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  Le stade Delaune  -  Coupe du Monde Féminine


 

 

 

   

  

  


La statue de Kopa sera révélée demain, dix ans après la réouverture de Delaune
Que le spectacle commence !

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Coupe du Monde 2019: "Un booster pour le football féminin régional
La nouvelle vie des filles du Stade de Reims

   

   

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La statue de Kopa sera révélée demain, dix ans après la réouverture de Delaune

La sculpture grandeur nature, en bronze, de Raymond Kopa, est inaugurée ce samedi à 18 heures, sur le parvis du stade Delaune, qui fête ce mois-ci ses dix ans.


Cachée sous une bâche, la statue de Raymond Kopa attend le coup de sifflet de l’arbitre pour apparaître: le coup d’envoi de l’inauguration sera donné ce samedi, à 18 heures.Edouard Lantenois

LE PALMARÈS D’UN GÉANT

*.- NÉ LE 13 OCTOBRE 1931 à Nœux-les-Mines, mort le 3 mars 2017 à Angers, Raymond Kopaszewski, dit Raymond Kopa, a joué 542 matches de championnat en France et en Espagne (123 buts).

*.- IL A SURTOUT JOUÉ À REIMS (1951 – 1956 et 1960 – 1967), plus deux saisons à Angers et trois au Real Madrid. Il a joué 45 matches en Bleu (18 buts).

*.- PALMARÈS : 3 Coupes d’Europe (C1) avec Madrid (1957, 1958, 1959), 4 titres de champion de France avec Reims (1953, 1955, 1960 et 1962), deux titres de champion d’Espagne (1957 et 1958). Meilleur joueur de la Coupe du monde 1958 et Ballon d’or 1958.

Un anniversaire peut en cacher un autre. Il y a soixante ans, le 16 décembre 1958, Raymond Kopa recevait le Ballon d’or, créé deux ans plus tôt. Il brillait alors sur la pelouse madrilène, venait de remporter la Coupe d’Europe des Clubs champions pour la seconde fois, et sortait d’un prodigieux Mondial, dont il avait été élu meilleur joueur. Six décennies plus tard, ce samedi à 18 heures, un hommage majuscule sera rendu au joueur disparu en mars 2017, avec l’inauguration d’une statue à taille réelle de ce géant d’1,68 m.

UN VIRTUOSE

L’œuvre commandée au sculpteur britannique Carl Payne, bien connu outre-Manche pour avoir réalisé la statue d’une autre gloire, Stanley Matthews, qui trône devant le stade de Stoke City, sera présentée aux supporters deux heures avant la rencontre Reims-Strasbourg. Installée sur une dalle en granit bleu, au pied de la tribune Germain, elle sera inaugurée par le maire, qui y voit un moyen d’ «honorer à sa juste valeur l’immense talent (…) d’un virtuose, qui illumina le Vélodrome et la ville. »

Cette œuvre, d’un coût de 200 000 €, a été financée par la Ville, avec une opération de mécénat qui a rencontré un large succès. La Ville a récolté 79161 € de la part de 142 particuliers, 12 entreprises et une collectivité (la Ville d’Angers). Le Real Madrid et le Stade de Reims ont offert 30 000 et 10 000€. Demain soir, les mécènes seront présents, ainsi que d’anciens joueurs du Real, comme José Santamaria et Amancio Amaro, l’ancien gardien rémois Dominique Colonna, la veuve de Raymond Kopa, le président du Stade de Reims, ou encore le journaliste sportif Jean-Paul Ollivier. Un film d’hommage, tourné par le Real Madrid, sera également projeté.

Cet hommage coïncide avec une autre date anniversaire : le 5 décembre dernier, lors de la réception de Toulouse, le stade Delaune a fêté les dix ans, jour pour jour, de sa réouverture. Au terme d’un chantier colossal qui dura des années et multiplia les déconvenues, le «Delaune II » vit le jour fin 2008, proposant un stade à l’anglaise flambant neuf aux supporters rémois. À cette occasion, L’union reviendra sur cette décennie d’émotions fortes, en publiant un supplément spécial.

Un supplément spécial pour fêter les 10 ans du nouveau stade


Le 5 décembre, Delaune a fêté les dix an s, jour pour jour, de sa réouverture.

L’union publiera demain douze pages spéciales, pour souffler les dix bougies du stade moderne de Reims, inauguré en décembre 2008. Cet anniversaire était une belle occasion de revenir sur une décennie de foot à Delaune, côté terrain et côté coulisses. Comment se prépare un match avant le coup d’envoi ? Quelles sont les rencontres qui ont le plus marqué l’histoire récente de Delaune ? Qui sont ces anonymes qui font vivre le stade ? Pourquoi sa construction a-t-elle duré aussi longtemps ? Autant de questions posées, et de réponses apportées, dans ce supplément très largement illustré. Une petite colle pour vous faire saliver : à votre avis, combien de spectateurs ont franchi les grilles du stade en dix ans ? Un indice : ça se compte en millions…

Guillaume LÉVY

Extrait del'union du 14/12/2018

   

   

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FOOT Féminin  - Coupe du Monde Féminine 2019

Hommage aux pionnières du Stade

   

   

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Hommage aux pionnières du Stade

Reims « Comme des Garçons » sort dans les salles mercredi. Un film qui met   en lumière l’histoire des filles du Stade de Reims de 1968. Des pionnières.


Une partie des pionnières rémoises de 1968 se sont retrouvées début avril dans la Cité des sacres.
Hervé Oudin

Le synopsis

REIMS, 1969. Paul Coutard, séducteur invétéré et journaliste sportif au quotidien « Le Champenois », décide d’organiser un match de football féminin pour défier son directeur lors de la kermesse annuelle du journal. Emmanuelle Bruno, secrétaire de direction, se retrouve obligée de l’assister. Sans le savoir, ils vont se lancer ensemble dans la création de la première équipe féminine de football de France. 

Nous sommes le mardi 17 avril, jour de l’avant-première du film « Comme des Garçons » au cinéma Gaumont Thillois. Il est 21 h 45, le générique de fin vient de commencer, la lumière se rallume et les premiers applaudissements descendent de la salle. Au premier abord, les quelque 200 spectateurs présents ont été conquis par ce qu’ils ont vu. L’échange avec l’équipe du film le confirme. Une ovation accompagna le réalisateur, Julien Hallard, les actrices ainsi que le seul acteur masculin présent, Max Boublil. « Ça va, vous avez passé une bonne soirée ?, demanda directement ce dernier. On a entendu un non (rires). On est très fiers de venir vous présenter ce film ici. On est même un peu intimidés. »

LOIN DE LA RÉALITÉ MAIS C’EST UN CHOIX ASSUMÉ

La fierté laissa rapidement place à l’émotion. « Être en face de ces pionnières, c’est quelque chose de fort, reconnaît l’actrice Vanessa Guide, les larmes aux yeux. Je suis toujours très émue en voyant la fin du film. On ne cesse de parler de vous, on a été fiers de porter votre histoire avec le plus de respect et d’intégrité possible. Vous êtes des modèles. » C’est à ce moment que ces pionnières, présentes dans la salle, se sont levées et ont reçu l’ovation qu’elles méritaient. Capitaine de l’époque, Michèle Monier a pris du plaisir devant ce long-métrage. « C’est marrant même si ce n’est pas réellement l’histoire que nous avons vécue,commente-t-elle. Il y a quand même des petites anecdotes dans le film. C’est une fiction, une comédie, et le réalisateur s’est laissé aller notamment avec Pierre Geoffroy qui était loin d’être un dragueur. Je pense que ça va intéresser beaucoup de monde. De toute façon, dès que l’on parle du football féminin, ça me va. »

Actuel président du Stade de Reims, Jean-Pierre Caillot n’a également pas boudé son plaisir. « Je me suis vraiment bien marré , lance-t-il.C’était très agréable à regarder. Il y a quand même beaucoup de choses romancées. L’image du président dans le film n’a aucun rapport avec celui de l’époque. Mais c’est bien de montrer que le Stade de Reims est toujours derrière ses filles. » « On s’en prend un peu dans la gueule », plaisante dans la foulée Max Boublil.

La distance avec l’histoire originelle est revenue plusieurs fois sur le tapis. Mais le réalisateur, Julien Hallard, fait front et explique sa démarche. « L’aventure est très proche de ce qui est raconté dans le film, fait valoir le réalisateur. J’ai entendu cette histoire par hasard. Cela m’a interpellé de voir que les filles ne pouvaient pas jouer au football dans une équipe mais seulement avec des amis, dans leurs villages. Je voulais leur rendre hommage et faire découvrir aux gens cette histoire qui est un peu oubliée, je trouve. J’ai donc effectué un imposant travail de recherche. J’ai rencontré un maximum d’anciennes joueuses et j’ai recueilli pas mal d’anecdotes. À partir de tout ça, j’ai écrit une fiction. Je ne voulais pas faire un documentaire et que ce ne soit pas trop plat. Je voulais en faire une histoire avec un point de vue et des rebondissements. »

En plus de l’histoire romancée pour en faire une comédie sociale, Julien Hallard n’a pas hésité également à forcer le trait sur les personnages, notamment celui de l’entraîneur Paul Coutard. « Je me suis permis d’être archétypal avec les personnages, notamment celui de Max Boublil, explique le réalisateur.J’aime beaucoup son côté naturel dans ses films mais je voulais le confronter à autre chose, le sortir de son univers. Je l’ai un peu obligé à mettre des costumes d’époque, à prendre des risques et avoir un côté dragueur comme Jacques Dutronc

Sorti de son cadre habituel, Max Boublil a dû s’adapter à ce nouveau rôle, pas fait sur mesure pour lui. « Julien a voulu déjà par le physique, le brushing et les vêtements, que mon personnage soit des années60. Il a fallu marcher un peu vers le personnage et inversement car le naturel est vite revenu. Il fallait aussi parler comme à l’époque. J’ai eu un travail de mots à mettre en bouche. Il y a eu très peu d’improvisation, il m’a bien cadré pour que cela reste crédible », détaille l’acteur. Tourné essentiellement à Royan et Chepniers (Charente-Maritime), « pour des raisons artistiques » selon le réalisateur, ce long-métrage « ne s’adresse pas qu’à ceux qui aiment le football. C’est dangereux de faire des films sur le sport, notamment le football, car tout le monde connaît et va analyser chaque geste. Là, le plus important c’est le message envoyé, l’histoire qu’elles ont vécu. » C’est bien là l’essentiel.

3 QUESTIONS à


Vanessa GUIDE
Actrice, jouant le rôle d’Emmanuelle BRUNO

Elles ont été de l’avant pour juste jouer au foot

Vanessa, pouvez-vous me présenter votre rôle dans le film ?

J’interprète le rôle d’Emmanuelle Bruno, la numéro dix de l’équipe. Au début, je suis une simple secrétaire effacée, discrète qui travaille au journal de Reims. Je vais me retrouver, malgré moi, dans la première équipe féminine de football car Paul Coutard m’y oblige un peu. Le début d’une belle histoire.

Qu’est ce qui vous a plu dans ce rôle à la lecture du scénario ?

Tout m’a plu, je trouve que ce personnage est génial. J’aime ce côté timide, effacé, strict au début du film, même physiquement avec les cheveux tirés et les lunettes papillon. Grâce au football, elle va se révéler, prendre de l’assurance et montrer sa vraie personnalité. Elle va enlever ses lunettes et ça représente une forme de déclic. Je voulais aussi être la plus crédible possible en tant que footballeuse. La production avait prévu des entraînements collectifs pendant trois mois mais j’en voulais plus. J’ai commencé à travailler six mois avant le début du tournage avec Aurélie Ménard, qui a ensuite coaché tout le monde.

