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Glyphosate et cancer : un dossier très perturbé
Il flaire le cancer de la prostate
Une étude record contre le cancer du sein
La chimio prend ses aises à Courlancy
Les Quatre responsables de 40 % des cancers

Une prise en charge complète du cancer en 2019

Pour dépasser le cancer

L’institut Godinot et le CHU unissent leurs forces contre le cancer

  2017

Un programme inédit pour les patients
Les ultrasons terrassent le cancer de la prostate

Un autre regard sur le cancer au centre ressource de Reims

L’Institut Godinot de Reims tire le signal d’alarme : « la prise en charge des cancers va exploser »
La nouvelle arme fatale contre le cancer 

  2016

DES CHIENS POUR « FLAIRER LE CANCER DU SEIN
Dépistage : la marche à suivre
Cancer de la prostate : un Rémois raconte son combat contre la maladie
Un nouvel accélérateur en radiothérapie l'institut de cancérologie Jean-Godinot
Pour aider les malades du cancer à se reconstruire
Du nouveau pour détecter les cancers
L’institut de Cancérologie Jean-Godinot s'équipe d’un nouvel accélérateur
Un espoir pour la lutte contre le cancer du sein
Les chances de survie s'améliorent après les cancers les plus fréquents

   2015

Un super détecteur de cancer inauguré à Reims
Un équipement unique inauguré à Godinot à Reims

L'institut Jean-Godinot à la pointe de la lutte contre le cancer
Tous unis contre le cancer du sein
Comment tordre le cou au cancer

 

 

 

 

 

 

 


Glyphosate et cancer :   un dossier très perturbé

 L’agriculteur attaque Monsanto en justice   pour son cancer, mais les experts préfèrent se désister.

 
Jean-Claude Terlet dans son exploitation.

Agriculteur à Celles-sur-Aisne (Soissons), Jean-Claude Terlet, 71 ans, est toujours persuadé que le glyphosate est à l’origine de son cancer de la prostate. Cet exploitant est l’un des rares à avoir déposé plainte contre Monsanto, fabricant du célèbre Roundup.

Alors que d’autres procédures pourraient un jour émerger (comme celle lancée par le syndicat L’Abeille de l’Aisne), M e Emmanuel Ludot, avocat de Jean-Claude Terlet, estime ce dossier « très avancé. »

Pourtant, l’affaire traîne en longueur. « J’ai encore appris, ce matin, que deux experts urologues se sont désistés », explique l’avocat rémois.

J’ose espérerque ces démissionsne sont pas intervenues sous la pressionde Monsanto
Emmanuel Ludot

C’est la deuxième fois que des urologues nommés par le tribunal de Lyon (siège français de Monsanto) refusent leur mission. Or les investigations médicales sont essentielles pour établir s’il y a un lien, ou pas, entre le cancer du plaignant et le glyphosate.

« J’ose espérer que ces démissions ne sont pas intervenues sous la pression de Monsanto. On va encore perdre plusieurs mois », soupire l’avocat.

La cour d’appel de Lyon (à la suite de l’appel perdu par la firme) vient toutefois de désigner un troisième expert, toxicologue celui-là, pour compléter ce collège de médecins.

« Les examens initialement prévus à l’automne n’auront pas lieu avant le début de 2019, mais je ne doute pas du résultat », estime le plaignant Jean-Claude Terlet, dont le cancer est bien réel.

 Extrait de l'union du 12/11/2018

 

    

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Une étude record contre le cancer du sein

Personnaliser le dépistage, c’est l’objectif de l’étude qui débute le 1 er décembre auprès de 85 000 femmes.


En France, neuf millions de femmes sont concernées par le dépistage organisé. AFP

UN DÉPISTAGE ESSENTIEL

*.- LE CANCER DU SEIN reste le cancer le plus fréquent et le plus mortel chez la femme : 59 000 nouveau cas par an et près de 12000 décès en France.

*.- LE TAUX DE SURVIE est de 99 % à cinq ans lorsqu’il est détecté à un stade précoce contre 26% lorqu’il est détecté à un stade avancé, ce qui plaide en faveur du dépistage.

*.- POURTANT, la participation des femmes au dépistage organisé baisse depuis quelques années, tombant même en dessous de 50 % en 2017.

L’étude MyPeBS (pour « personalising breast screening ») va mobiliser 20 000 femmes volontaires en France, 30 000 en Italie, 15 000 en Israël, 10 000 en Belgique et 10 000 au Royaume-Uni, durant six ans. Il s’agira, pour ces 85000 femmes, d’affiner le risque de chacune de développer un cancer du sein et lui apporter une réponse personnalisée. L’étude fédère 26 partenaires européens et américains. « C’est la plus grosse étude au monde sur le sujet. L’individualisation est une tendance majeure, il y a une autre étude semblable aux États-Unis » , explique Suzette Delaloge, coordinatrice de MyPeBS et oncologue à Gustave-Roussy. « On a énormément de personnes qui font des examens pour rien, la sensibilité n’est pas parfaite, il y a quand même pas mal de cancers d’intervalle (entre deux mammographies), il y a des faux positifs – des femmes qui ont une image suspecte qui va s’avérer bénigne, on sera obligé de faire une biopsie – il y a aussi le problème du surdiagnostic, soit 10 à 20 % des cancers qui n’auraient pas évolué si on ne les avait pas dépistés, tout ça c’est un faisceau de critiques qui milite en faveur d’une amélioration du dépistage » , note Suzette Delaloge.

En France, l’étude sera pratiquée dans 30 départements

L’étude va répartir par tirage au sort les femmes de 40 à 70 ans en deux groupes, l’un soumis au dépistage habituel, l’autre à un suivi en fonction de trois niveaux de risque : très faible (moins de 1 % de risque de développer un cancer du sein dans les cinq ans), moyen (3 %) et élevé (6 %).

Le risque est défini en fonction de l’âge, des antécédents familiaux, de la densité du sein et d’un test salivaire : « On utilise une puce de génotypage, on cherche 300 variations de l’ADN dont on a démontré de façon formelle ces dernières années qu’elles étaient associées au risque de développer un cancer du sein » , explique cette spécialiste du cancer.

ÉVITER DES INTERVENTIONS INUTILES

L’étude, pratiquée dans 30 départements, s’appuie sur le réseau actuel de dépistage en France. Elle doit prouver que la nouvelle stratégie « fait au moins aussi bien et si possible mieux que le standard actuel » . Si elle réussit, elle pourrait aboutir à un dépistage mieux ciblé, évitant à des femmes parfaitement saines des examens qui ne sont pas inoffensifs (puisqu’il s’agit de rayons) et des interventions qui peuvent s’avérer mutilantes (exérèse, voire mastectomie).

Extrait de l'union du 29/09/2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les Quatre responsables de 40 % des cancers

Le tabac, l’alcool, une mauvaise alimentation et l’obésité sont les quatre facteurs principaux des 40 % de cancers qui seraient évitables, selon deux autorités de santé.


Tabac, alcool, «malbouffe» et obésitésont responsables de l’essentiel des cas de cancers évitables. En bas à droite, Jordan Tirekidis en 2012. Atteint d’obésité morbide, cet Australien a entamé un régime pour préserver sa santé, il a depuis perdu plus de 200kg.AFP

Le tabac, l’alcool, une mauvaise alimentation et l’obésité sont les quatre facteurs principaux des 40 % de cancers qui seraient évitables, selon deux autorités de santé.  

142 000 - CAS DE CANCERS ÉVITABLES

Sur les 346 000 cas de cancer diagnostiqués en 2015 chez les 30 ans et plus, « 142 000 (41 %) auraient pu être évités si l’ensemble de la population n’avait pas été exposé aux facteurs de risque étudiés, ou si son exposition avait été limitée » , écrit le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé.

Plus d’informations sur le site internet du CIRC : http://www.iarc.fr/indexfr.php

164 000 - TUÉS PAR AN

Le cancer est la première cause de mortalité en France, devant les maladies cardiovasculaires. « Trop peu de Français sont conscients des risques qu’ils prennent » , a déclaré la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, lors du centenaire de la Ligue contre le cancer en mars. Elle défendait alors sa politique contre le tabac, responsable en 2015 de 20% des nouveaux cas évitables.

68 000 - CAS ÉVITABLES DUS AU TABAC

Les cancers dus au tabagisme (cancers du poumon principalement, mais pas seulement) touchent surtout les classes populaires, avec un risque «de 1,5 à 2 fois plus élevé chez les 20% les plus défavorisés, par rapport aux 20 % les plus favorisés » , a souligné le CIRC. Si les hommes fument de moins en moins depuis les années cinquante, Santé publique France rappelle « l’entrée en masse des femmes dans le tabagisme » dans la génération «baby-boom » (née entre 1945 et 1965

28 000 - CAS ÉVITABLES DUS À L’ALCOOL

L’alcool provoque 8 % des nouveaux cas de cancer évitables (soit 28 000), des cancers de différentes parties de l’appareil digestif, mais aussi du sein. Les autorités ont estimé que la France pouvait beaucoup mieux faire dans la prévention de l’alcoolisme. Le CIRC plaide pour une action sur les coûts telle que «l’augmentation des prix et des niveaux de taxation » .

Santé publique France juge que «les actions de prévention ne sont à ce jour pas aussi développées que celles qui visent la réduction du tabagisme » . Elle souligne la prépondérance du vin dans la consommation d’alcool du pays (59% du volume), loin devant les alcools forts (21 %) et la bière (19%).

18 600 - CAS ÉVITABLES DUS À L’OBÉSITÉ

Alors que la mauvaise alimentation concerne d’abord les hommes, le surpoids et l’obésité constituent davantage des facteurs de cancers touchant les femmes. Ce facteur de risque est en effet important dans les cancers du sein et du corps utérin (endomètre).

Strasbourg interdit de fumer dans les parcs

La Ville de Strasbourg a adopté hier une mesure pour interdire la consommation de cigarettes dans l’ensemble de ses parcs et jardins publics, une première en France. Cette mesure, intitulée « Parcs sans tabac : Strasbourg engagée dans la lutte contre le tabagisme pour le bien-être de ses habitants » entrera en vigueur le 1 er juillet.

La délibération a été débattue et adoptée hier soir à l’unanimité du conseil municipal strasbourgeois (42 voix pour, 0 contre, 0 abstention). La Ville souhaite ainsi faire « face à l’ampleur du tabagisme et à ses conséquences environnementales, sécuritaires et en santé publique » , selon un communiqué.

La mesure, élaborée en partenariat avec la Ligue contre le cancer, s’appliquera dans un premier temps aux six grands parcs de la Ville avant d’être généralisée à tous les espaces verts publics. Après une phase d’expérimentation en 2018, la Ville pourra procéder à la « verbalisation en 2019 » des fumeurs contrevenants, avec une amende de 68 euros.

Extrait de l'union du 26/06/2018

 

    

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Une prise en charge complète du cancer en 2019

Les hôpitaux de Soissons et Château-Thierry se sont liés hier au CHU de Reims et à l’institut Godinot. Objectif : partager des médecins et permettre une prise en charge complète du cancer.


Un accélérateur en radiothérapie sera installé à Soissons au premier trimestre 2019, en partenariat avec l’institut Godinot de Reims, le centre régional de lutte contre le cancer.

C’est la victoire du bon sens sur les barrières administratives entre les régions. Par la signature de deux conventions, le groupement hospitalier Soissons-Château-Thierry s’est arrimé au centre hospitalier universitaire de Reims et s’est allié avec l’institut Godinot, basé lui aussi dans la cité des sacres.

La règle aurait été qu’il s’adosse au CHU de la région, celui d’Amiens, à 112 km, et 1 h 40 de route. Mais «dans la vraie vie, si les gens ne viennent pas à Soissons ou Château, ils vont à Reims », justifie le directeur des hôpitaux du sud de l’Aisne, Freddy Serveaux. Qu’est ce que ces conventions vont changer pour les patients ? Réponse en trois points.

1 - LA RADIOTHÉRAPIE À SOISSONS AU PREMIER TRIMESTRE 2019

La radiothérapie est l’un des trois moyens de soigner les cancers, avec la chimiothérapie et la chirurgie. Aujourd’hui, des interventions chirurgicales et des séances de chimiothérapie sont possibles à Soissons. « Pour la radiothérapie, il faut aller à Compiègne, Saint-Quentin ou Reims. C’est quelque chose de très pointu qu’on ne pouvait pas faire tout seul »,explique Freddy Serveaux, qui a sollicité une association avec le centre régional de lutte contre le cancer Jean-Godinot. Un accélérateur doit donc être installé à l’hôpital de Soissons au premier semestre 2019.

« C’est un appareil qui envoie des rayons sur la tumeur pour détruire les cellules cancéreuses. C’est quelque chose que l’on fait après la chirurgie, pour compléter » , éclaire Yacine Merrouche, directeur général de l’institut Godinot. Les cancers du sein, par exemple, pourront être traités à Soissons. « C’est de la fatigue en moins pour les patients et des économies pour la sécurité sociale sur les déplacements » , met en avant le professeur Merrouche.

Trois cents patients axonais par an pourraient en bénéficier. Ils seront pris en charge par les spécialistes de Godinot. Les travaux, la location de l’appareil (préférée à l’achat), son fonctionnement seront financés « à 50/50 » , précise Freddy Serveaux.

