Salle ARENA   

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La future salle événementielle livrée le 15 octobre 2021
Un mariage à trois qui inquiète

Début du chantier du complexe aqualudique

ARENA

La future salle événementielle modulable et polyvalente

Projet Reims Grand Centre La future grande salle dévoilée
Le gérant de la salle événementielle sera annoncé fin juin

Les patrons locaux écartés, GL Events en approche

Le choix de gestion de la future salle évènementielle fait débat

 2016-12-20 –  Complexe aqualudique de Reims, le calendrier se précise
21-11-2016 –  Reims toujours à la recherche d'un prestataire pour sa future salle de spectacle
29-10-2016 – Reims aurait du mal à trouver un opérateur pour sa future salle de spectacle
17-06-2016 – La guerre des salles de spectacle aura lieu

 

Reims toujours à la recherche d'un prestataire pour sa future salle de spectacle

Reims aurait du mal à trouver un opérateur pour sa future salle de spectacle
Les salles de spectacles se font des scènes
Le petit Bercy fait causer

Une grande salle se fait attendre à Reims 

Rachat de l'Arena de Londres : la Ville a un mois pour se décider
Projet de « Zénith » à Reims
Cette salle qui fait beaucoup parler…
Enfin le vrai démarrage ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La future salle événementielle livrée le 15 octobre 2021

Eiffage et la Ville ont signé hier le contrat les liant pour 25 ans concernant la future Arena, mais aussi le parc des expositions et le centre des congrès


Le maire de Reims, Arnaud Robinet, et Marc Legrand, directeur général des concessions Eiffage, ont signé hier la délégation de service public pour la future Arena, entre autres

Après la pose de la première pierre du complexe aqualudique le 12 septembre dernier, l’heure était hier à la signature de la délégation de service public au sujet entre autres de la future salle événementielle. Signature rendue possible après le vote favorable du conseil municipal lundi 24 septembre. Comme l’a rappelé le maire, Arnaud Robinet, il s’agit d’un autre équipement majeur pour la 12 e ville de France, au cœur de l’ancienne friche Sernam. « Un futur lieu de rencontre pour tous les habitants et une promesse électorale tenue. » L’édile a encore rassuré sur la concurrence avec d’autres équipements à Épernay ou à Châlons. « Nous allons disposer d’une offre complémentaire, complètement différente notamment en matière d’événements sportifs majeurs. » Avec dans le viseur les jeux Olympiques de 2024 et l’espoir de service de zone de repli. En attendant, Arnaud Robinet a insisté sur le fait que cette délégation portait aussi sur le parc des expositions et le centre des congrès, avec une restructuration pour le premier (20 millions d’euros) et une rénovation pour le second (6M€), le coût annoncé pour l’Arena étant d’environ 50 millions.

UNE ARENA PARMI LES PLUS MODERNES DE FRANCE

« L’ambition est de proposer 30 à 40% de manifestations en plus à Reims, concerts, spectacles, rendez-vous sportifs et grandes conventions d’entreprises avec notamment une Aréna qui sera unique en son genre en France. »Un atout pour notre cité des sacres qui accueille 3,5 millions de touristes par an, « mais on peut mieux faire » , a souligné Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, ajoutant que la première pierre du futur parking de 700places, toujours sur l’ex Sernam, serait posée fin 2018, début 2019. «Nous sommes fiers de participer au développement économique de la ville et au mieux-être de ses habitants », a expliqué Marc Legrand, directeur général des concessions Eiffage. « Un chantier c’est toujours une aventure humaine. Nous allons recruter des personnes à qui nous serons ravis de faire découvrir nos métiers. Nous nous sommes engagées sur 20 000 heures d’insertion sociale et nous espérons faire plus », a poursuivi Marc Legrand, qui a évoqué une date de livraison pour 15 octobre 2021. Olivier Roux, vice-président de GL Events, futur gestionnaire, a salué la complémentarité à venir des trois équipements et souligné l’obligation de résultat pour son groupe

3 QUESTIONS à


Olivier ROUX
Vice-Pdt de Gl Evénements

Reims a de nombreux atouts

 Il est prévu une hausse de 30 à 40% des manifestations, cela vous paraît réalisable ?

C’est parfaitement faisable, ce n’est pas surréaliste. Reims est une ville avec de nombreux atouts. Elle a les infrastructures nécessaires, comme le TGV qui la met à 40 minutes de Roissy, les autoroutes, la capacité hôtelière, c’est très important, surtout qu’on est tourné plutôt vers l’international. La complémentarité des trois structures est aussi un plus.

Pourquoi ?

On peut jouer sur les complémentarités, pour un congrès par exemple, il peut être nécessaire d’avoir une exposition et inversement lors d’une exposition une salle plénière peut s’avérer utile. Les tourneurs se tournent aussi de plus en plus vers les villes de moyenne importance car les artistes ont besoin de se produire, des jauges intéressantes mais pas trop coûteuses sont alors recherchés.

L’opposition rémoise évoque vos départs de Nice et Troyes ?

À chaque fois, cela n’a rien à voir avec notre gestion où la situation économique. Il s’agit de choix politiques, notamment à Nice où Christian Estrosi a décidé de mettre tous les équipements en régie. Quant à la concurrence avec les autres équipements, les clients se concertent généralement avant.

Yann LE BLÉVEC

Extraits de l' union du 08/08/2018

   

    

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Un mariage à trois qui inquiète

Reims Châlons Épernay La Marne aura bientôt trois grandes salles de spectacles. Une de trop ?

L’ESSENTIEL

*.- LE 25 JUIN, Arnaud Robinet a présenté à la presse la future « Reims Arena » (nom provisoire), qui doit ouvrir en octobre 2021 sur la friche Sernam, à côté du futur complexe piscine-patinoire.

*.- LA SALLE ÉVÉNEMENTIELLE, d’un coût de 50 millions d’euros, pourra accueillir 2 000 personnes pour des conventions, 5 500 pour des matches de basket, et jusqu’à 9000 pour les concerts.

*.- À ÉPERNAY ET CHÂLONS, les élus se montrent critiques ou inquiets quant à l’avenir de leur équipement : le Millesium (8 000 places) et le Capitole (3 000). Ils attirent de nombreux Rémois, qui pourraient déserter ces salles.

« La salle pourra accueillir 9015 personnes. Çafait une salle extraordinaire pour faire venir de très grands groupes »
Jeen-Mlehel Wilmotte, architecte

1 - “INDISPENSABLE” POUR REIMS

Arnaud Robinet avait vu grand, le 25 juin, au moment de révéler le visage de la future « Reims Arena ». Face au maire et à Catherine Vautrin, devant les hauts dirigeants de GL Events et d’Eiffage, des dizaines de personnes assistaient à cette réunion pleine de superlatifs. Le maire avait insisté sur un « équipement majeur » , «indispensable » , « digne de la 12e ville de France » . Bref une « consécration » .

L’objectif de l’Arena sera de « faire rayonner Reims en France et au-delà » . Les plans présentés par l’architecte Jean-Michel Wilmotte soulignent l’ambition de cette salle à 50 millions d’euros : elle pourra accueillir des conventions comme des spectacles sur glace, ou encore les matches de basket du CCRB. Cet équipement modulable passera de 2 000 à 5 000 places en un rien de temps. Sa jauge culminera à 9 000 places, dont 6 700 debout, pour un concert. En résumé, « une salle extraordinaire pour faire venir de très grands groupes » , selon l’architecte, et « une chance inouïe »pour Reims.

En est-ce une pour Châlons et Épernay ? Les élus de ces deux villes n’en sont pas sûrs du tout. Trois grandes salles pour la Marne, c’est pour certains courir le risque de voir le Millesium et le Capitole perdre le public rémois.

Ce dernier représente, pour s’en persuader, un tiers du public du Capitole. Sollicité plusieurs fois sur ce sujet, Arnaud Robinet (LR) n’a pas souhaité s’exprimer. En juin, il avait précisé le fond de sa pensée : rappelant que Reims est une des dernières grandes villes françaises à ne pas avoir une salle de type Zénith, il pense que la cité des sacres « n’est pas en concurrence avec Châlons ou Épernay, mais avec Nancy, Metz ou Lille » . Pas de quoi rassurer ses homologues marnais.

D’autant que GL Events ne cache pas non plus ses ambitions. «L’apport de cette grande salle va donner une visibilité nouvelle à Reims, pour aller plus loin et attirer plus de monde » , considère le directeur général adjoint, Christophe Cizeron.

Certains s’en inquiètent, y compris à Reims : Éric Quénart, pour l’opposition municipale, reproche « l’absence de travail en amont avec Châlons et Épernay, pour construire une offre complémentaire » . Le socialiste craint par conséquent « un risque d’affrontements durs entre les trois équipements » . Patron de la foire de Châlons, Bruno Forget se montre plus confiant, appelant à de futures «synergies » (lire par ailleurs).

2 - “CONCURRENCE” POUR ÉPERNAY

Le maire (DVD) d’Épernay, Franck Leroy, ne cesse de le marteler : « Avoir une troisième salle de spectacles dans le département de la Marne qui compte 570 000 habitants, va avoir forcément des conséquences sur les deux structures existantes, le Millesium et le Capitole. Il n’y a pas de public en plus » . Il pointe du doigt la taille de la future Reims Arena, une «taille voisine du Millesium » avec ses 8 000 places debout pour les grands concerts. Et c’est là que le bât blesse. « Ce projet rémois a été mené sans concertation entre les trois villes. Nous ne sommes pas sur des équipements complémentaires » , déplore une nouvelle fois Franck Leroy. Si le Millesium a fait ses preuves auprès des tourneurs, en programmant Johnny Hallyday et Michel Polnareff en 2016, ou encore la première date de « 13 Tour » d’Indochine le 11 février dernier, le premier magistrat estime toutefois que cette « concurrence entre les salles va profiter aux organisateurs » . « Ils iront là où c’est le moins cher , prévient l’édile. Les recettes, quant à elles, vont se diviser en trois au lieu de deux. Et si la salle n’est pas bénéficiaire, c’est l’argent public qui comblera les déficits. Est-ce que c’est raisonnable, dans un contexte où les collectivités locales reçoivent de moins en moins d’aides de l’État ? » .

Le maire rappelle qu’il a toujours refusé de construire une patinoire dans la capitale du champagne et ce, malgré les demandes de ses administrés. « Il y a une patinoire à Reims et à Châlons. C’est proche, il est facile pour les Sparnaciens d’y aller » , estime-t-il. Et de conclure : « Pour les spectacles, le public est mobile » .