Qu’est-ce que ça vous a fait de vous plonger dans le contexte de l’époque ?

C’est hallucinant de se remettre dans cette période-là et de se dire que ces filles étaient tenaces. Elles n’ont rien lâché, elles se sont moquées du regard des autres. Elles sont allées de l’avant pour juste jouer au foot qui à l’époque était masculin. J’aime ce côté tête brûlée qu’elles ont pu avoir.s.

Cinquante ans après, leur amitié est toujours aussi forte 

Après toutes ces années, elles restent et seront toujours considérées comme des pionnières. Elles sont les premières à avoir posé les bases de la reconnaissance du football féminin. Leur histoire démarre il y a maintenant 50 ans. En juillet 1968, Pierre Geoffroy, journaliste sportif à L’Union, publie une annonce dans le journal. Dans le cadre du tournoi annuel de L’Union, le journal local recherchait des joueuses de football pour un match exhibition en septembre. « Richard Gaud et Pierre Geoffroy pensaient qu’ils n’y auraient que 11 filles. Ils ont été surpris d’en voir débarquer une vingtaine, raconte Gigi Souëf, l’une des plus emblématiques pionnières.Personne n’avait imaginé que cette aventure allait durer autant d’années. » Après deux mois d’entraînement, les Rémoises affrontent le FC Schwindratzheim en lever de rideau de Reims-Valenciennes. Une première qui accoucha d’un succès pour les Marnaises. Le début d’une belle aventure. « On ne pensait qu’à jouer au football. On voulait juste prendre du plaisir et rien d’autre même si certains ne comprenaient pas notre démarche. C’était simplement l’histoire de filles, devenues amies et voulant jouer ensemble. », détaille Gigi. Le Football club féminin rémois voit le jour avant de tomber dans le giron du Stade de Reims en janvier 1970.

Cinquante ans plus tard, le plaisir d’être ensemble est toujours là. Le 4 avril dernier, elles se sont retrouvées à Reims. Le temps d’une journée, tous les souvenirs sont remontés à la surface. « C’est un grand bonheur de se retrouver, cela fait plus de quarante ans que l’on ne s’est pas vues », confiait Michèle Monier. « C’est un moment particulier, reconnaissait de son côté Chantal Lebrun. C’était une aventure unique. Ce n’était pas prévu pour durer. On a réussi à fabriquer une ambiance, quelque chose de convivial, et une forte amitié nous lie. » Si le film ne retrace pas exactement leur aventure, il met en avant une chose importante : cette relation sincère qui existe entre chacune d’entre elles.

La base de l’histoire de ces pionnières. Simplicité, humour et tendresse 

Dès les premières minutes, nous sommes bien projetés dans l’univers des années 60 : les décors, les costumes, les dialogues, le contexte, bref tout y est. On comprend qu’Emmanuelle Bruno va tenir une place importante. En revanche, ça ne nous saute pas aux yeux en voyant Paul Coutard, ce journaliste dragueur, ne pensant qu’à séduire. Une forme d’arrogance se dégage de lui. Insupportable au début, il change et mûrit au fur et à mesure devenant même attachant. L’évolution du personnage est intéressante à observer ainsi que sa prise de conscience concernant le football féminin. C’est lui qui engage les combats contre le Stade de Reims, la police ou encore la Fédération française de football. En revanche, on saisit rapidement que lui et Emmanuelle Bruno vont finir par se rapprocher, mais chut on ne vous dit pas tout non plus. Et l’humour dans tout ça ? N’oublions pas que c’est une comédie. Le duo Max Boublil – Bruno Lochet nous donne naturellement le sourire. Les rires viennent simplement face à un humour potache mais on est quand même loin du fou rire. Bilan : une comédie simple, drôle, tendre et pas centrée sur le football mais sur l’aventure humaine des filles.

Qu’avez-vous pensé du film « Comme des garçons » ?  

Valérie ROBIN

47 ans - Reims

« Très bien. En tant que joueuse, ça m’a fait remémorer d’excellents souvenirs. J’ai été émue à l’issue du film. Notamment au moment où les filles sont reconnues par la fédération française de football. Même si je n’étais pas née en 1969, c’est un très beau pas en avant pour les femmes. »

Dominique  MUSSET

61 ANS - RIMOGNE (08)

« C'est un film intéressant. Oui s'inspire, à mon avis, beaucoup des comédies américai nes, surtout celles basées sur le sport. On sent que l'auteur a des références par rapport à ça. Je pense que c'est un film destiné à u ne bonne carrière car on passe vraiment un très bon moment. »

Lélia THIBAUT

20 ANS - HERMONVILLE

« Je me suis régalée! C'est un très beau film, émouvant. Le réalisateur a très bien mis en scène l'histoire que les pionnières ont vécue. Tout ce qu'on vit aujourd'hui dans les petits clubs, c'est grâce à elles ... Personnellement, étant joueuse, ça m'a énormément touchée. »

Kévin PETIT, Guillaume DECOURT et Sylvain POHU

Extrait de l'union du 19-11-2016

 

 

Coupe du Monde Féminine 2019

Pour vivre la coupe du monde de l’intérieur
Que le spectacle commence !

Mesdames, vous êtes servies !
Le maréchal d’Erlon ambassadeur du foot féminin

Une coupe du monde peut en cacher une autre 
Coupe du monde 2019, À la recherche de volontaires
DANS UN AN, LE MONDIAL À REIMS 
FOOTBALL COUPE DU MONDE 2019 FÉMININE - Tapis rouge à Reims
Reims accueillera la Coupe du monde féminine en 2019 

   

   

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 Pour vivre la coupe du monde de l’intérieur

Après la Fifa, c’est au tour de la Ville de lancer un appel aux Rémois désireux   de participer à la grande fête du football féminin cet été. 250 bénévoles vont être « recrutés ».  


Vous n’avez pas été retenu par la Fifa pour être volontaire pendant la Coupe du monde? Retentez votre chance auprès de la Ville, qui souhaite recruter, elle aussi, des bénévoles pour des missions en dehors du stade.

L’ESSENTIEL

*.-LA COUPE DU MONDE FÉMININE de football se déroulera en France du 7 juin au 7 juillet. Six matchs seront organisés à Reims. Ils se dérouleront les 8, 11, 14, 17, 20 et 24 juin.

*.-POUR ENCADRER L’ÉVÉNEMENT, la Ville souhaite s’entourer de 250 bénévoles, en plus des volontaires déjà « recrutés » par la Fifa. L’appel à candidatures a été lancé hier. Il se poursuit jusqu’au 31 mars.

*.-RENDEZ-VOUS sur www.reims.fr pour remplir le dossier d’inscription à retourner à la direction des sports, 2, esplanade Léo-Lagrange, ou par mail à : benevolescdm@reims.fr

Réponse en avril.


« Je veux que ce soit intergénérationnel, et pas que des sportifs, pour faire profiter tous les Rémois »
Kim Duntze. Adjointe au sport

Pour vivre pleinement la Coupe du monde féminine de football à Reims, deux solutions. La première, somme toute classique, est d’acheter un billet sur le site de la Fifa pour assister à l’un des six matchs organisés à Delaune au mois de juin (à ce sujet, on vous conseille de vous hâter, lire par ailleurs). Et la seconde ? Postuler en tant que bénévole, pour se retrouver au cœur de l’événement ! Après la Fifa, qui vient de boucler sa liste de 250 volontaires sélectionnés parmi plus de 900 demandes, c’est au tour de la Ville de lancer sa campagne de recrutement. Depuis hier, tous les plus de 18 ans peuvent postuler. Et ce, jusqu’au 31 mars. L’occasion pour les déçus de la première salve (celle initiée par la Fifa), de tenter à nouveau leur chance.

PLUSIEURS MISSIONS EN VUE

Au total, 250 candidatures seront retenues pour différentes missions, que détaille Kim Duntze, adjointe à la jeunesse et au sport : « Les gens pourront choisir. Il faudra par exemple s’occuper de l’accueil des supporters étrangers au niveau de la gare, du tramway, du bus, les amener au stade et ainsi leur éviter d’être perdus » . Certains préféreront peut-être assurer une présence au « Fan Walk», ce village d’accueil qui sera implanté à Saint-Symphorien. « On a envie qu’il y ait une vraie vie sportive et associative sur place » , souligne l’élue, qui imagine des stands dédiés à la Coupe du monde, à la municipalité, avec goodies et animations, aux clubs de foot – mais pas que –, ou encore au développement durable, avec le Grand Reims, et à la culture avec les comités de jumelage. « Les clubs et la Ville feront vivre cet espace ; mais il faudra aussi des bénévoles. C’est un lieu où l’on pourra se retrouver et profiter d’animations. »

Des bonnes volontés sont aussi prévues pour orienter le public vers les monuments de la ville, en lien avec l’office de tourisme. Mais également pour tenir les différents stands d’informations qui seront implantés en ville. Où précisément ? Rien n’est encore acté. Peut-être le seront-ils au niveau des « points importants » que seront la gare, la place Saint-Symphorien, le parvis de la cathédrale, le stade Delaune et la mairie. « C’est à peaufiner, notamment en termes de sécurité » , note Mme Duntze, qui indique que plusieurs réunions ont déjà eu lieu avec la sous-préfecture à ce sujet.

Retour à nos bénévoles. Quelles qualités doivent-ils présenter pour espérer être retenus ? « Seule condition, l’âge. Il faut avoir 18 ans » , note Kim Duntze, qui souligne d’emblée que parler une langue étrangère est un gros plus. « Je veux que ce soit intergénérationnel, et que ce ne soit pas que des sportifs, pour faire profiter tous les Rémois, qu’ils viennent des quartiers ou du centre-ville, d’un événement tel que la Coupe du monde féminine. » Le plus important, selon elle : « La motivation, la disponibilité, l’investissement, la mobilisation. Des aspects que l’on pourra apprécier lors des entretiens» , qui seront assurés par les directions des sports et de la communication. « Je pense que nous aurons près de 1 000 demandes… Car nous en recevons déjà depuis l’année dernière ! »

Mais comme la Ville ne pourra pas retenir tout le monde, elle réfléchit déjà aux moyens d’impliquer le plus grand nombre, notamment avec les associations et Maisons de quartier. Des repas aux couleurs de l’événement seront organisés dans les écoles, une mini-coupe du monde est initiée dans les quartiers, et des jeunes pourront être appelés à revêtir la tenue de ramasseurs de ballons… Car ce rendez-vous, s’il est celui de la planète, doit être aussi, cette fois, celui des Rémois.

LE MATCH PAYS-BAS/CANADA DÉJÀ PRIS D’ASSAUT

Si vous voulez une place à Delaune pour l’un des six matchs programmés en juin, dépêchez-vous d’aller sur le site de la Fifa. Selon Kim Duntze, deux sont déjà presque complets. La rencontre Pays-Bas/Canada, notamment, est « très attractive ». La fédération hollandaise de football s’est d’ores et déjà rapprochée de la Ville en prévision de l’arrivée d’un flux important de supporters des joueuses néerlandaises championnes d’Europe, qui rencontreront la 2 e meilleure nation derrière les États-Unis. L’affiche Thaïlande/États-Unis, où le « soccer » est particulièrement féminin, devrait aussi attirer les foules. Enfin, notons encore que les deux matchs de la Norvège, où le foot féminin est bien développé, devraient aussi être pris d’assaut, prédit Kim Duntze.

Marion DARDARD

Extrait del'union du 16/01/2019

 

 

  Que le spectacle commence !

Quelle équipe soulèvera le trophée le 15 juillet ? Le Brésil, l’Espagne, l’Allemagne, la France ? Une surprise africaine,   un joker sud-américain ? Le feuilleton débute aujourd’hui.