2 - DES MÉDECINS DU CHU À SOISSONS

Des médecins du CHU interviennent déjà dans le sud de l’Aisne, en chirurgie thoracique à Château-Thierry, ou en urologie à Soissons pour des consultations et des opérations de cancers de la prostate, de la vessie et du rein. De nouvelles coopérations vont être mises en place en rhumatologie et peut-être en cardiologie. « Des médecins de Soissons et Château-Thierry pourront aussi venir au CHU échanger avec des confrères ou faire des opérations compliquées,complète Simon Raout, directeur de l'offre médicale et de la recherche du CHU. Les médecins aiment travailler en équipe, ce sera un élément d’attractivité pour recruter» . Badri Matta, médecin à l’hôpital de Soissons, confirme : « Un CHU, c’est un centre de recherche et de formation. Pour un spécialiste, s’appuyer dessus est la garantie de bénéficier d’une formation continue de qualité et d’échanger avec des collègues » .

3 - DES ÉTUDIANTS EN MÉDECINE DE REIMS EN STAGE À SOISSONS

C’est une évidence, « pour bien prendre en charge, il faut des médecins » , indique Freddy Serveaux. Mais Soissons peine à faire venir des internes en formation au CHU d’Amiens. « On en a une dizaine chaque semestre quand d’autres, plus proches d’Amiens en ont 50 » , pose Freddy Serveaux. Soissons aimerait être rattaché au CHU de Reims. Cet objectif est inscrit dans la convention qui les lie. « On arriverait à 30-40 internes par semestre. Cela augmenterait les chances qu’ils s’installent ici, à l’hôpital ou comme généraliste en ville. » Les députés axonais Jacques Krabal et Marc Delatte se sont emparés du sujet et étaient revenus très enthousiastes de leur rendez-vous au ministère de la Santé, en janvier dernier. Pour le directeur de l’hôpital de Soissons, « c’est le sujet le plus complexe car il dépend de deux ministères : celui de la santé et de l’enseignement supérieur et de la recherche » .

RÉMI HAVYARIMANA

Extrait de l'union du 04/05/2018

 

    

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Pour dépasser le cancer

Des personnes atteintes d’un cancer viennent au centre Ressource, axé sur le bien-être   et la parole, afin de retrouver l’estime de soi et la force nécessaire pour combattre leur maladie.


La semaine dernière, des bénévoles du centre discutent avec l’une des bénéficiaires, atteinte d’un cancer. Dans cet espace sont proposées de multiples activités. Les bénéficiaires donnent un prix correspondant à leurs revenus, gratuité incluse.
Remi Wafflart

Odile a appris le « 27 avril 2017 » qu’elle souffrait d’un cancer. Cette retraitée de 65 ans a eu « l’impression que tout s’écroulait » . Les traitements lourds mis en place, auxquels a depuis succédé une hormonothérapie, ont accompli leur mission. Dix mois après ce profond bouleversement, Odile estime toujours « difficile de trouver des oreilles compréhensives à ce qui m’arrive » . Son mari n’aborde jamais le sujet, « ça doit lui faire trop de mal. Mon fils aîné fait aussi abstraction. » Le dialogue est plus facile « avec mon deuxième, sans doute car il travaille à l’hôpital. » Pour verbaliser ses angoisses, Odile, qui a déjà « vu partir » des proches à cause de cette maladie, s’en est allée pousser la porte du centre Ressource.

Agir sur la personne, en compléments des traitements médicaux indispensables qui agissent contre le cancer

Situé dans un immeuble moderne du quartier Clairmarais, cet espace de 140 m 2 est découpé en quatre salles aux tonalités apaisantes et épurées, loin des couloirs blafards des hôpitaux. Ouvert en mai dernier mais réellement actif depuis l’automne, le centre Ressource propose un large panel d’activités basées sur l’écoute et le bien-être. La démarche s’adresse aux « bénéficiaires » – pas question de parler de « patients » puisque cette structure associative n’est pas médicale – et à leur entourage. Groupe de parole, art-thérapie, yoga, chant, shiatsu, sophrologie, activité physique adaptée… Les intervenants, qui exercent ici bénévolement, sont des professionnels choisis par l’association. Cinq autres centres sont érigés sur le même modèle dont celui d’Aix-en-Provence, figure de proue du réseau.

C’EST DIFFICILE POUR LUI D’EN PARLER. JE SENS BIEN QU’IL GARDE TOUT EN LUI

La philosophie est d’agir « sur la personne » , en compléments des traitements médicaux «indispensables » qui, eux, agissent contre le cancer. « Ici, c’est empathie, sourire et partage , résume Lucyle Jussy, vice-présidente du centre et sophrologue. On donne la priorité à ceux qui sont en cours de traitement. Après l’entretien d’accueil, l’idée est de proposer du lien à ces gens qui se retrouvent parfois isolés à cause de leur maladie, ainsi qu’à leurs proches »parfois désemparés.

Jeudi dernier, dans le cadre de la journée portes ouvertes, Francine était « venue voir » . L’an dernier, lorsque son fils de 42 ans lui a annoncé qu’il avait contracté « une tumeur de 13 centimètres à l’abdomen » , elle s’est sentie « couler » . « J’ai été complètement assommée , se souvient-elle. À mes proches, j’en parle peu, je donne juste des nouvelles. Ce que je ressens, c’est… intime. Je me disais : Mais pourquoi ça tombe sur lui ? Pourquoi pas moi ? » C’est avec une sophrologue qu’elle a réussi à « décharger (ses) émotions » . Pour son fils, le processus demeure encore délicat : « Il passe par des étapes psychologiques difficiles. Il est relativement renfermé sur le sujet, c’est difficile pour lui d’en parler. Je sens bien qu’il garde tout à l’intérieur. Il fait un peu de sport mais j’aimerais qu’il réussisse à s’ouvrir. »

Rompre l’isolement des malades par un accompagnement personnalisé, les aider à trouver des moyens d’épanouissement dans leur marathon de souffrances : cela réduirait « de moitié » les risques de récidive, affirme Antoine Demonceaux, président du Centre Ressource.

3 Questions à

Antoine DEMONCEAUX
Pdt du Centre. Médecin

Ça fait tellement   peur à tout le monde

Pourquoi avoir créé le centre Ressource ?

Il existe déjà des associations sur cette thématique mais il y a un tel besoin qu’on n’est jamais assez nombreux. Avec le cancer, il y a un tel choc émotionnel… Quand on l’apprend, on se dit qu’on va mourir, alors qu’aujourd’hui, on arrive à en guérir 80 %.

Un meilleur suivi a-t-il un impact sur la guérison ?

Des études en cours de parution montrent qu’avec un accompagnement suivi et personnalisé, vous avez 50 % de risques de récidive en moins. Si on va mieux dans sa tête, on va mieux dans son corps. Sans oublier l’aspect socio-affectif : comment en parler à son mari, son enfant ? Le cancer, ça fait tellement peur à tout le monde. Cela met face à ses propres angoisses liées au vieillissement, à la dégradation physique…

Quelles sont les différentes phases pour retrouver un équilibre ?

J’en vois trois. 1. Un temps de récupération par rapport au traitement. 2. Un temps de reconstruction, qui peut mettre également plusieurs mois et 3. un temps d’épanouissement. C’est celui-là qu’on essaie de mettre en route au centre Ressource.

Centre Ressource, 14, rue Édouard-Mignot.

MATHIEU LIVOREIL

Extrait de l'union du 13/02/2018

 

    

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L’institut Godinot et le CHU unissent leurs forces contre le cancer

Les deux établissements ont signé hier un accord cadre de collaboration qui fera naître de nouveaux projets au profit des patients atteints de cancer.

 
Yacine Merrouche, directeur de Godinot, et Dominique De Wilde, directrice du CHU (à droite) ont signé une accord cadre.

La collaboration entre le centre de lutte contre le cancer Jean Godinot et le centre hospitalier universitaire ne date évidemment pas d’hier. L’accord signé hier est néanmoins une petite révolution, même si ces deux établissements sont situés l’un près de l’autre. « Il vient récapituler ce qu’on fait depuis des années, mais surtout il concerne ce que nous allons faire », a expliqué Dominique De Wilde, directrice générale du CHU.

 « En partageant des valeurs communes notamment celles du service public a indiqué le professeur Yacine Merrouche, directeur général de Godinot. Et en affirmant une convergence de vue en matière de soins, d’enseignement et de recherche, en cancérologie. Certains projets sont d’ores et déjà connus. Il y a notamment la création de l’institut de la prostate, « ce cancer étant très répandu », rappelle le professeur Yacine Merrouche. Le cancer de la prostate est le cancer masculin le plus fréquent en France. Un nouveau cas de cancer sur quatre découvert chez les hommes est un cancer de la prostate. « Nous avons mis en place une prise en charge multidisciplinaire avec une porte d’entrée unique. » Et un numéro d’appel unique : 03 26 78 77 76.

24712
C’est le nombre de patients hospitalisés à Godinot en une année (file active globale). L’institut a encore enregistré 48.141 consultations

Le tout permet d’associer et de coordonner les différents experts du CHU et de Godinot pouvant intervenir dans le dépistage, le diagnostic, le traitement et le suivi des patients. Autre projet, un protocole de recherche commun. Il faut savoir que la recherche est très importante au niveau de Godinot également avec l’an dernier par exemple 65 essais cliniques ouverts à l’institut, dont 16 promus par Unicancer et deux par l’institut (332 patients au total ont été inclus dans un essai clinique).

Une plate-forme de biologie moléculaire commune

Il y a aussi la mise en place d’une plate-forme de biologie moléculaire territoriale qui sera installée l’an prochain dans un bâtiment du CHU, mais dont l’utilisation sera commune avec Godinot ainsi que les autres établissements du groupement hospitalier de territoire. « La filière cancérologie est d’ailleurs un des six axes prioritaires définis dans le projet médical de ce groupement », a précisé Dominique De Wilde. Cela passera également par le recrutement d’oncologues territoriaux amenés à intervenir dans les différents établissements du groupe. Le but est bien de garantir des soins de qualité et de proximité aux patients, qu’ils puissent bénéficier de toutes les techniques innovantes. « Le souhait c’est de bénéficier du bon traitement au bon endroit », insiste le professeur Yacine Merrouche. De son côté, Arnaud Robinet, président du conseil de surveillance du CHU et maire de Reims, s’est dit conscient du privilège de pouvoir bénéficier à Reims d’une offre de soins qualitative, entre Godinot, le CHU, mais aussi l’offre privée. « Il y a une émulation positive au service du patient », a-t-il estimé.

L’activité de Godinot en hausse de 8 %

La signature de cet accord cadre a eu lieu à l’occasion des vœux du centre de lutte contre le cancer Jean Godinot. Yacine Merrouche, directeur général, a ainsi dressé un rapide bilan de l’activité, bilan plutôt satisfaisant. « On termine l’exercice 2017 à l’équilibre, notamment grâce à une hausse d’activité de 8 % » , a indiqué le directeur.

Le préfet Denis Conus, également président du conseil de surveillance de Godinot, a souligné que Yacine Merrouche avait redressé la barre. «Vous avez redonné confiance » , a-t-il dit. L’attractivité de l’institut, qui comprend environ 400 professionnels, s’en est retrouvée renforcée. « Nous avons continué à investir » , a souligné Yacine Merrouche, notamment au niveau du plateau technique et de l’imagerie. À l’arrivée, on dénombre 24 712 patients hospitalisés (file active globale) à Godinot en une année. Ont encore été comptabilisées 48 141consultations, 9 214 séances de chimiothérapie en hôpital de jour, 17 686 préparations de chimiothérapie ou 25 227 séances de radiothérapie (préparation et traitement).

 Yann Le Blévec

Extrait de l'union du 18/01/2018

 

    

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Un programme inédit pour les patients

Cancer rare, le myélome multiple touche, le plus souvent, des patients de plus de 70 ans qui doivent être accompagnés


À terme, la programme HéMaVieTM pourrait être adapté à d’autres pathologies en hématologie.Shuterstock

 À SAVOIR

•.- Le myélome multiple, autrement appelé cancer de la moelle osseuse, se caractérise par la prolifération excessive dans la moelle osseuse d'un type de globule blanc nommé plasmocyte devenu anormal.

•.- Chaque année, 5000 nouveaux cas sont enregistrés en France.

•.- Ce cancer est le plus fréquent chez les plus de 70 ans.

Pour mieux comprendre le vécu des patients atteints de myélome multiple et surtout leur proposer un accompagnement ciblé, le projet HéMaVie entre dans sa phase pilote. Le projet HéMaVieTM est porté par l’association française des Malades du Myélome Multiple (AF3M) et le laboratoire Celgene. D’autres partenaires y participent également : l’Association française pour le développement de l’éducation thérapeutique, l’Association francophone pour les soins oncologiques de support et Observia (une société experte dans les programmes d’accompagnement du patient).

« HéMaVie », nous explique Bernard Delcour, président de l’association AF3M, « vise, dans un premier temps, à mieux connaître le ressenti et le vécu des malades pour, dans un second temps, leur offrir un accompagnement ciblé ». En effet, ce cancer retentit fortement sur la qualité de vie des patients. « Cela reste un cancer dont on ne guérit pas. Les patients sont soumis à des rechutes plus ou moins fréquentes et ils sont nombreux à exprimer des sentiments d’isolement, d’anxiété et d’incapacité face à la maladie. »

HéMaVie va prochainement entamer une phase pilote dans plusieurs centres hospitaliers de l’Hexagone, à Créteil, Tours, Caen, Nantes et Limoges.

