux Sévillans les richesses de la gastronomie française et rémoise grâce au savoir faire du chef étoilé Philippe Mille.

En mai, se dérouleront les journées de l’histoire et de l’international, pouvez-vous nous en dire plus ?

Oui, il s’agit d’un événement organisé chaque année, depuis 5 ans, et qui met en valeur l’ensemble des comités de jumelage. Cette année, elles se dérouleront du 4 au 6 mai, et, au centre de ces journées le Japon ; avec la signature du jumelage, côté Reims, qui est donc prévue le 5 mai à 11 heures. Il y aura évidemment le village des jumelages, place d’Erlon.

Ces journées sont plus qu’un moment festif…

Au cours de ces trois jours, l’idée est de tisser de nouveaux liens, de nouvelles synergies : le 4, ce sera l’occasion avec la CCI de renforcer les liens économiques entre Nagoya et Reims tout comme avec l’Urca dans les domaines de l’enseignement et de la recherche. Il y a déjà des liens tissés entre les deux villes autour du droit, des maths et donc bientôt de la physique/chimie. Un summer program se monte avec des échanges de 16 étudiants (8 de chaque ville).

Il existe aussi des synergies dans le domaine de la culture. Le musée des Beaux-arts a déjà prêté beaucoup de chefs-d’œuvre. À notre tour, nous allons recevoir une toile : il s’agit d’une huile sur toile de l’artiste Chaïm Soutine, intitulée Fille de ferme, en provenance du Nagoya City Art museum, qui sera ainsi présentée au musée des Beaux-arts de Reims du 5 mai au 17 septembre.

D’autres partenariats sont à l’étude notamment autour de l’agri-viti. Le CIVC souhaite trouver une entente avec le Japon pour la protection et le respect de l’appellation contrôlée du champagne.

Auélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 20-03-2018

 

 

 REIMS À LA CONQUÊTE DES CINQ CONTINENTS

La cité des Sacres a la chance d'être jumelée avec certaines des plus belles villes du monde. Les échanges sont parfois anciens, mais les Rémois en profitent trop peu ...

Florence, Canterbury, Salzbourg, Aix-la-Chapelle, Brazzaville, Arlington, Hutna Hora et peut-être Nagoya : les Rémois ont de la chance. Leur ville est jumelée ou en contact avec ces sept villes, dont certaines comptent parmi les plus belles ou les plus prestigieuses du monde. Pourtant, trop peu d'entre eux profitent de ces liens créés et entretenus par des passionnés, depuis plus de six décennies pour les plus anciens. A l'heure de la mondialisation, s'intéresser aux autres continents est une nécessité, pour faire des affaires mais aussi pour créer des amitiés durables et s'enrichir de la culture des autres. Le dossier de ce Mag'lnfo présente ces sept jumelages, au moment où l'équipe du maire Arnaud Robinet redonne un sens et un contenu aux relations internationales.

L'adjoint Benjamin Develey œuvre avec l'ensemble des comités pour renforcer la présence de Reimsà l'étranger.

AIX-LA-CHAPELLE

EN SOUVENIR DE CHARLEMAGNE


L'intérieur de la, où reposent les restes de l'empereur Charlemagne

Le jumelage le plus naturel entre Reims et une ville d'Europe est celui qui la lie à Aachen (Aix-Ia-Chapelle). Le trait d'union entre les deux cités des Sacres n'est rien moins que Charlemagne qui régna à partir de la ville allemande et dont le frère (né à Soissons), Carloman 1er, est censé avoir été inhumé à Saint-Remi à Reims. La faible distance qui les sépare (3h30 de route) est un gage de longévité et de dynamisme de ce jumelage dont on Fêtera le cinquantenaire en 2017.

Reims est aussi la ville de la réconciliation franco-allemande, célébrée par le général De Gaulle et le chancelier Adenauer le 8 juillet 1962. Une façon d'oublier que nos amis d'aujourd'hui furent aussi nos ennemis d'hier, ceux-là même qui firent de Reims une ville « martyre » entre 1914 et 1918.

Les initiateurs de ce jumelage ont établi une relation forte. Parmi les artisans de cette amitié chaleureuse, Henri Desdouits et Jean-Louis Schneiter pour Reims, et le Docteur Linden et Wolf Steinsieck ont compté parmi les plus actifs.

Une nouvelle génération les a remplacés, conduite par Catherine Delot, germanophile convaincue, engagées dans les jumelages depuis un demi-siècle et présidente de Reims-Aix depuis cinq ans. La culture, la vie scolaire et universitaire contribuent à l'essentiel des échanges, avec le sport. 300 adhérents font vivre le comité qui occupera l'année 2016 à préparer son cinquantième anniversaire et à participer au carnaval d'Aix.

ARLINGTON

LA RECONNAISSANCE ENVERS LES USA


Le célèbre monument commémorant la prise d'Iwo Jima par les Marines en mars 1945 est l'un des hauts lieux du Cimetière d'Arlington.

Le Jumelage entre Reims et Arlington est né au début des années 2000 dans le bureau du maire ... d'Aix-la-Chapelle (Aachen). Il a fallu toute sa force de persuasion du Dr Linden pour convaincre Jean-Louis Schneiter de l'intérêt de jumeler Reims à cette commune de la banlieue de Washington DC, située de l'autre côté du Potomac. Le lien n'est pas évident. Six heures d'avion séparent les deux villes. Et en apparence, rien ne les rapproche sinon le lien avec Aachen. Reims, vtlle d'Art et d'Histoire, deux fois millénaire. Arlington, Cité du XXe Siècle, qui abrite le Pentagone. le siège de la ClA et le plus extraordinaire cimetière militaire qui soit (l'ancien président John F. Kennedy y repose aux côtés de Jakkie, de l'un de leurs enfants et de son frère Bob).

Pourtant, le lien entre Reims et les Etats-Unis est puissant. C'est grâce à des soldats américains que la région a été libérée en 1917/18 et en 1944/45. C'est aussi grâce à la générosité amércaine que Reims a été reconstruite, avec pour symbole prestigieux la bibliothèque Carnegie. Tous les ans une forte somme d'argent est collectée outre-Atlantique pour financer l'Hôpital Américain.

Dès la signature officielle du Jumelage en 2004, un comité s'est formé et à réuni un noyau de fidèles autour du premier président, le regretté Arnaud Desplanques, passionné de toujours pour les Etats-Unis. Sa disparition récente n'a pas entamé la foi du comité. Désormais conduit par M. Damien, les échanges culturels  et scolaires sont les plus réguliers. De même, un stagiaire rémois vous est accueilli en été à Arlington. le coût du voyage est un frein au développement de ce jumelage. Cependant, la simple reconnaissance devrait inciter les Rémois à s'intéresser à cette jumelle célèbre dans le monde entier.

 

BRAZAVILLE

DE GAULLE EN TRAIT D'UNlON


Une délégation rémoise devant la basilique Sainte-Anne du Congo.
Julienne Mackonguy et deux Rémoises en costumes traditionnels

Rares sont ceux qui se souviennent que : Brazzaville a été la capitale de la France ... libre pendant trois ans, après que le général De Gaulle ait lancé son « manifeste » le 27 octobre 1940. C'est le même De Gaulle qui vint à Reims le 8 juillet 1962 pour scellé la réconciliation avec l'Allemagne. Ce trait d'union explique en partie jumelage entre Reims et Brazzaville, second dans l'ordre des signatures entre la cité des sacres et ses jumelles. Son officialisation a eu lieu en 1961, sous la mandature de Jean Taittinger, en présence du représentant de son homologue, l'abbé Fulbert Youlou.

Ce Jumelage est tombé dans l'oubli pendant quarante ans. Il a été relancé en 2005 par le maire actuel de Brazzaville, Hugues Ngoueloudené, et par Jean-Louis Schneiter, avec le président Alphonse Samba.

En 2007, ce dernier a été remplacé par Julienne Mackonguy, médecin-pédiatre au Conseil Départemental, dont le père appartenait à l'armée française, qui est née à Brazzaville mais s'est formée en France.

Les relations entre les deux villes s'effectuent de maire à maire. Il n'y a pas de comite de jumelage Brazzaville. Aussi, le comité ré mois assure-t-il ranimation de te jumelage pour les deux villes. fi s'agit surtout de faire connaitre !a capitale du Congo, par des conférences ou par une présence dans certaines manifestations rémoises. Et parfois, d'organiser des voyages de découverte sur la rive droite du Congo.

A noter la cathédrale de Brazzaville est dédiée cl Sainte-Anne, en mémoire de ... la fille du Général de Gaulle.

CANTERBURY

UNE HISTOIRE DE CATHÉDRALES

 
Tout comme Buckingham Palace, l'abbaye de Westminster ou la Tour de Londres, la cathédrale de Canterbury a été construite en pierre de Caen.

Le jumelage de Reims avec Canterbury est historique à double titre. D'abord parce qu'il fait partie des plus anciens (1962), mais surtout parce que le lien le plus évident passe par les cathédrales. Les deux villes possèdent chacune une, magnifiques. Toutes deux ont compté dans l'histoire spirituelle de leur pays. Si Reims a perdu son pouvoir religieux, Canterbury reste le siège de l'archevêque primat d'Angleterre, le 105e étant en poste actuellement. Cette ravissante ville du Kent est aussi le point de départ du pèlerinage de la Via Francigéna, qui conduit à Rome via Reims.

Canterbury est la ville d'Angleterre la plus visitée. Elle a été fortement endommagée pendant la Seconde Guerre, mais a retrouvé son charme médiéval. Présidé depuis quinze ans par Thérèse Delesalle (photo), le jumelage porte essentiellement sur la culture ct le patrimoine.

FLORENCE

La CULTURE EN HÉRITAGE


La Fontaine de Neptune sur ta Piazza della Signora

La culture et l'Histoire sont les deux symboles qui unissent la capitale de la Toscane à celle de la Champagne. La huitième ville d'Italie s'est rapprochée de la douzième française à l'occasion d'un congrès de la Démocratie chrétienne, auquel participait l'ancien maire de Reims, René Bride. Lequel y croisa le chemin de Giorgio Lapira, le maire de Firenze. C'était en 1954. L'Europe était en pleine reconstruction.

Depuis, les échanges se sont multipliés. Le lien s'est tissé autour d'un patrimoine prestigieux :  Florence, la Renaissance et la cathédrale Notre-Dame de la Fleur, à Reims, le Gothique et la cathédrale Notre-Dame. Parmi les hommes qui ont consacré leur vie à ce Jumelage, il y il Henri Druart, l'ancien président des Amis du Vieux Reims et Gérard Stasi, élu de l'équipe Falala, à qui l'on doit le festival du cinéma Italien (février). Depuis sa disparition, l'agrégé d'Histoire Jean-Joseph Dardennes à pris le relais en 2009. Avec ses 300 adhérents, il a célébré le 60°, anniversaire de ce Jumelage par la publication d'un livre de 300 pages (sur commande au 03·26·47·16·08). La Ville souhaite redynamiser ses liens avec Florence Mais, souligne le président Dardennes, le recul de l'enseignement de l'italien en France engendre une réelle inquiétude.

KUTNA HORA

LE VIGNOBLE ET L'UNESCO


Le centre-ville de Kutna Haro est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO.


Le comité rémois en visite à Kutna Hora

C'est sans doute le moins connu. Il est l'un des plus récents (2008) et sans doute le plus confidentiel (cinquante membres). Mais ce jumelage jette un éclairage particulier sur cette ravissante petite ville située il 70 km de Prague. Son centre est inscrit au patrimoine  mondial par l'UNESCO. Kutna Hora est réputée en Europe de l'Est parce qu'elle pouvait frapper monnaie (du XIIIe au XVe Siècle) et à notre époque. pour ses excellents vins blancs, le lien a été établi à la fin du mandat de maire de Jean-Louis Schneiter par le spécialiste du recrutement, Jacques Lorenzi. Ce dernier disposait d'un cabinet à Prague. Il a donc été approché par Kutna Hora quand celte dernière à exprimé le souhait de se jumeler avec une ville française. Les échanges portent surtout sur les relations privilégiées entre les lycées Clemenceau et Roosevelt avec leurs homologues locaux. Et bien sûr, de vignoble de champagne à vignoble de vin.

SALSBOURG

POUR UNE FLÂNERIE MUSICALE

   
Des Rémois déambulent dans la Getreidegosse    -    La présidente Viviane Reboud

Quel bonheur que de savoir Reims jumelée avec la ville de Mozart ! Cela grâce à une amitié et à un mariage. Amitié entre un pharmacien de l'avenue de Laon, M. Bocquet et des habitants de la 4e ville d'Autriche. Mariage entre une étudiante autrichienne et un Rémois, par la suite. Et un lien concrétisé en 1964/65 sous l'ère Taittinger.

Comme les autres. ce jumelage s'appuie sur la culture et les échanges scolaires ou sportifs. Mais la musique en est indissociable. Ainsi par exemple, le Mozarteum accueille-t-il un jeune musicien rémois pour une « master class », ou envoie-t-il certains de ses musiciens pour donner des concerts à Reims. Des échanges ont également lieu avec le lycée musical de Salzbourg, etc. Reims reçoit régulièrement des chœurs de Salzbourg et organise des causeries musicales mensuelles. Mais si les Rémois apprécient de se rendre dans ce temple de la grande musique, aux décors magnifiques, les Salzbourgeois sont moins tentés de venir à Reims, explique la présidente du comité Reims-Salzbourg, Viviane Reboud. En cause, leur attirance pour les pays anglo-saxons et la Russie. A l'inverse, de moins en moins de scolaires rémois s'y rendent, faute de pratiquer la langue allemande ou, pour les professeurs, d'oser prendre la responsabilité des voyages. Sur le plan universitaire ou en économie, les activités sont inexistantes, si ce n'est le marché artisanal salzbourgeois auquel participent les Rémois.

Reims soutient et subventionne ses comités de jumelage, qui sont libres dans leurs initiatives. A Salzbourg, les comités sont institutionnels mais pas autonomes, poursuit Mme Reboud. Laquelle a suceedé à l'infatigable Pierre Burguet. Le comité a fêté ses cinquante ans cette année.

Dossier réalisé par Jean-François Scherpereel

 Extrait de mag'info N°151 - 11/2015

 

  

    

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Une association pour fédérer les 7 comités

Avec la création de Reims Rayonnement International, il est désormais possible de participer à des projets croisés au sein des comités de jumelage.


