La Presse de la Ville de REIMS

  TRAVAUX  
 

  TRAVAUX  Centre  -    CULTURE  -  PATRIMOINE   -   MAIRIE   -    SOCIAL

 

 

 

 

Transformation Centre Ville - SERNAM - Port COLBERT

Rénovations tous azimut
Rêves de Vesle

Le boulevard Henry-Vasnier profondément transformé
Les chantiers qui vont changer la face des quartiers Reims

Neoma et l’Esad aux magasins généraux
 
Métamorphose en plein centre
Attention aux grands travaux ce printemps
Un regard pour surveiller les cavités

38 rues ou places vont être rénovées cette année

 2017

Un Sernam peut en cacher un autre
La place Museux, cœur du quartier Saint-Remi,va se refaire une beauté d’ici 2019

Le quartier Saint-Remi entame sa mue

Le remplacement des pavés se poursuit place d’Erlon
Il taille dans les règles de l’art

Trois jours pour ausculter le sous-sol de plusieurs rues quartier Saint-Remi

Vers un aménagement dynamique de la voie des sacres ?

 2016

Quatre ans de travaux pour le collège Université
Les abords de la basilique Saint-Remi réhabilités
Pourquoi le trou est encore là rue Jacquin
Il y a bel et bien du vide sous la place de la mairie de Reims
Un énorme trou s’ouvre sous un camion en plein centre-ville de Reims
Seconde jeunesse pour le cours Anatole-France
Le chantier de l'ancienne caserne Colbert entre dans la dernière ligne droite
Du neuf aux anciens abattoirs de Reims
L'autre Sernam de Reims
Les nouveaux pavés de la place d'Erlon arrivent

 2015

190 millions· d'investissements nouveaux d'ici la fin du mandat
La place de la mairie repensée
Plus de douze millions de travaux programmés à l'hôtel de ville de Reims
De nouveaux pavés pour la place d'Erlon
Petit plan mais grands changements pour la ville
La Ville de Reims rachète les 7 hectares du Sernam

2014

La Ville poursuit ses chantiers
Une rentrée toute en (fins de) chantiers

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rénovations tous azimut

Les quartiers Croix-Rouge, Orgeval, Europe et Châtillons vont en profiter


Les chantiers de rénovation urbaine vont se multiplier dans la ville dans le cadre du nouveau programme; celui-ci prévoit plus de 360 millions d’investisse2018-12- 12 - Rénovations tous azimuts . Christian Lantenois.  

PLUS DE 360 MILLIONS D’INVESTISSEMENTS

Le Nouveau programme de renouvellement urbain de Reims peut se traduire par les chiffres suivants :

*.- 362 MILLIONS TTC d’investissements prévisionnels.

*.- 27 400 habitants concernés.

*.- 1 783 démolitions.

*.- 2 520 réhabilitations.

*.- 3 260 résidentialisations.

*.- +DE 400 nouveaux logements en accession à la propriété.

Immeubles démolis, voirie remaniée, équipements publics créés, logements améliorés... ça va bouger dans quatre quartiers rémois au cours des prochains mois et années. Quatre quartiers considérés généralement comme déclassés ou en passe de l’être: Croix-Rouge, Orgeval, Châtillons et Europe. Ceci dans le cadre du NPRU, comprendre nouveau programme de renouvellement urbain, objet d’une convention entre la Ville et l’État pour 2018-2024 (voir chiffres par ailleurs). Les réunions d’information se succèdent ces jours-ci pour faire savoir aux habitants ce qui les attend. Passons en revue ces différents secteurs.

1 - CROIX-DU-SUD

Cette partie de Croix-Rouge a déjà bénéficié de la première salve du renouvellement urbain. À Croix-du-Sud, d’importantes nouveautés vont voir le jour. Allée des Landais sera implantée la nouvelle maison de quartier et c’est aussi dans cette partie que va se créer l’espace « Cénoco », lieu dédié à la culture mené par Césaré, Nova Villa et la Comédie (L’union de samedi). Un village artisanal va naître, structure originale dédiée aux artisans et proposant des cellules de petite taille pour y implanter des activités économiques. Le square Raoul-Dufy sera remanié, comme nombre d’espaces extérieurs, d’esplanades et de parkings. Pour ce faire, 1 180 logements (aux 2 et 10 Cézanne très prochainement et au 18Braque l’an prochain) seront détruits et créeront des îlots plus petits, plus sereins. Les appartements locatifs à réhabiliter seront au nombre de 1 090 et 100 nouveaux seront construits, en accession à la propriété, pour l’essentiel sous forme de maisons individuelles.

2 - PAYS-DE-FRANCE

Dans cette autre subdivision de Croix-Rouge, trois immeubles seront démolis dans l’îlot A, 11 barres d’immeubles représentant 352 logements doivent être réhabilitées et résidentialisées. Le programme prévoit aussi la création ou le rafraîchissement du parking Arago, des allées des Limousins et des Picards, cette dernière devant être prolongée. L’école maternelle Joliot-Curie bénéficiera d’une rénovation.

Dans l’îlot B, 18 immeubles plus un parking enterré (celui de l’allée des Auvergnats) doivent être démolis. Sont aussi annoncés la requalification du parking G8, la prolongation de l’allée des Berrichons et des Provençaux, la création d’une nouvelle rue, le réaménagement de l’allée des Landais et du parvis de la piscine Château-d’eau.

3- UNIVERSITÉ

On parle ici, toujours à Croix-Rouge, du site de la fac de lettres/droit et de ses environs. Les rues concernées sont principalement Rilly-la-Montagne et Taittinger, et il est prévu de démolir quatre barres d’immeubles, et d’en réhabiliter 9 autres. Trois voies nouvelles doivent aussi être créées, dont deux piétonnes.

4 - EISENHOWER

Dans ce petit périmètre proche du précédent, il est projeté de réhabiliter un immeuble (les 45 et 47 de l’esplanade), et de résidentialiser 8 barres. Le trottoir de l’avenue Eisenhower doit être refait, ainsi que le parvis de l’école Gilberte-et-Jean-Droit.

5 - CHÂTILLONS

Pendant une dizaine d’années à partir de l’an prochain, vont se dérouler ici toute une série de travaux, certains qui seront effectués dans le cadre de l’Anru (agence nationale pour la rénovation urbaine), donc avec l’aide de fonds d’État, et d’autres qui se feront hors de ce cadre, financés sur les fonds propres du bailleur, en l’occurrence Plurial Novilia.

Au total, cela impactera des milliers d’habitants. Quelques chiffres pour situer l’ampleur de l’opération : 245 logements seront déconstruits, dont 56 autour de la place des Argonautes, 2 322 autres seront réhabilités, 2 130 résidentialisés. Concernant les constructions d’équipements publics, il y aura celle d’un immeuble de santé, place des Argonautes, et celle d’une nouvelle maison de quartier près de l’espace eau. Concernant cette dernière, il a été assuré lors de la réunion d’information tenue la semaine dernière (lire aussi par ailleurs) qu’il n’y aurait pas de rupture dans la présence d’un tel équipement, l’actuelle maison de quartier restant donc en service tant que la nouvelle n’aura pas vu le jour, ce qui devrait intervenir en 2023 selon le maire.

6 - ORGEVAL

Ce quartier fait l’objet de la dernière des 6 réunions publiques d’information ce mercredi 12 décembre (à 18 h 30 dans la salle Gallieni). On peut toutefois rappeler que le nouveau programme de renouvellement urbain a déjà débuté à Orgeval : sur la place de Fermat, jusqu’en mars 2019, se déroule la première phase, sous la forme de l’aménagement d’un espace vert de qualité.

Cette opération conduite par la Ville de Reims et le Grand Reims a pu débuter l’été dernier car l’Anru a accordé une autorisation de démarrage anticipé. Cette opération concerne environ 5900 m 2 pour un budget d’1,04 M€. Les bailleurs se préparent quant à eux à rénover les secteurs environnants (Charpentier, Jean-XXIII et Poincaré).

7 - EUROPE

Le programme pour ce quartier fait état de 220 logements à démolir, 580 logements locatifs à résidentialiser, dont 400 qui seront aussi réhabilités ; par ailleurs 150 nouveaux logements en accession à la propriété devraient apparaître. À quoi s’ajoutent, hors des cofinancements Anru, 160 autres logements locatifs à réhabiliter et résidentialiser, et la réhabilitation des cellules du centre commercial de la place Jean-Moulin. On le voit, ce n’est vraiment pas le pain qui manque sur la planche. Reste à espérer que cette débauche d’argent et d’énergie améliorera vraiment le quotidien des habitants.

Les atres points

SIÈGE UNIVERSITAIRE ET VILLAGE ARTISANAL

Le projet urbain pour Croix-Rouge comporte aussi des travaux situés hors cadre de l’Anru : ils concernent l’Urca (université de Reims Champagne-Ardenne), et portent sur la restructuration des campus de droit et de médecine, et sur la construction du siège de l’université. Celle-ci doit en effet quitter la Villa Douce du boulevard de la Paix pour s’installer avenue Robert-Schuman, la construction devant démarrer au premier trimestre de l’année prochaine. Sur cette même avenue Robert-Schuman qui borde l’hippodrome, doit être réalisé un village artisanal, cofinancé, lui, par l’Anru et la Caisse des dépôts ; il serait constitué d’une quinzaine d’ateliers locatifs de petites surfaces (80 à 120m2 ), sur une surface totale de l’ordre de 2 000m 2 .

LA MAISON DU PROJET OUVERTE À LA MAIRIE DE PROXIMITÉ

C’est au sein de la mairie de proximité de Croix-Rouge, 1 bis avenue Bonaparte, que s’est installée la Maison du projet. Deux fois par semaine, les responsables de l’Anru 2 sont à la disposition des habitants pour répondre à leurs questions et enregistrer leurs propositions. Les permanences ont lieu les lundis et mercredis de 14 à 16 heures. Contact : 03 26 35 60 25.

EMPLOYER DES HABITANTS SUR LES FUTURS CHANTIERS

Pour tous les travaux à venir, une clause sociale est incluse dans les marchés. Les entrepreneurs devront employer au moins 5 % de salariés issus des quartiers prioritaires pour la politique de la ville. Des formations sont d’ores et déjà lancées en lien avec l’Agefos, pour que les personnes intéressées soient prêtes quand débuteront, d’ici quelques mois, les différents travaux. Le point d’entrée pour en bénéficier est Pôle emploi.

UNE PLACE POUR L’ÉLECTRIQUE

On suppose parmi les responsables du Grand Reims que l’avenir, en matière de circulation, appartiendra à la voiture électrique. C’est pour ça, notamment, qu’il a été annoncé lors de la réunion d’information aux Châtillons, que des bornes de recharge étaient prévues dans le cadre du réaménagement du quartier

Concertation, un exercice délicat


La réunion d’information a mobilisé une grosse centaine d’habitants aux Châtillons. A.P.

Pas facile pour les habitants qui souffrent de nombreux problèmes au quotidien, de se projeter, d’envisager un avenir meilleur. D’autant que ce futur va supposer de nombreux travaux. Par exemple aux Châtillons dès l’année prochaine, et pendant une dizaine d’années. Pour avoir une idée de la sauce à laquelle ils allaient être mangés, une grosse centaine d’habitants de ce quartier se sont rendus à la réunion d’information qui se tenait la semaine dernière. Ils ont pu poser nombre de questions tout à fait concrètes aux responsables de l’opération. Notamment sur le montant des loyers : « Les locataires qui seront déplacés conserveront le même reste à charge après les travaux que celui qui était le leur avant » leur fut-il assuré. Mais ceux qui bénéficieront « simplement » d’une réhabilitation de leur logement ? On a compris qu’une hausse des loyers allait intervenir pour eux, mais qu’elle serait compensée par les économies d’énergie générées par les travaux, d’isolation en particulier.

Mercredi dernier au soir, la réunion publique proposée à Croix-du-Sud a réuni, elle, une trentaine de Rémois, pour au moins autant de responsables, de techniciens et d’élus, dont Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, et Arnaud Robinet, maire de Reims. Problèmes de chauffage, de poubelles, d’incivilités et de sécurité ont été immanquablement évoqués. D’autres questions ont permis d’évoquer les attentes des familles concernant les espaces verts et les jeux pour enfants ; les accueils en crèche pour encourager les mères à travailler ; les efforts pour faciliter le tri des déchets. La relance du restaurant La Marmite a été discutée également. Ce lieu, qui répondait à des besoins dans le quartier mais qui a fermé pour des problèmes de gestion, va être réactivé. Outre les critiques (les plus virulentes étant souvent les moins légitimes), des voix plus modérées se sont fait entendre. Référents informels mais actifs, habitants de longue date, bénévoles associatifs : il y a aussi, à Croix-Rouge, des bonnes volontés qui ont envie de participer à la rénovation, de donner leur avis et d’apporter leur expertise d’usagers aux urbanistes et architectes. Ouf !

Anne  DESPAGNE -et Antoine PARDESSUS

 Extrait de l'union du 17/10/2018

  

    

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Le boulevard Henry-Vasnier profondément transformé

Il n’avait pas subi de réfection depuis longtemps. Ce boulevard, situé au cœur   du secteur inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, va être entièrement repensé.


Sur ce secteur classé au patrimoine mondial de l’Unesco, il s’agit de repenser l’espace : « Il en va de l’image de Reims », indique Laure Miller. A.B.

CALENDRIER DU CHANTIER

*.- DU 5 AU 9 NOVEMBRE : les arbres alignés, dans la portion située entre la place Gouraud et les rues du Commandant-Marin-la-Meslée et Goïot, seront abattus.

*.- À PARTIR DU 12 NOVEMBRE : place aux fouilles archéologiques.

EN DÉCEMBRE, réfection provisoire des voiries.

*.- 2019 : place à la phase 1 du chantier. (Les découvertes archéologiques à venir influeront sur le planning d’intervention). Coût : 672 000 €.

2020 : phase 2, le tronçon entre les rues Goïot/Marin-la-Meslée et le boulevard Pasteur. Coût : 960 000€.

Deux ans et plus d’1,6 M€. Le chantier qui va prochainement commencer devrait contribuer à donner une nouvelle physionomie à cette partie de la ville. « Le boulevard Henry-Vasnier est une voie nationale (N51). Au 1 er janvier, elle tombe sous le giron de la communauté urbaine, dans le cadre de la rétrocession des portions intra-urbaines N51 et 44. Nous avons anticipé en programmant sa réfection dans la mesure où cette voie, tout comme la place Gouraud, en avait vraiment besoin » , fait savoir Laure Miller, adjointe au maire en charge des espaces publics.

Avec 30 000 véhicules/jour, « c’est une voie très utilisée par les Rémois qui s’en plaignent depuis de trop nombreuses années » . Il y a urgence à intervenir : « Faisant partie d’un secteur inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, il nous appartient de soigner la zone, il en va de l’image de Reims. »

Pas question de se contenter du remplacement de la couche de roulement, la voie est entièrement repensée : « Il s’agit d’une rénovation totale des trottoirs et des banquettes de stationnement. »De larges bordures de trottoirs en granit, pose de pavés en granit également au niveau des entrées…« On ne touche pas aux réseaux enfouis. » Ils sont en bon état. L’élue de détailler : « Nous maintenons un couloir dans chaque sens et un couloir de tourne à gauche au niveau de la rue du Commandant-Marin-la-Meslée et à hauteur de la place Gouraud. Nous maintenons évidemment les aménagements cyclables déjà existants. » Au vu du coût, « nous réalisons ces travaux en deux tranches, 2019 et 2020. »

LUTTE CONTRE LE STATIONNEMENT ANARCHIQUE ET ABATTAGE DES ARBRES

Bordant le boulevard, des arbres. « Il y a 65 marronniers qui ont un peu plus de 60 ans avec un état phytosanitaire moyen. Au regard des travaux d’envergure qui concernent tant la chaussée que les trottoirs, nous ne pouvons les conserver. » L’abattage commencera le 5 novembre.

L’alignement des arbres est classé et sera donc préservé, pour autant, la Ville ne souhaite pas remettre des marronniers. « Nous allons expérimenter une plantation en mélange, basée sur 3-4 variétés d’arbres différents. Ce serait une première à Reims. » Voilà pour le côté verdure. « Nous sommes déjà dans un secteur très végétalisé » , fait remarquer l’élue.

Le boulevard Henry-Vasnier est certes verdoyant mais aussi envahi par les voitures qui occupent le moindre espace de macadam disponible. La mairie souhaite cadrer tout ça : « Le stationnement sera clarifié par rapport à la situation actuelle avec une vraie démarcation entre la partie stationnement et la partie trottoir, ce qui devrait, en conséquence, éviter le stationnement anarchique » , indique Laure Miller.

Seule inconnue au tableau : « Nous ne savons pas précisément quand vont pouvoir commencer les travaux dès lors que nous sommes soumis aux fouilles archéologiques. Mais une chose est sûre, ils ne commenceront pas avant le début 2019. »

LA STATUE DU GÉNÉRAL D’ERLON RESTAURÉE ?

Arnaud Robinet avait évoqué, il y a quelques mois, l’idée de dépoussiérer la statue de Jean-Baptiste Drouet d’Erlon, que l’on doit au sculpteur Louis Rochet, qui fut d’abord érigée sur la place du même nom avant d’être transférée le 31 juillet 1903 à l’angle des boulevards Victor-Hugo et Henry-Vasnier. « La rénovation de la statue n’est pas tranchée , précise finalement Laure Miller, d’autant qu’elle est comprise dans le périmètre qui sera traité au cours de la seconde phase du chantier, soit en 2020. 

LA RAISON DES FOUILLES

Selon le diagnostic archéologique, le site nécessite des fouilles. La zone est traversée par l’enceinte urbaine du Haut Empire au-delà de laquelle on sait la présence d’une nécropole. C’est aussi sur ce secteur que repose l’enceinte médiévale. «La nature et la volumétrie des fouilles seront en fonction des premiers sondages et des recommandations des services de l’État » , précise la municipalité. « Des fouilles effectuées localement, sur les banquettes de stationnement et sur l’espace vert de la place Gouraud (du côté du square Saint-Nicaise). »

Des fouilles qui se répartissent en neuf tranchées de 10 mètres de longueur.

Aurélie BEAUSSART

 Extrait de l'union du 17/10/2018

  

    

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Port COLBERT

Mue en vue au port Colbert
Quel avenir pour le port Colbert ?

Démolitions aux Grands moulins 

 

  

    

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 Mue en vue au port Colbert

Un protocole était signé, hier, dans le cadre d’une reconversion de la zone du port Colbert, incluant le site des Magasins Généraux. Rendez-vous dans un an pour le rendu.


 Autour des anciens Magasins Généraux, c’est tout le site Colbert qui va trouver une nouvelle physionomiC.
B Sivade

D’abord, les faits : un « protocole partenarial » a été signé, hier, entre la Ville, le Grand Reims et Kaufman& Broad, une entreprise de construction et de développement immobilier, dans le cadre de la reconversion du port Colbert, et plus précisément le site des Magasins Généraux.

Concrètement, Kaufman & Broad dispose désormais d’un an pour faire au Grand Reims, propriétaire du terrain, une « proposition » , selon le mot de Catherine Vautrin, la présidente de l’agglomération.

La société, présidée par Nordine Hachemi, devra d’ici là lancer des études de sols, d’urbanisme ou encore d’implantation tout en discutant avec les acteurs concernés par la conception de ce futur quartier. Si la « proposition» venait à être validée, Grand Reims vendrait alors le terrain à Kaufman& Broad. À quel prix ? Aucun chiffre n’a été communiqué. « Toutes les parcelles n’ont pas été chiffrées .Mais si, à terme, nous venions à céder le foncier, ce ne serait pas à l’euro symbolique ! » , plaisantait Mme Vautrin .

