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Hôpital des Enfants ou Hôpital Américain

Le CHU développe des services en ligne
Un pôle d’excellence autour de la chirurgie du cerveau au CHU de Reims

Reims donne 50 000 € pour la maison des parents

Des téléconsultations avec Troyes pour les transplantés du rein

Cette opération très pointue du CHU de Reims lui sauve la vie

Un hôpital disparaît, un autre va naître

  2017
400 millions d’euros pour bâtir le CHU du xxi e siècle
40 millions d'€ pour le futur pôle de biologie

Le pôle de biologie de demain
 
Des travaux pendant 11 mois aux urgences du CHU de Reims

À quoi va ressembler le centre hospitalier universitaire
L’hôpital de demain se dessine
Le nouveau CHU sortira de terre en 2019
L'Hôpital américain
380 millions d’€ pour l’ « Hôpital de demain »

  2016

À Reims, le nouveau centre d'odontologie attendu l'avec impatience
Dans un an, un centre dentaire géant
Le CHU se dote d'un centre de simulation en santé
CHU : une ambition ancrée dans le 21e siècle
Bienvenue au CHU dans la grande région

 2015

Le projet du nouveau CHU de Reims estimé à 383 millions
L'ambitieux-projet immobilier de l'hôpital examiné hier

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le CHU développe des services en ligne

Reims Les patients du CHU peuvent désormais effectuer plusieurs démarches sur internet. Planifier ses rendez-vous, consulter des comptes rendus ou payer une facture.


On pourra bientôt également synchroniser la carte vitale ou la carte de mutuelle.

Quand on est confronté à la maladie, les démarches administratives sont souvent un poids supplémentaire. C’est pour les simplifier que le centre hospitalier universitaire a décidé de développer « MonDossierPatient ». Il s’agit d’un espace numérique personnel, mondossierpatient.chu-reims.fr, qui permet aux patients d’accéder de manière sécurisée à des informations relatives à leur prise en charge. L’avantage c’est que le service est évidemment disponible 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Pour l’heure, il s’agit de se connecter au site internet du CHU, mais prochainement il sera aussi accessible sur smartphone en téléchargeant l’application.

L’application mobile sera, elle, accessible d’ici la fin de l’année en téléchargement sur Iphone et Android

Cet outil permet entre autres de planifier ses consultations et consulter la liste de ses rendez-vous. Il est possible aussi d’accéder à des comptes rendus biologiques, comme des prises de sang ou des bilans, en attendant bientôt les résultats d’imagerie. On peut encore consulter le suivi médical (comptes rendus de consultation et d’hospitalisation), payer sa facture ou faire la demande d’une chambre individuelle dans le cadre d’une hospitalisation, sans oublier la possibilité de transmettre un document ou d’envoyer des messages à un service en particulier.

Pour des questions de sécurité et de confidentialité des données personnelles, l’utilisation de «MonDossierPatient » requiert au préalable la création d’un compte sécurisé auprès des bureaux des entrées et secrétariats du centre hospitalier universitaire. Le CHU assure que l’inscription prend moins d’une minute et ne nécessite que la présentation d’une pièce d’identité.

« Nous avons lancé « MonDossierPatient » en mai 2018. Plus de six mois après, le portail comptabilise près de 1 250 inscriptions en ligne et plus de 13 500 rendez-vous donnés. En 2019, le CHU de Reims poursuivra ce déploiement, permettant aux nombreux patients hospitalisés et aux personnes venant en consultation auprès de nos 700 praticiens de l’utiliser », explique Mickaël Taisne, directeur des systèmes d’information et des télécommunications du CHU de Reims.

« MonDossierPatient » doit ainsi intégrer prochainement de nouvelles fonctionnalités, comme la possibilité de gérer son dossier administratif (synchronisation de la carte vitale ou la carte mutuelle). Il suffira simplement de scanner un QR code sur les bornes qui seront à disposition dans les différents halls, sans passer par le bureau des entrées. L’application mobile sera, elle, accessible d’ici la fin de l’année en téléchargement sur Iphone ou Android.

Yann LE BLÉVEC

 Extrait de l'union du 25/11/2018

    

    

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Un pôle d’excellence autour de la chirurgie du cerveau au CHU de Reims

Le CHU se dote d’un institut otoneurochirurgical. Une première en France. Objectif : améliorer l’orientation du patient, permettre la recherche et transmettre les techniques opératoires.


Depuis 2003, le professeur Chays (chirurgien ORL) et le docteur Bazin (neurochirurgien) opèrent ensemble des personnes souffrant de pathologies du rocher, de l’angle ponto-cérébelleux et de la base latérale du crâne.Édouard Lantenois

L’ESSENTIEL

*.- L’INSTITUT a été imaginé par le Pr André Chays, chirurgien ORL et le Dr Arnaud Bazin, neurochirurgien. Il est le fruit de plus de dix ans de collaborations.

*.- L’OTONEUROCHIRURGICAL est une « surspécialité chirurgicale » qui concerne les pathologies du rocher, de l’angle ponto-cérébelleux et de la base latérale du crâne.

La patiente est endormie depuis une demi-heure. Dans le bloc opératoire, ce matin-là, quatre chirurgiens sont mobilisés pour une opération assez délicate, « une chirurgie périlleuse ». « Nous devons aller dans l’angle ponto-cérébelleux, une région du cerveau, riche en nerfs, en artères et en éléments osseux », détaille le P r André Chays, ancien chef de service ORL du CHUR de Reims.

SOIXANTE-DIX PERSONNES OPÉRÉES À REIMS CHAQUE ANNÉE

Elle habite la Moselle, est âgée de 55ans et souffre, depuis un an, « de spasmes hémiface » : elle ne cesse de cligner d’un œil. « Comme près de 5000 personnes en France » , assure le professeur. « Le diagnostic n’est pas toujours très évident. En France, 2 000 personnes en souffriraient sans qu’elles sachent véritablement de quoi elles souffrent. Les patients pensent au départ qu’ils sont fatigués, ils prennent beaucoup de magnésium, pensant qu’ils ont une carence ou encore que c’est un tic », continue le Dr Bazin, ancien chef de service en neurochirurgie. Il précise : « On n’en meurt pas, ça fatigue beaucoup. C’est aussi handicapant. Les patients disent parfois qu’ils ne peuvent plus lire, conduire. Certains n’osent plus sortir. » À quoi est-ce dû ? « Une artère du cerveau qui tape sur un nerf. » C’est l’un des cas d’opération possible. « On a aussi des cas de névralgies faciales très douloureuses ou encore des tumeurs non cancéreuses des nerfs de l’audition, appelés neurinomes de l’acoustique qui entraînent une perte de l’audition. Quatrième cas, la maladie de Ménière qui se manifeste par des vertiges à tomber par terre ». Mais revenons à notre Mosellane, qui se trouve sur la table d’opération. Comme d’autres souffrant de spasmes hémiface, elle s’est vue prescrire des injections de toxines botuliques.

« Pour certains, les spasmes s’arrêtent un temps ou ralentissent et pour d’autres, ça ne marche pas du tout. »Rarement, ils se font opérer. Pourquoi? « Parce que cela nécessite une collaboration très étroite entre les équipes des services d’ORL et de neurochirurgie. » Il faut avoir aussi une parfaite connaissance de cette zone du cerveau. « Il n’y a que quatre ou cinq centres en France qui pratiquent ce type d’opérations pouvant entraîner des complications graves. » Dont Reims. Le seul centre situé dans le Grand Est.

Ces quinze dernières années, le binôme de chirurgiens rémois a opéré 800 patients avec une moyenne actuelle de 70 par an (la moitié souffrant de neurinome de l’acoustique, les trois autres types de pathologie se répartissant à parts égales). « Les patients nous sont envoyés de Dijon, Besançon, Strasbourg, Nancy… » Au fil des ans et des opérations réalisées par le binôme rémois a donc émergé un véritable pôle d’excellence. « On le consolide avec la création d’un institut. »

Aurélie BEAUSSART

 Extrait de l'union du 25/11/2018

    

    

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 Reims donne 50 000 € pour la maison des parents

Les élus du conseil municipal ont entériné une subvention pour aider à la construction.


La maison des parents devraient permettre d’accueillir une dizaine de famille.

Michel Rousseaux, le président de l’association Roseau avait lancé un appel dans nos colonnes, il y a 1 mois. L’association recherche en effet des aides financières pour boucler le budget nécessaire à la construction d’une maison des parents.

UN PROJET DE 12 ANS QUI VA SE CONCRÉTISER

Depuis plus de 12 ans, une poignée de bénévoles de l’association tente de faire aboutir le projet. Après moult péripéties et autres contre-temps, fin 2017, L’hôpital met enfin un terrain au sein de l’enceinte du CHU à disposition. Il est situé entre le parking de la fac et les anciens bâtiments de l’American memorial hospital, à 5 minutes à pied du nouvel hôpital pour enfants. Le permis de construire déposé, le chantier devrait démarrer début 2019. Le coût ? Près de 1,8M€. La construction sera en totalité financée par Roseau qui doit ensuite gérer le fonctionnement de la structure. « Nous avons réuni ces dernières années 700 000€ », expliquait alors le présidnt dans nos colonnes.

Des recherches tous azimuts (subventions et autres aides financières) ont été lancées. Des milliers de lettres envoyées, aux maires des communes de la Marne, des Ardennes, de l’Aube, du sud de l’Aisne et de la Haute-Marne également. L’association a aussi sollicité l’État, la Région, le Département… Car il reste à trouver rapidement 1 million d’euros. La Ville de Reims a donc entendu l’appel de l’association et a entériné lundi soir, une subvention d’équipement d’un montant de 50 000 euros.

Aurélie BEAUSSART

 Extrait de l'union du 16/11/2018

    

    

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Des téléconsultations avec Troyes pour les transplantés du rein

Le CHU et le centre hospitalier de Troyes viennent de mettre en place des téléconsultations de suivi post greffe rénale, évitant des longs trajets aux patients.


Le Professeur Rieu avec un patient de l’hôpital de Troyes. Hervé Oudin

Le service de téléconsultation Odys

La solution de télémédecine retenue est le service Odys porté par Télésanté Lorraine. Il permet à un médecin de voir, d’interroger et d’examiner son patient à distance au moyen de caméras haute définition, de chariot télémédecine ou d’autres équipements spécifiques. Ces usages se multiplient dans la prise en charge d’AVC en phase aiguë, en insuffisance rénale, dermatologie, gériatrie, dans les centres pénitentiaires, les Ephad… Odys existe aussi en version mobile sur tablette ou smartphone, notamment pour les prises en charge en urgence..

Ce jour-là, il s’agit de la deuxième séance. C’est le professeur Philippe Rieu, chef du service de néphrologie du CHU de Reims, qui officie pour ces téléconsultations avec des patients du centre hospitalier de Troyes. La mise en place date du 12 mars dernier. Les CGS e-santé Champagne-Ardenne et Télésanté Lorraine ont travaillé de concert avec le centre hospitalier de Troyes et le CHU à cet effet.

 « Il faut savoir que les patients transplantés rénaux sont suivis toute leur vie par rapport au traitement », explique le professeur Rieu. Un suivi assuré avec les différents centres hospitaliers comme Charleville-Mézières, Soissons ou Troyes. Pour ce qui concerne Troyes, une fois sur deux la consultation se faisait à Troyes. « Mais il n’y avait plus de néphrologue à Troyes, cela obligeait pratiquement deux cents patients à venir sur Reims tous les trois mois. Il fallait trouver une solution » , poursuit le professeur Rieu.

Le CHU de Reims a donc sollicité le CGS e-santé Champagne-Ardenne, dont le but est notamment de soutenir les projets d’e-santé et de télémédecine au service de la santé publique dans l’ancienne région.

« Pour l’instant, on teste le système auprès des patients qu’on connaît, parce qu’on les suit déjà », insiste le professeur Rieu. Des patients qui sont volontaires, certains peuvent refuser s’ils n’ont pas confiance en la téléconsultation. Un protocole bien précis a ensuite été établi. Le patient à Troyes est en présence d’une infirmière qui peut pratiquer certains examens, comme la prise du pouls, ou de la tension. Elle peut signaler s’il y a des soucis d’œdème.