Reims est jumelée avec sept villes la dernière en date étant Nagoya

« Notre objectif est de mettre au goût du jour la vocation de ces comités. Historiquement, ils sont nés pour promouvoir la paix après la guerre », raconte Dimitri Oudin, membre du comité Reims-Salzbourg et comptant parmi les fondateurs de la nouvelle association. « Aujourd'hui, on veut diversifier les domaines de coopération internationale et réunir d'autres publics ». « Reims rayonnement international » ou RRI regroupe d'ores et déjà les sept comités de jumelage de la ville d’Aix-la-Chapelle, Arlington, Brazzaville, Canterburry, Florence, Kutma Hora et Salzbourg, Et les premières actions arrivent: festival de cinéma du 4 au 10 avril au cinéma Opéra [autour de la thématique « Blessures d'hier, défis d'aujourd'hui ») ou encore présence au Village de l'International sur le parvis de la Cathédrale début mai, Des évènements autour de La jeunesse devraient également se mettre en place, à travers notamment la prise en charge des échanges scolaires, À noter que la soirée de lancement aura lieu le 28 mars et visera à impliquer d'autres partenaires, économiques et entrepreneuriaux.

Infos : reims.jumelaqes@gmail.com

Extrait de R.A N°331 de 03-2018

 L’avenir des comités en débat

Quel avenir pour les comités de jumelage ? Quelles évolutions souhaitées ? Le débat est ouvert.


Les adhérents des divers comités de jumelage ont pu échanger sur le projet d’évolution des comités.

On le sait, l’évolution des jumelages est un sujet sensible. Aussi Benjamin Develey, adjoint au maire chargé des relations internationales, avait invité à l’hôtel de ville l’ensemble des adhérents des divers comités afin d’échanger à nouveau sur un projet qui, il y a quelques mois, avait été perçu comme la fin des « comités » – type association loi 1901 –, créés il y a des décennies pour les plus anciens. Une spécificité rémoise, généralement encouragée par les municipalités successives et destinée à renforcer les liens entre les habitants des villes concernées. Leur histoire en témoigne, riche d’actions diversifiées et de centaines d’adhérents fidèles.

A PRIORI, TOUS LES COMITÉS SOUHAITENT SE MAINTENIR

D’où l’émotion et les réactions exprimées lors des assemblées générales 2017. L’adjoint en a tenu compte. Il a progressivement introduit des ajustements de nature à rassurer chaque comité, animé selon lui d’une « force symbolique qui mérite le respect » et il a remercié les bénévoles pour le travail accompli, tout en posant la question : « Que veut dire «jumelage en 2017 ? ».

A priori, tous les comités souhaitent se maintenir, même sans ou avec une subvention réduite (il est maintenant question de 3.500 à 5.000 euros) et des encouragements à rechercher des financements extérieurs, sachant que certains dossiers (échanges scolaires, festival de cinéma) seraient transférés au tronc commun, avec aussi la perspective de participer à des événements collectifs coordonnés par la nouvelle « association des jumelages et partenariats » pour laquelle «la plus grande coopération est attendue dans un équilibre harmonieux ». Les grandes lignes restent les mêmes, avec trois pôles : éducation/jeunesse, culture, économie/innovation. Des commissions sont déjà constituées avec des personnes issues ou non des comités, pour un périmètre différent puisqu’on y comptera bientôt Bastogne et Nagoya. Et pourquoi pas l’Espagne, le Portugal ?

La coordination étant essentielle, un calendrier commun sera défini avec la Ville. En septembre, un questionnaire devrait être diffusé avec l’Urca et le Rectorat pour connaître les attentes des jeunes. En résumé, les Rémois seront invités à participer largement.

Extrait de l'union 11/07/2017

 BAISSE DES SUBVENTIONS POUR LES COMITÉS DE JUMELAGE


La ville souhaite que les comités de jumelage évoluent

Lors du conseil municipal lundi soir, l'opposition s'est émue de la baisse des subventions de fonctionnement pour les comités de jumelage de la ville. « Quand nous regardons de plus près vos propositions, nous découvrons avec stupeur que les baisses sont générales, de 8 à 29 % avec une moyenne à 19 % (-14.592 euros). Il semble que ces baisses soient faites en prévision de la création d'une agence tutelle des comités en 2018. Une concertation un peu directive est en cours avec certains comités de jumelage. »

Pour le maire, Arnaud Robinet, cependant, il ne s'agit pas d'une agence de tutelle, « mais une association des jumelages qui verra le jour en 2018, afin de faire évoluer les comités. Le souhait est de voir naître de nouvelles activités, de s'ouvrir à un nouveau public ; plus jeune notamment. » Le projet est de se coordonner, de proposer un programme unifié. « Nous avons organisé une réunion avec tous les comités à ce sujet, en présence de l'ancien adjoint qui s'occupait des jumelages et qui a précisé que l'idée avait déjà germé sous l'ancienne mandature. Nous allons plutôt vers des subventions liées à des projets. » 2017 sera une année de transition pour le maire, qui a ajouté qu'en 2016 120.000 euros avaient été consacrés au jumelage contre 30 à 40.000 pour les villes de même importance. « Il y a des villes où il n'y a même plus de comités, ce n'est pas notre souhait. » Arnaud Robinet a d'ailleurs rappelé que 2017 sera celle d'un nouveau jumelage puisque l'amitié avec Nagoya devrait être officialisée cette année.

Extrait de l'union 02/02/2017  

  

    

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SEVILLE

 

 Reims et Séville à l’unisson

C’est fait. Le partenariat entre Séville et Reims est signé entre Arnaud Robinet, maire de la cité des sacres, et Juan Espadas Ceras, maire de la capitale andalouse. Un mariage du champagne et du flamenco, placé notamment sous le signe de l’économie, de l’innovation et des entreprises, avec un accord de coopération également signé entre la chambre de commerce et la camara (chambre) de Séville.

Extrait de l'union du 22-03-2018

 

    

 

 

Séville, nouveau partenairepour la cité des sacres

La nouvelle association dédiée au rayonnement international officialisera le 20 mars un accord avec la capitale de l’Andalousie. Le début d’une nouvelle ère pour les jumelages.


Avec 2 millions d’habitants, un riche passé multiculturel et une architecture prestigieuse, Séville offre un partenariat de premier plan à Reims. Ici la place d’Espagne, avec le pavillon du même nom, aujourd’hui siège du gouvernement autonome d’Andalousie.   

Lors du conseil municipal, lundi, Benjamin Develey, adjoint au maire chargé des relations internationales, a présenté la nouvelle association, Reims Rayonnement international, qui préside désormais aux destinées des différents jumelages et partenariats. En même temps qu’est annoncé un accord avec Séville est lancée une nouvelle organisation de l’ouverture au monde pour la cité des sacres.

1 - Séville nouvelle « jumelle »

Avec deux millions d’habitants, un prestigieux passé historique multiculturel et une architecture d’exception, la capitale de l’Andalousie est un partenaire de choix pour Reims. « J’ai rencontré à Séville mon homologue responsable de l’économie et des relations internationales en novembre 2017 », révèle M. Develey, qui participait à un séminaire européen dédié au développement des start-up, avec Florence, Varsovie, Anvers. Le courant est passé entre les deux responsables et l’idée a surgi rapidement de concrétiser un accord autour de cette «  obsession du dynamisme économique » comme la qualifie l’élu rémois.

Ce dernier précise que ce rapprochement portera le nom d’« accord de partenariat » et non de jumelage, bien qu’il en reprenne les ambitions et les compétences. « L’idée est d’élargir le champ de nos actions internationales à l’économie et à l’innovation », précise encore Benjamin Develey. À Séville, la signature de l’accord, en mars, sera accompagnée d’une manifestation intitulée « Goûts de France », en compagnie de Philippe Mille, et d’une rencontre entre les chambres de commerce et d’industrie de Toulouse, Dax, Reims, Séville et Malaga.

2 - NOUVEAUTÉS

Pour marquer cette évolution des jumelages vient d’être créée une association, Reims Rayonnement international (RRI), « après une concertation de plus d’un an et demi », insiste M. Develey, qui a pris la peine de présenter ce projet à l’opposition municipale. Ce dont Éric Quénard, chef de file de l’intergroupe, lui a su gré. « La seule » initiative de cette nature « depuis le début de la mandature », a signalé l’élu socialiste lors du conseil, lundi soir.

RRI est présidée par Dimitri Oudin, longtemps secrétaire général du Mouvement européen Marne. Les responsables souhaitent qu’outre les aspects historiques et culturels soient désormais intégrées de nouvelles dimensions aux échanges, notamment l’éducation et l’enseignement supérieur.

Parmi les axes de renouvellement figure  l’ouverture à d’autres publics : 50 % de moins de 40 ans dans les comités de jumelage et rapprochement avec les milieux associatifs.

Trois commissions sont au travail au sein de RRI, qui correspondent à ses priorités : culture, éducation et économie.

« La Ville réaffirme très forteùent son soutient aux Comités de jumelage. Il ne s’agit pas d’une mise sous tutelle. »
Benjamin Develey, adjoint au maire chargé des relations internationales

L’un des objectifs de RRI est de coordonner et d’harmoniser le calendrier des manifestations organisées par les différents comités. «  Nous souhaitons également faire mieux connaître à tous les Rémois la variété de ce qui est fait, en utilisant tous les relais papier et digitaux possibles », détaille encore M. Develey. Développer les stages à l’étranger pour les jeunes, favoriser les séjours universitaires, faire se rencontrer les chefs d’entreprise, participer à des salons, promouvoir les savoir-faire : tout cela fait également partie des missions de RRI.

3 - Réponses aux critiques

RRI est-elle synonyme de « mise sous tutelle » des comités de jumelage de la part de la municipalité? C’est la question adressée lundi en conseil par Éric Quénard à Benjamin Develey, en écho à l’agacement ou à l’inquiétude que l’on sent dans lesdits comités, même si ces sentiments ne sont pas exprimés à haute voix.

« RRI est bien une association indépendante, même si la Ville a favorisé sa mise en place afin de diversifier, de valoriser et d’amplifier l’action des comités de jumelage, répond l’adjoint d’Arnaud Robinet. Il s’agit plutôt d’un réinvestissement des relations internationales. La mairie réaffirme très fortement son soutien aux comités et rend hommage à l’excellence du travail qu’ils ont accompli et continueront d’accomplir, dans les domaines de prédilection qui demeurent les leurs, la culture et l’histoire ». Reims jouit d’une tradition de jumelage exceptionnellement longue et dense, qui repose, depuis plus de 60 ans, sur le dévouement de centaines de bénévoles. Rappelons que des relations existent avec l’Italie, l’Allemagne, l’Autriche, la République du Congo, l’Angleterre, les États-Unis, la république Tchèque et la Belgique.

Séjour en Afrique, signature avec le Japon, journées de l’histoire


Arnaud Robinet a reçu Rodolphe Adada, ambassadeur du Congo, le 19 janvier.
Vanessa Nguema

Les événements ne vont pas manquer, ces prochaines semaines, pour « connecter » Reims au reste du monde. Il y aura d‘abord, du 17 au 22 février, un déplacement d’Arnaud Robinet à Brazzaville, en compagnie, entre autres, de Julienne Mackonguy, présidente du comité de jumelage. Tous y célébreront la 57e année du rapprochement entre les deux villes. Le 20 mars les deux maires de Reims et Séville signeront leur nouveau partenariat, sur le sol andalou. Du 4 au 9 mai seront organisées à Reims les 5es Journées de l’histoire et de la mémoire, qui comprendront les commémorations du 8-Mai et la Fête de l’Europe. En mai aussi sera paraphé le partenariat avec Nagoya. Avec le Japon, des accords universitaires en mathématiques et en droit ont déjà été conclus (des jeunes des deux pays vont bénéficier d’échanges). L’université de commerce de Nagoya a bien avancé dans son projet d’installer son centre de suivi européen à Reims et des campagnes de promotion de Reims ont eu lieu dans le métro de Nagoya.

Anne Despagne

Extrait de l'union du 10-02-2018

  

    

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 AIX-la-CHAPELLE

MACRON accueilli en fanfare ... Rémoise !
Ca bouge pour Reims-Aix-la-Chapelle

Le cinéma allemand à l’affiche
50 ans d'amitié avec Aix-la-Chapelle
Reims/Aix-la-Chapelle : Le jubilé du jumelage
Des noces d'or avec Aix 

  

    

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MACRON accueilli en fanfare ... Rémoise !

 AIX-LA-CHAPELLE - Invité dans l'ancienne capitale de l'empire carolingien pour recevoir le Prix Charlemagne, Emmanuel Macron a été accueilli par la fanfare médecine de Reims, ville jumelle.