DÉVELOPPER LES SOINS DE SUPPORT

« Nous l’avons conçu avec les patients, leurs proches, et les professionnels de santé », précise Bernard Delcour. « Il s’appuiera sur une plate-forme web d’accompagnement. Le patient y trouvera l’ensemble des services de proximité, un réseau social, un soutien téléphonique, des guides d’information individualisés. » Le programme souhaite également valoriser les initiatives existantes pour qu’elles soient mieux connues et partagées auprès de tous les publics. Il vise à faciliter la communication entre les malades et les soignants, mais aussi à mieux intégrer les proches dans le parcours de soins.

Bernard Delcour estime, par ailleurs, nécessaire de davantage informer les patients sur les soins de support et de les valoriser. « Dans le cadre d’HéMaVie, nous souhaitons mettre l’accent sur ces soins trop rarement proposés aux malades, d’autant plus qu’ils permettent souvent de mieux anticiper et gérer les complications liées aux traitements. » Enfin, ce programme devrait améliorer la coordination entre les professionnels de santé à l’hôpital puis en ville.

Extrait de l'union du 15/10/2017

 

    

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Les ultrasons terrassent le cancer de la prostate

La clinique Courlancy est dotée d’un outil qui sert   à soigner le cancer de la prostate sans nécessité d’inciser.


Intervention en cours : reliée à Focal One, la prostate du patient (à gauche) reçoit des ultrasons qui vont détruire ses cellules cancéreuses.

Une arme de plus contre le cancer de la prostate. La clinique Courlancy, à Reims, est équipée depuis peu d’un Focal One. C’est le nom d’un dispositif médical assisté d’un ordinateur qui détruit les cellules de la prostate en y envoyant des ultrasons. Sur la table, le patient endormi est couché en chien de fusil. Il est 9 h 30. Son ventre n’a pas été ouvert. Il est relié au Focal One par une sonde, elle-même reliée à l’ordinateur. Derrière les écrans, le chirurgien urologue a une vue très claire de la prostate et du travail réalisé à l’intérieur. Des ultrasons qui vont détruire les cellules cancéreuses y sont envoyés.

Les patients traités avec Focal One ont un taux de survie à cinqans de 100 % 
Thomas Ripert

L’opération va durer une heure et demie. À midi, le patient sera réveillé. Il rentrera chez lui le matin suivant. En pleine forme ou presque. « Il aura une sonde urinaire le temps que tout se remette et ensuite ce sera terminé. Les avantages non négligeables de cette nouvelle technique sont d’éviter les complications urinaires et les problèmes d’érection postopératoires » , explique le chirurgien urologue Thomas Ripert. Les patients visés par la technique sont ceux dont le cancer n’est pas encore important mais qui risque de se développer : « Nous ne traitons pas les cancers sans risque de développement. Nous les surveillons et n’intervenons qu’en cas d’évolution » . Les cancers plus avancés sont traités différemment, « d’où l’importance de se faire dépister régulièrement pour profiter de cette technique », souligne le chirurgien. Focal One est également utilisé pour les récidives de cancer.« Cela évite d’opérer à nouveau » .

Pour l’instant, l’ensemble de la prostate est traité par ultrasons mais la machine permet de ne traiter que la zone infectée : « Nous avons la technique mais les protocoles ne nous permettent pas encore de le faire. Ce sera le cas dès que nous aurons assez de recul sur l’efficacité d’un traitement ciblé » , précise le médecin.

Focal One coûte à l’achat 800000 euros. « Notre appareil est mutualisé. Il tourne dans une dizaine de centres en France. Comme les patients concernés par cette technique ne sont pas en situation d’urgence, nous programmons les opérations à la période où nous avons l’outil chez nous » , explique Thomas Ripert.

Dans le bloc voisin, un autre patient repose sur la table d’opération. Lui est pris en charge par le robot Da Vinci et surtout aux mains du chirurgien urologue Alain Hérard. Le robot, acquis en leasing, coûte 1,7 million d’euros. Une autre histoire pour un autre profil de cancer et de malade mais avec un objectif commun : « La survie de notre patient avec une espérance de vie normale. Cette survie est de 100 % à cinq ans avec Focal One. »

Catherine FREY

Extrait de l'union du 06/06/2017

 

    

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Un autre regard sur le cancer au centre ressource de Reims

Ouvert depuis jeudi, le centre ressource propose des activités pour vivre la maladie autrement. Entièrement bénévole, l’association a été soutenue localement.

Stéphanie, Mathilde, Antoine, Michel et vingt-quatre autres. Ce sont toutes les personnes qui vont faire tourner bénévolement le centre ressource de Reims, ouvert depuis jeudi, rue Edouard-Mignot. C’est le cinquième établissement du genre en France, après Aix-en-Provence ou Montélimar. Dans cet espace tout neuf de 140 m², prêté gracieusement par le Crédit Mutuel pendant trois ans, le centre a pour but d’accompagner les personnes atteintes ou guéries d’un cancer.

Parmi les activités proposées : sophrologie, conseil en image, shiatsu et relaxation

Sophrologie, art thérapeutique, ostéopathe, shiatsu, nutrition, conseil en image, relaxation, hypnose, groupes de parole... la liste des activités proposées est longue, pour que chacun y trouve son compte. Certains seront animés par des amateurs, d’autres pas des professionnels de santé. Mais chacun prend de son temps gratuitement, pour faire vivre le centre.

« Il ne faut pas que ça fasse hôpital », insiste une bénévole, qui veut que le lieu soit chaleureux. « Ce n’est pas le but, rassure Antoine Demonceaux , médecin et président de l’association. Les hôpitaux proposent aussi des ateliers, mais c’est vrai que c’est parfois difficile pour les malades de revenir là où ils font leur chimiothérapie pour faire autre chose. »

Un élan de solidarité locale

Car c’est bien pour répondre à « une demande énorme » que le centre ressource voit le jour à Reims. « On avait commencé à en parler au début du projet, mais on avait tellement de demandes qu’on a préféré éviter de communiquer avant l’ouverture, pour que les gens ne soient pas déçus », explique le médecin.

Pour mettre en place la structure, l’association a eu droit à « un bel élan de solidarité locale ». Des entreprises, des particuliers et des associations, comme le Rotary Club Reims Saint-Rémy ou le Lions Club, ont fait des dons d’argent ou de mobilier. Petit à petit, le local prend forme pour devenir un lieu d’accueil chaleureux et vivant, loin de l’univers hospitalier que les malades ne connaissent que trop bien. Pour l’heure, le centre ressource rémois pense accueillir une cinquantaine de personnes par jour : « Le centre d’Aix accueille 3 à 4 000 personnes par an, et 1 000 personnes à Montélimar, qui a ouvert il y a deux ans », souligne Antoine Demonceaux, convaincu de porter « un beau projet ».

Centre Ressource Reims, 14 rue Edouard-Mignot (bâtiment A, deuxième étage), ouvert du lundi au vendredi de 14 h 30 à 16 h 30.

Comment rejoindre le centre ?

Pour rejoindre le centre ressource, il suffit de passer un entretien d’accueil, d’environ 30 minutes à 1 heure.

Des informations sur votre pathologie et sur vos envies et vos besoins au sein du centre vous seront demandées durant l’entretien.

Trois activités seront proposées selon votre profil : un rendez-vous avec un psychologue, une activité physique adaptée et une activité loisirs (faire ces trois activités n’est pas obligatoire).

Le centre ressource est une association à but non lucratif, mais une participation est demandée pour faire vivre la structure : de 5 à 30 € par mois (seulement quand vous fréquentez le lieu).

Si vous n’avez pas les moyens, vous pourrez quand même bénéficier gratuitement des activités proposées.

Anaïs LECOQ 

Extrait de l'union du 19/05/2017

 

    

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L’Institut Godinot de Reims tire le signal d’alarme :

« la prise en charge des cancers va exploser »

L’institut Godinot, à Reims, interpelle les candidats à la présidentielle pour que le cancer reste une priorité nationale de santé publique.


Le professeur Tan Dat Nguyen, cancérologue à l’institut Godinot, à Reims.

Si le prochain Président veut être certain de satisfaire une bonne partie du monde médical, il n’a qu’à faire siennes les cinq priorités et dix propositions clés défendues par Unicancer, la structure qui fédère les dix-huit centres de lutte contre le cancer de l’Hexagone.

Dans nos régions, le centre Godinot, à Reims, est le seul à rayonner dans un vaste périmètre qui englobe la Marne, les Ardennes et une bonne partie de l’Aisne. Un établissement exclusivement dédié aux soins, à la recherche et à l’enseignement en cancérologie. « Nous assurons de l’ordre de 30 000 consultations par an, un volume comparable à ce qui se fait également dans le groupe privé Courlancy et au CHU de Reims  », indique le professeur Tan Dat Nguyen, cancérologue à Godinot.

Pour lui, «  il y a urgence à ce que l’État prenne la problématique de la lutte contre le cancer à bras-le-corps et la conserve comme mission régalienne, tant les choses évoluent rapidement. » Le nombre de cancers augmente (250 000 nouveaux cas par an) et en conséquence, celui des consultations, alors que celles-ci se multiplient aussi pour répondre à une nécessaire qualité des soins.

Dans le même temps, la durée des hospitalisations se réduit, les techniques et les traitements coûtent de plus en plus cher, le numérique s’installe partout… «  Nous sommes face à une extraordinaire mutation de la cancérologie, la courbe de la prise en charge des cancers va exploser  », annonce le professeur Nguyen.

« Faire participer le patient »

Priorité : permettre l’accès à des soins de qualité sans dépassement d’honoraires. Si le point financier est clair, l’expression « soins de qualité » englobe une série de paramètres parmi lesquels la communication, le dialogue avec les patients, sont essentiels. «  Nous devons ressentir la personnalité du malade, le faire participer à la prise de décision s’agissant de son traitement. Sans paternalisme, je dis à un malade que c’est moi qui l’écoute et non le contraire. Je lui donne les informations, les moyens de partager la prise de décision. Après, il faut aussi partager les modalités du traitement, non seulement avec le malade mais aussi avec le pharmacien qu’il côtoie, son entourage, son voisinage. »

De même, les centres anti-cancer militent pour renforcer l’implication des proches et des associations dans la vie des établissements de santé.

« Le bon traitement, au bon endroit, au bon moment »

Le spécialiste sait parfaitement que de telles démarches d’accompagnement réclament du temps et des moyens, humains et financiers. Il sait aussi que les déplacements qu’effectuent les personnels soignants vers les malades et ceux-ci vers les centres de soins, ne pourront plus se développer à l’envi. Aussi est-il nécessaire de mieux coordonner les soins et les parcours des patients.

Dans ses propos, le professeur Nguyen inclut autant l’augmentation des dépistages ciblés que la personnalisation des traitements ou que la mise en œuvre «  d’une vraie gradation des soins ». « Il n’est pas nécessaire de venir à Godinot pour un saignement. L’essentiel est de donner au patient le bon traitement, au bon endroit et au bon moment. Tout est fonction de son état de santé. C’est important dans notre région, on peut dispenser de bons traitements à Charleville-Mézières, Châlons-en-Champagne ou Soissons.  »

Unicancer insiste par ailleurs et fortement sur le développement et le soutien aux différentes formes de recherche ; plaide en faveur d’un rapprochement des données de santé, d’un développement de la santé connectée ; souhaite une répartition élargie et plus efficace des rôles au sein des équipes soignantes, notamment dans le domaine des « pratiques avancées » (par exemple, une infirmière qui sait évaluer la douleur d’un patient est en mesure de prescrire la morphine qui va le soulager).

Finalement, le professeur Nguyen convient que le programme porté par Unicancer anticipe le futur plan cancer qui devra aussi prendre en compte l’amélioration des conditions d’existence des patients « dont la durée de vie a considérablement augmenté ».

LE TABAGISME AU CŒUR DU JE PLAN CANCER

Hier, François Hollande a pris officiellement connaissance du nouveau rapport d'étape sur le déroulement du 3' plan cancer, pour la période 2014 - 2019. Celui-ci a été lancé par le Président il y a trois ans. Son but: donner les mêmes chances à tous, partout en France, de guérir de cette maladie. L'un des axes stratégiques du plan a consisté à l'élaboration du programme national de réduction du tabagisme, responsable de 30 % des décès par cancer. Ce programme visait à réduire d'un tiers le nombre de fumeurs d'ici à 2019, à descendre sous la barre de 20 % de fumeurs d'ici à 2024 et faire en sorte qu'à l'horizon 2034, lés enfants nés après 2014 soient la première génération de non-fumeurs.

 L’institut Godinot, une structure à part

Ce n’est pas le seul établissement de la région où des personnes touchées par des cancers peuvent venir consulter et se faire soigner. Mais l’institut Godinot de Reims est une structure particulière : un établissement de santé privé à but non lucratif, exclusivement dédié aux soins, à la recherche et à l’enseignement de la cancérologie. L’institut est composé de près de 380 personnes, dont 42 praticiens.

« C’est une structure extrêmement souple sur le plan du fonctionnement puisque nous sommes un organisme de structure privée qui rend un service public à 100 % », indique le professeur Nguyen, directeur médical délégué de l’institut.

La souplesse de fonctionnement concerne tout : l’organisation médicale, paramédicale, les investissements… tout peut se régler aussi vite que dans le système libéral. L’institut dispose d’un plateau technique extrêmement moderne. Une nouvelle machine de traitement est arrivée il y a quelques semaines, une nouvelle IRM il y a moins de deux ans et un scanner supplémentaire va arriver cette année.

