La Presse de la Ville de REIMS

 REIMS 
 

CULTURE  -   MAIRIE   -   PATRIMOINE   -    SOCIAL   -   TRAVAUX   

 

 

 

 2017

Jupiter, un réseau haut débit à Reims
Arnaud Robinet : « L’exclusion ne fait pas partie de notre ADN »

GFI, la boîte informatique rémoise qui travaille avec le Louvre

Le compteur Gazpar débarque à Reims

 2016

L’ancien office de tourisme de Reims rouvrira le 18 mars
La cité de demain se dessine maintenant
La Ville donne le nom de l'ancien maire de Reims Jean-Louis Schneiter
à une promenade et à une station de tramway
*
L'idée d'une bouteille géante pour marquer le paysage refait surface
La Ville va céder des biens immobiliers
Arnaud Robinet met fin à l'Office des sports de Reims
 
Reims ou le devoir de mémoire
Arnaud Robinet : « Développer Clairmarais puis le port Colbert »
Des investissements par millions
Les événements qui vous attendent en 2016

 2015

Les écoles passent au numérique
«Run in Reims»: Le business de la course à pied
Reims serait la ville moins «cool » de France : pas si sûr…
Le maire de Reims est-il prêt à accueillir des migrants ?
Le label patrimoine mondial, un filon pour l'économie de la ville
D'où viennent les sous de la Ville 

2014

Les Basses Promenades passées au peigne fin
Un nouveau logo pour la Ville de Reims
Vers un VRI plus « attractif »
Le projet Rives de Vesle avance sans bruit
 
Reims rafraîchit son Histoire
Reims fait sa révolution numérique
Le directeur de cabinet de la ville de Reims a pris ses fonctions

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jupiter, un réseau haut débit à Reims

Reims La ville dispose de son propre réseau fibre optique, nommé Jupiter et qui rapporte.


Christophe Chaix est persuadé de l’impact économique positif du réseau Jupiter, initié en 2002.

Le maire de Reims, Arnaud Robinet, et la présidente du Grand Reims, Catherine Vautrin, ont invité à la mairie les principaux acteurs du réseau Jupiter : l’université Reims Champagne-Ardenne (URCA), le CHU et la chambre de commerce et d’industrie (CCI). L’objectif ? Reconduire la coopération des acteurs sur ce réseau de fibre optique long de 105 km.

RÉSEAU JUPITER, QU’EST-CE QUE C’EST ?

Lancé en 2002, le réseau Jupiter avait alors l’ambition de lancer la ville sur le chemin du numérique, et ce de manière plutôt précoce par rapport au reste des agglomérations françaises. Financés à hauteur de 2 millions d’euros, les 37 km de fibre optique d’alors liaient entre eux les différents services de la municipalité rémoise et certaines institutions telles que l’université ou le CHU, et ce sans avoir à passer par un opérateur privé. La particularité de ce programme numérique, c’est que sa responsabilité n’a pas été déléguée à des entreprises privées. La municipalité continue aujourd’hui de gérer et de mener des projets grâce à Jupiter, et ce à des « coûts maitrisés ».

« En quatre ans seulement, les économies réalisées par ce réseau de fibre ont permis d’amortir les coûts initiaux du projet » , s’enorgueillit Catherine Vautrin peu avant la signature.

Le réseau Jupiter est aussi devenu un outil de développement économique
Christope Chaix

Christophe Chaix, directeur adjoint du service d’information et des télécommunications, insiste sur le double intérêt du réseau Jupiter. « Le réseau a d’abord été pensé pour lier entre eux les services de la municipalité et des institutions comme l’université. Par la suite, il est aussi devenu un outil de développement économique.» En effet, il y a aujourd’hui 10 opérateurs privés qui profitent du réseau de fibres en louant à la ville certains de ses tronçons. Cela rapporte à Reims 390.000 € annuels, assurant donc un « petit revenu régulier », selon la présidente du Grand Reims. L’objectif est double : permettre au réseau de profiter aux entreprises rémoises et donc de rendre le territoire attractif grâce à son équipement numérique, puis développer le FTTH, acronyme de Fiber to the home, c’est-à-dire le haut-débit directement chez le particulier.

UN OUTIL POUR LA RECHERCHE ET L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

L’université Reims Champagne-Ardenne, l’un des principaux investisseurs du projet dès son origine, a souhaité partager la fibre optique qui lui était mise à disposition avec d’autres établissements, tels que Neoma ou Sciences Po. Guillaume Gellé, président de l’URCA, a profité de l’occasion pour rappeler sa mission « d’imputer une dynamique dans l’enseignement supérieur en mutualisant les services ». Philippe Poplimont, vice-président des infrastructures numérique de l’URCA, estime « important de favoriser les échanges des services grâce à ce réseau ».

Jérémy DENIEULLE

Extraits de l' union du 27/05/2017

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Arnaud Robinet

« L’exclusion ne fait pas partie de notre ADN »

À ceux qui se demandent où il se situe, le maire, Arnaud Robinet, répond qu’il est un élu de droite mais le maire de tous : « Ce qui m’importe, c’est l’intérêt général ».

Arnaud Robinet souhaite être utile pour le territoire et souhaite que sa famille politique soit utile à la réussite de la France - Bernard Sivade

L’ESSENTIEL

•.- À l'heure de la composition du Gouvernement, le nom d'Arnaud Robinet, maire, a souvent été cité comme possible ministre, amenant à s'interroger s'il était prêt à abandonner la mairie.

•.- Autre sujet de débat, le fait que l'élu soit présenté comme « Macron compatible » et qu'aucun candidat de La République en marche n'ait été investi sur la circonscription où il est suppléant de Valérie Beauvais, candidate LR-UDI.

•.- Des sujets sur lesquels le maire a bien voulu nous rencontrer pour s'expliquer.

Que se serait-il passé si vous aviez fait partie des ministres ?

Je n’ai jamais été demandeur d’un poste au Gouvernement, d’être ministre. Les médias nationaux ont cité mon nom à plusieurs reprises. J’y vois une reconnaissance de mon travail et celui de mon équipe depuis trois ans à la mairie. Mon action également en tant que parlementaire où j’ai travaillé entre autres sur les questions de retraite et de santé.

Oui, mais si on vous avait quand même appelé pour être ministre ?

Les conditions n’étaient pas remplies. Mon engagement avec Reims est important pour moi, c’est une passion, c’est un engagement à 100 %. La question ne s’est pas posée et elle ne se pose pas.

Cela s’explique aussi par ce qu’on appelle votre côté « Macron compatible » ?

Je suis un élu de droite, il n’y a pas d’ambiguïté là-dessus, mais je suis le maire de tous. Un maire n’est ni de droite, ni de gauche, il œuvre à l’intérêt général pour sa ville. Pour autant, j’assume totalement mes valeurs d’une droite modérée, libérale et humaniste. Et je suis complètement mobilisé pour faire gagner notamment Valérie Beauvais, candidate LR-UDI, sur la première circonscription.

Une circonscription sur laquelle la République en marche n’a investi aucun candidat…

Comme sur celle de Benoist Apparu. Comme lui, je vous dirai que ce n’est pas moi qui décide des investitures des candidats de la République en marche.

Vous souhaitez une majorité LR-UDI à l’Assemblée ?

Bien sûr. C’est pour cela que je soutiens les candidats de ma famille politique. Il existe des divergences avec le programme d’Emmanuel Macron. Cela concerne par exemple la hausse de la CSG ou l’exonération de la taxe d’habitation pour une grande partie des Français. Cela pose la question de l’indépendance des collectivités. Comment cela sera-t-il compensé dans un contexte où l’État réduit toujours et encore les dotations ? En outre, une élection législative n’est pas qu’une élection nationale. Le député est aussi un élu de proximité, qui doit par exemple ici avoir une connaissance des difficultés du monde rural. Nos candidats connaissent bien le territoire. Avec Catherine Vautrin par exemple, nous avons travaillé ensemble pour débloquer le dossier du CHU.

Et si c’est La République en marche qui l’emporte ?

