Service Voirie et Espaces Verts
 

Les Serres Municipales

Les parcs d'agrément

Répertoire 



 

 

 

Les agents du service propreté
Il met en musique les décors des parcs

La ville est déjà « zéro phyto »

Les artistes des espaces verts de Reims déploient leur imagination à Dijon

 Ils fleurissent en ville - Ces petits chantiers qui améliorent le quotidien

Pour une gestion environnementale

REIMS mise sur le vert

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les agents du service propreté

Reims Ils sont 131 hommes et 1 femme à y travailler. Ils commencent leur journée quand beaucoup dorment encore. Au-delà du nettoiement de l’espace public, ils se chargent d’effacer les tags, d’enlever les dépôts et affichages sauvages.


Boulevards Pasteur, Vasnier et Paix, depuis 6 heures et jusqu’à midi, en ce lundi, Laurent Bossus, au volant d’une micro-balayeuse, aspire les feuilles sur les pistes cyclables. 600 tonnes de feuilles sont ramassées entre septembre et novembre et valorisées en compost. Toutes les rues reçoivent la visite d’une de ces machines, au moins une fois par semaine.

UN SERVICE MULTI-TÂCHES

*.- POUR AVERTIR   d’incivilités, soit la plate-forme Reims contact (03 26 77 78 79) ou Allô propreté (03 26 77 71 11).

*.- DES AGENTS IMPLIQUÉS Des animations sont organisées auprès des enfants. Les agents expliquent leur quotidien et éduquent aux gestes de propreté.

*.- BAROMÈTRE DE SATISFACTION Le budget de fonctionnement est de 4,5 M€/an. En septembre 2016, 75 % des Rémois se disent satisfaits de la propreté des rues.

Nettoiement de l’espace public

 « C’est le cœur de notre métier » , explique Larbi Ait-Yahia, chef du service propreté. Les 2/3 des 900 kilomètres de trottoirs sont gérés par la régie. Il y a le balayage manuel et mécanique. « Parfois, c’est le dernier service public qui est maintenu dans les quartiers. » Ces agents municipaux ramassent manuellement 1 900 t de déchets par an sur les trottoirs. En complément, les machines aspirent 2 400 t. « On fait appel aussi à deux prestataires privés : la société Edivert pour Wilson, Croix-Rouge et Clairmarais ainsi que la société Suez RV Reims qui emploient 45 personnes sur le centre-ville. » Eux interviennent 7 jours/7, même les jours fériés et parfois sur un secteur, plusieurs fois dans une même journée. « Pour se rendre bien compte, 60 000 personnes passent quotidiennement devant le théâtre. »

La lutte anti-graffiti

 Ils sont sept agents et ne chôment pas. L’an passé, à leur actif, l’enlèvement de 18 000 tags en tout genre. « Les graffitis déforment l’image d’une ville » , déplore Jacques Ammoura, adjoint au maire. Trois techniques utilisées : « la chimique, le micro-gommage et l’aéro-gommage selon la peinture utilisée et le support » , énumère Larbi Ait-Yahia. Un service gratuit à Reims, si ce tag est visible de l’espace public. Les propriétaires doivent simplement signer une décharge. Priorité aux tags racistes, antisémites ou injurieux « dès que l’on en a connaissance, ils sont de suite effacés » , ajoute Emmanuel Debaty, directeur des services déchets et propreté.

La brigade anti-affichages sauvages

 À Reims, il existe 55 poteaux d’affichage (bien plus que ce que la réglementation exige). 9 000 affiches non autorisées sont enlevées chaque année. « La police municipale verbalise, ça peut monter vite : 150 € par affichage en infraction. »

Les dépôts sauvages « On gère une centaine d’interventions par mois » .

D’ici la fin du mois, pendant tout l’hiver, tous les effectifs pourront être mobilisés, de jour comme de nuit, dans le cadre de la viabilité hivernale afin de sécuriser les axes principaux et les accès prioritaires.


Rue de Venise, 8 heures René Palhas arpente le même secteur depuis 11 ans : Gambetta, Venise, l’Equerre, Folle-Peine et la moitié de la rue des Capucins, «
Il y a fort à faire. Les gens jettent n’importe quoi, n’importe où. » Beaucoup le croisent sans lui jeter un regard. Mais il y a des riverains reconnaissants, « parfois lors de ma tournée, on m’offre un café ».