LA TÉLÉMÉDECINE POUR UNE ÉGALITÉ DE SOINS

Et le matériel est très performant. « Il y a une très grande qualité d’image. » On est loin de nos webcams. Ici on peut zoomer sans perdre en qualité. « Il est ainsi possible d’examiner un œdème ou de voir le fond de la gorge si nécessaire. »

Le professeur, et président de la commission médicale d’établissement, se dit très emballé par cette expérience. Le développement de la télémédecine figure dans le projet d’établissement du CHU.

Et le projet avec Troyes s’inscrit dans le cadre du programme national Etapes (expérimentation de télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé) de la Direction générale de l’offre de soins. La télémédecine est une des solutions face à la désertification médicale, pour une égalité des soins quel que soit l’endroit où l’on habite.

Du côté troyen, on est du reste également ravi. « C’est très pratique. On a été bien formé sur le matériel» , confie l’infirmière qui accompagne le patient.

Pour la première séance, deux patients étaient concernés. « Ils étaient très satisfaits, cela leur évite quand même plus de deux heures de route aller et retour. L’un des patients a même pu travailler, il était très content. »

Au niveau du service de néphrologie, on va aussi démarrer un protocole au niveau de la télésurveillance, pour certains patients. Cette fois, il s’agit d’une application disponible sur son smartphone notamment, qui permet d’enregistrer des constantes au niveau santé. En cas d’anomalie, une infirmière qui suit les données peut donner l’alerte.

Yann LE BLÉVEC

Extrait de l'union du 09/03/2017

    

    

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Cette opération très pointue du CHU de Reims lui sauve la vie

Victime notamment d’une rupture de l’aorte, Stéphane Bougy est un peu un miraculé grâce à une intervention très délicate du professeur Ruggieri du CHU.


Stéphane Bougy tient à remercier le professeur Ruggieri en témoignant.

Nous l’avions rencontré en novembre dernier. Le professeur Vito-Giovanni Ruggieri est une figure de la chirurgie cardiaque, arrivé au centre hospitalier universitaire il y a plus d’un an. Il évoquait alors les techniques très innovantes qui sont pratiquées au CHU. Un savoir-faire qui vient sûrement de sauver la vie d’un des patients. Il s’agit de Stéphane Bougy, habitant de Champfleury, arrivé aux urgences du CHU un jour de décembre. « J’avais eu toute la journée une douleur qui ne voulait pas se passer au niveau du thorax  », explique-t-il.

Ce dernier a déjà des antécédents. Il a notamment déjà été traité pour un anévrisme aortique par voie endovasculaire. C’est à dire qu’on vient placer un « tube » dans l’aorte pour éviter une rupture ou que l’aorte ne se bouche. « Je n’ai donc pas hésité à aller aux urgences », justifie Stéphane Bougy.

Deux interventions pendant la même opération

« L’urgentiste m’a appelé, j’étais d’astreinte. Les images au scanner étaient plutôt rassurantes. Il y avait néanmoins un épanchement de liquide autour du cœur », précise à son tour le professeur Ruggieri. Ce dernier décide de garder le patient dans son service en réanimation à Robert-Debré. « Et là, le réanimateur lui a sans doute sauvé la vie. » Rapidement, il rappelle le professeur et commence à préparer le patient pour une opération. Deux choses ont été détectées. Il reste une fuite au niveau de l’anévrisme traité à hauteur de la crosse aortique, faisant risquer une rupture ou l’occlusion du vaisseau. Par ailleurs, il y a une rupture au niveau de la racine aortique d’où l’épanchement de sang autour du cœur. « À ce stade, le décès peut intervenir à tout moment, il fallait intervenir très vite. »

Une intervention évidemment pas très aisée et à risque, le risque opératoire est de 30 %. Le tout se réalise sous circulation extracorporelle. On arrête le cœur. « Vu l’âge du patient, on a décidé de conserver la valve existante, on prend un tube et on effectue une suturation. » En gardant la valve, Stéphane Bougy va éviter des traitements lourds à vie. Reste néanmoins à s’occuper de la fuite au niveau de la crosse aortique. « Cette fois, on a opté pour une prothèse hybride qui allie les techniques chirurgicales et endovasculaires. Il faut stopper la circulation. On place des canules pour continuer à irriguer le cerveau. » C’est délicat. « Les deux gestes demandent une grosse expertise », confie le professeur Ruggieri, qui est expert national pour ce qui est de la prothèse hybride (lire par ailleurs). À l’arrivée, le temps de récupération pour le patient est beaucoup plus rapide. « Je suis sorti six jours après », confirme Stéphane Bougy, qui dit se sentir plutôt bien. Les contrôles sont bons. « Je tiens vraiment à remercier le professeur et l’équipe, j’ai été très bien accueilli. »

LA TECHNIQUE DE LA TROMPE D'ELEPHANT FIXEE

Lors de l'opération, le professeur Ruggieri a utilisé une prothèse hybride qui s'appelle Vascutek thoraflex hybrid. Le professeur est expert national pour cette technique de remplacement de l'aorte thoracique qui s'appelle technique du Frozen elephant trunk (technique de la trompe d'éléphant fixéelf a publié en 2015 une des premières séries décrites en littérature avec la prothèse en question avec un dessin fait par ses soins dans la revue américaine Journal of thoracic and cardiovascular surgery. Cette technique nécessite un arrêt circulatoire avec hypothermie (la température du patient est descendue de 36 à 28° afin de protéger les organes durant l'arrêt circulatoire). Après remplacement de la crosse aortique et de l'aorte thoracique descendante, la température du patient est remontée à la normale.

Yann LE BLÉVEC

Extrait de l'union du 09/03/2017

    

    

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Un hôpital disparaît, un autre va naître

400 millions seront investis pour bâtir le CHU du 21 e siècle. Un chantier XXL pour un nouvel hôpital en 2027.


Dès 2019, un premier bâtiment, sur huit niveaux, sera construit pour l’activité chirurgicale notamment.
Groupe6 Architectes

L’ESSENTIEL

*.- EN NOVEMBRE 2015, le grand projet architectural du CHU a été validé par le Comité interministériel de performance et de la modernisation de l’offre de soins.

*.- CE GRAND PROJET , d’un coût estimé de 400 millions d’euros, prévoit la construction de deux nouveaux bâtiments reliés à l’actuel bâtiment des urgences.

*.- LES TRAVAUX de la première phase devraient débuter dès 2019 avec la construction d’un premier bâtiment sur huit niveaux.

Mais dès 2019, les premiers travaux de ce projet colossal vont débuter. À terme, les hôpitaux Maison-Blanche et Robert-Debré, auxquels les Rémois notamment sont si habitués, n’existeront plus. À la place, on trouvera deux nouveaux bâtiments aux allures évidemment plus modernes, reliés à l’actuel bâtiment des urgences. L’idée n’est pas un caprice esthétique cependant. Il s’agit bien de faire rentrer de plain-pied le centre hospitalier universitaire dans le 21 e siècle.

La première pierre, d’une certaine manière, a été posée un jour de novembre 2015. Ce jour-là, le Comité interministériel de performance et de modernisation de l’offre de soins validait l’important plan d’investissements du CHU de Reims. « Il faut savoir que très peu de projets d’investissements sont de cette ampleur. C’est une reconnaissance de l’État » , soulignait Arnaud Robinet, maire de Reims. En janvier 2017, l’équipe d’architecture et d’ingénierie a été désignée en vue de la réalisation de la première phase. Il s’agit du cabinet d’architecte Groupe 6 avec le bureau d’études EGIS ingénierie et Richez et associés paysage.

Cela concerne la construction d’un premier bâtiment dédié majoritairement à l’activité chirurgicale et regroupant l’ensemble des composantes du plateau technique (bloc opératoire, imagerie et soins critiques : réanimation et soins intensifs) et des unités les plus utilisatrices de ce dernier. Sa capacité sera de 472 lits. Il comprend huit niveaux, dont deux en sous-sol et trois niveaux (les plus élevés) pour les hospitalisations. Les travaux doivent être engagés dès janvier 2019 pour une réception de l’opération prévue en décembre 2021.

85 % DE CHAMBRES INDIVIDUELLES

La seconde phase prévoit, à partir de 2022, la construction, après la déconstruction de l’aile de chirurgie de l’hôpital Maison-Blanche, d’un second bâtiment dédié aux activités médicales et d’une capacité de 334 lits cette fois. La mise en service ici est prévue en 2025. Enfin, une dernière phase portera sur la déconstruction de l’hôpital Robert-Debré et de l’aile de médecine de l’hôpital Maison-Blanche, le tout sera remplacé par des parkings et des espaces paysagés.

In fine, c’est notamment l’amélioration du confort hôtelier qui est en jeu avec une hausse significative de la capacité d’accueil en chambre individuelle (85 % des chambres seront individuelles). L’autre défi est évidemment médical: plateau technique de pointe et développement des prises en charge ambulatoires. « Avec le nouvel hôpital, tout sera regroupé par mode de prise en charge et l’architecture du bâtiment a été pensée pour cela. Les patients n’auront plus à traverser l’hôpital de long en large. La mise en place de nouvelles technologies sera facilitée. Cette reconstruction est aussi l’opportunité de proposer des organisations innovantes et ambitieuses centrées sur le parcours patients », témoignait le professeur Rieu, président de la commission médicale. L’attractivité du CHU auprès des jeunes professionnels doit aussi s’en trouver renforcée.

« Dans ce projet, il y a aussi l’avenir de l’université : nous confortons le U de CHU car derrière cette construction, c’est de la recherche, de l’innovation, de la formation. Nous confortons l’offre de soins et garantissons la qualité du système de santé français qui est caractérisée par deux piliers : une offre privée et un service public performant » , concluait Arnaud Robinet, président du conseil de surveillance du CHU

LES AUTRES POINTS

La mue de l’hôpital  est déjà entamée  

Lors de la présentation le 1 er décembre de ce grand projet, la directrice du CHU, Dominique De Wilde, a rappelé que la restructuration de celui-ci est entamée depuis l’an dernier : « En 2016 a été ouvert le nouvel hôpital pédiatrique régional (Mémorial américain). Cette année, est en cours d’ouverture le pôle d’odontologie qui, en déménageant, va devenir l’un des plus modernes de France. En 2018, ce sera l’extension du plateau technique de rééducation de Sébastopol. Enfin, en 2019 auront lieu deux ouvertures : l’une sera une résidence pour personnes âgées et l’autre un bâtiment de biologie qui regroupera la biologie du CHU mais aussi celle d’autres hôpitaux. »

Visite virtuelle du premier bâtiment

Au rez-de-chaussée se situera l’entrée principale, avec un hall central lumineux, est-il annoncé, « permettant au patient d’identifier rapidement le parcours à suivre ». Au niveau 1 se situera le secteur ambulatoire, adossé au secteur «interventionnel », composé notamment du bloc opératoire – connecté directement aux urgences. Au niveau 2 auront lieu les soins dits « critiques ». Les niveaux 3, 4 et 5 seront occupés par l’hospitalisation conventionnelle, chaque niveau disposant de 30 lits modulables, avec une large majorité (85 %) de chambres individuelles. Au niveau -1, on trouvera les consultations externes et l’accès ambulances, entre autres. Enfin, le niveau -2 comportera quai de livraison et gare logistique.

Yann LE BLÉVEC

Extrait de l'union du 09/03/2017

    

    

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400 millions d’euros pour bâtir le CHU du XXI° siècle

L’actuel centre hospitalier universitaire de Reims, vieillissant, est au crépuscule de son existence.   Sur le même site, naîtra d’ici 2027 un nouvel hôpital, dont le chantier XXL sera découpé en trois phases.

 
Réalisé par le cabinet d’architecture parisien Groupe 6, trois images de synthèse du Centre Hospitalier universitaire


Sa construction soit s’achever en 2027 à l’issue du remplacement de l’hôpital Maison Blanche par des parkings et espaces paysagers


Le « bâtiment ! » majoritairemznt dédié à l’activité chirurgicale, verra le jour en 2022.
Cabinet Groupe 6

Les contours d’un « immense et magnifique projet » ont été dévoilés, vendredi soir, au palais des congrès, à Reims, devant un large parterre d’élus, chefs d’entreprise, représentants du secteur de santé, médecins et patients. À l’issue d’un chantier prévu pour s’achever en 2027, la cité des sacres se verra dotée d’un « centre hospitalier universitaire du XXI e siècle » en lieu et place de l’actuel CHU, devenu vieillissant et inadapté au regard de l’évolution des pratiques médicales.