Je crois qu’il faut savoir écouter le message des Français. Comme disait le général de Gaulle, l’élection présidentielle est une rencontre d’un homme avec le peuple français. Ils ont choisi le président Macron. Je ne sais pas si c’est être « Macron compatible », mais moi, je souhaite la réussite de la France. Je suis donc pour une opposition constructive. Le clivage, il est plus entre les progressistes et les conservateurs.

« Je pense qu’il faut voter en fonction de ses valeurs, en fonction de ce qui est bon ou mauvais pour le pays »Arnaud Robinet

Les Français veulent des élus responsables. Personnellement, je pense qu’il faut voter en fonction de ses valeurs, en fonction de ce qui est bon ou mauvais pour le pays et non en fonction systématiquement d’une étiquette. D’ailleurs, l’UMP a été créée dans cet esprit de rassemblement, l’exclusion ne fait pas partie de son ADN. On partage des valeurs et je respecte le choix de chacun. On fera un bilan après les législatives, on verra comment notre formation peut être utile au redressement du pays. Sur le plan local aussi, on a une majorité municipale avec diverses sensibilités (LR, UDI, Modem, société civile) et on a l’habitude de travailler avec d’autres personnes, dans les conseils de quartier par exemple. Il ne faut pas être dans le sectarisme.

Localement justement, êtes-vous candidat à la présidence du Grand Reims ?

D’abord, je voudrais saluer la candidature de Catherine Vautrin. Nous en avons parlé ensemble. Et comme elle l’a dit, on a besoin de personnes avec une expérience importante à l’Assemblée pour nous représenter. En ce qui concerne le Grand Reims, le maire de Reims est maire comme les autres au sein de la communauté urbaine. Bien sûr Reims est la locomotive, mais il n’est pas question d’imposer. La décision sera prise de manière collective pour voir ensemble qui est la personne (femme ou homme) la meilleure pour ce poste. Évidemment, je souhaite être utile pour le territoire, aucune décision n’est prise, on va échanger. 

Yann Le Blévec

Extraits de l' union du 27/05/2017

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GFI, la boîte informatique rémoise qui travaille avec le Louvre

Née dans les années 70 d’un service de la Ville, l’entreprise GFI est devenue un des leaders de logiciels pour des acteurs publics comme Paris, le Louvre ou le Grand Est.


GFI, et sa centaine de salariés, vient de déménager de la rue du Jard au quartier d’affaires Clairmarais.

On parle souvent des entreprises qui s’implantent. On oublie celles qui restent et qui créent tout de même des emplois. C’est le cas de GFI informatique par exemple. À l’origine, dans les années 70, ils étaient une dizaine. Aujourd’hui l’agence de Reims compte une petite centaine de collaborateurs. « Et nous continuons de nous développer. Nous embauchons chaque année 5 à 6 personnes, ce sera encore le cas cette année », explique Patrick Fernandes, responsable du site. Le contexte légal est favorable, entre la réforme de la gestion budgétaire et de la comptabilité publique ainsi que la loi NOTRe. Un domaine dans lequel GFI à Reims exerce puisqu’elle développe des logiciels de comptabilité, pour les collectivités ou les établissements publics. « Nous sommes leader en France au niveau des établissements publics avec quelque 500 clients », poursuit Patrick Fernandes. Il faut ajouter parmi les clients environ deux cents collectivités. GFI informatique travaille ainsi avec des acteurs publics tels que le Louvre, la région des Hauts de France, l’école polytechnique, la mairie de Paris ou le Grand Lyon.

Un projet de centre de services

Une activité dense pour lesquels ses locaux de la rue du Jard était mal adapté. Dès 2011, l’entreprise réfléchit à déménager. Une première piste est finalement vite écartée. « Nous avons sollicité Invest in Reims pour nous aider à chercher. » GFI a aussi utilisé une solution de cartographie, qu’elle développe elle-même, pour connaître l’endroit qui correspondrait le mieux à ses clients et à ses personnels. L’attractivité du centre-ville et la proximité de la gare ont fait pencher pour le quartier d’affaires Clairmarais. « Nous avons choisi de travailler avec le promoteur Montroyal, et on ne le regrette pas », en faisant appel à des entreprises du territoire rémois. GFI s’est installée dans la nouvelle rue Pierre Habbot. Elle dispose de deux étages au-dessus d’Eiffage arrivée en septembre.

« Nous serons à même de répondre encore mieux aux attentes de nos clients. » De son côté, Vincent Rouaix, PDG, insiste sur l’importance de l’ancrage local, de la proximité. « Nous nous développons à l’international avec aujourd’hui un chiffre d’affaires de plus d’un milliard, mais toujours en s’appuyant sur cet ancrage local », a-t-il précisé. À Reims, un projet de centre de services est parfois évoqué. Un projet qui intéresse grandement les élus présents lors de l’inauguration des nouveaux locaux, Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, et Arnaud Robinet, maire. «  Nous serions ravis de vous voir vous développer chez nous », a glissé Arnaud Robinet, la présidente évoquant un contexte favorable dans un quartier en pleine mutation près du futur pôle d’échange multimodal et du quartier de l’innovation prévu au port Colbert. « Depuis trois ans, nous nous sommes aussi lancés dans un démarche de smart city », une ville connectée. Cela tombe bien le concept de smart city fait partie des sujets que GFI propose d’accompagner.

 Yann Le Blévec

Extraits de l' union du 31/03/2017

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le compteur Gazpar débarque à Reims

Le tout premier compteur Gazpar de la région Grand Est sera posé le 4 mai à Reims. Pas moins de 51 000 compteurs de gaz dit « communicants » seront ainsi déployés d’ici à 2019


Alexandre Ducruet, directeur territorial GRDF Ardennes et Marne présente le tout nouveau compteur communicant Gaspar, qui sera prochainement déployé à Reims

Après Linky pour l’électricité, voilà Gazpar, le tout premier compteur de gaz naturel dit « communicant ». Un système innovant qui, tout comme son « cousin », doit permettre de suivre sa consommation réelle de gaz au quotidien, avec un relevé des compteurs à distance.

Testé par GRDF dans plusieurs villes depuis 2014, c’est à Reims, même si l’emplacement reste à définir, que le premier boîtier nouvelle génération de la région Grand Est sera installé le 4 mai prochain, avant d’être déployé à hauteur de 18 000 compteurs en 2017, 29 000 en 2018 et 4 000 en 2019, en remplacement des compteurs actuellement relevés à pied tous les 6 mois. De couleur orangée, l’appareil ne sera – à première vue – pas tellement différent du précédent. À ceci près qu’il sera alimenté par une pile… « L’équivalent, en termes d’ondes, d’une fréquence radio FM », précise Alexandre Ducruet, nouveau directeur territorial GRDF Ardennes et Marne, arrivé en février.

Si l’objectif de GRDF, tout comme celui d’Enedis (ex-ERDF), est « d’offrir plus de clarté au client sur sa consommation, avec une facture sur un montant réel et non plus sur une estimation », en pratique, Gazpar diffère totalement de Linky.

« Gazpar, c’est l’équivalent en termes d’ondes d’une fréquence radio FM »
Alexandre Ducruet, directeur GRDF

« Ça n’a rien à voir. Linky fonctionne avec le réseau filaire électrique, Gazpar avec une pile testée pour durer vingt ans, la durée de vie légale d’un compteur », ajoute Alexandre Ducruet. « Gazpar n’a pas besoin d’électricité, ensuite c’est équivalent à la technologie d’un téléphone portable. » Les niveaux d’exposition aux ondes électromagnétiques induites par le système développé par GRDF sont annoncés comme très inférieurs aux valeurs limites d’exposition de référence, fixées à titre réglementaire par la Commission internationale pour la protection contre les rayonnements ionisants.

