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AVC

A.V.C - La prise en charge   est à améliorer
Une nouvelle technique pour combattre les accidents vasculaires cérébraux à Reims

Vers une prise en charge de plus en plus précoce
Les AVC, tous concernés, de loin ou de près
 

Coeur

Malade cardiaque, il s’estime mal soigné   et veut faire valoir ses droits 
Ils fabriquent des cœurs artificiels

 Le risque des maladies des valves cardiaques encore trop méconnu
Au cœur de la chirurgie cardiaque,  le professeur Ruggieri est à la pointe

Pirater un pacemaker et contrôler le cœur de la victime

Il échappe de peu à un infarctus, « c'était une question d'heures »

Ce pansement organique régénère les tissus endommagés du coeur des victimes d’attaque cardiaque

Circulation Sangine

Une salle hybride dernière génération pour la chirurgie endovasculaire

Diiabète

Des couleurs pour suivre son diabète
Redoutable diabète

Diabète : ces objets connectés qui simplifient la vie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Malade cardiaque, il s’estime mal soigné   et veut faire valoir ses droits 

Un quinquagénaire de Norrois, porteur de sept stents et d’une sonde de pacemaker qui pose problème, considère avoir été mal pris en charge et réclame justice.


Depuis 2016, le quinquagénaire s’est vu poser plusieurs stents ainsi qu’un simulateur cardiaque à la clinique Courlancy, mais ses problèmes persistent. Illustration

LES FAITS

*.- 2012 : À la suite d’un infarctus, Marc (prénom d’emprunt) se voit poser deux stents à l’hôpital Robert-Debré, à Reims.

*.- NOVEMBRE 2016 : Un malaise le conduit à l’hôpital de Vitry, puis à la clinique Courlancy où 3 coronarographies sont pratiquées, la pose d’un stent et d’un pacemaker.

*.- DÉCEMBRE 2016 : retrait puis nouvelle pose du pacemaker.

*.- JANVIER 2017: Nouvelle coro et pose de deux stents supplémentaires.

*.- FÉVRIER 2017 : Hospitalisation et pose d’un 6 e stent. Pose du pacemaker à droite.

*.- MARS 2017: Nouvelle hospitalisation et réglage du pacemaker.

*.- JUILLET 2017 : Pose d’un 7 e stent, mais les problèmes persistent...

Marc a 50 ans, il habite Norrois, près de Vitry-le-François. Électricien, il est en arrêt maladie. Ses problèmes cardiaques l’empêchent de travailler. Depuis son infarctus en 2012, les complications se sont multipliées. « On m’a posé 7 stents , explique-t-il, on m’a placé un pacemaker à droite, j’ai eu une plaie infectée par un staphylocoque et en plus ça ne marche pas comme il faut » . Une gêne permanente, des douleurs thoraciques récurrentes, de l’asthénie et des palpitations au moindre effort. Le calvaire de Marc dure depuis 6 ans maintenant.

Suivi à la clinique Courlancy jusqu’en 2017, il se tourne en décembre de la même année vers l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. « Je n’arrivais pas à obtenir d’être de nouveau pris en charge à Courlancy alors je suis allé à Paris , confie-t-il. Là on m’a demandé pourquoi j’avais refusé un triple pontage et (on m’a dit) qu’une réparation chirurgicale s’imposait, mais on ne me l’avait jamais proposée » .

UNE SONDE DU PACEMAKER POSE ÉGALEMENT PROBLÈME

Une nouvelle coronarographie est pratiquée et son traitement est affiné tandis qu’il continue la rééducation. Mais, en février 2018, lorsqu’il se tourne vers son cardiologue rémois, pour lui demander une explication, la discussion tourne court : « Il ne me prenait pas au téléphone, j’ai menacé le secrétariat d’arrêter mon traitement, assure Marc. Bizarrement, là il m’a rappelé, on s’est engueulés et je me suis retrouvé sans cardiologue » . Suivi encore un temps à la Pitié-Salpêtrière, Marc est ensuite orienté depuis Paris vers l’hôpital Robert-Debré, à Reims, « car le transport pour Paris n’était pas remboursé » . Entre-temps, un défaut sur une des sondes de son pacemaker est détecté. Son avocat, M eEmmanuel Ludot est formel : « Une des sondes est défaillante, j’ai interrogé l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) dont j’attends le retour et même dans l’hypothèse où nous ne serions pas sur un lot défectueux, il s’agit de produits sur lesquels il y a une obligation de résultat » .

EXPERTISE CONTRE EXPERTISE

À propos du cardiologue concerné, l’avocat rémois estime qu’il y a eu « un loupé au niveau de la stratégie et le cardiologue devra expliquer pourquoi il n’a pas préconisé un pontage » . Et Me Ludot d’annoncer une prochaine assignation. Du côté de Courlancy, le directeur général, Yves Noël, assure ne pas avoir encore connaissance d’un préjudice mais a néanmoins indiqué : « On retarde la chirurgie cardiaque autant que possible compte tenu du risque de décès lors des opérations. À l’inverse, une coronarographie se fait dans des délais très brefs et laisse une plus grande chance d’espérance de vie. À défaut, on opère mais il y a des risques et des conséquences. Il peut aussi y avoir une différence de point de vue entre les cardiologues interventionnels et les chirurgiens cardiaques. C’est purement médical, l’établissement n’est pas en cause pour ce genre de chose, seule une bataille d’experts permettra de trancher une telle situation » . Fatigué, Marc appréhende l’avenir. « Pour l’instant je suis indemnisé car je suis en arrêt de travail, mais on gagne entre 1 000 et 1100 euros par mois avec ma femme , dit-il, mais en octobre 2019, je n’aurais plus droit à rien » . Et de conclure : « Je préférerais être en état pour aller bosser » .

La SONDE FAIT-ELLE PARTIE D’UN LOT DÉFECTUEUX ?

Pour M e Ludot : « Il est possible que la sonde qui pose problème fasse partie d’un lot défectueux, à cause de la période à laquelle elle a été posée (le 16 décembre 2016) ». Indépendamment du retour attendu de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) à ce sujet (lire par ailleurs), l’avocat rémois annonce également qu’il va assigner le fabricant, Medtronic, et la clinique Courlancy « qui a fourni le matériel » , en plus du cardiologue.

Charles-Henri RaffinC

Extrait de l'union du 12/12/2018

    

    

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Ils fabriquent des cœurs artificiels

À Bois-d’Arcy, en région parisienne, l’usine de cœurs Carmat vit ses premiers battements.


À terme, toutes les étapes de production seront réalisées sur le site de Bois-d’Arcy, qui comptera une cinquantaine de salariés. AFP

Avec loupes et pincettes, des techniciens contrôlent le collage automatisé d’une membrane de péricarde bovin sur une autre en polyuréthane. Bienvenue dans la nouvelle usine de cœurs artificiels de Carmat, devant permettre à la société française de passer au stade industriel. Moins d’un an après sa construction, cette usine de 1 500m 2 située à Bois-d’Arcy, dans les Yvelines, vient d’obtenir sa certification industrielle, a annoncé la société la semaine dernière. Pour l’heure, le nouveau site est dédié à l’assemblage de membranes de péricarde (enveloppe entourant le cœur) bovin sur une partie de l’implant appelée à être en contact avec les flux sanguins, une étape fondamentale pour une meilleure biocompatibilité.