Mercredi, a son passage devant la fanfare médecine de Reims, Emanuel acron a manifesté! son intérêt par un pouce levé.
AFP

Couleurs flashy, lunettes de soleil, énergie à revendre et cuivres rutilants... la fanfare des Boules de feu passe rarement inaperçue. Elle l'a encore prouvé ces mercredi et jeudi à Aix-la-Chapelle, où elle est parvenue à attirer l'attention ... du Président de la République française. Rien que ça ! Invité dans l'ancienne capitale de J'empire carolingien pour recevoir le Prix Charlemagne, qui récompense depuis 1950 des personnalités engagées pour l'unification européenne, Emmanuel Macron a été accueilli en fanfare sur le « Katschhof, place rectangulaire bordée par la cathédrale et l’hôtel de ville, par 24 musiciens rémois déchaînés ... qui n'ont pas hésité à lui glisser entre les mains leur dernier album, Fanfare Academy. « C'est pour renouveler la bande-son de la prochaine Garden-Party de l’Elysée », souriait Alexandre Ponsin, trésorier de la fanfare médecine, contacté hier à son retour à Reims. « Comme ça, il pensera à nous ! »

RIEN A VOIR AVEC UN QUELCONQUE ENGAGEMENT POLTIOUE

« Au départ pourtant, ce n'était pas pour lui réserver les honneurs que le groupe avait décidé de rejoindre l'Allemagne, mais bien parce que Reims est jumelée avec Aix, explique le jeune homme. Il y a quelques mois, on a reçu un message sur notre boite mail du comité de jumelage côté Reims qui disait que le comité côté allemand aurait bien aimé nous avoir. Il prévoyait, en marge du Prix Charlemagne, d'illustrer le jumelage par différents moyens : des stands de spécialités culinaires des régions des villes jumelles (toutes étaient représentées) et des animations. On avait déjà joué à Aix-la-Chapelle en décembre 2014. On avait fait forte impression ... » De quoi donner envie aux fanfarons d'accepter la mission les yeux fermés ... Jusqu'à ce que la présence du chef de l'Etat n'arrive sur le tapis. « Ça a été le gros sujet de débat au sein de la fanfare et du bureau car toutes les fanfares médecine de France sont apolitiques. » Réflexion faite, les Rémois finissent par tomber d'accord. « On s'est dit que c'était pour illustrer le jumelage, dans un cadre exceptionnel. Ça n'avait rien à voir avec un quelconque engagement politique. On joue pour les remises de prix. les mariages, les anniversaires... Pour n'importe qui. Et on n'avait que de bons souvenirs de notre passage à Aix-la-Chapelle en 2014 ... »

Débarqués mercredi midi outre-Rhin, les Rémois Ont retrouvé leur contact du comité de jumelage, qui les a guidés pour passer l'imposant dispositif de sécurité. « On a joué une heure dans les rues autour de la place aménagée. Vers 17h 30. on nous a dit de nous mettre en place pour l'arrivée d'Emmanuel Macron, du président de l'association du Prix Charlemagne et des lauréats du prix catégorie jeunes. »

« On n'a pas changé notre répertoire, ni notre manière de procéder. On est resté déguisés, dans l'esprit fanfare médecine »
Alexandre Ponsln, Trésorier de la fanfare

Après une prestation remarquée et saluée par le chef de l'État, qui a distillé son discours, le CD des Boules de feu en main, la fanfare a égayé les rues de la ville en soirée. En « électron libre . Dès le lendemain, rebelotte, les fanfarons one assisté dans la matinée au briefing sécurité. « Cette fois, on a joué pour la vraie remise du Prix Charlemagne. en début d’après-midi . Face aux Rémois, Emmanuel Macron, mais aussi la chancelière Angela Merkel, le président ukrainien ou encore le député européen Manin Schulz... Bref, du beau monde qui n'a pas pour autant déstabilisé la troupe, invitée à monter sur scène à l'issue de la cérémonie, avant que d'autres groupes ne leur emboîtent la note. « On n'a pas changé notre répertoire, ni notre manière de procéder. On est resté déguisés, dans l'esprit fanfare médecine. Sans pression aucune. Enfin, paraît-il.

Marion DARIDARD

Charlotte VANBEVER

 Extrait de l'union 23/02/2018

 

Ca bouge pour Reims-Aix-la-Chapelle

Une nouvelle ère s’annonce pour le comité   de jumelage Reims-Aix-la-Chapelle.


Catherine Delot, la présidente, et Dominique Ilgart, le trésorier ont été mis à l’honneur.

 Lors de l’assemblée générale du comité de jumelage Reims-Aix-la-Chapelle, la présidente Catherine Delot a évoqué les diverses manifestations qui, en 2017, ont marqué les 50 ans d’une association ayant toujours fait preuve de dynamisme. Ce jubilé a été célébré avec renouvellement du serment de jumelage les 8 et 9 avril. Douze mois intenses pour Catherine Delot qui a confirmé sa décision d’arrêter sa présidence et annoncé que Dominique Ilgart ne se représenterait pas au poste de trésorier. Tous deux ont été mis à l’honneur par l’adjoint au maire, Pascal Labelle, et par le représentant du Comité Aixois Peter Servas, venus les féliciter, avec cadeaux symboliques, pour tout ce qu’ils avaient fait en faveur de l’amitié franco-allemande.

Après avoir remercié la Ville pour son soutien durant cette année anniversaire, Catherine Delot a ajouté : « Je pense que c’est la dernière fois que le comité a pu mener des activités aussi variées. La création de la nouvelle association autour de l’international va entraîner une répartition des projets entre les deux. La baisse de la subvention va aussi être un élément de diminution de nos actions. »

Cependant un calendrier existe et les membres ont été invités à renouveler leur adhésion. « Votre nombre a augmenté ces dernières années et j’espère qu’il en sera de même à l’avenir. » Par nécessité budgétaire, le petit journal ne devrait paraître que sur le net. Une décision encore à l’étude.

Ont été réélus au conseil d’administration Josiane Burger, Gérard Colosio, Alain-Jean Marais et Marie-Josephe Rouvière. Le nouveau bureau sera désigné dans quelques jours.

QUELQUES DATES À RETENIR

Lundi 12 mars : conférence de Jean-Claude Goepp sur « Le retour de l’Alsace dans le giron de la Grande Nation en 1918 », à 19 heures au CIS. Samedi 24 mars : sortie (en covoiturage) pour une visite de Châlons-en-Champagne, guidée par Michel et Jean-Pierre Jacquet. Le 10 mai, une fanfare rémoise devrait se rendre à Aix-la-Chapelle lors de l’attribution du prix Charlemagne à Emmanuel Macron. Les 9 et 10 juin, week-end à Aix-la-Chapelle avec visite d’un musée et randonnée.

Extrait de l'union 23/02/2018

Le cinéma allemand à l’affiche 

Organisée par le comité de jumelage Reims-Aix-la-Chapelle, avec le Service universitaire de l'action culturelle, la 11 e édition du cinéma allemand « Hallo Kino » a été lancée hier, avec la projection, à la médiathèque Jean-Falala, d’un documentaire de Liona Ziok consacré à Fritz Bauer, le procureur le plus illustre de la République fédérale d’Allemagne.

Ce festival, qui permet de découvrir un cinéma souvent méconnu, se poursuivra jusqu’à vendredi 13 octobre. L’équipe du comité de jumelage Reims-Aix-la-Chapelle a choisi de programmer plusieurs films pour le jeune public dont L’histoire du petit Muck de Wolfgang Staudte. Gratuite et prévue à 14heures à la médiathèque Falala, la séance de L’histoire du petit Muck sera suivie d’un goûter. Le jeune public pourra aussi découvrir, vendredi 6 octobre, à 19 heures, toujours à la médiathèque Falala, Un prof pas comme les autres de Bora Dagtekin.

À voir par ailleurs Toni Erdmann, une comédie dramatique de Maren Ade, sortie sur les écrans en 2016, programmée jeudi 5 octobre, à 19heures, au cinéma Opéra.

Le public devrait être aussi intéressé par un biopic dédié à Egon Schiele, l’un des artistes les plus provocateurs de Vienne, le film Dora ou Les névroses sexuelles de nos parents et Le testament du Docteur Mabuse, un policier de Fritz Lang sorti en 1932.

Extrait de l'union 04/10/2017

  50 ans d'amitié avec Aix-la-Chapelle 

50 ans de maintien des liens d'amitié franco-allemands, ça se fête ! À vos agendas


Tous bénévoles, Ils sont les garants des liens entre les deux villes

Le comité de jumelage Reims-Aachen fête cette année son 50° anniversaire et pour son assemblée générale annuelle, une importante délégation était présente autour de Georg Schmidt, président du comité axois. La présidente rémoise, Catherine Delot, les a remerciés  « pour leur implication dans le maintien de liens solides au travers d'échanges très variés. « Impossible d'en énumérer tous les thèmes, tellement ils sont nombreux au bout de tant d'années, et surtout 50 ans de rencontres entre familles », a-t-elle insisté lors de son intervention d'accueil. Au cours de la soirée, une projection a rappelé la journée du 8 juillet 1962, avec la rencontre, à Reims, De Gaulle-Adenauer, symbole de la réconciliation franco-allemande. La signature de renouvellement du serment de jumelage faite à Aix en janvier dernier entre les maires des deux villes a aussi donné lieu à un reportage. Le renouvellement officiel côté français est annoncé à Reims lors de manifestations prévues les 8 et 9 avril, avec la venue du Mädchendomchor, qui se produira avec le chœur d'enfants du Conservatoire. À noter que les 54 enfants allemands seront accueillis dans des familles rémoises. En juin, un week-end sera consacré à une randonnée dans le massif de l'Eifel près d'Aachen. Des rendez-vous musicaux sont annoncés : concert d'orgue à la basilique Saint-Remi le 18 juin et rock le 26 août au cryptoportique.

LES EXCUSES DU MAIRE

 En raison de son emploi du temps, Arnaud Robinet n'a pu suivre tous les rapports mais il est venu un moment pour rencontrer la délégation aixoise et aussi pour une autre raison, comme il l'a précisé : « Je sais que les propos qui ont été les miens ont choqué présidents et adhérents des jumelages et je les prie de bien vouloir m'excuser. Je tiens à dire que j'ai le plus grand respect pour l'action des bénévoles ». Cette intervention faisait référence aux réactions qui avaient suivi le conseil municipal du 31 janvier, devant les arguments présentés pour justifier la baisse de subventions aux comités de jumelage et l'évolution de ceux-ci (lire notre édition du 2 février). Il a ensuite redonné les grandes lignes du· projet de fédération des jumelages pour répondre à l'ambition de la ville de Reims. « Nous proposons de mutualiser les actions pour une dynamique commune. » 

T. DELESASSE

Extrait de l'union 01/04/2017

Des noces d'or avec Aix

Cela fait cinquante ans que le jumelage avec Aix-la-Chapelle a été signé. Ce week-end, des Rémois sont allés célébrer cet anniversaire dans la cité où repose l'empereur Charlemagne.


Benjamin Develey (au premier plan), adjoint en charge de l'International. Ravi de ce déplacement.

La charte de jumelage entre Aix-la-Chapelle et Reims a de nouveau été signée cette fois entre Marcel Philipp et Arnaud Robinet

A SAVOIR

 •.- Nuit franco-allemande de handball dans le cadre des 50 ans de jumelage entre Reims et Aachen ce jeudi 2 février dans la halle des sports du campus de Croix-Rouge, de 18 h 30 à 23 heures. À cette occasion, 16 étudiants aixois feront le déplacement jusqu'à Reims et seize équipes mixtes doivent s'affronter au cours de la soirée.

Les villes de Reims et d'Aachen (Aix-Ia-Chapelle) fêtent 50 ans de Jumelage cette annee. Et ce sont les Rémois qui ont tiré les premiers (les Aixois viendront chez nous les 7 et avril lors de la fête de l'international en présence du président du Bundestag, Norbert Lammert), Une délégation d'une dizaine de personnes, dont des élus (Arnaud Robinet, Benjamin Develey, Jean-Marc Roze, Pascal Labelle, Didier Houdelet, notamment). s'est rendue outre-Rhin ce week-end (à l'occasion d'un reportage du Aachener Zeitung, le journal aixois). Le maire est arrivé un peu plus tard le vendredi soir, « car il était retenu par le rallye Monte-Carlo historique » , explique Benjamin Develey en charge des relations internationales. Un concert franco-allemand était prévu pour commencer, avec le conservatoire de Reims et le chœur d'enfants d'Aix-la-Chapelle. «  Une création commune a ponctué la prestation, c'était très joli », ajoute Benjamin Develey.

C'est le lendemain que le renouvellement officiel de la signature a eu lieu, entre Arnaud Robinet et Marcel Philipp, maire d'Aix. Il y a 50 ans, c'était, jean Taittinger qui avait officié ... «  Mais c'est René Bride qui avait initié ce jumelage, comme celui de Florence, Salzbourg ou Canterbury. Il était très européen » , indique Henri Desdouits, qui fut président du comité de jumelage rémois pendant 26 ans. On est alors encore en pleine réconciliation entre la France et l'Allemagne qui sera notamment scellée par le traité de l'Élysée

Henri Desdouits a été distingué en ce week-end commémoratif. Il a reçu la médaille de la ville d'Aix-la-Chapelle avec le sceau de Charlemagne. « Le déplacement a aussi été l'occasion d'évoquer de nouvelles coopérations, entre les départements mathématiques des différentes universités, entre l'institut Pasteur local et son homologue germanique » , poursuit Benjamin Develey. Les Rémois ont aussi assisté à la Karlsfest pour le 1203' anniversaire de la disparition de Charlemagne. L'empereur repose en effet dans la cathédrale d'Aix-la-Chapelle. Son talisman relie d'ailleurs ce bijou qu'aurait porté Charlemagne. L'histoire veut qu'il ait été offert à l'épouse de Napoléon pour le remercier d'avoir rendu les reliques à l'évêque d'Aix-la-Chapelle, Le talisman va rester dans la famille jusqu'à Napoléon III qui en fait présent à sa femme Eugénie. L'impératrice vivra très longtemps et finira par en faire don à l'archevêque Luçon de Reims. Aujourd'hui, il fait partie des collections du palais du Tau. « Mais Aix en a fait une copie récemment et on peut aussi le voir là-bas », conclut Henri Desdouits. C'est donc plus qu'une signature qui lie les deux villes.


Le talisman de Charlemagne, un lien fort entre Aix-la-Chapelle et Reims.


Il y a cinquante ans, c'est Jean Taittinger qui était alors maire de Reims.

Extrait de l'union 02/02/2017

 Reims/ Aix-la-Chapelle

Le jubilé du jumelage


En 2017, les comités de Jumelage d’Aix-la-Chapelle et de Reims célébreront 50 ans d’amitié

Qu'est-ce qui est né dans les années 50, qui vise à développer les échanges et expériences dans de nombreux domaines (scolaire, sportif, culturel, économique ...) et qui s'affiche en panneau à l'entrée des communes ? Les jumelages, évidemment ! El si Florence a été la première ville jumelée avec Reims en 1954(le maire italien sera d'ailleurs parmi nous les 16et 17décembre pour parler notamment œnologie), l'amitié unissant la cité des Sacres à Aix-la-Chapelle (Allemagne) fêtera ses 50 ans en 2017. Le comité de jumelage, par ailleurs organisateur du festival « Hallo Kino » dont la 10e édition s'est tenue en octobre, marquera l'évènement : concert le 16 janvier autour de Beethoven à la Villa Douce (19 hl, suivi les 213et 29 janvier par le renouvellement du serment CI P. jumelage à Aix-la-Chapelle. Fin février, c'est un séjour au carnaval d'Aix qui est programmé, puis le renouvellement du serment, à Reims cette fois, en avril. De quoi prolonger l'amitié entre les deux villes pour les 50 prochaines années! Au total, on dénombre aujourd'hui sept jumelages rémois (Aix-la-Chapelle, Florence, Arlington, Brazzaville, Canterbury, Kutna Hora, Salzbourg) auxquels s'ajoutent sept jumelages de communes de l'agglomération. Citons Tinqueux avec Myslenice en Pologne et Leïmen en Allemagne, Sillery avec Sainte-Foy-Sillery-Cap Rouge au Québec et Adenau en Allemagne, Saint-Brice avec Robertsbridge en Angleterre, Cernay-lès-Reims avec Gauangelloch en Allemagne. En 2016, Bétheny a fêté quant à elle ses 10 ans d'amitié avec la commune allemande de Dannstadt-Schauernheim et pourrait bien lancer un nouveau partenariat avec la ville belge de Neufchâteau ...

