Tourisme 
 
OFFICE de TOURISME -  OENOTOURISME
 

ARCHEOLOGIE - PATRIMOINE

 Sites à visiter

 

 


 La Presse

 

Attirer l’écotourisme grâce  à des aménagements dans le centre-ville
Sacré Charlemagne !  

Le Grand Reims veut un camping 4 étoiles

2017

Jusqu’à présent, le tourisme n’était pas pris en considération
Les touristes ont bien changé

Le Hit-parade des sites Touristiques

À Reims, la cathédrale et la basilique Saint-Remi, deux pôles à relier

2016

Le top 5 des sites touristiques
Un véritable couteau suisse
Voici le forfait qui permet de visiter et parcourir la ville
Visiter Reims devient pratique et malin
Woinic s'envoie en l'air pour faire décoller le tourisme ardennais 

2015

La Via Francigena a le vent en poupe
Les sites à ne surtout pas manquer
Sur les chemins de Compostelle

Touristes étrangers, on vous aime
Le tourisme promis à un bel avenir

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


  Attirer l’écotourisme grâce  à des aménagements dans le centre-ville

L’association Hortis organise un congrès sur le thème du végétal « patrimoine »   pour un développement touristique et économique du territoire au centre des congrès.

 µ
Pour le directeur des espaces verts Éric Lavoisier et le vice-président d’Hortis, les espaces paysagers font l’identité du territoire rémois. 

À SAVOIR

*.- HORTIS est l’association des directeurs de jardins et d’espaces verts publics. Elle a pour mission de représenter et valoriser les métiers du paysage et des « espaces nature » principalement en milieux urbains.

*.- L’ASSOCIATION est composée de plus de 660adhérents répartis dans 390collectivités territoriales, villes ou départements.

*.- DU 4 AU 6 OCTOBRE, elle propose à ses partenaires un congrès à Reims sur le thème du végétal « produit » au végétal «patrimoine ».

 C’est la première année que l’association Hortis organise un tel événement au centre des congrès de Reims.

Depuis hier et jusque demain, 225professionnels de l’environnement se réunissent pour échanger leurs techniques et leurs idées en faveur du développement touristique et économique du territoire : « Notre patrimoine paysager a une identité, il est très diversifié, il s’agit de notre ressource après le pétrole », cite Éric Lavoisy, le directeur des espaces verts de la ville de Reims.

PLUSIEURS CONFÉRENCES POUR ÉCHANGER SUR LES ACTIONS

Une conférence a d’ailleurs été tenue à ce sujet « les paysages de l’après-pétrole et les paysages Champenois possibles dans le contexte de l’après-pétrole », par Vincent Piveteau, directeur de l’école nationale du paysage de Versailles. « Le projet d’écotourisme a aussi pour objectif de rendre les Rémois fiers de leur territoire, explique Éric Lavoisy, le directeur des espaces verts de la ville de Reims. C ’est un pôle marqué pour dynamiser la ville, je pense notamment au réaménagement des Promenades, c’est l’espace patrimonial par définition auquel nous allons rendre ses valeurs d’usage pour l’homme ». En effet, l’idée est de mettre en avant la diversité des paysages et surtout la préserver. Depuis le mois de juillet, les Hautes promenades subissent des travaux d’aménagement et à l’issue, « 235 arbres seront plantés ainsi que 100 000 plantes vivaces et 7 000 arbustes », avait confié Éric Lavoisy dans notre édition du 27août 2018. Le quartier Saint-Rémi connaît lui aussi un renouvellement urbain, notamment avec la restructuration du parvis de l’église.

Les espaces paysagers sont un facteur pour l’emploi, le bien-être et le tourisme, ça donne envie aux gens de devenir rémois
Stéphane Delavallade, vice-président Hortis

Les espaces paysagers des milieux urbanisés prennent une importance de plus en plus signifiante aujourd’hui où 70 % de la population est désormais citadine, « ce que nous voulons : retrouver l’esprit pionnier. Les espaces paysagers sont un facteur pour l’emploi, le bien-être et le tourisme, ça donne envie aux gens de devenir rémois , argumente Stéphane Delavallade, vice-président de l’association Hortis. Des zones de luzerne ne sont pas défrichées pour accroître les abeilles dans les milieux agricoles, nous réintroduisons des arbres, toutes ses actions seront valorisées lors de visites touristiques.

Extrait de l'union du 05/10/2018

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Sacré Charlemagne !  

Marne/Aisne/Ardennes La Via Charlemagne a été reconnue itinéraire européen, le 4 juillet. Comme Saint-Jacques-de-Compostelle, en 1987. Les retombées touristiques s’annoncent prometteuses.  

Cette part d’enchantement a déjà motivé plusieurs personnalités (l’ancien président du Parlement européen, Martin Schulz, ou encore l’Académicien Alain Decaux, décédé en 2016) , auxquelles on pourrait rajouter les maires de nombreuses villes dont Reims, Toulouse, Strasbourg, Lourdes, Charleville-Mézières, Prüm, Liège, Dinant, Osnabrück, Brême, Riga, Saragosse, Oviedo. »

La France, l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne et même l’Est européen jubilent à l’idée d’imiter le circuit de Saint-Jacques-de-Compostelle. Noël Orsat, 66 ans, instigateur de ce projet grâce à l’association rémoiseVia Charlemagne, se frotte aussi les mains. Car la manne touristique, fondée sur la vie du célèbre empereur, pourrait devenir énorme. Même si, pour l’instant, les agences de développement touristique semblent attendre la rentrée avant de s’emballer (lire par ailleurs), la récente labellisation européenne va sûrement changer la donne.

Afin de rejoindre les 33 itinéraires culturels du Conseil de l’Europe, dont les célèbres parcours de Saint-Jacques, label officialisé en 1987, la Via Charlemagne a elle aussi dû obtenir la précieuse reconnaissance à Strasbourg. Ce qui est chose faite depuis le 4 juillet.


« 
J'ai mis quinze années à établir le concept et cinq pour la labellisation. Avec des croche-pattes, trois sabotages et trois tentatives de vol«
Noël Orsat

« Notre candidature a été présentée devant un jury de 32 pays et nous avons été officiellement retenus comme itinéraire culturel. Le 4juillet, une cérémonie s’est tenue au Parlement européen », décrit Noël Orsat, qui croit dur comme fer dans les effets de cette labellisation. Il cite d’ailleurs deux autres indicateurs de confiance : la Via Charlemagne a également été labellisée, cette fois-ci par le ministère de la Culture, pour l’Année européenne du patrimoine culturel ( voir ci-contre). Et l’Union européenne, sous le programme « Erasmus + », a validé une subvention de 155 000 € pour des échanges entre collégiens et lycéens, en France mais aussi en Italie, en Pologne, au Portugal et en Bulgarie, autour de cette même thématique historique.

« Charlemagne est un personnage clé du roman historique français et de l’Europe. Il a été appelé Père de l’Europe , sacré empereur d’Occident à Rome par le pape, le 25 décembre », relate encore Noël Orsat. S’il n’est pas baptisé à Reims, l’homme a un lien particulier avec la Champagne-Ardenne. « Pensez à la Chanson de Roland ou encore aux Quatre fils Aymon, de grandes légendes européennes dans l’influence géographique. » Un rayonnement d’un empereur à la vingtaine de pays européens, à son apogée, qui aujourd’hui séduit les voisins allemands ou espagnols. D’après Noël Orsat, « les Espagnols sont attirés par cette Via Charlemagne parce qu’ils sont attachés à une culture commune. Pour l’Allemagne, le fait de parler de Charlemagne montre du positif, loin des Première et Seconde Guerres mondiales. »

LES FUTURS GUIDES FORMÉS À CHARLEMONT, DES CIRCUITS OUVERTS AU PRINTEMPS

Des passerelles sont donc possibles entre pays européens, ce qui n’a pas échappé au détenteur d’un Master 2 de tourisme culturel. Noël Orsat confirme que dans les Ardennes, le fort de Charlemont servira de camp de base de formation aux prochains animateurs, guides et conteurs.

« Nous allons former de futurs guides aux circuits mis en place, grâce au brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport. Si tout va bien, la formation démarrera en janvier 2019. Il y aura 20 guides, 10Français et autant de Belges. »

Le contenu de ces deux ans de formation ? Apprendre les dates, les éléments clés de la vie de Charlemagne, les légendes de la Chanson de Roland et des Quatre fils Aymon.

« Ces employés devront savoir comment gérer le public, ce seront des guides amenés à opérer partout, y compris en Espagne ou en Belgique par exemple, annonce Noël Orsat, qui précise que « les circuits ouvriraient au printemps 2019, les guides se formeraient alors en même temps ».

Les candidatures (CV et lettre de motivation) sont à adresser par mail àcontact@viacharlemagne.eu.

Les organismes, tels que Pôle emploi, les Centres régionaux d’information jeunesse, les Points information jeunesse ainsi que les Missions locales seront aussi mobilisés.

Plus d’informations sur viacharlemagne.eu.

Le ministère de la Culture soutient la via Charlemagne  

Dans un courrier envoyé le 23 juillet à l’association Via Charlemagne, située à Reims, la Direction régionale des affaires culturelles du Grand Est se dit séduite par le concept. « Vous m’avez adressé le 10 juin 2018 une demande de label pour les manifestations Via Charlemagne en 2018 […] Ce projet présente un intérêt compte tenu aux objectifs de l’année européenne et notamment de la valorisation du rôle du patrimoine en faveur de la connaissance partagée. Aussi, le label Année européenne du patrimoine culturel 2018 est attribué jusqu’au terme de l’année 2018. » Derrière cette manifestation d’ampleur nationale se trouve le ministère de la Culture qui va répertorier la Via Charlemagne sur son site internet (patrimoineeurope2018.culture.gouv.fr/Projets-labellises).

« Cette labellisation de la Via Charlemagne à l’Année européenne du patrimoine culturel 2018, par le ministère de la Culture, va nous apporter un rayonnement mondial, juge Noël Orsat, directeur fondateur de l’association et actuel secrétaire général de la structure.Nous allons apparaître sur tous les documents du ministère. On vise un public large. Les Japonais et les Chinois connaissent l’idée d’empereur, ils reprennent contact avec leur culture, et Charlemagne est un personnage de notoriété mondiale. Regardez les jeux de cartes ! Il ne faut pas non plus oublier les Américains ou les Sud-Américains qui sont aussi liés à l’influence de Charlemagne. »

Selon Noël Orsat, le travail réalisé également sur les deux Guerres mondiales, notamment à Sedan, devrait aussi attirer les foules.

Les agences touristiques sont encore dans le flou 

Au cœur de l’été, vacances des directions oblige, difficile d’obtenir une réponse précise de la part des agences de développement touristique. Que ce soit dans la Marne, l’Aisne ou les Ardennes. Tout juste a-t-on eu quelques indications, pour les Ardennes et la Marne, de l’absence d’informations sur la voie Charlemagne. Noël Orsat va ainsi avoir un gros travail de présentation de ce label auprès des organismes touristiques des trois départements. Un travail qui devrait s’accélérer à la rentrée.

Nicolas PERRIN

Extrait de l'union du 12/08/2018

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le Grand Reims veut un camping 4 étoiles

Saint-Brice-Courcelles Les 206 élus communautaires ont donné le feu vert pour que soit recherché un aménageur. L’hôtellerie de plein air sera implantée dans le parc de La Malle.


«
On va installer les campeurs dans un écrin de verdure », explique Philippe Verger. À proximité de la Coulée Verte et à 5 km de Reims, dans le parc de la Malle où subsistent les vestiges d’un château. Christian Lantenois

L’ESSENTIEL

*.- JUILLET 2015 : énième étude sur la viabilité d’un camping et sur les cinq sites pressentis.

*.- JJUILLET 2017 : le site de La Malle à Saint-Brice-Courcelles est choisi.

DÉCEMBRE 2017 : le conseil communautaire entérine le choix d’une délégation de service public pour la création et l’exploitation du camping. À charge pour la collectivité de financer l’aménagement du site (réseaux, voiries).

*.- JD’ICI 2019 : l’hôtellerie de plein air quatre étoiles devrait accueillir ses premiers touristes.

Ca y est ! Le projet de camping est en passe de devenir réalité. Les élus communautaires ont entériné le choix d’une procédure de délégation de service public, pour assurer la création et l’aménagement puis l’exploitation d’une hôtellerie de plein air, lors du dernier conseil, fin décembre.

LE GRAND REIMS INVESTIRA 2M € POUR AMÉNAGER LE SITE

Un choix de gestion qui, selon le Grand Reims permettra de limiter les frais puisque le délégataire supportera seul les charges et les risques liés à l’exploitation. La collectivité assurera la viabilisation de la zone (voiries, réseaux) : un investissement estimé à 2 millions d’euros.

« La communauté urbaine poursuit une politique touristique de son territoire : une forte ambition visant l’excellence » , a ainsi expliqué Jean-Pierre Belfie, vice-président en préambule de la délibération. Il s’agit donc de compléter l’offre d’hébergement existante. »

Et, en la matière, la collectivité devait faire face à un sacré déficit : «Le manque est évident, réel, il correspond à un vrai besoin, les études l’ont montré : le camping urbain a sa clientèle, on est aussi en plein développement du city break. Reims se situe dans un couloir de passage : notre souhait est de pouvoir capter et retenir, quelques jours, la clientèle étrangère adepte de camping qui se rende ainsi en vacances dans le Sud » , explique Philippe Verger, le directeur de l’office du tourisme en charge du dossier.

UNE PARCELLE BOISÉE DE 5 HECTARES

« On va installer les campeurs dans un écrin de verdure » , continue Philippe Verger. Le camping de la communauté urbaine sera donc aménagé sur une surface de cinq hectares, dans le parc boisé de la Malle à Saint-Brice-Courcelles, où se trouvent un château en ruines ainsi que ses dépendances.

Atout principal de cette parcelle ? Sa situation géographique, assure Philippe Verger. « Le site se trouve à proximité de la Coulée Verte, ce qui permet de gagner rapidement Reims à pied et il est proche de deux sentiers de grande randonnée. »

UNE OFFRE HAUT DE GAMME

Cette délibération votée, la procédure de mise en concurrence pour le choix du délégataire va être lancée.