Selon un scénario idéal, le renouveau du port Colbert et des Magasins Généraux deviendrait réalité d’ici quatre ans

Un permis de construire serait ensuite déposé, préambule nécessaire à un chantier XXL. Si le scénario idéal se prolongeait jusqu’à son terme, le renouveau du port Colbert et des Magasins Généraux pourrait devenir réalité «d’ici quatre ans . Il faut à peu près un an pour un permis de construire, deux ans pour construire, un an pour développer », estimait M. Hachemi, venu pour l’occasion avec de nombreux collaborateurs.

L’AMBITION DE BÂTIR UN QUARTIER DE L’INNOVATION AVEC NEOMA ET L’ESAD

Ville et Grand Reims n’ont pas manqué de saluer l’accord paraphé hier, y voyant « un véritable coup d’accélérateur » en vue de la « métamorphose » de cette « verrue historique » de 200 hectares, située dans un « secteur stratégique » , à l’ouest de Reims, en limite de Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux. Ce n’est plus tout à fait un scoop : le tandem Catherine Vautrin-Arnaud Robinet ambitionne d’y bâtir un «quartier de l’innovation » en implantant notamment, au-delà de l’inévitable triptyque logements-commerces -services, deux de ses fleurons : l’école de management Neoma et l’École supérieure d’art et de design (Esad). Des « industries créatives et culturelles » seraient également concernées, au premier rang desquelles le Bloc, déjà à l’initiative de Quartier Libre, qui investirait les Magasins Généraux. Ne pas raser ce bâtiment totem fait partie des recommandations formulées par la collectivité à Kaufman & Broad.

Arnaud Robinet avait déjà rappelé qu’un milliard d’euros serait investi jusqu’en 2020 dans des projets de développement. « Nous aurons réglé un certain nombre de sujets friches depuis maintenant quatre ans : la Sernam, le port Colbert, la BA 112, l’hôtel Tassigny , se félicitait le maire. C’est un nouveau quartier que nous voulons donner, en incluant la reconquête des berges du canal – comme nous allons le faire de l’autre côté avec Rives de Vesle. » À ses côtés, Catherine Vautrin estimait que « dans une ville qui compte 40 % de logements sociaux, nous devons trouver un équilibre en travaillant avec des porteurs de projets. Ainsi, nous pourrons renforcer l’attractivité de notre territoire, anticiper son avenir. » Et d’envoyer un petit scud pour la route à l’ancienne équipe socialiste qui avait acquis ce terrain « sans projet particulier. Si j’étais un peu provocatrice, je dirais que le vrai sujet était d’éviter qu’il ne soit envahi par des nomades. »

HISTOIRE D’UN PORT

Le nouveau port, qui deviendra port Colbert lors de la création de la zone industrielle du même nom, fut creusé en 1925, mais la darse ne sera mise en service qu’en 1948. Alors que le canal de l’Aisne à la Marne était en service depuis 1862. À proximité de ce port, raccordé par embranchement spécial au chemin de fer, de nombreuses entreprises s’installent progressivement dans les années 1950 : Charbons Kronberg, PUM, constructions métalliques Giroux, grues Zeimett, Béton-Prêt, Antar Gaz ainsi qu’un atelier de réparations de péniches et bateaux. Aujourd’hui, la darse est propriété des voies navigables de France et fait l’objet d’un contrat de concession avec la chambre de commerce jusqu’en octobre 2022.

Au-delà de ce périmètre, une démarche d’étude urbaine et prospective a été initiée en 2016 afin de dégager les grands principes d’une mutation urbaine. « Le secteur situé dans la continuité du quartier Clairmarais jusqu’au site des Magasins Généraux a été identifié comme prioritaire pour enclencher cette mutation en profondeur », annonçait hier le Grand Reims dans un communiqué.

 Mathieu LIVOREIL

Extrait de l'union du 26/09/2018

 

 Quel avenir pour le port Colbert ?

   La communauté urbaine du Grand Reims, en lien avec la Ville, mène une réflexion depuis 2 ans pour la reconquête de cette zone industrielle, en perte de vitesse. De nouvelles études techniques vont être prochainement lancées pour définir le contour de ce nouveau quartier.


Vue aérienne depuis le toit des Magasins Généraux : 5 hectares où la Ville et le Grand Reims souhaitent faire cohabiter activités autour de l’innovation, écoles, logements, mais aussi commerces.

 
L’ambition : créer un nouveau quartier avec, en pôle d’attractivité principal, la requalification du site des anciens Magasins Généraux, avec un patrimoine architectural préservé. Le projet urbain prévoit aussi la reconquête des berges du canal et la création d’une nouvelle voie de circulation.

1 - UNE ZONE STRATÉGIQUE INDÉNIABLE

Ce secteur industriel dit « port Colbert », est en perte de vitesse depuis plusieurs années : les friches s’additionnent. Peugeot est parti à la Croix-Blandin, le garage Beccue s’est installé à Bétheny, les Magasins Généraux ont fermé, les Verreries mécaniques de Champagne (VMC) ont quitté les lieux.

Ce dont il est question : reconquérir cette zone « de près de 200 hectares, située en porte d’entrée ouest de la ville et limitrophe des communes de Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux » , commente Nathalie Miravete, adjointe au maire de Reims en charge de l’urbanisme.

Une zone qui ne manque pas d’atouts : « Elle est dotée d’une excellente desserte autoroutière, ferroviaire et fluviale. »

Définie d’intérêt communautaire par délibération, le 21 décembre 2017, la reconquête de ce secteur est d’abord passée par le lancement« d’une étude urbaine et prospective afin de dégager les grands principes d’une mutation urbaine à court, moyen et long terme », poursuit Nathalie Miravete.

L’orientation retenue : « La création d’un nouveau quartier, adossé à la reconquête des berges du canal et à la création de polarités actives autour du patrimoine industriel préservé » , précise Nathalie Miravete.

Une zone prioritaire d’aménagement a été définie : « Un sous-secteur compris dans la continuité du quartier Clairmarais jusqu’au site des anciens Magasins Généraux. »

2 -  LA LOCOMOTIVE : LE SITE DES ANCIENS MAGASINS GÉNÉRAUX

« C’est après une rencontre avec Quartier libre, dans ses anciens locaux, que l’idée a germé, il y a environ trois ans. On s’est dit, avec la présidente, qu’il y avait bien un quartier à Reims qui pourrait accueillir toutes ces activités tournées vers l’innovation » , explique le maire, Arnaud Robinet. Le site des anciens Magasins Généraux, appartenant à la collectivité, est rapidement pressenti. Avec la volonté affichée de conserver le bâtiment emblématique, situé en cœur d’îlot.

Sur cette superficie d’environ 5hectares, il s’agit d’aménager un pôle dédié à l’innovation en y installant « l’école supérieure d’art et de design (ESAD), la CCI souhaite y implanter le campus Neoma. Et Quartier libre pourrait aussi s’y implanter » , détaille Arnaud Robinet.

Lundi soir, le conseil municipal a donné le feu vert au maire pour signer un protocole partenarial avec la société Kaufman et Broad. « Cet opérateur immobilier français a fait état à nos deux collectivités de son vif intérêt pour être acteur du développement du secteur, indique Arnaud Robinet. Ce partenariat va permettre un coup d’accélérateur. L’opérateur doit prendre en charge le coût des études prévues sur 12mois. Elles doivent permettre de savoir ce qu’il est possible de faire sur cette parcelle. On aimerait aussi y implanter de l’offre commerciale et des logements. »

3 - DEUX GROS PROJETS IMMOBILIERS DOIVENT AUSSI ÉCLORE

Dans le viseur également de la Ville et du Grand Reims, deux friches appartenant à des propriétaires privés, qui sont situées non loin des anciens Magasins Généraux, au bord du canal. « L’ancienne concession Peugeot appartenant à Montroyal et le terrain vague où était implanté auparavant Jacob Delafon, devenu propriété de Brooks, énumère le maire. On est vigilants. Ce n’est pas à moi de dévoiler l’aménagement envisagé par ces deux opérateurs immobiliers sur ces zones stratégiques mais on suit l’évolution des choses de très près. On souhaite avoir une vision globale, une sorte d’unité et de complémentarité sur toute cette zone allant du quartier Clairmarais, toujours en pleine extension, jusqu’au site donc des anciens Magasins Généraux. »

Côté calendrier, Arnaud Robinet l’admet volontiers : « La transformation de cette zone industrielle va prendre de longues années : il s’agit d’un vrai projet urbain, réinvestir un espace conséquent. Mais on souhaite amorcer la requalification avec l’aménagement de la friche des anciens Magasins Généraux. »

Objectif affiché : que le vaste projet de réhabilitation de ces 5 hectares dédiés à l’innovation soit sur les rails avant la fin du mandat.

200 HECTARES

La zone industrielle dite du « port Colbert » compte près de 200 hectares. Elle est coincée entre le quartier Clairmarais et les communes de Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux

UNE NOUVELLE VOIE SERA PERCÉE

L’un des enjeux de la transformation de cette partie de ville est aussi « l’aménagement d’un boulevard inter-quartier structurant » , annonce le maire, Arnaud Robinet. « La reconquête des berges passe par un réaménagement complet des abords du canal de l’Aisne à la Marne. Un peu à l’instar de ce qui a été réalisé de l’autre côté (NDLR : la Coulée Verte). » Et de poursuivre : « La proximité de l’eau est un élément important dans notre ville, qu’il faut donc valoriser. On va percer une nouvelle voie qui va traverser ce nouveau quartier, de part en part, toujours en parallèle du canal, et qui passera ainsi par les friches Jacob Delafon et des anciens Magasins Généraux afin de pouvoir aménager cette partie de berges », pour les déplacements doux et les loisirs.

3 QUESTIONS à


Catherine VAUTRIN
Pdte du Grand REIMS

Une requalification au long cours

Quelle est la situation à votre arrivée aux commandes de Reims Métropole ?

En 2014, on se retrouve avec la friche des Magasins Généraux sur les bras, achetée par l’ancienne municipalité sans projet rattaché. Nous avons dû aussi finaliser l’achat d’une friche plus importante (12 ha), près du port : l’ancienne verrerie, (le site OI). La promesse de vente a été signée par nos prédécesseurs.

Quel est l’enjeu ?

Trouver une utilité à ces friches : on a lancé des études prospectives pour avoir les idées plus claires. Le cabinet Martin Duplantier a mené des études. On a décidé, avec la Ville, de travailler en sous-secteurs. Notre idée est d’assurer une continuité avec le centre-ville. Cette zone forme aussi la couture avec Saint-Brice-Courcelles et Tinqueux. Le réaménagement du port Colbert est aussi d’intérêt communautaire parce que nous avons les compétences logement et enseignement. D’ailleurs, jeudi, au conseil communautaire, une délibération portera sur la signature de ce même protocole avec l’opérateur immobilier Kaufman et Broad sur des études de faisabilité.

Et quel avenir pour le site OI ?

À l’heure où je vous parle, il n’y a rien de figé. Mais si vous me demandez ce que j’aimerais y voir, je vous répondrais une cité-jardin du XXI e siècle. Il y a du travail : ce site industriel lourd est fortement pollué. La transformation de tout le port Colbert est un sacré défi, un vrai enjeu pour l’après 2020.

HISTOIRE D’UN PORT

Le nouveau port, qui deviendra port Colbert lors de la création de la zone industrielle du même nom, fut creusé en 1925, mais la darse ne sera mise en service qu’en 1948. Alors que le canal de l’Aisne à la Marne était en service depuis 1862.

À proximité de ce port raccordé par embranchement spécial au chemin de fer, de nombreuses entreprises s’installent progressivement dans les années 1950 : Charbons Kronberg, PUM, constructions métalliques Giroux, grues Zeimett, Béton – Prêt, Antar Gaz, un atelier de réparations de péniches et bateaux…

Aujourd’hui, la darse est propriété des voies navigables de France et fait l’objet d’un contrat de concession avec la chambre de commerce, jusqu’à fin octobre 2022. Une trentaine d’entreprises recourent encore aujourd’hui au transport fluvial.

FACE À FACE DANS L'HÉMICYCLE


Eric Quénard et Arnaud Robinet ont opposé leurs arguments

Lundi, au conseil municip?I, la délibération sur l'aménagement du port Colbert a suscite des échanges entre le maire Arnaud Robinet et Eric Quenard (PS).

UN PROJET DE REQUAUFICATION DÉJÀ PENst PAR ~ANCIENNE MAJORITÉ ?

Eric Quénard : « L'ensemble de la zone du port Colbert, jusqu'aux anciennes VMC; avait été identifié par le projet Reims 2020 comme une zone stratégique permettant d'assurer le développement de Reims sur les 50 prochaines années, tout en permettant une requalification des abords du canal, le développement d’activités innovantes et la, construction de logements écologiques. C'est parce que nous avons cette vision « moyen et long terme que nous avons acheté au fur et à mesuré les différentes emprises industrielles qui se libéraient. Il s'agissait de constituer une réserve foncière. (...) Cette maitrise du foncier vous permet de lancer un projet que nous avions nous-même désigné. »

Arnaud Robinet de répondre : « Je respecte vos positions, vos arguments et votre vision des choses mais je suis assez étonné. Il serait intéressant de reprendre les arguments de l'époque concemant l’achat des friches dans le secteur. Ce n'était pas du tout pour porter une vision d'aménagement du territoire. Derrière, il y avait aussi des pressions sur certaines entreprises, notamment Arcelor et 01 qui avaient décidé de quitter notre territoire mais je vous en suis gré. Ce qui est important en tout cas, c'est que nous portons un projet d'aménagement, de réappropriation des berges du canal et que nous travaillons avec l'ensemble des propriétalfes privés du secteur. »

DIVERGENCES SUR lA MÉTHODE

Éric Quénard s'étonne : « La méthode que vous proposez est étonnante ». En général, les collectivités optent pour « une mise en concurrence des opérateurs susceptibles d'être intéressés. Cela permet à la fois de sélectionner le meilleur projet et d'obtenir le meilleur prix. » Et de poursuivre : « Une concession d’aménagement conclue au terme d'une procédure transparente et-de mise en concurrence avec un opérateur à qui les risques sont transférés est la forme qu'adoptent généralement les collectivités qui lancent des projets équivalents à celui dont il s'agit aujourd'hui. Mais vous faites le choix de conclure un protocole, c'est·à-dire juridiquement un contrat, à une société qui se voit accorder une exclusivité totale. Certes, la promesse de vente n'est considérée que comme éventuelle. Mais dans le délai de douze mois prévu par les études, la collectivité s'interdit d'autoriser toute autre société de faire des études en parallèle, c'est-à·dire d'être en mesure de formuler des propositions alternatives ... Que se passera-t-il au bout de douze mois si le projet ne convient pas ou s'il n'y a pas d'accord sur le prix ? Vous recommencerez la procédure avec une autre société pour une nouvelle période de douze mois ? »

Arnaud Robinet de balayer d'un revers de main tout l'argumentaire : « Ce n'est pas une concession d'aménagement mais un protocole partenariat. Ce qui est intéressant c'est que l'opérateur va prendre en charge financièrement toutes les études techniques et autres. » Et d'ajouter : « Pour l'aménagement de l'ancienne caserne Colbert, c'est ce même modèle que vous avez choisi. »

 Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 26/09/2018

Démolitions aux Grands moulins

La passerelle des Grands moulins et un ancien silo ont disparu du paysage.


Il y a du changement dans l’un des plus gros moulins de France: l’ancienne passerelle et l’ancien moulin ont disparu du paysage.M.D.

Les automobilistes sont nombreux à tourner la tête en circulant sur l’avenue Brébant, le long du canal, à hauteur de la rue Vernouillet. Et pour cause : ces dernières semaines, il y a du changement du côté des Grands moulins de Reims ! La passerelle, « vieillotte » , a été rayée de la carte. Tandis qu’un silo a aussi totalement disparu du paysage. Et le directeur d’exploitation du site, Michel Coquelet, prévient : d’ici peu, les quelques bouts de murs encore debout seront complètement rasés.

En réalité, ces travaux étaient prévus de longue date. Ils auraient dû être réalisés en 2015, en même temps que la démolition de l’ancien moulin désaffecté, décidée pour des raisons de sécurité, expliquait le 19 juin de la même année dans nos colonnes M.Coquelet. Ainsi déclarait-il à l’époque qu’ « avec son vieillissement, des morceaux menaçaient de tomber » . Morceaux qui « auraient pu blesser quelqu’un car il y a de la circulation autour de ce moulin » , abîmé par la pluie et la neige.

L’augmentation, imprévue du coût de la démolition de l’ancien moulin, en 2015, a obligé à repousser celle de l’ancien silo à farine

Mais l’augmentation, imprévue, du coût de cette démolition, à l’époque, a obligé l’entreprise à repousser celle de l’ancien silo à farine, qui a enfin pu être lancée cette année.

Une fois que table rase sera totalement faite du passé, devrait pousser, sur le site, un atelier de levain déshydraté. Une construction de 22 mètres de haut, pour une superficie de près de 1 300 m ². C’est du moins ce qu’indique le permis de construire en date du 13 juillet dernier placardé sur le mur d’enceinte des Grands moulins, côté rue Vernouillet. Car difficile d’en savoir plus pour le moment sur cet ouvrage, dont la construction devrait faire sans nul doute, elle aussi, tourner les têtes.

Marion DARDARD

Extraits de l' union du 11/08/2018

  

    

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 Rêves de Vesle

 Le projet Rives de Vesle, prévu en 2022 à la place de la concession Renault Pont   de Vesle, a été présenté mardi aux habitants. La transformation s’annonce spectaculaire.


L’architecte a présenté des premières images du futur quartier, qui pourra encore évoluer. Le permis de construire sera déposé le 30 octobre. Quartus / Jean-Michel Jacquet

 La démolition de la plus ancienne concession du centre de Reims, envisagée en 2019, devrait s’accompagner d’une métamorphose comparable à celle de la friche Sernam. Le projet Rives de Vesle, avec ses 700 logements, son hôtel 4 étoiles d’une centaine de chambres, ses 3500 m 2 de commerces ou encore son auberge de jeunesse, est annoncé pour le second semestre 2022.

NI DORTOIR, NI CENTRE COMMERCIAL

Ses contours ont été présentés en avant-première aux habitants, mardi soir, lors du conseil de quartier. Les acteurs de cette transformation estimée à 116 millions d’euros, financés à 70 % par le promoteur parisien Quartus et à 30 % par le propriétaire de la concession, Michel Schuller, ont montré le futur ensemble à quelques dizaines de Rémois. On y découvre, comme annoncé (L’Union des 12 avril, 20 juin et 26 juillet), un projet « mixte » , « ni dortoir, ni centre commercial » . Les 690 logements prévus sont variés : la moitié à vendre et 80 à louer, ainsi qu’une résidence d’étudiants, une résidence « jeunes actifs » et une résidence seniors. À cela s’ajoutent une auberge de jeunesse et un hôtel, des salles de coworking et de sports urbains. Un mail piéton traversera les immeubles, qui culmineront à 28 mètres de hauteur côté Vesle, débouchant sur une place et des berges réhabilitées.