OBJECTIF : ENTRE 700 ET 800 UNITÉS PAR AN

Les autres phases de production sont pour l’heure réalisées sur le site historique de Carmat à Vélizy-Villacoublay, également en banlieue parisienne. Mais elles sont en passe d’être transférées à leur tour à Bois-d’Arcy, qui comprendra au total une cinquantaine de salariés. « D’ici quelques semaines on sera capable de produire la prothèse Carmat de A à Z ici » , pour une capacité maximale potentielle de « 700 à 800» unités par an, pronostique M. Piat.

La société a produit une petite cinquantaine de prothèses au total pour l’instant, servant à ses tests en interne ainsi qu’à ses essais cliniques.

L’essai clinique « pivot » de Carmat, en cours en Europe, porte sur environ vingt patients atteints d’insuffisance cardiaque terminale, dont dix au moins ont été implantés à ce jour.

Cette étude doit permettre d’obtenir dès l’an prochain un marquage CE, sésame réglementaire pour démarrer la commercialisation en Europe, selon le calendrier de la société. Le critère principal de réussite de cette étude est la survie de plus la moitié des patients à six mois après l’implantation.

L’un d’entre eux a par ailleurs subi avec succès une greffe de cœur cet été, après avoir vécu huit mois avec un cœur artificiel. Une première très encourageante pour Carmat. Cependant, sa prothèse a toujours vocation à devenir une « thérapie définitive » face à l’insuffisance cardiaque terminale, plutôt que de se limiter à servir de « pont » dans l’attente d’un greffon humain, rappelle M. Piat.

DES MILLIERS DE PATIENTS ATTENDENT UN CŒUR

« Il y a plus de 100 000 patients en Europe et aux États-Unis (en attente de transplantation cardiaque, ndlr),pour seulement 5 000 donneurs par an dans le monde entier » , souligne-t-il. « Seule l’expérience avec les patients nous dira combien de temps le dispositif peut vraiment durer (…). Toutes les parties ont été testées séparément pour durer des années, voire jusqu’à dix ans » , au moyen de tests de résistance inspirés du secteur aéronautique, ajoute-t-il.

400
C’est le nombre de pièces contenues dans un cœur artificiel Carmat : biomatériaux et plastiques, mais aussi silicone, titane et composants électroniques.

Extrait de l'union du 10/09/2018

    

    

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Le risque des maladies des valves cardiaques encore trop méconnu

Ce samedi, c’est la première journée européenne de sensibilisation sur les maladies des valves cardiaques. L’occasion de faire le point avec le professeur Ruggieri, du CHU.


Le professeur Ruggieri explique que le CHU de Reims dispose de tous les outils pour une prise en charge optimale.

À SAVOIR

*.- 3,2 % DES RÉMOIS de plus de 60 ans savent ce qu’est la sténose aortique, qui est pourtant la maladie des valves cardiaques la plus répandue.

*.- 18 % DES RÉMOIS de plus de 60 ans ne font pas systématiquement écouter leur cœur lorsqu’ils se rendent chez leur médecin généraliste.

*.- PRÈS DE 6 % des 65-74 ans sont touchés, 16 % chez les 75-84 ans et 30 % des plus de 85 ans.

Le chiffre n’est pas anodin. Près de deux millions de personnes en France sont concernées par une des maladies des valves cardiaques. Des pathologies pourtant peu connues.

À l’heure de la première journée européenne de sensibilisation sur ces maladies, l’Alliance du cœur (Union nationale des fédérations et associations de malades cardiovasculaires) se mobilise, tout comme le professeur Vito-Giovanni Rugierri, chef du service de chirurgie cardiaque et thoracique du centre hospitalier universitaire.

FAIRE ÉCOUTER SON CŒUR SYSTÉMATIQUEMENT CHEZ LE MÉDECIN

« Avec l’âge, le risque augmente, car ce sont des maladies liées à la dégénérescence des valves »,souligne le professeur. Si 6 % des personnes de 65 à 74 ans sont touchées, on passe à 30 % pour les plus de 85 ans. Sachant qu’en 2040, un quart de la population française sera âgé de plus de 65 ans…

« Le problème, c’est que les symptômes, essoufflement, fatigue, paraissent normaux, liés à la vieillesse. Et les personnes ne vont pas forcément consulter. » Ces maladies cependant mettent en danger le cœur et le risque de mortalité est réel. Sans prise en charge, l’espérance de vie moyenne sera de l’ordre de deux ans selon l’Alliance du cœur.

La seule solution est de consulter régulièrement un généraliste notamment. Et qu’il écoute à chaque consultation votre cœur à l’aide d’un stéthoscope. Selon toujours l’Alliance du cœur, 18 % des personnes habitant de Reims de plus de 60 ans ne font pas systématiquement écouter leur cœur lorsqu’elles se rendent chez leur médecin. Le stéthoscope lui permet de dépister un son inhabituel appelé « souffle » cardiaque. « Le généraliste va alors orienter la personne vers un cardiologue qui grâce à une échographie pourra déterminer la nature de la pathologie. » Ces maladies sont en effet très variées en fonction entre autres de la valve touchée.

« Les prises en charge ont bien évolué depuis les années 50, 60. Au CHU de Reims, on dispose des outils techniques et technologiques pour traiter à 360º les valvulopathies », poursuit le professeur Ruggieri, ajoutant qu’il existe aussi des conférences avec d’autres cardiologues pour choisir la meilleure stratégie pour le patient. Plusieurs techniques de chirurgie existent, en ouvrant le thorax ou en passant par les vaisseaux. Le but est de placer des prothèses valvulaires. « Nous disposons des prothèses dernières générations. » Là encore, il existe différentes prothèses, mécaniques ou biologiques, qui peuvent être adaptées même pour les plus jeunes. « Sachant que plus le patient arrive tôt, plus la prise en charge sera facilitée », rappelle le professeur Ruggieri.

Yann LE BLÉVEC

Extrait de l'union du 08/09/2018

    

    

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 Une salle hybride dernière génération pour la chirurgie endovasculaire

 La polyclinique Courlancy s’est dotée d’une salle opératoire hybride capable   de traiter, notamment, les pathologies aortiques complexes de manière endovasculaire


La nouvelle salle hybride assure une technologie d’imagerie robotisée permettant les reconstructions en 3D et fusion d’images, l’une des techniques les plus performantes en chirurgie cardiaque et vasculaire, cardiologie et radiologie interventionnelle. Remi Wafflart 

La rupture d’un anévrisme de l’aorte abdominale, dans le jargon médical un AAA, est malheureusement souvent fatale. Les AAA sont donc traditionnellement traités à l’aide d’une technique de réparation chirurgicale, avec ouverture de l’abdomen. Une opération lourde qui peut aujourd’hui être évitée grâce à la chirurgie endovasculaire,« beaucoup moins invasive »,comme le précise le docteur Julien Morin, chirurgien vasculaire à Courlancy au sein du cabinet Causse, Vrielynck et Morin.

UNE DISCIPLINE JEUNE ET INNOVANTE

C’est en cela que le groupe Courlancy Santé a souhaité se doter d’une salle opératoire nouvelle génération, une salle hybride (avec fusion des images et technologie 3D), d’un coût de 1,4 million d’euros, qui fait aujourd’hui de la polyclinique Courlancy la première clinique en ex-région Champagne-Ardenne à pouvoir, notamment, traiter les pathologies aortiques complexes de manière endovasculaire, « c’est-à-dire, sans avoir à effectuer une grande incision chirurgicale sur le patient »,insiste le chirurgien dont les premières interventions, deux endoprothèses aortiques, sont programmées ce mercredi.