Dans quelques heures, le président Poutine déclarera ouverte la 21e édition de la Coupe du monde.

TROÏKA D’ARCHI-FAVORIS

« Mes favoris sont bien sûr le Brésil, parce que je suis brésilien, l’Espagne, qui joue très bien au football, et l’Allemagne, qui est toujours là » : Ronaldo, l’ancienne gloire de la Seleçao, n’a fait qu’entériner ce que la plupart des observateurs ont pronostiqué.

Revigorée depuis l’arrivée de Tite en juin 2016, la Seleçao tentera d’effacer le traumatisme du Mondial-2014 et l’humiliante défaite 7-1 à domicile en demi-finales contre l’Allemagne.

Vient ensuite l’Espagne (lire par ailleurs), qui aura également à cœur de faire oublier son élimination au 1er tour du Mondial au Brésil. Enfin l’Allemagne, champion en titre et au minimum en demi-finales depuis 2002, peut-elle réussir le doublé ?

Juste derrière cette troïka de favoris, la France avec ses jeunes talents, voire la Belgique, qui rêve d’accrocher quelque chose avec sa génération dorée, font figure de prétendants crédibles.

RONALDO ET MESSI POUR LA LÉGENDE

Messi (30 ans) et Ronaldo (33 ans), qui ont marqué la décennie, peuvent-ils intégrer le panthéon du football sans avoir remporté une Coupe du monde ? Ce Mondial représente la dernière chance des cracks argentin et portugais pour mettre fin à cet incroyable paradoxe et être considéré comme l’égal d’un Pelé, Diego Maradona ou Zinédine Zidane. Messi a ainsi conditionné la suite de sa carrière internationale à un dernier bon parcours. Tombé dans l’un des groupes de la mort avec la Croatie, l’Islande et le Nigeria, l’Argentin sortira-t-il par la petite porte ?

RÊVE IMPOSSIBLE POUR L’AFRIQUE ?

Peut-il y avoir une surprise venue d’Afrique ? « J’espère ! Mon rêve c’est d’un jour voir une équipe d’Afrique gagner la Coupe du monde mais cette année ça me parait compliqué », admet Claude Le Roy, emblématique sorcier blanc des sélections africaines.

Si le Maroc d’Hervé Renard, qui n’a encaissé aucun but lors des éliminatoires, la Tunisie, 12 e nation mondiale au classement Fifa, et le Nigeria ont hérité d’un groupe très difficile et devront réaliser l’exploit, l’Égypte et le Sénégal ont une vraie carte à jouer. Même si pour les Pharaons, qui joueront contre la Russie, l’Arabie Saoudite et l’Uruguay, tout dépendra de l’état de forme de leur atout n° 1 Mohamed Salah.

Le Japon, fragilisé depuis l’éviction de Vahid Halilhodzic, la Corée du Sud ou encore l’Australie, semblent encore justes, tandis que les sélections sud-américaines comme la Colombie, le Mexique ou le Costa Rica sont des habitués de la phase-finale.


Les Diables rouges belges font partie des outsiders crédibles. AFP

Robbie Williams en ouverture

Du stade Loujniki… au stade Loujniki : le Mondial débute mezza voce dans l’enceinte moscovite qui accueillera aussi la finale le 15 juillet. La pop star anglaise Robbie Williams animera la cérémonie d’ouverture plutôt modeste voulue par les organisateurs, à une demi-heure du coup d’envoi d’un match qui le sera tout autant, entre les deux plus mauvaises sélections au classement Fifa du tournoi, respectivement 70 e et 67 e . Sur le terrain, la « Sbornaïa », qui reste sur sept matches de suite sans victoire, doit déjà s’imposer pour éloigner l’affront d’une élimination dès la phase des poules comme pays organisateur.

LA RUSSIE DÉJÀ SOUS PRESSION

La planète entière va être rattrapée par la belle réalité du terrain : le début de la Coupe du monde 2018. La Russie, en tant que pays hôte, ouvrira le bal, et la pression est déjà monstrueuse. Les joueurs de Stanislav Cherchesov font face à l’Arabie saoudite, de loin leur adversaire le plus faible du groupe. Il faudra ensuite se coltiner l’Égypte, sans doute avec Mohamed Salah de retour, et l’Uruguay. La victoire est donc absolument obligatoire.

7

Battus par le Brésil et la France en mars, 3-0 et 3-2, les Russes restent sur 7 rencontres sans victoire. Défaits encore en Autriche il y a deux semaines (1-0), ils ont dernièrement été accrochés par la Turquie (1-1), la semaine passée à Moscou. Le dernier succès remonte donc au 7 octobre 2017, face à la Corée du Sud (4-2).

Extrait del'union du 14/06/2018

 

 Mesdames, vous êtes servies !

Boulogne-Billancourt La France, pays-hôte, affrontera la Corée du Sud, la Norvège et le Nigeria.   Un « groupe relevé », a commenté leur sélectionneur après le tirage au sort d’hier.

À SAVOIR

*.- LE PREMIER TOUR DES BLEUES

7 juin. – à Paris-Parc des Princes (21 heures, match d’ouverture) : FRANCE – Corée du Sud

2 juin. – à Nice (21 heures) : FRANCE – Norvège

17 juin. – à Rennes (21 heures) : FRANCE – Nigeria

*.- LE PALMARÈS DE LA COUPE DU MONDE FÉMININE

1991 – États-Unis

1995 – Norvège

1999 – États-Unis

2003 – Allemagne

2007 – Allemagne

2011 – Japon (France 4 e )

2015 – États-Unis

*.- LES FRANÇAIS AIMENT LES BLEUES le football féminin a déjà séduit les Français selon un sondage d’Odoxa pour RTL. Près de deux sur trois (64 %) comptent suivre la compétition l’été prochain. En outre, 56 % des Français ont déjà regardé un match de football féminin. 80 % des amateurs de football ont déjà vu un match et ils sont même 59 % à déclarer en avoir vu plusieurs.

*.- LAutres enseignements : l’image du football féminin est bien meilleure que celle du football masculin (85 % contre 50 %). La raison de cette popularité ? Pour les Français, le football féminin est d’un bon niveau. 89 % d’entre eux et 92 % des amateurs de football le pensent.

Les Bleues de Corinne Diacre disputeront leurs trois premières rencontres le vendredi 7 juin à Paris contre la Corée du Sud pour le match d’ouverture, puis le mercredi 12 juin à Nice contre la Norvège et enfin le lundi 17 juin à Rennes face au Nigeria.

« C’est un groupe relevé mais quand on voit les vingt-trois équipes qualifiées, je ne m’attendais pas à autre chose », a réagi la technicienne tricolore. « L’idée, c’est de finir premières et d’aller le plus loin possible. Le niveau se relève vraiment, l’écart entre les équipes diminue. »

Elles ont tout de même réussi à éviter les Pays-Bas, champions d’Europe 2017, le Japon, champion du monde 2011, ou encore le Brésil, vainqueur de la Copa America 2018, pour tomber sur la Norvège dans le « pot » 2. Les Scandinaves, qui ne pourront pas compter sur Ada Hegerberg, tout juste lauréate du premier Ballon d’Or féminin de l’histoire mais qui s’est mise en retrait de la sélection depuis août 2017, apparaissent comme des adversaires plus accessibles.

Dans le pot 3, la France a hérité de la Corée du Sud, alors que des nations comme la Chine présentaient une plus grande menace. Mais dans le dernier chapeau, les coéquipières de Wendie Renard sont tombées sur l’adversaire le plus dangereux avec le Nigeria, qui vient d’être sacré champion d’Afrique 2018 pour la troisième fois d’affilée.

DESCHAMPS “À LA DISPOSITION”

Invité de prestige de la cérémonie de tirage au sort aux côtés notamment du Brésilien Kaka et de la légende anglaise du foot féminin Alex Scott, le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps a été logiquement le plus acclamé par le public présent dans la salle de spectacle des Hauts-de-Seine, située loin de la manifestation des gilets jaunes qui a paralysé la capitale.

« Je n’ai pas de conseils à donner à Corinne (Diacre), elle connaît mieux le foot féminin que moi. Elle sait que je suis à sa disposition. En tant que pays organisateur, il y a une attente forcément. Elle sait ce qui l’attend mais cela ne doit pas être quelque chose de négatif, elle sait aussi qu’elle aura le soutien du public français », a-t-il déclaré en guise de recommandation.

Du côté des principaux rivaux pour le sacre suprême, les États-Unis, champions du monde en titre et candidats à leur propre succession, ou l’Allemagne, championne olympique en titre, ont connu des fortunes diverses.

« Merci, Didier, pour la pression. Quand on voit le bonheur que ton équipe procure aux Français, on n’a qu’une envie, c’est de prolonger cet engouement »  Corinne Diacre

Les Américaines seront opposées lors de la phase de groupes à la Thaïlande, le Chili et la Suède dans le groupe F. Un tirage, a priori, largement à leur portée.

Les Allemandes ont été de leur côté versées dans le groupe B et affronteront la Chine, l’Espagne et l’Afrique du Sud. Un programme un peu plus périlleux.

La Coupe du monde féminine aura lieu du 7 juin au 7 juillet dans neuf villes hôtes : Grenoble, Le Havre, Lyon, Montpellier, Nice, Paris, Reims, Rennes et Valenciennes. La finale aura lieu à Lyon.

Troisième au classement Fifa, l’équipe de France féminine n’a jamais remporté de titre mondial. Elle a échoué en quart de finale lors de la dernière édition, éliminée par l’Allemagne aux tirs au but.

Le Mondial-2019 féminin sera le 6 etournoi international majeur organisé dans l’Hexagone après le Mondial-1938, l’Euro-1960 (demi-finales et finale), l’Euro-1984, le Mondial-1998 et l’Euro-2016, uniquement des compétitions masculines.

UN DOUBLÉ POUR LA FRANCE ?

« On se doit d’être neutre à la Fifa mais quand la France a gagné le Mondial cet été, c’était un grand moment parce que je savais que cela pouvait avoir un impact positif pour la Coupe du monde féminine », a confié Sarai Bareman, directrice du football féminin à la Fifa. « Qui sait, la France pourra peut-être réaliser le doublé avec une victoire chez les hommes et les femmes », a-t-elle ajouté. C’est le souhait de toute une nation.

Sept matches au Parc pour 254 euros 

Près de 173 000 tickets ont été vendus en date du 3 décembre, sur un total de 1,3 million de billets à vendre, a annoncé la Fédération française hier. «On a 1,3 million de billets à vendre avec pour objectif de remplir les stades », a exposé la vice-présidente de la FFF, Brigitte Henriques.

Au 3 décembre, 172 786 billets ont été vendus « via le Grand-Public et la Famille du football », « dont 50 % d’acheteurs hors France avec les États-Unis en tête ». « On va faire en sorte que tout le monde puisse venir avec une politique tarifaire abordable », a poursuivi la dirigeante de la « 3F ».

Cinquante-deux matches sont prévus dans neuf villes-hôtes. Des packs de billets sont disponibles au prix de 25 euros, tandis que le plus cher, qui permet de voir les 7 rencontres au Parc des Princes dont le match d’ouverture et un quart de finale, est au prix de 254 euros.

 Extrait de l'union 30/10/2018

Le maréchal d’Erlon ambassadeur du foot féminin

On recherche 250 personnes pour organiser au mieux la Coupe du monde féminine. Il reste un mois pour candidater.


Le maréchal d’Erlon, ambassadeur malgré lui, sera ainsi vêtu, jusqu’à la fin de la semaine.A.B.

