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Pilote d’un jour, j’ai testé le circuit qui va accueillir les champions du monde

Que le spectacle commence !
PATINAGE ARTISTIQUE TOURNÉE DES STARS OLYMPIQUES

Le paradis des grimpeurs ouvre ses portes demain

Regard d’un spécialiste sur la future piscine

 2017

 2016

Des athlètes et champions récompensés
LE SPORT AIDAIT A LUTTER CONTRE L'ENNUI

Le surf dans le bain olympique
Yannick Le Borgne vise le mille

Ces locaux qui seront à Rio

Arnaud Robinet met fin à l'Office des sports de Reims
Reims sacre les meilleurs sportifs
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Le vélo, son nouveau moteur

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Anne-Sophie Da Costa récupère sa ceinture
Troisième titre mondial pour la boxeuse rémoise Anne-Sophie Da Costa
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Pauline Ferrand-Prévot est championne du monde
La société de tir de Reims veut les jeux Olympiques
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Yohann Diniz, champion de France et nouveau recordman du 20 km marche
Le gymnase Henri Barbusse fait peau neuve
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Une sacrée soirée en l’honneur des sportifs rémois
Le chantier de l’hippodrome galope

 2014

Le RPV souhaite garder sa place dans le top 3 des clubs
Coupe du Monde 2019: "Un booster pour le football féminin régional
La nouvelle vie des filles du Stade de Reims
Les Rémois champions de France de dragon boat
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Les médaillés rémois à l'honneur !
Une application 100 % sports

 2013

Arrivée à Reims le 10 juillet, départ d’Epernay le 11
L’éphémère aventure du Collège d’athlètes de Reims
Le collège d'athlètes fêté mais ses vestiges négligés
Le collège d'athlètes aurait eu 100 ans

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Pilote d’un jour, j’ai testé le circuit qui va accueillir les champions du monde

Une piste unique en Europe permet au club rémois de voitures radiocommandées d’accueillir le championnat d’Europe en juillet et du monde en 2019. Tour de piste et montée d’adrénaline.


Il ne faut pas se fier à sa taille, cette étonnante voiture rouge peut faire des pointes à 80 km/h.
Christian Lantenois

L'ESSENTIEL

*.- Reims EMC (Reims enduro model car) existe depuis 30 ans. • Installé dans le quartier Trois-Fontaines à Reims, depuis 1999, il dispose de 2 pistes extérieures: une de vitesse en bitume et une piste tout terrain (en craie). Ainsi que, depuis 2017, d'une piste indoor en terre. Un projet de longue haleine, les premières études ont été menées en 2013. La construction a démarré en 2015.

*.- Reims accueille le championnat d'Europe, du lundi 23 au samedi 28 juillet sur la piste indoor. Des engins électriques à l'échelle 1/10.

*.- D'ici là, démonstration aux halles du Boulingrin dans le cadre de Pratik Sport, le dimanche 24 juin.

*.- En 2019, le Reims EMC accueillera le championnat du monde.

La luminosité est faible, la visibilité réduite et il pleut des cordes. Qu’importe, Rémy Couchon, le président de Reims EMC avec qui nous avons rendez-vous, nous attend au sec.

Le club dispose de trois pistes dont une indoor, celle qui nous intéresse aujourd’hui. Une infrastructure à 1M€, financée à 36 % par l’association. Cette piste de 210 m sur 3 m de largeur est unique en Europe, car en terre, « je le dis en toute modestie mais avec fierté tout de même. » En service depuis 1an, elle permet un entraînement à l’année. « S’il y a bien des pistes indoor, en Italie et en Espagne, elles sont en synthétique » , changeant l’adhérence et donc les performances.

Dans un mois, cette halle couverte de 1 300 m 2 va voir 21 nations s’affronter : 240 pilotes chevronnés, les meilleurs d’Europe, enchaîneront les tours de piste.

UNE PISTE TRÈS TECHNIQUE

Voilà pour le contexte, allons découvrir la piste ! « Elle est très technique, enchaînant les bosses et les sauts » . Pendant que Rémy Couchon parle, je m’aperçois surtout qu’il y a peu de lignes droites et pas mal de virages en épingle. « Comme elle est très ramassée, il y a une attention de tous les instants pour soigner ses trajectoires afin d’être performant. »Pour la novice que je suis, je vais surtout me concentrer pour limiter les sorties de route avant de penser au chrono ! La piste est détrempée… « Il faudra faire attention car la voiture risque de glisser » , me prévient Rémy Couchon. « Pour éviter que la piste en limon argileux soit trop sèche et génère de la poussière au passage des voitures, elle est arrosée, une fois par semaine. »

Ma voiture du jour est à l’échelle1/10 e , comme celles du championnat d’Europe.

Un vrai petit bolide ! Pardon. Rémy Couchon, le président de Reims EMC, fait la grimace quand les journalistes utilisent ce terme ou celui de voiture miniaturisée, mais en l’occurrence, le véhicule qu’il a prévu pour moi, est réellement un petit bolide qui peut être poussé jusqu’à 80 km/h !

Lorsque la voiture vient vers vous, il faut vous rappeler que les commandes sont inversées
Rémy Couchon, président de Reims EMC

Pour commander ma voiture à distance, un pistolet avec un mini-volant sur le côté droit pour la direction, et une gâchette unique à pousser dans un sens ou dans un autre avec le même doigt, soit pour accélérer, soit pour reculer.

Quant au frein : je sais qu’il y en a un mais je n’ai pas eu le temps de comprendre où il se trouvait vraiment, car Rémy Couchon poursuit ses explications et ce sont autant d’informations à digérer. « Lorsque la voiture vient vers vous, il faut vous rappeler que les commandes sont inversées. »

Devant ma mine décomposée, Rémy Couchon ajoute, sans doute pour me rassurer ou alors un brin sadique : « Ne vous inquiétez pas ! Les enfants de 7 ans qui viennent pour faire de l’initiation se font la main sur ce type de voitures, et s’en sortent assez rapidement. Il faut que ça devienne instinctif, c’est tout. » C’est pas gagné… Allez, c’est parti. La voiture n’a pas fait 15 mètres qu’elle vire dans le décor. Bon, c’est clair : la direction et la commande d’accélération sont hyper sensibles !

EN MODE VAVAVOUM

Le deuxième essai sera bien meilleur : après un virage bien négocié, la voiture passe une bosse puis une seconde. Et avec la vitesse, elle décolle, puis atterrit dans une flaque d’eau et poursuit son parcours, éclaboussant au passage le pantalon du photographe imprudemment resté sur la piste.

« Mais, ce n’est pas mal du tout ! »,commente Rémy Couchon.

Boostée par la chance du débutant, je m’aventure à quelques imprudences. La voiture lancée à vive allure fait un tête-à-queue, sort de piste, avant de reprendre sa course folle. Je passe en mode « Vavavoum » jusqu’à ce que le photographe, apparemment indifférent à l’éclosion d’un talent, me rappelle abruptement qu’il est l’heure de partir.

Mais je n’ai pas dit mon dernier mot: je serai à coup sûr présente, le dimanche 24 juin, aux halles du Boulingrin, cette fois, pour un essai tout terrain.

Permanence sur site : Chemin des Trois-Fontaines, le samedi de 14 à 17 heures. Tél. 0326 36 59 97 ou remc@reims-emc.com

Un club méconnu évoluant dans la cour des grands


Rémy Couchon : «
 On essaye de susciter de nouvelles vocations. »

 « On peine à être connu. » Rémy Couchon n’a pas tort. Qui, parmi les Rémois, sait situer les locaux du club et qu’il a déjà accueilli deux fois le championnat d’Europe, en 2005 et 2013, et s’apprête à l’accueillir de nouveau dans un mois, avant d’organiser, en 2019, le championnat du monde ? « Alors ces compétitions sont l’occasion de se faire connaître du grand public : il est possible d’assister aux essais, aux qualifs et à la finale. C’est le même règlement que la F1 »,poursuit le président.

Dans sa discipline, Reims EMC – avec 130 licenciés au compteur – est le club français le plus abouti. « On essaye de susciter de nouvelles vocations. On participe à des animations à destination des enfants et adolescents, via Reims Vital’Eté notamment. » Mais la pratique reste complexe : pas la conduite mais l’entretien du véhicule. « Il s’agit de répliques de véritables voitures : il y a un différentiel, un carburateur, des amortisseurs. Il y a plusieurs types de pneus selon la piste… On règle le châssis comme une vraie voiture de course. Il faut connaître et maîtriser la mécanique automobile. Autrefois, c’était une passion transmise de père en fils : l’enfant s’amusait puis apprenait progressivement à réparer, modifier sa voiture avec l’aide de son père. Aujourd’hui, on n’a plus ça. D’où la difficulté à trouver de nouveaux adeptes. Au club, on peut aider, donner un coup de main, mais il faut un accompagnement technique. » Se lancer dans l’aventure, « est relativement abordable : 300 € pour un kit prêt à rouler, en électrique ».

AurélieE BEAUSSART

Extrait del'union du 17/06/2018

   

   

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Que le spectacle commence !

Quelle équipe soulèvera le trophée le 15 juillet ? Le Brésil, l’Espagne, l’Allemagne, la France ? Une surprise africaine,   un joker sud-américain ? Le feuilleton débute aujourd’hui.


Dans quelques heures, le président Poutine déclarera ouverte la 21e édition de la Coupe du monde.

TROÏKA D’ARCHI-FAVORIS

« Mes favoris sont bien sûr le Brésil, parce que je suis brésilien, l’Espagne, qui joue très bien au football, et l’Allemagne, qui est toujours là » : Ronaldo, l’ancienne gloire de la Seleçao, n’a fait qu’entériner ce que la plupart des observateurs ont pronostiqué.

Revigorée depuis l’arrivée de Tite en juin 2016, la Seleçao tentera d’effacer le traumatisme du Mondial-2014 et l’humiliante défaite 7-1 à domicile en demi-finales contre l’Allemagne.

Vient ensuite l’Espagne (lire par ailleurs), qui aura également à cœur de faire oublier son élimination au 1er tour du Mondial au Brésil. Enfin l’Allemagne, champion en titre et au minimum en demi-finales depuis 2002, peut-elle réussir le doublé ?

Juste derrière cette troïka de favoris, la France avec ses jeunes talents, voire la Belgique, qui rêve d’accrocher quelque chose avec sa génération dorée, font figure de prétendants crédibles.

RONALDO ET MESSI POUR LA LÉGENDE

Messi (30 ans) et Ronaldo (33 ans), qui ont marqué la décennie, peuvent-ils intégrer le panthéon du football sans avoir remporté une Coupe du monde ? Ce Mondial représente la dernière chance des cracks argentin et portugais pour mettre fin à cet incroyable paradoxe et être considéré comme l’égal d’un Pelé, Diego Maradona ou Zinédine Zidane. Messi a ainsi conditionné la suite de sa carrière internationale à un dernier bon parcours. Tombé dans l’un des groupes de la mort avec la Croatie, l’Islande et le Nigeria, l’Argentin sortira-t-il par la petite porte ?

RÊVE IMPOSSIBLE POUR L’AFRIQUE ?

Peut-il y avoir une surprise venue d’Afrique ? « J’espère ! Mon rêve c’est d’un jour voir une équipe d’Afrique gagner la Coupe du monde mais cette année ça me parait compliqué », admet Claude Le Roy, emblématique sorcier blanc des sélections africaines.

Si le Maroc d’Hervé Renard, qui n’a encaissé aucun but lors des éliminatoires, la Tunisie, 12 e nation mondiale au classement Fifa, et le Nigeria ont hérité d’un groupe très difficile et devront réaliser l’exploit, l’Égypte et le Sénégal ont une vraie carte à jouer. Même si pour les Pharaons, qui joueront contre la Russie, l’Arabie Saoudite et l’Uruguay, tout dépendra de l’état de forme de leur atout n° 1 Mohamed Salah.

Le Japon, fragilisé depuis l’éviction de Vahid Halilhodzic, la Corée du Sud ou encore l’Australie, semblent encore justes, tandis que les sélections sud-américaines comme la Colombie, le Mexique ou le Costa Rica sont des habitués de la phase-finale.


Les Diables rouges belges font partie des outsiders crédibles. AFP

Robbie Williams en ouverture

Du stade Loujniki… au stade Loujniki : le Mondial débute mezza voce dans l’enceinte moscovite qui accueillera aussi la finale le 15 juillet. La pop star anglaise Robbie Williams animera la cérémonie d’ouverture plutôt modeste voulue par les organisateurs, à une demi-heure du coup d’envoi d’un match qui le sera tout autant, entre les deux plus mauvaises sélections au classement Fifa du tournoi, respectivement 70 e et 67 e . Sur le terrain, la « Sbornaïa », qui reste sur sept matches de suite sans victoire, doit déjà s’imposer pour éloigner l’affront d’une élimination dès la phase des poules comme pays organisateur.

LA RUSSIE DÉJÀ SOUS PRESSION

La planète entière va être rattrapée par la belle réalité du terrain : le début de la Coupe du monde 2018. La Russie, en tant que pays hôte, ouvrira le bal, et la pression est déjà monstrueuse. Les joueurs de Stanislav Cherchesov font face à l’Arabie saoudite, de loin leur adversaire le plus faible du groupe. Il faudra ensuite se coltiner l’Égypte, sans doute avec Mohamed Salah de retour, et l’Uruguay. La victoire est donc absolument obligatoire.

7

Battus par le Brésil et la France en mars, 3-0 et 3-2, les Russes restent sur 7 rencontres sans victoire. Défaits encore en Autriche il y a deux semaines (1-0), ils ont dernièrement été accrochés par la Turquie (1-1), la semaine passée à Moscou. Le dernier succès remonte donc au 7 octobre 2017, face à la Corée du Sud (4-2).

Extrait del'union du 14/06/2018

   

   

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Le sport et la Grande Guerre


Soldats canadiens blessés jouant au croquet

Introduction

Le conflit de 1914-1918 a provoqué un énorme séisme dans notre pays. À l'issue de cette guerre, tous les repères de notre société ont été bouleversés.

La durée et l'internationalisation du conflit ont amené de grands brassages culturels entre les combattants. Au contact des uns et des autres, de nombreux échanges se sont produits et ont modifié considérablement les us et coutumes de tous.

Si, en août 1914, la France s'identifie comme un pays de tradition gymnique, d'escrime et de sports de combat, il apparaît clairement dans l'étude des documents de l'époque que le premier conflit mondial a favorisé la rupture entre ces pratiques physiques et gymniques du XIXC et le sport du XXC siècle.

Par l'essence même de leur activité, les combattants écrivains, artistes, médecins, scientifiques ont pu exprimer leur vécu de Poilus et ainsi faire remonter les mutations que le conflit a généré sur leurs pratiques.

Et pourtant, cette longue et effroyable guerre va permettre, sous l'effet de diverses influences, la diffusion du sport moderne dans l'ensemble de la société française et des événements sportifs nationaux et internationaux, toujours d'actualité, vont prendre leurs racines dans la boue des tranchées.

Des événements sportifs nationaux et internationaux vont prendre leurs racines dans la boue des tranchées.

Cette croissance démocratique poussera, dès la fin du conflit, à la création de nouvelles institutions fédérales comme la Fédération Française de Football le 7 avril 1919, la Fédération Française de Rugby le 11 octobre 1920, la Fédération Française d'Athlétisme le 20 novembre 1920.

 La pratique sportive en France à l'aube du conflit

Le constat de la défaite de 1870 démontre que les officiers d'Etat-Major français, durant les combats, ne sont pas à la hauteur, ni intellectuellement, ni physiquement. Il apparaît aussi qu'une des raisons essentielles de la défaite est due au mauvais état physique de l'ensemble des troupes de l'armée française.

Des réformes importantes s'imposent dans le but d'un redressement moral et surtout physique du pays. L'armée se doit de disposer de troupes en bonne forme, capables d'endurer des efforts prolongés. Étant donné que la Troisième République naissante a pour objectif d'ancrer le sport comme moyen d'éducation dans l'ensemble de la société, les ambitions de revanche et d'évolution sociale entrent en phase de concordance.

Dans le milieu scolaire laïc, l'éducation physique ne répond pas à l'attente des enfants.

Elle est austère, ennuyeuse, figée dans sa tradition, elle correspond davantage à une activité de dressage ; les élèves y adhèrent peu. Il fut très difficile à la gymnastique de se débarrasser d'un héritage poussiéreux et donc de s'y imposer, son évolution y tut lente à tous égards. La rudesse des mœurs, la relative fermeté des méthodes pédagogiques, le manque de formation des maîtres, l'absence d'installations sportives, l'attitude condescendante, hautaine voire méprisante de certains enseignants envers cette discipline du corps, sont de sérieux freins à l'introduction de cette activité.

Toutes ces raisons font qu'un nombre important d'écoliers, en particulier dans les campagnes, n'eut pas ou peu de cours d'éducation physique. L'école libre, encore très puissante et dont la Troisième République peine à réduire l'influence, se montre plus ouverte aux innovations pédagogiques et enseigne au travers de jeux éducatifs, les nouvelles pratiques sportives.

Pour beaucoup, le service militaire a été le seul moment de répit dans leur quotidien de labeur. Ils y ont exercé une activité physique. Mais le modèle rigide et austère de la gymnastique militaire, imposé aux recrues, ne leur donne pas envie de poursuivre cette pratique au retour à la vie civile.

Pour les couches populaires françaises, les conditions de vie restent très dures, le pays étant fondamentalement agricole. Sur une population essentiellement rurale de 41 600 000 habitants, on compte 3,6 % soit 1 500 000 Français affiliés à une fédération régissant le monde du sport, de l'éducation physique ou de la préparation militaire. Sur ce nombre, on estime entre 300 000 et 400 000 athlètes s'adonnant régulièrement à la compétition.

Le cyclisme et la boxe sont les sports populaires. Si un nombre très limité de la population s'entraîne régulièrement aux exercices physiques, l'autre partie largement majoritaire, en connaît l'existence. Elle reste donc disponible pour une pratique éventuelle de ces nouvelles formes d'activités sportives.

Le Football et le Rugby avant 1914

Nés tous les deux en Grande-Bretagne, le football et le rugby, sports collectifs les plus pratiqués, déchaînent déjà les passions. Ancré dans notre culture populaire depuis des siècles au travers de son ancêtre la soule, le rugby arrive en France grâce à de jeunes marins anglais qui créent dès 1872 le premier club français « Le Havre Athlétique Club »

Très vite, l'église condamne cette activité, car les contacts et les gestes qui l'entourent sont trop violents, tandis que l'école laïque la met en avant comme complément idéal à la formation mentale et physique des individus. Le rugby s'étendra dans tout le pays et particulièrement dans le sud-ouest. Il devient vite une activité très suivie et pratiquée par toutes les couches sociales.

Pour le football, c'est un large mouvement anglophile de la bourgeoisie du Second Empire qui aide activement à son introduction. Cette classe aisée tente d'imposer la pratique sportive comme un privilège social et l'on assiste à la mise en place de clubs réservant leur accès à ce seul milieu. On peut lire dans La Revue Athlétique du 25 mars 1890 que : « ...joué par des mineurs et des ouvriers des grandes usines, gens qui ne passent pas pour avoir l'esprit chevaleresque, le football devient nécessairement brutal et dangereux, joué par des jeunes gens bien élevés, il reste ce qu'il est, un excellent exercice d'adresse, d'agilité, de force, de sang-froid auquel on peut se livrer sans se départir des règles de courtoisie »


L'équipe de France et l'équipe de Nouvelle Zélande s'affrontent au rugby en 1917,

Aussi, les premiers footballeurs français sont exclusivement recrutés parmi les familles dominantes du pays et afin d'écarter les intrus qui auraient des capacités sportives, une lutte farouche contre le professionnalisme est menée. Sa pratique est perçue comme une forme de privilège et de fait touche relativement peu les couches populaires.

En janvier 1903, un Journaliste de L'Auto observe avec étonnement des ouvriers s'y adonner dans les jardins du Palais-Royal.


L'équipe des Ali Blacks de Nouvelle Zélande exécutant le haka avant son match contre la France, en '1917 (La Vie au Grand Air de juin 1918)

Ces deux activités se retrouvent donc involontairement au cœur des tensions qui opposent et déchirent la France. Le rugby bénéficie d'un regard globalement favorable à l'échelle du pays en étant associé à l'idéologie républicaine, à la gauche laïque, au peuple, alors qu'une certaine suspicion entoure le football qui est, pour sa part, identifié à l'Empire, à la droite catholique, à l'aristocratie.

1914
Le début de la guerre

Le 3 août, l'Allemagne déclare la guerre à la France. La Grande Guerre commence. Ployant sous le poids de leur sac, engoncés dans leur uniforme en pantalon rouge et sans casque, nos soldats vont monter en ligne. Ils se trouvent vite engagés dans une guerre de mouvement éreintante et meurtrière qui mobilise les corps et les esprits. Devant la violence de l'engagement, le sport ne fait pas partie des préoccupations des hommes.

Mais après la victoire de la Marne, l'armée allemande opère un repli défensif. Sur le champ de bataille les combats font rage, chaque armée tente de déborder l'autre. Les Allemands cherchent à contourner notre aile gauche et nous cherchons à déborder leur flanc droit. Aucun des deux camps ne parvient à prendre l'avantage.

De ces affrontements, va résulter, entre le 18 septembre et le 15 novembre, une véritable épreuve de vitesse « la course à la mer » qui étirera une ligne de feu ininterrompue de 750 kilomètres, allant de la mer du Nord à la frontière suisse.

Loin de sa famille, de son travail, de son village, le soldat s'ennuie

Le front se stabilise. Afin de tenir les territoires conquis, les Allemands s’Installent très rapidement dans des abris creusés ?ans la terre. Les Français, pour se protéger, les Imitent a leur tour. Le front devient une ligne continue de tranchées. Les deux armées se retrouvent face à face, enfouies dans ces deux réseaux démesurés sous la menace réciproque l'une de l'autre. La guerre de position et d'usure se met en place. Les « Pantalons Rouges » vont devenir « les Poilus »

1915
Prémices des premières actions sportives

 Si, lorsqu'ils sont en première ligne, les soldats sont trop occupés à survivre, lorsqu'ils sont au repos, c'est bien différent. Entre deux combats, entre deux périodes au front, la vie sc passe en longs transferts ou en journées oisives. Loin de sa famille, de son travail, de son village, le soldat s'ennuie.

L'Etat-Major, conscient de ce fait, s'inquiète aussi du manque d'activité physique que génère cette guerre de position. Aussi, afin d'occuper les soldats, les périodes Of> repos sont consacrées à l'exercice sous forme de marches harassantes, d'exercices épuisants, d'inspections impopulaires et de corvées inintéressantes.

Tenu d'obéir et de répondre à ces contraintes auquel il se soumet avec beaucoup de mauvaise volonté, le soldat bénéficie, néanmoins, de quelques moments de liberté.

C'est grâce à ce créneau d'intimité personnelle que tout a commencé. En effet un fait étonnant va apparaître à l'étude des documents sériant cette période. Des soldats, sportifs convaincus, ont amené avec eux leur Odilon 'et vont impulser, d'une façon spontanée et de leur propre initiative, des matchs amicaux ct sans enjeu auprès de leurs camarades et, même si nous sommes loin des schémas classiques et des critères afférents à la compétition. ces soldats vont mettre en place un embryon de sport.

Ils cherchent au travers de ces modestes activités une distraction, un dérivatif, un « anti cafard ». Ils oublient la guerre et ses effroyables réalités et vivent ces moments privilégiés comme un moyen d'être à nouveau, tout simplement, des hommes.

Devant l'engouement que suscitent ce type d'activité et l'adhésion évidente des Poilus, certains jeunes officiers vont avoir l'idée de proposer, à lé)place de la rébarbative gymnastique militaire si mal accueillie par les Poilus, cette autre forme de pratique physique et initier ainsi les soldats au sport.

Fait nouveau, des comptes rendus sportifs apparaissent dans les journaux de tranchées et montrent un foisonnement et une diversification des activités physiques. A la lecture de tous ces témoignages, il apparaît clairement que, si les Poilus pratiquent de plus en plus de sports pendant leurs périodes de repos, manifestement le football est celui qui suscite le plus leur intérêt.

Georges Carpentier, gloire de la boxe, s'est engagé dans l'aviation dès 1914

La naissance du sport chez les Poilus

Impulsée d'une façon spontanée par les Poilus eux-mêmes, cette pratique sportive, soutenue et reprise par de jeunes officiers, est la naissance informelle et disparate de cette activité sur le front. Beaucoup de soldats la découvrent et y adhèrent. Ils peuvent ainsi s'initier à de nombreux sports dont le rugby, le football, la boxe, la natation, l'athlétisme.

Le rugby est aussi pratiqué dans la zone du front

Dans la zone du front, le nombre de pratiquants, d'équipes, de matchs et de compétitions diverses se multiplie. Cette diffusion demeure encore restreinte, elle reste en effet localisée aux régiments dans lesquels la pratique sportive est encouragée par les officiers.


..Le capitaine Nevill du 8° régiment eu l'idée, bien anglaise, de lancer un ballon de football vers les tranchées ennemies. Celui-ci fut retrouvé plus tard dans les positions conquises (L'Illustration du 29 juillet 1916).

Mais cette pe que les journaux de tranchées, les journaux nationaux diffusent des comptes rendus de cette activité sportive naissante.

1916
Les premières prises de conscience des bienfaits du sport par l'État-Major

Encore surpris par des activités qu'ils ne connaissaient pas ou peu avant la guerre, les soldats issus des milieux ruraux et ouvriers découvrent et pratiquent le sport au front. Au premier semestre 1916, ces combattants sportifs vont obtenir de la part de leurs autorités une plus grande liberté d'action.

Et même si cette diffusion demeure relativement restreinte, on observe un réel essor du sport dans la zone du front. Du mois de juin à septembre, on constate une diminution de la pratique sportive légitimée par l'intensification des combats. La bataille de Verdun fait rage et, le 1er juillet, la bataille de la Somme est engagée. L'État-Major est dans l'obligation n'accélérer la mobilisation de ses effectifs. Présents sur les deux fronts, les Poilus ont peu d'autorisations nécessaires pour pratiquer une activité physique. Mais le renouveau du sport dans l'armée française va venir par l'action de deux éléments essentiels. Afin de permettre aux soldats de rester en condition physique, l'armée revoit son concept conférant à la seule gymnastique militaire le label de l'efficacité et s'ouvre officiellement à ces nouvelles formes de pratiques physiques en leur reconnaissant une utilité certaine.

Deux ans après le début du conflit, le sport se militarise. Le second élément de ce renouveau vient de ICl bataille de la Somme. Élément inhérent et inséparable de leur culture, le sport représente pour les soldats britanniques un confort moral et physique, un renforcement de l'esprit de groupe, une préparation aux combats, alors que pour les Français, c'est une distraction, un moment d'oubli de la guerre et de ses atrocités. Si les deux concepts sont totalement différents, ils peuvent être complémentaires.

L'influence anglaise

Au contact des Tommies (1) pendant les terribles affrontements de cette bataille, les Poilus ont appris à respecter ces soldats venus de l'étranger et qui acceptent courageusement de se battre et de mourir pour la France.

On n'a pas oublié la sortie des tranchées du capitaine Nevill et de ses hommes dribblant des ballons tout en chargeant dès les premières heures de la bataille, sous un déluge de balles ennemies. L'osmose s'opère, une tendance à les imiter se généralise. On adhère aux valeurs anglaises et de solides liens se créent entre les Tommies et les Poilus. Sport roi dans l'armée britannique bien avant la guerre, le football est un élément de la culture populaire anglaise, il est le passe-temps préféré de tous ces combattants et un moyen de renforcer leur esprit de corps.

À leur contact, les soldats français reçoivent une véritable leçon de football. Cette influence va ouvrir la voie au développement de cette activité auprès des Poilus et devenir rapidement, au sein de l'armée française, la plus répandue. Le nombre de ses adeptes ne va cesser d'augmenter.

(1) Tommies : soldats britaniques

Le rugby

Le rugby est aussi pratiqué dans la zone du front, il est même soutenu par l'institution militaire qui a un regard très positif sur cette activité. Présenté comme un jeu viril, adapté aux « vrais soldats », le rugby permet d'acquérir une résistance physique et morale, de fortifier les hommes et de les habituer à la douleur. Il favorise l'esprit d'équipe et est considéré comme un moyen d'entraînement extrêmement bien adapté aux objectifs militaires. Mais le rugby voit sa pratique s'étioler en France. Beaucoup de joueurs, moteurs de cette pratique, ont été tués Tous les grands clubs sont mutilés par cette guerre. En ce qui concerne l'équipe de France, vingttrois de ses internationaux sont tombés sur les champs de bataille. Le bilan est effroyable. Le rugby est au plus bas


L'équipe de France de rugby prête à affronter les Ali Blacks en 1917. À gauche, coiffé d'un chapeau melon, on voit Charles Brennus qui donnera son nom au célèbre bouclier.