« La chirurgie endovasculaire est une spécialité encore jeune », confie son confrère le docteur Benoît Vrielynck. « C’est un outil innovant, supplémentaire. Avec la technologie 3D et la fusion des images, nous ne sommes pas obligés de réinjecter de produit de contraste. Là, nous avons une image virtuelle qui représente la réalité de ce qu’on ne voit pas à travers la peau. »

Le docteur Morin, qui a déjà pratiqué deux interventions novatrices à Courlancy (lire ci-après), reconnaît avoir hâte « de prendre la main sur cette salle »,actuellement occupée par des cardiologues qui attendent la réception de leur propre salle de cardio-coronarographie. « Cette salle hybride, avec cette technologie de pointe, c’est une solution d’avenir, notamment en matière de pathologies des anévrismes thoraciques complexes », se réjouit le praticien. « On peut éviter à de nombreux patients de grosses interventions chirurgicales. L’intervention est moins lourde et la convalescence moins longue. On parle de deux à trois jours contre une dizaine de jours sur une intervention traditionnelle. C’est un confort à la fois pour le patient et le praticien. »

Ce traitement novateur répond à la volonté du groupe Courlancy d’offrir à ses patients une thérapie habituellement réservée aux grands centres nationaux, principalement en CHU. « Jusqu’à présent, ce genre d’opération était impossible à réaliser à Courlancy. On était obligés de transférer nos patients. »

Une avancée médicale pour le groupe Courlancy 


Les docteurs Benoît Vrielynck et Julien Morin, chirurgiens vasculaires.
R.W.

Les 17 et 21 mars dernier, deux interventions chirurgicales innovantes avaient eu lieu à Reims au sein de la polyclinique Saint-André, sous la forme d’un traitement endovasculaire positionnant des endoprothèses à travers des vaisseaux sanguins tels que l’aorte. Il s’agissait là d’une première en ex-région Champagne-Ardenne.

Ces deux opérations, réalisées par le docteur Julien Morin, chirurgien vasculaire, relevaient de deux cas différents : une dissection aortique thoracique (affection gravissime caractérisée par l’irruption brutale de sang à l’intérieur de la paroi de l’aorte) et un anévrisme thoraco-abdominal (dilatation simultanée de l’aorte thoracique et de l’aorte abdominale). Pour cette deuxième intervention, à laquelle s’était associé le professeur Ducasse du CHU de Bordeaux, il avait été posé une prothèse estimée à 50 000€. Fait assez rare pour être noté, sur les 200 prothèses ainsi posées chaque année en France, trois l’ont été à la polyclinique Saint-André. Véritable prouesse technologique et humaine, ce type d’opération va être facilité par la performance de cette nouvelle salle hybride. Une salle qui pourra servir à d’autres disciplines comme la cardiologie et la radiologie interventionnelle..

CarolineE GARNIER

Extrait de l'union du 03/07/2018

    

    

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A.V.C - La prise en charge   est à améliorer

La Haute Autorité de Santé souhaite qu’une majorité de patients arrive à l’hôpital le plus rapidement possible


Au moindre signe d’AVC, n’hésitez pas à appeler le 15 : c’est vital. Phovoir

 Pour améliorer le délai de prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC), il est essentiel de mieux informer le grand public. Il est tout aussi impératif de mieux coordonner le travail des acteurs de la filière.

Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), chaque année, environ 130.000 personnes sont victimes d’un AVC en France – 40.000 décéderont de ses suites et 30 000 garderont des séquelles lourdes. Alors qu’une prise en charge dans les toutes premières heures est cruciale, seul un patient sur trois est arrivé à l’hôpital dans les quatre heures suivant son AVC en 2017.

Chaque année en France, environ 130 000 personnes sont victimes d’un AVC et 40 000 décèdent

La première étape consiste à sensibiliser la population aux premiers signes de l’AVC.

Paralysie brutale du visage, faiblesse brutale d’un bras ou d’une jambe, troubles soudains de la parole, troubles de l’équilibre, mal de tête intense et inhabituel, baisse de la vision… Toute suspicion d’AVC nécessite une consultation médicale en urgence. Alors au moindre signe, appelez le 15, c’est vital !

L’admission en Unité neuro-vasculaire (UNV) améliore la qualité de prise en charge des patients au cours des 48 premières heures et diminue le risque absolu de décès ou d’invalidité grave de 20 à 30 %. Ces structures sont entièrement dédiées aux AVC, et gérées par des neurologues vasculaires. Au total, notre pays en compte 1354 ! La liste de l’ensemble des UNV se trouve sur le site www.societe-francaise-neurovasculaire.fr

Si la victime est trop éloignée d’une UNV, la prise en charge peut être réalisée aux Urgences. C’est ici qu’intervient la télémédecine qui permet de relier les urgentistes à une UNV.

DE NOUVEAUX FORUMS EN 2018

La seconde étape consiste à optimiser la prise en charge en organisant la coordination des acteurs locaux. Ce point a d’ailleurs été largement débattu au cours des onze forums AVC organisés en 2017 en France par Boehringer Ingelheim. « Ambulanciers, pompiers, neurologues, régulateurs du 15, radiologues, élus, directeurs d’établissements, représentants des Agences Régionales de Santé… Tous ont répondu présents pour échanger, débattre, partager leurs expériences, explique Didier Caumette, Directeur des Affaires Institutionnelles de Boehringer Ingelheim. Objectif, transporter le bon patient dans le bon établissement et dans les meilleurs délais ».

Pour chaque Forum, une feuille de route a été élaborée. « Deux idées ressortent : développer la prise en charge de proximité en développant la télémédecine et la formation continue pour parvenir à une meilleure coordination et à une amélioration des pratiques dans une UNV. » Dix nouveaux forums AVC seront organisés pour répondre aux attentes formulées en 2017.

 Extrait de l'union du 18/02/2018

    

    

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Au cœur de la chirurgie cardiaque

le professeur Ruggieri est à la pointe

Arrivé il y a un an, le professeur Ruggieri est une figure de la chirurgie cardiaque. Il évoque avec nous les techniques innovantes, uniques dans la région, qui sont pratiquées au CHU.


Le professeur Ruggieri, lors d’une intervention jeudi dernier, met l’accent sur l’importance du collectif.CHU de Reims

L’ESSENTIEL

*.- LE PROFESSEUR VITO-GIOVANNI RUGGIERI, chef du service de chirurgie cardio-vasculaire et thoracique, est arrivé au CHU de Reims depuis environ un an, en provenance de Rennes.

*.- IL NOUS A PRÉSENTÉ TOUTES LES TECHNIQUES D’INTERVENTION, dont les plus innovantes, qui sont aujourd’hui pratiquées au CHU, dont la chirurgie mini-invasive, moins traumatisante pour le patient.

*.- POUR LUI, L’IMPORTANT, c’est de pouvoir proposer tout ce qui existe, en fonction de ce qui convient le mieux au patient.

 Le professeur Vito-Giovanni Ruggieri ne s’en cache pas. Il est venu à Reims pour tirer vers le haut le service de chirurgie cardiaque et thoracique du centre hospitalier universitaire. Un beau défi pour déjà un beau parcours. L’homme, à 41 ans, est un des plus jeunes agrégés. Il donne des conseils du reste dans différents CHU de France. « Mais mon ambition, c’est d’abord l’équipe, qu’elle monte en puissance, que de jeunes chirurgiens deviennent meilleurs que moi » , sourit-il.