Le promoteur veut, pour sa première réalisation rémoise, « que le quartier vive » . Après avoir sondé la population (lire par ailleurs), il a imaginé plusieurs services. L’objectif, résumait Quartus cet été, est de « rapprocher ce quartier du centre-ville » . Une ambition qui devrait rapidement franchir plusieurs étapes : le permis de construire sera déposé le 30 octobre, et la démolition du garage est annoncée pour le printemps.

Des bars et des restaurants


Une vue, présentée mardi, de l’intérieur du quartier.
Jean-Michel Jacquet

 Durant trois mois, un sondage a permis aux internautes d’exprimer «leurs attentes et leurs besoins. »  Les résultats ont été présentés : 1248 personnes se sont exprimés, dont 79 % fréquentent le quartier. Concernant les attentes, pour un sondé sur trois, il faut des « bars et restaurants » , devant les équipements culturels et les magasins d’alimentation. Pour les services, voici le trio de tête : retrait de colis, produits frais et locaux, services postaux. Quartus promet 3500 m2 de commerces, une conciergerie servant de local associatif et un « food-court » : une terrasse commune à divers restaurants, ouverte sur la place et les berges.

Guillaume LÉVY

 Extrait de l'union du 17/10/2018

  

    

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Les chantiers qui vont changer la face des quartiers Reims

De l’égliseSaint-Maurice, en passant par la rue de Sébastopol ou la place de Fermat,   visite de chantiers qui vont radicalement changer la physionomie de certains quartiers.

À Orgeval, place de Fermat, la fameuse rampe d’accès, terrain de jeu des deux-roues, va être détruite dès mercredi. Elle sera remplacée par une rampe plus étroite.À terme, l’objectif est de démolir les immeubles sur pilotis. La difficulté de l’opération repose dans une multitude de propriétaires avec qui il faut négocier.
Remi Wafflart


Alors que la rénovation de la façade de l’église Saint-Maurice s’achève, un autre chantier s’annonce: celui de la place Museux, avec le retour attendu du marché.Remi Wafflart

Ce n’est peut-être pas la plus belle église rémoise, mais Saint-Maurice a cette particularité d’être véritablement unique. Sa façade est classée aux Monuments historiques, tout comme son orgue de Cavaillé-Col, bien plus précieux que celui de la cathédrale, puisqu’étant le seul orgue classé sur toute l’agglomération rémoise. Hier matin, l’heure était à l’inspection du dernier chantier en cours, celui de la façade nord, rue Saint-Maurice, qui vient tout juste d’achever sa cure de jouvence, après celle de la façade occidentale (place Museux), rénovée courant 2016-2017. Ne reste plus qu’à attendre les six derniers panneaux du vitrail historique de la façade occidentale, actuellement entre les mains du maître-verrier, pour voir achevée cette rénovation d’un coût global de 1 162 500 euros. Un travail relativement complexe dans la mesure où une simple gravure en noir et blanc, format A4, témoigne de ce qu’était le vitrail original.

Si le chantier de la rénovation extérieure de l’église Saint-Maurice touche à sa fin, la transformation de cet îlot repris par la Ville est loin d’être achevée. « La municipalité d’Adeline Hazan avait pris la décision de lancer pour 70 millions d’euros la restauration des façades du collège des Jésuites, pour Sciences Po. Lors de mon arrivée à la mairie, j’avais aussitôt pris celle de ne pas laisser en l’état l’église Saint-Maurice , rappelle Arnaud Robinet, maire de Reims. Elle était dans un état déplorable, on ne pouvait pas la laisser comme ça… Maintenant, quand on entre à l’intérieur, on se dit qu’il faut également faire quelque chose. Il va donc falloir lancer une étude pour déterminer l’ampleur des travaux à mener. Une fois qu’on a commencé, il est difficile de ne pas continuer…»

LE RETOUR DU MARCHÉ SUR LA PLACE MUSEUX

S’il faudra attendre encore quelques années avant que ne démarre cette indispensable restauration, les riverains n’auront en revanche pas à patienter longtemps pour apprécier la transformation à venir de la place Museux.

Le chantier archéologique devrait démarrer dans les prochaines semaines (le choix des candidats est en cours) pour s’achever en avril2019. Les travaux s’engageront dans la foulée avec une livraison prévue fin 2019. Il est question de jeux d’eau sur la place, avec un parvis traditionnel en pierre naturelle. Une œuvre d’art viendra agrémenter le tout. « L’artiste n’a pas encore été retenu , confie le maire. En revanche, nous pouvons annoncer à terme le retour du marché sur la place Museux. Ce sera une vraie place de village. Des arbres seront également plantés au niveau du parking à vélo»

Autre quartier, autre chantier d’ampleur : celui de la place de Fermat à Orgeval. L’ambition d’Arnaud Robinet, maire de Reims, et de Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, est de conduire cette rénovation au cœur d’un îlot entouré de quatre copropriétés privées… en 18 mois.

Cette place est une priorité absolue. Il s’agit d’un aménagement qualitatif et concerté, qui complétera l’offre nouvelle autour de la place de-Beauvoir
Arnaud Robinet, maire

Une première phase d’aménagement est en cours, celle d’un espace vert de proximité avec jeux pour enfants, espaces de repos, bacs support de jardinage collectif, mur végétalisé et rampe pour les personnes à mobilité réduite dans la partie située en contrebas de la dalle desservant commerces, mairie de proximité et logements collectifs. Un budget d’un peu plus d’un million d’euros est ainsi mobilisé pour ce chantier prévu jusqu’en mars 2019.

« Cette place est une priorité absolue », insiste le maire. Pour la Ville et le Grand Reims, l’enjeu en matière d’urbanisme est de réaliser« un aménagement qualitatif et concerté, qui complétera l’offre nouvelle autour de la place Simone-de-Beauvoir ». En effet, aménagée dans le cadre du précédent programme de rénovation urbaine, elle accueille la maison de quartier Gallieni, des commerces et services, la maison médicale, une salle municipale et des logements collectifs.

À noter que la fameuse rampe, tant décriée par les habitants car régulièrement utilisée comme terrain de jeu par les deux-roues, va être détruite et reconstruite de façon à ce que plus aucun engin à moteur ne puisse s’y défouler. Les travaux vont démarrer ce mercredi. La nouvelle rampe sera terminée pour la mi-décembre.

Une dernière phase sera la démolition de ces petits immeubles sur pilotis, la difficulté étant la présence d’une multitude de propriétaires qu’il va falloir convaincre et accompagner. En parallèle, les bailleurs préparent des travaux de démolition, reconstruction et réhabilitation de leurs logements sociaux pour les secteurs Charpentier, Jean-XIII et Poincaré, dans le cadre du nouveau programme de rénovation urbaine, à la signature imminente.

Vers une Ambiance faubourg, rue de Sébastopol


La circulation sera désormais en sens unique rue de Sébastopol.Remi Wafflart

Autre visite de chantier, hier matin, celle de la rue de Sébastopol, comprise entre la place Marguerite-Rousselet et l’avenue Jean-Jaurès. Actuellement, sont réalisés la rénovation des réseaux d’eau potable et d’assainissement, des branchements nouveaux pour un immeuble et la rénovation complète de la voirie et des trottoirs. Coût de l’opération en cours : un million d’euros, le tout en concertation avec les riverains qui ont notamment été consultés sur le sens de circulation.

C’est ainsi, au regard des difficultés actuelles en raison de l’étroitesse de la chaussée, qu’il a été décidé de ne plus faire droit à la circulation en double sens, mais de créer un sens unique depuis la place Marguerite-Rousselet vers l’avenue Jean-Jaurès pour « une circulation apaisée, » précise Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims.

Ce chantier d’ampleur illustre le volontarisme de la ville de Reims qui, depuis 2014, mobilise un budget annuel moyen de plus de 10millions d’euros, hors interventions au titre de la politique de la Ville. Cette orientation a été reprise depuis le 1 er janvier 2017 par le Grand Reims. Ce qui permet la transformation d’un certain nombre de voies particulièrement détériorées en faubourg depuis plus de 30 ans.

LES AUTRES POINTS

UN MILLION D’EUROS POUR L’ÉGLISE SAINT-MAURICE

Taille de pierre, charpente, couverture, vitraux… Le coût global de la restauration de la façade de l’église Saint-Maurice se porte à 1162 500 € TTC, dont 398 000 € TTC pour la façade occidentale (place Museux) et 734 000 € TTC pour la façade nord, rue Saint-Maurice. Dans ces travaux, il faut inclure la restauration du vitrail de la baie centrale pour 45 500 € TTC et la réfection de la moitié de la toiture de la nef.

UN MILLION D’EUROS POUR LA RUE DE SÉBASTOPOL

La rénovation de la rue Sébastopol, entre l’avenue Jean-Jaurès et la place Marguerite-Rousselet, va coûter 1 010 400 € TTC. Cela comporte la rénovation du réseau d’eau potable et d’assainissement pour 644 000 € HT, des conduites d’eau potable pour 129 600 € TTC, des branchements eaux usées avec terrassement pour 32 400 € TTC, du réseau des eaux usées pour 43 200€ TTC. Les travaux sont « très contraints » du fait d’un immeuble en construction dans la rue, d’autres travaux de réseaux en parallèle et d’une école à l’angle de la rue. La rénovation complète de la voirie se monte à 366 000 € TTC. La fin du chantier est prévue en décembre.

TRAVAUX RÉCENTS ET À VENIR DANS LE SECTEUR DE L’AVENUE JEAN-JAURÈS

Le chantier de la rue de Sébastopol correspond au traitement de la dernière des rues les plus détériorées du secteur puisque n’ayant pas bénéficié de rénovation depuis plus de 30 ans. D’autres rues ont déjà été reprises : rue du Chalet, entre les rues Dizi et Lefèvre pour 272 000 € TTC en 2015, rue Prieur-de-la-Marne (entre le boulevard Jamin et la place Marguerite-Rousselet) pour 450 000€ TTC en 2016, boulevard Jamin (côté impair) pour 520 000 € TTC en 2016, boulevard Jamin suite (côté pair) pour 490 000 € TTC en 2017. D’ici 2020, on verra la fin de la rénovation de la rue du Chalet, pour un budget estimé à 500 000 €TTC environ.

Des plantations à venir place de Fermat 


Au total, 400 arbustes, rosiers, plantes vivaces seront plantés dans ce cœur d’îlot.Remi Wafflart

La première phase de la rénovation de la place de Fermat a démarré fin juillet 2018 pour s’achever en mars 2019 (budget de 1,04 M€ TTC), selon un programme établi en concertation avec les habitants, les conseils citoyens lors de balades urbaines puis de réunions publiques. Il est notamment question de l’aménagement qualitatif de la place de Fermat avec un traitement de la partie basse en jardin de cœur d’îlot.

À ce jour, les terrassements ont été réalisés et sont encore en cours sur la place basse, soit 5 900 m 2 . Ces jours-ci, les plantations existantes seront mises en jauge, près de l’immeuble Coubertin 3. Elles seront plantées définitivement au printemps dans divers endroits du site de manière à les réutiliser dans le futur aménagement. Au total, 400arbustes, rosiers, plantes vivaces seront plantés dans ce cœur d’îlot (au printemps). En revanche, des arbres vieillissants dont deux situés au niveau du futur espace de jeux pour enfants seront abattus. Il s’agit de 16 arbres au total, considérés comme malades ou dangereux pour les passants. À noter que 10arbres seront maintenus en place dont les tilleuls. En effet, ces derniers offrent un beau volume de végétation avec une hauteur de 10mètres environ. En février-mars, 4 nouveaux sujets, des arbres à haute tige, seront également plantés.

 Caroline GARNIER

 Extrait de l'union du 16/10/2018

  

    

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 Neoma et l’Esad aux magasins généraux

La reconquête du port Colbert sera un des dossiers du conseil municipal lundi soir.


L’école de design et Neoma vont s’installer aux Magasins généraux.

 C’est la rentrée pour les élus du conseil municipal qui vont se retrouver lundi en séance. Parmi les nombreuses délibérations au menu (75 au total), nous en avons sélectionné trois, un protocole de partenariat avec un opérateur immobilier pour les Magasins généraux, le contrat de délégation pour la future salle événementielle et la dénomination du parvis de l’hôtel de ville : esplanade Simone-Veil.

1 - MAGASINS GÉNÉRAUX

Le Grand Reims avec la Ville a lancé depuis 2016 une réflexion pour reconquérir le secteur industriel rémois dit port Colbert. Il est envisagé la création d’un nouveau quartier de référence, adossé à la reconquête des berges du canal, à l’aménagement d’un boulevard interquartiers.

Au cœur de ces 200 hectares, le site de cinq hectares des Magasins généraux est considéré comme prioritaire. Il est notamment destiné à accueillir un nouveau pôle urbain qualitatif mixant établissements d’enseignement supérieur (Neoma et École supérieure d’art et de design), industries créatives et culturelles (dont Quartier libre), nouveaux logements, commerces et services associés.

Et à ce sujet, la délibération lundi soir a pour objet d’autoriser à signer un protocole de partenariat avec le Grand Reims et un opérateur immobilier, la société Kaufman et Broad, intéressé pour être acteur du développement du secteur.

2 - SALLE ÉVÉNEMENTIELLE

L’annonce a déjà été faite, mais la délibération lundi soir pourrait susciter un vrai débat. Il s’agit d’approuver le choix du groupement Eiffage pour assurer le financement, la conception, la construction, l’entretien, la maintenance et l’exploitation de la grande salle événementielle. Le service public ainsi concédé intégrera également la restructuration et l’exploitation du parc des expositions ainsi que la rénovation et l’exploitation du centre des congrès. Deux candidats avaient été admis à présenter une offre, mais une seule a été remise. Parmi les critères d’attribution avancés, on trouve la qualité de l’exploitation, le niveau des contributions publiques mobilisées ou l’insertion architecturale et paysagère.

3 - ESPLANADE SIMONE-VEIL

Cela avait été annoncé. Une délibération aura pour objet lundi de nommer le parvis de l’hôtel de ville esplanade Simone-Veil, véritable figure de paix, Reims étant aussi le berceau de la paix et de la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Une idée qui tenait au cœur de Simone Veil, une des plus fidèles promotrices de la construction européenne. C’est tout naturellement que son nom sera désormais associé symboliquement au monument emblématique de la ville, une mairie détruite mais qui renaîtra après-guerre.

Yann LE BLÉVEC

Extrait de l'union du 22/09/2018

  

    

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Attention aux grands travaux ce printemps

Les travaux du parvis de la mairie débuteront mi-avril, ceux des Hautes Promenades un mois plus tard; Cela ne sera pas sans conséquences dans la vie quotidienne des Rémois, en termes de stationnement et de circulation entre autres.


Les Tavaux pour le futur parvis de la mairie vont débuter à la mi-avril la circulation dans le secteur s'en trouvera perturbée.

DERNIÈRE FOIRE DES FORAINS

Les forains vont tenir leur dernière foire de Pâques au niveau des Hautes Promenades. À cette occasion, ils devraient avoir droit de rester un peu plus longtemps. Ils pourront stationner leurs manèges du 30 mars au 1 er mai. Après, ce ne sera plus possible. D’où la proposition de la Ville de délocaliser ces fêtes foraines au niveau du site de l’ancien Nautilud, proposition que pour l’instant les forains refusent..

D’ici quelques semaines, le printemps va faire pousser les engins de chantier dans la cité des sacres pour deux réalisations importantes. Cela concerne le futur parvis de la mairie (d’un coût de 6,5 millions) et les Hautes Promenades (18 millions d’euros pour l’ensemble des Promenades). Les deux aménagements auront lieu de manière quasiment concomitante. Les travaux pour la place de l’hôtel de ville devraient débuter mi-avril et ceux des Hautes Promenades mi-mai.

« Pour le parvis de la mairie, les entreprises sont retenues, mais on ne les a pas encore rencontrées. Donc on ne connaît pas encore en détail les mesures qui seront prises au niveau de la circulation », confie Laure Miller adjointe au maire en charge des espaces verts, des espaces publics et de l’écologie urbaine.

On communiquera le moment venu pour que les gens ne soient pas pris au dépourvu. On va aussi accompagner les commerçants
Laure Miller

On sait tout de même que le chantier sera terminé en octobre 2019. Plusieurs phases sont prévues, la première (en plus du parvis) concernera une partie de la rue de Mars, l’angle au niveau de la rue de la Prison-du-Baillage et la rue Jean-Jacques-Rousseau. La seconde (en plus du parvis), une partie de la rue du Général-Sarrail, et la troisième (en plus du parvis), une partie de la rue Thiers et de la rue Jacquin.

Évidemment, il ne sera pas possible de circuler sur la place de l’hôtel de ville (quand on vient de la place du Forum par exemple). La rue de Mars sera également sans doute impactée, de même que la rue du Général-Sarrail qui pourrait se retrouver en sens inverse. « On communiquera le moment venu pour que les gens ne soient pas pris au dépourvu. On va aussi accompagner les commerçants » , assure Laure Miller. Pour le stationnement, qui ne sera plus possible sur la place de la mairie, elle ajoute que les gens peuvent se stationner derrière la mairie, sur le parking du Boulingrin ou le parking en ouvrage de l’hôtel de ville.

Concernant les Hautes Promenades, pour l’heure, les plis ne sont pas ouverts, cela devrait être le cas fin mars. L’objectif est de poser les barrières de chantier autour de ces promenades à la mi-mai. Une vraie communication va être mise en place sur ces panneaux de chantier, un peu comme pour l’ex Sernam, évoquant notamment l’histoire des Promenades. Ici, l’enjeu est important puisque ce sont deux cents places de stationnement environ qui vont être rayées de la carte. Pour ce faire, il est prévu un parking provisoire de remplacement le long des Hautes Promenades. La barre d’immeuble désaffectée, appartenant à Reims habitat et située au début du boulevard Joffre (NDLR : 2, 2bis et 4), va être prochainement rasée. Cela aura le mérite de supprimer une verrue ancienne et de permettre la mise en place d’un parking provisoire. Sauf que ce dernier ne sera ouvert qu’en septembre, soit trois mois après le début des travaux des Hautes Promenades. « On espère qu’en période estivale le besoin en stationnement est un peu moins important » , glisse Laure Miller. Par ailleurs, pendant la durée des travaux des Hautes Promenades, le parking de trois cents places des Basses Promenades restera accessible. Rappelons en effet que ce chantier des Hautes Promenades doit durer jusqu’en juin 2019. Il est ensuite prévu celui des Basses Promenades, mais ce sera après la fin de ce mandat municipal.

UN PROJET DE PARKING SOUTERRAIN SUR LES BASSES PROMENADES

Une seconde phase qui rappelons-le prévoit la réalisation d’un parking souterrain. « Celui-ci est à l’étude technique. » Tout comme sur le site de l’ancien Sernam, il est encore programmé la réalisation d’un parking silo de 554 places en 2020. Le tout doit donc compenser les pertes de places de stationnement au niveau des Promenades. « Un endroit qui sera tout de même plus joli sans voiture », justifie Laure Miller.

Le futur parvis de la mairie


48 places de parking vont être supprimées.

Le futur parvis de la mairie n’aura plus grand-chose à voir avec l’actuelle place de la mairie, sorte de gigantesque carrefour-parking où la circulation est anarchique. Le réaménagement a été confié au groupement mené par l’agence Gissinger et Tellier architectes du patrimoine. Le futur parvis a été pensé comme un espace de rassemblement polyvalent, théoriquement capable d’accueillir, sur près de 2 000 m 2 , une exposition, un concert, une commémoration ou encore un jardin éphémère. Pour cela, le rare mobilier urbain qui y sera disposé sera mobile et démontable, y compris les potelets qui encercleront la zone piétonne. Le tout sur des pavés non glissants ont juré les architectes. L’éclairage sera assuré par six mâts de grande hauteur, équipés de projecteurs orientables, et disposés aux angles de la place.