La technologie d’un téléphone portable

C’est ainsi que Gazpar, après avoir chaque matin enregistré la consommation réelle du foyer, va transmettre l’information vers un appareil appelé concentrateur (une armoire munie d’une antenne), situé sur un point haut de la ville. Pas moins de douze concentrateurs seront ainsi implantés sur le toit de certains immeubles de Reims. La transmission de cette information se fera 2 fois par jour et durera moins d’une seconde. Elle utilisera une fréquence radio proche de la bande FM (169 MHz). Le concentrateur sera lui équipé d’une carte SIM, qui lui permettra de communiquer cette information à GRDF, lors d’une transmission GRPS comparable à un appel téléphonique de 15 minutes (réparties sur la journée).

« Une fois les compteurs installés, chaque client pourra suivre sa consommation via un espace personnalisé et sécurisé en ligne. C’est aussi », selon le directeur « une opportunité pour lui de mieux maîtriser sa consommation ».

Les clients concernés par l’arrivée de Gazpar en seront informés en amont. Le nouveau compteur leur sera installé par une entreprise régionale, SLTP, implantée à Laon. Quant à Gazpar, c’est l’entreprise Itron, basée à Reims, spécialisée dans les compteurs de gaz résidentiels depuis 1954, qui en a obtenu le marché. À termes, ce sont 1 million de compteurs de gaz naturel nouvelle génération qui seront ainsi déployés dans toute la région Grand Est. Après Reims, suivront Metz, Mulhouse et Saint Dié des Vosges. Et que le client se rassure, Gazpar ne lui sera pas imposé de force. « La posture de GRDF est de ne pas l’imposer au client. S’il préfère garder son ancien compteur, il le pourra, mais il y aura une prestation à payer pour le déplacement d’un technicien lors des relevés de compteur », informe Alexandre Ducruet. « La force de Gazpar, c’est justement d’éviter les dérangements inutiles. Plus besoin de se rendre disponible pour accueillir le technicien. »

 Caroline Garnier

 

Extraits de l' union du 30/03/2017

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cité de demain se dessine maintenant 

L’ESSENTIEL

•.- Depuis 2000 et la loi Solidarités et renouvellement urbains (SRU) le plan d'occupation des sols IPOS] a changé de dénomination pour devenir le PLU.

•.- Le PLU (plan local d'urbanisme] est un document de planification urbaine élaboré par la commune. Il fixe les règles d’occupation et d'utilisation du sol. Il répond à où quoi et comment construire ?

•.- A Reims, la dernière révision du PLU remonte à 2008. Sporadiquement et par petites touches, il est possible d'apporter quelques modifications. Ce qui a été fait en en 2011 sous Adeline Hazan) et en septembre 2015.

A quoi va ressembler Reims d'id 10 ans ? Ils étaient une trentaine, mardi soir, à s'être déplacés en mairie. Dans la salle du conseil, assis à la place des 60 élus municipaux qui, d'ici juin devront approuver la révision du PLU, ils se sont vus détailler les grands changements à venir.

1 - LE PORT COLBERT DEDIE À L’INNOVATION

Une étude urbanistique a été confiée au printemps à un cabinet afin d'aménager le port Colbert, ce secteur de Reims coincé entre le canal, Clairmarais et Saint-Brice-Courcelles et dont la Ville est l'un des plus gros propriétaires fonciers. Actuellement, on y trouve beaucoup de friches. « Le souhait est de redynamiser l'activité économique mais pas industrielle du secteur », explique-t-on au service de l'urbanisme. « Le projet comprendra aussi la revalorisation des berges du canal. Une reconversion économique du secteur autour d'activités innovantes entre deux, pôles forts Les Magasins généraux et les Grands Moulins. L'OAP sectorielle (l'orientation d'aménagement et de programmation) envisage même de créer une voie structurante. La reconversion de ce secteur ira de pair avec le développement d'immeubles résidentiels et d'implantation de services de proximité.» L'idée de la municipalité est d'ailleurs d'encourager un peu partout dans la vile les initiatives et innovations économique.

2 - REIMS PERD EN SUPERFICIE A URBANISER

« Il nous faut préserver les espaces agricoles et naturels », assure la municipalité. Reims rend ainsi plus de 200 hectares de terrains actuellement cultivés mais classés en zone à urbaniser, dans le secteur Est de Reims, dans la zone de la Croix-Blandin, lieu-dit La Saboterie. « On leur rend leur vocation agricole afin de limiter l’extension urbaine comme nous le demande la loi mais aussi pour valoriser les filières agricoles et préserver le paysage. »

3 - LES CONSTRUCTIONS VONT PRENDRE DE LA HAUTEUR

« Nous devons augmenter la possibilité de construction, il nous faut donc forcément prendre de la hauteur », explique la Ville. La population va se densifier. La limite des 9m sera révisée et pourrait ainsi passer à 15m, selon les secteurs. « On remonte les hauteurs maximales en particulier le long des avenues de Laon, Paris, Général de Gaulle, Jean-Jaurès... »  Il s'agit de s'appuyer sur « le renouvellement de la ville sur elle-même » avec la reconquête des friches comme cela s'est déjà fait avec les casernes militaires par exemple.

4 - À LA NEUVILETTE VA POUVOIR CONSTRUIRE

Il y avait un Plan d'exposition au bruit, le quartier étant touché par les nuisances sonores liées aux activités de la BA 112, ce qui impactait fortement les constructions surtout résidentielles. Ce plan ayant été supprimé, les contraintes vont être levées.

5 - AMELI0RER LE CADRE DE VIE

Objectif : « clarifier et définir une stratégie de protection du patrimoine d’ici 2020 » explique la Ville. Cela passe par la création d'une Aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine (AVAP) autour de là butte Saint-Nicaise et de la cité du Chemin Vert et par la création du Plan de sauvegarde et de mise en valeur du centre-ville. La liste du patrimoine d'intérêt local repéré dans le PLU va s'étendre : 156 nouveaux immeubles isolés (pour un total de 333) et 35 nouvelles séquences urbaines (pour un total de 44), sans oublier les cités-jardins. Parmi ceux qui feront leur entrée : la basilique Sainte-Clotilde, la gare, le pavillon du jardin d'horticulture, les maisons de champagne …

3 QUESTIONS À

NATHALIE MIRAVETE

« Reims est une ville où il fait bon vivre »

NATHALIE MIRAVETE est l’adjointe au maire en charge de l'urbanisme. Elle est chargée d'expliquer à la population les nouvelles orientations stratégiques.

•.- Pourquoi lancez-vous une révision du PLU ?

Les premières démarches ont été entreprises en 2010 mais ont vite été stoppées et sont restées en sommeil. On a relancé la procédure. On ne touche pas au PLU tous les quatre matins : les modifications sont rares, les révisions encore plus. Il s'agit d'une révision car nous modifions le PADD, le projet d'aménagement et de développement durable qui brosse les orientations générales des politiques d'aménagement et de développement de la commune. Nous étions soumis aussi à des exigences légales.

•.- De quelles exigences légales parlez-vous ?

Il nous faut nous mettre en conformité avec les dispositions issues des lois Grenelle et ALUR. On devait aussi simplifier l'usage du règlement du PLU.

•.- QUELS SONT LES OBJECTIFS ?

La révision permet d'intégrer les nouvelles orientations stratégiques. On souhaite en premier lieu améliorer l'attractivité de la ville par le développement de ses fonctions métropolitaines et du cœur de ville (en créant de nouveaux équipements de centralité avec le Reims Grand Centre, en tentant aussi de raccrocher Clairmarais au centre-ville). Autre axe : encourager les initiatives et innovations économiques (la redynamisation de certains secteurs qui seraient dédiés à l'innovation notamment, Il faut aussi modifier le PLU pour rendre possible la reconstruction programmée du CHU). On se doit de préserver les espaces agricoles et naturels ; favoriser le renouvellement de la ville sur elle-même (en réinvestissant des friches. On va accompagner le renouvellement urbain d'Europe et de Châtillons en modifiant les zones pour accélérer les procédures).

Il se dit que Reims est une Ville où il fait bon vivre : on doit améliorer le cadre de vie en poursuivant la préservation et la valorisation du patrimoine bâti, architecturai et naturel aussi bien dans le centre, les faubourgs, et quartiers périphériques. Enfin, on se doit d'assurer la transition écologique en soutenant la gestion durable des ressources (eau, air, énergie ...) et la biodiversité. Aprè la Coulée Verte et en parallèle des Promenades, on aimerait aussi revaloriser les entrées de ville.

