REMI    

RÉGULATION DU TRAFIC URBAIN  
 

 

 La Presse

 

1/2012 - REMI rend les feux intelligents

11/2011 - La Ville prête à affronter les intempéries
01/2010 -
Feux rouges grillés / Une vraie course contre la montre
04/2008 -  
Rémi veille au grain
30/01/2007  -  
Un super ordinateur contre les bouchons
05/2004  - Le nouveau système R.E.M.I. se modernise

 

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 DÉPLACEMENTS

REMI rend les feux intelligents

Un service très particulier de la Direction de la Voirie de Reims régule en coulisse le trafic urbain en intervenant sur le cycle des feux tricolores et en coordonnant les besoins des différents usagers.
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Certes, quelques retenues se forment aux heures de pointe aux carrefours principaux, tels que place de la République, mais Reims n’est pas Paris et les vrais bouchons se font très rares. Si la situation n’est pas plus problématique, on le doit au système invisible qui, depuis 1987, pilote les cycles de feux tricolores 365 j/an 24 h/24. Utilisant la technologie de la fibre optique, REMI (Régulation des Echanges par des Moyens Informatiques) est informé en temps réel de l’état du trafic dans près de 200 carrefours de la ville grâce aux détecteurs placés en amont à deux niveaux : une première série entre 60 et 120 m des feux, une seconde entre 6 et 12 m. Ce sont ainsi environ 100 000 données informatiques qui sont traitées par minute. Si la quantité de véhicules dépasse celle que le carrefour peut absorber, REMI déclenche une action de régulation. Celle-ci consiste à adapter la longueur du cycle vert-orange-rouge à la demande réelle de la circulation. « Un cycle peut varier de 50 à 100 secondes, explique Fabrice Maillard, responsable du service circulation. Plus il y a de trafic, plus la longueur du cycle va augmenter. » Tous les automobilistes ont déjà fait l’expérience d’attendre plus que de coutume à un feu rouge ou, au contraire, de bénéficier d’un temps de feu vert prolongé : c’est l’effet REMI. « Le but est de retenir l’excédent de voitures là où c’est possible pour éviter l’engorgement des intersections. »

Tram et piétons aussi Les deux régulateurs qui siègent au poste central de régulation du trafic n’interviennent pas en direct sur le système - sauf anomalie - mais prennent en charge la programmation et intègrent les modifications aux carrefours. « Nos concitoyens ne s’imaginent pas tout le travail qui est fait et qui est affiné en permanence » observe Eric Quénard, 1er adjoint à la maire. L’arrivée du tramway a été un défi supplémentaire pour REMI. « Il a fallu faire évoluer le système pour donner au tram la priorité absolue aux carrefours, sans trop brimer la circulation, tout en aidant les conducteurs à adopter un comportement uniforme pour assurer la sécurité, le confort et la régularité » reprend Fabrice Maillard. La signalisation en place le long de la ligne (barre, rond, losange) a été conçue dans ce but. Une dernière famille d’usagers a, sans le savoir, affaire à REMI : les piétons. Les feux de traversée sont également placés sous son contrôle et c’est en appuyant sur les boutons-poussoirs (une fois suffit !) qu’on commande le passage au vert  

 C. R.

Extrait de V.R.I N° 285 de 01/2012

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Circulation 

La Ville prête à affronter les intempéries 

Le système informatique de régulation de la circulation a bien intégré le tramway ; et les services municipaux sont prêts à faire face au verglas.


L
e système informatique qui gère les carrefours (ici République) a dû prendre en compte l'arrivée du tram.

Automobilistes et piétons, c'est lui qui déclenche vos feux rouges et vos feux verts ; ça fait plus de vingt ans qu'il fonctionne, et il s'affine sans arrêt ; sa dernière grande évolution en date a été la prise en compte du tramway. Nous parlons là du système de gestion de la circulation à Reims, système connu sous le nom de Rémi, alias « régulations des échanges par les moyens informatiques ».