Dirigés par Charles Brennus, les responsables nationaux s'inquiètent sérieusement quant à l'avenir de cette activité. Mais, paradoxe de la guerre, le sauvetage du rugby va venir, là aussi, de la bataille de la Somme, car l'Australian and New Zealand Army Corps (ANZAC) se trouve sur le sol français. En effet l'ANZAC Corps est engagé dans le conflit.

Le sauvetage du rugby

Le rugby est le sport populaire en Nouvelle-Zélande. Son équipe nationale est déjà connue sous le nom des « Ail Blacks ». Les tournées qu'elle fait en Europe sont suivies avec passion par le monde sportif. La presse relate leurs exploits et les rencontres sont toujours gagnées sur des scores sans appel. Le rugby des Ali Blacks est très spectaculaire et s'exerce dans un excellent esprit. Pour eux, seul l'essai est beau. Leur vitesse, leur adresse, leur puissance donnent une qualité et un niveau exceptionnel à leur jeu. Ils marquent les esprits, remplissent les stades, et leur fameux « Haka » contribue encore plus à leur légende. Dans l'ANZAC présent sur le front, beaucoup sont des joueurs confirmés et. comme pour le football, des rencontres vont s'organiser entre eux et des équipes militaires françaises.

Ces rencontres vont contribuer à la fraternisation des soldats de nationalités différentes.

À leur contact, les joueurs français vont améliorer leur niveau technique, les passes deviennent très adroites, les plaquages nets, les dribblings efficaces. les mélées structurées et les touches organisées. On veut pratiquer du « beau jeu ».

Les premières rencontres interalliées

Le contexte est propice à la mise en place de rencontres internationales, aussi bien à l'arrière que sur le front. Ces rencontres, qui attirent toujours plus de spectateurs, vont contribuer à la fraternisation des soldats de

 Avec une augmentation conséquente du nombre de ses adeptes, une élévation des niveaux de pratique et une nouvelle vision de ses objectifs, le sport renforce ses bases sur le front. Cet enracinement commence à se faire sentir sur l'ensemble du territoire français. Ainsi, grâce à la présence des ANZAC et des Britanniques, la pratique sportive va prendre un spectaculaire essor et les bases des Championnats du monde militaire tels que nous les connaissons actuellement sont en train de se mettre en place.

1917
L'institutionnalisation du sport par l'État-Major français

Encore surpris par des pratiques qu'ils ne connaissaient pas avant la guerre, les soldats continuent leur apprentissage du sport au front Cette acculturation sportive va engendrer la création de nouvelles équipes mélangeant sportifs initiés et inexpérimentés et les premiers mois de cette année 1917 viennent consolider cette pratique au sein des diverses unités militaires. Mais l'offensive Nivelle, qui devait être décisive, est un désastre total pour l'armée française. La déception des Poilus est immense.

Cette tuerie totalement inutile va s'avérer être le déclencheur des premières mutineries. Ce mouvement est spontané, irraisonné, fondé sur une protestation qui gagne, de proche en proche, de secteur en secteur les lignes tout entières.

Nivelle est destitué, et c'est dans ce contexte que Pétain prend sa place à la tête du Grand Quartier Général (GQG) le 15 mai 1917. Il va, dans la gestion de cette crise, écouter les Poilus en mettant en place une série de mesures tirées du bon sens commun.

Mais il va aller plus loin et prendre en compte le confort moral et physique des troupes afin de reconquérir leur confiance. Dans sa directive du 3 juin 1917, il précise qu' « à l'arrivée au cantonnement, la troupe doit être laissée au repos absolu pendant le temps voulu, pour qu'elle puisse se détendre moralement et physiquement ».

C'est officiellement la fin des manœuvres stériles et humiliantes qui exaspèrent tant les soldats. Afin de garder le contrôle de leurs troupes, les officiers vont les remplacer par des activités « saines et utiles ». Ainsi sans être explicitement cité comme moyen, le sport va occuper une place importante dans le règlement de la grave crise morale de l'armée française.

L'ancrage grandissant du sport sur le front.

En cette fin d'année 1917, toutes les conditions sont réunies afin de permettre au sport de poursuivre massivement sa diffusion. Reconnu, aidé et implanté de plus en plus solidement, il se généralise à l'ensemble des soldats présents sur le front. Il peut ainsi s'enraciner durablement dans les mentalités et les comportements des Poilus.

Le mardi 26 juin 1917 vers 9h30, les premiers soldats américains débarquent dans le port de Saint-Nazaire. Le 4 juillet, le lieutenant Stanton lance son fameux : « La Fayette nous voilà ». Précédés d'une énorme logistique, les Sammies (2) arrivent avec une nouvelle façon de vivre le sport. Et comme l'ont fait les Tommies avant eux, ils vont fortement influencer la pratique sportive des combattants français et contribuer efficacement à la généralisation de cette activité sur toute la longueur du front.

1918
La structuration du sport sur le front

Les soldats, disposant de temps et fortement encouragés par les plus hautes instances militaires, sont donc disponibles pour pouvoir pratiquer sans contrainte des activités sportives. On constate que celles-ci font de plus en plus partie du quotidien des Poilus.

Une décision importante va encore accélérer cette dynamique. Afin de structurer efficacement les compétitions, les autorités font appel au mouvement qui gère le sport français, l'Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques, pour prendre en charge la direction du sport militaire.

Ainsi l'initiative spontanée du début du conflit, prise par quelques Poilus, est maintenant relayée par l'USFSA qui va organiser efficacement ce monde sportif naissant. Soutenue par le ministère des Armées, elle multiplie les manifestations sur tout le territoire.

(2) Sammies : soldats américains.

Les Américains

 Si l'USFSA apporte son savoir-faire pour la mise en place de structures efficaces et rationnelles, il ne faut pas oublier que les Sammies sont là. Afin d'assurer le confort moral des troupes, arrivent avec les soldats des organisations philanthropiques américaines comme la Croix Rouge, le Bien-être Juif, l'Armée du Salut et surtout la Young Men Christian Association (YMCA).

Cette dernière, qui bénéficie de moyens considérables, engage toute sa puissante logistique au service des forces alliées. Elle se rapproche au plus près du front pour mettre en place ses actions en s'appuyant sur la frêle structure existante des foyers de soldats qu'elle porte à 1 534 entre l'automne 1917.

Les compétitions vont se multiplier et se poursuivre bien au-delà du conflit

Ces constructions en bois de 30 mètres de long sur 6,75 de large sont fréquentées assidûment par les soldats. Un programme d'activités prévu sur 14 points est signé le 27 août 1917 entre Pétain et l'YMCA.

 L'article 11 porte notamment sur: « le développement des jeux de plein air et de sports tels que le Jeu de boules, quilles;  football;  volley-betl ; et autres jeux qui seraient adaptés au goût des soldats français », Les responsables de ces foyers structurent des équipes, entrainent les joueurs, organisent des rencontres.

Ils assurent aussi les besoins en équipements et en matériels. Les Poilus découvrent de nouvelles activités comme le basket, le volley et le base-ball, totalement inconnues en France. Dans la logique de cette dynamique, des rencontres inter foyers se mettent en Elles vont permettre au sport de s'étendre de foyer en foyer sur tout le réseau mis en place et, par conséquent, sur toute la longueur du front. Maintenant les équipes possèdent des maillots de couleur, évoluent sur des terrains adaptés et sont inscrites sur un calendrier de rencontres.

Cette dynamique va permettre un essor sans précédent du sport sur l'ensemble de la zone du front. Le mouvement est lancé, il ne s'arrête pas avec l'Armistice du 11 novembre 1918. Au contraire, les compétitions vont se multiplier et se poursuivre bien au-delà du conflit

1919
La démobilisation

Si le 11 Novembre 1918 marque l'arrêt des combats sur le front, les soldats, constituant l'ensemble des forces alliées, ne rentrent pas immédiatement chez eux. On ne peut libérer trop vite ces hommes qui représentent un moyen de pression sur l'Allemagne avant la signature définitive de la paix, le 28 juin 1919 à Versailles. Dans l'attente de leur démobilisation et réduits à l'inaction, ces millions d'hommes risquent de s'ennuyer.

Aussi, les stades et les terrains de sport vont remplacer les champs de bataille, car le choix est fait par l'ensemble des États-Majors d'utiliser le sport afin de remplir activement ces longues heures de désœuvrement. Dans son étude sur le Football aux armées pendant la Grande Guerre, Arnaud Waquet précise que : « la démobilisation est une des périodes les plus sportives que la France ait connue ». En effet, la présence et la disponibilité sur le territoire français des troupes alliées vont favoriser de multiples échanges sportifs nationaux et internationaux.

Les Jeux Interalliés

 L'YMCA va multiplier les initiatives, afin de soutenir le moral des troupes et créer la première rencontre sportive internationale de l'après-guerre, « les Jeux Interalliés » appelés aussi « L'Olympiade Militaire Interalliés ». Cet événement sportif est monté en étroite coordination avec toutes les autorités militaires présentes sur le sol français. Ancêtre des championnats du Monde militaire, c'est une première mondiale.

Avec une large variété de sports, ces jeux commencent par des phases éliminatoires au sein même des régiments, se poursuivent dans les divisions, les corps d'armée et s'achèvent dans une grande finale à Paris. Cette rencontre va se disputer du 22 juin au 6 juillet 1919 sur plusieurs lieux.

Ces années 1914-1918 ont été l'occasion pour des millions de Poilus de découvrir le sport.

Ouvertes seulement aux soldats ries armées alliées, les finales réunissent 1 500 athlètes au stade Pershing construit pour l'événement aux frais de l'YMCA et offert à la France à l'issue des compétitions, vingt-neuf nations sont invitées, dix-huit acceptent d'y participer. C'est un succès, car un public très nombreux assiste aux épreuves largement relatées par tous les média de l'époque. Symboliquement les Jeux interalliés seront l'un des points forts de cette intense activité et la consécration de toute cette synergie.


Un club athlétique dans un village du Nord, à deux pas des lignes ennemies (Lecture pour tous du 1er février 1917

L'héritage du sport pratiqué sur le front par les Poilus

On a longtemps pensé que le sport avait connu une période de sommeil pendant cette tragédie qu'est la Première Guerre mondiale. Contrairement à cette idée reçue et loin de constituer un trou noir comme pourraient le laisser croire les terribles conditions de guerre, ces années 1914-1918 ont été l'occasion pour des millions de Poilus de découvrir le sport et de s'adonner à sa pratique.


Arrivée d’une course disputée dans le cadre du « Poilui’s Park de Commercy, centre de détente institutionnel, situé à 20 km du front.

A la fin du conflit, ces soldats français initiés sur le front constituent à ce titre un immense et exceptionnel vivier de futurs pratiquants dans lequel les responsables du mouvement sportif vont pouvoir puiser afin de reconstituer leurs effectifs, largement décimés sur les champs de batailles.

C'est le déroulement du conflit lui-même qui a permis de mettre en place les conditions de cet étonnant processus. D'abord, la guerre de position oblige les Poilus à alterner les rotations entre les diverses lignes de la zone du front. L'activité de combat n'étant pas permanente, elle génère de longs moments d'inaction qu'il va falloir impérativement occuper.

Il est important de noter que ce mouvement esl venu des Poilus eux-mêmes. En effet, afin de trouver des moyens pour survivre dans les conditions effroyables où ils étaient jetés, ce sont eux qui ont pris l'initiative d'utiliser le sport comme moyen de survie,


La natation trouve sa place dans les activités des poilus dès 191

Quelques Poilus sportifs, majoritairement d'origine urbaine, ont su remarquablement transmettre leur passion il leurs camarades de tranchées qui étaient en grande partie issus du monde rural. Certains jeunes officiers, fins pédagogues, ont su encourager cette pratique qui va inexorablement grandir et étonnamment rebondir sur les événements qui vont jalonner ces 1 561 jours de combats. Les grands brassages humains, régionaux, nationaux et internationaux vont favoriser et multiplier les échanges.

Et enfin, la longueur du conflit va permettre d'enraciner durablement cette nouvelle pratique dans les mœurs. Une fois le mouvement enclenché, rien n'a pu l'arrêter. Incontestablement, le sport a joué un rôle important dans le quotidien des Poilus et va devenir pour des millions d'entre eux, une « culture de guerre ».

La naissance du sport féminin

 Une autre donnée est également à prendre en considération, les femmes ont aussi été conquises par l'activité sportive. La guerre de 1914-1918 leur a fait prendre conscience de leur importance et de leur indépendance par rapport aux hommes.

Le 30 septembre 1917, un premier match de football est organisé. Sous l'impulsion d'Alice Milliat, la Fédération des Sociétés Féminines Sportives de France est créée en 1917 et la Fédération Spot live Féminine Internationale en 1921. Des compétitions sont créées spécialement, permettant de pérenniser les bases nationales et mondiales de ce sport naissant, amenant une forte participation féminine aux Jeux Olympiques dès 1924


Marie Marvingt, dite la fiancée du danger, entre autres pionnière de l'aviation et alpiniste, porta l'uniforme de poilu et participa aux combats sous une identité masculine en 1915.


Marie MARVINGT

Le sport comme moyen de rééducation

Des handicapés se sont rééduqués physiquement et socialement par le sport. Comme Joseph Guillemot, Jean Vermeulen, Eugène Criqui ou Armand Massard, symboles de nombreux « éclopés » anonymes, ces exemples célèbres prouvent que déjà, d'une façon peut-être empirique mais sûrement efficace, des hommes ont su prendre résolument leur destin en main. Refusant la fatalité et en utilisant le sport, ils ont su avec détermination, entêtement et opiniâtreté retrouver leur intégrité. En affirmant ainsi leur volonté de revivre, ces pionniers connus et inconnus ont posé, avec une certaine noblesse, les bases de l'Handisport.

Compétitions héritées directement du conflit

La Coupe de France de football est créée en 1917 pour honorer Charles Simon, tué le 15 juin 1915 à Écurie près de Neuville-Saint-Vaast. Jules Rimet, authentique Poilu, est le président de la toute nouvelle FFF, il est aussi nommé président de la FIFA en 1921.


Propagande de guerre : «
À nous le globe ! »

Humaniste convaincu, il persuade les diverses instances de cette institution de créer, dans un esprit de réunification, la Coupe du Monde dont la première édition aura lieu en 1930,

En rugby, depuis 2000, se dispute entre la France et la Nouvelle Zélande le trophée Dave Gallagher, du nom du capitaine emblématique des Ail Blacks tué par un éclat d'obus, le 4 octobre 1917 au cours des durs combats de la bataille de Passchendaele.

Conclusion

Après 1.561 jours de combats meurtriers et 6 mois d'attente, les Poilus rentrent chez eux. Alors qu'ils sont profondément meurtris dans leurs chairs et dans leurs âmes, une tâche considérable les attend. Il faut reconstruire la France, tant les ravages laissés par la guerre sont abyssaux.

Mais avant, il leur faudra du temps, beaucoup de temps, pour d'abord réapprendre simplement d vivre. Pour les soutenir, ils auront cet humble et étonnant héritage rapporté de la tourmente la plus folle, du chaos le plus improbable, cette modeste étincelle d'humanisme qu'est le sport.

Ainsi, la sortie du conflit va être marquée par une démocratisation des pratiques sportives. Si, dans un premier temps, les imposants monuments aux Morts érigés par les clubsà la mémoire de leurs membres tombés au champ d'honneur témoignent de l'hécatombe d'un pan entier de la jeunesse sportive du pays, la vie est la plus forte et c'est une véritable révolution que va connaître le sport français. Le sport s'étant ouvert dans sa pratique à un public considérablement élargi, sa popularité va s'accroître constamment et pousser à la création des grandes fédérations françaises. Le sport français va prendre son essor.

Michel MERCKEL

Extrait de La CHARTRE du 3°Trim 2015

   

   

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PATINAGE ARTISTIQUE TOURNÉE DES STARS OLYMPIQUES

L’école des fans

À l’image de Gabriella Papadakis  et Guillaume Cizeron, les patineurs  de l’équipe de France ont partagé  un moment chaleureux avec le public  à Châlons-en-Champagne et à Laon.


Triples champions du monde, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron sont en tournée avec l’équipe de France jusqu’au 18 avril.
Christian Lantenois

 « On peut prendre une photo ? » Le souffle à peine retrouvé après un show de plus de deux heures, Guillaume Cizeron acquièsce d’un hochement de tête, entre deux textos et une kyrielle de dédicaces. « Même si on est un peu fatigués à la fin de la saison, on est contents de participer au spectacle, avoue l’acolyte de Gabriella Papadakis. Aller à la rencontre du public et des enfants dans les clubs est quelque chose qui nous plaît vraiment. »

Provisoirement abandonnée l’année dernière pour préparer les Jeux Olympiques à Pyeongchang (Corée du Sud), la Tournée de l’équipe de France a débuté jeudi à Tours (Indre-et-Loire) avant de s’arrêter à Châlons-en-Champagne et Laon à l’amorce des fêtes de Pâques. « La mise en place est toujours compliquée, car on a peu de temps pour répéter, reconnaît le Ligérien. Mais une fois que tout est calé, ça devient agréable. On aime patiner pour faire le show. »

Les petites imperfections sont de toute façon pardonnées. À la patinoire Cités Glace, dans la Marne, les 750 places se sont arrachées en quelques semaines. Au Dôme, dans l’Aisne, il a fallu quasiment doubler la capacité de l’enceinte (485 places) et ajouter une séance dans l’après-midi pour satisfaire la demande. Après l’âge d’or Brian Joubert-Florent Amodio, la relève est assurée.

STANDING OVATION POUR LES CHAMPIONS

À l’applaudimètre, Marie-Pierre Leray (43 ans), championne de France en couple en 1993 avec Frédéric Lipka, n’est pas loin de concurrencer Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, particulièrement grâcieuse dans un numéro de haute voltige avec un cerceau.

Mais la standing ovation est réservée aux jeunes danseurs, toujours époustouflants dans l’interprétation de la Sonate au clair de lune de Beethoven, le programme qui les a sacrés champions du monde, champions d’Europe et vice-champions olympiques cette saison, après avoir remporté le Trophée de France, la Coupe de Chine et la finale du Grand Prix ISU. « Cette fois-ci, la bretelle a tenu. » Toujours facétieux en maître de cérémonie,» Philippe Candeloro raille gentiment la Clermontoise à sa sortie de la glace, ne pouvant s’empêcher une allusion grivoise à la robe qui s’était dégrafée en pleine danse courte pendant les Jeux. « L’incident nous a-t-il coûté la médaille d’or ? On ne peut pas savoir, on a joué de malchance, répond son partenaire . On a fait beaucoup de compétitions cette année, on est satisfaits du bilan, si l’on considère par exemple qu’on approche de la note parfaite sur le programme libre. Mais les règles vont évoluer la saison prochaine avec de nouveaux éléments et de nouveaux quotients qui vont aboutir à une évaluation un peu différente. On aura de nouveaux challenges. »

Comme depuis quatre ans, les stars tricolores se prépareront dans l’anonymat à Montréal (Canada), où elles travaillent avec Romain Haguenauer dans l’école cofondée avec Marie-France Dubreuil et Patrice Lauzon, tout comme Marie-Jade Lauriault et Romain Le Gac, 13es des Mondiaux à Milan (Italie).

LES GROUPIES DE PHILIPPE CANDELORO

Un exil vu comme l’eldorado aussi pour Vanessa James et Morgan Ciprès, installés depuis un an et demi en Floride (États-Unis), auprès de John Zimmerman, qui les a amenés sur le podium mondial (3 e), ou Romain Ponsart, qui continue à être fidèle à son club de toujours à Charleville-Mézières (lire par ailleurs), tout en figurant dans le groupe d’entraînement de l’Arménien Rafael Arutyunyan en compagnie du champion du monde Nathan Chen à Long Beach, à quarante minutes au sud de Los Angeles (États-Unis). « On a déménagé pour suivre notre entraîneur en qui nous avons une totale confiance, poursuit Guillaume Cizeron, qui avoue avoir hésité, dans un premier temps, avant d’être associé à Gabriella Papadakis il y a 14 ans. Au Québec, l’hiver est rude, mais on n’est pas dépaysés dans une ville francophone qui bouge beaucoup. »

Encore quelques signatures sur des patins, quelques bises pour Morgan Ciprès, à qui la famille a fait la surprise de venir de Melun (Seine-et-Marne), mais la nuit est déjà bien avancée à Châlons-en-Champagne. Dans le brouhaha ambiant, deux groupies, qui ont largement dépassé l’adolescence, attendent fébrilement un selfie avec Philippe Candeloro. Accaparé par les fans, il ne sera pas rentré à l’hôtel pour l’épisode de Columbo.

3 QUESTIONS à


Romain PONSART

Charleville Sports de glace

Aller à la rencontre   du public français 

Éprouvez-vous beaucoup de plaisir à participer à la Tournée des stars olympiques ?

J’avais déjà pris part aux deux précédentes, c’est toujours une fête d’aller à la rencontre du public français. Pendant trois semaines, on s’amuse avec des patineurs aussi inspirants que Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ou Vanessa James et Morgan Ciprès, médaillés aux Championnats du monde.

Quel bilan dressez-vous de votre saison, achevée par une 16 e place aux Mondiaux à Milan ?

Je viens de conclure la saison la plus longue de ma carrière. Je suis très content de ma performance aux Championnats du monde, où j’aspirais surtout à me qualifier pour le programme libre. Je trouve que j’ai appris énormément depuis un an et demi aux côtés de Rafael Arutyunyan à Los Angeles. Avec son approche pédagogique, il m’apporte beaucoup de consistance technique.

Comment allez-vous appréhenderla prochaine saison ?

Je retourne aux États-Unis le 6 mai pour commencer à travailler sur mes deux nouveaux programmes. L’idée consiste à intégrer trois «quads » dans le programme libre et deux dans le programme court pour atteindre le Top 10 mondial. Je vise une participation aux prochains Jeux Olympiques d’hiver en 2022.

Cédric GOURE

Extrait de l'union du 02-04-2018

   

   

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Le paradis des grimpeurs ouvre ses portes demain

Block’out ouvrira ses portes ce samedi à Reims Village. Cette franchise associe escalade, bien-être et restauration.


Le directeur, Jérôme Gouvernet, et son adjointe, Zoé Petit-Jean, sont impatients de faire découvrir leur environnement aux premiers clients, qu’ils soient grimpeurs ou non ! Photos M.D.

L’annonce, en mai dernier, de son arrivée à Reims Village avait suscité la curiosité. D’abord prévue pour la fin 2017, l’ouverture de la salle Block’out, qui associe escalade, bien-être et restauration, est finalement programmée ce samedi 17 mars. Et vu l’engouement sur les réseaux sociaux pour ce concept créé par deux grimpeurs originaires de région parisienne en 2008, pour sûr, elle représente pour nombre de Champenois un véritable événement. Il faut dire que les sites pour s’adonner à l’escalade se comptent sur les doigts de la main dans la région…

Quelques jours avant la date fatidique, le directeur, Jérôme Gouvernet, a accepté de nous ouvrir les portes de ce temple de l’escalade indoor de 1 200 m 2 en avant-première. C’est en fréquentant lui-même une salle Block’out en Seine-Saint-Denis, que le Carolomacérien, alors chargé de sécurité dans le domaine pharmaceutique, a décidé de changer de voie et d’ouvrir la 11 e salle de France.

Si l’aménagement n’était pas tout à fait terminé, en ce début de semaine, les contours de ce nouvel univers aux airs champardennais d’un côté et japonisants de l’autre, étaient déjà bien visibles. Les imposants blocs de grimpe de 4 à 4,5 mètres, aux différents profils – incliné positif, vertical, dévers –, déposés sur d’énormes tapis pour amortir les chutes, donnent un bel aperçu de ce qui attend les grimpeurs, dès 6 ans (cours, dès 4ans). Libre de tout assurage, chacun, débutant ou confirmé, pourra s’en donner à cœur joie sur les parcours renouvelés en moyenne tous les mois pour pouvoir progresser ; un système de couleurs permettant à tous les niveaux de s’y retrouver.

« Dans la voie, on est encordé, c’est sur une longue distance, c’est endurant. Alors que le bloc, c’est tout dans la technique, l’explosivité et sur une petite distance, sans corde ni harnais » , décrit Zoé Petit-Jean, l’adjointe de Jérôme Gouvernet, qui a décidé de quitter la région parisienne pour le suivre dans cette aventure. « C’est adapté dès 6 ans, en libre, et jusqu’à 81 ans… ou plus si affinités ! L’équipe, très à l’écoute, est là pour expliquer les consignes de sécurité. Ce n’est pas plus accidentogène qu’un autre sport et adapté à tous. » L’équipe, justement, est composée de huit personnes, une « grande famille » , qui nourrit ce même esprit de dépassement de soi, de partage et d’entraide qui caractérise l’escalade,« sport individuel à l’esprit collectif».

Pour prolonger ces moments de convivialité, les sportifs – mais pas seulement – pourront se retrouver au bar pour se désaltérer ou autour d’un bon petit plat fait maison à base de produits frais et de saison au restaurant Le Daim blanc installé au pied des blocs. À la carte aussi, pizzas, salades, paninis, burgers et autres camemberts rôtis ou assiettes de charcuterie. D’autres préféreront sans doute profiter du hammam et du sauna à disposition, ou se consacrer à une séance de musculation, idéale pour récupérer après l’effort…


Le restaurant Le Daim Blanc, installé au pied des blocs, est ouvert à tous, 7 jours sur 7, en service continu.

Marion DARDARD

Extrait de l'union du 16-03-2018

   

   

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Regard d’un spécialiste sur la future piscine

Ancien directeur général de la Fédération   de natation, il évoque le futur complexe aqualudique


Louis-Frédéric Doyez, ancien directeur général de la Fédération de natation, co-préside la Fabrik du Sport à Reims.

L’ESSENTIEL

*.- LOUIS-FRÉDÉRIC DOYEZ a été directeur général de la Fédération française de natation.

*.- À REIMS, il co-préside la Fabrik du Sport qui fait se rencontrer les différents acteurs sportifs locaux.

*.- ALORS QUE LA COUR DES COMPTES a rendu un rapport sur la gestion des piscines, il livre son analyse et évoque le projet rémois

Les piscines publiques ont longtemps fait partie du domaine du co-président de la Fabrik du Sport à Reims. Un réseau professionnel des métiers du sport pour que les personnes puissent se réunir pour parler du sport de demain, de l’innovation en la matière. Hier, le thème d’une de ces rencontres à Reims était par exemple le sport et la santé. Au mois d’avril, il sera question de l’e-sport et au mois de mai de « Reims 2024, une incantation ? ». L’occasion de parler du futur complexe aqualudique rémois et de son bassin olympique entre autres. «Même si on ne construit pas un équipement pour 15 jours de jeux Olympiques, cela doit répondre à une demande sociale », précise-t-il. Il estime que le projet rémois est à ce sujet plutôt équilibré. « Il y a eu la mode du tout ludique, mais on s’est rendu compte que cela générait des coûts en investissement et fonctionnement, de même pour le tout bien-être. Les gens aiment aussi nager dans des couloirs bien droits. »

LE PLEIN CENTRE-VILLE, UN ATOUT

Louis-Frédéric Doyez pense en outre que le site retenu, en plein centre-ville, est un atout. « C’est une chance d’avoir eu un foncier. C’est un emplacement qui peut faire la différence avec d’autres collectivités dont les piscines sont en périphérie.» Louis-Frédéric Doyez songe notamment à l’accueil d’événementiel comme un championnat d’Europe de natation. « La proximité des hôtels peut être un plus pour attirer un beau plateau sportif et séduire les organisateurs. Reims doit retrouver une place dans le domaine aquatique. »

Quant à la question du coût d’une piscine, l’homme insiste sur le fait qu’il s’agit d’un équipement public.  « Il a vocation à réunir énormément de population. Comme une école ou une bibliothèque, c’est un lieu qui doit être ouvert sur la cité. C’est un lieu intergénérationnel qui répond à plein de besoins. » On ne se pose pas la question si un opéra est déficitaire ou pas, poursuit-il. « Tout ça parce qu’il y a des acteurs privés qui gèrent les piscines parfois. »

Pour Louis-Frédéric Doyez, il existe d’ailleurs une voie entre la délégation de service public et la régie : « C’est la société publique locale qui est un mélange d’actionnaires publics mais sous couvert de droit privé. On garde la destination du bien public, les actionnaires sont des collectivités mais elles peuvent appliquer une démarche commerciale et une gestion des ressources humaines liées au privé. Il y en a quelques-unes en France, notamment à Saint-Amand-les-Eaux où elle tient lieu de modèle. C’est, selon moi, la bonne voie médiane. La vraie question est une piscine pour quelle population ? Quels clubs ? Quelles activités ? » Il rappelle notamment que l’apprentissage de la natation ou le sport santé avec l’aquagym par exemple peuvent s’apparenter à une mission de service public.