La Neuvillette, 15 heures Stéphan Franck et Richard Hurtaux sont en charge de faire place nette. Ils font la chasse aux dépôts sauvages. Il y a des points noirs récurrents : l’aire d’accueil des gens du voyage, le pont de Witry, le chemin de la Ferraille, le chemin La Folie, ou encore le chemin des Pensionnés et la rue La Perouse.


Bd Jamin, 11 heures Martial Corent, 15 ans au service propreté, conduit la plus grosse aspiratrice. Son secteur ? Les boulevards. «
J’évite les tournées des éboueurs et les heures de pointe. » Malgré tout, il se fait souvent klaxonner. « Je tombe souvent sur des containers renversés, des bouteilles cassées ou une chaussée salie par des chantiers. »


Avenue de Laon, 16 heures Le service propreté de Reims compte aussi 3 mécanos et un 1 apprenti, spécialisés dans l’hydraulique, l’électronique et l’informatique. Ils entretiennent l’ensemble des véhicules et des machines utilisées, assurent les réparations et évidemment les dépannages.

Aurélie BEAUSSART

 Extrait de l' union du 21/11/2017

   

   

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Il met en musique les décors des parcs

Luc Boda est menuisier au service des espaces verts depuis 30 ans. Il contribue à l'embellissement des massifs, grâce aux décors qu'il fabrique. Sur le thème de la musique.


Il connaît la musique, le menuisier des espaces verts ! Il construit les décors qui ornent les massifs fleuris, dont le thème varie chaque été.

Ça l’étonne et même l’agace un peu, qu’on s’intéresse à lui ! Luc Boda travaille depuis 30 ans au service des espaces verts de la Ville de Reims et il n’aime guère les questions, encore moins les photos. Mais, parce qu’il aime son métier et qu’il veut mettre en valeur l’action de tous ses collègues, il raconte sa contribution à l’embellissement des rues et des parcs.

Chaque année, un thème est choisi collégialement dans son service pour donner un fil directeur au fleurissement d’été (le plus important en variétés et en originalité). En 2014, ce fut la guerre, en 2018 ce sera la paix. Et en 2017, la musique. Les jardiniers ont commencé le 9 mai à enlever les plantes d’hiver et de printemps, ce qui va durer jusqu’au 23 juin.

Être à la hauteur des « 4 fleurs »

« Durant cette période particulièrement intense, le service passe aux 39 heures, précise Marie Morel, la responsable de production. Chaque équipe propose des décors et nous regardons ensemble si cela est réalisable, si c’est approprié aux exigences de notre label 4 fleurs. Il y a une belle énergie autour du thème annuel et les agents débordent d’imagination ! » Il faut aussi tenir compte des contraintes du massif et introduire des plantes colorées, contrastées…

Pour les décors, Luc Boda veille lui aussi au grain. À longueur d’année, il répare le mobilier urbain en bois qui est cassé dans les parcs et jardins ou abîmé par l’usure dans les écoles. Alors, les idées que lui apportent les jardiniers, il les regarde d’un œil amusé mais parfois critique. « Je dois faire une belle forme et éviter de me perdre dans les détails », explique Luc Boda. Inutile que ce soit trop compliqué, il faut que ce soit bien visible, compréhensible au premier coup d’œil, spécialement pour les massifs qui se trouvent dans des lieux très passants, comme les ronds-points, les entrées de ville. Pour une harpe, par exemple, son collègue est venu le voir dans son atelier de la rue du Bois-d’amour, pour la forme et le bois. « Je les laisse aussi tracer, s’ils le souhaitent, et proposer les couleurs. Je les conseille. Ensuite, moi, je réalise et je peins. » Il rappelle, parce qu’il est modeste : « Attention, nous sommes d’abord des jardiniers, pas des décorateurs ! »

 Anne Despagne

 Extrait de l' union du 31/05/2017

   

   

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La ville est déjà « zéro phyto »

Le service des espaces verts de la Ville n'utilise plus de produits chimiques pour le désherbage. Sur les trottoirs, il peut y avoir de rares exceptions avec des entreprises privées.