3- “DÉSÉQUILIBRE” POUR CHÂLONS

« Nous comprenons parfaitement que Reims ait voulu se doter d’un tel équipement. Mais on note en parallèle que la Marne était déjà pas mal dotée. » Pour la mairie de Châlons-en-Champagne, il y a bel et bien un risque. « On peut s’inquiéter du déséquilibre que cette réalisation peut provoquer. Le discours de Reims se veut rassurant, mais on remarque également qu’il n’y a eu aucune concertation en amont » , critique la Ville. Dans la ville-préfecture, on a déjà sorti la calculette. Et l’opération produit de nouvelles interrogations: « Le Capitole compte 30 % de Rémois dans son public. Resteront-ils ? Nous n’avons pas les mêmes capacités, ni le même programme, néanmoins nous ne sommes pas totalement rassurés. »

Les autres points

Jusqu’à 9 015 places dans  la future salle 

Immense parallélépipède imaginé par l’architecte Jean-Michel Wilmotte (de renommée internationale, il est originaire de Soissons), la « Reims Arena » mesurera cent mètres de long pour quatre-vingts de côté. Après un an d’étude et deux ans de travaux («150 emplois sur la durée du chantier » selon l’architecte), la grande salle doit ouvrir en octobre 2021. Son coût est estimé à 50 millions d’euros, financés par le groupement d’entreprise piloté par Eiffage. Le coût sera compensé par la Ville, qui versera pendant 25 ans une subvention de 5,7 millions d’euros (comprenant l’investissement et le fonctionnement de la salle, mais aussi du parc des expositions et du centre des congrès). L’Arena pourra accueillir d’importants artistes et groupes en tournée, avec une jauge maximale de 9 000 places. Elle disposera d’une « grande modularité », d’une « acoustique très pointue » et d’une « promenade panoramique à sept ou huit mètres de haut, offrant une vue sur la ville ».

LES CHIFFRES CLEFS DU MILLESIUM ET DU CAPITOLE

Entièrement modulable et confortable, l’espace concerts et spectacles du Capitole de Châlons s'adapte à tous types de spectacles et peut accueillir jusqu'à 3 500 spectateurs assis/debout et 3 000 assis. Une attention toute particulière a été réservée à l'accueil, à la visibilité et à la qualité acoustique de la salle. Se trouvent à côté de cet espace concert une salle pour séminaires, des halls et un parking de 2 000 places. À Épernay, Le Millesium est un espace modulable de très grande capacité pouvant accueillir tous types d'événements publics et privés, de 20 à 8 000 personnes, avec aussi des salles de réunion, un amphithéâtre, un hall de 4 500 m 2pouvant accueillir jusqu'à 2 000 personnes en configuration dîner spectacle ou 2 500 personnes cocktail spectacle et un parking gratuit de 2 000 places attenant à la salle.

3 OUESTIONS À...


Bruno FORGET
Pdt de lUCIA DE CHÂLONS

Nous pouvons travailler ensemble 

L’Union commerciale industrielle et artisanale de Châlons est engagée à 30 % dans le Millesium d’Épernay et à 51 % dans le Capitole de Châlons. Comprenez-vous et partagez-vous les inquiétudes des élus châlonnais et sparnaciens ?

Pas du tout. Être inquiet, ce n’est pas être proactif. Aujourd’hui on a un leader mondial, GL Events, qui vient dans notre territoire. J’espère que ses dirigeants auront à cœur de travailler avec leurs collègues. Puisqu’ils sont là, essayons de travailler ensemble. Je suis même favorable à la création d’une structure un peu formelle, qui obligerait les trois sites à travailler les uns avec les autres. L’objectif est de bien montrer qu’il n’y aura pas de déséquilibre entre territoires, mais des synergies. Ces gens peuvent nous apporter quelque chose, montrons aux Marnais que nous pouvons travailler ensemble, dans l’intérêt des habitants.

L’UCIA était candidate pour gérer la future salle de Reims, avec le centre des congrès et le parc des expositions, mais n’a pas été retenue. Vous vouliez alors éviter «des concurrences mortifères ». C’est-à-dire ?

Ce que je disais à cette époque, c’est que si demain un des trois sites rompait l’équilibre, tous les Marnais seraient perdants. Nous étions candidats avec le producteur national Drouot. Sincèrement je ne sais pas pourquoi nous n’avons pas été retenus. J’entends des spéculations, mais en fait je ne sais pas. Et puis je suis déjà passé à autre chose ! On est désormais à l’étape 2 et nous devons travailler tous ensemble. On doit dépasser les déclarations d’intention et le prouver par des actes. C’est ce que les Marnais attendent, il ne faut pas oublier que ce sont quand même eux qui paient.

Le Capitole et le Millesium ne sont donc pas menacés selon vous ?

Non. Est-ce que GL Events a intérêt à faire crever le site de Châlons ou celui d’Épernay ? Je ne pense pas. Je pense que les élus feront tout pour l’éviter. Si on est intelligents et pragmatiques, il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Je ne pense pas à moi, mais aux jeunes générations : on a un devoir moral vis-à-vis d’elles, qui nous oblige à être constructif et à ce que les trois sites fonctionnent en harmonie.

Votre avis : Où irez-vous

Stéphane MARTIN - 52 ANS. CUISINISTE - CHÂLONS

Si Reims se dote d'une grande salle de spectacle, il faut encore voir la projection qui sera donnée. Je déciderai en fonction des spectacles et de la programmation, Reims n'étant pas loin, il n'est pas exclu queje m'y rende si cela vaut le coup

Christelle KRAJEWSKI - 43 ANS. ASSISTANTE AOMINISTRATIVE - CHÂLONS

J'irai certainement à Reims. Épernay était privilégiée et je crains que la programmation châlonnaise soit moins sympa qu'une salie sur Reims. le nombre de spectateurs peut faire venir des têtes d'affiches.

Samantha LEFÈVRE - 18 ANS, EN FORMATION - ÉPERNAY

Je ne vais jamais à Reims et je ne vais pas non plus au Millésium d'Épernay, Si la place n'est pas chère, je pourrais envisager d'aller dans la nouvelle salle rérnoise. Mais pour moi, il est plus simple d'aller à Epemay, le principal critère sera le prix du spectade.

Barbara THEAS - 63 ANS, RETRAITÉE - REIMS

Je suis arrivée de Paris il ya un mois et demi donc quand j'ai vu qu'une grande salle de concert allait ouvrir, j'étais ravie! Inutile de se déplacer plus loin, c'est que du positif, J'attends la programmation maintenant.

Agnès FAUVET - 55 ANS. AGENT DE SERVICE - REIMS

N'ayant pas de moyens de locomotion, je suis ravie que cette salle ouvre. Je vais enfin pouvoir aller voir des concerts. Je suis déjà allée à la Cartonnerie mais là je vais pouvoir découvrir une salle plus grande

Guillaume LEVY

Extraits de l' union du 08/08/2018

   

    

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  En 2021, Reims aura son Arena

La ville de Reims va se doter d'une grande salle évènementielle qui viendra compléter, sur le secteur Sernam, la nouvelle offre d’activités et de loisirs intégrée au complexe aqualudique, dont la construction


La salle pourra prendre plusieurs configurations : basket, patinoire, spectacles ...

Le choix du concessionnaire de la grande salle évènementielle a fait l'objet d'une procédure de délégation de service public, Au terme de la mise en concurrence, des négociations ont été engagées en octobre dernier avec l'un des candidats, le groupement d'entreprises conduit par Eiffage, C'est avec lui que la collectivité devrait signer en septembre le contrat par lequel lui sera confié la conception, le financement, la construction et l’exploitation de la grande salle évènementielle, ainsi que la gestion du Centre des congrès et du Parc des expositions de Reims, Pour mener n bien ces opérations, le constructeur Eiffagp. a fait équipe avec les cabinets d'architectes Wilmotte et Thienot-Ballan-Zulaica et les bureaux d'études et d'ingénierie BERs (BEA, Peutz, Scene, Terrell) pour la conception, ainsi qu'avec un acteur mondial de l'évènernentiel, GL Events, pour l'exploitation. Le nouvel équipement sera configuré pour accueillir tant des grands spectacles (9000 places en jauge maximum) que des événements sportifs (jusqu'à 5500 places). Son ouverture devrait intervenir fin 2021, De son côté, le Parc des expositions connaîtra, lui, une importante restructuration : près de 20 millions d'euros seront investis pour moderniser cet équipement, avec notamment le passage de trois à deux halls pour une meilleure optimisation des lieux Enfin, le Centre des congrès profitera d'une rénovation lremise en état de certaines verrières, travaux de peinture et de revêtement de sol. L’ensemble des trois projets représente un investissement de plus de 76 M€


Les loges donneront une vue complète sur la salle

Extraits de  RA337 de 07/2018

La future salle événementielle modulable et polyvalente

Dédiée au sport et aux spectacles, la future Arena a enfin été dévoilée hier. Son ouverture   est annoncée pour octobre 2021. Entre-temps, un nouveau parc des expositions est prévu

 
La  future salle événementielle ou Arena, située près du complexe aqualudique, doit ouvrir en octobre 2021.Wilmotte et associés architectes


Ce qui rend la salle unique, c’est sa modularité et sa polyvalence. Elle est faite pour les matchs de basket comme pour les concerts. Wilmotte et associés Architectes

Fin du suspense. Hier en conférence de presse, le voile a été levé sur la future salle événementielle ou Arena. C’est bien un groupement, avec à sa tête Eiffage, qui a été retenu pour sa réalisation, mais aussi pour restructurer le parc des expositions et rénover légèrement le centre des congrès. Le coût total est estimé à 75 millions, dont les deux tiers pour la salle, 25 à 30 % pour le parc des expositions et le reste pour le centre des congrès. GL Events sera chargé de l’exploitation des trois équipements dans le cadre d’un contrat de 25 ans. Il s’occupera du reste du parc des expositions et du centre des congrès dès le 1 erjanvier 2019. La société reprendra les 40 salariés de Reims évènements (lire par ailleurs) dont le professionnalisme a été salué par Christophe Cizeron, délégué général adjoint de GL Events.

 Nous n’avons vraiment pas tous les jours la chance de présenter un tel projet
Arnaud Robinet, maire de Reims

« Nous n’avons vraiment pas tous les jours la chance de présenter un tel projet. Nous allons transformer profondément le centre-ville, étendre le cœur de ville en créant des connexions avec l’avenue de Laon, Clairmarais, les Promenades… Il fallait que la 12 e ville de France dispose d’équipements dignes de ce nom, à cinq minutes de la gare et donc à 50 minutes de Paris. Il y a eu beaucoup de promesses dans le passé. Aujourd’hui, nous, nous tenons notre engagement : le Sernam ne sera plus une friche à la fin du mandat » , a indiqué le maire, Arnaud Robinet.

OUVERTURE EN OCTOBRE 2021

La salle événementielle sera ouverte si tout va bien en octobre 2021 mais les travaux devraient commencer dès septembre 2019. Au préalable, la pose de la première pierre du complexe aqualudique doit intervenir le 12 septembre prochain, pour une livraison courant 2020. Le centre des congrès bénéficiera notamment d’une restauration des verrières (livraison octobre 2019). « La présentation aujourd’hui est le fruit d’un long travail, le temps administratif n’est pas le même que le temps politique ou le temps du citoyen » , a ajouté le maire.