Extrait de RM N° 151 du 12/2016

  

    

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BRAZZAVILLE

La solidarité renoue les liens entre Reims et Brazzaville
 
Reims et Brazzaville renforcent leurs liens de jumelage dans l'émotion

  

    

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 Reims et Brazzaville renforcent leurs liens de jumelage dans l'émotion

La cérémonie de renouvellement du serment de jumelage entre Reims et Brazzaville a offert cet semaine un grand moment d'émotion.


Poignée de main sous le regard de la présidente Julienne Mackonguy et du président d'honneur Pierre-Emmanuel Taittinger.

Le renouvellement du serment de jumelage entre Reims et Brazzaville a offert en début de semaine un grand moment d'émotion, marqué par la magistrale interprétation des hymnes nationaux par les jeunes choristes de la Maîtrise dirigés par Sandrine Lebec. Le député-maire Arnaud Robinet a salué la présence des délégations étrangères venues participer aux commémorations du 71° anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale avant d'évoquer les « liens historiques et puissants qui unissent Brazzaville, capitale de la ré- publique du Congo, et la ville des sacres des rois de France ».

Tout est venu d'une visite à Reims, en avril 1960, de l'abbé Fulbert Youlou, alors président du Congo. Le jumelage va naître officiellement le 5 juillet 1961, signé par Jean Taittinger et Simon Bilombo, adjoint de l'abbé. Il est suivi, en 1962, d'un voyage effectué par une délégation rémoise dans cette ville « à qui le Français Pierre Savorgnan de Brazza, ami du roi Makoko, donna son nom, une ville d'où le général De Gaulle lança, le 16 novembre 1940, du stade aujourd'hui Félix-Eboué, le 1er appel à la défense du monde libre » a rappelé le maire de Reims, évoquant également la part des maisons de champagne rémoises dans la construction de Sainte-Anne du Congo.

Les signataires ont salué le dynamisme de Julienne Mackonguy, présidente du comité de jumelage, qui fait un travail remarquable

Mais un terrain politique différent (l'abbé Fulbert Youlou n'est plus au pouvoir) va compromettre ensuite la belle alliance. D'où la nécessité de renouveler, en 2005, le serment de jumelage, signé cette fois-ci par le maire Jean-Louis Schneiter et son homologue Hugues Ngouelondele. Retenu à Brazzaville, celui-ci était représenté, ce lundi 9 mai, par Guy. Nestor ltoua, ministre conseiller à l'ambassade du Congo en France. Il a lui aussi évoqué 1961 : « La république du Congo faisait alors encore ses premiers pas sur la scène internationale en tant qu'État souverain. Et Reims a été pour Brazzaville, dans ce contexte, une sorte d'ouverture au monde ». Il a préconisé un plan d'actions sur 5 ans avec une invitation lancée au maire de Reims ,pour un déplacement au Congo.

Les signataires ont souligné le dynamisme de Julienne Mackonguy, présidente du comité de jumelage Reims-Brazzaville, qui, aidée par son équipe, fait un travail remarquable pour concrétiser la fraternité entre les deux villes. C'est à elle qu'est revenu l'honneur de lire le texte établi pour marquer le 10° anniversaire du renouvellement.

La présence dans la salle de deux participants au déplacement à Brazzaville en 1962 a été applaudie : Claude Prodocimi était alors joueur du Stade de Reims et Maurice Nouaille représentait la Jeune chambre économique. Ils n'ont rien oublié de ce mémorable voyage ...

Extrait de l'union 12/05/2016

  

    

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FLORENCE

Stop ou encore pour le comité Reims-Florence
L'Italie fait toujours son cinéma aux Opéra

Le cinéma italien s'expose à la médiathèque Falala

  

    

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Stop ou encore pour le comité Reims-Florence


En remettant son lot à Simone Dargent. Stéphane Zuresco a fait ses adieux à la célèbre tombola

Le ton était grave et l'émotion difficilement contenue: les adhérents du Comité de jumelage Reims-Florence réunis en assemblée générale ont retenu leur souffle quand le présidentJean-Joseph Dardennes a ouvert son rapport moral en ces termes: IlLaprochaine fois que nous nous retrouverons, ce sera pour décider de la dissolution de notre comité après plus de 60 ans d'existence. A l'occasion d'une AG extraordinaire,je proposerai également de déposer plus d'un demi-siècle de documents aux Archives municipales Il, un apport qui permettra aux chercheurs de mesurer ce « qu'une association comme la nôtre a pu apporter aux Rémois et aux Florentins.

AFFAIRE A SUIVRE

Il lui restait ensuite à énumérer les manifestations culturelles et sportives de 2016 et celles prévues pour 2017. Quelques interventions dans la salle ont bien entendu concerné l'avenir des jumelages dans leur ensemble. En réponse, l'adjoint au maire Benjamin Develey a une fois encore plaidé pour Ill'Association des jumelages et partenaires Il qui naîtra en janvier 2018. Pour lui, il s'agit dc coordonner et d'évoluer vers un élargissement du public, les jeunes en particulier, tout en baissant les frais de fonctionnement. Il sera toutefois possible de maintenir en l'état chaque comité selon le vœu de ses bénévoles, mais cela en auto-financement. D'autres informations devraient être données prochainement : seront-elles de nature à faire changer d'avis le comité Reims-Florence ? 

Extrait de l'union 01/04/2017

Le cinéma italien s'expose à la médiathèque Falala


Dimanch
e, c'est le moment d'une sortie en famille à la médiathèque Falala

C'est un hasard du calendrier : le premier dimanche du mois correspond avec le début des vacances d'hiver ! Les musées municipaux, musée des Beaux-Arts, musée historique Saint-Remi, musée de la Reddition et musée du Fort de la Pompelle, ouvrent gratuitement leurs portes ce 7 février, aux horaires habituels. Par ailleurs, de 14h 30 à 18 heures ce jour-là, la médiathèque Falala propose un programme particulièrement adapté à un public familial. Il y aura des expositions consacrées au cinéma, sur les acteurs du cinéma italien en écho au 21ème rendez-vous du cinéma italien de Reims, sur les jouets optiques, avec encore une exposition dans les coulisses d'un film non italien celui-là.

Contrepoint au masculin de l'exposition « Âmes sœurs, actrices italiennes sur le tournage » présentée en 2015, Bravi e belli (Forts et beaux), au titre quelque peu ironique, se propose de mettre au premier plan les qualités artistiques d'interprètes appartenant à plusieurs générations. De Toni Servillo à Diego Ababantuono, de Valerio Mas Tandrea à Pierfrancesco Favino, de Riccardo Scamarcio à Elio Germano, les voici tous réunis dans une galerie de portraits issus de films tournés ces quinze dernières années. D'autre part, une exposition propose de découvrir des drôles de machines : thaumatrope, toupie fantoche, phénakistiscope, zootrope ou bien encore praxinoscope.

Enfin, pour finir, plongez dans les coulisses du tournage de L'hiver de Léon, court-métrage réalisé en 2007 par Pierre-Luc Granjon et Pascal Le Nôtre à Valence dans le studio Polimage, et découvrez les différentes étapes de création d'un film d'animation: storyboard, fabrication des personnages, création des décors et animation des personnages.

Extrait de l'union 06/02/2016

  

    

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KUTNA HORA

Le maire de la ville jumelle de Reims aime les pythons…

  

    

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 Le maire de la ville jumelle de Reims aime les pythons…

Le magistrat de la ville de Kutná Hora a une passion bien particulière


Benjamin Develey, adjoint au maire de Reims, a partagé cette passion...

Rencontre inattendue avec le python du maire de #kutnahora (passionné par reptiles depuis son plus jeune âge) #reims

Arnaud Robinet, maire de Reims, et Benjamin Develey, adjoint en charge des relations internationales, étaient ce week-end à Kutná Hora, ville jumelle tchèque. Il a été question des échanges entre lycéens notamment, de coopération touristique, de matchs de hand, de chambres de commerce…

Mais la visite a aussi réservé des surprises avec notamment la passion du maire de la ville, Martin Stary, pour les serpents. C’est ainsi que Benjamin Develey s’est retrouvé avec un python sur les épaules…

Extrait de l'union 13/09/2016

  

    

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NAGOYA

Le monde mystérieux et profond du KôDô
Halte exceptionnelle d’un grand maître japonais
Sacre républicain pour Nagoya

Reims fête Nagoya -

Japan mania dans la ville aimée de Foujita

Reims et Nagoya

La délégation rémoise au Japon attend le typhon

Le jumelage entre Reims et Nagoya est signé
Le mariage avec Nagoya approche

Le jumelage dans la mire
Vers un jumelage Reims-Nagoya en 2018
Vers un jumelage en 2018 de Reims avec les Japonais de Nagoya

Vautrin et Robinet sont au Japon !

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le monde mystérieux et profond du KôDô


 Durant deux jours, Söhitsu Hachiya, digne héritier d’une longue lignée de maître du KôDô, est venu faire découvrir la voie de l’encens… Une invitation à la méditation et au lâcher prise.  

C’est dans le pavillon art déco de la maison Charles Heidsieck, en présence de Stephen Leroux, directeur général, et du maire Arnaud Robinet, que le grand maître a proposé une initiation au KôDô.Remi Wafflart

À pas comptés, se déplaçant avec une précision et une rigueur déroutantes pour les néophytes que nous sommes, le grand maître Söhitsu Hachiya, digne héritier d’une longue lignée de maître du KôDô, littéralement la voie de l’encens, s’est approché de la table où chacun, une vingtaine d’invités, étrangers à la culture japonaise, devait « mettre son téléphone en mode avion… ». Car, c’est dans le silence que s’apprécie ce voyage sensoriel.

Le KôDô, c’est l’art d’écouter l’encens… Au Japon, on ne dit pas sentir, mais écouter. Pratiquée depuis 500 ans, cette tradition est tout aussi importante que celle la Voie du thé ou encore celle de la Voie des fleurs. Avec le KôDô, on aiguise tous ses sens, en ce concentrant sur la subtile fragrance du bois, le Kôboku, sans avoir la moindre pensée qui vous traverse. Plus facile à dire qu’à faire… Il faut des années pour apprendre l’art du KôDô.« C’est un art qu’on apprend toute sa vie » , reconnaît le grand maître, lui qui à l’origine aurait aimé être footballeur professionnel. Au Japon, l’aîné d’un grand maître doit poursuivre la lignée, sauf à être déshérité… « Mon père a 80ans et il apprend encore. Il me faudra encore 40 ans pour arriver à son stade. Il y a beaucoup de choses que je n’ai pas encore comprises, c’est pourquoi on parle de la voie de l’encens. Le KôDô s’expérimente au fil de la vie. »

Le bois est vivant, on peut donc écouter avec le cœur le caractère de chacun des bois odorants
Söhitsu Hachiya, grand maître du KôDô

Mardi soir, c’est dans le pavillon art déco de la maison Charles Heidsieck, bien loin du traditionnel tatami où se déroule habituellement une séance, que le maître, 21 e descendant de l’école Shino, l’une des deux seules au monde à perpétuer cette tradition dans toute son authenticité, a officié dans un silence quasi religieux. Dans un étrange ballet, où chaque geste a sa signification, sa raison d’être, Söhitsu Hachiya a préparé le Kôro, le brûle encens au centre duquel sont disposées les cendres. Le rituel est déroutant… Son disciple a tenté de nous y préparer, indiquant la bonne gestuelle à suivre, une fois que le grand maître aura achevé sa préparation et déposé le bois odorant qu’il nous faudra sentir ou plutôt « écouter avec le cœur. Le bois est vivant, on peut donc écouter avec le cœur le caractère de chacun des bois odorants ».

UNE IMMERSION COMPLEXE

Il nous indique la bonne gestuelle à avoir, comme tenir le brûle encens, main gauche dessous, pouce gauche en forme de hanse… Comment tourner le Kôro dans le sens inverse des aiguilles d’une montre puis y porter la main droite dessus pour diriger les volutes de l’encens précisément vers le nez. Comment écouter le bois… en procédant à trois inspirations et expirations sur le côté gauche pour ne pas souffler sur la cendre. Et l’important, mémoriser cette senteur… Chacun s’observe, a peur de fâcher le maître. Le geste est incertain, l’immersion dans ce monde mystérieux et profond du parfum se révèle difficile. Le maire Arnaud Robinet se trouve bien embarrassé quand on lui demande quelles saveurs il a retenu… Comme pour le vin, on distingue 5 saveurs de bois odorants de la même façon que pour le goût. C’est ainsi que l’on parle de sucré, d’amer, d’épicé, d’acide et de salé… Cette petite d’heure d’initiation est bien trop courte pour en être capable, mais le moment était privilégié et intense.

21
Söhitsu Hachiya est le 21 e grand maître de l’école Shino de Nagoya, la plus importante au monde à perpétuer le KôDô dans toute son authenticité. 

Dans le cadre du jumelage avec Nagoya


Le maire Arnaud Robinet s’est initié à l’art du KôDô... R.W.