À SAVOIR

•,- la révision du PLU, quatre réunions publiques de concertation avec les habitants sont programmés. Après un état des lieux dressé par l’ajointe Nathalie Miravete et le service d'urbanisme, c’est le temps des questions. Trois dates restantes : lundi 10 octobre. à la salle Goulin à 18h30; le mercredi 11 octobre à la maison commune du ChemIn-Vert à 18h30 et le mercredi 26 octobre. à la salle Rossini à 18h30.

•.- En décembre le PLU révisé passe devant le conseil municipal.

•.- Janvier à Mars : ce sera à l'État, la Région, le Département de se pencher dessus.

•.- En avril, ce sera le temps de l’enquête publique et du recueil des observations écrites des habitants.

•.- Le Commisaire enquêteur a un mois pour faire parvenir ses conclusions, observations et demandes de modifications. La municipalité doit ensuite, quelle souhaite ou non les intégrer au PLU, motiver sa décision.

•.- En juin, ce sera l’approbation du PLU par le conseil municipal.

Aurélie BEAUSSART

Extraits de l' union du 28/05/2016

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 L'idée d'une bouteille géante pour marquer le paysage refait surface

La concertation engagée sur le grand réaménagement du centre-ville relance l'idée d'un monument emblématique en forme de bouteille de champagne

Une « tour Eiffel rémoise » en forme de bouteille ? L'idée n'est pas écartée a priori. Montage l’union

L’ESSENTIEL

•.- L’idée d'une bouteille de champagne géante comme monument emblématique de Reims a été évoquée lors de la consultation menée par la Ville sur le réaménagement du centre-ville.

•.- Cette idée n'est pas forcément jugée saugrenue par les élus mais ne peut plus être intégrée au cahier des charges.

•.- Les 25 et 26 Juin, un nouvel événement axé autour du champagne, la Champenoise, réunissant une soixantaine de producteurs, aura lieu aux halles du Boulingrin.

Et si on rêvait un peu ? Imaginez un groupe de touristes japonais en visite à Reims. Après l'incontournable visite de la cathédrale, ils se rendent à la chapelle Foujita pour un hommage à leur compatriote artiste. Et en chemin, ils font une halte du côté de la place de la République, pour se photographier devant une bouteille de champagne géante, « Le » souvenir de Reims à ne pas manquer Cette «tour Eiffel » rémoise n'existe pas, si ce n'est dans l'imagination de certains, Verra-t-elle jamais le jour ? En tout cas l'idée a été exprimée lors de la récente consultation organisée par la Ville sur le « grand centre » .

Pas si saugrenu

« Ce sujet n'est pas nouveau, rappelle-t-on au cabinet du maire, il avait déjà été évoqué en début de mandat par un porteur de projet, et écouté avec attention. » Pourrait-il se glisser dans le dossier de la reconversion du site Sernam ? « Le cahier des charges est déjà parti, et nous laisserons les architectes travailler librement », répondent les élus, On le voit, l'idée n'est pas jugée saugrenue a priori par ceux-ci, pas davantage par le directeur de l'office du tourisme Philippe Verger : « Un monument en forme de bouteille de champagne, pourquoi pas ? La question d'avoir des bâtiments identifiants au niveau de l'architecture est pertinente. Mais quel genre de bâtiment ? Un immeuble de bureaux ? Des logements ? Et avec quelle hauteur, et à quel emplacement, pour que ça soit visible et devienne un point de repère dans le paysage ? « En fait, le directeur pencherait plutôt pour une réflexion autour d'un équipement structurant, » comme le Mucem à Marseille, la Cité du vin qui vient d'ouvrir à Bordeaux, ou la Cité de l'espace à Toulouse. » L'architecte conseil des élus, François Leclercq, n'écarte pas non plus l'idée, mais il estime qu'il conviendrait de régler d'abord le sort des halles du Boulingrin (lire par ailleurs). Et justement, une nouvelle animation axée autour du champagne, va bientôt avoir lieu dans ces halles (lire aussi par ailleurs), Comme quoi, le champagne est parti pour se faire encore plus mousser dans la cité des sacres !

Le champagne, thème d'un nouvel événement

L'idée d'exploiter davantage le filon champagne à Reims ne se limite pas à la seule bouteille géante. Il se trouve en effet que, dès les 25 et 26 juin prochains, un événement inédit se tiendra sur cette thématique. II s'appelle d'ailleurs la Champenoise. Organisé par trois entreprises (une de circuits touristiques, un bar à vin, une d'événementiel), il réunira aux halles du Boulingrin non seulement des producteurs de notre boisson emblématique (une soixantaine), mais aussi des représentants de la gastronomie locale, de façon à pouvoir non seulement déguster la dite boisson, mais aussi se restaurer sur place, avec animation musicale en prime, le samedi. « Nous l'avons conçu comme un produit touristique grand public, indique Matthias Collard, à l'origine du projet ; nous avons pas mal communiqué dessus à Paris, mais aussi à l'étranger, en Suisse, en Belgique, en Italie, en Angleterre, en fait chez tous nos voisins. Nous attendons environ 2500 personnes sur chacun des deux jours.» À noter que l'entrée en sera payante : 15,99 E pour une journée, 25,99 E pour les deux jours,

Renseignement sur fetechampenolse.com 

Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 28/05/2016

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Ville va céder des biens immobiliers

Depuis deux ans, la municipalité fait un tri dans son patrimoine immobilier. Elle vient céder un foyer désaffecté et d'anciens logements d'instituteurs. Ce qui lui rapporte 1,8 M €


L'ancien foyer de l'Armée du Salut va être transformé en logements

LES FAITS

*.- La Ville de Reims est propriétaire de plus de 600 biens fonciers, d'une simple parcelle de terrain à un immeuble entier, en passant par un appartement ou encore un local commercial.

*.- Céder Ion patrimoine n'est pas nouveau pour Reims comme pour Reims Métropole, mais les mises en vente sont plus nombreuses depuis près de deux ans.

*.- En 2015, la municipalité a ainsi pu récupérer 5 M €

Le bâtiment situé à l'angle des rues Goïot et d'Ay a trouvé vite preneur. Cet immeuble acquis en 2013 par la Ville, à titre gratuit, était utilisé auparavant par l'Armée du Salut. Qui en avait fait un foyer jusqu'en 2012 avant de mettre fin aux missions d'hospitalité de nuit Il était depuis inoccupé, Il nécessitant trop de travaux pour être réutilisé dans le cadre de services publics, la Ville n'avait donc pas intérêt à le conserver dans son patrimoine, précise l'adjointe à l'urbanisme Nathalie Miravete, rapporteur de la délibération du conseil municipal actant la cession. Mis en vente à 800.000 E sur le site internet dédié, plusieurs candidats ont déposé une offre d'achat cfîiffrêe en précisant le projet. L'offre ainsi retenue par la Ville est celle de la société LG lmmo qui prévoit d'y aménager plusieurs logements collectifs de type 1 au type 6 et de réhabiliter deux maisons de ville.

Du logement d'instituteurs à la résidence de standing

Lors du dernier conseil municipal, les élus ont aussi acté la cession d'un immeuble situé au 33-35 rue du Petit Delbourg constitué d'anciens logements de fonction de l'Éducation Nationale. Voilà donc le promoteur immobilier Benoît Migneaux propriétaire des lieux pour 750.000 €. L'immeuble sera détruit pour laisser place à une résidence de standing.

Dernière vente enregistrée, encore un immeuble vacant, situé au 94 bis rue Saint-Thierry et qui était auparavant destiné à loger des instituteurs de l'école voisine. La vente du bâtiment s'accompagne aussi de la cession d'une partie du terrain limitrophe de l'école Jardelle sur lequel se trouve un ancien préau. « Il a été décidé de désaffecter et déclasser du domaine public communal, cette emprise de 185 m afin de l'adjoindre à l'immeuble objet de la vente, notamment pour faciliter le stationnement, hors voirie, des futurs habitants de l'immeuble », explique Nathalie Miravete, dans la délibération. Un couple s'est ainsi porté acquéreur de l'ensemble pour 270.000 €. Lors du dernier conseil municipal la Ville a ainsi gagné 1,8 M€. D'autres ventes devraient se dérouler au cours l'année.