     115 km de câbles sous la chaussée

La municipalité a voulu rafraîchir la mémoire à son sujet en organisant hier une visite de son site, rue Vautier-le-Noir, pour la presse. Le prétexte en était l'approche des possibles intempéries, histoire de montrer que tout est prêt pour y faire face (lire aussi par ailleurs). Mais a priori, ni le verglas ni la neige ne devraient perturber notre Rémi. Tant mieux car celui-ci a la main sur près de 200 carrefours rémois (sur un total de 243). On imagine la pagaille s'il perdait les pédales…
Hier devant les journalistes, Fabrice Maillard, le chef d'orchestre de ce système, se faisait un plaisir de rappeler tout l'intérêt de son « bébé » pour éviter les engorgements des carrefours, but ultime de tout le dispositif. Pour cela, Rémi est alimenté par tout un réseau de capteurs enterrés sous la chaussée, qui se présentent sous la forme de plus de 2 300 boucles magnétiques alimentées en 5 volts. Sachant que chaque boucle est constituée en moyenne de maîtres de câbles, ça en fait des fils électriques sous nos pneus ! (de l'ordre de 115 km selon nos calculs). C'est grâce à tous ces capteurs que le feu tricolore est capable de s'adapter en temps réel à la situation, en jouant sur la durée du vert et du rouge à l'intérieur de cycles pouvant eux-mêmes durer entre 50 et 100 secondes. Tout ceci 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et ce depuis 1987.

Le système est à présent rodé, mais il doit s'adapter en permanence aux modifications du trafic. La dernière en date la plus marquante a été bien sûr l'arrivée du tramway, prioritaire partout.
« Mais ce n'est pas parce qu'il est prioritaire qu'il doit priver inutilement de « vert » les automobilistes aux carrefours », commente en substance M.Maillard. Autrement dit, une fois qu'il est passé, il faut qu'il « rende le vert » aux autres. Ceci fait donc l'objet de savants calculs. 34 carrefours ont été directement touchés par cette nouvelle donne. Techniquement les choses se sont bien passées, estime le Monsieur régulation. Ce qui n'exclut bien sûr jamais la possible erreur humaine : on l'a constaté fin octobre, lors de l'accident entre un tram et un bus du côté de la rue Thiers. Rémi a beau être très intelligent, il ne pourra jamais vous empêcher de griller un feu.

A.P.

 Extrait de l'union du 15/12/2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Circulation

Feux rouges grillés

Une vraie course contre la montre 


 
De un à trois automobilistes passent au rouge à chaque cycle.
De un à trois automobilistes passent au rouge à chaque cycle.
Christian LANTENOIS

INSTALLEZ-VOUS à un carrefour régulé par des feux tricolores. Huit fois sur dix, de un à tois automobilistes « grillent » le rouge. Avant, c'était « l'orange » un peu mûr. Désormais, certains n'hésitent plus à franchir l'intersection au rouge vif. Comment expliquer cette désinvolture avec la règle, mais surtout avec la sécurité ? Certes, il y a les « sans foi, ni loi », qui se fichent éperdument de l'une et de l'autre. Mais il y a aussi sans doute l'impatience ou la course contre le temps à cause de la multiplication des feux.

Dans Reims intra-muros, on dénombre 235 carrefours régulés par un feu. Depuis 1987, un système, « Remi », comme « régulation des échanges par les moyens informatiques », assure la fluidité de 180 de ces carrefours à partir d'un poste central.

Quatre de ces intersections sont complexes : place de la République, place des Droits-de-l'Homme, boulevard de la Paix/rue Gerber, Pont de Venise.

Pour réguler la circulation, une quinzaine d'agents se relaie 24 heures sur 24 devant les écrans de la rue Vauthier-Lenoir, mais surtout, ils disposent d'un maillage de 2 500 boucles enfouies dans la chaussée dont le rôle est de « sentir » à la seconde près le nombre de voitures à laisser passer vers les carrefours, ou au contraire à retenir en cas de trop grande affluence.

L'ordinateur analyse ainsi 100 000 informations par minute ! Ces boucles permettent aux feux de vivre leurs « cycles ». Autrement dit, un cycle est la combinaison des trois couleurs vert, orange ou rouge. Il existe 11 combinaisons, ou cycles, possibles, dont la durée totale varie de 50 à 100 secondes.

Bouton magique

Chaque carrefour dispose de son propre « diagramme ». Il est coordonné avec les autres carrefours du secteur, la ville étant découpée en 16 zones distinctes.

Pour chaque feu, il existe un temps fixe de « vert » (6 secondes minimum) et un temps variable d'orange et de rouge en fonction du trafic suivi par les boucles. À noter que les piétons peuvent faire varier les cycles grâce au « bouton » qui leur est affecté. De même, hors travaux du tramway, les bus peuvent être prioritaires.