Le professeur Ruggieri, comme son joli accent l’indique, est originaire d’Italie, de Bari. « J’ai fait mon internat à Pavie, un service de pointe en chirurgie mini-invasive. Mon patron faisait partie des pionniers à cette époque » , confie-t-il. C’est là qu’il a commencé à grandir avant d’arriver à Rennes, un établissement également réputé dans ce domaine. « On a développé les techniques qui sont d’actualité. Cela a beaucoup évolué ces dernières années. » Aujourd’hui, «nous sommes en mesure au CHU de Reims de proposer ce qui convient le mieux aux patients en fonction de leur pathologie. »

Certes, la chirurgie conventionnelle va continuer d’exister. Ce qu’on appelle de façon non scientifique une opération à cœur ouvert. Elle consiste à ouvrir totalement le sternum pour accéder à l’endroit où il est nécessaire d’intervenir. Mais, en l’absence de contre-indications et pour certaines pathologies, la chirurgie mini-invasive se développe. « Cela représente en moyenne 30 % des interventions. Mais tous les centres ne le font pas régulièrement, à Reims si. » Cela concerne la valve aortique, mitrale ou la communication intra-auriculaire, par exemple. Ici, on n’ouvre que partiellement le sternum ou on pratique une petite incision entre les côtes. « On n’a plus le contrôle manuel et visuel. Il faut détacher le geste de la vision. D’où l’importance encore plus accrue de l’équipe, un autre chirurgien, l’anesthésiste, le perfusionniste, les infirmiers… On dispose d’un écran full HD pour officier, ce qui rend le geste extrêmement précis. »

Les avantages pour le patient sont multiples. Il y a une réduction des saignements, de la douleur après l’opération, on se remet plus facilement et le résultat esthétique est excellent. « Un jeune patient attachera plus d’importance au côté esthétique, alors que pour un patient plus âgé la reprise fonctionnelle plus rapide sera mise en avant. » Ces interventions conventionnelle ou mini-invasive se déroulent en circulation extracorporelle. Pour schématiser, on « arrête » le cœur en baissant sa température. Et une machine, contrôlée par le perfusionniste, va prendre le relais pour jouer son rôle et celui des poumons. « Comme ça, le cœur ne souffre pas au moment où il repart. »

DES SOLUTIONS HYBRIDES

Certaines interventions hybrides cependant peuvent se faire sans cette circulation extracorporelle. Elle mêle chirurgie et procédure endovasculaire. « Le chirurgien et le cardiologue croisent leur expertise.» Cela consiste par exemple à accrocher, en passant par les vaisseaux, une prothèse sur une valve malade. « L’important pour nous, c’est qu’on peut proposer ici tout ce qui existe. L’équipe est géniale. Et je pense aussi à tout le service, ceux qui accueillent les patients, qui s’en occupent après les interventions », conclut le professeur Ruggieri.

Yann LE BLÉVEC

 Extrait de l'union du 11/11/2017

    

    

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Une nouvelle technique pour combattre les accidents vasculaires cérébraux à Reims

Une technique de pointe se développe au CHU de Reims pour lutter contre les AVC.


Une technique de pointe se développe au CHU de Reims, on va chercher le caillot dans le cerveau en passant par les artères. Hervé Oudin

L’AVC (accident vasculaire cérébral) est la première cause de handicap en France, la deuxième cause de démence et la troisième cause de mortalité. Entre 125 000 et 150 000 AVC sont dénombrés chaque année (4 à 6 000 en Champagne-Ardenne). Le chiffre progresse, notamment en raison de nos modes de vie (sédentarité, alimentation, etc). La prise en charge des AVC est donc primordiale.

Une rencontre était organisée récemment à ce sujet au CHU de Reims, par Penumbra, une société qui fournit des dispositifs de traitement. Arnaud Robinet, maire et président du conseil de surveillance, y assistait ainsi que Dominique de Wilde, directrice générale.

L’occasion pour le professeur Laurent Pierot, responsable du service de neuroradiologie interventionnelle, de faire le point sur les techniques utilisées pour traiter les AVC. « Il faut savoir déjà qu’il existe deux types d’AVC, hémorragique ou ischémique », a-t-il expliqué. La plupart, 85 % environ, sont ischémiques, c’est-à-dire qu’un caillot va boucher un des vaisseaux du cerveau, une partie de ce cerveau ne sera plus irriguée. « C’est ce type d’AVC qui nous intéresse aujourd’hui. »

Jusqu’à présent, une majorité, 10 000 environ, est traitée par thrombolyse intraveineuse : on envoie un produit dans le sang qui est censé dissoudre le caillot. L’autre méthode concerne pour l’heure quelque 5 000 patients, mais elle est en plein développement. Une technique de pointe parfaitement maîtrisée au sein du CHU de Reims. Il s’agit d’une thrombectomie mécanique, qui consiste à venir chercher le caillot et à l’extraire. « Soit on utilise un stent pour attraper le caillot, soit on opte pour un système d’aspiration. » Pour ce faire, on passe généralement par l’artère fémorale (au niveau de l’aine) et on remonte via un cathéter jusqu’au cerveau.

« Toutes les 30 minutes, 10 % des patients perdent la chance d’avoir une bonne récupération »

À Reims, une quinzaine de thrombectomies ont été réalisées en 2014, mais le chiffre est monté à 70 en 2016. « On devrait atteindre la centaine. » Il faut dire qu’entre-temps, de nombreuses études (dont l’étude française Thrace, pour laquelle le CHU de Reims est arrivé en très bonne position) ont prouvé scientifiquement l’efficacité de la thrombectomie.

La méthode présente plusieurs avantages par rapport à la thrombolise. Tout d’abord, le délai durant lequel on peut intervenir est plus important. Pour la thrombolise, on peut agir 4,5 heures après l’AVC ; on est à 6 heures pour la thrombectomie. Les résultats aussi sont meilleurs, 26,5 % des patients retrouvent leur autonomie après une thrombolyse, 46 % après une thrombectomie. « Par ailleurs, il y a très peu de contre-indications pour décider d’une thrombectomie, ce qui n’est pas le cas pour une thrombolyse. En outre, les patients traités par thrombectomie récupèrent beaucoup plus vite », poursuit le professeur Pierot.

Comme on peut le noter, il est important néanmoins de sensibiliser le public sur le fait que le temps est très précieux en matière d’AVC. « Toutes les 30 minutes, 10 % des patients perdent la chance d’avoir une bonne récupération. »

Il faut reconnaître tout de suite les signes qui ne trompent pas. La moitié du visage qui semble paralysé, des troubles visuels, des difficultés à s’exprimer, l’impossibilité de lever un bras, vertige… sont autant de symptômes qui doivent conduire à appeler directement le Samu en faisant le 15.

« Les gens pensent bien faire en amenant la personne à l’hôpital le plus proche, mais souvent ce dernier n’est pas compétent en termes d’AVC et on perd du temps. Mieux vaut que le Samu intervienne, les urgentistes ont les bons réflexes et peuvent orienter tout de suite vers le bon établissement. » Un hôpital avec une unité neuro-vasculaire ou un centre de neuroradiologie interventionnelle, Reims étant le seul à avoir ce type de centre en Champagne-Ardenne.

