La Presse de la Ville de REIMS


  TRAVAUX Centre Ville

TRAVAUX -   Transformation Centre Ville - SERNAM - Port COLBERT-
 

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Transformation Centre Ville 

Boulingrin  - Hautes Promenades - Parvis Hôtel de Ville  - Tri postal


Métamorphose en plein centre

2017

Avancées dans le projet Reims Grand Centre
Projet Reims Grand Centre : la démolition est en cours

2016
Reims Grand Centre, le projet dévoilé

Le complexe aqualudique ouvrira ses portes en 2020
Les Rémois en sont persuadés : « Elle en a sous le pied, cette ville »
Sur la piste du futur Reims grand centre
 
Les Rémois apportent leur touche au Grand Centre
Le projet Reims, Grand Centre se précise
Reims Grand Centre : un nouveau cœur de ville
Projets urbains du centre-ville de Reims: posez vos questions à Arnaud Robinet
Le nouveau visage du cœur de ville se dessine
Feu vert pour la transformation du centre-ville de Reims

2015

Repenser le cœur de ville
Le plan pour transformer le centre-ville

Les élus élaborent les contours pour le Reims de demain
L'appel d'oiffre du projet urbain centre ville-gare est lancé
Le grand projet urbain est lancé à Reims

  

    

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Boulingrin

La Poste Boulingrin fermera ses portes dans le cadre de la rénovation du quartier

  

    

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La Poste Boulingrin fermera ses portes dans le cadre de la rénovation du quartier

Ça ne fait plus un pli. La Poste telle qu’on la connaît disparaîtra dans les années   à venir, pour laisser place aux projets de la Ville. Mais un nouveau bureau sera créé.


La Poste Boulingrin sous sa forme actuelle devrait disparaître «à l’horizon 2022-2023», explique l’entreprise, qui promet d’ouvrir un nouveau bureau, dans le quartier ou dans le centre.

4.791 M 2

C’est la superficie de la Poste Boulingrin. Elle compte trois étages, dont un quasi-vide. Trente salariés environ travaillent dans ce bureau complet (activités bancaires et 

Le bruit court depuis des mois. Tel facteur, tel conseiller, telle source syndicale, nous ont confié, parfois avec incertitude, parfois avec inquiétude, que la Poste du Boulingrin allait bientôt fermer. Jeudi matin, les élus de la ville l’ont également annoncé à Jean Rottner, président de la Région Grand Est, lors d’une présentation des gros chantiers en cours ou à venir.

L’information nous a été confirmée hier par la direction départementale de la Poste. Dans ce quartier appelé à être métamorphosé, « il y a bien un projet d’évolution concernant la Poste Boulingrin » , annonce l’entreprise, via sa direction de la communication. Concrètement, la fin n’est pas pour tout de suite, mais « à l’horizon 2022 – 2023 » , en fonction de l’avancée des projets de la Ville. Et elle devrait s’accompagner de l’ouverture d’un nouveau bureau de Poste.

Pour mémoire, la Ville veut bâtir, sur le parking du Boulingrin, la « Cité du Champagne ». Celle-ci devrait voir le jour aux alentours de 2023. Des professionnels du champagne, de la gastronomie ou du tourisme, ont commencé à plancher sur le contenu de ce musée qui n’en sera pas vraiment un (L’union du 9 octobre).

Ce projet et la rénovation du quartier ne sont pas sans conséquence pour le vaste bureau de Poste. « On travaille avec la Ville depuis longtemps . Le projet actuel se passe en concertation totale, dans le cadre de son projet de réaménagement du quartier. »

Le bâtiment vieux d’un demi-siècle, qui fleure bon les années 60, compte 4 800 m 2 , répartis sur trois niveaux. Le premier rassemble toutes les opérations d’un bureau « de plein exercice » : courriers, activités bancaires, ainsi qu’une partie dédiée aux entreprises. Mais le deuxième étage est quasi vide, et le troisième est surtout occupé par un restaurant d’entreprise. Le tout pour près de trente salariés.

À ce stade du projet, plusieurs options existent : destruction, construction, restructuration… « C’est un projet global et toutes les pistes sont abordées , indique l’entreprise. Une chose est sûre, quel que soit le schéma retenu, la Poste maintiendra un bureau, que ce soit sur place ou ailleurs. »

C’est la promesse de la Poste, de « compenser par une ouverture » . Avec deux scénarios possibles : soit au même endroit, en ouvrant par exemple un bureau de poste au rez-de-chaussée d’un nouvel immeuble; soit, « si la Poste ne peut rester au Boulingrin, nous ouvrirons un autre bureau dans le centre. »

Guillaume LÉVY

Extraits de l' union du 16/10/2018

 

  

    

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 Tri postal

L’ancien tri postal à terre
Un nouveau parking de 100 places 

Le parking provisoire ouvrira le 1 er septembre

En route pour le renouveau du tri postal 
L’ancien tri postal bientôt à terre
La barre Joffre éventrée
Un parking à la place des immeubles Joffre

  

    

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 L’ancien tri postal à terre

Il n’aura fallu que quelques coups de pelles mécaniques pour venir à bout   de ce bâtiment dédié au tri du courrier pendant de longues années. À venir, le pôle multimodal.


La reconquête urbaine de cette parcelle SNCF délaissée constitue un enjeu important pour le duo Arnaud Robinet/Catherine Vautrin. Aurélie Beaussart 

LES FAITS

*.- LE TERRAIN se compose de parcelles détenues majoritairement par le Groupe public ferroviaire (GPF), sur lesquelles se trouvait l’ancien bâtiment de tri postal (désaffecté depuis 5 ans) et maintenant démoli, des stationnements (comme le parking au sol d’Effia) ainsi qu’une résidence gérée par ICF Habitat (filiale logement du GPF).

*.- LE PREMIER RAPPROCHEMENT entre les deux collectivités et la SNCF remonte à octobre dernier pour établir les principes d’une coopération pour l’aménagement du tri postal.

*.- AU COURS DE CES DEUX PROCHAINES ANNÉES, des études vont être menées pour la valorisation de ce site stratégique, à deux pas du centre-ville de Reims.

Un tas de gravats. Sur ce site stratégique –coincé entre la barre d’immeubles du boulevard Joffre, les voies ferroviaires et la rue Villemot-Huart–, la SNCF vient de faire table rase du passé. En l’occurrence du tri postal.

Il n’aura fallu que quelques jours pour mettre à terre ce bâtiment de 1.400 m2 , construit dans les années 60 et inoccupé depuis 5 ans. Une déconstruction qui s’est déroulée en plusieurs temps.

Dès le début du mois de juillet, les premiers échafaudages ont été montés. Après l’opération de curage pour enlever les matériaux à l’intérieur qui pouvaient être recyclés, le bâtiment fut mis sous cloche pour la phase de désamiantage qui a duré un mois et demi ; avant donc la démolition du bâtiment, réalisée il y a quelques jours. Même si la SNCF a fait place nette, il va falloir patienter avant la transformation des lieux.

ENJEU IMMENSE

L’avenir de cette friche fait l’objet de réflexions depuis quelques années. L’ancienne municipalité avait d’ailleurs mis sur pied un programme d’aménagement pour requalifier la zone : un emplacement stratégique, à deux pas de la gare et à la lisière du centre-ville, intégré dès 2015 dans l’ambitieux projet urbanistique Reims Grand Centre, porté par le duo Arnaud Robinet/Catherine Vautrin.

Avec la reconversion du site de l’ex-Sernam, la revalorisation du Boulingrin et la requalification des Promenades, le tri postal est le dernier des points stratégiques du projet de transformation de cette partie de la ville.

L’enjeu est immense : il s’agit ni plus ni moins que de créer, à la place de cette friche SNCF, un nouveau quartier urbain mixte. Sur 1,4 hectare devrait être ainsi aménagé un lieu de convergence du réseau de bus urbain avec tous les autres modes de transport : TGV, TER, cars dits «Macron», tramway... En parallèle, il s’agit de développer, toujours sur cette zone, des services à la mobilité durable : location de vélos, stationnement de covoiturage, ou encore bornes de rechargement électrique, par exemple. Un programme immobilier mixte –bureaux et logements– devrait compléter l’offre.

Une concertation avec les riverains et les usagers futurs du pôle multimodal est prévue, sans doute avant la fin de cette année.

LE PLAN DE RECONQUÊTE DÉVOILÉ EN 2020

Un projet au long cours, qui ne verra pas le jour d’ici la fin du mandat, mais dont les contours pourraient être esquissés et présentés aux Rémois avant la mi-2020 et les prochaines élections municipales.

Des études sont aussi menées pour la réalisation de la cité administrative (réunissant l’ensemble des services de la Ville et du Grand Reims actuellement répartis sur 47 sites). « On souhaite sur ce secteur hautement stratégique un geste architectural fort, digne de notre temps et qui marque notre ambition » , précisait le maire Arnaud Robinet, dans nos colonnes, à la mi-juillet, lors de la signature du protocole d’études d’aménagement entre le Grand Reims, la Ville et la SNCF. « Le pôle multimodal est un équipement nécessaire à la 12eme ville et à la plus grande communauté urbaine-rurale de France, et qui aura des répercussions sur la ville en termes de circulation comme d’aménagement du centre-ville. »

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 12/09/2018

Un nouveau parking de 100 places 

Depuis quelques jours,   un parking, accessible avec un disque bleu, est ouvert rue Chaix-d’Est-Ange, près du boulevard Joffre. 


Hier midi, il restait encore beaucoup de places libres dans ce nouveau parking créé pour compenser la suppression des places sur les Promenades.
Christian Lantenois

Même si des petits travaux de finition restent à terminer, le nouveau parking aménagé à hauteur de la rue Chaix-d’Est-Ange, près du boulevard Joffre, est ouvert depuis quelques jours. Cent places dont trois réservées aux personnes handicapées sont accessibles aux automobilistes disposant d’un disque bleu (lire plus loin). Le stationnement est gratuit mais pour une durée maximale de deux heures. Si l’on a besoin de laisser sa voiture plus longtemps, quelques places de stationnement payant - en zone verte - sont disponibles à l’extérieur du parking. La durée maximale du stationnement est alors de 5 h 15.

Ce nouveau parking entend compenser la suppression des places de stationnement des Hautes Promenades, où on ne peut plus du tout se garer depuis le lancement du gros chantier de réaménagement de cette zone du centre-ville. Mais si, hier, le nouveau parking était loin d’être complet, sans doute parce qu’il n’est pas encore connu, il risque vite d’être saturé. Il ne compte en effet que 100 places alors qu’on en dénombrait près de 200 au niveau des Hautes Promenades.

Trente places supplémentaires sont prévues mais pas pour tout de suite

À la mairie de Reims, l’adjointe Laure Miller fait savoir qu’après la destruction de la pointe de la parcelle du boulevard Joffre, seront aménagées trente places de parking supplémentaires. Mais, pour l’heure, aucune date n’est avancée. Car la Ville négocie toujours le rachat.

Il faut savoir que ce nouveau parking « zone bleue » ne sera que provisoire. Car, dans le cadre du projet d’aménagement urbain «Reims Grand Centre », la Ville a prévu la construction, sur l’ancien site du Sernam, d’un parking en silo de 554 places. L’ouverture de ce dernier n’est pas prévue avant 2020.

Des disques bleus aux tarifs très… divers 

 Le nouveau parking est un parking « zone bleue ». Il est donc gratuit pendant deux heures, à condition de placer sur son tableau de bord un disque – bleu – qui indique son heure d’arrivée. Mais est-il facile de se procurer un disque bleu ? Pas vraiment, avons-nous constaté hier. Contrairement à ce que l’on pensait naïvement, ces petits cartons d’un autre âge ne se distribuent en effet pas gratuitement, ni ne se vendent pour une somme modique en mairie. Nous nous sommes alors dirigés vers Le Chiquito, un bar-tabac situé rue des Romains. « On ne vend pas de disques bleus » , nous a répondu la vendeuse, surprise d’une telle demande. Idem, au bistrot Le Maryland, rue Chanzy. Au Général, place du Forum, on nous a en revanche sorti un disque bleu d’une petite vitrine. Coût de l’achat : 6,50 euros. Comme cela nous a paru cher, nous avons appelé d’autres magasins censés vendre des disques de stationnement. Chez Feu Vert à Tinqueux, il est facturé 6 euros mais seulement 4 euros à Norauto, à La Neuvillette. Pour trouver encore moins cher, il faut se rendre sur internet : 1,99 euro sur Amazon et 0,99 euro sur Cdiscount… Au final, Reims devrait s’inspirer de la ville de Crest, dans la Drôme : sur son site internet, la commune propose un « kit de fabrication » de disque bleu à imprimer. Sachez enfin que Reims ne dispose aujourd’hui que de deux parkings « zone bleue » : rue Chaix-d’Est-Ange et au Boulingrin.

Valérie  COULET

 Extrait de l'union du 04/09/2018

 

En route pour le renouveau du tri postal 

Un protocole d’études d’aménagement entre le Grand Reims, la Ville et la SNCF   vient d’être entériné actant ainsi le renouveau à venir du tri postal. 


Des échafaudages ont été montés tout autour du bâtiment. «
On nettoie l’intérieur, avant de le désamianter. Il sera calfeutré, mis sous cloche, cet été. Et la démolition sera réalisée complètement, fin septembre », précise Pascal Janin, directeur adjoint SNCF immobilier.
Christian Lantenois

L' ESSENTIEL

*.- LE SITE : Il est délimité d’un côté par les voies ferroviaires, l’opposé par la barre d’immeuble du boulevard Foch et puis par la rue Villeminot-Huart.

*.- CE TERRAIN de 10 000 m 2 se compose de parcelles détenues majoritairement par le Groupe public ferroviaire (GPF), sur lesquelles se trouvent l’ancien bâtiment de tri postal (désaffecté depuis 5 ans), des stationnements (comme le parking au sol d’Effia) ainsi qu’une résidence gérée par ICF Habitat (filiale logement du GPF).

*.- LE PREMIER RAPPROCHEMENT entre les deux collectivités et la SNCF remonte ainsi à octobre dernier pour établir les principes d’une coopération pour l’aménagement du tri postal.

*.- AU COURS DE CES DEUX PROCHAINES ANNÉES,  des études vont être menées pour la valorisation de ce site stratégique, à deux pas du centre-ville de Reims.

1 - PETITES SIGNATURES POUR GRAND PROJET

Zone stratégique à requalifier : près de la gare et à deux pas du centre, la reconquête urbanistique du tri postal (friche SNCF depuis 5 ans), fait partie intégrante du projet d’aménagement Reims Grand Centre, mené par la Ville de Reims et la communauté urbaine du Grand Reims. Catherine Vautrin et Arnaud Robinet ont signé vendredi un protocole prévoyant la réalisation d’études sur l’aménagement de ce site avec Benoît Quignon, directeur général de SNCF Immobilier. Le but : dessiner conjointement le devenir de ce secteur. « C’est la suite logique des relations que nous entretenons maintenant depuis 4ans, sur l’ensemble des aménagements urbains et projets portés par nos deux collectivités sur des sites appartenant à la SNCF », a ainsi indiqué, Arnaud Robinet, qui a rappelé que, au préalable, il y avait eu notamment le projet de la reconquête de la friche de l’ex Sernam.

2 - LES DÉTAILS DU PLAN DE RECONQUÊTE

L’enjeu est immense : il s’agit ni plus ni moins que de créer, à la place de cette friche SNCF, un nouveau quartier urbain mixte. Le plan de reconquête prévoit notamment des logements et activités tertiaires, en articulation autour d’un pôle d’échanges multimodal (lieu de convergence de tous les modes de transport). Catherine Vautrin a rappelé l’un des enjeux de l’aménagement à venir : « L’une de nos responsabilités est de travailler l’attractivité de notre territoire. »Reims ne manque pas d’atouts selon la présidente du Grand Reims: « Nous sommes à 30 min du monde entier, puisque, grâce au TGV, nous sommes à 30 min du grand panneau du T2 de Charles de Gaulle. C’est dire si l’on peut, en étant à Reims, être près de partout dans le monde. On va plus vite de la gare Champagne Ardenne à Charles de Gaulle que de la place de la Concorde à Charles de Gaulle. »

Le pôle d’échange multimodal s’imposait : « Il nous faut travailler sur notre mobilité. Nous aurons de façon concentrée à la fois des TGV, des TER mais aussi les bus de Citura, les bus, le vélo et le tramway. Tous ces modes de déplacements sont complémentaires. » En parallèle, il s’agit de développer, toujours sur cette zone, des services à la mobilité durable : location de vélos, stationnement de covoiturage, ou encore bornes de rechargement électrique. Catherine Vautrin d’assurer : « Ce sera un endroit particulièrement attractif aussi bien pour du bureau mais aussi pourquoi pas pour l’accès à nos services. » En l’état actuel des réflexions, des études sont menées pour la réalisation de la cité administrative sur ce site (soit regrouper les services de la Ville et du Grand Reims actuellement répartis sur 47 sites).

3 - CÔTÉ CALENDRIER

Le protocole prévoit deux ans pour mener à bien les études nécessaires à la valorisation du site. Des études préliminaires de faisabilité qui porteront notamment sur la définition des emprises ferroviaires considérées comme mutables ; l’évaluation des conditions de faisabilité urbaine, technico-économique et programmatique ainsi que l’identification des schémas de montages possibles.

Mais d’ici là, une concertation avec les riverains et les usagers futurs du pôle multimodal est prévue, sans doute avant la fin de cette année. « Notre rôle est d’être un facilitateur, un ensemblier, d’être l’interface finalement entre le monde ferroviaire au sens large du terme et les collectivités locales afin de mener une réflexion sur la transformation de nos actifs immobiliers » , a fait savoir Benoit Quinon, directeur général de SCNF immobilier.

Depuis quelques jours, la SNCF fait place nette : des échafaudages ont été montés tout autour du bâtiment tri postal. « On nettoie l’intérieur, avant de le désamianter. Il sera alors calfeutré, mis sous cloche, cet été. Et la démolition sera réalisée complètement, fin septembre » , précise Pascal Janin, directeur adjoint SNCF immobilier.

La SNCF restera-t-elle propriétaire du terrain ? « C’est un des sujets d’étude : quel projet on souhaite ensemble réaliser : il y aura sans doute des logements, des bureaux, il faut un pôle multimodal, préserver des capacités de stationnement... C’est à partir de cette étude urbaine qu’on discutera de qui fait quoi » , détaille Benoit Quinon. « On sera en capacité d’ici 2020 de présenter les contours précis de l’aménagement futur » , complète Catherine Vautrin.

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 17/07/2018

 

L’ancien tri postal bientôt à terre

 Les jours de cette friche SNCF sont comptés. Le désamiantage va commencer puis ce sera la déconstruction. Le duo Robinet/ Vautrin veut y installer le pôle multimodal


La revalorisation du tri postal est l’un des aménagements phares du projet urbanistique Reims Grand Centre.A.B.

 L’avenir de cette friche fait l’objet de réflexions depuis quelques années. L’ancienne municipalité avait d’ailleurs mis sur pied un programme d’aménagement pour requalifier la zone.

Un emplacement stratégique, à deux pas de la gare et à la lisière du centre-ville, intégré dès 2015 dans l’ambitieux projet urbanistique Reims Grand Centre, porté par le duo Arnaud Robinet/Catherine Vautrin.

Avec la reconversion du site de l’ex Sernam, la revalorisation du Boulingrin et la requalification des Promenades, le tri postal est le dernier des points stratégiques du projet de transformation de cette partie de la ville.

À LA PLACE, UN NOUVEAU QUARTIER URBAIN MIXTE

La reconquête urbaine de cette parcelle SNCF délaissée « a été définie d’intérêt communautaire par délibération du 21 décembre 2017 », a rappelé ce lundi soir, au conseil municipal Nathalie Miravete, l’adjointe au maire de Reims, en charge de l’urbanisme.

L’orientation retenue est de créer ni plus ni moins « un nouveau quartier urbain mixte mêlant logements et activités tertiaires, s’articulant autour d’un pôle d’échanges multimodal », en substitution du parking Saint-Symphorien qui paraît aujourd’hui obsolète.

Sur 1, 4 hectare, devrait être ainsi aménagé un lieu de convergence du réseau de bus urbain avec tous les autres modes de transport : TGV, TER, bus dits Macron , tramway... En parallèle, il s’agit de développer, toujours sur cette zone, des services à la mobilité durable : location de vélos, stationnement de covoiturage, ou encore bornes de rechargement électrique, par exemple. Un programme immobilier mixte –bureaux et logements– devrait compléter l’offre. Seule incertitude, dans ce dossier, puisque la réflexion est toujours en cours, la construction ou non d’une passerelle piétonne afin de permettre le franchissement des voies ferrées.

Lundi soir, les élus ont validé sans difficulté, le fait que « la Ville contribuera à la réalisation des études d’aménagement pour la création d’un pôle d’échanges multimodal et de son contenu ». De son côté, la SNCF mènera des études relatives « à la faisabilité d’un projet de valorisation immobilière notamment » . Pour cette première étape préparatoire, Reims ne mettra pas la main au porte-monnaie : « aucune participation financière compte-tenu de l’intérêt communautaire de l’opération », a précisé Nathalie Miravete.

UNE NOUVELLE CENTRALITÉ DU CŒUR DE VILLE

« L’ensemble constituera, en complémentarité du secteur Sernam/Boulingrin, une nouvelle centralité du cœur de ville, élargissant ainsi l’hyper-centre actuel, et, à une échelle élargie, une nouvelle centralité pour la communauté urbaine », a poursuivi l’élue.

Un projet au long cours, qui ne verra pas le jour d’ici la fin du mandat, mais dont les contours pourraient être esquissés et présentés aux Rémois avant la mi 2020 et les prochaines élections municipales.

Côté calendrier : la SNCF va cependant rapidement faire place nette. Le désamiantage de ce bâtiment de 1800 m² devrait démarrer d’ici quelques jours. La démolition, a proprement parlé, est, quant à elle, programmée du 1 erjuillet au 30 septembre.

Partenariat pour Maxi projets

« Un partenariat existe depuis plusieurs années entre la Ville, la communauté urbaine du Grand Reims et le groupe public ferroviaire (regroupant SNCF, SNCF Réseau et SNCF mobilités) », rappelle Nathalie Miravete, ce qui a permis ainsi la création de la gare Champagne-Ardenne TGV, le réaménagement du parvis de la gare de Reims ou encore l’aménagement du quartier Clairmarais. Il a été renforcé en octobre 2017, en vue de la reconversion du site de l’ex Sernam, du percement de la Voie Nord, –entre le pont de Laon et le Pont Neuf– (afin de limiter l’engorgement de la place de la République) mais aussi de la requalification de la halle du Sernam (14 hectares), sur le site de la 12 e Escadre et dont une première tranche d’aménagement a déjà été actée.

 Extrait de l'union du 26/06/2018

 

Le parking provisoire ouvrira le 1 er septembre

Environ 100 places gratuites vont être aménagées pour compenser la suppression définitive du parking des Hautes promenades, en attendant la livraison du parking en silo, sur le Sernam.  


Un parking temporaire pour absorber le flux de véhicules privés du parking des Hautes-promenades avec le commencement du chantier de transformation du poumon vert du centre-ville. Christian Lantenois

 Il y a encore fort à faire. Des amas de gravats occupent toujours une partie de cette parcelle de 2 500 m2 . Boulevard Joffre, si la barre d’immeuble a été rasée en une semaine courant du mois d’avril, la société de démolition n’a pas encore totalement fait place nette, pour autant. Il lui a fallu traiter les 2500 m 3 de gravats générés par la déconstruction, les trier, évacuer ce qui pouvait être recyclé. Une machine à concasser XXL a ensuite réduit en gros cailloux les blocs de béton et de briques.

On le sait, la communauté urbaine a rasé cette verrue afin d’y aménager un parking provisoire, qui ne permettra pas, pour autant de compenser totalement la perte de stationnement, sur le secteur.

Le compte n’y est pas : sur les Hautes promenades, près de 200 véhicules y stationnaientCelui en cours d’aménagement prévoit 108 places, dont trois réservées au stationnement des personnes à mobilité réduite.

Un parking qui pourrait néanmoins s’agrandir : la collectivité est propriétaire de l’immeuble jouxtant, et est encours de racheter de celui situé juste après. L’objectif est de les démolir dans la foulée. Idéalement, courant de l’année 2019. Pour rappel, dans le cadre du projet d’aménagement urbain Reims Grand Centre, un parking en silo de 554 places est prévu au Sernam, mais ne sera pas livré avant 2020 ; un autre de 200 places sous l’actuel parking du Boulingrin est en réflexion. Enfin, un 3 e au niveau des Basses promenades pourrait voir le jour, mais les études ne seront pas menées avant la fin de ce mandat.

Il reste encore un mois et demide travaux

Sur le site de l’ancienne verrue du bulevard Joffre, il reste un mois et demi de travaux. L’ouverture du parking est fixée actuellement au 1er septembre, sous réserve d’un éventuel imprévu sur le chantier.

Un nouveau parking qui sera accessible via la rue Chaix-d’Est-Ange (qui est en sens unique). Il s’agira d’un parking en zone bleue : il faudra se munir d’un disque bleu pour ainsi bénéficier d’un stationnement gratuit mais limitée à 2 heures.

Aur&lie BEAUSSART

 Extrait de l'union du 18/07/2018

 

La barre Joffre éventrée

D’ici la fin de semaine, si tout va bien, cette verrue emblématique du centre-ville   aura disparu pour laisser place, en septembre, à un parking provisoire. 


L’objectif fixéest que vendredi soir, la pince métallique doit avoir mis à terre l’ensemble de la barre Joffre, construite dans les années 50 et désaffectée depuis 2012.

 


Le chantier de déconstruction doit produire 2 500 m3 de gravats. Le tri se fera sur place afin d’extraire ce qui peut être recyclé. Ensuite, le béton et les briques seront concassées, explique Laurent Jacquemard, chef du service Sécurité et accessibilité au Grand Reims. 

On l’observe, un peu partout, quotidiennement, le projet Reims Grand Centre avance, prend forme» .

Alors que, depuis jeudi dernier, les immeubles Joffre sont grignotés, Catherine Vautrin, la présidente de la communauté urbaine (propriétaire du terrain), rappelle l’enjeu de la déconstruction en cours : « Au-delà de voir disparaître une verrue, cela va donner une respiration au secteur, dégager l’horizon. On a voulu procéder rapidement pour permettre d’apporter une solution de stationnement, en attendant la construction du parking situé sur la Zac Sernam et dont la première pierre sera posée en octobre. » En effet, les travaux de transformation des Hautes-Promenades commencent vers la mi-mai, et avec, la disparition du parking s’y trouvant. Et le planning est serré, comme l’explique Laurent Jacquemard, chef du service sécurité et accessibilité, pour le Grand Reims : « La barre doit être totalement à terre d’ici vendredi soir. Ensuite, la machine à concasser prendra le relais. »

PARKING GRATUIT MAIS RÉGLEMENTÉ

Le chantier doit générer 2 500 m3 de gravats. « Une grande partie de ce qui sera concassée va servir sur place à combler les caves et préparer le sol du futur parking. Le reste ira sur le site de l’ex Sernam. »

Mi-juin, la direction des espaces urbains prendra possession de cette parcelle pour l’aménagement du parking qui doit impérativement « ouvrir en septembre ». Il s’agira d’une zone bleue : un parking gratuit mais limité dans le temps.

Aurélie BEAUSSART

Photos : Edouard LANTENOIS

 Extrait de l'union du 24/04/2018

 Un parking à la place des immeubles Joffre

Pour compenser la suppression prochaine du parking des Hautes promenades, la municipalité prévoit de raser une verrue afin d’y implanter un parking provisoire.

 
Ce parking permettra de faire face aux travaux des Hautes promenades qui doivent débuter au cours du printemps.

L'ESSENTIEL

-.- EN SEPTEMBRE 2012 , cette barre qui fait l’angle de la rue et du boulevard Joffre voit son dernier locataire déménager.

-.- IL Y A PRÈS DE 6 ANS , on annonç ait déjà la démolition imminente de ces logements sociaux.

-.- UNE PARCELLE CONVOITÉE par la municipalité PS car située au cœur de la zone vouée à être entièrement transformée dans le cadre de l’ambition projet Reims 2020. Une fois place nette, l’équipe d’Adeline Hazan prévoyait d’y implanter les divers services administratifs de la collectivité.