Tout cela étant dit, les retenues au feu peuvent donc être importantes si le trafic est dense (jusqu'à 5 000 véhicules/heure au pire). Plus cette densité est proche du carrefour, plus « Remi » retiendra les voitures en amont.

On peut donc comprendre - sans les excuser - les gens pressés qui passent au rouge en espérant gagner du temps jusqu'au feu suivant.

En revanche, on ne peut que condamner ceux qui franchissent le feu sciemment. Malheureusement, (lire ci-contre) il n'y a pas un policier à chaque carrefour. Et les caméras de contrôle ne sont pas à l'ordre du jour.

J.-F. SCHERPEREEL

 Extrait de l'union du 09/02/2010

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


CIRCULATION 

  Rémi veille au grain

Le système Rémi (Régulation des échanges par moyens informatiques) surveille en temps réel l’état du trafic routier rémois pour garantir le maximum de fluidité.

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Le poste central de régulation du trafic gère plus de 100 000 données par minute.

Cela fait maintenant 20 ans que la régulation des feux tricolores à Reims est entièrement informatisée. Ce système baptisé Rémi a été, après Bordeaux, le premier dispositif de ce type en France.

Aujourd’hui, les vingt principales villes hexagonales se sont dotées d’un outil analogue. Le centre névralgique de Rémi se situe à la direction de la Voirie de la Ville de Reims. Dans une pièce spécialement équipée, un écran géant matérialise 180 des 235 carrefours que compte Reims. Ces 180 carrefours stratégiques sont munis de capteurs reliés au terminal par des câbles. Grâce à ces capteurs, qui font remonter plus de 100 000 données par minute, Rémi calcule la densité du trafic routier en divers points de la ville. « Pour chaque carrefour, on connaît le seuil à ne pas dépasser pour éviter la saturation, explique-t-on au service Régulation du trafic. Pour maintenir la circulation la plus fluide possible sur ces carrefours, Rémi va agir sur les feux tricolores en amont en augmentant ou en baissant le temps des cycles feux rouges/feux verts. » Un même feu n’a donc pas le même rythme dans une journée. Rémi gère aussi les feux en prenant en compte les bus des Tur afin de fluidifier au maximum leurs trajets. Naturellement, Rémi ne peut éviter tous les ralentissements ponctuels, en particulier lorsqu’ils sont liés à un évènement exceptionnel comme un accident de la circulation. Mais d’une manière générale, l’efficacité du dispositif n’est plus à démontrer. D’autant que celui-ci fait l’objet d’une modernisation constante pour intégrer les dernières évolutions techniques. A noter, enfin, que grâce à Rémi, l’état du trafic routier est visible sur le site Internet de la Ville (www.reims.fr, rubrique “Déplacements”) sur une infographie réactualisée tous les quarts d’heure. 

 Extrait de VRI N° 245 du 04/2008

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Circulation

  Un super ordinateur contre les bouchons

Depuis le Q.G du service de régulation du trafic, un super ordinateur gère la circulation en temps réel, avec un objectif : éviter les embouteillages !


Dans le service de régulation du trafic de la ville, Mr Desmoulins et Mr Legras surveillent qu'aucun problème de circulation ne soit signalé par l'ordinateur central

« Certains feux rouges sont-ils plus longs selon les différents moments de la journée ou selon les endroits de la ville ?  ». s'interrogeai un lecteur ... Oui et non. Cette réponse de normand s'impose tant la régulation du trafic dans une ville comme Reims s'avère complexe. « Aucun feu n'a la même durée, rien n'est fixé à l'avance », fait observer Fabrice Maillard, le chef du service régulation du trafic. Depuis son Q.G dans la petite rue Vauthier le Noir, à l'écart du bruit de la circulation, il supervise une équipe de quinze personnes ... et un super ordinateur central. Sur tout un pan de mur, face aux bureaux des agents, un grand écran projette ainsi en temps réel l'état de la circulation dans l'agglomération. Si un problème survient, il est immédiatement signalé « 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an, il ne s'arrête jamais ! ».