Une IRM sera pratiquée permettant de savoir tout de suite quelle technique utiliser. On sait par exemple que pour les grosses artères, la thrombectomie est plus indiquée. « Le but de la rencontre aujourd’hui est aussi de sensibiliser aux enjeux et de permettre d’offrir la meilleure technologie à un maximum de patients », explique Marine Provoyeur, directrice des affaires publiques de Penumbra.

Et si la thrombectomie a pour l’heure un coût, elle permet de faire des économies sur des mois de rééducation qui ne sont pas nécessaires, sur des arrêts de travail en moins… et surtout, elle donne une plus grande chance aux personnes de s’en sortir et sans séquelles

À Charleville, le combat d’une mère

Sa vie, et celle de sa fille, a basculé un après-midi de septembre 2015 quand cette dernière a été victime d’un AVC. Depuis, Claudine Belguiral se bat pour que le département des Ardennes soit mieux doté en matière de prévention et de gestion des accidents cardio-vasculaires. Elle vient de créer l’association France AVC 08.

Qu’est-il arrivé à votre fille ?

Le vendredi 25 septembre 2015, je l’appelle vers 13 heures. La seule réponse que j’ai, c’est un râlement. Je préviens les pompiers car je craignais une tentative de suicide, elle traversait une période difficile. Aux urgences, ils voient qu’il n’y avait rien dans le sang, donc ce n’était pas une tentative de suicide. J’ai aussitôt pensé à un AVC car il y a un terrain propice chez nous pour ça. Mon père est mort de ça. J’ai encore une nièce et un neveu qui sont décédés l’année dernière. Là, on ne m’a pas écoutée. Je suis allée voir son médecin traitant qui, lui, m’a écoutée. Ce n’est que 25 heures plus tard que ma fille a été prise en charge pour son AVC. Aujourd’hui, elle a envie de vivre, de se battre. Elle remarche, commence un petit peu à parler…

Que faudrait-il améliorer pour les victimes et leurs familles ?

Il faut déjà améliorer la prévention. Ma fille a quand même fait son AVC alors qu’elle sortait d’un rendez-vous médical quelque temps avant. On manque aussi de structures. Pour le lancement de notre association, le 24 janvier dernier, on a eu une conférence du Dr Richard, neurologue au CHU de Nancy. Dans son département, ils ont installé des unités neuro-vasculaires dans des communes comme Verdun, Bar-le-Duc, qui sont en liaison avec Nancy via un système de télémédecine où des spécialistes sont disponibles 24 heures sur 24. Cela permet de réagir rapidement. Ici, dans les Ardennes, on n’a rien de ce type. Pourquoi des plus petites villes que Charleville-Mézières y arrivent et pas nous. Et puis, ce n’est pas tout d’avoir des unités neuro-vasculaires. Il faut aussi former les équipes et les infirmières.

Quel va être le rôle de l’association ?

On va installer une permanence téléphonique. Aujourd’hui, quand les gens quittent l’hôpital, on leur donne une ordonnance et ils doivent se débrouiller tout seuls, ou presque. Alors que quelqu’un qui a fait un AVC n’est plus jamais pareil. Je dis aux familles : c’est à vous de bouger. Il faut se battre, en étant positif. Il ne faut aussi jamais hésiter à demander un deuxième avis médical, même à l’hôpital. C’est un droit. Moi, on m’avait dit que ma fille ne reparlerait jamais. Je l’ai envoyée chez une orthophoniste et là, elle commence un petit peuà reparler.

De Reims à Soissons, chanter pour réapprendre à parler


Les chorales sont composées de personnes ayant eu un AVC. - F. Lapeyre

De son propre aveu, Dominique Guyot n’a pas retrouvé sa voix d’avant. Pourtant lorsque vous discutez avec lui, il est difficile d’imaginer qu’il y a une dizaine d’années, cet ancien médecin généraliste de Soissons ne parlait plus. « Il y a douze ans, j’ai fait un AVC grave qui a créé une aphasie complète, explique le retraité. J’ai failli y laisser ma vie. J’ai totalement perdu l’usage de la parole. » À sa sortie d’hôpital, son orthophoniste l’emmène dans une chorale d’aphasiques. Pour Dominique Guyot, c’est le déclic. « Petit à petit, la parole est revenue, grâce à l’orthophonie évidemment mais aussi la chorale. C’est vraiment un outil extraordinaire qui permet de mieux parler. Cela a été tellement important pour moi que j’ai créé les Choristes enchantés à Soissons et les Choristes de l’espoir à Reims. »

Chacune de ces chorales aphasiques est composée de seize membres et se réunit une fois tous les quinze jours pour une heure et demie de répétition. « On apprend avant tout à se détendre et aussi à respirer. Parce qu’on ne sait plus respirer quand on a eu un AVC. Le chant se fait syllabe par syllabe. Notre chef de chœur, qui est chanteuse et musicienne professionnelle, sait comment faire pour sortir des sons appropriés. C’est à elle que l’on doit une grande partie de notre récupération. »

Il n’existe aucune règle en matière de récupération. Cela dépend de chaque cas, de la durée entre l’AVC et son entrée dans la chorale. « Plus on arrive tôt, mieux c’est. Tout le monde progresse, même à petite vitesse. » Et, cerise sur le gâteau, la chorale organise tous les deux ans des concerts à Reims et Soissons. Une belle récompense pour ces chanteurs pas comme les autres.

 G. A.-T.

Pour intégrer la chorale, contacter le 06 30 56 78 52.

À Soissons, du rap pour sensibiliser les jeunes

« Tout a commencé lorsque je suis arrivée dans le service en 2009, raconte Marnia Mahboub, infirmière au service de neurologie de l’hôpital de Soissons. Il allait y avoir la journée mondiale de l’AVC et j’ai proposé de présenter l’unité de soins intensifs neuro-vasculaire (USINV). Pour cela, j’ai créé un court-métrage. En n 2015, j’ai voulu faire autre chose. Je voyais qu’il y avait de plus en plus de jeunes patients admis en USINV. Il fallait essayer de les sensibiliser, de faire prendre conscience aux jeunes des symptômes, que ce soit pour eux ou pour qu’ils aient les bons réflexes s’ils voyaient quelqu’un touché par un AVC. »

Pour cela, Marnia Mahboub se rapproche de Sow Cräte, un rappeur de Soissons. « Je me suis dit qu’un jeune des quartiers, cela allait davantage les interpeller que des adultes. Le clip a été filmé en cinq heures au sein même de l’hôpital. On l’a montré fin octobre dans l’amphithéâtre de l’école d’infirmière de Soissons, en présence de jeunes du quartier. »

Le lendemain, le clip était en ligne. Il sera vu plus de 100 000 fois à travers le monde. « À la suite de la diffusion, de nombreux jeunes se sont confiés. Les gens ont été très touchés. On ne va d’ailleurs pas s’arrêter là. On travaille toujours avec Sow Cräte et son équipe pour créer des petites saynètes de vie avec des jeunes. L’idée est de les présenter lors de la journée mondiale de l’AVC en octobre prochain. »

G. A.-T.

 Grégoire Amir-Tahmasseb

Extrait de l'union du 11/11/2017

    

    

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Vers une prise en charge de plus en plus précoce

Les professionnels de santé sont d'accord sur un point : face à un patient victime d'un AVC, la réaction doit être rapide. Ce qui nécessite une bonne coordination des moyens


L'arsenal thérapeutique est efficace s’il est administré dans les plus brefs délais. Phovoir

L'accident vasculaire cérébral (AVC) est responsable de 30.000 décès chaque année en France. Et au total, 150.000 patients en sont victimes. Des dizaines de milliers présentent des séquelles faisant le lit du handicap. Aujourd'hui, les médecins disposent d'un arsenal thérapeutique efficace. À condition toutefois qu'il soit administré dans les plus brefs délais. D'où l'importance d'une bonne coordination multidisciplinaire entre les professionnels de santé. C'était d'ailleurs l'objectif, le 26 novembre à Dole, de la journée d'Animation de Filière AVC pour les régions Bourgogne/Franche-Comté, organisée par l'équipe d'animation de filière AVC et soutenue par Boehlinger Ingelheim. Cet événement a rassemblé - SAMU, radiologues, neuroradiologues interventionnels, cadres infirmiers, pompiers,.