La communauté urbaine souhaite se placer sur une « offre premium, c’est-à-dire haut de gamme » , précise Philippe Verger. « Plusieurs opérateurs devraient se positionner. Certains avaient déjà manifesté leur intérêt lors de l’étude de marché menée par la firme In extenso, du cabinet Deloitte » , ajoute Philippe Verger.

Dans le cahier des charges élaboré par la communauté urbaine, le camping devra proposer entre 120 et 160 emplacements libres (pour tentes, caravanes, camping-cars) et 70 à 90 structures légères : « Au lieu de mobile-homes, on pencherait davantage pour des petits chalets très bien équipés avec beaucoup de confort, confie Philippe Verger. C’est la typicité qui fera la différence. Dans le cadre des études et des réflexions qui ont été menées, nous avons visité le camping de Strasbourg et on s’orienterait vers un aménagement similaire. »

Quant aux services qui pourraient être associés : « C’est aux délégataires qui postulent de voir ce qu’ils souhaitent financer : cela peut aller de la piscine à la location de vélos, en passant par des boutiques, une supérette, un bar-restaurant ou encore une aire de jeux. »

Idem concernant l’amplitude : le gestionnaire décidera s’il souhaite ouvrir à l’année ou seulement en moyenne et haute saisons. Mise en route probable du camping à l’horizon 2019, à en croire le Grand Reims.

Depuis le temps que la collectivité en rêvait...

En mars 1987, le camping de Reims, Airotel de Champagne, ferme : les mises aux normes, trop onéreuses, ont raison de la structure qui se trouvait avenue Hoche, dans la zone Farman. Il était géré directement par la municipalité. Doté de 310emplacements, ce camping a enregistré jusqu’à 40 000 nuitées, avant de tomber à 16 000, sur la fin. Trente ans après, le camping le plus proche se situe à Val-de-Vesle, à 20 km de Reims. Depuis 12 ans, la Ville, puis Reims Métropole et enfin le Grand Reims ont planché sur la viabilité d’implanter une hôtellerie de plein air. D’abord, en 2005, le maire de l’époque Jean-Louis Schneiter envisage de créer un camping de haut standing, le long de la Coulée verte, derrière les régates rémoises. L’étude de marché confiée aux étudiants Sup’TG de Reims Management School avait conclu à l’existence d’une réelle demande. Mais diverses lenteurs administratives et juridiques retardent le projet. Le camping reste toujours dans les cartons. Adeline Hazan propose à son tour un projet éclaté sur deux sites, juste avant les élections municipales de 2014. Avec le changement de municipalité, on repart encore à zéro. En juillet 2015, une étude est lancée, pilotée par l’office de tourisme, pour déterminer la viabilité d’un tel projet et le site le plus judicieux sur les cinq pressentis : près de la halte fluviale de Sillery, une parcelle près de la Cerisaie à Reims, un terrain près de la discothèque de Cernay-lès-Reims, la transformation du camping de Val de Vesle et enfin le parc de la Malle. C’est cette option qui a donc été retenue. Deux ans et demi plus tard, voici, enfin, la procédure de mise en concurrence sur le point d’être lancée.

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union du 07/01/2018

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Jusqu’à présent, le tourisme   n’était pas pris en considération

Les hôteliers et restaurateurs organisent à partir d’aujourd’hui leur congrès national à Reims. Au cœur des débats, la (faible) place du tourisme dans les politiques gouvernementales.


Réunis hier à Reims, Roland Héguy (à gauche), président national de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, avec Joël Oudin (au centre), président départemental de la Marne, et Hervé Becam (à droite), vice-président national

À SAVOIR

*.- LE 65 E CONGRÈS NATIONAL DE L’UNION DES MÉTIERS et des industries de l’hôtellerie se déroule du 21 au 23 novembre à Reims.

*.- PRÈS DE 800 PERSONNES sont attendues autour du thème « Quand le tourisme gagne, c’est la France qui gagne ».

*.- LE MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, dont dépend le tourisme, est annoncé aujourd’hui au centre des congrès de Reims.

Lors de sa venue, ce mardi en fin de journée à Reims, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian devrait être en terrain presque conquis. Si les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration ont des griefs à faire remonter, c’est davantage sur la politique menée il y a quelques années par certains de ses prédécesseurs en charge du tourisme. « Jusqu’au dernier gouvernement, le tourisme n’était pas considéré, regrette Roland Héguy, président confédéral de l’Umih (l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) dont le congrès national se déroule du 21 au 23 novembre à Reims. C’était une sorte de rente naturelle dont on ne se préoccupait guère. »

DES SIGNES ENCOURAGEANTS

C’est lorsque le tourisme a été rattaché au ministère des Affaires étrangères, en 2014 sous Laurent Fabius, que la situation s’est améliorée. Un comité interministériel du tourisme a notamment été mis en place, renforcé en juillet dernier avec, pour la première fois, les professionnels du tourisme invités à la table des différents ministres. Des signes encourageants, mais pas suffisants comme comptent bien le rappeler au ministre les congressistes.

Car les chiffres sont plutôt flatteurs: la France est la première destination touristique mondiale avec 87 à 88 millions de touristes cette année. Mais cela cache certaines fragilités. « On dit toujours qu’on est les meilleurs, mais on est les meilleurs de rien du tout, lâche Roland Héguy. La dépense moyenne par touriste en France est de 511 euros là où elle est de 755euros en Espagne, 1 058 euros au Royaume-Uni et 1 783 euros aux États-Unis. La croissance du tourisme mondial est ainsi de 5 % par an mais seulement de 0,2 % en France. »

Plusieurs pistes sont proposées par les responsables de l’Umih avec notamment de meilleurs investissements pour la promotion du tourisme. « En France, cela représente 0,82 euro par touriste quand au Royaume-Uni, c’est 1,60euro et que l’on monte à 2 euros aux États-Unis et en Espagne. Il faut rapidement arriver à au moins 1euro. Cet argent doit permettre de gagner de nouvelles parts de marché, notamment dans le monde rural car c’est là qu’il y a un gros potentiel dans notre pays. »

On dit toujours qu’on est les meilleurs, mais on est les meilleurs de rien du tout. Roland Héguy, Union des métiers et des industries de l’hôtellerie

Roland Héguy reprend ainsi volontiers le slogan de ce 65 e congrès de l’Umih : « Quand le tourisme gagne, c’est la France qui gagne. » « Et cela va au-delà d’une simple visite. Car un touriste-chef d’entreprise qui a bien été reçu lors de sa venue en France aura envie d’y revenir, d’y investir. C’est un vrai pari sur l’avenir. »

Un avenir qui pourrait être radieux pour le tourisme en France qui devrait retrouver en 2017 un niveau d’activité proche de celui de 2014, juste avant les attentats.

De grands rendez-vous sont aussi annoncés dans les prochaines années avec l’organisation de la Coupe du monde de football féminin en 2019 (dont des matchs auront lieu à Reims), la Coupe du monde de rugby en 2023, les jeux Olympiques en 2024 et sans doute l’Exposition universelle de 2025.

Grégoire Amir-Tahmasseb

Extrait de l'union du 21/11/2017

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les touristes ont bien changé

Hôteliers et restaurateurs, qui se retrouvent cette semaine à Reims pour leur congrès national, doivent s’adapter aux nouveaux modes de consommation.


Avant de se rendre dans un hôtel ou restaurant, les touristes se fient de plus en plus à internet et aux sites participatifs sur lesquels les clients donnent leur avis.
Christian Lantenois

L’ESSENTIEL

*.- LE 65 E CONGRÈS NATIONAL DE L’UNION DES MÉTIERS et des industries de l’hôtellerie se déroule du 21 au 23 novembre à Reims. Près de 800 personnes sont attendues autour du thème « Quand le tourisme gagne, c’est la France qui gagne ».

*.- PARMI LES NOMBREUX SUJETS ABORDÉS, celui du défi devant lequel se trouvent les professionnels face au changement des habitudes des touristes et consommateurs locaux.

1 - ILS NE JURENT QUE PAR INTERNET POUR RÉSERVER…

Réservation, commande… internet est devenu une source incontournable pour les touristes. Pour les professionnels aussi. « Que ce soit via des sites internet ou Facebook, on est obligés aujourd’hui de communiquer par tous les moyens, indique Jean-Marie Serre, patron depuis 1978 du restaurant Chez Jeannot près de Laon et président de l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) dans l’Aisne. On a d’ailleurs quelqu’un chez nous qui a fait une formation à la chambre de commerce pour cela. Chaque jour on met sur internet nos menus et cela marche car on a de nombreux retours positifs. »

Pour son collègue ardennais François Béguin, il n’y a également pas le choix. « Depuis cinq, dix ans on sent monter en puissance des sites internet qui prennent des parts de marché à nos hôteliers, constate l’Ardennais. Les touristes passent par eux pour réserver. L’objectif est donc d’avoir ses propres sites afin de proposer en direct les offres. On a un peu de retard dans les Ardennes mais sur 45 établissements hôteliers, 35 ont déjà des sites très performants. De plus en plus de restaurateurs, cafetiers passent aussi par Facebook ou Twitter pour montrer leur travail au quotidien, les plats, les aménagements. Les gens ont envie qu’on leur dévoile un peu de choses personnelles. »

2 - … ET POUR SE FAIRE UN AVIS

Tripadvisor. derrière ce nom se cache la hantise de nombreux professionnels. Ce site est en effet devenu la référence des avis de consommateurs avec 200 nouveaux avis par minute et 85 millions de visiteurs uniques par mois. À tel point que certains établissements affichent même des « attestations d’excellence » délivrées par le site quand ils font parties des mieux notés. Un vrai plus pour doper la fréquentation notamment quand on n’est pas installé dans un lieu très passant.

Pour les touristes qui ne connaissent pas une ville, Tripadvisor est ainsi le moyen le plus utilisé pour savoir si tel ou tel restaurant ou hôtel a une bonne réputation. Car chaque client peut y laisser un avis avec une note allant de 1 à 5. « L’e-réputation est un enjeu majeur pour nos établissements qui sont particulièrement générateurs d’avis sur le net, reconnaissent les responsables de l’Umih. Les avis sont déterminants dans le choix du consommateur. »

« Le problème, c’est que c’est bourré de faux avis, déplore Joël Oudin, président de l’Umih dans la Marne.Une enquête de la répression des fraudes au niveau national a relevé 43 % d’infractions sur des sites d’avis en ligne. Vous pouvez avoir le concurrent jaloux, un client qui n’a juste pas été content car le café a eu deux minutes de retard et qui vous descend, voir même des clients qui n’ont jamais mis les pieds chez vous et qui mettent un avis défavorable. Nous nous battons pour que les avis soient triés et surtout savoir qui a envoyé un commentaire pour au moins vérifier si c’est crédible et pouvoir y répondre. »

Un petit conseil : se fier au nombre d’avis pour un établissement. Si jamais il y en a plusieurs centaines, vous pouvez être certains que la tendance affichée pour le restaurant ou l’hôtel est bonne. S’il n’y en a que quelques dizaines, cela ne veut pas forcément dire que la note n’est pas crédible. Il faut simplement garder dans un coin de la tête que de faux avis peuvent avoir davantage influencé la notation que lorsque les avis se comptent par centaines.

3 - ILS CONSOMMENT DIFFÉREMMENT

Si la clientèle des grands hôtels et restaurants a gardé ses habitudes, pour les autres la tendance est de plus en plus à la recherche de l’authenticité ou à une cuisine rapide. « C’est vrai qu’il y a une mutation dans la restauration, constate l’Axonais Jean-Marie Serre.Je propose une cuisine traditionnelle mais j’ai dû m’adapter en faisant des salades et des burgers. Je travaille aussi beaucoup avec des produits de qualité que je vais chercher à Rungis. On se rend compte que développer les produits locaux, c’est aussi devenu quelque chose d’important. »

Un autre phénomène de consommation commence à inquiéter les professionnels, celui du « manger chez l’habitant ». Le principe est assez simple. En allant sur des sites comme Vizeat ou VoulezVousDîner, vous tapez votre ville de destination, la date de votre voyage, et apparaît une liste de tous les particuliers qui proposent des repas chez eux à prix plus ou moins réduit. Comme la tendance chez les touristes est de plus en plus à l’envie d’authenticité et de découverte de la vie au plus près des gens, la formule fonctionne de mieux en mieux. Et pas qu’à Paris.

Ce week-end, par exemple, une période plutôt creuse dans l’année, quatre Rémois proposaient de venir manger chez eux, une personne aussi à Château-Thierry et une à Saint-Quentin pour des prix allant de 18 à 35 euros par personne. Et le phénomène peut aller jusqu’à trouver même une proposition dans un secteur plus isolé comme Saint-Pierremont, un village de 50 habitants près de Marle.

« C’est une concurrence très dangereuse pour nous », s’inquiète le Marnais Joël Oudin. « C’est comme pour les sites tel Airbnb. Ces gens qui proposent des repas chez eux échappent à toutes réglementations et contraintes, sans parler évidemment des risques au niveau de l’hygiène pour les consommateurs. »

AiRBNB plébiscité par les touristes, dénoncé par les hôteliers


Le patron des restaurateurs et hôteliers de la Marne déplore que les gens puissent «louer des logements en échappant à tout contrôle, toute réglementation».

Si l’économie dite « collaborative » est un phénomène en pleine expansion, ne parlez pas à Joël Oudin d’Airbnb. À l’instar de ses collègues, le patron des hôteliers et restaurateurs de la Marne est très remonté contre la centrale de réservation. « Que les gens cherchent les meilleurs prix, cela ne nous pose aucun problème. Ce que nous n’acceptons pas chez les centrales comme Airbnb, c’est que les gens peuvent louer des logements en échappant à tout contrôle, toute réglementation juridique, sociale et fiscale en vigueur. »

« Le consommateur veut avoir plus de liberté, renchérit son collègue des Ardennes, François Béguin. On ne s’y oppose pas mais on veut que tout le monde soit au même niveau.» « Quelqu’un qui par exemple va louer un appartement au troisième étage ne sera pas obligé d’avoir un ascenseur ou un accès handicapé, alors que c’est obligatoire pour nos hôtels », indique pour sa part Jean-Marie Serre, président de l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) dans l’Aisne. Et n’allez pas croire que c’est une part négligeable du marché. Sur Reims, Joël Oudin a ainsi dénombré 600 chambres AirBnb, soit 10 % environ du nombre de lits proposés par les hôtels du secteur. « Quand le matin vous voyez 600 offres sur leur site et que le soir il n’y en a plus que 20, cela signifie qu’il y en a 580 qui ont échappé à l’hôtellerie rémoise » , déplore le Marnais. « C’est aussi de la taxe d’habitation en moins pour les villes. En France, le volume d’activité via Airbnb est estimé à plus de 1 milliard d’euros. » Comme il n’est pas possible d’enrayer ce phénomène, les professionnels veulent au moins que leurs concurrents soient logés à la même enseigne.