-.- LES ENGINS DE CHANTIER devraient bientôt prendre possession des lieux pour grignoter la barre.

Ils sont déjà quelques-uns à s‘inquiéter et à se demander où ils vont pouvoir se garer lorsque les travaux de transformation des Promenades démarreront, au cours du printemps 2018, a priori au mois de juin. D’ici quelques mois, en effet, il ne sera plus possible de stationner sur les Hautes promenades (200 emplacements).

Un parking en silo de 554 places est bien prévu sur le site du Sernam mais pas avant 2020, un autre de 200 places sous l’actuel parking du Boulingrin est aussi en réflexion.

Enfin, un troisième parking au niveau des Basses promenades pourrait voir le jour, mais là encore, les études ne seront pas menées avant la fin de ce mandat. «Pour absorber le flux de véhicules, nous allons aménager un parking temporaire le long des Hautes promenades » , avait fait savoir Arnaud Robinet, en octobre dernier lorsqu‘il répondait aux questions des lecteurs de notre journal.

L‘UNE DES VERRUES LES PLUS IMPORTANTES DE REIMS BIENTÔT RASÉE

Les choses devraient rapidement bouger. « La barre d’immeuble désaffectée, appartenant à Reims habitat, et située au début du boulevard Joffre (Ndlr : 2, 2bis et 4) va être prochainement rasée » , indique Nathalie Miravete, adjointe au maire de Reims en charge de l’urbanisme. « C‘est une très bonne chose. Au-delà du fait de permettre l‘implantation d‘un parking temporaire, cette démolition va mettre un terme à une verrue ancienne et permettre une entrée de ville plus aérée, avec la réhabilitation entamée, un peu plus loin, de la résidence Roederer appartenant au bailleur ICF Nord Est. Tout cet axe paraîtra ainsi moins austère.» Pendant toute la durée de la première phase du chantier de transformation de ce poumon vert, le parking des Basses promenades (300 places) restera accessible.

Une première partie de la mutation des Promenades (section Hautes promenades et square Colbert) sera livrée fin 2019. Une fois le projet Reims Grand Centre terminé, en 2020, cette parcelle pourrait peut-être accueillir « la cité des services publics », qui rassemblerait ainsi, dans un souci d‘économies, tous les services des deux collectivités disséminés actuellement sur une quarantaine de sites. Une cité qui verrait alors le jour à quelques mètres du tout nouveau pôle multimodal qui sera quant à lui implanté sur l‘ancienne friche SNCF d‘1,4hectare et dénommé Tri postal.

Aurélie BEAUSSART

Extraits de l' union du 15/01/2018

  

    

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Hautes Promenades

Sous les Promenades, des traces de vies passées
Pourquoi le square Colbert a été recassé  

150 ARBRES ABATTUS SUR LES HAUTES PROMENADES

Les Hautes Promenades de 1905 à nos jours 

Les promenades en pleine mue
La Transformation est en route

Le chantier des Promenades commence : les engins passent, le parking trépasse

Un an pour remodeler les Hautes promenades

Démarrage du chantier des Promenades début juin

Les archéologues entrent en scène sur les Promenades
De Grandes Eaux pour les Promenades de Reims 

  

    

  Répertoire  

 

 

  Sous les Promenades, des traces de vies passées

Actuellement des fouilles sont menées sur le site des Promenades Schneiter.   Les archéologues espèrent en apprendre davantage sur la vie de nos aïeux.

1 - POURQUOI DES FOUILLES ?

Il s’agit d’un lieu chargé d’histoire, le centre ancien est riche d’occupation. « On est sur le cardo maximus, la grande voie romaine qui passait d’ailleurs par la Porte de Mars (axe Nord-Sud). Il y avait sûrement de part et d’autre de cette voie antique, des boutiques » , détaille l’archéologue Baptiste Panouillot, responsable scientifique d’opération et spécialisé dans la période Antique (du 1er avant notre ère au 5 e siècle). Il gère les fouilles archéologiques actuellement menées sur le site des Promenades.

Neuf personnes sont mobilisées sur ce chantier depuis le 1 er octobre et jusqu’à la fin du mois de janvier 2019.Sur ce rectangle de verdure XXL, « on sait que l’habitat a été quasi continu de l’époque antique à l’époque moderne, voir plus tardive. »

Un diagnostic archéologique a été réalisé en janvier 2018 et ses conclusions préconisaient des fouilles,« parce qu’il y a un aménagement profond impactant un secteur sensible et donc les niveaux archéologiques. »Baptiste Panouillot précise : « On ne fouille que s’il y a un risque de destruction de vestiges. Ce qui est parfois frustrant, c’est lorsque la côte d’aménagement est à 2 mètres et que l’on sait qu’à 3 mètres, on pourrait peut-être trouver quelque chose mais c’est la loi, on ne creuse pas plus profond. »

Ce ne sont pas vraiment les premières fouilles effectuées sur la zone. Au 19 esiècle notamment, une campagne de fouilles avait été menée, avec à la clé, l’une des plus belles découvertes archéologiques rémoises : « La plus grande mosaïque (20 m 2 ), au Nord de Rome. Une mosaïque dédiée aux gladiateurs. Elle est conservée au musée Saint-Remi. »

« Dans les années 90, des recherches limitées ont aussi été entreprises sur les Promenades, au niveau du bassin »(NDLR : l’un des deux boulingrin, celui situé au plus proche de la place de la République) , « Et, plus récemment, lors du chantier du tramway, (2007-2008) sur une grande partie du tracé. »

Ces deux séries de fouilles avaient permis de découvrir « de l’habitat monumental » et une portion du Cardo maximus.

2 - QUELS SECTEURS CONCERNÉS ?

« Notre action ? Toutes les zones visées par l’aménagement prévu dans le cadre de la transformation des Promenades soit le parvis devant la Porte de Mars et aux abords des deux Boulingrins essentiellement. »,délimite ainsi Baptiste Panouillot.

3 - QU’ATTENDRE DE CES RECHERCHES ?

Les enjeux de cette fouille sont majeurs pour la connaissance de la ville gallo-romaine et du bâti médiéval. « Il s’agit notamment de confirmer ou non nos hypothèses, notre réflexion sur la ville, et nos connaissances sur l’occupation de ce secteur et sur le cadastre antique. On a déterminé par exemple, qu’il y avait au moins deux plans d’urbanisation de la cité, durant la période romaine », développe l’archéologue.

Un site de fouilles inespéré. « C’est un grand espace non urbanisé qui n’a pratiquement pas été impacté. Il fallait vraiment un projet de transformation urbanistique important pour que l’on puisse intervenir. »

Sur les environs de la place de la République, « il y a de l’habitat médiéval qui est attendu. J’espère évidemment que l’on trouvera aussi une belle mosaïque. »

Près de la Porte de Mars, « on pourrait tomber sur le Palais des archevêques ». Et un peu plus loin, « retrouver des traces de l’ancienne enceinte du Bas Empire ou de l’enceinte médiévale. »

Au niveau des remparts, « j’espère un peu d’élévation : quelques blocs de soutènement en craie. On devrait aussi tomber sur les fossés des remparts qui faisaient alors 10 m de profondeur. »

Des traces de l’exposition industrielle de 1905, non loin du square Colbert, ne sont pas à exclure. Reims la romaine se dévoile au fil du travail minutieux des archéologues. Et, avec les projets urbanistiques qui s’annoncent, ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Ce qui a déjà été découvert


Une petite statuette en alliage cuivré dédiée à une divinité a été retrouvée.

Lors du diagnostic réalisé en janvier dernier, les archéologues ont déterré, non loin de la Porte de Mars, une petite statuette en alliage cuivré et dédiée à une divinité, peut-être Hercule, sans certitude encore. « Elle est partie en restauration » , précise l’archéologue. Un quart de la zone à inspecter dans le cadre des fouilles l’a déjà été. Les archéologues ont mis au jour une voie empierré, en gré «sans doute de l’époque médiévale-moderne», près de la place de la République, qui semble aller en direction de la Porte de Mars médiévale (celle située sous le parking des halles). Près des deux Boulingrin, deux hypocaustes, (l’ancêtre de notre système de chauffage, des radiateurs antiques) d’une maison d’époque médiévale tardive (datant probablement du 2 e au 4 e siècle de notre ère) ont été mis au jour. Les archéologues sont aussi tombés sur deux obus, une culasse et des fragments d’obus. Ils ont aussi relevé beaucoup d’ossements d’animaux (porc, bœuf, mouton), des fragments de céramique et des objets métalliques. Après le temps de fouilles, ce sera le temps des analyses et d’exploitation des éléments récupérés. Le rapport des fouilles doit être, quant à lui, rendu dans les deux ans.

 Aurélie BEAUSSART

 Extrait de l'union du 08/10/2018

 

 

Pourquoi le square Colbert a été recassé  

Le square face à la gare est à nouveau en travaux, sept ans après un premier chantier. La gauche crie au gaspillage. La droite l’accuse d’avoir fait du « rafistolage ».  


Le square Colbert est fermé jusqu’en juin 2019, dans le cadre de la réhabilitation des Hautes Promenades. Stéphanie Jayet

Initialement prévu en mai, réellement lancé le 2 juillet, le chantier de réhabilitation des Promenades s’est emparé du square Colbert quelques semaines plus tard. Objectif : repenser ce carrefour de verdure séparant d’une part la gare et la place d’Erlon, d’autre part les deux tronçons des Promenades.

Depuis le cœur de l’été, difficile d’échapper aux engins qui s’affairent autour de la statue de Colbert, restaurée juste avant. Pour les paysagistes chargés des travaux (14 millions TTC pour la partie entre la gare et la Porte de Mars), la rénovation du square doit pourtant être modeste, car cet « espace n’a pas besoin d’être complètement transformé » (lire ci-contre). Les allées seront redessinées, la forme du square simplifiée, un banc circulaire viendra s’enrouler autour de la statue, entre autres. Des arbres seront replantés : à la livraison en juin 2019, il devrait y en avoir 95, contre 90 aujourd’hui. Enfin, des arbustes qui bouchent la vue entre la place d’Erlon et la gare seront remplacés par des plantations basses.

La Ville promet une rénovation en profondeur

En découvrant ce chantier, des élus de l’ancienne majorité n’ont cependant pas goûté ces promesses paysagères. Se souvenant de travaux réalisés en leur temps, dans le cadre des aménagements du tram et du nouveau parvis de la gare, ils y ont vu un « gâchis » .

Dans ces colonnes, le 17 septembre, Éric Quénard, ancien premier adjoint PS, montrait les dents : « Ce sujet m’interpelle : on avait rénové tout le square Colbert il y a sept ans. Il faisait la satisfaction des habitants, et le revoilà en travaux. On gâche l’utilisation des deniers publics ! » Des Rémois croisés à l’arrêt de tram nous ont aussi fait part de leur incompréhension. « Ce square a été refait il n’y a pas longtemps , se souvient une maman. Je ne comprends pas pourquoi ils l’ont recassé. »

Mais en mairie, on assume. Dès le 17 septembre, sur Twitter, l’adjointe Laure Miller avait accusé Éric Quénard de « mauvaise foi » et avait répondu :« Non, remplacer le revêtement d’une allée n’est pas une rénovation de square, mais du rafistolage ! »

Contactée cette semaine, elle enfonce le clou : « Oser appeler rénovation le simple fait de refaire une allée, ça en dit long sur l’ambition de la dernière équipe municipale pour notre ville ! Contrairement à ce qu’affirmait Éric Quénard, le square n’a absolument pas été refait sous leur mandature. Ils ont simplement fait, dans le cadre des travaux liés au tramway, le revêtement de l’allée. »

Pour l’adjointe à la voirie et aux espaces verts, la gauche d’hier aurait donc réalisé un simple lifting, quand la majorité actuelle procéderait à une « rénovation en profondeur » des Promenades, un «  projet d’envergure, de transformation de l’ensemble de ce poumon vert » .

Rendez-vous en juin pour juger.

PAS DE RÉVOLUTION EN VUE

LE 30 MAI DANS L’UNION, MICKAËL MUGNIER, PAYSAGISTE DE L’ATELIER JACQUELINE OSTY & ASSOCIÉS, ÉVOQUAIT LA PARTICULARITÉ DU SQUARE. « ÇA A ÉTÉ LA PARTIE LA PLUS DIFFICILE POUR NOUS À DESSINER PARCE QUE CE SQUARE, AVEC SA FORME COMPLÈTEMENT SINGULIÈRE, FONCTIONNE MAIS VIENT INTERROMPRE LES PROMENADES. LA STATION DE TRAMWAY COMME LES ARRÊTS DE BUS CRÉENT DES INTERRUPTIONS TRÈS FRANCHES. » IL ANNONÇAIT AINSI UN RÉAMÉNAGEMENT MOINS PROFOND QUE SUR LES PROMENADES : « SI LE RÔLE D’UN PAYSAGISTE EST DE REDESSINER LES ESPACES, IL DOIT AUSSI SAVOIR RECONNAÎTRE QUAND UN ESPACE N’A PAS BESOIN D’ÊTRE COMPLÈTEMENT TRANSFORMÉ. C’EST LE CAS ICI.»

Guillaume LÉVY

 Extrait de l'union du 08/10/2018

 

 

150 ARBRES ABATTUS SUR LES HAUTES PROMENADES

Dans le cadre de la transformation des promenades Schneiter, environ 150 arbres ont été abattus en quelques jours. Au total, 270 autres vont être plantés début 2019.


Tous les aibres visés ont été abattus et évacués en

L’ESSENTIEL

*.- PRÈS DE 24M€, tel est le coût de ce chantier qui se  déroule en deux phases.

*.- LA MUTATION DES PROMENADES, commencée en juillet pour la partie Hautes Promenades et square Colbert, sera livrée en juin 2019.

*.- LA DEUXIÈME PARTIE, qui concerne la restructuration des Basses Promenades et de la Patte-d’oie, se déroulera sur 2021-2022. La rue Bir-Hakeim va être retracée afin de valoriser la Porte de Paris.

Ils ont fait place nette. Les bûcherons n'ont pas chômé. En quelques jours à peine, ils ont mis à terre plus d'une centaine d'arbres condamnés dans le cadre du projet de transformation des Promenades. ont débité les troncs et fait évacuer le tout.

 Avant cette phase d'abattage. il y a eu l'inspection : « Un examen en amont, arbre par arbre. réalisé par un technicien de la Ligue de protections des oiseaux (LPO) afin de détecter l'éventuelle présence d'animaux protégés, explique Laure Miller, adjointe au maire chargée de l'écologie urbaine.

« C'était important pour nous de bien veiller à cela, quitte à décaler cette étape si nous avions fait face à fa présence de chauve-souris notamment. »

Et de détailler : « La période d'abattage a été ciblée après la période de nidification des oiseaux pour éviter des destructions de nids. Concernant les chiroptères, toutes les cavités présentes dans les arbres ont été sondées une semaine avant les abattages en lien avec la LPO pour éviter de détruire un éventuel lieu de gîte. Mais aucun chiroptère n'a été détecté dans les arbres. »

EXIT LES MARRONNIERS SENSIBLES AUX MALADIES

La plupart des arbres abattus « étaient clairement dans un état dépérissant. En atteste d'ailleurs, l'état des troncs coupés : pour la plupart, ils sont creux », précise Laure Miller. Par exemple, le long du boulevard Foch : des tilleuls étaient atteints de chancre (maladie cryptogamique), « ce qui menaçait d'ailleurs leur espérance de vie et leur stabilité. » Le long des deux boulingrins (partie en creux engazonnée), il s'agit par contre de procéder au renouvellement complet des alignements d'arbres qui, eux, n'étaient pas spécialement en mauvais état.

ATTEINDRE LES 515 ARBRES SUR LES PROMENADES SCHNEITER ET LE PARC COLBERT

Il s'agit de combler notamment les trous dans les alignements à J'emplacement de J'ancien parking où sera aménagée, « une bande active ». Le projet paysager kiosques, mobiliers, jeux et matériels d'activités de sport santé. L'idée est aussi de ramener l'eau sur cette trame verte en cœur de ville: du miroir des jets près du square Colbert, jusqu'aux grands jets (5 rn de haut) près de la Porte Mars. La plantation de ces 270 arbres se fera « vraisemblablement au début de l'année 2019/0r5 du repos végétatif: la meilleure période pour planter », indique Laure Miller.

Au total, 420 arbres cohabiteront sur les Promenades Jean-Louis-Schneiter, contre 313 actuellement ainsi que 95 au square Colbert, contre 90 aujourd'hui. Dans le cadre de la reconfiguration des lieux, l'agence Otsy a aussi imaginé de planter 7 000 arbustes et 100 000 plantes vivaces. Pour ceux qui se poseraient la question : selon l'état du bois des arbres abattus, il sera revalorisé, soit sous forme de pâte à papier, soit sous forme de plaquettes destinées aux chaudières à bois.

UN CHANTIER CONCENTRÉ

Des fouilles archéologiques doivent être menées au niveau des deux boulingrins avant que les travaux d’aménagement puissent se faire. « Les fouilles vont démarrer début octobre avec, dans un 1er temps, des interventions sur les boulingrins, puis vers la place de la République, pour finir aux abords de la porte de Mars début 2019 », précise Laure Miller

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 01/09/2018

 

  Les Hautes Promenades de 1905 à nos jours 

Avant les promenades, la Ville de Reims avait chargé le maître jardinier Jean Le Roux, en 1733, aux pieds des remparts, de planter des rangées d’ormes. Suite à la démolition des remparts, sur une superficie de 1,7 hectare, sont réalisées des plantations à la française. Dans la partie centrale, se trouvaient une suite de gazons et parterres fleuris, à ciel ouvert, avec bassins et les côtés étaient à l’origine aménagés en allées parallèles entre dix rangées de marronniers.

Au centre, on installe en 1841, un kiosque à musique dit des marronniers (comme le montre la carte postale ci-dessus qui date de 1905), celui de la Patte d’Oie datant pour sa part de 1869. Des concerts y sont donnés par les musiques des garnisons militaires et sociétés de musique civiles.

Sur son emplacement, on élève par la suite le monument aux Martyrs de la Résistance, qui sera inauguré dix ans après le fin de la Seconde Guerre mondiale, le 7 mai 1955, par le président de la République Vincent Auriol.

Pour permettre le passage du tramway inauguré en 2011, la Ville a été dans l’obligation d’abattre un certain nombre d’arbres.

Début juillet, une rénovation totale des Hautes Promenades a été entreprise. 

  Extrait de l'union du 01/09/2018

 

 

Les promenades en pleine mue

La renaissance des promenades a débuté en juillet. Le chantier bat son plein, entre la Porte de Mars et le square Colbert. Le calendrier suit son cours.


Au cours du mois d’août, les travaux de terrassement ont débuté : les entreprises ont décapé et enlevé la couche de bitume, en attendant des fouilles archéologiques.

LES FAITS

*.-  REIMS GRAND CENTRE comprend la requalification des Promenades Schneiter.

*.-  L’AGENCE OSTY a été retenue pour son projet paysager, qui vise à faire de cette zone un espace de loisirs et de détente, avec miroirs d’eau et jeux.

*.-  LA PREMIÈRE PARTIE DE CETTE TRANSFORMATION concerne les Hautes Promenades et le square Colbert.

*.-  LES TRAVAUX pour cette phase doivent durer environ un an, la fin est prévue pour juin 2019.

 
«
 Le renouvellement des arbres débutera à la rentrée, nous replanterons dans les lm mois de 2019 »
 Laure Miller, adjointe au maire

Aucun Rémois n’a manqué de se poser, quelques instants, aux abords de la gare ou sur l’un des boulevards, pour regarder par-dessus les barrières bleues ou au travers des grillages. Il faut dire qu’il est impressionnant, ce chantier des Promenades Schneiter (on les appelait, il y a peu encore, les Hautes Promenades). Arbres emmaillotés de protections rouges, luminaires et bancs enlevés, allées méconnaissables, grosses tranchées autour de Colbert imperturbable et massifs dépouillés de leurs arbustes familiers... La première phase de la partie paysagère du projet Reims Grand Centre bat son plein et modèle petit à petit un décor urbain inédit.

Depuis un mois, les travaux ont consisté à décaper et enlever la couche de bitume qui recouvrait auparavant les places de stationnement et certains terre-pleins sous les marronniers.

EN ATTENDANT JEUX ET FONTAINES

Rappelons que sur ces anciens parkings prendra place une vaste «bande active » : sur 40 mètres de large, de part et d’autre d’une allée centrale, seront implantés de petits espaces pouvant accueillir aire de jeux, kiosque de restauration, balançoires, éléments de fitness, placette pour jouer aux boules et autres tables de pique-nique (L’union du 27 juillet).

Laure Miller, adjointe au maire chargée des espaces verts et publics, apporte des précisions sur les grandes étapes suivantes. Les fouilles archéologiques se dérouleront entre octobre et février, par secteurs concernés, au-dessous des boulingrins (espaces engazonnés en creux), sur la place de la République et aux abords de la porte de Mars.

« Le renouvellement des arbres débutera à la rentrée et nous replanterons dans les premiers mois de 2019. Il y aura, également début 2019, la plantation des arbustes et vivaces » , détaille l’élue.

Dès septembre pourront être effectués les travaux sur les réseaux d’éclairage et d’assainissement. Les fonds de forme (terrassement sur lequel tout repose ensuite) seront réalisés conjointement, pour les parties déjà aménagées au square Colbert et sur les anciens parkings. Les revêtements prendront place à partir du premier trimestre 2019, «en fonction de la météo » , précise encore Laure Miller.

Les équipements, eux, arriveront un peu plus tard, en toute logique. Mobiliers, jeux, candélabres feront leur apparition à partir de la fin du premier trimestre 2019 et en fonction de l’avancement du poste précédent.

Enfin, concernant les fontaines, explique encore l’adjointe d’Arnaud Robinet, « le démarrage des travaux est conditionné à l’avancement des fouilles, notamment du fait des parties enterrées (chambres, réseaux). » En juin 2019 la physionomie de ces espaces verts aura totalement changé. Cela mérite bien un peu de patience.

Le monument aux martyrs de la résistance sera accessible pour la cérémonie de la Libération de Reims, le 30 août. Ainsi que pour l’hommage aux déportés, fin avril 2019 et pour le 8-Mai.

Le chantier en chiffres

*.-  LA PREMIÈRE PHASE coûte 10 millions d’euros, avec une subvention de 500 000 € de la part du Grand Est

*.-  UN KILOMÈTRE de barrières diverses a été nécessaire pour sécuriser le site

*.-  235 ARBRES vont être plantés, ainsi que 100 000 plantes vivaces et 7 000 arbustes

*.-  LES 3000 M 2 DE TERRAIN devant la porte de Mars accueilleront, notamment, une fontaine sèche avec jets d’eau à 5 mètres de haut

Anne DESPAGNE

 Extrait de l'union du 27/07/2018

 

La Transformation est en route

Le preni!r volet de la transformatlon des Promenades comprend un réaménagement des Hautes Promenades et du square Colbelt. Livraison estimée pour juin 2019

L'ESSENTIEL

*.-  « La renaissance des Promenades »  fait partie du projet urbanistique Reims Grand Centre .

*.-  Le projet paysager de l'agence Osty, choisi par la ville de Reims suite à un appel d’offres, vise à redonner aux Promenades toute leur place au cœur de la ville

*.- La première phase su chantier démarrée en juillet2018 consiste à transformer la partie Promenades Schneiter (anciennement Hautes promenades) ainsi que le square Colbert. Coût de l'opération : 10M€.  Le Grand Est apporte une subvention de 5OO 000 €. Livraison : juin 2019

Reims Coup d’envoi pour le chantier de réaménagement des Promenades Schneiter.   La phase préparatoire est terminée. On entre (enfin) dans le vif. Visite de chantier. Les grandes barrières bleues ont fait leur apparition début juillet. Il a fallu à peu près une semaine pour clôturer les Hautes promenades et le square Colbert. Le temps nécessaire pour installer près d’1 kilomètre de « barriérage ». « La phase préparatoire du chantier est maintenant terminée » , indique Christian Lepage, chef du service aménagement au service espaces verts de la Ville.

Les arbres qui seront conservés ont été protégés par des gros boudins rouges. La semaine dernière, les entreprises – dont certaines basées dans la Marne – ont attaqué les travaux de terrassement sur l’ancien parking : « Ils décapent. Ils enlèvent la couche de bitume ainsi que les terre-pleins qui avaient été aménagés entre certaines allées du parking » , détaille Christian Lepage.

À l’ombre des marronniers, malgré une chaleur étouffante, les ouvriers du BTP s’activent : tous les candélabres ont été démontés, les poubelles et les bancs enlevés. Une fois l’enrobé retiré, les travaux de réseaux commenceront sur cette zone, « jusqu’à la fin du mois d’août ».

On le sait, au niveau de l’ancien parking sera aménagé une « bande active » : sur près de 40 mètres de largeur, de part et d’autre d’une allée centrale, des micro-espaces pouvant accueillir une aire de jeux, un kiosque de restauration, des balançoires, des éléments de fitness, une placette pour jouer aux boules ou encore des tables de pique-nique…

Cette semaine, les ouvriers vont investir aussi le square Colbert. L’objectif est le même : mise en protection des arbres qui sont conservés, décaper le bitume puis réalisation des travaux de réseaux. Pour rappel, le square Colbert ne va pas subir de profondes transformations : il sera simplement épuré, les allées seront redessinées, des arbustes remplacés par des plantations basses. Enfin, l’espace central sera cerné d’un grand banc circulaire.

DES FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES DÈS SEPTEMBRE

De l’autre côté, le long du boulevard Joffre, les travaux au niveau des deux boulingrins (espaces engazonnés en creux) attendront encore. Des fouilles archéologiques doivent être menées en septembre et octobre, en dessous de ces deux bassins. Une fois l’intervention des archéologues terminées, l’esplanade principale sera alors, elle aussi, en chantier.

Pour le premier volet du programme qui consiste donc à retravailler les Hautes promenades et le square Colbert, ce sont tout de même 235 arbres qui vont être plantés (en plus des 150 conservés), ainsi que 100 000 plantes vivaces et 7 000 arbustes. « Ils seront plantés entre novembre et mars, pendant le repos végétatif : la meilleure période de l’année pour opérer » , commente encore Éric Lavoisy, le directeur des espaces verts.

Les arbres abîmés, malades, quant à eux, doivent être abattus courant du mois de septembre par une entreprise spécialisée. Il y a notamment cette ligne de marronniers autour des deux Boulingrins en mauvais état, elle sera remplacée par des chênes chevelus (les arbres replantés feront déjà 5 m de haut). Sur cette partie des Promenades ainsi repensée, deux espaces d’eau vont être créés : à l’emplacement du boulingrin situé à proximité du square Colbert : le miroir d’eau qui fera pataugeoire l’été. Puis, en face de la porte de Mars, sur ce grand espace vide de 3 000 m 2 , ainsi voulu pour permettre d’y accueillir divers événements, une fontaine sèche va voir le jour : des jets d’eau qui sortent du sol et qui montent à 5 mètres de haut pour faire écho à la grandeur du monument.

LE LIEU DE MÉMOIRE RESTERA ACCESSIBLE

Pour la cérémonie de la libération de Reims, le 30 août, l’accès au monument aux morts aux Martyrs de la Résistance, situé sur les Promenades, entre les deux boulingrins, sera accessible, « afin de permettre le recueillement » , précise Christian Lepage. « Ce sera aussi le cas, pour la cérémonie d’avril 2018 et la cérémonie patriotique du 8 mai. »

Aurélie BEAUSSART

 Extrait de l'union du 27/07/2018

Sur les Promenades

Le coup d'envoi des travaux de la première phase des Promenades (Promenades Jean-Louis Schneiter et square Colbert) a été donné. Les entreprises, dont certaines PME locale." attaquent les travaux de terrassement sur deux premiers secteurs l'ancien parking et le square Colbert. Mobilisée par des prescriptions de fouilles archéologiques qui devraient dérnarrer en septembre, l'esplanade principale sera mise en chantier dès crs interventions terminées

Extraits de  RA337 de 07/2018

 

 

Le chantier des Promenades commence : les engins passent, le parking trépasse

Cette fois, c’est la bonne. Annoncée pour mai puis juin, la réhabilitation des Hautes Promenades débutera vraiment lundi et durera un an. Il ne sera plus possible de s’y garer  


Plus de 200 places de stationnement vont être supprimées. On ne pourra plus traverser les Promenades à pied non plus. Autour du chantier, des panneaux devraient évoquer l’histoire des Promenades, classées depuis 1932, et présenter leur futur visage. G.L.