Yann LE BLÉVEC

Extrait de l'union du 13-03-2018

   

   

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Hommage aux pionnières du Stade

Reims « Comme des Garçons » sort dans les salles mercredi. Un film qui met   en lumière l’histoire des filles du Stade de Reims de 1968. Des pionnières.


Une partie des pionnières rémoises de 1968 se sont retrouvées début avril dans la Cité des sacres.
Hervé Oudin

Le synopsis

REIMS, 1969. Paul Coutard, séducteur invétéré et journaliste sportif au quotidien « Le Champenois », décide d’organiser un match de football féminin pour défier son directeur lors de la kermesse annuelle du journal. Emmanuelle Bruno, secrétaire de direction, se retrouve obligée de l’assister. Sans le savoir, ils vont se lancer ensemble dans la création de la première équipe féminine de football de France. 

Nous sommes le mardi 17 avril, jour de l’avant-première du film « Comme des Garçons » au cinéma Gaumont Thillois. Il est 21 h 45, le générique de fin vient de commencer, la lumière se rallume et les premiers applaudissements descendent de la salle. Au premier abord, les quelque 200 spectateurs présents ont été conquis par ce qu’ils ont vu. L’échange avec l’équipe du film le confirme. Une ovation accompagna le réalisateur, Julien Hallard, les actrices ainsi que le seul acteur masculin présent, Max Boublil. « Ça va, vous avez passé une bonne soirée ?, demanda directement ce dernier. On a entendu un non (rires). On est très fiers de venir vous présenter ce film ici. On est même un peu intimidés. »

LOIN DE LA RÉALITÉ MAIS C’EST UN CHOIX ASSUMÉ

La fierté laissa rapidement place à l’émotion. « Être en face de ces pionnières, c’est quelque chose de fort, reconnaît l’actrice Vanessa Guide, les larmes aux yeux. Je suis toujours très émue en voyant la fin du film. On ne cesse de parler de vous, on a été fiers de porter votre histoire avec le plus de respect et d’intégrité possible. Vous êtes des modèles. » C’est à ce moment que ces pionnières, présentes dans la salle, se sont levées et ont reçu l’ovation qu’elles méritaient. Capitaine de l’époque, Michèle Monier a pris du plaisir devant ce long-métrage. « C’est marrant même si ce n’est pas réellement l’histoire que nous avons vécue,commente-t-elle. Il y a quand même des petites anecdotes dans le film. C’est une fiction, une comédie, et le réalisateur s’est laissé aller notamment avec Pierre Geoffroy qui était loin d’être un dragueur. Je pense que ça va intéresser beaucoup de monde. De toute façon, dès que l’on parle du football féminin, ça me va. »

Actuel président du Stade de Reims, Jean-Pierre Caillot n’a également pas boudé son plaisir. « Je me suis vraiment bien marré , lance-t-il.C’était très agréable à regarder. Il y a quand même beaucoup de choses romancées. L’image du président dans le film n’a aucun rapport avec celui de l’époque. Mais c’est bien de montrer que le Stade de Reims est toujours derrière ses filles. » « On s’en prend un peu dans la gueule », plaisante dans la foulée Max Boublil.

La distance avec l’histoire originelle est revenue plusieurs fois sur le tapis. Mais le réalisateur, Julien Hallard, fait front et explique sa démarche. « L’aventure est très proche de ce qui est raconté dans le film, fait valoir le réalisateur. J’ai entendu cette histoire par hasard. Cela m’a interpellé de voir que les filles ne pouvaient pas jouer au football dans une équipe mais seulement avec des amis, dans leurs villages. Je voulais leur rendre hommage et faire découvrir aux gens cette histoire qui est un peu oubliée, je trouve. J’ai donc effectué un imposant travail de recherche. J’ai rencontré un maximum d’anciennes joueuses et j’ai recueilli pas mal d’anecdotes. À partir de tout ça, j’ai écrit une fiction. Je ne voulais pas faire un documentaire et que ce ne soit pas trop plat. Je voulais en faire une histoire avec un point de vue et des rebondissements. »

En plus de l’histoire romancée pour en faire une comédie sociale, Julien Hallard n’a pas hésité également à forcer le trait sur les personnages, notamment celui de l’entraîneur Paul Coutard. « Je me suis permis d’être archétypal avec les personnages, notamment celui de Max Boublil, explique le réalisateur.J’aime beaucoup son côté naturel dans ses films mais je voulais le confronter à autre chose, le sortir de son univers. Je l’ai un peu obligé à mettre des costumes d’époque, à prendre des risques et avoir un côté dragueur comme Jacques Dutronc

Sorti de son cadre habituel, Max Boublil a dû s’adapter à ce nouveau rôle, pas fait sur mesure pour lui. « Julien a voulu déjà par le physique, le brushing et les vêtements, que mon personnage soit des années60. Il a fallu marcher un peu vers le personnage et inversement car le naturel est vite revenu. Il fallait aussi parler comme à l’époque. J’ai eu un travail de mots à mettre en bouche. Il y a eu très peu d’improvisation, il m’a bien cadré pour que cela reste crédible », détaille l’acteur. Tourné essentiellement à Royan et Chepniers (Charente-Maritime), « pour des raisons artistiques » selon le réalisateur, ce long-métrage « ne s’adresse pas qu’à ceux qui aiment le football. C’est dangereux de faire des films sur le sport, notamment le football, car tout le monde connaît et va analyser chaque geste. Là, le plus important c’est le message envoyé, l’histoire qu’elles ont vécu. » C’est bien là l’essentiel.

3 QUESTIONS à


Vanessa GUIDE
Actrice, jouant le rôle d’Emmanuelle BRUNO

Elles ont été de l’avant pour juste jouer au foot

Vanessa, pouvez-vous me présenter votre rôle dans le film ?

J’interprète le rôle d’Emmanuelle Bruno, la numéro dix de l’équipe. Au début, je suis une simple secrétaire effacée, discrète qui travaille au journal de Reims. Je vais me retrouver, malgré moi, dans la première équipe féminine de football car Paul Coutard m’y oblige un peu. Le début d’une belle histoire.

Qu’est ce qui vous a plu dans ce rôle à la lecture du scénario ?

Tout m’a plu, je trouve que ce personnage est génial. J’aime ce côté timide, effacé, strict au début du film, même physiquement avec les cheveux tirés et les lunettes papillon. Grâce au football, elle va se révéler, prendre de l’assurance et montrer sa vraie personnalité. Elle va enlever ses lunettes et ça représente une forme de déclic. Je voulais aussi être la plus crédible possible en tant que footballeuse. La production avait prévu des entraînements collectifs pendant trois mois mais j’en voulais plus. J’ai commencé à travailler six mois avant le début du tournage avec Aurélie Ménard, qui a ensuite coaché tout le monde.

Qu’est-ce que ça vous a fait de vous plonger dans le contexte de l’époque ?

C’est hallucinant de se remettre dans cette période-là et de se dire que ces filles étaient tenaces. Elles n’ont rien lâché, elles se sont moquées du regard des autres. Elles sont allées de l’avant pour juste jouer au foot qui à l’époque était masculin. J’aime ce côté tête brûlée qu’elles ont pu avoir.s.

Cinquante ans après, leur amitié est toujours aussi forte 

Après toutes ces années, elles restent et seront toujours considérées comme des pionnières. Elles sont les premières à avoir posé les bases de la reconnaissance du football féminin. Leur histoire démarre il y a maintenant 50 ans. En juillet 1968, Pierre Geoffroy, journaliste sportif à L’Union, publie une annonce dans le journal. Dans le cadre du tournoi annuel de L’Union, le journal local recherchait des joueuses de football pour un match exhibition en septembre. « Richard Gaud et Pierre Geoffroy pensaient qu’ils n’y auraient que 11 filles. Ils ont été surpris d’en voir débarquer une vingtaine, raconte Gigi Souëf, l’une des plus emblématiques pionnières.Personne n’avait imaginé que cette aventure allait durer autant d’années. » Après deux mois d’entraînement, les Rémoises affrontent le FC Schwindratzheim en lever de rideau de Reims-Valenciennes. Une première qui accoucha d’un succès pour les Marnaises. Le début d’une belle aventure. « On ne pensait qu’à jouer au football. On voulait juste prendre du plaisir et rien d’autre même si certains ne comprenaient pas notre démarche. C’était simplement l’histoire de filles, devenues amies et voulant jouer ensemble. », détaille Gigi. Le Football club féminin rémois voit le jour avant de tomber dans le giron du Stade de Reims en janvier 1970.

Cinquante ans plus tard, le plaisir d’être ensemble est toujours là. Le 4 avril dernier, elles se sont retrouvées à Reims. Le temps d’une journée, tous les souvenirs sont remontés à la surface. « C’est un grand bonheur de se retrouver, cela fait plus de quarante ans que l’on ne s’est pas vues », confiait Michèle Monier. « C’est un moment particulier, reconnaissait de son côté Chantal Lebrun. C’était une aventure unique. Ce n’était pas prévu pour durer. On a réussi à fabriquer une ambiance, quelque chose de convivial, et une forte amitié nous lie. » Si le film ne retrace pas exactement leur aventure, il met en avant une chose importante : cette relation sincère qui existe entre chacune d’entre elles.

La base de l’histoire de ces pionnières. Simplicité, humour et tendresse 

Dès les premières minutes, nous sommes bien projetés dans l’univers des années 60 : les décors, les costumes, les dialogues, le contexte, bref tout y est. On comprend qu’Emmanuelle Bruno va tenir une place importante. En revanche, ça ne nous saute pas aux yeux en voyant Paul Coutard, ce journaliste dragueur, ne pensant qu’à séduire. Une forme d’arrogance se dégage de lui. Insupportable au début, il change et mûrit au fur et à mesure devenant même attachant. L’évolution du personnage est intéressante à observer ainsi que sa prise de conscience concernant le football féminin. C’est lui qui engage les combats contre le Stade de Reims, la police ou encore la Fédération française de football. En revanche, on saisit rapidement que lui et Emmanuelle Bruno vont finir par se rapprocher, mais chut on ne vous dit pas tout non plus. Et l’humour dans tout ça ? N’oublions pas que c’est une comédie. Le duo Max Boublil – Bruno Lochet nous donne naturellement le sourire. Les rires viennent simplement face à un humour potache mais on est quand même loin du fou rire. Bilan : une comédie simple, drôle, tendre et pas centrée sur le football mais sur l’aventure humaine des filles.

Qu’avez-vous pensé du film « Comme des garçons » ?  

Valérie ROBIN

47 ans - Reims

« Très bien. En tant que joueuse, ça m’a fait remémorer d’excellents souvenirs. J’ai été émue à l’issue du film. Notamment au moment où les filles sont reconnues par la fédération française de football. Même si je n’étais pas née en 1969, c’est un très beau pas en avant pour les femmes. »

Dominique  MUSSET

61 ANS - RIMOGNE (08)

« C'est un film intéressant. Oui s'inspire, à mon avis, beaucoup des comédies américai nes, surtout celles basées sur le sport. On sent que l'auteur a des références par rapport à ça. Je pense que c'est un film destiné à u ne bonne carrière car on passe vraiment un très bon moment. »

Lélia THIBAUT

20 ANS - HERMONVILLE

« Je me suis régalée! C'est un très beau film, émouvant. Le réalisateur a très bien mis en scène l'histoire que les pionnières ont vécue. Tout ce qu'on vit aujourd'hui dans les petits clubs, c'est grâce à elles ... Personnellement, étant joueuse, ça m'a énormément touchée. »

Kévin PETIT, Guillaume DECOURT et Sylvain POHU

Extrait de l'union du 19-11-2016

   

   

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Des athlètes et champions récompensés

Le club d'athlétisme, l'Efsra, a organisé sa soirée des champions. Près de 50 trophées ont été remis au stade Delaune, en présence notamment de VIncent LUIS.


 Tous ces champions ont été mis à l’honneur, dans différentes disciplines de l’athlétisme, marquant la multiplicité des pratiques et des sportifs.

L 'Entente family stade de Reims (Efsra) est une vraie pépinière de champions : la soirée qui leur est consacrée chaque année en est la preuve. Elle a pour objectif de faire se rencontrer les adhérents en toutes disciplines, des cadets aux vétérans, les entraîneurs, les salariés et les bénévoles. Une occasion de mieux se connaître et d'échanger avec les sponsors et les élus, dont Bernard Landureau, adjoint au maire, chargé des sports. La version 2016 s'est tenue au Stade de Reims et elle a été orchestrée avec un plaisir évident par le président Gilbert Marcy : « Notre club se porte bien, avec 1301 adhérents. Il est un exemple de vitalité et je salue ses bénévoles dont la fidélité et l'efficacité représentent 40.000 heures de présence par an, un atout majeur pour seconder nos 20 salariés. » Avec  l'aide des personnalités présentes, il a remis près de 50 trophées à celles et ceux qui ont avec succès porté les couleurs de l'Efsra dans les différentes disciplines, en particulier en athlétisme et il n'a pas été avare de félicitations.

Si la plupart des champions olympiques n'avaient pu être présents, on a vu arriver en fin de soirée Vincent Luis, 7° en triathlon aux jeux Olympiques et 2° au championnat de France de cross.

Il a remercié le club et la Ville de Reims pour leur soutien et il a précisé : « Je rentre d'Avignon où j'ai participé à une réunion avec la fédération et dimanche prochain je serai au Mans pour une sélection en vue du championnat d’Europe de cross. »  À 27 ans, Vincent et son irrésistible sourire d'adolescent portent haut les espoirs du club (un article lui est consacré dans L'union du 17 novembre).

Les équipes de cadettes, cadets et minimes ont été très applaudies, sachant qu'en plus du développement de leurs aptitudes, ces jeunes ont la possibilité de se préparer à devenir juge ou arbitre. le président a aussi insisté sur le partenariat avec le lycée Arago en Fahn (FiIière d'accès haut niveau) : « C'est une réussite remarquable et cette année ['équipe de cross a été championne de France. »

Le nombre élevé des adhérents s'explique par la diversité des propositions : running loisirs, sports santé ou encore marche nordique, qui a le vent en poupe en détente pure, mais avec des exigences en compétitions.

 Un comtat : il y a de nombreuses façons de courir et de marcher, et pas seulement en mettant un pied devant l'autre, comme le dit la chanson !

AU TABLEAU D'HONNEUR

Jeux Olympiques : Mathieu Bilodeau, Vincent Luis, Yohann Diniz, Marie Gayot, mais aussi Cécile Lejeune qualifiée Europe cross et record France 10 km.

Autres champions au niveau national : Angel Chelala (400 m), MickaeI BertIl ( 400 et 400 h), Yoann Famle (ellte 60 m), Coralie Baudoux (trail court) Angélica Berriot (longueur), Christophet Naliali (60 m et 100 m), Boubacar Sakho (100m), Damien Yierdet (trail long), David Duquesnoy (100 km).

Cadettes : Bernot AngelicaJ Marcelin Roosenelches, Fournier Suzanne El Baakak, Carrier Camille, André Emilie, Karabaa Noémie.

Cadets : Boyer Alexandre, Barbier Maxence, Lecisain Flavian, Gognies Ryan, Dine Amara, Dommartin Thomas, Dewaleyne Emma

Minimes : Bissemo Rogilia, Louis Joanie, Legrand Eloïse, Kadiyoco Balthazard, Swynghedauw Hugo, Eloy louis, Buisson Clémence.

Relais 4x 100m ESF : Sac Valentine, Renaud Claire, Desgrippes Mathilde

Fahn Arago : Camer CamIlle, El Baakak Meryem, Bertrand Léa et Fucho Matéo 2- en masculin

Marche nordique : B. louchard

Cross long : V. Luis, B. André, C. Gérard, A. Martinet, A. Martinot

Vétérans nationaux masters : S. Demon, O. Viard C. Crolet, B. Haemmerer, L. Durand.

Votre Avis

Et vous, quelle est votre discipline favorite ?


Bernard LOUCHARD
 71 ANS
MARCHE NORDIOUE COMPÉTIT10N

 J'ai pratiqué le running jusqu'à un accident survenu il y a deux ans. Je suis alors passé à la marche nordique avec mon épouse Annie et j'y ai pris goût, jusqu'aux compétitions qui sont différentes de la pratique en loisirs car les pénalités sont lourdes.


Sonia DEMON
44 ANS
MARCHE ATHLÉTIOUE

Je suis inscrite à l'Efsra depuis un an et je suis entraînée par Richard Weber. Grâce à ses conseils, j'ai été première au national sur cinq kilomètres à Compiègne. Actuellement, je prépare le trois mille mètres en national qui doit se disputer à Rennes, en Bretagne, le 4 février 2017.


David DUQUESNOY
40 ANS
 COURSE SUR ROUTE

Je suis adhérent à l'Efsra depuis deux mois mais je pratique la course depuis 10 ans et j'ai fait plusieurs marathons, en particulier aux Pays·Bas. Je m'entraîne chez moi à Charleville mais également à Reims et je suis heureux d'avoir été premier au championnat de France 100 km sur route.

Extrait de l'union du 19-11-2016

   

   

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LE SPORT AIDAIT A LUTTER CONTRE L'ENNUI

Michel Merckel, passionné d'histoire, offre une autre lecture de la Première Guerre mondiale. Par le prisme des soldats athlètes, entre pertes nombreuses et démocratisation du sport.


 

Le cyclsme, ici sur une piste de fortune, et les épreuves de sprint en athlétisme (ci-dessus) font naître les premières stars de l'époque. DR



Un des rares sports pros de l'époque avec le cyclisme par exemple, la boxe attire les foules et le football (ci-dessus), en 1916, distrait les hommes harassés. DR

Son ouvrage, « 14-18, le sport sort des tranchées » est un best-seller. Paru aux éditions Le Pas d'Oiseau, le livre de Michel Merckel multiplie les récompenses. Son originalité tient dans l'angle choisi : celui de traiter la Grande Guerre au travers du mouvement sportif.

L'ACTIVITÉ PlfYS10UE EST UN ANTI-CAFARD

 Sous-titrée « Un héritage inattendu », cette œuvre ne nie pas les pertes recensées, notamment dans la Marne et l'Aisne (425 morts au total chez les athlètes de niveau national et international). Mais, elle éclaire le conflit d'une lumière nouvelle en dévoilant tout ce que le sport a apporté aux militaires et comment le conflit, baptisé la Der des ders, a dopé la pratique. Entretien avec Michel Merckel, enseignant d'éducation physique retraité, en ce jour de commémoration.

Michel Merckel, pourquoi vous êtes-vous intéressé au sport et à la Première Guerre mondiale ?

Je ne fais pas l'apologie de la guerre. Bien au contraire, je n'ai de cesse de la dénoncer. Le point de départ est la date de création des fédérations, juste après-guerre. Cela m'a interpellé. Avant 1914, le sport n'est pas considéré comme quelque chose de sérieux, même si I’éducation physique a été rendue obligatoire à l'école en 1880 car la défaite de 1870 contre les Prussiens est imputée à un manque de condition physique. La pratique s'est développée mais on parle peu de compétition. Avec le conflit, tout cela vole en éclats et personne n'avait expliqué pourquoi la guerre a contribué à lancer et à structurer le mouvement sportif.

En travaillant le sujet, qu'avez-vous découvert ?

 J'ai lu des milliers de courriers, des journaux de tranchées ...- Le sport était d'abord, pour les soldats, un moyen de lutter contre l'ennui. Lors des moments de répit, on tue le temps. L'activité physique est un anti-cafard. Les poilus initiés ouvrent l'horizon de leurs compagnons, heureux comme des gamins. Aujourd'hui, nous avons 14 millions de Iicenciés réguliers. Ils étaient 300.000 à faire de la compétition en 1914.

« En 1917, année des mutinerie , le sport a été un outil pour gérer la mise dans l’armée »
Michel Merckel

Le match de football entre Alliés et ennemis a-t-il vraiment eu lieu ?

Les Allemands ont gagné 3-2 et cela a été repris dans le film « Joyeux Noël ». Ce que l'on sait moins, c'est qu'il y a eu d'autres rencontres entre les soldats en premières lignes. La haine de l'ennemi n'était pas celle de 39-45.

L'offensive alliée avec un capitaine donnant l'assaut ballon au pied est-elle aussi un fait réel ?

Elle l'est et cela se passe en 1916. C'est un grand tournant dans la guerre. Les Alliés apportent un autre état d'esprit. Notamment les Américains, pour qui le sport, c'est la gagne. La France y vient, même si, en 1917, année des mutineries après l'hécatombe de l'offensive Nivelle, le sport est utilisé pour gérer la crise dans l'armée.

JE SUIS UN PASSEUR DE MÉMOIRE

« Y a-t-il eu autant de sportifs morts entre 1939 et 1945 ?

Les pertes sont moindres parce que le conflit a moins duré. Il est violent en 1940. Après, c'est l'Occupation. On ne se bat pas tous les jours.

Vous démontrez que la Grande Guerre a démocratisé le sport. Personnellement, que vous a apporté cette connaissance ?

Je dédie mon travail aux poilus. Je fais ma part de passeur de mémoire. Ces hommes ont été au bout du bout de l'horreur avec 1.561 jours de violence dans des conditions innommables. Le sang de ces hommes coule en nous. On leur doit notre tendresse.

HONNEUR AUX RUGBYMEN

 L'an prochain, dans le cadre du 100° anniversaire de la bataille du Chemin des Dames, les cérémonies prévoient plusieurs temps forts, notamment les 16 et 17 septembre, Pour l'occasion, un monument sera inauguré en honneur des rugbymans morts au combat. Sur ies 425 sportifs de haut niveau recencés parmi les morts pour la France, l'Ovalie a payé le plus cher sa présence sur le front avec 121 décès, dont 23 joueurs internationaux. Suivent le football (89) et le cyclisme {77}. Mais la stèle ne sera pas dédiée aux seuls Français. Son auteur a voulu élargir l'hommage aux rugbymen de toutes les nationalités tués lors du conflit. A ce stade, il convient de préciser que l'auteur du monument et généreux donateur de l'œuvre n'est autre que Jean-Pierre Rives, sculpteur et ancien capitaine du XV de France.

L'HÉCATOMBE DU 25 SEPTEMBRE 1915

 Le coup d'envoi de la bataille de Champagne est donné tôt le matin du 25 septembre 1915. Jusqu'au 6 octobre, entre Aubérive et Ville-sur-Tourbe, les combats feront rage mais ne permettront pas à la France d'avancer significativement. La Main de Massiges est un lieu resté comme le symbole de la bataille. Les pertes sont lourdes dès le premier jour, notamment dans les rangs des sportifs massés en première ligne. Sont ainsi recencés comme tués à l'ennemi lors de cet assaut les escrimeurs Fernand Chantelat à Perthes-les,Hurlus et Henri de Poliqnac à Aubérive, les rugbymen agenais Auguste Dussans a Mourmelon-le-Grand et Alfred Armand a Massiges, le footballeur breton Ernest Guéguen à Souain et celui du Gallia Club Paris à Saint-Thomas-en-Argonne, ou encore le cycliste Émile Lachaise à Tahure. Six autres sportifs de haut niveau ont laissé leur vie dans les combats des jours suivants.

Philippe LAUNAY 

Extrait de l'union du 11-11-2016

   

   

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Le surf dans le bain olympique

C’est à Tokyo en 2020 que le surf deviendra une discipline olympique. Une pratique qui enfin, selon ses adeptes, ne sera plus considérée que comme un simple loisir.


L'Italien Leonardo Fioravanti, 18 ans et future grande star du surf, a pris rendez-vous pour les JO de 2020. AFP

Une religion, une drogue, un plaisir, une affaire de pros : le surf est tout à la fois pour les passionnés de la vague qui prendront encore plus de hauteur en 2020 avec l'entrée de leur discipline aux jeux Olympiques de Tokyo. Sur la plage des Culs-Nus à Hossegor, les meilleurs surfeurs du monde sont réunis pour la 9° étape du circuit mondial, le Quiksilver Pro, deux mois après l'annonce de l'entrée du surf parmi les grands sports de la planète.

« Je pense que ça va beaucoup aider le surf. Le surf deviendra plus légitime et les jeunes verront que c'est un sport comme les autres, comme le football, le tennis. Moi je rêve d'être champion olympique » s’emballe Léonardo Fioravanti.

Annoncé comme « la » future grande star, l'Italien âgé de 18 ans revit cette sensation éprouvée sur sa première vague. « C'est une sensation que tu n'oublies pas, c'est comme une drogue, ça t'attire, ça te prend et tu en veux tous les jours, toute la journée, Dès que je mers mon pied dans l'océan, je me sens chez moi », raconte le grand gars blond pour qui « le surf c'est comme une religion ». Fioraventi est le protégé de la légende de la discipline, l'Américain Kelly Slater, toujours dans le coup à 44 ans avec ses onze titres mondiaux.

Slater, lui, ne veut pas encore se projeter sur les JO, dans quatre ans. Mais « après tout, pourquoi pas », sourit le champion, qui salue la reconnaissance du monde de l'olympisme.

« Ne plus être vu juste comme un sport marginal a une signification particulière pour le surf », témoigne cette véritable icône, à qui le surf doit son développement et son rayonnement international. Maître incontesté durant de longues années, il est désormais dépassé par de jeunes loups qui lui mènent la vie dure comme le Brésilien Gabriel Medina, champion du monde en 2014 et actuel N°2 mondial. Medina (22 ans) est une superstar au Brésil, pays du football qui vibre de plus en plus pour le surf. Il a partagé une publicité avec Neymar et espère pouvoir représenter le Brésil aux jeux même si son rêve n'a jamais été de devenir un professionnel de la vague. « Tout ce que je voulais, c'était ne pas travailler. Le surf est ce que j'adore et quand on vit de ce qu'on aime, on n'a pas besoin de travailler ! », s'amuse ce gars nonchalant, qui dit avoir souffert dans sa jeunesse du manque d'argent. Et le surf n'est pas qu'une affaire d'hommes ! Aux côtés des vingt surfeurs, vingt femmes s'attaqueront aux vagues olympiques en 2020 à Tokyo ...

 Extrait de l'union du 09-10-2016

   

   

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Yannick Le Borgne vise le mille

Yannick Le Borgne sera l'unique représentant rémois au championnat de France de tir à l'arc, ce week-end à La Neuvillette. Il vise le podium


La séquence dl! tir est un mouvement continu. Avant d'être décochée, la flèche recule millimètre par millimètre. C'est presque invisible à l'œil nu. D. G.

La respiration est lente, imperceptible. Les trois doigts tirent la flèche en arrière. Chaque mouvement est contrôlé, effectué des milliers de fois à l'entraînement. L'arc se tend, puis Yannick Le Borgne décoche la flèche, qui transperce la cible d'entraînement. Dès demain matin, le Ré- mois portera les couleurs de la Compagnie d'arc de Reims, son club depuis 1993, pour le championnat de France fédéral de tir à l'arc, au complexe sportif des Églantines à La Neuvilette. « Le joue à domicile, j'ai la pression ! » plaisante-t-il. L'infirmier devra composer avec le stress de la compétition pour garder le bras ferme et espérer grimper sur le podium.

Ses premières flèches ont volé près de la maison familiale. « Je suis un enfant de la forêt Je fabriquais mon arc moi-même, avec un bout de bois et une ficelle. Mon père était blanchisseur. Il ramenait de vieux draps que je déchirais et peignais. On posait le tout sur un ballot de paille, relate-t-il. Je colorais le centre de la cible en rouge ! Sans savoir que la bonne couleur était le jaune. »

Quarante ans plus tard, Yannick Le Borgne n'est plus un petit garçon. Le quinquagénaire rémois tient à pout de bras un arc aux lignes épurées, similaire à ceux utilisés pendant les Jeux Olympiques, fait d'un alliage d'aluminium. Sa technique est rodée.

Il répète ses gammes trois fois par semaine à la Compagnie d'arc de Reims. « Tout archer a une séquence de tir, un mouvement précis et répétitif. Cela va du positionnement des pieds, qui conditionnent l'équilibre, jusqu'à l'armement. C'est un sport d'équilibre ses forces. » Yannick Le Borgne insiste sur le côté sportif, trop souvent Sous-estimé à ses yeux. Bander un arc nécessite des épaules solides, des muscles souples. « Je tends mon arc à 37 livres. Les professionnels montent jusqu'à 50 car ils ont une équipe derrière, des kinés, préparateurs physiques. » Une hernie discale l'a éloigné des cibles pour un temps, au début des années 2000. Chaque année, il s'octroie un mois de repos pour préserver son dos, « soumis à des tensions. »

La compétition le grise, mais le championnat fédéral, comme ce week-end, n'est pas sa spécialité. « Je préfère le tir en campagne. On se balade, les paysages sont souvent magnifiques. Il y a de tirs avec des distances inconnues.  À nous de s'ajuster, à l'œil nu. » Il a terminé 5e de la catégorie vétéran dans cette discipline pour le Championnat de France 2016.