Internet à la rescousse de Reims et Reims Métropole


Nathalie Mlravete devant les anclens locaux de la police municipale, mls en vente en janvier dernier

En période de baisse des dotations budgétaires, les villes se résignent de plus en plus à se débarrasser d'une partie de leur patrimoine vacant, afin de renflouer les caisses et faire aussi des économies. Chacun y va de sa méthode. «Nous ne passons pas de petites annonces, on ne fait pas appel à des agences immobilières », expliquait Nathalie Miravete, adjointe au maire de Reims en charge du foncier et de l'urbanisme, en février. Reims et Reims Métropole partagent un site internet intitulé Le portail de l'immobilier, dédié aux ventes mais aussi aux locations. 11 existe depuis six ans maintenant. « Si on se dessaisit des biens qui sont vacants, c'est parce que les dotations de l'Etat sont en baisse, que le budget est serré, que nous ne souhaitons pas augmenter la pression fiscale et qu'il nous faut entretenir écoles, gymnases et autres bâtiments nous appartenant », détaillait encore Nathalie Miravete. En plus de renflouer les caisses; ces. cessions permettent de faire des économies. « Il faut bien comprendre que lorsqü'il s'agit de bdtis, nous payons des taxes, des assurances. Et nous avons l'obligation de les entretenir. Parfois,on paye aussi du gardiennage pour éviter que ces bâtiments vides ne soient squattés et dégradés.» Le fait pour une collectivité de vendre ou de louer un bien comporte quelques spécificités: il faut respecter l'estimation de la valeur évaluée par les Domaines.

Comme pour tout bien mis en location ou en vente, les visites sont possibles. Et si le bien vous intéresse, il vous faut rédiger une offre et l'adresser par simple courrier à la collectivité propriétaire. Chaque proposition et tous les projets d'aménagement sont étudiés. Les deux collectivités sont alors libres de choisir le candidat à l'acquisition de leur choix.

immobilier.reimsmetropole.fr

Aurélie BEAUSSARD

Extraits de l' union du 10/05/2016

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Reims ou le devoir de mémoire

Chaque année, le 9 mai, nous célébrons lajournée de l'Europe, instituée par le Conseil européen enjuin 1985. Dans cette construction, Reims tient une place particulière, déterminante.

Le terme de fraternité, qui vient enrichir la devise de la France à partir de 1848, symbole universel, englobe les notions de solidarité et d'amitié. Le devoir de mémoire est simplement l'obligation morale de transmettre les événements importants pour en tirer les leçons et se tourner vers l'avenir. Le 7 mai 1945, à 2h41, le maréchal allemand Alfred Jodl signe à Reims la reddition sans condition de l'armée allemande.

C'est le départ de la reconstruction de l'Europe. Nous commémorons chaque année, le 8 mai, cette journée historique, même si cette année, compte tenu de l'état d'urgence, la participation des enfants aux cérémonies locales a été réduite. En 2015, l'ensemble des Rémois était invité par la ville de Reims pour célébrer les soixante-dix ans de cet évènement majeur du vingtième siècle, pour la France et l'Europe. De nombreux pays et villes amis étaient associés à cette journée, comme autant d'ambassadeurs de paix, sous le signe de la fraternité, l'Allemagne (Aix-la-Chapelle), l'Autriche (Salzbourg), la Belgique (Bastogne), le Congo (Brazzaville), la Grande-Bretagne (Canterbury), les États-Unis (Arlington), l'Italie (Florence) et la République Tchèque (Kuntnà Hora).

Erasmus : l'Europe en marche

L'Europe avance, trop vite pour certains et pas assez pour d'autres. Un programme d'échange important pour les étudiants a été adopté en 1987, Erasmus*, Il permet aux étudiants des différents pays d'effectuer une partie de leurs études hors de chez eux ce qui leur apporte un esprit d'ouverture et permet des liens d'amitié très forts. De nombreux Rémois bénéficient de ce programme, Ce programme est aujourd'hui ouvert aux vingt-huit États membres de l'Union européenne, à l'Association européenne de libre-échange et à deux États en procédure d'adhésion à l'Union européenne, laTurquie et la Macé doine (depuis 2014). Plus de trois millions d'étudiants ont participé à ces échanges universitaires, ce qui contribue à renforcer les liens avec les pays partenaires.

Le 29 mai dernier, dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale, la ville de Reims comme l'ensemble des communes françaises ont célébré la mémoire de leurs poilus. Au niveau national, plus de quatre mille jeunes Allemands et Français se sont retrouvés à Douaumont près de Verdun, pour le centenaire de cette bataille. Cette commémoration était placée sous le signe rie l'avenir, de lajeunesse et de la paix.

Ensemble, avec leurs différences, main  dans la main, en s'appuyant sur le passé, les jeunes générations regardent l'avenir avec confiance et construisent l'Europe de demain, qui nous l'espérons, saura sur monter ses querelles identitaires, pour le bien commun.

• Erasmus - « EuRopean Action Schème lor the Mobility 01 University Stucents » ou, traduit en français, Programme d'action européen pour la mobilité des étudiants - provient du nom du moine Erasme, humaniste et théologien néerlandais (1465-1536)

Yves MALOT

  Extrait de Regard du 30/06/2016

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les événements qui vous attendent en 2016

 Quels faits devraient marquer l'année qui vient de débuter ?

On essaye de vous prédire l'avenir, sans boule de cristal. Entre grands chantiers, événements et nouveautés.

 
Au cours du premier semestre de 2016. 80 caméras  vont être déployées ; 40 autres seront installées.
Et dix-sept agents de police municipale vont être recrutés. Archive Christian Lantenois

1 -Sécurité

La sécurité était une des priorités du candidat Arnaud Robinet aux municipales avec l'ambition de tripler le nombre de caméras de vidéosurveillance et de doubler l'effectif de la police municipale. En 2016, cette volonté va se traduire par le déploiement de 80 caméras au cours du premier semestre ; 40 autres seront installées en 2017 et 40 en 2018. Par ailleurs, Une procédure de recrutement de 17 agents de police municipale vient d'être lancée.

2 - INTERCOMMUNAURTE

Pour le maire, Arnaud Robinet, c'est le gros chantier de l'année 2016. Il parle de la mise en place du Grand Reims. La commission départementale de la coopération intercommunale se réunira après les vacances de février. Les nouveaux schémas départementaux de coopération intercommunale doivent être arrêtés avant le 31 mars 2016. Et les nouvelles intercommunalités seronf èffectives au 1er janvier 2017. Pour l'heure, on se dirigerait vers un ensemble de 143 communes, des localités du Iardenois frapperaient encore à la porte, Avec les chiffres dévoilés par l'INSEE (Institut national de la statistique et des études êcononiques), c'est une communauté urbaine de près de 300 000 habitants lui se dessinerait. Une vraie rêvoution !

3 - ELECTRICITY  

2016 sera-t-elle l'année des dernières soirées du festival électro sur le parvis de la cathédrale ? Après une édition 2015 en demi-teinte, certains évoquent une nouvelle formule qui se déroulerait plutôt en mai et plutôt au parc de Champagne à partir de 2017, avec une impasse en 2016... Non, affirme Cédric Cheminaud. Le directeur de la Cartonnerie, qui coproduit l'événement avec Césaré, confie travailler actuellement avec la mairie sur le prochain Elektricity ... qui se déroulera bien en 2016,et bien sur le parvis, « fin septembre ou début octobre ». « On en est à une phase de remise à plat du projet. Elektridty a 13 ans. Un festival qui n'évolue pas est un festival qui meurt (... ) Voila deux ans qu'on monte le festival, qu'on se l'approprie. Avec la nouvelle équipe en place depuis 2014, on réfléchit, on décortique tout. Avec comme objectif de trouver le meileur fonctionnement».