La future Arena sera l’œuvre du cabinet d’architecture Wilmotte et associés. Un bâtiment de 100 mètres sur 80, prévu pour bien s’intégrer sur le site. Romain Frion, directeur des projets bâtiment Eiffage concessions, a évoqué un confort pour les artistes et les sportifs ainsi que pour les spectateurs, sans oublier une acoustique très pointue. « On s’est entouré d’experts dans le domaine culturel. » Une société, détenue par Eiffage, sera spécialement dédiée, avec donc GL Events pour l’exploitation et Eiffage service pour l’entretien. « Le projet doit générer 150 emplois sur deux ans » , a encore estimé Romain Frion.

Ce qui rend la future Arena unique, c’est sa modularité et sa polyvalence. « Il existe actuellement une forte concurrence entre les territoires. Vous avez pris une décision nécessaire. Nous souhaitons nous inscrire dans cette dynamique », a souligné Christophe Cizeron.

UNE JAUGE DE 2 000 À 9 000 PERSONNES

Selon sa configuration, la salle événementielle pourra accueillir de 2 000 à 9 000 personnes. On pourra disposer ainsi de 5 500 sièges pour un match de basket ou 3 472 en mode patinoire. La salle est taillée pour accueillir de grands événements sportifs. Pour les spectacles, la jauge peut aller de 7000 à 9 000 places, un vrai petit zénith. Enfin, la salle dispose encore d’une configuration convention et restauration avec 2 000 places environ. « L’idée n’est pas d’être en concurrence avec les autres salles du département, mais d’être complémentaires » , a rassuré Arnaud Robinet.

« On se connaît, on se croise sur un certain nombre de projets » , a renchéri Christophe Cizeron, qui a précisé que plus de 66 événements à l’année étaient prévus dans la convention. « On parle de trois équipements pour une même ambition et une exigence de qualité » , a insisté Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims.

L’opposition (lire par ailleurs) s’est émue sur la forme, regrettant notamment que des informations soient diffusées, alors qu’elle attendait toujours les réponses à ses questions. En conseil municipal hier soir, le maire lui a répondu qu’il agissait d’une délégation de service public et que la collectivité pouvait à ce sujet choisir son timing. Le choix du délégataire sera soumis au vote du conseil municipal le 24 septembre prochain.

On va avoir besoin   de tout le personnel

Christophe Cizeron, directeur général adjoint du géant de l’événementiel (4000 salariés, 1 milliard de chiffre d’affaires), évoque l’arrivée de GL à Reims.

On parle de GL Events à Reims depuis des années. Pourquoi cela a-t-il été si long ?

C’est un dossier qu’on suit de longue date. On avait déjà travaillé avec l’ancienne municipalité. Puis Eiffage, dans un premier temps, a choisi des partenaires locaux, mais ça n’a pas abouti et ils sont revenus nous solliciter, car on a l’habitude de travailler avec eux.

Allez-vous garder tout le personnel de Reims événements (47 salariés)et faire encore travailler les prestataires locaux ?

On va créer une société dédiée et le personnel sera reversé dans cette société le 1 er janvier 2019. C’est ce qu’on fait dans tous les cas. On a une obligation de reprendre le personnel, c’est la loi. De toute façon, on va avoir besoin de tout le monde. Il y a deux sites aujourd’hui, demain il y en aura trois. Concernant les prestataires, on a un modèle différent de ce qui se fait aujourd’hui : on travaille avec nos prestataires mais s’ils doivent faire 150 ou 200 km pour venir, on travaille avec les entreprises locales. Mais il faut qu’elles soient professionnelles.

Rue 89 a révélé que votre reprise de Strasbourg Événements avait provoqué de nombreux départs et des burn-out.

C’est possible qu’il y ait des situations particulières. Il peut y avoir des gens qui sont dans une SEM (société d’économie mixte, ndlr) depuis vingt ans et ils vivent mal le changement. Mais d’habitude, les collaborateurs sont parfaitement formés, intégrés et ça se passe très bien. Le processus dure 12 à 24 mois : nos équipes supports sont là pour partager les bonnes pratiques auprès de tout le monde, personne n’est oublié.

La gauche critique la forme et le fond

 Éric Quénard (PS), président du groupe solidaire et écologiste, tique devant les annonces faites autour de cette salle, qualifiée de « Millesium bis ». « Nous déplorons d’être convoqués à 17 h 30 pour une commission générale, alors que les informations ont été données à la presse trois heures avant. Nous avons donc décidé de ne pas participer à cette commission, qui est une farce. C’est un problème de fonctionnement et c’est profondément méprisant. »

Sur le fond, l’élu parle d’une « procédure extrêmement longue (deux ans, du jamais vu), qui a connu des soubresauts. » À ses yeux, le projet soulève plusieurs questions : « Quel est le coût total de l’opération pour les Rémois ? Selon l’avis publié au Bulletin officiel des annonces de marchés publics, il est question de 445,8 millions d’euros sur 25 ans pour la collectivité ! »

Selon ce document administratif, la « valeur estimée » prend en fait en compte, sur vingt-cinq ans, le chiffre d’affaires de la salle et les compensations annuelles de la collectivité, plus les chiffres d’affaires et déficits du centre des congrès et du parc des expositions.

Autres questions : « Pourquoi un seul groupement a-t-il répondu ? Quelle sera la place que GL Events accordera aux entreprises locales ? Lorsqu’on voit la mise à l’écart de Reims événements ou de l’UCIA, cela nous inquiète, d’autant que l’on sait que GL Events travaille beaucoup avec ses filiales. Enfin, quelle complémentarité y aura-t-il entre celle salle et celles d’Épernay et Châlons, et quels aménagements sont prévus aux abords du site pour faire face aux flux de véhicules ? »

Dans un communiqué, le groupe de gauche cite encore l’exemple de Nice, qui a pris ses distances avec GL Events, et les propos de son maire, Christian Estrosi, « proche du maire de Reims » : « Le groupe GL Events gère (…) de nombreuses structures et n’a pas intérêt à défendre les intérêts de Nice ». «Qu’en sera-t-il demain pour Reims ?», questionne la gauche.

20 millions pour le parc des expos


16 mois de travaux sont prévus pour le futur parc des expositions.

 C’est un peu la surprise de cette conférence de presse. On savait que le groupement qui prendrait la gestion de la salle événementielle, du parc des expositions et du centre des congrès devrait réaliser d’importants travaux au niveau du parc des expositions. On ne pensait pas que le projet serait présenté dès maintenant. Ce sont 20 millions qui vont être investis au niveau de cet équipement vieux d’une trentaine d’années. L’ensemble a été totalement repensé par Ballan architecte, pour lui donner plus de visibilité. « Nous avons la chance de travailler avec GL Events, qui sont des experts en termes de parcs des expositions. Ils nous ont dit qu’il fallait améliorer la visibilité et l’attractivité du lieu », a indiqué Christophe Ballan.

Les halls actuels 2 et 3 vont être démolis. En revanche, le hall 1 sera, lui, rénové. L’entrée du site sera modifiée (même si une entrée directe dans le hall 1 sera toujours possible en fonction des manifestations). Elle se fera via un mail assez grand puis un auvent qui servira de zone de contrôle en matière de sécurité. Une fois l’entrée passée, le mail se poursuit jusqu’à un espace qui reliera le hall 1 rénové (à gauche) et un nouveau hall qui va être construit (à droite). Ce dernier aura une surface de 6800 mètres carrés, sur un seul niveau, avec une hauteur de 9 mètres. Il pourra être si besoin divisé en deux, via une cloison permettant une isolation sonore. Derrière le pavillon d’accueil, on trouvera un jardin. Le restaurant du hall 1 est conservé, en étant plus ouvert. Et une cafétéria est prévue au niveau du nouveau hall. La livraison de ce parc des expositions restructuré est annoncée pour février 2021, avec douze mois d’études suivies de 16 mois de travaux. « Nous sommes un peu ici dans une démarche de développement durable en réutilisant l’existant et en nous servant aussi d’un foncier dans la ville » , a estimé Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims.

Extraits de l' union du 25/06/2018

Le gérant de la salle événementielle sera annoncé fin juin

L’opposition municipale s’est interrogée lundi soir sur les délais pour connaître   le futur délégataire de la salle événementielle. Réponse au prochain conseil a assuré le maire.


Le choix du délégataire pour la future salle événementielle pourrait être annoncé lors du prochain conseil municipal, le 25 juin. Édouard Lantenois

L’ESSENTIEL

*.- DANS NOS COLONNES DU 11 MAI, Bruno Forget, directeur de l’UCIA de Châlons, candidat à la délégation pour la future salle événementielle indiquait n’avoir plus de nouvelles et qu’il avait appris que GL Events était sur les rangs.

*.- LUNDI SOIR, en conseil municipal, l’opposition s’est étonnée de la divulgation de ces informations et s’est interrogée sur le retard accusé au calendrier.

*.- LE MAIRE a répondu que les négociations étaient en cours de finalisation et qu’il espérait pouvoir communiquer sur le choix lors du conseil municipal du 25 juin.

Une chose est sûre, l’opposition municipale lit L’union. Que ce soit sur la nouvelle zone 30 en centre-ville ou pour le nom de GL Events qui circule comme futur délégataire de la salle événementielle. Des sujets qui ont nourri leurs interventions lundi soir en conseil municipal. Pour la salle événementielle, c’est Cédric Lattuada, élu communiste, qui a ouvert le bal en premier, en tant que membre de la commission d’ouverture des plis.

« J’ai assisté aux premières réunions en juillet 2016 et début 2017. Et depuis plus rien. Un calendrier avait été donné allant jusqu’à fin 2017. Aujourd’hui, je découvre avec surprise dans un article que les candidats validés ne sont plus les mêmes. Des informations qui sont en outre données par M. Roze, membre de la commission » , lance Cédric Lattuada, suivi par Éric Quénard, élu socialiste.

« Je comprends l’étonnement et l’incompréhension de notre collègue. Nous avons d’un côté les membres de cette commission d’appels d’offres qui ne disposent d’aucune information depuis plusieurs mois alors que le calendrier de travail qui leur a été présenté n’est visiblement pas respecté. De l’autre, votre adjoint, également président d’Agencia, partie engagée visiblement dans la procédure, qui livre à la presse des informations sur une procédure en cours. Cela fragilise la régularité de la démarche » , estime Éric Quénard.