Les jardinier.; du service des espaces verts n'utilisent que la binette et rhuile de coude

J'habite juste en face du square des Cordeliers, et mardi matin, en sortant de mon immeuble, j'ai vu une personne épandre un produit tout le long de la rue Voltaire. Je suis allée voir de quoi il s'agissait et cet employé m'a dit qu'il aspergeait du désherbant. Il était sans protection, ni tenue, ni masque. Et il se trouvait, non pas devant, mais tout près de l'école Voltaire à un horaire d'aller et venue des enfants. La jeune Rémoise qui raconte cet épisode a été surprise par l'utilisation de produits sur un trottoir où il y a très peu d'herbes, en plein centre-ville, près de la cathédrale. Il suffirait, selon elle, d'arracher ou de brûler les quelques rares graminées qui ont la mauvaise idée de poindre aux premiers rayons de soleil.

Cette scène surprend Laure Miller, l'adjointe chargée des espaces verts, car la ville de Reims est depuis longtemps passée au « zéro phyto », c'est-à-dire aucun traitement chimique sur les parterres et pelouses.

« Cette démarche a été entamée dans les années 2000 et tous nos agents ont reçu une formation pour ne pas utiliser de produits phytosanitaires. Dans le cas précis décrit par cette Rémoise, ce n'est pas le service des espaces verts qui s'occupe des trottoirs mais le service propreté. Il peut arriver que ce service fasse appel à une entreprise extérieure. Ces entreprises ont la consigne d'arracher les mauvaises herbes mécaniquement. En second lieu, si cela ne suffit pas parce que l'herbe est tenace, l'entreprise peut utiliser des produits biologiques. Et en cas de résistance dans l'action misé en œuvre, il lui est possible de procéder à un désherbage chimique. Mais cela ne peut survenir que dans les marchés publics et nous allons les faire disparaître », explique l’élue.

En centre-ville, la présence d'herbes folles n'est pas bien perçue. Le degré de tolérance envers la nature est assez relatif. Certaines personnes pensent même que les arbres devraient être tous élagués en même temps car il y a trop de feuilles à ramasser.

« Des Rémois estiment que la ville n'est pas bien entretenue quand ils voient une mauvaise herbe dans le caniveau », regrette Laure Miller. Il va falloir s'y habituer car la loi Labbé (voir par ailleurs) échelonne la disparition progressive des produits chimiques. Le service des espaces verts l'applique déjà et cette loi va s'étendre aux particuliers. Tout le monde va devoir la respecter, y compris ceux qui entretiennent des jardins familiaux.

« Il faut accepter qu'il y ait quelques mauvaises herbes même si la ville est propre. Entre les pavés devant la basilique Saint-Remi, nous avons souvent des réclamations, de même que pour les cimetières. Beaucoup de personnes considèrent que c'est un manque de respect vis-à-vis des défunts et nous font des réclamations. Nous n'avons pas changé de philosophie à ce sujet Il n'est pas question de revenir en arrière mais nous avons accordé davantage de crédits pour qu'il y ai plus de passages dans les cimetières. Lesgens ont vu la différence. Certains nous ont envoyé des courriers de remerciement. »

Désherbez futé avec l'École des jardiniers

« Le plus simple, c'est l'eau chaude », soutient François Lesellier, coordinateur de l'association L'école des jardiniers. « Chez soi, on utilise par exemple l'eau de cuisson des pâtes ou des pommes de terre ou un restant de bouilloire. On la verse sur les parties que l'on veut travailler. C'est le plus radical et cela ne coûte rien. C'est plus efficace que la vapeur ou les produits chimiques » considère ce maraîcher bio.

Dans la rue, il est aussi possible d'utiliser un traitement mécanique à la brosse. Dans ce cas, il faut frotter et arracher la racine. Sinon, on prend un peu de ciment pour reboucher les trous dans lesquels se met la terre. « Et si c'est un petit parterre, il est aussi simple de placer un lierre environnemental qui ne laissera pas de place aux mauvaises herbes », poursuit-il. Pour occuper le terrain, il y a aussi la possibilité de planter des géraniums vivaces qui ont en plus l'avantage de décorer le site et de mettre de la couleur.