C’est à l’association SensOriel, créée en début d’année à Reims pour explorer notamment les rapports entre l’art et le domaine olfactif, que l’on doit la venue du grand maître japonais, invité en France dans le cadre de « Japonisme 2018 ». Sa présence à Reims s’inscrit dans le cadre du jumelage avec Nagoya, signé il y a un an à peine. « Une chance, pour le maire de Reims, Arnaud Robinet, qui a rappelé la présence d’un autre grand maître à Reims, Maître Foujita, à qui l’on doit la chapelle Foujita. Il l’a peinte. Il y repose auprès de sa 5 e épouse. Ses héritiers nous ont fait don de 1000 œuvres qui circulent aujourd’hui à travers le monde… Ce jumelage avec Nagoya va au-delà de la culture. Il est économique, touristique. Nagoya est particulièrement active dans le domaine de l’œnotourisme. Elle nous envoie de plus en plus de touristes japonais. Aujourd’hui, ce jumelage prend une autre dimension avec ce lien champagne et encens… C’est un jumelage très fort et actif »

 Extrait de l'union 150/11/2018

 Halte exceptionnelle d’un grand maître japonais

Attendu de longue date à Paris, Söhitsu Hachiya, grand maître japonais, fait une escale exceptionnelle à Reims. Durant deux jours, il fera découvrir l’art du KôDô, ou voie de l’encens.


En France à Paris dans le cadre de «Japonisme 2018», le grand maître du KôDô fait une escale exceptionnelle à Reims durant deux jours. Il vient faire découvrir la cérémonie du KôDô ou voie de l’encens, un art ancestral. Remi Wafflart

À SAVOIR

*.- LA VENUE DE SÖHITSU HACHIYA s’inscrit dans le cadre du nouveau jumelage avec la ville de Nagoya. Elle devrait trouver une résonance particulière avec l’image de luxe et de raffinement du champagne.

*.- SON PROGRAMME PRÉVOIT NOTAMMENT , une journée, ce mardi, entièrement consacrée à la rencontre avec le monde du champagne (avec la complicité de la maison Charles Heidsieck), ainsi qu’une journée, mercredi, tournée vers le public avec notamment une conférence-démonstration (10 €) dans les locaux de Sciences-Po à 19 heures, ainsi que des séances de KôDô (déjà complètes).

*.- RÉSERVATION OBLIGATOIRE sur www.weezevent.com/lekodo. Renseignements auprès de SensOrieL sensoriel51@gmail.com ou 06 03 97 2885.

Il est arrivé dans la nuit de dimanche à lundi à Paris… depuis Tokyo. À peine le temps de débarquer qu’il prenait le train pour une escale exceptionnelle – et d’à peine deux jours – à Reims. Hier soir, c’est non sans une certaine fierté que la Ville de Reims accueillait, peu avant que ne se tienne le conseil municipal, Söhitsu Hachiya, grand maître du KôDô, un art ancestral japonais que le légitime héritier d’une longue lignée de maîtres KôDô se plaît à faire connaître à travers le monde.

AU JAPON, ON NE SENT PAS, ON ÉCOUTE

Le KôDô, littéralement voie de l’encens, c’est une invitation à la méditation et au lâcher prise, un jeu olfactif qui permet de sentir, ou plutôt écouter l’encens… Car au Japon, on ne dit pas sentir, mais écouter… Il existe une fusion entre les sens olfactifs et la poésie (lire ci-après). C’est ainsi qu’avant même de sentir la coupe de champagne qu’on lui offrait, il l’a portée à son oreille.

Le grand maître, avant le marathon rémois qui l’attend durant ces deux jours, n’a pas manqué de rappeler son « plaisir à découvrir » Reims, une ville qu’il ne connaît pas. En japonais, traduit par un étudiant français en stage dans son école à Nagoya, il a rappelé son but, à savoir « de faire connaître la culture de son pays » , indiquant que « depuis petit », il aimait. « beaucoup la culture française et le champagne. Je me réjouis d’expérimenter les parfums de Reims avec le champagne… Mon métier, c’est d’être grand maître du KôDô, mais mon rêve c’est d’envelopper la terre de l’encens qui permet de relier les êtres les uns des autres. C’est ce que j’essaie de faire avec ces partenariats Reims/Nagoya et France/Japon ».

Mon métier, c’est d’être grand maître, mais mon rêve c’est d’envelopper la terre de l’encens qui permet de relier les êtres les uns des autres
Söhitsu Hachiya, grand maître du KôDô

« Ce n’est pas tous les jours qu’on accueille un grand maître japonais » , confie Jean Perrin, président de l’association SensOriel, à qui l’on doit la venue de Söhitsu Hachiya à Reims. Créée en janvier dernier, elle a pour but de promouvoir et organiser des manifestations artistiques et culturelles (expositions, concerts, conférences, lectures, ateliers pédagogiques), pour explorer notamment les rapports entre l’art et le domaine olfactif.

« Lorsque nous avons su que le grand maître du KôDô venait à Paris dans le cadre de l’année du Japonisme 2018 , on s’est greffé en urgence sur son voyage , précise le président. On a saisi cette opportunité pour le faire venir à Reims. Cette rencontre a un double intérêt. Elle s’inscrit dans le cadre du jumelage avec Nagoya, mais elle permet surtout de faire se confronter deux visions de l’olfactif. Le champagne se déguste aussi par le nez… Lui, a une vision poétique de la question de l’odeur… Sa venue intéresse les grands chefs mais aussi les œnologues. Chez Charles Heidsieck, ce mardi, il va, outre faire une démonstration de son art, participer à une dégustation de champagne. Il y aura une confrontation de nez avec le chef de caves… On verra comment chacun dans son domaine de compétence approche cette notion olfactive et comment chacun met en scène l’odeur ».  Le grand maître lance par ailleurs une invitation à découvrir l’art du KôDô à travers une conférence démonstration, ouverte au grand public ce mercredi. Il reste des places…

SOUS L’INFLUENCE DU ZEN…

Né sous l’influence du zen, le KôDô, ou voie de l’encens, est un art traditionnel unique au monde qui consiste à « écoute» les bois d’encens selon des règles établies depuis le XV e siècle dans les cours raffinées du Japon impérial. Depuis plus de 500 ans, l’école Shino de Nagoya, l’une des deux seules écoles au monde (et la plus importante), perpétue cette tradition dans toute son authenticité grâce à sa transmission rigoureuse de père en fils. Söhitsu Hachiya en est la 21 egénération… L’école dispense des cours dans lesquels les élèves peuvent apprendre cet art traditionnel, tout aussi important que la cérémonie du thé ou l’arrangement floral.

À Reims, pendant deux jours, le grand maître Söhitsu Hachiya va ainsi procéder à des cérémonies ouvertes au public (mais déjà complètes) au cours desquelles les participants vont « écouter » les fragrances du bois d’encens qui brûle et chercher à en apprécier toutes les subtilités pour aiguiser les sens et notamment le sens esthétique. Ils vont devoir distinguer et mémoriser différentes senteurs à partir de thèmes inspirés de la nature ou de la littérature.

Cette invitation à la méditation et au lâcher prise a retrouvé un regain d’intérêt au Japon, et plus récemment à travers le monde. Le KôDô est là pour permettre à chacun d’aiguiser sa concentration et d’élever son esprit.

Caroline GARNIER

Extrait de l'union 06/05/2018

Sacre républicain pour Nagoya

Hier a été signé l’acte officiel de jumelage avec la 4e ville la plus peuplée du Japon. Émotion et enthousiasme à la clef.


Arnaud Robinet et Takashi Kawamura ont souhaité que le conseil municipal des enfants figure sur la photo officielle. les maires de Reims et Nagoya ont insisté sur leur volonté d'associer la jeunesse à ce jumelage naissant

 La journée aurait pu être compassée et le protocole, forcément rigoureux, aurait pu museler l’émotion. Il n’en a rien été. Les différentes cérémonies et visites qui ont rythmé, hier, la signature du serment de jumelage entre Reims et Nagoya, ont été empreintes de ferveur, de recueillement et de cordialité.

Arnaud Robinet et Takashi Kawamura, maires des deux cités désormais sœurs, ont rappelé le destin similaire des deux villes : martyrisées par les guerres, elles ont dû et su se reconstruire. Les liens avec la 4 e ville du Japon passent aussi, depuis plus de 50 ans, par la figure du peintre Foujita, converti au catholicisme à Reims en 1959, et dont les œuvres ont forgé l’attachement rémois au pays du Soleil Levant, via des donations.

FALLING IN LOVE WITH REIMS

Des relations artistiques, scolaires, universitaires, touristiques, économiques se sont développées ces dernières semaines, et vont s’amplifier, selon le souhait de MM. Robinet et Kawamura. L’emblème de Nagoya est le samouraï, « non pour son esprit guerrier mais pour sa sincérité », a-t-il été rappelé hier à plusieurs reprises. C’est en chanson que le maire de Nagoya a déclaré sa flamme à Reims, à l’hôtel de ville, en chantant en anglais « I can’t help falling in love with... Reims » (je ne peux pas m’empêcher de tomber amoureux de Reims), air popularisé par Elvis Presley mais issu de la chanson française Plaisir d’amour.

D’amour, il fut aussi question, quelques heures plus tôt, dans la chapelle construite par Foujita, avec un texte de Saint-Augustin lu par le père Jean-Pierre Laurent. Et d’amitié, tout au long de cette journée marquée par une grande curiosité mutuelle.


La journée de samedi a débuté par une courte messe en la chapelle Foujita. Recueillement, méditation, grâce à la force de ce lieu imprégné de la présence de Foujita et grâce aux paroles simples et profondes du père Laurent, qui avalt choisi un texte de Saint-Augustin sur l'amour.


Les membres de la délégation Japonaise, à l'hôtel de ville, ont suivi les échanges avec attention et n'ont pas manqué d'Immortaliser ces Instants.


Avec Connaissance du Japon, qui dispense des cours de japonais à Reims, dégustation de thés et calligraphie de son prénom.


Revêtir des vêtements traditionnels japonais et en conserver un souvenir ? Une des animations offertes par les bénévoles de Bulles et Sakura qui ont plu au grand public.


La toute nouvelle association Bulles et Sakura (fleur de cerisier), présidée par Justine Petit, a proposé de faire découvrir des produits du Japon, dont certains en provenance de la préfecture de Nagoya.


Sur le parvis de la cathédrale, au sein du village international regroupant toutes les villes jumelées avec Reims, la mascotte de la ville de Nagoya, un samouraï, a été très appréciée des Rémois et des touristes.


Au Trésor, le vernissage de l'exposition de Kyoichi Yamada a été marqué par des danses, des chants et une performance calligraphiée. Quand « Reims » se dessine aux côtés de Nagoya sur une banderole de papier. L'exposition consacrée aux Yokai (figures fantastiques) est visible de 12 à 19 heures ce dimanche


Le conservatoire de Reims a été étroitement associé aux cérémonies. les jeunes chanteurs ont interprété un chant traditionnel « Sakura », mais aussi l'hymne national japonais. Harpiste et cantatrice ont donné un récital et ce dimanche à 20 heures sera offert un concert au 20 rue Gambetta.


Une fois le serment de jumelage lu, les deux maires ont signé la déclaration. Des cadeaux ont été échangés : un sabre (pour le champagne !) pour M. Kawamura; un kimono en sole pour M. Robinet, entre autres.

Photos Édouard LANTENOIS et Anne DESPAGNE

 Extrait de l'union 06/05/2018

 

Japan mania dans la ville aimée de Foujita

Après une signature en octobre   au Japon, le jumelage avec Nagoya sera entériné le 5 mai dans la cité des sacres. L’occasion de festivités qui lanceront l’année du Japon à Reims.


La comédienne Elodie Leau apparaîtra comme la figure de la Vierge de la fresque que Foujita a peinte dans sa chapelle, à la suite de sa conversion au catholicisme dans la ville de Reims. Christian Lantenois

 1 - DES CÉRÉMONIES OFFICIELLES

Le 20 octobre dernier, une délégation de Reims emmenée par le maire Arnaud Robinet était accueillie en grande pompe à Nagoya, pour l’officialisation du jumelage entre les deux villes. La cérémonie s’était parfaitement déroulée mais la fin de la visite avait été légèrement perturbée en raison du typhon Lan. Pour éviter les vents soufflant jusqu’à 250 km/h, le transfert des Rémois jusqu’à Tokyo avait été avancé de quelques heures. C’est aujourd’hui au tour des Rémois de recevoir les Japonais pour la signature de la convention de jumelage. La cérémonie aura lieu samedi 5 mai. Elle se clôturera par un dîner de gala à la Villa Demoiselle. La délégation japonaise, comprenant une vingtaine de personnes, participera à plusieurs manifestations la veille et le lendemain de ce 5 mai. Le maire Takashi Kawamura doit notamment être intronisé par l’Ordre des coteaux de Champagne et plusieurs rencontres sont organisées avec des chefs d’entreprise. Un moment de recueillement est également prévu à la chapelle Foujita.

2 - DEUX SPECTACLES

Pour fêter le jumelage entre Reims et Nagoya, la Rémoise Ewa Kraska, qui dirige la Compagnie Itek, a été invitée en octobre dernier à présenter, au Nagoya City Art Museum, Marat Collection, un spectacle théâtral qu’elle a créé à Reims en 2016 et qu’elle a adapté en japonais. Deux représentations ont été données, dont l’une devant la délégation rémoise. La jeune femme, qui avait profité de son séjour au Japon pour rencontrer des comédiens à Kyoto, Nora, Osaka et Tokyo, proposera deux nouvelles séances de Marat Collection, vendredi 4 mai, au Musée des beaux-arts de Reims. Ce spectacle itinérant s’articule autour d’une rencontre autour de La mort de Marat, le célèbre tableau de David (représentations gratuites à 18 heures et 19 h 30).

Par ailleurs, Ewa Kraska proposera, samedi 5 mai, à 17 heures puis 18heures, une « performance poétique » à la chapelle Foujita. La comédienne française Élodie Leau et le comédien japonais Kennosuke Sagawa seront accompagnés par huit élèves du conservatoire de Reims qui interpréteront notamment Sakura, un chant traditionnel japonais qui décrit une journée de printemps à travers la floraison des cerisiers. Se joigneront aux comédiens et chanteurs des danseurs et circassiens…

Attention : pour les deux spectacles, le nombre de places est limité et il est obligatoire de réserver au 03 2635 36 10.