L’ESSENTIEL

*.- LA COUPE DU MONDE FÉMININE se déroule pour la 1 re fois en France, du vendredi 7 juin au dimanche 7 juillet 2019.

*.- NEUF VILLES ONT ÉTÉ RETENUES pour accueillir les 52 rencontres dont, Reims.

*.- LES MATCHS AU STADE DELAUNE : samedi 8 juin à 15 heures, mardi 11 juin à 21 heures, vendredi 14 juin à 21 heures, lundi 17 juin à 21 heures, jeudi 20 juin à 18 heures et lundi 24 juin à18 heures pour le 1/8e de finale.

*.- POUR DEVENIR BÉNÉVOLE , il suffit de s’inscrire sur fifa.com/volontaires2019

Voilà le maréchal rhabillé ! Non pas pour l’hiver, mais pour la semaine. Ce lundi matin, la Fédération internationale de football association (Fifa) a réalisé un joli coup de communication. La Ville avait posté un message intrigant sur Twitter au cours du week-end : une surprise serait dévoilée dès lundi 9 heures à l’embranchement des boulevards Henry-Vasnier et Victor-Hugo, où trône depuis 1903 la statue en bronze du maréchal d’Erlon, réalisée par le sculpteur Louis Rochet en 1845. Le secret a été bien gardé. La poignée de Rémois intrigués venue au pied du colosse était à mille lieux de s’attendre à cela...

UNE STATUE EMBLÉMATIQUE POUR TOUCHER UN MAXIMUM

Certains pensaient que la statue allait enfin être nettoyée, d’autres déguisée pour Halloween ou recouverte pour les travaux à venir du boulevard Vasnier. Peu après l’heure annoncée, à l’aide d’une nacelle télescopique, deux hommes, équipés de baudrier ont revêtu l’illustre militaire du XVIII esiècle d’un maillot des volontaires de la FIFA. « On cherchait une statue emblématique de la cité, que tous les Rémois connaissent, et qui constitue en même temps un lieu de passage pour cette opération un peu décalée, » commente Jean-François Thermoz, chef de projet au sein de la Fifa.

La statut de Raymond Kopa n’étant pas encore installée, les équipes de la Fifa se sont donc mis en quête, de trouver une autre statue. Et, la Victoire dorée de la Fontaine Subé, elle aurait pu être un symbole fort ?« On ne pouvait pas toucher à une statue classée » , ajoute Jean-François Thermoz. L’objectif : « Qu’un maximum de Rémois sachent qu’il est encore possible de candidater pour rejoindre le staff de la Fifa pour la Coupe du monde féminine de football. » Et à voir les commentaires enjoués ou désapprobateurs qui fleurissent sur le Net, depuis que la nouvelle tenue du maréchal est en place, le pari est réussi.

3 QUESTIONS à


Tom PELAEZ
Responsable des volontaires à REIMS

Toute bonne volonté est la bienvenue

Quel est le profil des volontaires que vous recherchez ?

Il faut avoir 18 ans révolus au 1 ermars 2019, être motivé et disponible au minimum les jours de match et de rassemblement. On recherche des étudiants, des actifs, des retraités, des amateurs du ballon rond ou non, des personnes bilingues ou pas. Vous le voyez, les profils sont très larges. C’est vraiment avant tout une expérience humaine.

Quelles seront les missions ?

À Reims, les 250 volontaires seront répartis sur une quinzaine de missions différentes, de la gestion des accréditations aux activités logistiques, en passant par le marketing, la billetterie, les services techniques, le protocole, l’organisation des matchs ou encore le service hospitalité, pour n’en citer que quelques-uns.

Quelle est la procédure pour candidater ?

D’abord, il faut remplir un questionnaire en ligne, d’ici la fin novembre. Un entretien est organisé rapidement afin d’échanger sur les motivations, disponibilités et les souhaits. On a déjà reçu 450 candidats. Les volontaires choisis seront connus en janvier 2019. Tous suivront une formation spécifique. C’est avant tout une expérience humaine. Et pour les plus jeunes, cette expérience avec la Fifa peut constituer une jolie ligne sur un CV.

Aurélie EAUSSART

Extrait de l'union 30/10/2018

 

Une coupe du monde peut en cacher une autre 

Reims ne va pas manquer de rappeler qu’elle accueillera l’an prochain   des matchs de la Coupe du monde féminine de football. 


Sitôt la «campagne de Russie» terminée, la Ville a affiché le prochain rendez-vous footballistique international, auquel elle participera activement cette fois, en tant que ville hôte. A.P.

L’ESSENTIEL 

*.- REIMS ACCUEILLERA en 2019 six matchs de la Coupe du monde de football féminin.

*.- LA VILLE a déjà commencé à communiquer à ce sujet, et continuera à le faire à l’occasion de chaque grand événement local (comme la foire de Châlons ou le marché de Noël). Un ample pavoisement des bâtiments publics aux couleurs de cette compétition sera lancé au premier trimestre de l’année prochaine.

*.- LE 8 DÉCEMBRE prochain aura lieu à Paris le tirage au sort qui déterminera les équipes qui viendront jouer à Reims.

Dommage pour vous si vous n’aimez pas le foot. Car à peine venez-vous de sortir de la Coupe du monde de Russie, que vous allez entendre parler de celle qui aura lieu en 2019, chez nous en France, et qui cette fois, mettra aux prises des équipes féminines.

Vous en entendrez d’autant plus parler si vous êtes Rémois, car la cité des sacres fait partie des villes qui ont été retenues pour accueillir des matchs. À un an de ce nouvel événement sportif, l’adjointe au maire qui pilote le dossier, Kim Duntze (elle-même ancienne joueuse de foot, lire par ailleurs) répond à nos questions.


Le message à dimension sociale que nous comptons diffuser, c'est d'encourager le sport au féminin"
Kim Duntz

Quelles sont vos obligations en tant que ville hôte ?

La Fifa (fédération internationale de football) est très exigeante, notamment en termes de communication ; elle nous impose par exemple un pavoisement de la ville aux couleurs de cette Coupe du monde.

C’est déjà commencé ?

Pas vraiment. Pour le moment, nous avons simplement réalisé des affiches annonçant la Coupe du monde en France l’an prochain, le pavoisement de la ville sera lancé au premier trimestre 2019.

Quels seront les bâtiments ou lieux concernés ?

Le maximum de bâtiments publics, aussi bien les stades et les piscines que les écoles ; il est même prévu un pavoisement des poubelles, et des camions des éboueurs. Nous avons aussi le projet de grande décoration d’un château d’eau, visible depuis l’autoroute A4, sur la commune de Taissy, mais ceci est en attente de validation.

Y a-t-il d’autres obligations à respecter ?

Il nous est aussi demandé d’avoir des ambassadeurs pour cette Coupe du monde. Nous avons déjà l’accord de Marinette Pichon, une icône du football féminin, qui a un lien relativement étroit avec Reims, puisqu’elle a joué à Saint-Memmie (banlieue de Châlons) ; nous avons aussi l’accord d’Audrey Sauret, ancienne basketteuse, de niveau international, et qui a joué à Reims.

Le lien entre basket et football n’est pas évident...

Ce n’est pas gênant dans la mesure où le message à dimension sociale que nous comptons diffuser à l’occasion de cette Coupe du monde, c’est d’encourager le sport au féminin en général, et pas seulement le foot. J’insiste sur ce point, car cette dimension sociale fait partie des arguments qui ont fait que Reims a été retenue comme ville hôte.

Quelles sont les grandes dates à retenir à présent ?

Le 8 décembre, le tirage au sort des poules à Paris, ce qui permettra de savoir quelles équipes viendront jouer à Delaune. Le 27 février, le compte à rebours des 100 jours, et puis bien sûr le premier match, le 8juin à 15 heures. Mais d’ici là, nous allons communiquer aussi à l’occasion de chaque grand événement local, foire de Châlons, marché de Noël etc.

Le contexte est-il particulièrement favorable avec la victoire des Bleus ?

À mon avis, il n’y a pas de lien entre les deux compétitions ; le public n’est pas forcément le même pour le foot féminin et le masculin.

L’adjointe parle en connaissance de cause 

Le foot féminin est un domaine qui n’est nullement étranger à la nouvelle adjointe aux sports, Kim Duntze (qui a succédé à Bernard Landureau), pour une raison bien simple, c’est qu’elle-même a pratiqué ce sport. Certes, c’était il y a déjà quelques années, un quart de siècle environ, le foot professionnel n’existait pas, mais Kim Duntze se souvient parfaitement avoir disputé des matchs de niveau national, côtoyant alors Marinette Pichon, ex internationale, grand nom du foot féminin français. Le poste de Mme Duntze était celui d’avant-centre.  

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 02-08-2018

 

 

 FOOTBALL COUPE DU MONDE FÉMININE 2019

DANS UN AN, LE MONDIAL À REIMS

La grande messe planétaire du football féminin   débutera en France, et à Reims, dans un an jour pour jour. Et si on se projetait au printemps 2019 ?


Le 23 octobre 2017, à l’occasion de France - Ghana (8-0), le stade Auguste-Delaune de Reimss’était mis en mode Coupe du monde.
Christian Lantenois

L’ESSENTIEL

*.- LE 7 JUIN 2019, la Coupe du monde féminine débutera en France. Cinquante-deux matches seront programmées dans les neuf villes-hôtesses désignées par la Fifa: Paris, Le Havre, Valenciennes, Reims, Lyon, Grenoble, Nice, Montpellier, Rennes. Lyon accueillera les demi-finales et la finale.

*.- 24 ÉQUIPES : Participeront à l’épreuve, jusqu’au 7 juillet. Huit sont déjà qualifiées : la France, en qualité de pays organisateur, le Brésil, le Chili, l’Australie, le Japon, la Corée du Sud, la Chine et la Thaïlande.

*.- À UN AN tout pile du coup d’envoi de l’épreuve, c’est l’occasion de prendre le pouls

Tic, tac, tic, tac... Le compte à rebours est lancé. Si la Coupe du monde masculine en Russie va prochainement capter toutes les attentions, c’est dans 365 jours que la crème du football féminin commencera à marteler de ses crampons les pelouses françaises.

« Une Coupe du monde fait rêver n’importe quelle joueuse, n’importe quel supporter, se projette déjà Hélène Fercocq, internationale U20, les yeux rivés sur ce Mondial à la maison. C’est un accomplissement pour une joueuse d’en jouer une, qui plus est dans son pays. J’ai hâte d’y être. » Reims aura le droit à une belle part de ce savoureux gâteau, avec six rencontres au stade Auguste-Delaune. « C’est un beau clin d’œil que la Coupe du monde féminine passe par Reims, qui a une vraie belle histoire avec le football féminin, qui l’a impulsée », abonde Camille Abily, 183 sélections en équipe de France.

« À un an du début, Tout fonctionne bien. Pour l'instant, nous n'avons pas eu de mauvaises surprises »
Erwan le Prévost, directeur du comité d'organisation local â la FFF

Voilà pour l’attente, déjà palpable, même si c’est l’ouverture de la billetterie, prévue à la mi-septembre, et l’engouement suscité qui donneront une première indication tangible.

DES PETITES RETOUCHES

Le programme de recrutement des volontaires, lancé en début de semaine dernière, est, lui, dans des temps de passage plus qu’intéressants. « On a déjà reçu 2296 demandes de candidatures alors qu’on recherche 2 500 volontaires sur tout le territoire, se satisfait Erwan Le Prévost, directeur du comité d’organisation local du tournoi. À un an du début de l’épreuve, tout se passe bien. Pour l’instant, nous n’avons pas eu de mauvaises surprises. » L’inspection des stades a déjà été effectuée avant l’attribution des neuf villes-hôtesses. « Des stades à dimension humaine » , qui ont subi ou sont déjà en train de subir des aménagements pour respecter le cahier des charges de la Fédération internationale (Fifa), « sur le plan des accès médias, des vestiaires, de l’éclairage... Pour l’ensemble des stades, des petites retouches plus que de gros aménagements. Des ajustements qui vont, surtout, servir pour la suite », appuie Erwan Le Prévost.