« Il faut tout anticiper, être très vigilant, observateur. Si on est dans un petit caniveau, un coup de binette ou un jet à haute pression suffit à tuer la plante quand elle est petite. Après, vous êtes tranquille toute l'année. Alors que si vous utilisez un produit phytosanitaire, il n'y a que 5 % du produit qui va sur la plante. Le reste finit dans les nappes phréatiques », regrette ce jardinier qui anime des ateliers avec son association et Reims Métropole pour donner envie aux gens de jardiner de façon naturelle sur des terrains de maraîchage. « Si vous utilisez des produits chimiques, cela marche à 100 % mais vous risquez un cancer » conclut-il. « Il vaut mieux prendre le temps de réfléchir. »

La loi Labbé interdit les pesticides à partir de 2020 li! Parlement a adopté définitivement le 23 janvier 2014, par vote à l’Assemblée nationale, la loi du sénateur écologiste Joël labbé (dite zéro phyto) qui interdit les pesticides dans les espaces verts publics à partir de 2020 (une autre échéance prévoit 2017) et dans les jardins particuliers à compter de 2022. Ce délai doit permettre une adaptation à de nouvelles méthodes de travail notament seront exemptées les voies ferrées, pistes d'aéroport et autoroutes

Marie-Christine LARDENOIS

 Extrait de l' union du 23/04/2015

   

   

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  Ils fleurissent en ville

Ces petits chantiers qui améliorent le quotidien

 
Echafaudage extraordinaire pour le clocher de Saint-André.

 
La rue de Nice sera aménagée en deux tranches successives.


Au Manège, l'enjeu est de rendre une partie des gradins nettement plus mobiles qu'avant


Rue Fery, il y a du boulot pour rénover la chaussée. 


Rue de Dunkerque, l'entretien des canalisations se fait sans creuser de tranchée

 Des égouts bien étanches, des chaussées bien carrossables, des espaces verts plus nombreux… voilà à quoi travaillent les services municipaux au quotidien.

Après la tournée des écoles, c'était hier pour la maire de Reims la tournée des chantiers. Adeline Hazan a consacré son après-midi à constater sur le terrain le travail effectué par (ou sous la responsabilité de) ses services techniques. Ceux-ci lui avaient choisi un échantillon de travaux ou de réalisations récentes assez varié, tant sous l'angle géographique que sous l'angle technique. Entretien de canalisations d'égouts ou d'eaux pluviales, réfection de chaussée ou de bâtiment, aménagement d'espaces verts, on n'était pas là dans le sensationnel et le grandiose (si l'on excepte le clocher de l'église Saint-André, avec ses échafaudages extraordinaires), mais « dans le quotidien et la proximité » comme le commentait la maire, des petites choses qui n'ont l'air de rien mais qui contribuent à améliorer la vie. Qui n'a jamais pesté contre des nids de poules ou un égout qui déborde ?

     Tour d'horizon.

- RÉSEAUX RUE DE DUNKERQUE : dans cette rue proche de l'hippodrome, on cure, on répare et on rend étanche les canalisations des eaux usées (égout) et des eaux de pluie, et ce sans creuser de tranchée pour ne pas trop perturber la circulation. Tout se fait à l'aide de robots et de caméras télécommandés. Ces travaux ont commencé en août, ils doivent durer jusqu'au 13 septembre.

- CHAUSSÉE RUE JULES-BRUNEAU : cette rue du secteur Barthou qui donne sur Alexandre-de-Serbie est en travaux depuis un bon moment, on a commencé en 2009 par la réhabilitation des réseaux souterrains d'assainissement et d'eau avant de poursuivre par l'enfouissement du réseau électrique ; on termine en ce moment par les travaux de surface, réfection du tapis de la chaussée.

- CHAUSSÉE RUES FERY ET DE LA TIRELIRE : pour la petite rue du secteur Saint-Remi, toute proche de la basilique, la réfection de la voirie, chaussée et trottoir, a débuté lundi. Elle doit durer un mois, avec à l'arrivée, un classement en « zone 30 » et un contresens cycliste. Traitement quasiment identique pour la Tirelire à partir de lundi prochain.

- ESPACE NATURE DE LA CERISAIE : là, il s'agit d'une surface un peu conséquente, 13 hectares en tout, entre canal et Vesle, sur l'emplacement de l'ancien Institut médico-éducatif des Papillons blancs. Trois hectares seront réservés à des activités encadrées (arc, VTT, accrobranche…), les dix autres hectares étant en accès libre pour la promenade. Les aménagements ne sont pas tout à fait finis, cet espace n'est donc pas encore officiellement ouvert au public. C'est aussi à l'intérieur de ce nouvel espace vert que va s'installer le chapiteau des arts du cirque Trac, que l'on inaugurera le 24 septembre.