3 – UN TABLEAU À ADMIRER


Le tableau « Fille de ferme » de Soutine est prêté au musée des BA de Reims par le City art museum de Nagoya, à l’occasion du jumelage entre les deux villes qui sera signé le 5 mai à Reims, après avoir été signé le 20 Octobre dernier à Nagoya.
C. Lantenois

Le Nagoya City Art Museum entretient des liens étroits avec le Musée des beaux-arts de Reims. À l’occasion du jumelage entre Reims et Nagoya, il vient de lui prêter La fille de ferme, un très beau portrait réalisé vers 1919 par le peintre russe Soutine, qui sera officiellement dévoilé vendredi 4 mai par les maires de Reims et de Nagoya mais que le public rémois peut d’ores et déjà admirer.

La fille de ferme, particulièrement intéressant pour « la force du trait », est arrivé à Reims le 24 avril. Il est exposé dans la salle consacrée au peintre japonais Foujita. « Soutine était un grand ami de Foujita. Ce dernier a d’ailleurs peint l’atelier de Soutine » , rappelle Catherine Delot, la directrice du Musée des beaux-arts de Reims. Le musée de Nagoya, qui possède deux autres tableaux de Soutine – Nature morte à la volaille et Paysage à Céret – entend développer sa collaboration avec le musée rémois. Catherine Delot et son équipe préparent un catalogue qui recensera les très nombreuses œuvres données à Reims par les héritiers de Kimiyo Foujita, la veuve du célèbre artiste très attaché à Reims, ville où il s’était converti au catholicisme. Écrits en français, les textes du catalogue seront traduits en anglais et en japonais.

4 - UNE EXPOSITION AU TRÉSOR

Du 5 au 7 mai, les amateurs d’art vont pouvoir découvrir, au Trésor, le travail de Kyoichi Yamada. Cet artiste, qui vit et travaille à Nagoya, est très impliqué dans la culture et l’environnement. Depuis 2014, il se passionne pour les yokai, des figures grotesques et fantastiques directement inspirées du folklore japonais.

À découvrir de 12 à 19 heures, du 5 au 7 mai, 2 rue Guillaume-de-Machault. Entrée libre.

5 - UN VILLAGE INTERNATIONAL

Reims, qui devient la 6 e ville jumelle de Nagoya après Los Angeles, Mexico, Nanjing, Sydney et Turin, proposera samedi 5 mai, au pied de la cathédrale, un « village international » destiné à « rendre visibles » ses autres villes jumelles : Aix-la-Chapelle, Arlington, Brazzaville, Canterbury, Florence, Kutna Hora et Salzbourg. « Nous attendons une vingtaine d’exposants » , annonce Benjamin Develey, l’adjoint au maire chargé des relations internationales.

6 - ET ENCORE…

Pour marquer l’année du Japon à Reims, la Ville a prévu d’autres rendez-vous. En juin, le festival de musiques actuelles La Magnifique Society accueillera par exemple dix artistes japonais. En septembre, les médiathèques et bibliothèques de Reims projetteront des films nippons, organiseront des rencontres, feront découvrir des contes traditionnels ou des photographies…

À partir de l’automne, la bibliothèque Carnegie et le Musée des beaux-arts de Reims monteront aussi des expositions sur Foujita. L’occasion de voir des dessins préparatoires inédits de l’artiste pour La rivière enchantée, un livre illustré qui témoigne de son amour pour Paris. Par ailleurs, 250 œuvres japonaises acquises au XIX e siècle par des collectionneurs seront exposées au Musée Saint-Remi.

3 Questions à


Benjamin DEVELEY
Adjoint au maire,
délégué aux relations internationales et aux jumelages

Dans la cour des grandes villes

En quoi ce jumelage est-il intéressant pour Reims ?

Grâce à la notoriété du champagne, nous jouons dans la cour des grandes villes de France mais aussi du monde ! Ce jumelage est une formidable opportunité de créer des liens dans le domaine de l’économie et de l’innovation mais aussi de l’éducation et de l’enseignement supérieur, de la gastronomie et de l’œnologie et bien sûr de la culture. Nagoya est la première ville industrielle du Japon et l’une des premières villes industrielles du monde. Il y a pour nous une vraie carte à jouer. Des échanges scolaires sont déjà à l’étude pour la rentrée 2018-2019 et des accords universitaires se mettent en place, non seulement pour le droit et les mathématiques mais aussi pour la physique et la chimie.

Notre objectif est également de développer l’événementiel, avec Nagoya mais aussi Florence, notre autre ville jumelle qui est elle-même jumelée avec Kyoto.

N’est-ce pas trop coûteux de recevoir des délégations venues de si loin ?

Dès le départ, nous avons pensé aux contribuables rémois. Donc pas question de dépenser trop d’argent. Il faut aussi savoir que Reims n’a ni le nombre d’habitants ni le budget de Nagoya. Nous ne prenons par exemple pas en charge les billets d’avion de la délégation japonaise attendue le 4 mai à Reims et qui comptera une vingtaine de personnes. On a prévu de se voir une fois par an. Les rencontres auront lieu alternativement à Reims et à Nagoya, ce qui représentera pour nous trois voyages par mandat.

Quel souvenir gardez-vous de la cérémonie de jumelage à Nagoya, à laquelle vous avez participé en octobre dernier ?

C’est un grand souvenir d’amitié et d’enthousiasme. Avec les Japonais, il faut savoir prendre son temps car ils ont besoin d’avoir confiance. Et quand la glace fond, les liens deviennent très chaleureux et profonds. Les Japonais ont aussi un sens aigu du détail.


Le jumelage de a déjà été signé à Nagoya en Octobre dernier par les maires Arnaud Robinet et Takashi Kawamur

Des cadeaux choisis avec le plus grand soin


Le sabre a été fait à la main par Fabien Bourly.

Pour toute cérémonie de jumelage, le protocole prévoit l’échange de cadeaux qui apparaissent comme des gages de respect et d’amitié. Samedi 5 mai, lors de la cérémonie de jumelage à l’hôtel de ville, Arnaud Robinet offrira au maire de Nagoya un sabre à champagne spécialement créé par Fabien Bourly, le patron de la Coutellerie champenoise installée rue Colbert. « Quand la mairie m’a demandé un couteau pour le maire de Nagoya, j’ai proposé de confectionner un sabre champenois, en clin d’œil aux sabres japonais. J’ai forgé la lame de 30 cm dans la cave de ma boutique. Le sabre a la forme d’un couteau champenois et le manche est en chêne. Comme ce dernier provient d’un tonneau de barrique de la maison de Champagne Devaux, à Bar-sur-Seine, il présente un côté coloré par les tanins du vin », raconte-t-il. D’une valeur d’environ 500 euros, ce sabre, sur lequel sont inscrits des caractères japonais et la date du jumelage, sera offert avec un coffret réalisé sur mesure par l’Atelier ECR1 à Reims. Takashi Kawamura, le maire de Nagoya, offrira pour sa part au maire de Reims un kimono en soie.

 Valérie COULET

 Extrait de l'union 30/04/2018

 

 Reims et Nagoya

Une histoire commune

L'année du Japon en France prend une saveur toute particulière dans la cité des Sacres avec le jumelage entre Reims et Nagoya. Intervenue le 20 octobre 2017 en terres nipponnes, la signature de la convention va se finaliser le 5 mai â Reims.

Après Mexico, Los Angeles ou Sydney, la ville de Reims est devenue une nouvelle « jumelle » de Nagoya, troisième ville japonaise après Tokyo et Osaka. Ce rapprochement place donc notre cité au centre de la saison du japonisme dans l'Hexagone. « L'ouverture à l'Asie fait partie des orientés de notre politique à l’international. Cet échange s'appuie sur quatre thématiques fortes : renseignement, l'innovation-recherche, la culture et l'agriviti (agriculture et viticulture », souligne Arnaud Robinet. Prévue en mai, la visite officielle de la délégation nipponne, notamment avec le maire de Naqoya, Takashi Kawamura, va parachever l'entente entre les deux villes. La signature scellant le jumelage aura lieu le 5 mai dans la salle des Fêtes de l'hôtel de ville, elle fera suite à la première signature de la convention qui a eu lieu le 20 octobre. Peu après ce voyage au pays du Soleil-Levant, le maire de Reims avait reçu les 20 membres de l'assemblée de Nagoya, dont 16 élus, le 25 octobre. Ils avaient pu découvrir Reims et son patrimoine : les caves de Champagne Mumm, la Chapelle Foujita, le musée des Beaux-Arts et la Cathédrale.

L’enseignement au cœur de l’échange

Une délégation d'étudiants, issus jumelage avec Nagoya, est venue en terres rémoises le 22 février dernier. « L'enseignement est l’un des quatre axes principaux de noire échange avec Nagoya », explique Benjamin Develey, adjoint au maire délégué aux Relations internationales et aux jumelages. « Cet été, avec l'opération « Summer project », huit étudiants japonais viendront à Reims et quatre rémois se rendront à Nagoya. Il existe un potentiel d'innovation fort avec les compétences des universités de Reims Champagne-Ardenne et de Nagoya University ». Une vraie volonté d'échange s'instaure donc entre les deux cités. « Nagoya a par exemple lancé une campagne touristique sur Reims dans le métro de la ville », ajoute Benjamin Develey. Détruites pendant la Grande Guerre (Reims) et au cours de la Seconde Guerre mondiale [Nagoya], les deux villes ont en commun d'avoir subi les affres de l ' l'Histoire. En outre, l'héritage laissé par l'artiste Léonard Foujita, né à Nagoya puis baptisé à la basilique Saint-Remi lors d'un voyage dans la cité des Sacres, leur confère une culture commune. Entre passé net présent, la relation entre Reims et Nagoya ne demande qu’à se développer de jour en jour.


Benjamin DEVELEY
Adjoint au maire,
délégué aux relations internationales et aux jumelages

« L’amitié entre Reims et Nagoya symbolise l’entente franco-japonaise. Cette ouverture vers l’Asie est une chance, tant sur le plan de la culture, du patrimoine que de l’innovation. Ce jumelage avec la troisième ville japonaise montre que Reims rayonne à travers le monde entier. »

La couleur japonaise se propage dans la ville

Si la signature du jumelage entre Reims et Nagoya est le symbole du rapprochement de deux populations, elle est aussi celui de la rencontre de deux cultures.

C'est dans cette logique qu'en marge de la cérémonie officielle, les structures culturelles rémoises proposeront plusieurs animations à travers la ville. Après l'arrivée de la délégation de Nagoya et le début des cérémonies protocolaires, le dévoilement de l'œuvre de Soutine, « La fille de ferme ", provenant du Nagoya City Art Museum, lancera les festivités le vendredi 4 mai, à 11 h au musée des Beaux-Arts. Venu spécialement pour la signature des villes jumelles, l'artiste Kiochi Yamada, originaire de Nagoya, présentera 20 de ses réalisations au Irésor, le samedi 5 mai de 12 h à 19 h. Le tendemain, dimanche 6 mai, la médiathèque Falala projettera en version originale le film japonais « Les Délices de Tokyo» de Naomi Kawase, En conclusion de ce week-end actant le jumelage entre Reims et Nagoya, un concert spécial au Conservatoire à rayonnement régional

Le Japon à l'honneur toute l'année Dès la rentrée de septembre, une exposition photographique sur le Japon d'aujourd'hui sera proposée dans les médiathèques Jean Falala et Croix-Rouge. Au musée des Beaux-Arts sera inaugurée, le 9 novembre, l'exposition « Regard sur .., Foujita, l'élégance du trait », avant la sortie prévue du catalogue sur la donation Foujita. De son côté, l'Opéra invitera des artisans d'art japonais installés en France tandis que le Centre International de Séjour proposera une conférence pour mieux connaître le Japon, Toujours aussi fascinant, le pays du Soleil-Levant agrémentera les hauts lieux culturels de Reims,


Uniques en leur genre, les créations de Kiochi Yamada seront présentées aux Rémois début mai,

Les robots s'emparent du centre Saint-Exupéry

Déjà en place en septembre à la Cartonnerie, « Hebocon » proposera un nouveau combat de robots insolites le 23 juin au Centre culturel numérique Saint-Exupéry, « Ces créatures se veulent drôles et décalées », souligne Mylène Farcy, responsable de la communication de Saint-Ex, Ces robots auront des allures de sumos et se combattront sur un tatami. Des ateliers pour créer les petites créatures seront organisés en amont de l'événement. « Hebocon » le 23 juin de 14 h à 1,7h au Centre Saint-Exupéry (Inscriptions en ligne sur WWW.saintex-reims.com)


Combats technologiques en perspective au Centre Culturel numérique St Exupéry

Les musées aussi se mobilisent ...

Les musées de Reims se mettent également au diapason cette saison. Un lien fort unit le musée des Beaux-Arts de Nagoya et de Reims. comme en atteste le dévoilement de l'œuvre de la Soutine, « La fille de ferme » (prêtée pour l'occasion par le Nagoya city art Museum). le vendredi 4 mai au sein du musée rémois. Dès la rentrée de septembre, les musées historiques de la ville vont établir des formats événements, notamment Saint-Remi qui détient une très importante collection d'objets japonais (le public sera invité à y découvrir dès le 5 octobre l'exposition « Le goût du Japon, voyages et collections à l'ère Meiji »]. De septembre à décembre, divers temps forts vont ainsi habiller le musée Le Vergeur.


L’espace Tokio Space Odd plongera les festivaliers dans la culture nipponne

Extrait de RA 335 04/2018

La délégation rémoise au Japon attend le typhon 

Une délégation composée de plusieurs Rémois dont le maire Arnaud Robinet termine son voyage au Japon où doit frapper, ce dimanche, le puissant typhon Lan.


Au Japon depuis jeudi, la délégation rémoise était encore hier à Nagoya où le typhon est prévu pour ce dimanche.

Si, vendredi, la cérémonie de jumelage entre les villes de Reims et de Nagoya s’est parfaitement déroulée, la fin de la visite au Japon de la délégation rémoise pourrait subir de fortes perturbations. Car un typhon - le typhon Lan - est annoncé sur une bonne partie de l’archipel, dès ce dimanche, où sont organisées des élections législatives. Classé hier en catégorie 4, avec des vents soufflant jusqu'à 250 km/h, Lan devrait néanmoins faiblir et passer en catégorie 1, à mesure qu'il se rapprochera, lundi matin, de l'agglomération de Tokyo.

Joint hier par téléphone, Arnaud Robinet, maire de Reims, reconnaissait que l’ensemble de la délégation rémoise était « dans l’incertitude » , quant à son retour en France, le vol étant prévu lundi, depuis la capitale japonaise.