« Le deuxième point intéressant de notre institut c’est le côté généraliste qu’offre la cancérologie. C’est extrêmement intéressant pour les praticiens. Elle permet d’aborder tous les domaines de cette pathologie, qui est en fait une pathologie très diversifiée, qui touche hommes, femmes, enfants, et de nombreux organes. »

L’institut permet d’allier la recherche à la pratique. « Une recherche clinique, fondamentale, translationnelle… rien n’est figé. Vous pouvez trouver le médecin dans le service le matin et l’après-midi au laboratoire. »

« Créé en 1927, le centre a toujours maintenu un aspect très sociohumain. » « On a été les premiers à faire des réunions de concertation entre médecins, devenues obligatoires il y a une quinzaine d’années. On a ce souci très fort vis-à-vis de la personne humaine. »

« On souffre parfois d’un manque de masse critique, c’est un peu une des caractéristiques de notre région. Il y a un moment où il faut avoir plus de moyens en personnels, en appareillages pour arriver à être plus performants sur les résultats que l’on pourrait avoir, notamment en termes de recherche ».

Extrait de l'union du 15/02/2017

 

   

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La nouvelle arme fatale contre le cancer

 L'institut de cancérologie Jean Godinot s'est doté d'un nouvel accélérateur en radiothérapie. Une quarantaine de patients par jour bénéfice de cette nouvelle approche thérapeutique.


I.e plateau technique vient d'être doté d'un accélérateur linéaire dernière génération qui permet de mettre en place les traitements les plus innovants. C.Lantenois

 L'ESSENTIEL

•.- Un accélérateur en radiothérapie permet de produire des rayons X pour irradier les tumeurs cancéreuses.

•.- La nouvelle machine de l'institut de cancérologie Jean Godinot (qui en possède trois au total) est plus rapide et surtout plus précise, permettant de traiter des tumeurs de petites tailles.

•.- Coût du nouvel équipement: 3millions d'euros financés entièrement par les dons, legs et mécénat.

•.- Le nouvel accélérateur a été mis en service début octobre et devrait fonctionner une dizaine d'années.

 Cette machine est une petite révolution pour le traitement des tumeurs cancéreuses. « Elle permet de traiter mieux en épargnant davantage les tissus sains, de traiter plus et différemment » Le Dr Stéphanie Servagi-Vernat, cancérologue-radiothérapeute était dithyrambique, hier, lorsqu'elle a évoqué le dernier bijou de technologie mis en service en octobre et inauguré ce 26 janvier.

TROIS MACHINES, TROIS TECHNOLOGIES

 Le plateau technique de l'institut Godinot dispose de trois accélérateurs, aux technologies diverses. « Les machines doivent être changées tous les dix ans, la technologie avançant à un rythme soutenu, ces dernières années » expliquait en août dernier, le Dr Stéphanie Servagi-Vernat, lors de la procédure d'installation du tout nouvel accélérateur linéaire (type Versa HD de la marque Elekta).

Une réelle avancée dans la prise en charge des malades. « Il permet le traitement jusqu'à alors impossible de tumeurs de petites tailles grâce à la précision de son collimateur par stéréotaxie, de l'ordre du millimètre. » Elle permet aussi le traitement par modulation d'intensité (archtéraphie). « On peut également traiter les tumeurs qui bougent avec la respiration du patient », précise encore le Dr Sté- phanie Servagi-Nemat.

UN OUTIL HIGH-TECH FINANCÉ GRÂCÉ À LA GÉNÉROSITÉ

Chaque année, 1400 personnes sont soignées au centre de radiothérapie de J'institut Jean Godinot.

Coût de ce nouvel équipement : 3ME, « financé entièrement par les dons, legs et mécénat », a rappelé le Pr Tan Dat Nguyen, responsable du département de radiothérapie. D'ici, 2018, à l'institut Godinot, il faudra remplacer un autre accélérateur qui arrivera alors en fin de vie. « Nous devons être à la pointe des nouveaux traitements, des techniques et des technologies », a martelé le professeur.

 SIX MOIS POUR L'INSTALLATION ET LES RÉGLAGES

L'accélérateur obsolète a été définitivement éteint le 6 mai. Le démontage a débuté le 8 mai. « La salle a ensuite été modifiée », explique Nathalie Gaillot-Petit, radio-physicienne et responsable du service de radio-physique médicale et de radioprotection. L'informatique et l'électricité ont été entièrement revues avant de pouvoir accueillir la toute nouvelle machine venue tout droit de Suède, « en pièces détachées réparties dans quatre semi-remorques. Un énorme colis qu'il a fallu décharger, monter. « A chaque étape, un physicien passait l'ensemble au crible. Nous sommes alors fin août, il reste encore beaucoup à faire avant que le premier patient ne soit traité. Une machine aussi sophistiquée implique de nombreux réglages menés par le constructeur. Les radiothérapeutes, les physiciens, les dosimétristes et les manipulateurs en électro-radiologie médicale ... Toutes ces personnes du service de radiothérapie ont ensuite été formées. Cet accélérateur a pu être mis en service, début octobre, une fois que l'Autorité de sûreté nucléaire a délivré son visa. Depuis, entre 40 à 45 patients par jour sont pris en charge par cette machine.

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 21/01/2016

 

   

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 Il flaire le cancer de la prostate

Le cancer a-t-il une odeur ?   Au vu des prouesses du chien Looping, on est tenté de le croire


Looping, un berger belge malinois, contribue à sa manière à faire évoluer la recherche médicale sur le cancer de la prostate.

COMMENT ÇA MARCHE

*.- LE PROFESSEUR PARISIEN OLIVIER CUSSENOT, spécialisé en urologie, tente de mettre au point une nouvelle méthode de détection précoce des cancers de la prostate. Elle est basée sur la recherche de composés organiques volatils produits par les cellules cancéreuses.

*.- POUR MENER À BIEN CETTE EXPÉRIENCE, il compte sur le flair d’un chien. Aujourd’hui, l’animal sait différencier un échantillon positif d’un négatif. Reste à trouver à quelle molécule il est sensible pour mettre au point un nez électronique.

Looping est un berger belge malinois âgé de 4 ans. Il passera toute sa carrière militaire à… sentir de l’urine. « Pas la vie rêvée », consent son maître, l’adjudant-chef David, qui est à la tête du Peloton de soutien cynotechnique (PSC) de La Malmaison dans l’Aisne. Sauf si l’on considère que cela pourrait permettre, à terme, de détecter plus rapidement le cancer de la prostate, le premier dont souffrent les hommes. C’est en tout cas la mission qui a été confiée au tandem par le professeur Cussenot, chef du service d’urologie de l’hôpital Tenon, à Paris . « Il a demandé l’assistance du ministère de la Défense pour étudier, grâce aux capacités olfactives du chien, de nouvelles méthodes de détection du cancer de la prostate, basées sur la recherche de molécules dans les urines », détaille le militaire qui a accepté la mission non sans une certaine appréhension. « Former un chien pour la défense des installations militaires, je sais faire, mais ça… je partais dans l’inconnu, j’ai dû improviser. »

Après deux ans d’entraînement, Looping atteint 88% de réussite. La machine, elle, en est à 71 %

Pour former un chien à la détection de stupéfiants par exemple, le plus souvent, son maître en imprègne un jouet. L’animal finit par assimiler l’odeur des stupéfiants à son jouet et en opération, ce n’est pas les stupéfiants qu’il cherche en réalité, mais son jouet. Dans le cas présent, ce n’était pas possible car la molécule contenue dans l’urine n’est active que trente minutes. Difficulté supplémentaire, on ne sait pas quelle est cette molécule. Ce que l’expérience doit permettre de déterminer in fine. « Au départ, j’ai travaillé avec des échantillons dont je connaissais le résultat et j’ai habitué Looping au fait qu’il avait une récompense quand il sentait l’échantillon positif. »

Les entraînements ont lieu deux à trois fois par semaine, toujours selon le même rituel. D’abord, c’est Raphaël, personnel civil du PSC, qui entre en scène. À charge pour lui de décongeler les échantillons d’urine qui sont transmis par l’hôpital parisien. « Je les place dans des bocaux, je suis le seul à savoir où est le positif car si le maître était dans la confidence, il pourrait, inconsciemment, influencer le chien », commente Raphaël. Quand Looping arrive dans la salle, là aussi, le rituel est toujours le même.« Même si le premier pot qu’il sent contient le positif, il va marquer un léger arrêt, sans plus. Il va d’abord tous les sentir et, ensuite, il marquera à sa manière : il tape sur la table, lèche le couvercle puis s’assied », commente l’adjudant-chef David. Un regard vers Raphaël pour s’assurer que Looping a senti juste et il lui donne son jouet en guide récompense.

FAIRE AVANCER LA RECHERCHE

Après deux ans d’entraînement, Looping atteint 88 % de réussite quand la machine en est à 71 %. « On va désormais passer à la phase suivante », annonce le maître-chien.

«  Jusqu’à présent, les entraînements se faisaient avec des échantillons provenant de patients dont le cancer est avéré. Il était donc facile de s’assurer que le chien avait «raison ». « Désormais, ce sera avec des échantillons qui, après IRM, sont jugés « peu probables » ou « douteux ». Le patient est alors suivi et le cancer est avéré parfois plusieurs années plus tard, ou pas. Si le chien marque, une biopsie sera réalisée immédiatement, permettant une prise en charge plus rapide », espère l’adjudant-chef. Il n’est pas le seul.

3 QUESTIONS à


Caroline GIRARDET
Vétérinaire sur la base de Suippes

Elaborer des outils de diagnostic précoce 

Pourquoi faire appel au flair du chien ?

Le chien possède environ 200 millions de cellules olfactives contre seulement une dizaine de millions chez l’homme. Cela lui confère d’importantes capacités olfactives tant sur le plan quantitatif que qualitatif.

Une première expérimentation a eu lieu de 2007 à 2011, avec quels résultats ?

Ils ont été significatifs et ont fait l’objet d’une publication dans une revue scientifique indexée,European Urology. Ces résultats suggèrent que des composés organiques volatils produits par des cellules cancéreuses peuvent conférer à l’urine une odeur caractéristique reconnue par un chien préalablement dressé. Une seconde étude a été lancée en 2016 avec Looping. L’objectif est de comparer les résultats obtenus par le chien avec ceux donnés par l’IRM, désormais utilisée dans le dépistage pour éviter la réalisation systématique d’une biopsie. Celle-ci sera réalisée en cas de marquage du chien.

Cette méthode pourrait-elle être transposable à d’autres types de cancer ?

Oui, cela a déjà fait l’objet d’expérimentations à l’étranger pour les cancers de la vessie, du sein, de la peau. L’objectif est d’identifier les molécules détectées par le chien pour élaborer un « nez électronique ». La finalité reste l’élaboration d’outils de diagnostic précoce du cancer.

Lucie LEFEBVRE 

Extrait de l'union du 23/10/2018


DES CHIENS POUR « FLAIRER LE CANCER DU SEIN »

 Depuis septembre, deux bergers malinois, propriété de l'Institut Curie, s'entrainent en Haute-Vienne à détecter le cancer du sein à l'aide de leur seul odorat.


A plus long terme, cette méthode pourrait être un moyen de dépistage du cancer du sein efficace, peu couteux et mobile, facile à mettre en œuvre dans des pays sinistrés en matière d'infrastructures. AFP

C'est sur un ancien site militaire à Magnac-Laval, en Haute-Vienne, et sous la férule de leur dresseur Jacky Experton, pionnier des techniques cynophiles, que Thor et Nykios, deux bergers malinois âgés de deux ans, s'aventurent « en territoire inconnu » pour le projet Kdog. « Ce type d'étude n'a jamais été mené sur le cas du cancer du sein. Tous les paramètres sont susceptibles de changer au fil de l'étude, Pour l'instant, l'Institut Curie est parti sur six mois de travail. Tout dépendra de la réponse des chiens » résume Jacky Experton. »

« Quand ils entrent dans la salle, rien ne doit les distraire de leur parcours » Jacky Experton .

Dans une ambiance studieuse et tenu secrète, « pour préserver la recherche », Thor et Nykios exécutent chacun quinze passages par jour dans la salle d'examen où les attendent quatre « trompettes », à l'arrière desquelles sont vissés des bocaux contenant des échantillons fournis par l'Institut Curie. « Ils travaillent séparément » insiste Jacky Experton. « Quand ils entrent dans la salle, rien ne doit les distraire de leur parcours. » Raison pour laquelle les chiens n'entrent dans la pièce qu'avec leur dresseur, Passé cette porte, les médias ne sont plus les bienvenus. « Nous sommes heureux de faire partager ce projet, mais nous devons rester prudents. Pour la pérennité de la recherche, rien ne doit polluer le protocole ou les résultats », tranche le dresseur. « Nous sommes au tout début d'une histoire nouvelle : pour l'instant, j'en suis à travailler pour trouver le "mode d'emploi" de la méthode de dressage sur ces composés odorants particuliers », explique l'expert.