La Ville l’a annoncé aux automobilistes cette semaine, en déposant des flyers sur les voitures garées sur ce parking voué à disparaître : « Les travaux imposent des modifications sur la circulation des véhicules et des piétons , peut-on lire. L’installation du chantier et le réaménagement du site débuteront le 2 juillet. Les stationnements gratuits et payants seront alors interdits sur le parking des Promenades et le long du boulevard Foch (côté Promenades).»

Il faut donc prendre ses précautions ce week-end, et prévoir de ne pas se garer sur les Promenades lundi. Ce parking gratuit à ciel ouvert compte près de 200 places autorisées (sans compter les nombreux automobilistes qui se garent sur des places interdites). Quelques dizaines de places payantes, le long du boulevard Foch, seront également inaccessibles jusqu’à la fin du chantier, prévue à l’été 2019.

TROUVER UN PLAN B

Si les travaux vont démarrer avec un mois et demi de retard sur le calendrier initial, ce n’est pas plus mal pour le stationnement. La collectivité espère en effet qu’il y aura moins d’automobilistes cherchant à se garer au cœur de l’été. Ils devront toutefois trouver un plan B. D’autant que le parking provisoire (gratuit), aménagé boulevard Joffre à la place des verrues récemment démolies, n’est pas encore opérationnel : il devrait ouvrir en septembre, mais comptera moins de places que celles supprimées sur les Hautes Promenades.

Parmi les solutions de repli, il y a bien sûr le parking (payant) de 300 places des Basses Promenades. Pour rappel, ce secteur devrait à son tour être réhabilité, au début des années 2020, et la création d’un parking souterrain est à l’étude. À l’opposé, sur la friche Sernam, un parking silo de 554 places est programmé, lui, pour 2020.

Remplacer la voiture par l’humain 


Les urbanistes de l’agence Otsy veulent faire revivre les Promenades.

La transformation des Promenades, portée par le Grand Reims, s’inscrit dans le projet Reims Grand Centre, avec la requalification de la friche Sernam (salle de spectacle, piscine, patinoire). Il s’agit de remettre de la vie sur ce site aussi vaste (20 hectares) que sous-utilisé. Les Promenades, classées depuis 1932, n’incitent plus au loisir et à la flânerie. Le 3 juin dans nos colonnes, Mikaël Mugnier, paysagiste de l’agence Otsy (retenue pour ressusciter les lieux), confiait : « Les Promenades constituent un trésor de famille que l’on avait mis de côté, que l’on ne regardait plus. Il s’agit de revenir à l’essence même des Promenades : un lieu de convivialité. Aujourd’hui c ’est un espace sans vie , les Promenades ont assez peu de choses à proposer, si ce n’est une offre de stationnement. »

Le défi est immense : inverser la tendance en créant de nouveaux espaces de vie, avec des kiosques, tables de pique-nique, terrains de boule, bassins, jets d’eau, bancs, pistes cyclables, sentiers, etc. Bref, remplacer la voiture par l’humain, tout en mettant en valeur le patrimoine existant (Porte de Mars, monument aux Martyrs-de-la Résistance).

Guillaume LÉVY

 Extrait de l'union du 30/06/2018

 

 

Un an pour remodeler les Hautes promenades

A quelques jours du lancement d’un des chantiers majeurs du projet Reims Grand Centre, voici à quoi vous attendre d’ici l’été 2019

Voici, une vue du dessus des Hautes promenades et du square Colbert, une fois la transformation du site réalisée : un square Colbert redessiné, une pièce d’eau aménagée dans l’un des Boulingrins, une fontaine sèche au milieu d’un espace vide de 3.000m2 devant la porte de Mars et une «bande active» à l’emplacement du stationnement avec ses placettes, ses kiosques de restauration, ses aires de jeux et autres aires de pique-nique. Atelier jacqueline Osty & associés.

 Visite virtuelle avec Mikaël Mugnier, paysagiste au sein de l’atelier Jacqueline Osty & associés (à qui l’on doit le nouvel aménagement du parc zoologique de Paris et le parc Saint-Pierre à Amiens). Il est l’un des acteurs de la renaissance des Promenades : « La collectivité a un geste fort, en partant à la reconquête de ce grand espace public pour le redonner aux Rémois. Les Promenades constituent un trésor de famille que l’on avait mis de côté, que l’on ne regardait plus. Il s’agit de revenir à l’essence même des Promenades : un lieu de convivialité. »

1 - DÉFIS ET ENJEUX DE L’AMÉNAGEMENT

« C’est un espace sans vie. » Le constat est sans appel : « Au quotidien, les Promenades ont assez peu de choses à proposer, si ce n’est une offre de stationnement. C’est un espace traversé, et encore assez peu, car on bute après sur les boulevards et les voies ferrées. Il y a quelques connexions sur les Hautes promenades entre les deux stations de tramway, et sur les Basses promenades, on a un des rares passages où l’on peut rentrer dans le quartier Clairmarais. La vraie grande question, c’est comment on redonne du sens à ces Promenades, pour que ça redevienne un lieu où les gens ont envie d’aller, de se promener. Le square Colbert est le seul endroit que les Rémois se sont approprié : un des rares endroits où il y a des pelouses accessibles, des bancs confortables et bien exposés. »

Le projet consiste aussi à créer une unité, une continuité, « en partant de la place de la République jusqu’au jardin de la Patte-d’oie » : « Cela passe, entre autres choses, par le rééquilibrage de l’ombre et de la lumière afin que les deux parties soient en harmonie. »

2 - EDONNER DE L’OMBRE

Pour la première phase du chantier qui consiste à retravailler les Hautes promenades et le square Colbert, « il s’agit d’avoir des espaces plus agréables, plus définis et un peu moins de lumière. » Ce sont 235 arbres qui vont être plantés (en plus des 150 conservés), ainsi que 100 000 plantes vivaces et 7 000 arbustes. « On entreprend une rénovation complète de la zone. » Des arbres doivent être également abattus : surtout des marronniers. « L’étude phytosanitaire met en évidence que certains arbres sont condamnés, d’autres dans un état de santé préoccupant. » La raison ? « Beaucoup ont été abîmés par des voitures ou ont reçu des chocs (NDLR : lors des fêtes foraines), des plaies mal cicatrisées, sources aujourd’hui de maladies mettant en cause la résistance mécanique de l’arbre. » Le paysagiste explique qu’il se trouve aussi face à « des pieds d’arbre coincés dans le bitume. Ces arbres respirant difficilement, ils se sont mal développés. » Il y a aussi cette ligne de marronniers autour des deux Boulingrins (espaces engazonnés en creux) « qui ont été taillés pendant des années assez violemment et qui sont en mauvais état ». Ces derniers seront remplacés par des chênes chevelus (les arbres replantés feront déjà 5m de haut). « On remplace aussi une ligne de tilleuls, sur le boulevard Foch. Enfin, on vient boucher les trous dans la trame d’arbres avec des charmes. » Les deux Boulingrins (classés) sont des compositions sanctuarisées. Ils seront rendus accessibles.

3 - RAMENER DE L’EAU

Trois pièces d’eau sont prévues dans le cadre de la transformation, dont deux sur les Hautes promenades. « On aménage le miroir d’eau dans le Boulingrin, situé à proximité du square Colbert. En respectant sa forme, il permet d’en offrir une version plus contemporaine et d’en faire un lieu d’usage. Dans toutes les villes où cela a été fait, comme Nantes ou Bordeaux, c’est un lieu qui attire, cristallise les attentions. La nuit, c’est aussi une source de lumière ; l’été, cela devient une pataugeoire. Un espace également poétique, lorsque l’on met en place l’effet brouillard. »

Sur la place de la République, en face de la porte de Mars : « Il nous a été demandé de garder un grand espace vide, 3 000 m 2 , pour des événements : l’organisation de concert, la venue de cirque… On y a conçu une fontaine sèche, des jets d’eau qui sortent du sol et qui montent à 5 mètres de haut pour faire écho à la grandeur du monument. Quand on arrête l’eau, l’espace devient disponible pour les manifestations et événements. »

Enfin, un troisième plan d’eau doit être aménagé, cette fois, sur les Basses promenades (lire par ailleurs).


«
 On part à la reconquête de ce trésor de famille que l'on avait mis de côté et que l'on ne regardait plus. »
Mikaël Mugnier, atelier Osty

4 - LA BANDE ACTIVE COMME CONTINUITÉ

De haut en bas des promenades, à l’emplacement des parkings, sera aménagée, sur près de 40 mètres de largeur, ce que le paysagiste appelle « une bande active ». De part et d’autre d’une allée centrale, « on crée des massifs et des plantations basses d’1 mètre de haut maximum abritant des micro-espaces pouvant accueillir une aire de jeux, un kiosque de restauration, des balançoires, des éléments de fitness, une placette pour jouer aux boules, des tables de pique-nique pour être à 4, 6 ou 12 convives. » Mikaël Mugnier indique au passage que « toute une réflexion a été menée sur le mobilier urbain : si on a envie d’être assis côte à côte, ou en face, ou semi-couché, ou plus à l’écart des allées passantes. Il y aura des bancs, des chaises, des hamacs… Des assises différentes donc pour s’adapter aux usages et aux besoins, que l’on ait 14 ou 75ans. »

5 - LE SQUARE COLBERT LÉGÈREMENT REVU

« Ça a été la partie la plus difficile pour nous à dessiner parce que, aujourd’hui, ce square avec sa forme complètement singulière, fonctionne mais vient interrompre les Promenades » , commente Mikaël Mugnier.

« De toute façon, la station de tramway comme les arrêts de bus créent des interruptions très franches. Le rôle d’un paysagiste est de redessiner les espaces, il doit aussi savoir reconnaître quand un espace n’a pas besoin d’être complètement transformé. C’est le cas ici. »

Quasiment tous les arbres sont conservés, « on essaye de simplifier, épurer le square, de lui donner une forme plus régulière, car l’espace est devenu un peu mou avec le temps. »  Les allées seront redessinées, des arbustes remplacés par des plantations basses, « car ces arbustes agissaient comme un bouchon visuel entre la place d’Erlon et la gare. On cerne l’espace central d’un grand banc circulaire. »

Livraison du chantier, pour l’été 2019.

En face de la porte de Mars, sera aménagée une fontaine sèche avec des jets d'eau qui sortent du sol et qui montent à 5 m de haut pour faire écho à la grandeur du monument. Cet espace de 3.000 m² devient disponible, une fois que l'on arrête l'eau, pour accueillir des manifestations et autres événement.
 Atelier Jacqueline Osty & associés

LES AUTRES POINTS

LE SOL CHARGE D’HISTOIRE

Le site est situé dans la partie historique de Reims. « Le projet doit donc être validé par l’architecte des bâtiments de France, et aussi par le ministère de la Transition écologique et solidaire », rappelle Mikaël Mugnier. Quant aux éventuels vestiges archéologiques : « des fouilles préventives seront réalisées pour s’assurer que l’on ne détruit pas des vestiges historiques. Il y a déjà eu des premières fouilles. Aujourd’hui, avec les informations dont on dispose, on maintient les délais du chantier. Quand on travaille dans une ville historique, il y a cette part d’aléas. Peut-être que, d’ailleurs, on va trouver des éléments sublimes et ce sera très bien pour Reims. »

LES PROMENADES INACCESSIBLES

Durant un an, la durée du chantier, le square Colbert sera fermé, les Hautes promenades aussi. Les deux stations de tramway resteront ouvertes. C’est une question de sécurité : « On a besoin de clôturer la zone », fait savoir Mikaël Mugnier. « Il y a le passage d’engins lourds, on va abattre des arbres, des tranchées vont être faites. On refait tous les réseaux souterrains, ainsi que les sols. On creuse pour aménager des locaux techniques pour les fontaines. Il faudra aussi réaliser les milliers de plantations. On ne peut pas laisser passer les gens. D’autant que l’on est sur un temps de chantier très court. Il nous faut pouvoir avancer sans trop de contraintes. On n’empêche pas d’ailleurs la circulation des voitures ni du tramway, simplement, on rallonge un peu le temps de parcours des piétons. »

Au tour des Basses Promenades, après 2020


Le projet prévoit une liaison entre Basses promenades et jardin de la Patte-d’oie. Atelier J. Osty & associés 

La 2e partie du chantier sera programmée, après 2020. Il s’agira « de poursuivre la mutation initiée sur les Hautes promenades et d’offrir une liaison directe entre les Basses promenades et le jardin de la Patte-d’oie » , explique Mikaël Mugnier, « via la porte de Paris, que l’on pourra de nouveau traverser. »Il faudra donc « déplacer la voirie, la réorganiser ». Pour faire entrer la lumière au milieu des arbres, « des percées seront faites, des pelouses seront aménagées » . L’agence Osty a imaginé aussi « une troisième fontaine plus calme, plus intime, dans ces Basses promenades à l’ambiance plus feutrée : le bassin des brumes, qui s’inspire des brumes que l’on peut trouver sur les côtes viticoles. Il y a aussi un système permettant d’envoyer des gouttes d’eau en suspension au-dessus du bassin. » À l’emplacement du stationnement, on retrouvera la continuité de la bande active, présente sur les Hautes promenades, avec ses placettes, ses aires de jeux et autres aires de pique-nique. « Cette seconde partie sera encore plus modifiée que les Hautes promenades : une vraie transformation » , conclut le paysagiste.

3 QUESTIONS à


Patrick DEMOUY

Objectifs de salubrité et de sociabilité

À quand remontent ces Promenades ?

Elles apparaissent sur un plan des années 1730.

Quel était l’enjeu de l’aménagement à cette époque ?

Deux objectifs : la salubrité et la sociabilité. La ville est encore dans ses remparts. Le noyau urbain est très dense, avec des rues étroites, assez insalubres. Il n’y a pas d’espaces verts publics. Il y a bien des jardins, appartenant à des communautés religieuses, mais ils sont privés. L’idée de ces Promenades, au pied des remparts, à l’emplacement des anciens marais, était de permettre aux habitants de respirer le bon air. Au départ, il s’agit d’une allée avec une double rangée d’ormes (à l’emplacement des parkings actuels). Les Promenades sont élargies vers 1740 : une 2 e allée pour ceux qui recherchent la rêverie. Une porte est percée dans les remparts, à hauteur de ce qui est maintenant la place d’Erlon, en 1744. Les Promenades s’étendent vers la Vesle, la Patte d’oie voit le jour. C’est aussi un espace de réjouissances. En 1765, lorsque la statue de Louis XV est inaugurée place Royale, un grand bal y est organisé avec buffet et fontaines de vin. Après son sacre, Louis XVI s’y promène en compagnie de Marie-Antoinette.

Quand ont-elles perdu de leur attrait ?

Les remparts disparaissent dès 1847. On perce le canal, ce qui rompt déjà l’unité. Dans les années 1970, par commodité, on aménage du stationnement. Avec la construction du parc des expositions dans les années 80 puis du centre des congrès, plus aucune manifestation ne se déroule sur les Promenades.

 Aurélie BEAUSSART

 Extrait de l'union du 30/05/2018

 

Démarrage du chantier des Promenades début juin

La transformation des Promenades commencera fin  alement avec un peu de retard.   Un réaménagement au long cours. La première phase du chantier devant être livrée courant 2019.


Aujourd’hui lieu de passage ou de stationnement, ce site classé depuis 1932 n’incite plus à la flânerie.

L’ESSENTIEL

*.- UN PEU MOINS DE 24 M€, tel est le coût de ce chantier qui va se dérouler en deux phases.

*.- LA MUTATION des Promenades va donc débuter début juin, pour la partie Hautes Promenades et le square Colbert.

*.- CETTE PREMIÈRE PHASE du chantier devrait être livrée en 2019.

*.- LA DEUXIÈME PARTIE, qui concerne la restructuration des Basses Promenades et de la Patte-d’oie, se déroulera sur 2021-2022. La rue Bir-Hakeim va être retracée afin de valoriser la Porte de Paris.

Les entreprises du BTP auraient dû prendre possession de cette trame verte à la lisière du centre historique, en début de semaine. Mais le chantier a été un peu repoussé.

« Quinze jours environ sur la date de démarrage prévue initialement. C’est très peu pour un chantier de cette ampleur et tout à fait rattrapable », informe Laure Miller, adjointe au maire déléguée aux espaces verts, aux espaces publics et à l’écologie urbaine.

SURSIS DE QUELQUES JOURS POUR LE PARKING DES HAUTES PROMENADES

La raison ? « Le retard est dû à deux éléments, le premier c’ es t la négociation avec les entreprises. Le second est que nous étions dans l’attente du retour de la DRAC (la direction régionale des affaires culturelles) s’agissant des contraintes archéologiques qui auraient pu s’imposer à nous avant les travaux ».

Un heureux contretemps pour les automobilistes : le parking des Hautes Promenades (encore appelées Promenades Schneiter), qui ne devait pas rouvrir après le départ des forains, est de nouveau accessible, et le sera pratiquement jusqu’à la veille du démarrage du chantier.

Pour rappel, la transformation des Promenades, qui s’inscrit dans le projet urbanistique Reims Grand Centre, consiste à aménager des espaces de vie au sein de ces 20 hectares sous-utilisés.

Le projet paysager de l’agence Otsy vise ni plus ni moins à la renaissance des lieux

Aujourd’hui lieu de passage ou de stationnement, ce site classé depuis 1932 n’incite plus à la flânerie. Le projet paysager de l’agence Otsy vise ni plus ni moins à la renaissance des lieux grâce à la mise en place de kiosques, mobiliers, jeux et matériels d’activités de sport santé ; avec une volonté de mettre en avant le patrimoine existant (le monument aux Martyrs-de-la Résistance, la Porte de Mars, la Porte de Paris…)tout en ramenant l’eau sur cette trame verte : des bassins des brumes sur les Basses promenades, au miroir des jets sur les Promenades Schneiter, jusqu’aux grands jets (5 m de haut) près de la Porte Mars.

PISTES CYCLABLES ET GRANDS CHEMINEMENTS PIÉTONS

Par ailleurs, dans le cadre de l’amélioration des déplacements doux, deux pistes cyclables et trois grands cheminements piétons seront tracés.

« Avec beaucoup de prudence », Laure Miller donne quelques précisions sur le calendrier des travaux : « Il est difficile et un peu délicat de donner des dates précises… Mais avant juin, vont déjà commencer les travaux de démontage des installations électriques par Enedis. Puis, ce sera le démontage des installations techniques des fontaines actuelles.»

La troisième phase du chantier concernera « les terrassements des anciens parkings sur les zones libérées des prescriptions archéologiques ».

Ensuite, le chantier entrera dans le vif : la transformation des lieux.

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 17/05/2018

 

Les archéologues entrent en scène sur les Promenades

Les diagnostics archéologiques ont débuté square Colbert et sur les Hautes Promenades. Un passage obligé avant le lancement des grands travaux en juin.


Des gros trous, des gros trous, encore des gros trous. Les diagnostics (qui précèdent la phase éventuelle de fouilles) ont démarré lundi et doivent se poursuivre jusqu’au 2 février).

Des gros trous, des gros trous, encore des gros trous. L’entreprise de terrassement Jurovitch, de Witry-lès-Reims, perce le sol depuis le début de la semaine, du square Colbert à la Porte de Mars. Préambule au chantier de réaménagement des Promenades (lire par ailleurs),les archéologues vérifient que le sous-sol ne recèle pas de trésors enfouis. Les diagnostics (qui précèdent la phase éventuelle de fouilles) ont démarré lundi et doivent se poursuivre jusqu’au 2 février. Concrètement, il s’agit de percer huit tranchées d’une dizaine de mètres de long sur deux de large et 1,50 de profondeur. Elles sont « rebouchées au fur et à mesure, pour gêner le moins possible » , explique Laure Miller, adjointe au maire chargée des Espaces verts et de la voirie.

DES VESTIGES DU FOSSÉ MÉDIÉVAL

La première tranchée a été creusée au milieu des Hautes Promenades, devant l’entrée du parking. C’était la partie la plus contraignants, coupant le parking en deux et obligeant les voitures à contourner la Porte de Mars pour stationner. Le trou avait disparu hier matin. Aucune surprise n’attendait les archéologues dans la partie auscultée. Elle a « mis en évidence le fossé médiéval, explique l’élue municipale : il est reconnaissable par son comblement en faisceaux, (avec) une succession de couches allongées qui suivent la pente. » Les archéologues ont aussi redécouvert à cet endroit des « fossés d’implantation d’arbres » , qui rappellent d’anciens aménagements paysagers. Le deuxième trou creusé, devant la Porte de Mars, a révélé essentiellement des vestiges de sols extérieurs (terre battue et matériaux de démolition), à 1,10mètre de profondeur.

Jusqu’au début du mois de février, les diagnostics vont ainsi se poursuivre. C’est le cas par exemple, depuis mercredi, sur le square Colbert. Le coût des terrassements archéologiques s’élève à 17.000 €, auquel il faut ajouter 4.600 € de remise en état de la voirie

Futures Promenades

Le chantier, de plus de 20 millions d’euros, commencera en juin par l partie haute (livraison en 2019). La partie basse sera réalisée en 2021-2022. L’objectif est de restaurer l’attractivité de ce site classé, avec de nouveaux espaces de vie et de manifestations, la mise en place de kiosques, mobiliers, jeux et matériels d’activités sportives. L’eau sera omniprésente (bassins, jets) et 342 arbres seront plantés (pour 173 abattus).

Guillaume Lévy 

 Extrait de l'union du 18/01/2018

 

De Grandes Eaux pour les Promenades de Reims ?

Nous avons pu consulter une « note succincte » concernant le réaménagement des Promenades. Voici les lignes directrices de ce projet qui pourrait être retenu.


Un miroir des jets est notamment envisagé au niveau des Hautes Promenades.

Voyant les choses en grand, voire en très grand, Arnaud Robinet rêvait au début de sa mandature d’un « Central Park » pour rajeunir et embellir les longues Promenades face à la gare. Or, au final, le projet qui risque de voir le jour pourrait presque évoquer les Grandes Eaux de Versailles ! Les Promenades pourraient, en effet, accueillir des « bassins des brumes » proposant une « atmosphère vaporeuse avec des brumisateurs et des gouttes d’eau en lévitation », un « miroir des jets » et des « grands jets » s’apparentant à une « majestueuse fontaine qui jaillit du sol »…

Pas de communication officielle avant le moins de juin

À la mairie de Reims, personne ne souhaite communiquer sur le sujet. « Il est encore trop tôt ! Vous en saurez plus en juin prochain… », fait-on laconiquement savoir. Si la date limite de remise de plis est fixée au 3 mai prochain, pour les études d’impact réglementaires dans le cadre du réaménagement de ces emblématiques Promenades, un projet fait pourtant déjà parler de lui. Et il serait, paraît-il, fort bien placé pour remporter la mise. Imaginé par la paysagiste Jacqueline Osty, à qui l’on doit notamment l’immense parc Martin Luther-King dans le 17e arrondissement de Paris et qui signera le nouveau visage de l’île de Nantes, ce dossier est porté par plusieurs entreprises dont l’agence d’architecture Encore Heureux et le bureau d’études Élément cinq.

Un axe longitudinal ponctué de lisières et de nouvelles clairières

Dans une « note succincte », l’équipe explique que son projet paysager répond à plusieurs enjeux : « améliorer l’attractivité des Promenades », « valoriser leur vocation de vitrine rémoise », « redéfinir et qualifier les espaces », « valoriser le patrimoine historique et végétal exceptionnel », « panser les coupures urbaines entre le quartier gare et le centre-ville historique », « relier et améliorer l’accessibilité », « revenir aux usagers festifs d’antan (foires, expositions, spectacles équestres) », « redonner un cadre majestueux aux manifestations commémoratives » et « offrir un lieu de vie à part entière et à l’usage de tous ».

1040 arbres conservés, 173 abattus et 342 plantés

Le plan d’ensemble s’appuie sur un axe longitudinal, entre le jardin de la Patte d’Oie et le monument aux morts, ponctué de lisières et de nouvelles clairières. Le square Colbert pourrait par exemple former une clairière dont la forme circulaire viendrait « rompre l’orthogonalité de la trame arborée ».

Le réaménagement des Promenades, qui entend être l’occasion de créer un « poumon vert » au cœur de la ville, devrait donner une large place à la verdure. Dans le document que nous avons pu consulter, l’équipe de l’Atelier Jacqueline Osty & associés prévoit de conserver 1040 arbres existants, d’en abattre 173 et d’en planter 342.

 Valérie Coulet

 Extrait de l'union du 19/04/2017

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Parvis Hôtel de Ville


Secteur mairie, circulation modifiée
Les contours de l’esplanade se dessinent 
C’est parti pour 20 mois de travaux

Vingt mois de travaux pour le parvis de la mairie

2017

Le futur parvis de la mairie

2016
Pourquoi le trou est encore là rue Jacquin
Un énorme trou s’ouvre sous un camion en plein centre-ville de Reims 
 
La place de la mairie repensée

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

Secteur mairie, circulation modifiée 

Dès mercredi, la circulation va être profondément remaniée  aux abords de l’hôtel de ville. La place sera de nouveau accessible aux voitures. 


La place laisse entrevoir sa nouvelle physionomie. Le plan de circulation mis en place dès mercredi 7 novembre. V.d.Rs
 
Le chantier avance à vitesse grand V. Il a même pris de l’avance. La transformation de la place de l’hôtel de ville dont les travaux ont démarré en avril 2018 est dans sa dernière ligne droite.

1 - RÉOUVERTURE À LA CIRCULATION

« Le mercredi 7 novembre, dès 5heures du matin, la place de la mairie sera rendue aux véhicules » , indique Laure Miller, adjointe au maire de Reims déléguée aux espaces verts, à l’écologie urbaine et aux espaces publics . « La circulation générale sera rendue aussi dans les rues Colbert, de Tambour, la portion de la rue de Mars qui n’était plus accessible ainsi qu’encore la rue Jean-Jacques-Rousseau. » Attention, sur cette partie Est totalement rénovée, les engins de chantier et des ouvriers du bâtiment seront toujours en train de s’activer, notamment sur le tout nouveau parvis de l’hôtel de ville.

2 - LE CHANTIER MIGRE VERS L’OUEST

Maintenant que les rues de Tambour et Colbert ont été traitées, le chantier va démarrer pour les rues du Général-Sarrail et du Docteur-Jacquin, ainsi que le traitement des intersections. « Les rues Thiers, Salin, Pouilly et du Docteur-Jacquin vont donc être temporairement mises en impasse.Des places de stationnement seront aussi neutralisées sur ces zones pour permettre les demi-tours. »Laure Miller indique que pour faciliter l’accès au centre-ville, le sens de circulation des rues des Boucheries et du Marc sera alors inversé.

3 - VINGT MOIS DE TRAVAUX

Dans le cadre du réaménagement, exit les 48 places de stationnement. Le projet du cabinet d’architectes spécialistes du patrimoine, Gissinger et Tellier, prévoit d’en faire un site plus serein et susceptible d’accueillir des événements festifs. Le coût de l’opération se chiffre à 6,5M €. Alain Bertolotti, le directeur de la voirie, rappelle au passage que, sur cette zone, ce sont 4 000 véhicules/jour qui passent. « Le chantier devrait se terminer en mars 2019, pour une inauguration prévue en avril. »

6,5 M€

Le réaménagement des 4 800 m 2d’espaces publics composant le parvis de l’hôtel de ville est estimé à 6,5 M€. Le chantier a démarré en avril 2018 et doit se terminer d’ici mars 2019

Aurélie BEAUSSART

  Extrait de l'union du 02/11/2018

 

Les contours de l’esplanade se dessinent 

Les travaux de la future esplanade de la mairie prennent une nouvelle tournure   avec le début de la réalisation des éléments visibles, le pavage notamment va commencer. 


