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Répertoire 

 La Presse

 

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DENTITION

Des prothèses dentaires bientôt remboursées à 100 %
Un nouvel écrin pour faire soigner vos dents

À Reims, le nouveau centre d'odontologie attendu l'avec impatience

Dans un an, un centre dentaire géant
« Pas là pour faire du chiffre »
Dentifree veut mâcher le prix des soins
Un dentiste dans votre salon
Sous hypnose chez le dentiste

 

VUE

Un nouvel outil  pour attirer  des ophtalmos
Les soins des yeux réclament de la patience

Les opticiens dans le flou

Un jour, l’espoir passe par un chien

Les ampoules LED nuiraient aux yeux

Le CHU de Reims traite les défauts optiques de l’œil au laser

La myopie traitée par laser au CHU de Reims

Des tests gratuits pour dépister le glaucome à Reims
2016-11-18 -  Des lunettes sur· mesure made in Reims
Une cause de cécité méconnue
Une école pour les chiens guides
Les opticiens vous aident à y voir plus clair

Chiens guides pour déficients visuels
Le dépistage de la macula
Une machine qui désintègre la cataracte
Et si les opticiens contrôlaient la vue
La fuite des ophtalmos rémois se poursuit inexorablement

Cataracte: voir sans lunettes
« Lunetiers & Créateurs » à Reims: opticiens mais pas seulement…
Ophtalmologiste, un oiseau toujours plus rare à Reims
3D et algues, le futur de l'optique

 

OREILLES

Des appareils plus modernes
Il faut agir avant d’avoir des   problèmes car l’oreille ne se répare pas

Pour une prise en charge auditive réussie

En sourdine les acouphènes

Cherche orthophoniste désespérément à Reims

Comment financer son aide auditive

L'audition, enjeu de santé publique
Acouphènes, en parler pour aller mieux
Bien-entendre coûte très cher


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 Un nouvel outil  pour attirer  des ophtalmos

L’université se dote d’un simulateur pour apprendre à opérer les yeux. Une opération unique en France   qui devrait renforcer l’attractivité de notre région. 


Aux commandes du simulateur, le docteur Ève Durbant, à sa droite l’ophtalmologue Alexandre Denoyer. Au fond de la salle, la directrice générale du CHU et le doyen de la faculté de médecine.

L’ESSENTIEL

*.- LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE REIMS a inauguré, hier, son nouveau simulateur ophtalmologique.

*.- CETTE MACHINE PERMETTRA AUX INTERNES en ophtalmologie et aux spécialistes qui travaillent dans les hôpitaux du territoire de s’entraîner à réaliser des opérations de précision dans des conditions réelles mais sans risque pour le patient.

*.- LE BUT EST AUSSI D’INCITER LES JEUNES à venir faire leur internat à Reims en espérant qu’ils décident de s’installer durablement dans la région.

Plus notre université et notre CHU proposeront des conditions de formation de pointe en ophtalmologie, plus les étudiants auront envie de faire leurs années d’internat en Champagne-Ardenne. « Si, en plus de la qualité de formation, leurs années d’internat sont conviviales, ils auront peut-être envie de rester, sinon durablement, du moins quelques années sur notre territoire » , souligne Alexandre Denoyer.

Ophtalmologue au CHU, il a présenté, mercredi matin devant les acteurs du territoire, le nouveau simulateur ophtalmologique dont se dote la faculté de médecine de Reims. Cette acquisition, d’un montant de 220 000 euros, fait de notre université le pilote national de la formation ophtalmologique par simulation.

À l’instar d’un simulateur de vol qui permet d’apprendre à piloter, le nouvel appareil permet d’apprendre à opérer les yeux. Il est équipé d’une fausse tête de patient avec un œil factice. Sur l’écran de l’ordinateur intégré, l’étudiant peut suivre les images d’une véritable opération qu’il dirige. « Les gestes sur simulateur sont très proches de ce qu’on fait lors d’une opération sur un patient. Les sensations ne sont pas exactement les mêmes qu’avec un vrai œil mais cela reste idéal pour la formation » , témoigne le docteur Ève Durbant, qui a testé la machine.

La formation des ophtalmologues en internat, c’est-à-dire en poste à l’hôpital sous la supervision d’un professeur, dure cinq ans. Grâce à ce simulateur, ils vont pouvoir apprendre à opérer dès leur première année sans avoir besoin d’accéder au bloc opératoire, donc sans risque pour les patients.


« 
Grâce au cesimulateur  la formation des internes sera plus rapide » 
Carl ARNDT
Chef du Sce d’ophtalmologie au CHU

« Habituellement, les étudiants apprennent à opérer petit à petit. Ils commencent par faire certains actes simples puis, au fil du temps, de plus en plus d’actes jusqu’à l’opération complète. Le tout sous le contrôle d’un médecin expérimenté. Avec le simulateur, ils vont pouvoir réaliser des opérations complètes beaucoup plus vite, donc leur formation s’en trouvera accélérée » , explique Carl Arndt, responsable du service d’ophtalmologie au CHU de Reims.

L’enjeu de l’innovation n’est pas seulement de renforcer le service du CHU mais aussi ceux des hôpitaux périphériques, à Épernay, Châlons-en-Champagne, Troyes ou encore Charleville-Mézières.

UN PROJET TERRITORIAL POUR REPEUPLER LES HÔPITAUX

Carl Arndt est chargé de monter un projet territorial afin de repeupler ces hôpitaux, notamment en ophtalmologie : « Nous proposons des postes d’assistant partagé qui consistent à exercer en partie au CHU à Reims et en partie dans un hôpital extérieur. Cela doit donner envie à ceux qui goûtent à l’exercice en hôpital de proximité de s’y établir. Parmi les CHU, le nôtre est également celui qui envoie le plus d’internes dans les structures libérales privées. »

Il est temps d’agir car, comme le rappelle le doyen de la faculté de médecine Bach-Nga Pham, nous avons un déficit de 40 ophtalmologues sur nos territoires par rapport à la moyenne nationale. La consultation de l’annuaire médical révèle la présence de 60 ophtalmologues libéraux dans le XVI e arrondissement de Paris et de seulement six cabinets pour toutes les Ardennes. Comme il n’est pas possible, légalement, d’obliger les internes à s’installer où il y a des besoins, la seule solution est de leur donner envie de rester. Ce nouveau simulateur est l’un des moyens d’y parvenir.

ORTHOPTISTE, UN MÉTIER EN ÉVOLUTION

Les orthoptistes font partie des solutions pour remédier au manque de médecins. Ils sont des auxiliaires médicaux spécialisés dans les troubles de la vision. Actuellement, ils peuvent réaliser des bilans visuels, des actes de dépistage, des mesures de l’acuité visuelle et des examens préparatoires à une consultation. Ils ne peuvent le faire que dans le cadre d’un protocole et dans une structure comprenant un médecin, qui reste prescripteur. Dans son rapport du 4 octobre dernier, la cour des comptes propose que l’orthoptiste puisse réaliser « en toute autonomie » des bilans visuels et des consultations simples (suivi de certaines pathologies chroniques, prescription d’équipements d’optique médicale). À la condition que sa formation passe de trois à cinq ans après le bac.

« Ce serait normal qu’on puisse prescrire une paire de lunettes dans la mesure où l’ophtalmologue ne fait que valider nos mesures pour délivrer la prescription. Il est bien évident que les pathologies doivent rester réservées au médecin mais c’est un peu hypocrite de nous empêcher de prescrire dans notre domaine » , confie Paula Guerra, orthoptiste à Charleville. Allonger leur formation de deux ans ne devrait pas gêner ces professionnels : « Personnellement, j’y suis favorable » , réagit Minh Thuy Nguyen, également orthoptiste dans les Ardennes

Ce ne sera pas une solution au manque de praticiens


«
Nous manquons de praticiens parce que le nombre de pos tes proposé chaque année n’est pas assez important

Laurent Khaitrine, chirurgien ophtalmologiste à Reims, juge positivement l’arrivée d’un simulateur à l’université pour apprendre à réaliser des opérations mais il estime que cela n’aura pas d’incidence sur le nombre de vocations et le nombre d’ophtalmologues dans la région.

« Le manque d’ophtalmologistes n’est pas lié à un manque de vocations. C’est l’une des spécialités les plus prisées par les étudiants qui intègrent l’internat. Nous manquons de praticiens parce que le nombre de postes proposé chaque année n’est pas assez important. Le fait d’avoir une machine de pointe n’y changera rien. »

La solution est ailleurs, selon lui : « Notre problème d’effectif a pour origine la réforme des études en 1986. Avant cette date, il y avait deux voies pour devenir ophtalmologue : soit l’internat, soit le certificat d’études spécialisées (CES). Ils ont supprimé le CES. Aujourd’hui, tous ceux qui l’avaient obtenu partent à la retraite et n’ont personne pour les remplacer car il ne reste plus que les internes et cela ne suffit pas. »

La solution pourrait alors être d’augmenter le nombre d’internes : « Les hôpitaux n’ont pas les moyens de doubler le nombre de leurs internes. Je plaide plutôt pour le retour du CES. Si les ophtalmologues sont deux fois plus nombreux à sortir de l’université, ils finiront par aller s’installer dans les zones où ils pourront avoir une clientèle conséquente. »

Le recours aux compétences des opticiens constitue une autre piste pour remédier au manque de praticiens. « Je n’y suis pas opposé à la condition qu’on ne fasse pas l’impasse sur l’examen médical. Se contenter d’aller chez l’opticien quand on casse une paire de lunettes, c’est très bien. Y aller à 45 ans quand on ne commence à ne plus bien voir de près sans passer par la case ophtalmo, c’est risquer de passer à côté d’un glaucome et donc d’une maladie qui fait perdre la vue d’une façon irréversible. »

L’OPTALMOTICIEN

Le mot ophtalmoticien, mélange d’ophalmologue et d’opticien, n’est pas encore dans le dictionnaire. La fonction est pourtant de plus en plus réelle. Face à la pénurie de médecins, celui qui vend les lunettes devient celui qui corrige aussi la vue. « Nous pouvons renouveler un équipement correcteur et adapter la correction si notre client détient une ordonnance ophtalmologique encore valable », explique Clément Maurice (en photo), patron de JF Optique à Guise, Bohain, Ribemont et Ham dans l’Aisne. Les ordonnances sont valables de plus en plus longtemps ce qui permet de se passer du médecin pendant six ou dix ans en renouvelant juste avant l’échéance. « L’ordonnance est valable cinq ans pour les 16-42 ans et trois ans au-delà ». La profession des opticiens propose que ces durées soient portées à sept et cinq ans. La cour des comptes va même plus loin dans son rapport du 4 octobre dernier. Elle préconise de permettre aux opticiens, titulaires d’un master, de prescrire des ordonnances afin de désengorger les temps d’attente pour un rendez-vous chez l’ophtalmologue. « Si on était formé, on pourrait même faire certains actes médicaux de contrôle », estime Clément Maurice. Les médecins mettent en garde contre un recours trop systématique à l’opticien car il n’est pas formé pour dépister des pathologies graves (lire par ailleurs).

Catherine FREY

Extrait de l'union du 30/06/2018

    

    

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Des appareils plus modernes

Plus discrets et plus efficaces, les appareils auditifs sont devenus des concentrés de technologie et de discrétion


Les appareils auditifs permettent de retrouver une meilleure qualité de vie. Phovoir 

Alors que près de 70% des Français malentendants se plaignent de devoir demander à leurs proches de répéter une phrase mal comprise, le niveau d’appareillage dans notre pays reste faible. Au total, un adulte sur dix est touché par des troubles sévères de l’audition. Quant au taux d’appareillage des malentendants, il s’établit à 40 % des personnes. En réalité, ce taux augmente avec le nombre des années. Si à peine 25 % des 45-64 ans sont appareillés, plus d’une personne sur deux âgée de 80 ans ou plus l’est effectivement.

Si le prix constitue un frein à l’appareillage, c’est loin d’être le seul

Autrement dit de nombreux malentendants souffrent en silence. Par ailleurs, le délai avant de franchir le pas de l’appareillage est souvent très long. Plus de 30% des malentendants attendent ainsi 5 ans avant de consulter un audioprothésiste.

Le déni autour de la perte auditive, la non prise de conscience des premiers signaux (plus de 50% des malentendants estiment entendre assez bien et ne voient pas l’utilité de s’appareiller) figurent parmi les raisons. Par ailleurs, se faire appareiller est, dans la bouche des réfractaires, associé à deux mots tabous : vieillissement et handicap. Ils n’hésitent pas non plus à mettre en avant l’aspect inesthétique qu’ils confèrent aux prothèses.

Pourtant prendre soin de son audition, c’est prendre soin de sa santé tout court. Une perte d’audition non traitée augmente considérablement le risque de dépression, de chutes chez les personnes âgées et de démence. Elle complique voire rend impossible la communication avec nos proches. Résultat, une personne malentendante non équipée va se retirer des conversations, et donc s’isoler socialement. C’est pourquoi les proches et les professionnels de santé doivent sensibiliser aux conséquences de la perte auditive.

UNE BALANCE ENTRE PAROLES ET BRUITS

Les aides auditives de dernière génération sont aujourd’hui des concentrés de technologie et de discrétion. A l’image d’Opn d’Oticon qui offre un confort d’écoute inégalé. Extrêmement discrets, ces appareils sont aussi les seuls à prouver leur efficacité sur l’effort d’écoute et donc sur la charge cognitive du cerveau. Les utilisateurs profitent ainsi des avantages d’une audition qui se rapproche d’une audition normale, avec un son à 360°, sans les inconvénients des environnements bruyants car l’appareil se charge de délivrer une balance optimale entre les paroles et les bruits. Sans oublier que cette aide auditive peut être appairée avec une autre innovation représentée par le Connect Clip, un petit boitier qui vous offre la possibilité de transformer vos aides auditives en un casque stéréo sans fil. Vous pourrez ainsi écouter de la musique avec une qualité sonore irréprochable ou encore téléphoner facilement…

Extrait de l'union du 30/06/2018

    

    

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Des prothèses dentaires bientôt remboursées à 100 %

Deux des trois syndicats de dentistes ont donné leur accord à la nouvelle convention de l’Assurance maladie.


« Cette convention est une étape», estime Thierry Soulié, président de la CNSD. AFP

 Deux syndicats de dentistes, la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD) et l’Union dentaire, se sont prononcés en faveur d’une nouvelle convention avec l’Assurance maladie, ouvrant la voie au remboursement intégral de certaines prothèses dans le cadre du « reste à charge zéro » promis par Emmanuel Macron. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a salué un accord qui « donne la priorité à la prévention et améliorera de façon significative les modalités de prise en charge des assurés ».

Cet accord améliorera de façon significative les modalités de prise en charge des assurés
Agnès Buzyn

L’accord, négocié depuis septembre, a fait l’objet d’une ultime séance de discussion la semaine dernière. À cette occasion, la FSDL, premier syndicat de la profession, a quitté la table en rappelant son opposition au « reste à charge zéro », accusé d’encourager « un modèle d’efficience low-cost ». La signature de la CNSD et de l’Union dentaire sera toutefois suffisante pour valider la nouvelle convention, qui s’appliquera à tous les dentistes. Ce document prévoit de plafonner les prix de la majorité des prothèses dentaires, en contrepartie d’une revalorisation des « soins conservateurs » (traitement des caries, détartrage par exemple) et de la création de nouveaux actes. Dans l’ensemble, le gain net pour les dentistes sera à terme supérieur à 230 millions d’euros par an. Les premières mesures entreront en vigueur au 1 eravril 2019, puis certaines prothèses seront remboursées à 100 % à partir du 1er janvier 2020. D’ici 2023, ce « reste à charge zéro » doit être étendu à près de la moitié (46 %) des prothèses dentaires, tandis qu’un quart (25 %) bénéficiera d’un «reste à charge modéré » avec des prix plafonnés. Les autres actes (29 %) resteront à tarifs libres.