PHASE DE MÉMORISATION

« puis septembre, nous sommes sur "étape numéro un", la phase de mémorisation », poursuit-il. Nykios est ainsi formé à reconnaitre les composés odorants du cancer extraits directement de la tumeur de patientes choisies par les chercheurs et imprégnés sur un tissu duveteux, des tissus qui n'ont été en contact qu'avec la transpiration issue de la peau du sein de patientes malades. « Pour le chien c'est un jeu : je lui apprends à associer sa récompense à une odeur singulière », précise le dresseur. Si, d'ici à quatre mois, l'étape de mémorisation se révèle concluante. Le « jeu » devrait se corser pour Thor et Nykios, qui devront échanger leur rôle, afin de confirmer l'hypothèse selon laquelle les marqueurs odorants du cancer du sein sont repérables par les chiens, même en quantité faible. Jacky Experton, jusqu'alors spécialisé dans le dressage d'animaux pour la détection d'armes, d'explosifs ou de drogues, espère que la recherche financée par l'Institut Curie grâce au mécénat (100.000 euros) attirera l'attention du monde médical et que de nouveaux financements permettront de pousser plus loin le travail. En premier lieu, il s'agira de mener une nouvelle étude clinique sur un plus large panel de patientes.

A plus long terme, Isabelle Fromantin et Jacky Experton souhaitent aboutir à un moyen de dépistage du cancer du sein efficace, peu coûteux et mobile, facile à mettre en œuvre dans des pays sinistrés en matière d'infrastructures et de personnel médical.

EN 2030, 5.5 MILLIONS DE FEMMES POURRAIENT MOURIR D'UN CANCER

Deux rapports alertent sur l'explosion des décès par cancers chez les femmes, lié en particulier au cancer du sein : les cancers pourraient ainsi tuer 5,5 millions de femmes chaque année dans le monde en 2030 contre 3,5 millions en 2012. Ce chiffre, lié à l'augmentation et au vieillissement de la population, représenterait une hausse de près de 60 % en moins de deux décennies, selon une analyse de la Société américaine du cancer (ACS) rendue publique mardi lors du congrès mondial du cancer réuni à Paris jusqu'à aujourd'hui. Le développement des cancers s'explique aussi par l'augmentation de la fréquence de « facteurs de risque de cancer connus liés a la transition économique rapide comme l'inactivité physique, une mauvaise alimentation, l'obésité, et des facteurs reproductifs » comme par exemple le fait de procréer à un âge tardif, relève Sally Cowal de l’ACS qui a compilé ce rapport sur les cancers des femmes. Des efforts accrus en matière d'éducation et de prévention sont essentiels pour endiguer ce fléau grandissant, responsable de la mort de 3,5 millions de femmes en 2012 (sur plus de 8 millions de morts au total), majoritairement dans les pays en développement, souligne ce document.

Dans un second rapport publié hier par la revue médicale The Lancet, également à l'occasion du congrès de Paris, des spécialistes avertissent qu'en 2030 le nombre de femmes diagnostiquées avec le cancer du sein pourrait presque doubler pour atteindre 3,2 millions par an (contre 1.7 million l’an ces dernières années). Pour le cancer du col de l'utérus, le nombre de diagnostics pourrait augmenter d’au moins 25 %, à plus de 700.000 d'ici à 2030, (principalement dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire », d'après le journal.

 Extrait de l'union du 23/11/2016

 

    

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Dépistage : la marche à suivre

 Hier un bon millier de marcheurs ont participé à la 7e Marche rose aux faux de Verzy.
Objectif de la manifestation : sensibiliser au dépistage du cancer du sein.

Nathalie, Valérie et Catherine participaient entre copines à leur première Marche rose.

La semaine dernière, elles ont marché contre la mucoviscidose à Villers-Marmery. Hier, Nathalie, Valérie et Catherine ont à nouveau enfilé leurs chaussures de randonnée pour la Marche rose, une manifestation qui entre dans le cadre d'Octobre rose, ce mois consacré à la lutte contre le cancer du sein. Les trois copines se retrouvent tous les dimanches pour avaler les kilomètres à pied. « On est des sportives. On fait 10-15 kilomètres à chaque fois. Ça ne se voit pas ? » interroge l'une d'entre elles avec facétie, un ruban rose accroché sur sa polaire. « Alors quand c'est pour une bonne cause, c'est encore mieux », poursuit-elle. « C'est très bien de sensibiliser au dépistage. Moi, je le fais tous les deux ans. Mon médecin sait m'y faire penser. »

Le dépistage très encadré

Sa voisine, 54 ans, y a droit chaque année « en raison de mon passé familial », Les amies randonneuses s'étaient donné rendez-vous à 10 heures hier matin sur le parking des Pins aux faux de Verzy. Avant d'entamer la marche, elles sont passées s'informer sur le stand d'ADPS Dépistage 51 et ont répondu à un petit quiz sur le thème d'Octobre rose. L'occasion non seulement de remporter une tasse de rando rose, forcément, mais surtout d'apprendre, entre autres, que le dépistage organisé du cancer du sein répond à une réglementation stricte. « Les appareils de mammographie (radiographie des seins) sont contrôlés tous les six mois. Les radiologues et les manipulateurs suivent une formation spécifique, peut-on lire sur les prospectus. Hier, la Marche rose a rassemblé 1.097 marcheurs. Une trentaine de bénévoles de Reims Rando ont encadré la manifestation et balisé les parcours.

3 QUESTIONS AU  DOCTEUR FRANCK ARNOLD

« Halte aux idées reçues »

Hier, il arborait une chemise rose de circonstance. Croisé au stand de l'ADPS Dépistage 51, le docteur Franck ARNOLD, médecin coordonnateur, a passé sa journée à répondre aux questions du public. Et à démonter les idées reçues.

•. - À partir de quel âge les femmes sont-elles concernées par ce dépistage ?

C'est entre 50 et 74 ans que les femmes ont le plus de risque de développer un cancer du sein et que le dépistage est le plus efficace. Elles reçoivent une invitation à effectuer une mammographie et une relance tous les deux ans. Dans certains cas, les dé pistages peuvent être plus fréquents, notamment en cas d'antécédents familiaux de cancer du sein. Un dépistage précoce permet un traitement moins lourd sur une pathologie moins avancée.

 •. - Est-il exact qu'avoir une activité sportive diminue le risque de survenue et de récidive du cancer du sein ?

Oui, s'il s'agit d'une activité physique régulière et soutenue. Trois fois un quart d'heure de marche par semaine, ça ne suffit pas par exemple. Le minimum, c'est plutôt trois fois trois quarts d'heures de marche, de vélo, de zumba ...

•. - Quelle est Ia question que l’on vous pose le plus fréquemment ?

On me demande souvent quelle est la différence entre dépistage individuel et dépistage organisé. Ce dernier s'adresse à toutes les femmes entre 50 et 74 ans. Elles sont invitées à se rendre dans un cabinet de radiologie agréé, où le matériel est régulièrement contrôlé, Et les dépistages normaux, c'est-à-dire sans aucune anomalie, bénéficient d'une seconde lecture. Ce qui n'est pas forcément le cas lors d'un dépistage individuel, qui concerne lui les femmes de moins de 50 ans. On me demande aussi si avoir une petite poitrine ou des premières règles tardives protège du cancer. Ce n'est pas du tout le cas. Tout comme l'allaitement n'est pas suffisant pour se dispenser d'une mammographie.

Alice RENARD

ADPS Dépistage 51 : 25, rue du Jard à Reims. Tél : 03 26 84 93 31 

Extrait de l'union du 02/10/2016

 

    

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Cancer de la prostate : un Rémois raconte son combat contre la maladie

Ce Rémois se bat depuis un an contre un cancer de la prostate. Il évoque son parcours, ses angoisses, ses difficultés et le soutien inconditionnel et salvateur de son épouse.


Jean-Michel et Sylvie Spehner avancent main dans la main sur la voie de la guérison.

« Je peux le dire aujourd'hui. Met femme m'a sauvé la vie, confie Jean-Michel Spehner. Si Sylvie n'avait pas insisté pour que j'aille faire un dépistage, si j'avais reculé, "elle" aurait pris de l'ampleur. » Quand le Rémois de 60 ans évoque sa maladie, il a pris l'habitude, comme pour l'éloigner un peu plus, de ne la désigner que par un pronom personnel. Pas facile de s'épancher sur son cancer, encore moins quand il s'attaque à la prostate, cette glande exclusivement masculine, à haute valeur symbolique de virilité. « Avec le corps médical, c'est simple d'en parler. On n'aborde que des examens avec des gens dont c'est le travail. Ce qui est compliqué, c'est d'en parler avec gens dont c'est le travail. Ce qui est compliqué, c'est d'en parler avec l'extérieur, avec la famille et les amis. » Si Jean-Michel tient à témoigner en cette journée européenne de la prostate, c'est pour deux raisons : d'abord pour «  pousser les hommes à faire un contrôle », mais aussi pour remercier celle qui partage sa vie depuis vingt et un ans et qui l'accompagne dans son combat. « Sa présence compte. Je sais qu'elle est là, elle m'accompagne presque toujours à la clinique. C'est aussi pour elle, et les enfants que je me bats. »

« Au début, on n'y croit pas. On cherche sur internet. On espère l'erreur médicale »
Jean-Michel Spehner. 60 ans

« Je préfère voir le verre à moitié plein »

Jusque-là, le Rémois consultait rarement. « Je n'avais même pas de médecin traitant. Je me sentais en pleine forme. lJ Aucun symptôme, mais un père décédé d'un cancer de la prostate deux ans avant  « j'avais égaIement perdu deux oncles et mon ancien patron à cause de cette maladie ».  Alors. il accepte cette fameuse prise de sang prescrite par le praticien de sa femme. à la demande de cette dernière. « Les résultats n'étaient pas bons. Au début, on ny croit pas. On cherche sur internet. On espère l'erreur médicale. Et puis. assez vite, deux semaines après, j'ai rencontré un urologue à Courlancy.» Jean-Michel a été opéré le 29 février dernier. Il a subi une ablation de la prostate. « Ça a été compliqué à entendre. On a du temps entre chaque examen pour avaler la pilule. Mais ça n'empêche qu'on se demande où on va. Moi, j'ai vu mon père mourir à 83 ans, s'éteindre tout doucement.je ne voulais pas être dans le même état. C'est pour ça que j'ai préféré l'opération à la radiothérapie. »

Aujourd'hui, après une petite vingtaine de séances de rééducation avec une sonde électrique chez un kinésithérapeute,  « les fuites, c'est résolu  ».Jean-Michel s'attaque aujourd'hui à  la cerise sur le gâteau . Ou comment retrouver une vie sexuelle. Car en enlevant la prostate,  « le chirurgien a dû gratter un peu plus », Les nerfs érectiles ont été touchés. « Paraît qu'après l'opération, il y a 50 % de chance de ne pas souffrir d'impuissance.je·suis mal tombé.» En guise de traitement. le sexagénaire a choisi les injections,  « qui sont remboursées, elles, contrairement aux autres traitements comme le Viagra », Après deux premières injections test, il est plutôt satisfait et, surtout, rassuré.  « J'avais mis ma vie sexuelle entre parenthèses. Avec ma femme, on est compréhensifs et patients. On sait que ça va revenir. »

Un an après la découverte de son cancer, six mois après son opération. jean-Michel est optimiste. « Je préfère voir le verre à moitié plein. Je ne dis pas que je n'ai pas pleuré, 'maisje me suis battu. A chaque prise de sang de contrôle,je vis une journée d'enfer. Avant que les résultats ne tombent, les heures durent des siècles. » Ce qui a changé ? « Je n'irais pas jusqu'à dire que c'èst un mal pour un bien, maisje me sens très bien. je me suis recentré sur l'essentiel, ma famillle. Et je vois la vie différemment. On ne se prend plus la tête pour des bricoles je suis plus serein. »

 

 

 

« Aujourd'hui, on n'opère plus systématiquement »


DOCTEUR ALAIN HÉRARD. CHIRURGIEN UROLOGUE

En cette journée européenne de la prostate, le docteur I1AIIIIBUB, chirurgien urologue à la polyclinique CourIancy, évoque les progrès actuels dans la prise en charge du cancer de la prostate.

•.- A partir de quel âge un homme doit ’il se faire dépister ?

Malheureusement le mot « dépistage » a été source de malentendus et de polémiques. Dans les années 2000, on proposait prises de sang et biopsie à tous les hommes à partir de 50 ans. On a opéré beaucoup de gens, même ceux qui avaient un cancer peu agressif. Nous, les urologues, nous préférons proposer une détection précoce individuelle, nous préférons procéder au cas par cas. L'examen clinique est essentiel. Il y a d'abord un toucher rectal. Cela consiste à examiner la prostate en la palpant avec le doigt à travers la paroi du rectum. Puis, je demande si le patient a des signes fonctionnels, des gênes à la miction ou s'il se lève souvent la nuit pour uriner. En fonction de l'examen, je demande un dosage de PSA, une protéine qu'on trouve dans le sang. Ce n'est pas un marqueur de cancer comme on a pu simplifier. C'est un marqueur spécifique de la prostate si elle présente une anomalie.

•.- En dix ans, le nombre d’ablations de la prostate est passé de 27.000 ,à 19.000 par an. Comment l’expliquez-vous ?

Aujourd'hui, grâce aux progrès de l'imagerie, de l'IRM, il n'y à plus de biopsie systématique. Et si biopsie il doit y avoir, elle est désormais plus ciblée. D'autre part, il est important de noter que 30 % des patients qui ont un cancer de la prostate localisé peuvent bénéficier d'une surveillance active : ils effectuent des prises de sang et des touchers rectaux réguliers. Les avantages, c'est que le patient conserve ses fonctions urinaires et sexuelles. Aujourd'hui, on n'opère plus tous les patients systématiquement,

•.- Quels progrès ont été réalisés en matière de traitement ?