Le tir à l'arc est une respiration nécessaire dans son quotidien parfois difficile d'infirmier au CHU de Reims. « C'est grisant, tu vois la flèche partir... Ça te vide la tête. » Il a pu apprécier les effets de ce sport sur des enfants, en tant que moniteur un été dans les Alpes. « J'encadrais un gosse turbulent. Les parents le récupéraient après chaque séance, très étonnés, il était devenu tout calme ! »

 Du yoga pour se relaxer

Lui-même a dû apprendre à dompter ses démons intérieurs et à se créer des routines mentales. « Au moment du tir, il n’y a que vous, la flèche et la cible. Vous êtes dans une bulle. » Le cocon reste fragile, soumis aux aléas du temps (le vent), ou plus simplement à une annonce du speaker. « La pression des proches m'affecte aussi. Une amie est venue me voir une fois, c'était pas brillant. »

Sa rencontre avec Pascal Colmaire, quand il évoluait en catégorie cadet, a tout changé. « II était conseiller technique régional à l'époque. Il m'a orienté vers le yoga pour gérer mes émotions. » Yannick Le Borgne y puise alors des techniques de relaxation, se forge une gymnastique respiratoire « abdominale, par le nez. » Sûr qu'il pensera à lui au moment de décocher sa première flèche, demain matin.

600 archers sont attendus

Reims accueille pour la première fois le championnat de France fédéral de tir à l'arc. Les premières flèches transperceront les cibles cet après-midi, pour un échauffement sur le complexe sportif des Eglantines à La Neuvillette, et la compétition débutera demain dès 8 h 30, pour se terminer dimanche vers midi. Pour cette discipline, les cibles sont positionnées à 50 mètres des tireurs. Près de 600 archers de toute la France sont attendus. « Sophie Dodémont est inscrite. Elle a remporté la médaille de bronze par équipe aux jeux Olympiques de Pékin, en 2008 ! » précise Nerbert Perreux, président de  La compagnie d'Arc de Reims, le club organisateur de l'événement. Le site sera ouvert au public durant toute la compétition.

Chaque archer, comme Yannick Le Borgne, décochera 72 flèches, avec l'ambition de tendre vers le Graal : toucher le cœur de la cible à chaque fois pour obtenir le score parfait de 720 points. « Ma moyenne est à 632. La moindre déconcentration est fatale. J'ai même vu des champions tirer des flèches par terre... », illustre le pratiquant rémois. Pour espérer monter sur le podium, il usera comme d'habitude de ses routines mentales. « Je suis dans ma bulle. Même un pétard lancé à mes pieds ne doit pas me déconcentrer. »

David GAUTHIER

Extrait de l'union du 28-08-2016

   

   

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Reims sacre les meilleurs sportifs

L’office des sports et la Ville ont organisé hier soir les Sacres du sport. Beaucoup d’absents parmi les lauréats mais séquence émotion avec Georges LESCH


Georges LESCH et sa femme Marie, elle aussi impliquée dans le monde dui sport


Photo finale pour les sportifs, leurs proches ou leurs dirigeants venus chercher le trophée pour eux.

En stage pour leurs études ou en préparation pour leur discipline. On comptait beaucoup d’absents, hier soir, sur la scène de La Cartonnerie, parmi les lauréats des Sacres du sport. Les frère, entraîneur, président ou dirigeant ont fait de leur mieux pour dire merci à la place des meilleurs sportifs rémois. La vidéo et les enregistrements audio, aussi, ont comblé le manque... Tous expriment leur gratitude à l’égard de leur famille, leur coach, leur club. La complicité entre athlètes est palpable quand des équipes lauréates prennent la parole, à l’instar des filles du Reims Champagne Handball ou des garçons du water-polo du RN89.

La cérémonie, orchestrée par l’Office des sports et la Ville de Reims, a permis de remettre 22 trophées à des Rémois(es) qui pratiquent le haut niveau, s’entraînent à longueur d’année et décrochent des titres qui font rêver le public et procurent des émotions, comme les en a remerciés le maire Arnaud Robinet.

Un bel hommage a été rendu à Georges Lech, parrain de la soirée, footballeur au brillant palmarès dans les années 1960 et 1970. Aïssa Mandi, joueur du Stade de Reims, lui-même récompensé du prix de la presse pour sa disponibilité, a offert à l’ancien international un maillot de l’équipe de Reims. Georges Lech, avec humour et humilité, a lui aussi évoqué les « copains » avec qui il a partagé la belle aventure de l’équipe de France. Ses chaussures, par exemple, qui étaient en piteux état pour son premier match sous le maillot tricolore et qu’un coéquipier lui a permis de changer. Les deux pointures de trop ne l’ont pas empêché de marquer. « C’était un autre temps. Je n’ai pas l’impression qu’on joue le même football aujourd’hui... », a commenté M. Lech, toujours heureux d’être le président d’honneur des anciens du Stade de Reims.


Lucas Créange, récompensé en handisport, membre de l’Olympique rémois tennis de table.


Une partie fe la meilleure équipe féminine, celle de Reims Champagne handball.

Jeune, arbitre, dirigeant, équipe ou sportif, tous les lauréats

Voici la liste des lauréats.

U19 féminine : Cécile Lejeune, de l’Efsra.

U19 masculin  : Stanislas Desgrippes, des Régates rémoises. Jeune officiel : Victor Alvares, du Cercle Escrime Reims. Meilleure structure formatrice : l’Efsra. U22 féminine : Myriam Begel, de l’Efsra.

U22 masculin  : François Barer, du Dacr. Scolaire/Université : Guillaume Solivellas, en fleuret, de l’Ugsel. Meilleur entraîneur : Xavier Supernant, du Judo Reims Métropole.

U19 équipe : les footballeurs du Stade de Reims. Prix Bernard Lavergne : Jackie Batot, du Reims Champagne natation. Meilleure manifestation : Tous en selle. Meilleure équipe féminine : Reims Champagne handball. Meilleure performance par équipe en sport individuel : le 4x100 Élite de l’Efsra. Meilleure performance en handisport ou sport adapté : Lucas Créange, de l’Olympique rémois tennis de table. Meilleur officiel : Florent Blanchard, du Reims natation 89. Meilleure saison d’une équipe masculine : le water-polo du Reims natation 89.

Prix spécial du jury : Anne-Sophie Da Costa, du Ring régional Champagne. Élite femme : Pauline Ferrand-Prévost, de l’association cycliste Bazancourt Reims. Élite homme : Kevin Bouly, du Reims haltérophilie musculation. Meilleur club : les Régates rémoises. Prix de la presse rémoise : Aïssa Mandi, footballeur du Stade de Reims. Prix du public : Stanislas Desgrippes, des Régates rémoises

 Extrait de l'union du 26-02-2016

   

   

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Ludwig Colombo, le triomphe de la volonté

A tout juste vingt ans, il est déjà double vice-champion de France d’haltérophilie. Toujours prêt à repousser ses limites, tant dans l’effort que dans ses ambitions, le champion rémois, licencié au Reims Haltérophilie Musculation, est animé d’une motivation sans faille

Ses journées sont souvent très longues mais jamais il ne rechigne à les vivre pleinement. A ses yeux, chaque réveil est synonyme de nouveaux défis à relever et de performances à atteindre. En s’entraînant cinq jours sur sept, à raison de séances de deux à trois heures, Ludwig Colombo peut se prévaloir d’une condition physique optimale. Un atout indispensable à bien des égards… Car au-delà de présenter les qualités d’un potentiel champion de France d’haltérophilie, le jeune homme, originaire de Reims, conjugue ses activités avec une pathologie bien sournoise  : la mucoviscidose. «  J’ai toujours vécu avec cette maladie, diagnostiquée dès ma naissance. Je prends 30 médicaments par jour, je vais quotidiennement chez le kiné et je transporte toujours un aérosol pour désencombrer mes bronches, mais aujourd’hui tout cela fait partie de ma vie, je n’y pense plus, c’est devenu un automatisme. » Au début, son choix de pratiquer l’arraché et l’épaulé-jeté a pu surprendre, voire en inquiéter plus d’un. Mais c’était sans compter la motivation de celui qui, par ailleurs, prépare actuellement des études en vue de travailler dans le monde du notariat : « Je ne me suis jamais posé de limites, c’est aussi ça qui permet d’avancer ! »

Ludwig Colombo voit loin, espérant décrocher un podium lors des prochains championnats de France d’haltérophilie qui se dérouleront en juin et qui sait, peut-être un jour, participer aux championnats du monde en intégrant l’équipe de France.

A. H.

Extrait de Reims Attractive de 02-2016

   

   

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Le vélo, son nouveau moteur

Habitué des sports mécaniques à très haut niveau, que ça soit en side-car cross ou à moto, Baptiste Bigand s'est découvert une nouvelle passion, le cyclisme, et de belles ambitions.


Parmi les résultats prometteurs de Baptiste Bigand cet hiver, la troisième place sur le cyclocro55 de Charbogne le 10 janvier dernier. OIivelo08

Il a laissé tomber le moteur, mais conservé les deux roues et l'énergie qui allaient avec. La veille de notre rencontre, fin janvier, Baptiste Bigand (28 ans) a suivi l'entraînement de l'équipe DN1 du CC Villeneuve-Saint-Germain, son club depuis peu. Après deux sorties et 185 kilomètres avalés à vive allure, à peine concède-t-il avoir eu cc un peu mal aux jambes », sourire aux lèvres.

Des résultats prometteurs

 Il faut dire que le Rémois est un dur au mal. Dix-sept interventions chirurgicales n'ont pas eu raison de sa passion débordante pour le sidecar cross, qui l'a amené au plus haut niveau mondial. Logique, pour ce compétiteur acharné: « Quand je fais quelque chose, ce n'est pas pour le faire à moitié ... j'ai toujours réussi à cumuler travail, mécanique et jusqu'à une dizaine de séances d'entrainement ! » Faute de moyens, il devra tout de même raccrocher les gants en 2010, puis en 2013, définitivement (lire par ailleurs).

  Une envie débordante

Jusque-là pratiqué dans le cadre de sa préparation physique, le cyclisme passe alors au premier plan. Licencié l'an dernier à l'ASPTT Reims, il se lance sur des cyclosportives aux dénivelés marqués. « J'aime lorsqu'on part à 500 et qu'on n'est plus que 25 en haut du premier col » glisse ce fan de Contador. Rapidement, ses résultats sont prometteurs : des tops 20 et une belle 6° place dans les Vosges, aux 3 Ballons. « C’est là qu'on m'a dit de signer en FFC », confie le boulimique à l'effort, qui file au CC Villeneuve-Saint-Germain, avec, comme carotte, la DN1 « II me fallait un club structuré pour progresser », explique simplement Baptiste Bigand.

Sa marge de progression est immense. Tactiquement, notamment, avec la découverte de la course en peloton. « Je n'aurai pas peur de frotter, prévient-il, mais j'ai énormément de choses à apprendre. Je vais y aller par étapes. je ne me dis pas que je vais être pro : je veux progresser et aller le plus haut possible. « Il va aussi lui falloir travailler physiquement. Du haut de son mètre 79, s'il ne pèse plus que 70 kilos alors qu'il en faisait 87 sans la combinaison de moto, il doit encore perdre un peu de masse et travailler son endurance

Ses valeurs de VO² max et de Puissance Maximale Aérobie, mesurées au Creps de Reims, sont juste dans la bonne moyenne. Pour évoluer, Baptiste Bigand se dit prêt à faire de gros efforts, comme changer de métier pour concilier horaires de travail et entraînement(s) quotidien(s). Une nouvelle preuve que le grimpeur au train dispose de la qualité nécessaire au haut niveau : la motivation. « J'aime me faire mal, aller au bout de l'effort et de moi-même », résume-t-il. Dei qualités mentales déjà entrevues sur ses premiers cyclocross cet hiver (2' sur le challenge Fredy Reynders avec trois 3° places à Vouziers, Toges et Charbogne). Ses premières courses sur route, au début du mois de mars, seront désormais le prochain baromètre.

3 QUESTIONS à


CHRISTOPHE ELOY

« Les courses où ça grimpe devraient lui aller...

Baptiste Bigand, à la recherche d'un dub, a rejoint le CCVilleneuve Saint-Germain. Son nouveau directeur sportif compte bien optimiser son potentiel.

*.- Quelles sont les qualités et les défauts de Baptiste !

L'envie est là : il est très motivé et courageux. Après, il doit travailler ses aptitudes physiques, mais même à 28 ans, on peut progresser là-dessus. Aujourd'hui, il lui manque surtout l'expérience des courses. Il va falloir qu'il comprenne la tactique : s'économiser, se placer, réfléchir ... Il a tout à apprendre, mais comme il est à l'écoute, ça peut le faire.

*.- Quel est son profil de coureur ?

 C’est plutôt un grimpeur, au vu de ses résultats sur les cyclosportives. Il est plus à l'aise quand on est assez haut dans les intensités, donc, toutes les courses où ça grimpe, avec une sélection naturelle, devraient lui convenir. Pour l'instant, je le vois moins sur des critériums hyper tactiques.

*.- Quel est son programme ?

Il continue de s'entraîner avec la DNl quand il le peut Baptiste doit aussi participer à un stage (qu'il a gagné sur une cyclo) à la fin du mois en Espagne. Ensuite, il débutera les courses, début mars, sans doute à Abbeville, sur un profil de course lui correspondant En 2° et 3° catégorie, quand ça roulera vite, sur des parcours accidentés, il devrait être pas trop mal. Après, grimper en 2'°ou 1° catégorie, on verra. Gagner, ça peut aller vite, mais il faudra voir comment il réagit sur les premières courses..

Top 10 mondial en side, top 8 français à moto

Le jusqu'au-boutisme du pilote se lit dans le palmarès de la Team Bigand, duo qu’il formait avec son frère Julien, le « singe », en sidecar cross. Le mécano de formation, devenu ouvrier viticole par hasard, a intégré le top 50 des championnats du monde 200S et 2006, le top 35 jusqu’â 2009, pour terminer pour la première fois dans le top 10, en 2010, avec une brillante 9° place. Le contrat rempli le duo espérait passer pro. Faute de considération el de subventions. il a malheureusement dû s'arrêter là. Comme Baptiste en solo et en moto, trois saisons plus tard en championnat de France Promosport découverte, malgré une prometteuse 8° place (2013).

 Vincent BILLET

 Extrait de l'union de 02-2016

   

   

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Anne-Sophie Da Costa récupère sa ceinture

Un an après avoir perdu son titre de championne du monde de boxe anglaise, la Rémoise Anne-Sophie Da Costa a triomphé, le 21 novembre dernier, de son adversaire thaïlandaise Ploynapa Sakrungrueng. Une victoire éclatante, acquise devant son public, et cette fois en catégorie mi-mouche (48 kg)

De longues minutes durant, le complexe René-Tys a résonné des « Anne-Sophie! « Anne-So! » et autres « Bravo!», lancés à l’issue d’un combat brillamment remporté par la jeune pensionnaire du Ring Régional de Champagne. Après sa défaite l’an passé face à la mexicaine Suzanna Cruz Perez, la boxeuse de 33 ans, déjà détentrice de deux titres mondiaux en poids minimum (47,800kg), avait fait le choix de changer de catégorie, bien décidée à partir à la conquête d’une ceinture WBO en mi-mouche. Un pari gagnant donc, mais qui récompense surtout les efforts de la championne qui suivait depuis plusieurs mois un entraînement rigoureux. « J’avais vraimentàcœurderamenerlaceintureà Reims.Grâceàmapréparation,jeme sentaisprête,dansdebonnesconditions, etçaapayé.J’aivécuunesoiréede bonheur! » Un avis partagé par son entraîneur, William Guillaume, qui confiait peu avant de voir sa protégée monter sur le ring, « nepaslasentirdu toutstressée».

Une domination SANS PARTAGE

A aucun moment, Ploynapa Sakrungrueng, qui vient de fêter son 22e anniversaire et boxait pour la première fois hors du continent asiatique, n’a paru en mesure d’inquiéter la jeune rémoise. Et si la Thaïlandaise a bien tenté de défendre ses chances sur le ring de René-Tys, le public se souviendra de sa prestation comme essayant surtout de répliquer aux attaques de son adversaire, plutôt que de prendre les devants. Et pour cause: dans une salle toute acquise à sa cause, Anne-Sophie Da Costa a mené son combat de main de maître, ne cessant d’avancer en intensifiant ses coups, round après round. Un travail de sape qui a fini par payer au 5e round, quand un dernier coup eut raison de Sakrungrueng, finissant genou à terre. Rayonnante, la nouvelle championne du monde, qui a dédié sa nouvelle ceinture à son entraîneur, est un nouvel exemple du talent et de la réussite des sportifs de notre métropole.

A. H.

 Extrait de RM N° 146 de 11-2015

   

   

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Signé Ferrand-Prévot 

Troisième du contre-la-montre, jeudi, la Rémoise a confirmé que sa sciatique était oubliée en conservant son titre national de la course en ligne, hier en Vendée.


Pauline FERRAND-PREVOT sur la plus haute marche du podium, cela devient une habitude. AFP

La journée a commencé par un tweet. Un mot doux adressé au réveil par Pauline Ferrand-Prévot à Vincent Luis en 140 caractères: « Un très bon anniversaire à l'une des personnes à qui je tiens le plus au monde.» Avec un petit cœur rouge en guise de smiley. « Je suis montée à 200 pulsations, mon rythme cardiaque ne redescendait jamais. »

Là, la Rémoise ne fait plus référence à son amoureux, mais à la débauche d'énergie qu'elle a dû déployer pour conserver haut-la-main son titre de championne de France de la course en ligne, hier à Chantonnay (Vendée). « Je suis quelqu'un d'assez têtu et déterminé. Lorsque je suis remontée sur le vélo après ma sciatique, vendredi, il pleuvait, j'étais seule. Mais je savais que j'avais un maillot à défendre. Beaucoup de monde m'a dit que prendre le départ était une bêtise, mais pour moi, la question ne se posait pas j'ai su me faire confiance. »

Conserver un titre sur route, personne ne l'avait fait depuis Jeannie Longo en 2001 à Argenton-sur-Creuse. Sitôt après l'arrivée, Audrey Cordon-Ragot (Wiggle Honda), partenaire en équipe de France qui lui avait ravi le maillot tricolore du contre-la-montre 48 heures auparavant, a glissé une autre idée à la Champenoise: « On ira chercher un deuxième maillot arc-en-ciel en fin d'année pour que la saison soit pleinement réussie »

 « PFP », qui s'est mis beaucoup de pression depuis son sacre mondial à l'automne dernier à Ponferrada (Espagne), a savouré une première victoire avec la tunique irisée. « Je m'étais tellement habituée au succès que je me sentais obligée de gagner dès que je prenais le départ d'une course. Si ça n'était pas le cas, je devenais insupportable ou je fondais en larmes comme au pied du Mur de Huy (lors de la Flèche Wallonne) parce que je savais que je ne m'imposerais pas. Finalement, je me suis beaucoup remise en question.» Dans cinq jours, Pauline Ferrand-Prevot (23 ans) devrait être à Ljubljana (Slovénie) au départ du Tour d'Italie. Hésitant avec la troisième manche de la Coupe du monde de VTT à Lenzerheide (Suisse), la Marnaise jure qu'elle n'a encore rien décidé. Mais l'insistance de la Rabo Liv son employeur depuis 2012, ne semble guère lui laisser le choix. « Mon équipe ne m'a pas vue depuis un mois, elle se demande où je suis passée. Si, aujourd'hui, je ne ressens plus de douleur, ma blessure m'a rappelé que mon corps pouvait dire stop. Je vais donc bien réfléchir à mon programme, notamment par rapport au cyclo-cross cet hiver. »

Car, dans un an, la championne du monde a rendez-vous à Rio. Aux Jeux Olympiques.


Elites Féminines

1 - Pauline Ferrand·Prévot (Rabo Lvv), les 100,4 km en 2 h 45'07(moyenne :36.483 km/h

2 -   Audrey Cordon-Ragot (Wiggle Honda) à 2’

3 - Amélie Rivat (Poitou-Charentes Futuroscope 86) à 2’03

4 - Fanny Leleu (Normandie) à 2’28

5- Elise Delzenne (Velocio) 4’18.

6 - Emilie Rochedy (Rhône-Alpes) même temps.

7 - Séverine Eraud (Poitou-Charentes Futuroscope 86) même temps

8 - Sandrine Bideau (Centr) même temps.

9 -  Marion Sicot (Centre) même temps.

10 - Edwige Fitel (Michela Fanni Rox) à 4’20……

15 - Mélodie Lesueur(Lointek) à 4'57……

39 - Alphanie Midelet (VC Laon) à15’15……

Espoirs Féminines

1 - Emilie Rochedy (Rhône-Alpes) les 100,4 km en 2h 49'25 (moyenne : 35,557 km/h).

2 - Séverine Eraud (Poitou-Charentes  Futuroscope 86) même temps.

3 - Soline Lamboley (Lointek  à 36’.

3 QUESTIONS À Sandrine GUIRRONNET

Sélectionneur de l'équipe de France féminine

« Pauline se positionne en fer de lance »

•.- Quel regard portez-vous sur le titre de Paule Ferrand-Prévot ?

 Quand Pauline s'aligne sur une course, ce n'est jamais pour être spectatrice. Elle a dû mettre la pédale douce pendant un mois, en raison de sa blessure, mais elle n'a pas perdu tout le capital physique qu'elle avait acquis avant. Le plus rassurant, c'est qu'elle ne ressent plus de douleur.

•.- Comment supporte-t-elle le poids du maillot de championne du monde ?

Ce n'est pas son premier maillot arc-en-ciel, mais c'est le premier en Élite. Elle sait qu'il est difficile à porter. Mais elle a compris qu'elle n'était pas obligée de gagner chaque course à laquelle elle participe. Elle est régulièrement dans le Top 10 des épreuves internationales, elle continue à progresser, car c'est une athlète de tempérament.

•.- Doit-elle déjà se projeter vers les Jeux Olympiques à Rio ?

Elle doit forcément avoir l'événement dans un coin de la tête, car ça va devenir le fil conducteur de son programme de préparation. Dernièrement, elle a traversé une période de doute qui fait qu'elle vivait au jour le jour. On a déjà discuté de son projet de doubler la route et le VTT puisque ça compose son équilibre. Elle a prouvé l'année dernière qu'elle était capable de remporter des Coupes du monde dans chaque discipline à trois semaines d'intervalle. Pauline se positionne en fer de lance du cyclisme féminin français.

REPÈRES

•.- Pauline Ferrand-Prévot a décroché son cinquième titre de championne de France sur route en Élite, le deuxième sur la course en ligne,

•.- La Marnaise a fait la différence en attaquant Amélie Rivat dans la Côte du Champ du loup, située à 23 kilomètres de l'arrivée,

Le CHIFFRE : 1

« PFP » a remporté sa première victoire avec le maillot arc en ciel.

LA PHRASE

•.- « Pauline Ferrand-Prévot, il ne faut pas lui laisser deux mètres d'avance, sinon c'est foutu. Je le sais depuis toujours, malgré ça, je me suis fait avoir comme l’année dernière. J’aurais aimé qu’il y ait une confrontation. »

Audrey Cordon-Ragot, vice-championne de France. »

Cédric GOURE (avec AFP)

 Extrait de l'union du 09-6-09-2015

  

   

   

 

 

VTT (Championnats du monde).

Ferrand-Prévot au Panthéon

Déjà titrée sur route et en cyclo-cross, la Rémoise a ajouté un nouveau maillot arc-en-ciel à son palmarès, en Andorre. Une performance jamais réalisée jusque-là.  


A 23 ans la licenciée  de l’AC Bazancourt-Reims a conquis son deuxième titre mondial en l’espace de trois jours après avoir conservé celui du relais mixte avec l’équipe de France.

Pauline Ferrand-Prévot a beau être habituée des podiums, elle n'a pu pleinement contenir son émotion hier après-midi à Vallnord (Andorre), laissant apparaître une larme sur ses joues empourprées aux premières notes de La Marseillaise.

L'émoi s'est révélé à la hauteur de l'exploit de la Rémoise, désormais détentrice de trois maillots arc-en-ciel différents après le titre de championne du monde sur route glané le 27 septembre à Ponferrada (Espagne) et celui de cyclocross remporté le 31 janvier à Tabor (République Tchèque). «Je ne réalise pas, avoue-t-elle. C'est génial de gagner, lever les bras, j'adore ça. C'est pour ça que je fais du vélo, pour ça que je m'entraîne tous les jours. »

La Champenoise revient pourtant de loin. Tracassée par une sciatique, elle avait passé une partie du printemps à douter, incapable de défendre son titre sur la Flèche Wallonne et obligée de déclarer forfait pour les Jeux Européens à Bakou (Azerbaïdjan). Elle n'a finalement retrouvé le sourire qu'aux championnats de France, à Chantonnay (Vendée), où le succès conquis en solitaire sur la course en ligne l'a relancée dans une spirale victorieuse.

 Lauréate en Coupe du mande le mois dernier

Un déclic qui s'est non seulement matérialisé sur la route avec une victoire d'étape au Tour d'Italie (8juillet) ou un podium au Grand Prix de Plouay (29 août); mais aussi en Coupe du monde de VIT avec une troisième place à Mont-Sainte-Anne (Canada - 2 août) et une victoire à Windham (États-Unis - 9 août), après avoir préalablement conservé son maillot tricolore de championne de France à Oz-en-Oisans (1~juillet). .

Les effets d'un stage en altitude en Maurienne,« PFP» (23 ans) les a ressentis dès son arrivée à. Vallnord. Malgré une chute à l'échauffement qui lui a valu deux points de suture au menton, la Champenoise à permis permis aux Bleus de conserver le titre mondial du relais mixte mercredi, entourée de Viktor Koretzky, Jordan Sarrou et Antoine Philipp. «Je ne me suis pas posée de questions, confidentielle : Je voulais courir, je ne voulais pas laisser tomber l'équipe. On a bien géré ce qui m'est arrivé, le staff de l'équipe de France a été parfait. Je voulais participer au relai car cela m'a permis de faire un tour de circuit en condition de course. »

Une bataille avec moi-même»

Le calcul s'est avéré judicieux. Partie en troisième ligne de l'épreuve individuelle, Pauline Ferrand-Prêvot a placé une attaque décisive dès le deuxième .des six tours, décramp6nnallt avec une impression de facilité déconcertante la Canadienne Catharine Pendrel, championne du monde en titre.

«Au premier tour, les filles sont parties vite, raconte-t-elle.je ne me sentais pas super bien. J'ai essayé de rester concentrée jusqu'à la fin. C'était très long. au dernier tour j'étais morte, je pensais que je n’y arriverais jamais. Céta!t vraiment dur, une bataille avec moi-même.

Sur la ligne d'arrivée, la Marnaise, qui a bouclé les 25,2 kilomètres eri 1 h 52'44, a devancé la Russe lrina Kalentyeva (à 53") et l'Ukrainienne Yana Belomona (à 1'36). lauréate de la Coupe du monde, la Suissesse Jolanda Neffa été reléguée à la 9éme place, tandis que Julie Bresset, la championne olympique de Londres-2012, encore en phase de retour vers le plus haut niveau après son « burnout • l'an dernier, a terminé 26éme •.

Installée au Panthéon de sa discipline, Pauline Ferrand-Prévot a marqué les esprits à moins d'un an des jeux Olympiques de Rio, où elle a prévu de cumule  les épreuves de route et de VTT. Mais un objectif en chasse déjà un autre. À la fin du mois. Elle défendra son titre de la course en ligne à Richmond (États-Unis). «Ça ne va pas être évident, mais je vais avoir une belle équipe à mes côtés pour m'aider. »

Comme une promesse …

Absalon médaillé d’argent, le titre à 5churtet

5churtet vainqueur de la Coupe du monde. hier i!J VaIInord(AndoneJ.

Julien Absalon à échoué à décrocher une sixième couronne mondiale, abandonnant son litre à son grand rival le Suisse Nino 5churtet vainqueur de la Coupe du monde, hier à Vallnord (AndorreJ. A l’issue d'un duel de titans, dans la roue de l’autre, le Français (35 ans), a terminé 10 secondes derrière 1e Suisse (29 ans). Déjà champion du monde en 2009, 2012et 2013 et Vainqueur sur la piste andorrane en 1 h 29'22 ‘’. « J'ai rien à. Regretter. Pour gagner , il aurait fallu faire la course parfaite a réagi le Lorrain. Le résultat reflète la hiérarchie de la saison.» le Vosgien est donc détonnais focalisé sur les Jeux de RIO, qui signeront la fin de sa carrière «l’idée c’est d'arrêter au sommet. Et quoi de plus beau que les JO », estime Absalon qui rêve d'un troisième titre olympique après ceux de 2004 el 2008.