PAS DE SYSTÈME DE CAMPS DE BASE

Indispensable alors que, dans un an, vingt-quatre sélections internationales – dont l’équipe de France – sillonneront l’Hexagone. « Il n’y aura pas de camp de base, les équipes iront de ville en ville au gré de leur calendrier, ajoute Le Prévost. Le programme a été fait de sorte que le maximum de sélections passe par chaque ville. Par exemple, à Reims, il y en aura dix différentes. » Pour savoir lesquelles, il faudra patienter jusqu’au 8 décembre, date du tirage au sort. C’est ensuite que chaque délégation ira prendre connaissance de son futur environnement, les stades comme les possibles terrains d’entraînement.

Viendra ensuite, début juin, le début de la compétition. Avec l’objectif, bien sûr, d’utiliser ce Mondial comme un levier supplémentaire de développement pour le football féminin, qui aspire à atteindre la barre des 200 000 licenciées féminines d’ici à 2020. On l’aura compris, la Coupe du monde, c’est, évidemment, déjà demain.

LES NEUF VILLES-HÔTESSES CÉLÈBRENT LE J-365

Aujourd'hui, les neuf villes-hôtesses de la compétition lanceront leur manière le compte à rebours qui les sépare du 7 juin 2019. A partir de 11 h 30 à Lyon, et jusqu'à 20 h 19 à Reims, es fresques seront dévoilées « dans des endroits symboliques et fréquentés par la population ».

Dans la cité des Sacres, Ametist et Morphem, artistes de street art, ont composé une fresque pour « rendre hommage à la compétition et à la spécificité de la Ville de Reims ». A Reims, rendez-vous à 20 h 19, donc, sur le parking du complexe René-lys, côté chaussée Bocquaine.

Le rappel des dates clés

*.- 19 MARS 2015 : en concurrence avec la Corée du Sud, la France est désignée par la Fédération internationale de football (Fifa) comme pays-hôte. Onze villes se portent candidates pour accueillir des rencontres : Auxerre, Grenoble, Lyon, Le Havre, Montpellier, Nancy, Nice, Paris, Rennes, Valenciennes et Reims. Seules neuf seront choisies.

*.- 24 MARS 2017 : une délégation rémoise défend pendant deux heures la candidature de la cité des Sacres auprès de la Fédération française (FFF). Elle est emmenée par le maire Arnaud Robinet et Ghislaine Royer-Souëf, pionnière du football féminin français et ancienne joueuse du Stade de Reims.

*.- 14 JUIN 2017 : quelques semaines plus tard, la FFF tranche : la cité marnaise fait partie des neuf villes sélectionnées. Auxerre et Nancy ne sont pas retenues.

*.- 8 FÉVRIER 2018 : la Fifa annonce la répartition des rencontres. Cinq confrontations de la phase de poules (les 8, 11, 14, 17 et 20 juin) et un huitième de finale (le 24 juin) se joueront dans l’enceinte du Stade de Reims. Quelque 130 000 billets seront mis en vente pour ces six rencontres.

*.- 28 MAI 2018 : ouverture des candidatures pour devenir volontaire.

*.- MI-SEPTEMBRE (LA DATE PRÉCISE EST ENCORE CONFIDENTIELLE) : la billetterie sera ouverte : 1,3 million de billets seront mis en vente (130 000 en ce qui concerne Reims).

*.- 8 DÉCEMBRE 2018 : le tirage au sort des rencontres aura lieu à La Seine Musicale, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)

*.- 7 JUIN 2019 : lancement de l’épreuve.

Reims a déjà accueilli un match de coupe du monde


Le 5 juin 1938, les Indes orientales néerlandaises face à la Hongrie.
AFP

C’était une tout autre époque, un tout un autre football. En 1938, la France accueille pour la première fois de son histoire la Coupe du monde de football. Un tournoi dont c’est seulement la troisième édition et qui rassemble alors uniquement 16 équipes. Avec le Brésil, seul représentant sud-américain, mais également des nations comme Cuba, qui participe là à son seul Mondial. Ou encore les Indes orientales néerlandaises, l’ancienne colonie des Pays-Bas, qui deviendra par la suite l’Indonésie. Parmi les 11 villes-hôtesses figure Reims, doté d’un stade municipal flambant neuf. Inaugurée seulement trois années plus tôt, l’enceinte prendra le nom Auguste-Delaune en 1945. Lors de cette Coupe du monde 1938, elle accueille un seul et unique match : celui entre la Hongrie et les Indes orientales néerlandaises, le 5 juin, dans le cadre du premier tour.

Devant 9 000 spectateurs venus garnir un stade qui pouvait en accueillir 18 000, les Magyars s’imposent facilement (6-0), avec des doublés de György Sárosi et Gyula Zsengellér, prédécesseurs du « Onze d’or hongrois » des années 50. L’épreuve ne compte alors pas de phase de poules et la Hongrie se retrouve en quarts de finale.

Elle élimine à ce stade la Suisse (2-0), puis la Suède (5-1) en demies. Les Hongrois s’inclinent finalement en finale (2-6) devant l’Italie, tombeuse de l’équipe de France (3-1) en quarts. La Squadra Azzurra inscrit à son palmarès la première de ses quatre Coupes du monde.

Un objectif commun pour Bussaglia et Torrent


Élise Bussaglia et Marion Torrent aiment voir la vie en bleu. Montage l’Union

BUSSAGLIA, CAUTION EXPÉRIENCE

On ne présente plus Élise Bussaglia, ses 179 sélections (pour 28 buts) et son palmarès XXL, garni dimanche d’un trophée supplémentaire. La Sedanaise vient de remporter la Coupe d’Espagne avec le FC Barcelone. Dans un an, la milieu de terrain comptabilisera 33 printemps.

Présente lors du dernier rassemblement des Bleues désormais entraînées par Corinne Diacre mais plus aussi indiscutable qu’auparavant, l’Ardennaise, passée aussi par Saint-Memmie (Marne), voudra certainement mettre toutes les chances de son côté pour figurer parmi les heureux élues. Et enfin, après quelques désillusions, remporter a minima une médaille dans une grande compétition internationale avec son pays.

TORRENT, LATÉRALE AMBITIEUSE

La trajectoire de la Châlonnaise, qui aura 27 ans lorsque le Mondial 2019 débutera, inspire le respect. Championne d’Europe avec l’équipe de France U19 en 2010, pion essentiel d’une formation montpelliéraine qui tutoie les sommets en Division 1 féminine, Marion Torrent ne quitte plus le groupe France et enchaîne les titularisations sur le côté droit de la défense (11 sélections en A à ce jour).

De quoi nourrir des ambitions légitimes pour cette Coupe du monde qui se déroulera doublement à la maison puisque le stade de la Mosson accueillera aussi des rencontres. En répétant de telles prestations, Marion Torrent ne devrait pas être loin de la vérité...

Julien COLLOMB et Kévin SAROUL

Extrait de l'union du 07-06-2018

 

Coupe du monde 2019, À la recherche de volontaires

Les candidatures sont ouvertes. Dans la cité des sacres, ville qui accueillera six matchs, on recherche 250 personnes pour organiser au mieux la coupe du monde féminine.


Julie DECAUDAIN et ETTIE, la mascotte, sont déjà dans les starting-blocks. R Wafflard

L’ESSENTIEL

*.- LA COUPE DU MONDE FÉMININE se déroulera pour la première fois en France, en 2019. Elle se jouera du vendredi 7 juin au dimanche 7 juillet 2019.

*.- NEUF VILLES ont été retenues pour accueillir une partie des 52 rencontres : Grenoble, Le Havre, Lyon, Montpellier, Nice, Paris, Reims, Rennes et Valenciennes.

*.- LES DATES-CLÉS dans la cité des sacres, cet automne, ouverture de la billetterie. Pour les rencontres, le tirage au sort est prévu le samedi 8 décembre. Les matchs joués au stade Auguste-Delaune : le samedi 8 juin à 15 heures, le mardi 11 juin à 21 heures, le vendredi 14 juin à 21heures, le lundi 17 juin à 21 heures, le jeudi 20 juin à 18 heures et le lundi 24 juin à 18 heures pour le 1/8e de finale.

*.- POUR CANDIDATER il suffit de s’inscrire sur fr.fifa.com/volontaires2019     

Elle est sur un petit nuage. Julie Decaudain est la première volontaire rattachée au site de Reims. Hier, place d’Erlon, elle tentait de convaincre ceux qui s’arrêtaient au stand de la Fifa de la rejoindre. Cette jeune femme de 32ans pratique ce sport depuis plus de deux décennies. « J’ai commencé à jouer à l’âge de 5 ans, dans une équipe mixte à Pouilly-sur-Serre, dans l’Aisne. Ça a été très dur de pratiquer ma passion, il a fallu me battre, convaincre des clubs de m’accepter dans des équipes de garçons. Et, puis une fois que j’ai décroché le permis, j’ai pu pratiquer en D2, à Compiègne, Arras, Saint-Quentin puis Amiens. Il y a 4 ans, lorsque le Stade de Reims décide de reformer une équipe féminine, j’ai évidemment postulé même si cela signifiait redescendre en DH : porter le maillot Rouge et Blanc était un rêve de gosse ! Grâce à notre super coach, nous sommes de suite montée en D2. »Aujourd’hui, cette ancienne joueuse professionnelle est éducatrice de football. Elle s’occupe de l’équipe féminine U13 du SDR, « en parallèle, je passe mes diplômes d’entraîneur. »


On recherche des jeunes, des actifs, des retraités, des amateurs de ballon rond ou non, des personnes bilingues ou pas. Tony PERREZ

UNE EXPÉRIENCE HUMAINE

Alors évidemment lorsqu’elle a eu connaissance de cet appel aux volontaires, elle s’est de suite manifestée : « C’était une évidence. Une chance de vivre cet événement, un peu de l’intérieur. »

Pour pouvoir postuler comme Julie Decaudain, « il faut avoir 18 ans révolus au 1 er mars 2019, être motivé et disponible au minimum les jours de match et de rassemblement » , détaille Tony Pelaez, responsable du programme volontaires à Reims. « On recherche des jeunes, des actifs, des retraités, des amateurs du ballon rond ou non, des personnes bilingues ou pas. Vous le voyez, les profils recherchés sont très larges. C’est vraiment avant tout une expérience humaine. »

À Reims, les 250 volontaires seront répartis sur une quinzaine de missions différentes, de la gestion des accréditations, aux activités logistiques, en passant par le marketing, la billetterie, les services techniques, le protocole, l’organisation des matchs ou encore le service hospitalité, pour n’en citer que quelques-uns. « Il est possible de remplir un dossier de candidature jusqu’au mois de novembre. Les personnes qui postulent auront une discussion avec un recruteur afin d’échanger sur leurs motivations, disponibilités et leurs souhaits » , ajoute encore Tony Pelaez.

Les volontaires seront définitivement choisis en janvier 2019. « Il y aura une première journée de rassemblement en mars 2019 et chacun suivra ensuite une formation spécifique selon le domaine dans lequel il sera affecté

Julie DECAUDAIN et Ettie,. R Wafflard

Extrait de l'union du 30-05-2018

 

  Tapis rouge à Reims

Avec son maire Arnaud Robinet, la ville a reçu, hier, le trophée et la tournée   des villes-hôtes de cette 8 e édition. Qui ne demande qu’à pétiller en Champagne

Emily Shaw, chef de projet foot féminin Fifa, Arnaud Robinet, maire de Reims, Brigitte Henriques, vice-présidente FFF, Albert Gemmrich, président Grand Est, Gérard Cassegrain, celui du District Marne : les différentes composantes du dossier rémois, hier, devant le trophée 2019.
Ch.D.