Par conséquent, la voiture ne sera (presque) plus la bienvenue, en témoigne la suppression de 48 places de parking. La vitesse sera limitée à 30 km/h. En outre, la nouvelle configuration entraînera des modifications concernant le sens de circulation de certaines rues, Rousseau, Pouilly, par exemple. En parallèle, l’hôtel de ville, dont les toits tombent en lambeaux, sera réhabilité. Brûlé en mars 1917 lors de la Première Guerre mondiale, reconstruit en 1928, ce bâtiment n’a pas, depuis 90 ans, connu de lifting d’envergure.

La renaissance des Promenades


Des fouilles ont déjà eu lieu au niveau des Hautes Promenades en janvier.

 Patrimoine arboré classé, les Promenades vont donc faire l’objet d’une transformation profonde. Si trois cents arbres seront coupés, cinq cents autres seront replantés pour réorganiser l’espace et redonner aux Promenades toute leur place au cœur de la ville. Hautes et Basses Promenades seront réunifiées. Des promenades piétonnes seront recréées. Le projet alternera ombre et clairières, le tout vivant autour d’une thématique forte : l’eau. Des bassins de brumes, des miroirs à jets, des grands jets… ponctueront la déambulation. L’esplanade de la Porte de Mars sera transformée en un parvis mettant en valeur l’arc de triomphe. La diversité des ambiances proposées, le végétal, la présence de l’eau, la diversité des éléments de mobilier (kiosques, bancs) offriront des espaces différents que chacun pourra se réapproprier.I

LES AUTRES POINTS

LES ÉCOLIERS ASSOCIÉS AUX PROMENADES

Concernant les Promenades, la municipalité a fait appel aux écoles de la ville. Une vingtaine d’écoles ont d’ores et déjà participé et des classes de 3 e cycle sont allées sur les Promenades. Sur place, ils ont évoqué la biodiversité, le rôle des arbres. Après, il leur sera proposé un petit concours sur le thème de «Dessine moi un arbre ». Les plus beaux dessins seront ensuite affichés en grand sur les panneaux de chantier des Promenades. Et les enfants reviendront in fine sur les Promenades.

DES CAVITÉS DÉTECTÉES PLACE DE LA MAIRIE

Aucun lien avec les travaux du futur parvis. Deux cavités ont été détectées récemment au niveau de la place de la mairie. Des travaux ont été entrepris afin de mettre en place un regard pour pouvoir surveiller ces deux caves régulièrement. Pour l’heure, c’est la veille qui est privilégiée au lieu d’un comblement par injection de coulis de béton ou introduction de résine.

DES ARCHÉOLOGUES AU NIVEAU DES HAUTES PROMENADES

Au mois de janvier, des diagnostics ont été réalisés au niveau des Hautes Promenades, précédant la phase éventuelle de fouilles pour savoir si le sous-sol ne recèle pas de trésors enfouis. Huit tranchées d’une dizaine de mètres sur deux de large et 1,5 mètre de profondeur ont été percées. Les archéologues n’ont pas eu de surprise. Les sondages ont mis en évidence un fossé médiéval bien connu. Les archéologues ont aussi redécouvert des fossés d’implantation d’arbres qui rappellent d’anciens aménagements paysagers ou des vestiges de sols extérieurs (terre battue et matériaux de démolition).

  Extrait de l'union du 26/02/2018

  

    

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Un regard pour surveiller les cavités

La Ville réalise des travaux au niveau du périmètre de sécurité au pied de la mairie pour scruter les cavités.

 
Le chantier vient de commencer. Il s’agit de créer un regard pour surveiller les deux cavités détectées.
M.D. 

Place de l’Hôtel-de-Ville, les briques en plastique rouges et blanches qui délimitaient le périmètre de sécurité ont laissé place à de hautes palissades de tôle. Derrière, les pavés ont été ôtés, et le sol, creusé. Pourquoi donc ?

On se souvient qu’en juillet 2016, une zone, plus vaste que celle subsistante, avait été délimitée à la hâte après qu’une « importante anomalie » souterraine avait été décelée par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Des expertises qui faisaient suite au double effondrement de la chaussée à deux pas de là, rue du Docteur-Jacquin, dû à la présence d’une cave mal comblée, fragilisée par le temps et la pluie.

Deux cavités décelées sous la place de la Mairie lors du diagnostic

De la rue de l’Arbalète à la place du Forum, en passant par la rue de Pouilly, aucun recoin n’avait alors échappé au gravimètre des spécialistes. C’est à cette occasion que cette mesure du champ gravitationnel de la terre avait permis de mettre en évidence des anomalies au pied de la mairie.

« Nous avons détecté deux cavités lors du diagnostic », a confirmé, samedi, l’adjointe aux espaces publics, Laure Miller, avant de préciser la nature des travaux en cours : « Il s’agit simplement de mettre en place un regard afin de pouvoir surveiller ces deux caves régulièrement. » Seront-elles comblées prochainement, par injection de coulis de béton ou introduction de résine, les deux solutions envisagées dans ce type de cas ? Pour l’heure, c’est la veille qui est privilégiée. Mais avec la refonte complète du parvis de l’hôtel de ville qui se profile… Pour sûr, le problème sera pris au sérieux. Les travaux de transformation de la place doivent débuter le mois prochain, avec une inauguration prévue en mars 2019.

Marion DARDARD

 Extrait de l'union du 26/02/2018

  

    

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38 rues ou places vont être rénovées cette année

C’est un budget de 11,7 millions qui est programmé en 2018 pour des travaux de voirie dans la cité des sacres, dont 77 % hors centre-ville.


Rue de la Maison-Blanche, les ouvriers ont attaqué la deuxième phase des travaux. L’heure est à la création des bordures de trottoirs. M.D.

7,7

C’est en kilomètres la distance de voirie qui sera rénovée en 2018, soit une surface de 91.000 m². Cinq kilomètres d’aménagements en faveur des deux-roues sont aussi prévus, pistes ou bandes cyclables, zones 30 ou zones de rencontre

« Ce sont les services notamment qui nous font remonter les rues qui sont abimées et il y en a beaucoup »
Laure MILLER, Adjte au Maire

La municipalité s’était engagée sur dix millions d’investissement chaque année en matière de voirie (le double par rapport au précédent mandat). Ainsi entre 2015 et 2018, 41,5 millions (hors rénovation urbaine) y seront consacrés. En 2018, ce sont 11,7 millions qui sont programmés. Cela concerne 38 rues et places « dont 77 % hors centre-ville », insiste la ville, taxée par l’opposition de ne penser qu’au centre-ville. Comment sont choisies justement les artères qui bénéficieront d’une intervention ? « Ce sont les services notamment qui nous font remonter les rues qui sont abîmées. Et il y en a beaucoup ! », précise Laure Miller, adjointe au maire en charge des espaces publics. Mais d’autres critères peuvent entrer en ligne de compte.« Les conseils de quartier peuvent également faire part de souhaits en la matière. » Et il y a aussi des choix de cohérence. « Quand des travaux d’assainissement sont programmés, on en profite en même temps pour réaliser la réfection de la chaussée.» Une même logique préside quand des travaux sont réalisés quelque part. « On en profite parfois pour faire des rues perpendiculaires, afin de ne pas déranger les riverains du quartier plusieurs fois. C’est le cas par exemple pour la rue de la Maison-Blanche. » Au bout du compte, c’est la Mairie qui réalise les arbitrages.

Tous ces travaux sont censés résorber des points noirs en matière de praticabilité. Cela concerne notamment quatre sites névralgiques en cours de rétrocession, la place Gouraud, le boulevard Henry-Vasnier, le boulevard Diancourt et la rue de Neufchâtel (lire par ailleurs). En 2018, seront encore lancées trois opérations d’ampleur que sont les réaménagements de la place Museux, des parvis de la basilique Saint-Remi et de l’hôtel de ville.

Tous ces projets de voirie répondent à plusieurs exigences. « À chaque fois que cela est possible, un projet de voirie mobilise l’expertise d’usage des riverains via la concertation. Pour certains travaux programmés, on a déjà envoyé des invitations. On prend aussi l’avis des conseils de quartier. » Après, le choix ne se fait pas non plus à la carte. « Généralement, on arrive avec des options. On explique qu’il faut tenir compte des contraintes réglementaires, la largeur de la voie, des trottoirs… On discute avec les riverains de la question du stationnement. C’est ce qu’on a fait notamment récemment pour la rue Gerbert », poursuit Laure Miller.

VITESSE LIMITÉE PLACE RENÉ-CLAIR

En 2018, l’aménagement de la place René-Clair donnera lieu à une concertation d’ampleur. En effet, entre le contexte très végétalisé du secteur Murigny, les usages très divers de cette place (commerces, stationnement, détente), les enjeux sont multiples. Le conseil de quartier devra arbitrer également entre la création d’une zone 30 ou une zone de rencontre (les piétons sont alors prioritaires et la vitesse limitée à 20 km/h). La première phase de travaux est estimée à près de 200.000 € pour fin 2018.

À noter également, la rénovation des placettes bordant la rue de Cernay. De 2015 à 2017, a été conduite la rénovation totale et qualitative de la rue de Cernay, un axe fréquenté. Un budget d’environ quatre millions a permis de rénover les réseaux souterrains, la chaussée, les trottoirs, de créer des terrasses devant certains commerces en coin de rue, avec une subvention du conseil départemental d’un million environ.

En 2018, trois placettes qui bordent cet axe seront rénovées à leur tour pour environ 700 000 €. Au programme : rénovation de chaussée et trottoirs, pose de pavés en grès sur les espaces piétons rue de l’Écu, place du 30-Août, place Jules-Ferry. Côté végétalisation, un arbre sera planté rue de l’Écu, et la place Jules-Ferry accueillera des jardinières.

30 MILLIONS AU NIVEAU DU GRAND REIMS

Ces investissements de voirie concernent la ville de Reims. Pour rappel, au niveau de la communauté urbaine du Grand Reims, ce sont environ 30 millions qui doivent être consacrés à la voirie chaque année (entretien compris).

Les travaux qui étaient prévus par les communes ou les précédentes intercommunalités seront réalisés et un calendrier sera établi jusqu’en 2020.

Les ex-nationales au programme

Si certaines voies n’ont pas eu droit à leur cure de jouvence depuis toutes ces années, c’est parce qu’elles n’appartenaient pas à la Ville. Mais en 2018, la situation va changer. Enfin, le dossier des rétrocessions va avancer. Il en est ainsi notamment pour la place du Général-Gouraud, alias le carrefour Pommery, au cœur d’un site inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Si le transfert de cette voirie nationale à la collectivité ne devrait être officiel que début 2019, un accord a été trouvé sur la soulte et sa rénovation est d’ores et déjà programmée, par anticipation, pour juillet-août (notre édition du 10 janvier). La chaussée sera entièrement refaite pour environ 300.000 € avec réduction des parties dédiées à la circulation. Histoire de mieux percevoir les trajectoires à suivre pour emprunter l’itinéraire choisi. Des aménagements périphériques seront réalisés les années suivantes.

Deux des artères de la place – les boulevards Henry-Vasnier et Diancourt –, elles aussi ex-nationales, auront également droit à leur lifting cette année. La première pour 200 000 € ; la seconde pour 300.000 € avec, en plus de la rénovation de la couche de roulement, des renforcements structurels à certains endroits.

Notons que la rue de Neufchâtel, départementale, fera aussi partie du programme de réfection, et ce, par étapes, jusqu’en 2020. Cette année, ce sont près de 800 000 € qui seront investis pour offrir à cette voie pénétrante une chaussée et des trottoirs rénovés entre le boulevard Robespierre et la rue du Commandant-Arnaud.

Aménagement  de trois places publiques

En 2018, sont donc également lancées trois opérations très importantes. Cela concerne le réaménagement de la place Museux, du parvis de la basilique Saint-Remi et celui de l’hôtel de ville. Il s’agit de trois projets complexes et à enjeu fort pour la ville. 6,4 millions seront ainsi investis pour le parvis de l’hôtel de ville. Ce projet débutera en mars 2018 et il devrait devenir réalité au printemps 2019. Le futur parvis a été pensé comme un espace de rassemblement polyvalent, capable d’accueillir, sur près de 2 000 m 2 , une exposition, un concert, une commémoration ou encore un jardin éphémère. Pour cela, le mobilier urbain y sera mobile et démontable, le tout sur des pavés non glissants. Par conséquent, la voiture n’est presque plus la bienvenue en témoignage la suppression de 48 places de parking. Et la vitesse sera limitée à 30 km/h. Pour le parvis de la basilique Saint-Remi, 4,5 millions seront investis avec également des travaux qui s’échelonneront de 2018 à 2019. Enfin, pour la place Museux, le chantier doit se terminer fin 2018 pour un coût d’1,3 million d’euros.

PRISE EN COMPTE DES USAGERS À DEUX-ROUES

La Ville assure que la préservation des deux-roues fait partie des exigences avant chaque projet. En 2018, cinq kilomètres de voies cyclables (pistes, bandes, zones 30 ou de rencontre) seront créés. Pour relier le secteur Ouest de la ville et le centre-ville, la création d’une voie cyclable dans chaque sens, rue de Venise, est actuellement à l’étude. La ville revendique au total 139 kilomètres d’aménagements : 19,3km de pistes cyclables, 27,3 km de bandes cyclables, 67 km de zones 30 et 860 m de zones de rencontre (les voitures y roulent plus lentement, respectivement 30 et 20km/h). Les double sens cyclables (12km) offrent la possibilité aux cyclistes d’éviter les grands détours en leur permettant d’emprunter les rues à sens unique en contresens. Les couloirs mixtes bus-cycles (3km) évitent aux cyclistes d’être gênés par les automobilistes. Enfin, les voies vertes représentent 12 km.

3 Questions à


Antoine PRIEUR
Pdt de l’Asso VEL’OXYGENE

On veut être associés à la réflexion globale

Gouraud, Vasnier, Diancourt, Neufchâtel… Quatre points névralgiques vont être rénovés en 2018, avez-vous été associés aux réflexions ?

Non, nous n’avons pas d’informations sur ces quatre chantiers. Nous avons d’ailleurs profité de notre assemblée générale, mi-janvier, pour demander à l’adjointe aux espaces publics Laure Miller à ce que l’on soit associés de manière régulière sur les questions de voirie. Il faut que ça se mette en place. On attend une réponse. On doit se voir prochainement pour définir les modalités de nos rencontres. On espère bien être associés, en amont, à la réflexion globale concernant les projets de rénovation de voirie, pas que sur les points de détail qui poseraient problème.

La Ville annonce la création de 5 km de voies cyclables. Êtes-vous satisfait ?

Voie cyclable, ça ne veut pas dire piste cyclable. Je rappelle que seuls 2 km de pistes ont été réalisés depuis le début du mandat. Ce qui est faible par rapport aux investissements de voirie, 10 millions d’euros par an selon les chiffres de la mairie. Il faut voir ce que l’on met derrière ce terme de voie. Est-ce que ce sont des kilomètres qui existent déjà et qui sont pris en compte dans la rénovation ? Ou est-ce que ce sont des créations ? Sous quelle forme ? Des kilomètres de voies cyclables ne veulent pas forcément dire nouvel aménagement. Quant au choix de celui-ci, cela dépend des situations. Boulevard Henry-Vasnier par exemple, on préconise une piste sur la partie haute, c’est ce qui serait le plus adapté.

La Ville lance une étude pour une voie cyclable rue de Venise. Qu’en pensez-vous ?

Ce serait bien, là encore, que l’on soit associés à l’étude. Faire une voie cyclable rue de Venise, ce serait intéressant car aujourd’hui, c’est compliqué et on a besoin d’axes comme celui-ci, structurants. Je ne peux qu’encourager la Ville à étudier la chose. Il faut voir ce qui en ressort.

Marion DARDARD zt Yann LE BLÉVEC

 Extrait de l'union du 31/01/2018

  

    

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Un Sernam peut en cacher un autre

La rue de Brimontel et celle de la 12e Escadre d’Aviation longe une friche SNCF pour laquelle un projet se dessine. Des logements et des commerces sont envisagés


Pour l’heure, un premier triangle de 8000 mètres carrés le long de la rue de Brimontel serait concerné.

La Ville de Reims, le Grand Reims et SNCF immobilier, viennent de signer un protocole foncier (L’union de mercredi). Cela concerne le projet de Reims Grand centre, mais pas uniquement. L’idée est aussi de se concerter sur les projets urbains menés par la SNCF. « Nous souhaitons être à l’écoute des collectivités » , confirme Laurent Fèvre, directeur territorial Grand Est au niveau de SNCF immobilier.

On cherche un partenaire à qui vendre le terrain, mais avec des contraintes bien définies
Laurent Fèvre, SNCF immobilier

C’est ainsi que le protocole porte également sur le « petit Sernam », une friche SNCF le long de la rue de Brimontel et de la rue de la 12 e Escadre d’Aviation (dans le secteur de Neufchâtel). « Il s’agit d’une zone de dix hectares environ pour laquelle nous étudions un projet de reconversion » , poursuit Laurent Fèvre. Cela commencerait par une partie de cet espace, un triangle de 8 000 mètres carrés, soit 0,8 hectare (entre la rue de Brimontel, la Maurice-Genevoix et la rue de La Husselle). « On cherche un partenaire à qui vendre le terrain, mais avec des contraintes bien définies. »

L’idée est notamment de conserver l’aspect nature des lieux, le côté un peu cité jardin. SNCF immobilier a reçu plusieurs projets qui vont être discutés avec Reims et le Grand Reims. Le choix pourrait être fait d’ici la fin de l’année. « Ce n’est que la première pierre néanmoins d’un projet plus ambitieux » à l’échelle de l’ensemble de la friche et donc des dix hectares. Ce qui ferait naître une sorte de nouveau quartier. « Il serait temps. On se sent isolé ici. On n’a même plus de ligne de bus » , témoigne une riveraine.

Pour l’heure, au niveau du triangle concerné, les projets porteraient plutôt sur des logements, individuels ou semi-individuels. Le souhait est de permettre l’installation de primo accédants, des familles notamment. Des commerces de proximité seraient aussi envisagés.

Yann LE BLÉVEC

 Extrait de l'union du 21/10/2017

  

    

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La place Museux, cœur du quartier Saint-Remi,va se refaire une beauté d’ici 2019

Arnaud Robinet a annoncé la réfection de la place Museux. D’ici la fin 2019, terrasses, fontaines et arbres y seront implantés. En attendant, le marché va faire son retour.


L’enjeu de l’aménagement pour la municipalité : amener de la verdure, de l’eau, une œuvre d’art et surtout de la vie sur cette place - Perspective Grand Reims

Cette petite placette est vraiment le cœur du quartier. Alors que la rénovation de l’ancien collège des Jésuites arrive à son terme et que l’église Saint-Maurice est en cours de restauration, on ne pouvait pas laisser la place dans son état actuel. » Arnaud Robinet, le maire de Reims, a dévoilé lundi soir au conseil de quartier Saint-Remi/Barbâtre/Verrerie, les contours de la rénovation de la place Museux. Un chantier d’un an qui avoisinera 1,4M€.