Coût des opérations : 400millions d’euros, exclusivement financés par les fonds publics de l’État et l’Agence régionale de santé (ARS) Grand Est – aucune collectivité territoriale n’est aujourd’hui mandatée pour financer un hôpital. « Un montant qui sera respecté au centime près , s’est engagée, sur l’estrade de l’auditorium, Dominique De Wilde, la directrice générale du CHU.Nous avons eu le go de l’État en décembre 2015 sur l’accord du projet et son financement. Actuellement, nous sommes parfaitement dans les délais de mise en œuvre. »

UNE RECONNAISSANCE DE L’ÉTAT VIS-À-VIS DU TRAVAIL EFFECTUÉ AU CHU

Trois phases sont prévues. La première s’étalera sur la période 2019-2022 et verra la construction d’un bâtiment de huit niveaux ( lire par ailleurs) « dédié majoritairement à l’activité chirurgicale » . D’une capacité de 472 lits et places, il regroupera « l’ensemble des composantes du plateau technique (bloc opératoire, imagerie et soins critiques : réanimation et soins intensifs) et des unités les plus utilisatrices de ce dernier.  »

La deuxième phase, prévue entre 2022 et 2025, sera celle de la déconstruction de l’aile de chirurgie de l’hôpital de Maison-Blanche et de la construction d’un bâtiment dédié aux activités médicales, d’une capacité de 334 lits et places. Enfin, de 2025 à 2027 seront déconstruits l’hôpital Robert-Debré et l’aile de médecine de l’hôpital Maison-Blanche, remplacés par des parkings et espaces paysagers.

Enthousiasmé par ce « très très gros projet » , Arnaud Robinet, maire de Reims mais aussi président du conseil de surveillance du CHU, insistait : « Il faut avoir conscience que très peu de projets d’investissements sont de cette ampleur. C’est une reconnaissance de l’État vis-à-vis du travail effectué au CHU par l’ensemble des agents hospitaliers (…) Ce futur hôpital place Reims et la communauté urbaine comme une place forte en termes d’offre de soins. Avec des équipements de cette qualité et de cette envergure, il sera aussi un facteur d’attractivité, au-delà des frontières de Reims et de la Marne, pour les futurs médecins. »

LES ACTIVITÉS SONT DISPERSÉES.DEMAIN, ELLES SERONT REGROUPÉES

Le professeur Philippe Rieu, président de la commission médicale d’établissement, a évoqué, pour sa part, les atouts pratiques du futur bâtiment. « Aujourd’hui, l’organisation de l’hôpital repose sur des services à peu près indépendants les uns des autres avec les consultations, les hospitalisations et l’hôpital de jour répartis de manière clairsemée. La conception du nouvel hôpital sera complètement différente : tout sera regroupé par mode de prise en charge – et l’architecture du bâtiment a été pensée pour cela. L’objectif est de simplifier le passage des patients, qu’ils n’aient plus à traverser l’hôpital de long en large. »

À son côté, Mme De Wilde renchérissait : « C’est un enjeu de projet médical, d’accès aux soins de nos concitoyens, qui répond aux aspirations des professionnels de santé, des patients et de leurs familles. Aujourd’hui, les activités sont dispersées ; demain, elles seront regroupées. Nous irons vers plus de confort avec 85 % de chambres individuelles (soit plus que dans la configuration actuelle, ndlr) tout en prenant également le virage de l’ambulatoire. L’objectif, à l’ouverture du bâtiment, c’est d’avoir 50 % de chirurgie ambulatoire. »

Un « virage » qui impliquera pour une partie du personnel soignant des nouvelles trajectoires. « Il y aura un ajustement de personnel médical que je ne peux pas, aujourd’hui, dimensionner,» a expliqué Mme De Wilde. En allant vers l’ambulatoire, il est clair que nous devrons sans doute redéployer du personnel qui était jusqu’alors directement dédié à des prises en charge hospitalières vers de la prévention, et de la coordination avec  le médico-social et la médecine de ville.

  3 QUESTIONS à


Arnaud ROBINET
Pdt du Conseil de Surveillance du CHU

Le parcours de soins d’un patient a chngé

Pourquoi la reconstruction du CHU était-elle nécessaire ?

Une partie de l’hôpital actuel (Maison-Blanche) date de la reconstruction de la ville (il avait été inauguré en 1935). L’hôpital Robert-Debré avait été inauguré en 1976 par Simone Veil. Ces bâtiments ne correspondent plus aux attentes d’un hôpital moderne. Je salue la décision du Copermo (Comité interministériel de performance et de la modernisation de l’offre de soins) et de Marisol Touraine (ex-ministre de la Santé) d’avoir donné le feu vert à ce projet.

Qu’est-ce qu’un « CHU du XXIe siècle » ?

Un CHU réorganisé. La médecine qu’on pratiquait encore il y a quinze ans a évolué. Le parcours de soins d’un patient a changé, il y a désormais un travail collaboratif avec la médecine libérale. L’hôpital est désormais plus ouvert sur l’extérieur.

Qu’est-ce que cela va représenter pour Reims ?

Cela va conforter sa place dans le territoire ainsi que celle du service public de santé. Dans ce projet, il y a aussi l’avenir de l’université : nous confortons le « U » de CHU car derrière cette construction, c’est de la recherche, de l’innovation, de la formation. Nous confortons l’offre de soins et garantissons la qualité du système de santé français qui est caractérisée par deux piliers : une offre privée et un service public performant.

  AVEC LA FUTURE POLYCLINIQUE DE BEZANNES, UNE COMPLÉMENTARITÉ D’OFFRE DE SOINS

Ce n’est plus tout à fait un scoop : le groupe Courlancy ouvrira l’an prochain à Bezannes, à l’ouest de Reims, sa nouvelle polyclinique. Le président du groupe, Jean-Louis Desphieux, annonçait avant la pose de la première pierre : « Ce sera l’une des plus belles cliniques de France, voire la plus belle, que ce soit par sa taille et par le fait que ce sera un établissement à la pointe de la technologie. » Diantre ! Interrogé sur la future cohabitation – et concurrence – entre cet établissement privé et le futur hôpital public, Arnaud Robinet a répété : «Aujourd’hui, les financements de l’État ne permettent plus qu’il y ait de compétition entre le public et le privé avec les gentils d’un côté et les méchants de l’autre. Il y aura une complémentarité d’offre de soins sur un même territoire. Le service public doit assurer sa mission, il est donc important d’avoir un CHU performant. On est là pour travailler ensemble, pas pour opposer les uns aux autres. L’objectif, c’est l’intérêt général des patients. » Vendredi soir, la direction du groupe Courlancy était d’ailleurs conviée à découvrir les contours du futur CHU, comme Dominique De Wilde, directrice générale du CHU, avait été invitée lors de la pose de la première pierre de la prochaine clinique du groupe Courlancy.

 LA MUE DE L’HÔPITAL EST ENTAMÉE DEPUIS L’AN DERNIER

Lors de la présentation du projet du futur CHU, la directrice générale Dominique De Wilde a rappelé que la restructuration de celui-ci est entamée depuis l’an dernier : « En 2016, a été ouvert le nouvel hôpital pédiatrique régional (Mémorial américain). Cette année, est en cours d’ouverture le pôle d’odontologie qui, en déménageant, va devenir l’un des plus modernes de France. En 2018, ce sera l’extension du plateau technique de rééducation de Sébastopol. Enfin, en 2019, auront lieu deux ouvertures : l’une sera une résidence pour personnes âgées et l’autre un bâtiment de biologie qui regroupera la biologie du CHU mais aussi celle d’autres hôpitaux. »

  LE CHU EST LE 1 EREMPLOYEUR EN CHAMPAGNE-ARDENNE

Le CHU reste avec ses 7 689 salariés le premier employeur dans l’ancienne région Champagne-Ardenne. Rien n’a été précisé sur d’éventuels besoins supplémentaires en matière de personnel dans la perspective du nouvel hôpital. Pour rappel, le budget annuel du CHU s’élève à 550 millions d’euros « et nous sommes à l’équilibre financier », rappelait Dominique DeWilde, la directrice générale du CHU. Autre chiffre : à l’année, 80 000 passages aux urgences (pédiatriques, adultes, psychiatriques).

EN 2022, LE PREMIER NOUVEAU BÂTIMENT S’ÉLÈVERA SUR HUIT NIVEAUX

Petite visite virtuelle du premier bâtiment qui sera construit dans la première phase du projet (2019-2022). Celui-ci comportera huit niveaux (comme l’actuel hôpital Robert-Debré), du niveau -2 au niveau 5.

Au rez-de-chaussée, se situera l’entrée principale, avec un hall central lumineux, est-il annoncé, «permettant au patient d’identifier rapidement le parcours à suivre ». Au niveau 1, se situera le secteur ambulatoire, adossé au secteur « interventionnel », composé notamment du bloc opératoire – connecté directement aux urgences. Au niveau 2, auront lieu les soins dits « critiques » (réanimation cardiaque…).

Les niveaux 3, 4 et 5 seront occupés par l’hospitalisation conventionnelle, chaque niveau disposant de 30 lits modulables, avec une large majorité (85 %) de chambres individuelles. Au niveau -1, on trouvera les consultations externes et l’accès ambulances, entre autres.

Enfin, le niveau -2 comportera quai de livraison et gare logistique.

DES ASSOCIATIONS DE PATIENTS ONT PU APPORTER LEURS RÉFLEXIONS

Dans les nombreuses réunions tenues au cours des dernières années au cours desquelles ont été évoqués et esquissés les contours architecturaux du « CHU de demain », des associations de patients ont été impliquées. « Ce sont eux qui bénéficient des soins, c’est donc normal d’avoir leur avis dans l’organisation, c’est important dans l’idée du service public, justifiait, vendredi soir, Arnaud Robinet. Après, chacun reste à sa place bien sûr, le corps médical a pensé l’offre des soins proprement dite. »

VU DE L’HÔPITAL DE SOISSONS, UN PROJET ENTHOUSIASMANT

Vice-président du comité médical de l’hôpital de Soissons, le docteur Philippe Clair, présent vendredi, évoquait un « projet enthousiasmant et intéressant. Nous travaillons de plus en plus en partenariat avec Reims. Reste à voir comment se fera la connexion entre cette structure rémoise et les hôpitaux périphériques ».

Mathieu LIVOREIL avec Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 04/12/2017


À quoi va ressembler le centre hospitalier universitaire


Perspective extérieure du futur hôpital de demain (Groupe-6 Architectes).

Un projet immobilier d'envergure puisqu'il s'agit ni plus ni moins que de dessiner le CHU de demain. Il Moderne et ouvert, il se veut plus que jamais au service du patient, tout en s'adaptant aux besoins des professionnels qui le font vivre au quotidien. L'un des enjeux forts est de développer l'attractivité de notre hôpital auprès des jeunes professionnels notamment des médecins, grâce à une offre hospitalo-universitaire de pointe répondant à leurs attentes ", souligne, Dominique De Wilden directrice générale du CHU.

 L'équipe d'architecture et d'ingénierie chargée de réaliser la première phase du nouvel hôpital de Reims vient d'être désignée : Il s'agit du cabinet d'architecture Groupe-6, avec le bureau d'études EGIS Ingénierie, et Richez et associés paysage qui se chargera donc de construire le premier bâtiment d'une capacité de 472 lits et places …  II abritera également l'ensemble des composantes du plateau technique (bloc opératoire, imagerie et cardiologie interventionnelles, imagerie, réanimation, soins intensifs et surveillance -continue) ainsi que les consultations.

Il reste encore fort à faire avant le lancement des travaux. Une concertation doit être engagée avec l'ensemble des professionnels de l'établissement.

L'appel d'offres sera lancé dans la foulée. Le chantier devrait démarrer en janvier 2019 pour une livraison prévue en décembre 2021.

DÉTAIL D'UN CHANTIER COLOSSAL

L'ensemble du projet immobilier a été validé par le Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soin (COPERMO) ~II novembre 2105, et se structure autour de la construction de deux nouveaux bâtiments, reliés à l'actuel bâtiment des urgences. La seconde phase comprend la construction d'un bâtiment abritant 334 lits et places en médecine, dont la mise en service est prévue pour 2025. Troisième el dernière phase: la déconstruction des hôpitaux Robert Debré et Maison blanche, qui sera achevée en 2027.