Il évoque ensuite Eiffage qui aurait laissé de côté les premiers acteurs du groupement candidat à la délégation pour faire appel à un autre acteur. « Eiffage est tout sauf une inconnue pour la collectivité. Je rappelle que la SEM Agencia a embauché il y a deux ans l’ancien directeur commercial d’Eiffage. Et que depuis la SEM Agencia a créé une filiale avec la société Eiffage pour intervenir sur différentes opérations comme sur le site de l’usine à gaz de Clairmarais. »

Des insinuations qui n’ont pas été du tout du goût du maire Arnaud Robinet. « Vos insinuations sont très graves. Je serai vigilant à ce qu’on ne mette pas en doute l’intégrité des élus et d’autres personnes travaillant avec eux », a asséné le maire, ajoutant qu’il ne s’agissait pas d’une commission d’appel d’offres, mais d’une commission d’ouverture des plis de délégation de service publique, pour laquelle seule l’autorité territoriale est appelée à négocier, « le temps nécessaire. Ces négociations sont toujours en cours, elles sont sur le point d’être finalisées. J’espère pouvoir proposer lors du prochain conseil, le 25 juin, une délibération sur le choix définitif du groupement. » Arnaud Robinet a encore assuré que les candidats n’avaient pas changé, « le leader du projet est toujours le même, le groupement peut évoluer. Nous sommes dans les délais, la salle événementielle sortira de terre en 2020 » , a dit Arnaud Robinet. S’adressant à Éric Quénard, il s’est montré lui aussi surpris que l’élu socialiste mette en avant le possible gestionnaire de la salle. « Vous étiez (l’équipe municipale d’Adeline Hazan) en contact avec GL Events pour un projet d’extension du centre des congrès, avec une dalle au-dessus de l’autoroute, reliant rives de Vesle. » Le maire a encore rappelé que la salle de spectacle faisait partie du programme de 2008 d’Adeline Hazan et qu’elle n’a jamais été réalisée. « Il n’y a pas de remise en cause de la SEM Reims événements, dont le déficit est d’1,5 million chaque année. Je comprends d’ailleurs l’attachement de certains élus aux SEM qui leur permettaient de compléter leurs revenus. »

De son côté, Jean-Marc Roze, adjoint aux finances et président d’Agencia, a précisé que le directeur commercial d’Eiffage a été recruté pour développer Agencia, cela n’a rien à voir avec le sujet. « Vous entretenez la confusion », a-t-il regretté, ajoutant qu’Agencia travaillait avec Eiffage et avec d’autres. « Je précise que j’ai par ailleurs demandé à ne pas faire partie de cette commission d’ouverture des plis. »

YANN LE BLÉVEC

Extraits de l' union du 16/05/2018

 Les patrons locaux écartés, GL Events en approche

Exit Bruno Forget, place à « l’ami de Macron », Olivier Ginon, à la tête de GL Events. Le nom du géant de l’événementiel revient avec insistance pour gérer la future salle de spectacle et de sport.

La Ville de Reims peine, depuis 18 mois, à trouver l’opérateur qui gérera pendant 25 ans ses trois principales salles : la future salle événementielle à construire sur le site du Sernam (ci-dessus), le Parc des expositions (ci-dessous) et le Centre des congrès. 

Verra-t-on bientôt la fin de l’interminable feuilleton autour du marché de la salle événementielle ? Le dossier traîne en longueur depuis 2016 et accumule les reports. Le maire l’admet : « Ça traîne, car il faut du temps pour respecter le Code des marchés publics, pour la négociation. » Il devrait en dire un peu plus avant l’été : « En juin j’espère pouvoir annoncer quelque chose. » À gauche, on est plus piquant : « Je suis très surpris par le temps que ça prend , glisse Éric Quénard. Depuis deux ans, on a souvent questionné sur ces délais, sans avoir vraiment de réponse. » Des annonces, il y en a pourtant eues, mais à chaque fois différées. « Au départ on parlait de 2016, puis du printemps 2017, maintenant c’est juin 2018 , enchaîne le socialiste. C’est très surprenant qu’un appel d’offres se passe comme ça. » Et les derniers développements de ce dossier sont, là encore, tout sauf linéaires.

Pour mémoire, dans le cadre du programme Reims Grand Centre, à côté du complexe aqualudique (piscine et patinoire, 54 millions) réalisé par le Grand Reims, annoncé pour 2020 si tout va bien, la Ville prend en charge la salle événementielle. Ce complexe qui accueillera des spectacles, concerts et manifestations sportives, pour un coût réévalué à 44 millions, ne devrait finalement pas ouvrir avant 2021. Depuis deux ans, la Ville cherche le groupement d’entreprises qui sera chargé de financer, construire, exploiter et entretenir la salle, sur 25 ans. En espérant attirer un grand nom, avec un gros carnet d’adresses. Et qui devra aussi reprendre le Centre des congrès (avec son déficit) et le parc des expositions (avec les travaux à prévoir).

Eiffage a viré les locaux pour faire entrer GL Events par la fenêtre
Une source proche de la mairie

C’est donc un marché tout sauf simple, qui a déjà fait une sortie de route à l’automne 2016 : un seul groupement s’était porté candidat, avec Eiffage en constructeur, le Crédit agricole en banquier et Reims Événements en exploitant. Plus deux entreprises locales : la société d’économie mixte Agencia et l’entreprise ATS de Prunay, spécialisée dans le matériel de spectacle vivant. Insuffisant pour la collectivité, qui avait implicitement écarté Reims Événements, en décidant de lancer un nouvel appel d’offres. Et en modifiant le cahier des charges, avec une jauge revue à la hausse (6000 à 9000 places).

Début 2017, on prend les mêmes, ou presque, et on recommence : c’est à ce moment qu’arrive Bruno Forget, patron de la Foire de Châlons et cogestionnaire de la salle « concurrente » du Capitole. Autour de lui, on retrouve les précédents acteurs, moins Reims Événements. Dans nos colonnes le 9 février 2017, Bruno Forget indiquait : « Je suis candidat pour créer une synergie entre les trois sites (Reims, Châlons, Épernay, ndlr). Je ne veux pas de concurrence qui mettrait en danger un des trois. Nous sommes aussi enclins à faire travailler les entreprises locales. »

Mais cette stratégie ne passera pas les Fêtes. Depuis Noël, les acteurs locaux n’ont plus de sons ni d’images. Eiffage a écarté ATS, Agencia et l’UCIA de Bruno Forget. Ne reste que la banque et un exploitant mystère, dont le nom est sur toutes les lèvres : GL Events. «Eiffage a viré les locaux pour faire entrer GL Events par la fenêtre » , souffle une source proche de la mairie. Ce que Bruno Forget ne dément pas : « C’est un peu ce qu’il se passe » , glisse le Châlonnais, qui se plaint de « n’avoir plus aucune nouvelle » . Président d’Agencia, Jean-Marc Roze confirme que sa société a été mise à l’écart et qu’ «Eiffage a préféré du national.

À ce jour, GL Events n’a pas répondu à nos demandes d’interview. Arnaud Robinet dit «attendre fin mai, début juin, pour avoir des retours. Pour l’instant je n’ai aucune information. » Au-delà, l’arrivée possible du géant de l’événementiel (4000 employés, un milliard de chiffre d’affaires) et de son désormais célèbre patron, Olivier Ginon, qu’Emmanuel Macron appelle « notre ami » , inquiète le landerneau pour plusieurs raisons.

La première concerne l’emploi, en particulier celui de la quarantaine de salariés de Reims Événements. Le site Rue 89 a révélé que trois ans après la reprise de Strasbourg Événements par GL Events, quinze des cent salariés ont fait un burn-out et quinze autres ont quitté l’entreprise. Seconde inquiétude : l’économie locale. Éric Quénard, qui a présidé Reims Événements pendant six ans, explique que «Reims événements fait beaucoup travailler les entreprises locales, alors que GL Events fait peu appel à elles. » Autre point d’interrogation : à l’échelle marnaise, si le spécialiste des grands événements exploite les salles rémoises, difficile de croire que ce sera sans faire des victimes collatérales ailleurs.

3 Questions à


Bruno FORGET
Dr de l’UCIA de CHALONS

Plus de chance que ce soit GL Events que nous 

Il se dit que vous avez été écarté du groupement qui construira et exploitera la future salle de Reims. Est-ce le cas ?

Nous n’avons plus aucune nouvelle depuis le début de l’année. On a appris par hasard que GL Events serait sur les rangs. On n’a eu aucune signification de qui que ce soit. C’est Eiffage qui choisit l’opérateur chargé d’animer les trois sites, puisqu’il y a aussi le Centre des congrès et le Parc des expositions. De mon côté je n’étais pas personnellement candidat, car c’est un vrai métier, j’avais fait appel à Drouot Production, le producteur entre autres des INSUS (ex-Téléphone).

GL Events n’est pas un inconnu non plus ?

C’est un petit groupe, Générale location, devenu un géant mondial coté en bourse. Ils sont là pour faire de l’argent. Nous aussi on gagne de l’argent, mais dans un environnement que nous avons le devoir d’irriguer. On n’a pas que le compte d’exploitation comme ligne de crête, on cherche aussi à accompagner des initiatives locales. Si je voulais gagner plus, je supprimerais trois concerts à la Foire de Châlons et j’augmenterais la jauge ! Mais nous devons aussi participer à la vie et au dynamisme d’un territoire. GL Events lui a des actionnaires à payer.

Quel était votre objectif à Reims ?

C’était de mutualiser et d’éviter des concurrences mortifères (avec Châlons et Épernay, ndlr), et aussi de créer une fierté d’être Marnais. Mais à l’instant T, il y a plus de chance que ce soit GL Events que nous.

La société Agencia privée de concert   elle aussi


Jean-Marc Roze, président d’Agencia. 

Comme l’entreprise locale ATS, comme l’UCIA de Bruno Forget, la société d’aménagement Agencia est elle aussi écartée du tour de table. « Agencia était bien associée au début, puis Eiffage a décidé de faire autrement », confirme Jean-Marc Roze, à la tête de cette société d’économie mixte, détenue majoritairement par le Grand Reims. Pour son président, qui est aussi l’adjoint aux finances d’Arnaud Robinet, le revirement s’est produit fin 2017, début 2018. « Au début, on se réunissait avec Bruno Forget et les autres. Il y a eu deux ou trois réunions. Puis Eiffage a changé d’avis et nous a dit : « On va faire autrement. » Agencia est donc absent du dossier depuis environ six mois et n’est plus dans l’appel d’offres. »

Un rebondissement qui s’ajoute à ceux observés dans ce dossier depuis deux ans. Jean-Marc Roze tente une explication : « Eiffage, le leader en quelque sorte, a dit ne plus avoir besoin de nous. Je crois que par rapport à un dossier purement local, avec ATS, l’UCIA et nous, Eiffage a préféré du national.» Et donc, selon lui aussi, GL Events. « Je ne connais pas ce groupe, donc je n’ai pas de jugement. Après, est-ce qu’ils feront appel à nous pour des conseils en aménagement ? »

Jean-Marc Roze ne ferme en effet pas la porte à une collaboration future : « Rien n’empêche qu’une fois le marché conclu, ils reviennent vers nous pour de l’aménagement. » Une hypothèse qui se heurte toutefois à un constat : GL Events a pour habitude de faire travailler essentiellement ses filiales, au grand dam des entreprises locales.

Les autres points

GL Events, de la PME locale au géant mondial 

L’entreprise Générale Location, créée à Lyon en 1978, est devenue en 2003 GL Events, et n’a cessé de progresser et de prospérer. Au point d’être aujourd’hui un géant reconnu, redouté aussi, comptant 3934 employés (dont un tiers à l’international), et affichant un chiffre d’affaires de 953,8 millions en 2017. Selon son site, GL Events compte 90 implantations dans le monde et est propriétaire de 300 salons et événements. En France, cet « acteur mondial de l’événement » est présent dans 22 villes, d’Amiens à Vannes en passant par Bordeaux, Paris, Strasbourg, Marseille ou Lille. Mais pas Reims.