Au mois d’octobre, la partie entre la rue Colbert et la rue Rousseau ou la rue de Mars sera rendue à la circulation. Christian Lantenois

Cette fois, on entre dans le vif du sujet. La future esplanade de la mairie, qui devrait s’appeler Simone-Veil, commence à laisser entrapercevoir ses futurs contours.« Depuis deux mois, nous travaillons essentiellement sur les réseaux en bas de la place » , explique Rodolphe Gissinger, du cabinet d’architectes du patrimoine Gissinger et Tellier qui a formé un groupe retenu pour la réalisation (comprenant un bureau d’études en voirie, un paysagiste, un éclairagiste, etc.). Le souhait est de pouvoir gérer l’eau pluviale dirigée vers le bas de la place par la déclivité. Il s’agit aussi de rendre l’accès à la circulation automobile via la rue Colbert pour rejoindre la rue Rousseau ou la rue de Mars dès le mois d’octobre.

Il s’agit de pavés en granit clair de haute densité, ils doivent apporter de la luminosité sans éblouir
Rodolphe Gissinger

« D’ailleurs, les dallages de support ont été prévus pour supporter ce trafic », poursuit Rodolphe Gissinger. La future esplanade a été pensée comme un espace polyvalent avec une partie ouverte aux véhicules ou entièrement piétonnier en fonction des événements. Actuellement, les bordures « périmétriques » ont été posées et commencent donc à dessiner ce que sera la prochaine place. Un espace qui sera dans sa totalité accessible aux personnes à mobilité réduite. La pose des premiers pavés doit intervenir ces jours-ci. « Il s’agit de pavés en granit clair de haute densité, toujours en rapport avec le flux de véhicules. Ils sont étudiés évidemment pour ne pas être glissants. Ils doivent apporter de la luminosité sans éblouir. On a fait plusieurs tests à ce sujet. »

L’architecte rappelle que la façade de la mairie est classée au titre des monuments historiques. Avant la Grande Guerre, c’était tout le bâtiment qui l’était, il y a eu un déclassement partiel. « Notre idée a été que la configuration de l’esplanade réponde à l’architecture de la façade » , confie Rodolphe Gissinger. Une esplanade où se tenait un îlot d’habitations au Moyen-Âge qui a été rasé pour construire la mairie. En témoignent deux caves l’une sur l’autre qui ont été trouvées. « Avec le diagnostic réalisé avant, on savait qu’on risquait de tomber sur des cavités. Des anomalies ont été détectées. On a fait passer la caméra et on est tombé sur deux caves superposées en très bon état du XV e et du XIV e. » Une chambre d’accès a été prévue pour une surveillance et les lieux ont été numérisés. Une dalle de répartition sera réalisée pour écarter tout risque d’affaissement.

« Le chantier est dans les temps » , rassure l’architecte. La première phase va donc se terminer en octobre, ce qui va soulager automobilistes et commerçants. La deuxième phase concernera le parvis proprement dit. La place doit être inaugurée en avril 2019. Les travaux se poursuivront néanmoins jusqu’en 2019 pour effectuer les coutures, à savoir le début des rues Sarrail, Thiers et Jacquin, comme c’est le cas actuellement rue Rousseau par exemple

Intervention sur les fondations de la mairie 


Une tranchée de 4 mètres de profondeur a été creusée.
Christian Lantenois 

Les études préalables aux travaux ont permis de déceler des fissurations au niveau de la maçonnerie de fondation de la mairie, côté façade. « L’eau s’infiltrait naturellement au niveau de l’ancienne place, entre les pavés» , explique Rodolphe Gissinger. Résultat, les fondations étaient gorgées d’eau. À certains endroits, il n’y avait plus du tout de mortier. Une intervention a donc été décidée, avant de refaire la place évidemment, pour régénérer ces fondations. Une tranchée de quatre mètres, très impressionnante, a été creusée devant la mairie. Elle permet de réaliser les opérations pour assainir cette partie enfouie de la façade de la mairie, même si les fondations descendent davantage. Creuser davantage aurait nécessité un périmètre beaucoup plus large.

Yann LE BLÉVEC

 Extrait de l'union du 12/07/2018

 

C’est parti pour 20 mois de travaux

C’est ce lundi que débute le grand chantier du parvis de l’hôtel de ville.

Les 4800 m² d’espaces publics ont été repensés pour «rendus» au public.Agence Gissinger & Tellier

Faire de ce lieu, pour l’instant fourre-tout et mal pratique en termes d’usages, un site plus serein et susceptible d’accueillir des événements festifs ( L’union du 7 mars et 5 avril), c’est l’ambition portée par le cabinet d’architectes spécialistes du patrimoine, Gissinger et Tellier, en charge du chantier du parvis de la mairie, programmé sur 20 mois. Trois phases distinctes vont ainsi se succéder jusqu’en novembre 2019, avec de fortes contraintes pour la circulation… et ça commence dès ce matin.

ATTENTION, CIRCULATION MODIFIÉE

Durant cette première phase, d’avril à septembre, les pelleteuses vont s’attaquer aux terrassements, aux réseaux et à la structure des chaussées. Si les piétons auront accès à la mairie, les véhicules devront attendre l’automne pour accéder à la partie Est de la place. Pendant les travaux, les rues du Général-Sarrail et du Docteur-Jacquin seront placées en double sens, afin que puissent s’opérer les connexions entre les Promenades, le centre-ville et la rue de Mars. La rue Colbert, elle, sera fermée à la hauteur de la place mais circulable en double sens sur le reste, notamment afin de maintenir l’accès aux commerces. Entre la rue Thiers et la rue de Poilly, les places de parking seront conservées. La 2e partie, entre septembre et octobre, sera consacrée au pavage de la partie centrale et à la création du nouveau perron. Les deux autres phases s’étaleront d’octobre 2018 à novembre 2019.

À préciser que pendant toute la durée du chantier, les accès aux commerces seront assurés par des circulations piétonnes provisoires, stabilisées et balisées. Quant à l’accès à l’hôtel de ville, il sera conservé sur la façade principale par le biais d’un accès sécurisé. Les transports en commun ne seront pas impactés par les travaux

Le but est de rendre au public cet espace de 4 800 m2, pour l’instant encombré et peu pratique. Les 48places de stationnement y seront supprimées, la vitesse limitée à 30km/heures, la circulation modifiée rues Rousseau et Pouilly notamment. Le futur parvis a été pensé comme un espace de rassemblement polyvalent, susceptible d’accueillir exposition, concert ou jardin éphémère. Le coût de l’opération se chiffre à 6,5 millions d’euros.

 Extrait de l'union du 16/04/2018

 

 Vingt mois de travaux pour le parvis de la mairie

Lundi 16 avril débute le vaste chantier destiné à remodeler l’espace public devant l’hôtel   de ville. Trois phases distinctes vont se succéder, avec de fortes contraintes sur la circulation

L’ESSENTIEL

*.- À PARTIR DU LUNDI 16 AVRIL commencent les travaux du parvis de l’hôtel de ville.

*.- LE BUT est de « rendre au public » cet espace, pour l’instant encombré et peu pratique. Les 48 places de parking y seront supprimées, la vitesse limitée à 30 km/h, la circulation modifiée rues Rousseau et Pouilly notamment.

*.- LE FUTUR PARVIS a été conçu comme un espace de rassemblement polyvalent de 2000m 2 , susceptible d’accueillir exposition, concert ou jardin éphémère.

*.- EN NOVEMBRE 2019 le chantier devrait s’achever.

Il va falloir changer ses habitudes ! Ce lundi 16 avril débute le grand chantier du parvis de l’hôtel de ville. Prévu pour durer 20 mois (jusqu’en novembre 2019), il comprendra trois phases, elles-mêmes divisées en deux séquences distinctes. Un phasage justifié par l’ampleur de la rénovation et par la nécessité de maintenir l’accès à la mairie et aux commerces.

Rappelons que 4 800 m 2 d’espaces publics ont été repensés par le cabinet d’architectes spécialistes du patrimoine, Gissinger et Tellier. Leur mission : faire de ce lieu, pour l’instant fourre-tout et mal pratique en termes d’usages, un site plus serein et susceptible d’accueillir des événements festifs ( L’union du 7 mars 2018).

1 - JUSQU’EN OCTOBRE

Les premiers coups de pelleteuses vont s’attaquer aux terrassements, aux réseaux et à la structure des chaussées. Durant cette 1 re phase, d’avril à septembre, les piétons auront accès à la mairie mais les véhicules devront attendre l’automne pour accéder à la partie Est de la place. Pendant les travaux, les rues du Général-Sarrail et du Docteur-Jacquin seront placées en double sens, afin que puissent s’opérer les connexions entre les Promenades, le centre-ville et la rue de Mars. La rue Colbert, elle, sera fermée à la hauteur de la place mais circulable en double sens sur le reste, notamment afin de maintenir l’accès aux commerces. Entre la rue Thiers et la rue de Poilly, les places de parking seront conservées. La 2 e partie, entre septembre et octobre, sera consacrée au pavage de la partie centrale et à la création du nouveau perron.

2 - JUSQU’EN AVRIL 2019

Entre octobre 2018 et avril 2019, le trafic entre la rue Colbert d’un côté et les rues de Mars et Jean-Jacques-Rousseau d’autre part sera remis en place. La 2 e phase verra l’entrée en vigueur d’un contournement depuis la rue de la Grosse-Écritoire vers la rue Thiers, via la rue de la Renfermerie. Les travaux se concentreront alors sur la liaison Sarrail-Pouilly. Dans la foulée, jusqu’en décembre, seront achevés les pavages et seront créées les chaussées reliant les rues Sarrail et de Pouilly. Ces dernières seront terminées entre janvier et avril de l’an prochain. L’inauguration du nouveau parvis est programmée pour avril 2019.

3 - JUSQU’EN NOVEMBRE 2019

Lors de la dernière phase, entre mai et novembre 2019, le chantier s’attaquera aux rues adjacentes et à leur connexion avec le parvis. La rue Thiers sera traitée de mai à juillet ; et d’août à novembre, les chaussées en amorce des rues de Pouilly et du Docteur-Jacquin.

ACCÈS AUX COMMERCES MAINTENU

Pendant toute la durée du chantier, les accès aux commerces seront assurés par des circulations piétonnes provisoires, stabilisées et balisées. L’accès à l’hôtel de ville sera conservé sur la façade principale par le biais d’accès sécurisés et balisés. Les transports en commun ne seront pas impactés par les travaux. Le Citybus, qui transite par la place, suivra une déviation sans impact sur les horaires. L’arrêt de bus « Cellier » ne sera pas desservi pendant cette première phase.

Anne DESPAGNE

 Extrait de l'union du 05/04/2018

 Le futur parvis de la mairie

 Présenté hier soir aux riverains, ce projet débutera en mars 2018 et s’achèvera un an plus tard, laissant la place à une place largement piétonnisée. Coût : 6,5 millions d’euros


Au lieu du capharnaüm actuel, le but des architectes est de donner une identité à cette place.
Agence Gissinger & Tellier

 On sait désormais à quoi ressemblera le parvis de l’Hôtel de ville à l’horizon 2020. Il n’aura plus grand-chose en commun avec l’actuelle version, sorte de «gigantesque carrefour-parking où la circulation est anarchique » , selon le commentaire cinglant de Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims venue hier au Cellier, présenter ce projet à une soixantaine de riverains.

Ce réaménagement, confié au groupement mené par l’agence Gissinger et Tellier architectes du patrimoine, devrait devenir réalité au printemps 2019 après un an de travaux. « Notre proposition fait écho à l’histoire du lieu » , justifièrent de manière un tantinet abstraite les responsables du projet.

L’Hôtel de ville dontles toits tombenten lambeaux, dixit Catherine Vautrin,sera largement rafraîchi

Le futur parvis, « très minéral » comme sembla le regretter une riveraine lors de la séance de questions-réponses, a été pensé comme un « espace de rassemblement polyvalent » , théoriquement capable d’accueillir, sur près de 2 000 m 2 , une exposition, un concert, une commémoration ou encore un jardin éphémère.

Pour cela, le – rare – mobilier urbain qui y sera disposé sera « mobile » et « démontable » , y compris les potelets qui encercleront la zone piétonne. Le tout sur des pavés «non glissants » ont juré les architectes en réponse à des riverains peu adeptes des dérapages. L’éclairage sera assuré par six mâts de grande hauteur, équipés de projecteurs orientables, et disposés aux angles de la place.

ZONE LIMITÉE À 30 KM/H

Par conséquent, la voiture ne sera (presque) plus la bienvenue, en témoigne la suppression de 48 places de parking – cette perte sera certes compensée par d’autres, sur les basses promenades et dans le futur Sernam, notamment. La vitesse sera limitée à 30 km/h. En outre, la nouvelle configuration entraînera des modifications concernant le sens de circulation de certaines rues – Rousseau, Pouilly, par exemple. En parallèle, l’Hôtel de ville, dont « les toits tombent en lambeaux » , dixit Mme Vautrin, sera réhabilité. Fin espérée des travaux : 2020. Brûlé en mars 1917 lors de la Première Guerre mondiale, reconstruit en jusqu’en 1928, ce bâtiment n’a pas, depuis 90 ans, connu de lifting d’envergure. On allait oublier l’essentiel : ce double chantier coûtera 6,5 millions d’euros, soit 2,78 millions du Grand Reims et 3,67 de la municipalité.

MATHIEU LIVOREIL

Extraits de l' union du 19/09/2017

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Métamorphose en plein centre


Sur la friche ferroviaire du Sernam, un complexe aqualudique avec patinoire, une salle évènementielle, mais aussi des bureaux et un parking doivent être construits d'ici 2020.


AMBITIEUX

 « Reims grand centre » est un projet urbanistique ambitieux. Il s'agit de métamorphoser, en seulement 5 ans, un pan du centre-ville, en partie délaissé et/ou à l'abandon, en y créant un nouveau pôle d'attraction, une vitrine pour la communauté urbaine du Grand Reims avec l'implantation de deux équipements publics majeurs : le centre aqualudique avec sa patinoire ainsi qu'une salle événementielle sur le site du Sernam, ancienne friche ferroviaire.

 « De faire émerger en quelque sorte une nouvelle centralité du centre-ville de Reims », commente l'architecte urbaniste François Leclercq, dont l'agence a été missionnée pour chapeauter ce grand projet urbain.

HORS NORME

Reims Grand Centre est avant tout un projet hors norme, le but est de remodeler 138 hectares morcelés en plein cœur de la ville : de l'aménagement du Sernam à la redynamisation du Boulingrin, en passant par l'embellissement (valorisation) des promenades, avec la création à plus long terme d'un pôle rnultirnodal près de la gare

MI PARCOURS

Nous voici à mi-parcours. Les premières études d'urbanisme ont été lancées en juin 2015. Le complexe aqualudique et la salle événementielle doivent accueillir leurs premiers utilisateurs en 2020. D'ici là, la première tranche d'aménagement des Promenades sera terminée. Dans deux ans et demi, la physionomie de cette partie du centre de la 12e ville de France aura profondément été modifiée.

LES PROMENADES

22 millions, coût de ce chantier qui va se dérouler en deux phases. La mutation des Promenades débutera dès le printemps 208, pour la partie Hautes promenades et le square Colbert. La deuxième partie sera réaménagée en 2021-2022.

Financé par la communauté urbaine du Grand Reims, cet équipement phare, donnant sur l'avenue de Laon et la place de la République, a la particularité de reposer sur un socle au lieu d'être enterré. Il comprendra un bassin olympique de 50 m avec 10 lignes d'eau, homologué pour accueillir des compétions de niveau national et international, avec 1.500 placesloitation technique et commerciale ont été confiées au groupe Exterimmo, composé notamment du cabinet d'architectes Marc Mimram et de l'UCPA pour l'exploitation. Objectif affiché: atteindre 600.000 entrées par an. Premier plongeon et première glisse courant 2020.

20 hectares

La trame verte à la lisière du centre historique est composée des Hautes et Basses-promenades, du square Colbert, du jardin Schneiter et du parc de la Patte d'oie. Un patrimoine arboré dense, avec essentiellement des marronniers.

1,4 hectare

 Sur cet espace constitué par l'ancien Tri postal, l'idée est de faire converger l'ensemble des moyens de transports existants : TER, TGV, bus, tramway et modes doux.

Aujourd'hui lieu de passage ou de stationnement, ce site classé depuis 1932 n'incite plus à la flânerie. Objectif : faire de ces 20 hectares sous-utilisés le poumon vert de la cité des sacres avec l'aménagement d'espaces de vie. De rendre le lieu attractif et festif, avec des espaces modulables pour permettre des usages multiples et d'apporter partout la wifi.

Le projet paysager de l'agence Otsy vise ni plus ni moins à la renaissance des lieux grâce à la mise en place de kiosques, mobiliers, jeux et matériels d'activités de sport santé, avec la volonté de mettre en avant te n;:ltrimninp existant (le monument aux Martyrs de la Résistance, la Porte de Mars, la Porte de Paris...) tout en ramenant l'eau sur cette trame verte : des bassins des brumes sur les Basses promenades, au miroir des jets sur les Promenades Schneiter, jusqu'aux grands jets (5 m de haut) près de la Porte de Mars.

1040 arbres existants sont conservés, 173 abattus et 342 plantés. La rue de Bir-Hakeim va être revue. L'aménagement de la première tranche sera terminé courant 2019. La deuxième tranche concernera l'aménagement des Basses promenades et de la Patte d'Oie, elle est prévue pour 2021-2022. Coût du chantier: 24 M €. À J'étude également, la création d'un parking souterrain à proximité.

PÔLE MULTIMODAL

Aux abords du boulevard Joffre, l'objectif est d'aménager sur le Tri postal une friche SNCF de 1,4 hectare un pôle d'échanges multimodal, un hub de transports : TER, TGV, tramway, bus ....

L'enjeu est de faire du secteur le point de convergence de tous les autres modes de transports via la création d'une gare routière, tout en développant des services à la mobilité durable (location de vélo) Des bureaux juste à côté pourraient compléter l'offre.

La Cité des services publics pourrait y voir le jour. Elle rassemblerait ainsi, dans un souci d'économies, tous les services des deux collectivités disséminés actuellement sur une quarantaine de sites. (Premières démolitions en 2018. Début du chantier : 2022.)

PORTE DE PARIS

Grille monumentale, en fer forgé, réalisée pour le sacre de Louis XVI, entre 1774 et 1776. Elle a été classée Monument historique en 1919. La rue de Bir-Hakeim sera revue afin de dégager un terre-plein central intégrant la porte. Un plateau piétonnier va permettre de passer dJjardin de la Patte d'oie aux promenades via la Porte de Paris.

PORTE DE MARS

Construite entre 180 et 203 sous le Haut-Empire, c'est à ce jour le plus grand arc connu du monde romain. La Porte de Mars mesure 32,4 m de long et 6,4 m de large. Sa hauteur actuelle est de 13 m. La réhabilitation prévoit "aménagement, juste devant, d'un parvis (un espace modulable où pourront se dérouler divers événements) ainsi que l'implantation de jets d'eau de 5 m de hauteur..

GRAND CENTRE

Projet porté par la Ville et estimé pour l'instant à 44M€, la salle devrait bénéficier d'une jauge maximale de 9 000 places (5 500 à 6 000 places assises) pour des concerts et pour des activités ou des événements sportifs. Deux halls annexes complèteront l'offre. Premier concert, courant 2020. Un mail piétonnier reliera le complexe à la salle événementielle.

Un vaste parking verra le jour sur une parcelle de 2.775 m2 au fond du site du Sernam (près des voies ferroviaires et non loin de l'entreprise Charbonneaux-Brabant). La société Champagne Parc Auto qui gère déjà l'ensemble des parkings publics de Reims (Erlon, Hôtel de Ville, Buirette, Cathédrale et Gambetta), a décroché l'appel d'offres en décembre 2017. Il s'agira donc d'un parking en silo de 554 places précisément, réparties sur six niveaux avec, au rez-de-chaussée, comme le cahier des charges le stipulait, des locaux d'activités sur 554 m2. Le parking doit être livré au premier trimestre 2020. Un parking évolutif : deux étages supplémentaires pourront être construits afin de monter la jauge à 700 places si cela se révélait nécessaire. À côté, devraient voir le jour près de 20.000 m2 de bureaux.

L’ILOT NORD

Entre le site du Sernam et le Boulingrin et entre le monument aux morts et le cimetière Nord, un mail piétonnier va être tracé, bordé par des immeubles de logements. Il y a une volonté de faire de ce cimetière de 8 hectares le plus ancien de la cité (ouvert en 1787), un lieu de promenade à l'exemple de celui du Père Lachaise à Paris. Au milieu d'ifs séculaires, on trouve des chapelles, sarcophages et stèles à la conception remarquable, telle la chapelle Sainte-Croix. L'idée est lancée de créer une entrée secondaire pour faciliter son accès. Côté calendrier : les premières démolitions ont débuté en novembre 2017 et vont se poursuivre jusqu'en 2019. Le chantier de construction des immeubles démarrera en 2020. Le réaménagement du cimetière est prévu, lui, pour 2022.

BOULINGRIN

Sur cette place d'un hectare à réaménager, deux bâtiments verront le jour aux hauteurs maîtrisées (moins de 20 mètres) pour ne pas cacher la perspective sur les halles du Boulingrin. Ils accueilleront notamment des logements, des services ou des commerces, ainsi qu'un lieu dédié au champagne et à la gastronomie. Point de vente ou équipement culturel ? La question demeure. Une réflexion est lancée avec le Comité interprofessionnel du vin de Champagne, l'Union des maisons de Champagne et le syndicat général des vignerons. Entre les deux bâtiments, l'aménagement d'une place qui laisse suffisamment de percée visuelle sur les halles du Boulingrin. Un parking souterrain public de 200 places devrait aussi être créé sur cette parcelle.

Côté calendrier : l'aménagement est programmé pour 2021-2022. Les vestiges de la porte médiévale découverts en 2010 (devant l'actuel parking gratuit) doivent être valorisés, d'ici 2019. Un projet de redynamisation des Halles doit être relancé en parallèle.


Vue aérienne

SERNAM

6,7 hectares. La superficie de la friche Sernam qui doit accueillir un complexe aqualudique et une salle événementielle.

1 hectare. La superficie de la place du Boulingrin.

2 parkings vont être aménagés dans le secteur, l’un en silo de 554 places sur le site du Sernam, et l'autre de 200 places est en cours de réflexion sur le site de la place du Boulingrin.

Délimité par la place de la République, l'avenue de Laon, les voies ferrées, la rue de la Justice et le boulevard Jules-César, ce terrain en friche depuis 2005 avoisine les 7 hectares. Il est devenu propriété de la Ville de Reims le 11 septembre 2015. Le 30 novembre 2016, le premier coup de pelleteuse a été donné pour mettre à terre les bâtiments encore présents sur le site. Depuis, les fouilles archéologiques ont démarré. D'ici 2020 devraient sortir de terre le pôle de vie de la communauté urbaine avec deux équipements d'ampleur : le complexe aqualudique avec sa patinoire et la salle événementielle.

Le site doit aussi abriter au fond, près de la rue de la Justice, un immeuble à vocation tertiaire (une nouvelle offre de bureaux en complément du quartier d'affaires Clairmarais avec, au rez-de-chaussée, des espaces modulables et des espaces de co-working) et un parking en silo.

Pour desservir ces nouveaux équipements, une nouvelle route va être percée. De l'avenue de Laon, la voie Nord longera les lignes ferroviaires, desservira le site à hauteur du parking et continuera jusqu'à la liaison Faucher-Beiges, afin de désengorger la place de la République qui pourrait être redessinée en 2022..

PRÈS D'UN MILLIARD D'EUROS INVESTIS SUR LE TERRITOIRE

  
 Maire de Reims

Qu'est-ce qui, selon vous, va le plus changer le visage de Reims ces prochaines années ?

Je pourrais répondre naturellement le projet Reims Grand Centre, qui, du Sernam en passant par les promenades jusqu'au Boulingrin, va remodeler une grande partie de notre ville et étendre le centre-ville pour le connecter aux autres quartiers. Mais en ne citant que cet exemple, j'oublierais l'ensemble des porteurs de projets privés qui ont fait le choix d'investir massivement sur le territoire (près d'un milliard d'euros investis). C'est un signe de confiance des investisseurs envers le territoire puisqu'ils y développent leurs activités. Tous ces projets qui naissent vont bien évidemment profondément faire évoluer notre cité.

 Pourquoi avoir choisi cet espace au centre de la ville pour y réaliser les investissements les plus importants du mandat ?

C'est un secteur stratégique, je n'imaginais pas laisser une friche de 7 hectares à l'abandon ou à la merci des promoteurs, comme c'était initialement prévu. Construire sur ce site des équipements publics permet aussi de faire venir toutes les populations en centre-ville. On peut considérer qu'il faut tout concentrer dans les quartiers, quitte à créer des ghettos, ou au contraire favoriser l'ouverture des quartiers et créer des rencontres. Il ne faut pas opposer le centre-ville aux quartiers. Un centre-ville qui meurt, c'est une ville qui meurt Les exemples en France sont malheureusement nombreux.

Quelles retombées attendez-vous en termes d'attractivité de la ville ?

Reims doit devenir la cité de l'effervescence. La première des retombées, c'est bien sûr celle de l'emploi. Une ville dynamique, ce sont des créations d'emplois. La deuxième des retombées, c'est réussir à accueillir de nouveaux habitants qui viennent par choix, pour une qualité de vie ou une possibilité de devenir plus facilement proprié- taire. D'un point de vue touristique, nous avons de nombreuses cartes à exploiter plus largement encore, en particulier en ce qui concerne notre deuxième inscription à l'Unesco.

 NOUS SOMMES UN EXEMPLE UNIOUE EN France


Présidente de la Communauté urbaine du Grand Reims

Ou'est-èe qui, selon vous, ce qui va le plus changer le visage du Grand Reims ces prochaines années ?

Nous sommes un exemple unique en France et observé comme tel. D'une obligation, nous avons réussi à créer une communauté urbaine où la gouvernance répond aux enjeux de notre bassin de vie et aux équilibres territoriaux. Nous avons maintenant un projet de territoire à faire émerger. Quelques axes forts nous permettent d'entrevoir positivement l'avenir. Nous avons un destin commun autour de la viticulture et de l'agriculture. Demain, nous devons renforcer nos ambitions en matière de bioéconomie, mais aussi de développement numérique ou de transports. La ville de Reims occupe une place centrale dans la communauté urbaine. Comment se fait l'équilibre avec l'ensemble du territoire? Par sa nature, la ville de Reims est non seulement le moteur de la communauté urbaine mais aussi son centre de vie. C'est un pôle d'attractivité majeur, un atout pour le reste de la communauté urbaine. C'est la raison pour laquelle le complexe aqualudique est un équipement porté par la communauté urbaine. C'est un équipement Reims mais avec un rayonnement bien plus large. Par ailleurs, le bon équilibre des territoires est le fruit de notre technique de travail. Rien ne se fait dans une commune sans l'accord du maire, dont la prépondérance est sacralisée. Nous avons acté un principe de neutralité fiscale, ce qui est aussi un moyen de nous engager vis-à-vis de nos concitoyens.

Quelles sont les actions menées par le Grand Reims pour accroître son attractivité ?

Elles sont multiples. On pense bien sûr à la compétence économique, où le rôle de la communauté urbaine est de faciliter l'aboutissement de projets. Cela signifie favoriser les conditions du développement comme, par exemple, les infrastructures de transports, l'accès au numérique. L'attractivité, c'est également accompagner l'offre d'enseignement supérieur de qualité. Nous avons un véritable vivier en matière d'enseignement supérieur et nous accompagnons ainsi des chaires d'excellence dans plusieurs domaines. Enfin, on peut également citer notre rôle moteur pour porter les dossiers de développement à l'échelle régionale ou nationale comme le PIA 3 TIGA (plan d'investissement d'avenir)..

ONT CONTRIBUÉÀ CE SUPPLÉMENT

Le Service Infographie de L'union : Grégoire Amir-Tahmasseb, Aurélie Beaussart, Marion Dardard, Anne Despagne, Jean-Michel François, Norbert Illi, Yann Le Blévec.