Les hommes sont bien mieux pris en charge car nous ciblons l'individu, le type de cancer et le traitement. Les techniques de chirurgie sont moins délabrantes. Elles limitent le traumatisme opératoire et la récupération au niveau urinaire est de quelques mois, entre 1 et 3 mois, quand il en fallait 18 avant. Aujourd'hui, chaque patient suit un plan personnalisé de soins. Pour les malades atteints de cancers métastatiques, c'est-à-dire quand la guérison n'est plus possible, de nouvelles molécules sont apparues, les nouvelles chimiothérapies sont plus efficaces. Les gens souffrent moins et ils connaissent une meilleure qualité de vie.

Alice RENARD

 Extrait de l'union du 20/09/2016

 

    

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Un nouvel accélérateur en radiothérapie l'institut de cancérologie Jean-Godinot

Pour 3 M€ cette machine va élargir la gamme d'équipements en technique de radiothérapie. Une avancée majeure : les patients bénéficieront de nouvelles approches thérapeutiques.


« Avec ce nouvel équipement, nous pourrons donner aux patients un accès aux traitements les plus innovants », expliquent le Dr 5ervagi-Vernal et Nathalie Gaillot-Petit. Radio-physicienne.
Christlan Lantenois

Plus rapide-plus précis. Les qualificatifs ne manquent pas pour désigner le nouvel accélérateur linéaire qui est en cours d'installation au service de radiothérapie de l'institut Jean-Godinot. Mais d'abord qu'est-ce qu'un accélérateur linéaire au juste ? C'est une machine qui permet de produire des rayons X pour irradier les tumeurs cancéreuses. Le plateau technique de l'institut Godinot dispose de trois accélérateurs, aux technologies diverses. « Les machines doivent être changées tous les dix ans, la technologie avançant à un rythme soutenu, ces dernières années », explique le Dr Stéphanie Servagi-Vernat, cancérologue-radiothérapeute. L'accélérateur obsolète a été définitivement éteint en mai. Il a ensuite été démonté. La salle a été modifiée - l'informatique et l'électricité ont été entièrement revues - avant de pouvoir accueillir ia toute nouvelle machine qui vient de Suède. Il reste encore beaucoup à faire avant que le premier patient ne soit traité. Une machine aussi sophistiquée ne s'installe pas en un jour. « Il y a encore des réglages qui doivent être menés par le constructeur, la configuration et la vérification de données, ainsi qu'une phase de contrôles », énumère Nathalie Gaillot-Petit. Radio-physicienne et responsable du service de radio-physique médicale et de radio-protection. Les radio-thératristes et les manipulateurs en électro-radiologie médicale ... Toutes ces personnes du service de radiothérapie doivent être ensuite formées. Cet accélérateur devrait pouvoir être mis en service, début octobre. Une fois bien sûr que l'Autorité de sûreté nucléaire aura délivré son visa.

« Les machines doivent être changées tous les dix ans, la technologie avançant à un rythme soutenu » Dr Servagi-Vernat

Chaque année, 1 400 personnes sont soignées au centre de radiothérapie de l'institut Jean-Godinot. Les accélérateurs sont forcément très sollicités. Le fait de passer de trois à deux machines a donc nécessité la réorganisation de tout le service. « Afin qu'aucun patient ne soit lésé, on a augmenté les horaires. On prend ainsi en charge en ce moment les patients de 7 heures à 22 heures », ajoute le Dr Stéphanie Servagi-Vemat.

Ce nouvel accélérateur linéaire (type Versa HO de la marque Elekta), est une réelle avancée dans la prise en charge des malades. « Il va permettre le traitement jusqu'à alors impossible de tumeurs de petites tailles grâce à la précision de son collimateur par stéréotaxie, de l'ordre du millimètre », précise le Dr Stéphanie Servagi-Vernat. Cette machine permettra aussi le traitement par modulation d'intensité (archtéraphieJ, avec une augmentation de la dose par séance permettant notamment de diminuer le nombre de séances. Nous gagnerons aussi en précision grâce à l'imagerie embarquée. » 

Coût d'un tel équipement ? 3M€, Il est financé entièrement par les dons, legs et mécénat. D'ici, 2018, à l'institut Godinot, il faudra remplacer un autre accélérateur. « Trop tôt pour dire quelle technologie nous allons ensuite choisir,»  indique le Dr Servagi-Vernat tant les progrès dans le domaine de la radiothérapies ont constants.

Aurélie BEAUSSART

 Extrait de l'union du 05/08/2016

 

    

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Pour aider les malades du cancer à se reconstruire

Centre Ressource, nouvelle association, se met en place à Reims pour les malades du cancer et, à travers diverses activités, limiter leurs risques


« Quand on m'a annoncé : Vous avez un cancer, je me suis sentie terriblement seule ! » Dixit Sandrine, Jangout. Archives

 

L’ESSENTIEL

•.- Une nouvelle association, Centre Ressource, vient de se créer à Reims, qui vise à aider les malades du cancer à se reconstruire et à éviter de faire une récidive après un traitement.

•.- Elle s’inspire d'une structure de ce genre qui fonctionne déjà depuis plusieurs années à Aix-en-Provence et qui obtient des résultats probants.

•.- L'association est à la recherche d'un local assez vaste et de bénévoles.

•.- Elle n'est cependant pas la seule à Reims à proposer un service comparable.

« Quand on m'a dit : Vous avez un cancer ! je me suis sentie tellement seule ! témoigne Sandrine Jeangout, que je fais aujourd'hui mon possible pour éviter ça à d'autres ! » Cela se traduit notamment par la mise sur pied à Reims d'une association spécialement dédiée à l'aide aux malades du « crabe », et à l'accompagnement du conjoint.

Elle s'appelle Centre Ressource, et c'est une autre malade, aujourd'hui en rémission, Véronique Gangand, qui en a pris la présidence. Un médecin rémois, Antoine Demonceaux, en est le secrétaire.

Une association de ce genre existe déjà depuis 15 ans à Aix-en-Provence, « Le programme pratiqué à Aix, explique le Dr Demonceaux, fonctionne à partir de deux pôles. Un pôle bien-être, avec des ateliers variés, sophrologie, gymnastique, yoga, par exemple, mais aussi chant ou peinture, et un deuxième atelier, thérapeutique articulé autour d'un groupe de paroles d'une part, et d'une formation à caractère médical d'autre part, sur le cancer, sur les traitements, etc …, de façon à apporter au patient une meilleure connaissance de la maladie, et à éviter tous les non-dits qui peuvent être très pesants, Les résultats obtenus sont impressionnants: quand vous associez ces deux pôles, vous obtenez 50 % de récidives en moins; c'est énorme ! »

Le défi que se lance le trio est donc de faire naître une structure de ce type à Reims. Officiellement, elle existe depuis le mois de mai dernier. Mais pour la faire fonctionner, la petite équipe a besoin ... de beaucoup choses... « Et pour commencer, d'un local dans un premier temps une salle d'accueil et d'entretiens. Mais il nous faudra vite plusieurs autres pièces pour pouvoir appliquer le programme d'activités, gym, relaxation, remise en beauté. Cinq pièces en tout, cela serait bien. Nous avons pensé à une école désaffectée par exemple. » Si donc par hasard vous disposez d'une ancienne école, ou si vous avez du temps à offrir, vous pouvez contacter nos battantes anti-cancer. Vous aiderez peut-être alors des malades du cancer à ne pas « rechuter ».

Le terrain n'est quand même pas vierge

Il existe déjà ici ou là des structures qui offrent un service comparable à ce que la nouvelle association entend proposer. Ainsi la Ligue contre le cancer, dans son local de l'esplanade Fléchambault, reçoit, écoute et informe les patients, et leur propose même divers accompagnements avec oncopsychologue, diététicienne et esthéticienne, ils peuvent faire du yoga, dans une salle de la maison de la vie associative. Un groupe de parole existait également à une époque, il a disparu aujourd'hui, mais il pourrait tout aussi bien renaître, « c'est en fonction des demandes ». L'association Oncobleuets Courlancy, même si elle ne dispose pas d'un local dédié au sein de la clinique - elle recourt à une salle de chimiothérapie - annonce pour sa part relaxation, écoute active et autre galette des rois. L'association Ensemble pour elles, qui cible les victimes du cancer du sein, tient des permanences dans une maison de quartier. Et l'institut Godinot dispose d'un espace rencontre information,

ANTOINE PARDESSUS

Centre Ressource Reims : Véronique Gangand au 06 03 49 5614, Sandrine Jeangout au 06 10 02 80 58, ou par internet à  http://www.centreressourcereims@hotmail.com

Extrait de l'union du 19/07/2016

 

    

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Du nouveau pour détecter les cancers

Les avancées en matière de dépistage des cancers, comme la pratique d'une simple prise de sang, se multiplient. Décryptage avec deux spécialistes de l'institut Godinot de Reims.


Le docteur Aude-Marie Savoye, oncologue à 6odinot à Reims et le professeur Tan Dat Nguyen, directeur médical délégué de l’institut

LES FAITS

•.- Une étude présentée le weekend dernier à Chicago, lors du plus grand colloque mondial sur le cancer montre qu'une prise  de sang serait aussi, voire plus efficace, qu'une biopsie pour détecter une tumeur cancéreuse.

•.- « Un espoir dans un avenir peut-être très proche » pour le professeur Tan Dat Nguyen, directeur médical délégué de l'Institut Jean-Godinot à Reims, et le docteur Aude-Marie Savoye, oncologue à Godinot, qui insistent sur l'importance d'un dépistage précoce.

 •.- L'annonce de la possibilité de détecter des cancers par une simple prise de sang est-elle une avancée majeure pour vous ?

Ce qu'il est important de préciser avant tout, c'est que l'on est actuellement uniquement dans le cadre de tests, de protocoles. Ce qui veut dire que cela ne va pas être accessible au public tout de suite. Ce type d'annonce nous pose d'ailleurs parfois des soucis car on a des patients qui, ayant vu cela dans les journaux ou à la télévision, pensent qu'ils peuvent en bénéficier tout de suite. Sur le fond, la recherche de ce que l'on appelle les cellules tumorales circulantes est quelque chose sur lequel on travaille depuis les années 90 avec des personnes malades. Là, on veut l'étendre sur des volontaires sains. On est dans une autre démarche qui apporte un espoir dans un avenir peut être très proche.

 •.- Quelles sont les différences avec ce qui se pratique dans le cadre de biopsies classiques ?

Pour le patient, c'est déjà beaucoup moins lourd de faire une recherche dans un prélèvement sanguin que par le biais d'une biopsie pulmonaire par exemple. D'un point de vue médical, on propose d'aller jusqu'aux gènes de l'ADN. On va ainsi pouvoir mettre en évidence dans le sang des fragments d'ADN tumoral. Cela permettra un diagnostic encore plus précis et derrière une meilleure prise en charge avec un traitement personnalisé c à la carte. La précocité du dépistage est la chose la plus importante. Il faudra aussi définir quelle sera la population ciblée par ce type de dépistage. Tout le monde n'y aura pas accès.

• Comment se passent actuellement les dépistages ?

Il y a les dépistages de masse comme ceux des cancers du côlon, du sein et du col de l'utérus. Il y a aussi des dépistages individuels pour des populations à haut risque.

« S'il y a plusieurs cas de cancers dans votre famille, vous avez tout intérêt à le signaler à votre médecin traitant »

 •.- Comment mieux sensibiliser le public ?

Les personnes qui connaissent dans leur famille plusieurs cas de cancer ont toujours intérêt à le signaler à leur médecin traitant. Cela peut être le départ d'une enquête très précieuse car quand il y a ainsi des antécédents dans la famille, il peut y avoir des prédispositions au cancer. Et cela concerne tous les âges, les hommes comme les femmes. Par ailleurs, ce n'est pas parce que vous n'avez que des femmes qui ont' été touchées dans votre famille que vous, en tant qu'homme, vous n'êtes pas concerné. Il ne faut rien négliger. On a des examens de dépistage très performants et approfondis sur des demi-journées. Si on prend par exemple le cancer du sein, on va faire une IRM qui est beaucoup plus précise que la mammographie, un examen que toutes les femmes passent à partir d'un certain âge. Et cela est aussi valable pour les plus jeunes. II faut tout de même dire que sur les vingt dernières années, on a une forte évolution des mentalités vis-à-vis du cancer. Avant, les gens étaient plutôt dans le déni, la peur, ils se cachaient. Aujourd'hui, la tendance s'est inversée. Les tabous commencent à tomber.

 •.- Quels sont les domaines dans lesquels le dépistage peut encore évoluer ?