Grégoire Amir-Tahmasseb

Extrait de l'union du 19/11/2017

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le Hit-parade des sites Touristiques

Le patrimoine des Ardennes, de l’Aisne et de la Marne attire les touristes français et étrangers. Petit tour d’horizon des « bijoux » de la région.

Les sites préférés des touristes

Aisne – Ardennes – Marne  - Certes, le Grand Est et les Hauts-de-France attirent moins de touristes que   les régions du Sud. Mais certains sites sont tout de même très prisés tout au long de l’année. Petit tour d’horizon de ceux, dans nos départements, qui ont attiré le plus de monde l’an passé. 

QUELQUES CHIFFRES

*.- 6,1 MILLIARDS D’EUROS ont été dépensés en 2016 par les touristes dans le Grand Est dont 1,5 milliard en Champagne-Ardenne.

*.- LA SOMME SE MONTE À 6,35 MILLIARDS D’EUROS dans les Hauts-de-France. La moitié de cette manne financière provient du tourisme d’affaires.

*.- 79 700 EMPLOIS TOURISTIQUES sont recensés dans le Grand Est dont 58 500 directs (10000 en Champagne, 1 600 dans les Ardennes). Il y en a 70 000 dans les Hauts-de-France.

*.- 434 MILLIONS D’EUROS EN INVESTISSEMENTS TOURISTIQUES (équipements, hébergements) sont réalisés chaque année dans les Hauts-de-France, 378 millions dans le Grand Est (dont 72,8 millions en Champagne et 10,5 dans les Ardennes).

1 - LA CATHÉDRALE DE REIMS ET LES CAVES DE CHAMPAGNE TIRENT LA MARNE VERS LE HAUT

C’est le lieu le plus visité du département et de très loin devant les autres. La cathédrale de Reims a attiré l’an passé 1 153 871 visiteurs. Un chiffre qui a nettement augmenté par rapport à 2015 (où on en dénombrait 800000), ce qui peut s’expliquer par plusieurs facteurs. Le système de comptage tout d’abord. En 2015, l’office de tourisme a installé quatre cellules informatiques aux entrées de la cathédrale pour comptabiliser avec précision le nombre de personnes qui entrent dans l’édifice. Ce qui a été réalisé sur une année pleine en 2016. Un autre événement a sans doute permis de faire monter les statistiques en 2016 : le déplacement du traditionnel marché de Noël sur le parvis de la cathédrale. Quand vous avez plus de 1,5 million de personnes qui passent juste devant vous, la proportion de celles qui entrent est forcément plus importante que lorsqu’elles étaient à quelques centaines de mètres de là, sur la place d’Erlon.

Le second lieu marnais le plus fréquenté par les touristes se trouve encore à Reims et c’est aussi un édifice religieux. Il s’agit de la basilique Saint-Remi qui draine 150 000 visiteurs chaque année. Il s’agit là d’un chiffre officiel qui est difficile à vérifier car il n’existe aucun moyen de comptage.

Suivent ensuite dans le classement des visites touristiques en 2016 les maisons de champagne avec dans l’ordre Vranken-Pommery à Reims (un peu plus de 100 000 visiteurs), Mercier (95 296) et Moët et Chandon à Épernay (71 127) ou encore Taittinger (70 568) et G.H.Mumm à Reims (39081), de Castellane à Épernay (24 372) et Veuve Clicquot Ponsardin à Reims (22 555).

Se glisse juste au milieu de ces maisons de champagne, le Palais du Tau à Reims (75139 entrées en 2016).

2 - DANS LES ARDENNES, LE FORT DE SEDAN TOUJOURS DEVANT, WOINIC DESCEND DU PODIUM

Le département a perdu 8,4% de visiteurs en 2016 par rapport à 2015. Un chiffre qui s’explique principalement par le fait qu’en 2015 se déroulait le festival international des marionnettes. Une manifestation qui a lieu tous les deux ans et avait tout de même réuni 168 500 spectateurs à Charleville-Mézières en 2015. À noter cependant que les trois sites les plus fréquentés des Ardennes n’ont pas pâti de cette baisse de fréquentation.

Premier de la liste, le château fort de Sedan voit ainsi son nombre de visiteurs progresser de 2,2 % pour atteindre 58 776 en 2016. En deuxième position le parc animalier de Saint-Laurent, à Charleville-Mézières, est passé de 51.142 visiteurs en 2015 à 55 000 en 2016. Le parc Argonne découverte complète le podium ardennais avec 43 715 visiteurs l’an passé contre 40326 en 2015.

La star ardennaise Woinic, installée sur l’aire d’autoroute de Saulces-Monclin (A34), quitte sa troisième place en 2016. Elle perd même près d’un quart de ses visiteurs (40 135 l’an passé, 52 864 en 2015). N’allez cependant pas croire que le sanglier le plus grand du monde (10 mètres de haut, 5 mètres de large et 14 de long) est boudé par les touristes. 2016 aura en fait été une année durant laquelle son accès a été fermé de long mois en raison de travaux d’aménagement autour de l’œuvre monumentale. Ce qui explique la chute des visites mais on ne doute pas qu’en 2017 Woinic retrouvera le top 3 des sites les plus fréquentés du département.

Les deux lieux ardennais les plus touristiques au-dessus de 30 000 visiteurs en 2016 sont ensuite le musée de l’Ardenne à Charleville-Mézières (37 372, -23,3 % avec là encore une incidence directe de l’absence du festival de marionnettes) et la fortification de Rocroi (31456 -3,3 %).

3 - LA CATHÉDRALE DE LAON ET LE FAMILISTÈRE DE GUISE, FERS DE LANCE DANS L’AISNE

Avec de 140 000 à 150 000 visiteurs en 2016, la cathédrale de Laon est de loin le site touristique le plus fréquenté du département. Derrière, le Familistère de Guise conforte sa seconde place en gagnant près de 4 % en un an (65 290 visiteurs l’année dernière). Arrive ensuite en troisième position la Caverne du Dragon, sur le Chemin des Dames qui enregistre une baisse de près de 10 % (45 931 visiteurs en 2016 contre 50 679 en 2015). Un chiffre qui s’explique par le fait que 2016 était une année transitoire dans le département pour les commémorations du centenaire de la Première Guerre mondiale. Le zoom effectué en 2017 sur l’Aisne, et plus particulièrement le Chemin des Dames, permettra de redonner un sérieux coup de fouet cette année à la Caverne du Dragon.

Derrière ces trois sites, les autres lieux de l’Aisne semblent assez lointains en termes de fréquentation. Si l’on s’en tient aux endroits équipés d’une billetterie, c’est le village des métiers d’antan de Saint-Quentin qui se positionne à la quatrième place (18 119 visiteurs), puis le musée de la Résistance à Tergnier (17 246), celui de Jean de la Fontaine à Château-Thierry (15 078), les châteaux forts de Guise (14 859) et Coucy-le-Château (14 270), l’atelier de l’Abeille à Chavignon (12 180) et le fort de Condé à Chivres-Val (12162).

À noter qu’un autre site axonais fait partie des plus visités mais il est impossible d’en donner la fréquentation. Il s’agit des ruines de l’abbaye de Vauclair, très prisées localement.

Enfin, trois lieux attirent également beaucoup de monde dans l’Aisne. On ne les intégrera pas dans notre classement car ce ne sont pas des lieux de visites touristiques proprement dits. Mais on peut citer les parcs de loisirs nautiques d’Axoplage à Monampteuil (110 978 entrées en 2016), l’Aquamundo de Center Parcs à Chamouille (90 823) et le site de la Frette à Tergnier (46750).

LE TOP 3 PAR DEPARTEMENT


Le château fort de Sedan reste le lieu le plus visité des Ardennes avec près de 60.000 entrées en 2016.
Karen Kubena

   

L’effet centenaire se fait encore sentir


François Hollande était sur le Chemin des Dames en avril dernier.

Si la fréquentation des sites de mémoire a été spectaculaire en 2014, première année des commémorations du centenaire de la Grande Guerre, elle se maintient encore en 2016 à de très bons niveaux, selon un bilan effectué par Atout France, l’agence de développement touristique de la France.

En 2016, les commémorations du centenaire de la bataille de la Somme et de la bataille de Verdun ont surtout bénéficié à ces deux destinations. 2016 restera ainsi une année exceptionnelle pour la Meuse dont les sites mémoriaux ont accueilli un nombre de visiteurs record. Les cinq principaux lieux ont en effet reçu 1 070 168 visiteurs contre 597 215 en 2015, soit une augmentation de 79 % ! Dans la Somme, sur les sept principaux sites de visites liés à la Grande Guerre, la fréquentation a connu une hausse de 35 % du 1 er juillet (date du début de la bataille de la Somme) au 30 septembre

Dans l’Aisne, c’est surtout cette année 2017 qui s’annonce comme très positive avec toutes les commémorations autour du Chemin des Dames (le 16 avril dernier François Hollande était sur place). Pour l’année 2016, la Caverne du Dragon a accueilli 45 931 visiteurs (-9,4 % par rapport à 2015) auxquels il faut ajouter plus de 7 000 visiteurs pour les différents jalonnements du Chemin des Dames (circuits en bus pour les individuels et les groupes). Dans le sud de l’Aisne, les trois sites de Belleau (cimetière, bois et musée) ont attiré près de 30 000visiteurs. Enfin, le fort de Condé enregistre une fréquentation en hausse de28,8 % avec 12 162 visiteurs.

L’effet centenaire s’atténue enfin quelque peu pour les sites mémoriels de la Champagne-Ardenne (-5 % de visiteurs par rapport à 2015) même si la fréquentation reste toujours bien supérieure (de +11 %) à celle d’avant le centenaire (2013). Les fréquentations françaises et étrangères reculent mais la baisse des Français est plus marquée.

Grégoire Amir-Tahmasseb

Extrait de l'union du 09/07/2017

    

   

 Répertoire  

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


À Reims, la cathédrale et la basilique Saint-Rémi,

deux pôles à relier

Les idées ne manquent pas pour rendre touristiquement attractif le cheminement entre cathédrale Notre-Dame et basilique Saint-Rémi. Reste à concrétiser.


Pour JM BAUPUY, « il y a forcément quelque chose à faire sur cette voie des sacres »0 Ensuite se pose la quesqtion du pilotage du projet

L’ESSENTIEL

*.- L’association Reioms ville des sacres cherche à rendre les « sacres » plus visibles dans la ville.

*.- Elle a tenu cette semaine une réunion visant à mobiliser différents partenaires potentiels autour du sujet.

A ma gauche, la cathédrale avec son million de visiteurs annuels. À ma droite, la basilique Saint-Remi, qui n’accueille que le dixième de ce chiffre. Grosse « perte en ligne » donc, entre les deux monuments. Comment y remédier ? « En proposant au touriste un cheminement attrayant sur le kilomètre et demi qui sépare l’une de l’autre », répond Jean-Marie Beaupuy. Cette valorisation de la « voie des sacres » est en effet l’une des idées-forces de l’association Reims ville des sacres mise sur pied par l’ancien adjoint au maire, et qui vise à rendre les sacres « plus visibles » à Reims.

Certes, les choses évoluent à cet égard : les Amis de la cathédrale ont fait poser dans leur monument fétiche une plaque faisant mémoire des différents monarques qui y furent sacrés. En septembre prochain, une plaque doit être fixée à la basilique, dédiée aux trois autres qui y reçurent l’onction. Et la Ville doit installer en 2018 des rayons laser reliant entre eux les différents sites classés par l’Unesco, dont cathédrale et basilique.

Embellissement des façades

Mais il y a davantage à faire selon M. Beaupuy, sur cette fameuse voie, les actuelles rues Chanzy et Gambetta : balisage touristique de ce cheminement, décoration des murs de bâtiments remarquables situés sur le parcours (maison Saint-Sixte, ancien collège des jésuites), voire animation par des panneaux musicaux (au conservatoire), mais aussi réfection de la voirie, embellissement des façades, participation des restaurants à la thématique sacrale… Cette vision, M. Beaupuy a réussi sans mal à la faire partager par trois autres mousquetaires : Bernard Poret des Amis de la cathédrale, son homologue Camille Mangin pour la basilique, et Patrick Demouy, historien. Ce quatuor tâche désormais de mettre en branle le plus grand nombre possible de partenaires potentiellement concernés. Une réunion tenue cette semaine dans les murs de la maison Saint-Sixte ne visait à rien d’autre.

« L’idée est évidente, confirmait ainsi Georges Magnier, directeur des musées municipaux présent dans la salle, mais depuis vingt ou trente ans qu’on en parle, on n’a toujours pas abouti ! » C’est que se pose manifestement le problème du pilotage. En fait, l’association espère bien qu’à un moment ou à un autre, la Ville reprendra les commandes. Au risque de voir les belles idées rester lettres mortes ?

Antoine Pardessus 

Extrait de l'union du 12/03/2017

    

   

 Répertoire  

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le top 5 des sites touristiques

La cathédrale Notre-Dame reste de loin le site rémois le plus prisé par les touristes, avec quelque 800.000 visiteurs annuels. Arrivent ensuite les caves Pommery.


Notre-Dame reste le lieu où tous les touristes convergent. R Wafflart

Les chiffres 2016 ne tomberont qu'en décembre. Alors, pour établir le top 5 des sites touristiques les plus fréquentés à Reims, il faut s'appuyer sur les chiffres de 2015 qui, assure Michel Panetier, le directeur marketing de l'office de tourisme de l'agglomération de Reims, s'annoncent stables. Si la série d'attentats a évidemment un impact sur la présence des touristes en France, la cité des sacres semble tirer-son épingle du jeu, en attirant notamment des visiteurs qui « préfèrent éviter la capitale et se tourner vers des villes de province. »

Voici les cinq sites qui attirent le plus de monde, à l'année, les chiffres de fréquentation de l'abbaye Saint-Remi ne sont pas disponibles. Précisons que s'ils sont visités de janvier à décembre, ils le sont principalement de mai à août.