- TERRAIN MULTISPORTS EUROPE : situé à proximité de la piscine des Thiolettes, il est le troisième terrain de ce genre pour jeux de ballon livré cette année avec ceux de Joliot-Curie à Croix-Rouge et de l'espace central de Wilson. Le prochain, dont les travaux démarreront dans les semaines à venir, sera pour Murigny.

- PARC DAUPHINOT : au bout de l'avenue Jean-jaurès, ce parc en cours d'aménagement occupe l'emplacement de ce qui était le jardin du directeur d'Arthur-Martin. D'ici la fin de l'année, un hectare et demi sera ouvert au public.

- RUE DE NICE : il s'agit à nouveau de voirie, avec une partie réhabilitation et une partie création pour cet axe situé entre avenue Jean-Jaurès et rue de Cernay à hauteur du magasin Carrefour. Une première tranche qui dure jusqu'en novembre porte sur la section Cernay/Deneux, la seconde, entre Deneux et Jaurès, est programmée pour 2012. La chaussée comportera notamment des plateaux surélevés de ralentissement, et sera flanquée de pistes cyclables de chaque côté.

- EGLISE SAINT-ANDRÉ : c'est le clocher qui suit en ce moment une sérieuse restauration, portant aussi bien sur la pierre, que la charpente, la couverture et même les vitraux. Il y en a pour jusqu'en mai ou juin prochains (lire aussi notre édition du 1er septembre).

- GRADINS DU MANÈGE : l'enjeu est de rendre facilement mobiles un tiers environ des gradins (manipulables en une heure au lieu de trois jours). Cette modification est à livrer pour fin septembre.

Antoine PARDESSUS

Photos : Aurélien Laudy

 Extrait de l' union du 26/08/2011   

   

   

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ESPACES VERTS

Pour une gestion environnementale

Depuis plusieurs années, la Direction des Espaces Verts de la Ville de Reims a progressivement adopté de nouvelles méthodes en lien avec le respect de l’environnement

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Le sous-bois du parc de la Cure d’Air est laissé en végétation spontanée.
Objectifs : limiter l’utilisation des produits phytosanitaires et favoriser la biodiversité

« La gestion environnementale des espaces verts s’inscrit dans une démarche spontanée, mais aussi dans un contexte réglementaire de plus en plus restrictif notamment sur l’usage des produits phytosanitaires (herbicides, pesticides, insecticides…) », explique Raymond Joannesse, adjoint à la Maire en charge du développement durable. Ainsi, le décret de septembre 2006 impose des précautions particulières à proximité des plans d’eau et cours d’eau ainsi que vis-à-vis des usagers. Le plan Ecophyto 2018 issu du Grenelle de l’environnement fixe un objectif de réduction de 50 % des quantités de produits utilisés. Enfin, un projet de directive européenne élaboré en janvier 2009 vise à inciter les états membres à interdire ou limiter fortement l’usage de ces produits dans les espaces publics à l’horizon 2011.

  « Dans ce contexte, nos pratiques de gestion des espaces verts ont beaucoup évolué », informe Eric Lavoisy, directeur des Espaces Verts à la Ville de Reims. « S’agissant de la production horticole, la lutte biologique est pratiquée depuis 2003 dans les serres municipales. Cette technique a permis de supprimer presque complètement le recours aux insecticides qui sont les produits les plus dangereux. Pour l’entretien des espaces extérieurs, nous mettons par exemple en place des paillages, peu à peu généralisés au pied des plantations en utilisant les déchets verts produits lors de l’élagage et la taille des arbres et arbustes. Cette méthode permet de réduire les besoins en arrosage et en désherbage ». Reste la question sensible de la réduction de l’utilisation des désherbants. Ces produits sont efficaces mais engendrent des risques de pollution pour les nappes phréatiques. « A coût économique égal, il est possible d’obtenir le même niveau d’entretien concernant le désherbage avec les techniques alternatives. Il faut accepter la présence plus ou moins contrôlée d’herbes spontanées ». Différents niveaux d’entretien seront donc introduits, avec par exemple une tolérance zéro pour les lieux de commémoration jusqu’à la tolérance maximale pour des espaces semi-naturels. « Les terrains de sport dédiés aux clubs recevront des traitements, dans l’attente de solutions innovantes. Concernant le cas particulier des cimetières, l’idée est de mettre en place des techniques alternatives permettant le contrôle à un certain niveau mais non l’élimination  totale des herbes spontanées. Une expérimentation sera d’ailleurs menée en 2010 au cimetière de l’ouest ».   