Extrait de l'union du 18/02/2017


L’hôpital de demain se dessine

Le cabinet d'architecture du premier bâtiment a été choisi


Perspective extérieure du futur CHU : il s'agit du premier bâtiment qui sera construit
© Groupe-6 Architectes 

D'AUTRES PROJETS POUR 2017

L'année 2017 verra aussi la pose de la première pierre du futur bâtiment du pôle de biologie du CHU regroupant les neuf laboratoires actuels et une partie des activités des laboratoires des centres hospitaliers d'Epernay et de Châlons-en-Champagne. Viendra ensuite la livraison du bâtiment du pôle d'odontologie prévue pour la fin de l'année

Une étape importante a été franchie dans le cadre du grand projet immobilier du CHU de Reims (un investissement estimé à 383 millions d'euros). Après la réunion du jury qui s'est tenue le 6 janvier dernier, l'établissent a désigné l'équipe d'architecture et d'ingénierie en vue de la réalisation de la première phase du projet « Hôpital de demain ». Il s'agit du projet élaboré par le cabinet d'architecture parisien Groupe-6 avec le bureau d'études EGIS ct Richez Associés. Ce choix concerne la construction d'un premier bâtiment d'une capacité de 472 lits et places, abritant également l'ensemble des composantes du plateau technique (bloc opératoire, imagerie et cardiologie interventionnelles, imagerie, réanimation, soins intensifs et surveillance continue), ainsi que les consultations et explorations fonctionnelles des disciplines implantées dans le nouveau bâtiment.

DECONSTRUCTION DE ROBER DEBRE ET MAISON-BLANCHE

Dès le mois de mars, l'équipe de maîtrise d'ouvrage du CHU, en lien avec l'équipe lauréate de maîtrise d'œuvre, engagera la conception de l'opération, avec l'ensemble des professionnels de l'établissement concernés par cette première phase. Suivra l'appel d'offres des marchés de travaux, ces derniers devant être engagés dès janvier 2019 pour une réception de l'opération prévue en décembre 2021.

La seconde phase de ce grand projet immobilier verra la construction d'un autre bâtiment abritant 334 lits en médecine, dont la mise en service est prévue pour 2025.

Enfin, la troisième et dernière phase correspondra à la déconstruction des hôpitaux Robert-Debré et Maison-Blanche, laquelle s'achèvera en 2027. Rappelons que les deux nouveaux bâtiments construits seront reliés à l'actuel bâtiment des urgences.

« Moderne et ouvert, le CHU de demain se veut plus que jamais au service du patient, tout en s'adaptant aux besoins des professionnels. L'un des enjeux forts est en effet de développer l'attractivité de notre hôpital auprès des jeunes professionnels, notamment des médecins grâce à une offre hospitalo-universitaire de pointe », souIigne Dominique De Wilde, directrice générale du CHU de Reims. De son côté, Arnaud Robinet, président du conseil de surveillance du CHU et membre du jury, se félicite ; « Ce nouveau centre hospitalier universitaire est la concrétisation de plusieurs années d'investissement et de mobilisation de nombreux acteurs que je tiens ici à remercier. C'est un outil indispensable pour l'ensemble de notre territoire. Je me réjouis de l'avoir accompagné et de le voir passer en phase active de réalisation. »

Ce projet répond à un triple enjeu grâce au regroupement d'activités historiquement réparties entre les hôpitaux Robert-Debré et Maison-Blanche, de renforcement de la qualité des prises en charge, et d'amélioration du confort hôtelier, par une augmentation significative de sa capacité d'accueil en chambre individuelle (85 %),

 Le professeur Philippe Rieu, président de la commission, médicale d'établissement, estime  « que la reconstruction de notre hôpital est l’occasion de faciliter la mise en place de nouvelles technologies, mais surtout cette reconstruction est une opportunité de laisser de côté nos traditions hospitalières, de décloisonner les services, de proposer des organisations innovantes et ambitieuses centrées sur le parcours patient. »

Yann LE BLEVEC

Extrait de l'union du 11/02/2017


Le nouveau CHU sortira de terre en 2019

La première pierre du projet architectural du CHU sera posée normalement en 2019.


Dominique De WIlde, directrice du CHU, a évoqué une année2017 riche en projets. Bernard Sivade

Les vœux du centre hospitalier universitaire ont été l'occasion de faire le point sur les projets en cours, notamment le grand projet architectural. Rappelons qu'il prévoit notamment la construction de deux nouveaux bâtiments à la place de Maison Blanche et Robert Debré, pour un coût total de près de 400 millions. « Le lauréat chargé d'aider à la construction du premier bâtiment vient tout juste d'être choisi », a précisé Dominique de Wilde, directrice du CHU. L'étude va débuter en mars 2017 pour la pose d'une première en 2019 et une ouverture en 2022. Ce premier bâtiment de près de 500 lits concernera tout ce qui est interventionnel (bloc opératoire, imagerie, cardiologie, réanimation et surveillance continue, entre autres). Le second bâtiment est plus dédié à la médecine.

En attendant. en 2017, la construction du pôle d'odontologie va se poursuivre, « pour créer un des plus beaux centres de France ». Le nouvel hôpital américain sera encore inauguré. Il a déjà ouvert ses portes, mais des activités vont emménager cette année, « conduisant à un hôpital pédiatrique parfait, D'autre part, une activité de chirurgie réfractive (qui traite la myopie, l'astigmatisme, l'hypermétropie ou la presbytie), avec la prise en charge du premier patient le 27 janvier. Les urgences adultes vont être réorganisées avec un circuit court, un circuit long et une espace de déchocage. » Le virage ambulatoire sera toujours d'actualité.

CERTIFICATION DÉCROCHÉE EN 2016

Parallèlement, en 2016, le CHU a reçu la visite d'experts en vue d'une certification, décrochée pour la plus grande satisfaction de la directrice. Partenariats et groupe hospitalier de territoire (CHT) ont aussi été développés. CHT et direction commune avec Épernay sont notamment une des réponses à la désertification. « La coopération avec la médecine de ville est importante également. Je suis heureux qu'on ait jamais autant parlé de santé. C'est un débat important. La santé, ce ne sont pas que des dépenses, c'est aussi une économie, la création d'emplois. Le public ne doit pas être le laissé pour compte », a entre autres déclaré Arnaud Robinet, maire et président du conseil de surveillance. « Le modèle de solidarité doit rester celui de l'hôpital, un des services publics préférés des Français », a conclu Dominique de WILDE

LES INQUIÉTUDES DU PROFESSEUR PHILIPPE RIEU

Le professeur Philippe Rieu est président de la commission médicale d'établissement du CHU. Ce dernier s'est d'abord inquiété de la démographie médicale décroissante, notamment dans les départements autour de la Marne. « S'il n'y a plus de néphrologue dans l'Aube, où iront les patients dialysés ? » Il a encore évoqué l'équilibre financier du CHU « de plus en plus difficile à atteindre », se posant des questions : « Certaines pratiques innovantes sont meilleures pour les patients, mais elles ne sont pas remboursées. Nous faisons le choix des pratiques innovantes malgré tout pour les patients, mais cela a un coût pour le CHU : 1 million d'euros ! » le professeur a néanmoins aussi fait part de ses espérances concernant les projets du CHU ou le dossier patient unique informatisé.

Yann LE BLEVEC

Extrait de l'union du 22/01/2017


 CHU : une ambition ancrée dans le 21e siècle


 Dix ans après les premiers sursauts, le plan d’investissement pour la reconstruction des principaux sites hospitaliers publics de Reims est en marche. Signé le 24novembre avec l’État et l’Agence régionale de santé, un projet immobilier d’envergure marquera la rénovation du CHU d’ici à 2025.

1935. C’est la date de construction de  l’hôpital Maison Blanche à Reims, auquel l’hôpital Robert Debré s’est adjoint en 1976. Ce sont aujourd’hui les deux principaux sites du Centre Hospitalier Universitaire régional. Cette réhabilitation lourde et complète, validée fin 2015 par le Comité interministériel de performance et de modernisation de l’offre de soins (COPERMO) est annoncée. «  Il s’agira d’une modernisation architecturale extrêmement importante », résume Dominique De Wilde, directrice générale du CHU. « Par le regroupement des activités, aujourd’hui éparpillées entre deux établissements, nous assisterons à des changements majeurs. » Objectifs : gagner en temps et en efficacité de soin, évitant par exemple au personnel soignant de nombreux déplacements. « C’est aussi un bénéfice pour les patients pris en charge. Ils ne seront plus promenés dans d’interminables couloirs pour aller d’un endroit à un autre, passer une radio ou un examen. Tout sera optimisé, dans un souci de performance globale. »

EN PRATIQUE

D’un coût total estimé à 383 M€, le projet consistera en la construction de deux nouveaux bâtiments reliés aux actuelles Urgences. Le premier, d’une capacité de 489 places, abritera également l’ensemble du plateau technique (bloc opératoire, imagerie, réanimation et surveillance continue). Le second permettra l’implantation de 334 lits. « Le nombre de lits va donc baisser un peu, puisqu’il est de 916 aujourd’hui. Ceci dans l’idée de développer toujours davantage la chirurgie ambulatoire et les hospitalisations à domicile quand c’est possible », ajoute Dominique De Wilde. En revanche, notons que ces chambres seront à majorité individuelles (85 % contre 35% actuellement), augmentant ainsi le confort du séjour à l’hôpital.

MODERNE ET ATTRACTIF

Si le CHU est un établissement de prise en charge médicale et chirurgicale, il est également un lieu d’enseignement et de formation pour les futurs praticiens. « Sa transformation constituera un outil d’attractivité professionnelle fort pour les médecins. C’est important de disposer à Reims d’une offre de soins moderne, répondant à un besoin global qui devenait nécessaire. » « Notre projet immobilier est en marche, puisque la construction d’un nouveau bâtiment d’odontologie* va démarrer début 2016 à côté de Maison Blanche, à la place d’une structure vieillissante et inadaptée. Fin 2016, c’est un laboratoire de biologie qui permettra une certaine mutualisation régionale. » La mise en service du nouvel hôpital est annoncée en 2022 pour la première tranche et en 2025 pour la seconde. Le concours de maîtrise d’œuvre sera lancé courant 2016, la consultation des entreprises en 2017-2018 et les travaux début 2019. « Ce n’est qu’un calendrier indicatif. Mais nous avons la volonté d’aller vite  », conclut la directrice générale

*  Spécialité médicale et chirurgicale couvrant l’étude de la dent, ainsi que de tous ses tissus environnants.

Extrait de R.M 147 de 02/2016

    

    

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Le pôle de biologie de demain

Reims Les activités de biologie du CHU, actuellement localisées dans plusieurs bâtiments, seront regroupées, fin 2018, au sein d’un laboratoire unique dont la première pierre a été posée hier.


«Sur la rue, un parvis précède l’entrée de l’édifice et souligne son axe structurant nord-sud, qui distribue un hall généreux», décrit le cabinet d’architectes Groupe-6 en charge du projet.
Architecture Groupe-6

A SAVOIR

*.- L’ACTIVITÉ DE BIOLOGIE du CHU, c’est 428 professionnels en activité.

*.- C’EST PRÈS de 2,8 millions d’examens de biologie médicale au profit des patients pris en charge par le CHU ; et 123 000 réalisés au profit de patients extérieurs.

*.- C’EST AUSSI plus de 38 000 actes d’anatomie et cytologie pathologiques.

Il s’agit d’un moment important, non seulement pour la communauté médicale et biologique du CHU, mais également pour l’ensemble de notre territoire. » C’est en ces termes empreints d’émotion que le Professeur Philippe Gillery, chef de pôle de biologie médicale et pathologie, a lancé la cérémonie de la pose de la première pierre de son futur outil de travail.

DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE ET ACTIVITÉ SCIENTIFIQUE

Ce nouveau « Pôle de biologie territoriale », qui verra le jour fin 2018, permettra de regrouper la dizaine de laboratoires du centre hospitalier universitaire, actuellement «dispersés sur cinq sites au moins ». Mais pas seulement. Moderne et fonctionnel, il abritera différents plateaux techniques de pointe (gestion des urgences, génétique moléculaire…), permettant le traitement des prélèvements 24h/24 et leur prise en charge dans des structures spécialisées. « Ce qui était impossible à réaliser dans le contexte actuel », relate le Pr Gillery avant d’insister sur la vocation scientifique des lieux : « Ce ne sera pas seulement un plateau technique de biologie de routine avec une meilleure prise en charge des prélèvements, mais aussi un ensemble de laboratoires hospitalo-universitaires qui s’appuient sur les équipes de recherche de l’université. » Et qui assurent, à eux seuls, 25% de l’activité de publication du CHU.