Hier, à 16 h 30 locales (9 h 30 à Paris), le maire ne se montrait pourtant pas inquiet. « Les informations sont rassurantes. On nous a juste conseillé de décaler notre transfert de Nagoya jusqu’à Tokyo. Dimanche, nous partirons plus tôt que prévu en train à grande vitesse. »

Lors de ce voyage au Japon, organisé pour la signature du jumelage entre les villes de Reims et de Nagoya, Arnaud Robinet est accompagné de plusieurs élus dont Catherine Vautrin, la présidente du Grand Reims, Pascal Labelle, l’adjoint à la culture et au patrimoine, Benjamin Develey, l’adjoint aux relations internationales, et Kim Doutze, l’adjointe à la famille, à la jeunesse et aux seniors.

Ont également fait le déplacement, Philippe Verger, le directeur de l’office de tourisme du Grand Reims, Guillaume Gellé, le président de l’Université Reims Champagne-Ardenne, et Alexandre Mora, le directeur de cabinet d’Arnaud Robinet.

DE NOMBREUSES RENCONTRES

Le programme de la délégation rémoise a jusque-là été bien chargé. Car, parallèlement à la cérémonie officielle de jumelage, qui s’est déroulée vendredi, les Français ont notamment été reçus à l’Assemblée de Nagoya.

« Nous avons également eu une rencontre à l’université où il a été question de nos collaborations en mathématiques et en droit. J’ai aussi eu la chance de discuter avec les maires des autres villes jumelées avec Nagoya dont Turin, Mexico, Los Angeles, Sydney... On va établir des ponts entre nous » , se réjouissait hier Arnaud Robinet, ajoutant que la ville de Reims avait été présentée devant une centaine de chefs d’entreprises.

Un spectacle de rémois  au musée de Nagoya

Pour fêter le jumelage entre Reims et Nagoya, la Rémoise Ewa Kraska, qui dirige la Compagnie Itek, a été invitée à présenter, au Nagoya City Art

Museum, « Marat Collection », un spectacle qu’elle avait créé à Reims en juin 2016 et qu’elle a retravaillé pour l’adapter en japonais, avec des comédiens nippons. Deux représentations ont été données, dont l’une devant la délégation rémoise. « Je m'en vais désormais découvrir d'autres villes - Kyoto, Nora, Osaka - avant de revenir à Tokyo pour rencontrer un maître du No et revoir les comédiens une dernière fois avant de rentrer à Reims », indiquait, hier, Ewa Kraska. Son spectacle sera de nouveau présenté, les 17 et 18 janvier 2018, au musée des Beaux-arts de Reims.

Valérie COULET

Extrait de l'union 22/10/2017

Le jumelage entre Reims et Nagoya est signé

C’est officiel. Le jumelage avec Nagoya a été signé ce vendredi entre le maire de Reims et celui de Nagoya (photo). La délégation rémoise a été reçue à l’assemblée de Nagoya par son président. Elle a encore rencontré des lycéens japonais qui apprennent le français et qui viendront prochainement à Reims. Un échange de maillots des équipes de football des deux villes a également eu lieu. De nombreuses caméras étaient présentes pour capturer ce moment.

Extrait de l'union 20/10/2017

 Le mariage avec Nagoya approche

Avant la signature du jumelage   en octobre, une délégation japonaise est en visite jusqu’à samedi. 


Le maire de Reims, Arnaud Robinet, et celui de Nagoya, Takashi Kawamura, ont fredonné «La vie en rose».

Ils sont quatorze membres au sein de la délégation officielle japonaise en visite depuis hier dans la cité des sacres. Deux jours au cours desquels vont être peaufinés les détails du jumelage qui doit être signé le 20 octobre prochain à Nagoya. De quoi réjouir Takashi Kawamura, maire de Nagoya, qui a fredonné La vie en rose d’Édith Piaf, entraînant avec lui le maire de Reims, Arnaud Robinet. La scène s’est déroulée dans le grand salon de l’hôtel de ville. Mais l’idylle remonte à quatre ans environ, quand les musées des Beaux-Arts des deux villes ont commencé à échanger dans le cadre de la donation Fujita. « Un dessin de l’artiste dans la salle de l’assemblée municipale nous rappelle Reims », a indiqué Yoshiro Watanabe, président de ladite assemblée.

FAVORISER DES ÉCHANGES EN MATIÈRE ÉCONOMIQUE

Depuis, les deux villes ont parcouru du chemin et se sont trouvé des points communs. Toutes les deux, par exemple, ont connu la destruction de la guerre – pour Nagoya, c’était pendant la Seconde Guerre mondiale – et la reconstruction. « Nos deux cités sont fières de leur passé mais tournée vers l’avenir. Nagoya a accueilli il y a 17 ans la COP10, conférence mondiale sur la biodiversité. On espère bien promouvoir la bioéconomie lors de l’exposition universelle 2025 », a indiqué Arnaud Robinet. Ce n’est pas la première fois qu’il accueille une délégation japonaise, c’est la huitième exactement. Et des Rémois sont aussi allés à plusieurs reprises au Japon. Après les musées, les universités ont conclu un échange autour des mathématiques. « L’idée n’est pas de créer juste un jumelage mais de favoriser des échanges concrets, notamment en matière économique en favorisant les rencontres entre les entreprises, les chambres consulaires, les agences de développement », a précisé Benjamin Develey, adjoint au maire en charge des relations internationales. « Déjà une vingtaine de projets ont été concrétisés », a ajouté le maire de Reims.

On pourrait évoquer entre autres le « summer programme » qui prévoit que trois étudiants rémois partent à Nagoya et inversement.

PROJET GASTRONOMIQUE AVEC FLORENCE ET KYOTO

Le maire de Nagoya souhaite encore développer les échanges entre les deux équipes de baseball, un sport très important là-bas. « Il existe aussi un projet gastronomique avec Nagoya, Florence (ville jumelle de Reims) et Kyoto (ville jumelle de Florence), visant à créer des événements touristiques autour de la cuisine et de l’œnologie. » Le maire de Nagoya a encore évoqué son souhait d’accueillir l’équipe de France de judo à l’occasion des jeux Olympiques de Tokyo en 2020. L’élu a rappelé qu’il y a 400 ans, sa ville était une capitale culturelle importante dont étaient issus de nombreux grands seigneurs.

La signature d’un jumelage avec Reims interviendra lors du festival des villes jumelles à Nagoya, où les Rémois se rendront à partir du 19 octobre. Reims va rejoindre une liste prestigieuse de villes jumelles de Nagoya : Mexico, Nanjing (Nankin), Turin, Los Angeles et Sydney… Et à leur tour, les représentants de Nagoya viendront en mai 2018 (année du Japon) à Reims lors des journées internationales.

Yann LE BLÉVEC

Extrait de l'union 22/07/2017

 Le jumelage dans la mire

La municipalité réunira en 2018 les comités de jumelages au sein d’une association. « Modernisation », argumente la Ville ; « dissolution programmée », redoutent des adhérents.


Une structure centrale va regrouper tous les comités de Jumelage : «
Nous souhaitons aller vers un subventionnement par projet », explique M. DeveIay. Archives

A SAVOIR

•.- Près de 4.000 communes françaises sont jumelées avec près de 6.500 localités européennes. 3% des jumelages les lient à des partenaires d'Afrique et 3% à ceux d'Amérique du Nord.

•.- Un tiers des communes jumelées avec la France sont allemandes et trois quarts de la population des deux nations vivent dans une agglomération associée à l'autre pay.

•.- Près 90 % des agglomérations françaises de plus de 10.000 habitants sont jumelées.

•.- La commune de Cissé (VIenne) bat des records avec 28 jumelages, un dans chaque pays membre de l'Union Européenne.

Depuis 1954 et un premier jumelage avec Florence, Reims s'est lié à de multiples collectivités territoriales. Dans les années 60 notamment, à une époque marquée par l'idée de réconciliation entre les peuples au lendemain de la Seconde Guerre mondiale : Brazzaville (Congo) en 1961, Canterbury (Grande Bretagne) en 1962, Salzbourg (Autriche) en 1965 et Aix-la-Chapelle (Allemagne) en 1967. D'autres relations se sont depuis tissées avec Arlington (États-Unis) en 2004, Kutna Hora (République Tchèque) en 2008, ainsi que le traité d'amitié signé entre la cité des sacres et Bastogne (Belgique) en 2012. Un huitième jumelage sera signé en octobre 2017 avec Nagoya (Japon),

L'association qui verra le jour en 2018 permettra notamment de " réduire l'enveloppe globale de fonctionnement" des comités de jumelage

Certains Comités de Jumelage sont complètement momifiés

« Les sept comités de jumelage fonctionnent indépendamment les uns des autres. Ils rassemblent « 1.000 à 1.200 adhérents, hors doublons (ceux qui adhèrent à plusieurs comités, NDLR) », estime Benjamin Develey, adjoint au maire délégué aux relations internationales et européennes. Tous n'ont pas la même ampleur : celui de Kutna Hora réunirait « entre 30 et 40 membres quand celui de Florence  « dépasse les 300 ». Un bon connaisseur des dossiers de jumelage se fait moins diplomate quant aux disparités entre comités : « Certains sont complètement momifiés. »

« Jusqu'à présent, la Ville allouait une subvention annuelle à chacun des comités, celle-ci variant « entre 9.000 et 15.000 euros selon les projets mis en place », précise M. Develey. Ce principe de la « subvention de fonctionnement » a vécu : « Nous souhaitons aller vers un subventionnement par projet, ce qui se fait déjà dans d'autres villes telles que Strasbourg, Brest, Nancy, etc… »

Lundi dernier, lors d'une réunion organisée en mairie avec les-membres des différents comités de jumelage, MM, Robinet et Develey ont exposé les grandes lignes d'une feuille de route qui aboutira, le 1er janvier 2018, à la création d'une association réunissant l'ensemble des comités de jumelage. Ceux-ci devront d'ici là choisir entre se fondre au sein de la future association ou se dissoudre. M. Develey n'en fait pas mystère, l'un des avantages de cette future structure sera de « réduire l'enveloppe globale de fonctionnement » des comités de jumelage. Pas question pour le moment de chiffrer cette baisse : « Ce serait prématuré, tout ne peut pas encore être pris en compte. »

D’une « subvention de fonctionnement » à une subvention par projet

Par-delà la question financière, la future association, évidemment ouverte aux mécènes et sponsors, aurait pour atouts de « professionnaliser » et « moderniser en attirant de nouveaux publics » le fonctionnement des comités de jumelages, lesquels manquent cruellement de sang neuf. Tout en continuant, loi 1901 oblige, à reposer exclusivement sur le bénévolat. « On imagine que la plupart des adhérents actuels seront intéressés par la nouvelle formule (…) Nous voulions aussi éviter de créer un nouveau comité à chaque jumelage » justifiait M. Develey.

« Les comités actuels, pourront se maintenir, dites-vous mais ils n'auront plus un rond pour fonctionner ! », grinça durant la réunion Jacques Cohen, prédécesseur de M. Develey durant le mandat socialiste d'Adeline Hazan. « Il ne faut pas être caricatural, protesta M. Robinet. S'il y a des bonnes idées, on les financera ! »l

Contacté au lendemain de cette sortie, M.Cohen persistait : « Cette association sera pour la Ville une courroie de transmission, elle lui obéira au doigt et à l'œi, permettra de liquider les comités qui cassent les pieds. Oui, je crois que créer une structure centrale est devenu nécessaire mais les comités, par toutes les bonnes volontés qu'ils fédèrent, ont tout de même un gros avantage de souplesse dans leur fonctionnement, il ne faut pas méconnaitre cette réalité. »

À l'issue de la réunion, André, 67 ans, adhérent depuis quelques années au Comité Reims-Canterbury, s'était montré sceptique : « Je ne le sens pas trop, cette histoire de grande association ... Déjà, nous, on fait pas mal de réunions pour nos projets. Ceux qui devront tout gérer, comment feront-ils ? Ils, seront complètement paumés. »

Mathieu LIVOREIL

Extrait de l'union 23/12/2016

 Vers un jumelage en 2018 de Reims avec les Japonais de Nagoya

Le maire de Reims a reçu ce lundi matin une délégation japonaise, visite posant les bases d’une amitié officielle avec la (très) grosse ville de Nagoya.


Les Japonais de Nagoya, emballés à l’idée de flirter avec Reims.

L’ESSENTIEL

•.- Reims a engagé un rapprochement avec la ville japonaise de Nagoya depuis plusieurs années, à travers leurs musées des Beaux-arts respectifs.

•.-Les deux villes veulent transformer ce partenariat véritable e jumelage, malgré la différence de taille entre les deux partenaires (Nagoya compte 2,2 millions  d'habitants).

•.- Lors de la réception d'une délégation japonaise hier matin la municipalité rémoise a proposé une signature de ce jumelage en 2018.

Reims devrait avoir une ju­melle japonaise en 2018 : la ville de Nagoya. C'est en tout cas le souhait des deux municipali­tés. Ce souhait a été émis hier matin par la présidente d'agglomération Catherine Vautrin et le maire Ar­naud Robinet lors de la réception, dans les murs de l'hôtel de ville, d'une délégation d'une vingtaine de membres venue du pays du soleil le­vant.

Benjamin Develey, adjoint chargé des relations internationales, s'est même fait plus précis : signature de l'accord au printemps 2018 à Reims lors des journées internationales : et signature du contrat réciproque à Nagoya en octobre, à l'occasion de la parade des samouraïs. « En fait, ajoute-t-i1, cette proposition de jumelage était faite par la délégation japo­naise elle-même dès son arrivée sa­medi. » Et elle colle tout à fait avec l'envie du maire « d'ouvrir Reims sur la zone Pacifique, commente encore l'adjoint, non par simple bonté d'âme, mais très pratiquement, parce que c'est là que se trouvent les gros gise­ments de la croissance mondiale dans les prochaines années. »

Au premier abord, ce futur jumelage semble disproportionné.· Na­goya en effet, c'est un poids lourd démographique : 2,2 millions d'ha­bitants. Même en anticipant le Grand Reims, la cité des sacres ne pèse que 300000 âmes. Mais ceci ne semble pas un obstacle. Il est vrai que, lors de la présentation de leur ville hier, les élus rémois ont pris quelques libertés avec les décou­pages administratifs, se plaçant plu­tôt à l'échelle du bassin de vie élar­gie, ce qui leur permettait de « vendre» Reims comme la métro­pole d'un ensemble d' l,l million d'habitants. «  Et puis, ajoute M. Develey, en règle générale, Reims est la troisième ville de France la plus connue à l'International, après Paris et Lyon, à cause du champagne. Ce qui nous permet de prétendre à des parte­nariats avec des villes plus grandes que nous. »

La différence de gabarit n'a d'ailleurs nullement empêché un partenariat de déjà fonctionner entre les deux villes, et plus précisé­ment entre leurs musées des Beaux­ Arts respectifs. La raison porte un nom : Léonard Foujita, peintre japo­nais Qui s'était converti au catholi­cisme à Reims, et qui y repose désor­mais ad vitam aeternam. Nagoya ac­cueille ainsi en ce moment une expo à base d'œuvres de l'artiste, proprié­tés du musée rémois. Il y a donc déjà un peu de Reims à Nagoya, et ça ne fait que commencer.