Il y a des cancers liés à des affections virales comme le papillomavirus, les virus de l'hépatite B et C dont on sait qu'ils peuvent être à l'origine de cancers de l'utérus et de la cavité buccale pour le premier, de cancers du foie pour les seconds. On a les vaccins pour ces virus et pourtant des dizaines de milliers de personnes affectées meurent chaque année dans le monde. Il y a dans ce domaine des progrès à faire. Propos recueillis par

 Godinot, un centre de référence dans la région

• Une meilleure prise en charge, au meilleur moment. » C'est en Quelque sorte la doctrine de l'institut de cancérologie Jean Godinot à Reims. « Il peut y avoir de mauvaises prises en charge au bon moment et de bonnes prises en charge au mauvais moment », souligne le professeur Nguyen. »Notre objectif est de proposer une prise en charge globale et personnalisée aux patients atteints de cancer. Et on prend tous les patients, sans dépassement d'honoraire car l'argent ne doit pas être un obstacle aux soins ! » Centre référent de lutte contre le cancer en Champagne-Ardenne et dans le sud de l'Aisne, Godinot est membre du groupe Unicancer qui regroupe les plus grands noms de la cancérologie comme Gustave Roussy à Villejuif ou l'institut Curie à Paris. L'établissement est notamment à la pointe pour la pathologie du sein, pour ses capacités de dépister les cancers de la thyroïde. Il possède également le seul plateau technique de médecine nucléaire dans la région. L'institut a aussi été un pionnier dans la région, il y a vingt ans, pour les consultations des personnes ayant des prédispositions au cancer. Créé en 1740 par le chanoine Jean Godinot sous la forme d'un « hôpital des cancérés » (le premier au monde à l'époque), Godinot, c'est aujourd'hui 24.000 patients traités. 99 lits et places, 429 collaborateurs pour un budget de 48 millions d'euros.

DES ÉVOLUTIONS DIFFÉRENTES DEPUIS 30 ANS

•.- Cancers dont l’incidence et la mortalité ont diminué : estomac, œsophage, voies aérodigestives supérieures et col de l'utérus.

•.- Cancers dont l’incidence a augmenté et la mortalité ont baissé : sein et prostate.

•.- Cancers dont l’im:idenœ et la mortalité ont augmenté : mélanome cutané, système nerveux central et poumon chez la femme.

Le CHIFFRE : 385.000

Cas de cancers diagnostiqués en 2015 en France et près de 149.500 décès.

LA PHRASE

« Malgré les progrès médicaux, les pathologies cancéreuses restent la première cause de mortalité. Pourtant, on estime que près d'un center sur deux pourrait être évité. »

Présentation du plan cancer 2014-2019

 Grégoire AMIR-TAHMASSEB

Extrait de l'union du 12/06/2016

 

    

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Les chances de survie s'améliorent après les cancers les plus fréquents

 

Une large majorité de patients atteints du cancer de la prostate, du sein et du côlon-rectum sont toujours vivants cinq ans, voire dix ans après le diagnostic de leur maladie.


L’amélioration de la survie concerne aussi la majorité des cancers du sang, hormis le lymphome de Hodgkin. AFP

Selon un rapport public rendu hier, la durée de vie à moyen terme des personnes atteintes des trois principaux cancers en France a sensiblement augmenté ces dernières années. Ce constat émane du troisième rapport sur la survie des adultes atteints de cancer en France métropolitaine (tumeurs dites «solides })et cancers du sang), cosigné par l'Institut national du cancer (INCa) et l'Institut de veille sanitaire (InVS).

Selon le rapport, la survie à cinq ans est passée de 72% pour les cancers de la prostate diagnostiqués au cours de la période 19891993 à 94 % pour ceux diagnostiqués entre 2005 et 2010, soit une hausse de 22 points. La survie à cinq ans du cancer colorectal a pour sa part augmenté de 9points, passant de 54 % à 63 % au cours de la même période. Progrès thérapeutiques et développement du dépistage ont joué dans l'augmentation de la survie du cancer du sein qui passe de 80 % à 87 % (+7 points).

Mauvais pronostics pour le foie, le pancréas et le poumon

Toutefois, si le cancer du sein fait partie des cancers de bon pronostic, il reste, du fait de sa fréquence, la première cause de décès par cancer chez la femme. En revanche, le pronostic du cancer du poumon reste parmi les plus sombres (plus de 39000 nouveaux cas par an) avec un gain de survie faible sur la période observée (17% contre 13 %). « La thérapeutique n'est pas au rendez-vous », souligne le Pr Agnès Buzyn, présidente de l'INCa tandis que le patron de l'lnVS François Bourdillon relève que « la seule arme que l'on a contre ce cancer, c'est la prévention contre le tabac », Également dans le viseur de la prévention, l'alcool, facteur de risque de divers cancers (colorectal, gorge... ).

Du fait de sa fréquence, le cancer du sein reste la première cause de décès par cancer chez la femme, malgré son bon pronostic.

En 2012, la France comptait près de 57 000 nouveaux cas de cancers de la prostate, plus de 48 000 cancers du sein et environ 42000 cancers colorectaux, d'après l'INCa. Parmi les moins favorables, avec une survie nette à 5 ans inférieure à 33 % sur la période 2005-2010, outre le cancer du poumon, se trouvent les cancers du pancréas (8 % environ) et du foie (autour de 15 %) Parmi ceux affichant de très bonnes survies sur cette période figurent les cancers de la thyroïde (92 % à 98 % selon le sexe, le meilleur chiffre concernant les femmes), du testicule (96 %) et le mélanome cutané pris à temps (86 % à 92 %, selon le sexe). Les cancers de mauvais pronostic (hors cancers du sang) représentent un quart des cancers diagnostiqués, avec des différences selon les sexes : 31 % des cancers chez les hommes et seulement 17 % chez les femmes.

À l'inverse, les cancers de bon pronostic (survie nette à 5 ans au moins égale à 66 %) représentent un peu plus de la moitié des cancers diagnostiqués (52 %) et sont plus fréquents chez les femmes (57 %). La survie nette ne retient que les décès liés au cancer excluant d'autres causes (accident, infarctus) afin de permettre les comparaisons entre périodes et pays différents.

Le rapport fait aussi pour la première fois état de survie à 15 ans sur la période de diagnostic de 1989-1998 chez les moins de 75 ans. Elle se situe autour de 66 % pour le cancer du sein et autour de 60 % pour la prostate.

 

Progrès thérapeutiques chez les enfants.

Cause majeure de décès par maladie chez l'enfant, les cancers pédiatriques sont mieux soignés aujourd'hui mais la majorité des survivants ont à l'âge adulte de lourdes séquelles liées aux traitements de leur maladie. Chaque année en Europe, 35000 jeunes dont 15000 enfants de 0 à 15ans ont un diagnostic de cancer, explique Gilles Vassal, Directeur de la recherche clinique à l'hôpital Gustave Roussy. Les cancers chez l'enfant sont très différents de ceux de l'adulte : il n'y a pas de cancer du sein, du poumon, de la prostate ou du colon. « Grâce aux progrès thérapeutiques faits par la recherche, ces patients (…) ont une probabilité de survie sans maladie à cinq ans de 80% » , se félicite M. Vassal alors qu'il y a 50 ans, leurs chances de survie étaient inférieures à 30 %. « Les mux de survie ont été formidablement augmentés ces dernières décennies mais à quel prix ? », interroge Natalie Hoog-Labouret, responsable de Recherche en pédiatrie à l'INca (Institut national du cancer). « Tout l'enjeu est d'améliorer la qualité de vie des survivants », poursuit -elle. Car les deux tiers d'entre eux ont à long terme de multiples complications ou des séquelles liées à leur traitement ou à leur maladie : complications cardiaques, neuropsychologiques, thyroïdiennes, problème de croissance, de fertilité mais aussi des problèmes psychologiques et somatiques. La chimiothérapie a des effets redoutables « pas seulement chez les cellules malades », résume M. Vassal. Par ailleurs, si des facteurs favorisant le développement de certains cancers chez l'adulte ont été identifiés comme l'alcool, le tabac ou encore des produits chimiques perturbateurs endocriniens, les médecins sont encore incapables de dire pourquoi des enfants développent dès cancers. « Nous n'avons pas de réponses à cette question », dans une très grande majorité des cas », reconnaît Madame Hoog-Labouret. Seule une petite proportion de cancers survient en raison de prédispositions génétiques

GUÉRISON ET DROIT À L'OUBLI

•.- La survie de certains cancers permet de parler de «guérison », comme pour les cancers de la thyroïde et du testicule.

•.- Ce qui permet d'accéder au « droit à l'oubli» pour les assurances, souligne le Pr Agnès Buzyn, présidente de 1'Institut national du cancer.

•.- Le CHIFFRE : 60

On dénombre une soixantaine de cancer chez l’enfant, dont des lucémies et des tumeurs cérébrales

•.- La PHRASE

« Aucune méthode de dépistage, et encore moins de prévention, nexiste aujourd'hui pour les enfants, ca r ce sont des maladies qui se développent très rapidement, parfois en deux semaines. »
     Gilles Vassal. diredelw de la rechen:he cinique à l'hâpital Gustave-Raussy

 Extrait de l'union du 02/02/2016

 

   

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La charcuterie serait cancérogène

Selon les données de dizaines d'études, la viande transformée, essentiellement la charcuterie, pourrait favoriser les risques de cancer, notamment colorectal.


La charcuterie a été classée hier dans la catégorie des agents «cancérogènes pour l'homme», AFP

 Saucisses, jambon, hot-dogs, corned beef, et dans une moindre mesure, les viandes à l'exception de la volaille, pourraient favoriser le cancer, selon une étude internationale qui devrait porter un nouveau coup à la consommation et à la filière de la viande. En se basant sur plus de 800 études, le Centre international de recherche sur le cancer (ORC), l'agence cancer de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé hier la viande transformée, essentiellement la charcuterie, dans la catégorie des agents cancérogènes pour l'homme », tandis que les viandes rouges - qui, selon le CIRC, incluent le porc et le veau - ont été classées comme « probablement cancérogènes. » Parmi les cancers les plus fréquemment associés à la viande figure le cancer colorectal et dans une moindre mesure les cancers de la prostate et du pancréas, selon les auteurs de l'étude. Les produits de viande transformée incluent également les lanières de bœuf séché, les viandes en conserve et les préparations et les sauces à base de viande. selon le CIRC qui ne mentionne en revanche pas explicitement les hamburgers. Selon des données provenant d'une dizaine d'études, « chaque portion de 50 grammes de viande transformée consommée tous les jours augmente le risque de cancer colorectal de 18% », tandis que le risque de cancer colorectal pourrait augmenter de 17 % pour chaque portion de 100 grammes de viande consommée par jour.

 « Je ne veux pas qu'un rapport comme celui-là mette encore plus la panique chez les gens ».
Stéphane le Foll, ministre de l’Agriculture

Le CIRC reconnaît toutefois qu'on « ne sait pas encore bien comment la viande rouge et la viande transformée accroissent le risque de ccncer », même si des présomptions pèsent sur le rôle du fer héminique (présent dans le sang contenu dans la viande). Les modes de conservation tout comme les modes de cuisson à haute température pourraient également contribuer au risque cancérogène mais, souligne le CIRC, « leur rôle n'est pas encore parfaitement compris. »  Les auteurs de l'évaluation ne recommandent pas pour autant une alimentation végétarienne, relevant que les régimes végétariens et les régimes carnés ont « des avantages et des inconvénients différents pour la santé ». La viande, rappellent-ils, fournit des protéines, du fer, du zinc et des vitamines B. Plusieurs chercheurs indépendants ont salué l'évaluation, relevant que l'existence d'un lien entre viande ou charcuterie et cancer colorectal était connu depuis déjà un certain temps.

 L'évaluation du CIRC a aussitôt été dénoncée par la filière de la viande, déjà accusée de favoriser le réchauffement climatique.

A SAVOIR

•.- Le fait de manger les charcuteries. et autres viandes transformées, dans le groupe des agents qui sont causes de cancer, comme le tabac ou l'amiante, ne veut pas pour autant dire qu'ils sont aussi dangereux.

 •.- En effet, selon les estimations les plus récentes d'un organisme de recherche indépendant, 34000 décès par cancer par an environ dans le monde seraient imputables à une alimentation riche en charcuteries, contre un million de décès par cancer par an imputables au tabac, 600.000 à l'alcool et plus de 200.000 à la pollution atmosphérique.

 Extrait de l'union du 10/07/2015

 

   

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 L'institut Jean-Godinot à la pointe de la lutte contre le cancer

À l’occasion d’Octobre rose, une visite était organisée à l’institut Jean-Godinot, seul établissement exclusivement dédié aux patients atteints de cancer de la région

 
Ce détecteur de médecine nucléaire vient tout juste d’arriver et sera inauguré officiellement en novembre

L'ESSENTIEL

•. Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme, touchant une femme sur neuf. C'est aussi celui que l'on guérit le mieux, neuf fois sur dix, surtout s'il est dépisté rapidement.

•.  Le dépistage est essentiel dans la lutte contre le cancer du sein. Mais si la maladie est diagnostiquée, l'institut Godinot organise rapidement une prise globale, pluridisciplinaire et personnalisée.

•.  Ici, le personnel n'a pas d'activité libérale extérieure, on trouve !un plateau technique complet et moderne; on favorise le maintien à domicile des malades, les patients sont suivis après la guérison et ils sont très impliqués dans la recherche (cela a ainsi concerné 438 patients en 2014).

Ces dernières années, octobre est devenu le mois de sensibilisation à la lutte contre le cancer. Et l'institut Godinot est au cœur de cette lutte. C'est le seul établissement de Champagne-Ardenne exclusivement dédié aux patients atteints de cancer.

Hier, une visite y était organisée où il était plus particulièrement question de cancer du sein. C'est le cancer le plus fréquent chez les femmes. Ici,elles sont environ 500 à être accueillies chaque année, sur les 2 â 2.500 patients, toutes pathologies confondues. Tout commence par le dépistage, essentiel !