« Mais ce bâtiment va bien au-delà du CHU », a ajouté d’emblée le Professeur Gillery. En effet, ce nouveau pôle ne se chargera pas seulement d’analyser les examens provenant du CHU, mais traitera aussi, à terme, ceux issus des hôpitaux de Châlons-en-Champagne et d’Épernay – un travail est aussi en cours avec l’institut Jean-Godinot – avec comme objectif la création d’un laboratoire unique multi-sites. Le transfert des examens a d’ailleurs déjà commencé, comme l’a confirmé Dominique De Wilde, sachant que le volume concerné « a minima », à l’ouverture du pôle, est de 50%. Et ce n’est qu’un début. « C’est une étape importante dans la modernisation de notre CHU », a poursuivi la directrice générale du CHU, rappelant que les performances d’un hôpital n’étaient pas uniquement tirées des compétences humaines mais aussi des plateaux techniques dans les secteurs de la biologie, de l’imagerie et de l’interventionnel.

« Ce n’est pas un aboutissement mais le début de quelque chose », a glissé pour sa part le maire Arnaud Robinet, ravi de voir ce projet, « qui a demandé beaucoup de dialogue », se concrétiser enfin.

Un bâtiment contemporain de 13.000 m 2

En plus de renforcer l’offre de soins, ce bâtiment, construit sur 13 000 m 2 à proximité immédiate des actuelles urgences et en liaison directe avec le futur bâtiment de chirurgie (2021), pour un coût total de 40,6 M€, va permettre de redéfinir l’entrée sud du CHU (côté Debré). « Il offre une nouvelle image modernisée à la place de l’ancien cercle du personnel (self) que nous avons fini de démolir fin 2016 » , a rappelé Geneviève Carini, architecte au cabinet Groupe-6, en charge de ce projet à la « volumétrie simple » . « Il vient se caler à la jonction de deux grands axes historiques, nord-sud (…), et est-ouest, qui sépare les plateaux haut et bas. » L’entrée de ce cube de 64 m de côté, doté de quatre patios laissant pénétrer la lumière naturelle, a «naturellement » été prévue face au mail piéton provenant de Maison-Blanche. Elle séparera deux entités, la partie analytique et la partie bureaux. « Les façades s’habilleront d’une résille semi-transparente métallique qui reflétera la lumière , poursuit l’architecte,apportera une protection solaire et en même temps protégera les zones d’activité en donnant une écriture contemporaine et un peu intemporelle au projet. » Les travaux, lancés en février dernier, seront terminés en décembre 2018 pour un transfert des activités au premier semestre 2019.

Marion DARDARD

Extrait de l'union du 01/07/2017

Extrait de l'union du 09/03/2017

    

    

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L'Hôpital américain

Des voitures électriques pour les petits  patients
Le nouvel hôpital des enfants, première étape du CHU du XXI e siècle

L’hôpital des enfants poursuit son emménagement avec la chirurgie

L’hôpital des enfants à Reims termine son emménagement

L'hôpital américain de Reims enfin dans ses nouveaux locaux

L'hôpital des enfants ouvre en octobre

Il y a 80 ans était inauguré l'American Memorial Hospital

    

    

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Des voitures électriques pour les petits patients

Au CHU, ce sont six mini voitures électriques qui vont venir en appui du personnel médical dans les divers services de pédiatrie afin d’égayer le quotidien des enfants malades


Ces petites voitures électriques contribuent à démystifier le bloc opératoire, apaiser ces petits patients anxieux, les divertir un peu.Remi Wafflart.  

L’ESSENTIEL

•.- LA PREMIÈRE VOITURE électrique est arrivée, il y a 1 mois. Son coût : 700€, généreusement offert par un magasin de jouets, Picwic. Elle permet de conduire au bloc les enfants hospitalisés en chirurgie ambulatoire

•.- CINQ AUTRES PETITS ENGINS ÉLECTRIQUES ont été financés par des actions caritatives menées par le club de la Bonne humeur. Elles vont prochainement arrivées et seront dispatchées dans divers services pédiatriques de l’hôpital américain.

En voiture pour le bloc opératoire ! Exit le brancard, la petite voiture électrique guidée par la puéricultrice, Véronique Lobet, arrive tous feux allumés vers la chambre.

Dans le pôle femmes/parents/enfants de l’hôpital américain, au service chirurgie pédiatrique, on a accueilli, le bolide rouge avec beaucoup de bienveillance, il y a de cela un peu plus d’un mois.

Cette technique peu orthodoxe expérimentée déjà dans d’autres hôpitaux de France est un succès. « C’est un réel plus. Ce n’est pas un gadget mais un vrai outil dans la prise en charge de ces jeunes patients » , assure Isabelle Daliguault, cadre supérieure au pôle femmes/parents/enfants. « Ça dédramatise en quelque sorte la séparation avec les parents ainsi que l’acte médical en soi. Les enfants partent au bloc comme si, ils allaient en promenade en quelque sorte. »

Baptiste, du haut de ses 3 ans, serre fort Panpan Lapin dans ses bras. Il angoisse un peu, il stresse et cherche du réconfort en se blottissant tout contre sa maman. « Ici, ce n’est pas la maison. Les habitudes ne sont plus les mêmes » , commente-t-elle, en faisant une légère grimace.

La mission première de cette voiture est de conduire les enfants jusqu’au bloc opératoire. « Elle permet de faire oublier un peu que les parents doivent rester dans la chambre et ne peuvent pas ainsi accompagner leur enfant plus loin. Depuis que l’on en bénéficie, on ressent chez les enfants moins d’appréhension et de peur », explique Véronique Lobet.

La petite voiture a aussi un effet indéniable sur les parents. Les soignants qui l’utilisent pourtant depuis peu de temps ont en effet observé des résultats probants chez les adultes. « On les sent moins stressés. Lorsqu’ils voient leur enfant au volant, ça leur fait généralement décrocher un sourire. »

RÉDUCTION DU STRESS AVANT LE BLOC

Le professeur Marie-Laurence Poli-Merol, responsable de l’unité de chirurgie pédiatrique détaille les bienfaits du petit bolide : « L’utilité de cet outil pour les interventions chirurgicales courtes est indéniable. L’enfant rentre le matin et doit sortir l’après-midi : on doit donc éviter la sédation, la prémédication car le patient doit récupérer rapidement. On a constaté une diminution du stress chez les plus petits pour qui bien souvent il s’agit de la première intervention chirurgicale. On le remarque, les enfants arrivent au bloc plus détendu. »

POUR QUE LEUR QUOTIDIEN SOIT MOINS LOURD

Cet engin électrique est aussi un très bon outil pour capter l’attention des jeunes malades. « On peut s’en servir pour prendre le pouls et la tension : il n’est pas forcément évident de convaincre un enfant de ne pas bouger, alors c’est beaucoup plus facile s’ils ont de quoi s’occuper » , indique encore Véronique Lobet qui ajoute : « On n’oublie pas non plus que c’est un jouet au départ. Aux enfants hospitalisés qui n’ont pas de perfusion, on leur propose aussi de faire un tour des couloirs en voiture pour que leur quotidien soit moins lourd. »

La petite voiture rouge a été offerte par le magasin de jouets Picwic.

Cinq autres voitures électriques vont d’ici la fin de l’année intégrer l’équipe médicale de l’hôpital américain. « Des minis Audi », fait savoir le professeur Marie-Laurence Poli-Merol. Elles ont été entièrement financées par le club de la Bonne humeur. « Des mamies tricoteuses qui ont récolté de l’argent en vendant leurs réalisations sur les marchés. »

Les véhicules seront affectés dans plusieurs services pédiatriques de l’hôpital américain : « Urgences, médecine, cancérologie… Ces voitures permettront de conduire les enfants en radiologie par exemple. »


« 
C’est un réel plus. Ce n’est pas un gadget mais un vrai outil dans la prise en charge de ces jeunes patients. »
Isabelle DAKGUAULT et  ML POLI-MEROL

.Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 07/12/2018

 


 Le nouvel hôpital des enfants, première étape du CHU du XXI e siècle

Tant attendu et étroitement lié à l’histoire de la ville, l’American memorial hospital   a été officiellement inauguré hier. Il allie l’accueil et les techniques de pointe


Le bien-être des enfants est une priorité avec, par exemple, la possibilité pour un parent de passer la nuit dans la chambre.
Christian Lantenois

À SAVOIR

*.- LE NOUVEAU BÂTIMENT de plus de 12.000 m² compte 86 lits.

*.- IL COMPREND au rez-de-chaussée, l’accueil, le bureau des entrées, les urgences et l’imagerie pédiatrique ainsi que l’unité d’hospitalisation temporaire et l’unité médico-judiciaire, les consultations, explorations fonctionnelles et l’unité de médecine ambulatoire. Au niveau 1, l’unité de médecine pédiatrique et l’ensemble des activités d’hémato-oncologie pédiatriques. Au niveau 2, l’unité de chirurgie ambulatoire, les unités de surveillance continue et d’hospitalisation de chirurgie pédiatriques. Au niveau 3, les consultations de génétique et de biologie de la reproduction, le laboratoire de biologie de la reproduction avec le centre d’études et de conservation des œufs et du sperme.

*.- IL ACCUEILLE le seul service d’urgences pédiatriques de Champagne-Ardenne. Chaque année, plus de 25.000 enfants y sont accueillis.

*.- IL S’AGIT D’UN ÉTABLISSEMENT de recours régional pour la cancérologie des enfants et des adolescents de moins de 18 ans.

Vendredi dernier, était présenté ce qui sera le CHU du 21 e siècle (L’union de lundi). Hier, c’est un peu la première étape de cet établissement moderne qui a été inaugurée. Il s’agit du nouvel hôpital pour enfants. Un établissement cher au cœur des Rémois de par son histoire, comme l’a rappelé Arnaud Robinet, maire et président du conseil de surveillance du CHU. Il a été inauguré en 1925 grâce à un don du comité américain qui y voyait un symbole d’avenir, a évoqué Gerald Shea, l’actuel président, le tout en lien avec la maison Krug. Aujourd’hui encore, ces derniers sont présents pour accompagner le nouveau bâtiment qui fonctionne depuis un an environ. L’installation s’est faite par plusieurs phases, la médecine notamment en octobre dernier, puis la chirurgie entre autres en juin.

ESPRIT DE DÉCLOISONNEMENT

« C’est une chance d’avoir un hôpital entièrement dédié aux enfants quand d’autres établissements envisagent de partager des locaux avec des activités pour adultes », a souligné le professeur Nathalie Bednarek, chef de pôle femme parents enfants. La philosophie a en effet été de regrouper des activités qui vont d’avant la naissance jusqu’à l’enfance, en passant par la naissance. Le nouvel hôpital pour enfants est ainsi implanté dans le prolongement de la maternité Alix de Champagne. Et la pédopsychiatrie sera aussi intégrée. Le tout dans un esprit de décloisonnement pour permettre une prise en charge pluridisciplinaire.

Le nouvel outil permet évidemment de développer les techniques les plus en pointe et parfois uniques dans la région en termes de prises en charge, mais c’était déjà le cas auparavant. Ici, c’est le bien-être des enfants qui s’est nettement amélioré avec un confort hôtelier inégalé. Les chambres permettent ainsi par exemple à un des parents de passer la nuit avec l’enfant. Elles sont aussi équipées d’un bras à écran tactile donnant accès à la télévision et à des jeux. « Même si nous continuerons à développer l’ambulatoire car la place naturelle d’un enfant, ce n’est pas l’hôpital » , a poursuivi le professeur Bednarek. « La pédiatrie a une place importante au CHU car on vous confie ce que l’on a de plus cher », a rappelé Philippe Rieu, président de la commission médicale. « Ce n’est pas la fin mais le début de beaux projets », a quant à elle insisté Dominique De Wilde, directrice générale du CHU.