1 - LA CATHÉDRALE

La cathédrale Notre-Dame reste de loin la grande favorite des touristes. Quelque 800.000 personnes la visitent chaque année dont 104.000 en juillet (13 %) et 112.000 en août (14 %). En 2015, l'office de tourisme a installé quatre cellules informatiques aux entrées de la cathédrale pour comptabiliser avec précision le nombre de personnes qui entrent dans l'édifice.

Les Rémois qui suivent les messes sont donc enregistrés mais cela ne représente qu'un petit pourcentage par rapport aux touristes de passage.

Faisant une halte hier à Reims, sur la route de retour de vacances, la famille Briche s'est par exemple rendue à la cathédrale. « On arrive de Nyons dans le Sud et allons chez nous à Dunkerque. On n'a donc que très peu de temps pour visiter Reims. Et nous avons choisi la cathédrale », racontaient hier, Claudie Patrick et leurs deux enfants.

2 -  LA MAISON DE CHAMPAGNE POMMERY

Contrairement à ce que l'on pourrait croire ce n'est pas au palais du Tau, qui jouxte Notre-Dame, que les touristes se rendent les plus nombreux, après avoir visité la cathédrale. En 2° position arrive la maison de champagne Pommery qui a accueilli, en 2015, 103.301 personne.

3 - LE PALAIS DU TAU

Dépendant du Centre des monuments nationaux (CMN), le palais du Tau a attiré l'an dernier 84.124 visiteurs intéressés par l'art et l'Histoire.

4 - LA MAISON DE CHAMIPA6NE TAITINGER

Autre maison de champagne qui attire du monde : Taittinger. L'an dernier, 61.995 personnes ont visités les caves.

5 - LA MAISON DE CHAPAGNE GH MUMM

Troisième maison de champagne à Reims la plus prisée des touristes : Mumm qui a enregistré 44.678 visiteurs. Dans ce palmarès, suivent le planétarium avec 37.089 visiteurs, le musée des beaux-arts avec 27.745 visiteurs, le musée Saint-Remi avec 23.580 visiteurs, le fort de La Pompelle avec 21.091 visiteurs et le musée de l'automobile avec 20.000 visiteurs.

120 City pass vendus

Depuis leur lancement le 13juillet dernier, les City pass rémois ont été achetés par 120 touristes sont 70 % de Français. Pour la somme de 22,32 ou 42 euros selon la durée du séjour (un, deux ou trois jours), ce pass permet de circuler en bus ou en tramway de façon illimitée, et ouvre les portes de tous les musées de la ville, aussi bien publics que privés. Il inclut également une promenade en bus panoramique et offre des réductions sur une cinquantaine de produits ou prestations.

 Valérie COULET

Extrait de l'union du 29/07/2016

    

   

 Répertoire  

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous faire découvrir des trésors

Parmi les nombreux métiers du tourisme, les guides-conférenciers ont littéralement la clef des plus beaux sites de la région. Leur mission partager avec nous ces richesses.


L'architeture, la vie du seigneur médiéval, la Grande Guerre ... Pour Gaëlle Champion, les thèmes de visite guidée ne manquent pas à Coucy, dans l'Aisne. CM

« J'ai créé mon propre travail. » En novembre, Gaëlle Champion s'est installée à Soissons. Titulaire d'un master dans le patrimoine et d'un autre dans l'ingénierie touristique, la jeune femme conduit depuis quelques jours des groupes en visite au château de Coucy, dans l'Aisne. Mais n'a pas encore de titre officiel : « Pour être guide-conférencière, il faut passer un examen », explique-t-elle. Malgré ses diplômes, Gaëlle Champion a donc entamé une autre formation, au Cnam (Conservatoire des Arts et Métiers), à Reims, et suit des cours trois fois par semaine. « La formation porte sur le patrimoine de Champagne-Ardenne, précise-t-elle. Mais comme je travaille aussi dans l'Aisne, notamment à Coucy, je dois connaître aussi le patrimoine axonais. »

« Escaliers à clou » et « voûtes d'olive »

En attendant d'avoir son diplôme l'année prochaine, Gaëlle Champion travaille au « coup par coup » dans différents sites touristiques. « C'est précaire, mais je suis assez indépendante dans mon emploi du temps, fait valoir la jeune femme. Surtout, j'adore échanger avec les visiteurs, transmettre et recevoir. Dans le nord de la France, on a la chance d'avoir une richesse de sites médiévaux. J'aime dire aux gens, « vous voyez tout ce qui s'est passé à côté de- chez vous ! »

Avant la Première-Guerre mondiale, le château de Coucy était l'un des sites les plus visités de France. Mais en novembre 1917, dans sa retraite, l'armée allemande a décidé de le faire sauter. Des fières murailles du château d'Enguerrand VII, remontant au XIV° siècle, il ne reste plus que des ruines. « Ce qui est compliqué, c'est qu'il faut faire appel à l'imaginaire quand on fait visiter le site », explique Gaëlle Champion. « Mais ça marche très bien avec les enfants, c'est facile de leur demander d'imaginer. Ils deviennent chevaliers, rois... » Ce vendredi, avec une classe de CM1, la guide a montré aux enfants comment fabriquer leur propre sceau, comme celui qui ornait la correspondance des seigneurs du Moyen Âge. Une façon ludique de se plonger dans l'histoire. « Face aux visiteurs, on ne s'ennuie jamais. Les questions ne sont jamais les mêmes. » Encore plus face à des groupes d'enfants. Gaëlle Champion et sa collègue Aurélie Bourgeois ont leur florilège, tiré de leur expérience avec des groupes scolaires. Dans la bouche des enfants, les « escaliers à vis » deviennent « escaliers à clou », les « voûtes d'ogive», « voûtes d'olive», et les « armoiries » se rangent logiquement dans les « armoires ». « J'en ai même un qui pensait que les gens du Moyen Âge vivaient en noir et blanc », se rappelle, avec un sourire, Aurélie Bourgeois. Cette dernière n'est pas non plus titulaire du diplôme officiel de guide-conférencier, mais a un master de recherche en histoire de l'art. « Enfants ou adultes, j'essaie de faire comprendre que le Moyen Âge n'est pas cette période d'obscurité que l'on a parfois en tête », indique-telle.

Apprendre des langues

 « Il n’y a pas beaucoup de postes en CDI, mais si quelqu'un veut vraiment faire ce métier, il faut qu'il se lance, conseille Gaëlle Champion. Pour ma part, je ne savais pas trop quoi faire après une classe prépa littéraire. J'ai pensé à l'archéologie, et purs je me suis tournée vers l'histoire de l'art. Apprendre des langues est un vrai plus car les guides-conférenciers interprètes sont davantage recherchés et mieux payés. Moi, je prends des cours d'anglais. » Après, comme avec tous les métiers liés au tourisme, il faut savoir s'organiser de manière saisonnière : l'essentiel de l'activité se déroule entre mai et septembre.

Un large éventail de parcours possibles

BTS TOURISME

 En Champagne-Ardenne: au lycée polyvalent de Bazeilles (Ardennes), au lycée polyvalent Saint-Michel, à Reims (Marne).

En Picardie : à l'Institut national de formation et d'application de Gouvieux et au lycée Charles-de-Gaulle (Oise), au lycée Boucher-de-Perthes d'Abbeville et au lycée Sainte-Famille d'Amiens (Somme).

LICENCE PRO

Le Cnam Champagne-Ardenne propose une formation de licence professionnelle « arts, lettres, langues, mention guide-conférencier. » Elle est en particulier ouverte aux personnes en activité professionnelle depuis plus de trois ans, avec un niveau minimum bac+2.

DE NOMBREUX CURSUS

permettent de se former aux métiers du tourisme. Certains sont généralistes, comme le master tourisme, d'autres spécialisés : tourisme équestre, tourisme de luxe, hôtellerie, événementiel, tourisme d'affaires ...

LES CURSU5 DE LANGUES

sont également un moyen d'entrer dans le métier.

 LES DEBOUCHES

Outre guide-conférencier, l'Onisep liste parmi les débouchés : chef de produits, conseiller voyages, agents de réservation, responsable web-marketing, animateur numérique du territoire, agent d'accueil, animateur nature, accompagnateur voyages, guide de haute montagne ...

Au total, le tourisme emploie 1,2 million de personnes en France, première destination mondiale, dont un quart de saisonniers.

Sources : http://www.onisep.fr

 http://www.cnam-champagne-ardenne.fr

Charles MONTMA5SON

Extraits de l' union du 25/07/2016

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 


Voici le forfait qui permet de visiter et parcourir la ville

L'agglomération rémoise lance à l'intention des touristes le city pass, un forfait qui offre notamment l'accès à tous les musées de la ville, et au réseau Citura sans restriction.


Le city pass coûte 22, 32 ou 42 euros, selon la durée du séjour. A.P.

L’ESENTIEL

*.- Le forfait touristique city pass entre en fonction cette semaine à Reims.

*.- Destiné aux touristes. il offre un accès illimité au réseau de transports en commun, ainsi que l’entrée à tous les musées de la ville, une promenade en bus panoramique, plus des réductions auprès d’une cinquantaine de partenaires.

*.- Il coûte 22 € par personne pour un jour. 32 pour deux jours, 42 pour trois jours. Il peut se commander en ligne.

 Payer pour entrer au palais du Tau, repayer pour prendre le bus qui vous mène au musée Saint-Remi, ressortir le porte-monnaie pour accéder à ce musée, recommencer pour, faire un tour de bus panoramique; et pourquoi pas une nouvelle fois pour prendre un tramway en soirée pour assister au Rêve de couleurs ... Les touristes qui choisiront Reims comme cible sont désormais débarrassés de cette désagréable sensation - et réalité - de ne pas arrêter de mettre la main à la poche. Désormais ils peuvent parcourir la ville et la visiter en payant une fois pour toute : ceci grâce au nouveau forfait touristique baptisé city pass, entré en service cette semaine. Il a fait J'objet d'un lancement officiel mercredi. On le trouve à trois prix différents, 22, 32 ou 42 euros, selon que vous voulez en profiter sur un, deux ou trois jours.

Premier point, avec ce forfait vous accédez au réseau de transports en commun Citura (bus et tram) de façon illimitée. « Nous avons fait un effort financier pour proposer cette carte avec une réduction de 50 % par rapport à notre tarif norma,  indique le président de Citura Paul Berrétrot, Et nous avons aussi pris à notre charge 50 % du coût de réalisation de ces cartes. »

Deuxièmement, vous accédez à tous les musées de la ville, aussi bien privés comme celui de l'Automobile ou le Vergeur, que municipaux (Reddition, Beaux-Arts, Saint-Remi), sans oublier le monument national, le Palais du Tau, et les lieux assimilés, comme le planétarium. Avec un petit bémol : ce n'est pas visite illimitée, c'est une visite chacun.

Mais ce n'est pas tout: ce forfait vous donne droit également à un tour en bus panoramique pour la visite en ville d'une heure. Pour la visite ville et Vignoble, qui elle, dure trois heures et demie, vous n'avez pas la gratuité, mais tout de même une réduction de 30 %. Enfin, le pass vous offre aussi une foule de réductions sur divers produits ou prestations fournis par une cinquantaine de partenaires. Au bout du compte, le touriste qui achète le pass est incontestablement gagnant (lire par ailleurs). Ce qui est quand même la moindre des choses.

COMMENTAIRE

Un confort psychologique pour le visiteur Ce city pess rémois n'est pas une géniale innovation de la cité des sacres, la chose se pratique déjà ailleurs, par exemple dans une des « jumelles » de Reims, Florence. (eux qui ont eu la chance d'y aller en touristes ont pu, grâce à un forfait du même genre, entrer dans (presque !) tous res musées et prendre le bus à volonté en toute tranquillité. Bref, un vrai confort psychologique, très appréciable pour l'étranger ! A.P

Une moyenne de 15 euros par jour

Ce n'est pas le tout que le city pass soit pratique, encore faut-t-il qu'il soit financièrement intéressant pour l'acheteur. Et c'est bien le cas. « On peut estimer faire une économie-de 15 euros en moyenne sur une journée » indique le directeur de l'office du tourisme rémois Philippe Verger. « On peut faire le calcul, détaille Julien Thérond, le chargé de mission qui a plus spécialement planché sur ce produit: un ticket de transport à la journée 1€, une visite du Palais du Tau 7.5 €, un tour en bus panoramique 12€, vous êtes déjà gagnant puisque cela vous reviendrait à 23,50€, vous faites 1,50€ d'économie avec, le forfait une journée. Ajoutez une location de tablette numérique de l'office de tourisme (6€) pour une déambulation dans la ville à votre rythme, et la réduction consentie pour une visite de cave (entre 4 et 7 €), et vous dépassez les 10 €. Et plus vous consommerez d'autres produits touristique, et plus le pass sera intéressant. » On peut ainsi mentionner la coupe de champagne offerte dans plusieurs restaurants partenaires.

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 15/07/2016

    

     

 Répertoire  

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Woinic s'envoie en l'air pour faire décoller le tourisme ardennais

Pendant près de trois mois, l'aire de Woinic, dans le sud des Ardennes, va faire l’objet de plus de 500.000 euros de travaux dans le cadre d'un projet d'aménagement touristique


Woinic, Le colosse des Ardennes a été soulevé de son socle mardi, au cours d’une manœuvre impressionnante.
Aurélien Laudy
 

L’EXPERT


Quentin NOAILLON
Chef de Service à la Direction des routes

« La sculpture était déséquilibrée »

« Nous avons déplacé Woinic de son socle pour faire une opération de maintenance afin de remplacer le socle tournant par un socle fixe. Nous nous sommes rendu compte que depuis 2008, il avait un peu bougé car Woinic était déséquilibré, son poids n'étant pas réparti de façon égale sur ses quatre pattes. Cette opération va permettre de résoudre ce souci et pérenniser l'œuvre à son emplacement. L’opération devrait durer entre trois semaines et un mois. »

Si Woinic ne sera pas remplacé par un bretzel géant - il s'agissait d'un poisson d'avril ·Iancé vendredi par le conseil départemental - Ie plus célèbre cochon des Ardennes est 'tout de même tombé de son piédestal, mardi matin. En effet, une dizaine d'hommes, aidés d'une, grue, ont déplacé la bête à quelques mètres de son socle. Mais que les Ardennais se rassurent, Woinic ne va pas disparaître, bien au contraire : le conseil départemental a décidé d'investir 520.000 euros pour aménager l'aire des Ardennes. « Il s'agit du plus grand site touristique des Ardennes, devant le château fort de Sedan », indique la directrice de la communication du conseil départemental, Mathilde Lecrique. En 2015, le chalet touristique qui se trouve au pied de Woinic a accueilli presque 53.000 visiteurs, sur une aire d'autoroute qui brasse près de 1 800 véhicules par jour dont un quart de routiers. Une manne touristique que le Département souhaite valoriser en développant des activités économiques sur place.