Photos aériennes : Joan Mora

Aurélie Beaussart

Extrait de l'union du 10/01/2018

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avancées dans le projet Reims Grand Centre

Nouvelles étapes dans l’aménagement de la friche ferroviaire : lundi soir, le conseil municipal a attribué le marché pour le parking et le Grand Reims devrait consacrer 14 M€ pour viabiliser la Zac.


Sur 2775m2, au fond du site, un parking sur six niveaux va être construit. Il doit être livré pour le premier trimestre 2020. Ville de Reims

L'ESSENTIEL

 *.- LANCÉ DÈS LE PRINTEMPS 2015 et présenté en mars 2016, le projet Reims Grand Centre est ambitieux. Il prévoit de redessiner une centaine d’hectares situés entre la partie historique et les faubourgs.

*.- LE PROJET URBANISTIQUE comprend la reconversion de la friche du Sernam de 7hectares (création d’un complexe aqualudique et d’une grande salle événementielle, mais aussi des bureaux et un parking en ouvrage).

Le projet prévoit aussi la transformation des Promenades, la redynamisation des halles ainsi que du secteur élargi du Boulingrin (réaménagement du parking gratuit avec la création de deux immeubles à hauteur maîtrisé, d’une placette, sans oublier la mise en valeur des vestiges archéologiques).

*.- ENFIN, REIMS GRAND CENTRE, C’EST AUSSI la création d’un pôle d’échanges multimodal près de la gare.

C’est le projet phare du binôme Robinet/Vautrin. L’ambitieux dossier Reims Grand Centre, présenté en mars 2016, qui consiste ainsi à transformer en profondeur une partie du cœur de la ville de Reims, avance, même si les engins de chantier n’ont pas encore pris possession de ce site en friche de 7hectares. Lundi soir, lors du conseil municipal, deux délibérations importantes portaient ainsi sur l’aménagement.

1 - L’AMÉNAGEMENT DE LA ZAC PAR LE GRAND REIMS

Nathalie Miravete, l’adjointe au maire de Reims en charge de l’urbanisme, a dressé en préambule un bref historique: « En septembre 2015, la Ville a racheté l’ancienne friche SNCF dénommée Sernam, sise place de la République, avenue de Laon, boulevard Jules-César et rue de la Justice, représentant une surface totale de 6,7 hectares. L’intégralité des bâtiments a été démolie dans le courant de l’année 2016. L’acquisition, les études d’urbanisme et la création de la Zac Sernam-Boulingrin, en septembre 2017, ont été motivées par la nécessité de réaliser un nouveau quartier.» La communauté urbaine doit financer « les équipements publics nécessaires à la Zac » . En clair, le Grand Reims va prendre en charge la viabilisation du terrain, comme le stipulent le code général des collectivités territoriales et le code de l’urbanisme.

Au total, les travaux sont tout de même estimés à 14 040 000 €, dont notamment 4,3M€ pour l’élaboration du mail Jules-César, 3,3M € pour les voiries, 3M € pour les travaux d’assainissement, 1,8M € pour la gestion des eaux pluviales et 1,1M€ pour l’éclairage.

2 - UN PARKING CONFIÉ À LA SOCIÉTÉ CHAMPAGNE PARC AUTO

On le sait, dans le cadre du futur aménagement, les déplacements doux sont privilégiés. Un parking en ouvrage est évidemment prévu sur l’ancienne emprise du Sernam. Un appel à projets a ainsi été lancé en juillet 2017. L’offre de la société Champagne Parc Auto, qui gère déjà l’ensemble des parkings à ouvrage public de Reims (Erlon, Hôtel de Ville, Buirette, Cathédrale et Gambetta), a été retenue.

Lundi soir, les élus ont autorisé le maire à céder une parcelle de 2 775 m 2 au fond du site (près des lignes ferroviaires et non loin de l’entreprise Charbonneaux-Brabant) pour 1,5M €.

Olivier Guinot, le directeur de Champagne Parc Auto, détaille le projet : « Il s’agit d’un parking en silo qui a donc été privilégié car plus rapide à construire au vu de l’état du sous-sol sur le site. Il comprend 554 places précisément, réparties sur six niveaux avec, au rez-de-chaussée, comme le cahier des charges le stipulait, des locaux d’activités (sur 555 m2 ). »

Prochaines étapes : « On va déclencher le diagnostic archéologique afin de pouvoir déposer le permis de construire en février, mars. On espère pouvoir remuer le terrain dès septembre-octobre. Nous nous sommes engagés à livrer le parking au premier trimestre 2020 » , détaille Olivier Guinot.

Ce parking a une caractéristique : « Il peut être évolutif. Nous allons prévoir des fondations pouvant soutenir deux étages supplémentaires, au cas où on aurait besoin d’agrandir le parking. On pourra ainsi monter la jauge à 700 places.»

3 - À VENIR

Début 2018, la Ville devrait rendre public le projet retenu pour la création et la gestion de la salle événementielle, l’autre équipement majeur qui devrait voir aussi le jour en 2020 sur le site du Sernam. 2018 toujours, les travaux de réhabilitation des Promenades devraient commencer. Les parkings en surface qui occupent tout de même 2 hectares seront supprimés. La municipalité a trouvé une solution temporaire pour les automobilistes. « Nous allons raser les immeubles désaffectés qui se situent le long du boulevard Joffre et un parking temporaire sera aménagé. Le temps que le parking du Sernam et celui de 200 places prévu sur la place du Boulingrin soient construits » , indiquait il y a quelques semaines Arnaud Robinet.

Aurélie BEAUSSAR

 Extrait de l'union du 20/12/2017

  

    

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

Projet Reims Grand Centre : la démolition est en cours

Depuis vendredi, des pelleteuses font place nette boulevard César. Sur le Sernam, les fouilles se poursuivent.


A peine les premiers locataires expropriés partis que la démolition a été ordonnée. A terme, boulevard Jules-César, seuls resteront le cabinet médical et le restaurant qui fait l’angle. A.B

De quoi s’agit-il ?

Le projet Reims Grand Centre, lancé en 2015, prévoit des aménagements d’ampleur qui vont transformer une grande partie du centre-ville de Reims : 138 hectares au total sont concernés par ce projet urbain. Parmi les pôles d’aménagement : la reconquête de la friche ferroviaire du Sernam. Sur ces 12 hectares doivent émerger notamment une grande salle événementielle, le complexe aqualudique, un parking en silo, un immeuble de bureaux. Le projet comprend aussi la dynamisation du Boulingrin  : à l’emplacement de l’actuel parking, deux bâtiments vont être construits et abriteront des logements service et un lieu dédié au champagne. Les vestiges des anciens remparts de la ville qui sont pour l’instant recouverts seront mis en valeur. Les Promenades seront aussi valorisées et un pôle multimodal sera créé près de la gare.

Quel est le calendrier ?

Fin 2016, début 2017 : les Rémois ont participé à une vaste concertation sur le projet. En 2018, est prévu le démarrage des travaux d’aménagement des voiries et des hautes Promenades. En 2020, ouverture du complexe aqualudique et de la grande salle événementielle.

Où en est-on ?

Depuis deux mois, sur le site de l’ex-Sernam, les archéologues sondent le sous-sol, parcelle par parcelle. Et depuis vendredi, les pelleteuse ont fait leur apparition boulevard Jules-César et s’occupent de raser les bâtiments dont les occupants ont déjà vidé les lieux. Les engins de chantier doivent faire place nette. Le boulevard Jules-César va en effet être repensé et l’accès aux véhicules d’ici 2020 sera d’ailleurs limité.

 Il va donc falloir abattre des bâtiments : du local technique de la Ville à l’habitation occupée par l’église évangélique. À terme, seuls resteront boulevard Jules-César le cabinet médical et le restaurant, à l’angle de l’avenue de Laon.

Les riverains expropriés ont jusque fin 2018 pour partir. Les négociations entamées avec la Ville avancent bien. Ainsi, un accord à l’amiable a été trouvé par exemple avec L’Église évangélique, installée au 16. La Ville va racheter le bâtiment au prix de 550 000€. AD Carrosserie rémoise, locataire du 14 depuis 1985, cherche un site.

Par ailleurs, le garage municipal des services de la ville et de la communauté urbaine, qui se situe entre le cimetière et le monument aux morts et entre la rue du Champ-de-Mars et le boulevard Jules-César doit être rasé. Il sera déplacé dans les locaux des garages situés avenue de Laon, actuellement occupés par le service propreté urbaine. Un déménagement qui se fera dans le courant de l’année 2018, une fois qu’un nouveau bâtiment, celui dédié aux véhicules du service propreté urbaine aura été construit, à côté de la station de lavage des sables, à proximité de la station d’épuration, à Saint-Brice-Courcelles.

A la place, un mail permettra de rejoindre plus facilement à pied le site du complexe aqualudique et de la salle événementielle. Un immeuble résidentiel à hauteur modérée devrait aussi voir le jour, le long de l’enceinte du cimetière.

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 20/11/2017

  

    

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Reims Grand Centre, le projet dévoilé

Plus de six cents Rémois ont découvert, jeudi, les résultats de la concertation sur la rénovation du centre. Les idées retenues, étudiées ou exclues ont été présentées.


Le réaménagement du centre ville s’articule en trois parties : Le Sernam, le Boulingrin et les promenades. Les élus ont présenté jeudi leurs engagements pour le Reims Grand Centre. Cabinet d’architectes François Leclercq

Accroître l'attractivité du territoire, augmenter la qualité de vie, asseoir la dimension touristique de la cité des sacres, affermir sa dimension économique. Les enjeux de Reims Grand Centre sont cruciaux, notamment dans le contexte de la nouvelle région, où « il nous faut devenir un pôle d'équilibre entre Paris et la métropole strasbourgeoise », a résumé Catherine Vautrin, présidente de Reims Métropole, jeudi soir au centre des congrès, devant 613 Rémois assistant à la restitution des ateliers de concertation sur cette grande rénovation. Ambition mais réalisme financier, animations gratuites, espaces dédiés à toutes les générations ; les habitants ont exprimé leurs attentes de façon claire. Voici les principes actés concernant. les trois secteurs.

1 – Le BOULINGRIN.

Premier engagement : valoriser les halles. « Nous développerons la vocation gastronomique et gourmande de ce lieu classé, avec une réflexion en cours sur un espace dédié au champagne », a annoncé Arnaud Robinet, maire de Reims. Point de vente ou « musée », la question est en discussion entre les acteurs du champagne et l'office de tourisme. Boutiques, hôtels, restaurants, cafés et terrasses trouveront leur place dans les nouvelles constructions, des bâtiments de bureaux, logements et diverses activités, scindés en deux afin de ne pas gâcher la perspective sur les halles. Leur hauteur ne dépassera pas 20 mètres, celle-du marché couvert. Un parking souterrain verra le jour sous la place du Boulingrin et non pas sous les halles. Auquel s'ajouteront des plantations, des parkings à vélo, des liaisons piétonnières. Enfin, les habitants y ont tenu, les vestiges archéologiques seront mis en avant, à la fois par la Porte Mars rénovée et par un jeu de plaques transparentes à différents endroits dans le quartier;

2 – L’EX SERNAM

C’est là que sera implanté le complexe aqua ludique, piscine, patinoire, salle évènementielle. Au-delà des usages sportifs et culturels, les élus promettent que se dessinera là un « nouveau lieu de vie ». Neuf mille places en concert, 5.500 à 6.000 pour les matchs, la salle est déjà sollicitée. « Certaines fédérations sportives frappent déjà notre porte », a révélé le maire. La forte demande pour les activités de bien-être au sein de la piscine est actée, tout comme le bassin de 50 mètres avec tribunes pour les épreuves officielles. Est en revanche rejetée la patinoire de compétition (60 m sur 30), les clubs concernés en ont été informés. Une grande attention sera portée à la qualité des espaces extérieurs (matériaux, bancs, lieux de circulation). Le maintien du cabinet médical est également confirmé. Pour les accès, c'est tout le plan des déplacements urbains qui sera revu afin de connecter ce lieu au reste de la ville. Le cimetière Nord sera inclus dans la refonte du secteur. Il présente un grand intérêt historique et les habitants ont exprimé le vœu d'en faire un « petit Père Lachaise. »

3 – Les PROMENADES

Poumon vert de Reims, les promenades basses et hautes tiennent une grande place dans le cœur et la vie des Rémois. L'objectif est de créer une trame verte prolongée, de la future piscine jusqu'au canal. La place de l’eau y sera renforcée : le monument aux martyrs de la résistance mieux souligné, le fleurissement et l'aspect « sauvage » privilégiés.

Petite restauration, bars, terrasses, sanitaires, bancs, éclairage et wifi y feront leur apparition, La partie haute sera dédiée à la détente et la partie basse aux Jeux pour tous les âges et aux sports. Agrès pour des exercices en plein air, tables de ping-pong, jeux d'échecs, aire pour les enfants trouveront leur place à cet endroit. Face à ces annonces, les auditeurs n'ont pu cacher une forme d'impatience.  « Quand allons-nous pouvoir profiter de tout cela ? », a interrogé une Rémoise. le premier plongeon est prévu pour fin 2019, début 2020.

Anne Despagne

 Extrait de l'union du 08/10/2016

  

    

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Les Rémois en sont persuadés :

« Elle en a sous le pied, cette ville »

Une centaine de Rémois étaient invités hier à une deuxième concertation dans une liste d'équipements et dessiner les contours du futur centre-ville


Les Rémois devaient confectionner le centre-ville de demain en collant des équipements sur un plan.
Hervé Oudin

L'ESSENTIEL

 •.- Le projet Reims Grand Centre s'étend sur 7 hectares du site de l'ancien Sernam. Il va du Boulingrin et de l'ex-tri postal aux berges du canal, en passant par le futur pôle d'échanges multimodal et les Promenades.

•.- Deux équipements majeurs seront construits : le centre aqualudique et la salle événementielle.

•.- Les Rémoi5 (habitants, acteurs économiques, sont consultés à plusieurs reprises : le 27 mai, le 29 juin, les 5 et 7 juillet.

 •.- La restitution de leurs suggestions et remarques aura lieu début septembre.

Caroline découpe soigneusement la photographie d'un petit kiosque en bois. La Rémoise « depuis quatre générations », employée chez Castorama, est une des citoyennes appelées pour la deuxième fois, hier soir, à se prononcer sur le projet Reims Grand Centre. « Il faudrait peut-être aussi plusieurs toilettes sur les promenades... » Sa tablée, la numéro 13, doit réfléchir à l'aménagement des promenades, en puisant dans une centaine de photographies et pictogrammes, représentant un air de jeux, une cabane de réparation de vélo ou encore des fontaines. Un plan de la ville est à disposition pour les collages. « Je me suis déplacé en France, et j'ai toujours été étonné de l'immobilisme de la ville. Même d'autres, plus petites, sont dynamiques. Mais c'est l'occasion de changer tout ça ! »

« Où sont l’originalité et identité de Ia ville l »

« Les kiosques, c'est une excellente idée pour pouvoir s'abriter », encourage Jean-Louis. Le tout juste retraité s'est rapidement imposé comme l'approbateur des idées à la table. Et pour cause : il dirigeait il y a encore six mois un cabinet d'architectes et paysagistes. Alors tout le monde écoute ses recommandations, comme celles d'un grand sage. « C'est primordial de trouver quelque chose de spécifique à Reims dans le choix des équipements. Au début, dans les villes, il fallait des châteaux d'eau. On a construit. Puis de grandes tours. Idem. Où sont l'originalité et l'identité de la ville ? » questionne-t-il en réajustant ses lunettes.

Par bribes des conversations émerge l'image de promenades jugées « peu accueillantes », « sombres », voire « où l'on ne se sent pas en sécurité. » « Elles ne devraient pas s'appeler des promenades », estime Sandra, 29 ans, en situation d'infirmité motrice cérébrale (IMC). Avec Bruno, 54 ans, paraplégique, ils regrettent qu'aucun pictogramme ne représente les personnes handicapées. Caroline y remédie immédiatement. Elle s'empare d'un feutre pour dessiner le symbole d'une personne en fauteuil roulant, et le colle en évidence sur le plan. « Je dois parfois rouler sur la route », témoigne Sandra, pendant que Bruno compare l'accessibilité « pas au point » de Reims à celle de la ville de Laon, « 30.000 habitants, où c'est parfait pour nous. »

« Ça manque surtout de bancs », lance Rama. La comédienne de 29 ans partage avec les autres l'envie de voir sa ville d'adoption - depuis son arrivée de Guinée en 2006 - prendre plus d'allure, « se bouger » Mobile par son métier, elle ne veut pas s'arracher à Reims, qu'elle a pris le temps d'apprivoiser. Sylvie, 59 ans, comptable, est plus discrète. Elle acquiesce lorsque le groupe, unanime, évoque « le peu de fleurs sur les promenades. » Caroline résume l'effervescence qui gagne le petit groupe, impatient d'avoir le résultat de leurs contributions en septembre : « On est impliqué, je suis optimiste. Elle en a sous le pied, cette ville ! »

3 QUESTIONS À


Audrey DENISE

« Leurs avis nous éclairent »

Audrey DENISE est urbaniste, chef de projet au sein de l'agence François Leclercq, qui coordonne Reims Grand· Centre.

*.- Qu'avez-wus retenu de la réunion du 27 mai ?

Les participants sont très impliqués, ils jouent le jeu, alors qu'il y a peu de-riverains directs. Les espoirs sont très grands en termes d'animation, de qualité de vie et de circulation. L'attachement au Nautilud était très fort, les Rémois ont beaucoup d'attentes pour le nouvel équipement. Ils ont envie de voir leur ville changer et ils savent le dire

 *.- Quel est l’intérêt pour un architecte de recueillir l’avis des habitants ?

Nous, on est perçu comme les « sachants ». Nous découvrons un site, une ville, une histoire, un environnement. Mais nous en vivons pas ici, nous n'avons pas le même ressenti. Les usages, ce sont les habitants qui en sont les détenteurs. Et leurs avis vont nous éclairer, nous aider à faire des propositions plus proches de leurs besoins, de leur quotidien.

*.- Pouvez-vous donner un exemple ?

Les Promenades, nous les avions perçues essentiellement comme un lieu de passage. Mais de nombreuses personnes, notamment des jeunes et des parents avec enfants en bas âge ont expliqué qu'ils aimaient y passer du temps. C'est un espace de repos, de détente, à 20 mètres de l'agitation. Un lieu sur lequel il y a beaucoup d'idées.

 

 David GAUTHIER et Anne DESPAGNE

 Extrait de l'union 30/06/2016

  

    

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Sur la piste du futur Reims grand centre

Partager le projet de métamorphose du cœur de ville sous une forme participative et ludique : c'était l'objectif d'un jeu. de piste qui vient d'être proposé aux Rémois.


Jeu des 7 erreurs, dessins, rébus. Les bancs des Promenades ont fait office de bureau


Sacs, livrets de questions, crayons : prêt pour découvrir la ville en famille !

14h 30, devant la fontaine Subé : Les Rémois affluent pour prendre possession du kit du grand jeu de piste à travers les trésors de la Ville. Un évènement qui fait partie de la démarche de concertation Reims grand centre pour la création d'un nouveau cœur d'agglomération. « Cela permet de mieux découvrir les endroits qui vont être transformés. A certaines étapes, des personnes vont vous demander ce que vous pensez des lieux actuels et comment vous les organiseriez », explique un chef de projet au service de Démocratie Locale. Arnaud et Sophie BoutiIlier sont venus avec cinq enfants (3 sont les leurs) : « Nous habitons près de Saint-Thomas. On voit tous les travaux de démolition du Sernam. Notre fille a hâte de voir s'élever la patinoire. »

On les suit ... Au début des Basses Promenades, une tente-étape avec un panneau où on peut noter ses remarques ...en cinq mots ! Les avis divergent : « Mauvais entretien, mauvaises herbes » «  Triste et lugubre la nuit ! » « Un endroit agréable, à améliorer. »

 On descend vers la Porte de Paris et la famille BoutiIIier fait une pause pour jouer au jeu des « 7 erreurs ». Un détour dans le jardin Schneiter et on rejoint le parc de la Patte d'Oie.

Parmi les 240 participants plusieurs dizaines de courageux grimpeurs se sont inscrits à l'escalade du Grand Séquoia (40 m de haut. 5 m de circonférence ...). Un élu, Raphaël Blanchard, n'a pas hésité à gravir l'échelle de corde : « j'aime prendre de la hauteur », sourit-il. La vue, depuis la cime, permet de voir une bonne partie de la ville. Un bref déluge de pluie oblige à interrompre la promenade. À  la dernière étape clé, sur la place du Boulingrin, les participants, trempés, reçoivent quelques cadeaux et complètent le dernier panneau: « On souhaiterait un parking » l  « On ne veut pas de parking » « Installer une fontaine à eau … »


Sur la place du Boulingrin, sous l'averse, distribution des récompenses !


Un élu municipal prend de la hauteur : Raphaël Blanchard.


Trouver 7 différences entre 2 photos de la Porte de Mars

 Extrait de l'union 23/06/2016

  

    

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Les Rémois apportent leur touche au Grand Centre 

Près de 600 habitants ont planché hier soir sur les contours des grands aménagements à venir dans l'hyper-centre. Une première concertation qui en appelle d'autres …


Les Rémois avaient 45 minutes pour balayer les différents aspects du projet, dire ce qu'ils aimeraient, attendaient, craignaient. Une restitution sera faite en septembre, Christian Lantenois

L’ESSENTIEL

  •.- Le projet Reims grand centre va du site de l'ex Sernam (soit 7 ha) au Boulingrin, en passant par les Promenades et ce que l'on appelle l'ancien tri postal qui accueillera le pôle d'échange multimodal. Enfin, le périmètre s'étend jusqu’aux berges du canal.

•.- Il comprend la construction de deux équipements majeurs ; le centre aqua ludique et a salle événementielle ainsi que la revalorisation de la place du Boulintgrin, des Promenades et la création d'un pôle multimodal 

Ambiance studieuse hier soir dans le gymnase René Tys. Crayons à la main et carte de la ville sous les yeux, près de 600 Rémois ont débattu des futurs aménagements du Grand Centre. Tout le monde s'est prêté au jeu pour imaginer le centre-ville de demain. Chaque tablée a couché ses recommandations sur papier, qui seront décortiquées par l'équipe pluridisciplinaire dirigée par l'architecte-urbaniste François Leclercq. À partir de ces éléments, des ateliers thématiques seront organisés dans les prochaines semaines. Liste non exhaustive des idées :

1 - L’aménagement des promenades

Roulez jeunesse ! La proposition d'une réappropriation des promenades par les jeunes est revenue plusieurs fois dans les conversations, et pas forcément de la part des intéressés. Robert, la cinquantaine, bijoutier dans le centre-ville, veut que « la jeunesse ne se cantonne pas au skate-park, où aux autres espaces verts de la ville. Il y ci du potentiel sur les promenades. » Bertrand, gérant d'une agence de voyages, estime qu'« il ne s’y passe rien ! Ce n'est pas très sécurisant, personne ne s’y pose. Alors que le jardin de la patte d'oie, tout près, est beaucoup plus agréable. Et puis cela double la frontière que crée déjà la voie ferrée. » Il ne trouve pas grand-chose à redire du projet « Central Park » de la municipalité. D'autres y verraient bien « une seconde coulée verte », car « les lieux sont austères ». Quand une autre table demande purement et simplement « la suppression des Basses Promenades. »

2 – Les Halles du Boulingrin

Plusieurs idées ont émergé pour leur trouver un usage, tout en veillant à rendre cet espace modulable, susceptible d'accueillir plusieurs manifestations différentes. « Pourquoi ne pas proposer des visites, pour mettre en valeur ce monument classé ? », a proposé Véronique, professeur d'histoire et conférencière pour l'office du tourisme. « C'est une réalisation architecturalement extraordinaire ! »

« Il faut un immeuble en forme de bouteille de champagne! Ça apporterait de la notoriété à Reims » Bertrand, bijoutier

Dans le même groupe, Catherine, propriétaire d'un magasin de chaussures, est moins emballée. « Il y a plein de courants d’air, c’est trop grand, l'espace est mal utilisé », répond-elle. Les langues se délient : d'autres s'accordent pour trouver le parking, devant les Halles, « moche », Et Jean-François s'inquiète des futurs immeubles qui vont pousser devant le bâtiment, « risquant de gâcher la vue ». Même si le maire a déjà tenté de rassurer les Rémois à ce sujet dans nos colonnes lundi, la volonté de ne pas voir ériger un immeuble sur ce parking a été rappelée, et applaudie.

Un peu plus loin, on rappelle qu'il y a deux sous-sols inexploités « qui peuvent accueillir au moins 600 voitures. » Quant à la mezzanine, « elle pourrait servir de lieu d'exposition pour le champagne. »

3 – Les rez-de-chaussée du complexe aqua-ludique et l’immeuble du Boulingrin

Les Rémois ont été sollicités pour « remplir » les futurs rez-de-chaussée de ces structures, qui pourraient abriter de nombreuses cellules commerciales. « Oui, mais quels commerçants voudront s’y installer ? », se demande Jean-François. Il s'imagine plutôt des services complémentaires des équipements sportifs et de spectacle. « Je propose une halte de garderie, ouverte le soir. Et pourquoi pas un bowling. » Certains rejoignent ses idées : « iI faut que les lieux soient vivants toute l'année. Regardez le stade DeIaune, les jours sans match, il ne s’y passe rien. »

Virgile, cordonnier, s'inquiète de l'avenir de l'avenue de Laon, si ce nouvel espace est pris d'assaut par des commerces. « II se murmure dans le quartier que cela pourrait tuer un peu plus l'avenue de Laon ... » Le jeune homme fait un parallèle avec l'état de santé de la rue de Vesle, « même s'il y a une petite reprise. Il faut plus de diversité dans l'offre commerciale. »

Un couple de trentenaires renchérit : « Il ne faudrait pas que ça devienne une deuxième place d'Erlon, mal famée le soir. »

4 -La circulation et les piétons

Les enjeux de circulation, notamment à vélo - il semblait y avoir de nombreux cyclistes dans l'assemblée - ont été largement abordés ...Il a été évoqué l'intérêt d'une « vraie cohérence » entre les espaces piétonniers et ceux réservés aux vélos. Bertrand estime que Reims est « en retard. Il faut anticiper ce qui fonctionne c'est l'électrique. Plutôt que de vider le centre-ville de voitures, et d'appauvrir les commerçants, pourquoi ne pas construire au contraire plus de parking. Et insister sur la voiture électrique, en installant des prises. »

Catherine se verrait bien pédaler sur un « vélo électrique en libre-service » pour sillonner la ville. Arnaud Robinet avait assuré lundi, lors d'une interview dans nos locaux, qu'un projet de vélo en libre-service « était dans les cartons. »

Plusieurs groupes ont insisté sur l'intérêt d'une passerelle reliant le site du Sernam au quartier de l'avenue de Laon.

La capacité d'accueil des parkings suffira-t-elle à l'afflux des usagers et des touristes ? C'est l'une des questions qui revenaient sans cesse.

5 - L'attractivité autour du champagne

 Bertrand a peut-être eu l'idée la plus folle de la soirée : ériger une statue monumentale représentant une bouteille de champagne, comme un symbole fort de la ville. Quand il agrippe le micro pour partager les réflexions de la table, son idée a déjà pris de l'ampleur : « j'imagine un immeuble entier en forme de bouteille de champagne ! La photo ferait le tour du monde, et apporterait de la notoriété à Reims. » D'autres veulent le retour du Luchrone …

6 - La revalorisation des abords du cimetière

« C'est un peu le Père Lachaise rémois et les touristes ne sont pas au courant. Il faut mettre en valeur l'entrée, et, en percer une seconde, à l'arrière, rue de la Justice pour la partie récente. » D'autres aimeraient y voir plus de verdure. « Comment peut-on, construire un immeuble d'habitation entre le monument aux morts et le cimetière ? », s'étonne l'assistance.

VOTRE AVIS

Et vous, quels sont vos idées et envies pour ce projet d’aménagement ?

   

Le projet en dates-clés

 « Aujourd'hui, nous sommes dans les temps, a assuré Arnaud Robinet, lundi, lors d'une interview dans les locaux de L'union, pour répondre aux questions des internautes, Un projet regardé par la France entière car il y a peu de projets d'une celle envergure sur notre territoire français. Nous avons lancé avec Reims Métropole, il y a un mois maintenant, l'appel à projet, pour un début des travaux mi 2017 fin 2017 sur le site du Sernam pour une ouverture fin 2019 début 2020. » Coût : 39 M€ pour le complexe aqua-ludique (Reims Métropole) et 44 ME pour la salle événementielle (Ville).