Mais il est prématuré de dire qu'il ny aura pas de festival cette année et qu'il déménagera au parc de Champagne. On en est très loin.

4 - SERNAM Évidemment.

« Le projet de complexe aquatique et ludique va s'accélérer en 2016 », explique Arnaud Robinet, maire. La démolition doit s'achever ces prochains jours. L'appel d'offres pour l'architecte et le groupe d'entreprises va être lancé. De même, c'est en 2016 qu'on aura le rendu de l'étude sur le projet urbain centre gare (gare multimodale, central park), le point de départ d'un nouveau visage de ce secteur qui va du tri postal/Sernam au Boulingrin et du Boulingrin jusqu'au canal.  

5 - RENOVATION URBAINE

 2016 sera l'année. des protocoles de préfiguration du second volet de l'Agence nationale de rénovation urbaine, ceux qui vont définir les projets à développer et à bâtir dans les quartiers Châtillons, Europe, Croix-Rouge et Orgeval. Là encore, c'est le futur de Reims qui se dessine.

 6 - UNESCO

L'été 2016 sera l'occasion de fêter les 25 ans de la première inscription rêmoise au patrimoine mondial de l'Unesco (cathédrale, palais du Tau, basilique Saint-Remi) et le premier anniversaire de la seconde (Coteaux, maisons et caves de Champagne), au travers notamment d'une mise en valeur du patrimoine et des Assises territoriales des coteaux, maisons et caves de champagne justement la Saint-Vincent à Reims programmée le 16 janvier (la dernière remonte à 2007) fera aussi de la cité des sacres la capitale du champagne, tout comme le salon Destination vignobles qui se déroulera à Reims les 11 et 12 octobre 2016, après avoir eu lieu à Lyon en 2014.

7 - RUN IN REIM5

Le marathon de Reims a fait couler beaucoup d'encre en 2015. Il en sera toujours question en 2016. S'appellera-t-il Run in Reims ? Il s'agit d'une marque d'Amaury sport organisation, cela dépendra donc de l’appel d'offres qui a été lancé par la Ville. Il En tout cas, il y aura un marathon », assure le maire.

8 – NOUVEAUTEES

 Au chapitre des nouveautés en 2016, on peut noter un salon du cheval avec un concours indoor de poney en février, une coupe de France des IUT (instituts universitaires de technologie) en mars et avril, le boom bap festival (qui pourrait devenir un festival biennal étoffé autour du street art) ... La tournée « Expo France 2025 » passera par la cité des sacres en 2016, rappelons qu'il s'agit de promouvoir la candidature de la France àorganiser l'expo, sition universelle en 2025.

9 - LA FONTAINE SUBE

 Bien sûr, de nombreux de travaux de voirie, sur le patrimoine, dans les écoles ... sont prévus en 2016. On retiendra un chantier symbolique concernant la fameuse fontaine Subé, place d'Erlon. Un des emblèmes de la ville retrouvera vie au premier semestre 2016, avec sa remise en eau, la consolidation, la réparation et le nettoyage de la statuaire, la valorisation du monument à travers une mise en lumière de l'édifice et de ses bassins avec un système de leds.

10 -  MUSIQUE

Le concert de Louise Attaque, prévu le 19 mars à La Cartonnerie, en fait déjà saliver quelques-uns. Comme partout, les billets mis en vente cet automne se sont arrachés en quelques jours. Le17 août 2015, dix ans après leur dernier album et quatre ans après la publication d'un best-oraux allures de solde de tout compte, la bande à Gaëtan Roussel annonçait son retour. Menu copieux cette année avec un nouvel album et la tournée triomphale qui va avec. Leur premier album, Louise Attaque (1997) écoulé à près de 3 millions d'exemplaires, reste la meilleure vente dans l'histoire du rock français. Toujours à La Cartonnerie, signalons également, parmi les temps forts attendus, les concerts de Machine Head, cador du métal depuis belle lurette, le 19 février, et celui de Lily Wood and the Prick, le 23 mars.

Transports en commun, ces grands changements attendus

Ajustement du réseau de bus. refonte souhaitée du transport à la demande pour les handicapés et lutte contre la fraude; voici les trois grands chantiers prévus cette année.

Pour l'agglomération, trois grands axes de travail en 2016 concerneront les transports en commun. D'abord des modifications seront apportées sur le réseau de bus. Il n'aura pas échappé aux usagers que depuis le 4 janvier, des ajustements ont été apportés sur certaines lignes dont la 4. Moins de bus à certaines heures et a contrario une fréquence plus rapprochée sur la tranche horaire de 18 heures notamment:  « L'idée est d'ajuster selon la fréquentation, de favoriser au mieux les correspondances », explique Patrick Bedek, vice-président de Reims Métropole en charge des transports, Le Citybus poursuit sa mue : dès le 18 janvier, le circuit s'agrandit: « La navette électrique va reprendre une partie des dessertes de l'andénne Citadine afin de répondre à une demande importante des usagers. Elle empruntera les rues Libergier, Clauvis-Chezel, de Venise, puis ira jusqu'à la basilique Saint-Remi, la place Saint-Timothée, Sciences Po avant de se rendre place Royale puis au Boulingrin et à la gare.» « La navette électrique gratuite depuis juillet va redevenir payante. » Pour la prendre, il suffira de faire signe au chauffeur pour qu'il s'arrête .

Deuxième axe de travail, le transport à la demande pour les personnes handicapées, Trëma. « On fait jouer la clause de revoyure compte tenu de l'insatisfaction de la collectivité et des usagers », informe Patrick Bedek, qui précise: « Les usagers attendent souvent trop longtemps leur transport ou trop souvent on leur indique qu'il ny a pas de possibilité de répondre à leur demande. Ce n'est pas normal. Nous souhaitons la mise en place d'une nouvelle organisation afin d'améliorer le service, d'augmenter le nombre de kilomètres. »  Troisième chantier, la lutte contre la fraude. « Avec la présidente, Catherine Vautrin, on souhaite lancer une grande étude sur la question. Nous avons demandé une intensification des contrôles. Citura sy est pliée mais ça ne suffit pas, On étudie ce que font nos voisins, plusieurs expériences pourraient être menées.  « La fraude peut atteindre jusqu'à un tiers des voyageurs sur certaines lignes et certaines heures. La réduire de 1 à 2 % seulement permettrait, selon l'élu, à l'exploitant de dégager 1M€ de recettes supplémentaires.

A.B

Un gros coup de pouce pour la porte de Mars

•.-Pour 2016 et les années suivantes, une enveloppe supplémentaire a été prévue pour certains progtammes. C'estle cas pour la porte de Mars qui va bénéficier de 1,5 millions de plus. Outre la couverture, la restauration de la statuaire de l'édifice est en jeu, une riche décoration d'inspiration locale : Enée, Remus et Romulus allaités par la louve, la déesse léda.

•.- 3,1 millions pour l »équipement numérique des écoles

•.- 74 millions, les investissements prévus par la Ville en 2016

•.- Terrain de Rugby au Champagne

Le budget 2016 permettra de lancer plusieurs programmes, dont l’aménagement d’un terrain de rugby et la réfection d’un bâtiment au Parc de Champagne.

•.-La PHRASE

 « La mise en place de la nouvelle grande Région s'impose à nous et il nous revient de transformer la gifle en caresse »

Arnaud ROBINET et Catherine VAUTRIN 

Yann LEBLEVEC, Marion DARDARD et Mathieu LIVOREIL

 Extrait de l'union du 01/06/2016

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arnaud Robinet : « Développer Clairmarais puis le port Colbert »

La 7éme édition du Salon régional de l’immobilier fut l’occasion pour le maire d’expliciter sa politique urbanistique en cinq grands axes.