Extrait de l'union du 09/06/2018

    

    

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Il faut agir avant d’avoir des   problèmes car l’oreille ne se répare pas

400 adolescents, élèves de la 4 e à la terminale, assistaient hier à la Cartonnerie à un spectacle visant à les sensibiliser aux risques auditifs liés à l’écoute de musique amplifiée.


Hier matin, à la régie son de la Cartonnerie, pendant le spectacle « Connexion: Ouï Fi ». Habituellement, le volume sonore d’un concert se situe autour de 100 décibels. M.L.

À SAVOIR

Quelques seuils auditifs…

*.- 55 DÉCIBELS (DB) : celui qui n’entend pas un son inférieur à 55 db peut prétendre à une licence dans un club de football de sourds et malentendants.

*.- DE 60 À 70 DB : une conversation.

*.- 85 DB : l’équivalent d’une rue bruyante, premier stade du risque auditif lorsqu’on y est très régulièrement exposé.

*.- 105 DB : seuil légal pour toute structure accueillant du public.

*.- ENTRE 105 ET 115 DB : détonation d’un fusil de chasse.

*.- 120 DB : seuil de douleur physique. L’équivalent d’un avion au décollage.

POUR SE RENSEIGNER SUR CE SUJET : prevention@polca.fr

Maëva, élève de 2 de au lycée Europe, n’en fait pas mystère : «Franchement, moi, je me sens obligée d’écouter la musique à fond, c’est instinctif ! » Les trois amies qui l’entourent sont plus nuancées, conscientes, disent-elles, des risques liés à un usage trop fréquent et intensif d’écoute de musique amplifiée : « Au collège, on nous en a déjà parlé en cours de SVT. Et en famille aussi ! » , se souvient l’une d’elles.

Hier matin, 400 adolescents, élèves de 4 e à la terminale, sont venus à la Cartonnerie assister au spectacle« ludique et pédagogique » intitulé «Connexion : Ouï Fi ». Maxime Makou, documentaliste du lycée Europe, valide la démarche : « Il n’y a qu’à parler avec les jeunes pour se rendre compte que souvent, ils n’ont pas des pratiques auditives très responsables – déjà, certains s’expriment trop fort, d’autres disent s’endormir avec les écouteurs, etc. » Autour de lui, nombreux sont les jeunes à discuter avec des amis, les écouteurs dans les oreilles.

Plus d’un quart des moins de 30ans ont déjà une perte d’audition qui peut être considérée comme une maladie

Musique trop forte, surdité pour tous ? Sur ce sujet, les chiffres disponibles ne sont guère encourageants. La part des 18-35 ans ayant un usage fréquent et intensif d’écoute de musique amplifiée avec casque et écouteurs a triplé depuis 2007, passant de 4 % à 13 %, selon une étude publiée dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire de l’institut de veille sanitaire. Une habitude qui peut provoquer des dommages auditifs irréversibles. En outre, selon des données de l’Organisation mondiale de la santé de 2015, 50 % des jeunes de 12 à 35 ans des pays à haut et moyen revenus sont exposés à des niveaux sonores considérés comme trop élevés – soit plus de 85 décibels pendant huit heures d’affilée ou 100 décibels pendant quinze minutes.

Au-delà du spectacle « Connexion : Ouï Fi », Anne-Laure Prunier, coordinatrice du pôle prévention du Polca (Pôle musiques actuelles Champagne-Ardenne) multiplie les actions pédagogiques tout au long de l’année. Elle martèle : « L’info cruciale, c’est qu’il faut agir avant d’avoir des problèmes car, contrairement par exemple à la vue, l’oreille ne se répare pas ! Seconde chose : une fois qu’on a des problèmes, il ne faut pas croire que c’est trop tard et que foutu pour foutu, on peut abuser. Plus tard on prend le problème, plus ce sera compliqué. »

Disposant également de données statistiques dramatiques – « entre un quart et un tiers des moins de 30 ans ont déjà une perte d’audition qui peut être considérée comme une maladie » –, elle reste convaincue que les adolescents n’ont pas pour habitude de faire la sourde oreille face à cette problématique : « Quand ils ont l’info sur les risques, deux tiers des ados se disent prêts à changer leur comportement. »

Près de 5 000 élèves sensibilisés par an  

Peace and lobe est un label qui propose une quinzaine de spectacles en France, dont celui d’hier organisé à la Cartonnerie. Ces spectacles doivent respecter un cahier des charges national mis en place par l’association Agi-son. Celui-ci implique notamment d’évoquer la physique du son, le fonctionnement de l’oreille et ses fragilités, les évolutions musicales du siècle précédent qui se sont accompagnées d’avancées technologiques ayant rendu possible l’écoute de musiques à des volumes assourdissants, etc. À l’échelle champardennaise, le relais d’Agi-son est le Polca (pôle musiques actuelles Champagne-Ardenne) qui, à l’année, organise entre 20 et 25 séances avec un public de scolaires. Soit « entre 4000 et 5 000 élèves touchés chaque année en Champagne-Ardenne », chiffrait Anne-Laure Prunier, coordinatrice du pôle prévention du Polca.

MATHIEU LIVOREIL

Extrait de l'union du 31/01/2018

    

    

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Un nouvel écrin pour faire soigner vos dents

Le nouveau pôle   de médecine bucco-dentaire   du CHU sera inauguré ce matin. Visite en avant-première.


Les salles d’attente, au centre du bâtiment, desservent des box, auxquels les patients ne peuvent accéder que lorsqu’ils sont appelés. Ici, l’un de ceux où exercent les étudiants. Ci-dessous: Photos Bernard Sivade


la zone de pré-désinfection du matériel.

Les praticiens passent leurs commandes par informatique. Celles-ci leur parviennent par cartouche pneumatique depuis l’arsenal central du bâtiment. À droite : les étudiants ont accès à un laboratoire qui leur permet de sculpter les prothèses qu’ils vont mettre dans la bouche de leurs patients.

Les préfabriqués de l’ancien pôle d’odontologie du Centre hospitalier universitaire ne sont plus qu’un mauvais souvenir. Depuis le 11 décembre, la soixantaine de praticiens et les 260 étudiants en dentaire ont posé leurs fraises dans un superbe bâtiment tout neuf de 5000 m 2 sur quatre niveaux – à l’entrée de Maison-Blanche – qui sera inauguré ce vendredi matin.

Sandrine Machet, cadre de santé de ce pôle de médecine bucco-dentaire – sa nouvelle appellation – se réjouit d’avoir laissé derrière elle des locaux vétustes et exigus construits il y a 44 ans et bientôt remplacés par un parking. « Nous avons augmenté la capacité d’accueil, passant de 70 à 80 fauteuils dans le bâtiment (plus trois fauteuils à l’extérieur). » Ici, point d’hospitalisation. On repart aussi vite qu’on est arrivé, une fois l’acte terminé. « On accueille tout type de patients, car il y a toutes les spécialités dentaires » , précisent Mme Machet et le professeur Benoît Lefèvre, chef du pôle. On y traite aussi bien la partie prothétique, que toutes les dysfonctions des articulations temporo-mendibulaires, mais également tout ce qui est orthodontie (adultes/enfants), soins de conservation des dents, traitements courts (caries), implantologie ou encore chirurgie orale (extractions de dents de sagesse, kystes, lésions…) et parodontologie (soins des gencives et infections de la bouche) … Au total, sept secteurs de soins – dont l’imagerie, les urgences, la chirurgie orale dotée d’un bloc… – sont répartis dans ce bâtiment futuriste immaculé et ultra-sécurisé, où sont aussi installés un laboratoire de prothèses, ainsi qu’une zone administrative et d’enseignement.

« C’est beaucoup plus confortable », poursuit Mme Machet. « Aussi bien dans le travail au fauteuil que dans les tâches logistiques derrière. » La cadre de santé fait notamment allusion aux circuits différenciés entre la logistique et l’accueil patients, désormais organisé depuis un vaste hall. « En fonction de la spécialité, on vous dirige vers un étudiant ou un praticien. Vous rejoignez la salle d’attente dédiée au secteur de prise en charge ». Cette réorganisation est le fruit « d’une grosse réflexion sur les flux, l’ergonomie, la qualité d’accueil, le confort du personnel et des patients. » Plus question pour ces derniers de se perdre dans les couloirs. « Les distances sont courtes, les zones identifiées. On a travaillé sur la signalétique, un code couleurs. » Il y a aussi un accès direct, via un sas sécurisé pour les ambulances, à cinq fauteuils dédiés aux patients âgés, handicapés ou hospitalisés, pour plus de confort et de discrétion.

Conçu pour le zéro papier

Ce nouveau bâtiment a été conçu pour en finir avec le papier. Un moyen d’éradiquer les risques de pertes de dossiers patients et de sécuriser davantage les données. « Les échanges sont aussi facilités avec les collègues de l’hôpital », souligne le docteur Julien Braux, en charge du projet informatique. Toute la chaîne de commande de matériel, elle aussi, a été dématérialisée, de la demande à la distribution, à la récupération, au départ en stérilisation. Idem pour les prescriptions, qui sont désormais numériques. L’imagerie devrait bientôt, elle aussi, y passer. « C’est une grosse révolution », insiste le professeur Lefèvre. « Toutes les personnes qui travaillent ici ont cinq nouveaux logiciels à utiliser. »

Marion DARDARD

Extrait de l'union du 26/01/2018

    

    

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Un jour, l’espoir passe par un chien

 Aveugle, Benjamin Arthozul voudrait un chien guide. Un long processus avant que ne lui soit confié un compagnon, peut-être.


Benjamin Arthozul et Motus. Ce chien n’est pas celui qui pourrait être attribué au Moussytier. Leurs chemins se sont croisés au Centre Paul Corteville des chiens guides d’aveugles où ils y suivent tous deux une formation.

À SAVOIR

*.- PAUL CORTEVILLE a créé l’association des chiens guides d’aveugle en 1958.

*.- 1 642 CHIENS ont été formés et confiés gratuitement à des personnes déficientes visuelles afin de faciliter leurs activités quotidiennes, leur permettre de circuler en tous lieux et d’avoir un compagnon qui facilite leur intégration sociale, depuis la création de l’association.

*.- UNE CANNE BLANCHE ÉLECTRONIQUE est proposée aux personnes ne pouvant ou ne souhaitant pas de compagnon à quatre pattes.

*.- L’ASSOCIATION qui compte deux centres de formation dans le Nord et en Normandie, et emploie 48 personnes, vit uniquement des dons.

« C ’est difficile d’accepter de devenir aveugle. On a l’espoir de ne pas le devenir, puis le désespoir d’y être, et l’espoir de ne plus désespérer… et puis un jour, l’espoir passe par le chien. »

Benjamin Arthozul souffre de cécité depuis cinq ans à la suite d’une maladie. Après une première période d’abattement, le patron de l’Auberge champenoise située à Moussy refait surface et s’invente une nouvelle vie, non plus aux fourneaux de son établissement mais au bar, en contact avec les clients. Quand est venu « le besoin de voir plus loin que ces quatre murs » qui l’entourent, il a entrepris des démarches pour être accompagné par un chien. C’était il y a un peu plus d’un an.

C’est impressionnant de marcher avec un chien. Il faut lui faire une entière confiance

« Un cousin est famille d’accueil pour chien d’aveugle. Un véto m’en a parlé. Des clients ont évoqué la question… Le déclic s’est fait un jour. Cela a commencé par un coup de fil au centre Paul Corteville des chiens guides d’aveugles à Roncq près de Lille. » Ce que ne soupçonne pas alors Benjamin Arthozul, c’est qu’il va lui falloir accomplir un long chemin avant qu’un chien ne lui soit confié.

« En septembre 2016, une personne du centre est venue à Moussy. C’était une sorte d’évaluation pour voir ma situation, mon environnement, me tester. »Une attente de 6 mois suit la visite, puis Benjamin Arthozul est invité à se rendre à Roncq pour un premier stage. « J’y ai rencontré un psy et surtout une monitrice en locomotion qui a testé le bonhomme pour s’assurer que j’étais apte à me diriger seul, suffisamment alerte » . Un test qui doit être concluant puisque le Moussytier est à nouveau convoqué en septembre.

« J’ai visité le chenil puis j’ai fait un essai avec un chien, sans ma canne. J’avais le cœur qui battait la chamade. C’est impressionnant de marcher avec le chien, en tenant le harnais plus la laisse. Il faut lui faire entièrement confiance. » Benjamin Arthozul qui ne connaît pas encore les codes de l’animal, avoue avoir été dérouté. Cet essai n’est qu’une étape, « une analyse du caractère de l’homme qui servira pour le choix du chien », a-t-il compris. Cependant, avant de repartir de Roncq un jour avec un chien à ses côtés, Benjamin Arthozul va devoir se former. « Il faut que je passe mon code, le permis viendra après. » Comprenez qu’il doit savoir se déplacer seul dans n’importe quel environnement avant d’apprendre à le faire avec un chien. « L’animal ne connaît pas le chemin. C’est l’aveugle qui doit guider vers la destination, avec le chien qui l’accompagne. » Une formation destinée à la sécurité de l’un comme de l’autre.

Benjamin Arthozul n’est pas sûr qu’on lui confiera un chien un jour

Depuis septembre de cette année, Benjamin Arthozul se rend donc régulièrement à Roncq, pour des stages de deux jours. Pour l’instant, une monitrice lui apprend à se diriger seul dans une ville inconnue. « Je découvre des sensations ignorées. L’appréciation des masses et des distances selon les effluves de vent, les sons… Elle me plante à un carrefour et me demande de le décrire oralement puis en le matérialisant sur une ardoise aimantée : le sens de circulation, l’angle des rues, leurs largeurs… Est-ce un carrefour avec un feu ou un cédez-le-passage ? On va jusqu’au suivant. On recommence l’exercice, puis on revient au point de départ… Il faut tout mémoriser. Se concentrer sur les éléments de l’environnement non visuels. La canne devient secondaire.» Des stages de locomotion qui s’avèrent épuisants.

Benjamin Arthozul n’est pas sûr qu’on lui confiera un chien un jour, « ce sera peut-être une canne électronique» , une issue qu’il préfère ne pas envisager : « Je ne savais même pas que ça existait, et puis c’est impersonnel, triste » . Le chemin est encore long. Il préfère ne pas brûler les étapes même s’il aimerait aller plus vite. Il sait qu’il y aura un stage à domicile, « dans mon contexte, pour me donner les codes de mon environnement, apprendre à prendre le bus pour aller à Épernay par exemple » . Viendra ensuite l’adaptation avec un chien, à l’école d’abord, puis chez lui.

Benjamin Arthozul souhaiterait un berger allemand, c’est en tout cas vers cette race que va sa préférence. Ce sera peut-être un labrador ou un golden, les autres races habituellement utilisées pour guider les aveugles… La seule inquiétude du sexagénaire : « M’attacher. Un chien peut guider un aveugle pendant 8 à 10 ans maximum ». Or, même s’il sait que des familles accueillent les retraités dans d’excellentes conditions, il appréhende déjà la séparation qui lui « fendra le cœur. Les chiens sont de si bons compagnons » .

HÉLÈNE NOUAILLE

Extrait de l'union du 13/12/2017

    

    

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Pour une prise en charge auditive réussie

AUDITION CONSEIL vous garantit un large choix d'appareils parmi les plus performants du marché, l'accompagnement d’un expert, et un suivi personnalisé et gratuit pour des solutions efficaces et pérennes.