« Le complexe aqua-ludique, un phare pour la ville »

À quoi pourraient ressembler les bâtiments ?  « On a travaillé sur la possibilité d'une piscine surélevée pour éviter de creuser. » Le maire assure qu'il n'y aura pas de retard, lié à des fouilles archéologiques. « Des études du sol ont déjà été faites. Si on souhaite installer un tel équipement là, c'est que nous le pouvons. Nous avons les certitudes et les confirmations. C'est aussi « un geste fort en termes d'esthétisme. Le complexe aqualudique se trouvera à l’entrée du site. » Arnaud Robinet souhaite « un geste architectural assez fort, du 21éme siècle avec un bâtiment d'une hauteur respectable, que ce soit un phare sur la ville. » Le visuel qui a circulé et été présenté il y a maintenant quelques semaines est « juste là pour montrer l'aménagement du site. Ce qui est sûr, ce sont les emplacements, le complexe à l‘entrée du site, la salle plus sur le côté et à l'arrière, le parking-silo et les immeubles de bureaux. Nous avons lancé les appels d'offres, nous verrons dans quelques semaines ce que les équipes proposeront. »

Pour l'aménagement des Promenades, une enveloppe de 24 M€ est prévue. « Les travaux commenceront courant 2017 pour une ouverture de la première partie en 2019 », détaille Arnaud Robinet.

« Ensuite, ce sera la deuxième partie, du square Colbert jusqu'au Manège, avec le parking souterrain », dont le coût de la construction est bien compris dans l'enveloppe citée plus haut.

3 QUESTIONS À ARNAUD ROBINET

« Ce n'est pas le projet du maire »

« Arnaud ROIBINET, le maire de Reims a souhaité associer la population au projet majeur de son mandat. »

•.- Qu'attendez-vous des Rémois ?

Il y aura plusieurs phases de concertations, cela va durer jusque septembre-octobre. Il y a évidemment des choses qui ont été actées pour que l'on puisse avancer. Mais les Rémois sont invités à participer à la réflexion sur les aménagements par exemple : ce qu'ils attendent au Boulingrin, le type d'équipement qu'ils souhaitent pour les Promenades ou ce qu'ils ne veulent absolument pas. L'idée est vraiment que chacun puisse s'approprier ce projet d'aménagement urbain qui rayonne sur l'ensemble de la ville. Un référendum ne permet pas d'échanger ni de dialoguer. Je n'ai pas menti aux Rémois, j'ai été élu avec un programme qui comprenait la construction d'un complexe aqualudique et d'une salle événementielle. On voit bien que Reims Grand Centre intéresse les Rémois. Ce que nous sommes en train de mettre en place est un processus de concertation comme jamais il n'y en a eu à Reims.

•.- Comment vont-ils pouvoir concrètement s’impliquer ?

Ceux qui n'ont pas été invités au complexe Renê-Tys pourront se rendre dans leur conseil de quartier et notamment celui du centre. Le projet va être présenté au fur et à mesure de son avancée dans ces conseils. C'est une manière de faire partager sa réflexion sur le projet. Il y a aussi bien sûr la plateforme Reims contact qui permet d'avoir un échange.

Et puis, il y aura la possibilité d'échanger prochainement sur les réseaux sociaux. Les lycéens, les étudiants vont aussi être amenés à s'exprimer, dans les prochains mois, tout comme les entreprises.

•.- Que souhaitez-vous dire aux habitants de Reims ?

C'est un projet qui va structurer l'agglomération, par la réappropriation de friches et des espaces urbains. Cc n'est pas le projet du maire de Reims mais de tous les Rémois qui rayonnera sur l'ensemble de l'agglomération. Il faut que les Rémois comprennent qu'il configure une véritable transformation du centre-ville, d'ici 3 à 4 ans. Ils sont peut-être impatients, moi le premier, mais il y a des contraintes notamment administratives, réglementaires, des études ... Une législation, une règlementation à respecter, j'avais dit qu'à la fin de mon mandat le Sernam ne serait plus une friche, ce sera le cas. Et j'espère que les Rémois seront fiers de tout cet aménagement.

Les REPERES

•.- Le projet majeur du mandat   

La vaste opération de concertation d'hier porte sur le plus gros projet ou mandat de Catherine Vautrin (pour 1 l'agglo) et d'Arnaud Robinet (pour la Ville de Reims).

•.- Les prochains rendez-vous de la concertation

 Le 18 juin, de 14 h 30 à 17 heures, le grand jeu de piste pour que les Rémois découvrent le site du Sernam vide et se projettent. Le 29 juin, ce sera l'atelier des habitants et des conseils de quartier, le 5 juillet, ce sera l'atelier des Rémois expatriés à Paris, le 7 juillet J'atelier entreprises, le 29 septembre, ce sera le temps de la restitution.

•.- 1.200

 Places de stationnement prévues dans trois parkings.

•.- 2017

Année au début de laquelle sera choisi le projet  Sernam définitif.

•.- Mettre un terme à la sous-utilisation

Le maire a répété hier qu’on avait dépensé quelque « 36 millions pour la rénovation de Halles du Boulingrin, et qu’elles ne servent vraiment qu’une fois par semaine. »

•.- LA PHRASE

 « Moi je suis très intéressée de savoir où ils mettront la fête foraine, c’est surtout pour ça que je suis venue ce soir. »

Ingrid Massin. Foraine 

 David GAUTHIER, Aurélie BEAUSSART, Elsa FRICOTEAUX et Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 28/05/2016

  

    

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Le projet Reims, Grand Centre se précise

Le maire Arnaud Robinet a répondu point par point aux questions de nos lecteurs et internautes sur le projet Reims Grand Centre. Il évoque la métamorphose de la Ville.


Arnaud Robinet s’est prêté au jeu des questions-réponses avec les internautes

L’ESSENTIEL

•.-  Lancées en juin 2015, les études d'urbanisme du projet Reims Grand Centre comprend un périmètre d'études de 100 ha allant de la 12° Escadre à la Vesle, avec une zone prioritaire : du Semam au Boulingrin en passant par le Tri postal et les Promenades.

•.- On y trouvera deux équipements majeurs : !e centre aquatique et la salle événementielle qui sera en activité d’ici 2020, ainsi que la revalorisation de la Place du Boulingrin, des Promenades et la création d'un pôle multimodal.

Extraits de l' union du 24/05/2016

  

    

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Projets urbains du centre-ville de Reims: posez vos questions à Arnaud Robinet

Le député-maire de Reims, Arnaud Robinet, répondra à vos interrogations lundi 23 mai prochain, à partir de 17 heures, en direct sur notre page Facebook.

Le projet d’aménagement urbain « Reims Grand Centre » porté par la municipalité devrait changer profondément le centre-ville d’ici 2020.

Ce projet se déploie sur quatre grands axes :

>> La création de deux équipements majeurs : un complexe aqualudique, une grande salle événementielle et un parking aérien sur la friche ferroviaire de l’ex-Sernam

>> Un nouvel aménagement des Promenades qui supprimerait le stationnement en surface pour laisser place à un vaste espace de loisirs.

>> Un nouveau souffle au secteur Halles-Boulingrin avec un projet privé qui comprendra hôtel et logements, ainsi qu’un aménagement des Halles pour trouver au site d’autres utilités, hors jours de marché.

>> L’aménagement d’un pôle multimodal au niveau de la gare centrale.

Un mois après avoir dévoilé, en mairie, les contours du futur aménagement de l’hyper-centre et quelques jours avant la grande concertation au complexe René Tys, le maire de Reims, Arnaud Robinet, répondra à toutes vos questions, dans nos locaux. L’entretien sera retransmis en direct sur notre page Facebook.

La rencontre se déroulera lundi 23 mai 2016 à partir de 17 heures au siège de L’union rue Edouard-Mignot à Reims.

Vous souhaitez participer à cette rencontre ou confier à nos journalistes une question à poser au maire de Reims ? Envoyez-nous vos questions portant uniquement sur le projet d’urbanisme par mail à web@journal-lunion.fr. N’oubliez pas de nous fournir vos coordonnées téléphoniques afin que nous puissions vous recontacter. Vous avez jusqu’à ce vendredi 20 mai à midi pour nous faire parvenir vos questions. Vous pourrez également interroger le maire le jour de notre rencontre en postant une question sur Facebook ou sur

Twitter avec le hashtag #questionnezvotremaire

 Extrait de l'union du 17/05/2016

  

    

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Reims Grand Centre : un nouveau cœur de ville

Les grands contours du projet Reims Grand Centre sont posés : création du complexe aqua ludique et de la grande salle événementielle, revalorisation des halles et de la place du Boulingrin, transformation des Promenades et création d’un pôle d’échanges multimodal. Un projet auquel chacun est invité à participer.

« Doter la 12e ville de France d’équipements à sa mesure » : telle est « l’ambition » d’Arnaud Robinet, député-maire de Reims. Le projet, porté par la municipalité et Reims Métropole, a officiellement été présenté le 31mars dernier. Il consiste à dessiner le « nouveau cœur d’agglomération »sur cet espace de près de 100 hectares. La friche ferroviaire du Sernam accueillera d’ici 2020 un complexe aqualudique composé notamment d’une patinoire et d’un bassin olympique (39 M€), ainsi qu’une grande salle événementielle de 6000 places (44 M€) pouvant accueillir des manifestations culturelles, sportives ou économiques. Les nouvelles Promenades seront, elles, livrées en deux tranches à partir de 2019. Un parking sera aménagé sous les Basses Promenades afin de libérer toute la surface pour les piétons. Un autre  parking aérien de 500 places verra aussi le jour sur l’ancien site du Sernam, ainsi qu’une nouvelle rue le long des voies SNCF. Des logements, des commerces et environ 20.000 m2 de bureaux compléteront ce programme qui prévoit également une ouverture en continu des halles du Boulingrin et le réaménagement des abords de la gare (Tri postal).

PARLONS-EN!

Les bases du projet Reims Grand Centre sont là. Il s’agit maintenant d’affiner et d’enrichir ce dernier en tenant compte du point de vue des habitants et des usagers. Pour cela la ville de Reims et Reims Métropole lanceront avant l’été une démarche de concertation. Elle débutera par une grande réunion débat où le projet sera présenté et où chacun pourra s’exprimer. A la fois pédagogique et ludique, une grande chasse au trésor à la découverte du site, de son histoire et de son avenir est également au programme. Des ateliers seront organisés avec les jeunes, les entreprises, les Rémois d’ailleurs… Ouvert à tous, un forum permettra par ailleurs à chacun d’apporter sa contribution en ligne (quels espaces publics ? Quels services autour du futur complexe aqualudique ? Comment redynamiser les halles du Boulingrin tout en y conservant le marché ? Quelles idées pour améliorer les déplacements ?). Les questions sont nombreuses et toutes les réflexions seront étudiées par les collectivités et les urbanistes de l’agence François Leclercq, portant le projet de réaménagement du centre. A la rentrée, le bilan de la concertation sera présenté lors d’une réunion publique  


Aux côtés du député-maire Arnaud Robinet et de la députée-présidente Catherine Vautrin, l’architecte urbaniste François Leclercq a détaillé le projet prévu sur l’ancien site Sernam.©

 F. M.

Extrait de RA N°323 de 05/2016

  

    

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Les élus élaborent les contours pour le Reims de demain

 Un espace urbain plus vert, davantage de propriétaires et une meilleure cohabitation entre la voiture, le piéton et le cycliste...Telles sont les pistes.


Le grand projet d’aménagement urbain de l’hyper centre doit passer par une modification en profondeur du PLU. RM

Arnaud Robinet ne s'en cache pas : « La révision du plan local d'urbanisme, c'est donner un axe et un cap pour relever les défis qui sont devant nous », à savoir fa construction du projet urbain Grand Centre.

Le conseil municipal aacté, hier soir, les quatre enjeux du développement à venir pour la ville : « Comment inscrire Reims, sur la scène nationale et internationale ? Comment favoriser l'entrepreneuriat économique ? Comment créer les conditions d'une ville épanouissante ? Et enfin comment animer une ville où il fait bon vivre ? »

 Alors à quoi s'attendre : à davantage de verdure dans le maillage urbain,« et c'est très bien », a approuvé Eric Quénard, le chef de file de l'opposition, se réjouissant de « l'absence de rupture », soulignant même « une forme de continuité », avec la précédente municipalité. . De son côté Cédric Lattuada, conseiller municipal (PC) s'est alarmé de la volonté de la majorité de réduire le nombre de logements sociaux. Arnaud Robinet droit dans ses bottes a martelé : « J'assume totalement notre volonté de rééquilibrage. À Reims, seule 25 % de la population est propriétaire alors même que les logements sociaux atteignent les 43 %. Il est important de mettre en place un vrai parcours résidentiel pour permettre à ceux qui aujourd'hui quittent Reims pour le périurbain voire la campagne afin d'être propriétaires, puissent l'être sans devoir quitter la ville. » Questionné par Roger Paris, élu FN sur la future place de la voiture, Arnaud Robinet a assuré Il qu'il fallait évoluer avec son temps. J'ai souhaité réintroduire davantage la voiture dans le centre, en redonnant des places de stationnement notamment afin de le rendre plus accessible à ceux qui souhaitent venir consommer. Nous travaillons actuellement sur le plan de circulation pour que les voitures qui souhaitent aller d'un point à un autre de la ville n'aient plus à traverser le centre. Mais je suis aussi pour un centre-ville apaisé et les piétons comme les cyclistes doivent y avoir toute leur place.

Aurélie BEAUSSARD

 Extrait de l'union 03/05/2015

  

    

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Le nouveau visage du cœur de ville se dessine

Hier soir, Arnaud Robinet et Catherine Vautrin ont enfin dévoilé les contours de leur grand projet urbanistique, rebaptisé « Reims grand centre ». Un programme d’envergure pour une métamorphose du cœur de l’agglomération, d’ici 2020. Tour d’horizon, secteur par secteur.


Le projet urbanistique devrait transformer en profondeur la physionomie du centre-ville de Reims, en à peine quatre ans.
Crédit agence François Leclercq / Photos Christian Lantenois

L'ESSENTIEL

•.- Reims grand centre » (appelé jusqu'à hier « projet urbain centre gare » comprend un périmètre d'études de 100 ha allant de la 12°Escadre à la Vesle, avec une zone prioritaire : du Sernam au Boulingrin, en passant par le Tri postal et les Promenades.

•.- On y trouvera deux équipements majeurs : le centre  aqua-ludique et la salle événementielle ainsi que la revalorisation de la place du Boulingrin, des Promenades et la création d'un pôle multimodal

« Cela fait deux-ans que l'on y travaille. Aujourd'hui, on a un début de réalité. » La présidente de Reims Métropole Catherine Vautrin, tout comme le maire de Reims Arnaud Robinet, ne cachaient pas leur grande fierté, au moment de révéler enfin ce à quoi pourraient bien ressembler les abords de la gare, d'ici 2020. Des transformations de grande ampleur motivées par un constat dramatique : « La zone des Basses Promenades jusqu'au Boulingrin est devenue au fil des décennies, un espace urbain linéaire entre faubourg de Reims et hyper-centre-ville, un lieu de transit ou de stationnement, un espace morcelé par des zones urbaines délaissées », décrit Arnaud Robinet.

1 – Sernam : Une verrue transformée en une zone attractive

Ce sera finalement deux équipements distincts qui vont être construits : d'un côté, le complexe aqua-ludique (projet porté par Reims Métropole) et de l'autre, la grande salle événementielle (compétence de la Ville). À quoi s'attendre ? Pour le complexe aqua-ludique,  « la partie piscine comprendra un bassin de 50 mètres avec 10 lignes d'eau , explique Catherine Vautrin. L'équipement sera homologué pour accueillir des compétitions de niveau national et international (et même les JO si la candidature de Paris est retenue). La structure sera dotée de 700 places de gradins fixes et d'une surface complémentaire pouvant augmenter la jauge de 800 autres places. Le complexe aqua-ludique abritera aussi un bassin d'activités de 250 m², une rivière aqua-ludique, des aires adaptés aux enfants selon leur âge ainsi qu'un bassin nordique, en extérieur », révèle Catherine Vautrin. Côté patinoire, il est prévu une aire de glace d'au moins 800 m². Coût des travaux, 39 Me HT pour une mise en service prévue en 2020. Le calendrier a été précisé : après les études de maîtrise d'œuvre au 2° trimestre 2017, la création 'de la ZAC sera effective dans la foulée. Les travaux démarreront début 2018, pour une inauguration en 2020.

En ce qui concerne la grande salle événementielle, elle sera reliée au complexe aqua-ludique par un mail piétonnier. Arnaud Robinet fait la visite virtuelle de ce qui devrait bien être la plus grande salle de spectacles de la Marne : « Elle pourra accueillir 5.500personnes en places assises et 6.000 en configuration de concert assis/debout. Deux halls annexes jouxteront la salle principale afin de compléter l'offre. Il ne s'agira pas d'un cube en béton et la qualité acoustique sera exemplaire. Les grandes lignes du projet seront présentées au conseil municipal, le 2 mai prochain.  « Loin d'être un gadget, ce nouveau Bercy viendrait combler un manque criant, selon le maire : « Aucun équipement sur Reims n'offre une capacité suffisante pour accueillir de grandes conventions d'entreprises, de grands événements sportifs ou culturels. Reims, soucieuse d'affirmer ses ambitions et ses fonctions métropolitaines, se devrait, de combler ces lacunes.» Coût d'un tel équipement : 44 M€, avec là encore une livraison attendue pour 2020.

Pour ces deux structures, les collectivités ont décidé de recourir à une délégation de service public ... Mais également, sur le site du Sernam, des immeubles à vocation tertiaires seront construits. « On parle de 20.000 m² de bureaux supplémentaire, renseigne Arnaud Robinet.

2 – Les abords du monument aux morts.

Le monument sera mis en lumière et ses abords requalifiés. Juste derrière et avant le cimetière du Nord, se trouvent actuellement les locaux de deux services de Reims Métropole : à savoir une partie de la direction des eaux et le service de maintenance des poids lourds. « Ils laisseront place à des immeubles d'habitation ainsi qu'à un mail piétonnier permettant de relier en toute sécurité et de manière agréable, le centre-ville via le Boulingrin à la nouvelle zone d'attractivité (complexe aqua-ludique et salle événementielle) », révèlent Catherine Vautrin et Arnaud Robinet.

3 - BOULINGRIN

L'ultime parking de surface gratuit du centre de Reims, situé sur la place du Boulingrin, «faisant la part belle aux voitures-ventouses », commente la ville, va être rayé de la carte. « Les halles du Boulingrin prennent vie le samedi matin et dorment ou sommeillent le reste de la semaine », poursuit l'équipe d'Arnaud Robinet, « Il s'agit d'affirmer la vocation du quartier des halles, axée sur le tourisme, le champagne et la gastronomie en redonnant vie aux halles tous les jours », fait encore savoir le maire. À l’emplacement du parking, un projet privé « qui comprendra hôtel et logements ». Les vestiges de la porte médiévale découverts en 2012 seront mis en valeur.

4 - LES PROMENADES.

Une s'agit de « reconquérir » - pour reprendre le terme employé par Arnaud Robinet - ce poumon vert du centre-ville. « Ce site classé depuis 1932 n'incite plus guère à la flânerie », commente-t-il. Objectif: aménager cet espace vert en « un véritable espace de vie avec une partie consacrée à l'événementiel. ») Le stationnement y prend beaucoup de places, 2 hectares. Les voitures ne pourront plus s'y garer. Un parking en ouvrage est envisagé (construction, après 2020). Le coût de la revalorisation, déjà annoncé, lors du dernier conseil municipal, s'élève ainsi à 24 ME, parking inclus.

Le calendrier a été précisé hier : L'appel à candidature sera lancé d'ici la fin du premier semestre 2016. Le choix de l'équipe lauréate connue début 2017. « La première tranche, d'aménagement, celle des Hautes Promenades, sera livrée courant 2019 », renseigne Arnaud Robinet,

3 QUESTIONS A

 
François LECLERCQ
Il est l'architecte-urbaniste dirigeant l'équipe pluridisciplinaire qui a planché sur ce projet.

« Un site extraordinaire »

•.- Quelles sont les particularités de cette zone à requalifier ?

 Dans une grande agglomération, et à une époque de pénurie de foncier disponible dans les cœurs de ville, c'est assez étonnant d'y voir autant de terrains vides, de friches industrielles.

C'est un site extraordinaire de part sa position privilégiée, au sein de la ville mais aussi de part sa proximité avec Paris. L'aménagement sé fait à destination des habitants de Reims, de la métropole mais aussi des touristes. Chaque année, 3,6 millions de voyageurs arrivent à la gare de Reims, Le tourisme de champagne attire dans la ville 362.000 visiteurs par an sur les 1,8 million de touristes recensés.

Les fondamentaux sont réunis pour mener ici un projet urbain ambitieux et visible qui contribuera à repositionner l'agglomération et à reconnecter un espace morcelé.

•.- Quels étaient les enjeux du projet ?

Il s'agissait de redessiner ce périmètre, en y implantant deux équipements publics puissants (le centre aqua-ludique et la grande salle événementielle) tout en conservant la qualité naturelle du site, et en redonnant vie au Boulingrin et aux Promenades. Un espace incontournable mais sous-utilisé au regard de son potentiel. C'est tout de même un espace vert considérable de près de 20 hectares constituant le poumon vert de Reims, en plein centre, un lieu qui doit attirer un public plus nombreux,

A une plus grande échelle, les Promenades viennent compléter un corridor écologique et paysager s'étendant de la butte de Brimont à la Montagne de Reims. À titre d'exemple, cette surface de verdure est un peu plus grande que le jardin des Tuileries, c'est la distance qui sépare le Trocadéro du Champ de Mars. Autre enjeu fort : améliorer les connexions entre le nord et le sud de la ville, simplifier les parcours piétons, redonner un sens à la Place de la République, perçue davantage comme un carrefour que comme un lieu de vie.

•.- Vous vous êtes heurtés à quels types de contraintes ?

Pour ainsi dire aucune. Mais il nous reste encore à étudier la problématique des Halles du Boulingrin. Nous avons une réelle contrainte structurelle. Un travail pointu est à mener pour évaluer la capacité de résistance de la voûte, qui est très fine, aux différences thermiques, à l'humidité..-

Les autres points

AMENAGEMENT

« Redonner sa place à la Vesle »

 « Le lien à la Vesle est inexistant », pour Ie cabinet Leclertq. Dans leur note de synthèse, il est ainsi écrit : « Au sud des Promenades au niveau du square de la Patte d'Oie, les aménagements actuels ne donnent pas envie de franchir le boulevard Maurice Noirot. On à l’impression d’être aux confins de la ville. Il n’est plus possible aujourd'hui de tourner le dos à ce point à un canal qui borde le centre-ville. » Préconisations : redonner un vrai accès au canal et à la Vesle, ainsi que la création d'un fii conducteur aquatique au niveau des Promenades. « afin de pouvoir ressentir la présence de l’eau juste à côté.»

ATTRACTlVITE

Clairmarais, pôle tertiaire renforcé la gare a eu polir effet de créer une distance entre le quartier d'affaire et le centre-ville, selon, les conclusions de François le Leclercq. Objectif affiché : « renouveler  Clairmairais », lâche Arnaud Robinet. Comment ? En renforçant la vocation de pôle d'activité tertiaires du Quartier. Des interventions sont envisagées pour permettre de lier plus étroitement Clairmairais au centre, telle la création d’une passerelle. « Nous en sommes seulement à la phase études. Mais cet équipement onéreux manque cruellement », concède Catherine Vautrin.

TRANSPORIS

Le pôle multimodal, pas pour tout de suite. « C’est un enjeu majeur d'aménagement du territoire à l’échelle du Grand Reims , assure Catherine Vautrin. Il s'agit de faire du secteur du Tri postal le point de convergence du réseau de bus avec tous les modes de transport. Et pourquoi pas construire aussi la cité administrative permettant de regrouper les différents services de la Ville et de l'Agglo? « Ce sera pour notre deuxième mandat », dit avec un sourire Catherine Vautrin.

URBANI5ME

La Ville regarde vers l'autre Sernam Près de la 12° escadre, une autre friche ferroviaire est en vente : 10 ha, située entre la rue Lesage et le quartier Orgeval. « Sa place est stratégique. C’est une des zones de réflexion. On ne peut pas acheter toutes les friches mais à voir d’ici quelques années ». commente Arnaud Robinet

LE5 REPÈRES

•.-  Projet ambitieux et annonce symbolique !

Catherine Vautrin et Arnaud Roblnet ont voulu marquer leurs deux ans de mandature en dévoilant en détail ce qu'ils considèrent être « le projet majeur de notre mandat.»

•.- La métamorphose est en marche.  

Lancées en juin 2015, les études d'urbanisme ont été confiées au cabinet François Leclercq. La phase de concertation sera lancée d'ici l’été. Des ateliers et des réunions seront organisés. Ensuite, l'agence d'architecte-urbaniste accompagnera le comité de pilotage dans la création d'une ZAC, le choix des opérateurs et assurera une coordination favorisant la cohérence de l’ensemble des projets.

•.- 11 Set 2015

En devenant propriétaire du Sernam, la ville donne le coup d’envoi du projet.

•.- 2020

Le duo Vautrin/Robinet souhaite inaugurer équipements au Sernam et la 1ère tranche des Promenades avant la fin du mandat.

•.- Le développement passe par le centre.

Avec ce projet « Reims grand centre » le duo Catherine VAUTRIN / Arnaud ROBINET souhaite apporter une nouvelle vision urbanistique qui proscrit l’installation d’équipements structurants en périphérie afin de redynamiser le centre de la ville.

•.- LA CITATION

« Sur près de 100 hectares, de part et d'autre des voies ferrées, test un .nouveau visage de la ville au soutire .qui semble se dessiner » . François Leclercq. Architecte urbaniste

Aurélie BEAU55ART

Extrait de l'union du 01/04/2016

  

    

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Feu vert pour la transformation du centre-ville de Reims

Le projet urbain gare centre va être présenté à la population. Complexe aqualudique, gare multimodale et aménagement des Promenades avec un parking souterrain.


«
Le stationnement a contribué à dénaturer les Promenades. Il s’agit d’un réaménagement total, de rendre l’espace public à nos concitoyens », a précisé Arnaud Robinet. Hervé Oudin

L'ESSENTIEL

•.- Février 2015, la municipalité lance les études préalables d'aménagement d'un centre-ville élargi.

•.- Début 2016, les éludes ont fait émerger les lignes directrices du projet.

•.-C’est maintenant le temps de la concertation. Durée: 6 mois

Exit le « Reims 2020 » projet d'aménagement urbain d'Adeline Hazan. Celui d'Arnaud Robinet, le « Projet urbain gare centre » à été présenté hier soir en conseil municipal et concerne un centre-ville élargi : de la liaison Faucher/Belges, en passant par le site ferroviaire de la rue de la 12éme Escadre-d'aviation, le secteur Sernam/tri postai/Boulingrin jusqu'à l'échangeur Reims centre et même par extension le site Rive de Vesle. Soit 100 hectares. Objectif : transformer le paysage urbain, via des aménagements phares,  « le complexe aqua ludique, comprenant un centre aquatique nouvelle génération et une patinoire à vocation ludique, ainsi qu'une grande salle événementielle polyvalente », explique la Ville. Le projet prévoit la revalorisation du tri postal (1,4 ha aux abords du boulevard Joffre) sous forme d'un pôle multimodal, un « hub de transports », pour reprendre l'expression du maire (trains, tramway, bus), tout en développant des services à la mobilité durable. Parmi les pistes figurent la location de vélos, le covoiturage et les bornes électriques. Cela comporte le déménagement de la gare routière située sur le parking Saint-Symphorien  près de la cathédrale. Un programme immobilier (bureau et logements) pourrait compléter l'offre. Le duo Vautrin/Robinet souhaiterait aussi, dans un souci d'économie, y implanter à l'avenir « la cité des services publics », les services de la Ville et de l'Agglomération étant répartis sur 47 sites.