Le projet, qui a été présenté, comprend plusieurs volets dont la première phase a démarré mardi avec le soulèvement de Woinic, Le socle sur lequel il reposait, dont l'effet de rotation initialement prévu n'était plus opérationnel depuis de nombreuses années, va être supprimé et remplacé par quatre plots en béton, En parallèle, l'accueil touristique sur le site va être revu et corrigé. Le parking existant va être conforté (revêtement et assainissement), des panneaux d'information touristique vont être installés, ainsi qu'une aire de jeux ou de pique-nique, le tout accompagné d'un aménagement paysager. Mais la vraie nouveauté, c'est surtout la viabilisation de trois parcelles de 715 à 3.720 m2 que le Département espère céder à des entreprises dans les secteurs de la restauration et de l'hôtellerie, « des offres de personnes intéressées pour construire autour du site » ayant été reçues. Pour autant, Dominique Arnould, vice-présidente de la commission des affaires économiques, du tourisme et de l'agriculture du conseil départemental, temporise : « Pour l'instant, nous ne sommes qu'au démarrage, mais il faut toujours aller de l'avant, même en période de crise. D'autant plus que le tourisme, c'est aussi de l'emploi en perspective ».

Pour ceux qui auraient du mal à digérer que l'on puisse dépenser 500.000 euros pour un cochon. il faut rappeler que les travaux de consolidation de Woinic ne repré- sentent que 20 % du coût du projet, lequel bénéficie également d'une subvention de 100.000 euros du Réseau transport électricité (RTE).

Eric Sléziak opposé au projet d'aménagement

Journalistes, photographes, représentants et agents du conseil départemental : ils étaient tous présents sur le site pour observer l'impressionnante manœuvre au cours de laquelle Woinic a été soulevé de son socle. Tout le monde, sauf le « papa » du plus grand sanglier du monde. Contacté par nos soins, ce dernier en est resté abasourdi. « Non, je n'ai pas été invité et je n'étais même pas au courant », assure le sculpteur qui se dit indigné que Woinic ait été déplacé sans même qu'il en soit averti. « J'ai un droit moral sur mon œuvre ». a-t-il ajouté en précisant qu'il sera très attentif à la suite des travaux, afin que la sculpture soit positionnée « comme cela avait été décidé au départ, c'est-à-dire en direction de Reims. Quant au projet d'aménagement touristique lancé par le Département pour 520.000 euros, il n'y est pas favorable, loin de là. « C'est encore de l'argent dépensé pour rien, soupire-t-il, alors que l'on aurait pu laisser des gens d'ici vendre leurs produits dans des chalets, comme c'était prévu au départ. »

Les REPERES

WOINIC, UNE MARQUE DÉPOSÉE

*.- Le 8 août 2008, la sculpture « Woinic », œuvre de l'artiste Erik Sléziak, était installée à Saulces-Monclin, sur une aire de l'autoroute A 34

*.- Woinic est une marque déposée avec pas moins de trente produits différents, verres, décapsuleurs, biscuits, et même une gamme de pommes de terre !

Le CHIFFRE 29 tonnes

*.- C’est le poids qui a été soulevé par la grue pour déplacer Woinic de son socle.

LA PHRASE

*.- « Woinic est le plus grand sanglier du monde donc il fait beaucoup parler de lui. Etant donné que c'est important d’aménager le site où il se trouve.

• L'aire des Ardennes reste ouverte. En revanche. le site touristique de Wolnlc sera fermé au public durant les travaux qui devraient être terminés d’îci à la lin du mois de juin

Laetitia VENANCIO

Extrait de l'union du 07/04/2016

    

     

 Répertoire  

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La Via Francigena a le vent en poupe

À pied ou à vélo, les amateurs de voyage sont de plus en plus nombreux à effectuer le pèlerinage allant de Canterbury à Rome et à faire étape à Châlons-en-Champagne.


Rob et Nel viennent de Maastricht, aux Pays-Bas, et se sont lancé dans le périple le 3 août

L'ESSENTIEL

*.- La Via Francigena est un pèlerinage qui part de Canterbury pour arriver à Rome.

*.- Il avait été effectué la première fois par Sigéric,.archevêque de Canterbury au' X° siècle.

*.- Les pèlerins en profitent parfois pour visiter les monuments de la ville, le plus souvent les églises et la cathédrale .

*.- Bon nombre d’entre eux préfèrent la Via Francigena à Saint-Jacques-de-Compostelle pour éviter la foule.

C'est un pèlerinage qui pourrait bien faire de l'ombre à l'indétrônable Saint-Jacques-de-Compostelle. Cet été, les pèlerins suivant la Via Francigena sont nombreux à s'être arrêtés pour une nuit à Châlons, l'une des nombreuses étapes de ce parcours de près de 1.700 km allant de Canterbury à Rome. Ils ont le sac de randonnée accroché au dos et le sourire aux lèvres. De l'office du tourisme à la collégiale de Notre-Dame-en-Vaux, en passant par l'auberge de jeunesse, ils profitent de la belle saison pour s'offrir une longue, longue balade, qui relève souvent plus du voyage initiatique que de la simple promenade. Et si beaucoup le font encore pour des raisons spirituelles, de plus en plus de randonneurs se lancent pour l'aspect sportif et aventurier.

Rob et Nel sont deux de ces pèlerins de passage à Châlons venus de Maastricht, aux Pays-Bas. « Nous avions envie de faire un voyage de ce genre depuis très longtemps », explique Rob, ancien psychologue de 67 ans, un sourire vissé aux lèvres. « J'en avais fait un avec un ami vers Saint-Jacques il y a quelques années. Dès que ma femme a pris sa retraite, nous nous sommes lancés. Nous avons commencé le 3 août en partant de Maastricht, et nous sommes arrivés à Reims. À ce moment-là, deux choix s'offraient à eux : ils pouvaient continuer vers le sud-ouest et suivre la route de Saint-Jacques-de-Compostelle, ou bifurquer sur la Via Francigena pour se diriger vers Rome. « Nous avons choisi de prendre la route la moins fréquentée : on avait entendu des histoires sur Saint-Jacques, comme certains qui se levaient à 5 heures du matin et se dépêchaient pour trouver un hébergement dans la prochaine ville étape. On n'avait pas envie de vivre ça. »

« Parfois on ne se parle pas pendant plusieurs heures »

À Châlons, les pèlerins se dirigent le plus souvent vers l'accueil de la collégiale de Notre-Dame-en-Vaux, qui les oriente vers un hébergement, s'ils en ont besoin. Us disposent d'une liste de plusieurs familles prêtes à les accueillir pratiquement au pied levé, le plus souvent des membres de la paroisse. Ils leur proposent également d'apposer un tampon, à la manière de Saint-Jacques-de-Compostelle. Mais comme le trajet de la Via Francigena n'est pas aussi bien balisé, Rob et Nel font feu de tout bois pour remplir leur carnet de voyage : « Nous prenons des tampons des magasins où nous allons, par exemple. Parfois, s'il n’y a rien, quelqu'un nous fait un dessin ! » Comme de nombreux autres pèlerins, Nel et Rob se sont arrêtés à l'Auberge de jeunesse Degrandcourt pour leur nuit châlonnaise. L'établissement est d'ailleurs habitué à croiser les pèlerins, et en voit de plus en plus prendre la direction de l'Italie plutôt que de l'Espagne.

Pour le couple de Néerlandais, cette aventure est avant tout l'occasion de se retrouver : « Ce pèlerinage nous permet de voir le monde, de profiter des paysages. On peut avancer à notre rythme. Parfois, on ne se parle pas pendant plusieurs heures, mais ça ne veut pas dire qu'on ne communique pas. C'est très méditatif comme voyage... Mais le pèlerinage est aussi l'occasion de faire de nombreuses rencontres, parfois très hautes en couleur. « Quand nous avons commencé à nous approcher de Reims, il a plu des trombes d'eau. Nous avons demandé un coup de main à une automobiliste. Elle nous a fait monter alors que nous étions absolument trempés, a mis nos sacs dans son coffre, et nous a conduits aux abords de la ville, en nous indiquant où aller. Ce sont ce genre de moments de solidarité qui rendent ce voyage si enrichissant. »

Sylvain MIONNET

Extrait de l'union du 23/08/2015

    

     

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les sites à ne surtout pas manquer

Les lieux d'envergure ne manquent pas-en Champagne-Ardenne et en Picardie. Nous avons sélectionné douze d'entre eux, absolument incontournables pour les touristes de passage.


Avec plus de 100.000 visiteurs en 2011 les caves Mercier sont l'endroit le plus visité d'Épernay

MARNE

1 -  LA CATHÉDRALE DE REIMS

Avec 1,5 million de visiteurs chaque année, l'édifice religieux construit aux XIII° et XIV° siècles est l'un des plus majestueux de l'art gothique français. Son architecture et sa statuaire (2.303 pièces) ont permis son classement, dès 1991, au patrimoine mondial de l'Unesco, Ses mensurations la font rivaliser avec Paris, Chartres et Strasbourg, ainsi que son importance dans l'histoire du pays, Tous les rois de France depuis 1027, sauf sept d'entre eux, s'y firent sacrer.

2 - LES CAVES MERCIER À Épernay,

C'est l'endroit le plus visité, En 2013, 105.000 visiteurs s'y sont rendus, Pour dépasser la barre des 120.000 l'an passé, Les caves Moët-et-Chandon qui arrivent normalement en deuxième position étant en travaux, et si l'effet classement à l'Unesco joue, le chiffre devrait encore augmenter cette année. Les visites, à 30 mètres sous le sol crayeux en petit train, semblent être un sérieux atout. Elles se terminent par une dégustation, Champagne !

3 - LES METAMORPH’EAU’SES à CHALONS-en-CHAMPAGNE

Châlons, c'est la Venise Pétillante de la Marne ... En plus des balades en barques classiques proposées par l'office de tourisme et la découverte de la ville à pied, Châlons mérite de se visiter à travers son tout nouveau son et lumière intitulé Métamorph'eau'ses. Une balade sur l'eau, nocturne, pour admirer les monuments qui font de Châlons une ville d'art et d'histoire.

4 – LE LAC du DER

Avec 1,1 million de visiteurs en moyenne, c'est le deuxième site touristique régionale plus fréquenté. Destination familiale et nautique d'avril à septembre, puis nature lors des migrations avifaune, d'octobre à mars, le Der ne se repose jamais. 780.000 nuitées ont été commercialisées en 2014 et ses pistes cyclables ont enregistré 315.600 passages. La fréquentation est en augmentation depuis l'ouverture d'un casino.

ARDENNES

1 – Le CHATEAU-FORT de SEDAN

 Parmi les plus grands et les plus réputés d'Europe avec 35000 mètres carrés, il a accueilli l'an dernier 70000 visiteurs de 43 nationalités différentes. Il propose trois parcours historiques. Un hôtel-restaurant permet aux visiteurs de dormir sur place. Il possède des chambres adaptées aux personnes à mobilité réduite. Le château est ouvert tous les jours de 10 heures à 18 heures (8,4€ euros par adulte).

2 - LA BASE DE LOISIRS des VIEILLES FORGE5

 Le lieu possède une multitude d'activités sportives. Avec le lac, elle permet de pratiquer des sports nautiques comme l'aviron, la voile ou le canoë. Une plage de sable fin est aménagée. Pour les plus jeunes, Elfy Parc est idéal avec ses nombreux jeux autour des légendes. L'accrobranche, le gyropode, la randonnée complètent ces activités. En 2014, 42.654 personnes ont fréquenté la plage, 90.632 véhicules ont été recensés, soit 226.580 visiteurs en se basant sur 2,5 personnes par véhicule.

3 - LA VALLÉE de la SEMOY

Monthermé, Thilay, Tournavaux, Hautes-Rivières. Autant de communes situées dans la vallée de la Semoy. Véritable creux de verdure, cette vallée est emblématique des Ardennes. Pas loin de quatorze sites naturels, huit points de vue et trois sites légendaires se trouvent dans cette vallée unique. Pas étonnant donc que les touristes s'y pressent en grand nombre. Ainsi, l'office de tourisme des boucles de Meuse et de Semoy, basée à Monthermé, a déjà accueilli plus de 1.300 touristes en juillet.

4 - LE PARC ARGONE DECOUVERTE

Anciennement Nocturnia, c'est un lieu unique en son genre, situé entre Vouziers et Grandpré. Il rassemble chaque année 35.000 visiteurs. C'est un parc animalier de loisirs, où l'on peut voir seize loups, un village de vieux métiers, des animaux nocturnes. On peut aussi accéder à des hamacs dans les arbres et à des trampolines.

AISNE

1 – LA CAYERNE du DRAGON

En 2014, la première année du Centenaire a confirmé, au Chemin des Dames, l'intérêt des visiteurs pour l'histoire de la Grande Guerre. L'an passé, 72.238 visiteurs ont été enregistrés à la Caverne du Dragon - musée du Chemin des Dames, dont 1.300 visiteurs lors des Journées du patrimoine. lI faut y ajouter les 5.000 personnes venues découvrir l'exposition temporaire gratuite et les 10.614 participants à l'une des 250 visites en extérieur proposées par le musée.

2 - LE FAMILISTEREE de GUISE

À Guise, le Familistère est le lieu emblématique d'une utopie réalisée à travers un patrimoine social et monumental d'exception. Ce Palais social fut construit au milieu du XIX° siècle par l'industriel Jean-Baptiste André Godin. Depuis 2.000, le projet Utopia a consisté à donner à ce lieu une ambition culturelle, touristique, économique et sociale. L'an passé, 62.793 visiteurs l'ont découvert. Depuis janvier, la fréquentation serait à la hausse d'un millier de personnes.