Une étude est en cours afin d’aménager le port Colbert dont la Ville est un des plus gros propriétaires

L'ors de la conférence des experts, samedi, Arnaud Robinet a esquissé en quelques mots le Reims de demain, évoqué des aménagements .1 venir et livré quelques pistes de travail,

1 - MOINS DE L0GEMENTS SOCIAUX PLUS DE PROPRIETAIRES

« On remarque le dynamisme d'une collectivité en s'attardant sur le nombre de grues de chantiers qu'elle abrite, a assuré Arnaud Robinet. Reims est connue pour son fort taux de logements sociaux (43%). Il n’est pas question de stigmatiser ce type de logements car on en a besoin, surtout pour les retraités, mais notre objectif est de rééquilibrer pour avoir un taux de propriétaires plus important. A Reims, on atteint les 30% alors que nous sommes à 50 % sur le plan national. » Arnaud Robinet s'est ensuite réjoui du lancement d'une quinzaine de programmes neufs dans la métropole rémoise,

2 - DES EFORTS DANS LE CENTRE COMME DAN$ LES FAUBOURGS

« Nous sommes très attentifs avec projets de construction qui nous sont proposés. En général, ce sont des programmes de qualité, des offres qui tirent vers le haut. Il ne s'agit pas de bâtir uniquement dans le centre-ville mais dans l'ensemble des quartiers. » Et d'évoquer la part de la municipalité pour embellir Reims, à commencer par la politique de rénovation de voirie: « Depuis que je suis maire, le budget est passé de 4 M€ à 10M€ par an avec 1/3 des chantiers en centre-ville, et 2/3 dans l'ensemble des faubourgs.» Mais aussi la rénovation urbaine, avec l'Anru2 : « Nous devons réussi à y intégrer Châtillons et Europe, des quartiers fortement dégradés. Les travaux vont s'étaler sur dix ans et devraient commencer en 2017 ou 2018. » Et Arnaud Robinet de préciser : « C'est bien beau de construire des logements, il faut encore trouver des locataires er cela nous oblige à être dynamiques, à poursuivre nos efforts pour que les entreprises s'installent sur notre territoire. 2015 à été une année record en termes d'installations d'entreprises. »

3 -  CLAIRMARAIS DOIT ETRE UNE LOCOMOTIVE ECONOMIQUE

« J'ai eu une discussion avec Jean-Pierre Belfie : le maire de Bezannes. Ces derniers temps, on a par facilité sans doute, développé le parc d'affaires de Bezannes au détriment de Clairmarais. Peut-être aurait-on dû construire plus haut mais là on se heurtait peut-être aux contraintes du PLU. Clairamais doit continuer à se développer. Il y a encore de la place. » Arnaud Robinet annonce qu'une étude urbanistique est en cours concernant l'aménagement du Port Colbert, « où la collectivité est propriétaire de plusieurs parcelles. » Un territoire comprenant « les magasins généraux jusqu'à Saint Brice-Courcelles, ainsi que l'ancien site de la verrerie ». Le projet urbanistique comporte aussi un volet « réappropriation des berges du canal. »

4 – DEUX GROS SITES BIENTOT REHABILITES

« La friche du Semam est en cours d'aménagement. La construction du complexe aqualudique, patinoire et salle de spectacle va occuper 3 ou 4 hectares sur les 7. Le reste pourra très bien accueillir des activités tertiaires ou encore du logement. Dans le secteur Cernay-Jean-Jaurès, nous avons cédé le terrain de l'ancien collège Pablo-Picasso à un privé pour la construction de logements », rappelle Arnaud Robinet.

5 –TROP DE RESIDENCES ÈTUDIANTS ET DE RESIDECES SENIORS

« Ces dernières années, on a vu fleurir sous l'impulsion de groupes privés, des résidences pour étudiants bien loin des campus rémois, et surtout beaucoup de résidences pour personnes âgées. Il faut savoir tout de même qu'à Reims, nous avons 5 fois plus, de logements dédiés aux seniors que la moyenne nationale. Effectivement, lorsque l'on arrive à un certain âge, on va ou on revient vers la ville centre pour l'ensemble de ses services. L'augmentation de la charge santé pour la collectivité pose des difficultés. Nous sommes vigilants et souhaitons freiner l'expansion, car ce qui manque à Reims, ce sont des logements pour jeunes couples et cadres, ainsi que des grands logements. »

Aurélie BEAUSSART

Extraits de l' union du 15/03/2016

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Reims serait la ville moins « cool » de France : pas si sûr…

Un classement réalisé par le site Mercialfred.com désigne Reims comme moins « cool» de France. De quoi vexer ceux qui tentent de réveiller la Belle endormie.

 
Reims a aussi pris la dernière place d'un classement publié lundi par le magazine « L'Étudiant » sur la vie étudiante.
Rèmi WAFFLART

Le classement est peu flatteur, Reims bonne dernière, est désignée comme étant la ville la moins «cool» de France, parmi les villes de plus de 100000 habitants. La sentence a fait le tour des réseaux sociaux depuis sa publication sur le site Mercialfred.com durant le week-end. Une claque pour les Rêmois, d'autant que quelques jours après un autre classement - cette fois-ci sur la vie étudiante - donnait encore Reims dernière.

Alors, que se passe-t-il ? Qu'est-ce qui cloche à Reims ? Pour son sondage, le site Mercialfrede a comptabilisé « ce qui compte vraiment » : les bars, les restaurants, les salles de spectacles, les événements culturels. Tant d'endroit et d'occasions où jeunes et moins jeunes peuvent se retrouver et se détendre.

Mais voilà, à Reims, le décompte laisse apparaître un triste constat: il n'y aurait pas suffisamment de quoi s'amuser dans la Ville des sacres en proportion au nombre d'habitants. Côté restaurants, la note frôle le bas du classement: 30éme sur 32, villes. Pour les bars, Reims gagne tout de même un point et remonte aussi d'une place quand il s'agit des musées.

Une salle de spectacle pour 36.800 habitants

Mais une fois au cinéma, retour dans l'ombre puisque Ia ville est là encore avant-dernière du classement. Concernant les salles de spectacle, le c1assemenf place Reims en dernière position. Selon le site, il n'y aurait qu'une salle de spectacle pour 36.800 habitants. De quoi être serré comme des sardines face à la scène. Du côté des professionnels, ce-classement passe mal.

Au Gin Pamp, bar central de la place d'Erlon qui attire chaque week-end de nombreux étudiants, ce statut de ville la moins «cool» choque. «Je suis vraiment surpris et triste d'un tel rtisultar. Quand j'étais étudiant, il y a vingt ans, là oui, il n’y avait rien. Mais ça a changé. Il y a plus de concerts, les bars sont nombreux, et nous faisons des happy-hours. La place d'Erlon vit très bien le soir », assure Pascal Durand, 41 ans, responsable du bar.

Plus loin, le patron du Lion de Belfort, Vincent Mansencal, accuse coup. Lui, veut tirer des leçons d'un tel c1assement. « Moi-même, quand je suis arrivé à Reims en 1998, je trouvais la ville froide, peu accueillante mais j'ai changé d'avis. Après, nous avons encore beaucoup d'efforts à faire pour donner envie aux gens de passage de revenir à Reims. Ça passe par le sourire, la convivialité. Pour faire venir les étudiants, il faut du dynamisme. Mais attention, chacun doit trouver sa place, entre les hôtels, les bars. Ce n'est pas toujours la même clientèle qui est attendue. » Côté élus, par contre, le classement ne convainc pas du tout. Charles Germain, adjoint au commerce, pointe la méthode utilisée pour ce sondage. « Ce classement ne s'intéresse qu'au nombre et non à la qualité. Alors que Reims est la cité la plus étoilée. Personnellement, je préfère que la ville compte une bonne brasserie que trois mauvais restaurants », tranche-t-il. Il sort même sa calculette et affirme que le classement est faussé.

« li y a 353 restaurants à Reims. Ce qui donne un restaurant pour 560 personnes. Nous devrions donc être classés parmi les cinq premiers », tonne-t-il. Seul problème : dans son calcul, le site ne prend pas en compte les fastfoods, à la différence de l'élu. Ce qui ouvre une nouvelle question : les fast-foods sont-ils « cools » ?