1 - Redonner de la vie à la place

« L’idée est de permettre l’installation de terrasses de café et de restaurants mais aussi d’y organiser des évènements culturels comme des concerts par exemple », expose le maire de Reims qui annonce  : « Le marché va regagner rapidement la place Museux ». L’annonce provoque des applaudissements. Il devrait s’étendre d’ailleurs sur la rue Saint-Maurice. Les habitants du quartier, visiblement ravis, réitèrent leurs applaudissements lorsque le maire précise  : « Sur la place, fini le stationnement, ce n’est pas sa vocation. » La municipalité explique être en pourparlers avec la cité administrative, située non loin de là, pour récupérer quelques emplacements de stationnement.

Sur la place Museux, ainsi entièrement libérée de tout véhicule, la municipalité a prévu deux rangées d’arbres et deux fontaines rectangulaires, « à l’image de celles installées rue Buirette. » Une œuvre d’art devrait aussi faire son apparition. Quel artiste ? Quel thème ? « Rien n’est arrêté pour l’instant. »

2 - Un aménagement qualitatif de près d’1,4M€

La place sera en dalles de grès ocre mixées avec de la pierre naturelle bleue. Les bordures et caniveaux seront en granit.

Les pavés bombés de la rue Saint-Maurice vont par contre rester. Une annonce qui n’a pas fait l’unanimité dans l’assistance. L’éclairage public, vieillissant sur ce secteur, va être repris. Le Grand Reims participera à hauteur de 905 400 € et la Ville financera le reste soit 402 300 €. Un budget qui n’englobe pas tout le travail de mise en lumière ni le coût des fouilles archéologiques qui pourraient être prescrites.

3 - Un chantier d’1 an susceptible d’être retardé

Le démarrage des travaux est programmé pour octobre 2018, avec une livraison pour octobre 2019, sous réserve des prescriptions archéologiques, précise les services techniques de la Ville

« Ces travaux, on ne les espérait plus »

Camille Mangin, président de l’association Renaissance de Saint-Remi :  « On attendait depuis très longtemps. Et on voyait les aménagement réalisés, il y a quelques décennies, mal vieillir. On espérait, on sensibilisait les municipalités diverses mais rien ne se produisait. Ces travaux, on ne les espérait plus. Alors, on ne peut que se réjouir  : ce sont deux projets majeurs pour le quartier. C’est une grande satisfaction pour nous. Ces aménagements donnent la part belle aux arbres et petits espaces de verdure et c’est une bonne chose. Le parc attenant à la basilique va devenir un vrai joyau. La municipalité a mené une réflexion très aboutie. »

Marie-Françoise Millet, membre du conseil de quartier : «  Je déplore la suppression du mur végétal, l’abattage des Tilleuls même si d’autres essences d’arbres vont être replantées et j’espère que la cabine «  toilette publique  » ne va pas rester. »

Roger Copitet est né dans le quartier, un jour de février 1932. Il a vu « la rénovation de la basilique, la requalification des abords dans les années 60 », les barres pousser durant la décennie suivante. Il fut aussi le premier co-animateur du conseil de quartier : « Cela va contribuer à mettre enfin en valeur la basilique Saint-Remi ainsi que l’église Saint-Maurice mais il faudrait faire davantage, valoriser la voie des sacres, organiser des visites pour mettre en avant toutes les richesses historiques du quartier ou en installant des panneaux... Il faut faire aussi un vrai travail auprès des touristes afin de les sensibiliser aux richesses de la basilique. »

La voie des sacres enfin valorisée ?

Cela fait quelques années que trois hommes militent pour que le cheminement entre la cathédrale Notre-Dame et la basilique Saint-Remi, autrement dit la voie des sacres soit enfin mis en valeur. Jean-Marie Beaupuy, ancien adjoint à la culture, Bernard Poret, président des Amis de la cathédrale et Camille Mangin, président de l’association Renaissance de Saint-Remi ne sont pas les premiers à souhaiter valoriser ces 1 500 m de cheminement (rue Chanzy et puis rue Gambetta).

Déjà sous la mandature de Jean-Louis Schneiter, un aménagement était dans les cartons mais il ne s’était traduit au final que par l’installation de quelques réverbères. L’idée générale est de donner à ces 1500 m de tracé, une dimension à la fois historique, culturelle, touristique, ludique et éducative. Arnaud Robinet l’a annoncé lundi soir, la mise en valeur de la voie des sacres va être lancée, sans donner pour autant un calendrier précis : « Un projet d’envergure. Il faut redonner de la splendeur à cette voie et pas seulement en reprenant la chaussée. » À suivre donc.

Aurélie BEAUSSART

Extraits de l' union du 13/09/2017

  

    

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Le quartier Saint-Remi entame sa mue

Hier soir, les esquisses  de la requalification des abords de la basilique ont été dévoilées. Une réalité d’ici 2020


L’enjeu, explique la Ville, est de recréer un parvis qualitatif et prestigieux, de permettre le cheminement et de transformer ainsi le site en un lieu de vie.

L’ESSENTIEL

DEPUIS 1 AN ET DEMI, la municipalité travaille sur un projet de requalification des abords de la basilique Saint-Remi, avec les services de la DRAC et de l’architecte des Bâtiments de France.

A LA SUITE DES DIAGNOSTICS ARCHÉOLOGIQUES prescrits par l’État, réalisés en fin d’année 2016 et début 2017, des inspections techniques visant à détecter d’éventuelles cavités souterraines ont été entrepris durant sept jours en juin.

INITIALEMENT ANNONCÉ EN OCTOBRE, le démarrage du chantier est repoussé à juin 2018 pour une livraison estimée à décembre 2019. Au préalable, finalement, des fouilles archéologiques sont programmées et se dérouleront dès mars 2018.

Le budget consacré à la requalification des abords de la basilique Saint-Remi s’élève à plus de 4,4 M€. La contribution du Grand Reims est de 2 341 000 €. La Ville financera le reste, soit 2.162.000 €

On est bien loin du projet initial, celui qui avait été présenté lors d’un précédent conseil de quartier en 2015 et qui consistait simplement à refaire le parvis. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, au même titre que le Palais du Tau et la cathédrale en 1991, la basilique Saint-Remi et ses abords ont triste mine. Arnaud Robinet, le maire de Reims, le concède volontiers : « On ne peut se satisfaire des aménagements actuels. » Dont les dernières modifications remontent au début des années 60.

1 - CE QUE PRÉVOIT LE PROJET

L’enjeu, explique la Ville, est de recréer un parvis qualitatif et prestigieux, en redonnant de la cohérence aux espaces publics, de permettre un cheminement, de transformer le site en un lieu de vie.

La requalification prévoit de supprimer les bosquets et autres petites haies ; de redresser la sinueuse rue Saint-Julien ; de déplacer les places de stationnement, collées à la basilique, de l’autre côté du futur tracé de la rue, à proximité donc de la résidence dénommée Abbaye de Saint-Remi. Cette rue sera placée en zone 30. « Une rue entièrement refaite en pavés plats comme ceux de la rue de Mars » , détaille Arnaud Robinet.

Au pied de la basilique, l’emmarchement va être retravaillé, agrandi. Le granit et les pavés en grès seront les principaux matériaux utilisés. Des jardinières et des assises fleuriront sur le parvis, « à l’image de ce qui a été réalisé récemment devant la bibliothèque Carnegie » , précise encore le maire.

En parallèle, le parc situé au pied de l’édifice, fortement connoté années 70, va être entièrement repensé. Des arbres vont être plantés : le gingko biloba le long de la rue Saint-Julien et le Charme dans le futur parking afin de rendre un aspect plus verdoyant à ce secteur.

2 - LE CALENDRIER DU CHANTIER

La première phase du chantier sera consacrée au redressement de la nouvelle voie Saint-Julien (le haut de juin 2018 à septembre 2018, le reste d’octobre 2018 à mars 2019). Deuxième phase : création du parking, d’avril 2019 à juillet 2019. Troisième phase : création du parvis (d’août 2019 à décembre 2019).

3 - LES MISES EN VALEUR DE LA BASILIQUE

« L’état sanitaire de la basilique Saint-Remi est préoccupant »,déplore Arnaud Robinet. L’édifice va faire l’objet aussi d’une restauration. « Mais le chantier est colossal. Il avoisine les 40 millions d’euros » , précise le maire. La municipalité souhaite faire appel au mécénat, dans les prochains mois afin que le chantier puisse démarrer.

En 2019, devrait être également étudiée la possibilité de rénover l’aile du musée Saint-Remi donnant sur le parc et qui est aussi en piteux état.

D’ici là, Arnaud Robinet évoque une mise en valeur de l’édifice différemment. « Dès l’été prochain, la basilique Saint-Remi bénéficiera d’un spectacle son et lumière sur ses façades ouest et sud, qui sera cadencé avec celui de la cathédrale, entièrement repensé. » Le spectacle Musique et Lumière qui se déroule durant l’été à l’intérieur de la basilique va également être remis au goût du jour.

Aurélie BEAUSSART

Extraits de l' union du 12/09/2017

  

    

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Le remplacement des pavés se poursuit place d’Erlon

Le remplacement des pavés débuté en 2015 a repris hier, côté impair, entre la rue Buirette et le boulevard Leclerc.


Les travaux sont repartis pour une nouvelle salve. Photographe: Hervé Oudin

L’ESSENTIEL

•.- Début février 2016, le chantier de dépavagè et repavage de la place d'Erlon débute.

•.- Un chantier au long cours qui s'étale sur trois ans. La Ville investit près de 860.000 € chaque année pour ces pavés. Au total, ce sont tout de même 12.500m2 de surfaces de pavés qui seront remplacés, sur trois ans donc.

•.- En 2018, il restera à traiter la place d'Erlon côté pair, entré le Boulevard du Général Leclerc et la fontaine Subé.

Ils sont en passe de devenir un très mauvais souvenir ! Les pavés en pierre bleue de la place d’Erlon très glissants par temps de pluie sont progressivement remplacés.

L’an passé, la première phase du chantier a été divisée en deux pour gêner le moins possible les restaurateurs et autres cafetiers. Les premiers pavés « tricolores » - car issus d’une carrière bretonne - ont ainsi été implantés au pied de la fontaine de la solidarité à l’angle avec la rue Condorcet (entre février et avril 2016 soit une surface traitée de 2.000 m2).

Le dépavage a débuté hier

Le chantier a été suspendu durant le printemps et l’été pour ne pas empiéter sur les célèbres terrasses de la place d’Erlon. En automne, la société rémoise Eurovia qui a obtenu le marché a ensuite traité, côté pair entre la rue de Thillois et la rue Buirette.

« En 2017, nous lançons la 2e phase de reprise des travaux de dépavage et repavage de cette place côté impair entre la rue Buirette et le boulevard du Général Leclerc », a expliqué ainsi Valérie Beauvais, dans un courrier adressé aux riverains de la place d’Erlon.

À ces travaux, s’ajoutent, comme lors de la première tranche, des travaux d’entretien de l’îlot central (qui a été consolidé en 2000), dans sa partie comprise entre la rue de l’Étape et le n°70 de la place d’Erlon.

«  Des dégradations sont observées et concentrées tout le long. Ces travaux permettront d’améliorer la sécurité des piétons », ajoute l’adjointe au maire en charge de la voirie.

Le dépavage a débuté hier, non loin du Continental mais aussi du bar l’Hemingway. Des travaux sur les réseaux d’eaux pluviales et d’électricité vétustes sont aussi programmés.

TROIS LIEUX DE TRAVAUX LES CINQ PROCHAINS MOIS

D'abord sur la partie comprise entre le boulevard du Général Leclerc et la rue de Chativesle : Première semaine de janvier, renouvellement de trois branchements d'eaux pluviales, puis du 9 au 27 janvier, renouvellement du réseau électrique. Ensuite du 23 janvier au 31 mars, reprise du pavage, (la durée comprend évidemment la dépose, le pavage et le temps de séchage des joints). Deuxième point de travaux, la partie comprise entre la rue de Chativesle et la rue Buirette : Dès la semaine prochaine et jusqu'à la fin du mois, reprise de sept branchements d'eaux pluviales. Du 6 février au 17 mars, travaux d'entretien du pavage de la partie centrale. Et du 22 mars au 9 mai, reprise du pavage (la durée comprend évidemment la dépose, le pavage et le temps de séchage des joints).

 Par anticipation, sur le côté pair, entre la rue de l'Étape et le boulevard du Général-Leclerc: du 1er au 8 février, reprise de 4 branchements d'eaux pluviales, Pendant la période de ces travaux, tous les moyens humains et matériels seront mis en œuvre afin de maintenir la circulation générale et l'activité économique (accès aux immeubles, véhicules de livraisons et de secours). Les accès aux commerces seront maintenus par des passerelles de franchissement.

 Aurélie Beaussart

Extraits de l' union du 17/01/2017

  

    

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Trois jours pour ausculter le sous-sol de plusieurs rues quartier Saint-Remi

Des inspections techniques vont vérifier la présence de cavités souterraines dans certaines rues de ce quartier rémois


Pour éviter un affaissement de chaussée, comme rue du Docteur-Jacquin en juin 2016, des inspections techniques vont se dérouler pendant trois, rues des Salines et Balsamie.

Ce n’est pas un chantier spectaculaire. Il n’impliquera d’ailleurs pas de travaux. Pour autant, à compter de mercredi et pendant trois jours, il sera pratiquement impossible de circuler et de stationner pendant la journée rue des Salines, rue et impasse Sainte-Balsamie dans le quartier Saint-Remi à deux pas de la rue du Barbâtre.

Des inspections techniques visant à vérifier la présence d’éventuelles cavités souterraines vont être entreprises, afin d’éviter les mauvaises surprises d’un effondrement brutal de la chaussée, comme ce fut le cas rue du Docteur-Jacquin en juin dernier.

Censées durer jusqu’à vendredi soir, ces mesures scientifiques nécessitent l’absence de bruit routier et de masses statiques, donc des véhicules en stationnement, d’où la fermeture desdites rues pendant l’intervention des techniciens. Ces mesures préventives sont réalisées en préparation de travaux de réaménagement qualitatif de ces voies programmés dans les prochaines semaines.

Circulation et stationnement interdits

La circulation et le stationnement des deux côtés seront de fait interdits ce mercredi de 14 à 19 heures, ainsi que jeudi et vendredi de 8 à 19 heures. Seul le cheminement des piétons sur les trottoirs, ainsi que l’accessibilité des secours seront maintenus.

Les causes des récents problèmes rencontrés rue du Docteur-Jacquin – la chaussée s’est affaissée à deux reprises les 8 et 19 juin en raison de la présence de caves non rebouchées – semblent remonter à la Première Guerre mondiale. À l’époque, cette rue, comme beaucoup d’autres, n’existait pas, une maison occupant l’espace actuel. « Le remblaiement des caves de cette maison n’a sans doute pas été impeccable. On a construit cette rue sur des voûtes certes solides mais qui, avec le temps et les récentes précipitations, ont été fragilisées », expliquait à l’époque Valérie Beauvais, adjointe au maire déléguée à la voirie, à la circulation et au stationnement.

C’est justement pour éviter ce genre de déboires que la Ville lance ces études préventives. Elles seront menées par le BRGM, le Bureau de recherches géologiques et minières, qui avait déjà été missionné pour prévenir tout autre risque d’effondrement dans le secteur de la rue du Docteur-Jacquin.

Caroline Garnier

Extraits de l' union du 11/01/2017

  

    

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Les abords de la basilique Saint-Remi réhabilités

D’importants travaux vont être engagés pour mettre en valeur ce monument inscrit au patrimoine de l’Unesco. Exit les bosquets, le parvis va être repensé pour créer un lieu de vie.

LES FAITS

*.- Depuis un an, la municipalité travaille sur un projet de requalification des abords de la basilique Saint-Remi, avec les services de la DRAC et de l’architecte des Bâtiments de France.

*.- Depuis septembre et jusqu’à la fin de l’année, des sondes archéologiques sont en cours.

*.- De mars à août 2017, des fouilles archéologiques seront menées sur tout le périmètre concerné par le réaménagement.

*.- En septembre 2017, si tout va bien, le chantier pourrait débuter. Il devrait durer deux ans.

On est loin du projet initial de 2015 évoqué lors d’un conseil de quartier et qui consistait à reprendre simplement le parvis. « Le projet sur lequel on planche depuis plusieurs mois est ambitieux. Tout le secteur de la basilique Saint-Remi devrait être requalifié », admet Valérie Beauvais, adjointe au maire en charge de la voirie, qui s’occupe, entre autres, du dossier. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco au même titre que le Palais du Tau et la cathédrale en 1991, la basilique Saint-Remi n’attire que 200 000 touristes par an. « Ses abords n’ont pas été repensés depuis les années 60 et il est vrai que l’agencement des lieux n’inspire pas à la déambulation. » La requalification prévoit de supprimer les bosquets et autres petites haies, de redresser la rue Saint-Julien et donc de déplacer les places de stationnement. «  Le parking est pour ainsi dire collé à l’édifice. Tout cela ne contribue pas à le mettre en valeur. » Avant que les tractopelles et autres marteaux-piqueurs ne prennent possession des lieux, « il y a encore pas mal d’étapes à franchir », concède Valérie Beauvais  : place d’abord aux fouilles archéologiques. Ensuite, l’aménagement sera présenté aux habitants du quartier. «   A priori, on commencerait par redessiner la rue Saint-Julien, élaborer de nouveaux parkings pour enfin terminer par la restauration du parvis. » Le choix de pavés de granit est évoqué. « Le projet définitif n’a pas encore été arrêté, on souhaiterait que la nouvelle place ne soit pas trop minérale, qu’il y ait de la verdure. » Une fois la requalification terminée, « on pourra se pencher sur la mise en valeur de la voie des Sacres, à l’heure actuelle, rien n’invite ou n’incite les touristes en visite à la cathédrale à se rendre à pied à la basilique via les rues Chanzy et Gambetta. »

Un bâtiment en mauvais état qui va être restauré

La restauration de ce site classé monument historique depuis 1840 va être engagée. La basilique, édifiée en l’an 1 000, est en très piteux état. Les dernières générations ont laissé la basilique se dégrader. Elle a triste mine. La mousse s’est incrustée sur la façade encrassée. Par endroits, la pierre est desquamée, les sculptures lessivées par la pluie ont perdu de leur relief.

Des études ont été menées en 2015 afin d’établir un diagnostic précis des travaux à mener comprenant notamment un relevé de photogrammétrie de la façade avec un laser 3D afin d’avoir une idée précise de l’état du bâtiment, ainsi qu’une étude sanitaire.

Et, il s’avère qu’il y a urgence, surtout côté toiture. La municipalité souhaite faire appel au mécénat pour mener à bien ce chantier d’un coût de 40 millions d’euros tout de même. On parle d’une fin de travaux pour 2020.

Aurélie Beaussart

Extraits de l' union du 20/12/2016

  

    

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Renouveau du sernam et dommages collatéraux à Reims

 Dans le cadre du projet du Sernam, le boulevard Jules-César va connaître de profonds changements. Il va falloir abattre des bâtiments au grand dam de certains propriétaires.


Des bâtiments des services techniques de la Ville jusqu'à l'habitation occupée par l’église évangélique, tous les bâtiments du boulevard Jules-César vont disparaitre. De même que celui du collectif des migrants

Abandonnée depuis dix ans, la friche du Sernam s'apprête à reprendre vie. Aujourd'hui, débarrassé de tout vestige de bâtiments, le site devrait accueillir d'ici à 2020 sur ses 6,7 hectares des « projets structurants pour la Ville »: une grande salle évènementielle, un complexe aqua ludique composé d'une piscine et d'une patinoire, des immeubles ou encore un parking en silo de 500 places sur cinq niveaux.