Jean-Pierre Caillot en était presque quitte pour « un lapsus révélateur » en évoquant d’abord son club, leader en Ligue 2. Mais, lors de la conférence de presse pour l’étape rémoise de la tournée des villes-hôtes de la 8 e Coupe du monde féminine (7 juin - 7 juillet 2019), le président du Stade de Reims a vite rebondi. « Si la France veut être sacrée championne du monde chez elle, comment peut-elle ne pas passer par... la cité des Sacres ? », assure le patron des Rouge et Blanc. Pour qui, d’ailleurs, recevoir «cet événement planétaire » (dixit Arnaud Robinet, maire de Reims) aurait été « impossible sans venir à Reims avec l’histoire du foot féminin ici. Je l’avais dit lors de notre passage à la Fédération, en toute humilité, sans manquer de respect aux autres candidatures ».

Fier d’avoir contribué à redorer le blason de sa section féminine « en repartant à zéro alors qu’il y avait des clubs existants autour », d’être « monté » et s’être « maintenu en D2 avec l’ambition de la D1 » , Jean-Pierre Caillot, homme de «l’ancienne génération » nourrie aux exploits de la bande stadiste de Gigi Souef, berceau du sérail féminin dans les années 1975, veut revivre tout cela dans un Delaune le plus garni possible. Bien sûr, pas le seul.

DELAUNE, UN LIEU DE VIE

« On veut faire de Delaune un lieu de vie. Après l’engouement lors de l’annonce officielle, il s’agit de créer une véritable effervescence autour de la Coupe de monde, avec un projet sociétal autour des quartiers. Reims n’est pas uniquement la ville du champagne, elle respire le foot. Il y aura un avant et un après-Coupe du monde féminine », mentionnait, en préambule, le premier magistrat rémois. Car le patrimoine champenois a aussi pesé dans le balancier quand le Comité d’organisation local (COL) de France 2019 a tranché entre Reims et Nancy pour une fenêtre à l’Est.

Afin de faire davantage « tomber la barrière culturelle entre garçons et filles, augmenter le nombre de licenciées dans l’Hexagone - on est passé de 53 000 à plus de 120 000 en sept ans, preuve d’un gros travail », Brigitte Henriques rappelait, elle, que « les pionnières du Stade de Reims ont joué devant 50 000 - 100000 spectateurs à Mexico. Il faut une forte mobilisation, une fan-zone impliquant les milieux scolaires, les sections féminines. Cette journée avec la Ligue Grand Est et le District Marne en est l’exemple ».

Et la vice-présidente de la FFF d’en appeler à « rééditer le succès de 1998 », même avec les moyens qui ne sont « pas ceux de l’Euro-2016 » (Le Prévost, directeur du COL). Qu’importe, l’enthousiasme est réel, et le slogan du dossier tricolore, « le moment de briller », s’est décliné en « moment de pétiller » (Le Prévost). Surtout avec la France à Delaune ...

DEUX TÊTES DE SÉRIE À DELAUNE

Il faudra patienter jusqu’à fin octobre pour connaître les deux écuries disputant les matches de poule (7-20 juin) à Delaune. D’ici là, le COL (au Havre ce jeudi) poursuit ses investigations avec un cahier des charges très précis de la Fifa pour fixer ici un huitième de finale, là-bas un quart. La compétition réunira 24 équipes (six poules de quatre, deux 1 ers et 4 meilleurs 3ème qualifiés en 8ème le match d’ouverture, avec les Bleues, se jouant le 7 juin au Parc des Princes, les demi-finales (2 et 3 juillet) et finale (7), elles, à Lyon. Pour 52 matches dans 9 stades, avec TF1 en nouveau diffuseur TV.

Reims verra jouer deux têtes de série…

On a fait valider ce choix par la Fifa que chaque ville hôte ait au moins deux têtes de série. On ne parle pas de l’équipe de France mais cela donne la garantie d’un spectacle de haut niveau.

En tête de série aujourd’hui, il y a l’Angleterre, l’Allemagne, la Suède, les États-Unis, le Japon, le Canada… L’enjeu, c’est d’avoir des villes avec un nombre de matches de poules assez important et de voir, selon l’engouement, où l’on positionne les huitièmes, les quarts et le match pour la troisième place (6 juillet).

Comment Reims a-t-elle devancé Nancy ?

Cette dernière ne pouvait rien faire sur l’histoire du foot féminin, Reims en est le berceau. Son dossier de candidature était d’un très haut niveau et l’implication de la ville était essentielle pour la mise en conformité du bâtiment qui sera un stade parfait. Et il y a aussi cette capacité à mobiliser, avec l’engagement du maire, présent lors des trois séminaires organisés à la Fédération…

Comme Édouard Philippe, l’actuel Premier ministre (alors maire du Havre), ou Philippe Saurel, maire de Montpellier, ce sont des gens qui pèsent pour nous. Et quant à booster le nombre de licenciées…

Cet événement met en avant ce sport et donne un afflux de licenciées, même dans d’autres sports féminins. Après, s’il n’y a pas les structures d’accueil, cela ne sert à rien, il y a là un vrai travail pour les licenciées de demain… Et l’égalité entre hommes et femmes, qui travaillent ensemble, c’est l’enjeu de cette Coupe du monde.

Christophe DEVAUD

Extrait de l'union du 14-06-2017

 

Reims accueillera la Coupe du monde féminine en 2019

Comme le précise Arnaud Robinet, le maire rémois, «  ce n’est la première étape d’une aventure que l’on espère exceptionnelle  ». L’info, attendue depuis deux mois, a été enfin officialisée. Reims fait partie des neuf villes retenues pour accueillir au moins un match de la Coupe du monde féminine de la FIFA 2019, qui se déroulera du 7 juin au 7 juillet.

En première ligne sur ce dossier, l’édile rémois a su mouiller sa chemise pour parvenir à ses fins, démontrant toute sa détermination à la réalisation de ce projet le 24 mars dernier, à la tête d’une délégation auditionnée pendant deux heures par une commission présidée par Brigitte Henriques, la numéro deux de la Fédération, en charge du football féminin.

Le groupe TF1 a acquis l’intégralité des droits de retransmissions. Une première pour une Coupe du monde féminine de football

Car Reims disposait de sérieux atouts pour figurer dans ce « club des neuf ». Notamment son glorieux passé qui fit de la cité des Sacres le berceau puis l’épicentre du football féminin en France. En aucune manière, elle ne pouvait pas rater son rendez-vous avec une histoire footballistique à laquelle elle a toujours été associée. La présence lors de cette audition décisive de Ghislaine Souëf, pionnière nationale, s’est aussi avérée déterminante.

Au-delà d’un cahier de charges forcément exigeant, répertoriant la capacité d’accueil, la qualité des infrastructures et le savoir-faire local en matière d’organisation de grandes manifestations, Reims, comme les huit autres villes-hôtes, devra soigner sa communication. Ce Mondial-2019 doit susciter une massive adhésion populaire, car la FIFA souhaite qu’il y ait une vie, de l’animation, un engouement autour du tournoi.

La France, qui accueillera pour la troisième fois une Coupe du monde de football – après 1938 et 1998 –, mais pour la première fois un Mondial féminin, veut se montrer à la hauteur des enjeux. En tant que pays organisateur, son équipe est qualifiée d’office pour sa quatrième participation à une phase finale de Coupe du monde après les éditions de 2003, 2011 et 2015.

Le 19 mars 2015, la Fédération internationale lui confiait l’organisation d’un événement pour lequel elle était en concurrence directe avec la Corée du Sud.

Deux ans plus tard, les dossiers présentés par Auxerre et Nancy étaient officiellement écartés, laissant le champ libre à neuf villes candidates : Grenoble, le Havre, Lyon, Montpellier, Nice, Paris (Parc des Princes), Reims, Rennes et Valenciennes.

La phase qualificative se déroulera entre septembre 2017 et septembre 2018, le tirage au sort de la phase finale étant fixé à décembre 2018.

Extrait de l'union du 14-06-2017

   

   

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le stade Delaune


Près de 2,5 millions de spectateurs  en dix ans de fréquentation
Du Vélodrome  au stade Delaune
Delaune s'enflamme pour ses héros
Le stade de Reims de 1935 à nos jours
À Reims, l’herbe est bien plus verte

Deux écrans géants pour le stade Delaune
Nouvelle pelouse, une victoire sur tapis vert
37 000 euros pour changer la pelouse
La nouvelle vie des filles du Stade de Reims

   

   

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Près de 2,5 millions de spectateurs  en dix ans de fréquentation

La nouvelle enceinte de la Chaussée Bocquaine est aussi un réservoir comptable. Subventions, redevance, affluences, victoires, défaites, buts : le bilan chiffré.


Quatre tribunes, 10ans d’âge, 57M€ de travaux et une foison de buts: Delaune en chiffres donne le tournis.Ville de Reims

2 450 097  - LE NOMBRE DE SPECTATEURS

ayant franchi les grilles du stade lors des dix dernières saisons (du 17 août 2008 au 5 décembre 2018). Championnats de Ligue 1, Ligue 2 et National + Coupe de la Ligue et Coupe de France compris, le total s’élève à 2450 097 spectateurs, dont 1 218 936 en Ligue 1. A cela, il faut ajouter les affluences des rencontres internationales.

133 - LE NOMBRE DE MATCHES

disputés dans le nouveau Delaune par Mickaël Tacalfred, soit 10 195 minutes. Dans le Top 10 des Stadistes ayant joué le plus de rencontres dans l’enceinte rénovée de la Chaussée Bocquaine, le défenseur guadeloupéen précède Odair Fortes, Anthony Weber, Kossi Agassa, Aïssa Mandi, Antoine Devaux, Diego Rigonato, Grzgorz Krychowiak, Cédric Fauré et Franck Signorino.

21 044 - LA MEILLEURE AFFLUENCE

enregistrée lors d’un match dans le nouveau Delaune. C’était le 12 août 2012, lors de la venue de Marseille. C’est aussi le plus fort taux de remplissage (97,29 %). Dans le Top 10 des meilleures affluences, l’OM figure trois fois, comme le Paris SG, Monaco deux fois, Lyon et Lens une fois. Il faut remonter au 19 septembre 2015 pour trouver trace de la dernière grosse affluence (contre le PSG).

3 - LE NOMBRE DE JOUEURS

ayant réussi un triplé dans le nouveau stade : Cédric Fauré à deux reprises (contre Cassis-Carnoux et Pacy-sur-Eure, respectivement le 9 octobre 2009 et le 23 janvier 2010 en National) et Theoson Siebatcheu (contre Valenciennes le 16 décembre 2017 en Ligue 2)

40 - LE NOMBRE DE BUTS MARQUÉS

par Cédric Fauré dans le nouveau Delaune. Le goleador toulousain est leader d’un Top 10 composé de Diego Rigonato (16), Pablo Chavarria (15), Gaëtan Courtet (14), Gaëtan Charbonnier (13), Odair Fortes (12), Julien Toudic (11), Grejohn Kyei, Aïssa Mandi, Theoson Siebatcheu (9).

4 - LE NOMBRE DE GROSSES DÉFAITES

concédées par le Stade sur sa nouvelle pelouse : Marseille (0-5, le 23 septembre 2014, L1) ; Le Havre (2-5, le 9 août 2016, 1 er tour de la Coupe de la Ligue) ; Montpellier (2-4, le 1 erfévrier 2014, L1) ; Lyon (2-4, le 26 avril 2015, L1).