Par Yann Le Blévec 

Extrait de l'union du 09/03/2017

  


 L’hôpital des enfants poursuit son emménagement avec la chirurgie

L’hôpital américain pour enfants a accueilli ses premiers patients en octobre dernier. Depuis hier, la chirurgie, l’anesthésie et la médecine néonatale y ont emménagé.


L’hôpital américain des enfants a accueilli ses premiers patients au mois d’octobre, dans des locaux modernes et confortables. Archives Bernard Sivade

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C’est le nombre d’interventions réalisées en 2016 par le service de chirurgie pédiatrique, ainsi que 2 922 séjours hospitaliers, dont plus de 50% réalisés en ambulatoire.

Tout un symbole ! En octobre dernier, l’American memorial hospital du CHU de Reims prenait vie enfin après cinq ans d’attente et de procédures. Un équipement moderne, avec tout le confort hôtelier, de 13 600 mètres carrés. L’emménagement prévoyait deux phases cependant. Pour commencer, les urgences pédiatriques, des activités de médecine et l’imagerie, avaient été installées. Cette fois, ce sont les consultations de chirurgie et anesthésie pédiatriques ainsi que celles de pédiatrie B (médecine néonatale) qui sont concernées. Les opérations ont duré trois jours et ont débuté jeudi dernier, sans interruption de service. Et depuis lundi, ces activités fonctionnent dans le nouveau bâtiment installé dans le prolongement du bâtiment Alix de Champagne.

Le CHU de Reims dispose désormais d’un lieu unique d’accueil de l’ensemble des activités externes (consultations) de pédiatrie, « facilitant l’accès des patients et leurs familles aux consulations spécialisées ».Cette seconde phase va aussi permettre le regroupement, sur un même niveau, de l’ensemble des activités de chirurgie comprenant bloc opératoire, salle de surveillance post-interventionnelle et unités d’hospitalisation, de la surveillance continue pour les patients instables à l’hospitalisation dite traditionnelle en passant par l’unité de chirurgie ambulatoire.

UNIQUE DANS LA PRISE EN CHARGE DES MOINS DE TROIS ANS

Le nouveau bloc opératoire dispose de trois salles spacieuses bénéficiant d’un éclairage naturel. Elles sont adpatées à l’accueil de patients très variés, que ce soit en taille ou en termes de pathologies, ce qui est souvent le cas pour la chirurgie de l’enfant. Des écrans muraux très grands permettent encore de profiter au mieux de l’imagerie en réseau.

Précisons que le service de chirurgie pédiatrique du CHU est le seul de Champagne-Ardenne dédié à la prise en charge des pathologies chirurgicales de l’enfant de moins de trois ans. L’une de ses spécificités est la réalisation de la chirurgie néonatale en lien étroit avec la maternité (de niveau trois de l’établissement) et le service de réanimation néonatale.

Le service traite également l’ensemble des malformations congénitales chirurgicales orthopédiques, les malformations digestives, pulmonaires, urinaires ou faciales… sans oublier les pathologies acquises pendant l’enfance, grâce, pour certaines pathologies, à une structure d’explorations dédiée.

Nouvelle technologie  de chirurgie rachidienne

Cela ne concerne pas l’hôpital des enfants, mais c’est encore une nouveauté au CHU. Depuis le mois de mai, l’établissement est le premier de Champagne-Ardenne à se doter d’une technologie de chirurgie naviguée O-Arm©, permettant aux chirurgiens orthopédistes et aux neurochirurgiens de pratiquer des gestes sur la colonne vertébrale avec plus de précision et de sécurité, en suivant en direct leurs gestes sur écran. L’O-Arm© est un scanner de bloc opératoire qui permet l’acquistion d’images 3D de grande qualité pendant l’intervention chirurgicale. Le chirurgien peut visualiser en temps réel l’anatomie du patient tout en implantant le matériel désiré. Il réalise ainsi des gestes plus précis et moins invasifs, ce qui diminue d’autant les complications et les douleurs post-opératoires. Cela limite encore le besoin de réaliser des examens radiologiques en plus, à l’issue de l’intervention. Dans un premier temps, cette technique est utilisée pour le traitement chirurgical du rachis. « D’autres utilisations seront développées, comme en chirurgie de la base du crâne, car elle permet d’atteindre des zones du cerveau de manière précise», explique le Dr Christophe Eap, spécialiste en neurochirurgie. Ce projet s’inscrit dans une collaboration étroite entre l’orthopédique-traumatologie et la neurochirurgie, de plus en plus d’interventions complexes étant gérées conjointement.

Par Yann Le Blévec 

Extrait de l'union du 13/06/2017


L’hôpital des enfants à Reims termine son emménagement

Au mois d’octobre, l’hôpital américain pour enfants accueillait enfin des patients après 5 ans d’attente. Une première phase qui concernait l’imagerie, les urgences et les activités de médecine. À partir de jeudi, la chirurgie, l’anesthésie et la médecine néonatale, emménage à leur tour.

Tout un symbole ! En octobre dernier, l’American memorial hospital du CHU de Reims prenait vie enfin après cinq ans d’attente et de procédures. Un équipement moderne, avec tout le confort hôtelier, de 13 600 mètres carrés. L’emménagement prévoyait deux phases cependant. Pour commencer, les urgences pédiatriques, des activités de médecine et l’imagerie, avaient été installées. Cette fois, ce sont les consultations de chirurgie et anesthésie pédiatriques ainsi que celles de pédiatrie B (médecine néonatale) qui sont concernées. Les opérations vont durer trois jours et débutent ce jeudi 8 juin, sans interruption d’activité. L’ensemble des activités de chirurgie sera regroupé sur un même niveau, le nouveau bloc disposant des trois salles spacieuses. Le service chirurgie pédiatrique du CHU de Reims est le seul du territoire champardenais dédié à la prise en charge des pathologies chirurgicales de l’enfant de moins de trois ans

Par Yann Le Blévec 

Extrait de l'union du 08/06/2017


L'Hôpital américain

HIER AUJOURD/HUI

La Grande Guerre a couté la vie de 1.400.000 Français, mais aussi à 116000 Américains qui avaient traversé l'Atlantique pour nous soutenir. Nos alliés sont restés solidaires à la fin du conflit, les dons recueillis aux États-Unis ont permis la construction de l'American Mémorial Hospital en faveur des enfants malades. Le 21 mai 1922, la 1ère pierre est posée par Myron T. Herrick, ambassadeur des Etats-Unis, sur un terrain donné par la ville de Reims. Le chantier se déroule sur trois ans, suivant les plans de l'architecte Charles Butler. L'hôpital est inauguré le 30 avril 1925. Les bâtiments sont décorés par des fresques destinées à adoucir l'hospitalisation des jeunes malades, elles sont l'œuvre du peintre Jean-Robert La Montagne Saint-Hubert. La 1ère directrice de l'hôpital, Marie-Louise Lefort, est américaine, de parents français. Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands transforment cet hôpital en quartiers militaires et bureaux. Suite à la construction d'une nouvelle unité moderne de 13.600 m² , un nouveau bâtiment destiné aux enfants est inauguré le 13 octobre 2016. L'ancien hôpital, aujourd'hui coquille vide, sera transformé en bureaux.

Extrait de l'union du 18/02/2017

    

    

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 Des travaux pendant 11 mois aux urgences du CHU de Reims

Des travaux vont débuter le 13 mars au service des urgences du CHU de Reims, destinés à diminuer les délais d’attente pour les patients.


Les travaux débuteront la semaine prochaine aux urgences du CHU et doiventduorer onze mois. CHU de Reims

50.000 C'est le nombre de passages aux urgences en 2010, soit une moyenne de 145 par jour. L'activité a augmenté de 17 % en six ans

Dans le cadre de son projet d'établissement 2016-2020, le centre hospitalier universitaire de Reims s'engage dans la modernisation de son service d'accueil des urgences adultes. Cette réorganisation complète va nécessiter de réaliser des aménagements architecturaux d'ampleur. Les travaux débuteront ce lundi 13 mars. Ils doivent durer 11 mois au total. Période durant laquelle l'activité sera maintenue. « Les équipes chargées du chantier comme les équipes médicales et soignantes s'efforceront de limiter au maximum les désagréments éventuellement générés pour les usagers », assure-t-on au niveau du CHU.

A l'arrivée, ce sont les conditions de prise en charge du patient et la fluidité de son parcours au sein du service qui devraient être améliorées. A l'issue de la restructuration, le patient bénéficiera en effet, dès son admission, et ce, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, d'une première évaluation de son état par un infirmier organisateur de l'accueil. Cette identification des patients selon leur degré d'urgence permettra de les orienter vers le parcours de soins adapté : un circuit court ou un circuit long. Le tout devant être effectif au second trimestre 2017.

« L'objectif de la création de ces deux circuits est de réduire les délais d'attente en garantissant la qualité et la sécurité de la prise en charge ». Une attente parfois mal vécue, liée aussi à l'augmentation de l'activité du service, +17 % en 6 ans (50.000 passages ont été comptabilisés en 2016). Ainsi, le circuit court, avec une filière et du personnel dédié, permettra d'accélérer la prise en charge des patients dont l'état est jugé médicalement moins grave. Les situations complexes nécessitant des explorations complémentaires (examens de biologie, scanner, etc) ou un avis spécialisé seront dirigées vers le circuit long. Enfin, les patients dont l'état médical est jugé précaire seront dirigés, dès leur arrivée, vers une salle d'accueil des urgences vitales pour une prise en charge immédiate. Le placement sous monitoring et la surveillance continue systématique de ces patients dits instables permettront de renforcer la sécurité des prises en charge.

Différentes phases sont prévues pour la mise en service au fur et à mesure des deux circuits, puis les urgences vitales

Par Yann Le Blévec 

Extrait de l'union du 09/03/2017


Aux urgences, nous sommes devenus plaque tournante du système santé

Saignement de nez, petite plaie, sommeil perturbé ... Les urgentistes voient parfois arriver des patients perdus ou agressifs qui ne relèvent pas de leur service.


Le docteur Éric Bouchard, ex-généraliste, a choisi la spécialité d'urgentiste il y a 16 ans parce qu’il trolNait que le métier serait plus intéressant. Il a dû repasser un diplôme pour cela. Il ne regrette pas son choix

Eric Bouchard est médecin urgentiste a Courlancy depuis seize ans. Il exerce aussi au centre hospitalier. Il a vu beaucoup de situations ubuesques mais reste zen. Il a choisi ce travail qu'il aime. Martine,infirmière dans le service, répond à la dernière question.

Qu'est-ce que c'est une vraie urgence ?

 Difficile' à dire car l'urgence est ressentie par les patients. Il y a des maladies qui ne relèvent pas du tout d'une situation d'urgence. Mais les gens se sont fait jeter par leur généraliste et ils arrivent ici. Ils vont là où il y a de la lumière. L'époque des généralistes qui finissaient à 22 ou 23 heures, c'est terminé. C'est l'évolution de notre système de santé. Alors, nous sommes devenus la plaque tournante du système, pour ne pas dire les larbins.

Quel est votre rôle exact dans cette organisation ?

On fait le tri, un premier bilan. Et on oriente, on fait passer les examens, parfois on trouve une place d'hospitalisation au patient. Pour les cas fantaisistes, on essaye d'expliquer gentiment aux patients que ce n'est pas de notre ressort.

Pour certaines pathologies, ils peuvent attendre quelques heures pour aller voir leur généraliste ou appeler SOS médecins. Mais je sais d'expérience que cela ne sert à rien de m'énerver même si nous sommes parfois moralement épuisés. En général, à Courlancy, les patients attendent calmement car ils nous aperçoivent de la salle d'attente. Ils se rendent compte que nous sommes toujours en train de courir, que nous faisons des kilomètres. Et c'est encore pire à l'hôpital qui a un service de réanimation et donc une activité encore plus forte.

Combien œ passages avez-vous chaque jour ?

La moyenne est de 48 patients avec une dizaine d'hospitalisations et, je dirais, un quart de cas qui ne relèvent pas des urgences alors que nous avons aussi d'énormes dossiers de patients qui présentent des pathologies extrêmement lourdes. Les gens viennent parfois de loin, Sedan, Vitry-le-François, Laon, Hirson. On ressent la désertification médicale

Pourquoi certaines personnes sont-elles agressives ?