Afin de redessiner ce nouveau périmètre, il est également question de transformer le boulevard Jules César et de créer une nouvelle voie piétonne à l'arrière du monument aux morts ... Et pour ce faire, il va falloir démolir certains bâtiments. Du local technique de la municipalité jusqu'à l'habitation occupée par l’église évangélique, tous les bâtiments du boulevard Jules-César seront ainsi rasés. Ne resteront que le restaurant, à l'angle, le cabinet médical et la dernière bâtisse au bout du boulevard. De l'autre côté du monument aux morts, le bâtiment du collectif interculturel d'associations des migrants est également amené à disparaître.

« Tout va disparaître pour créer une route qui va venir du boulevard Lundy »

Amadéo Espinola

Si l'heure n'est pas aux expropriations, la Ville ayant entamé des démarches d'achats à l'amiable, l'annonce a fait grincer quelques dents, notamment chez AD Carrosserie Rémoise, où le patron Amadéo Espinola a appris la nouvelle par la rumeur. « Apparemment tout va disparaître ! je l'ai appris par des on-dit ! Il a fallu que je contacte moi-même les services de la mairie pour savoir ce qu'il en était. Ils sont venus me voir la semaine dernière. Ils m'ont confirmé que tout allait disparaître pour créer une route qui va venir du boulevard Lundy et traverser derrière le monument aux morts. Ils envisagent donc de racheter les murs, moi, je ne suis que locataire des murs. Ils ont pris mes bilans pour faire une proposition. Je n'en sais pas plus, je ne sais pas ce qu'il va advenir. J'attends des propositions concrètes pour envisager la suite. Là, je suis dans l'expectative. je suis installé ici depuis 1985. On est 7 à la carrosserie ... je ne sais pas quoi dire à mes gars. »

« On ne sait pas trop ce qui vase passer », confie la secrétaire de la carrosserie. « Comme tout le monde, j'ai entendu la rumeur… Ça fait 30 ans que je travaille là, je fais partie des murs. Je suis dans l'expectative. Aujourd'hui, j'ai un travail : je ne sais pas ce qu'il en sera demain ... »

LES PROPRIÉTAIRES PRÉVENUS PAR COURRIER

Même incertitude du côté de Philippe Rosa, pasteur de l'assemblée évangélique. « J'attends la suite des événements. Comme nous sommes propriétaires des murs, nous avons été prévenus par courrier de la situation et nous avons été reçus à la mairie pour pour présenter le projet. II va y avoir une nouvelle route avec une partie piétonne. Notre bâtiment, mangerait sur 5 mètres de cette route. On leur a demandé de décaler la route de 5 mètres; mais ça n'a pas été possible. A ce jour, ils nous proposent de nous racheter le bâtiment. Nous, nous leur demandons de nous trouver une surface équivalente avec une accessibilité équivalente. L'église évangélique existe à Reims depuis 64 ans. Nous sommes installés ici depuis 2000. Nous demandons à avoir cette même liberté d'aller et venir, de rester en centre-ville et d'avoir l'accès au tramway. Pour l'instant, nous n'avons aucune proposition. Pour tout dire, on espère vivement que le projet sera abandonné ! »

Pas de craintes en revanche du côté du collectif interculturel d'associations des migrants, dont les locaux devraient être transférés en rez-de-chaussée des nouveaux bâtiments cl venir. « On nous a assuré que nous resterions dans le secteur. » Quant aux services municipaux, on ne doute pas que la Ville saura leur trouver un emplacement adéquat.

LA VILLE ENTAME DES DÉMARCHES A L'AMIABLE

Dans le cadre du projet Reims Grand Centre, la Ville « recherche la maîtrise foncière de l'emprise du projet », explique-t-on en mairie. « Pour ce faire, elle a pris contact avec les intéressés pour convenir par voie amiable des conditions de libération de l'utilisation des lieux. » Et d'assurer que « la collectivité sera très attentive au maintien en de bonnes conditions des activités déplacées. »

Caroline Garnier

Extraits de l' union du 04/11/2016

  

    

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Pourquoi le trou est encore là rue Jacquin

 Le sous-sol, rue du Docteur-jacquin, peut être consolidé avec de la résine expansive. Pour ce faire, un marché à procédure adaptée doit être lancé. Ce qui prend, du temps.

De la résine expansive doit être injectée rue Jacquin. Pour ce faire, un marché à procédure adaptée est nécessaire. Remi Wafflart

L'ESSENTIEL

 •.- Les 8 et 9 iuin. la chaussée s'est effondrée rue du Docteur-Jacquin. En cause: une cave mal comblée, fragilisée par le temps et des pluies ~ abondantes, Un remblai classique routier a permis de réparer.

•.- En parallèle des expertises ont été conduites aux alentours par le Bureau de recherches géologiques et minières IBRGMJ pour prévenir d'autres risques d'effondrement.

•.- Les résultats ont mis en lumière une anomalie devant la mairie. Des forages vont être menés en octobre pour déterminer la nature du vide.

•.- Rue du Docteur Jacquin, le trou, qui avait été creusé non loin du 2ème effondrement pour observer le sol attend toujours d'être comblé. Un marché va être lancé.

On pensait les problèmes de la rue du Docteur Jacquin résolus, après la réparation du trou causé par un effondrement de chaussée début juin. Sauf qu'il suffit de se balader dans le secteur pour se rendre compte que çe n'est pas le cas; la cavité mise au jour dans le trottoir, entre Sushi Shop et Monop, à quelques pas du premier sinistre, n'est, elle, toujours pas rebouchée. Elle fait partie des « anomalies » décelées par le BRGM, le Bureau de recherches géologiques et minières, qui avait été missionné pour prévenir tout autre risque d'effondrement dans le secteur. Et la situation est en passe de durer encore un peu, au moins jusqu'à la fin de l'année, prévoit Valérie Beauvais, l'adjointe à la voirie qui ne « veut pas qu'on croie que c'est laissé à l'abandon ». Elle s'explique ; « C'est un peu plus long car nous devons lancer un marché à procédure adaptée - qui prend un plus de temps qu'un marché classique - estimé à 90.000 €. Les travaux consisteront à injecter une résine expansive jusqu'à 6 ou 7 mètres de profondeur, conformément aux préconisations du BRGM. Une résine qui gonfle très vite dans l'espace qu'on lui octroie et qui permet ainsi de constituer un « maillage » qui redonne toute son importance au sol. Il s'agit d'éliminer les vides par remplissage, la résine joue un rôle de compactage pour solidifier le sol », poursuit l'élue. « On s'avance vers des travaux qui vont être assez longs. » En attendant, elle prévoit d'informer par voie de notice les habitants et commerçants du quartier - autres que Sushi Shop et Monop', que ses services « voient régulièrement » sur l'avancement du chantier.

Bientôt des forages destructifs devant la mairie

Si la réparation du trou qui persiste rue du Docteur Jacquin risque de prendre du temps, Valérie Beauvais est plus optimiste concernant les sondages préconisés place de l'Hôtel-de-Ville. S'agit-il d'une importante cavité pouvant être comblée par injection de coulis de béton ? Ou de sols décompactés à renforcer grâce à la résine ? Seuls des « forages destructifs » permettront de savoir ce qui se cache derrière « l'anomalie » de 20 mètres par 15 détectée par le BRGM en juillet grâce au gravimètre, et d'agir en conséquence. « Nous avons un marché approprié au sein de la collectivité pour ce faire », précise Mme Beauvais. « Mais l'entreprise n'était pas disponible comme on le souhaitait et il y avait des points administratifs à régler. Nous avons dû reculer d'un mois les forages qui permettront de sonder ce qu'il y a en dessous. Ils seront réalisés à la mi-octobre. » Coût de l'opération: 14.000 €. Les résultats devraient être connus dans la foulée, pendant la seconde quinzaine d'octobre.

Extraits de l' union du 29/09/2016

Il y a bel et bien du vide sous la place de la mairie de Reims

Les expertises consécutives aux effondrements, rue Docteur-Jacquin, ont mis en évidence une « anomalie » devant l’hôtel de ville. Un périmètre de sécurité a été mis en place.

De la rue de l’Arbalète à la place du Forum, en passant par la rue de Pouilly, et jusqu’à la place de l’Hôtel-de-Ville, aucun recoin n’a échappé au gravimètre des spécialistes du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM).

L’organisme public basé à Reims avait été appelé à la rescousse par la Ville après les deux effondrements spectaculaires survenus rue Docteur-Jacquin au mois de juin, pour s’assurer qu’il n’existait pas d’autres risques aux alentours. « Les services ont été très vigilants », se félicite l’adjointe à la voirie, Valérie Beauvais. « Après le phénomène, on ne s’est pas contentés de regarder au-dessus du trou… »

Les résultats des études, qui ont duré environ trois semaines, sont tombés vendredi matin. Bilan : huit « anomalies » ont été détectées dans le secteur, « dont cinq gérables » et en passe d’être solutionnées, note Alain Bertolotti, directeur de la voirie à la Ville. Il en reste donc trois qui posent question, toutes localisées sur la place de la mairie. « Deux s’expliquent certainement par l’existence de caves anciennes, attenantes à des habitations », note Pierre Pannet, directeur territorial au BRGM. S’il émet un doute, c’est que ses équipes n’y ont pas eu accès lors de leurs investigations sur le terrain. « Nous allons faire une enquête de voisinage pour en savoir plus », prévient-il.

Place de l’Hôtel-de-Ville, en revanche, le problème est plus sérieux. Pour savoir ce qui se cache sous les pavés, et expliquer le déficit de densité, le BRGM va missionner une société pour faire une campagne de sondages, « cinq ou six » au total. Une opération qui ne demande pas plus de deux ou trois jours et dont les résultats pourraient être livrés dans la quinzaine suivante. Reste à savoir si l’entreprise est disponible en cette période estivale. De ce verdict dépendra le traitement : s’il s’agit d’un « gros vide », il sera comblé par injection de coulis de béton ; s’il s’agit de sols décompactés, on préférera introduire de la résine, comme cela est préconisé sous le trottoir devant Sushi Shop, en raison du nombre de réseaux à cet endroit.

En attendant, même si le risque est infime, un périmètre de sécurité a été installé par la Ville au pied de la mairie, neutralisant sept places de stationnement. Une zone de 20 mètres par 15, que Pierre Pannet compare au diamètre d’un impact d’obus du canon Grosse Bertha de la Première Guerre mondiale...

Extraits de l' union du 31/07/2016

 Un énorme trou s’ouvre sous un camion en plein centre-ville de Reims

Depuis cet incident, la circulation est totalement interdite de la mairie de Reims vers la place du Forum.


Le camion vient d'être re
tiré par 2 énormes grues, rue du dr Jacquin à #Reims, le trou est impressionnant

Entre 14h et 14h30, le camion de 12 tonnes a été retiré sans encombre par deux grues du trou dans lequel il s’était enfoncé. Les appareils de levage l’ont soulevé à un mètre de hauteur avant de le déposer sur le trottoir où son chauffeur a pu le récupérer.

L’impressionnante crevasse d’environ 4 mètres de profondeur et 5 à 6 mètres de longueur est à présent visible dans sa totalité, attirant de nombreux curieux. Les services de la Ville et une entreprise du BTP vont maintenant décaper la chaussée autour du trou, afin de sécuriser le site.

L’origine de l’effondrement ne sera connue qu’après le déblaiement du fond de la cavité. Il peut s’agir d’une fuite d’eau sur une canalisation (il en passe une à cet endroit) ou de l’effondrement d’une ancienne cave. Il faudra ensuite remblayer le trou. Les travaux peuvent durer jusqu’à la fin de la semaine.

Extraits de l' union du 08/06/2016

  

    

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Seconde jeunesse pour le cours Anatole-France

Le pourtour de la cathédrale poursuit sa cure de jouvence avec le cours Anatole-France. Trottoirs, éclairage, plantations .... La Ville a prévu une réfection totale pour embellir cet axe historique.


Des pavés spéciaux en grès ont été choisis pour recouvrir le trottoir du Cours A. France. Les réverbères ont été changés, des jardinières installées. La rambarde a aussi été nettoyée. B. Sivade

1 – Embellir le pourtour de la cathédrale

Depuis son arrivée à la municipa­lité, en 2014, Valérie Beauvais avait l'idée de « traiter » le pourtour de la cathédrale. « Avant même le classement à l'Unesco » note l'ad­jointe à la voirie, qui relève que « les touristes passent tous pas là ». Le chantier a commencé par la rue Ro­bert -de-Coucy, alors « en piteux état ». Des potelets ont été installés pour empêcher les véhicules de pas­ser, et ainsi renforcer la piétonisation souhaitée, « Celle-ci sera défini­tive lorsque l'on aura placé les bornes escamotables en 2016 », précise Mme Beauvais. « Le système sera régulé avec la vidéo protecdon. Seuls les véhicules identifiés pourront passer. « Un modèle qui devrait être répété sur tout le cheminement autour de l'édifice. Après Robert-de-Coucy, la municipalité a donc « logiquement » poursuivi la réfection avec le cours Anatole-France.  « Pour terminer, l'an prochain, avec la rue du Cardinal-de­Lorraine », prévient l'adjointe. « Oui, pour les touristes. Mais ce sont aussi nos bâtiments, notre patrimoine. Il me semblait que l'aspect qualitatif de la voirie avait aussi son importance »

2 – Les travaux en détail

Des pavés spéciaux en grès, les mêmes que rue Robert-de-Coucy dans un souci de « cohérence », ont été choisis pour recouvrir le trottoir du cours. « On a aussi fait nettoyer la rambarde, sur le même budget », poursuit Mme Beauvais. « Elle a été reblanchie par hydro gommage par l'entreprise Noël. Il y avait notamment de nombreuses fientes de pigeons.  Cette fameuse rambarde court de la rue Robert-de­Coucy au square Henri Deneux, en longeant le cours Anatole-France, avant de repartir sur la rue du Cardinal-de-Lorraine. L'éclairage public a également été repensé, les réver­bères changés, tandis que de petites jardinières ont fait leur apparition au sol pour éviter les risques de vol. On a constaté que lorsque l'on installe une potiche à hauteur de main, elle est davantage vandalisée », confie l'adjointe. « Il a fallu inclure l'arrosage automatique. Et des arbres, pas très hauts, car la perspective du chevet de la cathédrale est importante, ont aussi été plantés. Pour faire le pendant avec les places des Martyrs-de-la-Résistance et Carnegie. »

3 – La question du stationnement des cars

La tranchée visible actuelle­ment vise à créer une bande d'accueil des cars qui viennent dé­poser les touristes au chevet de la cathédrale. « C'est du béton "em­preinte" », précise Valérie Beauvais.· « Cela a la forme de pavé, mais c'est en réalité du macadam pour constituer un ensemble avec le trottoir. »

On l'aura donc compris, à l'issue du chantier, les transports collectifs se­ront de retour. « Les bus font couler beaucoup d'encre », concède l'ad­jointe. « Des riverains m'ont contactée à ce sujet. Je le redis, ils seront toujours là, le long, pour l'instant.Pour, à terme, rejoindre la future gare rou­tière aménagée dans le cadre du pro­jet global Reims grand centre, der­rière la gare, après dépose des voya­geurs cours Anatole-France. « J'en suis désolée. Mais jusqu'à la construc­tion et l'aménagement du tri postal, les bus continueront à déposer et à at­tendre les touristes à cet endroit-là », précise Mme Beauvais. En attendant, pour limiter la gêne, la Ville envisage d'implanter des panneaux afin d'in­citer les chauffeurs à couper leur moteur.

4 – Coté habitation aussi, réfection en vue.

Le chantier, cours Anatole­ France. est loin d'être achevé. « L'autre partie, côté habitations, sera réhabilitée au cours du mandat pour terminer ce grand ensemble », note Valérie Beauvais. « On va attendre que le projet immobilier (résidence Les 7 Anges, NDLR) se fasse pour refaire la voirie. On ne peut pas l'envisager avant Je passage des engins de chan­tier. » Il restera à requalifier toute la bande de stationnement et à donner un coup de jeune à la rue du Cloître, pour qu'enfin, le secteur dans son ensemble retrouve son lustre d'antan.

Votre avis

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Une résidence de standing


La magnifique façade sera conservée ; le bâtiment, lui, sera détruit puis reconstruit et rehaussé de manière contemporaine.

L'immeuble situé au chevet de la cathédrale, au 3 bis, cours Anatole France, a été bâti en 1924 par deux architectes, Léon Margotin et Louis Roubert dans un style à la fois typique de la reconstruction, avec un mélange d'historicisme du XIX° siècle et des aspects plus contemporains comme les arches en béton armé. Une manière de rendre hommage à l'architecture médiévale disparue de Reims.

Délaissé depuis plusieurs années, il va bientôt reprendre vie sous la houlette du cabinet d'architecture Thiénot Ballan Zulaica, et la société SPI promotion, propriétaire du bien. Il aura fallu, pour cela, dix années de réflexion et une vingtaine de dessins. « Vu les enjeux liés à la façade existante et à la localisation, derrière la cathédrale, on a pris le temps », confiait en février Kellie Thiênot, gérant de la SPI. « C'était intéressant de révéler les qualités de cette façade singulière à Reims », avait ajouté l'architecte Philippe Zulaica. On l'aura compris, celle-ci sera bien entendu conservée, tandis que le bâtiment sur lequel elle s'appuie sera détruit pour être reconstruit, et rehaussé. S'ensuivra un travail de « superposition, d'agrégation de langages architecturaux ». Pour ce faire, l'équipe a réalisé « beaucoup de recherches volumétriques JJ, et a travaillé en étroite collaboration avec l'architecte des Bâtiments de France, Virginie Thévenin, et l'architecte conseil de Reims.

Le projet immobilier ainsi abouti, baptisé « Résidence Les 7 Anges », offrira six logements de standing - un par étage, mêlant architecture existante et élévation contemporaine. Deux studios seront aménagés au rez-de-chaussée et à l'entresol, tandis que dans les étages, quatre appartements seront bâtis, dont un duplex au dernier étage, qui bénéficiera d'une terrasse panoramique sur le toit. Idéal pour admirer la vue. Les travaux devraient débuter avant l'été, pour une livraison au dernier trimestre 2017.

Le maître émailleur Jean Goulden y avait installé son atelier

La maison de ville sise au 3 bis Cours Anatole-France, a été louée par Jean Goulden (né à Charpentry-Meuse le 14 juin 1878 et mort à Reims le 14 novembre 1946), maître émailleur de l’unique. Au sous-sol, il y avait installé son atelier d'émaillage, et en loggia, l'atelier de peinture. C'est dans cette maison qu'il a réalisé le coffret reliquaire, en argent mas5if et émail commandé par les grandes maisons de champagne, les vignerons, les bouchonniers et les verriers locaux pour être offert en 1935 aux souveraines britanniques. à l’occasion du jubilé d'argent de l’accession au trône du roi George V et de la reine Mary. Il devait permettre de présenter un verre à champagne fabriqué en Angleterre à la fin du XVII° siècle, acquis à Londres, lors d'une vente aux enchères de Ia collection Grant F. Francis, la plus importante collection du monde d'anciens verres à boire.