24,2 M€ pour les Promenades

Aménagées dès 1731 par les paysagistes Leroux père et fils, à l'emplacement du fossé des anciens remparts, les Promenades constituent un patrimoine arboré dense, classés au titre des sites et monuments naturels depuis 1932.  « Le développement du stationnement a contribué à dénaturer le site, à détériorer l'état phytosanitaire des arbres et à réduire les usages de lieu de détente et de loisirs », assure la municipalité. « Il s'agit d'un réaménagement total, de rendre l'espaœ public à nos concitoyens », a précisé Arnaud Robinet. « Et ça prendra du temps », a-t-il ajouté.

Selon la délibération, le projet comprend une mise en valeur du végétal, ainsi que du patrimoine historique et de mémoire, la création d'un lieu d'animation populaire et d'espaces participant à l'animation et à l'attractivité du site; les études de maîtrise d'œuvre sont prévues de février à décembre 2017. Les travaux seront réalisés en plusieurs tranches. La première : de septembre 2018 à Juin 2019. La deuxième sera conditionnée par la création d'un parking en ouvrage sous les basses promenades. Cout du projet: 24 M€, hors éventuelles fouilles archéologiques (dont 3 ME d'études).

« Le projet urbain de l'actuelle municipalité ressemble beaucoup à celui que nous avions imaginé. Dans Reims 2020, on y trouve un parking en ouvrage, l’aménagement des Promenades, la centralisation des services de la VilÎe et de l’agglomération », assure Eric Quénard, chef de file de l'opposition. Une analyse qui a fait s'étrangler Arnaud Robinet : « Absolument pas ! Notre projet se concentre sur l'aménagement d'un centre-ville élargi. Je me rappelle très bien qu'Adeline  Hazan avait qualifié le projet d'aménagement des Promenades d'annonce de pacotille, non réalisable. »

Les vestiges probables inquiètent.

« Nous ne faisons pas de polémique politidenne. On ne vote pas contre des études », a indiqué Eric Quénard, chef de file de l'opposition. L'élu PS s'interroge quant à l'aménagement des promenades : « Ça fait beaucoup d'argent et je ne suis pas convaincu que les basses promenades soit le lieu le plus judicieux pour y construire un parking souterrain. Les vestiges pourraient vite poser problème ». Et de rappeler que les arbres sont protégés par le PLU. Stéphane Joly, élu écologiste a, de son côté, indiqué qu'un tel projet signifiait « la destruction de l'ensemble des arbres Classés des basses promenades pour creuser un trou dans un sous-sol gorgé d'eau » pour au final les remplacer par « des arbres en pot sur un parvis minéral. » Une déclaration qui a fait bondir Arnaud Robinet :  «  Arrêtez d'affirmer n'importe quoi ! Il ne s'agit pas d'abattre les arbres. Vous n'êtes pas ingénieur-technicien. Il existe aujourd'hui de nombreuses procédures pour construire un parking souterrain. »

Aurélie BEAU55ART

Extrait de l'union du 15/03/2016

  

    

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Repenser le cœur de ville

Des parcs Schneiter et de la Patte d'Oie jusqu'au terrain de l'ex-Sernam, le centre-ville de Reims se prépare à une profonde transformation. Redessiner ce périmètre, secteur clé et vitrine de la cité des Sacres est l'un des objectifs de la municipalité.


Le projet urbain devrait redessiner le centre ville d’ici 2020

L’objectif est simple: transformer le paysage urbain par la réalisation d'aménagements majeurs, afin de rendre au centre-ville tout son dynamisme, Le projet urbain CentreGare, dont le cahier des charges, ambitieux, devrait s'étaler sur tout le mandat, comprend donc la construction du futur complexe ludique, sportif et polyvalent sur l'ancien site Sernam,la création d'un pôle d'échange multimodallvéritable « hub » transports permettant l'inter-connection entre le train, le bus et le tramway) à deux pas de la gare, la réalisation d'un Central Park à la rémoise sur les actuelles Promenades ainsi qu'un plan d'aménagement du parking Boulingrin et de place de la République et enfin, une redynamisation des halles. Le pôle d’échange multimodal et le complexe ludique, sportif et polyvalent sont deux projets initiés en étroite collaboration entre la ville de Reims et Reims Métropole. « On est ici sur le secteur prioritaire du projet urbain, mais le périmètre d’études que nous avons défini inclut également le site de la XIIe Escadre et l’ancien parking de la Comédie, au bord du canal de la Vesle », précise Laure Delarbre, chef de projets à la direction de l’Urbanisme, de l’aménagement urbain et de l’archéologie.

UN NOUVEL ÉLAN

 Redessiner le cœur de ville permettra d’améliorer le cadre de vie des habitants tout en redonnant un réel dynamisme au tissu économique local, moteur d’initiatives et d’emplois. Le pôle d’échange multimodal en est la meilleure illustration puisqu’en favorisant en un même point la bonne cohabitation entre les différents modes de déplacement (la gare routière est actuellement rue Saint-Symphorien), il concourra à rendre la ville plus accessible et aura vocation à intégrer une future offre de services à la mobilité durable. Le futur complexe au Sernam encouragera, lui, la pratique sportive, promouvant ainsi le sport comme facteur intégration, d’éducation et de santé. Enfin, les aménagements à venir s’accompagneront d’une démarche patrimoniale (art-déco notamment) sur le centre-ville. Autour de l’architecte François Leclercq, l’équipe retenue pour travailler sur le projet urbain est dans l’attente des résultats de ses premières études. Le « concret » commencera à arriver à la fin de l’année avec la démolition prévue des bâtiments du Sernam

A.H.   

 Extrait de RA 320 de 12/2015

  

    

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Le plan pour transformer le centre-ville

Le complexe aqua ludique, une gare multimodale, le Central Park rémois ... Point d'étape sur le projet urbain gare centre qui se dessine.

Un projet urbanistique ambitieux, une locomotive pour dynamiser le centre. Arrhives Remi Wafftàrt

« Il n'a rien à envier au Reims 2020 d'Adeline Hazan, le projet urbain gare centre est ambitieux et déjà sur les rails », assurait Arnaud Robinet, lors de l'achat du Sernam Ce projet d'urbanisme concerne un centre-ville élargi de la liaison Faucher/Belges, en passant par le site ferroviaire de la rue de la Xll ème Escadre d'Aviation jusqu'à l'échangeur Reims centre et même, par extension, le site Rive de Vesle. Objectif : transformer le paysage urbain, via des aménagements phare, le complexe aqua-ludique, la revalorisation du Tri postal, la transformation des Promenades et la fin de .l'aménagement du Boulingrin. Les études ont été lancées cet été par une équipe pluridisciplinaire (des bureaux d'études d'ingénierie, de communication, d'expertise juridique, de paysage), réunie, autour de l'architecte en chef François Leclercq. « Les réflexions en cours devront assurer les conditions d'accessibilité des futurs équipements et aménagements », précise la Ville.

1 – LE SITE DU SERNAM

 Arnaud Robinet l'a assuré, le complexe aqua ludique sera ouvert avant la fin de son mandat. Ce que l'on sait, avec certitude, c'est qu'il abritera un bassin olympique (50 m) avec 10 lignes d'eau, un bassin d'échauffement d'au moins 25 m, une partie ludique avec toboggans et rivières à contre-courant, un bassin extérieur (nordique) et une partie remise en forme (sauna, hammam). Il y aura aussi une patinoire comportant deux aires de glace (intérieure et extérieure), et une grande salle événementielle polyvalente (à l'acoustique soignée pour permettre des concerts de musique classique). Le terrain pourra accueillir aussi des bureaux et commerces spécialisés. Au début de son mandat, Arnaud Robinet n'excluait pas d'y voir s'installer également le multiplexe Gaumont de la place d'Erlon.

2 - REVALORISATION DES PROMENADES

Aménagées dès 1733 par les paysagistes Leroux père et fils, à l'emplacement, du fossé des anciens remparts qui sont alors en partie arasés, les Promenades constituent aujourd'hui un patrimoine arboré dense, avec de longues allées de marronniers, érables et platanes. La municipalité souhaite « créer un Central Park rémois, en donnant une véritable fonction urbaine et sociale à ce vaste espace peu utilisé par les Rémois », explique le maire. De ce fait, il va falloir déplacer, dans les environs, la centaine de places de stationnement. Mais où ? C'est un des points de travail des études en cours. Les Promenades sont classées au titre des sites et monuments naturels depuis 1932, classement renforcé par le plan local d'urbanisme en espace boisé classé.

3 - AMENAGEMENT DU TRI POSTAL

« Des négociations sont en cours avec la SNCF, propriétaire de ce terrain en friche, aux abords du boulevard Joffre », a indiqué Arnaud Robinet lors de la conférence de presse sur l'achat du Sernam. Il s'agit d'aménager sur 1,4 ha un pôle multimodal, « un hub de transports, » pour reprendre l'expression du maire de Reims (TER, TGV, tramway, bus) tout en développant des services à la mobilité durable (locations de vélos, stationnement covoiturage, ou encore bornes de rechargement, électrique peuvent être des pistes. Un programme immobilier (bureau et logements) pourrait compléter l'offre. Catherine Vautrin et Arnaud Robinet pourraient construire également sur le site,  « la cité des services publics », dans un souci d'économie, les services de la Ville et de l'Agglo étant disséminés actuellement sur 47 sites.

4 – REFLEXION SUR LA PLACE DU BOULlNGRIN

Cette place de 1 ha, dont une partie est interdite au stationnement depuis la découverte des vestiges de la porte Mars médiévale en 2010, fait actuellement office de parking. Les idées ont  fleuri depuis 2012. Le dernier projet en date : une opération privée intitulée Agora comprenant bureaux, hôtel, commerces de 10.000 m² est en suspens dans l'attente des résultats des études menées actuellement. La Ville s'interroge aussi sur la manière dont elle pourrait valoriser l'îlot de la Poste, déjà en partie vidé et voué à être abandonné d'ici plusieurs années.

5 - ET DEUX SITES SECONDAlRES

Le duo Robinet-Vautrin voit loin. Des études sont aussi menées pour requalifier deux sites en marge. D'abord, en bordure de la Vesle, près de l'arrêt de tram Comédie se trouve une surface de 1,4 ha, en partie propriété de Reims Métropole (parking) et en - partie du concessionnaire automobile Renault. Un projet immobilier fut un temps évoqué comprenant commerces, bureaux et logements. Rien n'est fait. Tout projet d'aménagement étant conditionné par le transfert du concessionnaire à la Cité de l'auto. Autre site passé à la loupe, les 14 ha de la friche ferroviaire de la Halle Sernam (le long de la rue de la 12 Escadre d'aviation ) et dont la SNCF souhaite se séparer.

Aurélie BEAUSSART

 Extrait de l'union 05/10/2015

  

    

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L'appel d'offres qui lance le projet urbain centre gare

Central Park, gare routière, Sernarn,…La ville vient de lancer un appel public à la concurrence concernant le grand '« projet urbain du centre gare », réponse souhaitée avant le 18 mars …


 Cet appel public il concurrence concerne entre autres le projet de Central Park à la rémoise.

L'appel d'offres a été publié il y a quelques  jours. Il porte sur un marché de 90000 euros concernant le « projet urbain centre gare » études, programmation urbaines et suivi opérationnel. Les urbanistes ont jusqu'au 18 mars pour rendre leur copie. « On a besoin d'éléments professionnels pour prendre des décisions », confie-t-on à la mairie. Plus que des études, on parle d'une vraie programmation. « Il s'agit d'apporter une cohérence dans tout ce secteur qui va du tri postal/Sernam au Boulingrin et du Boulingrin jusqu'au canal »  , expliquait déjà Arnaud Robinet, en décembre dernier, lorsqu'il était venu annoncer aux membres de l'association pour un Grand musée du Boulingrin que le projet de David Chipperfield ne se ferait pas.

Il précisait alors comment il concevait l'aménagement de toute cette zone, pour commencer aux abords il du Boulingrin avec la mise en valeur des restes archéologiques: « L'annulation du projet Chipperfield a coûté précisément 4,9M € dont 2 M € pour les fouilles et sondages. Cette dernière étape n'a pas été réalisée en vain. Je souhaite valoriser ces découvertes archéologiques, pourquoi pas à ciel ouvert, dans le cadre du projet d'aménagement du Sernam, du Boulingrin, des Promenades et du tri postal. » 

 Il y a quelques jours, le Conseil d'État en retoquant le projet d'aménagement du Sernam du promoteur nordiste a pointé du doigt les infrastructures  routières autour du site déjà saturées et qui seront encore plus sollicitées, quel que soit le projet final... Une réalité que ne nie pas le maire Arnaud Robinet, reconnaissant volontiers dans nos colonnes: «  Oui il est difficile de circuler aux abords de la place de la République. Mais il existe des solutions pour fluidifier le trafic sur la zone. Nous y travaillons. Des études ont été menées, d'autres sont en cours. Il s'agira d'élargir certains axes de circulation existants, de revoir l'intégralité du plan de circulation. Il est possible de faire quelque chose par l'arrière du site Sernam pour désengorger la zone ».  Ce sont ces flux sur lesquels les urbanistes vont devoir plancher entre autres. Il y a la question du Central Park et des places de stationnement supprimées en surface. « Cela peut impliquer des parkings souterrains, comment ? », poursuit-on au niveau de la mairie. La question de l'avenir de la fête foraine sur les Promenades se pose aussi. « Attention, rien n'est tranché.» 

Au niveau du tri postal, le projet de gare routière multimodale ne sera évidemment pas non plus sans conséquences sur la circulation, déjà très dense dans le secteur. L'idée est de connecter les transports urbains, ceux du conseil général, cars nationaux et internationaux mais aussi les taxis. Le tout dans un contexte où la loi Macron entend libéraliser les transports par car. Il y a aussi le Sernam. « Si l'accès par l'avenue de Laon semble demeurer possible. La sortie devra sans doute être repensée via un axe dans le secteur du caveau de Castelnau. » Et quid du cimetière qui manque de places, de la direct ion de l'eau, comment répondre aux bouchons qui peuvent être engendrés ... Ce sont autant de questions auxquelles cet appel public à concurrence est censé répondre.

Pour l'opposition, ce sont du temps et de l'argent perdus puisque des études ont été menées par les différentes mandatures sur ce secteur.

Sauf que nous nous donnons les de réaliser nos projets plutôt 'ils restent dans les cartons comme fut le cas précédemment.

Le promoteur de l'Agora : « Cette étude est la bienvenue »


Le projet verra-t’il le jour ?

L'Agora, projet de 35 millions d'euros, est censé voir le jour, près des Halles du Boulingrin, à côté du défunt musée Chipperfield. Les travaux devaient commencer en septembre 2014 mais toujours aucune pelleteuse n'est en action.

Si le promoteur Tony Roelens ne souhaite pas évoquer l'avancée du projet, il reconnaît avoir « comme tant d'autres reçu un courrier de la mairie annonçant le lancement de cette étude. Je suis Rémois et bien sûr que mener une réflexion globale sur toute cette zone est une bonne chose. Elle était même nécessaire » 

Le projet Agora prévoit la construction d'un ensemble immobilier de 11.000 m²- comprenant un hôtel 4 étoiles sur six niveaux avec 110 chambres, des bureaux sur 6 600 m2 pouvant accueillir 600 personnes, des cellules commerciales 800 m² et un parking souterrain sur trois niveaux de264 places

Aurélie BEAU55ART et Yann LE BLEVEC

Extraits de l' union du 25/02/2015

  

    

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 SERNAM

Complexe AQUALUDIQUE  - Salle polyvalante ARENA - Parking

 Les pelleteuses font place nette autour du sernam
740  places à venir dansle futur parking Sernam
Pour le PS, le Sernam coûtera 250 millions

2017

Archéologie et pollution sur le Sernam
Au cœur des fouilles sur l’ex Sernam

Premiers coups de pelle sur le site  du sernam

Le secteur Sernam Boulingrin à réinventer

 Sernam-Boulingrin : les Rémois peuvent donner leur avis jusqu’au 14 avril
PROJET. Comment circulera-t-on à Reims dans le secteur  Sernam ? 

 2016

Le projet Sernam prévoit le percement d'une nouvelle voie
SERNAM - La valse des millions

Renouveau du sernam et dommages collatéraux à Reims

 2015

Démolition imminente
Le projet progresse (presque) normalement
Le complexe aqua-ludique, sportif et polyvalent verra le jour sur le site de la SERNAM
Complexe sportif de Reims : A.Robinet choisit la SERNAM
La Ville de Reims rachète les 7 hectares du Sernam

  

    

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PARKING

 

740  places à venir dansle futur parking Sernam

Ce gros équipement sera le premier opérationnel sur le site qui accueillera aussi la super piscine et la salle événementielle. Il sera du genre {(rampe continue »


Dans une première version, le parking en élèvationne devait comp1e1 que 5 étages; la version définitive en comptera finalement 7, pour offrir une capacité de 740 places. Champagne Parc Auto

1 - PLUS DE 700 PLACES

On en sait désormais un peu plus sur le parking qui doit être construit sur le site du Sernam. Initialement, le cahier des charges imposait simplement, en termes de capacité, un minimum de 500 places; et un premier permis de construire avait été demande pour 550 places. Finalement, une nouvelle demande de permis a été déposée cette semaine, pour une capacité de 740 places. Ce qui fait que le bâtiment, au lieu de compter cinq étages, en totalisera sept.

2 - SANS POTEAU

Vous n'aimez pas trop les parkings en ouvrage à cause des poteaux qui risquent d'endommager votre carrosserie ? Eh bien celui dont nous parlons devrait vous convenir : « Ce sera un parking sans poteau ! affirme Olivier Guinot directeur de Champagne Parc Auto, futur gestionnaire de l'équipement. Sans poteau parce que ce parking se présentera comme une rampe continue : il y a plusieurs niveaux, mais on monte de l'un à l'autre sans s'en rendre compte, sur une faible pente (moins de 2%). « L'automobiliste découvre les places de stationnement au furr et à mesure qu'il avance, aussi bien a droite qu'à gauche ; du coup, le parking est censé fonctionner en remplissage naturel, c’est-à-dire que dès que l'on trouve une place libre, on l'occupe. » On ne peut pas vous renvoyer vers un parking local du même type pour vous faire une idée, il n'en existe pas à Reims. M. Guinot en connaît bien un, mais situé à Orléans.

3 -  PAS LE REMPIACANT DES PROMENADES

 Et pour qui toutes ces places (payantes, au tarif en vigueur dans les autres parkings en ouvrage de Champagne Parc Auto en ville, comme Erlon ou Gambetta) ? « La vocation de ce nouveau parking n'est pas de remplacer les places perdues sur les Promenades, assure M. Guinot; elle est d'abord de desservir les deux grands équipements à venir sur le site du Sernam, le complexe aqualudique (super piscine), et la salle événementielle (aréna): c'est pour cela que ce parking est positionné entre les deux, et doit être opérationnel avant eux. Mais comme on s'est aperçu que d'autres projets immobiliers apparaissent à proximité, des immeubles de bureaux ou d'habitation, ce parking servira aussi aux usagers de ces immeubles. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'on  augmente la capacité par rapport a la demande initiale. Cela dit; ce parking récupèrera probablement aussi une partie des véhicules des Hautes-Promenades. )

4 - DEUX ACCÈS POSSIBLES

L'accès à ce futur parking se fera par la « voie nord », en cours de construction sur le site Sernam le long de la voie ferrée (de l'autre côté de cette dernière par rapport à la rue Lesage), et que l'on rejoindra soit par l'avenue de Laon au sud, soit par la rue du Dr-Lemoine (celle de la Cartonnerie) au nord.

5 – OUVERTURE EN 2020

Les travaux n'ont pas encore commencé. Selon notre interlocuteur. ils devraient débuter en février ou mars de l'année prochaine, pour une ouverture au public « avant l’êté 2020 ». Auparavant, au mois de décembre prochain, devraient avoir lieu les fouilles archéologiques complémentaires à celles déjà effectuées , sur le site du Sernam dans son ensemble. Les automobilistes ont donc encore un peu de temps devant eux pour modifier leurs habitudes de stationnement dans le secteur.

 Antoine PARDESSUS

Extraits de l' union du 12/09/2018

  

    

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Pour le PS, le Sernam coûtera 250 millions

« Au minimum 250 millions. » Pour Éric Quénard (PS), le coût de la piscine olympique et de la salle de spectacle va exploser. La droite dément et l’accuse de tout mélanger.


Combien coûtera vraiment le vaste complexe aqualudique qui ouvrira en 2020 sur la friche du Sernam: 54 ou 92millions d’euros ? Marc Mimram Architectes

LES FAITS

*.- LE PROJET REIMS GRAND CENTRE prévoit entre autres, à l’horizon 2020, deux grands équipements sur la friche du Sernam : un complexe aqualudique (piscine olympique, bassins, patinoire) et une salle événementielle (concerts, compétitions sportives).

*.- LES COÛTS DIVISENT la majorité et l’opposition.

*.- PRIX DU COMPLEXE AQUALUDIQUE : 39 puis 53,7 millions selon le Grand Reims, 92 selon Éric Quénard (PS).

*.- PRIX DE LA SALLE ÉVÉNEMENTIELLE : 44 millions selon la Ville, plus près de 50 selon l’élu d’opposition.

*.- PRIX DE LA RÉHABILITATION complète de la friche : inconnu à ce stade pour la Ville, « au minimum 250 millions » selon Éric Quénard.

La calculette d’Éric Quénard ne redoute ni l’inflation, ni la mauvaise foi, mais elle donne aussi des résultats qui posent question. Le mois dernier, le socialiste interpellait les élus du Grand Reims, sur une délibération votée deux mois plus tôt, le 28 septembre, et à une écrasante majorité (178 pour, 0 contre, 7 abstentions). C’était un peu tard pour revenir en arrière, mais il souhaitait alerter sur le coût « réel », selon lui, du complexe aqualudique, qui doit ouvrir en 2020.

Évacuons d’emblée la mauvaise foi, politique et assumée, et l’inflation. Pour la première, il gonfle les chiffres en retenant les coûts TTC (au lieu de hors taxe), alors qu’il sait parfaitement que les collectivités récupèrent la TVA. Pour l’inflation, le même Éric Quénard annonçait, lors du conseil communautaire de décembre, que la reconversion totale de la friche Sernam coûterait « 200 millions ». Un mois plus tard, c’est donc « au minimum 250 millions ».

ET LES SUBVENTIONS D’EXPLOITATION...

De manière plus précise, il met surtout en avant les subventions que versera, entre 2020 et 2045, le Grand Reims au complexe aqualudique. La collectivité ne retient que la première (la construction) qui donne un total de 53,7 millions. Au passage, la somme de 39 millions avait été annoncée en 2016, la collectivité expliquant la différence par « les aménagements (voirie et autres) autour de l’équipement. »

Or Éric Quénard compte aussi les deux autres subventions, celles d’exploitation : elles se chiffrent, au bout de 25 ans, à 35,8 et 2,5 millions. « Au total, au lieu de 39 millions à l’origine, ce complexe coûtera vraiment 92 millions (HT) », assure le leader de l’opposition

Il déroule ensuite une addition infernale : 20 millions pour l’acquisition de la friche, un million pour la démolir, un autre pour les études, huit millions pour les fouilles (la collectivité dément, lire par ailleurs), ou encore 11,7 millions votés le mois dernier pour la viabilisation et l’assainissement. Et il reste le gros morceau, la salle événementielle, chiffrée pour l’instant à 44 millions d’euros. « Mais des surcoûts ne sont pas à exclure, et je penche plus pour 50 millions à la fin. »

Quand il appuie sur la touche « = » de sa calculette, l’ancien premier adjoint d’Adeline Hazan arrive à « 250 millions en additionnant tous les coups partis et ceux à venir. » Une facture qui « ne prend pas en compte la rénovation des Promenades (plus de 20 millions) ou du secteur de la gare » .

« Je ne critique pas le choix des équipements, salle de concert ou piscine, indique-t-il. Mais il faut savoir qu’ils mobilisent des financements publics considérables, à l’heure où des écoles ne sont pas aux normes et où il y a tant à faire. »

Il mélange les choux et les carottes

 « Il tape contre son camp, contre Reims, on ne comprend pas son intérêt. » La collectivité, Reims pour la salle de spectacle et le Grand Reims pour la piscine, conteste forcément et fortement le système de calcul de l’élu d’opposition. « Il mélange les choux et les carottes, il prend le TTC au lieu du hors taxe, ou il avance des arguments qui sont faux, comme pour les fouilles (les concessionnaires paieront eux-mêmes les fouilles sur l’emprise de leurs équipements, la collectivité paiera celles sous les aménagements de voirie). »

Mais la question de fond reste les subventions versées, sur 25 ans, au complexe aqualudique. Dans l’entourage de Catherine Vautrin et Arnaud Robinet, on ne compte que celles d’équipement, pas celles d’exploitation. « Lorsqu’un Rémois achète une maison, on lui donne le prix de la maison, pas celui des charges, de l’entretien ou des travaux qu’il y aura pendant 25 ans ! » Le Grand Reims assume donc le prix de 53,7 millions (aménagement compris), pas celui de 92 millions. Il explique pourtant le pourquoi des subventions d’exploitation. « Le complexe, qui recevra plus de 650.000 personnes par an, va permettre l’embauche de 60 salariés par le concessionnaire. Cela représente plus de 2 millions d’euros de salaires par an. Et on sait qu’aucune piscine en France ne gagne d’argent. La collectivité va donc verser une sorte de subvention d’équilibre. »

Passer par une délégation de service public présente un intérêt pour la collectivité : « On ne paie rien tant que l’équipement n’est pas ouvert. » Raison pour laquelle les versements s’échelonneront à partir de 2020. Jusqu’en 2045, il faudra alors payer, chaque année, plusieurs millions, tant pour la construction que pour l’exploitation. Enfin, sur le coût total de la réhabilitation de la friche, la Ville refuse d’avancer un chiffre. « On fera le bilan quand on aura fini la ZAC. C’est une friche de presque 7 hectares, un no man’s land depuis 25 ans, l’enjeu est gigantesque pour le territoire. » En clair, ça ne coûtera sans doute pas 250 millions, mais la facture s’annonce salée.

Guillaume LÉVY

Extraits de l' union du 25/01/2018

  

    

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Premiers coups de pelle sur le site  du Sernam 

 Les travaux de l’espace Sernam commencent aujourd’hui. Fouilles, terrassement et dépollution vont être menés en parallèle. Du bruit et de la poussière devraient accompagner le chantier.  


Les travaux préalables à la construction et à l’aménagement du projet Sernam commencent ce matin par les fouilles, nécessaires avant l’aménagement du site.
Christian Lantenois

1 - LE PROJET

Petit rappel : le site de l’ancien Sernam, entre promenades et Boulingrin, a notamment pour objectif la construction d’un espace ludique avec une piscine aux dimensions olympiques, des équipements sportifs et une patinoire intérieure complétée par un sentier de glace en plein-air. L’idée est de présenter aux Rémois, dès 2020, un lieu de vie intergénérationnel et l’opportunité de pratiquer une foule d’activités réunies en un même site.

2 - LES FOUILLES ARCHÉOLOGIQUES

Comme pour tous les chantiers, c’est par là qu’on commence. Ces recherches sont prévues sur une durée de 12 mois environ pour les emprises des espaces publics. Ce sont près de 3 hectares qui seront fouillés en plusieurs phases selon les prescriptions formulées par l’État. Une vingtaine d’agents du service archéologique du Grand Reims réaliseront ces opérations. Les fouilles devraient s’avérer intéressantes. Le diagnostic a déjà fait apparaître des tronçons de rues antiques, confirmant la présence d’axes urbains et de vestiges d’habitats antiques sur le site. Ces terrains ont la particularité de n’avoir pratiquement pas fait l’objet de terrassement important depuis l’abandon de ce secteur de la ville romaine. L’endroit est particulièrement intéressant car situé dans la partie nord-est de la ville antique, entre le centre monumental et les quartiers périphériques à proximité de la porte de Mars.

3 - POLLUTIONS LOCALISÉES

En raison de son histoire ferroviaire, le site de l’ex-Sernam a fait l’objet de pollutions localisées. La réalisation d’études spécifiques, préalablement à l’intervention des archéologues, a permis de les identifier. Des travaux de terrassement et de dépollution vont donc être menés en parallèle des fouilles.