AU CŒUR DE L’AFFAIRE DES RISTOURNES ACCORDÉES AU CANDIDAT MACRON

GL Events et son patron Olivier Ginon sont au cœur d’une affaire révélée par Mediapart. Selon le site, le candidat Emmanuel Macron a profité de réductions importantes de l’entreprise, pour deux meetings de campagne en 2016. Des cadeaux chiffrés en dizaines de milliers d’euros. La Commission des comptes de campagne a noté des rabais « d’un pourcentage anormalement élevé », alors que François Fillon ou Benoît Hamon n’ont pas bénéficié de telles largesses. Emmanuel Macron a connu Olivier Ginon grâce à son actuel ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, ex-maire de Lyon et, selon le Canard enchaîné, « grand fournisseur de marchés publics au profit de GL Events ». Désormais, Olivier Ginon et Emmanuel Macron sont proches, le premier lui donnant publiquement du « notre ami ».

DES VILLES SE REBIFFENT

Certaines commencent à se dresser contre GL Events. C’est le cas de Nice et Troyes. En janvier 2017, la ville de François Baroin a repris en main la gestion de son Parc des expositions et de la salle du Cube, estimant qu’ils « mérit(ai)ent une meilleure mise en avant (…) et une offre plus dynamique » que ce que proposait GL Events. Un an plus tard, Nice a aussi annoncé la mise en régie de son palais des congrès, géré depuis dix ans par GL Events. Christian Estrosi a reproché au groupe de ne pas avoir assez recours aux entreprises locales et de « ne pas avoir d’intérêt à défendre les intérêts de Nice ». Récemment, la ville de Nancy a créé une société publique locale pour exploiter ses équipements, plutôt que passer par GL Events.

Guillaume LÉVY

Extraits de l' union du 11/05/2018

   

    

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Complexe aqualudique de Reims, le calendrier se précise

La Ville cède à la Métropole une parcelle sur l’ex-Sernam pour la future piscine-patinoire.


La future piscine patinoire sera de la compétence du Grand Reims. 

C 'est un emplacement de 13 246 m2 que la Ville cède gratuitement à Reims Métropole, pour que soit construit le futur complexe aqualudique, dans la partie sud-ouest du site, en bordure de l'avenue de Laon. Ainsi en a décidé le conseil municipal, jeudi soir.

Cette cession n'a guère été du goût de l'opposition qui, par la voix d'Éric Quénard, a critiqué ce « choix politique. » « Nous participons déjà au financement de la nouvelle piscine-patinoire à hauteur de 45 millions d'euros à travers le budget communautaire car l'agglomération rémoise, c'est 85 % de Rémois. Céder ce terrain gratuitement, c'est priver la Ville d'une recette de 6,6 millions, si je me réfère au prix auquel vous avez finalement vendu le terrain au promoteur évincé, soit 500 € le mètre carré.

DÉPLUTION ET 1ères FOUILLES DÉBUT 2017

 La remarque n'a pas ému le maire : « Au fur et à mesure de l'avancée du projet, quels arguments allez-vous trouver pour exprimer votre mécontentement ? », a raillé Arnaud Robinet, rappelant que « dans le programme d'Adeline Hazan, il y avait, bien une salle événementielle mais annoncée en dehors de Reims et faite par la Métropole. »

Le premier magistrat s'est dit « heureux d'épargner des terres agricoles », et de faire économiser des frais de voirie à la collectivité (la construction de route ou rond-point est souvent une nécessité). « Ce complexe va servir à la totalité du Grand Reims mais vu la proximité, ce sont les Rémois qui vont en bénéficier les premiers, a-t-il encore analysé. Nous nous devions de contribuer à ce projet en mettant le terrain à disposition.» Le maire a pu donner des précisions sur le calendrier qu'il espère voir tenu. Travaux de dépollution et premières fouilles sont programmés pour le début de 2017 ; lancement de la voie nord début 2018 et du complexe dans la foulée. La passerelle Clairmarais sera entamée en 2019, avant que ne démarre l'édification de la salle évènementielle, Dans Je courant de 20J9, seront entamés les travaux des immeubles de bureaux et fin 2019, les vestiges du secteur du Boulingrin seront mis en valeur sur les promenades.

Anne DESPAGNE

Extraits de l' union du 20/12/2016

   

    

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Reims toujours à la recherche d'un prestataire pour sa future salle de spectacle

Un deuxième appel d’offres vient d’être lancé pour la conception et la gestion de la future salle rémoise. Dans l’espoir, semble-t-il, que les gros organisateurs de spectacles, postulent enfin.

 
Les deux salles existantes d’Epernay et de Châlons proposent déjà une cinquantaine de gros spectacles par an. Ici le Millésium.

Un nouvel et deuxième appel d’offres vient d’être lancé pour la gestion de la future grande salle événementielle de Reims. Cela confirme que le premier appel à candidatures, publié le 14 juin, n’avait rien donné (notre édition du 29 octobre). Agacé par l’article à l’époque, le maire confirme que l’appel est relancé mais, précise-t-il, « ce n’est pas forcément que le premier était infructueux ».

Reste que les gros opérateurs d’organisation de spectacles n’auraient pas postulé la première fois : ni le groupe Vega (rebaptisé s-pass) en charge des salles d’Épernay et de Châlons-en-Champagne, ni son principal concurrent GL Events. Même si la Ville n’en fait pas état, leur absence expliquerait l’échec du premier appel d’offres. Seuls deux candidats auraient alors répondu dont un groupement maison composé de la société d’économie mixte Reims Événement. Les deux ont été retoqués. « De toute apparence, la municipalité préférerait un prestataire possédant un vrai carnet d’adresses dans le monde du spectacle », glisse un proche du dossier.

Ces gros opérateurs vont-ils enfin postuler ? Le nouvel avis de concession a été rédigé pour les y inciter : « Nous avons modifié le cahier des charges : capacité revue à la hausse, extension d’utilisation pour le club de basket Châlons Reims. Ce qui justifie la relance de l’appel », souligne Arnaud Robinet. Dans le premier, la capacité assis/debout indiquée était de 6 000 places, dans le second la configuration la plus importante monte à « au moins 9 000 places ». Pour le reste, l’appel comprend toujours la construction, le financement, l’exploitation et l’entretien pendant 25 ans de la future structure. Est toujours inclue dans le lot la gestion du parc des expositions et du centre des congrès (avec leur déficit, dixit l’appel d’offres). Le coût des travaux est inchangé à 36 millions d’euros.

Avec son bassin de population et sa proximité ferroviaire avec Paris, Reims a des atouts qui devraient attirer preneur. Même s’il existe déjà deux salles dans la Marne qu’il n’est pas simple, économiquement parlant, de faire tourner, une salle située à Reims aura d’emblée un avantage sur les deux autres. Selon nos informations, les études de marché montrent qu’un concert organisé à Reims fera venir 25 à 30 % de spectateurs de plus que le même concert proposé à Châlons ou à Épernay. De plus, la future salle rémoise a pour vocation d’accueillir de grands tournois sportifs qui ne se tiennent encore nulle part dans la Marne.

Pascal Simonin, directeur général délégué du groupe qui gère le Millésium et le Capitole a été interrogé sur ses intentions. Il répond qu’il ne peut s’exprimer dans le cadre d’une procédure publique d’appel à concurrence. Quelle que soit sa décision il a jusqu’au 9 janvier pour postuler.

Catherine Frey

Extraits de l' union du 21/11/2016

   

    

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 Reims aurait du mal à trouver un opérateur pour sa future salle de spectacle

Selon nos informations, l’appel d’offres lancé pour construire et gérer la future salle serait infructueux. Arnaud  Robinet ne confirme pas.


La société Véga, en charge du Millésium à Épernay et du Capitole à Châlons, n’aurait pas postulé pour ajouter la future salle rémoise à sa collection.

L’appel d’offres lancé par la Ville de Reims pour trouver un gestionnaire doublé d’un constructeur pour la future salle de spectacle serait infructueux. Aucun candidat n’aurait retenu l’attention de la commission. Ce ne serait qu’à moitié étonnant car les deux principaux opérateurs n’ont pas postulé. Véga, qui gère les salles de Châlons et d’Épernay n’était pas candidat. Son principal et gros concurrent GL Events n’aurait pas répondu non plus. La complexité du dossier qui prévoit un groupement construction et gestion expliquerait leurs réticences. À moins que la proximité de deux autres salles qui tournent ait pesé dans la balance. Plus étonnant dans l’affaire, c’est la candidature a priori non retenue du groupement maison incluant Reims Événement. Interrogé, Arnaud Robinet répond qu’il n’a pas d’informations précises sur le sujet. A suivre.

Catherine Frey

Extraits de l' union du 29/10/2016

   

    

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La guerre des salles de spectacle aura lieu

Les élus rémois entendent faire cavalier seul dans la gestion de leur future salle de spectacle. La société Vega, qui gère Châlons et Epernay, a des soucis à se faire.


La salle rémoise ouvrira en 2020. Le Capitole a été inauguré en 2012, le Millésium en 2005.

Quand Sabrina Guédon, responsable de la salle de spectacle Le Mail à Soissons, fait sa programmation, elle passe un coup de fil à son homologue à Laon : « On s'appelle pour éviter de prévoir les mêmes têtes d'affiche. On travaille en complémentarité. » Peut-on envisager la même coordination entre le Capitole de Châlons-en-Champagne, le Millesium d'Épernay et la future salle de spectacle, de Reims ?  Rien n'est moins sûr. Les trois salles marnaises ne jouent pas dans la même cour en volume de spectateurs et les enjeux financiers ne sont pas les mêmes.

Pour éviter une concurrence qui, selon tous les observateurs, pourrait conduire à la mort d'une des trois salles, voire deux, il y aurait la solution de choisir un gestionnaire commun. Châlons et Épernay ont déjà le même, â savoir la société Vega. Ne reste plus qu'à compléter. Les élus rémois semblent plutôt décidés à faire route à part. « C'est un appel d'offres, donc on ne connaît pas le résultat mais, en effet, chacun vit sa vie », lâche Jean-Marc Roze, adjoint aux finances à la municipalité de Reims.