Le président de la République Albert Brun, le 2 juin 1935, cours Anatole-France. Ses premières visites sont pour le monument aux morts. La cathédrale et la nouvelle sous-préfecture d'alors. Il inaugure ce-jour-là le nouvel hôpital civil de Maison Blanche, le pont de Vesle et le stade de Reims. Coll. Michel Thibault


Vue aérienne du cours, de la place Royale à la rue de l’Université

LES REPERES

*.- Prêt pour les fêtes johanniques    

        Lancé à la mi-février chantier de réfection du cours Anatole-Prance devrait être termme à la fin du mois de mai, avant les fêtes johanniques.

*.- Une percée de la reconstruction

 Comme l'indiquait le regretté Olivier Rigaud, ex-architecte du patrimoine à la Ville de Reims dans son ouvrage « Au temps- de l'Art déco », cette voie, au chevet de la cathédrale, est une des nouvelles percées de la reconstruction. Elle est préconisée par le plan Ford après la proposition des architectes Bouchette et Expert au concours de 1918

*.- 1 Million de touristes passent chaque année à Reims. Et donc aux abords de la cathédrale

*.- 450.000 € C'est le coût global TTC de la réfection du cours Anatole-France.

*.- Qui était Anatole France

Anatole France (1944-1924) est un écrivain français, considéré comme un des plus grands de l’èpoque de la troisième République, dont il a également été un des plus importnts critiques littéraires. Il reçoit le prix Nobel de littérature pour son œuvre en 1921

*.- La Phrase

« Cet axe représente l'une des plus anciennes rues de Reims. On est sur le cardo romain, dans le prolongement de la rue de l'Université.

Philippe Zulaica, architecte

Marion DARDARD

Extraits de l' union du 18/05/2016

  

    

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Le chantier de l'ancienne caserne Colbert entre dans la dernière ligne droite

L’énorme chantier du boulevard de la Paix sera bouclé pour la fin de l’année. En fait partie le nouveau siège social de Plurial Novilia, dont l’occupation est programmée dans 15 jours


Plurial a réussi à conserver la façade de la caserne et à l’intégrer dans un ensemble architectural plus moderne

L'ESSENTIEL

•.- Les travaux de réaménagement de l'ancienne caserne Colbert ont démarré à l'été 2011 à l'issue de 8 ans d'études diverses, sous la direction de Plurial NoviIlia.

•.- Une pàrtie des bâtiments neufs ou-réhabilités sont déjà occupés ; le reste doit l’être d'ici la fin de l'année .

•.- Ce chantier de 88 millions au total comprend notamment la construction du nouveau siège social de Plurial, côté place Paul Jamot ; Plurial doit y emménager à partir du 18 avril.

Le chantier de la caserne Colbert est entré dans la dernière ligne droite. À la fin de l’année si tout se passe comme le prévoient les responsables de l’aménageur Plurial Novilia, les derniers bâtiments encore en travaux seront terminés. Ces bâtiments sont notamment 39 logements aménagés dans le corps de bâtiment principal. Les deux pavillons de garde de l’entrée, donnant sur le boulevard de la Paix, abriteront pour leur part, l’un un restaurant, l’autre la boutique immobilière de Plurial.

« Un chantier lourd !commente le directeur général de l’aménageur, Alain Nicole ; de l’ancienne caserne on n’a gardé que les murs ! Le coût se monte à 88 millions au total. On n’a pas d’autre chantier de ce niveau en ce moment. »

Un chantier qui n’a pas seulement demandé de l’argent, mais aussi du temps. « La caserne était libre depuis 1991, raconte M.Nicole, nous avons démarré les études en 2005, mais les travaux n’ont commencé qu’en 2013. » Entre-temps que s’est-il passé ? « Il a fallu déclasser cette zone militaire en zone logement, faire les fouilles archéologiques -elles ont duré un an- ; et à un moment nous avons revu le projet qui changeait de dimensionnement. » Il avait aussi évolué au cours du temps : une résidence universitaire internationale initialement prévue n’a finalement pas vu le jour, faute des financements adéquats.

Mais dès le 18 avril qui vient, le site connaîtra un événement significatif : Plurial emménagera dans son nouveau siège social, construit sur l’emplacement du mur d’enceinte côté place Jamot. Un bâtiment tout moderne pour sa part, mélange de pierre, de verre et d’aluminium. « Nous avons réussi à accorder l’ancien et le moderne » se félicite Jérôme Florentin, directeur de maîtrise d’ouvrage. Un avis largement partagé semble-t-il, puisque tous les logements déjà finis, côté rue des Augustins, ont été vendus.

Bien d'autres chantiers en cours pour Plurial

Le chantier Colbert est actuellement le plus conséquent pour le constructeur et bailleur Plurial Noviiia. Parmi les autres qu'il a sur le feu on peut mentionner : à Bétheny les Eccaves : 72 logements individuels mai pour personnes âgées (à livrer à l'été 2016); à Reims : 47 premiers logements collectifs du futur écoquartier Rémavert (mai 2016). Le quartier Rémavert donne sur  La rue de Nice, derrière la Zac Dauphinot. À Bezannes : 21 individuels en cœur de village (mai 2016) ; un pôle intergénérationnel (71 logements seniors), 7 logements locatifs, 10 en accession (2018), Konekti : 2 maisons connectées, Espéranto (5 maisons des 5 continents) (2017/2018). A Reims, quartier Saint Léonard 69 logements étudiants (rénovation, septembre 2016).

Antoine Pardessus

Extraits de l' union du 02/04/2016

  

    

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Du neuf aux anciens abattoirs de Reims

La démolition a débuté il y a trois semaines et devrait s’achever d’ici 15 jours. Situé le long de la RN 44 et près de zones d’activités, le site de 5,7 hectares attire les investisseurs


Les 5.500 m 2 des anciens abattoirs sont à terre. Le site de 5,7 hectares a été divisé en trois parcelles

Encore un pan du paysage rémois qui est en train de se modifier. Les abattoirs qui appartenaient au groupe Bigard auront bientôt entièrement disparu. Ce site de 5,7 hectares se situe le long de la route nationale 44 (rue des Macédiers). Les entrepôts et diverses installations, qui occupaient une superficie de 5500 m², sont attaqués depuis trois semaines par les bulldozers. Tout devrait être « nettoyé » dans les quinze jours. « L'amiante, qui se trouvait en très petite quantité, a d'abord été retiré, révèle Ëric Devrière, associé chez Cotrim, entreprise commercialisatrice. Heureusement, ici, il n’y à pas de dépollution à opérer. »

Manque de terrains à vocatian industrielle

La-vaste parcelle a été découpée. en trois. La première, de 15000 m2, a déjà trouvé preneur, fi s'agira de bâtiments à vocation industrielle, commerciale et/ou logistique. « Avec, peut-être, un restaurant, juste à l'entrée du terrain, à peu près en face du Courtepaille, mais de l'autre côté de la Nationale.  Cela manque beaucoup dans le secteur », explique encore M. Devrière. Une autre grande parcelle, de 17000 m² fait, quant à elle, l'objet d'une réservation mais la vente n'est pas encore signée. Quant à la dernière, de 2,5 hectares, elle reste disponible

Et ne devrait pas le rester longtemps. D'abord parce qu'un industriel local a fait savoir qu'il serait éventuellement intéressé. Ensuite parce que la localisation est attrayante : à la croisée des zones Farman, Croix-Blandin et Pompelle. L'arrivée de Veuve-Clicquot dans la zone de Cernay/Saint-Léonard contribue également à renforcer l'attractivité de ce secteur. L'entreprise de transport et de logistique Dachser l'a confirmé elle aussi la semaine dernière, lors de la présentation de son extension , (L'union du 18 mars 2016).

2,5 hectares, la superficie de la parcelle qui reste ouverte à la vente, sur ce vaste terrain des anciens abattoirs. Les deux autres parcelles font l'objet soit d'une vente, soit d'une réservation.

Enfin, dernier indice permettant d'envisager une vente dans les semaines ou les mois à venir : le contexte de l'agglomération rémoise. « Nous commençons à manquer de sites à vocation industrielle. surtout de la taille de celui que nous avons ici, analyse le professionnel de l'immobilier d'entreprise. Même en matière de bureaux, on se dirige vers un déficit pour 2016, notamment dans les secteurs de Bezannes et Clairmarais. » Un phénomène qui devrait être compensé par le développement du port Colbert (L'union dU'16 mars 2016).

À la place des anciens abattoirs, des immeubles de bureaux ne sont pas envisageables car chaque zone d'activité répond à une  identité, un environnement spécifique et dans la zone Farmann, de ce côté ci, il s'agit d'activité industrielle et non pas tertiaire. Pas la même vocation que Bezannes, par exemple. Ce qui est rare est cher, dit la sagesse populaire. Y a-t-il une incidence à la hausse sur les prix de ces terrains? « Il n’y a pas d'envolée, assure Éric Devrière, En immobilier d'entreprise. les prix sont relativement stables. Et les entrepreneurs connaissent le marché.  »

Anne DESPAGNE

Extraits de l' union du 23/03/2016

  

    

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Les nouveaux pavés de la place d'Erlon arrivent

Les pavés en pierre bleue très glissants vont être remplacés sous trois ans par des pavés de granit gris, issus d’une carrière bretonne, pour un coût de 2,5 millions d’euros.

Les nouveaux pavés de couleur gris clair, sont plus grands. D’ici avril. 2 000 m2 de pavés vont être changés. Remi Wafflart

L'ESSENTIEL

•.- Le chantier de la place d'Erlon va s'étaler sur trois ans. Il comprend le remplacement des pavés en pierre bleue, compris entre ceux de granit gris des arcades, et ceux bicolores de mot central.

•.- Depuis lundi et jusqu'au mois d'avril la partie de la place comprise entre la fontaine de la Solidarité et la 1 fontaine Subé sera refaite du côté . Brasserie le Gaulois jusqu'au magasin André.

•.- Puis è l’automne 2016. les travaux reprendront sur ce tronçon mais, de la banque CIC à l'hôtel Victoria.  En 2017, la deuxième tranche du chantier concernera la portion située entre le Lion de Belfort et le Continental.

•.- En 2018, les travaux s'achèveront par la reprise des pavés situés entre brasserie Flo et la fontaine Subé.  

•.- Coût du chantier : environ 850.000€ par an soit 2.5 M€.

Ils ont toujours suscité la polémique. Les pavés en pierre bleue de la place d'Erlon, installés ily a près de 30 ans, en 1987 pour être plus précis, en même temps que la construction du parking souterrain, ont été la cause de beaucoup de glissades et autres chutes.

« Ils sont devenus très rapidement glissants, par temps de verglas, de pluie et même simplement avec la chute des feuilles en automne », évoque Valérie Beauvais, l'adjointe au maire en charge de la voirie. Avec le temps, les Rémois ont appris à s’en méfier mais il est déplorable de des personnes se déplacer en se tenant à ce qu'elles peuvent pour ne pas tomber.

La réfection de la place d'Erlon devenait pressante: « C'est la place emblématique de Reims. On ne pouvait pas la laisser ainsi se dégrader.» Le chantier a démarré lundi, au pied de la fontaine de la solidarité à l'angle avec la rue de Condorcet. Les anciens pavés ont été enlevés, les nouveaux sont arrivés sur site hier afin d'être installés aujourd'hui.

Entre huit et douze personnes de la société rémoise Eurovia vont s'activer au quotidien. « Les travaux ont un peu tardé à démarrer car le maire souhaitait que l'on installe un pavé français et on ne nous proposait que du granit chinois. Finalement, on a trouvé une carrière en Bretagne, qui peut nous fournir les 12500 m² de pavés nécessaires », rappelle encore Valérie Beauvais. Des pavés « tricolores » qui sont aussi moins chers à l'achat. Pourquoi le granit ? « Ça ne glisse pas et c'est aussi une pierre très résistante. On cherchait un revêtement qui soit facile à balayer pour les cafetiers. »

L'îlot central a été consolidé en 2000 « mais on va refaire quelques joints qui ont sauté Il, précise encore l'élue. La mairie a aussi contacté EDF.GDF, France Télécom afin que les armoires et autres compteurs d'un autre âge qui défigurent un peu les environs soient remplacés. Enfin, deux bonnes nouvelles : la première tranche des travaux sera terminée fin avril, « avec un mois d'avance donc » et pour ceux qui se posaient la question, il est possible de récupérer un de ces maudits pavés en pierre bleue, sur le chantier. Histoire de garder un souvenir des

 Extrait de l'union du 24/02/2016

  

    

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 190 millions d'investissements nouveaux d'ici la fin du mandat

 Arnaud Robinet, maire, a détaillé hier les projets structurants de son mandat, portant sur 190 millions d'ici 202O,« afin d'impulser la métamorphose de Reims en six ans».

 
A quoi va servir votre argent en tant que contribuables: voici quelques pistes de réponse. Bernard Sivade

Le vote du budget 2016 était soumis au vote du conseil municipal hier soir (nous y reviendrons). Plus tôt dans la matinée, Arnaud Robinet, maire (LR), en a profité pour rappeler la politique de la Ville en la matière, salué par la cour des comptes en début d'année. Surtout, il a détaillé les projets structurants d'ici 2020, ceux. qui doivent marquer son mandat. Pour lui, après deux années d'études, on entre dans le concret.

« Le rôle du maire est de s'occuper du quotidien de ses concitoyens, mais aussi de prévoir l'avenir de la ville à 20 ou 30 ans », a précisé Arnaud Robinet, maire.

En dehors donc des investissements liés à l'entretien ou à des programmes déjà lancés par les prédécesseurs, il a promis 190 millions surdes autorisations de nouveaux programmes, « visant à impulser la métamorphose de Reims en 6 ans ». Une façon aussi de soutenir l'emploi local selon lui.

1 - LE SERNAM

C'est le projet du mandat, même si c'est la métropole qui devrait financer le complexe ludique et sportif, avec la contribution de la Ville. Reims a déjà déboursé 20 millions (non compris dans les 190 millions) pour l'acquisition du terrain.

L'appel à projets sera lancé au premier trimestre 2016, alors que la démolition est en cours, La municipalité affirme pouvoir récupérer rapidement au moins 10 millions en vendant une partie du terrain.

« Cela semblait ne déranger personne de mettre 36 millions sur les halles du Boulingrin pour y installer des commerçants, et de prévoir un supermarché à cent mètres », a dit Arnaud Robinet, ajoutant qu'il était prévu qu'une partie du terrain soit achetée par Ville, « ce qui permettait au promoteur de rentrer dans, ses frais. Je préfère l'inverse, que nous vendions une partie de ce terrain.» Rappelons que le projet s'inscrit dans la réflexion menée au niveau de ce secteur avec la gare intégrant les différents modes de transport, la place du Boulingrin ... « Des maisons de champagne vont réinvestir le centre de Reims. »

2 - LE CENTRAL PARK

Il était inscrit dans le programme, mais il n'a jamais trop fait parler de lui. Pourtant, Arnaud Robinèt y tient. Il a réaffirmé sa volonté de réaménager les Promenades, comprenant un projet de parking  souterrain. D'ailleurs, 350.000 euros seront prévus au budget 2016.

« Les Promenades ont été un lieu d’activités pour les Rémois. C’est plus aujourd'hui un parking. Mon souhait est de redonner cet espace aux Rémois en supprimant le stationnent de surface. En faire une continuité de la Coulée verte. En plus, cela permettra à ceux qui' arrivent de l'autoroute de bénéficier directement .d'un parking souterrain. Cela leur évitera de tourner en ville avec leur voiture. »

3 - LE PATRIMOINE

Avec le classement à l'UNESCO, la responsabilité de la Ville est d'autant, plus grande vis-à-vis du patrimoine rémois, notamment celui est classé.

Cela concerne la mairie par exemple, où des travaux sont prévus au niveau de l'hôtel de ville (12 millions) mais aussi de la place (4 millions, voir L'union de mardi). « Ce n'est pas ma mairie.  C'est un lieu où 50.000 personnes se rendent chaque année, où des agents travaillent. »

Arnaud Robinet a encore évoqué la façade de l'église Saint-Maurice, le parvis de Saint-Rémi   (dont les travaux débuteront au printemps) ... sans oublier le musée des Beaux-Arts dont le réaménagement et l'extension se concrétisent avec 850.000 au budget 2016 concernant les études pour la réhabilitation de ce musée.

4 - DES PROJETS PRIORITAIRES EN 2016

Certains projets prioritaires ont été amplifiés pour 2016 et les autres années, c'est-à-dire que des crédits en plus sont prévus par rapport à ceux qui étaient déjà retenus. Cela concerne le renforcement de la vidéo protection et de l'équipement de la police municipale.  « La sécurité, c'est la liberté de pouvoir se promener sereinement. » Le déploiement des 80 caméras va débuter en janvier. Il y a aussi la porte Mars, qui en plus-de la réfection de la toiture, bénéficiera d'une restauration de sa statuaire. Cela vise encore le renouvellement urbain du quartier des Épinettes (4,5 millions) ou la pose d'écrans géants ainsi que la réfection de la pelouse à Delaune : « On ne va pas .la changer tous les deux ans, il faut le faire une fois pour toutes. »

 Yann LEBLEVEC

 Extrait de l'union 18/12/2015

  

    

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La place de la mairie repensée

La municipalité lance des études pour que soit entièrement réaménagé le parvis de l’hôtel de ville. Arnaud Robinet souhaite une place « végétalisée avec un vrai lieu de vie ».

Le maire Arnaud Robinet souhaite gommer l’aspect minéral de la place et surtout la transformer en un lieu de vie. Remi Wafflarl

L’ESSENTIEL

•.- La configuration actuelle de la place de l'hôtel de ville remonte à 1873.

•.- Le tramway passait par le parvis jusqu'en 1938. « Il reste d'ailleurs par endroit les rails », rappelle le maire.

•.- Cette place a connu très peu de travaux. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, la place a été réaménagée en gardant la configuration de 1873. Et depuis plus de 40 ans, aucun chantier n'a été programmé sur cette place.

« Cette place n'est pas mise en valeur. On ne fait que la traverser. Je souhaite créer un espace de vie. » Arnaud Robinet, le maire de Reims, vient de lancer la phase d'étude pour le réaménagement prochain de la place de l'hôtel de ville, située le long d'un axe stratégique reliant la place de la République à la place Royale en passant par la place du Forum.

Un réaménagement qui permettrait de « valoriser davantage. la qualité architecturale du front bâti et en particulier la valeur patrimoniale du bâtiment de l'hôtel de ville », dont la réfection est, on le sait, programmée (lire par ailleurs).

Aménagement souhaité et demandé à tout architecte du patrimoine qui souhaiterait postuler pour la maîtrise d'œuvre: « Une place très qualitative et remarquable qui sera une vitrine pour Reims, un lieu de vie, un espace public modulable, adaptable, selon les usages existants et futurs. Le tout s'intégrant dans le réaménagement du quartier du Boulingrin. »

Le projet sera aussi défini en fonction de critères exigés par les Monuments historiques, comme l'explique Arnaud Robinet :  « Cet aménagement sera très encadré. La mairie est classée depuis 1862 et le sol de la place également, par arrêté du 4 juin 1952. Ainsi, plusieurs questions se posent: peut-on enlever les pavés ? Peut-on concevoir un aménagement avec la présence d'eau ? »

Cette place a été aménagée « de manière exclusivement routière », ajoute Arnaud Robinet. « Il ne s'agit pas de la rendre piétonne pour autant, car elle permet l'accès au parking souterrain, ni de supprimer toutes les places de stationnement. Mais il est temps, plus de quatre décennies après le dernier aménagement, de lui redonner vie. »

 Si le projet n'est pas défini, la municipalité a budgété une enveloppe de 4,9 M €. Les travaux pourraient être lancés en 2017.