Premier réseau français d'audioprothésistes indépendants, labellisé leader service clients en 2017 par le magazine Capital, AUDITION CONSEIL propose une approche résolument individualisée de chaque appareillage. « Dès le premier bilan auditif gratuit, nous entamons un dialogue poussé avec chaque patient, » souligne Hervé Lefebvre, audioprothésiste chez AUDITION CONSEIL Reims. « J'ai l'habitudc de dire qu'un bon équipement repose à 50% sur l'appareil lui-même, et à 50% sur le conseil et le suivi. Chaque cas est particulier, en fonction des capacités auditives et cognitives de la personne, mais aussi de son mode de vie, de ses habitudes et de sa personnalité. En tant qu'enseigne de proximité, nous accordons une importance primordiale à la relation tissée avec nos clients, grâce à plusieurs services personnalisés. »

UN RÉSEAU DE PROXIMITÉ

On citera notamment des tests gratuits, réalisé avec des technologies les plus pointues, un essais gratuit et sans engagement des aides auditives durant un mois, avec des réglages affinés chaque semaine, l’établissement d'un devis gratuit, une garantie de 4 ans pour chaque appareil, et un suivi régulier et gratuit de l'équipement durant toute sa durée de vie. » Des visites de contrôle sont prévues 3 à 4 fois par an, mais un patient peut passer quand il le souhaite pour optimiser un réglage, dans l'un des 350 centres présents sur le territoire . Autre atout d'AUDITIONCONSEL, une offre particulièrement riche de produits performants : « nous proposons 200 références, et nous travaillons avec les marques les plus reconnues, comme le leader mondial SIEMENS, STARKEY, AUDIO SERVICE, WIDEX, OTICON, PHONAX, UNITRON ou BERNAFON. Cette variété nous permet de définir des solutions réellement adaptées à chaque crient. »

A LA POINTE DE L’INNOVATION

Régulièrement formés aux nouvelles techniques de correction, les audioprothésistes du réseau AUDITION CONSEIL mettent en permanence à la disposition de leurs clients les produits les plus innovants, Parmi les innovations de l'année, ils distribuent ainsi SILK, une solution mise au point par Signia-Solutions Auditives Siemens, invisible, ultraconfortable, assurant des performances acoustiques optimales et une connectivité sans limite. Autre nouveauté, signée elle aussi Signia·Solutions Auditives Siemens, l'appareil CELLION rechargeable par induction.

STOP AUX IDÉES REÇUES

 « PORTER UN APPAREIL, ÇA SE VOIT »

Hervé Lefebvre : « en quelques années, les prothèses auditives ont considérablement évolué, grâce à l'utilisation de nouvelles technologies qui progressent constamment. Aujourd'hui, les appareillages sont très discrets, certains sont mème quasiment invisibles, et de plus en plus performants. »

« C'EST POUR LES VIEUX »

Ce cliché représente un véritable frein pour nombre de personnes qui soulignent de déficiences auditives. Pourtant on estime que 6 millions de Français sont concernés, et que seuls 30 à 35 %  d'entre eux sont appareillés, Lourde ou partielle, la surdité peut être génétique ou lié a certaines maladies infectieuses,  « El si les déficiences moyennes, graves moyennes concernent surtout les seniors, de plus en plus de jeunes souffrent de sifflements ou d'acouphènes, à cause d'une écoute de musique trop forte au casque, Dans tous les cas, des solutions existent, el il ne faut pas hésiter a s'adresser à un audioprothésitste. »

ON PEUT VIVRE AVEC

Les personnes touchées par une déficience auditive ont d’abord tendance à se réfugier dans le déni, surtout si la gène ressentie n’intervient que dans des situations précises, des ambiances très bruyantes dans la plupart des cas.  « Il est pourtant essentiel de réagir dès les premiers signes, car une audition corrigée précocement permet de garder en mémoire la plupart des repères auditifs, ce qui facilite l’adaptation aux appareils. »

« LES PRIX SONT ACCESSIBLES »

« L'aspect financier constitue indéniablement un bocage pour nombra de patients. » Mais il faut savoir que le prix des appareils sont orienté à la baisse depuis quelques mois notamment parce que les mutuelle complémentaires influent dans ce sens. Notre centre AUDITION CONSEIL est agréé Sécurité Sociale et mutuelles. « Nous apportons à ce titre une aide aux formalités administratives pour le remboursement des aides auditives, au plus proche des réalités économiques de nos clients. Nous proposons également des facilités de paiement, El il faut prendre en compte les services gratuits que nous proposons pour des équipements dont la durée de vie est de 5 à 8 ans, et qui apportent un confort de vie plus qu'appréciable. »

« LES PILES SONT CHÈRES »

« La Sécurité Sociale rembourse 36,49 € par an sur ce poste, ce qui laisse environ 50 € de dépenses annuelles au patient. Et on trouve de plus en pIus d’appareils rechargeable, avec une capacité d'autonomie de 12 à 24 heures »

ACCESSOIRES UTILES

 En dehors des appareils, de nombreuses marques ont développé des accessoires et applications innovantes, pour résoudre des cas de gêne auditive précis.

Exempte très répandu : les difficultés d'écoule de la télévision. Pour cela, il existe toute une gamme de casques infrarouges et haute-fréquence. On trouve aussi plusieurs modèles d’accessoires Bluetooth qui relient directement un appareil auditif à la télévision pour un confort d'écoute optimum. L'application Touch Control permet quant à elle de contrôler le volume de l’aide auditive à partir d’un smartphone.

AUDITION CONSEIL REIMS

55 rue Chanzy - 51100 REIMS

Tél 03 26889240

www.auditionconseil-lefebvre.fr

Extrait de l'union du 20/11/2017

    

    

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En sourdine les acouphènes

Des aides auditives de dernière génération   pourraient aider les personnes souffrant d’acouphène.  


L’acouphène ressemble à un bourdonnement, un sifflement ou encore un tintement. Phovoir

De 80 % à 90 % des personnes souffrant d’un acouphène présentent également un certain degré de perte auditive. Mais que signifie très concrètement le terme acouphène ? Il s’agit en réalité d’une impression auditive correspondant à la perception d’un son. Il ressemble à un bourdonnement, un sifflement ou encore un tintement. Il peut être ressenti dans le crâne ou dans l’oreille, d’un seul côté ou des deux. C’est un signal fantôme !

Selon les spécialistes de l’audition, les acouphènes perturbent le fonctionnement cognitif, notamment sur la capacité de concentration. Au cours d’une conversation avec une ou deux personnes, les acouphènes vont limiter la capacité à se focaliser sur l’interlocuteur et à comprendre ce qu’il dit.

L’aide auditive peut noyer l’acouphène au milieu des bruits environnants qui sont mieux perçus

C’est pourquoi de nombreux patients estiment qu’en milieu bruyant, ce sont les acouphènes plus que la perte auditive qui rendent la communication plus difficile. D’où l’importance de traiter à la fois les acouphènes et la perte auditive. Les solutions conventionnelles permettent dans 60 % des cas d’améliorer la souffrance liée à l’acouphène.

La dernière génération d’aides auditives, Opn, mise au point par Oticon permet de prendre en charge de manière encore plus efficace l’acouphène, en offrant aux patients la possibilité de mettre en arrière-plan ce signal fantôme grâce à des sons agréables comme par exemple le bruit de l’océan. « Sur un plan psychologique, cela les apaise, les relaxe, explique Eric Bougerolles, responsable audiologie chez Oticon. Puis au bout de quelques semaines, ils vont pouvoir commencer à oublier leur acouphène ».

L’autre avantage avec Opn, c’est une perception plus complète de l’environnement. Ainsi l’aide auditive peut noyer l’acouphène au milieu des bruits environnants qui sont mieux perçus. Le fait de mieux entendre ces derniers détourne plus facilement l’attention du patient de ses acouphènes.

Mais ce n’est pas tout. « L’aide auditive Opn, comme cela a déjà été démontré, permet de libérer de la charge cognitive, explique Eric Bougerolles, dont une partie était monopolisée par l’acouphène ». Ainsi pour le cerveau en proie à une perte auditive et des acouphènes, le port d’Opn libère des ressources afin de se concentrer plus facilement sur des sons positifs.

Extrait de l'union du 10/06/2017

    

    

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Cherche orthophoniste désespérément à Reims

À Reims, il faut compter jusqu’à un an de délai pour obtenir un rendez-vous, parfois plus. Comme les ophtalmologistes, les orthophonistes se font de plus en plus rares.


À Reims, il faut compter entre 6 mois et un an pour obtenir un rendez-vous chez un orthophoniste pour un bilan.
Daniel Fouray

Suspicion de dyslexie et de dysorthographie. Après quelques séances avec la psychologue scolaire, sur recommandation de l’enseignant, le bilan tombe. La lenteur de Raphaël, 10 ans, élève en classe de CE2, ses problèmes orthographiques ou ses difficultés à déchiffrer un texte seraient dus « à des troubles probables de la lecture et de l’orthographe ». Pour la psychologue, il est d’ailleurs « urgent » de faire réaliser un bilan orthophonique. Les parents sont d’emblée prévenus : « Si Raphaël n’est pas rapidement pris en charge, il va décrocher au collège. »

Entre 6 mois et un an d’attente

Annuaire en mains, les parents de l’enfant vont alors contacter tous les spécialistes établis à Reims. Ils sont une quarantaine… Ils vont pourtant aller de déconvenues en déconvenues. Impossible en effet de décrocher un rendez-vous avant plusieurs mois. La plupart des praticiens vont leur répondre ne plus prendre de nouveaux patients, d’autres vont les mettre sur liste d’attente ou encore leur fixer un rendez-vous dans un délai de 6 mois à un an pour un bilan, sans garantie de prise en charge derrière. Le répondeur de certains affiche d’emblée la couleur : « Je n’ai malheureusement plus de place pour les bilans ».

Après des jours de recherches, ils vont finalement obtenir un rendez-vous – pour le mois de juillet – auprès d’une orthophoniste tout récemment installée à Saint-Brice-Courcelles… Une chance, car les nouvelles installations se font de plus en plus rares. Et la tendance est loin d’être locale.

« C’est un problème national, » reconnaît Karine Bernard-Jaumont, orthophoniste à Reims et également formatrice sur le plan national. « On manque cruellement d’orthophonistes et pas seulement à Reims. Et ça ne va pas s’arranger puisque cette année, aucun nouvel orthophoniste ne sortira des écoles, une réforme récente ayant prolongé la formation de 4 à 5 ans. Nous sommes débordés et ce n’est pas près de changer. » Les praticiens reçoivent quotidiennement des appels auxquels ils ne peuvent pas répondre favorablement, sauf urgences absolues et prioritaires comme les personnes victimes d’accident vasculaire cérébral.

« Pour les bilans notamment, nous sommes obligés de demander aux personnes d’essayer ailleurs ou de rappeler plus tard », ajoute Karine Bernard-Jaumont. « Certains orthophonistes mettent sur liste d’attente. Personnellement, je ne le fais pas. C’est trop aléatoire. On ne peut pas savoir combien de temps va durer un traitement. Cela peut aller de quelques mois à plusieurs années. Et pour certaines pathologies, comme la Trisomie, c’est à vie. Aujourd’hui, on a de plus en plus de demandes pour les enfants, soit de la part de parents, d’enseignants ou de psychologues, car les actions de dépistage se font de plus en plus tôt. Cela vient aussi du fait que l’on traite des pathologies qu’on ne traitait pas avant, comme Alzheimer ou Parkinson… Aujourd’hui, on traite du bébé à la personne âgée. Notre patientèle est très diversifiée. C’est très compliqué pour nous et c’est malheureusement partout pareil ! »

Les patients de Châlons ou Epernay renvoyés à Reims.

Malheureusement, la difficulté d’obtenir un rendez-vous chez un orthophoniste n’est pas propre à Reims. « C’est compliqué pour l’ensemble de la profession et c’est d’autant plus compliqué que Châlons ou Epernay… ont les mêmes problèmes que nous. Tout est saturé. On récupère donc une partie de leur patientèle. » À Epernay, il faut ainsi compter entre 18 mois et 2ans pour obtenir un rendez-vous. « On ne va pas les refuser parce qu’ils ne sont pas de Reims. Ici, on est dans le soin. Ce n’est pas un métier d’argent. C’est un métier que l’on fait avec empathie », ajoute la praticienne qui cumule jusqu’à 60 heures par semaine. Certains orthophonistes travaillent d’ailleurs 6 jours sur 7.

Caroline Garnier

Extrait de l'union du 19/05/2017

    

    

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Les ampoules LED nuiraient aux yeux

En 2020, elles devraient représenter 80 % de l’éclairage mondial. Mais les LED seraient nocives pour la rétine.


Plusieurs études antérieures ont démontré la nocivité pour la rétine de la lumière bleue diffusée par les LED. AFP

Favorisées par la directive européenne EuP, qui vise à réduire la consommation des appareils électriques, les LED se diffusent rapidement dans notre quotidien. Éclairage d’intérieur, phares de voiture, écrans, décoration… : les LED (light-emitting diodes, ou diodes électroluminescentes) sont désormais partout. Pourtant, cette technologie ne serait pas sans risque pour nos yeux, si l’on en croit une nouvelle étude parue fin 2016. « Réalisés chez le rat, nos travaux suggèrent que la lumière des LED induit un stress toxique dans la rétine, qui pourrait favoriser un vieillissement précoce de l’œil et, à terme, la dégénérescence maculaire liée à l’âge, cause de cécité la plus fréquente après 60 ans », résume l’ophtalmologiste Francine Behar-Cohen (université Paris Descartes). « Les jeunes générations, qui y seront exposées à vie, sont les plus à risque », alerte sa collègue biochimiste Alicia Torriglia, du Centre de recherche des Cordeliers, à Paris.

D’un point de vue technique, les LED sont à ce jour le système d’éclairage le plus performant. Elles sont d’abord peu énergivores, avec des rendements atteignant 150 lm/W (lumens par watt), contre 50-100 lm/W pour les ampoules fluocompactes (les plus performantes après les LED). Elles durent aussi cinq fois plus longtemps que leurs concurrentes : jusqu’à 50000 heures.

Leur technique de fabrication la plus courante (car la moins onéreuse) consiste à couvrir une diode bleue de phosphore jaune, pour convertir la lumière bleue en lumière blanche.

“ Les jeunes générations, qui seront exposées à vie à la lumière des LED, sont les plus à risque ”
Alicia Torriglia

Contrairement à la vraie lumière blanche, naturelle ou artificielle (mélange équilibré de bleu, de vert et de rouge), celle des LED comprend donc une forte proportion de lumière bleue. Or, justement, c’est elle, la plus énergétique, qui pose problème.

Plusieurs études antérieures, comme celle de l’équipe suédoise de Jiangmei Wu, en 1999, avaient déjà démontré la nocivité de la lumière bleue pour la rétine. Et en 2010, un rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) pointait déjà le possible danger des LED.

Cela dit, ces travaux portaient sur la lumière bleue en général, et non sur les LED elles-mêmes. En outre, les conditions d’expérimentation y étaient extrêmes, avec une intensité d’éclairage de plus de 3 000 lux, alors que le niveau habituel dans les habitations est de 500 lux.

La nouvelle étude a permis d’analyser les effets des LED dans des conditions d’utilisation normales. Pendant un mois, et à raison de 12 heures par jour, les chercheurs ont soumis des rats à un éclairage aux LED de 500 lux. Puis l’équipe a analysé la rétine des animaux. Et, fait inquiétant, décelé des « signes de stress oxydant » en la présence d’une protéine, la GFAP, produite quand la rétine subit un stress toxique. À l’inverse, l’exposition à d’autres types d’éclairage (lampes fluorescentes, LED vertes) n’a occasionné aucun dommage…

« Puisque les LED deviendront bientôt la source de lumière prédominante dans notre environnement domestique, il devient urgent d’établir une façon sûre de les utiliser », concluent les auteurs.