Dans la majorité des cas, c’est l’obstruction d’un vaisseau du cerveau qui provoque un AVC. Les spécialistes parlent alors d’infactus cérébral aigu. Une urgence à prendre en charge le plus rapidement possible. En effet, le cerveau n’est plus irrigué, entrainant des liaisons parfois irréversibles. D'ailleurs, les chiffres parlent d'eux-mêmes. L'AVC est la première cause de handicap acquis chez l'adulte, la deuxième cause de démence après la maladie d'Alzheimer et le taux de mortalité est d'environ 20 %.

L'objectif de la prise en charge repose sur la revascularisation cérébrale. Pour cela, les professionnels de santé recourent à deux options thérapeutiques, qui associées ont prouvé leur efficacité. La première est une prise en charge médicamenteuse qui doit impérativement être administrée dans les 4h30 qui suivent l'AVC, la seconde stratégie consiste â déboucher de manière mécanique l'artère bouchée, c'est la thrombectomie pour laquelle le délai d'intervention ne doit pas dépasser 6h. Autant dire que le diagnostic précis de l'AVC et la prise de décision imposent une organisation minutieuse et rapide.

Diminuer le délai de prise en charge

« Il y a une amélioration continue de la prise en charge des AVC dans les régions Bourgogne et Franche-Comté soutenue par les réseaux AVC, l'association France AVC, les ARS, les ARH », explique le Dr Thierry Moulin, neurologue à Besançon.

De son côté le Pr Maurice Giroud, neurologue au CHU de Dijon, en charge du réseau Bourgogne-AVC  responsable du registre dijonnais AVC estime que « la Bourgogne et la Franche-Comté sont en bonne position au niveau de la prise en charge des AVC, avec la mise en place en 2002 d'un réseau de soins ville-hôpital, puis en 2003 avec la création du premier réseau de télémédecine avec le transfert d'Images de scanner. Enfin ros deux régions se sont équipées en unité neurovasculaire en 2004.

Pour le Pr Giroud, il existe néanmoins des marges de progrès. « La première amélioration que nous devons apporter c'est le délai d'appel au centre 15 en informant le grand public sur les signes d'un AVC. Nous devons également parvenir à diminuer le délai de prise en charge. On peut gagner du temps à domicile dans le transfert mais aussi à l'hôpital ».

C’était la raison d'être de cette 1ère  journée d’Animation de Filière AVC à Dole au cours de laquelle les professionnels de santé ont pu s'accorder sur des actions concrètes à mettre en place. Notamment la définition des critères d'orientation qui permettent d'adresser le bon patient au bon endroit et l'importance du recours à l'expertise neuro-vasculaire.

 Extrait de l'union du 21/12/2016

    

    

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Des couleurs pour suivre son diabète

L'objectif d'un lecteur de glycémie est d'aider le patient à gérer sa maladie. Alors autant en simplifier l'utilisation


Le patient devra, avec son médecin, définir des objectifs

Le nombre de contrôles - de la glycémie est fonction de la nature du traitement. de l'âge du patient, de ses problèmes de santé

Outil incontournable dans la prise en charge du diabète de type 2, le lecteur de glycémie accompagne quotidiennement les patients, et ce tout particulièrement au passage à l'insuline. « La glycémie, autrement dit le taux de sucre. dans 1 le sang, est un élément essentiel pour déterminer le suivi du patient et donc ajuster son traitement, indique le Dr Saïd Bekka, diabétologue, endocrinologue et nutritionniste à Chartres. Cela permet également au patient de savoir où il se situe et de mieux gérer les activités quotidiennes comme, par exemple, ses séances d'activité physique ou encore ses repas. C'est un peu comme une voiture. Vous ne pouvez pas imaginer conduire sans indicateur de vitesse ou de voyant d'essence. »

Vous l'aurez compris, quand on souffre de diabète, il est impératif de surveiller sa glycémie. Objectif : éviter d'éventuelles complications liées à une hypoglycémie ou une hyperglycémie. Pour cela, il existe de très nombreux lecteurs de sïvcérnie sur le marché. La plupart se distingue particulièrement par leur facilité d'utilisation dont certains dans l'interprétation des chiffres obtenus. Bien entendu, le patient devra, avec son médecin, définir ses objectifs de glycémie. IlL'avantage, c'est que nous pouvons interagir d'avantage avec le patient pour adapter le traitement. C'est un véritable outil de communication et de connaissance pour le patient et le soignant », précise le Dr Saïd Bekka. Ce lecteur permet également au patient d'attribuer une information « Avant» ou « Après repas» à ses résultats glycémiques. Cette fonction l'aide à mieux comprendre comment ses choix alimentaires peuvent influencer son équilibre glycémique. Là encore, il sera nécessaire d'en discuter avec le médecin traitant.

« Le nombre de contrôles de la glycémie est fonction de la nature du traitement, de t:âge du patient; de ses problèmes de santé, de l'équilibre de sa maladie», précise le Dr Bekka. « Tous les patients qui, en raison de leur médicament, sont à risque d'hypoglycémie justifient plusieurs contrôles. Mais de manière générale, le diabète étant une maladie silencieuse, elle doit être surveillée régulièrement : les lecteurs de glycémie font partie intégrante de l'éducation thérapeutique », conclut le Dr Bekka. À noter que toutes ces évolutions technologiques et pratiques, pourraient améliorer la vie des personnes atteintes de diabète.

UN CODE POUR INTERPRÉTER LE CHIFFRE

Pour certains patients : un lecteur affiche des chiffres mais ils n'ont pas toujours conscience de la signification du résultat. Et le fait de disposer de codes couleurs leur permet justement de savoir où ils se situent.' en zone à risque ou si tout va bien au niveau de leurs objectifs glycémiques. L'apport du code couleur permet dot« d'interpréter le chiffre » à condition de bien paramétrer le lecteur de glycémie selon les besoins du patient, fixés par son médecin. Il existe aujourd'hui, par exemple, des lecteurs de glycémie qui possèdent cette fonction et notamment le dernier né de la gamme OneTouch Select® : le lecteur de glycémie OneTouch Select® Plus qui dispose d'un code couleurs à la fois très visible et facile à comprendre qui s'affiche sous le résultat :

- La couleur bleue indique que la glycémie est en dessous de l'objectif.

- La couleur verte signifie que la glycémie se situe dans l'objectif.

- La couleur rouge, en revanche, stipule que le niveau de glycémie se situe au-dessus de l'objectif

 Extrait de l'union du 26/05/2016

    

    

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Il échappe de peu à un infarctus, « c'était une question d'heures »

Cette épouse raconte comment son mari, victime d'une « fatigue inhabituelle » qui, en réalité, traduisait un infarctus, a finalement pu échapper au pire.