206 - LE NOMBRE DE MATCHES JOUÉS

dans le nouveau stade Delaune entre le vendredi 17 octobre 2008 (11 ejournée de L2, Reims – Brest 0-1) et le mercredi 5 décembre 2018 (16 ejournée de L1, Reims – Toulouse 0-1). Plus exactement : les matches de compétitions nationales (championnat, Coupe de France et Coupe de la Ligue). Bilan des 206 rencontres : 97 victoires, 53 nuls, 56 défaites.

5 - EN MILIONS D’EUROS,

le coût de l’opération reconstruction du stade Delaune a été de 57,1  mimmions d’€ TTC, selon la ville de Reims, propriétaire des lieux.

375 000 - LE MONTANT DE LA REDEVANCE ANNUELLE

Le Stade de Reims loue Delaune à la Ville de Reims. L’accord actuel prévoit une redevance annuelle de 375 000 € hors taxes. Au-delà de 12 000 spectateurs en moyenne sur la saison, le club verse en plus une part variable (22 000 € jusqu’à 13 000 spectateurs, 28 000 € si la moyenne annuelle atteint 15 500 spectateurs). Depuis le 1er janvier 2015, la ville ne perçoit plus de taxe sur les spectacles, elle a été remplacée par une TVA à 5,5 % sur la billetterie. Pour le reste des installations, c’est la Ville qui assume les dépenses de fluides(électricité, eau, gaz), la réalisation de la pelouse, l’acquisition des écrans géants et l’entretien du stade. Le club règle les coûts d’exploitation des écrans géants, a acquis les panneaux publicitaires led et a investi dans la rénovation de certains espaces (VIP, de restauration et sortie de joueurs).

Extrait de l'union 15/12/2018

Du Vélodrome  au stade Delaune

Avant de changer d’« aire » avec un stade à l’anglaise, né au prix d’un interminable chantier, les anciens gardent encore en mémoire le Vélodrome.



Le nouveau stade Delaune peu de temps avant son inauguration il y a dix,ans. Son architecte ichel Rémon, confie alors a lUnion le se ret de son apparente légerete : il dit av Ir associé «des tribunes basses en béton lourd comme une pyramide posée au sol et une partie haute aérienne, a c des graJins en béton posés sur du métal et surmontés de mâts ». Photos archives
Christian Lantenois 

Décidé en 1931 par le maire Paul Marchandeau, le stade vélodrome de Reims fut inauguré le 2 juin 1935, par le président de la République Albert Lebrun. Un match bien géré, en somme. Sur l’ancien site maraîcher prévu, l’architecte Henri Royer avait pourtant dû procéder à d’importants travaux de terrassement, avant d’attaquer véritablement le chantier, en 1933. Un an plus tard, en juillet 1934, le stade était terminé. Ce qui n’était hélas pas le cas de la pelouse : inachevée en août, elle obligea le Stade de Reims, né trois ans plus tôt, à rester en championnat amateur.

Ce n’est finalement que le 24 octobre 1934 que le Vélodrome accueille son premier match. Il oppose les Rémois à un de leurs meilleurs ennemis : les Ardennais des Deux-Vireux. Ceux qui jouent en Rouge et blanc depuis quelques mois l’emportent (4-3), devant 5000 spectateurs. Ils auront moins de réussite lors de l’inauguration par le président Lebrun : le match de gala prévu entre Reims, champion de France amateur, et Sochaux, champion de France professionnel, se solde par un cuisant 6-1 au bénéfice des Francs-Comtois.

Le 16 janvier 1998, la commission de sécurité sonne le glas du vieux stade

Quand la nouvelle enceinte est pleine, elle peut contenir 25 000 spectateurs, afin de répondre à l’objectif fixé par la mairie : « Doter la ville d’un stade digne de la capitale de la Champagne.» Encore lui faut-il un nom. C’est chose faite au sortir de la guerre. Le 17 mars 1946, malgré des contestations dans ses propres rangs, la municipalité socialo-communiste lui donne le nom d’Auguste Delaune. Cet ouvrier soudeur, entré au PC en 1922, avait exercé des responsabilités dans le domaine sportif, avant de rejoindre la Résistance et de mourir sous la torture, en 1943.

Le stade vit alors ses plus belles heures : football champagne, corners à la rémoise, les expressions sont déposées au rythme des titres glanés. En 1960, on voit grand : à la place des vieux gradins en bois côté Vesle, souvent débordés, Jean Taittinger décide de bâtir une nouvelle tribune. Elle ouvrira en février 1964, et prendra le nom de Méano, étincelle du foot rémois, disparue une décennie plus tôt dans un terrible accident.

Faisons un saut dans le temps. Un quart de siècle après les exploits, une autre page s’est ouverte. Moins effervescente. Le Stade avec une majuscule a été liquidé au début des années 90, et a dû tout recommencer en Division d’honneur. Le stade avec une minuscule multiplie les signes de faiblesse. En 1997, le président Chenut tire la sonnette d’alarme : il demande à la Ville « un stade sécurisé et aux normes » . Le couperet tombe le 16 janvier 1998, avant un 32 e de finale de Coupe de France contre Montpellier: la commission de sécurité interdit l’accès à ce stade trop vétuste. C’est le coup d’envoi d’une décennie de travaux, qui vont donner naissance au nouveau stade Delaune.



Au commencement était le Vélodrome. Inauguré par le Pdt de la République Albert LEBRUN en 1935, il vécut les grandes heures du football champagne.


Septembre 2007, le chantier est en partie à l'arrêt, depuis mars, après la défaillance de l'entreprise chargée de construire les tribunes


Octobre 2005, la construction des tribunes Germainet Batteux révèle peu à peu le futur visage de ce stade à l'anglaise. 


Août 2006. la tribune Méano disparaît du paysage. 


17octobre 2008. premier match officiel dans le stade ressuscité. Reims est défait par Brest (0-1). 


Septembre 2008, dernière ligne droite pour le nOlNeauDelaune: il sera homologué le 28 du mois pour 21628 places 

Un chantier hors-norme pour bâtir Delaune II


Avril 2007, la pelouse historique est vendue aux supporters.

Quarante mois de travaux, mais dix ans de chantier. Voici en résumé la décennie 1998 – 2008. Pour la Ville, il s’agit de répondre à quatre impératifs, parfois contradictoires : renforcer la sécurité à Delaune, permettre au club d’accéder en D2, détruire l’ancien stade et en construire un nouveau. Le tout en jonglant avec les retards et les aléas. C’est le temps des grues et des tribunes provisoires. La plus grosse pousse au pied de Méano en août 2000. Une autre est ajoutée, deux ans plus tard, côté patinoire. Ce stade de bric et de broc, parfois appelé «Tchernobyl », peut ainsi accueillir 10000 spectateurs.

La construction d’un nouveau stade est actée par la mairie en janvier 2000, pour 26 millions d’euros. Il en coûtera 57 au final, après un chantier de plusieurs années (par comparaison, le stade Dugauguez de Sedan, qui compte mille places de plus, a été bâti en onze mois). Premier coup dur : alors que la construction doit commencer en 2002, selon les plans de l’architecte parisien Michel Rémon, patatras : l’appel d’offres aux entreprises dépasse de 20 % le montant prévu, et est jugé infructueux. Un nouvel appel est lancé en 2003, et les marchés sont attribués en avril 2004. La machine est enfin lancée : en juillet, la chaussée Bocquaine est détournée, la tribune présidentielle (Germain) et le virage Nord (Batteux) sont détruits. Puis de novembre 2004 à mars 2005, les fondations sont posées, et un an plus tard, la tribune Méano est grignotée. En octobre 2006, le visage du futur stade apparaît concrètement, avec l’inauguration des tribunes Germain et Batteux.

Surgit alors le second coup dur : la défaillance du fabricant de tribunes Richard Ducros. Nouvel appel d’offres, nouvelle entreprise (ZM), nouveau retard (le chantier est arrêté de mars à novembre 2007) et nouveau surcoût, de 4,2 millions.

Fin 2007, quand le chantier reprend, il est heureusement dans sa dernière ligne droite. Quelques mois suffisent pour livrer les deux tribunes manquantes et poser, en juin, les derniers mâts Mikado, de 67 mètres de haut et 20 tonnes chacun.

Un ultime soubresaut survient le 19 septembre 2008 : en raison de l’absence de filets de protection et de parapets le long de la Vesle, la commission de sécurité refuse d’homologuer le stade. La fête prévue les 4 et 5 octobre est annulée. Finalement, le stade Delaune II sera homologué pour de bon, pour 21 628 places, le 28 septembre. Avant une inauguration officielle, le 5 décembre 2008.

Guillaume LÉVY

Extrait de l'union 15/12/2018

  Delaune s'enflamme pour ses héros

Hier soir, au terme du dernier match de la saison, le public rémois a communié dans une exceptionnelle ferveur avec ses champions.


L’affluence des grands soirs au stade Delaune : plus de 18.000 spectateurs ont assisté au dernier match de la saison du Stade de Reims, celle de tous les records en Ligue 2.


Les deux équipes à leur entrée sur le terrain


Patrice Lallont et Jean-Jaques Bourdin pour un titre et une remontée en ligue 1.


Ferveur et communion pour une fin de saison en apothéose.


Les joueurs du Stade de Reims ont reçu le trophée de champions de ligue sur la pelouse de Delaune.


Le bonheur absolu avec le ballon du match dans les mains.

Extrait de l'union 12/05/2018

Le stade de Reims de 1935 à nos jours

Le stade-vélodrome municipal est construit en 1934, par l’entreprise Demay frères, pour remplacer le stade de la Muire. Il est inauguré le 2 juin 1935 par le président de la République, Albert Lebrun. À l’époque, il peut accueillir 18 000 spectateurs, ce qui en fait l’un des plus grands du pays. Si le club de football Le Stade de Reims l’investit dès 1934, l’enceinte rémoise accueille également d’importantes réunions de cyclisme sur piste. C’est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (la carte postale ci-dessus date de 1945) que le stade sera baptisé Auguste-Delaune, en mémoire du sportif normand mort sous la torture de la Gestapo le 13 septembre 1943.

Lors de la grande époque du Stade de Reims, des joueurs exceptionnels tels que Batteux, Bliard, Colonna, Flamion, Fontaine, Hidalgo, Jonquet, Kopa, Marche, Penverne, Piantoni, Sinibaldi, Siatka… permettent au club d’être plusieurs fois champion de France, de gagner la Coupe de France et participer à deux finales de la Coupe d’Europe.

À partir de mai 2004, un nouveau stade de 22 000 places sur une surface de 42 720 m² (parkings compris), œuvre de l’architecte Michel Rémon, est construit à l’emplacement de l’ancien. Il est inauguré les 5, 6 et 7 décembre 2008. En 2012, l’équipe du Stade de Reims retrouve la Ligue 1, avant de replonger en Ligue 2. Aujourd’hui, elle se retrouve en excellente position, pour rejoindre la Ligue 1.

Collection Michel Thibault/Laurent Leroy. D’autres clichés de Reims, saisis à différentes époques, sont visibles sur le site www.reimshieretaujourdhui.com

Extrait de l'union 31/03/2018

Deux écrans géants pour le stade Delaune

Le conseil municipal, qui s’est tenu lundi soir, a duré 45 minutes. Outre le sujet d’actualité concernant les deux crèches en grève, plusieurs délibérations et observations ont plus particulièrement retenu l’attention des élus.