En attendant d’en savoir plus, mieux vaut suivre les recommandations émises en 2010 par l’Anses. Elle conseillait, entre autres, d’éviter d’éclairer avec des LED les lieux fréquentés par les enfants (leur cristallin, très transparent, les rend particulièrement sensibles à la lumière bleue). « Attention aussi aux jouets, précise Alicia Torriglia. Je suis effarée de voir qu’il y a des LED même dans les peluches … »

KHEIRA BETTAYEB

Extrait de l'union du 10/06/2017

    

    

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La myopie traitée par laser au CHU de Reims

Le CHU s’est doté d’une technique de pointe pour résoudre de nombreux problèmes de vue.


La chirurgie réfractive permet de traiter de façon définitive les défauts optiques de l’œil.

Le service d’ophtalmologie du Centre Hospitalier Universitaire de Reims s’est doté, en janvier 2017, d’un laser nouvelle génération permettant de pratiquer la chirurgie réfractive. La chirurgie réfractive est une chirurgie au laser permettant de traiter différents troubles de la vision habituellement corrigés par des lunettes ou des lentilles de contact, telle la myopie, mais aussi l’hypermétropie, l’astigmatisme ou la presbytie.

Supprimant de manière définitive les défauts optiques de l’œil, cette technique de pointe permet d’offrir au patient une meilleure qualité de vie, sans lunettes ni lentilles.

Le lancement de cette nouvelle activité fait suite à l’arrivée, en septembre 2016, dans le service d’ophtalmologie du CHU du professeur Alexandre Denoyer, ophtalmologiste. Ayant précédemment exercé au Centre hospitalier national d’ophtalmologie des Quinze-Vingt à Paris, il est spécialisé en chirurgie de la cornée, en chirurgie de la cataracte et en chirurgie réfractive au laser.

D’un montant total de 500 000 euros, l’acquisition de la plateforme de chirurgie réfractive constitue un investissement important que le CHU de Reims a souhaité réaliser pour répondre aux attentes croissantes de la population champardennaise.

Toute personne atteinte de troubles de la vision, en particulier de myopie, peut demander à bénéficier de cette technique. La prise en charge en chirurgie réfractive se déroule en trois temps.

Une prise en charge en trois temps, non remboursée par la sécurité sociale

Une première consultation, assurée par le professeur Denoyer ou un chirurgien de son équipe, permet de veiller à ce que le patient ne présente aucune contre-indication à l’intervention, grâce à un plateau technique de pointe (plateforme de mesure des qualités optiques et anatomiques de l'oeil aberromètrie-OCT). Une prise en charge chirurgicale adaptée pourra ensuite être proposée.

L’intervention chirurgicale se déroule au sein de l’Unité de Chirurgie Ambulatoire du CHU de Reims, sans hospitalisation et sous anesthésie locale. Un retour à domicile est possible dans un délai d’une heure à l’issue de l’intervention.

Gage de sécurité et d’efficacité, une consultation de suivi est assurée dans les jours suivant l’intervention, puis une seconde dans un délai d’un mois.

La chirurgie réfractive n’est pas remboursée par la Sécurité Sociale, mais certaines mutuelles remboursent tout ou partie des soins. Un devis est remis au patient à l’issue de la première consultation.

Demandes de rendez-vous ou d’informations auprès du secrétariat du Professeur Denoyer, au 03 26 78 78 88 ourefractive@chu-reims.fr.

Extrait de l'union du 28/04/2017

    

    

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Des tests gratuits pour dépister le glaucome à Reims

Le bus stationné place de la République offre l’occasion de prévenir une grave maladie de la vue.


Le dépistage des risques liés au glaucome se poursuit gratuit aujourd’hui.

Depuis mardi, nombre de Rémois ont remarqué un bus coloré stationné sur la place de la République. Celui-ci sillonne la France une fois par an depuis cinq ans, pour offrir aux personnes désireuses de prendre soin de leurs yeux un dépistage gratuit du glaucome.

Le glaucome est une augmentation de la pression oculaire entraînant une atteinte du nerf optique et du champ visuel. Si on ne le traite pas, il peut conduire à un état de cécité. Il en est d’ailleurs la principale cause en France.

Si cette maladie est « tordue », explique Claudine Vuidard, ophtalmologue à Épernay, qui fait partie cette année de l’équipe du glaucomebus, c’est parce qu’elle est insidieuse : « Elle ne donne pas de symptômes et est sans douleur, lorsqu’elle influe sur la vue c’est déjà beaucoup trop tard ».

On ne peut donc la déceler sans s’y intéresser, c’est pourquoi l’Union des aveugles et des déficients visuels (UNAEDV) a décidé de placer le glaucombus dans l’horizon des français. « Beaucoup de gens sont atteints, peu sont au courant », affirme Florian Savard, 29 ans et membre de l’UNAEDV.

Soixante personnes ont pris rendez-vous pour la journée de mardi, hier, elles venaient au compte-goutte. Christiane, 72 ans, a sauté sur l’occasion de se faire dépister dès qu’elle a su. Elle décrit l’expérience : « C’est très facile et rapide, on est bien guidé et informé. On n’est jamais assez attentif à ses yeux !»

Le bus stationne ce jeudi 2 mars place de la République. Sans rendez-vous de 9 à 13 heures et de 14 à 18 heures.

Rébecca Feyen

Extrait de l'union du 01/03/2017

    

    

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Des lunettes sur· mesure made in Reims


Adrien et Esther Angot ont réalisé un investissement important pour équiper leur boutique d'un atelier de fabrication de lunettes. M.D

Envie d'une paire de lunettes originale, à la découpe unique, réalisée sur mesure de manière artisanale rien que pour vous ? C'est possible ! Et c'est chez Natural Vision, rue de Vesle, que ça se passe. Dans son petit atelier super-équipé installé au fond de la boutique qu'il a ouverte avec son épouse Esther il y a six ans, l'opticien-Iunetier Adrien Angot laisse désormais-libre cours à son imagination. « On avait toujours pensé fabriquer nous-mêmes nos lunettes, confie le couple, mais c'était trop tôt, on n'avait pas les outils, la formation. On a pris le temps de mûrir notre projet »,

C'est en mars dernier que les époux Angot, tous deux dotés « d'une fibre créative », décident de se lancer dans cette « nouvelle aventure ». Première étape : créer leur propre marque, Charlie & josh, du nom de leurs enfants. « Ce sont des formes simples, chics, qui plaisent énormément. Notre première collection prêt-à-porter a été fabriquée en Italie. » Puis décision a été prise par ces « militants du Made in France » de réaliser certains modèles, ici à Reims, de manière artisanale, et en petite quantité. La confection sur mesure, au plus près des désirs de leurs clients, est venue, en septembre, compléter l'offre.

C'est aux côtés d'un artisan lunetier, prototypiste et maquettiste à Oyonnax dans l'Ain - « le bassin de la lunette et du peigne » -, que l'opticien rémois a tout appris. « J’ai visité les usines, découvert le savoir-faire français. On revient aux sources du métier. On a envie de produire peu mais bien, et pour longtemps. » Et donc ne rien sous-traiter. C'est pourquoi le couple a investi dans un atelier complet, avec fraises, bocaux de polissage remplis de copeaux de bois et autres outils aussi précis que ceux des ébénistes et bijoutiers. « C'est une liberté de création totale », s'enthousiasme Esther, qui aime dessiner les modèles de la collection ... Avant qu'Adrien, homme « patient, minutieux et perfectionniste » selon son épouse, entre en action. « On part d'une plaque d'acétate de cellulose, matériau naturel issu de la fleur de coton - quasiment le plus utilisé dans la lunette haut de gamme », note-t-il. « Le client choisit la couleur, puis on crée sa lunette à partir d'un modèle existant, ou on lui propose différentes formes en calque apposées sur son visage, qu'on aura scanné sur l'ordinateur. » Discret, atypique, extraverti, sage ... Le style de la monture, qui peut être gravée, est défini avec le client au fil des entretiens, en fonction de sa personnalité. « Si la forme de la lunette découpée dans une plaque de prototype en polystyrène lui plaît, on lance la fabrication », poursuit Adrien, qui compte entre une et deux semaines de travail. « Façonner l'objet à la main, c'est vraiment plaisant », poursuit-il, précisant avoir parfois recours à la commande numérique assistée par ordinateur pour la découpe. « Partir d'un dessin et arriver à la lunette, c'est une grande satisfaction », complète Esther, visiblement comblée.

82, rue de Vesle. Infos sur naturalvision.fr

 Marion DARDARD

Extrait de l'union du 18/11/2016

    

    

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Une cause de cécité méconnue

Les uvéites sont considérées comme des maladies rares et sont à l'origine de centaines de cas de cécité, chaque année, en France.


Les uvéites sont encore trop méconnues du grand public. Phovoir

« L 'uvéite est synonyme de toute forme d'inflammation intraoculaire au niveau de l'uvée, à l'intérieur de l'œil », indique le Pr Antoine Brezin, chef de service d'ophtalmologie du groupe hospitalier Paris Cochin. Mais en réalité, il faut parler des uvéites. « Il peut s'agir d'une maladie purement inflammatoire. Infectieuse ou non infectieuse. Il y a plusieurs manières de classer les uvéites, selon les zones atteintes. Est-ce que cela touche la partie antérieure de l'œil ou le vitrée, ou encore la rétine, ou bien une à la fois? Par ailleurs certaines uvéites peuvent être aiguës ct d'autres chroniques ».

À chaque type d'uvéite correspondent des symptômes bien spécifiques. « Si vous souffrez d'une uvéite antérieure aiguë non infectieuse qui est la forme la plus répandue, les symptômes sont très parlants : yeux rouges, douloureux et baisse de l'acuité visuelle. Elle est d'ailleurs souvent associée à la polyarthrite rhumatoïde, précise le Pr Brezin. D'autres formes d'uvéite évoluent lentement et touchent le segment postérieur de l'œil. « Dans ce cas, le patient va se plaindre de la perception de mouches volantes, de corps flottants. Mais son œil ne sera ni rouge, ni douloureux. D'après les meilleures estimations que nous avons, la prévalence des uvéites est d'une personne sur 1.000 ».

Selon notre spécialiste. « les uvéites sont responsables de 10% des cécités dans les pays de l'hémisphère nord. Ces handicaps visuels surviennent chez des sujets jeunes, en pleine période d'activité professionnelle ». Les uvéites constituent la 5ème cause de perte de la vision dans les pays développés, avec une baisse de 25 % des capacités visuelles chez la moitié des patients atteints.

Des conséquences qui peuvent être sérieuses

Ces maladies peuvent également être à l'origine de complications. « Sans prise en charge adaptée, l'inflammation prolongée risque de provoquer des complications secondaires, comme l'œdème maculaire, le glaucome ou encore la cataracte. D'où l'importance d'une prise en charge précoce, d'autant que les uvéites retentissent de manière importante sur la qualité de vie des patients. »

Concernant la prise en charge, le Pr Brezin rappelle que d'énormes progrès ont été réalisés ces dernières années. Résultat, chez les patients diagnostiqués précocement, il est possible d'arrêter l'évolution de la maladie. De manière générale, le diagnostic repose sur le tandem ophtalmologiste/médecin généraliste. Ensuite les uvéites dites simples seront prises en charge par ces professionnels de santé. Concernant les uvéites dites « complexes », l'ophtalmologiste pourra travailler en association avec un interniste/rhumatologue

Extrait de l'union du 16/10/2016

    

    

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Les opticiens vous .aident à y voir plus clair 

Avoir la bosse du commerce et le sens du contact sont primordiaux pour devenir opticien-lunetier et conseiller au mieux les clients dans le choix de leurs lunettes.


L'opticien est apte à évaluer quelle monture correspond à un type de visage, pour des lunettes de vue ou de soleil.

À SAVOIR

Les principales missions

•.- Réaliser l'examen de vue préalable, évaluer la vision binoculaire et la perception et analyser la prescription de l'ophtalmologiste.

•.- Être capable de proposer des équipements (lunettes, lentilles de contact répondant au profil et aux atteentes du client et adaptés à la morphologie de son visage.

•.- Connaître taus savoir-faire techniques nécessaires pour effectuer les mesures morphologiques, commander les équipements adéquats et monter les lunettes (façonnage et montage des verres, découpage, meulage, polissage ...)

•.- Adapter l’équipement sur le client et assurer, ensuite, le service après-vente el les réparations courantes.

•.- Savoir mener des actions de vente, aménager son point de vente, gérer un budget, gérer les stocks et manager une équipe. 

 « Après vingt-cinq ans à travailler dans le commerce, je voulais changer de voie et le métier d'opticien m'intéressait vraiment. » À 49 ans, Naïma veut se sentir encore plus utile aux gens qu'elle côtoie. Titulaire d'un bac sciences médico-sociales, elle n'avait pas eu l'occasion jusque-là de mettre en application ses connaissances. « J'ai vendu des tas de choses; des vêtements, des chaussures, des accessoires... Mais aujourd'hui, je reprends mes études pour pouvoir conseiller les clients dans le domaine de l'optique, Cela reste un accessoire pour certains, mais non négligeable pour d'autres !»

L'opticien est habilité depuis 2007 il renouveler ou adapter une compensation, pour pailier Ia pénurie de spécialistes et des rendez-vous difficiles il obtenir

Pour sa reconversion, Naïma a d'abord passé quelques semaines chez un professionnel pour mieux se rendre compte du métier. Elle devra désormais obtenir un BTS opticien-lunetier, Une formation dispensée, notamment, au Pôle Pasteur, centre de formation d'apprentis de la santé et des sciences de la vie à Bétheny, dans la Marne, Elle pourra ensuite pousser sa spécialisation. « Mais chaque chose en son temps. Ce qui m'intéresse avant tout c'est de pouvoir conseiller les clients. J'ai déjà pu en avoir une approche lors de mes stages. Le fait d'être un bon commercial est déjà très important pour exercer ce métier, explique-t-elle. Pour ça, je n'ai pas de problème. Je sais trouver les mots justes pour convaincre le client et j'ai déjà un sens de l'esthétique ... »

Naïma sait maintenant que le métier d'opticien est très délicat. « La santé des yeux de nos clients dépend de nous. Il faut être précis dans les gestes et être habile notamment dans le montage des verres ou la réparation des montures. Par ailleurs, je n'imagine pas aller chez un professionnel qui ne connaîtrait pas son métier. C'est pourquoi des connaissances en ophtalmologie me sont inâis pensables. Ce que je compte bien approfondir pendant ma formation! » Et cette mère de deux enfants se dit « motivée à 200% ». « Je sais que je serai entourée de jeunes gens en recherche d'un premier emploi. Du haut de mes 49 ans, j'avais quelques appréhensions. D’autant que changer de vie, quand on a des enfants, n'est pas si simple. Mais après avoir démarché plusieurs employeurs, j'ai pu me rendre compte que des opportunités pouvaient se présenter à moi. »

En effet, avec le nombre en constante augmentation de personnes ayant des problèmes de vue, le métier d'opticien-lunetier a encore un bel avenir devant lui. En attendant de commencer sa formation. Naïrna travaille déjà :  « J'ai consulté les corrigés des précédents BTS qui sont proposés sur internet. Histoire d'en mettre plein la vue dès la rentrée !

Optique, communication, gestion ...

Le BTS opticien-lunettier est obligatoire pour exercer et ouvrir un commerce. La sélection se fait sur dossier et entretien de motivation. Il est conseillé .de se présenter avec un bac S (spécialité mathématiques ou physique), ou (sciences et technologies de laboratoire) ou ST 12D (sciences et technologies de l'industrie et du développement durable).