 Cirulation fluide

Depuis vingt ans déjà, Reims est équipé du système REMI (pour Régulation des Echanges par Moyen Informatique), un logiciel de gestion mis au point par des ingénieurs de  Bordeaux il y a déjà trente ans et qui équipe de nombreuses grandes villes aujourd'hui. Il permet de fluidifier la circulation, ou plus prosaïquement, « de faire en sorte qu'un maximum de voitures circulent sans créer d'embouteillage », traduit le responsable. En 2005, avec la mise en place de l Aide aux Transports en Commun (ATE), le système REMI a encore été amélioré. Il devra aussi bientôt intégrer l'arrivée du tramway. Ce système de gestion informatique centralisée repose sur le principe des calculs en temps réel. Concrétement, en fonction des informations transmises par les milliers de capteurs (1) répartis aux abords des principaux « carrefours critiques » l'ordinateur central « recalcule  sans arrêt ses données, renvoyant ses ordres aux feux tricolores (passage au vert, à l'orange, maintien au rouge encore quelques secondes ...) tout en tenant compte des contraintes comme les temps de sécurité, les boutons d'appel des piétons, les cycles obligatoires aux sorties des écoles, etc ...

100.000 informations par minute

A la base, le cycle du feu (vert-orange-rouge) est programmé pour durer en moyenne 75 secondes, mais il varie de 50 secondes la nuit à 100 secondes aux heures de pointe. « En une minute, 100.000 informations sur la circulation arrivent ici grâce aux boucles et aux capteurs, les yeux du système ; elles sont traitées et redirigées parfois dans les 240 milli-secondes vers les feux, souligne Fabrice Maillard. C'est comme un cerveau qui se poserai chaque fois la question : est-ce que je passe ce feu au rouge maintenant ?...» Et pour éviter qu'un mauvais calcul ne fasse passer deux feux au vert en même temps, des microprocesseurs de sécurité veillent en permanence sur le système.

Sur les 234 carrefours de Reims, 178 sont aujourd'hui « régulés » c'est à dire raccordés au P.C. Petit à petit, leur nombre augmente. Au prochain feu rouge un peu long, vous saurez désormais contre qui pester... 

Clémentine Leyer

     (1) Ces capteurs sont des boucles de champ magnétiques installés entre 150 et 6 m avant un feu. Elles détectent les voitures mais pas les vélos !

 Extrait de l'union du 30/01/2007

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Le nouveau système R.E.M.I. se modernise

« Améliorer la qualité de l'espace urbain, développer les modes alternatifs  à la voiture ». tels sont les deux grands objectifs du Plan de Déplacements Urbains. « Il s'agît d'offrir aux usagers le libre choix du mode de déplacement. Pour cela, l'offre doit être équitable. Les divers moyens de locomotion doivent être également attractifs. Or, les transports en commun sont pénalisés sur les temps de parcours, ils doivent devenir p!us performants et augmenter leur vitesse commerciale ». Les équipements nouveaux du système REMI pour la régulation du trafic vont permettre d'accorder une priorité accrue aux bus, avec une aide active et généralisée.

Rappelons que le système REMI très souple permet, d'une part, d'établir une circulation plus fluide sur les grands axes en tenant compte en permanence du nombre exact de véhicules en attente ou en mouvement devant chaque feu tricolore qui jalonne cet axe et, d'autre part, de moduler la durée des cycles de feux selon la demande réelle de circulation. Résultats de cette gestion du trafic par des moyens modernes et efficaces : des gains de temps considérables, les débits augmentés, le confort comme la sécurité accrus, les pollutions (bruit et CO2) réduites et des économies de consommation de carburant réalisées. De plus, avec le nouveau système e.bus, a débuté une aide aux bus sur les principales lignes A, B, C, D, H ... conformément au Plan de Déplacements Urbains.  « De plus, expliquent les responsables, le passage à des ordinateurs plus puissants permet l'intégration de nouvelles programmations d'aide aux bus sur les carrefours équipés de feux tricolores. La mise en place d'un observatoire est prévue pour effectuer les statistiques de demande d'aide pour les bus en provenance de e.bus, tirer des pourcentages de prolongation et d'anticipation sur les feux tricolores en faveur des bus. à terme, la mise en place d'un logiciel « anima » permettra de visualiser en temps réel le fonctionnement des carrefours (feux, boucles, piétons) ».

 Extrait de la revue de la CAR N° 79 - 05/2004