REPÈRES

•. UN HUITIÈME MAILLOT ARC-EN-CIEL

Pauline Ferrand-Prévot a endossé le huitième maillot de championne du monde de sa carrière puisqu'elle a été titrée sur route en Elite 12014) et en juniors {2010j, en cyclo-cross; (2015), en VTT cross-country Élite [2015), juniors (2009, 2mOj, ainsi qu'en relais mixte par équipes (2014,2015).

•. LE CHUFFRE 3

La rémoise à glané son troisième titre mondial en VTT cyclo-cross, après avoir déjà été sacrée en junior en 2009 et 2010), ainsi qu’en relais mixte par équipes (2014,2015).

•. LA PHRASE

« ça me saoulait qu’on me parle tout le temps du triplé. Ce n’est pas que je me fiche de ce que les autres pensent, mais je fais dabord les choses pour moi, Si ça n’avait pas marché, à 23 ans, j'avais encore le temps.»

PauÏine Ferrand.Prévot, championne du monde de VIT cross-country

Cédric GOURE (avec AFP)

 Extrait de l'union du 09-6-09-2015

   

   

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Le gymnase Henri Barbusse fait peau neuve

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Parmi les principaux travaux réalisés : la création du mur d’escalade.  Ville de Reims/J. Driol

Après plus d’un an de travaux, le gymnase de la rue Barbusse, ouvert en septembre dernier, a été officiellement inauguré jeudi 12 février.

A l’intérieur du complexe, les quelque 6000 m2 de surface sont désormais parfaitement utilisables, en particulier pour les élèves du lycée Jean-Jaurès, tout proche, dans le cadre de leurs heures d’éducation physique et sportive, mais aussi pour les membres du club d’escalade rémois Vertical. Souhaités et financés par la ville de Reims, en collaboration avec le conseil régional de Champagne-Ardenne (à hauteur de 57%), les travaux de restructuration et d’extension ont permis la création d’une piste d’athlétisme, d’une salle de convivialité mais surtout d’un mur Inaugurée douze mois après les élections municipales, la patinoire est l’un des premiers projets phares réalisés par la nouvelle équipe. Le gymnase Henri Barbusse fait peau neuve d’escalade de 12 mètres environ, comprenant 22 lignes (allant du 4c au 8a). En outre, l’ensemble des façades a pu profiter d’une nouvelle isolation et les locaux déjà existants ont, eux, étaient rafraîchis.

« Cette réhabilitation est un exemple montrant notre capacité, à Reims, à faire évoluer nos équipements », a souligné Arnaud Robinet lors de l’inauguration, insistant par ailleurs sur l’aspect « fédérateur et rassembleur du sport. Cet investissement de 3,69 millions d’euros sur Henri Barbusse, c’est aussi un signal fort témoignant de la place que ce dernier tient à Reims. » Le sport comme vecteur d’éducation, d’intégration, mais aussi d’égalité

A. H.

 

Un complexe sportif de compétition

 Le gymnase Henri-Barbusse a été agrandi et rénové. Il dispose notamment d'un mur d'escalade exceptionnel

 
Un gymnase aux couleurs chatoyantes. avec la création d'une piste d'athlétisme.

 
Impressionnant le mur d'escalade! Il est composé de différentes surfaces et peut être utilisé pour les épreuves régionales.

Onze mètres de hauteur. L'incroyable mur d'escalade du nouveau complexe sportif Henri-Barbusse, . dans le quartier: Cernay, ravit les élèves qui ne rechignent pas à grimper. les professeurs  d'éducation physique sont satisfaits aussi, comme Jean-Louis Willeme. « Ce mur comporte une partie positive (un peu penchée vers l'avant) pour les débutants, une partie verticale pour des élèves plus entraînés, et une partie difficile pour les compétitions régionales », explique l'enseignant du lycée jean-jaurès.

Utilisé par les lycéens. Les enfants de primaire. les clubs

Ce gymnase existait déjà mais, créé en 1970, il était devenu trop petit et ne correspondait plus aux attentes du quartier et aux normes en vigueur, en particulier thermiques. Il vient d'être agrandi et rénové. Les travaux ont des écoles primaires Gerbaud, Carteret, et Danube.

Dans l'immense salle principale, des filets de badminton permettent à sept équipes de jouer. Dans une autre salle, des scolaires s'entraînent en musique au step.

Selon la Ville, la restructuration a aussi pour but d'accueillir de nouvelles activités sportives. Comme l'a souligné Arnaud Robinet lors de l'inauguration, hier, « le sport est vecteur de lien sodal, d'insertion, d'égalité. Où-que ce soit dans Reims, il est, accessible à tous ».

Cet équipement s'inscrit, en outre, dans le cadre de la future réhabilitation du lycée jean-jaurès qui débutera l'été prochain. La Région a financé une bonne partie (57 %) de l'extension et la rêhabiliation, 1,5 million d'euros, sur un . coût total de 3,7 millions (hors création de la piste d'athlétisme extérieure de 900 mètres=.

Marie-Christine LARDENOIS

 
Le sport a changé, le gymnase aussi. Le step, une discipline qui plaît aux ados.  


M. Willeme, prof, ravi de ce bel outil.

 
Dans la grande salle, sept équipes de badminton peuvent jouer en même tem

Extrait de l'union 13/02/2015

   

   

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L’éphémère aventure du Collège d’athlètes de Reims

L’expérience fut éphémère mais elle est souvent citée pour son avant-gardisme. Quelques mois seulement après sa construction, le Collège d’athlètes de Reims, installé dans le parc Pommery, subissait, il y a cent ans, le désastre de la Grande Guerre. Son histoire et ce qu’il représente encore aujourd’hui sont le sujet d’un livre à paraître et d’une conférence qui se tiendra le 14 novembre au Campus américain de Sciences Po

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Une cinquantaine d’athlètes, venus de la métropole et de l’Empire, bénéficiait des conditions d’entraînement et d’équipements d’une qualité inédite en Europe. Des conditions optimales en perspective des Jeux olympiques de Berlin prévus en 1916.

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Piscine, gymnase, vélodrome, centre administratif, clinique, les équipements sportifs dont était doté le Collège étaient sans équivalent en Europe. CENTENAIRE 14-18.

Un livre, une conférence

Le livre « Le culte du corps et de l’esprit, centenaire du Collège d’athlètes de Reims », est né du colloque universitaire organisé fin 2013. Ce livre, coécrit par Christophe Henrion, professeur d’histoire du sport à l’UFR Staps de Reims et Tony Froissart, enseignant ESPE, préfacé par Arnaud Robinet Député-maire de Reims, retrace la courte histoire du Collège d’athlètes de Reims. Ce thème fera l’objet d’une conférence, animée par les auteurs, le 14 novembre à 19 h, au Campus américain de Sciences Po.

A l’origine du Collège d’athlètes de Reims, il y a la vision d’un homme et un contexte historique particulier. « C’est une époque où les grandes maisons de champagne deviennent extrêmement puissantes. A leur tête, on y trouve bien souvent des personnages charismatiques doués d’un sens aigu de l’innovation », résume Christophe Henrion, professeur d’Histoire du Sport à l’UFR Staps de Reims. En 1911, le Marquis Melchior de

Polignac, propriétaire des champagnes Pommery, fait construire, à grands frais, un grand parc dédié aux ouvriers et à leurs familles. L’idée était d’améliorer la santé de ses ouvriers et de promouvoir la pratique régulière d’une activité sportive. Outre les proportions phénoménales de ce parc, l’idée n’est pas nouvelle et s’inscrit plus largement dans le vaste mouvement de paternalisme social.

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Les sportifs du Collège payèrent, eux aussi, un lourd tribut à la guerre.Ce monument, installé dans le parc de Champagne (ancien parc Pommery) témoigne de la reconnaissance de la Nation pour le sacrifice consenti

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Jean Bouin, la star de l’athlétisme français d’avant-guerre, à l’entraînement.Il incarnait l’esprit de revanche de la France après le fiasco des JO de Stockholm de 1912. Il tombera pour la France dans les premières heures de la guerre

UN ESPRIT DE REVANCHE APRÈS LE FIASCO DES JO DE STOCKHOLM DE 1912

L’idée de construire à Reims, un temple dédié à la performance sportive fait suite aux Jeux olympiques de Stockholm de 1912. « C’est un fiasco total pour les athlètes français qui y sont distancés notamment par leurs homologues allemands. Il faut alors réagir, sauver l’honneur français, d’autant plus que les prochains Jeux olympiques auraient dû se dérouler à Berlin en 1916 », reprend Christophe Henrion.C’est là que le Marquis de Polignac se rapproche de Georges Hébert, un lieutenant de vaisseau qui a développé une méthode d’entraînement particulière pour les fusiliers marins. La rencontre entre les deux hommes se déroule en Bretagne où le Marquis de Polignac y possède une maison de campagne. L’entrepreneur le convainc de quitter l’Armée et de créer, avec lui, un collège entièrement dédié à la performance sportive.

UN COLLÈGE PRÉCURSEUR DU SPORT PROFESSIONNEL D’AUJOURD’HUI

Les travaux du collège sont menés tambour battant et celui-ci est inauguré officiellement le 19 octobre 1913 par Raymond Poincaré, président du Conseil. « C’est la première fois qu’un chef d’état inaugure un équipement sportif. Le Collège d’athlètes de Reims, installé dans le parc Pommery, est la démonstration que le sport devient un objet politique »,explique Christophe Henrion.

Sur le plan des infrastructures, le Collège d’athlètes n’a pas d’équivalent en France. Une piscine, un vélodrome, un centre administratif ou encore une clinique où les médecins sont à disposition des champions.

DES ÉQUIPEMENTS D’AVANT-GARDE

C’est dans ce jardin d’Eden du sport qu’une cinquantaine de sportifs, venus de la France et de l’Empire, évoluent. Tous ont un contrat professionnel et sont hébergés sur place. On y trouve notamment la star de l’époque, Jean Bouin (en photo). Sous la houlette de Georges Hébert lesathlètes suivent un programme d’entraînement spécifique fondé sur « les gestes naturels du corps ». Le Collège d’athlètes préfigure les centres d’entraînement d’aujourd’hui.L’approche scientifique du sport et la qualité des infrastructures dont est doté le Collège d’athlètes, préfigurent le sport de haut niveau actuel.

APRÈS LA DESTRUCTION,LA RENAISSANCE

La Grande Guerre sonnera bientôt le glas de cette épopée sportive aussi éphémère que mémorable. La revanche, ce n’est pas sur la cendrée d’une piste d’athlétisme mais sur les champs de bataille que les athlètes la disputeront. Ils paieront d’ailleurs un très lourd tribut, comme en témoigne le monument érigé en leur mémoire au parc de Champagne.Le Parc Pommery rouvrira peu de temps après la guerre. On y célébrera d’ailleurs des cérémonies du souvenir dès 1920. La suite, les Rémois la connaissent.

Le Parc Pommery deviendra l’un des symboles du martyr et de la renaissance de Reims. Georges Hébert et son Collège d’athlètes, quant à eux, marqueront durablement l’histoire du sport français

 H. C.

REPÈRES

1911

Inauguration du Parc Pommery

19 octobre 1913

Inauguration du Collège d’athlètes par Raymond Poincaré, Président du Conseil.

1920

Journées du Souvenir en hommage aux victimes de guerre organisées dans le parc Pommery.

1925

Première compétition de gymnastique féminine organisée dans le parc

 Extrait de VRI N° 314 de 11/2010?

   

   

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Les Rémois champions de France de dragon boat

Les Rémois du Rock ont raflé toutes les médailles d’or aux championnats de France de dragon boat à Toulouse. Leur force, c’est la cohésion de groupe.

 
Les Rémois, en blanc, à gauche de la photo, ont devancé tous leurs adversaires, dans les trois catégories.

Seize équipes (huit sélectionnées et huit open) au départ du 2 000 mètres, du 500 mètres et du 200 mètres. Et un seul gagnant : le Reims olympique canoë-kayak.

Le Rock a remporté tous les podiums des championnats de France à Toulouse en dragon boat, ce gros canöe avec son emblématique tête de dragon. En seulement trois ans de compétition sur ce type d’embarcations, et avec les moyens du bord, le club est parvenu à se hisser au sommet.

Une bonne discipline dans un monde individualiste

Ce qui fait la force de l’équipage rémois, ce ne sont pas seulement des biceps de malabars, c’est aussi la solidarité sur le bateau. Odile, 63 ans, peut en témoigner. Elle fait partie des pagayeuses, tout comme deux autres anciennes Dragon ladies. «  C’est un sport multigénérationnel, avec des jeunes et des retraités, avec des personnalités complètement différentes. On fait un effort ensemble. C’est une bonne discipline dans un monde individualiste. On passe de bons moments », commente la sportive. Elle rame trois fois par semaine avec ses amis sur le canal. Entraînés par le rythme envoûtant et toujours plus puissant du tambour, les pagayeurs fendent la surface de l’eau, parfois encouragés par les joggers qui applaudissent des rives.

Ces médailles, Alexandre Perrin y pense depuis trois ans. L’entraîneur estime que les vingt-huit participant(e)s ont joué le même rôle dans ce challenge. « C’est un sport d’équipe. Il faut une dynamique de groupe. Il faut avant tout être synchrone. La force sans synchronisation, cela ne fonctionne pas  », dit-il. «  Il a fallu que tout le monde mette le maximum de ce qu’il pouvait donner au même moment. Je savais que nous avions le potentiel pour gagner parce que nous avions fait les entraînements qu’il fallait. Dans le dragon boat, ce qui compte c’est la qualité collective de l’équipe. Et là, tout le monde s’est donné à fond. Il en aurait manqué un seul, nous n’aurions peut-être pas réussi. »

Le coach va même plus loin dans son raisonnement. Il estime que ce ne sont pas ceux qui ont beaucoup de facilités qui y arrivent. «  La qualité principale, c’est le travail, c’est le courage. Il faut affronter ses limites. » Alexandre Perrin avait déjà emmené les Dragon ladies à la victoire à Venise. Il considère que tout le monde peut gagner sur ce type de bateaux.

Cet ancien champion de France de canoë a démarré lui-même tardivement, à l’âge de 24 ans. Alors qu’il était pâtissier, il a eu envie de favoriser son goût pour la transmission et de s’occuper des autres. Il a quitté un job bien rémunéré pour devenir animateur sportif. Il a trouvé sa place, son utilité, en entraînant une centaine d’adhérents ainsi qu’un millier de gamins pendant l’été.

Le dragon boat, c’est facile à apprendre et ludique. Tout le monde peut pratiquer. Le club est engagé en compétition dans plusieurs disciplines du canoë-kayak, le challenge jeunes au niveau régional, de poussin à minime, en slalom, au niveau régional et national et aussi en paddle (tous niveaux). Tout cela sans grands moyens et en partant d’un hangar un peu vieillot. Bref, le Rock rame un peu pour fonctionner et espère que ces titres de champions vont attirer l’attention de sponsors.

Marie-Christine Lardenois

       Extrait de l'union du 18-10-2014

   

   

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Marathon de REIMS

2018

Petits secrets d’un 10km réussi au Run in Reims
Ils ont tous une raison de courir au « Run In Reims »

Un salon des sports accompagnera Run in Reims

2017

13.194
Run in Reims  arrive à grands pas

2016

Fous de Run !
A quelques jours du départ, on vous dit tout sur le Run in Reims !

 2015

Run in Reims 2015

 

«Run in Reims»: Le business de la course à pied

Run in Reims vacille au tribunal

Run in Reims, le tribunal a planché

RATJ disparaît au profit de Run in Reims
RATJ pourrait devenir « Run in Reims »

R.A.T.J 2014
Pour tout savoir sur le RATJ
30 ans de foulées rémoises

RATJ 2013 - 30 ans et de plus en plus vert

Marathon de REIMS 2012

   

   

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2018

 

 

Petits secrets d’un 10km réussi au Run in Reims

C’est la dernière ligne. À J-2, il reste quelques détails à régler pour aborder dans les meilleures conditions le 10 km, l’épreuve de masse par excellence. Et ce, quel que soit le chrono recherché.


Un véritable flot de runners, comme ici en 2015, s’élance chaque année sur un 10 km couru chacun à son rythme. Mais, en 45 minutes ou en plus d’une heure, il faut respecter quelques consignes de base pour un effort sans contrecoup.
Archives

L’ESSENTIEL

*.- DIMANCHE, trois épreuves sont au programme de la 4 eédition du « Run in Reims », le rendez-vous majeur du calendrier de course à pied dans la région : le 10 km, le semi-marathon et le marathon.

*.- LE 10 KM, avec ses 6 841 classés en 2017, s’impose comme l’épreuve la plus populaire. Ce long ruban humain s’étirera à partir de 11 heures, devant la cathédrale.

*.- À 48 HEURES DU DÉPART, petite revue de détail des bonnes attitudes à adopter et/ou des erreurs à éviter par tous les runners qui veulent boucler la distance dans le temps choisi.

ENTRAÎNEMENT : PENSEZ À PRÉVOIR UNE DERNIÈRE SÉANCE - FAUX

Le dernier galop d'entraînement. a été suivi mercredi ou hier. « On peut prévoit un footing léger la veille avec quelques lignes droites pour faire tourner les jambes mais il faut garder de la fraîcheur », prévient Alexandre Purnelle.. vainqueur du marathon 2017. « Je conseille du renforcement musculaire, notamment au niveau de la ceinture abdominale, mais surtout pas une longue sortie d'entraînement », confirme Florian Husson, coach sportif à Épernay. « Cela permet d’éviter les courbatures. Ce n'est pas dans les deux derniers jours que l'on prépare sa course. »

ALIME NTATION PENSEZ AUX FÉCULENTS  - VRAI

« Les glucides seront les meilleurs amis », image Manon Da Silva, diététicienne à Reims et licenciée à l’AS Sommer (Sedan). On augmente raisonnablement sa ration de féculents et on varie entre pâtes, riz, maïs, pommes de terre.., qui apportent vitamines et minéraux. Il faut aussi apporter des protéines animales de qualité : viande blanche, poisson, œufs ... Il faut éviter de sauter un repas ou de manger trop gras.» Côté hydratation, elle conseille l'eau, deux cl trois litres par jour. Pour le « petit-déj » de dimanche, le mieux est de ne rien  changer. « L’idéal est de le prendre trois heures avant la course. »

ÉOUJPEMfNT PENSEZ À VOYAGER LÉGER - VRAI

La température sera élevée pour un 21 octobre et le soleil brillera. Donc. il vaut mieux prévoir une tenue légère. «  Il est possible de partir trop habillé et d'enlever une couche, nuance Florian Husson. Même si on a peur de la fraîcheur. au bout d'un à deux kilo mètres  la température monte », confirme Alexandre Purnelle, le Laonnois licencié à Reims (Efsra). Quant aux chaussures, les deux s'accordent sur un point : ce n'est pas le jour de la course qu'il faut essayer des neuves. « Il faut les faire à son pied. Cela veut dire dix séances de course avec les mêmes chaussures », prévient Florian Husson.

S’ECHAUFFER  ENT PAS NÉCESSAIRE SUR UNE COURTE DISTANCE - FAUX

« Il faut plutôt un échauffement sérieux où l'on va chercher son second souffle. Il sera utile en course », note Florian Husson. « Grâce à l'échauffement, on évite le claquage. Il peut durer vingt minutes et comprendre des lignes droites. Si on reste longtemps dans le sas de départ, il faut sautiller pour rester chaud », plaide Alexandre Purnelle. Une fois lancé : « Je conseille de respecter le temps recherché et ne pas s'enflammer. Il faut mener une course progressive », conclut Florian Husson rappelant les gestes d'après-course : alimentation, hydratation et dix minutes 'de course de récupération.-

 Philippe LAUNAY

  Extrait d

e l'union du 19/10/2018

Ils ont tous une raison de courir au « Run In Reims »

 14 000 coureurs sont attendus dimanche  pour le coup d’envoi des trois courses  du Run In Reims. Entre belles histoires et leçons de vie, tous ont une bonne raison de prendre le départ.


 Lisa et Fabrice Marlé sont en couple depuis treize ans et s’entraînent avec acharnement tous les deux pour réaliser le meilleur temps au marathon et surtout se dépasser. Stéphanie Jayet


Le foyer pour adultes La sève et le rameau s’entraîne depuis deux mois au parc Léo-Lagrange.  Dimanche, ils seront une dizaine à attendre le coup d’envoi.  Joris Bolomey


L’endométriose, 1 femme sur 10 y serait confrontée. C’est contre cette maladie et pour toutes les femmes malades que Sandrine Macon va courir le 10km.  Stéphanie Jayet

À SAVOIR

*.- DEPUIS 2015 , c’est la société Amaury Sport Organisation (A.S.O) qui gère l’événement sportif « Run In Reims».

*.- CETTE ORGANISATION remplace donc « Reims À Toutes Jambes », mis sur pied par la Ville de Reims.

*.- L’AN DERNIER , 13 000 coureurs ont arpenté les rues rémoises.

*.- POUR LA PREMIÈRE ANNÉE , le Village du Run accueillera le salon des sports de Reims.

*.- DIMANCHE aura lieu l’édition 2018 du Run In Reims. 

Dimanche, entre 13 000 et 14 000 coureurs vont se lancer sur les trois parcours du festival de running « Run In Reims ».

8 000 sont inscrits pour le circuit de 10 km, 4 700 au semi-marathon et 1400 pour le marathon. « Le peloton est constitué à 99 % d’amateurs », informe Clara Bertinatti, responsable épreuves running d’Amaury Sport Organisation (A.S.O). Pour beaucoup de participants, le Run In Reims représente un réel défi. Pour lutter contre une maladie, un handicap ou tout simplement partager ce moment en couple, voici quelques histoires de familles qui se préparent à affronter Run In Reims.

1 - CONTRE LA MALADIE

Cela fait un an que Sandrine Macon, Rémoise de 47 ans, veut courir le 10km du Run In Reims. Sa maladie, l’endométriose, elle la supporte depuis ses 14 ans mais n’en a été informée que 18 ans après : « Quand on a mis un nom sur ma maladie, j’ai pleuré de bonheur car j’ai su que je n’étais pas folle ».

Grâce au sport, l’agent administratif a perdu 26 kg et a pu raconter son histoire à d’autres femmes. « Comme les gens voyaient une transformation physique à la salle de sport, plusieurs femmes sont venues me parler, je leur ai raconté mon histoire et elles ont souhaité se joindre à moi pour la course ». Avec une quinzaine de femmes de 17 à 65 ans touchées par son histoire, elle va courir pour faire passer un message : « I l n’y a pas que le fait de ne pas avoir d’enfant, même si c’est une douleur morale ; il y a toutes les douleurs physiques horribles et puis intimement, c’est dur. J’ai 47 ans et j’ai dû avoir un mois sans douleurs depuis mes 14ans ». Marie Lefort, 17 ans, est la benjamine du groupe mais a tenu à soutenir Sandrine Macon dans son projet. « J e l’ai rencontrée à la salle de sport, elle s’est beaucoup battue, elle n’a pas lâché et c’est pour cela que j’ai voulu relever ce défi ». Même si Sandrine Macon a subi une ablation totale de l’utérus en 2005 et 2008, elle veut par-dessus tout soutenir les filles atteintes par cette maladie. « Je ne me considère plus malade donc je cours pour les autres. Je me sentais seule, elles doivent avoir le même sentiment et j’ai envie qu’elles portent le message ». Sur leurs t-shirts jaune fluo, une phrase et le dessin d’une jeune artiste atteinte d’endométriose, représentent, pour Sandrine Macon, « simplement ce que nous vivons ».


«
 Il y a toutes les douleurs physiques horribles et puis intimement c’est dur »
Sandrine MACON
Participante au Run in Reims

2 - POUR L’AMOUR

Lisa et Fabrice Marlé sont ensemble depuis treize ans et mariés depuis huit ans. Fabrice Marlé, 36 ans, aussi connu sous le pseudo « Retsyc», est coach sportif depuis un an. « J’ai eu une licence Staps il y a dix ans et depuis un an, je monte ma micro-entreprise. Je fais entre 1heure et 1 h 30 de musculation par jour, du lundi au vendredi ». Lisa Marlé, 31 ans, n’en est pas à sa première course. « L’an dernier, j’ai déjà fait le 10 km, j’aime beaucoup le sport et notamment la course à pied où j’ai trouvé quelque chose que je ne trouvais pas dans les autres sports. On devient vite addict, je me sens beaucoup plus à l’aise dans mon corps, je gagne en cardio, en tonicité ». Cette année, avec son mari qui est aussi son coach, ils vont réaliser leur premier running en commun pour le parcours des 10 km du Run In Reims. « Mon but est de la coacher jusqu’au bout comme aux entraînements, je la connais parfaitement, ma femme. Je vérifierai tous les paramètres sportifs pour qu’elle se dépasse. L’objectif est qu’elle vive sa passion, c’est mon plaisir », explique coach Retsyc.

3 - POUR DÉPASSER SON HANDICAP

La structure rémoise La sève et le rameau accueille une cinquantaine d’adultes handicapés physiques et se lance pour la 7 e année consécutive dans le parcours des 10km du Run In Reims. Alexandre, Nadège, Pierrick et Flore sont les quatre résidents qui parcourront dans leur fauteuil la distance : « Pour eux, c’est une grande fierté ; c’est pouvoir faire comme tout le monde », exprime Elham Seffar, animatrice au foyer pour adultes handicapés.

LE HANDICAP, UN TREMPLIN POUR ALLER PLUS LOIN

Huit salariés et bénévoles se sont joints à l’aventure et poussent les fauteuils des résidents. L’idée du Run In Reims est née en 2011. « Pierrick voulait absolument participer, donc avec mes collègues, on a décidé de créer un groupe au sein du foyer pour joindre d’autres personnes et l’aider », poursuit l’animatrice. Nadège a 55 ans et sera sur la ligne de départ de la course dimanche. « C ’est la première fois, je suis très contente », exprime-t-elle, le sourire aux lèvres. Depuis bientôt deux mois, les huit salariés, bénévoles et les quatre coureurs s’entraînent une fois par semaine. « N otre message, c’est que le handicap n’est pas une fin, il ne freine pas l’envie. C’est un tremplin pour aller plus loin. »

4 - POUR LE GOÛT DE LA COMPÉTITION

Le couple formé par Fabien Chenu et Anne-Laure Mignon a l’esprit de compétition dans le sang. En couple depuis 2016, c’est à deux qu’ils décident de commencer le running. « J’avais couru une fois avant de le rencontrer et puis un jour, il m’a proposé d’aller courir à deux », raconte l’ex-championne de France catégorie cadette de natation. « Je courais un peu pour l’entretien physique mais je me sentais un peu frustré de ne pas avoir été dans la compétition plus jeune », explique Fabien Chenu, cycliste. À deux, les Rémois ont trouvé leur rythme à hauteur de trois entraînements intensifs par semaine, équivalant à 40 km de course à pied. « Q uand on est à deux, on a plus de motivation, ça rapproche, surtout avec nos esprits de compétiteurs », admet la trentenaire. En 2016, les amoureux ont parcouru les 10 km du Run In Reims et l’an dernier, le semi-marathon. Pour le marathon, le couple s’est fixé comme objectif de finir sa course ensemble. « Nous passerons la ligne d’arrivée ensemble, nous avons le mental pour terminer ce marathon », conclut Fabien Chenu.

 Gabin, polyhandicapé, sera sur le 10 km


Les dons récoltés lors de leur participation au Run In Reims 2017 ont servi à financer du matériel médical. Joris Bolomey

Les chemins pour grandir est une association créée en 2014 et qui a pour objectif la réalisation du potentiel de la personne handicapée ainsi que son épanouissement et celui de sa famille.

Vous avez sûrement croisé, l’an dernier, le petit Gabin, 7 ans, aux côtés de ses proches. Depuis sa naissance, le garçonnet souffre de polyhandicap dû à une maladie orpheline non identifiée. Cette année, il participe à nouveau (pour la troisième fois) au Run In Reims aux côtés de ses proches. Mais cette fois-ci, ses copains Noé, 5 ans, Arthur et Manon, 4 ans, eux aussi atteints de polyhandicap, seront avec lui sur la ligne de départ.

Ils seront au total une cinquantaine de proches à arpenter les rues rémoises et à distribuer des flyers pour soutenir les enfants. « Malheureusement, on parle beaucoup de l’autisme et de la trisomie, mais le polyhandicap n’est pas assez connu. La course nous permet de communiquer sur l’association, inciter des familles qui sont dans le même cas que nous à la rejoindre, et puis également de récolter des dons pour nos enfants, explique Marie-Amélie Goupil, la maman de Gabin, qui compte bien aller jusqu’au bout du parcours. L’an dernier, Gabin a souri tout le long de la course, il était ravi et nous étions étonnés ».