Il est également possible de préparer, dès la 3ème, le bac pro optique-lunetterie qui forme des monteurs-vendeurs capables d'assister l'opticien dans la réalisation, le montage et la réparation des équipements optiques. Si ce diplôme a pour objectif l'insertion professionnelle, avec un très bon dossier ou une mention à l'examen, une poursuite d'études est envisageable en BTS (brevet de technicien supérieur). Ce BTS, d'une durée de deux ans, est dispensé au centre de formation d'apprentis de la santé et des sciences de la vie, à Bétheny, dans la Marne. Au programme de cette formation : français ; anglais ; communication ; gestion ; mathématiques ; optique géométrique et physique : étude technique des systèmes optiques ; analyse de la vision : mesures faciales, étude, réalisation et contrôle d'équipement. Dans le même temps. l'apprenti est en stage pendant six semaines, afin d'appréhender les réalités professionnelles et d'acquérir des compétences notamment en communication, au contact de la clientèle. En majorité, les jeunes diplômés sont recrutés chez les grands distributeurs. Après plusieurs années d'expérience comme employés, ils peuvent s'installer à leur compte 

Les REPERES

CHANGEMENT DE STRATÉGIES

•.- Avec les évolutions des mutuelles et au vu de la stagnation des ventes. Les acteurs de l'optique revoient leurs stratégies. 

•.- Pour résister à la pression sur les prix, ils lancent des gammes de lunettes à petits prix et ciblent une clientèle plus modeste.

•.- Le CHIFFRE : 33 millions

De personnes portent des lunettes en France. Soit la moitié de la population.

•.- LA PHRASE

« L’opticien est un acteur de santé, compétent et disponible. Malheureusement, il ne bénéficie pas d'une image positive. Nous devons multiplier les efforts de communication pour faire- évoluer les choses. »

Alain Gerbel président de la Fédération nationale des opticiens de France 

Audrey JOLY

Extrait de l'union du 08/07/2016

    

    

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Le dépistage de la macula

Une campagne de dépistage débutera à la fin du mois pour traquer la macula et la dégénérescence maculaire liée à l'âge, la DMLA.


Cette année. les ophtalmologistes dépisteront les pathologies affectant la macula.

Du 27 juin au 1er juillet se tiendront les Journées nationales de la macula. Cette campagne de dépistage anonyme et gratuite s'adresse aux plus de 55 ans. Elle innove cette année et ne se concentre plus uniquement sur la DMLA.Les ophtalmologistes participant à l'opérarion auront également la possibilité de dépister toutes les pathologies affectant la macula, le centre de la rétine.

La maculopathie diabétique est une (omplication qui touche environ 3% de la population diabétique dans les pays européens

DMLA, trou maculaire, occlusions veineuses rétiniennes :  maculopathie diabétique ou œdème maculaire du diabétique ... Autant de maladies qui seront en question lors des Journées nationales de la macula. Mais les deux principales affections sont la DMLA et la maculopathie diabétique. Cette dernière est une. complication qui touche environ 3 % de la population-diabétique dans les pays européens. Elle se caractérise par une altération de la vision centrale pouvant entraîner à terme un handicap visuel majeur. Problème, cette maladie évolue à bas bruit, sans signes particuliers avant qu'elle ne se déclare.

« De son côté, la DMLA est une affection qui survient le plus souvent après 60 ans, indique le Pr Éric Souied, chef du service ophtalmologie du Centre hospitalier intercommunal de Créteil et président de la Fédération France Macula. Cette maladie est caractérisée par l'atteinte de la macula, qui est le centre de la rétine située au fond de notre œil. C'est l'organe qui nous sert à la lecture, l'écriture, à reconnaitre les détails, et à distinguer les couleurs ».

Dépister la plus tôt possible.  

La DMLA se manifeste principalement par deux symptômes. « Le premier est I' apparition d'une tache sombre dans la vision. appelée scotome central. Le second type de symptôme se caractérise par des dé- formations visuelles. Les lignes droites ne sont plus droites et les images sont ondulées. Autant de signes de la DMLA qui doivent alerter les patients » explique le Pr Ëric Souied. la DMLA constitue la première cause de malvoyance chez les plus de 50 ans. Elle touche près d'un million de personnes en France.

Dans les atteintes de la macula, la prévention passe par le dépistage précoce: prendre la maladie à ses débuts, quand elle est encore asymptomatique, c'est optimiser ses chances de conserver sa vision. « lI y a une dizaine d'années, il n'y avait pas de traitement, précise le Pr Souied. Aujourd'hui nous disposons de thérapeutiques qui permettent de stabiliser l'acuité visuelle. Il est important d'intervenir de manière précoce pour préserver la vue des patients. »

Où se renseigner

 Pour plus d'informations  consultez le site WWW.journetmacula.fr ou téléphonez au 0 800 002 426. Ces journées sont organisées par l’Association DMLA. La Société Française d’Ophtalmologie, la Fondation  Macula, le Syndicat national des ophtalmologistes français. Dans le cadre de son engagement en ophtalmologie. Bayer est particulièrement impliqué dans la prise en charge des pathologies de la macula.

D'aiIIeurs une campagne destinée au fond public « la DMLA et mol » est disponible sur www.ladmIaetmoi.fr

 

 

Extrait de l'union du 26/06/2016

    

    

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« Pas là pour faire du chiffre »

Matthieu Hutasse, président d'un syndicat de dentistes libéraux de la Champagne-Ardenne, réagit à l'ouverture de Dentifree a Bezannes


Matthieu Hutasse ne supporte pas la logique de « rentabilité » de Dentifree. DR

L'ouverture du centre de soin dentaire low-cost Dentifree à Bezannes, le 16 mai (lire notre édition du 27 mai), a hérissé les poils de plusieurs dentistes libéraux de la métropole. Ce onzième centre du genre - le premier a ouvert à Lille en 2013 - propose des prix vantés comme attractifs par le groupe, notamment pour l'implantologie et les prothèses. Matthieu Hutasse, président de la Fédération des syndicats dentaires libéraux (FSDL) de Champagne-Ardenne, porte la voix de ses collègues en dénonçant une stratégie commerciale, parfois aux dépens de la qualité des Soins.

•.- Votre principal grief contre Dentifree est leur usage de la communication

Il y a toujours une démarche commerciale avec l'ouverture d'un centre. Et celui de Bezannes n'échappe pas à la règle. Les journaux locaux en parlent à chaque fois. Même s'il ne s'agit pas d'article de communication, c'est incompréhensible pour nous, dentistes libéraux. C'est d'ailleurs interdit et comme vous l'avez rappelé dans votre article, Dentifree a déjà été condamné en 2014 pour publicité prohibée. Ils viennent de récidiver : ils ont acheté un encart publicitaire publié le 27 mai dans le « 20 minutes », à Nantes. Nous avons une déontologie ! Je ne peux pas appeler n'importe qui et dire : « Parlez de moi ».

•.- Dentifree a tout de même été reconnu par le Conseil de l'ordre des dentistes de la Marne.

Ce sont des dentistes diplômés, aucun problème avec ça. Mais ils ont des objectifs financiers qui ne sont pas compatibles, pour moi, avec notre profession. Dentifree pratique presque uniquement des opérations rentables, sur de l'implantologie et des prothèses, les seuls actes à honoraires libres. On n'est pas là pour faire du chiffre, mais pour soigner les gens ! Et Dentifree évoque de gros écarts de tarif, mais cela n'est pas toujours vrai.

•.- Ne répondent-ils pas aux besoins d'une frange de la population qui a peu de ressource ?

Encore une fois, certains praticiens ont les mêmes tarifs que Dentifree. La Fédération se méfie de ces centres low-cost. On a été vacciné par le cas Dentexia : les centres ont subi une liquidation judiciaire et des milliers de patients se son retrouvés sur le carreau. Je ne dis pas que cela va être le cas avec Dentifree. Mais ils obéissent à la même logique de rentabilité. Cela ne peut, mener qu'à des dérives. Augmenter la cadence des traitements, c'est courir le risque de se tromper. Avec Dentexia, il y a aussi eu beaucoup de cas de surtraitement de patients. Depuis cette affaire, l'Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD) et le ministère de la santé surveillent ces pratiques de près.

David GAUTHIER

Extrait de l'union du 08/06/2016

 

 


 Dentifree veut mâcher le prix des soins

Un centre de soins dentaires « low cost » a ouvert à Bezannes, le 16 mai. Prix agressif et matériel sophistiqué. Une concurrence saine, selon l'Ordre national des dentistes

   
Le centre Denlifree dispose de deux Salles de soin. Christian Lantenois

Les locaux du nouveau centre de soins dentaires Dentifree, dans le parc d'affaires à Bezannes, sentent encore le neuf. Le lino est immaculé. « Peu de patients sont venus depuis l'ouverture », reconnaît Pierre (*), dentiste et coordinateur du centre. Mais nous ne recevons que deux jours par semaines pour l'instant, le temps de s'installer. « Le praticien reste confiant : depuis l'couverture du premier Dentifree fin 2013, à Lille, dix autres ont essaimé partout en France.

Les prix sont transparents, affichés sur le site internet, pour un panel de soins allant du simple détartrage à de la chirurgie implantaire : 60 € pour un scanner (effectué sur place), 500 € pour une couronne en céramique. « Nous proposons des tarifs abordables. Cela permet à une-certaine tranche de la population de s'offrir ces prestations », affirme Pierre, qui exerça pendant vingt ans dans le libéral. Quatre patients sur dix renonceraient aux soins à cause des tarifs, selon une étude menée en octobre par Santéclair, une entreprise d'aide à l'accès aux soins

Une organisation millimétrée

Et Dentifree assure ne pas brader la qualité. « Il y a un contrôle très strict par l'Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD). Et notre équipement est très complet Il y a deux salles de soins, et voici le scanner maxillo-facial,» commente le dentiste et coordinateur du centre en poussant les portes.

Le secret des prix agressifs se trouve dans une organisation millimétrée. « Toutes les fonctions administratives sont centralisées au siège, à Versailles, indique Éric Goettmann, chargé d'information pour Dentifree. Pour les équipements coûteux comme le scanner, nos commandes groupées pour les onze centres nous permettent d'avoir des rabais. » Idem. Pour les implants et prothèses commandés en gros auprès de deux fournisseurs, allemand et français.

« Au niveau des prothèses, c'est tarif libre, alors certains se font plaisir », lâche Ingrid, l'assistante dentaire. Elle a auparavant exercé pendant 14 ans dans le cabinet du docteur Jean-Hugues Crétin, près de la gare. « Il proposait des tarifs assez bas, semblables à ceux proposés ici. C'est loin d'être le cas pour les autres de la ville ... »  Son embauche dans le centre n'a pas été bien reçue par toutes ses connaissances du milieu. « II y a une sorte de défiance, confirme Éric Goettmann. Des praticiens voient ça comme une forme de concurrence déloyale. Mais suite à la première ouverture à Lille, aucun dentiste n'a mis la clef sous la porte. »

« Ils respectent les contrats de santé »

Comme dans la plupart des grandes enseignes du commerce, les commandes de matériel « en très grosse quantité » permettent aux cliniques de soins dentaires « low-cost » d'obtenir des prix avantageux, explique le docteur Alain Mollet, représentant le Conseil de l'Ordre des dentistes de la Marne.  « La majorité des prestations proposées concernent des prothèses et des opérations de confort, dont les tarifs ne sont pas soumis à un contrôle strict. Pour les autres soins, les tarifs de base, établis par les CPAM, n'ont pas augmenté depuis trente ans », reprend-il, ce qui fait que la majorité des praticiens qui sont conventionnés pour respecter ces tarifs sont obligés de facturer à perte. « Ils équilibrent leurs comptes » en fixant donc des tarifs plus élevés sur les prestations non remboursées. »

Quant à la qualité des soins et à la sécurité des patients, le docteur Mollet affirme que « le Conseil de l'Ordre s’assure toujours que les praticiens salariés (dans ces nouvelles cliniques) respectent les contrats de santé édictés ». Même si le fonctionnement de ces établissements « low-cost » repose sur des cadences de traitement rapides, ce sont avant tout des docteurs diplômés, qui doivent  « se conformer aux règles de déontologie de la profession. »

 

 

David GAUTHIER avec Elsa FICOTEAUX

(*) Les deux praticiens ne souhaitent pas divulger leur nom de famille. pour éviter tout problème avec l'ONCD, qui pourraient apparenter celle citation dans un média comme de la publicité.

Extrait de l'union du 27/05/2016

    

    

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Une machine qui désintègre la cataracte

  

Laurent Khaitrine, ophtalmologiste de Courlancy. Valérie son aide opératoire, et à leur gauche. Fentoseconde, la nouvelle machine cauchemar de la cataracte

Bloc opératoire ophtalmologique, clinique de Courlancy, 10 h 10. La patiente, consciente mais sous léger sédatif, arrive allongée sur son brancard. Laurent Khaitrine, le chirurgien est équipé. A sa droite, Geneviève prépare les pansements:  « je suis panseuse avec un A ! » Valérie, l'aide opératoire, dépose des gouttes anesthésiantes dans l'œil de la patiente puis le badigeonne de Bétadine. Alexandre, infirmier anesthésiste, veille en retrait. Il y a encore quelqu'un à présenter : Femtoseconde. Il s'agit de la machine révolutionnaire qui va désintégrer la cataracte de Madame B.

« C'est une machine laser qui envoie des impulsions très brèves. Elle va découper le cristallin devenu opaque en huit morceaux. » Ensuite, à partir de l'incision réalisée dans la cornée, il faudra aspirer ces «déchets ». Il restera à poser l'implant préparé aux mesures exactes de l'œil de la patiente. À la différence des autres machines, Femtoseconde n'envoie pas d'ultrasons dans l'œil. Cela permet de mieux respecter la cornée qui doit rester transparente. Cela permet aussi de réduire le temps de convalescence.

10 h 20. Femtoseconde scrute l'œil de la patiente. « Elle va analyser tous les paramètres de l'œil, dont la dimension du cristallin. Elle le reconnaîtra entre tous. » Quand elle sera prête, la machine va éclater la cataracte en morceaux. C'est fait. Laurent Khaitrine glisse son mini-aspirateur sous la cornée et débarrasse l'œil des restes de cristallin opaque. Pour cela, il faut l'habileté du chirurgien. « Femtoseconde robotise l'opération de la cataracte mais ne fait pas tout. »  Sur l'écran de la vidéo, l'image montre un œil qui devient progressivement tout clair.

«Elle n'a qu'un défaut, son prix … 450.000 € »

10 h 30, pose de l'implant. Il faut quelques secondes pour le mettre en place. Deux ou trois gouttes d'antibiotique par précaution dans l'œil et le tour est joué. La patiente qui vivait dans le brouillard va retrouver la vue. Du moins d'un œil. « Pour l'instant, en France, on ne fait jamais les deux yeux en même temps techniquement, on pourrait mais ce n'est pas l'usage. Un.jour peut-être. »

Fentoseconde se prépare déjà pour le prochain patient. Lamachine est, infatigable. « Elle n'a qu'un défaut, son prix; 450.000 euros. li Laurent Khaitrine l'a achetée en septembre avec son confrère de Courlancy Christophe Cros et ses confrères de Saint-André François Favre et Julien Vidal. « C'est la seule machine de ce type à Reims. Il y en a seulement une petite quinzaine en France. » Elle désintègre la cataracte plus vite que son ombre. Enfin, façon de parler.

Catherine FREY

Extrait de l'union du 25/04/2016

    

    

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Comment financer son aide auditive

Lorsque la surdité devient une-gêne, le recours. à une prothèse auditive peut être nécessaire. Mais encore faut-il pouvoir la payer! Zoom sur les aides financières à mobiliser. 


Aides précieuses au quotidien. les prothèses auditives sont néanmoins très coûteuses. Thinkstock.