2 - SPORT

Parmi les questions qui ont simplement fait l’objet d’une discussion, le maire a détaillé le remplacement de la pelouse au stade Delaune (lire L’union d’hier). Il a confirmé que deux écrans géants seraient installés dans l’enceinte sportive car il s’agit d’un élément d’attractivité important pour la Fédération française de football. La pelouse devant être refaite entièrement en 2016, l’investissement pour les écrans sera peut-être repoussé à 2017 mais sera budgété. Reste à choisir la localisation de ces écrans, puisque quelques places devront être supprimées.

A.D.

Extrait de l'union 16/01/2014

   

   

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 À Reims, l’herbe est bien plus verte

L’entreprise Idverde bichonne au quotidien   la pelouse du stade Auguste-Delaune. Immersion  au cœur d’un véritable travail d’horloger.


Une fois le match terminé, la luminothérapie entre en action.
Reportage photos Christian Lantenois

Ce n’est finalement « qu’un » terrain de football. Avec sa taille réglementaire, ses lignes blanches et ses buts. Vu des tribunes, la pelouse d’Auguste-Delaune ressemble à ce que tout amateur de football appellerait une « moquette », ou un « billard ». Le genre de sol sur lequel n’importe qui se délecterait de taper dans un ballon.

DE 22 À 27 MILLIMÈTRES

Mais pour en arriver à ce qu’elle soit dans cet état tout au long de la saison, un véritable travail de fourmi s’impose. Ce vendredi matin-là, c’est la réception de la Berrichonne de Châteauroux qui se profile. La température est toute hivernale mais le temps est clément. Alors dès 8 h 30, les équipes d’Idverde débutent par la traditionnelle tonte. Une phase qui se joue au millimètre. « En période hivernale, on est à 27 , explique Romuald Madragore, référent pelouse Idverde. On descend jusqu’à 22 en période estivale. »

Hauteur, dureté, température, impuretés... La pelouse est constamment testée et surveillée. Souvent mis à rude épreuve et plus fragile en hiver, le gazon résiste mieux, avec quelques millimètres en plus, aux piétinements et aux conditions extrêmes. L’avantage de la pelouse hybride étant que le mélange entre gazon naturel et synthétique limite les arrachements, et donc les trous. Pour l’entretenir et panser ses plaies, l’entreprise applique « des petites doses régulières, en utilisant des engrais enrobés, de l’azote, du potassium, du fer, du manganèse. Concrètement, on fait de l’homéopathie », détaille Romuald Mandragore.

Les échanges sont permanents avec le staff du groupe professionnel ou avec le centre de formation
Romuald Madragore

L’entreprise Idverde s’occupe également de l’entretien des pelouses du centre d’entraînement Raymond-Kopa, exerce aussi sur celle de Louis-Dugauguez, à Sedan, mais aussi à Prix-lès-Mézières, Soissons, Guignicourt... À ce titre, et partout, logistique et sportif ne doivent faire qu’un. « Les échanges sont permanents avec le staff du groupe professionnel ou avec le centre de formation... Si par exemple David Guion m’explique que telle ou telle séance est la plus importante de la semaine, on s’adapte en conséquence », abonde Romuald Madragore. Un travail d’équipe qui se prolonge jusque tard dans la nuit les soirs de matches à Delaune. La luminothérapie, installée après chaque rencontre, reproduit le processus de photosynthèse et permet au gazon de se régénérer plus rapidement.

Une attention constante qui permet à la pelouse rémoise, cette saison encore, de tutoyer les sommets. Comme le Stade de Reims. Tout sauf une coïncidence finalement

La pelouse est aussi un acteur du jeu

Les pelouses de notre championnat sont souvent pointées du doigt et encore plus en hiver. Une période ingrate pour nos chers gazons, soumis à des conditions climatiques parfois extrêmes en fonction des régions. Ligue 1 et Ligue 2 confondues, on dénombre aujourd’hui 17 stades (sur 40) où la pelouse est dite renforcée. Un chiffre amené à augmenter. Si l’hybride peut apparaître à première lecture comme l’une des solutions d’avenir, une bonne pelouse n’est pas seulement une affaire de revêtement, mais surtout de volonté. La problématique des terrains doit dépasser le simple cadre des clubs, devenir une priorité jusque dans les instances. Des compétences sont nécessaires mais la conception d’un bon gazon doit être imaginée dès la construction du stade. Comme l’arbitre, les entraîneurs ou les joueurs, elle est aussi un acteur du jeu.

2 Le rang, après 26 journées, occupé par le Stade de Reims au classement des pelouses de Ligue 2, avec moyenne de 18,5/20. Reims, ex-aequo avec Nancy, est devancé de 0.1 point par Chateauroux 

3 QUESTIONS à

Romuald MANDRAGORE
Référent Pelouse IDVERDE

Il faut faire attention à tout 

La préparation d’une pelouse est un véritable travail de précision...

Pour ne pas avoir de déconvenues, l’idée est d’anticiper un maximum, d’avoir toujours un coup d’avance pour ne jamais être dépassés par les événements, et ainsi réagir le plus rapidement possible en cas de maladie, ou d’intempéries. L’épisode neigeux comme celui d’il y a quelques semaines avait complètement bouleversé le programme habituel par exemple. Globalement, ce travail, c’est avant tout une histoire de passionnés.

La moindre erreur peut se payer cash...

Il faut faire attention à tout. À la hauteur de la pelouse, à la température du chauffage, à la fréquence de la luminothérapie, aux soins et aux petites retouches que l’on peut apporter chaque jour. Le diable est dans les détails. Et le fait de voir des clubs étrangers qui viennent jusqu’à Reims pour voir comment on travaille est une belle preuve de reconnaissance. On est des compétiteurs, c’est une vraie fierté.

Peut-on dire que si le Stade de Reims en est sportivement là aujourd’hui, c’est aussi un peu grâce à vous ?

On a le sentiment de faire partie de l’aventure du Stade de Reims, oui, par rapport à ce qui est mis en œuvre tant au niveau des pelouses du centre d’entraînement que de celle du stade Auguste-Delaune. On fait tout, toute la saison, pour que les joueurs se retrouvent dans les meilleures conditions, à l’entraînement comme en match.

Gros plan sur... la pelouse d’Auguste-Delaune


Mi-herbe, mi-synthétique

La pelouse subi une tonte quasi quotidienne au minimum cinq jours sur sept en période hivernale. Plusieurs couches la composent avec une partie drainante composée de cailloux, du sable, de la matière organique... Ici, la fibre synthétique qui est injectée dans la pelouse dite naturelle) tous les deux centimètres.


Dure limite

Si la hauteur de la pelouse est déterminante, la dureté du sol de Delaune est également mesurée, ici avec un II. Clegg Hammer », Celle de Delaune s'éléve à 0.65 gm (ou mesure de gravité), et ne doit pas dépasser 0.95. Elle est vérifiée toutes les trois semaines avec l'objectif de conserver ce juste milieu.


Gare au coup de chaud

Sur ce tableau, Romuald Mandragore et les équipes d'ldverde décident de la température Inoculée pour chaque zone de terrain. Une étape cruciale qui se joue au degré prés. Pour celle du Stade de Reims. la température à la surface est de huit degrés diffusée par des tuyaux qui circulent sous le terrain.


PRÉCIS SUR TOUTE LA LIGNE

Le traçage de la pelouse suit un rituel bien établi. Après avoir tondu le gazon à la hauteur décidée, les ouvriers d’Idverde tracent les lignes virtuellement avec de fines cordes qui leur servent de repères. Au total, 3,2 litres de peinture blanche sont nécessaires, avec le point de penalty comme touche finale.

JulienCOLLOMB

Extrait de l'union 03/02/2015

Nouvelle pelouse, une victoire sur tapis vert

C'est la bonne nouvelle de ce début de saison. Fini le beach soccer ! Le Stade de Reims va bénéficier d'une nouvelle pelouse pour recevoir Lorient.


Avant la mise en plate des rouleaux, un petit coup d'engrais


La machine est unique en Europe les plaques aussi.

Elle était devenue la risée des commentateurs sportifs. La pelouse de Delaune ressemblait plus à des dunes enherbées qu'à un billard. « Pour l'image de la ville, il fallait agir », justifie Arnaud Robinet, maire. Comme prévu (L'union du 27 janvier), les travaux pour la remplacer ont eu lieu hier .. Dès 3 h 45 du matin, les engins sont entrés en action pour retirer l'ancienne pelouse, ôtant une couche de 3 à 5 cm. Dans l'après-midi, les rouleaux sont arrivés des Pays-Bas. Leur installation a commencé à toute vitesse grâce une machine spécialement conçue. « Cette société néerlandaise est la seule en Europe à proposer des plaques de cette importance, elles pèsent chacune une tonne », explique Éric Lavoisy, directeur des espaces verts de la Ville. Ce dernier ajoute que la décision avait été prise après mûre réflexion. « Il Y avait une fenêtre météo qui se pré- sentait. Il ne fallait pas de pluie, pas de neige, pas de gel trop fort. » Une fois la pelouse mise en place (N.D.L.R) : tout devait être terminé ce midi), elle sera ensuite recouverte d'un film protecteur. Il ne sera retiré que samedi après-midi pour le marquage des lignes. « Pour le club, cela va permettre de développer un jeu de qualité, ces derniers temps, cela ressemblait plus à du beach soccer. Un club en L1, cela compte pour la notoriété d'une ville, sans parler des retombées économiques », témoigne Arnaud Robinet, qui a aussi annoncé récemment l'installation de deux grands écrans dans des coins des tribunes. 137.000 euros, c'est le coût, pour la collectivité, de la nouvelle pelouse. « L'équipement appartient à la Ville », rappelle le maire. À noter que des prélèvements ont été réalisés sur l'ancienne pelouse en vue d'analyses. Le but est de tenter de déterminer ce qui peut poser problème, sachant qu'un changement complet du terrain est envisagé pour 2016.

Yann Le Blévec

Extrait de l'union 03/02/2015

137.000 euros pour changer la pelouse

Fini le beach soccer ? En tout cas, la pelouse de Delaune, qui fait tant jaser, devrait être changée avant la rencontre contre Lorient, prévu le 7 février.

 
Il y a trois ans, des rouleaux de pelouse déjà avaient dû être installés. y a trois ans, des rouleaux de pelouse déjà avaient dû être installés.

C’est un sujet récurrent de ces dernières semaines. La pelouse du Stade de Reims fait parler et pas seulement dans la cité des sacres. Elle est souvent citée comme une des pires du championnat de ligue 1. Bonne nouvelle ? Elle devrait être changée avant la rencontre à domicile contre Lorient, le samedi 7 février. Arnaud Robinet, maire, l’a confirmé hier. «  Selon les conditions météorologiques, mais il semble que cela va aller, la pelouse sera changée avant le match contre les Bretons  », a indiqué l’édile. Samedi et dimanche prochains, un décapage sera réalisé sur trois à cinq centimètres. Dès lundi 2 février, les rouleaux arriveront en provenance des Pays-Bas. «  Il faut environ une journée pour les installer, ce qui laisse du temps avant le match.  » Des bandes de 10 mètres sur 2,5 mètres seront installées. Quid de la période hivernale ? « La société a été sélectionnée par appel d’offres, elle est spécialisée  », précise le premier magistrat. Le coût est de 137 000 euros. Le souhait, c’est que ce «  recapage  » puisse tenir jusqu’à mi-2016 environ où la pelouse pourrait être entièrement refaite. En 2007, une pelouse neuve avait été posée pour un coût de 900 000 euros et une nouvelle intervention avait eu lieu il y a trois ans pour une somme de 200 000 à 250 000 euros

Yann Le Blévec

Extrait de l'union 26/01/2015

 

 

   

   

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