Son père Jean-Édouard, souffrant de problèmes médicaux, compte faire le maximum de kilomètres pour son fils : « Gabin endure des choses difficiles même s’il ne peut pas le dire, il puise au fond de lui pour réussir et je dois le faire également en tant que papa. »

 LES AUTRES POINTS

INFORMATIONS PRATIQUES

Les dossards sont à retirer vendredi 19 octobre, de 10 à 20 heures et le samedi 20 octobre, de 9 à 19heures sur le Village de Run In Reims, situé au parc des expositions de Reims. Aucun dossard ne sera distribué le jour de la course.

Pour récupérer son dossard, plusieurs pièces sont à ramener : l’inscription avec le code QR, le certificat médical valide, si celui-ci n’a pas été mis en ligne ou validé sur le site runinreims.fr, ainsi que la pièce d’identité.

Samedi, à 14 heures, les enfants de 5 à 10 ans peuvent aussi participer à un petit marathon, la Pitch Marathoon, deux courses de 1 et 2km sur un parcours balisé et sécurisé dans le parc Léo-Lagrange à côté du Stade Delaune. L’inscription est gratuite et se fait en ligne sur le site du Run In Reims, rubrique « Participer ».

UN VILLAGE CONSACRÉ AU SPORT

Le Village du Run In Reims accueillera pour la première édition le salon des sports de Reims. En marge de la présence des stands partenaires et des exposants, le salon permettra aux sportifs de tous les niveaux, de retrouver tout l’univers du sport. Une cinquantaine de professionnels et de marques seront présents pour répondre aux attentes des visiteurs ; clubs et associations de sport apporteront de nouvelles informations ; coaches, formateurs sportifs et spécialistes en bien-être et médecine sportive délivreront leurs conseils. Magasins d’alimentation, de vêtements et d’équipements sportifs présenteront leurs divers produits. Ce salon gratuit et ouvert à tous mettra également en avant de nombreuses animations sportives et ludiques, ainsi que des activités dédiées aux enfants.

Charlotte DELHAYE

Extrait de l'union du 17/10/2018

Un salon des sports accompagnera Run in Reims


(© l'Hebdo du Vendredi)

Profitant de la tenue de Run in Reims, le parc des expositions accueillera les 19 et 20 octobre prochains un tout nouveau salon dédié aux sports. S'adressant à tous les sportifs, il rassemblera une cinquantaine de professionnels et de marques, mais aussi différents clubs et associations, organisateurs d'évènements sportifs, coachs et formateurs. Promettant également des challenges et de nombreuses animations, ce nouveau salon accessible gratuitement devrait faire le plein. En effet, il accueillera le point de retrait des dossards du Run in Reims, événement auquel devrait participer environ 14 000 coureurs.

Extrait de L'hebdo du Vendredi du 18/07/2018

   

   

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2017

 

Run in Reims  arrive à grands pas

La troisième édition de Run in Reims aura lieu dimanche 15 octobre. Tout ce qu’il faut savoir   sur cette grande fête de la course à pied.

Pour la troisième année consécutive, Amaury Sport Organisation (ASO) donnera, dimanche 15 octobre, le coup d’envoi de Run in Reims, cette grande fête du sport à laquelle étaient déjà inscrits, lundi midi, 13000 coureurs. « C’est mieux que l’année dernière où nous avions enregistré 10 000 participants » , se réjouissent les organisateurs. «Pour l’instant, nous comptons 7 500 inscriptions pour le 10 km, 4 200 pour le semi-marathon et 1 200 pour le marathon » , détaillent-ils, précisant que les inscriptions ont été ouvertes le 4 avril dernier.

Si, l’an dernier, les parcours avaient été légèrement modifiés pour permettre aux marathoniens de profiter davantage des paysages du vignoble, ils ne font cette année l’objet d’aucun changement. Comme en 2016, le circuit de 42 kilomètres passera ainsi par la coulée verte dès Sillery, pour éviter de longer un champ de betteraves.

Une course organisée pour les enfants samedi 14 octobre au parc Léo-Lagrange

La nouveauté de cette édition 2017 réside dans l’organisation, la veille du jour J, d’une course pour les enfants. Cette dernière, baptisée la Pitch’ Marathoons, aura lieu dans l’après-midi, au parc Léo-Lagrange. Cette course, dont l’inscription est gratuite, est réservée aux enfants âgés de 5 à 10 ans. Deux formats sont proposés : un 1,2 km pour les 5-7 ans (départ à 15 heures) et un 2,4 km pour les 8-10 ans (départ à 15 h 20). Les runners en herbe seront accueillis dans « un village » dans lequel des animations leur seront dédiées : musique, échauffement... Une médaille et un goûter les attendront à l’arrivée.

Autre nouveauté que les marathoniens devraient apprécier : à l’arrivée du 42 km, des kinésithérapeutes se tiendront à la disposition des coureurs qui auront particulièrement souffert. Pour l’heure, on ne sait pas combien de masseurs seront dépêchés dans le village et s’ils pourront répondre à toutes les demandes...

Comme les années précédentes, des sas seront mis en place pour que les coureurs ne partent pas tous en même temps. Au choix, 12 sas dont sept qui ne réclament pas de justificatifs de performance. Pour le 10 kilomètres, par exemple, vous pourrez vous inscrire dans le sas qui correspond le mieux au temps que vous espérez faire : vert pour 54 minutes, rose pour une heure...

Ils ont une bonne raison pour courir


Ils seront une cinquantaine pour sensibiliser à l’atrésie de l’œsophage.

Chaque année, la masse des coureurs est marquée par de petites grappes de couleurs, des groupes qui participent avec des maillots distinctifs. C’est le cas notamment pour des entreprises qui voient dans la manifestation un vecteur de cohésion. L’union, par exemple, sera dans la course au travers quelques-uns de ses salariés. Mais c’est aussi l’occasion pour certains de faire preuve de solidarité en œuvrant à la sensibilisation d’une maladie rare, entre autres. C’est le cas de l’association de parents d’élèves de l’école Sainte-Madeleine qui vont se mobiliser pour l’Association française de l’atrésie de l’œsophage. Trois élèves de l’école souffrent de cette pathologie. « Nous serons une vingtaine de parents. L’an dernier, nous avions aidé les personnes handicapées sur le 10 km, mais cette année, ce n’était pas possible. Un parent m’a sollicité par rapport à cette maladie et on a bien sûr accepté », explique Romain Lobet, président. Laurène Louis-Cheutin est la maman d’un enfant atteint de cette maladie, qui touche une naissance sur 3 000. L’œsophage n’est pas raccordé à l’estomac, ce qui empêche les bébés de se nourrir dès la naissance. Cette malformation se répare grâce à des interventions chirurgicales très lourdes. En plus des parents d’élèves, « il y aura une quarantaine de membres de l’association qui participeront à la course ». Au printemps, une opération tirelires pour l’Association française de l’atrésie de l’œsophage avait été organisée. « L’opération a permis de récolter 347,57 euros à Reims et 12124, 88 euros à l’échelle nationale. Les dons vont permettre de financer la recherche », informe Laurène Louis-Cheutin.

3 QUESTIONS à


Alexis DEWET
Coatch sportif, sp »cialisé course à pied

Les conseils  d’un pro

À quelques jours de l’événement, quelle préparation physique conseillez-vous aux participants ?

Je conseille d’effectuer 2 ou 3 footings par semaine en alternant les types de séances. La dernière semaine, prévoir le lundi un footing long. L’important est de courir à son rythme et d’être capable de parler pendant la séance, c’est-à-dire être en aisance respiratoire. Compter de 6 à 8 kilomètres pour ceux qui tentent le 10 kilomètres, de 8 à 12 pour le semi et de 12 à 16 pour le marathon.

Le mercredi, commencer par 20 minutes de footing très cool pour s’échauffer puis place au fractionné long : pour les participants au 10km, faire 4 à 6 fois 1 000 mètres, c’est-à-dire alterner course rapide et course lente.

À chaque changement d’allure, on récupère durant 90 secondes : bien ralentir et on en profite pour prendre une petite gorgée d’eau (8 fois 1 000 mètres pour le semi et 12 fois pour le marathon).

Le samedi, veille de course, faire 20 minutes de footing cool puis 4 à 6 fois 100 mètres rapides avec récupération de 45 secondes. Ça permet de dynamiser les jambes, c’est idéal pour tenir le lendemain sur la durée.

Et le jour J ?

Le jour de la course, simplement s’échauffer 10 à 15 minutes avant le départ avec un footing tout doux et un peu d'accélération.

Quelques conseils diététiques ?

Durant les deux jours qui précèdent la course, il est important de veiller à son alimentation mais aussi à son sommeil. Il faut donc bien dormir et privilégier dans l’assiette les féculents, plutôt complets, type pâte ou riz, et les protéines, afin d’éviter une trop grande dégradation musculaire pendant l’effort. Le matin du 15 octobre, le petit-déjeuner comprendra par exemple un café, thé ou chocolat, quelques tranches de pain aux céréales avec un peu de beurre et de confiture. Il est également possible de boire un verre de jus d’orange.

Pendant la course, ne pas hésiter à avaler des gels énergétiques ou d’endurance, pour donner un coup de fouet et prévenir les perturbations musculaires. En prévoir par exemple un ou deux pour ceux qui participent

ALICE RENARD

Les autres points

Le nombre de participants devrait, cette année, être supérieur à celui de l’an dernier
B. Sivade

Un certificat médical  est-il obligatoire ?

« Oui et il doit comporter la mention « non contre-indication à la pratique de l’athlétisme en compétition » ou « non contre-indication à la pratique de la course à pied en compétition » ou « non contre-indication à la pratique du triathlon en compétition ». Par ailleurs, le certificat doit dater de moins d'un an, à la date du Run In Reims.

Seuls les coureurs licenciés à la Fédération française d'athlétisme, les coureurs licenciés FSCF, FSGT ou Ufolep (la licence doit faire apparaître la mention « athlétisme») ainsi que les coureurs licenciés FF Triathlon compétition sont dispensés de fournir un certificat médical.

Évidemment, les licences doivent être valides le jour de la course.

OÙ ET QUAND RETIRER SON DOSSARD ?

Les dossards seront à retirer sur le Village de Run in Reims, au stade Auguste-Delaune, vendredi 13octobre, de 14 à 20 heures et samedi 14 octobre, de 9 à 19heures. Pour récupérer son dossard, il faudra être en possession de sa convocation (disponible sur A.S.O. Challenges quelques jours avant l’épreuve), d’un certificat médical valide (ou sa copie) et d’une pièce d’identité.

CIRCULATION

La circulation sur le parcours des trois courses sera interdite à partir de 30 minutes avant le passage du premier coureur et jusqu'à 15 minutes après le passage du dernier coureur.

ValérieE COULET ET Yann LE BLEVEC

Extrait de l'union du 27/09/2017

   

   

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Fous de Run !

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Ils étaient près de 10.600 à participer, le 9 octobre dernier, à la 2e édition de Run in Reims, organisée par la société ASO. Le 10 km, le semi-marathon et le marathon ont une nouvelle fois recueilli tous les suffrages des accros du bitume. En famille, entre amis ou entre collègues, les participants ont donné le meilleur d’eux-mêmes, ravis de courir sous un soleil automnal radieux, en toute convivialité et dans des conditions de sécurité optimales. A noter que les trois courses ont adopté pratiquement les mêmes itinéraires qu’en 2015, avec, pour chacune, le plaisir de « côtoyer » les monuments historiques du centre-ville rémois, dont certains classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les coureurs du marathon ont quant à eux pu profiter d’une incursion dans les vignes, avec la traversée de villages typiques comme Sillery, Rilly-la-Montagne, Chigny-les-Roses ou encore Ludes et Verzenay

Extrait de Reims Attractive N° 326 de 11/2016

   

   

   

 

Run in Reims vacille au tribunal

A moins d'un mois du top départ de la course, le rapporteur public préconise l’annulation de la délibération qui lie la Ville et la société organisatrice ASO.


Mtre Cabanes, l’avocat de la Ville de Reims. espère que la course aura bien lieu. R. Wafflart

L'ESSENTIEL

•. Eric Quénard, élu d'opposition, reproche à la collectivité d'avoir dérogé à la procédure de mise en concurrence des entreprises, en permettant à la société ASO d'organiser la course Run in Reims.

•.  Hier, le tribunal administratif recevait les conclusions du rapporteur public. Il préconise l'annulation de la délibération qui a permis la signature d'une convention entre la Ville et ASO.

•. La course Run in Reims doit avoir lieu le 11 octobre. Pour le moment, 6 500 coureurs sont inscrits.

Le chrono est serré. Alors que les coureurs doivent, normalement, s'élancer le 11 octobre, les organisateurs du Run in Reims, eux, sont empêtrés dans une procédure juridique.

Et les avocats vont devoir faire preuve de patience, car rien n'est gagné. Le rapporteur public a, en effet, préconisé hier, au tribunal administratif de Châlons, l'annulation de la délibération autorisant la signature d'une convention liant la société ASD et la ville de Reims pour . organiser la course. D'après ses conclusions, la Ville n'aurait pas respecté la procédure de mise en concurrence des entreprises en choisissant ASO.

Or pour le rapporteur, il s'agirait bien d'un marché public engageant des coûts onéreux pour la collectivité. Alors que la Ville demande une redevance de. 9000 euros à ASO pour l'occupation de l'espace public, la collectivité doit, elle, en plus d'apporter son aide pour l'organisation de l'événement (ramassage des ordures, sécurisation et installation des barrières), verser près de 120000 euros à la sociétê organisatrice en échange de prestations publicitaires. D'après lui, « la course répond donc à un besoin de la Ville de communiquer ».

Il recommande l'annulation de la délibération autorisant la Ville à signer la convention avec la société ASO mais propose que cette décision soit différée au 1er novembre. Un détail primordial pour les organisateurs et les coureurs. Ainsi, la course aurait bien lieu, seule la convention entre la Ville et l'entreprise organisatrice serait revue.

Une recommandation qui rassure un peu l'avocat de la Ville, Mtre Cabanes : «  Même si vous versez dans un excès de rigueur, au moins la manifestation aura lieu », commence-t-il. Ce qui ne l'empêche pas de s'offusquer contre l'argumentaire du rapporteur public, estimant qu'il n'y a pas lieu d'ouvrir un marché public. La collectivité veut promouvoir le sport mais ce n'est pas un besoin. C'est une opportunité ». Il rappelle d'ailleurs que la course passera dans d'autres communes voisines à Reims.

Le jugement sera rendu d’ici quelques jours

Même effarement du côté de l'avocat d'ASO, Mtre De Froment « Le concept "Run in REIMS" a déjà  fait. Ses preuves à Marseille et Lyon. Pour Reims, c'est une opportunité. Mais ces manifestations ne sont pas philanthropiques. Elles se financent grâce à la pub. « Reims à toutes jambes »  piétinait alors que « Run in Reims » comptabilise déjà le double d'inscrits.» Il pointe aussi l'affrontement politique dans cette affaire. « Nous avons l'impression d'être entre l'enclume et le marteau. C'est un règlement de comptes. entre l'andenne municipalité et la nouvelle », dit-il.

Éric Quénard, conseiller municipal d'opposition, à l'origine de la procédure, l'assure: « II n'y a là aucun règlement de comptes. C'est le préfet qui aurait dû lancer cette procédure. Je demande juste le respect du droit », insiste-t-il. Dans un communiqué, il met directement en cause le maire de Reims, Arnaud Robinet. « En choisissant de contourner le droit, le maire n'a pas défendu les intérêts de la ville. Ainsi, ASO verse 9 000 euros à la Ville, alors que la Ville de Paris a obtenu de la même société une somme de 500.000 euros pour l'organisation du marathon ».

 Le tribunal administratif rendra son jugement d'ici une semaine à dix jours, soit quelques jours avant la course. Précisons que souvent, il suit l'avis du rapporteur, mais que ce n'est pas automatique.

La Ville dit attendre sereinement

« Aujourd'hui, l’important est de s’assurer que tout soit fait pour que les Rémois puissent participer le 11 octobre à cette grande fête populaire de la course à pied.»

Virginie GUENNEC

Extrait de l'union 16/09/2015

   

   

   

 

Run in Reims, le tribunal a planché

Éric Quénard avait déposé deux requêtes auprès du tribunal administratif au sujet de Run in Reims. L’une d’elles a été examinée mercredi matin. 


La requête en « suspension référé » a été examinée mercredi matin.

LES FAITS

•. Le 9 Avril. une délibération du conseil municipal autorise le maire à signer une convention avec Amaury sport organisation en vue de la tenue du Run in Reims, à la place du RATJ.

•. Le 28 Avril, Éric Quénard, président de l'intergroupe d'opposition, dépose deux requêtes  auprès du tribunal administratif à ce sujet et saisit la préfecture.

•. Hier, le tribunal administratif a examiné une des requêtes en «référé suspension»

 Le 28 avril dernier, Éric Quénard, conseiller municipal d'opposition, avait saisi, au nom de l'intergroupe, Ie tribunal administratif pour annuler la délibération portant sur le Run in Reims. Deux requêtes ont été présentées, une sur le fond « en annulation du contrat entre la Ville et Amaury sport organisation ».

Une autre «en référé suspension », dont le but est de suspendre le contrat en attendant une décision sur le fond. C'est cette dernière requête qui a été examinée mercredi par le tribunal. « La Ville et ASO ont, chacun, présenté une motion en défense. En gros, ils ont notamment argué que de toute façon, le contrat n'était pas signé », a expliqué à l'issue de l'audience Éric Quénard. Pour lui, c'est une manœuvre destinée à empêcher le juge des référés de statuer.

« De fait, les inscriptions sont déjà prises sur un site relayé par la Ville, on recrute des bénévoles », poursuit l'élu, précisant que c'est la première fois qu’un conseiller municipal

saisit ainsi directement le tribunal administratif grâce à une disposition datant de quelques mois.

Chaque partie avait jusqu’a mercredi soir pour apporter des éléments supplémentaires. Et une décision devrait intervenir dans le courant de la semaine prochaine. Rappelons que lors du conseil municipal du 9 avril, une délibération autorisait le maire à signer une convention  avec ASO en vue de la tenue du Run in Reims, remplaçant Reims à toutes  jambes, Éric Quénard avait alors jugé cette délibération «illégale et inopportune». L'édile estime qu'il s'agit d'un marché public passé entre la Ville et ASO et qu'il aurait fallu une forme d'appel d'offres par rapport à un cahier des charges. Il dénonce aussi le caractère déséquilibré, selon lui, de la redevance, 9000 euros, « alors que la Ville va verser 120000 euros entre autres »

Yann Le Bléve

Extrait de l'union 14/05/2015

   

   

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Coupe du Monde Féminine

Le maréchal d’Erlon ambassadeur du foot féminin

Une coupe du monde peut en cacher une autre 
Coupe du monde 2019, À la recherche de volontaires
DANS UN AN, LE MONDIAL À REIMS 
FOOTBALL COUPE DU MONDE 2019 FÉMININE - Tapis rouge à Reims
Reims accueillera la Coupe du monde féminine en 2019 

   

   

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Le maréchal d’Erlon ambassadeur du foot féminin

On recherche 250 personnes pour organiser au mieux la Coupe du monde féminine. Il reste un mois pour candidater.


Le maréchal d’Erlon, ambassadeur malgré lui, sera ainsi vêtu, jusqu’à la fin de la semaine.A.B.

L’ESSENTIEL

*.- LA COUPE DU MONDE FÉMININE se déroule pour la 1 re fois en France, du vendredi 7 juin au dimanche 7 juillet 2019.

*.- NEUF VILLES ONT ÉTÉ RETENUES pour accueillir les 52 rencontres dont, Reims.

*.- LES MATCHS AU STADE DELAUNE : samedi 8 juin à 15 heures, mardi 11 juin à 21 heures, vendredi 14 juin à 21 heures, lundi 17 juin à 21 heures, jeudi 20 juin à 18 heures et lundi 24 juin à18 heures pour le 1/8e de finale.

*.- POUR DEVENIR BÉNÉVOLE , il suffit de s’inscrire sur fifa.com/volontaires2019

Voilà le maréchal rhabillé ! Non pas pour l’hiver, mais pour la semaine. Ce lundi matin, la Fédération internationale de football association (Fifa) a réalisé un joli coup de communication. La Ville avait posté un message intrigant sur Twitter au cours du week-end : une surprise serait dévoilée dès lundi 9 heures à l’embranchement des boulevards Henry-Vasnier et Victor-Hugo, où trône depuis 1903 la statue en bronze du maréchal d’Erlon, réalisée par le sculpteur Louis Rochet en 1845. Le secret a été bien gardé. La poignée de Rémois intrigués venue au pied du colosse était à mille lieux de s’attendre à cela...

UNE STATUE EMBLÉMATIQUE POUR TOUCHER UN MAXIMUM

Certains pensaient que la statue allait enfin être nettoyée, d’autres déguisée pour Halloween ou recouverte pour les travaux à venir du boulevard Vasnier. Peu après l’heure annoncée, à l’aide d’une nacelle télescopique, deux hommes, équipés de baudrier ont revêtu l’illustre militaire du XVIII esiècle d’un maillot des volontaires de la FIFA. « On cherchait une statue emblématique de la cité, que tous les Rémois connaissent, et qui constitue en même temps un lieu de passage pour cette opération un peu décalée, » commente Jean-François Thermoz, chef de projet au sein de la Fifa.

La statut de Raymond Kopa n’étant pas encore installée, les équipes de la Fifa se sont donc mis en quête, de trouver une autre statue. Et, la Victoire dorée de la Fontaine Subé, elle aurait pu être un symbole fort ?« On ne pouvait pas toucher à une statue classée » , ajoute Jean-François Thermoz. L’objectif : « Qu’un maximum de Rémois sachent qu’il est encore possible de candidater pour rejoindre le staff de la Fifa pour la Coupe du monde féminine de football. » Et à voir les commentaires enjoués ou désapprobateurs qui fleurissent sur le Net, depuis que la nouvelle tenue du maréchal est en place, le pari est réussi.

3 QUESTIONS à


Tom PELAEZ
Responsable des volontaires à REIMS

Toute bonne volonté est la bienvenue

Quel est le profil des volontaires que vous recherchez ?

Il faut avoir 18 ans révolus au 1 ermars 2019, être motivé et disponible au minimum les jours de match et de rassemblement. On recherche des étudiants, des actifs, des retraités, des amateurs du ballon rond ou non, des personnes bilingues ou pas. Vous le voyez, les profils sont très larges. C’est vraiment avant tout une expérience humaine.

Quelles seront les missions ?

À Reims, les 250 volontaires seront répartis sur une quinzaine de missions différentes, de la gestion des accréditations aux activités logistiques, en passant par le marketing, la billetterie, les services techniques, le protocole, l’organisation des matchs ou encore le service hospitalité, pour n’en citer que quelques-uns.

Quelle est la procédure pour candidater ?

D’abord, il faut remplir un questionnaire en ligne, d’ici la fin novembre. Un entretien est organisé rapidement afin d’échanger sur les motivations, disponibilités et les souhaits. On a déjà reçu 450 candidats. Les volontaires choisis seront connus en janvier 2019. Tous suivront une formation spécifique. C’est avant tout une expérience humaine. Et pour les plus jeunes, cette expérience avec la Fifa peut constituer une jolie ligne sur un CV.

Aurélie EAUSSART

Extrait de l'union 30/10/2018

 

Une coupe du monde peut en cacher une autre 

Reims ne va pas manquer de rappeler qu’elle accueillera l’an prochain   des matchs de la Coupe du monde féminine de football. 


Sitôt la «campagne de Russie» terminée, la Ville a affiché le prochain rendez-vous footballistique international, auquel elle participera activement cette fois, en tant que ville hôte. A.P.

L’ESSENTIEL 

*.- REIMS ACCUEILLERA en 2019 six matchs de la Coupe du monde de football féminin.

*.- LA VILLE a déjà commencé à communiquer à ce sujet, et continuera à le faire à l’occasion de chaque grand événement local (comme la foire de Châlons ou le marché de Noël). Un ample pavoisement des bâtiments publics aux couleurs de cette compétition sera lancé au premier trimestre de l’année prochaine.

*.- LE 8 DÉCEMBRE prochain aura lieu à Paris le tirage au sort qui déterminera les équipes qui viendront jouer à Reims.

Dommage pour vous si vous n’aimez pas le foot. Car à peine venez-vous de sortir de la Coupe du monde de Russie, que vous allez entendre parler de celle qui aura lieu en 2019, chez nous en France, et qui cette fois, mettra aux prises des équipes féminines.

Vous en entendrez d’autant plus parler si vous êtes Rémois, car la cité des sacres fait partie des villes qui ont été retenues pour accueillir des matchs. À un an de ce nouvel événement sportif, l’adjointe au maire qui pilote le dossier, Kim Duntze (elle-même ancienne joueuse de foot, lire par ailleurs) répond à nos questions.


Le message à dimension sociale que nous comptons diffuser, c'est d'encourager le sport au féminin"
Kim Duntz

Quelles sont vos obligations en tant que ville hôte ?

La Fifa (fédération internationale de football) est très exigeante, notamment en termes de communication ; elle nous impose par exemple un pavoisement de la ville aux couleurs de cette Coupe du monde.

C’est déjà commencé ?

Pas vraiment. Pour le moment, nous avons simplement réalisé des affiches annonçant la Coupe du monde en France l’an prochain, le pavoisement de la ville sera lancé au premier trimestre 2019.

Quels seront les bâtiments ou lieux concernés ?

Le maximum de bâtiments publics, aussi bien les stades et les piscines que les écoles ; il est même prévu un pavoisement des poubelles, et des camions des éboueurs. Nous avons aussi le projet de grande décoration d’un château d’eau, visible depuis l’autoroute A4, sur la commune de Taissy, mais ceci est en attente de validation.

Y a-t-il d’autres obligations à respecter ?

Il nous est aussi demandé d’avoir des ambassadeurs pour cette Coupe du monde. Nous avons déjà l’accord de Marinette Pichon, une icône du football féminin, qui a un lien relativement étroit avec Reims, puisqu’elle a joué à Saint-Memmie (banlieue de Châlons) ; nous avons aussi l’accord d’Audrey Sauret, ancienne basketteuse, de niveau international, et qui a joué à Reims.

Le lien entre basket et football n’est pas évident...

Ce n’est pas gênant dans la mesure où le message à dimension sociale que nous comptons diffuser à l’occasion de cette Coupe du monde, c’est d’encourager le sport au féminin en général, et pas seulement le foot. J’insiste sur ce point, car cette dimension sociale fait partie des arguments qui ont fait que Reims a été retenue comme ville hôte.

Quelles sont les grandes dates à retenir à présent ?

Le 8 décembre, le tirage au sort des poules à Paris, ce qui permettra de savoir quelles équipes viendront jouer à Delaune. Le 27 février, le compte à rebours des 100 jours, et puis bien sûr le premier match, le 8juin à 15 heures. Mais d’ici là, nous allons communiquer aussi à l’occasion de chaque grand événement local, foire de Châlons, marché de Noël etc.

Le contexte est-il particulièrement favorable avec la victoire des Bleus ?

À mon avis, il n’y a pas de lien entre les deux compétitions ; le public n’est pas forcément le même pour le foot féminin et le masculin.

L’adjointe parle en connaissance de cause 

Le foot féminin est un domaine qui n’est nullement étranger à la nouvelle adjointe aux sports, Kim Duntze (qui a succédé à Bernard Landureau), pour une raison bien simple, c’est qu’elle-même a pratiqué ce sport. Certes, c’était il y a déjà quelques années, un quart de siècle environ, le foot professionnel n’existait pas, mais Kim Duntze se souvient parfaitement avoir disputé des matchs de niveau national, côtoyant alors Marinette Pichon, ex internationale, grand nom du foot féminin français. Le poste de Mme Duntze était celui d’avant-centre.  

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 02-08-2018

 

 FOOTBALL COUPE DU MONDE FÉMININE 2019

DANS UN AN, LE MONDIAL À REIMS

La grande messe planétaire du football féminin   débutera en France, et à Reims, dans un an jour pour jour. Et si on se projetait au printemps 2019 ?


Le 23 octobre 2017, à l’occasion de France - Ghana (8-0), le stade Auguste-Delaune de Reimss’était mis en mode Coupe du monde.
Christian Lantenois

L’ESSENTIEL

*.- LE 7 JUIN 2019, la Coupe du monde féminine débutera en France. Cinquante-deux matches seront programmées dans les neuf villes-hôtesses désignées par la Fifa: Paris, Le Havre, Valenciennes, Reims, Lyon, Grenoble, Nice, Montpellier, Rennes. Lyon accueillera les demi-finales et la finale.