 

A SAVOIR

L’amplificateur de son

Face au coût des prothèses auditives, de nombreux malentendants se rabattent désormais sur les «assistants d'écoute ». Il s'agit en fait d'amplificateurs de son préréglés à une puissance maximale de 20 décibels. Depuis août 2014, ils sont vendus librement en pharmacie sans ordonnance mais ne sont pas pris en charge par la Sécurité sociale. Si ces assistants d'écoute séduisent car leur prix (moins de 300 €), Ils sont en revanche bien moins perfectionnés que les prothèses traditionnelles. La Direction générale de la concurrence rappelle d'ailleurs que ces amplificateurs de son « ne sont pas adaptés à de réelles pathologies auditives mais plutôt destinés à une aide ponctuelle»

Alors que, parmi les 6 millions de personnes malentendantes, près de 3 millions auraient besoin de s'équiper d'appareils auditifs, seul 1,5 million d'entre elles ont réellement passé le cap, d'après les derniers chiffres 2015 de l'Unsaf, le syndicat national des audioprothésistes. S'il est vrai que le manque de prévention et la gêne de recourir à pareil équipement ont tendance à freiner les malentendants, le coût trop élevé des audioprothèses demeure l'une des principales causes de renoncement au soin.

Un tarif prohibitif

Une étude menée par l'Unsaf en 2014 estime qu'un appareil auditif coûte en moyenne 1 535 €, soit plus de 3 000 € lorsque, comme dans ta majorité des cas, les deux oreilles doivent être équipées. Ce tarif englobe le prix du matériel mais aussi, et surtout, les prestations de suivi et d'adaptation de la prothèse qui nécessitent une dizaine d'heures de séances avec un audioprothésiste tout au long des cinq années de durée de vie de l'appareil.

Une prise en charge minimale

Sous réserve de disposer d'une prescription médicale, l'Assurance maladie prend en charge les audioprothèses à un taux de 60 %, sut la base d'un tarif officiel fixé à un peu moins de 200 €, soit environ 120 € de remboursement sur une facture de plus de 1 500 €. À cette « base sécu • peut fort heureusement s'ajouter la prise en charge de votre mutuelle, en fonction de votre contrat. Mais il faut dans ce cas veiller à opter pour un remboursement forfaitaire en euros et non pas en pourcentage du tarif de la Sécurité sociale, au risque de toucher des clopinettes !

Des aides méconnues

Si vous avez entre 20 et 60 ans, voire 75-ans dans certains cas, et que votre surdité est profonde (plus de 70 décibels en moyenne vous pouvez faire une demande de prestation de compensation du handicap auprès de la Maison départementale des personnes handicapées. Pour les actifs, la demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé permet également de recevoir un coup de pouce, tandis que la part non prise en charge peut être déduite de vos impôts au titre des frais professionnels si cet équipement est nécessaire à l'exercice de votre activité. Les retraités doivent, eux, s'adresser au fonds social de leur caisse de retraite ou au service d'action sociale de leur municipalité (CAS) pour obtenir un chèque supplémentaire. De même, l'Assurance maladie peut attribuer une aide financière individuelle spécifique lorsque la perte auditive dépasse les 40 décibels.

Julie POLIZZI

Extrait de l'union du 21/03/2016

    

    

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Et si les opticiens contrôlaient la vue

Les opticiens aussi ressentent la pénurie d’ophtalmos à Reims. Certains, comme Catherine Tana, ont décidé de s’équiper pour vérifier eux-mêmes la vue et ainsi parer au plus pressé.


Pour Catherine Tana, l’analyse de la vision est le fondement de son métier. M.D.

Elle ne prétend pas se substituer aux ophtalmologistes. Mais face' au désarroi de nombreux . clients, désespérés de ne pouvoir obtenir un rendez-vous chez leur médecin à la suite d'une légère baisse de vue, l'opticienne Catherine Tana a décidé de mieux s'équiper, « pour rendre service » .« A Reims, sept médecins sont partis en dix-huit mois et deux ou trois vont encore prendre leur retraite dans les deux ans qui viennent sans être remplacés », déplore-telle.

Dans une petite pièce reculée de sa boutique « A première vue », qu'elle a ouverte en janvier 2009, la professionnelle a donc installé il y a un peu plus d'un an du matériel dernier cri, « permettant de donner accès à cet examen de vue »  que la loi l'autorise à pratiquer depuis 2.007 (confirmé par la loi Santé de 2015) « sous réserve de l'existence d'une ordonnance de moins de trois ans ». Si dans les années 90, de tels actes « étaient rares », la gérante constate qu'ils sont aujourd'hui devenus « fréquents ». « On est de plus en plus sollicités par des gens qui poussent notre porte et qui ne parviennent pas à contacter leur ophtalmo, à avoir un rendez-vous avec lui, ou qui n'en ont plus, tout simplement. » Lorsqu'ils ont une ordonnance en main, Mme Tana « agit ». Mais s'ils n'en ont pas ... « On les envoie vers Paris ou Lille. Ou sur leur lieu de vacances. »  Autre solution : « Voir son généraliste, qui peut prendre la responsabilité de réaliser une prescription médicale sur la base de l’analyse de l’opticien. » Sous réserve, poursuit-elle, « qu’il n’y ait pas de pathologie sous-jacente. »

Ainsi incite-t-elle les jeunes opticiens à poursuivre leurs études pour améliorer leurs connaissances de l'analyse de la vision, un domaine qu'elle voit, elle, comme « le fondement de son-métier ». « On ne peut pas prendre le pas sur le médecin, tempère-t-elle, mais nous sommes complémentaires.» Son tableau d'optotype (les lettres) et sa mallette de lunettes et verres d'essai – « le minimum requis par la Sécurité Sociale pour nous autoriser à pratiquer » - , ont ainsi été remplacés par « un tableau numérique» et « une tête de réfracteur » électronique reliée à une tablette. « Et pour les lentilles, sous autorisation de l'ophtalmo (ordonnance de moins d'un an), on peut observer la face avant de la cornée avec la lampe à fente. » C'est le domaine de prédilection de sa nouvelle collaboratrice, Noémie Caplat. formée à l'étranger.

« On veut faciliter la vie du consommateur : pas d'attente de plusieurs mois pour un rendez-vous, une paire de lunettes adaptée à sa vue, et tout ceci sans frais », précise Catherine Tana, qui dispose également d'un autoréfracteur pour l'aspect « objectif » de la vérification. « Si on constate une évolution trop forte, on est amené à recontacter l'ophtamo. C'est tout l'art de l'opticien de savoir ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas (...) On peut aussi alerter en constatant une pathologie oculaire. On a les outils intellectuels pour savoir qu'il se passe quelque chose ... » Pour autant, tous les opticiens ne sont pas « à l’aise » avec les examens de vue et préfèrent le montage ou la vente, selon Mme Tana. « C'est une volonté personnelle, une possibilité qu'on offre à nos clients dans un cadre très strict qu'on doit respecter par déontologie et par force de loi. » Et d'ajouter: « Un examen ne veut pas dire une vente. C'est seulement un conseil. » Qu'ils sont de plus en plus nombreux à venir chercher chez leur opticien

 

« Un service supplémentaire »

Chez Optical Center, Olivier Desachy, avec son autoréfracteur automatique, sa lampe à fente et son kératomètre « dernier cri », assure, comme Catherine Tana, les « vérifications de vue »  pour compenser les délais d'attente chez l'ophtalmologiste. « On s'est toujours équipé, on continue dans notre logique. Car il nous faut répondre à cette demande, c'est un service supplémentaire qu'on apporte. On va le faire de plus en plus. Aujourd'hui, c'est gratuit, c'est aussi une force. C'est un choix stratégique de chaque opticien, de chaque enseigne. « Chez Lunetiers et créateurs, on nuance quelque peu cette tendance. Oui, on assure aussi les petits examens de vue, avec du matériel moderne. Mais Jonathan Duffour, l'un des associés concède essayer de « le faire le moins possible ». « Ce n'est pas notre métier », indique-t -il. »C'est une aide au client qui le souhaite, un dépannage. On a aussi un rôle d'alerte.(...) Mais on voit d'abord si le client peut consulter son ophtalmo. Souvent, c'est nous qui l'appelons d'ailleurs. On ne fait le contrôle qu'en dernier lieu, si les délais sont vraiment longs et que la personne est embêtée. »

Marion DARDARD

Extrait de l'union du 19/03/2016

    

    

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La fuite des ophtalmos rémois se poursuit inexorablement

Le docteur Christian Malbrel, ophtalmologue à Courlancy depuis 1984 a quitté Reims le 12 février dernier. En 18 mois, il s’agit du 8 e  professionnel à s’être arrêté sans être remplacé.


Faute d’avoir trouvé un repreneur à son cabinet, le Dr Christian Malbrel n’a pas pris sa retraite mais s’est exilé dans l’Aube.

L’ESSENTIEL

•.-  Actuellement. à Reims il reste 18 ophtalmos libéraux. 3 mutualistes-et 6 hospitaliers.

•.- Chri5tiiln Malbrel est le 8° ophtalmos à s'être arrêté sans être remplacé en 18 mois.

•.-  En France les délais d'attente moyens pour bénéficier d'un rendez-vous sont de 108 jours.

•.- À Reims, les délais d'attente varient entre 6 et 12 mois.

•.- Les délais d'attente trop longs engendrent une mauvaise prise en charge des patients souffrant de  maux gravers.

La ville des sacres ne voit plus clair. Il ne reste plus que lS ophtalmologues libéraux en activité à Reims, En un peu moins de deux ans, huit professionnels se sont retirés sans avoir été remplacés. Une hécatombe pour une ville de cette taille. Les listes d'attente pour bénéficier d'une consultation s'allongent un peu plus chaque jour. Alors que sur le plan national le délai moyen d'obtention d'un rendez-vous est de 108 jours, à Reims, cela peut varier de six à 12 mois. Une situation qui ne risque pas de s'arranger, à en croire les professionnels.

« À l'origine, je devais partir à la retraite le 31 décembre 2015. Faute d'avoir pu trouver un successeur, j'ai dû opter pour une autre solution. J'ai rapatrié mon matériel et ouvert un nouveau cabinet à Auxon dans l'Aube, où j'ai choisi de passer ma retraite. Je travaillerai à. mi-temps mais je suis contraint d'exercer encore 4 à 5 ans ici », indique le docteur Christian Malbrel ancien ophtalmologue au sein de la polyclinique Courlancy et parti donc depuis le 12 février.

Fort de son expérience d'une quarantaine d'années, l'ancien rémois a vu la situation se dégrader rapidement. « Ça a basculé il y a 8 ans environ. Au niveau politique, personne n’a anticipé le papy-boom et le départ en retraite simultaané de plusieurs professionnels bien que nous ayons tiré la sonnette d'alarme », regrette-t-il. «Reims n'attire pas les jeunes. C'est peut être une question de mentalité. Ils ont peur de devoir se débrouiller seul, il n’y a jamais eu à Reims de regroupement d'ophtalmologues. À Lille par exemple, il existe un cabinet avec 16 professionnels. C'est, je pense, ce dont Reims a besoin. » Quelle solution pour pallier ce problème ? Pour lui, « il faudrait revoir les règles d'installation des médecins. Tant qu'on laissera les gens s'installer où ils veulent, il y aura de fortes disparités sur le territoire. »

« Personne n'a anticipé le papy-boom et le départ en retraite simultané de plusieurs professionnels »

 Des risques sanitaires

Le docteur pointe du doigt l'allocation de remplacement de revenu (MICA)mise en place dans les années 90. « Il était demandé aux médecins de plus de 58 ans de partir en retraite alors que celle-ci est alors prévue à 65 ans  », dit-il. Sur les 80000 médecins, 10000 sont partis avec un Chèque. « C'est cette méconnaissance de la santé publique au plus haut niveau qui nous a mis dans cette situation. Cela nous empêche defaire de la médecine de prévention en plus d'avoir réduit considérablement le nombre de praticiens », analyse le Dr Malbrel avec inquiétude. « Certains patients ne sont pas traités à temps. Si bien, qu'on les reçoit en état maladif grave. Quand ils arrivent, leur prise en charge coûte encore plus chère à la sécurité sociale.»  Au CHU, le service ophtalmologie est lui aussi débordé. « Nous voyons près de 70 patients par jour. Nous privilégions les cas les plus graves ce que beaucoup ont du mal a comprendre. On fait face à une forte pression et à la colère de ceux qui estiment attendre trop longtemps », déplore Christophe Cros ophtalmologiste au CHU de Reims. Si des décisions fortes ne sont pas prises au niveau politique, les professionnels s'attendent tous à voir la situation se dégrader davantage.

 


 Le constat d'Emmanuelle Vigne, opticienne

Dans le contexte actuel, les opticiens rémois sont en première ligne. Emmanuelle Vigne propriétaire de deux boutiques Krys sur Reims, rue de Talleyrand et avenue de Laon, explique son impuissance face à l'impatience de ses clients : « Le principal souci c'est que les gens sont perdus. Ils veulent que nous leur donnions des adresses pour être pris en charge rapidement. Ce qui est impossible en ce moment », explique-t-elle. L'opticienne constate que beaucoup de ses clients trouvent d'autres solutions : « Grâce au TGV, nombreux sont ceux qui vont consulter à Paris et parfois sur le lieu de leurs vacances. »  Elle conseille à tous ceux qui ne peuvent faire ce choix « de s’y prendre à l'avance »

Naïm AYACHE

Extrait de l'union du 21/01/2016

    

    

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Cataracte: voir sans lunettes

Près de 750 000 Français se font opérer chaque année de la cataracte. Les nouveaux dispositifs s'améliorent, permettant de se passer de lunettes.


le choix de l’implant pour soigner une cataracte doit se faire selon ses besoins.

La cataracte apparaît lentement... Ses effets se font généralement ressentir après 60 ans et concernent tine personne sur cinq à 65 ans. La maladie se caractérise par une altération de la transparence du cristallin. Ce dernier est la précieuse lentille qui permet aux images de se former au fond de l'œil, sur la rétine. « Le premier signe de la cataracte, c'est la baisse de la vision dé loin. ensuite cela concerne la vision de près », souligne le Dr Fabien Vincent, chirurgien ophtalmologiste à Lille. « Les personnes avec une cataracte rapportent aussi des éblouissements. »

Une récente étude européenne incluant 1246 personnes ayant reçu des implants de nouvelle génération a montré que 94% étaient globalement satisfaits

  Le seul traitement est chirurgical,

« II s'agit d'une chirurgie peu invasive qui dure entre 10 et 15 minutes, l'anesthésie est locale avec des gouttes. » Le plus souvent, le cristallin est remplacé par un cristallin artificiel en matériau synthétique. Le tout se déroule en hospitalisation de jour ...

Le choix de l'implant est déterminant. « Désormais, nous disposons d'implants adaptés à la vue des patients. Avec un implant mono focal, on peut voir de loin mais pas très bien de près, ils nécessitent de porter des lunettes pour lire. Les personnes astigmates peuvent être prises en charge avec des implants toriques, Il existe aussi des Implants multifocaux qui permettent de voir net à des distances spodiques. lis offrent une vision nette de près, à distance intermédiaire et de loin, et partagent la lumière créant plusieurs images. Le cerveau sélectionne l'image nette. Ils permettent généralement de.se passer de lunettes après l'opération. jj Mais parce qu'ils partagent la lumière en différentes images, ils ont l'inconvénient de réduire la brillance et le contraste. Les personnes avec ce type d'implants peuvent se plaindre d'éblouissements.

Enfin, il y a les implants à profondeur de cha rnp. Ils offrent une vision nette continue depuis le lointain, jusqu'au près. Et ceci généralement sans porter de lunettes. Ils donnent une vision de haute Qualité avpc un niveau de halos et d'éblouissements similaire à 'un implant mono focal standard. Et ceci sans sacrifier la clarté visuelle ou la sensibilité au contraste.

Une récente étude européenne incluant 146 personnes opérées des deux yeux depuis plus de trois mois et qui avaient reçu cet implant de nouvelle génération a montré que plus de 99 % ne mentionnaient pas de halos importants, et 90 % n'avaient aucun éblouissement la nuit. Enfin 94 % étaient globalement satisfaites ou très satisfaites par leur vision sans lunettes. 