4 - BRUMISATION POUR ÉVITER LES POUSSIÈRES

Les archéologues qui interviendront sur le site devront porter des équipements adaptés comme des combinaisons et des masques à poussières. Les riverains ne sont pas oubliés. Pour leur confort et celui des passants, un système de brumisation sera mis en place durant le chantier pour limiter l’émission de poussières liées au chantier.

5 - UE CIRCULATION PERTURBÉE

Il ne faut pas se le cacher, un tel chantier ne pourra être mené sans que la circulation (déjà pénible du côté de la place de la République) soit perturbée avec des engins entrant ou sortant du site pour la réalisation des travaux. On ne connaît pas encore le détail mais les automobilistes devront sans doute s’armer de patience. 

 M.-C. L.

Extrait de l'union du 27/08/2017

  

    

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  Le secteur Sernam Boulingrin à réinventer


L'entrée du ma 1Jules César, axe majeur du projet, tel qu'il pourrait se présenter en 2020 (image de synthèse non contractuelle, sous réserve d'approbation).

Les premiers aménagements du projet Reims Grand Centre soumis à une large concertation publique préalable, vont se polariser sur le secteur prioritaire SERNAM Boulingrin, appelé à devenir un véritable pôle d’attraction avec des équipements à vocation métropolitaine.

Le projet urbain Reims Grand Centre a été dévoilé il y a plus d'un an. Quelle est l'ambition? Recomposer un site d'environ 100 ha, courant de la rue de la 12e Escadre d'Aviation jusqu'au canal, pour le rendre plus accueillant et plus vivant. La collectivité a lancé de mars à septembre 2016 une concertation interactive avec la population, dont un grand nombre de propositions sont venues modifier ou compléter le projet. Un premier secteur central de 7 ha a été ciblé. A quoi ressemble-t-il aujourd'hui ? A un espace sans unité ni cohérence, bordé d'un côté par la friche ferroviaire Sernam et de l'autre par la place du Boulingrin. Le projet consistera à implanter des équipements de loisirs d'envergure métropolitaine, à valoriser l'esplanade du Boulinqrin, à retraiter les espaces publics situés dans les intervalles.

Une ZAC à créer

Pour requalifier ce secteur, la Ville a engagé une procédure de création de ZAC. « La Zone d'aménagement concerté est l'outil le plus adapté pour la maitrise du foncier et la programmation des nouveaux équipements publics », explique Nathalie Miravele, adjointe au maire déléguée à l'Urbanisme, Elle implique une phase de concertation qui permet aux habitants de suivre chaque étape du projet pendant toute sa durée el d'y contribuer en partant de leur perception des lieux et de leurs usages, en exprimant leurs attentes, » Quelles nouvelles infrastructures le projet apportera-t-il au bassin rémois ? Un complexe aqualudique, une salle évènementielle, un site dédié au champagne (voir encadré], une ouverture sur les vestiges archéologiques présents sous la place du Boulingrin, un parking en silo côté Sernam, une nouvelle voirie au nord pour désenclaver le quartier. Le rapport de présentation de cette ZAC a été rendu public et mis à la disposition des habitants jusqu'au 14 avril dernier pour recueillir leurs observations.

Penser ensemble les déplacements

Une étape de la conrprlation a porlé le 1er décembre sur la thématique des déplacements, Que ressort-il de cet atelier, doublé d'une enquête en ligne (dl) 8 novembre au 6 décembre 2016)? Pour éviter l'engorgement du pont de Laon et de la place de la République, il convient de favoriser une circulation de contournement pour le transit et proposer des aménagements qualitatifs qui redonneront une « dimension humaine » aux espaces publics. Cela suppose aussi de privilégier la circulation des transports en commun, d’améliorer les conditions de circulation et de stationnement des cyclistes, de donner davantage de place aux piétons et de proposer des stationnements en ouvrage pour faciliter l'accès des véhicules particuliers au centre-ville de Reims. A partir des idées exprimées par les usagers et retenues par les élus, l'agence d'architecte-urbaniste François Leclercq qui accompagne la collectivité, a produit un premier schéma de déplacements soumis maintenant à des études complémentaire.

Une porte d'entrée « champagne »

 C'est sur l'esplanade du Boulingrin que la Ville étudie la faisabilité de créer un centre d'interprétation dédié au champagne, en lien étroit avec le monde du champagne. On y expliquerait le produit dans toutes ses dimensions : histoire, économie, sciences, art de vivre, etc. Les Rémois pourraient y redécouvrir leur patrimoine, les touristes avoir une première approche avant d'être aiguillés vers d'autres hauts lieux du précieux breuvage, situés sur le bassin de vie marnais. Une façon pour Reims de s'affirmer comme porte d'entrée dans la région et de réaffirmer l'inscription de son patrimoine viticole à l'UNESCO.

Prochaines étapes

2017

•.- poursuite des études réglementaires et création de la ZAC Sernam Boulingrin

•.- étude sur les aménagements des futurs espaces publics

•.- lancement de l'étude de programmation pour la création d'un centre d'interprétation du champagne •.- choix du délégataire du futur complexe aqualudique • fouilles archéologiques, travaux de dépollution et terrassements sur la friche Sernam.

2018

•.- choix du délégataire de la future salle évènementielle

•.- création d'une nouvelle voirie le long des voies SNCF côté nord

•.-.démarrage des travaux de construction du complexe aqualudique

•.- démarrage des travaux sur les Hautes Promenades.

JANA CREPPY, habitante de Reims

« Participer à cette démarche de concertation de Reims Grand Centre est utile et intéressant. J'y suis allée comme simple citoyenne, même si je suis membre de l'association Vél'Oxygène. Nous avons eu une réflexion collective sur la meilleure façon de desservir la zone pour qu'elle reste agréable. Les débats avec les partisans de la voiture ont été assez vifs, La bonne surprise est venue d'autres personnes qui ont pris le parti du vélo encore plus que moi ! A la fin, nous avons présenté un compromis entre les idées des différents usagers. »

THIERRY PRÉVOTEAU, président de l'association ZI Port Sec

 « J'ai souhaité prendre part à la concertation publique pour avoir des informations sur ce grand projet et les diffuser auprès de nos entreprises adhérentes. Nous sommes concernés à cause des ooto« lourds qui passent par là pour les besoins de nos activités. La circulation et le stationnement autour de la place de la République ont toujours été très compliqués. Il y a de nombreuses problématiques à résoudre. mais l'idée d'aménager ce secteur est très bonne. »

Extraits deRA 328 du 05/2017

  

    

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Sernam-Boulingrin
Les Rémois peuvent donner leur avis jusqu’au 14 avril

Un rapport est mis à la disposition du public concernant le projet Sernam.


Les Rémois ont jusqu’au 14 avril pour faire part de leurs ultimes remarques sur le futur complexe aqualudique. Photographe: Cabinet d’architecte Leclercq

Jusqu’au 14 avril inclus, la ville de Reims met à disposition du public le rapport de présentation de la future zone d’aménagement concerté Sernam-Boulingrin, afin de recueillir les observations des Rémois. Point d’orgue d’une série de concertations qui ont mobilisé plusieurs milliers d’habitants, ce rapport sur la zone Sernam-Boulingrin peut être consulté dans trois sites  : à l’hôtel de ville, à la direction de l’urbanisme et à l’hôtel de communauté. Le bilan en sera donné le 4 mai en conseil municipal.

Ce dernier appel, conforme à la loi, intervient tout juste un an après que la Ville et l’agglomération ont dévoilé leur projet de réhabilitation du site Sernam. Le choix s’est porté sur la proposition du cabinet d’architecture et d’urbanisme François Leclercq.

« Vitrine » de la ville

«  Une verrue qui s’apprête à devenir une zone attractive », selon les mots de Catherine Vautrin  : de terrain vague, la zone Sernam s’apprête à devenir « vitrine de la ville ». Les grandes lignes du projet sont déjà établies. Et s’il est trop tard pour espérer la construction d’un immeuble en forme de bouteille de Champagne, d’un skatepark, de potagers, ou d’un poste de police, les habitants peuvent néanmoins consulter le rapport et faire remonter leurs remarques.

La zone Sernam-Boulingrin ne sera plus la limite perçue entre centre-ville et faubourgs, mais un pivot au cœur de la ville, qui mettra en valeur le patrimoine historique local, de la Porte de Mars aux halles, des Promenades au cimetière Nord. Ce dernier sera valorisé à la demande des habitants, qui espèrent le voir devenir un « petit Père Lachaise ». «  Chaque élément vient révéler et retracer différentes époques de la ville, tout en rappelant les valeurs de Reims  », souligne le rapport.

Dans cette zone de 7 hectares figureront un complexe sportif, comprenant piscine olympique et patinoire, une salle de spectacle, et une vaste zone extérieure qui donnera la priorité aux piétons et aux vélos. En tant que centre ouvert sur l’activité touristique, des commerces rendront honneur aux vins de Champagne, mais tout l’espace ne sera pas uniquement dévolu aux commerces.

Conformément à la demande des rémois, qui sont un millier à avoir répondu à la consultation du 5 décembre dernier sur la question des déplacements, le projet a mis l’accent sur la fluidité des déplacements et sur un accès aux aménagements facilité.

Fluidité des déplacements

Une nouvelle voie, créée pour faire le lien entre la place du Boulingrin et le site du Sernam, sera réservée aux riverains.

Comme l’indique le rapport, «  l’infiltration du paysage à l’intérieur du site à travers notamment le prolongement des Promenades par le boulevard Jules-César dévoyé, sera réaménagé en un mail planté aux proportions généreuses. »

Du local technique de la Ville au bâtiment occupé par l’église évangélique, tout va être rasé. D’ailleurs, l’église a vendu l’immeuble à la ville pour 550 000 €. Comme les autres bâtiment, il sera prochainement détruit. Un commerçant, locataire, est encore en discussion avec la Ville pour déterminer où il pourra s’établir et quelle compensation espérer. Seuls seront conservés le cabinet médical et le restaurant, à l’angle de l’avenue de Laon. Quant au Collectif interculturel d’associations de migrants, il restera dans le secteur.

Par Dorothée Thiénot 

Extrait de l'union du 27/08/2017

  

    

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 Les pelleteuses font place nette autour du sernam

Les démolitions autour du Sernam se poursuivent afin de créer une nouvelle voie pour faire le lien entre la place du Boulingrin, le complexe aqualudique et la salle événementielle


Le bâtiment du Ciam a été démoli ce week-end. L’objectif est de créer une nouvelle voie qui fera le lien entre la place du Boulingrin, le complexe aqualudique et la salle événementielle.Remi Wafflart

À SAVOIR

*.- EN VUE DE L’AMÉNAGEMENT DU COMPLEXE AQUALUDIQUE ET DE LA SALLE ÉVÉNEMENTIELLE, en lieu et place de l’ancienne friche du Sernam d’ici mi-2020, la municipalité a prévu la création d’une nouvelle voie, qui fera le lien entre la place du Boulingrin et le nouveau site.

*.- POUR CE FAIRE, LE BOULEVARD JULES-CÉSAR DOIT ÊTRE REPENSÉ , notamment en ce qui concerne l’accès aux véhicules. Il va notamment falloir abattre des bâtiments : du local technique de la Ville à l’habitation occupée par l’Église évangélique. À termes, seuls resteront boulevard Jules-César le cabinet médical et le restaurant, à l’angle de l’avenue de Laon.

*.- LES DÉMOLITIONS ONT COMMENCÉ . Des solutions des relogements ont été trouvées pour tous les riverains expropriés, qui ont jusqu’à mars 2019 pour quitter les lieux.

C’en est bel et bien fini du Ciam, boulevard Lundy. L’immeuble du collectif interculturel d’associations de migrants de Reims, transféré non loin de là, au 11, rue Marie-Juliette-Bailla-Rollanda, près de l’avenue de Laon, ne sera bientôt plus qu’un souvenir. Le bâtiment est à terre, grignoté depuis samedi par les pelleteuses. Étage par étage, morceau par morceau, il a peu à peu disparu sous le regard attentif des passants. C’est le deuxième immeuble ainsi démoli autour de l’ancienne friche ferroviaire du Sernam.

Pour permettre la percée d’une nouvelle voie de circulation, une série de riverains ou de voisins des boulevards Jules-César et Lundy ont en effet été priés de chercher une nouvelle adresse.

UN NOUVEAU MAIL PIÉTONNIER

Le collectif fait partie de ces « victimes collatérales » du projet Reims Grand Centre qui prévoit notamment la reconquête du Sernam, via l’édification dans quelques mois de deux nouveaux équipements de loisirs à Reims, la salle événementielle (aréna) et le complexe aqualudique. Il comprend aussi la dynamisation du Boulingrin, avec la création de bâtiments et d’un lieu dédié au champagne à la place de l’actuel parking, avec le percement d’un nouveau mail piétonnier qui passera par le boulevard Jules-César.

Le tout premier immeuble avait été rasé en novembre 2017. Trois bâtiments sont encore à démolir, le garage municipal des services de la Ville, l’Église évangélique et la carrosserie AD. Les engins de chantier devront faire place nette courant 2019. C’est ainsi que le Ciam a posé ses cartons en rez-de-chaussée d’un immeuble neuf. Quant aux autres, ils sont en train d’être solutionnés.

La Ville nous a donnés jusqu’au mois de mars pour quitter les lieux Philippe Rosa, Église évangélique

Après des mois de recherches et d’incertitudes, Philippe Rosa, pasteur de l’Église évangélique, s’avoue aujourd’hui beaucoup plus serein qu’à l’annonce de son expropriation. « C’est en bonne voie pour nous , indique-t-il.Nous avons enfin trouvé un lieu adapté à notre église. Il s’agit des anciens bâtiments de la société Train Rail, rue Gosset. Nous sommes en cours de rénovation des locaux. Il nous faut transformer un bâtiment industriel en un lieu accessible au public. Ça prend un peu de temps, car nous faisons tout par nous-mêmes, mais au final nous aurons des bureaux et une salle de culte de 300 m 2 . Elle était de 200 m 2 ici, boulevard Jules-César. Malgré les aléas, c’est un plus pour nous et c’est dans le prolongement du boulevard. Notre crainte, c’était de nous retrouver dans une zone industrielle. » Philippe Rosa espère pouvoir déménager d’ici le mois de février. « La Ville nous a donné jusqu’au mois de mars pour quitter les lieux. »

Depuis le départ, la municipalité a engagé des démarches d’achats à l’amiable avec les propriétaires des bâtiments à démolir. La situation s’est avérée plus complexe pour Amadéo Espinola, patron de AD Carrosserie, installé au nº14 du boulevard depuis 1985. Au mois de mai, il n’avait toujours pas trouvé de local adapté à son activité, mais avait potentiellement trouvé un site. Quant au garage municipal de la Ville et de la communauté urbaine, implanté à côté du Ciam et voué à être rasé, il sera transféré dans les locaux des anciens garages de la Tur, avenue de Laon.

Caroline GARNIER

Extrait de l'union du 04/12/2018

Le percement de La Voie nord


Le mur de soutènement de la future Voie Nord prend forme.

La voie Nord, c’est cette route qui va être percée le long des voies ferroviaires. Elles a deux missions : permettre l’accès aux activités qui seront aménagées sur le site de l’ex Sernam (le complexe aqualudique, la salle évènementielle, le parking en silo et les bureaux), ainsi que, de désengorger la place de la République, en permettant aux véhicules de rejoindre le pont Neuf (la Cartonnerie) dès l’avenue de Laon. Les travaux d’aménagement routiers ont débuté fin mai, début juin. Le mur de soutènement de la voie prend forme.

« L’axe routier (2 voies) sera opérationnel en septembre. Pour autant, la voie Nord ne sera pas mise en service pour le moment car elle permettra de desservir le chantier » , détaille Pierre Tonin, responsable chez Vinci construction, Adim Est.

Extrait de l'union du 10/07/201

 

 

 PROJET. Comment circulera-t-on à Reims dans le secteur  Sernam ?

Pour la future Zone d’aménagement concerté Sernam-Boulingrin à Reims, les élus ont déjà retenu, mais aussi écarté, plusieurs propositions avancées par les habitants.


C’est un «
complexe sportif, ludique et polyvalent » qui verra le jour au Sernam.
Archives L’union – Photographe - Archive Christian Lantenois

L'ÉCHÉANCIER

*.-  En février 2017, mise à disposition du public au dossier de création de la Zac Sernam-Boulingrin, qui concerne près de 15 hectares.

*.-   En mars 2017, délibération sur le bilan de la concertation.

*.-  Vers juin 2017, début des fouilles archéologiques, d'abord sur les espaces publics du site.

*.-  A l'été 2017, présentation de l'équipe retenue pour le complexe aqualudique.

*.-  En 2018, approbation du dossier et début des travaux au niveau des espaces et équipements publics.

*.-  En 2019, poursuite du chantier.

*.-  En 2020, livraison des équipements publics.

Quelque 300 personnes ont participé, lundi soir, au stade Delaune, à une réunion publique sur la future Zone d’aménagement concernée (Zac) Sernam-Boulingrin. L’occasion de faire le point sur les résultats de l’enquête menée sur les déplacements mais également des propositions avancées par les habitants lors d’un atelier organisé fin 2016. L’occasion, aussi et surtout, de découvrir ce que les élus ont choisi de retenir, ou non, pour les voitures, les vélos, les bus et les places de stationnement.

1 – LES VOITURES

Le site qui accueillera notamment un complexe aqualudique et une salle de spectacles, devra être contourné par les automobilistes. Les voitures ne seront pas exclues mais elles devront se faire « discrètes ». Une nouvelle voie, créée pour faire le lien entre la place du Boulingrin et le site du Sernam, sera réservée aux riverains. Mais pas question, comme le demandaient les habitants, d'en faire une impasse, Par ailleurs, les élus souhaitent, comme la majorité des habitants concertés, désengorger l'avenue et le pont de Laon. Reste à savoir où reporter le trafic ...

La Ville a « mis à l'étude » une éventuelle réduction du nombre de voies de circulation place de la République. Elle s'interroge aussi sur la suppression de la circulation rue Andrieux et réfléchit sur la limitation de vitesse - 50 ou 30 km/h - sur les différentes voies du site.

2 - LES VÉLOS

Sur le site, les cyclistes devraient être à la fête, avec notamment une piste spécifique sur la passerelle et de nombreux parkings vélos. Sera aussi créé un « réseau cyclable continu » pour pouvoir pédaler sans risquer sa vie entre les différents quartiers. Se posent encore les questions du fléchage des parcours, des emplacements des parkings vélos, des axes accueillant une voie verte ...

3 - LES BUS

La circulation des transpons en commun sera privilégiée sur le site et les bus rouleront sur le mail1ules-César. Reste à décider où passeront exactement ces bus et à localiser les différents arrêts.

4 - STATIONNEMENT

Les élus retiennent toujours l'idée de la création d'un parking souterrain, sous la place du Boulingrin, et d'un parking silo, respectivement de 200 et 500 places. À noter que si l'actuel parking sur les Promenades sera supprimé, un parking souterrain de 500 places est envisagé au niveau des Basses Promenades. La Ville planche notamment aujourd'hui sur la localisation des accès du parking silo.

1.009 HABITANTS ONT DONNÉ LEUR AVIS

Parallèlement à l'organisation d'un atelier « déplacements » auquel ont participé de très nombreux Rémois, une enquête a été lancée sur internet pendant quatre semaines, du 8 novembre au 6 décembre 2016. Exactement 1.009 personnes, dont 71 % actifs, ont donné leur avis. Cette enquête révèle que les modes de déplacement des Rémois ont changé ces cinq dernières années. Ils ne sont en effet que 8 % à utiliser leur voiture, contre 44 % la marche, 25 % le vélo, 23 % le tramway et 21 % le bus. Un quart des répondants affirme d'ailleurs ne pas posséder de véhicule. Par ailleurs, le site de Reims Grand Centre est considéré comme une destination importante de la ville et la majorité des répondants est favorable à la création de nouveaux accès au site. 58 % des personnes interrogées sont favorables au stationnement payant. Comme les participants à l'atelier déplacements, les internautes qui ont participé à l'enquête en ligne ont pointé l'engorgement de l'avenue de Laon et réclamé davantage de place aux cyclistes mais aussi aux piétons.

Valérie Coulet 

Extrait de l'union du 16/01/2017

 

Le projet Sernam prévoit le percement d'une nouvelle voie à Reims

Le projet d’aménagement du Sernam, avec la construction du complexe aqualudique et d’une salle événementielle implique le percement d’une nouvelle voie pour contourner la place de la République.


La municipalité souhaite tracer un nouvel axe routier qui relierait l'avenue de Laon à la liaison Faucher-Belges et qui permettrait en plus l’accès au site du Sernam - Ch. Lantenois

A SAVOIR

*.- Le projet Reims Grand Centre comprend l'aménagement du Sernam, du Boulingrin, des Promenades et du Tri Postal a été lancée le 14 mars 2016.

*.- La première phase de concertation est bouclée : 623 participants ont été recensés, dont 32 % de moins de,25 ans, et 3.459 internautes.

*.- A partir des contributions, plus de 400 idées ont été réunies en une centaine de propositions.

*.- La concertation se poursuit pour le projet de ZAC Sernam/Boulingrin.

 Le projet Reims Grand Centre est dorénavant sur les rails. Après le lancement des études pour le complexe aqualudique et prochainement pour la salle événementielle, les élus devraient ce soir sans surprise au cours du conseil municipal autoriser le maire de Reims Arnaud Robinet à signer une convention d'études avec SNCF Réseau dans le cadre du tracé d'une nouvelle route bordant le site du Sernam et longeant les voies ferroviaires, d'ici 2020.

AMÉLIORER LE TRAFIC

On le sait l'une des principales inquiétudes concernant l'aménagement de l'ancien site ferroviaire, c'est l'absorption des flux supplémentaires que ce site devrait générer. En effet, sur ces 7 hectares aujourd'hui inoccupés et situés quasiment au cœur de la ville, devraient être construits d'ici 2020, un complexe aqualudique, une salle événementielle, des immeubles de bureaux et d'autres équipements de loisirs. Or, juste à côté, la place de la République, coincée entre le monument aux morts, les halles du Boulingrin et les Hautes-Promenades est « le carrefour urbain le plus sollicité de l'agglomération rémoise. Il fonctionne actuellement en régime saturé aux heures de pointe du matin comme du soir », détaille Nathalie Miravete, l'adjointe au maire en charge de l'urbanisme. « Pour améliorer le trafic, cela impose de créer une nouvelle voie qui permettrait à beaucoup de voitures et autres véhicules de contourner la place de la République. »

Elle relierait à la fois l'avenue de Laon et la liaison Faucher-Belges, au Nord, et permettrait en plus l'accès au site du Sernam : par le fond, (à proximité de l'usine Charbonneaux-Brabant, classée Seveso) et à hauteur du futur parking à silo et des immeubles de bureau.

UNE NOUVELLE VOlE POUR 2020

Une voie assez large, il a été évoqué dans un premier temps, une 2x2 voies, à voir si cela sera confirmé. Un aménagement qui devrait impacter des infrastructures ferroviaires. Les études qui vont être menées doivent permettre d'y voir plus clair et surtout d'étudier les ouvrages impactés, le coût de la libération de ces espaces et de leur éventuelle reconstitution. La Ville s'engage à mettre 75.000€ dans ces études. Les conclusions seront rendues au cours du 1er trimestre 2017

Aurélie Beaussart

Extrait de l'union du 27/08/2017

  

    

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Renouveau du sernam et dommages collatéraux à Reims

 Dans le cadre du projet du Sernam, le boulevard Jules-César va connaître de profonds changements. Il va falloir abattre des bâtiments au grand dam de certains propriétaires.


Des bâtiments des services techniques de la Ville jusqu'à l'habitation occupée par l’église évangélique, tous les bâtiments du boulevard Jules-César vont disparaitre. De même que celui du collectif des migrants

Abandonnée depuis dix ans, la friche du Sernam s'apprête à reprendre vie. Aujourd'hui, débarrassé de tout vestige de bâtiments, le site devrait accueillir d'ici à 2020 sur ses 6,7 hectares des « projets structurants pour la Ville »: une grande salle évènementielle, un complexe aqua ludique composé d'une piscine et d'une patinoire, des immeubles ou encore un parking en silo de 500 places sur cinq niveaux.

Afin de redessiner ce nouveau périmètre, il est également question de transformer le boulevard Jules César et de créer une nouvelle voie piétonne à l'arrière du monument aux morts ... Et pour ce faire, il va falloir démolir certains bâtiments. Du local technique de la municipalité jusqu'à l'habitation occupée par l’église évangélique, tous les bâtiments du boulevard Jules-César seront ainsi rasés. Ne resteront que le restaurant, à l'angle, le cabinet médical et la dernière bâtisse au bout du boulevard. De l'autre côté du monument aux morts, le bâtiment du collectif interculturel d'associations des migrants est également amené à disparaître.

« Tout va disparaître pour créer une route qui va venir du boulevard Lundy »

Amadéo Espinola

Si l'heure n'est pas aux expropriations, la Ville ayant entamé des démarches d'achats à l'amiable, l'annonce a fait grincer quelques dents, notamment chez AD Carrosserie Rémoise, où le patron Amadéo Espinola a appris la nouvelle par la rumeur. « Apparemment tout va disparaître ! je l'ai appris par des on-dit ! Il a fallu que je contacte moi-même les services de la mairie pour savoir ce qu'il en était. Ils sont venus me voir la semaine dernière. Ils m'ont confirmé que tout allait disparaître pour créer une route qui va venir du boulevard Lundy et traverser derrière le monument aux morts. Ils envisagent donc de racheter les murs, moi, je ne suis que locataire des murs. Ils ont pris mes bilans pour faire une proposition. Je n'en sais pas plus, je ne sais pas ce qu'il va advenir. J'attends des propositions concrètes pour envisager la suite. Là, je suis dans l'expectative. je suis installé ici depuis 1985. On est 7 à la carrosserie ... je ne sais pas quoi dire à mes gars. »

« On ne sait pas trop ce qui vase passer », confie la secrétaire de la carrosserie. « Comme tout le monde, j'ai entendu la rumeur… Ça fait 30 ans que je travaille là, je fais partie des murs. Je suis dans l'expectative. Aujourd'hui, j'ai un travail : je ne sais pas ce qu'il en sera demain ... »

LES PROPRIÉTAIRES PRÉVENUS PAR COURRIER

Même incertitude du côté de Philippe Rosa, pasteur de l'assemblée évangélique. « J'attends la suite des événements. Comme nous sommes propriétaires des murs, nous avons été prévenus par courrier de la situation et nous avons été reçus à la mairie pour pour présenter le projet. II va y avoir une nouvelle route avec une partie piétonne. Notre bâtiment, mangerait sur 5 mètres de cette route. On leur a demandé de décaler la route de 5 mètres; mais ça n'a pas été possible. A ce jour, ils nous proposent de nous racheter le bâtiment. Nous, nous leur demandons de nous trouver une surface équivalente avec une accessibilité équivalente. L'église évangélique existe à Reims depuis 64 ans. Nous sommes installés ici depuis 2000. Nous demandons à avoir cette même liberté d'aller et venir, de rester en centre-ville et d'avoir l'accès au tramway. Pour l'instant, nous n'avons aucune proposition. Pour tout dire, on espère vivement que le projet sera abandonné ! »

Pas de craintes en revanche du côté du collectif interculturel d'associations des migrants, dont les locaux devraient être transférés en rez-de-chaussée des nouveaux bâtiments cl venir. « On nous a assuré que nous resterions dans le secteur. » Quant aux services municipaux, on ne doute pas que la Ville saura leur trouver un emplacement adéquat.

LA VILLE ENTAME DES DÉMARCHES A L'AMIABLE

Dans le cadre du projet Reims Grand Centre, la Ville « recherche la maîtrise foncière de l'emprise du projet », explique-t-on en mairie. « Pour ce faire, elle a pris contact avec les intéressés pour convenir par voie amiable des conditions de libération de l'utilisation des lieux. » Et d'assurer que « la collectivité sera très attentive au maintien en de bonnes conditions des activités déplacées. »

Caroline Garnier

Extraits de l' union du 03/11/2016

  

    

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