Murielle Smith et son mari Olivier lors du 50ème  anniversaire de ce dernier. le 18 mai, au club de judo.

Murielle Smith, a tenu à témoigner car « cette histoire, peut, Je pense, servir a d'autres gens ». Verbatim.

« Mon mari, Olivier, est magasinier cariste et également professeur de judo. Lors du week-end du 1er mai, j'ai observé chez lui une grande fatigue, inhabituelle. Il mettait ça sur le compte du travail - c'est vrai qu'il travaillait beaucoup. Samedi soir (le 30 avril), ce qui m'a choqué, c'est la décoloration de son visage : un teint grisâtre, cadavérique. Il ne se plaint jamais mais il me parlait d'une gêne à la poitrine, comme une compression, mais pas de douleur. »

« Olivier ne fume pas, ne boit pas mais il y avait eu des antécédents familiaux en matière d'infarctus »

Murielle Smith

Lundi matin, tout allait bien. Fatigué mais bonne mine. Il est allé travailler. Sans lui demander son avis, j'ai pris un rendez-vous chez notre médecin traitant. J'avais vu un reportage sur le Samu quelques semaines auparavant, il était question d'un cas un peu similaire à mon mari.je n'avais qu'une obsession : l'hypothèse qu'il fasse un infarctus. Quand je lui parlais du rendez-vous, ça le faisait rire, il était comme vous et moi, sans aucun symptôme apparent.

« Le taux de traponine était 300 fois plus élevé que la normale »

Le médecin a prescrit une prise de sang pour mesurer la troponine (dont le dosage permet de diagnostiquer un infarctus), Je voulais qu'il aille la faire tout de suite, lui pensait y aller dans deux-trois jours. Ce soir-là, il devait aller donner Son cours de judo. Je l'ai convaincu et on ~st allés au laboratoire,

Vers 18 h 30; le médecin' m'a rappelé. Il venait d'avoir les résultats du labo: le taux était 300 fois plus élevé que la normale. Au lieu d'être à 0,05, il était à 15. Je me rappelle des mots du médecin: « Votre mari est en train de faire un infarctus. Lui était sur le canapé, il n'y croyait pas trop, j'ai dû lui passer le médecin. »

Je l'ai conduit à la clinique Courlancy. Il a passé une coronographie, une autre prise de sang. Le médecin nous a dit que c'était une question d'heures. Peut-être qu'il se serait effondré durant son cours de judo, peut-être qu'il ne se serait pas réveillé le lendemain.

Il est resté cinq jours à l'hôpital. On lui a posé un stent (petit treillis métallique qui maintient pas de lésion. Il a eu un mois d'arrêt de travail, il reprendra la semaine prochaine, le médecin dit que c'est important qu'il puisse reprendre son activité professionnelle - sans trop forcer, évidemment.

Mon mari sait maintenant que sa vie va changer, surtout au niveau de son sport, ce qul est compliqué à accepter. Le sport à haute dose, c'est fini, nous savons que le risque de récidive existe. En matière de recommandations, il est bien précisé que les aliments doivent être limités - désormais, l'escalope sera sans crème fraîche, Olivier ne fume pas, ne boit pas mais il y avait eu des antécédents familiaux en matière d'infarctus.

Évidemment, depuis le (lundi) 2 mai, la famille a été un peu secouée par tout ça. Le 18 mai, nous avons fêté le 50e anniversaire de mon mari. on a fait ça au club de judo. Il m'a dit : « Sans toi, je ne serais pas là aujourd'hui. »

À ceux qui liront ce témoignage, je veux dire qu'il ne faut pas prendre à la légère certains signes, certaines attitudes des gens qu'on connaît bien - lors du week-end durant lequel je m'inquiétais, je voyais par exemple mon. mari se toucher la poitrine. « Après, bien sûr, il faut aussi essayer de ne pas devenir hypocondriaque. »

MATHIEU LlVOREIL

 Extrait de l'union du 26/05/82016

    

    

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Redoutable diabète

Maladie qui ne cesse de progresser, avec plus de trois millions de personnes traitées en France Ie diabète est à l'origine de complications menant jusqu'à l'amputation.


Ces dernières années on sent une «amélioration encourageante de la surveillance» des diabétiques.-Archives

 

A SAVOIR

•.- Il existe deux formes de diabète.

•.- Le diabète de type 2, qui augmente avec l'âge, représente près de 90 % des cas de diabète. Il correspond à une hausse prolongée du taux de sucre dans le sang et est souvent associé à l'obésité et au mode de vie.

•.- Le diabète de type  qui apparaît le plus souvent de manière brutale chez l’enfant ou chez le jeune adulte, est caractérisé par une production insuffisante d’insuline, une hormone sécrétée par le pancréas.

Le diabète est une pathologie grave de par la sévérité de ses complications » dont une partie pourrait être évitée grâce à un suivi médical approprié, soulignent des chercheurs de l'Institut de veille sanitaire (InVS), à .la-veille de la journée mondiale du diabète samedi. En se basant sur des données fournies par l'Assurance maladie et par les hôpitaux (PMSI), les chercheurs ont calculé que 7.749 diabétiques avaient été amputés d'un membre inférieur en 2013, soit sept fois plus que la population non diabétique, Les diabétiques ont également été 2,2 fois plus nombreux à être hospitalisés pour un infarctus du myocarde et 1,6 fois pour un accident vasculaire cérébral (AVC), Ils ont été aussi 9 fois plus à être traités pour une insuffisance rénale.

La réduction des complications du diabète passe par les prises en charge des « fadeurs de risques assadés » : surpoids, tabagisme, sédentarité ...

En ce qui concerne les complications podologiques, elles sont fréquentes dans la population diabétique, avec quelque 20000 hospitalisations chaque année pour une plaie au pied, soit cinq fois plus que la population non diabétique. Il s'agit de lésions au pied ou à la jambe provoquées par des traumatismes, souvent très minimes mais qui cicatrisent difficilement à cause du diabète. Si elles sont traitées tardivement, elles peuvent déboucher sur une gangrène et nécessiter une amputation En 2013, plus de la moitié (52%) des 7.749 amputations ont concerné l'orteil, 19% le pied, 17% la jambe et 12 % la cuisse. Les amputés étaient très majoritairement des hommes et avaient 71 ans en moyenne au moment de l'intervention. 20 % ont de surcroît, dû être ré-amputés au cours de l'année.

Les chercheurs relèvent toutefois que le nombre d'amputations est resté stable ces dernières années, grâce à un programme de prévention des lésions du pied lancé en 2005 et notamment au remboursement par l'Assurance maladie de plusieurs séances de soins posologiques chez les diabétiques. Les hospitalisations pour des plaies au pied ont, pour leur part, augmenté de 20 % entre 2010 et 2013.

D'importantes disparités géographiques subsistent néanmoins : c'est en Guyane et en Guadeloupe que le taux d'amputation est le plus élevé, suivies par la Martinique, la Réunion, la Basse-Normandie et le Pas-de-Calais. Les hospitalisations pour plaies sont en revanche plus nombreuses en France métropolitaine, le Nord-Pas-de-calais arrivant en tête.

Dans le Panorama santé de l'OCDE de 2009. la France se situait dans la moyenne des autres pays développés pour les amputations liées au diabète, mais lès chercheurs de l'InVS notent que les méthodes de calcul utilisées ne sont pas les mêmes dans chaque pays.