S. C.

 Extrait de VRI N° 258 7-8/2009

   

   

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ESPACES VERTS

REIMS mise sur le vert

Espaces verts et fleurissement sont essentiels à la qualité de vie dans une ville. Avec une centaine de parcs et jardins publics couvrant plus de 223 hectares, Reims mérite son précieux label “4 fleurs”. Chaque année, la Ville consacre d’ailleurs 9 millions d’euros à ses espaces verts, soit près de 2,5 % de son budget. Mais avec son statut de ville la plus dense de France, la cité des Sacres doit gérer des contraintes urbaines particulières pour accroître son patrimoine vert. Pas de quoi entamer pour autant la passion et la créativité des 140 jardiniers municipaux qui s’activent pour mettre toujours plus de couleurs dans notre quotidien.

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Parc Léo-Lagrange. 

TROIS QUESTIONS à…

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Jean-Marie Beaupuy

Adjoint au Maire, délégué à l'Environnement, aux Espaces Verts, aux Jardins Familiaux et à l'Intercommunalité.

Quelle est la politique de la Ville en matière d'espaces verts ?

La politique générale de la ville vise à l'extension des parcs et jardins. Nous augmentons les espaces verts qualitativement et quantitativement, en respectant les données environnementales.

Comment s'opère cet accroissement des espaces verts ?

On peut distinguer trois cas. La création d'un nouvel espace, comme le parc Maryse Bastié ; l'extension d'un parc existant par rachat d'une maison avoisinante, ce qui s'est produit pour le jardin situé entre l'avenue de Laon et la rue de Pouillon ; et l'aménagement de parcs dans le cadre de projets locatifs à l'image des parcs Jeanne d'Arc (ancienne caserne Jeanne d'Arc) et Socatrem Parchimy (Zac quartier Clairmarais).

Ces différents projets représentent quelle surface ?

Il s'agit d'une dizaine de nouveaux hectares, déjà réalisés ou en cours de réalisation

Quand on arrive dans une ville, quand on la traverse ou, plus simplement, quand on s'y déplace quotidiennement parce qu'on y vit, c'est l'une des premières choses que l'on remarque. Le nombre et la qualité des espaces verts, le fleurissement des massifs, sont essentiels à un cadre de vie harmonieux. Ils sont aussi un atout pour l'attractivité et l'image de la ville. Autant dire que la responsabilité qui pèse sur les épaules de la Direction des Espaces Verts de la Mairie n’est pas mince puisqu’il s’agit d'entretenir, d'embellir, d'améliorer, d'accroître le patrimoine vert de Reims, depuis les entrées de ville jusqu'au coeur de la cité, en passant par les nombreux parcs et jardins. Mais sa compétence ne s’arrête pas là puisqu’elle s'étend également à l'entretien et à la mise aux normes des jeux installés dans les parcs comme dans les cours d'écoles, à l'entretien et la création de terrains de sport, ainsi qu'au suivi des plantations dans les cimetières. Sans oublier les interventions de gros entretien au profit des jardins familiaux

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Parc de Champagne

Une équipe de 140 personnes oeuvre ainsi toute l'année pour rendre la ville plus belle, plus gaie, plus accueillante. Le fleurissement comprend deux campagnes principales. La floraison printanière, d'abord, qui fait la part belle aux pensées, giroflées, myosotis et autres pâquerettes, puis la floraison estivale. Un fleurissement intermédiaire de chrysanthèmes est par ailleurs mis en place en octobre-novembre. Au total, on peut recenser 89 points de fleurissements sur la ville (et pas moins de 22000 rosiers), qui recouvrent 6859 m2. « Pour les entrées de ville, nous développons l'usage des "prairies fleuries" avec semis de fleur des champs qui demande moins d'arrosage. Cela fait le lien entre la ville et la campagne » précise Eric Lavoisy, le Directeur des Espaces Verts. On dénombre également 21 820 arbres en alignement. Côté arbres, justement, la gamme végétale est adaptée au sol et au climat local. « Sauf pour les arbres en bac, précise Eric Lavoisy. Là, on peut se permettre des rhododendrons, comme sur la place du Forum, et quelques palmiers qui apportent une touche d'exotisme. »

Protéger l’environnement

Depuis 1998, Reims arbore le label “4 fleurs” décerné par un jury national et qui est remis en cause tous les deux ans.