« Ici, c'est Reims avec 200.000 habitants et un besoin de salle. Ceux qui auraient aimé qu'on n'en construise pas nous ont-ils demandé quand ils ont fait la leur ? J'ajoute que notre salle proposera des choses qui n'existent pas à Châlons ou à Epernay comme des compétitions sportives. Nous souhaitons que les trois salles se portent bien mais nous défendons en priorité les intérêts de Reims. »

« C'est un caprice de gamin »

Michel Boulonnais, qui était à la barre de la communauté de communes d'Épernay au moment de la construction du Millesium, regrette cette attitude : « Ce n'est pas raisonnable d'avoir trois salles dans un rayon de trente kilomètres carrés. Je suis étonné que des gens intelligents qui se disent préoccupés d'aménagement du territoire puissent faire cela. Selon moi, c'est un caprice de gamin. » Sur la même longueur d'onde que son prédécesseur, Franck Leroy, maire d'Épernay, s'est déjà exprimé sur le sujet. Il en profite toutefois pour répondre à Arnaud Robinet qui lui renvoie en boomerang son refus de créer une métropole avec Reims : « Il n’y a jamais eu une seule réunion sur le sujet. Comment adhérer à un projet que je ne connais pas ? Il n’y a pas eu plus de réunion concernant la gestion des salles. » Benoist Apparu, maire (LR) de Châlons, confirme que les trois maires ne se sont jamais assis autour d'une table sur le sujet : « Une gestion a minima en commun est indispensable. Déjà que l'équipement rémois sur le plan spectacles arrive en surnuméraire. »

Quant à Pascal Simonin, directeur général de Vega, qui risque de se retrouver en concurrence frontale avec le géant GL Events, il se montre porudent. Mais pas muet : « En cette période de mise en concurrence, nous avons un devoir de réserve vis-à-vis de nos partenaires. Nous vous invitons à vous adresser au pouvoir politique qui a pris la décision de l'investissement de cet équipement dans le cadre de sa responsabilité d'aménagement du territoire. Il est le principale financeur que ce soit pour l'investissement ou pour l'exploitation, et il s'est certainement appuyé sur toutes les analyses économiques et études de marché, pour étayer ses décisions ». L'avenir le dira.

 L’avenir de Reims Événement en suspens…


Jean-Marie Roze, adjoint rémois aux finances

A priori, les Rémois ne souhaitent pas un seul opérateur pour les trois salles marnaises. En revanche, ils ont décidé de n'en avoir qu'un seul pour les trois salles rémoises, à savoir le centre des congrès, le parc des expos et la future salle. La rupture de contrat avec la société d'économie mixte (SEM) Reims Evénement (le contrat courrait jusqu'en 2024 pour l'une des salles) annoncée implicitement est passée sans une larme en conseil municipal. Ce qui laisse penser que Reims Evénement et sa quarantaine de salariés auront un rôle dans la gestion de la future salle. « Elle sera sûrement alliée avec le futur gagnant », avance l'opposant Éric Quénard. « tiest probable que la SEM postule. Et si elle ne gagne pas, le prestataire choisi aura l'obligation de reprendre le personnel », précise Jean-Marc Roze. Selon un ancien salarié de Reims Événement, cette candidature sera légitime : « Il y a un savoir-faire indiscutable. Mais selon moi ce ne sera pas une bonne opération pour la collectivité. Elle risque de toujours devoir remettre la main au pot. Personnellement, je choisirais un leader comme GL Events pour faire tourner ma salle. Ils ont 400 salons en gestion propre. En revanche, ce choix est l'assurance de faire des victimes dans la Marne. »

 Les REPERES

Un coût pour les Rémois

*.- Le coût annoncé de la future salle rémoise, qui sera supportée par les seuls Rémois est annoncé à 44 millions d’€.

*.- Le Département est prêt à contribuer à une cendltlen : «Seulement si elle travaille en complémentarité des deux autres », prévient René-Paul Savary. Le CHIFFRE 7.000

Places en concert pour la future salle de Reims. 4.500 à Chalons, 8.000 à Epernay

La PHRASE

*.- « Pour mol la concurrence ne se joue pas avec Epernay ou Chalons mais avec Nancy ou Metz. Reims, 12ème ville de France, se doit d'avoir un équipement à la hauteur. Actuellement, nous sommes 25 % en dessous en offre de spectacles par rapport aux autres territoires. »

Arnaud Robinet. Députe-maire (LR) de Reims.

Catherine FREY

Extraits de l'union du 17/06/2016

   

    

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Les salles de spectacles se font des scènes

L'officialisation de la création d'une « grande salle événementielle» à Reims, d'une' capacité de 5 500,à 6 000 places, crée le trouble dans les structures régionales existantes. Notamment à Épernay où l'on dénonce « l'hégémonie» rémoise.

L’ESSENTIEL

•.- Le projet urbanistique « Reims grand centre», présenté la semaine dernière, prévoit la création de deux structures : un centre aquatique et une salle événementielle.

•.- Cette dernière, de dimension régionale, aura vocation à accueillir Î les grands événements culturels, sportifs et économiques que la ville ne peut actuellement recevoir.

 •.- Les grandes lignes seront présentées le 2 mai. On sait déjà qu'elle devrait pouvoir accueillir entre 5.500 et 6.000 personnes en configuration culturelle.

•.- De quoi rivaliser avec les grosses structures existantes que sont dans la région le Millesium d'Epernay et le Capitole-en-Champagne de Châlons.

Il le craignait. Mais depuis que l'annonce en a été officiellement faite, l'ouverture en 2020 d'une nouvelle salle de spectacles à Reims a le don d'irriter Franck Leroy, le maire d'Épernay. « Je suis assez dubitatif sur l'utilité d'une telle salle, C'est un investissement qui me semble superflu au regard de ce qui existe. Nous avons un département de 570.000 habitants et trois salles (Châlons, Reims, Épernay) qui seront dans les mêmes jauges. Pour moi, il y a surabondance de salles et qui dit surabondance de salles, dit demain perte d'argent public importante. On y laissera forcément des plumes les uns et les autres. Et ces plumes, ce sera, de l'impôt parce qu'il faudra bien équilibrer les comptes. »

Car il est vrai qu'avec 35 à 40 % de Rémois au Millesium d'Épernay et 30 % au Capitole de Châlons, c'est une part importante du budget des spectacles qui est liée à une clientèle rémoise qui pourrait ne plus venir une fois la nouvelle salle créée. « Trois salles de ce type à si peu de kilomètres l’une de l'autre, c'est compliqué Il, concède un professionnel parisien du spectacle qui préfère rester anonyme, histoire de ne pas se fâcher avec des potentiels clients. Mais, il ne peut pas ne pas y avoir de , conséquences avec l'arrivée de cette nouvelle structure. »

Les tourneurs vont en profiter et iront au moins cher. Pour le maire d'Épernay, la salle rémoise va surtout faire le bonheur des tourneurs qui pourront négocier les tarifs avec les uns ou les autres, et aller là où c'est le moins cher. « S'il n'y avait pas eu d'autres salles, la question ne se posait même pas » , insiste Franck Leroy. « Mais là, nous, on a Une salle qui fonctionne parfaitement, qui a la plus grande jauge puisqu'on monte à 8.000. Châlons un peu moins que Reims. Je pense donc qu'il aurait été plus intéressant, ou d'avoir une salle de 12.000 à 15.000 places ou de ne pas avoir de salle. Parce qu'aujourd'hui, les plus grandes tournées .qui circulent en France sont toutes proposées dans la Marne, déjà. Donc, il n’y aura rien de plus. Et les grandes tournées que nous n'avons pas dans la Marne, ce sont les artiste$ internationaux qui font trois ou quatre dates en France et qui ont besoin d'un stade, ou d'une salle de 25.000 places comme à Lille. Donc en termes de complémentarité, ce n'est sans doute pas le meilleur choix qui est fait.

L'élu sparnacien a du mal à digérer la pilule. D'autant plus que cette sensation que Reims veut tout rafler est très mal perçue : « Je sais qu'il y a un lobby qui existe à Reims depuis longtemps qui voudrait tout à Reims et rien nulle part. En clair, le schéma qu'on voudrait nous faire avaler, c'est Reims et le désert marnais. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. Surtout il y a une légitimité à Épernay depuis douze ans que cette salle existe. »

« Eviter qu’ïl y ait du cannibalisme entre nous »

Du côté de Châlons justement, le député-maire (LR) Benoist Apparu, habituellement prolixe avec les médias, s'est contenté d'envoyer un SMS laconique suite à nos nombreuses sollicitations : « Pasde commentaire à ce stade » … Il est vrai que cela doit commencer à faire beaucoup pour lui après le refus de Reims de créer une grande communauté de communes avec sa ville.

Bruno Forget, patron de l'Ucia qui gère le Capitole-en-Champagne, se veut lui résolument positif. « C’est tout à fait normal que Reims, douzième ville de France, veuille faire une salle comme celle-là. Ça ne me choque pas. Il faut maintenant que nous parlions ensemble et que nous soyons intelligents pour qu'il n’y ait pas de cannibalisme entre nous afin de mutualiser nos événements comme nous le faisons actuellement entre Châlons et Épernay. Mais je suis confiant. Cela se fera.»

Un optimisme que ne partage pas le maire d'Épernay :  « Il aurait été beaucoup plus cohérent d'avoir une stratégie d'ensemble entre nos trois villes. Mais bon, cela ne semble pas être la préoccupation des élus rémois. Reims aujourd'hui veut faire cavalier seul. Reims rêve d'un département, où tout serait à Reims où tous les autres n'auraient plus rien. C'est d'abord une vue de l'esprit, et surtout, c'est une attitude qui se retournera tôt ou tard contre Reims. »

 3 QUESTIONS À  ARNAUD ROBINET

Epernay ne peut avoir  le beurre et l'argent du beurre

Le député et  Maire de REIMS (LR) assure vouloir jouer la complémentarité entre les salles. L'élu rappelle tout de même à ceux qui auraient tendance à l'oublier que la locomotive, c'est le bassin rémois.

•.- Pourquoi avoir décidé de créer cette nouvelle structure à REIMS ?  

Il n'y avait tout d'abord aucun équipement, sur la partie ouest de la grande région, permettant d'organiser des événements sportifs d'envergure nationale voir internationale. Cette salle aura aussi une vocation économique pour être en complémentarité avec le Centre des congrès de Reims pour organiser notamment des conventions d'entreprises, car nous avons beaucoup de demande en la matière. Sur l'offre culturelle, l'étude de société de conseil ISC que nous avons sollicitée pour la faisabilité du dossier, a montré que sur le bassin marnais, il y avait une offre culturelle et de concerts inférieure à peu près de 20 à 25 concerts par an, si on compare à des agglomérations identiques. Enfin, Reims est la douzième ville de France et elle ne peut, ne pas avoir un tel équipement. L’objectif au-delà des habitants du grand Reims et des 32.000 étudiants, c'est d'attirer une clientèle venant des Ardennes, de l'Aisne et de l'est parisien. Et puis je vais le dire clairement, aujourd'hui, nous, on n'est pas là pour concurrencer Épernay ou Chalons. On est plutôt là pour concurrencer des territoires ou des villes de notre strate, c'est-à-dire concurrencer le Zénith de Nancy, d'Amiens et d'Amnéville.

•.- Mais y a-t-il  vraiment de la place pour trois grosses structures à Chalons, Epernay et Reims ?