#Reims La Belle Endormie

Le site #ReimsLaBelleEndormie, lané en avril 2015. fait une pause. À l'origine de ce projet, cinq Rémois, indépendants, voulaienr prouver le dynamisme de Reims en regroupant des vidéos amusantes, réalisées par les habitants eux-mêmes. Mais le projet s'est un peu assoupi. Le site n'a reçu qu'une dizaine de vidéos. «Le site est en stand-by», reconnaît Nicolas Gillet, l'lin des cinq initiateurs. « Nous ne sommes pas déçus, nous avons beaucoup d'échos positifs, mais le format vidéo ne convenait pas », confie-t-il. « Amoureux de Reims », les cinq amis n'abandonnent pas pour autant. Bientôt, ils lanceront une plate-forme de partage de photos prises à Reims . « Ce sera plus simple. Les gens pourront poster leurs images de ce qu'ils aiment à Reims. Mais ce ne sera pas avant 2016.»

Que manque-t-il à REIMS pour qu'elle soit cool ?

Virginie 6UENNEC

Extrait de l'union 10/09/2015

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le maire de Reims est-il prêt à accueillir des migrants ?

Comme plusieurs autres maires de France, Arnaud Robinet a annoncé hier soir qu’il souhaitait prendre en charge, à Reims, des familles de migrants


Le ministre de l'Intérieur a annoncé hier la tenue d'une réunion le 12 septembre

Pendant tout le week-end, la question s’est posée : quelle est la position d’Arnaud Robinet sur les migrants ? Souhaite-t-il, comme les maires de Lille, Strasbourg, Nancy, Rouen ou Cherbourg, accueillir des familles de réfugiés ? Ou estime-t-il, comme François Baroin, le maire de Troyes et président de l’Association des maires de France, qu’il ne faut pas accueillir de migrants supplémentaires ?

Ce dimanche soir, peu avant 20 heures, le député et maire de Reims s’est clairement positionné : « On ne peut pas, humainement, laisser tomber des familles qui fuient la guerre. Reims, de part son histoire – les Rémois ont été des réfugiés pendant la guerre –, doit agir, a-t-il dit. Je travaille avec les services préfectoraux depuis une semaine pour voir ce qui est envisageable. Et dans les jours qui viennent, je vais organiser une réunion entre les bailleurs sociaux et les représentants de l’Etat. » Il sera réprésenté à la réunion proposée au ministère de l’Intérieur, samedi 12 septembre.

A noter que la semaine dernière, sur Twitter, Arnaud Robinet avait déjà exprimé son sentiment vis-à-vis de la crise des migrants. Une opinion qui venait en contraste singulier avec un autre tweet rédigé et posté le même jour par une élue de son parti, les Républicains. Jugez plutôt

L'antenne rémoise du Service Jésuite des Réfugiés en France prépare une réunion pour le 21 septembre

Hier, la position d'Arnaud Robinet se faisait d'autant plus attendre que plusieurs membres de l'opposition l'ont poussé tout le week-end â réagir. Le conseiller municipal Éric Quénard lui a adressé samedi un courrier à propos de la  « situation des réfugiés qui s'aggrave ».  « Reims. avec sa tradition humaniste, doit s'engager » , estimait-il hier matin. « Au-delà des sensibilités politiques, il est indispensable que Reims puisse prendre des .initiatives. Nous devons examiner les conditions d'accueil à Reims, voir combien de migrants peuvent être accueillis dans de bonnes conditions », poursuivait-il.

Ancien adjoint de la maire PS Adeline d'Hazan, Serge Pugeault avait pour sa part indiqué, hier après-midi, sur son compte Twitter, qu'il espérait que la Ville de Reims ouvre, dès ce lundi. Il un bureau pour recenser l'offre des habitants en hébergement». Quant au conseiller régional Nicolas Marandon, il souhaitait qu'Arnaud Robinet réponde favorablement à l'invitation de Bernard Cazeneuve.

Jusqu'à hier soir, le maire de Reims n'avait abordé le sujet, sur les réseaux sociaux, qu'en retweetant un article du Point dans lequel Gaël Perdriau, le maire LR de Saint-Etienne, s'indigne de la faible mobilisation des leaders de droite et de gauche. Prêt à accueillir des réfugiés dans sa ville, le Stéphanois se disait « écœuré » que le gouvernement mette « autant de temps à prendre ses responsabilités ».

 A noter que l'antenne rémoise du Service Jésuite des Réfugiés en France (JRS-Welcome), qui souhaite répondre à l'appel du pape, prépare pour le 21 septembre, une réunion sur Il l'accueil, l'hospitalité et l'accompagnement des demandeurs d'asile.

Valérie COULET

Extrait de l'union 07/09/2015

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

D'où viennent les sous de la Ville

La majorité des recettes de la Ville proviennent de la fiscalité locale; mais l'État apporte aussi une contribution  (appelée à diminuer sensiblement). L'adjoint nous explique.


Les droits de stationnement rapportent 4 millions à la Ville. archives Christian Lantenois

Les recettes de la Ville de Reims, c'est 252 millions (chiffre 2014). D'où viennent ces sous ?

L'adjoint aux finances Jean-Marc Roze répond, aussi pédagogiquement que possible.

Une partie des recettes, quasiment un quart, vient de l'État (c'est ce que l'on pourrait appeler de la solidarité nationale): «  En 2014 cette somme représentait à peu près 64 millions, soit environ 26% de nos recettes totales ». Une aide nationale relativement importante « car nous bénéficions  d’une compensation en raison de nos 43 % de logements sociaux ».

«  Mais ces recettes vont diminuer et ne représenteront plus que 18% de notre total en 2017 »  

Pour être un peu plus précis au risque d'être un tout petit peu plus compliqué, une partie de l'aide de l'État, la dotation forfaitaire, va baisser, passant de 41 à 24 millions, mais une autre forme d'aide, la dotation de solidarité urbaine, elle, va progresser, de 16 à 19. «  Cela représente au bout du compte une perte de 14 millions d'aide ». Mais la plus grosse partie des recettes de la Ville vient de la fiscalité locale ; elle donne une idée déjà plus juste de la richesse réelle de la commune, et de sa démographie. Cette fiscalité rapporte quelque 172 millions.

Les plus gros postes sont la taxe d'habitation (50) et la taxe sur le foncier bâti (70). On peut ajouter à cela d'autres formes de fiscalité qui nous rappellent bien des événements du quotidien; par exemple les droits de stationnement (ce que vous mettez dans les horodateurs) 4 millions, ou la taxe sur l'électricité 2,8 millions; ou encore l'impôt sur les spectacles -un contributeur majeur étant le Stade de Reims : 600000 euros; ou encore la taxe sur la publicité extérieure (la fameuse taxe sur les enseignes) qui représentait 1 million et qui va diminuer de moitié de par la volonté de la nouvelle municipalité. À tout cela s'ajoutent aussi les «recettes des services Il, pour un total d'environ 10 millions. Les concessions de cimetière par exemple font partie du lot.

Plus 5 millions de recettes diverses, comme des locations d'immeubles, ou des redevances versées par des fermiers: par exemple des loyers reçus des services de Reims Métropole pour 1,2 million, ou le stade de Reims pour 645 000 euros, des recettes de fermage provenant de Champagne Parc Auto pour 393 000 euros, Reims Événement pour 1,2 million ou encore l'Opéra pour 610000 euros.

Et les entreprises dans tout ça ?

C'est au niveau de l'agglomération .qu'elles interviennent (lire par ailleurs).

Anyoine PARDESSUS

Les entreprises enrichissent l'agglomération

Et les entreprises dans tout ça direz-vous 7 Eh bien la contribution des entreprises s'effectue non plus au niveau de la Ville, mais de l'agglo, On trouve dans ce domaine, le versement transport'(35 millions), ainsi que les deux taxes remplaçant la taxe professionnelle: contribution foncière (22 millions) et contribution sur valeur ajoutée dés entreprises (CVAE, 15 millions). Ajoutons que l'État ajoute là aussi un petit quelque chose (8 millions) pour compenser la différence entre l'ancienne taxe professionnelle et le binôme fiscal qui lui a succédé.

Extrait de l'union 16/03/2015

  

    

  Répertoire