Sur les 12 000 communes françaises participantes, seules 196 atteignent ce niveau de classement qui s’affiche sur les fameux panneaux jaunes, verts et rouges placés aux entrées de ville. « Le fleurissement est bien sûr l'un des critères d'attribution. Mais la propreté, le cadre de vie, la gestion des espaces verts, la préservation des ressources en eaux et des considérations environnementales, entrent désormais en ligne de compte. »

La gestion des espaces verts a en effet beaucoup évolué au cours des dernières années avec la prise en compte des données environnementales, entraînant une réflexion sur les méthodes qui impactent moins négativement sur l'environnement « On ne fleurit plus comme avant. Nous limitons désormais les plantes gourmandes en eau. Dans les serres de la ville, la lutte biologique est pratiquement intégrale depuis 2003. En extérieur, trente-cinq hectares, situés aux abords des zones sensibles (plans d'eau, rivière), sont maintenant traités sans aucun désherbant. » Concernant les arbres, des acariens dits "auxiliaires" sont utilisés pour lutter contre les acariens du tilleul en remplacement de produits trop agressifs. Dans le même esprit, des pièges à phéromones sont installés pour contrer les ravages de la mineuse du marronnier qui creuse des galeries dans les feuilles de l'arbre. L'utilisation de ces différents procédés requiert une formation permanente des jardiniers. Des stages qui concernent également l'embellissement proprement dit. Ainsi, un savoir-faire dans le maniement de l'osier est régulièrement mis à profit dans la décoration des espaces fleuris.

Un patrimoine vert qui progresse

Du grand espace de détente au square de quartier, Reims présente une centaine de parcs et jardins publics. Les espaces verts de proximité font l’objet d’une attention particulière et, au fil des années, leur nombre s’accroît progressivement en fonction des possibilités et des opportunités offertes. A ce jour, une douzaine de projets sont en cours de réalisation ou en préparation. « Chaque opération d'urbanisme comporte systématiquement un "volet paysager/espaces verts" » poursuit le Directeur des Espaces Verts. Ce sera notamment le cas dans les quartiers Wilson (23 000 m2 en deux tranches pour deux lotissements dans le cadre d'une réhabilitation ANRU), Dauphinot (14 400 m2 créés dans le cadre de la ZAC Dauphinot), Jeanne d'Arc (14 000 m2) ou encore Clairmarais (parc Socatrem Parchimy, 5 000 m2). Un nouveau parc d'une superficie de 11380 m2 va également voir le jour dans le quartier Laon-Zola : le parc Chatellus dont l’ouverture est prévue pour 2009. Côté grands projets, le parc de Champagne, va prochainement bénéficier d'une cure de jeunesse. Une réflexion est engagée autour de l'idée d'un parc paysager du XXIe siècle qui conserverait l'esprit de ce lieu centenaire et son dessin, dû à l'architecte Edouard Redont. La création de nouvelles aires de jeux thématiques, d'un espace d'exposition et la rénovation des anciennes constructions sont notamment envisagées parallèlement à la gestion et au renouvellement du patrimoine végétal.

Quant à l'aménagement de la Coulée Verte, ce ruban non urbanisé de 650 ha qui borde la Vesle et le canal et traverse l'agglomération du Nord à l'Est, il débute cette année. La première étape concerne la berge sud (rive droite) du canal. Le chantier consiste à aménager le chemin de halage pour créer une voie large de 3,5 m réservée aux piétons, cyclistes et rollers. Les travaux démarreront dans le courant du second trimestre et porteront sur une première tranche de 8 km.

Sensibiliser le public

« Nous organisons régulièrement un certain nombre d'animations dans les espaces verts. Une manière de sensibiliser le grand public à l'importance de ce patrimoine vert ». C’est ainsi que, début avril, le parc de Champagne a ouvert sa saison en inaugurant le parcours pédagogique “60 minutes nature”. De même, le parc accueille désormais chaque été une grande exposition. Après “Les épouvantables” en 2006, c’est “L'art de la sieste” qui sera à l’honneur du 23 juin au 7 octobre. Designers, artistes plasticiens et jardiniers de renom exposeront huit installations éphémères qui seront autant d’invitations à l’étonnement qu’au délassement.