Je tiens à préciser que dans le cadre de l'étude préalable, le cabinet ISC a auditionné le directeur du Capitole et le directeur du Millesium car l'objectif, qui est le mien, est de trouver une complémentarité entre ces structures et la future salle rémoise, Ce que je redirais, sans entrer dans la polémique, c'est que Reims ne pouvait pas ne pas avoir un tel équipement en étant la capitale économique de l'ancienne région Champagne-Ardenne et en étant la deuxième ville et communauté urbaine de la grande région... Quand Épernay et Châlons ont construit leurs parcs des expositions, ils ne se sont pas non plus souciés du parc des expositions de Reims. Il n’y a pas de concurrence, mais une complémentarité. On peut travailler intelligemment sur l'offre.

•.-   Comprenerz-vous les inquiétudes, notamment du maire d’Epemay. Sur les risques d’équilibre économique pour les trois structures ?

La locomotive régionale est sur le bassin rémois, Nous avons une zone de chalandise beaucoup plus importante que Châlons et Épernay, c'est un fait. Certes, je comprends que 40 % des visiteurs du Millesium sont des Rémois mais Reims ne peut pas non plus ne pas avancer parce que Châlons et Épernay ont leur propre salle. Je dirais qu'avec Chalons il n'y a pas de trop de difficultés parce que Châlons a un parc des expositions avec des événements que Reims n'organisera pas (foire ou autre). Quant à Épernay, quand on a refusé la création d'une métropole entre Reims, Châlons et Êpernay, c'est du fait du maire d'Épernay. On ne peut pas aujourd'hui avoir le beurre et l'argent du beurre et demander de ne pas évoluer, de ne pas s'équiper parce qu'Épernay a un parc d'exposition transformable en salle événementielle. Je crois que l'on n'est pas du tout dans le même objectif, et ce sera des équipements complémentaires.

 Accueillir les matchs de prestige du Champagne Châlons Reims Basket


Le CCRB joue actuellement une fois à Reims une fois à Châlons. Christian Lantenois

La nouvelle salle rémoise aura aussi vocation à accueillir les grands événements sportifs. L'exemple de la Coupe Davis de tennis est souvent évoqué mais la question du rapatriement du Champagne Châlons Reims Basket (CCRB) qui joue actuellement une fois à Châlons, une fois à Reims, pourrait aussi se poser. Michel Gobillot, le président du club, disait d'ailleurs dans nos colonnes le 28 mars dernier qu'il « faut construire une belle équipe avant la livraison de la salle de 5.500 places à Reims. Il faut avoir un grand club avant l'équipement. Ce n'est pas la salle qui fera l'équipe ». Pour le député et maire de Reims, l'idée n'est cependant pas de faire de cette nouvelle arène la  « salle attitrée » du CCRB.  « Non, ce que j'ai dit au président Gobillot et aux dirigeants, c'est que le club pourra jouer des matchs de gala. C’est mon souhait, mais il faut qu'il continue jouer à Reims et à Chalons parce que l'essence même du club, c'est cette complémentarité entre les deux villes. Ce ne sera donc pas la salle attitrée du CCRB mais ils seront les bienvenus pour les matchs importants. »

COMMENTAIRE

Vu de Reims

La nouvelle grande région est en train de faire de nouvelles victimes. Vu de Reims, on ne raisonne plus en fonction de la Champagne-Ardenne mais dans un positionnement dans le Grand Est qui fait que  les amitiés d'hier ne sont plus forcément celles d'aujourd'hui. Même si officiellement la ville entend bien jouer la complémentarité avec les autres communes, on sent bien depuis quelque temps que la cité des Sacres joue de plus en plus sa carte personnelle. Vu de Reims, une alliance avec Châlons était artificielle, donc on a divorcé aussi vite que l'on s'était fiancé dans le cadre du projet d'une vaste agglomération. Vu de Reims aussi, ce n'est pas à Epernay mais bien ici que les meilleurs concerts doivent être proposés car c'est là que se trouve le plus gros potentiel. Vu de Reims enfin, la seule façon de s'en sortir et de peser, c'est bien de créer un Grand Reims suffisamment fort pour s'en sortir seul ou presque. Vu de Reims, c'est somme toute assez logique, Vu d'ailleurs par contre ... G.A.-T.

 Les REPERES

•.- La ville de Reims est passée par une société de conseil à tous les maîtres d'ouvrage dans le domaine du sport et de la culture.

•.- Parmi ses références, on trouve Bercy à Paris [photo], mais aussi des salles en province INantes, Lille, Orléans, Blois ... ).

Quelques autres salles de spectacles dans la région.  

•.- À Troyes, le Cube, dans une configuration tout le monde debout, peut accueillir plus de 6.200 spectateurs.

•.- A Charleville-Mézières, la Caisse d'Epargne Arena atteint les 3.000 places. La salle est dédiée au basket mais peut être en configuration concert aussi:.

•.- À Saint-Quentin, le Splendid va jusqu’à 1.300 spectateurs.

•.- À Reims, la Cartonnerie a une jauge de 1.200 places

SUR UN TERRAIN ABANDONNÉ DEPUUIS DIX AN5

•.- La nouvelle salle sera installée sur l’ancien site Sernam en centre de Reims, une friche ferroviaire au cœur de la ville qui n'était plus exploitée depuis fin 2005.

•.- Ce terrain de 6,7 hectares, accueillera aussi un complexe aqualudique, des immeubles à vocation tertiaire et un parking en silo de 500 places sur 5 niveaux.

Le CHIFFRE : 44Millions d’€ HT

C’est l’estimation du coût de cette nouvelle grande salle événementielle.

La PHRASE

•.- « Il faut que les différentes villes se coordonnent pour éviter que chacune tire à soi la couverture. Nous nous adapterons à ce que les politiques décideront. »

Groupe Vega, réseau d'une trentaine de salles en France dont le Millesium d’Épernay et le Capitole à Châlons.

Grégoire-Amir TAHMASSER

Extraits de l' union du 16 au 22/11/2012

   

    

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Le petit Bercy fait causer

Alors que le projet de la future salle êvênementielle de 6.000 places est à peine- esquissé, l'équipement fait déjà débat,


La grande salle événementielle, représentée ici au centre, aura trois vocations : sportive, culturelle et économique. Il ne s'agit pas de sa forme définitive mais d'une première esquisse du bâtiment Agence François Leclercq

Les contours du bâtiment devraient être soignés : « ce ne sera pas un cube et l'acoustique sera exceptionnelle » ,a assuré le maire de Reims. Si les détails de la future salle évènementielle seront dévoilés le 2 mai, en conseil municipal, Arnaud Robinet, a lâché néanmoins quelques informations capitales. D'abord sur sa capacité : 5.500 places assises et 6.000 places en configuration assis/debout), avec des gradins modulables. Deux halls annexes jouxteront la salle afin de compléter l'offre. « Il ne s'agit pas de concurrencer le parc des expositions ni le centre des congrès », at-il affirmé jeudi soir. « Aucun équipement sur Reims n'offre une capacité suffisante pour accueillir de grandes conventions d'entreprises, de grands événements sportifs ou culturels. Reims, soucieuse d'affirmer ses ambitions et ses fonctions métropolitaines, se devait de combler ces lacunes. » Loin d'être un gadget, ce « nouveau Bercy », tel que le désigne Arnaud Robinet « a pour vocation à accueillir les grands évènements culturels,  sportifs et économiques. » Son coût: 44 M€, livraison attendue : 2020. Au lendemain de l'annonce, des voix s'élèvent contre un tel projet.

1 – UN EMPLACEMENT CRITIQUE

On le sait Eric Quénard, chef de file de l'opposition goûte peu l'emplacement choisi. S'il affirme être « d'accord sur le principe », de l'implantation d'un tel équipement, le conseiller municipal PS déplore « des effets d'annonce ». « Le site n'est pas adapté, il est enclavé et pollué. La dépollution du Sernam va représenter un budget Et il y aura forcément des fouilles archéologiques, donc des retards et de l'argent perdu », développe-t-il ». Il cite une étude réalisée il y a quelques années par l'agence d'urbanisme de Reims, qui pointait « dix autres emplacements possibles pour une telle salle. »

2 - I.E PETIT BERCY N'EST PAS UN AUDITORIUM

Jean-Philippe Collard, le créateur des Flâneries musicales est étonné d'être questionné sur le futur petit Bercy rémois, « Je n'ai pas été consulté par la municipalité. La salle n'est pas adaptée pour un orchestre symphonique, c'est un non sujet pour nous », s'agace t’il. Le musicien est frustré du manque de retour des élus, malgré « plusieurs approches », pour l'édification sur Reims d'un auditorium digne de ce nom.

« Reims peut rougir face à des villes plus petites et mieux équipées, comme ChâIons. Je suis à Soissons pour un concert. Moins de 30.000 habitants, mais une salle de concert symphonique .... Le jour où on pointera du doigt Reims comme la lanterne rouge de la musique classique, peut-être que les choses bougeront. Avec le nouveau découpage régional, il y a quatre orchestres symphoniques missionnés sur la région. Mais impossible de les accueillir dans de bonnes dispositions à Reims. »

3 – UN EQUIPEMENT LOURD QUE 5EULE LA VILLE FINANCERA

« Ce sont les Rémois, et eux seuls, qui vont payer un équipement qui bénéficiera pourtant à tout le département, et même au-delà », remarque Éric Quénard. En effet, si Reims Métropole finance le complexe aqua ludique pour un montant de 39 M€, l'agglomération ne déboursera pas un centime pour la création de la salle évènementielle. « C'est incohérent. Ce type d'équipement doit être financé par l'agglomération, comme cela a été fait à Châlons pour le Capitole. »  L'élu PS prédit, là encore, des surcoûts liés Il aux fouilles archéologiques, « à la dépollution du site , au processus de mise en concurrence ». Quant aux potentiels futurs usagers rencontrés hier (lire par ailleurs). ils réservent plutôt un bon accueil à ce nouvel équipement.

Votre AVIS

Que pensez-vous de la perspective d’un mini BERCY à REIMS ?

   

 D.G, A.B et A.P. 

Extraits de l' union du 16 au 22/11/2012

   

    

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Projet de « Zénith » à Reims

Cette salle qui fait beaucoup parler…

Nous avons consacré dans nos colonnes (édition de Reims du 9 novembre) un article à propos de la création d'un nouvel équipement polyvalent à vocation culturelle et sportive de type « Zénith » à Reims. Vu de Châlons (Capitole) et d'Epernay (Millesium), un tel projet irrite quelque peu...


© Frédéric Coqueret architecte

Interrogations sur le financement

À la prochaine réunion du G10, on risque de parler davantage de la grande salle rémoise que de l'étude Insee qui sera dévoilée ce vendredi sur la cohérence du futur pôle métropolitain.