On le sait le cancer du sein se guérit d'autant mieux qu'il est détecté rapidement. Et ce n'est pas parce qu'on passe l'examen qu'on attrape le cancer. C'est sans doute Catherine Vautrin, députée, qui trouve les mots: « Le dépistage c'est un petit moment qui donne une vraie sérénité, quel soulagement une fois qu'il est fait », témoigne-t-elle.

Ce dépistage concerne les femmes de 50 à 74 ans, à passer tous les deux ans, et Arnaud Robinet, député, s'est réjoui de sa prise en charge à 100 % par l'assurance maladie. Il existe aussi une vigilance particulière pour les personnes. dites à risques, avec des antécédents: des facteurs génétiques. Si malheureusement, le diagnostic d'une tumeur est avéré, il est important qu'une prise en charge rapide et rassurante soit établie. C'est toute la force de Godinot.

Quarante médecins et 380 agents sont complètement tournés vers les patients. « Ils n'ont, en outre, pas de dépassements d'honoraires, pas de reste à charge et les professionnels n'ont pas d'activité salariale extérieure », insiste le professeur Merrouche, directeur général du centre.

Traitement personnalisé et centre reconnu

Les malades bénéficient d'un traitement pluridisciplinaire, avec un plan personnalisé à la patiente mais aussi à la tumeur.

L'approche humaine est très importante, de même que certaines activités annexes, bien-être ou autres - parfois sous la houlette de bénévoles formés.

Un traitement, c'est long. Une année. Mais, il y a aussi l'après. Le centre Godinot est précurseur dans l'accompagnement du traitement suite à la guérison, pendant cinq ans, dix ans ... « Ces femmes doivent se reconstruire, retrouver un travail. La maladie les a isolées aussi parfois. on travaille avec des partenaires », indique le docteur Christelle Jouannaud.

Un engagement total qui fait Que le centre est reconnu comme l'ont souligné les deux députés. Godinot s'est classé troisième au niveau du cancer de la thyroïde a rappelé Arnaud Robinet, qui a aussi félicité le professeur Merrouche pour sa promotion vient ainsi de devenir directeur du centre de Strasbourg. Un signe.

Et un atout dans le cadre de la future grande région où plusieurs centres de luttes contre le cancer vont être rapprochés.

YANN LE BLEVEC  

« Cela bouleverse la vie d'une femme»

3 OUESTIONS A  CHRISTELLE JOUANNAUD

Médecin oncologue au sein de l'institut Jean-Godinot.

•. Outre le dépistage systématique, quels sont les signes qui divisent amener à consulter ?

La prévention est essentielle. Mais quand on sent' une boule au niveau de la palpation, que la peau ou le mamelon se modifient qu'on ressent une douleur, alors il est bien d'aller voir un médecin. De toute façon il faut savoir ce que c'est même si c'est bénin.

•. Comment les patients vivent l’annonce du diagnostic ?

La plupart du temps, le mot cancer est associé à celui de mort.

On est là pour leur expliquer qu'elles vont vivre, mais que cela implique toute une prise en charge. Après, elles pensent à leurs enfants, au mari, à leur vie professionnelle ... Cela bouleverse complètement la vie d'une femme. C'est pour cela qu'il faut les accompagner pendant, mais après aussi.

•.  Mastectomie, chimiothérapie... ces mots font peur ?

 Les thérapies se sont nettement améliorées. On ne vomit plus comme avant. J'ai des patientes qui continuent à travailler tout en suivant ce traitement. Les mastectomies diminuent également, le dépistage permet de trouver des tumeurs de plus en plus petites et d'éviter de la chirurgie lourde.

 Extrait de l'union du 08/10/2015

 

   

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Tous unis contre le cancer du sein

Première cause de mortalité féminine par cancer, celui du sein est l'objet de toutes les attentions, L'opération Octobre rose tente de sensibiliser un maximum de public, quel qu'il soit.


Les associations, hôpitaux, particuliers…se mobilisent tous les ans pour sensibiliser le plus grand nombre au cancer du sein.

Chaque année, on dénombre environ 95 nouveaux cas pour 100.000 femmes Picardie, 86 en Champagne-Ardenne

C'est un combat de tous les instants. Et si « Octobre rose» permet de zoomer pendant un mois sur cette maladie, le cancer du sein reste la première cause de mortalité par cancer chez la femme (11.886 décès estimés en 2012 en France métropolitaine). Signe encourageant tout de même, grâce notamment aux grandes campagnes -de prévention mises en place depuis de nombreuses années, le taux de mortalité par cancer du sein a baissé dans l'ensemble des régions selon le rapport 2014 de l'observatoire sociétal des cancers qui se réfère à une étude des chiffres sur quinze' ans, entre 1984 et 2009. Presque toutes en fait, puisqu'en Champagne-Ardenne ce chiffre est resté stable : Les taux de mortalité les plus faibles se situent en Alsace (-13 % par rapport à la moyenne nationale), alors qu'il est de 9,5 % au dessus de cette moyenne nationale en Picardie est -1:9,5 % en Champagne-Ardenne. Afin de sensibiliser le plus grand nombre à la question, l'opération «Octobre rose» est reconduite cette année partout en France. L'un des objectifs est d'augmenter le taux de participation des femmes âgées de 50 à 74ans au dépistage du sein tous les deux ans, qui stagne depuis plusieurs années. Ce « mois rose» sera également l'occasion pour les spécialistes de faire le point sur la prise en charge de la maladie qui a beaucoup évolué ces dernières années et de soutenir les femmes pendant et à l'issue de leurs traitements.

Dans la région, des stands d'information seront ainsi installés dans des centres commerciaux, hôpitaux; marchés, maisons de quartiers ou centres sociaux. Des expositions, conférences, animations seront aussi proposées un, peu partout. Des « marches roses », « lotos roses »,  foulées roses », « repas roses» sont aussi annoncés.

Avec toujours la même idée: tout mettre en œuvre pour inciter les femmes à se faire dépister le plus tôt possible. Car détecté à un stade précoce, le cancer du sein peut être guéri dans plus de 90 % des cas.

G. AMIR-TAHMASSEB

 Détails des manifestations sur www.oncocha.org pour la Champagne-Ardenne et www.ars.picardie:sante.fr pour la Picardie.

  Extrait de l'union du 30/09/2015

 

   

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Les ultraviolets de la discorde

Coup de chaud sur les cabines de bronzage. Les sénateurs veulent les interdire. La profession proteste. Le gouvernement se contentera de durcir la réglementation.


Un tiers des utilisateurs de cabines de bronzage y ont recours au moins une dizaine de fois par an.

Les 15 000 solariums de France peuvent dormir tranquille. Les sénateurs n'auront pas leur peau, Lors de l'examen du projet de loi sur la santé, le 15 septembre, la docte assemblée s'est -pourtant prononcée pour l'interdiction des cabines de bronzage, responsables selon elle, de l'augmentation dramatique des cancers de la peau. Mais lorsque le texte, leur reviendra, les députés se rangeront probablement à la position de Marisol Touraine. Plutôt que d'interdire, la ministre de la Santé veut renforcer la réglementation, imposer la formation des professionnels, interdire la vente de cabines aux particuliers et leur publicité.

« Pourquoi ne pas interdire l'accès aux plages oaux terrasses de café? »
La gérante d'un institut de beauté

Médicalement pourtant, les ravages des solariums sont avérés, Selon le centre international de recherche sur le cancer, les mélanomes auraient en effet plus que doublé en dix ans en France. Les alarmistes vont encore plus loin, Si rien n'est fait, les 19 à 76 décès imputés aujourd'hui aux cabines pourraient se transformer en 2 300 morts dans les trente prochaines années! « Les UV artificiels présentent incontestable ment un sur-risque de cancer, particulièrement pour les peaux claires. Or, ce sont souvent ces personnes-là qui sont les premières encouragées à fréquenter les cabines », estime Michel Colomb, le président des dermatologues de Champagne-Ardenne.

Nocif pour la santé et esthétiquement contestable (en raison des rides et tâches qu'il génère en abondance), le bronzage artificiel serait aussi une «escroquerie », selon le médecin rémois: « Prétendre qu'il prépare sa peau contre les coups de soleil est aberrant. Non seulement, c'est faux mais il peut inciter les utilisateurs à ne pas prendre les précautions élémentaires en cas d'exposition prolongée au soleil. C'est aussi aberrant que de prétendre qu'on peut protéger ses bronches du cancer enfumant une cigarette » Au pied du mur, le syndicat national des professionnels du bronzage (SNPBC) organise la riposte.« Le bronzage en cabine est déjà encadré par une réglementation rigoureuse qui protège les personnes à risque, c'est-à-dire 3 à 7% de la population française. Pour les 95% restants, une exposition solaire ou des séances de bronzage en nombre raisonnable ne posent pas de problème de santé particulier. Tout est affaire de raison et de modération », fait valoir le syndicat d'un secteur qui pèse actuellement 22 000 emplois.

Raison pour laquelle, sans doute, la ministre de la Santé refuse l'interdiction pure et simple. « On menace une pratique qui ferait quelques dizaines de décès, mais on n'interdit pas le tabac, coupable de 73 000 morts par an ! Où est la cohérence ? », peste l'Ardennais Brice Jardinier. Le directeur de « Only Sun » à Charleville rappelle les contraintes qui pèsent déjà sur l'utilisation de ses quatre cabines. « La réglementation est cLaire. Les séances ne peuvent pas excéder 25 minutes toutes les 48 heures. Et je m’y tiens. »

 A SAVOIR

•.- Selon le baromètre cancer 2010, «13 % de ta population française âgée de 15 à 75 ans, soit environ 6 millions de personnes, ont déjà eu recours au moins une fois dans leur vie aux UV artificiels pour bronzer »

•.- Les adeptes des solariums ont en moyenne 26 à 54 ans et sont en majorité des femmes. Les mineurs. pour lesquels le bronzage artificiel est interdit, constituent 3,5 % de la clientèle.

•.- Un tiers des utilisateurs des cabines de bronzage y ont recours au moins dix fois par an.

•.-  Le mélanome constitue la 6° cause de cancer chez la femme et la 8° chez l'homme.

Gilles GRANDPIERRE

 Extrait de l'union du 25/09/2015

 

   

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Comment tordre le cou au cancer

Le CHU de Reims organise aujourd'hui 'une journée de dépistage des cancers de la bouche et de la gorge. Les patients n'en meurent plus s'ils sont traités à temps.

 
Rendez-vous à partir de 10 heures au CHU pour un dépistage gratuit d'une quinzaine de minutes.

S'ils sont dépistés à temps, les ~ancers des voies aéro-digestives supérieures (VADS) ne sont-plus mortels. Ou rarement. Le taux de survie est aujourd'hui de 80 à 90 %. Ce taux tombe à 30 ou 50% (selon le type de cancer) si le traitement commence à un stade trop avancé de la maladie. D'où l'importance de la journée de dépistage organisée aujourd'hui au CHU de Reims. Rendez-vous de 10à 16 heures au rez-de-chaussée de l'hôpital Robert-Debré.

Les personnes qui doivent s'inquiéter en priorité sont les fumeurs et plus encore ceux qui cumulent cigarette et alcool

« L'année dernière, cette journée de prévention avait permis de déceler trois cas de cancer. 110 personnes se sont présentées au point d'information, 70 ont subi un dépistage, sept patients avaient été reconvoqués » , se félicite l'équipe du CHU qui insiste sur ce dépistage qui sauve la vie.

Les personnes qui doivent s'inquiéter en priorité de ces types de cancers sont les fumeurs et/ou les consommateurs d'alcool sans modération. Plusieurs' symptômes doivent pousser les patients à se faire dépister: des saignements de nez fréquents, un mal de gorge qui dure, des difficultés de déglutition, un enrouement, une langue douloureuse ou un aphte ne guérissant pas, une narine bouchée, une grosseur dans le cou, ou encore des douleurs persistantes à l'oreille. Si l'un de ces symptômes dure plus de trois semaines, il est capital de vérifier. Histoire au moins de se rassurer. Les VADS représentent environ 10t de l'ensemble des, cancers. Il y a environ 17000 nouveaux cancers par an et 10500 décès. Ce sont les praticiens du service ORL, de tabacologie et d'addictologie qui se chargeront d'accueillir les candidats au dépistage. Ils seront invités à remplir un questionnaire, puis éventuellement ensuite à bénéficier gratuitement d'un examen d'une quinzaine de minutes.

Le traitement de ces pathologies progresse peu à peu. Les progrès sont liés à ceux de la chirurgie moins souvent mutilante et plus réparatrice, à ceux de l'imagerie et de la radiothérapie plus efficaces et à ceux de la chimiothérapie. Pour 'éviter ces cancers, le plus efficace est de s'abstenir de fumer et de limiter sa consommation d'alcool.

À SAVOIR

En progression chez les femmes.

Les cancers des voies aéro-digestives supérieures (VADS) regroupent les cancers de la cavité buccale, du pharynx et du larynx. Le tabac et l’alcool sont les principaux facteurs de risque de ces cancers dont le risque croit avec la dose et l'ancienneté du tabagisme et de l(alcoolisme.

La consommation combinée de ces deux substances démultiplie le risque. (es cancers touchent , principalement les hommes et surviennent entre 45 et 75 ans.

A noter cependant que la fréquence chez la femme est en augmentation constante depuis 30 ans.E

  Extrait de l'union du 23/09/2015

 

   

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