« Une mairie «trop longtemps délaissée »

«Nous allons engager des travaux importants pour remettre en état l'hôtel de ville. Un bâtiment que l'on a trop longtemps laissé se dégrade » indique le maire de Reims, Arnaud Robinet. «Il y a un problème d'accessibilité et de mise aux normes de sécurité incendie qui n'aura échappé à personne. » Quant à la façade, « il y a quelques années, on a dû mettre des grillages pour éviter que des pierres ne tombent sur les passants » sans compter les problèmes d'infiltrations qui ont été .détectés. «Et puis le système de chauffage du bâtiment est à bout de souffle. Tout cela renvoie une image bien triste aux touristes de passage à la mairie. » Coût de ce chantier: 12,5 M €. Les travaux vont débuter en 2016 par la réfection des façades rue Sarrail. La rénovation intérieure débuterait dès 2018. Pour une fin de chantier espérée en 2021

Aurélie Beaussart

Extraits de l' union du 15/12/2015

  

    

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De nouveaux pavés pour la place d'Erlon

Les pavés en pierre bleue très glissants vont être remplacés progressivement par des pavés de granit gris, issues d’une carrière bretonne. Pour un coût de 2,5 millions d’euros.


Très glissants par temps humide et en partie déchaussés, les pavés seront changés, engendrant de nouveaux travaux sur la place centrale.

L’ESSENTIEL

•. Les travaux de remplacement des pavés de la place d'Erlon vont s'échelonner sur trois ans.

•. En 2016, la partie de la place comprise entre la fontaine Subé et la Fontaine de la Solidarité, sera refaite en deux temps : une partie au printemps et l'autre à l'automne.

•. En 2017, la 2° tranche du chantier concerne la portion située entre le Lion de Belfort et le Continental.

•. En 2018 ce sera au tour de la dernière tranche, la portion située entre la brasserie Flo et la pharmacie Bride-Charlier.

•. Coût total du mander: 2,5 millions d'euros, soit environ 8OO000 € d'investissement par an.


Les travaux se dérouleront en quatre phases et débuteront dans trois mois pour une fin de chantier programmée en 2018.

Leur installation remonte à plus de vingt ans. Ces pavés de la place d'Erlon en pierre bleue - entre les pavés de granit gris des arcades et les pavés bicolores de l'îlot central - sont en très mauvais état. « Ils sont devenus rapidement très glissants, explique Valérie - Beauvais, l'adjointe au maire de Reims, en charge de la voirie. Et on déplore pas mal de chutes lorsque les pavés sont mouillés. Heureusement, aucun accident grave, surtout des entorses et de foulures, mais les Rémois·ont appris à s'en méfier. »

Il y a quelques années, « on a bien essayé de grenailler les pavés afin de les rendre moins lisses. Une solution qui a marché peu de temps, rappelle Valérie Beauvais. Rapidement, les pavés se sont encrassés. Ça s'est patiné de nouveau.»

La nouvelle équipe municipale a donc programmé la réfection de la place. « Il était temps, c'est la place emblématique de Reims. On ne pouvait la laisser ainsi se dégrader. À certains endroits ; il manque des bouts de pavé. Il est déplorable de voir des personnes se déplacer les jours de pluie en se tenant à ce qu'elles peuvent afin d'éviter de tomber, ayant des chaussures aux semelles lisses. »

Les travaux de rénovation de la place d'Erlon vont donc permettre le remplacement progressif - sur trois ans - des maudits pavés en pierre bleue au bénéfice d'un pavé en granit. Coût de l'aménagement, 2,5 millions d'euros. Pourquoi avoir choisi le granit ? « Ça ne glisse pas et c'est aussi une pierre très résistante. On cherchait un revêtement qui soit facile à balayer pour les cafetiers » , indique  Valérie Beauvais, Les nouveaux pavés seront gris clair, sensiblement de la même couleur que les pavés en pierre bleue lorsqu'ils étaient neufs. « On avait envisagé d'entamer le chantier à l'automne 2015 mais le maire de Reims, Arnaud Robinet, souhaitait que l'qn installe un pavé français. On ne nous proposait que du granit chinois, finalement, on a trouvé une carrière en Bretagne, qui peut nous fournir les 12500 m² de pavés nécessaires.» Une fabrication française qui s'avère en plus moins chère à l'achat.

 « L'îlot central a été consolidé récemment, mais on veut cependant refaire quelques joints qui ont sauté », précise encore Valérie Beauvais. La mairie a aussi contacté EDF, France Télécom, afin que les armoires électriques et autres compteurs d'un autre âge qui défigurent un peu les environs soient remplacés.

Les travaux devraient débuter mi-février; « si nous n'avons pas un hiver trop rude, pour s'achever mi-avril avant la période des terrasses. On reprendra ensuite à l'automne afin que le chantier soit terminé avant les préparatifs des festivités de fin d'année. « L'idée, on l'aura compris, « c'est de limiter un maximum la gêne occasionnée chez les commerçants. Ils ont déjà été consultés, ils le seront au fur et à mesure et tout au long du chantier. »

La voirie, un budget de 10 M€ par an

Le budget de la voirie a été multiplié par deux, par rapport à l'ancienne mandature. Les dix millions d'euros se déclinent en un tiers d'investissement pour le centre-ville et deux tiers pour les autres quartiers. En 2016, outre la réfection d'une partie de la place d'Erlon, la refonte intégrale de la rue A1exandre-de-Serbie (quartier Sainte-Anne) va se poursuivre (coût 2M E). Reims compte 1 600 rues,« on essaye de prendre en compte les urgences mais aussi les réclamations des riverains, qui remontent parfois à plusieurs années », fait savoir l'adjointe Valérie Beauvais. « Le tout, sans délaisser les axes structurants. » Doit être inscrite au budget 2016 la rue Guynemer, qui n'a pas vu d'engins de chantier  depuis 70 ans. Elle est toute défoncée, de l'herbe pousse sur les trottoirs ... « Les habitants ont vraiment l'impression d'être abandonnés. On souhaite aussi inscrire sur deux exercices la réfection de la rue du Général-Battesti, derrière la prison. » Autre gros chantier, cette fois pour 2017, la rénovation de la place de l'hôtel de ville.

Place Gouraud, qui pour payer lu 10 M€ de travaux ?

  Cette place se trouve au cœur du nouveau secteur inscrit au patrimine de l'Unesco. Située au pied de la butte Saint-Nicaise. de la villa Demoiselle et du château Pommery. cette place se trouve en très mauvais état et appartient à l'fut La Ville a enlrepri~ il y a quelques mois, des négociations pour une rétrocession dé la route.

« Mais naos ne sommes pas d'accord sur le monlant les travaux sont estimés à 10 M€ tant infrastructure est dégradée en profondeur, fait savoir Valérie Beauvais soit Je budget annuel consacré à la voirie. »

Aurélie BEAU5SART

 Extrait de l'union 04/11/2015

  

    

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Plus de douze millions de travaux programmés à l'hôtel de ville de Reims

C’est un peu la surprise du chef. Une opération de 12,5 millions d’euros sur cinq ans au niveau de la mairie a été présentée lundi soir en conseil municipal.

  
12,5 millions sur six ans sont programmés au niveau de la mairie,

L'ESSENTIEL

•. Le coût de l'opération est de 12.5 millions d'euros et un calendrier prévisionnel a été établi.

•. 2016: réfection des façades et de la couverture rue Sarrail et  études des phases suivantes,

•. 2017: réfection des façades et de la couverture rue de la Grosse Ecritoire et démarrage des études d'évaluation générale.

•. 2018-2019: travaux de sécurité incendie et accessibilité.

•. 2020-2021: travaux de génie Climatique et instruction spécifique Monuments historiques.

•. 2021: réfection des façades intérieures, extérieures et de la couverture côté place de l'hôtel de ville et rue de Mars.

Un investissement peut en cacher un autre. Lundi soir, en conseil municipal, il a bien sûr été question du Sernam et de l'acquisition du terrain pour 20 millions d'euros. Mais un autre investissement de taille (12,5 millions) programmé sur six ans a été dévoilé. Il concerne l'hôtel de ville. « Le patrimoine nous oblige à prendre nos responsabilités. La mairie en un des éléments majeurs, mais rien n y a été fait depuis les années 80. Aujourd'hui, on constate des fuites, des chutes de pierres, le chauffage est vétuste et coûteux, sans parler de l'obligation de mise aux nonnes en matière d'accessibilité et d'incendie », a précisé Arnaud Robinet, maire.

« C'est une somme extrêmement importante », souligne Eric Quénard, conseiller municipal socialiste, qui s'interroge sur le fait que le calendrier, prévoit de commencer par les façades plutôt que par mettre en accessibilité.

« Des Investissements que dans le centre-ville »

« Il est vrai que les seuls travaux que vous aviez engagés concernaient le bureau du maire et des conseillers de son cabinet » , affirme Arnaud Robinet, ajoutant que 48.000 personnes passent par la mairie chaque année.

« Quand on ne fait pas de travaux régulièrement, on le paie cash », regrette Pascal Labelle, adjoint à la culture,« Il y avait-des travaux prévus en 2008 que vous avez annulés », poursuit-il, le maire glissant encore que les travaux d'accessibilité surviennent agrès car 'ils nécessitent des études très techniques. Frédéric Bardoux, élu PRG, s'étonne que ce qui s'apparente « à votre première priorité n'ait pas été évoqué en commission de finances », attendant toujours la présentation d'un plan pluriannuel d'investissement. « Plus de 12 millions d'euros sur l'hôtel de ville, on n'avait pas fait ce choix et on ne le ferait pas, avec cette somme, on peut rénover dix écoles. On constate une centralisation des investissements en centre-ville ».  Précisons que l'opération envisagée concerne aussi la place de l'hôtel de ville qui serait réaménagée ainsi que certains éléments classés comme la façade principale, les pavillons d'angle avec leurs façades en retour, leurs couvertures, le campanile central et le sol pavé de la place.

Yann Le Blévec  

Le FN, toujours le même thème, c'est idem

Cela a commencé à fleuret moucheté et cela s'est fini par une sorte d'indignation partagée par la gauche comme la droite. Les positions de Jean-Claude Philippot ont encore fait grincer des dents. Tout d'abord, des délibérations portant sur des garanties d'emprunts à des bailleurs pour la réalisation de logements ont fait préciser à l'élu du Prontnational qu'il fallait une préférence nationale pour les logements et qu'on ne pouvait accueillir toute la misère du monde. Mais c'est sûr la subvention proposée à l'association collectif interculturel d'associations de migrants que le malaise est monté. Jean-Claude Philippot a parlé de « pompe aspirante » de l'immigration, d'association à « caractère politique ». « Etes-vous déjà ailé voir cette association M. Philippot, elle accompagne les gens pour qu'il puisse s'intégrer, elle fait un travail remarquable, on ne peut pas juger sans voir », a asséné Catherine Vautrin, député. « L'association travaille avec 67 nationalités, vos propos ne sont pas acceptables, également pour les Rémois qui s'investissent, dans cette association », a commenté Xavier Albertini. L'occasion encore pour Eric Quénard de saluer 1a décision du maire d'accueillir des réfugiés et de se montrer à ses côtes sur ce dossier. « On ne peut pas tourner le dos à ceux qui fuient la mort. Il y a soixante-dix ans, c’étaient nos familles. Le droit d'asile est inscrit dans la constitution », a également indiqué Arnaud Robinet, louant, lui, l'État qui prend ses responsabilités. « Nous allons transmettre un dossier à la préfecture enfin de semaine concernant l’accueil des réfugiés. L'important ce n'est pas le nombre que l'on accueille, mais la façon dont on le fait, il faut qu'ils soient bien accompagnés et bien logés, c'est essentiel. » Jean-Claude Philippot ... lui, a admis qu'il ne connaissait pas l'association, mais qu'il s'y rendrai.

  Extrait de l'uion du 20/09/2015

  

    

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Petit plan mais grands changements pour la ville

Le plan local d'urbanisme bouge. Ces petites modifications peuvent avoir une grande incidence. Autorisation de rebâtir, de construire un balcon, élargissement de la zone Seveso ... On vous dit tout.


Nathalie MIRAVET E et Michèle DELETANG expliquent tout ce qu’il faut savoir sur les modifications à venir. AB

ESSENTIEL

Depuis 2000 et la loi Solidarités et renouvellement urbains (SRU), le plan d'occupation des

sols (POS) a changé de dénomination et est devenu PLU.

•.- Le PLU (plan local d'urbanisme) est un document de planification urbaine élaboré par la commune. Il fixe les règles d'occupation et d'utilisation du sol. Il répond à : où, quoi et comment construire ?

•.- Durée de vie : Il n'y a aucune durée légale. A Reims, la dernière révision remonte à 2008 et la dernière modification date de 2011.

•.- Les évolutions du PLU. Elles comprennent six grandes thématiques et seront soumises à enquête publique du 28 septembre  au 30 octobre

« On ne modifie pas le PLU (Plan local d'urbanisme, NDLR) de Reims, tous les quatre matins,  fait remarquer d'emblée Nathalie Miravete, l'adjointe au maire de Reims en charge de l'urbanisme. Il s'agit d'une procédure importante. Celle en cours est divisée en six grands thèmes. »: Un document d'informations a été posté sur le site de la Ville. « Nous avons aussi l'obligation de faire paraître des annonces légales, quinze jours avant le début de l'enquête publique (lire ci-contre) et une fois l'enquête commencée. » Il est question de zones: UC, UD, UE, ou encore UZ, de sous-secteurs comme UCd ou UZe1, de « périmètre de réduction des nonnes », « d'assouplir des règles d'implantation », de « changement de zonage » ou encore de « correction du périmètre d'isolement ». Difficile de comprendre de quoi il en retourne au premier abord. Voici ce qu'il faut retenir.

 1 – Contraintes allégées pour le stationnement.

 « Tout au long de la ligne du tramway; les normes d'obligations de stationnement liées aux équipements collectifs, les établissements d'enseignements, les établissements hospitaliers vont donc être levées, dans un périmètre estimé à 300 m autour des rails. « On considère que la présence-développée des transports en commun ne nécessite pas autant de créations de places de stationnement que ce qui était alors prévu », indique Nathalie Miravete. Secteurs concernés par ces contraintes allégées : les abords de l'avenue de Laon, le quartier Croix-Rouge mais aussi Orgeval.

 2- Assouplissement des règles d’implantation

 Certaines s'avèrent contraignantes et bloquantes pour l'innovation architecturale. « L'idée est de débloquer certains projets d'habitation irréalisables pour l'instant Ainsi, des propriétaires peuvent démolir des immeubles vétustes par exemple mais ne peuvent pas reconstruire à l'emplacement ainsi libéré », fait encore savoir Michèle Delètang, chef de projet planification urbaine. C’est le deuxième gros point des modifications apportées au PLU. Secteurs visés: des poches du centre historique ainsi que des périphéries.

 3 – Des balcons enfin permis

 Une disposition particulière est introduite afin d'assouplir la réglementation.

« Sur certaines zones de l'avenue de Laon, de Zola, du faubourg Cérès, du faubourg Sainte-Anne ou encore de la porte de Paris, il n'est pas possible de construire de logements disposant de balcons. Or, les Rémois sont attachés à ces petits espaces extérieurs. Il s'agit donc d'y remédier », poursuit Michèle Delétang.

 4 – Elargir les activités sur le zones d’activités

  L'objectif est de favoriser le développement économique et d'assouplir les règles d'implantation sur les ZAC situées à la sortie de Reims, en direction de Châlons : la ZAC Essillards et ZAC des Charmilles. « Il s'agit d'apporter une mixité d'activités. En plus d'activités de bureau, on pourrait implanter de l'artisanat, explique Nathalie Miravette. Cela peut permettre il certains locaux vacants de trouver preneurs. Il s'agit aussi de permettre des entreprises de s'étendre en assouplissant ainsi la réglementation en la matière. »

 5 – Changement de zonage

 « Il s'agit d'ajustement.; à la marge de zonages afin de débloquer des situations un peu paradoxales », poursuit Michèle Delétang. Un propriétaire qui ne peut pas faire une extension de sa maison, un particulier qui en cas de sinistre de son domicile ne pourrait pas reconstruire ...

Le cas de figure se présente dans le secteur Jardelle, « on va passer d'un zonage Uda à un zonage UCb », ou encore le secteur Courlancy-Montbré.  « Il s'agit d'un zonage UV, c'est-à-dire des parcelles qui autrefois appartenaient à des maisons de champagne. On souhaite les repasser en zone de logement. Autres secteurs visés par les modifications de zonages: angle rue Coquebert rue de Savoye, rue Ernest-Renan, une poche dans le quartier Clairmarais et aux abords de la rue du Général-Koenig. »

 6 – Extension du périmètre SEVESO et emplacements municipaux réservés

 « Le Périmètre d’isolement relatif à l'usine Charbonneaux-Brabant est étendu par décision préfectorale », précise Michèle Delétang. Classée Seveso, risque bas, cette usine fabriquant du vinaigre et de la moutarde dispose de deux poches de sécurité. « Une liaison entre les deux périmètres de sécurité va ainsi être établie. Et le rayonnement du périmètre est également élargi. »

La Ville de Reims déclasse aussi des parcelles qui se trouv.aient en emplacement réservé :  «  Il s'agit essentiellement de parcelles réservées lors du projet de construction des lignes de tram et qui n'ont pas été utilisées », détaille Michèle Delétang.

Et inversement. la Ville veut classer des-parcelles en emplacement réservé pour de futurs projets d'aménagements. « Nous souhaitons étendre le parc Marcel-Lemaire, des parcelles sont visées au pied de l'avenue Yser dans le cadre du réaménagement futur. Enfin, des parcelles sont réservées pour agrandir le parking de la piscine des Thiolettes. »

Modification ou révision?

Le plan local d'urbanisme connaît des modifications voire une révision selon le dynamisme de la politique urbaine de la commune. On appelle modification, «  lorsque les changements sont mineurs et concernent la réglementation ou un changement de zonages. Il s'agit alors d'ajustements », détaille Michèle Delétang, chef de projet planification urbaine à la Ville. « Cela ne peut pas concerner les espaces boisés classés ni les zones naturelles. » Et d'ajouter : « Lorsque les changements apportés au PLU impactent directement le PADD, il s'agit alors d'une révision ». Le PADD, le projet d'aménagement et de développement durable, en quelque sorte la colonne vertébrale du PU, brosse les orientations générales des politiques d'aménagement et de développement de la commune. La commune n'a pas les pleins pouvoirs. La préfecture, dispose d'un con1rôle de légalité de  toutes les délibérations prises par les conseils municipaux.

À SAVOIR

•.-  Le calendrier : Enquête publique Claude Vignon. !commissaire enquêteur. tiendra ainsi 1 des permanences en mairie, pendant un mois. Un registre est tenu à disposition de tous pour recueillir les observations ainsi que les demandes de modifications supplémentaires.

•.- lundi 28 septembre, de 9 à 12 heures, mardi 29 septembre de 9 à 12 heures, vendredi 9 octobre de 14 à 17 heures, vendredi 16 octobre de 9 à 12 heures, jeudi 22 octobre de 9 à 12 heures et vendredi 30 octobre de 14 à 17 heures.

 •.- Le rapporteur a ensuite un mois pour faire parvenir ses conclusions, observations et demandes de modifications supplémentaires .

 •.- Les modifications du PLU sont ensuite entérinées par délibération du conseil municipal.

 Aurélie BEAOSSART

 Extrait de l'union 10/09/2015

  

    

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