3 - L’ABBAYE SAINT-JEAN-DES-VIGNES à SOISSONS

De l'abbaye, il ne reste que la façade. Emblématique de Soissons, cet édifice de style gothique du XI° siècle a accueilli des moines. Au XIX° siècle, l'église fut débitée pour construire les, maisons de Soissons. Le site accueille aujourd'hui le service du patrimoine de la Ville et depuis peu un centre de conservation et d'études archéologiques. Le site accueillait en 2013 près de 40.000 visiteurs.

4 - LE MUSÉE JEAN de la FONTAINE à CHATEAU-THIERY

Toutes les collections s'articulent autour de la Fontaine et de son œuvre. Une pluralité de lecture des fables est offerte au public grâce à la présentation de dessins, gravures, peintures ou objets d'art les illustrant. Des visites guidées d'une heure sont proposées au tarif de 5,30 euros par personne. Le musée a reçu 14.172 visiteurs en 2014.

Les REPERES

DES PETITES CITÉS DE CARACTÈRE

*.-  La Champagne-Ardenne a l'authenticité et la diversité du choisi de développer un réseau patrimoine des petites communes.de « Petites cités de caractère »

*.- Elle concerne Rocroi, dans les Cette marque nationale a pour Ardennes, et Sainte-Ménehould, vocation de mettre en valeur

Le CHIFFRE 450

*.- La Champagne et les Ardennes à vélo proposent un réseau de plus de 450 km de voie verte.

 LA PHRASE

*.-« La France est en tête des destinations, mais pour l'accueil, ce n'est pas toujours  extraordinaire.»

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères.

Extrait de l'union du 11/08/2015

    

     

 Répertoire  

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les chemins de Compostelle

Des centaines de randonneurs français, et étrangers traversent chaque année la région vers Saint-Jacques-de-Compostelle. A Lalobbe, dans les Ardennes, les Néerlandais sont rois


Joop Brands, avant d'arriver chez ses compatriotes à Lalobbe :«Je marche pour me vider la tête. » Aurélien Laudy

Ce n'est plus une passion. C'est un rush. L'engouement pour les chemins de Compostelle se répand aujourd'hui bien au-delà des frontières européennes. En 1982, quelques centaines de pèlerins avaient fait « tamponner » leur crédentiale dans la cathédrale de Santiago de Compostela. Ils étaient 150.000 vingt ans plus tard et sont près de 270.000 aujourd'hui, dont un petit millier passe chaque année par notre région. Les dénombrer avec précision est aussi difficile que de suivre ces marcheurs-là à la trace, tant ils aiment à circuler en solitaire et loin des routes à haute fréquentation

À Lalobbe, près de Signy-l'Abbaye, le Néerlandais Joop Brands a posé son sac à dos, mercredi soir, chez Karine et Antoine Rolvink, deux compatriotes qui ont ici une résidence secondaire. Sur la porte, la coquille de Saint-Jacques signale qu'on est ici en terrain d'accueil. Brands est parti de Boxtel, dans le nord des Pays-Bas, le 7 juillet dernier. Au terme de 2.700 km, il compte rallier Compostelle fin octobre ou début novembre, après trois mois et demi d'une marche inlassable à raison de 25 à 30 kilomètres par jour.

La randonnée au long cours n'a plus de secret pour ce cadre d'entreprise de 52 ans qui a déjà parcouru le Népal ou la Patagonie et marche toujours seul. Son épouse n'aime « pas tellement » randonner sur de longues distances, sourit-il. Et de toute façon, Joop dit qu'en marchant en solitaire, « il est en meilleure compagnie »! Quant à ses motivations, elles ressemblent à celles de ces milliers de pèlerins qui bravent la chaleur, les intempéries et les ampoules au pied en quête d'on ne sait quel graal intérieur.  « Je veux faire le silence, me reposer le cerveau, me vider de mes soucis et ne penser à rien, y  compris aux lieux où je vais manger ou passer la nuit », explique-t-il. Dans son cas, la quête religieuse et spirituelle est aussi un aiguillon assumé : « Je veux retrouver la qualité d'une relation personnelle à Dieu. »

Pour accompagner sa marche, six à sept heures par jour, il dit qu'il « chante des mantras à tue-tête ». La veille au soir. il était à Aubigny-les-Pothées. Il est (théoriquement) arrivé à Reims hier soir, avant de prendre la route de Vézelay, Dans son sac de 13 kilos, le quinquagénaire transporte, outre ses vêtements, cinq guides qui lui permettent d'improviser ses haltes nocturnes. Il ne se sépare pas non plus de sa tablette numérique qui lui permet, non de garder le contact avec les siens ou son entreprise, mais d'écouter de la musique !

« La gratuité n'est pas un principe »

Avant de débarquer à Lalobbe, mercredi. il a appelé Antoine et Karine la veille. Le couple, des marcheurs aguerris eux aussi, accueille une douzaine de pèlerins de Compostelle chaque année. Leur (bonne) adresse est désormais connue des aficionados bataves gui se repassent le plan de bouche-à-oreille. Pour 21 euros le lit et 7 euros le petit-déjeuner, l'accueil. il est vrai, est chaleureux et abordable. « II y a parfois des riches qui ne veulent rien débourser mais la gratuité n'est pas un principe », sourit Antoine dont la seule ambition est d'offrir à ses hôtes de passage le confort d'une halte « amicale et réparatrice ».

C'est en général la principale motivation des « hébergeurs », telle Hélène, de Villers-Franqueux près de Reims, qui dit accueillir « beaucoup de Français et d'Anglais ». Récemment, elle a offert le gîte à une jeune lituanienne qu'elle avait « récupérée, complètement épuisée, sur le bord d'une route ». Hélène qui a marché, du Mont-Saint-Michel à Saint-Guilhem-le-Désert, sur tous les chemins spirituels de France et de Navarre, sait ce que le mot « fatigue » signifie. « Et c'est l'occasion d'échanger nos expériences ... »

Emprunter Via Campaniensis, l'itinéraire bis...


Daniel Guy : "Quand on marche, la spiritualité passe par les pieds." G.G

Via Campaniensis (en bon français, la voie champenoise) est née en 2013 de la volonté d'un homme et d'une association. Président de « Randonneurs et pèlerins 51 » (170 adhérents), le Rémois Daniel Guy a travaillé pendant quatre ans pour tracer et baliser l'itinéraire charnpardennais du mythique chemin. « Il existait, certes, le GR654, mais ce chemin zigzague dans la campagne, traverse la morne plaine champenoise entre Reims et Troyes, oblige souvent à emprunter des routes dangereuses. » Désormais validé par la carte IGN de Compostelle, Via Campaniensis s'étire sur 393 km de Rocroi à Vézelay, en Bourgogne. Chaque année, l'association actualise le guide consacré à cette sorte d'itinéraire bis, agrémenté d'une liste des bonnes adresses, hôtels, gîtes ou logements chez l'habitant. « Aucun n'est gratuit. Participer aux frais me semble la moindre des choses quand on est hébergé », estime Daniel, randonneur aguerri de 78 ans. En tout ou partie, il a emprunté à quatre reprises les chemins de Compostelle avec Marie-Odile, son épouse. le couple a aussi marché sur le Chemin des Cathares ou la route Stevenson. « Il n'est pas nécessaire de croire en Dieu pour marcher sur la Compostelle . L’important ce n'est même pas d'arriver, c'est ce qui se passe en cours de route », estime le retraité qui insiste sur le caractère laïque de son association.

• Pour infonnatioos : www.randonneur-pelerins.com

Les REPERES

QUATRE VOIES DEPUIS LA FRANCE

*.- La France compte quatre voies historiques vers Compostelle au départ du Puy-en-Velay, d’Arles, de Vézelay et de Tours.

*.- Un autre chemin célèbre traverse, la région, la voie Francigena, qui relie Canterbury à Rome et croise le Compostelle à Reims.

*.- Le CHIFFRE 270.000

C’est le nombre de randonneurs qui arrivent chaque année à Compostelle.

*.- LA PHRASE

« Il n'y a pas un, mais des chemins vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Comme il y a plusieurs motivations, y compris chez les athées. A chacun son chemin. »

Daniel, président de l’association « Randonneurs et Pélerins 51 »

Gilles 6RANDPIERRE

Extraits de l' union du 26/07/2015

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Touristes étrangers, on vous aime 

 Alors que la saison 2015 bat son plein les dernières statistiques montrent que le nombre de touristes étrangers a progressé dans nos régions, l'an passé.

 
La cathédrale de Reims reste le monument le plus visité de la région par les touristes.

L'heure n'est évidemment pas .au bilan de lasaison touristique 2015. Mais si elle confirme celle ,de l'année dernière, on devrait voir davantage de touristes étrangers dans nos régions. C'est en effet ce qui ressort des enquêtes qui viennent d'être publiées sur l'année touristique 2014 en Champagne-Ardenne 'et Picardie. Car, si globalement les touristes français ont été moins nombreux à fréquenter les hôtels de nos régions (-0,8 % en Champagne-Ardenne et -2 % en Picardie), les étrangers, eux, ont apprécié le gîte (+3 % en Picardie et + 4,8 % en Champagne-Ardenne). Nul doute que les célébrations autour du centenaire de la Première Guerre mondiale ont dû en attirer quelques-uns.

Le trio de tête chez les hôteliers est toujours campos' de touristes venus de la Grande-Bretagne, puis de Belgique et d'Allemagne. Si, en Picardie, les Anglais fréquentent un peu moins les hôtels (-3 %), les  Belges et Allemands, eux, sont de plus eh plus nombreux (+2 et +3%).

En Champagne-Ardenne, la progression est, en revanche, valable pour les trois. «Amorcé en 2013, le retour de la clientèle étrangère dans les hôtels de la région se confirme », indique Patricia Bouny de l'Insee et Séverine Portet de Champagne-Ardenne tourisme. « l' augmentation de la clientèle étrangère concerne les nationalités habituellement les plus présentes dans la région. Les Britanniques, à l'origine d'un tiers des nuitées étrangères, confortent leur première place de la clientèle européenne avec une croissance de 1.5% de leur fréquentation. La présence des Belges et des A(lemands est en très forte progression (respectivement +n,7%et +9,6 %par rapport à 2013). En revanch'e,les clientèles extra-européennes qui assurent 9,0% des nuitées étrangères reculent, notamment les Américains du Nord (-1,6% de nuitées en 2014). De même, les Néerlandais sont venus moins nombreux (-6,3 % de nuitées en 2014), pour la troisième année consécutive.» Des touristes Néerlandais qui se sont peut-être décalés de Champagne-Ardenne vers la Picardie voisine puisque, dans la région, la clientèle des Pays-Bas progresse de 11 %dans les hôtels.

À noter que ces mêmes touristes hollandais, grands amateurs de camping, ont un peu déserté la région avec leurs tentes l'année dernière (-6,4 % an Champagne-Ardenne et -2 % en Picardie). Espérons que la météo sera plus clémente sur cette saison car, rien qu'en Champagne-Ardenne, la baisse de fréquentations des campeurs hollandais aura représenté près de 13 000 nuitées de moins dans les campings.

A SAVOIR

En Champagne-Ardenne. un touriste dépense en moyenne 79,5 euros par nuitée et par personne. C'est· dans la Marne que la dépense est la plus importante avec 108.6 € et dans les Ardennes qu'elle est la plus faible (39,8 €). L'impact économique du tourisme est évalué à 1.36 milliard d'euros. le tourisme représentant 4 % du PIB régional.

 •  En Picardie. Les retombées économiques du tourisme sont estimées. secteurs marchand et non-marchand compris à près de 2.8 milliards euros pour 23 700 emplois liés au tourisme.

  Extrait de l'union du 12/07/2015

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le tourisme promis à un bel avenir 

Quand le tourisme français ne progresse que de 3 % depuis 2008, celui de la Marne enregistre un développement de 8 %. C'est l'un des départements « qui s'en sort le mieux ».

 img5.gif
Les dossiers en cours autour de la Champagne sont de formidables atouts pour le  tourisme.
Archives Aurélien Laudy

On n'a pas fini de parler de la destination Champagne. D'abord parce que ses paysages, comme tout le monde s'y prépare, pourraient, dès le 5 juillet prochain, intégrer le patrimoine mondial de l'Unesco. Mais aussi parce qu'elfe figure dans la liste des 21 contrats nationaux qui font l'objet d'un soutien gouvernemental. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et en charge du tourisme, devrait d'ailleurs tous les parapher la semaine prochaine au Quai d'Orsay. Ces 21 contrats sont autant de marques fortes (comme les Vosges, l'impressionnisme, etc.) sur lesquelles la France veut s'appuyer à l'international pour développer son industrie touristique. Le but : passer de 85 millions.de visiteurs actuellement reçus à 100 millions en 2020.

img4.gif

« Aqence de développement touristique de la Marne »

« Paris ne pourra pas seule attirer les 15 millions de touristes supplémentaires. C'est pour cela que l'État a lancé ces contrats de destination » indique Philippe Harant, directeur du Comité départemental du tourisme de la marne, qui tenait hier son assemblée générale à Châlons-en-Champagne, sous la présidence de Christian Bruyen, conseiller départemental, et maire de Dormans (divers droite). On ne dit d'ailleurs plus CDT mais ADT pour « agence de développement touristique de la Marne selon les nouveaux statuts destinés à porter les ambitions de cet organisme soucieux de continuer sur sa lancée et bien sûr â faire mieux encore. «Nous sommes l'un des départements qui s'en sortent le mieux puisque, depuis le début de la crise en 2008, notre tourisme enregistre une progression de 8% contre 3% en France et 5% en Champagne-Ardenne », se félicite. Christian  Bruyen. S'il entrevoit des « perspectives réjouissantes«  J, il milite pour la multiplication des partenariats (comme pour des opérations publicitaires cofinancées avec l'Aube et la Haute-Marne, l'accueil de nouveaux acteurs au sein de la Maison du tourisme), .et pour que le tourisme s'affranchisse des frontières administratives. »

Le meilleur exemple restant la promotion autour de la destination « champagne » qui fédère des opérateurs dépendants des trois grandes régions et pour laquelle  les décisions sont prises de façon collégiale, sans chef de file ». Si la Marne s'investit fortement sur le créneau des villes et villages fleuris - elle s'enorgueillit d'être le premier département de France et espère qu'Épernay deviendra la 11° commune quatre fleurs après la visite du jury national en juillet, l'ADT mise sur des secteurs porteurs que sont particulièrement l'œnotourisme et le tourisme de mémoire. Et le fait savoir. Des campagnes de promotion ont ainsi été déclinées tous azimuts l'an passé avec, par exemple, la diffusion d'un film dans les avions d'Air France qu'ont pu voir huit millions de passagers, avec un film télé sur BFM (120 passages), des sites internet, des affichages dans le métro parisien (760 panneaux), sur les taxis de Londres, dans la presse belge, par l'organisation de salons, etc.