Les gens sont habitués à être servis tout de suite. Tout leur est dû, alors que le médecin aussi est débordé. C'est comme au supermarché quand ils rouspètent parce qu'il y a une file d'attente à la caisse. Et en plus, ils ont mal et ils vont dans l'inconnu. Nous, on gère le flux, les priorités. Nos critères ne sont pas toujours compris. Et puis, certains abusent. Ce serait bien qu'ils connaissent le coût de notre institution de santé et des examens. Il y a des choses qui pourraient être traitées à moindre frais.

QUELQUES BONNES RAISONS DE NE PAS ENCOMBRER LES URGENCES...

*.- Migraine

Les douleurs migraineuses, si elles ne sont pas accompagnées de signes de gravité doivent être examinées en par le médecin traitant qui peut assurer un traitement à domicile dans la plupart des cas.

*.- Douleur abdominale

Toute douleur abdominale aiguë nécessite un avis médical rapide. Mais sa prise en charge peut néanmoins être assurée en premier par le médecin traitant ou un médecin de garde.

*.- Entorse à la cheville

Une douleur isolée et peu invalidante ne nécessite pas obligatoirement la réalisation de clichés radiographiques en urgence. Un examen clinique permet souvent de faire la part des choses sans a 11erencombrer les urgences.

*.- Grossesse

Devant un retard de règles, la confirmation d'une éventuelle grossesse est davantage l'affaire du médecin de premier lieu famille que celle du médecin des urgences.

*.- Ivresse aiguë

Si la consommation excessive d'alcool n'est pas recommandée, les ivresses aiguës ne sont pas toutes pathologiques. Si l'alcoolisation n'est pas trop lourde, le patient peut sans risque rester chez lui sous la surveilla de de ses proches.

*.- Saignements de nez

 Ils ont parfois un caractère spectaculaire qui fait peur à la personne et l'incite à se présenter en catastrophe aux urgences. Dans la plupart des cas, de simples conseils téléphoniques et un peu de bon sens suffisent à stopper le saignement et à rassurer le malade.

Marie-Christine LARDENOIS

Extrait de l'union du 30/01/2017

    

    

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À Reims, le nouveau centre d'odontologie attendu l'avec impatience 


Stéphane Derruau devant le préfabriqué qui abrite les locaux actuels.

Quand la roulette s'arrête, ils peuvent entendre le bruit des travaux depuis leur préfabriqué. Les chirurgiens-dentistes du centre de soins du CHU de Reims et leurs équipes ont hâte de faire leurs cartons. Les nouveaux locaux qui Ies attendent sont déjà sortis de terre. En attendant, certains iront ce lundi 3 octobre 2016 assister à l'inauguration officielle des travaux prévue â 12h15 sur le chantier du nouveau pôle d'odontologie.

« Ce nouveau bâtiment est une très bonne chose. Nous étions les derniers à être encore logés dans des préfabriqués  », glisse le praticien Stéphane Derruau, « Nous allons avoir de l'espace, des salles pour se réunir, d'autres pour recevoir les patients et surtout du nouveau matériel. Nous aurons trois ou quatre microscopes au lieu d'un seul aujourd'hui. C'est positif pour les soins, mais aussi pour nos activités de recherche clinique. »

Ouverture en septembre

C'est aussi une bonne nouvelle pour les patients : « C'est pour eux que ce sera le plus appréciable », soulignent plusieurs personnels soignants du centre. » Il y aura différentes salles d'attente selon les publics. Ils ne seront plus dans le brouhaha d'aujourd'hui, notamment le mercredi quand viennent les enfants. » Le nouveau pôle permettra le regroupement de toute l'activité dentaire sur un même site : « Aujourd'hui un tiers de l'activité est localisé à Sébastopol, de l'autre côté de la ville », précise Stéphane Derruau.

Le projet prévoit l'installation de 80 fauteuils dentaires. En grande partie des fauteuils neufs. Le rez-de-chaussée du nouveau bâtiment comprendra un hall d'accueil et un plateau technique d'odontologie. Au premier étage, seront installées des cellules de soin dont celles consacrées à l'odontologie pédiatrique, l'orthopédie dentoi-faciale et un laboratoire de prothèse. Le deuxième étage comprendra les bureaux des patriciens et diverses salles de conférences, de cours, de réunion et une bibliothèque. Le dernier étage sera réservé aux locaux techniques.

Le coût du nouveau pôle s'élève à 15 millions d'euros, toutes dépenses confondues. À noter que la faculté dentaire va elle aussi prochainement déménager dans un bâtiment neuf qui sera construit adossé à la faculté de médecine. On aurait pu imaginer un bâtiment unique pour accueillir à la fois le centre des soins en odontologie et la faculté d'odontologie. Ainsi, étudiants, enseignants-chercheurs et praticiens auraient pu être réunis. « Je crois qu'un problème d'espace empêchait cette option », répond Stéphane Durruau. L'emménagement dans le nouveau pôle est prévu pour septembre. Stéphane Derruau devant le préfabriqué qui abrite les locaux actuels.

Catherine FREY

Extrait de l'union du 01/10/2016

    

    

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Le CHU se dote d'un centre de simulation en santé

Il aura fallu quatorze ans pour que cet outil d’apprentissage voie enfin le jour. Cette innovation pédagogique va permettre notamment une plus-value sur la qualité des soins


La simulation permet de renforcer la qualité et la sécurité des soins.

A SAVOIR

•.- L’Institut régional de formation et de recherche assure une triple mission de soins, de formation et de recherche.

•.-  Implanté au cœur du CHU, sur le site de l'hôpital Maison-Blanche, il compte onze écoles et instituts de formations médicales et paramédicales et dispense douze formations.

•.- Créé en 1982 l’lRF est installé dans des locaux neufs depuis 2010.

•.- Il compte 1.014 étudiants (en 2015) ; 76 agents y travaillent.

Dans le bloc opératoire, on s'active autour d'un nourrisson, en difficulté respiratoire. Intubation, ventilation au ballon.

Le cœur s'arrête. Sirène stridente. Puis la poitrine se soulève à nouveau : cœur est reparti Lasalle est remise en pleine lumière. l'exercice est terminé. Nous sommes au CHU, dans j'une des deux salles du tout nouveau centre de simulation en santé, au premier étage de l'institut régional de formation (IRF).Modulables, ces salles sont équipées d'un matériel recréant parfaitement l'environnement professionnel ainsi qu'un système vidéo d'enregistrement et de traitement d'image et de son. Une régie permet aux formateurs de rendre concrets les différents scénari en contrôlant les mannequins et les informations sur les différents moniteurs. Le centre dispose d'une salle de débriefing d'une capacité de seize places assises avec diffusion vidéo et horodatage des événements.

Apprendre de ses erreurs

« Jamais la première fois sur le patient » :c'est en partant de ce principe éthique qu'est née l'idée du centre. « L'objectif est multiple : la plus-vaille sur la qualité des soins, la pratique des procédures cliniques dans un environnement réaliste, développer le travail d'équipe afin d'améliorer le bénéfice du  patient », détaille Nicolas Salvi. directeur des Ressources humaines du CHU. « Car une compétence collective n'est pas simplement la somme des compétences individuelles », précise Hervé Quinart. coordonnateur interne de l'IRF qui ajoute : « Le centre répondait aussi aux attentes des étudiants, qui ont besoin de ces mises en situation. »

Dans l'autre salle de simulation, Dimitri Baczkiewicz, en première année d'études d'infirmier anesthésiste, est fébrile. Avec trois autres collègues de promotion, il se trouve être en salle de surveillance post-interventionnelle, avec un enfant de 9 ans, opéré en urgence d'une hernie inguinale étranglée. « Nous sommes en train de procéder à son réveil. Un moment critique pour l'enfant Ila les voies respiratoires très réactionnelles. Il y a une possibilité d'arrêt cardiaque.» Ce type de situations critiques, « on risque de les voir peu souvent en stages. Ça nous permet de tester nos réflexes, nos connaissances. De prendre de l'assurance, aussi.»

Aurélie BEAlJ55ART

Extrait de l'union du 27/02/2016

    

    

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Dans un an, un centre dentaire géant

Le plus grand pôle d'odontologie de France est en construction dans l'hôpital Maison-Blanche. Il va réunir deux anciennes structures. Inauguration dans un an.


Un beau fauteuil dentaire tout neuf et un faux patient pas stressé pour l’inauguration des travaux. Remi Wafflart

Les dentistes qui travaillent au centre hospitalier et ceux du centre dentaire de Sébastopol vont être réunis dans un nouveau bâtiment situé près des urgences de Maison-Blanche.

Les travaux ont commencé mais la structure ne va pas ouvrir demain. Le gros-œuvre est bien entamé mais tout le reste est encore à construire.

Quatre-vingts fauteuils vont être installés dans cet énorme cabinet dentaire qui reçoit déjà aujourd'hui 35.000 personnes dans d'anciens locaux. Ils devraient être plus nombreux dans un site tout neuf avec tous les soins au même endroit.

« Le pôle est la première pierre de l'hôpital du futur, le départ de la modernisation du CHU »
Catherine Vautrin

Le plus gros service d'odontologie de France

Ce nouveau pôle sera le plus gros service d'odontologie de France. Il s'agit d'une spécialité médicale et chirurgicale couvrant l'étude de l'organe dentaire (émail, dentine, pulpe dentaire), des maxillaires et des tissus attenants. Des spécialistes nommés sous la direction du chef de pôle, Benoît Lefèvre, mais aussi des étudiants, et une quarantaine d'agents paramédicaux et administratifs, vont investir à l'automne prochain ce bâtiment de 6.000 mètres carrés situé sur le chemin des urgences de Maison-Blanche.

Quel avantage y aura-t-il à se faire soigner dans ce pôle plutôt que dans un petit cabinet en vile ? « Nous faisons aussi bien, et pour les prothèses par exemple ou tout ce qui n'est pas remboursé par la Sécurité sociale, nous sommes très compétitifs au niveau financier », répond Sandrine Machet, référente technique au centre hospitalier universitaire.

Pour tous, cette inauguration de travaux est une étape importante, une façon de commencer à concrétiser la forme et la dimension du bâtiment, de vérifier que tout fonctionnera bien. II a été imaginé un fonctionnement optimal pour les patients avec des bâtiments qui devront être aptes à répondre à leurs besoins dans le domaine de la santé buccodentaire.

Un bâtiment moderne et bien équipé.

Le bâtiment devra aussi répondre aux conditions de travail, à la logistique que supposent les soins aux missions de l'hôpital en termes d'enseignement, et à une nouvelle dimension numérique.

« Nous avons l'ambition d'avoir zéro papier. Le bâtiment sera moderne et bien équipé avec des conditions de travail améliorés » observent les professionnels.

Ce que ne contredit pas Catherine Vautrin. La présidente de Reims Métropole considère que « cette inauguration est la première pierre de l'hôpital du futur, le départ de la modernisation du CHU. Un centre de soins 3.0, pôle d'équilibre entre la région parisienne et le Grand Est.»

Ce premier gros chantier, au coût de 15 millions d'euros, prendra fin dans un an. Il doit être inauguré à Ia fin de l'automne 2017.

 3 OUESTIONS à

Benoit LEFÈVRE.
 Chef du Pôle Odontologie

« Au CHU, on a vraiment une expertise »

Inaugurer des travaux. ce n'est pas commun, mais pour le professeur Benoît Lefèvre, cela permet de voir la forme qu'aùra le bâtiment, visiter des locaux tests et vérifier que tout fonctionnera bien.

•.- Qui sont les patients qui viennent consulter au centre hospitalier pour des problèmes dentaires ?

Ce sont parfois des patients qui connaissent la marque CHU et sont sûrs d'avoir une expertise. Tout comme certains préfèrent consulter à l'hôpital que dans le privé quelle que soit la spécialité. Il y a aussi des gens qui nous sont adressés par des dentistes de ville parce que nous avons une technologie particulière, adaptée à leur cas

•.- Est-ce que les patients sont parfois soignés par des étudiants ?

Oui, à partir de la quatrième année de la fac dentaire. Ce ne sont pas des débutants et ils sont toujours sous le contrôle d'un praticien. Un étudiant ne travaille jamais seul avec un patient.

•.- Pourquoi réunir les deux structures qui existaient à deux endroits différents pour n'en faire qu'un ?