 Extrait de l'union du 11/11/2015

    

    

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Les AVC, tous concernés, de loin ou de près


Entre 10 et 14 heures, près de 70 personnes ont contrôlé leur tension.

Alors qu'il déroule sa manche le long de son bras, Jean-Michel affiche un air déconfit. Ce Rémois de 68 ans vient de faire contrôler sa tension par une infirmière de l'unité neuro-vasculaire. « 17/8 », s'exclame-t-il, Alors que je suis allé à la piscine ce matin et que je n'ai pas déjeuné ce midi ! Je ne comprends pas, il faudra que j'en parle à mon toubib. » Il concède malgré tout qui à peut-être « oublié » de prendre ses régulateurs de tension ... et promet d'être plus vigilant.

En quatre heures, le stand dédié aux Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC),installé hier dans le hall de l'hôpital Robert-Debré a accueilli 60 à 70 personnes . « Surtout des personnes âgées de 60 ans et plus », indiquent Ismerie Flamand et Laurence Gasior, infirmières.

Elles constituent un public « à risque », mais de toute façon, tout le monde est concerné, de près ou de loin. À l'image de Bernard, 82 ans, et dont la sœur est morte emportée par un AVC. « J'ai profité d'un rendez-vous pour un IRM pour prendre de la documentation, explique-t-il. Je vais lire tout cela chez moï, mais  j'ai d'ores et déjà retenu l'importance qu'il y avait à composer le 15, le plus vite possible. »

D'autres visiteurs du stand sont eux-mêmes des « aidants », c'est-à-dire qu'ils prennent soin au quotidien d'un de leurs proches, touchés par cette pathologie. Il Leur vie peut être très difficile, reconnaît le docteur Isabelle Serre, qui exerce au sein de l'unité neuro-vasculaire du CHU. Mais il n’y a malheureusement pas de recette miracle. Il faut essayer de rester intégré au réseau social. Le fait d'adhérer à une association de victimes, par exemple, peut aider, même si certains malades refusent d'en entendre parler. » .

Un point de vue partagé par Sophie Durand. Le laboratoire Boehringer Ingelheim, qu'elle représente et qui co organise cette journée d'information, a d'ailleurs créé une page Facebook, spécialement dédiée aux victimes d'AVC.

« On y trouve justement de nombreux témoignages de patients et d'aidants, qui forment une communauté solidaire », souligne-t-elle. Intitulée « Au cœur de l'AVC», la page compte actuellement plus de 42.500 abonnés.

M.C DUTHElL

 Extrait de l'union du 29/10/2015

    

    

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 Diabète : ces objets connectés qui simplifient la vie

La santé connectée s'installe dans le quotidien des Français. Notamment parmi les diabétiques qui disposent aujourd'hui d'outils connectés.    


Cette application pourrait permettre de piloter, de manière précise, son diabète.

Les lecteurs de glycémie sont des dispositifs médicaux utilisés pour l'auto-surveillance de la glycémie. Quand on souffre de diabète, il est capital de surveiller ce paramètre. Objectif, éviter les complications liées à une hypoglycémie. «  Ces lecteurs aident le malade dans le processus de prise en charge et ceci en temps réel », explique le Pr Pierre Yves Benhamou.

De nouvelles applications connectées voient le jour permettant de consulter et ode conserver les mesures de glycémie sur son téléphone portable, sa tablette ou son ordinateur. C'est le cas, par exemple, de la nouvelle application OneTouch Reveal ® et du lecteur de glycémie One-Touch Verio FlexTM. En effet, les glycémies sont transmises automatiquement par Bluetooth® et ne sont plus stockées uniquement sur le lecteur mais également sur un serveur sécurisé. Pour le Pr Pierre-Yves Benhamou, chef de service de diabétologie au CHU de Grenoble, un lecteur de glycémie connecté à une application « présente de nombreux avantages. Cela permet au patient d'augmenter son autonomie par rapport à sa maladie et son traitement ». II ne faut pas négliger non plus l'aspect ludique d'une application. La santé fait partie des domaines où on peut effectivement jouer sur cette fibre-là pour augmenter la motivation du patient ».

Le Pr BENHAMOU estime que les objets connectés permettent réellement d'aider les patientsdans la gestion quotidienne de leur maladie.

Via cette nouvelle application, les patients auront accès à de nouveaux outils (carnets électroniques, présentation des données sous forme de graphique, détection automatique des tendances glycémiques) qui pourront faciliter la compréhension des données glycémiques.

Côté médecin, l'application leur garantit de toujours disposer d'informations objectives au moment de la consultation.  « Nous pouvons visualiser les résultats via l'interface médecin ou encore sur le téléphone portable du patient. «  Sans oublier que le patient, s'il le souhaite, peut partager ses résultats avec son entourage ». Pour les parents d'enfants diabétiques, cette fonction constitue une aide précieuse afin de gérer les glycémies de leur enfant.

En conclusion, le Pr Benhamou estime « que les patients gagnent en autonomie et se sentent de plus en pluso acteurs de leur santé ».

Extrait de l'union du 27/09/2015

    

    

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  Ce pansement organique régénère les tissus endommagés du coeur des victimes d’attaque cardiaque

 

Lorsqu’un individu est victime d’une attaque cardiaque, son cœur en garde souvent des cicatrices. Mais au lieu d’être superficielles, comme c’est le cas sur la peau, ces cicatrices peuvent entraîner une perte d’efficacité du coeur, qui pompe dès lors moins bien le sang, pouvant entrainer, à terme, une défaillance.

 Une équipe de chercheurs a créé un patch innovant qui permet aux cellules du coeur de se régénérer. Cette incroyable avancée médicale pourrait bien révolutionner la vie des patients victimes de crise cardiaque.

Grâce à Pilar Ruiz-Lozano et à son équipe de chercheurs de Stanford, la solution pourrait bien être un patch. En étudiant d’autres espèces animales que l’Homme, les scientifiques ont découvert chez les poissons que la couche extérieure de leur coeur (nommée épicarde) leur permettrait une reproduction des cellules cardiaques. Après avoir identifié la protéine à l’origine de cette extraordinaire faculté, la FSTL1, ou « follistatin-like 1 », de son nom anglais, ils s’en sont servis pour créer leur patch en la couplant à du collagène.


Pilar Ruiz-Lozano, une des chercheuses à l’origine du patch
 

Ils ont alors obtenu un patch flexible et capable de lentement libérer la protéine jusqu’au muscle cardiaque. Accepté par le corps des individus receveurs, ce véritable pansement organique, qui s’assimile progressivement au corps, permettait de ne pas administrer de médicaments immunodépresseurs aux patients.

Jusqu’à présent, les chercheurs ont utilisé le patch avec succès sur des cochons et des souris victimes d’attaques du coeur. Ils ont pu constater que la fonction cardiaque était restaurée jusqu’à un niveau normal en seulement 4 à 8 semaines après l’implantation. Ils espèrent maintenant pouvoir effectuer des essais cliniques sur l’Homme au plus tôt en 2017.

 

Cette innovation devrait certainement révolutionner la convalescence et la vie des victimes d’attaques cardiaques. Surtout, cette découverte illustre la fantastique faculté de l’Homme à trouver toujours davantage de solutions pour guérir ses congénères. Êtes-vous impressionné par ce nouveau traitement médical ou êtes-vous sceptique sur l’efficacité d’un tel pansement organique ?

http://soocurious.com/fr/images-coeur-4d/http://soocurious.com/fr/images-coeur-4d/

 Extrait de SCurious du 20/08/2015

    

    

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