*.- 24 ÉQUIPES : Participeront à l’épreuve, jusqu’au 7 juillet. Huit sont déjà qualifiées : la France, en qualité de pays organisateur, le Brésil, le Chili, l’Australie, le Japon, la Corée du Sud, la Chine et la Thaïlande.

*.- À UN AN tout pile du coup d’envoi de l’épreuve, c’est l’occasion de prendre le pouls

Tic, tac, tic, tac... Le compte à rebours est lancé. Si la Coupe du monde masculine en Russie va prochainement capter toutes les attentions, c’est dans 365 jours que la crème du football féminin commencera à marteler de ses crampons les pelouses françaises.

« Une Coupe du monde fait rêver n’importe quelle joueuse, n’importe quel supporter, se projette déjà Hélène Fercocq, internationale U20, les yeux rivés sur ce Mondial à la maison. C’est un accomplissement pour une joueuse d’en jouer une, qui plus est dans son pays. J’ai hâte d’y être. » Reims aura le droit à une belle part de ce savoureux gâteau, avec six rencontres au stade Auguste-Delaune. « C’est un beau clin d’œil que la Coupe du monde féminine passe par Reims, qui a une vraie belle histoire avec le football féminin, qui l’a impulsée », abonde Camille Abily, 183 sélections en équipe de France.

« À un an du début, Tout fonctionne bien. Pour l'instant, nous n'avons pas eu de mauvaises surprises »
Erwan le Prévost, directeur du comité d'organisation local â la FFF

Voilà pour l’attente, déjà palpable, même si c’est l’ouverture de la billetterie, prévue à la mi-septembre, et l’engouement suscité qui donneront une première indication tangible.

DES PETITES RETOUCHES

Le programme de recrutement des volontaires, lancé en début de semaine dernière, est, lui, dans des temps de passage plus qu’intéressants. « On a déjà reçu 2296 demandes de candidatures alors qu’on recherche 2 500 volontaires sur tout le territoire, se satisfait Erwan Le Prévost, directeur du comité d’organisation local du tournoi. À un an du début de l’épreuve, tout se passe bien. Pour l’instant, nous n’avons pas eu de mauvaises surprises. » L’inspection des stades a déjà été effectuée avant l’attribution des neuf villes-hôtesses. « Des stades à dimension humaine » , qui ont subi ou sont déjà en train de subir des aménagements pour respecter le cahier des charges de la Fédération internationale (Fifa), « sur le plan des accès médias, des vestiaires, de l’éclairage... Pour l’ensemble des stades, des petites retouches plus que de gros aménagements. Des ajustements qui vont, surtout, servir pour la suite », appuie Erwan Le Prévost.

PAS DE SYSTÈME DE CAMPS DE BASE

Indispensable alors que, dans un an, vingt-quatre sélections internationales – dont l’équipe de France – sillonneront l’Hexagone. « Il n’y aura pas de camp de base, les équipes iront de ville en ville au gré de leur calendrier, ajoute Le Prévost. Le programme a été fait de sorte que le maximum de sélections passe par chaque ville. Par exemple, à Reims, il y en aura dix différentes. » Pour savoir lesquelles, il faudra patienter jusqu’au 8 décembre, date du tirage au sort. C’est ensuite que chaque délégation ira prendre connaissance de son futur environnement, les stades comme les possibles terrains d’entraînement.

Viendra ensuite, début juin, le début de la compétition. Avec l’objectif, bien sûr, d’utiliser ce Mondial comme un levier supplémentaire de développement pour le football féminin, qui aspire à atteindre la barre des 200 000 licenciées féminines d’ici à 2020. On l’aura compris, la Coupe du monde, c’est, évidemment, déjà demain.

LES NEUF VILLES-HÔTESSES CÉLÈBRENT LE J-365

Aujourd'hui, les neuf villes-hôtesses de la compétition lanceront leur manière le compte à rebours qui les sépare du 7 juin 2019. A partir de 11 h 30 à Lyon, et jusqu'à 20 h 19 à Reims, es fresques seront dévoilées « dans des endroits symboliques et fréquentés par la population ».

Dans la cité des Sacres, Ametist et Morphem, artistes de street art, ont composé une fresque pour « rendre hommage à la compétition et à la spécificité de la Ville de Reims ». A Reims, rendez-vous à 20 h 19, donc, sur le parking du complexe René-lys, côté chaussée Bocquaine.

Le rappel des dates clés

*.- 19 MARS 2015 : en concurrence avec la Corée du Sud, la France est désignée par la Fédération internationale de football (Fifa) comme pays-hôte. Onze villes se portent candidates pour accueillir des rencontres : Auxerre, Grenoble, Lyon, Le Havre, Montpellier, Nancy, Nice, Paris, Rennes, Valenciennes et Reims. Seules neuf seront choisies.

*.- 24 MARS 2017 : une délégation rémoise défend pendant deux heures la candidature de la cité des Sacres auprès de la Fédération française (FFF). Elle est emmenée par le maire Arnaud Robinet et Ghislaine Royer-Souëf, pionnière du football féminin français et ancienne joueuse du Stade de Reims.

*.- 14 JUIN 2017 : quelques semaines plus tard, la FFF tranche : la cité marnaise fait partie des neuf villes sélectionnées. Auxerre et Nancy ne sont pas retenues.

*.- 8 FÉVRIER 2018 : la Fifa annonce la répartition des rencontres. Cinq confrontations de la phase de poules (les 8, 11, 14, 17 et 20 juin) et un huitième de finale (le 24 juin) se joueront dans l’enceinte du Stade de Reims. Quelque 130 000 billets seront mis en vente pour ces six rencontres.

*.- 28 MAI 2018 : ouverture des candidatures pour devenir volontaire.

*.- MI-SEPTEMBRE (LA DATE PRÉCISE EST ENCORE CONFIDENTIELLE) : la billetterie sera ouverte : 1,3 million de billets seront mis en vente (130 000 en ce qui concerne Reims).

*.- 8 DÉCEMBRE 2018 : le tirage au sort des rencontres aura lieu à La Seine Musicale, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine)

*.- 7 JUIN 2019 : lancement de l’épreuve.

Reims a déjà accueilli un match de coupe du monde


Le 5 juin 1938, les Indes orientales néerlandaises face à la Hongrie.
AFP

C’était une tout autre époque, un tout un autre football. En 1938, la France accueille pour la première fois de son histoire la Coupe du monde de football. Un tournoi dont c’est seulement la troisième édition et qui rassemble alors uniquement 16 équipes. Avec le Brésil, seul représentant sud-américain, mais également des nations comme Cuba, qui participe là à son seul Mondial. Ou encore les Indes orientales néerlandaises, l’ancienne colonie des Pays-Bas, qui deviendra par la suite l’Indonésie. Parmi les 11 villes-hôtesses figure Reims, doté d’un stade municipal flambant neuf. Inaugurée seulement trois années plus tôt, l’enceinte prendra le nom Auguste-Delaune en 1945. Lors de cette Coupe du monde 1938, elle accueille un seul et unique match : celui entre la Hongrie et les Indes orientales néerlandaises, le 5 juin, dans le cadre du premier tour.

Devant 9 000 spectateurs venus garnir un stade qui pouvait en accueillir 18 000, les Magyars s’imposent facilement (6-0), avec des doublés de György Sárosi et Gyula Zsengellér, prédécesseurs du « Onze d’or hongrois » des années 50. L’épreuve ne compte alors pas de phase de poules et la Hongrie se retrouve en quarts de finale.

Elle élimine à ce stade la Suisse (2-0), puis la Suède (5-1) en demies. Les Hongrois s’inclinent finalement en finale (2-6) devant l’Italie, tombeuse de l’équipe de France (3-1) en quarts. La Squadra Azzurra inscrit à son palmarès la première de ses quatre Coupes du monde.

Un objectif commun pour Bussaglia et Torrent


Élise Bussaglia et Marion Torrent aiment voir la vie en bleu. Montage l’Union

BUSSAGLIA, CAUTION EXPÉRIENCE

On ne présente plus Élise Bussaglia, ses 179 sélections (pour 28 buts) et son palmarès XXL, garni dimanche d’un trophée supplémentaire. La Sedanaise vient de remporter la Coupe d’Espagne avec le FC Barcelone. Dans un an, la milieu de terrain comptabilisera 33 printemps.

Présente lors du dernier rassemblement des Bleues désormais entraînées par Corinne Diacre mais plus aussi indiscutable qu’auparavant, l’Ardennaise, passée aussi par Saint-Memmie (Marne), voudra certainement mettre toutes les chances de son côté pour figurer parmi les heureux élues. Et enfin, après quelques désillusions, remporter a minima une médaille dans une grande compétition internationale avec son pays.

TORRENT, LATÉRALE AMBITIEUSE

La trajectoire de la Châlonnaise, qui aura 27 ans lorsque le Mondial 2019 débutera, inspire le respect. Championne d’Europe avec l’équipe de France U19 en 2010, pion essentiel d’une formation montpelliéraine qui tutoie les sommets en Division 1 féminine, Marion Torrent ne quitte plus le groupe France et enchaîne les titularisations sur le côté droit de la défense (11 sélections en A à ce jour).

De quoi nourrir des ambitions légitimes pour cette Coupe du monde qui se déroulera doublement à la maison puisque le stade de la Mosson accueillera aussi des rencontres. En répétant de telles prestations, Marion Torrent ne devrait pas être loin de la vérité...

Julien COLLOMB et Kévin SAROUL

Extrait de l'union du 07-06-2018

 

Coupe du monde 2019, À la recherche de volontaires

Les candidatures sont ouvertes. Dans la cité des sacres, ville qui accueillera six matchs, on recherche 250 personnes pour organiser au mieux la coupe du monde féminine.


Julie DECAUDAIN et ETTIE, la mascotte, sont déjà dans les starting-blocks. R Wafflard

L’ESSENTIEL

*.- LA COUPE DU MONDE FÉMININE se déroulera pour la première fois en France, en 2019. Elle se jouera du vendredi 7 juin au dimanche 7 juillet 2019.

*.- NEUF VILLES ont été retenues pour accueillir une partie des 52 rencontres : Grenoble, Le Havre, Lyon, Montpellier, Nice, Paris, Reims, Rennes et Valenciennes.

*.- LES DATES-CLÉS dans la cité des sacres, cet automne, ouverture de la billetterie. Pour les rencontres, le tirage au sort est prévu le samedi 8 décembre. Les matchs joués au stade Auguste-Delaune : le samedi 8 juin à 15 heures, le mardi 11 juin à 21 heures, le vendredi 14 juin à 21heures, le lundi 17 juin à 21 heures, le jeudi 20 juin à 18 heures et le lundi 24 juin à 18 heures pour le 1/8e de finale.

*.- POUR CANDIDATER il suffit de s’inscrire sur fr.fifa.com/volontaires2019     

Elle est sur un petit nuage. Julie Decaudain est la première volontaire rattachée au site de Reims. Hier, place d’Erlon, elle tentait de convaincre ceux qui s’arrêtaient au stand de la Fifa de la rejoindre. Cette jeune femme de 32ans pratique ce sport depuis plus de deux décennies. « J’ai commencé à jouer à l’âge de 5 ans, dans une équipe mixte à Pouilly-sur-Serre, dans l’Aisne. Ça a été très dur de pratiquer ma passion, il a fallu me battre, convaincre des clubs de m’accepter dans des équipes de garçons. Et, puis une fois que j’ai décroché le permis, j’ai pu pratiquer en D2, à Compiègne, Arras, Saint-Quentin puis Amiens. Il y a 4 ans, lorsque le Stade de Reims décide de reformer une équipe féminine, j’ai évidemment postulé même si cela signifiait redescendre en DH : porter le maillot Rouge et Blanc était un rêve de gosse ! Grâce à notre super coach, nous sommes de suite montée en D2. »Aujourd’hui, cette ancienne joueuse professionnelle est éducatrice de football. Elle s’occupe de l’équipe féminine U13 du SDR, « en parallèle, je passe mes diplômes d’entraîneur. »


On
recherche des jeunes, des actifs, des retraités, des amateurs de ballon rond ou non, des personnes bilingues ou pas. Tony PERREZ

UNE EXPÉRIENCE HUMAINE

Alors évidemment lorsqu’elle a eu connaissance de cet appel aux volontaires, elle s’est de suite manifestée : « C’était une évidence. Une chance de vivre cet événement, un peu de l’intérieur. »

Pour pouvoir postuler comme Julie Decaudain, « il faut avoir 18 ans révolus au 1 er mars 2019, être motivé et disponible au minimum les jours de match et de rassemblement » , détaille Tony Pelaez, responsable du programme volontaires à Reims. « On recherche des jeunes, des actifs, des retraités, des amateurs du ballon rond ou non, des personnes bilingues ou pas. Vous le voyez, les profils recherchés sont très larges. C’est vraiment avant tout une expérience humaine. »

À Reims, les 250 volontaires seront répartis sur une quinzaine de missions différentes, de la gestion des accréditations, aux activités logistiques, en passant par le marketing, la billetterie, les services techniques, le protocole, l’organisation des matchs ou encore le service hospitalité, pour n’en citer que quelques-uns. « Il est possible de remplir un dossier de candidature jusqu’au mois de novembre. Les personnes qui postulent auront une discussion avec un recruteur afin d’échanger sur leurs motivations, disponibilités et leurs souhaits » , ajoute encore Tony Pelaez.

Les volontaires seront définitivement choisis en janvier 2019. « Il y aura une première journée de rassemblement en mars 2019 et chacun suivra ensuite une formation spécifique selon le domaine dans lequel il sera affecté

Julie DECAUDAIN et Ettie,. R Wafflard

Extrait de l'union du 30-05-2018

 

 FOOTBALL COUPE DU MONDE 2019 FÉMININE

Tapis rouge à Reims

Avec son maire Arnaud Robinet, la ville a reçu, hier, le trophée et la tournée   des villes-hôtes de cette 8 e édition. Qui ne demande qu’à pétiller en Champagne

Emily Shaw, chef de projet foot féminin Fifa, Arnaud Robinet, maire de Reims, Brigitte Henriques, vice-présidente FFF, Albert Gemmrich, président Grand Est, Gérard Cassegrain, celui du District Marne : les différentes composantes du dossier rémois, hier, devant le trophée 2019.
Ch.D.

Jean-Pierre Caillot en était presque quitte pour « un lapsus révélateur » en évoquant d’abord son club, leader en Ligue 2. Mais, lors de la conférence de presse pour l’étape rémoise de la tournée des villes-hôtes de la 8 e Coupe du monde féminine (7 juin - 7 juillet 2019), le président du Stade de Reims a vite rebondi. « Si la France veut être sacrée championne du monde chez elle, comment peut-elle ne pas passer par... la cité des Sacres ? », assure le patron des Rouge et Blanc. Pour qui, d’ailleurs, recevoir «cet événement planétaire » (dixit Arnaud Robinet, maire de Reims) aurait été « impossible sans venir à Reims avec l’histoire du foot féminin ici. Je l’avais dit lors de notre passage à la Fédération, en toute humilité, sans manquer de respect aux autres candidatures ».

Fier d’avoir contribué à redorer le blason de sa section féminine « en repartant à zéro alors qu’il y avait des clubs existants autour », d’être « monté » et s’être « maintenu en D2 avec l’ambition de la D1 » , Jean-Pierre Caillot, homme de «l’ancienne génération » nourrie aux exploits de la bande stadiste de Gigi Souef, berceau du sérail féminin dans les années 1975, veut revivre tout cela dans un Delaune le plus garni possible. Bien sûr, pas le seul.

DELAUNE, UN LIEU DE VIE

« On veut faire de Delaune un lieu de vie. Après l’engouement lors de l’annonce officielle, il s’agit de créer une véritable effervescence autour de la Coupe de monde, avec un projet sociétal autour des quartiers. Reims n’est pas uniquement la ville du champagne, elle respire le foot. Il y aura un avant et un après-Coupe du monde féminine », mentionnait, en préambule, le premier magistrat rémois. Car le patrimoine champenois a aussi pesé dans le balancier quand le Comité d’organisation local (COL) de France 2019 a tranché entre Reims et Nancy pour une fenêtre à l’Est.

Afin de faire davantage « tomber la barrière culturelle entre garçons et filles, augmenter le nombre de licenciées dans l’Hexagone - on est passé de 53 000 à plus de 120 000 en sept ans, preuve d’un gros travail », Brigitte Henriques rappelait, elle, que « les pionnières du Stade de Reims ont joué devant 50 000 - 100000 spectateurs à Mexico. Il faut une forte mobilisation, une fan-zone impliquant les milieux scolaires, les sections féminines. Cette journée avec la Ligue Grand Est et le District Marne en est l’exemple ».

Et la vice-présidente de la FFF d’en appeler à « rééditer le succès de 1998 », même avec les moyens qui ne sont « pas ceux de l’Euro-2016 » (Le Prévost, directeur du COL). Qu’importe, l’enthousiasme est réel, et le slogan du dossier tricolore, « le moment de briller », s’est décliné en « moment de pétiller » (Le Prévost). Surtout avec la France à Delaune ...

DEUX TÊTES DE SÉRIE À DELAUNE

Il faudra patienter jusqu’à fin octobre pour connaître les deux écuries disputant les matches de poule (7-20 juin) à Delaune. D’ici là, le COL (au Havre ce jeudi) poursuit ses investigations avec un cahier des charges très précis de la Fifa pour fixer ici un huitième de finale, là-bas un quart. La compétition réunira 24 équipes (six poules de quatre, deux 1 ers et 4 meilleurs 3ème qualifiés en 8ème le match d’ouverture, avec les Bleues, se jouant le 7 juin au Parc des Princes, les demi-finales (2 et 3 juillet) et finale (7), elles, à Lyon. Pour 52 matches dans 9 stades, avec TF1 en nouveau diffuseur TV.

Reims verra jouer deux têtes de série…

On a fait valider ce choix par la Fifa que chaque ville hôte ait au moins deux têtes de série. On ne parle pas de l’équipe de France mais cela donne la garantie d’un spectacle de haut niveau.

En tête de série aujourd’hui, il y a l’Angleterre, l’Allemagne, la Suède, les États-Unis, le Japon, le Canada… L’enjeu, c’est d’avoir des villes avec un nombre de matches de poules assez important et de voir, selon l’engouement, où l’on positionne les huitièmes, les quarts et le match pour la troisième place (6 juillet).

Comment Reims a-t-elle devancé Nancy ?

Cette dernière ne pouvait rien faire sur l’histoire du foot féminin, Reims en est le berceau. Son dossier de candidature était d’un très haut niveau et l’implication de la ville était essentielle pour la mise en conformité du bâtiment qui sera un stade parfait. Et il y a aussi cette capacité à mobiliser, avec l’engagement du maire, présent lors des trois séminaires organisés à la Fédération…

Comme Édouard Philippe, l’actuel Premier ministre (alors maire du Havre), ou Philippe Saurel, maire de Montpellier, ce sont des gens qui pèsent pour nous. Et quant à booster le nombre de licenciées…

Cet événement met en avant ce sport et donne un afflux de licenciées, même dans d’autres sports féminins. Après, s’il n’y a pas les structures d’accueil, cela ne sert à rien, il y a là un vrai travail pour les licenciées de demain… Et l’égalité entre hommes et femmes, qui travaillent ensemble, c’est l’enjeu de cette Coupe du monde.

Christophe DEVAUD

Extrait de l'union du 14-06-2017

 

Reims accueillera la Coupe du monde féminine en 2019

Comme le précise Arnaud Robinet, le maire rémois, «  ce n’est la première étape d’une aventure que l’on espère exceptionnelle  ». L’info, attendue depuis deux mois, a été enfin officialisée. Reims fait partie des neuf villes retenues pour accueillir au moins un match de la Coupe du monde féminine de la FIFA 2019, qui se déroulera du 7 juin au 7 juillet.

En première ligne sur ce dossier, l’édile rémois a su mouiller sa chemise pour parvenir à ses fins, démontrant toute sa détermination à la réalisation de ce projet le 24 mars dernier, à la tête d’une délégation auditionnée pendant deux heures par une commission présidée par Brigitte Henriques, la numéro deux de la Fédération, en charge du football féminin.

Le groupe TF1 a acquis l’intégralité des droits de retransmissions. Une première pour une Coupe du monde féminine de football

Car Reims disposait de sérieux atouts pour figurer dans ce « club des neuf ». Notamment son glorieux passé qui fit de la cité des Sacres le berceau puis l’épicentre du football féminin en France. En aucune manière, elle ne pouvait pas rater son rendez-vous avec une histoire footballistique à laquelle elle a toujours été associée. La présence lors de cette audition décisive de Ghislaine Souëf, pionnière nationale, s’est aussi avérée déterminante.

Au-delà d’un cahier de charges forcément exigeant, répertoriant la capacité d’accueil, la qualité des infrastructures et le savoir-faire local en matière d’organisation de grandes manifestations, Reims, comme les huit autres villes-hôtes, devra soigner sa communication. Ce Mondial-2019 doit susciter une massive adhésion populaire, car la FIFA souhaite qu’il y ait une vie, de l’animation, un engouement autour du tournoi.

La France, qui accueillera pour la troisième fois une Coupe du monde de football – après 1938 et 1998 –, mais pour la première fois un Mondial féminin, veut se montrer à la hauteur des enjeux. En tant que pays organisateur, son équipe est qualifiée d’office pour sa quatrième participation à une phase finale de Coupe du monde après les éditions de 2003, 2011 et 2015.

Le 19 mars 2015, la Fédération internationale lui confiait l’organisation d’un événement pour lequel elle était en concurrence directe avec la Corée du Sud.

Deux ans plus tard, les dossiers présentés par Auxerre et Nancy étaient officiellement écartés, laissant le champ libre à neuf villes candidates : Grenoble, le Havre, Lyon, Montpellier, Nice, Paris (Parc des Princes), Reims, Rennes et Valenciennes.

La phase qualificative se déroulera entre septembre 2017 et septembre 2018, le tirage au sort de la phase finale étant fixé à décembre 2018.

Extrait de l'union du 14-06-2017

   

   

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Le stade Delaune

Coupe du Monde Féminine 2019


Delaune s'enflamme pour ses héros
Le stade de Reims de 1935 à nos jours
À Reims, l’herbe est bien plus verte

Deux écrans géants pour le stade Delaune
Nouvelle pelouse, une victoire sur tapis vert
37 000 euros pour changer la pelouse

La nouvelle vie des filles du Stade de Reims

   

   

  Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Delaune s'enflamme pour ses héros

Hier soir, au terme du dernier match de la saison, le public rémois a communié dans une exceptionnelle ferveur avec ses champions.


L’affluence des grands soirs au stade Delaune : plus de 18.000 spectateurs ont assisté au dernier match de la saison du Stade de Reims, celle de tous les records en Ligue 2.


Les deux équipes à leur entrée sur le terrain


Patrice Lallont et Jean-Jaques Bourdin pour un titre et une remontée en ligue 1.


Ferveur et communion pour une fin de saison en apothéose.


Les joueurs du Stade de Reims ont reçu le trophée de champions de ligue sur la pelouse de Delaune.


Le bonheur absolu avec le ballon du match dans les mains.

Extrait de l'union 12/05/2018

   

   

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Le stade de Reims de 1935 à nos jours

Le stade-vélodrome municipal est construit en 1934, par l’entreprise Demay frères, pour remplacer le stade de la Muire. Il est inauguré le 2 juin 1935 par le président de la République, Albert Lebrun. À l’époque, il peut accueillir 18 000 spectateurs, ce qui en fait l’un des plus grands du pays. Si le club de football Le Stade de Reims l’investit dès 1934, l’enceinte rémoise accueille également d’importantes réunions de cyclisme sur piste. C’est au lendemain de la Seconde Guerre mondiale (la carte postale ci-dessus date de 1945) que le stade sera baptisé Auguste-Delaune, en mémoire du sportif normand mort sous la torture de la Gestapo le 13 septembre 1943.

Lors de la grande époque du Stade de Reims, des joueurs exceptionnels tels que Batteux, Bliard, Colonna, Flamion, Fontaine, Hidalgo, Jonquet, Kopa, Marche, Penverne, Piantoni, Sinibaldi, Siatka… permettent au club d’être plusieurs fois champion de France, de gagner la Coupe de France et participer à deux finales de la Coupe d’Europe.

À partir de mai 2004, un nouveau stade de 22 000 places sur une surface de 42 720 m² (parkings compris), œuvre de l’architecte Michel Rémon, est construit à l’emplacement de l’ancien. Il est inauguré les 5, 6 et 7 décembre 2008. En 2012, l’équipe du Stade de Reims retrouve la Ligue 1, avant de replonger en Ligue 2. Aujourd’hui, elle se retrouve en excellente position, pour rejoindre la Ligue 1.

Collection Michel Thibault/Laurent Leroy. D’autres clichés de Reims, saisis à différentes époques, sont visibles sur le site www.reimshieretaujourdhui.com

Extrait de l'union 31/03/2018

   

   

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Deux écrans géants pour le stade Delaune

Le conseil municipal, qui s’est tenu lundi soir, a duré 45 minutes. Outre le sujet d’actualité concernant les deux crèches en grève, plusieurs délibérations et observations ont plus particulièrement retenu l’attention des élus.

2 - SPORT

Parmi les questions qui ont simplement fait l’objet d’une discussion, le maire a détaillé le remplacement de la pelouse au stade Delaune (lire L’union d’hier). Il a confirmé que deux écrans géants seraient installés dans l’enceinte sportive car il s’agit d’un élément d’attractivité important pour la Fédération française de football. La pelouse devant être refaite entièrement en 2016, l’investissement pour les écrans sera peut-être repoussé à 2017 mais sera budgété. Reste à choisir la localisation de ces écrans, puisque quelques places devront être supprimées.

A.D.

Extrait de l'union 16/01/2014

   

   

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 À Reims, l’herbe est bien plus verte

L’entreprise Idverde bichonne au quotidien   la pelouse du stade Auguste-Delaune. Immersion  au cœur d’un véritable travail d’horloger.


Une fois le match terminé, la luminothérapie entre en action.
Reportage photos Christian Lantenois

Ce n’est finalement « qu’un » terrain de football. Avec sa taille réglementaire, ses lignes blanches et ses buts. Vu des tribunes, la pelouse d’Auguste-Delaune ressemble à ce que tout amateur de football appellerait une « moquette », ou un « billard ». Le genre de sol sur lequel n’importe qui se délecterait de taper dans un ballon.

DE 22 À 27 MILLIMÈTRES

Mais pour en arriver à ce qu’elle soit dans cet état tout au long de la saison, un véritable travail de fourmi s’impose. Ce vendredi matin-là, c’est la réception de la Berrichonne de Châteauroux qui se profile. La température est toute hivernale mais le temps est clément. Alors dès 8 h 30, les équipes d’Idverde débutent par la traditionnelle tonte. Une phase qui se joue au millimètre. « En période hivernale, on est à 27 , explique Romuald Madragore, référent pelouse Idverde. On descend jusqu’à 22 en période estivale. »

Hauteur, dureté, température, impuretés... La pelouse est constamment testée et surveillée. Souvent mis à rude épreuve et plus fragile en hiver, le gazon résiste mieux, avec quelques millimètres en plus, aux piétinements et aux conditions extrêmes. L’avantage de la pelouse hybride étant que le mélange entre gazon naturel et synthétique limite les arrachements, et donc les trous. Pour l’entretenir et panser ses plaies, l’entreprise applique « des petites doses régulières, en utilisant des engrais enrobés, de l’azote, du potassium, du fer, du manganèse. Concrètement, on fait de l’homéopathie », détaille Romuald Mandragore.

Les échanges sont permanents avec le staff du groupe professionnel ou avec le centre de formation
Romuald Madragore

L’entreprise Idverde s’occupe également de l’entretien des pelouses du centre d’entraînement Raymond-Kopa, exerce aussi sur celle de Louis-Dugauguez, à Sedan, mais aussi à Prix-lès-Mézières, Soissons, Guignicourt... À ce titre, et partout, logistique et sportif ne doivent faire qu’un. « Les échanges sont permanents avec le staff du groupe professionnel ou avec le centre de formation... Si par exemple David Guion m’explique que telle ou telle séance est la plus importante de la semaine, on s’adapte en conséquence », abonde Romuald Madragore. Un travail d’équipe qui se prolonge jusque tard dans la nuit les soirs de matches à Delaune. La luminothérapie, installée après chaque rencontre, reproduit le processus de photosynthèse et permet au gazon de se régénérer plus rapidement.