 C'est plus simple de tout avoir au même endroit, à la fois pour les patients, les praticiens, et la partie administrative. Nous pouvons ainsi mutualiser les moyens et offrir un meilleur service aux gens qui ont besoin de nous consulter,

 M.C LANTENOIS

Extrait de l'union du 21/01/2016

    

    

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Bienvenue au CHU dans la grande région 

Le CHU de Reims sera-t-il gagnant dans la nouvelle grande région? Pas certain

Le patron de l’agence régionale de santé est désormais installé à Nancy. Lors d’une conférence de presse mercredi, il a laissé entendre que les disciplines médicales devront être réparties entre le CHU et le groupe Courlancy qui va monter en puissance. Au détriment du service public ? À suivre.


Conférence de presse de l’Agence régionale de santé mercredi. A distance.

La donne a changé. Le CHU de Reims n'est plus le centre du monde. Il devient le plus petit des trois gros complexes hospitaliers de la grande région. Seulement 20 % des établissements sont situés en ex-Champagne-Ardenne, 40 % en Lorraine. Va-t-il y perdre ou y gagner?

La question a été posée hier au nouveau grand patron de l'Agence régionale de santé (ARS), Claude d'Harcourt, qui organisait une conférence de presse. Elle iui a été posée sans le voir car désormais le patron est à Nancy et le système de visioconférence n'a fonctionné qu'en fin de réunion .

•.-Toutes les activités du CHU de Reims, notamment les moins productives, seront-elles maintenues ou bien envisagez-vous des mutualisations avec, les autres, établissements de Lorraine et d'Alsace ?

 « D'abord je dirai que cette nouvelle région est la bienvenue. Concernant Reims, ce site est caractérisé par un équilibre entre l'offre publique et l'offre privée. Il y existe une concurrence particulière. C'est pourquoi nous avons décidé de réaliser des études de territoire. Nous étudions les Investissements prévus, l'évolution démographique et analysons l'offre. Il faut nous assurer que les activités en concurrence ne débouchent pas dans quinze ans sur une mort institutionnelle. »

•.- Cela veut-il dire que les disciplines médicales qui seront fortement concurrencées par le groupe Courlancy pourraient ne plus être pratiquées au CHU ?

« Certaines activités doivent rester en concurrence. D'autres, compte tenu de leur technicité, impliqueront peut-être de travailler ensemble. Je vais prendre un exemple lorrain: il n'est pas nécessaire de garder plusieurs équipes de chirurgie cardiaque sur un même territoire. Il m'est impossible de vous en dire plus pour l'instant. »

•.- Une demande d'autorisation pour réaliser des greffes de foie au CHU rêmois a été déposée il y , a un moment, qu'en est-il ?

« II y a en effet à Reims une équipe de médecins de grande renommée en mesure de prendre une part active dans ce domaine. Toutefois il n'a pas été décidé d'accorder d'autorisation nouvelle à cette équipe. Cela ne veut pas dire que ce ne sera jamais le cas. Les autorisations doivent être actualisées en 2017. »

Une bonne nouvelle toutefois lors de cette conférence de presse. Le CHU de Reims était le seul avec celui de Metz-Thionville à ne pas être dans le rouge financièrement en 2014. +2.44 millions d'euros contre -28,19 millions pour le CHU de Nancy.

Catherine Frey

Extrait de l'union du 21/01/2016

    

    

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L'hôpital des enfants ouvre en octobre

Lors des vœux du centre hospitalier universitaire, la directrice générale, Dominique De Wilde, a confirmé que l'hôpital des enfants ouvrirait enfin à l'automne 2016.

Dominique De Wilde, au centre, a plaidé pour un service public de qualité. cher au cœur de rusager. Hervé Oudin

 1 -  L’HOPITAL DES ENFANTS

La directrice générale, Dominique De Wilde, a rappelé la blessure de la non-ouverture de l'american memorial hospital en 2011.Cedernier devrait enfin ouvrir en octobre, l'aboutissement d'un projet de 40 miUions d'euros. La pédiatrie sera encore concernée en 2016 par l'ouverture d'une activité de soins de suite et de réadaptation,

2-  GROUPEMENTS HOSPITALIERS

 Le projet de loi de santé a défini quelque 150 groupements hospitaliers au niveau national Reims sera établissement pivot d'un de ces groupements qui comprendra l'hôpital de Châlons, Épernay, Fismes et Rethel, «permettant de conforter sa place au sein de la grande Région)J, a indiqué Arnaud Robinet, maire,

3 – PROJET D’ETABLISSEMENT

Le projet d'établissement qui fixe les grandes lignes pour période allant de 2016 à 2020 vient d'être validé. Il n’a été rédigé collectivement, c'est ce qui en fait sa force ». a insisté le président de la commission médicale, le professeur Philippe Rieu. Au-delà de ses grandes orientations, rappelons qu'il prévoit notamment la construction d'un bâtiment dédié à l'odontologie. les travaux. vont commencer dès le début de cette année 2016.. L'objectif est d'augmenter l'offre de soins de 70 à 80 fauteuils de soins dentaires et de la centraliser puisqu'actuellement répartis entre l'hôpital Maison-Blanche et l'hôpital Sébastopol. La livraison du bâtiment est prévue en 2017, pour un montant total de 15 millions d'euros. Par ailleurs, ce projet comprend aussi la construction d'un nouveau pôle de biologie qui permettra le regroupement des dix laboratoires de l'établissement. D'un montant total estimé à 40,6 millions d'euros, le bâtiment doit être livré en 2018 et le chantier va débuter fin 2016.

4 – LA REFONTE DU CHU

On peut parler ni plus, ni moins, de la reconstruction du CHU. Fin 2015 a été favorable et enthousiasmante a rappelé Arnaud Robinet. Le grand projet immobilier de l'établissement a été validé : Maison-Blanche et Robert Debré vont être reconstruits, un premier bâtiment doit être livré en 2021-2022 et un second en 2025. Au total, 383 millions doivent être investis ! Pour la directrice générale, c'est aussi le fruit de l'effort consenti par tous ces dernières années pour un retour à l'équilibre financier. « C’est un des rares CHU en France dans une situation que je dirais excellente ». Le souhait est que cela dure dans un contexte d'économies imposées aux hôpitaux.

5 – LE VIRAGE AMBULATOIRE

Comme les autres hôpitaux, le CHU est incité, voire obligé, de développer l'ambulatoire. Le président de la commission médicale a glissé que l'objectif de 66% d'ambulatoire en 2020 fixé par les autorités sanitaires paraissait peu réaliste, En revanche, avec une unité ambulatoire dédiée depuis 10 ans, le CHU a des atouts dans ce domaine.

6 -  COMPLEMENTARITE

Chacun a insisté sur la nécessité d'une complémentarité avec les autres établissements. Arnaud Robinet a notamment évoqué la complémentarité avec l'institut Godinot et plaidé pour que ce dernier la place qui est la sienne dans la lutte contre le cancer. Il a encore évoqué qu'une concurrence public et privé serait du «perdant perdant ».  « Il faudra bien établir un certain nombre de complémentarités avec Courlancy. »

Yann LE BLEVEC

Extrait de l'union du 15/01/2016

    

    

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  L'ambitieux-projet immobilier de l'hôpital examiné hier


Le projet prévoit plusieurs phases. C Lantenois

Le Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins (Copermo) s'est réuni hier avec à son menu l'ambitieux projet immobilier du CHU de Reims. L'étape est cruciale pour l'avenir du centre hospitalier universitaire. Le Copermo a été mis en place par Marisol Touraine afin de valider et de suivre les actions proposées par les agences régionales de santé. Ses autres objectifs sont de sélectionner et de prioriser les projets d'investissements nécessitant un financement de l'Etat. Pour certains, c'est tout simplement l'avenir du CHU qui se joue, notamment à l'aune de la grande région.

  Le Copermo a pour objectif de sélectionner et de prioriser les projets d'investissements nécessitant un financement de l'État

Démolition de l'hôpital Robert-Debré L'hôpital Robert-Debré et l'hôpital Maison Blanche sont concernés. La première phase comprend la construction d'un bâtiment abritant entre autres de nombreux lits d'hospitalisation complète. Un bâtiment à la pointe de la modernité qui abritera un grand plateau technique regroupant l'ensemble des activités interventionnelles. Une seconde phase prévoit la construction d'un autre bâtiment accueillant le complément des hospitalisations, avec des places de médecine ambulatoire. La construction de ce bâtiment pourrait nécessiter préalablement la démolition de l'aile de chirurgie de l'hôpital Maison Blanche. Enfin, la troisième phase est celle de la démolition de l'hôpital Robert-Debré et de l'aile de médecine de l'hôpital Maison Blanche. Si le Coperrmo. comme on l'espère, valide ce projet, des ajustements seront sans doute préconisés. Il faudra analyser le cahier des charges, retravailler avant un appel à concurrence pour les architectes. Les murs seront donc encore loin de sortir de terre, mais on pourra dire que les choses sont lancées.

YANN LE BLEVEC

 Extrait de l'union du 25/11/2015

    

    

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Il y a 80 ans était inauguré l'American Memorial Hospital

Le Comité américain pour l'American Mémorial Hospital était invité, hier, pour fêter les 90 ans de l'inauguration de l'établissement de santé pour enfants.

L'ESSENTIEL

•.-  De 1914 à 1918 la ville de Reims est bombardée quotidiennement.

•.-  A partir fr 1919, les Etats-Unis désireux de soutenir la renaisance de la Ville après la guerre, sollicitent des donateurs pour construire un hôpital pour enfants à Reims. Les fonds sontImage placés sous la gestion d'une fondation, le Comité américain pour l'American Memorial Hospital

•.-  Cet engagement du Comité américain pour l’AMH n'a cessé depuis l'inauguration de l'établissement  le 25 avril 1925.

•.-  Hier ses membres étaient invités à la mairie pour fêter ces 90 ans de solidarité et d'amitié franco-américaine.


A titre posthume, Hale Sturges, ancien président du comité, a été décoré. R. Wafflart

L'a Ville avait profité des cérémonies du 7 Mai et de la venue de l'ambassadeur des États-Unis en France, pour dévoiler une plaque célébrant le 90° anniversaire de l'Amencan Memorial Hospital... en l'absence du Comité américain pour l'AMH, qui n'avait pu répondre favorablement à l'invitation. Ce n'est donc qu'hier, comme-prévu il y a un an, que l'action de cette fondation a été mise à l'honneur à l'hôtel de ville, à quelques jours du 97° anniversaire de l'Armistice.

130 personnes en tout - dont 34 Américains du Comité, présidé par Gerald Shea, et des Français de l'association des Amis de l'American Memorial Hospital de Reims, présidée par Olivier Krug - ont pris place dans la salle des fêtes de la mairie pour assister à la conférence « les États-Unis, l'Europe, la Ville de Reims et l'Amencan Memorial Hospital dans une période mouvementée. les années 1914-1940 », proposée par Thomas Nicklas, directeur du centre interdisciplinaire de recherche sur les langues et la pensée de l'université, professeur de civilisation germanique, et par Jean-François Boulanger, ancien doyen de l'UFR lettres et sciences humaines.

L'occasion de rappeler les 'prémices, et le contexte de la construction, au profit des enfants de Reims et en souvenir des Américains morts en France pendant la Première Guerre, .de cet établissement de santé aujourd'hui à la pointe ... grâce au Comité.

En l'absence d'Arnaud Robinet et de Catherine Vautrin, dépêchés à Paris pour plancher sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, t'est la première adjointe, Véronique Marchet, qui s'est adressée à j'assemblée au nom de la Ville et des Rémois. En anglais, un peu; en français, ensuite. « Solidarité, amitié, mémoire » ont été les maîtres mots de son discours en l'honneur des Américains qui, depuis la décision, le 15 janvier 1919, de construire l'hôpital, n'ont eu de cesse de s'engager pour lui, contribuant ainsi, à le positionner parmi les pôles d'excellence de santé en France.

« Presque 100 ans après, votre présence à Reims est un symbole », a rappelé l'élue, pour qui « la transmission de la mémoire, est un outil de construction de l'avenir »,

Mme Marchet a profité de l'occasion pour honorer la mémoire de Hale Sturges, président du Comité américain jusqu'en 201~, décédé l'an dernier la médaille de la Ville et un diplôme ont été remis à sa veuve, Karen, très émue. M. Shea a tenu, quant à lui, à saluer l'engagement Mson prédécesseur et réaffirmé sa volonté de poursuivre sa mission.

MARION DARDARD

Extrait de l'union du 10/11/2015

    

    

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