Quelles sont vos attentes liées au futur jumelage ?

   

ANTOINE PARDESSUS

Extrait de l'union 10/05/2016

  Arnaud Robinet

« VERS UN JUMELAGE REIMS-NAGOYA »

Mag'lnfo : Depuis 2013, Reims se rapproche de Nagoya. Qui le souhaite et pourquoi ?

Arnaud Robinet : En 2013, la donation Foujita a été officialisée. En revanche, l'idée d'une coopération avec Nagoya est plus récente. C’est une volonté partagée. Elle est plébiscitée par de nombreux acteurs rémois qui voient les opportunités de développement économique à en attendre. C'est aussi un souhait de nos interlocuteurs japonais. Reims, son histoire, son patrimoine et sa proximité avec Paris intéressent vivement nos amis nippons. Les discussions se poursuivent. Nous aimerions aboutir à un jumelage pour concrétiser cet intérêt réciproque.

Quel rapport entre une mégalopole de 2 millions d'habitants et une cité des Sacres de 200.000 âmes ?

Nagoya est la troisième agglomération du Japon. Les villes jumelées avec Nagoya, comme Los Angeles ou Mexico, sont des « villes monde », Malgré sa taille modeste, Reims apporte un supplément d'âme. Les Japonais apprécient la culture française. La place unique de Reims dans l'Histoire de France, son patrimoine architecturai ainsi que notre art de vivre sont au tant d'aspects qui séduisent les Japonais.

Foujita, le collectionneur Alfred Gérard, mais aussi Hughes Kraft constituent un lien historique avec le Japon. Comment comptez-vous enrichir ce lien ?

Reims et le Japon sont liés depuis longtemps. Il s'agit de faire vivre cette histoire commune en développant un partenariat durable. Dans le domaine culturel, mais également économique en favorisant l’Implantation d'entreprises japonaises à Reims.

La Donation Foujita représente un nombre d'œuvres important. Comment seront-elles valorisées dans le futur musée des Beaux-Arts ?

J'ai voulu que les œuvres de Fujita soient mises en valeur car cet artiste constitue un véritable trait d'union entre Reims et le Japon. En attendant la rénovation-extension du musée des Beaux-Arts, il m'apparaît primordial d'exposer rapidement ce fond exceptionnel. Foujita sera donc mis à l'honneur prochainement.

Malgré votre annonce lors de l'inauguration du Cellier, l'annonce du prestigieux prix Praemium Imperiale n'aura pas lieu à Reims. Pourquoi ?

Malheureusement, en raison de contraintes pratiques pour les organisateurs, il n'a pas été possible d'accueillir cette cérémonie à Reims. Nous aurions été honorés d'être associés à cet événement, mais cela ne préjuge pas de l'avenir, j'ai d'ailleurs répété aux organisateurs ma volonté d'accueillir ce prix dans le futur.


Le peintre a imaginé 200 m2 de fresques et y à représenté son épouse (à genoux).

LA MAISON DE VILLIERS-LE-BACLE


Le salon de Foujita

Le soir du 14 novembre 1961, Léonard Foujita et sa femme Marie/Kimiyo s'endorment pour la première fois dans la modeste mais charmante maison de métayers du XVIIIe siècle acquise au 7 rue de Gif, à Villiers-le-Bâcle (Essonne), dans la vallée de Chevreuse. Pendant toute l'année précédente, l'artiste a fait rénover les trois niveaux de 60 m2 chacun. Mais surtout, il l'a personnalisée en concevant chaque pièce à son image, jusqu'au moindre détail: il a même créé les poignées de portes. L'atmosphère est singulière, explique la conservatrice Anne le Diberder : elle réunit les cultures occidentales et orientales, l'ancien et le contemporain, le fait-main et l'industriel. Certains objets sont rares, comme ce … canapé clic-clac exposé pour la première fois à Milan. D'autres ont été chinés.

Foujita installe son atelier dans les combles. Rares sont ceux qui peuvent y entrer, et seulement après y avoir été invités. C'est ici qu'il imagine les fresques de la chapelle Notre-Dame de la Paix à Reims.

Près de cinquante ans après sa mort, la maison de Foujita est telle qu'il l'a quittée. Dans un testament sonore, l'artiste exprime sa volonté de voir sa maison ouverte. Il adorait les « maisons d'artistes », Plus de 6.500 visiteurs - dont 10% de Japonais - s'y pressent chaque année. Cette maison est la propriété du Conseil général de l'Essonne. Une collaboration régulière est entre tenue avec le musée des Beaux-Arts de Reims.

 

Maison de Foujita. 7, route de Gif - 91190 Villiers-le-Bâcle. Tél: 01.69.85.34.65. Sur rendez-vous en semaine. Libre le week-end (14 à 17h le samedi ; 10 à 12h30 et 14 à 17h30 le dimanche).


Léonard Foujita devant sa maison de Villiers-le-Bâcle


Il fallait être invité par le peintre pour entrer dons son atelier.


La chapelle Foujita à Reims : une œuvre unique!

UNE CHAPELLE POUR LA PAIX

Grâce à l'amitié de Foujita avec l'ancien dirigeant de la maison Mu mm est née une chapelle spécialement érigée pour le peintre et conçue par lui suite à sa conversion au catholicisme en 1959. Six ans plus tard l'architecte Maurice Clauzier, le maitre-verrier Charles Marcq, les sculpteurs Chiquet et André unissent leur talent pour construire un petit édifice en retrait de la rue du Champ-de-Mars.

Le lieu est Charmant, mais surtout, il offre 200 rn2 que l'artiste couvre de fresques magnifiques retraçant la vie et la mort du Christ, et rendant hommage à la Champagne. Parmi les personnages peints, figurent Foujita (au-dessus des fonts baptismaux) et son épouse (agenouillée il droite du chœur).

La chapelle est bénie le 1er octobre 1966. En 1992, elle entre dans l'inventaire des monuments historiques. Sa gestion est assurée par le musée des Beaux-Arts. Une plaque gravée rappelle que le couple Foujita repose dans la chapelle. Plus de 3000 Japonais y sont passés en 2014.

*Visite les après-midi de 14 à 78 h sauf le mercredi, du 2 mai au 27 octobre. Tél: 03.26.40.06.96

REIMS – NAGOYA

LÉONARD FOUJITA, TRAIT D'UNION ENTRE LA CHAMPAGNE ET LE JAPON

Depuis quelques années, un rapprochement s'opère entre la Ville de Reims et Nagoya, au Japon. Le peintre Foujita constitue un lien puissant entre les deux cultures.

Cet été, une délégation rémoise conduite par le maire de Reims, Arnaud Robinet, s'est rendue à Nagoya au Japon, pour renforcer des liens qui ont commencé à se tisser sous l'ancienne municipalité A première vue, le lien ne s'impose pas forcément entre ces deux villes distantes de 10 000 km, d'autant que Nagoya est dix fois plus grande que Reims.

Comme souvent, c'est la culture qui établit une passerelle entre les peuples, plus sûrement encore quand elle s'incarne. Dans ce cas précis, le trait d'union a pour nom Léonard Foujita, un artiste qui a dédié sa vie à l'Occident et à la 'France, avant de reposer pour l'Eternité dans « sa » Chapelle à Reims.

Tsugouharu Fujita a aimé la culture occidentale dès le berceau. Né à Tokyo en 1886 dans une famille aristocratique, il est le fils d'un médecin, général de l'armée impériale. A l'âge de 5 ans, il perd sa mère. Il aurait pu mener une existence typiquement nippone. Pourtant, dès l'école primaire, il apprend le français. A l'école des Beaux-Arts, en 1904, il s'oriente vers les cours de peinture occidentale.

Six ans plus tard, Fujita obtient son diplôme et n'a qu'une idée en tête: rejoindre Paris ... où il débarque le 6 août 1913. Très rapidement, il se retrouve au milieu des plus grands noms de l'art « made in France » : Picasso, Modigliani, Matisse, Souline, Zadkine, Max Jacob, Fernand

Léger, Chagall, etc. sont ses amis, tout comme la « muse» Kiki de Montparnasse. En 1917, il expose pour la première fois ... et rencontre immédiatement le succès.

L'argent, la gloire, la fête marquent sa vie dans les années 1920. Dans les années 30, il entame un long périple qui le conduit en Amérique du Sud et en Chine, avant un retour au Japon. Le public apprécie cet artiste au style si personnel, novateur, subtil, dont les œuvres s'intéressent aux femmes, aux enfants, aux chats et .... à la religion catholique. Il s'exprime dans toutes les disciplines: peinture, sculpture, gravure, céramique, mais aussi dans le design ou la création de mode. Ses blancs laiteux et nacrés sont l'une de ses particularités qui intrigue et fascine les amateurs d'art.

Conversion et baptême

Après la Seconde Guerre mondiale, pendant laquelle il soutient le Japon, Foujita passe quelques mois à New York et poursuit sa carrière internationale. Mais en 1950, il fait le choix définitif de Paris. Il devient citoyen Français en 1955. Lors d'une visite à la basilique Saint-Remi de Reims, l'artiste bouddhiste est transfiguré. Il se convertit au catholicisme à 73 ans. Son baptême et celui de son épouse Kimiyo sont célébrés en la cathédrale de Reims le 14 octobre 1959, au milieu de la foule. Son parrain est René Lalou, le patron de Mumm ; sa marraine, Béatrice Taittinger. Il prend le nom de Léonard (comme de Vinci), sa femme  choisit Marie. Et le couple s'unit devant Dieu* C'est justement à la Vierge Marie que Foujita dédie la chapelle que lui offre René Lalou au Champs de Mars à Reims. Ce charmant petit édifice baptisé « Notre-Dame de la Paix» résume à lui seul toute la démarche spirituelle et artistique de Foujita. Après sa mort en 1968, il est enterré à Reims, puis transféré à Villiers-Ie-Bâcle. Mais finalement. le 3 octobre 2003, il est inhumé dans sa chapelle, rejoint en 2009 par son épouse décédée à Tokyo à 99 ans.

* Foujita a eu plusieurs épouses ou « muses» avant Kimiyo

LA DONATION À LA VILLE DE REIMS

L'attachement du couple Foujita envers Reims était sincère. Pour preuve, cette volonté de l'artiste d'y reposer après sa mort. Pour preuve aussi, la donation des œuvres de son mari à la cité des Sacres ordonnée par Mme Fujita avant sa disparition en 2009.

La directrice adjointe du musée des Beaux Arts, Carherine Delot, en détaille le contenu. D'abord un legs par testament de trois « Vierges » : l'une « miraculeuse ». l'autre « nourricière ». la troisième étant une « Vierge noire ».  Ensuite, 663 œuvres, dont 619 relevant de l'art graphique (536 dessins, 62 estampes et onze pièces d'autres artistes); quatorze peintures et des objets d'art.

En 2014, une seconde série entre dans la donation, sous forme de 1 695 objets personnels et 139 autres dessins.

Cela permet, explique Mme Delot, de retracer le portrait du personnage en même temps que celui de l'artiste, et de découvrir ses travaux préparatoires des fresques de la chapelle Notre Dame de la Paix. L'ensemble de la donation a été inventorié et photographié. Une partie a été exposée lors du centenaire. Une autre a bénéficié d'une restauration. La donation Foujita fera l'objet d'une « valorisation spéciale» ans le futur Musée des Beaux Arts, mais qui reste à définir.

Dossier réalisé par Jean-François Scherpereel

 Extrait de mag'info N°151 - 07/11/2015

  

    

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SALZBOURG

Amitié avec Salzbourg, l'aventure continue

  

    

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 Amitié avec Salzbourg, l'aventure continue

Les adhérents du comité de jumelage Reims-Salzbourg veulent poursuivre leurs activités.


Philippe Roth et Yves Leroux sont soutenus par les adhérents

Au cours de l'assernblée générale du comité de jumelage Reims-Salzbourg, les adhérents ~nt été appelés à donner leur avis sur l'avenir de l'association et la consultation a été présentée en ces termes par le président Yves Leroux : « Notre conseil d'administration est prêt à continuer les activités habituelles en autofinancement, tout en soutenant l'action engagée par la Ville de Reims au sein de l'association des jumelages. Une communication sera faite en mai et juin. » Il a par ailleurs souligné la qualité des événements 2016 et des projets 2017, énumérés par Yves Leroux qui en a, à chaque fois, précisé le mode de financement. A partir de 2018, faute de subvention de fonctionnement (encore attribuée pour 2017), le comité devrait donc continuer exclusivement en autofinancement. Une aide ponctuelle pourrait toutefois être obtenue sur présentation d'un projet examiné et validé.

Philippe Roth, précédemment trésorier -adjoint, a été élu président

Après l'assemblée générale, le conseil d'administration a, à la demande d'Yves Leroux, élu un nouveau président : il s'agit de Philippe Roth, précédemment trésorier-adjoint. Celui-ci a aussitôt déclaré : « Je suis heureux de voir le comité continuer sous sa forme actuelle, tout en collaborant éventuellement avec ['association fédératrice prévue l'année prochaine ». Quant à Yves Leroux, nommé vice-président, il s'est dit soulagé et satisfait de pouvoir à nouveau se consacrer à d'autres tâches, en particulier à la préparation minutieuse de ses causeries musicales du jeudi, très suivies par un public fidèle.

T. DELESALLE 

 Extrait de l'union 01/04/2017

  

    

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