Une attention constante qui permet à la pelouse rémoise, cette saison encore, de tutoyer les sommets. Comme le Stade de Reims. Tout sauf une coïncidence finalement

La pelouse est aussi un acteur du jeu

Les pelouses de notre championnat sont souvent pointées du doigt et encore plus en hiver. Une période ingrate pour nos chers gazons, soumis à des conditions climatiques parfois extrêmes en fonction des régions. Ligue 1 et Ligue 2 confondues, on dénombre aujourd’hui 17 stades (sur 40) où la pelouse est dite renforcée. Un chiffre amené à augmenter. Si l’hybride peut apparaître à première lecture comme l’une des solutions d’avenir, une bonne pelouse n’est pas seulement une affaire de revêtement, mais surtout de volonté. La problématique des terrains doit dépasser le simple cadre des clubs, devenir une priorité jusque dans les instances. Des compétences sont nécessaires mais la conception d’un bon gazon doit être imaginée dès la construction du stade. Comme l’arbitre, les entraîneurs ou les joueurs, elle est aussi un acteur du jeu.

2 Le rang, après 26 journées, occupé par le Stade de Reims au classement des pelouses de Ligue 2, avec moyenne de 18,5/20. Reims, ex-aequo avec Nancy, est devancé de 0.1 point par Chateauroux

 

3 QUESTIONS à

Romuald MANDRAGORE
Référent Pelouse IDVERDE

Il faut faire attention à tout 

La préparation d’une pelouse est un véritable travail de précision...

Pour ne pas avoir de déconvenues, l’idée est d’anticiper un maximum, d’avoir toujours un coup d’avance pour ne jamais être dépassés par les événements, et ainsi réagir le plus rapidement possible en cas de maladie, ou d’intempéries. L’épisode neigeux comme celui d’il y a quelques semaines avait complètement bouleversé le programme habituel par exemple. Globalement, ce travail, c’est avant tout une histoire de passionnés.

La moindre erreur peut se payer cash...

Il faut faire attention à tout. À la hauteur de la pelouse, à la température du chauffage, à la fréquence de la luminothérapie, aux soins et aux petites retouches que l’on peut apporter chaque jour. Le diable est dans les détails. Et le fait de voir des clubs étrangers qui viennent jusqu’à Reims pour voir comment on travaille est une belle preuve de reconnaissance. On est des compétiteurs, c’est une vraie fierté.

Peut-on dire que si le Stade de Reims en est sportivement là aujourd’hui, c’est aussi un peu grâce à vous ?

On a le sentiment de faire partie de l’aventure du Stade de Reims, oui, par rapport à ce qui est mis en œuvre tant au niveau des pelouses du centre d’entraînement que de celle du stade Auguste-Delaune. On fait tout, toute la saison, pour que les joueurs se retrouvent dans les meilleures conditions, à l’entraînement comme en match.

Gros plan sur... la pelouse d’Auguste-Delaune


Mi-herbe, mi-synthétique

La pelouse subi une tonte quasi quotidienne au minimum cinq jours sur sept en période hivernale. Plusieurs couches la composent avec une partie drainante composée de cailloux, du sable, de la matière organique... Ici, la fibre synthétique qui est injectée dans la pelouse dite naturelle) tous les deux centimètres.


Dure limite

Si la hauteur de la pelouse est déterminante, la dureté du sol de Delaune est également mesurée, ici avec un II. Clegg Hammer », Celle de Delaune s'éléve à 0.65 gm (ou mesure de gravité), et ne doit pas dépasser 0.95. Elle est vérifiée toutes les trois semaines avec l'objectif de conserver ce juste milieu.


Gare au coup de chaud

Sur ce tableau, Romuald Mandragore et les équipes d'ldverde décident de la température Inoculée pour chaque zone de terrain. Une étape cruciale qui se joue au degré prés. Pour celle du Stade de Reims. la température à la surface est de huit degrés diffusée par des tuyaux qui circulent sous le terrain.


PRÉCIS SUR TOUTE LA LIGNE

Le traçage de la pelouse suit un rituel bien établi. Après avoir tondu le gazon à la hauteur décidée, les ouvriers d’Idverde tracent les lignes virtuellement avec de fines cordes qui leur servent de repères. Au total, 3,2 litres de peinture blanche sont nécessaires, avec le point de penalty comme touche finale.

JulienCOLLOMB

Extrait de l'union 03/02/2015

  

   

   

Nouvelle pelouse, une victoire sur tapis vert

C'est la bonne nouvelle de ce début de saison. Fini le beach soccer ! Le Stade de Reims va bénéficier d'une nouvelle pelouse pour recevoir Lorient.


Avant la mise en plate des rouleaux, un petit coup d'engrais


La machine est unique en Europe les plaques aussi.

Elle était devenue la risée des commentateurs sportifs. La pelouse de Delaune ressemblait plus à des dunes enherbées qu'à un billard. « Pour l'image de la ville, il fallait agir », justifie Arnaud Robinet, maire. Comme prévu (L'union du 27 janvier), les travaux pour la remplacer ont eu lieu hier .. Dès 3 h 45 du matin, les engins sont entrés en action pour retirer l'ancienne pelouse, ôtant une couche de 3 à 5 cm. Dans l'après-midi, les rouleaux sont arrivés des Pays-Bas. Leur installation a commencé à toute vitesse grâce une machine spécialement conçue. « Cette société néerlandaise est la seule en Europe à proposer des plaques de cette importance, elles pèsent chacune une tonne Il, explique Éric Lavoisy, directeur des espaces verts de la Ville. Ce dernier ajoute que la décision avait été prise après mûre réflexion. « Il Y avait une fenêtre météo qui se pré- sentait. Il ne fallait pas de pluie, pas de neige, pas de gel trop fort. » Une fois la pelouse mise en place (N.D.L.R) : tout devait être terminé ce midi), elle sera ensuite recouverte d'un film protecteur. Il ne sera retiré que samedi après-midi pour le marquage des lignes. « Pour le club, cela va permettre de développer un jeu de qualité, ces derniers temps, cela ressemblait plus à du beach soccer. Un club en L1, cela compte pour la notoriété d'une ville, sans parler des retombées économiques », témoigne Arnaud Robinet, qui a aussi annoncé récemment l'installation de deux grands écrans dans des coins des tribunes. 137.000 euros, c'est le coût, pour la collectivité, de la nouvelle pelouse. « L'équipement appartient à la Ville », rappelle le maire. À noter que des prélèvements ont été réalisés sur l'ancienne pelouse en vue d'analyses. Le but est de tenter de déterminer ce qui peut poser problème, sachant qu'un changement complet du terrain est envisagé pour 2016.

Yann Le Blévec

Extrait de l'union 03/02/2015

  

   

   

 

137.000 euros pour changer la pelouse

Fini le beach soccer ? En tout cas, la pelouse de Delaune, qui fait tant jaser, devrait être changée avant la rencontre contre Lorient, prévu le 7 février.

 
Il y a trois ans, des rouleaux de pelouse déjà avaient dû être installés. y a trois ans, des rouleaux de pelouse déjà avaient dû être installés.

C’est un sujet récurrent de ces dernières semaines. La pelouse du Stade de Reims fait parler et pas seulement dans la cité des sacres. Elle est souvent citée comme une des pires du championnat de ligue 1. Bonne nouvelle ? Elle devrait être changée avant la rencontre à domicile contre Lorient, le samedi 7 février. Arnaud Robinet, maire, l’a confirmé hier. «  Selon les conditions météorologiques, mais il semble que cela va aller, la pelouse sera changée avant le match contre les Bretons  », a indiqué l’édile. Samedi et dimanche prochains, un décapage sera réalisé sur trois à cinq centimètres. Dès lundi 2 février, les rouleaux arriveront en provenance des Pays-Bas. «  Il faut environ une journée pour les installer, ce qui laisse du temps avant le match.  » Des bandes de 10 mètres sur 2,5 mètres seront installées. Quid de la période hivernale ? « La société a été sélectionnée par appel d’offres, elle est spécialisée  », précise le premier magistrat. Le coût est de 137 000 euros. Le souhait, c’est que ce «  recapage  » puisse tenir jusqu’à mi-2016 environ où la pelouse pourrait être entièrement refaite. En 2007, une pelouse neuve avait été posée pour un coût de 900 000 euros et une nouvelle intervention avait eu lieu il y a trois ans pour une somme de 200 000 à 250 000 euros

Yann Le Blévec

Extrait de l'union 26/01/2015

   

   

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La patinoire Albert-1er

Très chère patinoire
La nouvelle patinoire de Reims se dévoile

J-30 pour Albert 1er
Patinoire Albert Ier : unique, durable… et peu coûteuse!
Le chantier de la patinoire file à toute allure


La patinoire arrive préfabriquée
La patinoire Albert 1er prend forme
Les travaux de la patinoire provisoire ont démarré
La patinoire Albert-1er opérationnelle au cours du premier trimestre à Reims

   

   

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Très chère patinoire

 Exit le tapis glacé tant décrié de la patinoire Albert-I er , fermée depuis des mois en raison de malfaçons. La Ville vient d’investir 1,3 million d’euros pour remettre l’équipement en état.


Le glaçage de la nouvelle piste de glace de la patinoire Albert-1er est en cours depuis vendredi. L’opération va prendre plusieurs jours avant le premier match des Phénix prévu le 25 novembre et l’ouverture au public le 26 novembre.
Caroline Garnier

LES FAITS

*.- SORTIE DE TERRE EN MAI 2015, après la fermeture brutale de la patinoire Bocquaine, la nouvelle patinoire provisoire Albert-I er avait fermé ses portes en mai 2016 en raison de malfaçons sur la piste de glace. Les balustrades, posées sur un tapis glacé nouvelle génération, n’avaient pas résisté aux assauts répétés des hockeyeurs.

*.- LE 3 DÉCEMBRE 2016, après 6 mois de fermeture et 4 semaines de travaux, la patinoire avait finalement rouvert à l’occasion du premier match à domicile des Phénix. Coup du sort, le tapis glacé n’avait pas résisté. La glace avait rompu au bout de 11 minutes de jeu.

*.- INTERDITE AUX HOCKEYEURS, la glace étant jugée trop dangereuse, la patinoire était depuis réservée aux seules pratiques ludiques de glisse.

*.- APRÈS UNE NOUVELLE FERMETURE ET D’IMPORTANTS TRAVAUX, réalisés depuis l’été, afin de changer les fameuses balustrades, la patinoire Albert-I er va enfin rouvrir ses portes. De provisoire, l’équipement est devenu définitif.

La patinoire provisoire Albert-I er n’est plus. Vive la nouvelle patinoire Albert-I er … Si l’affaire est toujours pendante devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, c’en est bien fini des malfaçons sur le tapis glacé – nouvelle génération - de l’équipement, inauguré en mai 2015 et pourtant si peu utilisé. Les fameuses balustrades flexibles, incrustées dans la glace et ne résistant malheureusement pas aux assauts répétés des hockeyeurs, ont cédé la place à une nouvelle piste de glace reposant désormais sur une véritable dalle de béton, entourée de barrières surmontées de plexiglas et fixées à même le sol.

Du solide, « une piste classique », confirme Stéphane Lang, conseiller municipal délégué aux sports : un tapis drainant, une dalle de béton, un complexe isolant, une dalle froide… le tout creusé à 70 centimètres de profondeur, ce qui devrait mettre fin aux déboires qu’a connus l’équipement depuis son ouverture… Et notamment la déconvenue du 3 décembre 2016, où, après seulement 11 minutes de jeu, la glace avait cédé à proximité des balustrades défaillantes et ce, en dépit de réparations à hauteur de 50.000 euros. Exit donc le tapis glacé high-tech…

Pas moins de 5 mois de travaux ont été nécessaires pour rendre à l’équipement une piste de glisse devenue définitive et, surtout, accessible à tous les clubs de glisse. Confinés à Barot depuis un an, une patinoire sans gradins et sans visibilité pour les sponsors, les Phénix vont pouvoir reprendre une partie de leurs entraînements à Albert-1er et surtout disputer des matchs à domicile avec une visibilité accrue.

COÛT DE L’OPÉRATION : 1,3 MILLION D’EUROS

La Ville a en effet décidé d’investir dans le dur, afin de permettre aux hockeyeurs de retrouver une patinoire où disputer des matchs… face à un public, sachant que la future patinoire du nouveau complexe aqualudique sera exclusivement réservée aux activités de loisirs. Le premier match des Phénix à Albert-I er est d’ores et déjà fixé au samedi 25novembre, à 18 h 30, contre Les Castors d’Asnières. Une journée portes ouvertes suivra le samedi 26novembre de 14 à 18 heures. L’occasion de tester la nouvelle piste… Coût de l’opération : 1,3 million d’euros, dont 1,1 million pour la piste de glace. « Nous avons profité de la coupure pour apporter quelques améliorations », précise Christian Guy, responsable des patinoires Albert-I er et Barot.

C’est ainsi qu’une gaine de déshumidification et un système de filtration de l’air ont été mis en place « pour un meilleur confort des patineurs et du public ». Devançant les attaques prévisibles au regard du coût des réparations, Stéphane Lang précise que « le coût final (la patinoire avait coûté 2,8 millions d’euros) reste inférieur à celui d’une patinoire traditionnelle qui se monte à 6 millions d’euros. » La Ville attend par ailleurs un dédommagement de l’entreprise qui a installé la première piste de glace. Le contentieux est actuellement devant la justice.

REIMS VA BÉNÉFICIER DE TROIS PATINOIRES… ET DEMIE

Avec la réouverture d’Albert-I er , Reims, qui était jusque-là en déficit d’équipement, va désormais bénéficier de « trois patinoires… et demie », comme l’a spécifié le maire, Arnaud Robinet : Albert-Ier pour le grand public et les sports de glisse, Jacques Barot pour les scolaires et les entraînements des clubs… et bientôt la nouvelle patinoire du futur complexe aqualudique, dont l’ouverture est annoncée mi-2020. Réservée aux activités de loisirs, elle sera dotée en hiver d’un sentier de glace en plein air, qui disparaîtra l’été pour laisser place à d’autres activités sportives, telles que l’accrobranche ou l’escalade. À ces trois patinoires s’ajoutera la possibilité d’accueillir de grands événements de glisse à travers la future salle événementielle.

Caroline GARNIER

Extrait de l'union 15-11-2017

   

   

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Patinoire Albert Ier : unique, durable… et peu coûteuse!

Après des travaux réalisés dans un temps record (90 jours), la nouvelle patinoire de la ville de Reims sera opérationnelle au printemps.


Inaugurée douze mois après les élections municipales, la patinoire est l’un des premiers projets phares réalisés par la nouvelle équipe.

Le bâtiment propose une surface de glisse standard (56m de long sur 26 m de large) mais aussi des services complé men taires (cafétéria, bornes de location de patins, vestiaires), ainsi que des structures d’accueil. L’équipement a été prévu pour être utilisé par les clubs sportifs, les scolaires (primaires et secondaires) et bien sûr par le grand public.

INNOVANTE A PLUS D’UN TITRE

Conçue par l’Agence Geoffroy Architectes et construite par la société picarde Spaciotempo, la patinoire, d’une capacité de 700 places (dont près de 600 assises), est unique au monde de par sa conception. « On est sur un bâtiment pourvu d’une vaste toile blanche renforcée, du même type que celle utilisée pour le stade Auguste Delaune, ce qui tranche avec ce qui se fait d’ordinaire dans ce genre d’infrastructure où l’on a plutôt tendance à installer un chapiteau », détaille le maire de Reims, Arnaud Robinet. Outre sa « toiture », la construction présente de nombreux autres avantages comme l’utilisation de matériaux de qualité peu coûteux. « Sans oublier l’économie réalisée sur le budget total de cette réalisation », poursuit l’édile, rappelant qu’avec deux millions d’euros pour l’infrastructure et 800000 euros pour les aménagements annexes (rénovation du parking, terrassement…), « nous sommes sur un budget quatre fois moins cher qu’une patinoire classique ».

Pourtant, la patinoire Albert Ier n’a pas été pensée pour ne servir que de « transition » en attendant l’arrivée du grand complexe aqualudique au Sernam; loin de là. Pourvu d’une garantie décennale, l’équipement pourrait même avoir une durée de vie approchant les trente ans…

A. H.

      Extrait de RA (VRI) N° 316 de 04/2015

   

   

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La patinoire Albert 1er prend forme

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La patinoire devrait ouvrir ses portes courant mars. © l'Hebdo du Vendredi

Débuté en décembre dernier, le chantier de la patinoire Albert 1er, situé le long du boulevard éponyme, à l'entrée de la zone industrielle Colbert, avance à vue d'oeil depuis quelques jours. Après plusieurs semaines consacrées au terrassement et à la construction d'un large parking, les premiers éléments du futur équipement sont donc arrivés et ont même commencé à être installés. La société Spaciotempo, qui gère cette construction au coût de 2 millions d'euros, auquel il faut ajouter 800 000 euros pour le parking et le terrassement, a déjà monté une partie de la charpente en aluminium et plusieurs éléments modulaires qui accueilleront notamment sur environ 630 m2 la billetterie, les vestiaires ou encore un espace cafétéria. L'ensemble laisse déjà deviner les contours de ce qui sera d'ici peu la patinoire de Reims, en attendant d'ici quelques années la construction d'un nouveau complexe piscine-patinoire au Sernam. En effet, depuis la fermeture du complexe Nautilud, seule Barot est disponible. Si l'équipement de Croix-Rouge accueille les clubs, elle n'a pas la capacité de recevoir du public.

D'un coût global de 2,8 millions d'euros, la future patinoire Albert 1er, « construite pour durer au minimum dix ans, mais qui devrait perdurer au moins 30 ans », selon Stéphane Lang, conseiller municipal délégué aux sports, devrait ouvrir ses portes courant mars aux clubs et associations, comme au grand public et aux scolaires. Le public pourra alors accéder à la glace pour profiter des joies de la glisse, mais aussi prendre place en tribune (600 places assises) afin d'assister aux exploits des sportifs rémois

      Extrait de l'hebdo du vendredi N° 379 du 22/01/2015

 

   

   

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La SERNAM

Futur complexe aqualudique

La Ville de Reims fait l'acquisition de l'ex Sernam pour 20 millions

Premières pistes pour le complexe polyvalent de Reims

La Ville est prête à débourser 20 millions d'euros pour le Sernam

   

   

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La Ville de Reims fait l'acquisition de l'ex Sernam pour 20 millions

C’est, de l’aveu du maire, le projet majeur de son mandat. Le complexe sportif et ludique est sur les rails. Une étape symbolique a été franchie  avec l’acquisition de la friche Sernam.


L’aménagement du complexe sportif et ludique s’inscrit dans un vaste projet de requalification du centre, avec la gare multimodale et la valorisation des Promenades.

« C'est signé, Nous sommes propriétaires du terrain depuis vendredi. » Arnaud Robinet, le maire de Reims, a 'réagi hier après-midi, à l'annonce faite quelques heures. plus tôt par le service communication de la ville.

La friche Sernam, ce terrain de sept hectares, situé à deux pas du Boulingrin, a donc été cédé, par Réseau ferré de France et la SNCF, à la Ville de Reims.

Une acquisition, pour la municipalité, qui marque une étape majeure dans le projet du futur complexe sportif, ludique et polyvalent. L'achat du terrain avait été budgétisé à hauteur de 23 millions, le chèque a finalement été un peu moins. élevé. « Nous avons payé exactement le prix fixé par les Domaines, soit 20 millions d'euro »s, précise le maire de Reims. On le sait, trois ou quatre hectares pourraient être revendus à des promoteurs privés dans le cadre de l'aménagement prévu du site.

« Nous n'avons pris aucun retard dans ce dossier : Nous sommes parfaitement dans le calendrier que nous avions établi » , ajoute Arnaud Robinet. Et maintenant?  L'aide à maîtrise d'ouvrage à été choisie la semaine dernière. Et lors du prochain conseil municipal une délibération portera sur la démolition des bâtiments présents sur cette friche. » Les bulldozers investiront le site rapidement. Il Tout sera démoli avant la fin de l'année », certifie encore le maire. Puis ensuite, ce sera le temps des fouilles et de la dépollution du site.

Quant à la conception du projet en lui-même, des études préalables ont été menées en juin par le cabinet INterland portant sur une piscine, une patinoire, et un espace polyvalent. Le cabinet préconise une partie aquatique avec un bassin  de 50 m (et des gradins de 700 places), un espace dit nordique, un espace aqua-ludique de 350 m².  Côté patinoire, on envisagerait des aires de glace et l'espace événementiel (avec quelque 5000 places) pourrait aussi bien accueillir des matchs de basket, de hockey ou des concerts.

Le tout, estimé à 70 millions d'euros. « Un appel à projet sera lancé début 2016 » poursuit Arnaud Robinet Avec une ouverture du complexe programmée en 2019: « Je souhaite l'inaugurer avant la fin de mon mandat»

LES FAITS

•. Elu en mars 2014 avec un programme comprenant le projet de complexe sportif et ludique, Arnaud Robinet, maire, annonce en juin qu’il se fera sur l’ancien Sernam.

•. Le site faisait l’objet d'un autre projet de supermarché et d'hôtel par un promoteur privé. En mars 2015, la Ville fait jouer son droit de priorité. Des requêtes sont déposées au tribunal administratif mais le promoteur est débouté.

•. Hier, la Ville a donc annoncé l’acquisition du terrain de  l’ancien Sernam, auprès de Réseau ferré de France et de la SNCF si 23 millions ont été budgétés à ce sujet, le prix d'achat serait de 20 millions pour la municipalité, c’est une étape décisive dans ce projet qualifié de «majeur ».

Eric QUENARD se dit très inquiet

Le conseiller municipal socialiste Eric Quénard se dit très inquiet concernant le choix de ce site, fait, selon lui dans la précipitation. «  La Ville vient de dépenser 23 millions qui s’ajoutent aux 100 millions que  pourrait couter le complexe. On va budgéter 850.000 euros pour la démolition sans parler des contraintes qui figurent dans l’appel aux entreprises, les fouilles, la dépollution. Ce projet risque  d’être un puits sans fond qui va payer ?»

 

Aurélie Beaussart et Yann Le BLEVEC

Extrait de l'union 15-09-2015

   

   

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Premières pistes pour le complexe polyvalent de Reims

L’agence INterland a été chargée des études préalables à la création de la piscine patinoire et de la salle de spectacles au Sernam 


Comme à Épernay, un bassin de profondeur moyenne et dédié aux activités est préconisé. La demande est forte.

Les scénarios se dessinent pour le futur complexe polyvalent au Sernam. L'agence d'architecture, d'urbanisme et de paysage INterland, basée à Villeurbanne (Rhône) et à Paris, a mené les études préalables. L'union a eu accès à' cette étude, dont nous vous livrons les grandes lignes. C'est ce document qui a éclairé les délégués de Reims Métropole, lundi 20 avril 2015, lors du vote qui a confié ce dossier à l'agglomération (lire L'union du 21 avril 2015).

L'étude précise tout d'abord l'originalité du projet : il n'existe pas en France de complexe proposant sous le même toit le triptyque piscine-patinoire-espace polyvalent.

Dans la zone de chalandise, il existe 34 piscines, avec une dominante de petits équipements de sports et un seul bassin de 50 mètres (à Châlons-en-Champagne) et aucun bassin extérieur. D'où l'intérêt, pour le projet rémois, de se positionner résolument sur un créneau différent : bassin de 50 mètres avec 700 places en gradins fixes et espace dit nordique (totalement en extérieur, très apprécié l'été et pouvant proposer des animations variées à la belle saison). La recommandation  porte, aussi sur un bassin de 350 m² aqua-ludique et d'hydrothérapie légère, pour le grand public.

En ce qui concerne la patinoire, la proposition porte sur deux aires de glace ludique (l'offre en espaces sportifs étant bien fournie dans le secteur, selon INterland). La partie extérieure, avec un préau et un sentier de glace, serait en fonction seulement l'hiver et reliée à la partie intérieure.

«La salle. Innovation majeure »

Pour les urbanistes, « la salle événementielle constitue l'innovation majeure du projet et se caractérise par son extrême polyvalence ». Trois dimensions doivent pouvoir être prises en compte: sportive, culturelle et de spectacles familiaux et économiques. Rappelons qu'à Reims, il n'existe qu'un amphithéâtre de 750 places, au centre des congrès. Selon les besoins (matches de basket, tennis ou spectacle de glace), la capacité d'accueil peut atteindre les 5 400 places assises. Pour les événements liés aux entreprises (congrès, conventions ...), différentes fonctions pourront cohabiter: zones d'exposition, de restauration et d'amphithéâtre, pour des surfaces inédites jusqu'alors et surtout dans un même lieu.

Des pistes sur le coût sont, bien sûr, également explorées. L'étude évoque des coûts d'investissement de quelque 50 millions d'euros, toutes taxes incluses. Cela ne comprend pas l'achat du foncier (somme estimée à 20 millions d'euros) ni les frais annexes qu'engendrera la nécessité de dépolluer et de pratiquer des fouilles archéologiques. Les urbanistes rappellent que Reims Métropole devra choisir le montage et le portage de l'opération.

En clair :

- qui finance, qui conçoit, qui construit, qui exploite,

- qui entretient ? Un partenariat public-privé sera-t’il retenu ?

- La gestion sera-t-elle confiée à une régie ou à un délégataire de service public ?

Des procédures longues et très encadrées se profilent.

Enfin, dernier aspect, et non des moindres, qu'il faudra éclairer' : la façon dont se fera l'intégration des différents bâtiments dans l'espace actuel. La parcelle du Sernam (sept hectares environ) est plutôt en longueur. Quel bâtiment sera visible et accessible en premier depuis la place de la République ? Autant de questions majeures pour ce projet structurant à l'échelle du territoire.

A SAVOIR

Le centre aquatique pourrait 1 comporter 3 000 m2 de bassins intérieurs et extérieurs. Il y aurait un bassin sportif de 50 mètres, avec dix lignes d'eau et la possibilité d'accueillir jusqu'à 2 000 personnes en gradins modulables. .

•   La patinoire comprendrait deux aires de glace ludique, une couverte et une extérieure, hivernale.

La salle événementielle abriterait, selon la disposition et les besoins (sportif, économique ou culturel), jusqu'è 5400 places assises pour un match de basket, 4600 pour un match de tennis ou 5 500 places debout pour un concert avec une scène frontale. Une piste de glace de 60 mètres sur 30 pourrait aussi y être dressée, avec 2 500 places.

Anne Despagne

Extrait de l'union 2015/05/05

   

   

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Futur complexe aqualudique

LaVille est prête à débourser 20 millions d'euros pour le Sernam

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Nouveau rebondissement concernant la friche Sernam, site choisi par Arnaud Robinet pour y installer son projet de complexe aqualudique. Le maire de Reims vient en effet de dévoiler son intention de racheter les 7 hectares de terrains appartenant aujourd'hui à la SNCF et RFF. Coût de cette acquisition : environ 20 millions d'euros. Bien conscient de l'importance de la somme, Arnaud Robinet indique que 3 hectares suffiront pour la construction de son projet et donc que les 4 hectares restants seront revendus à des promoteurs immobiliers. Le maire, qui veut aller vite, assure que son grand projet sera sorti de terre avant la fin de son mandat : c'est à dire en 2019. Cette volonté a évidement fait réagir, notamment au sein de l'ancienne équipe municipale aujourd'hui dans l'opposition. Eric Quénard, ancien premier adjoint d'Adeline Hazan, estime ainsi que la Ville pourrait devoir payer un dédommagement à CFA Groupe Financière Duval. Ce promoteur travaillait en effet à un projet de construction de locaux commerciaux sur le site, dont un supermarché. Décrié par les commerçants de l'avenue de Laon, la justice, - ia le Conseil d'Etat, a mis son véto, notamment en raison des problèmes d'accessibilité du site qui donne sur une place de la République déjà régulièrement bouchonnée aux heures de pointe. Cette difficulté sera d'ailleurs toujours d'actualité au moment où le projet aqualudique sera officiellement présenté. Eric Quénard estime également que le coût du terrain dépassera les 20 millions d'euros si on y ajoute les frais liés aux fouilles archéologiques et à une éventuelle dépollution.

J.D

      Extrait de l'hebdo du vendredi N° 380 du 29/01/2015

   

   

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Le NAUTILUD

Les grues entrent en action,le Nautilud tire sa révérence

La démolition du Nautilud a débuté

    

Le Nautilud s’apprête à disparaître

L’adieu au Nautilud

Le conseil vote la démolition du Nautilud

20 à 25 millions d'euros pour réhabiliter le Nautilud

Une patinoire provisoire sur la friche Mittal

   

   

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20 à 25 millions d'euros pour réhabiliter le Nautilud



20 à 25 millions d'euros seront consacrés à la réhabilitation complète du complexe Nautilud-Bocquaine.

Ce matin, la maire de Reims a fait plusieurs annonces concernant la piscine Nautilud, fermée depuis octobre dernier pour des raisons de sécurité. Le complexe Nautilud-Bocquaine sera réhabilité et modernisé. Le chantier devrait durer trois ans et coûter entre 20 et 25 millions d'euros.

A titre temporaire, Adeline Hazan annonce l'installation d'une patinoire au Parc des Expositions

Extrait de l'union 16/01/2014

   

   

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