On notera par ailleurs, selon les derniers chiffres de l'Insee, que le nombre des nuitées a progressé de 1,4 % dans les hôtels et de 6,5 % dans les campings de la Marne l'an passé. Des évolutions supérieures à la moyenne régionale, qui sont respectivement de 0,7% et -3,4 %.

Jean-Michel FRANÇDI5

 Extrait de l'union du 10/06/2015

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 OFFICE de TOURISME


La Presse

 

 2015

Office de tourisme : en route vers une nouvelle dynamique
Le nouvel office de tourisme ouvre ses portes ce samedi
Le grand bond en avant ?
Suivons le guide, mais aussi le greeter
Une promenade en audioguide dans les rues de Reims
2014
Philippe Verger, le nouveau directeur de l'office de tourisme de Reims a de l'ambition
Philippe Verger : « Le tourisme doit devenir un moteur de l’attractivité territoriale »
« L'agglomération de Reims doit être présente sur la scène internationale.»

2013

Reims fait sa révolution numérique
Un plan d'actions en 19 actes
- L'office prépare sa (petite) révolution

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Office de tourisme : en route vers une nouvelle dynamique 

Installé dans le cœur de Reims, au pied de la cathédrale, le nouvel Office de tourisme a ouvert ses portes le 13novembre dernier. Un nouvel espace fonctionnel, moderne et adapté, véritable vitrine d’une métropole toujours plus attractive


Catherine Vautrin, députée-présidente de Reims Métropole et présidente de l’Office de tourisme de l’agglomération de Reims : « Reims intéresse, c’est de plus en plus évident aujourd’hui. »

Avec près d’un million de nuitées enregistrées en 2014 (973 820 précisément, d’après les chiffres de l’Insee, dont 674567 françaises), le tourisme est un secteur qui compte dans le bassin rémois. Des données qui illustrent l’intérêt suscité par la cité des Sacres et son agglomération chez les touristes, qu’ils viennent de France ou d’ailleurs. Afin de les accueillir et les informer comme il se doit, la collectivité, qui a signé le 25 juin dernier un contrat de destination avec l’Etat (une charte prévoyant notamment toute une série d’actions et l’émergence d’une marque territoriale), s’est donc dotée d’un nouvel outil pleinement adapté au besoin, installé au 6, rue Rockfeller. Un nouveau lieu qui, pour la députéeprésidente de Reims Métropole, Catherine Vautrin, « correspond à notre volonté de rendre ce territoire attractif ».

« L’un des cinq meilleurs offices de FRANCE »

D’une surface totale de 1400 m2, dont 250m2 réservés à l’accueil des touristes (comprenant notamment une boutique de souvenirs de 80m2), le nouvel Office de tourisme a fière allure, à l’angle des rues Rockfeller et Chanzy, face à la médiathèque Falala, au pied de Notre Dame et à deux pas du musée des Beaux-arts. « Nous avons fait l’acquisition du site pour 2,5 millions d’euros, ce à quoi il faut ajouter 1,8 million d’euros HT de travaux, entièrement financé par l’Office », détaille Philippe Verger, le directeur de la structure qui emploie 36 personnes. Pour ce dernier, « la vocation d’un Office de tourisme, c’est avant tout de renseigner les visiteurs, grâce à un personnel qualifié dont nous disposons, mais aussi au travers d’outils numériques accessibles à tous. La modernité, c’est aussi aller au-devant des touristes, d’où l’apparition des gyropodes. Avec cet équipement, qui est objectivement l’un des cinq meilleurs Offices de France, nous allons pouvoir monter en gamme et faire savoir que le territoire de Reims et Reims Métropole est un territoire premium. »

« Vivre une expérience unique »

Qu’il soit « marchand » (dormant dans un hôtel) ou « non marchand » (séjournant en famille, chez des amis, ou faisant l’aller-retour sur la journée), chaque touriste a un profil différent. « L’objectif, c’est qu’il soit sûr, en venant à Reims, de vivre une expérience unique. Pour cela, il faut lier le produit et le territoire », précise Philippe Verger. « C’est tout le sens de la stratégie de marketing territoriale que nous mettons en place », poursuit Catherine Vautrin, rappelant ainsi l’idée des « packages » touristiques amenés à être développés (sportif, patrimoine, culturel…).»

Réinventer, créer des synergies entre les différents acteurs du tourisme, optimiser les compétences… avec 3 à 3,5 millions de visiteurs potentiels par an, le nouvel Office de tourisme se présente aujourd’hui comme l’élément clé pour développer un territoire qui ne demande qu’à rayonner.


7e édition de la manifestation Destination Vignobles, prévue en 2016, se déroulera à Reims! La candidature portée par Reims Métropole et le Comité régional du tourisme de Champagne-Ardenne a été retenue par Atout France. L’événement, destiné avant tout à promouvoir la « France des vins et spiritueux » auprès des acteurs internationaux du tourisme viti et vinicole, sera l’opportunité pour ces derniers de découvrir la cité des Sacres et la destination Champagne avec, en particulier, les Coteaux, Maisons et Caves de Champagne inscrits depuis juillet au Patrimoine mondial de l’Unesco.


© Reims Métropole/A. Henniaux - © Reims Métropole/J. Driol

A. H

Extrait de l'union du 13/11/2015

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le nouvel office de tourisme ouvre ses portes ce samedi

Investissement de 4,3 millions d’euros, un nouvel office de tourisme plus spacieux et plus moderne va accueillir ses premiers estivants ce samedi, rue Rockefeller.


Un espace d’accueil très spacieux attend le visiteur avec un film à la gloire de Reims sur grand écran.

LES FAIT5

•.- En 2D13, l'ancienne municipalité prend en location le sous-sol et la rez-de-chaussée de cette ancienne galerie (rue Rockefeller) en vue d'y transférer l'office de tourisme. Des études montrent qu'il faudra renforcer les-structuras.

•.- En juillet 2014, Reims Métropole fait jouer son droit de préemption pour le premier , étage, mais il n'y a pas d'accord trouvé avec la propriétaire.

•.- Finalement, le sous-sol et le rez-de-chaussée sont à vendre, l'achat est réalisée pour 2,5 millions, auxquels il faut ajouter 1,8 million.

Si l'inauguration est programmée ce vendredi, l'ouverture au public aura lieu samedi. Le nouvel office de tourisme prend ses quartiers rue Rockfellet. Un nouvel outil à la hauteur de l'ambition de l'Agglo et de la Ville d'attirer des visiteurs supplémentaires. En outre, ces locaux sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, ce qui n'était pas le cas pour l'ancien office, rue Guillaume-de-Machault.

Ici, tout est évidemment plus moderne. L'espace destiné au public s'étend sur 250 m², La boutique, à elle seule, occupe 80 m², permettant d'offrir, une large gamme d'objets souvenirs, avec même un « corner » Stade de Reims. Rien à voir cependant avec la boutique qu'ouvrira le club près du théâtre. L'espace d'accueil est vaste, avec un écran géant qui distille un film à la gloire de Reims et de son terroir : le film commence par un bouchon de champagne qui sauté et vient montrer où se situe la ville sur une carte mondiale. A découvrir. D'autres écrans habillent le reste des murs, avec de thématiques précisent. Il y a aussi des tablettes connectées. « On est entré dans le 21° siècle, sachant qu'il n'étaient même pas sur les réseaux sociaux. On est bien décidé à vendre la marque Reims, un nom connu dans 'le monde entier, comme le champagne », a expliqué Catherine Vautrin, présidente de Reims Métropole.

Les locaux, 1400 mètres carrés au total, avec les bureaux, la salle de réunion ... ont été acquis par l'office de tourisme, de même qu'il a pris en charge les travaux à hauteur d' 1,S million d'euros.

L’Office reçoit des subventions de Reims Métropole, mais perçoit aussi la taxe de séjour. Chaque année, le nombre de visiteurs sur Reims est estimé à hauteur de 3 à 3,5 millions.  « L'ambition c'est de ré pondre aux demandes des touristes, de les faire rester plus longtemps, de développer des packages... Nous avons pour cela des atouts formidables que vous connaissez, comme la double reconnaissance de l'Unesco, l'Art Déco, la gastronomie ... Mais cela ne suffit pas, il faut faire connaître, d'où la campagne dans le métro notamment. »

Reims veut rayonner en France et à l'international. Pour l'instant, les touristes sont à 60 % des étrangers et à 40 % des Français,

•. L'hiver (jusqu'au 20 mars l’office est ouvert tous les jours (sauf 25 décembre et le 1er janvier) de 10h à 18 heures.

 Une boutique de 80 m² avec un coin SDR


Une boutique avec un coin Stade de Reims. Christian Lantenols

La boutique va permettre d'offrir un éventail d'objets souvenirs beaucoup plus large qu'avant avec des livres, des produits locaux et même un coin spécial Stade de Reims. Le souhait c'est de réaliser un chiffre d'affaires de 150000 euros en 2016; en attirant 400000 personnes soit la moitié des visiteurs annuels de la cathédrale. ,L'office mise notamment sur la médaille souvenir à 2 € avec la cathédrale ou l'ange au sourire.

Yann Le Blévec

Extrait de l'union du 13/11/2015

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 


 Une promenade en audioguide dans les rues de Reims

L’office de tourisme loue des audioguides pour visiter des musées ou la ville en toute autonomie. Nous avons testé le circuit « Reims Découverte ».

 
La cathédrale est un lieu inoentoumable de la visite audioguidée

Après enregistrement de l'audioguide à l'Office de tourisme, le circuit «Reims Découverte» peut commencer. D'une durée d'environ 1 h 30 à 2 heures, en toute autonomie, la personne peut se balader, à son rythme, tout en suivant la carre fournie. Facile d'utilisation, l'audioguide explique à chaque point de la carte, ce que l'on a sous les yeux. Courtes mais efficaces, les informations données varient : dates clés, architecture, dimension ou encore histoire du bâtiment. Cependant, la proximité des routes et le nombre de travaux sur le circuit, font que l'usager doit faire encore plus attention quand il observe et écoute attentivement l'audioguide. Un accident est vite arrivé!

La cathédrale, le palais du Tau, la bibliothèque Carnegie, l'hôtel de ville deviennent des lieux incontournables. Mais qui aurait pensé que le cimetière du Nord ferait lui aussi partie du circuit? Eneffet, il s'agit du plus ancien cimetière de Reims. Il recouvre de nombreuses chapelles et monuments à l'architecture intéressante. L'audioguide propose donc aux curieux de se promener dans les allées afin de les observer.

Place Royale, place du Forum, le musée de la Reddition, le cours Jean-Baptiste-Langlet, l'architecture et l'histoire de Reims passent au peigne fin. Même les hautes promenades y ont droit, comme son interdiction de se promener en robe de chambre au XVIII° siècle ou encore son mémorial  aux martyrs de la Résistance et de la Déportation, inauguré le 8 mai 1955, pour l'anniversaire des 10ans de la victoire de la guerre.

Le tour s'achève par le quartier des banques, et ses statues mythologiques, tout en traversant la porte et la place du Chapitre de la cathédrale pour rejoindre l'office de tourisme. Le tout est intéressant et enrichissant.

Le matériel, devenant de plus en plus obsolète, l'office de tourisme décide de remplacer, au fur et à mesure, les audioguides par des tablettes interactives, de Quoi réjouir les prochains utilisateurs.

Capucine LANTEN€OIS

Location d'audioguides  à partir de 6€. Plus de renseignements à l’Office de Tourisme.

 Extrait de l'union du 25 Juillet 2015

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 « L'agglomération de Reims doit être présente sur la scène internationale.»

Philippe Verger a quitté Toulouse pour prendre la direction de l'office de tourisme de Reims. II fourmille déjà d'idées pour faire du territoire une destination phare.

 
Philippe Verger, qui a pris ses fonctions le 1er avril dernier, veut donner de
l’impulsion au marché du tourisme. Remi Wafflar
t

 L’ESSENTIEL

•  Originaire de Ulle. Philippe Verger a pris la direction de l'office de tourisme de l'agglomération de Reims le 1" avril dernier.

•  C'est Catherine Vautrin qui assure la présidence de l'office de tourisme.

•  295 807 visileûrs ont été accueillis dans les bureaux d'accueil de l'office de tourisme en 2014.

•  3149 chambres sont disponibles dans l'agglomération.

•  1.030.477 nuitées ont été enregistrées en hôtellerie en 2014

Reims reste une belle endormie, manque de charme et d'attractivité ... Philippe Verger balaie d'un revers de la main ces accusations qu'il juge infondées. « De toute façon, j'ai déjà entendu ce genre de critiques pour d'autres villes comme Bordeaux. Certaines personnes aiment se flageller ou cultiver le négatif ». Le nouveau directeur de l'Office de tourisme de l'agglomération de Reims ne pense que du bien de la cité des sacres. « Ma première impression est très positive. Il y a ici une belle impulsion et le secteur offre un vrai potentiel », s'enthousiasme-t-il. Philippe Verger, qui a pris ses fonctions au début du mois, a déjà une longue expérience dans le secteur du tourisme. Avant de poser ses valises à Reims, il dirigeait l'office de tourisme de Toulouse. Auparavant, il a travaillé pour des parcs à thèmes dont la Cité de l'Espace.