Toujours dans le registre de la sensibilisation du public, les animations scolaires "Aux 4 saisons" ont concerné plus de 4500 élèves en 2006. Des visites à thèmes sont en outre régulièrement organisées au jardin d'horticulture, au parc Léo Lagrangeet au parc de Champagne.

La Direction des Espaces Verts s'associe également avec l'Ecole Supérieure d'Art et de Design de Reims dont trois créations paysagères conçues par les étudiants sont sélectionnées dans le cadre du festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire qui se déroule jusqu'au 14 octobre. Trois installations végétales de l'Esad sont par ailleurs présentées tout l'été dans le jardin de l'Ancien Collège des Jésuites. Bref, à l’approche de l’été, les occasions ne manquent pas de se mettre au vert

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 " PLEINES FLEURS SUR LE TGV " AU JARDIN D'HORTICULTURE PIERRE SCHNEITER

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Début mai, les jardiniers, les jardiniers municipaux Gilles Roffidal, Grégory Cheviet et Nathalie Grémillot mettaient en place le fleurissement thématique annuel du jardin d'horticulture Pierre Schneiter. Il illustre cette année la nouvelle ligne du TGV Est. « Cinq massifs explique Gilles Roffidal, le spécialiste des lieux, représentent les régions et provinces traversées par la nouvelle ligne à grande vitesse. Depuis Paris, parée d'un tapis de fleurs bleu blanc rouge, jusqu'à L’Alsace, en passant par la Brie, la Champagne et la Lorraine. » Ces différents massifs sont reliés entre eux par une voie ferrée constituée de traverses en bois peint, d'un ballast en gravillons et de rails en fleurs multicolores: bégonias, oeillets d'Inde, ageratum dans les tons rouges, jaunes, bleus, roses et orange… Au-delà, la ligne se poursuit en pointillé. Il n'y a pas de frontière pour le TGV. « Nous essayons de surprendre chaque année pour éviter toute monotonie » ajoute le jardinier qui travaille aux espaces verts de la Ville depuis vingt-cinq ans et réfléchit déjà au fleurissement de l'année prochaine. Quant à la mosaïculture qui fleurit traditionnellement le Monument aux morts, elle représente cette année un TGV surgissant entre les deux tours de la cathédrale.

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Square Porte de Paris.

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Promenade des berges du canal.

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La Ville de Reims vient d'éditer un guide des parcs et jardins. Gratuit, disponible sur demande à l'Hôtel de Ville, dans les antennes municipales ou sur le site Internet de la Ville, il permet aux Rémois et aux visiteurs de mieux connaître ou de découvrir les différents espaces verts rémois. 

 UN "CARNET DE SANTÉ" POUR CHAQUE ARBRE

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Philippe Deforges

Compte tenu de son patrimoine arboré conséquent, la Ville de Reims possède au sein de la Direction des Espaces Verts un pôle "arbres" qui réunit en permanence sept bûcherons/élagueurs. Un effectif qui grimpe à vingt-cinq en période de taille. Philippe Deforges, expert arboricole, est chargé de la gestion de ce pôle. « Nous établissons pour chaque arbre un diagnostic phytosanitaire - il s'agit de déterminer visuellement la présence de champignons, de maladies, d'insectes xylophages - et un diagnostic mécanique sur la tenue et la résistance de l'arbre. Nous créons des fichiers spécifiques - pratiquement chaque arbre possède son propre "carnet de santé" - puis nous déterminons si l'arbre est bon, à surveiller ou à abattre. »

Autre spécificité du patrimoine arboré rémois: « Dans le passé, on ne plantait que des marronniers, des bouleaux, des érables ou les tilleuls. On tend depuis plusieurs années à diversifier les essences (frênes, ginkgo biloba…) en veillant toujours à leur adaptation au sol crayeux et calcaire de la ville. On laisse aussi l'arbre se développer plus librement. Ce qui nécessite moins d'interventions annuelles. Et, bien sûr, nous diminuons au maximum les traitements chimiques. »

 Extrait de VRI N° 239 - 7-8/2007

   

   

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