Extrait de l'union du 12/03/2016

    

    

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Un dentiste dans votre salon

Lorsque leurs patients ont des difficultés à se déplacer, des dentistes de la région parisienne officient à domicile. Prêt pour une extraction dentaire sur votre canapé ?


Pour se rémunérer, Incisiv facture chaque déplacement entre 85 et 190 euros, selon la distance parcourue. Un service qui n'est pas remboursé par la Sécurité Sociale. AFP

Une soupière argentée trône au milieu des instruments de la dentiste, soigneusement étalés sur la table du salon. Marie-Laurence Moure n'officie pas dans son cabinet. Elle soigne à domicile une patiente à mobilité réduite. « Nous pouvons presque tout faire : détartrage, soins, prothèses, extractions », explique-t-elle, en réajustant la prothèse de cette dame, handicapée par la maladie de Parkinson. « Sauf les extractions compliquées et les implants », seulement autorisés en milieu chirurgical. « Travailler à domicilie n'est pas toujours facile parce qu'on est souvent penché, mais on s'adapte », sourit la praticienne qui prend soin de ménager son dos, D'autant que les mallettes d'instruments pèsent jusqu'à 35 kilos, malgré un matériel miniaturisé.

Deux fois par semaine, elle revêt blouse, blanche, gants, masque et petite lampe frontale pour aller au chevet de patients à domicile ou dans des maisons de retraite de la région parisienne, accompagnée d'un assistant dentaire et d'un chauffeur.

Le reste du temps, elle reçoit à son cabinet, dans, le XVII° arrondissement Marie-Laurence Moure fait partie du réseau Incisiv, basé à Boulogne (Hauts-de-Seine), qui-réunit sept dentistes réguliers et 40 occasionnels. « Les deux activités sont très complémentaires », dit-elle. « A domicile, c'est très valorisant parce qu'on soulage vraiment les gens. Des liens plus chaleureux se créent aussi car ils n' éprouvent pas cette fameuse peur du dentiste ». Incisiv a été créé en juin 2013 par Agnès Cepner dont le père, également atteint de Parkinson, avait dû renoncer aux soins dentaires. « Toutes les études montrent qu'il y a un besoin criant de dentistes à domicile ou dans les Ehpad » (établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, » explique ce médecin anesthésiste de 58 ans, reconverti à l'entrepreneuriat social.

Bientôt en province

 Selon des données officielles, « entre 60 et 80 % des résidents en Ehpad  avaient  des dents en mauvais état en 2013. La moitié d'entre eux n'avait pas vu de médecin depuis cinq ans », déplore Agnès Gepner. « Chez les personnes âgées, une bouche infectée, inconfortable ou douloureuse conduit à la dénutrition, à la diminution de leur masse musculaire, donc à plus de chutes, de fractures et in fine d'hospitalisations », observe-t-elle. Sans compter le risque d'isolement social chez des personnes honteuses de montrer leurs dents, les jeunes peuvent eux aussi restés confinés chez eux en raison d'une maladie comme la sclérose en plaques ou d'un accident grave.

Face à ce besoin immense, lncisiv, qui emploie déjà 11 salariés, « a prévu d'ouvrir cette année une base à Lyon puis trois agences par an dans toutes les grandes villes de France, à commencer par Nice, Bordeaux, Rennes, Lille », indique la fondatrice.  Mais ce déploiement nécessite un lourd investissement car chaque camionnette entièrement équipée coûte 40.000 euros. Chacune embarque du matériel compact identique à celui utilisé par l'armée.

Extrait de l'union du 12/03/2016

    

    

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L'audition, enjeu de santé publique

Alors que près de 300 millions de personnes dans le monde sont atteintes d'une perte auditive, la journée nationale de l'audition était organisée hier.en mairie


Dominique de Wilde. directrice du CHU de Reims, faisait partie des neuf intervenants de cette journée d’information.

Toute la journée se sont succédé différents intervenants, avec· l'objectif de mettre sur le devant de la scène cet enjeu de santé publique, qui touche des millions de personnes à travers le monde. La campagne d'information et de prévention dans le domaine de l'audition, organisée par l'association Journée nationale de l'audition, a eu lieu hier à l'hôtel de ville.

37%, c’est le pourcentage de jeunes, entre 15 et 19 ans qui ont au moins un indice fréquent de troubles de l’audition dans la vie quotidienne, selon une étude de l’Agence Régionale de Santé.

 

 Des professeurs, chercheurs médecins ORL (étude de l'oreille, du nez et du larynx), directeurs d'associations, de centres sanitaires, mais aussi la Directrice du CHU de Reims - où se trouve un service ORL -, Dominique de Wilde, ont pris la parole. Le représentant de M. d'Harcourt, directeur de l'Agence régionale de santé, a rappelé que « les sourds et malentendants ne sont pas des malades. ils ont simplement un handicap. » Par ailleurs selon Mme de Wilde, concernant la gestion régionale de cette question, « bien qu'il soit difficile de coordonner les acteurs de l'audition à cause de leur multiplicité, le travail qui est fait en Champagne-Ardenne est exemplaire. Notamment le lien qui est établi entre prévention et dépistage  ». Le député et maire Arnaud Robinet était également présent. « Cette journée permet à l'ensemble des acteurs de l'audition de se comprendre sur cette question ô combien importante. Je considère que l'on est une région pionnière, notamment en termes de dépistage néo-natal. Cela nous permet de mieux accompagner les parents dans les troubles auditifs de leurs enfants. » De manière générale, beaucoup reste cependant à faire. À titre d'exemple, 37 % des 15-19 ans ont au moins un indice fréquent de troubles de l'audition dans la vie - quotidienne.

Victorien WlLLAUME

Extrait de l'union du 12/03/2016

    

    

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« Lunetiers & Créateurs » à Reims :
opticiens mais pas seulement…

Imaginez un magasin où la correction de votre vue et le plaisir de vos yeux se côtoient…» Depuis lundi 25 janvier, un commerce attire le regard place du Forum. Au 2, rue de [...]

 
Jonathan Duffouret Thierry Lefèvre ont o
uvert leur boutique lundi dernier
.

« Imaginez un magasin où la correction de votre vue et le plaisir de vos yeux se côtoient... »  Depuis lundi 25 janvier, un commerce attire le regard place du Forum. Au 2, rue de l'Arbalète plus précisément, Thierry Lefèvre, 58 ans, et Jonathan Duffour, 28 ans, voient défiler leurs premiers clients et « beaucoup de curieux aussi » . Tous deux opticiens de formation, ils espèrent redonner à la profession toutes ses lettres de noblesse. Baptisée « Lunetiers & créateurs », la boutique a tout d'une galerie d'art. Les montures en plus. Mais pas n'importe quelles montures ... « On ne propose que des lunettes de créateurs, des exclusivités sur Reims. » En tout, une douzaine de créateurs « pour la plupart français ou européens ». Comme le Parisien Dzmitry Samal et ses montures design aux formes futuristes, ou l'Italien Wewood qui ne travaille que le bois.

Chez « Lunetiers & créateurs », tout est à vendre : les montures, mais aussi le mobilier. la décoration et les œuvres d'art installées dans tous les recoins du magasin. Même les meubles d'exposition méritent qu'on y jette un œil

Pour le plaisir des yeux

Côté tarifs : « ça démarre autour de 99 € jusqu'à ... En fait, il n’y a pas de limite », précise Thierry Lefèvre, qui a longtemps été professeur au pôle de formation Pasteur à Bétheny. Et d'évoquer cette monture en poudre de titane « sur mesure, hyper légère et indestructible » du Belge Hoet qui dépasse les 1000 €. Voilà pour la marchandise. Sauf que chez « Lunetiers & créateurs », tout est à vendre : les montures, mais aussi le mobilier, la décoration et les œuvres d'art installées dans tous les recoins du magasin. Un vélo en bois un pièce unique d'un artiste nantais, trône dans une vitrine. De (faux) trophées de caniche et de chihuahua, des bijoux et miroirs design, des lustres-sculptures graphiques signés La LanguOchat, deux artistes de Dizy, des créations de Lou, plasticienne rémoise, des scènes de vie miniatures du Rémois Christian Paix... autant de trésors à découvrir. Même les meubles d'exposition ou de rangement méritent qu'on y jette un œil : tel ce mur de 274 sphères chromées, réalisées à la main, ces caisses en bois de bouteilles de vin ou cet antique cartonnier de notaire. « On reverra la décoration tous les deux mois environ », promet le duo. « Les artistes vont tourner. » Côté services, les deux professionnels assurent le contrôle de la vue, le montage personnalisé des verres en magasin avec un verrier français ainsi que le réglage, nettoyage et réparation de montures. Ils sont également équipés d'une machine qui permet de graver les verres : « Nous pouvons graver un prénom ou un petit motif fantaisie comme une fée ou une fleur ... » Cerise sur le gâteau, ce dernier service est gratuit. Autre petit cadeau appréciable : « Pour chaque monture livrée le samedi, la cliente se verra offrir un maquillage en harmonie avec ses nouvelles lunettes. »

Alice RENARD

• «Lunetiers & Créateurs» : 2 rue de l’Arbalète à Reims. Tél. : 03 26 86 66 09. www.lunetierscreateurs.fr

Extrait de l'union du 04/02/2016

    

    

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Acouphènes, en parler pour aller mieux

 L'association France acouphènes propose un groupe de parole aux personnes souffrant de ces troubles. Et notamment les jeunes, qui ne sont pas à l'abri.


Porte un casque très longtemps avec un son trop fort peul engendrer un traumatisme.
Archives C. Lantenois

Acouphènes, hyperacousie, maladie de Ménière, neurinome...Les troubles de l'audition se présentent souvent comme des sifflements ou des bourdonnements entendus de façon parfois continue, alors qu'il n'y a près de vous aucune source de bruit. « Ces dysfonctionnements peuvent empêcher de dormir. En tout cas ils sont généralement mal vécus »  indique Dominique Vallée, représentant régional de France acouphènes. Ce dernier parle de plusieurs centaines de milliers de personnes atteintes. « Parmi elles, il y a des jeunes, à cause des casques portés trop longtemps et des traumatismes sonores de certaines soirées. » Dominique Vallée indique aussi que « le fait de pouvoir en parler libère la charge émotionnelle. Ces personnes cherchent des moyens pour s'en sortir. Mais il n’y a pas véritablement de médicaments. Obtenir une aide psychologique peut leur éviter de s'enfoncer dans la dépression. » Nicolas Wallaert connaît bien le sujet aussi.

« Le fait de pouvoir parler de ces troubles libère la charge émotionnelle »

Dominique Vallée

Cet ingénieur en acoustique, chargé de recherche par le CNRS auprès du département d'études cognitives de l'Ecole nationale Supérieure à Paris, s'est installé à Reims, sa ville d'origine, où il appareille les personnes qui ont des problèmes d'audition. Il explique que la diminution des capacités auditives commence dès l'âge de 20 ans. Selon lui, les acouphènes sont souvent associés à une baisse de l'audition. Ils peuvent être aussi consécutifs à des traumatismes sonores ou la prise de médicaments. Il propose la mise en place d'un système de masqueur, Le jeune chercheur est assez optimiste sur des essais physiques menés actuellement avec l'utilisation de deux molécules qui montreraient des effets probants. Des impulsions magnétiques peuvent également soulager les personnes gênées par les acouphènes. Mais les effets sont à court terme.

Groupe de parole le jeudi 11 février de 16 heures à 18h 15,44 à la maison de la vie associative. 122 bis rue du Barbâtre, salle l04. Inscription préalable au 06 33 02 44 11. 

Extrait de l'union du 02/02/2016

    

    

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Ophtalmologiste, un oiseau toujours plus rare à Reims

À travers l’exemple d’Annie Ravin, ophtalmologiste en retraite et dont le cabinet ne sera pas repris, zoom sur cette profession exposée à des manques toujours plus criants.


Annie Ravin, ce vendredi matin, dans son cabinet fermé. Son matériel médical est en partance pour le Togo. Christian Lantenois

Annie Ravin est dans les cartons. A 70 ans, cette ophtalmologiste qutte le cabinet situé dans le centre-ville qu'elle avait ouvert en 1978. Personne ne le reprendra. « Ça fait trois ans que je cherche un remplaçant, il n’y a personne pour prendre la suite », souffle-t-elle. « Depuis un an, cinq ophtalmologistes installés à Reims sont partis à la retraite. Aucun n'a été remplacé.» Aujourd'hui, selon le décompte de Mme Ravin, il en reste « 21 ou 22 » encore en activité dans la cité des sacres et « dix internes, dont une Rémoise » au CHU. « Depuis 1998, pas un ophtalmologue rémois ne s'est installé dans la région », dit-elle.

En 1995, la loi Juppé incitait les médecins à partir avant l'âge de la retraite; vingt ans plus tard, t'est tout le contraire

Changement complet de cap en vingt ans

« Votre sujet, c'est une problématique nationale, il faut mettre à part la région parisienne et la Côte d'Azur. Et on pourrait faire la même chose avec les gynécos, les rhumatos etc. Et ça fait vingt ans que ça dure », recadre cette native du Touquet. Mais c'est de mal en pis : Avant, c'était compliqué de voir un ophtalmo ; maintenant, ça devient impossible. » Solution préconisée : aller à Paris... La plupart de ses collègues refusent de prendre des nouveaux patients, « hormis les cas vraiment urgents ».

C’était déjà le cas dans des villes de moindre importance, telle Charleville-Mézières, mais ce phénomène gagne désormais des agglomérations plus importantes ; inutile de mentionner la situation dans les campagnes, où les généralistes viennent à manquer. « J'ai entendu dire - sans pouvoir le vérifier - que pas mal de nouveaux ophtalmos s'installaient près de la gare du Nord et de la gare de l'Est pour attirer la clientèle venue de province. » Hier après-midi, Annie Ravin partait à Beaune. Couler une retraite paisible? « Non, je fais un remplacement de trois semaines pour un confrère qui est un ami depuis l'université. Lui non plus n'a personne pour reprendre son cabinet. »

Les béotiens en la matière pourront s'interroger: comment en est-on arrivé là ? L'instauration du numerus clausus des entrées en faculté de médecine afin de limiter le nombre de médecins a eu « des effets dévastateurs », peste Mme Ravin. « Tout le monde le sait depuis vingt ans, tout le monde le répète depuis vingt ans : chaque année en France, il y a 160 nouveaux diplômés pour 200 départs à la retraite. On savait bien qu'on irait dans le mur ! »

Outre la création de quotas, la loi Juppé du 15 novembre 1995, soucieuse de réduire le déficit de la Sécurité sociale, avait créé le Mica, pour Mouvement d'incitation à la cessation d'activité. Il était demandé aux médecins de plus de 58 ans de partir à la retraite alors que celle-ci est alors prévue à 65 ans. Sur les 80000 médecins, 10000 partiront avec un chèque. « Et vingt ans plus tard, on nous incite à prolonger après l'âge légal de la retraite, c'est ubuesque ! SI nous en sommes là aujourd'hui, c'est autant par imprévoyance que par rigidité financière. » Une lueur d'optimisme, toutefois : le rapport remis à Marisol Touraine, ministre de la Santé, en septembre dernier par Dominique Voynet sur la filière optique, « qui montre une prise de conscience ». L'objectif apparaît très ambitieux: réduire de moitié les délais de rendez-vous chez l'ophtalmologiste à l'horizon 2017.

MATHIEU LIVOREIL

Extrait de l'union du 24/01/2016

    

    

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Bien-entendre coûte très cher

Seule une personne sur quatre ayant une déficience auditive s'équipe d'une audioprothèse et 2,1 millions de personnes y renoncent pour des raisons financières.