Le risque de concurrence avait déjà posé question entre le Millesium d'Epernay et le Capitole de Châlons, ouvert il y a quelques semaines. Risque a priori évité puisque les mêmes acteurs gèrent ces deux salles. Mais la question du succès, en termes de remplissage, du dernier né, le Capitole, ne trouvera pas de réponse avant plusieurs mois. Franck Leroy, maire d'Epernay, et président du G10, donne le ton : « Si Reims se dote d'un tel équipement, nous aurions dans le département, pour nos trois villes qui représentent 350 000 habitants, trois salles de plus ou moins 8 000 places. Imaginez qu'une agglomération unique de 350.000 habitants dispose de trois salles de ces tailles, tout le monde dirait que les élus sont fous ! »

À Châlons, le maire, Bruno Bourg-Broc, a été longtemps un frein au développement du G10, avant de s'en emparer, risque d'isolement oblige. « Ça inaugure mal de la coopération intercommunale entre nous. Quand je vois les conditions draconiennes qui nous ont été imposées par les conseils régional et général pour monter le Capitole... »

Même son chez René-Paul Savary, le président du Conseil général : « Ça ne fait pas partie des dossiers sur lesquels nous travaillons avec la maire de Reims. C'est quelque chose dont il faut parler au sein du bureau des congrès. Ce bureau a été créé pour que les trois villes travaillent ensemble. On a déjà beaucoup de mètres carrés de salles de spectacles et de congrès. Si tout le monde s'entend, c'est bon pour tout le monde, c'est évident. »

Côté opérateur, Bruno Forget, président de la Sepec, la société d'exploitation du Capitole, également présent dans la société qui gère le Millesium, n'est pas plus emballé : « La maire de Reims fait ce qu'elle veut chez elle. C'est sa décision. Ça ne changera rien dans nos objectifs de programmer des concerts, intimistes comme très grands, au Capitole comme au Millesium. Est-ce que des salles à Châlons, Epernay et Reims, c'est viable, sur un territoire gros comme celui de Nantes ? »

Arrive la question financière du projet rémois. Dans un contexte économique pas franchement favorable, « je vois mal comment un projet d'envergure pourrait voir le jour. Le président du département avait d'ailleurs dit urbi et orbi que le Conseil général ne financerait plus. A moins que le projet rémois ne soit financé par le pôle métropolitain ! », lâche Bruno Bourg-Broc, jamais le dernier pour un bon mot. René-Paul Savary confirme : « Quand je vois ce qu'on a déjà sur les bras... Y compris la ville de Reims, qui, même si elle fait des efforts de réduction, a un encours de dette encore conséquent. A ce jour, le Conseil général n'a pas été sollicité. Et je vois mal comment aujourd'hui on pourrait s'engager. »

Le projet rémois sera l'un des thèmes de la prochaine campagne électorale - les municipales en 2014. Ce qui veut dire qu'un tel projet, même en allant vite  ne pourrait pas sortir de terre avant 2017, au moins. D'ici là, le contexte économique aura peut-être évolué favorablement, Reims aura peut-être gagné des dizaines de milliers d'habitants...

En attendant, on pourra toujours se poser la question de savoir si, pour la Marne, une seule grande salle sur le territoire de Reims n'aura pas été plus logique, on pourra refaire l'histoire du Millesium et du Capitole, crier qu'il ne fallait pas les construire. C'est trop tard.

Tony Verbicaro

Extraits de l' hebdo du vendredi N° 281 du 16 au 22/11/2012

   

    

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Reims ressort son projet de grande salle

Dans les cartons depuis bientôt quinze ans, le projet de création d'une nouvelle salle de spectacles, de type Arena, pouvant accueillir des événements majeurs, musicaux ou sportifs, semble enfin revenir sur le devant de la scène. Un chargé de mission doit même être très prochainement nommé par la Ville pour prendre en main un dossier réclamé avec force par l'association Reims au Zénith. Cette dernière a même réalisé diverses projections en ce sens.

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Projet - Salle de spectacle

Enfin le vrai démarrage ?

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La vue de l'extérieur de ce que pourrait être la future salle sur l'ancien site Sernam.
© Frédéric Coqueret Architecte
 

Longtemps envisagée, annoncée, repoussée voire oubliée par certains, la création d'un nouvel équipement polyvalent à vocation culturelle et sportive, de type « Zénith » semble ressortir des cartons avec la nomination, d'ici la mi-décembre, d'un chargé de mission dédié à ce projet.

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Eric Quénard l'assure : « Le projet de ce nouvel équipement d'ampleur n'a jamais été oublié »
© l'Hebdo du Vendredi

Oui, la dotation pour la ville d'une nouvelle infrastructure censée pouvoir accueillir à la fois concerts et événements sportifs d'ampleur était inscrite sur le programme de la maire Adeline Hazan. Mais force est de constater que malgré quelques timides études réalisées depuis, le dossier a peu évolué en quatre ans. « A cause de la réalité économique notamment, nous avons dû faire des choix », justifie le premier adjoint, Eric Quénard, figurant parmi les responsables de ce projet, de par sa casquette également de président de Reims Événements, la structure qui gère le Centre des Congrès et le Parc des Expositions de Reims. « Il est apparu clairement qu'on ne pourrait pas financer un projet de cette nature au cours de la mandature. C'est pourquoi le dossier 'a pas été plus travaillé que ça et laissé en suspend ; mais pas oublié pour autant. »

Si chacun s'accorde à dire que le Parc des Expositions devient de plus en plus obsolète, l'important était de bien recentrer les besoins auxquels la nouvelle salle devra répondre. Et l'avancée, la voilà. Annoncée fin septembre par la première magistrate elle-même, la municipalité reprend le dossier en main et semble cette fois bel et bien décidée à avancer. « On a mis un agent de la collectivité sur le coup qui deviendra chargé de mission sur ce projet, avance Eric Quénard, soulignant que ce dernier, travaillera sur les montages juridiques et financiers ou encore l'implantation géographique et la reconversion du Parc des Expos avec l'optique de disposer, d'ici quelques années, d'une salle à la bonne acoustique pour les concerts, capable également d'accueillir des événements sportifs d'envergure comme des rencontres nationales de handball ou pourquoi pas un tour de la Coupe Davis. » Par ailleurs, si aucune ligne sur le sujet ne figure dans le grand projet Reims 2020, « c'est que Reims 2020 est avant tout une vision de la conception de la ville dans laquelle tous les projets ne sont pas notés », clarifie l'élu socialiste.

Mais alors, où installer ce nouvel équipement qui, selon toute vraisemblance, devrait être un lieu polyvalent de type aréna ? Sur l'ancien site Sernam, à l'angle de la place de la République et de l'avenue de Laon ? Défendue par beaucoup, y compris l'association Reims au Zénith, l'idée ne semble pourtant pas être la première retenue par la Ville ; Eric Quénard soulignant « le risque de voir des problèmes de circulation les soirs de spectacles, la place de la République étant déjà bien engorgée ». Pour autant, « nous n'écartons aucun site », assure l'adjoint, « rappelant que le site Sernam a connu de nombreuses évolutions en sept ans et pourrait donc encore en connaître. Qu'il soit installé à Reims ou dans l'agglomération, ce nouvel équipement doit surtout être facilement accessible par plusieurs moyens de transport (voiture, train...) » Concernant le financement, la question de savoir s'il s'agira d'un financement public, privé ou mixte, n'a pas encore été étudiée.

Prenant ses fonctions au plus tard dans un peu plus d'un mois, le nouveau chargé de mission devrait commencer à rendre compte de son travail courant 2013 et dans l'idéal, Eric Quénard et la municipalité espèrent pouvoir apporter des réponses en matière de contenu, de localisation et de financement avant la fin de la mandature, soit au printemps 2014.

Aymeric Henniaux 

 Stéphane Lang : « Il est plus que temps d'avancer »

Quinze ans déjà que ce Rémois tenace, ancien conseiller municipal, réclame un nouvel équipement voué au spectacle, « digne de ce nom », pour la ville. Une doléance qui semble enfin connaître un nouvel élan aujourd'hui.

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Stéphane Lang en est convaincu : « Ne pas choisir le site Sernam est une erreur. »
© l'Hebdo du Vendredi
 

Serpent de mer, opération fil rouge ou patate chaude selon les avis, le projet de création d'une grande salle de spectacle, adéquate à la fois pour les concerts et les importantes compétitions sportives, finissait par n'apparaître que comme une vague promesse de campagne, inscrite « pour faire bien » sur les professions de foi, tous bords politiques confondus. Pourtant, Stéphane Lang l'assure : « Quand j'appartenais à l'équipe de Jean Falala, il a été sérieusement question de construire un pôle spectacle sur le site de l'actuel Cartonnerie. »

L'ancien maire de Reims était d'accord, son successeur, Jean-Louis Schneiter, a, lui, préféré laisser retomber le bébé. Même constat au début du mandat de l'édile actuelle, Adeline Hazan, qui promettait en 2008 « de lancer un concours international d'architecture pour réfléchir aux grands projets d'équipements envisageables pour la ville, parmi lesquels une salle polyvalente de 5 000 à 6 000 places ».

« Le vrai problème, reprend Stéphane Lang, c'est qu'il n'existe actuellement aucune salle de plus de 1 000 places assises à Reims permettant d'accueillir les spectateurs dans de bonnes conditions, ce qui n'est évidemment pas le cas du Parc des Expositions. » Le fondateur de l'association Reims au Zénith, créée en 2007, milite sans relâche pour la création d'un zénith ou d'une aréna (nouveau type d'équipement, plus pratique, polyvalent et dont la construction peut être soutenue financièrement par l'État) dans la ville. Aussi, quand au hasard d'une question posée il y a quelques semaines sur le plateau de France 3 Champagne-Ardenne, la Première Magistrate rémoise annonce l'arrivée d'un chargé de mission pour travailler sur le dossier d'une grande salle de spectacle pour Reims, la nouvelle est accueillie avec le plus grand plaisir par Stéphane Lang : « Après la déception de ne voir aucune ligne sur ce dossier dans le grand projet Reims 2020, ce revirement fait du bien. Maintenant, il est plus que temps d'avancer après plusieurs faux départs (la Cartonnerie à la jauge trop juste et aux places assises trop peu nombreuses, le Palais des Congrès et son amphithéâtre trop petit...). D'autant qu'après le Millesium d'Epernay et le Capitole de Châlons qu'on nous présentait à l'époque comme étant LA salle idéale, on en est toujours au point mort. »

Misant plutôt sur une complémentarité que sur une concurrence de l'offre de spectacle à travers ces infrastructures des villes membres du G10, Stéphane Lang persiste donc dans sa volonté de voir naître un nouvel équipement à Reims intramuros. « Dans l'idéal, l'ancien site de Sernam conviendrait parfaitement, de par notamment sa localisation en centre-ville. Cela pourrait générer des retombées annuelles, directes et indirectes, allant jusqu'à 20 millions d'euros. Je regrette de voir l'idée pour le moment abandonnée, c'est pour moi une erreur. Pour autant, notre association reste ouverte à d'autres endroits comme Champfleury ou Bezannes... »  En attendant, le président de Reims au Zénith poursuit son travail de fond et promet de le poursuivre coûte que coûte, quelle que soit l'orientation que la municipalité donnera finalement au projet dans les mois à venir.

A.H

reimsauzenith@orange.fr - www.reimsauzenith.com

Extraits de l' hebdo du vendredi N° 280 du 09 au 15/11/2012

   

    

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