L'étude estime que 2,1 millions de personnes renoncent à s'équiper en raison du prix Karen Kubena

Conséquence notamment, du vieillissement de la population, les ventes d'audioprothèses ont plus que doublé depuis 2000, pour frôler les 600000 en 2014, soit un marché de 927 millions d'euros, estime cette étude. Mais sur les 6 millions de personnes souffrant de déficiences auditives pouvant justifier d'être appareillées, seules un quart (1,5 million) le sont. Car « des freins demeurent, qui sont d'abord d'ordre financier », le prix moyen d'un appareil auditif est en effet de 1 550 euros par oreille et dans 80 % des cas, les acheteurs ont besoin d'équiper les deux oreilles, soit une dépense de 3 100 euros.

Les prix dissuasifs seraient dus à une  « pénurie savamment entretenue» d'audioprothésistes en France

Compte tenu des remboursements très limités de l'Assurance maladie et des mutuelles, les consommateurs conservent une dépense à leur charge de 1 100 euros par oreille (2 200 euros pour les deux).

L'étude estime que 2,1 millions de personnes renoncent à s'équiper en raison du prix, « au risque de s'isoler progressivement de leur entourage et de leur vie sociale », D'autres sont rebutées par des doutes sur l'efficacité de l'appareil ou ont encore des réticences psychologiques à porter une audioprothèse. Les auteurs attribuent les prix dissuasifs à une « pénurie savamment entretenue » d'audioprothésistes en France : ils sont environ 3100, pour des besoins estimés à 7150 professionnels, et sont donc en position d'obtenir auprès des enseignes des salaires élevés, qui se répercutent dans les prix.

Les appareils sont revendus « 4,5 fois leur prix d’achat », soit une marge brute moyenne de 78 %. Une fois les divers frais et .salaires déduits, la marge nette se situe entre 15 et 18 %, niveau supérieur au « déjà rentable secteur de l'optique. « La priorité est d'assainir ce marché, pour  mettre fin à ce scandale sanitaire en France », estime le président d'UFC-Que Choisir, Alain Bazet.

Pour enrayer la pénurie d'audioprothésistes et enclencher un « cercle vertueux » qui ferait baisser les prix l'association demande aux ministères de la Santé et de l'Éducation un relèvement du numerus clausus introduit à la rentrée 2015 (seuls 199 nouveaux professionnels seront formés cette année).

Le syndicat national des audioprothésistes Unsaf qui juge cette étude  « biaisée », avec des « données incomplètes ou erronées », suggère plutôt d' améliorer le remboursement des appareils auditifs, dont les tarifs pour adultes n'ont pas été revus depuis 1986.

 D'obscurs liens d'argent

L'étude dénonce par ailleurs les « obscurs liens d'argent » entre les audioprothésistes et les médecins ORL d'une part, et  les fabricants d'autre part. Elle estime que 30% des acheteurs se font conseiller par leur ORL pour choisir un  audioprothésiste. Or ces derniers font bénéficier les médecins d'avantages en nature (repas, hébergement, voyages pour assister à des congrès...) qui peuvent « laisser planer le doute »  sur l'objectivité des ORL. Les fabricants de leur côté détiennent souvent des parts dans le capital des audioprothésistes et peuvent même leur accorder des prêts. « La contrepartie est claire, mettre en avant leurs produits » plutôt que d'autres marques, juge l'association, réclamant une totale transparence sur ces liens.

  Extrait de l'union du 27/09/2015

    

    

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3D et algues, le futur de l'optique 

Impression 3D sur-mesure ou montures-en plastique à base d'algues le, salon mondial de l'optique donne un aperçu de l'avenir d'un secteur en pleine forme.

 
Le marché français de l'optique a .enregistré une croissance de 0,6% en 2014. AFP

Le français Essilor, numéro un mondial du verre ophtalmique, présente au Silmo, le salon mondial de l'optique, sa dernière innovation : « Nautilus », un casque immersif à réalité augmentée.

Commercialisée à partir de janvier prochain en France et en Europe, cette sorte de périscope permettra aux opticiens de faire tester et comparer à leurs clients les effets des différents verres du groupe, avec une vision 3D et une correction personnalisée, pour mieux faire son choix. « Cela va bouleverser l'expérience d'achat en magasin, en permettant des achats plus éclairés », pronostique Ludovic Mathieu, le directeur général d'Essilor France. « Dans deux ans, les opticiens se demanderont comment ils faisaient avant, quand il n'avaient que des brochures et la parole » pour convaincre, estime-t-il. De 3D, il est aussi question chez Roger Bacon, une start-up néerlandaise qui propose de scanner la morphologie de votre tête à l'aide d'une tablette numérique, pour fabriquer avec des imprimantes 3D des lunettes épousant parfaitement les courbes de votre visage. En démocratisant le sur mesure, l'impression 3D « va transformer l’industrie des lunettes », prédit Pieter Jonckheer, ingénieur de formation et cofondateur de Roger Bacon, qui, après les Pays-Bas, vise les marchés britannique et français dès l'an prochain. Il faut quand même débourser « entre 280 et 350 euros » pour avoir de telles montures, mais «comparé à des lunettes faites à la main, le prix est raisonnable », assure, Pieter Jonckheer. Autre « révolution » annoncée, les montures de lunettes conçues en plastique extrait d'algues : Naoned, opticien-créateur de Nantes, a lancé, vendredi, cette «( première mondiale », qui se veut une alternative verte aux matériaux pétro-sourcés.

Une start-up néerlandaise pourra fabriquer avec des imprimantes JO des lunettes épousant parfaitement les courbes de votre visage

Car les algues, récoltées au large de la Bretagne, sont rapidement renouvelables, compostables et leur culture ne nécessite aucun traitement chimique ni apport en eau. D'où un « capital-sympathie dingue autour de cette matière », selon Jean-Philippe Douis, le créateur de la société nantaise. Il reste toutefois discret sur le procédé de transformation en plastique, sous-traité à une entreprise bretonne, Algopack, tout en assurant qu'il est « peu énergivore ».

 À SAVOIR

•. 35000 personnes sont attendues au salon mondial de l'optique 1 Silmo qui se tient jusqu'à demain à Villepinte, en Seine-Saint-Denis.

•. Les montures de lunettes conçues en plastique extrait d'algues ressemblent à de la corne de buffle, légèrement veinées légères et flexibles pour un prix oscillant entre 250 et 300 euros.

•. Une petite société portugaise  propose des montures de luxe partiellement composées de liège, un bois jusqu'alors exclu du domaine de l'optique car jugé pas  assez résistant mais dont le Portugal est le premier producteur au monde.

  Extrait de l'union du 27/09/2015

    

    

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Sous hypnose chez le dentiste 

Le bruit de la fraise vous tétanise? Et si vous vous laissiez hypnotiser ?
Cette méthode est de plus en plus utilisée pour atténuer l'anxiété des phobiques de la roulette.

  
Au-delà du traitement de la peur, l'hypnose calme la sécrétion de salive et permet d'accélérer la cicatrisation. Max PPP

« Dormez, je le veux.» L'image classique de «l'hypnotiseur de foire » continue de hanter ceux qui viennent trouver Mardjian Amouzgar, dentiste hypno thérapeute parisienne. « La plupart s'imaginent que l'hypnose fonctionne comme une anesthésie générale, constate-t-elle, Ce qu'ils ne comprennent pas bien, c'est qu'ils garderont le contrôle et seront conscients pendant les soins, mais qu'ils s'en ficheront parce qu'ils seront complètement détendus ! »

C'est en substance ce que raconte Marie-Josée, 49 ans : « Avant j'étais constamment sur le qui-vive. Je n'étais pas réellement phobique, mais dans un état de stress intense et permanent. Deux jours avant mes séances, je prenais des anxiolytiques pour me calmer. Le bruit de la roulette m'angoissait terriblement Sous hypnose, j'entends les bruits, mais beaucoup plus faiblement, et surtout l'appréhension disparaît. En fait je suis présente, je peux répondre quand le médecin me demande quelque chose, mais je suis absente, comme perdue dans mes pensées. Je suis ailleurs.»

Les mauvais souvenirs neutralisés

Difficile à croire pour tous ceux d'entre nous qui ont peur du dentiste. Et n'ont que des mauvais souvenirs, remontant parfois à l'enfance, d'une carie douloureuse, d'une dévitalisation pénible, d'une anesthésie inefficace. Ce sont ces souvenirs qui se réactivent quand ils envisagent une visite chez le dentiste et qui les paralysent On pourrait en rire, mais ce n'est pas drôle : nombreux sont ceux qui repoussent la prise d'un rendez-vous jusqu'à l'extrême limite de la souffrance, préférant affronter le lancinement plutôt que la peur, rendant les soins futurs plus longs, plus coûteux et encore plus douloureux. Pour tenter de remédier à cette réalité qu'ils affrontent quotidiennement, des praticiens dentaires se sont décidés, depuis quelques années, à utiliser l'hypnose éricksonienne (du nom du psychiatre américain Milton H. Erickson (1901-1980).

Le dernier congrès de l'Association dentaire française, en novembre, en a témoigné: le nombre de dentistes hypno thérapeutes serait en augmentation, même si aucun chiffre n'existe. Et celui des patients séduits également. Le principe de l'hypnose est de désamorcer les chemins classiques qu'utilise notre cerveau pour réagir à un événement extérieur. Yves Halfon, psychologue clinicien et hypno thérapeute, formateur chez Hypnoteeth (lire par ailleurs), confirme : « Sous hypnose, le cerveau reçoit les informations mais il ne réagit pas de la même façon à la douleur. On ne le leurre pas, mais on lui demande de répondre différemment,  notamment par l'imagination. Le phobique, quand il vient chez le dentiste, a un scénario négatif dans la tête, souvent parce que cela s'est déjà mal passé pour lui. L'hypnose vient désancrer ce mauvais souvenir et ses conséquences sur le fonctionnement de son cerveau. »

 Plusieurs techniques existent. Certaines sont très simples comme l'utilisation d'une voix douce et monocorde; d'autres sont plus élaborées : suggestions directes d'analgésie qui provoquent l'engourdissement de la zone traitée ou suggestions de distanciation géographique et temporelle. Ainsi, on apprend au patient à se réfugier dans un lieu (imaginaire ou réel) où il va pouvoir ressentir sécurité et confiance, Ce simple exercice, associé à une technique de respiration profonde permet au corps de sécréter des endorphines qui, à elles seules, commencent à calmer le stress. Le chirurgien-dentiste Kenton Kayser explique:  « Il existe plusieurs techniques d'hypnose, et c'est à nous de les utiliser en fonction du patient et de l'objectif de soin. On ne fait rien de spécial on l'accompagne pour qu'il retrouve un chemin qu'il connaît déjà: celui des ressources qu'il détient en lui-même. Il n’y a là rien de magique ».

Une barn méthode pour les enfants aussi

La mise sous hypnose ne dérange en rien la séance de soins. Pour une simple appréhension, quelques minutes suffisent. Pour les phobies plus importantes, une ou plusieurs rencontres avec le praticien peuvent être entièrement consacrées à l'hypnose. Dans tous les cas, s'il existe une réelle volonté de dépasser le stress, il n'y a pas d'échec, assurent les spécialistes.

« J'étais sceptique parce que je ne connaissais rien à cette méthode, témoigne Jacques, 39 ans. Mais ma peur devenait vraiment un handicap : je n'allais faire soigner mes dents qu'en dernière extrémité, et c'était toujours très pénible. Le dentiste m'a fait faire une séance d'hypnose, assis sur le fauteuil. Il m'a appris à fixer mon attention sur ma respiration, puis à rejoindre ce qu'il appelle mon "endroit ressource" en me concentrant sur le paysage que je voyais, ce que j'entendais, ce que j'éprouvais, combien je m'y sentais en tranquillité. [...] Grâce à celle-ci, je n'avais pas mal et surtout je n'avais plus cette crispation permanente sur le fauteuil. [...]  Aujourd'hui, j'utilise mon "endroit ressource" pour m'aider au quotidien, à chaque période de stress. Et ça marche aussi ! »

Le Dr Amouzgar remarque en effet qu'un certain nombre de phobies secondaires (peur de l'enfermement, des ascenseurs, de l'avion ... ) disparaissent souvent en même temps que celle du dentiste. Voire avant! Et sans limite d'âge: comme cette technique joue sur les ressources internes et l'imaginaire, l'hypnose fait des merveilles avec les enfants.

Il suffit souvent de leur raconter une histoire pour qu'ils lâchent leur angoisse. « Surtout, précise la thérapeute, on les coupe du stress parental. Emmener un petit enfant chez le dentiste en lui disant  : Tu vas voir, ça ne va pas faire mal », c'est commencer à instiller en lui l'idée qu'éventuellement c'est quelque chose qui pourrait lui faire mal. Déjà, son cerveau se met en mode "appréhension". L'hypnose permet de "débrancher" ça. »

Au-delà du traitement de la peur, les effets (scientifiquement prouvés) de l'hypnose ne sont pas négligeables. Pendant les soins, celle-ci calme la sécrétion de salive: adieu le respirateur buccal bruyant et inconfortable. Le praticien peut également diminuer des deux tiers la dose d'anesthésiant utilisée, pour la même efficacité. Mais ce n'est pas tout, car l'hypnose, en plaçant le corps dans un état de détente absolue, a des effets qui se poursuivent au-delà de la séance. Puisqu'il n'y a pas eu de traumatisme, les saignements sont moindres, la cicatrisation est accélérée et les prises d'antalgiques post-soins sont diminuées, voire éliminées.

A patients heureux, dentistes détendus

L'hypnose dans le cabinet dentaire s'avère également efficace pour lutter contre des phénomènes autres que les phobies. Par exemple, un médecin peut induire l'arrêt de réflexes très invalidants pour les dents et les gencives : le bruxisme (grincement des dents) et le clenching (serrement des mâchoires).

Or, à patients heureux, dentistes détendus, s'enthousiasme Gaude Parodi, chirurgien-dentiste et hypno thérapeute: « Bien sûr, c'est important pour le patient mais n'oublions pas les praticiens. C'est très stressant de devoir accompagner, toute la journée, l'anxiété des autres. Nous, les dentistes, sommes inévitablement affectés par l'angoisse et la douleur de nos patients. Il y a énormément de burnout dans notre métier. L'hypnose, c'est une vie professionnelle plus sereine pour nous. Donc plus disponible pour les patients. »

Marie L’HERMET

 

Pour en savoir plus sur l’hypnose

Vous êtes patient : L’ordre des médecins nous interdisant de faire de la publicité pour un praticien,

nous ne pouvons vous fournir de noms. Néanmoins; vous pouvez trouver les coordonnées de dentistes qui utilisent l'hypnose sur des sites internet spécialisés (www.hypnose.fr ou www.hypnoses.com par exemple).

Vous êtes praticien : Il existe plusieurs centres de formation à l'hypnose médicale, mais Hypnotech, initialement destiné aux chirurgiens-dentistes, s’est progressivement  ouvert à tous les secteurs de santé nécessitant des gestes invasifs et un traitement spécifique de la douleur : gynécologie, proctologie ou soins infirmiers par exemple (hypnoteeh.com).

 À SAVOIR

Pour aller plus loin

•. Le Grand livre de l'hypnose ! de Grégory Tosti.

Gros ouvrage de référence : fondements historiques, mécanismes, conditions de la pratique, protocoles et méthodes, initiation, témoignages, exercices, tout y est (Eyrolles. 2014)

•. L'Hypnose qui soigne de Jean-Marc Benhaiem.

Par le médecin qui a créé, en 2001, le premier  diplôme universitaire d'hypnose médicale à la Pitié-Salpêtrière à Paris (Edions J.Lyon, 2010).

  Extrait de l'union du 27/09/2015

    

    

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