«On ne peut plus travailler Comme avant »

Ce Lillois d'origine, dont la stature en impose, semble très en pointe en matière de marketing et de relations commerciales. Pour lui, l'heure des syndicats d'initiative est bien révolue et la seule distribution d'informations' et de prospectus dans les offices de tourisme ne suffit évidemment pas. « On ne peut plus travailler comme il y a une dizaine d'années. La concurrence et la compétitivité se sont accrues. Dans le milieu du tourisme  comme ailleurs, le combat doit être permanent car les clients zappent sans cesse », affirme cet homme énergique. Philippe Verger en est convaincu : Reims et son agglomération doivent être présentes sur la scène internationale. « Pour les étrangers la France se résume le plus souvent aux régions Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Or, nous avons tous les atouts pour les faire venir ici », avance-t-il, énumérant pêle-mêle la proximité de Paris et de l'aéroport de Roissy, la liaison TGV, la richesse patrimoniale et historique de la cité des sacres qui abrite trois sites inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco, un cadre 'urbain « qui respire », des centres universitaires et de formation qui « attirent de plus en plus d'étudiants ». Sans' oublier, bien sûr, la luxueuse locomotive : l'incontournable et très envié champagne. Reste à tout mettre en œuvre pour mieux faire connaître le territoire et bannir « l'autosuffisance avec la marque champagne, un syndrome franco-français », Pour se faire, le nouveau' directeur de l'office de tourisme mise sur un « élan collectif » et souhaite mobiliser toutes les collectivités de l'agglomération, dans le domaine culturel, sportif, économique ou patrimonial. « Nous devons mener une démarche commerciale affinitaire, miser sur l' hyper segmentation », martèle-t-il. En 'clair, il veut proposer aux touristes des séjours clé en main et sur-mesure, adaptés à leur profil et à leurs attentes.

Créer un gros événement pour «générer de l’image »

Faire connaître Reims à l'international, et attirer un maximum de touristes, passe selon lui par la création d'un événement fort. Philippe Verger prend l'exemple de la fête des lumières à Lyon ou de l'armada de Rouen qui font rayonner les villes bien au-delà de leurs frontières régionales et « génèrent de l'image ».. Il rêve déjà d'un rassemblement populaire, pourquoi pas sur le thème du champagne, qui rassemblerait un million de personnes à Reims pendant quelques jours ... « Mieux vaut éviter de multiplier les manifestations car le saupoudrage provoque un éclatement des budgets. Un gros rendez-vous, bien pensé et bien réalisé, a davantage d'impact et de retombées », insiste-t-il. L'ancien Toulousain veut aussi augmenter de 30 % la fréquentation du public à l'office de tourisme. «Même si le bâtiment devant la cathédrale a du charme, les conditions d'accueil sont délirantes. L'espace est beaucoup trop petit, pas du tout adapté aux 300000 visiteurs par an ! Le déménagement dans les nouveaux locaux est donc très attendu. »

L'ancien champion de France de rugby  en 1996 avec le Stade de France, ne manque visiblement pas d'ambition pour Reims. Il compte faire les yeux doux à la presse internationale grâce à des actions «bien ciblées », travailler main dans la main avec les comités départemental et régional du tourisme, et mieux analyser les données chiffrées. Président du club (c1uster) «Tourisme en ville» d'Atout France, Philippe Verger planche d'ailleurs sur la création d'un Observatoire national du tourisme urbain. Ça ne lui déplairait pas que ce dernier soit 'basé à Reims.

Valérie Coulet

 Extrait de l'union du 23/04/2015

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Philippe Verger :

« Le tourisme doit devenir un moteur de l’attractivité territoriale »

Son parcours en témoigne, le nouveau directeur général de l’Office de tourisme de l’agglomération de Reims est assurément une pointure dans son domaine. Sa feuille de route, tracée par Catherine Vautrin, présidente de l’Office de tourisme de l’agglomération de Reims est claire : développer l’activité touristique à l’échelon de la métropole, et faire de notre territoire une destination compétitive au niveau international. Rencontre…

Philippe Verger :

PHILIPPE VERGER
EN 9 DATES

1964 naissance à Boulogne-Billancourt

1989 DESS « Gestion de projets »

1990 doctorat en Histoire

1991 à 1997 directeur marketing et commercial du château d’Auvers-sur-Oise

1996 champion de France de rugby avec le Stade Français

1997 à 2004 directeur marketing et commercial de la Cité de l’espace

1999 naissance de ses jumeaux

2004 à 2015 directeur général de l’Office de tourisme de Toulouse

2010 à nos jours président du cluster « Tourisme en ville » d’Atout France

INTERVIEW

Vous abandonnez le soleil du Sud-Ouest. Quelles ont été vos principales réalisations à la tête de l’Office de tourisme de Toulouse ?

L’Office de tourisme de Toulouse s’est imposé au fil des années comme un acteur majeur de l’attractivité territoriale. Et ce, notamment, grâce à une dynamique entrepreneuriale impulsée dès 2004, visant à sensibiliser les équipes en interne à la nécessité d’adopter une posture plus commerciale. Par ailleurs, de nombreux projets structurants ont été réalisés : lancement d’un schéma prospectif de l’activité hôtelière et para hôtelière, avec la création d’un observatoire hôtelier ; lancement de la marque « SO Toulouse » et développement d’un réseau d’ambassadeurs ; création et coordination d’événements… Enfin, la fédération réussie des acteurs publics et privés a été déterminante pour la mise en oeuvre d’une dynamique collective dans la conduite des projets.

Pourquoi avoir choisi l’agglomération rémoise comme le point d’ancrage de votre nouveau défi professionnel ?

D’une part, le Pays rémois offre des atouts touristiques considérables. Et d’autre part, le tourisme est soutenu par une ambition politique forte, avec un projet global extrêmement stimulant porté avec conviction par Catherine Vautrin, présidente de l’Office de tourisme de l’agglomération de Reims.

Quels atouts ou quelles faiblesses éventuelles avezvous d’ores et déjà identifié s’agissant de notre territoire ?

Je viens à peine de poser mes valises, j’ai besoin de respirer la ville, et de rencontrer l’ensemble des acteurs pour me construire ma propre vision. Ceci dit, plusieurs points forts apparaissent comme une évidence : une situation géographique privilégiée (aux portes de la région Paris/Ile de France), une accessibilité incomparable (gares TGV, axes autoroutiers, proximité aéroport Paris-Charles-de-Gaulle), le Champagne comme attribut d’image exceptionnel, un cadre urbain qui respire, des centres universitaires et de formation qui attirent de plus en plus d’étudiants, une offre patrimoniale et culturelle riche (sites Unesco, tourisme de mémoire)… Ces différents atouts permettent de façonner une offre composite attractive mais cela ne suffit pas pour construire une destination reconnue. Le Pays rémois doit afficher une valeur identitaire forte et la mettre en avant. La marque « Champagne », à notoriété mondiale, semble pouvoir être la locomotive,  devenant l’expression de la mise en scène d’un art de vivre spécifiquement rémois. mais cela suppose en conséquence une adaptation de l’offre touristique. Une grande fête autour du Champagne pourrait être le catalyseur de cette notoriété. Les grands évènements sont porteurs de notoriété et de trafic, ils sont aussi générateurs pour les habitants de fierté et d’appartenance au territoire.

Vous évoquiez la nécessité de façonner une véritable démarche commerciale ? Comment allez-vous procéder?

Il s’agit d’opérer une approche hyper segmentée, avec la conception de produits répondant aux attentes des différentes catégories de clientèles. Il faut aussi une adaptation permanente des outils (print et web) pour offrir une perception renouvelée et « vendeuse ». Sans oublier une mise à jour quotidienne de la base de données pour assurer un travail commercial efficace de relance et de suivi. Cette culture commerciale doit être partagée par l’ensemble de l’équipe de l’Office, avec une évaluation opérationnelle systématique des stratégies et des actions à conduire.

Plus précisément, quels types de produits peuvent être mis en marché pour développer les flux touristiques ?

Les propositions touristiques doivent faire émerger une véritable « Destination métropole », et intégrer une dimension composite avec des choses « à voir » (offres patrimoniales et culturelles) et des choses « à vivre » (offres récréatives). Par ailleurs, il convient de valoriser tout à la fois l’environnement urbain et rural. Je pense notamment, par exemple, à ce patrimoine du XXe siècle, magnifiquement représenté par la Cité-jardin rémoise du Chemin Vert, ou encore à la halte nautique de Sillery, un havre de paix en pleine nature, situé au pied de la montagne de Reims. Les produits doivent correspondre aux clientèles urbaines européennes, présenter une certification qualité identifiable, tout en étant bien positionnés dans le rapport qualité/prix. La sélection des offres touristiques doit privilégier la contractualisation avec les acteurs publics et privés. Cette stratégie d’organisation et de qualification de l’offre est une condition sine qua non du développement d’un positionnement compétitif.

Comment faire de Reims une véritable porte d’entrée et vitrine touristique du Champagne ?

Reims s’identifie déjà comme une vitrine touristique du Champagne. L’Office de tourisme ne manque pas de valoriser cette richesse, en proposant notamment des « circuits dégustation » intégrant la visite des maisons de champagne. Au-delà de l’offre à développer (bars à dégustation, hébergements spécialisés…) ou à construire (grand événementiel), une réflexion pourrait être menée sur la création d’un espace mutualisé d’information touristique, au coeur de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Des actions plus simples de street marketing relayées par des vagues de communication sont aussi le moyen de construire une notoriété. mais il ne faut pas occulter le fait que le moteur de toute action, c’est le financement. A l’heure des commémorations du centenaire de la Grande guerre, quelles actions mettre en oeuvre pour positionner

Reims et son territoire comme une destination reconnue du tourisme de mémoire et d’histoire ?

Le tourisme de mémoire est un pan important de l’offre touristique locale, le territoire ayant été marqué par les épisodes de la guerre 14-18, mais également par la signature de la reddition en 1945. Le plan d’actions nécessite un travail préalable concerté avec les associations locales qui soutiennent ces évènements commémoratifs, la production d’itinéraires et de circuits adaptés, la mise en perspective anticipée de ces temps forts sur le site internet de l’Office.

Reims véhicule une image patrimoniale et culturelle traditionnelle. Comment mettre davantage en lumière sa force créative contemporaine (dans les domaines de l’art, de la musique, du design…) ?

Le patrimoine et la culture sont des composantes essentielles de l’offre touristique. mais il est vrai que cela ne suffit pas aujourd’hui à construire une identité. Il y a donc un gros travail à faire pour renforcer la visibilité de l’offre en matière de créativité contemporaine. Plusieurs actions peuvent être menées : la création de produits spécifiques avec des animations ou itinéraires adaptés ; une appropriation incontournable de cette thématique par les habitants au travers d’une communication ciblée…

Et pourquoi ne pas associer le grand événementiel autour du Champagne (dont je vous ai parlé précédemment) avec cette orientation de création contemporaine ? Ce choix de positionnement construirait une image résolument plus moderne et plus effervescente que la combinaison « Champagne » et « Sacres » par exemple.

Au-delà de ce grand événementiel, quelles autres initiatives peuvent être prises pour cultiver l’image d’un territoire touristique moderne et effervescent ?

Il s’agit de multiplier les initiatives innovantes dans l’aménagement ou la transformation du cadre urbain, dans les services offerts aux touristes, dans la programmation événementielle. Voici quelques exemples : développer l’accueil « hors les murs » en allant au-devant des touristes dans l’espace public ; déployer des espaces numériques d’information touristique dans les principaux sites touristiques du territoire ; proposer un pass tourisme avec une technologie sans contact ; créer une signalétique moderne sur l’ensemble du territoire ; créer des itinéraires en centre-ville avec QR Codes, Flashcodes, ou en réalité augmentée ; adapter les équipements pour qu’ils soient plus en phase avec les attentes des publics jeunes et des familles (auberge de jeunesse, hébergement avec activité de bien-être), etc.

L’une des priorités majeures semble être de se doter d’une marque de territoire. Comment allez-vous procéder ?

Le développement d’un marketing de destination touristique efficace détermine de nouveaux enjeux. Il convient de favoriser la structuration et la qualification de l’offre touristique en la rendant plus concurrentielle. Nous devons aussi construire une gouvernance de l’attractivité efficace dans le contexte actuel de développement de la métropole. Il s’agit de mobiliser et de mettre en réelle synergie l’ensemble des communes de l’agglomération, les entreprises et tous les acteurs clefs du territoire. L’objectif premier est d’élaborer une stratégie de marque et de communication partagée, qui séduise toutes les clientèles cibles.

L’Office de tourisme a donc un rôle fédérateur essentiel à jouer…

Effectivement, l’Office doit se positionner comme l’animateur d’un réseau d’acteurs qui se feront les relais du message de la marque du territoire. Je n’imagine pas construire les choses autrement que dans l’échange et dans l’enrichissement mutuel.

S. C.

Candidature Unesco : dernière ligne droite


 
Village d’Ay/Coteaux historiques

Pour rappel, le dossier des « Coteaux, Maisons et Caves de Champagne » a été sélectionné par le gouvernement français pour être présenté, en juillet 2015, au Comité du patrimoine mondial de l’Unesco. C’est en mai prochain que les organisations scientifiques ICOMOS (patrimoine culturel) et UINC (patrimoine naturel), chargées des rapports techniques pour le compte de l’Unesco, rendront un premier avis déterminant sur la qualité de la candidature champenoise, avant le verdict final du Comité à l’été. Une inscription au patrimoine mondial constituerait un atout majeur pour le développement touristique et économique de notre territoire, autant que pour sa protection et sa valorisation à long terme.

 Déménagement programmé
pour l’Office de tourisme

Depuis le 1er janvier 2014, l’Office de tourisme exerce désormais sa compétence sur l’ensemble de l’agglomération rémoise. Une nouvelle ambition qui entraîne quelques évolutions dans le fonctionnement même de la structure. C'est ainsi que courant 2015, l’Office de tourisme de l’agglomération de Reims, fort de ses 38 salariés, sera relocalisé à l’angle des rues Chanzy et Rockefeller (à quelques dizaines de mètres de ses locaux actuels), dans un bâtiment plus visible, plus grand, plus moderne, et plus accessible au public.

 Extrait de RM N° 143 de 04/2015

 

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


  Reims fait sa révolution numérique

Afin de développer l'attractivité touristique du Pays Rémois, et en attendant de de déménager en 2015 dans de nouveaux locaux plus spacieux et accueillants, l'Office de Tourisme de Reims a entamé cette année sa mue numérique.

 
Trois bornes interactives ont été installées dans les
gares de Reims et Champagne-Ardenne TGV, en attendant une 4e près de la cathédrale. (© l'Hebdo du Vendredi)

Le constat est simple selon David Chatillon, vice-président de l'Office de tourisme de Reims : « Reims n'est pas une destination de vacances. Nous devons donc continuer à attirer de nouveaux visiteurs grâce aux outils numériques. » Ainsi, depuis le printemps dernier, l'office de Tourisme de Reims dispose d'un tout nouveau site internet, plus pratique, plus intuitif et plus séduisant, laissant une très large place aux images. C'est la première pierre d'une révolution numérique débutée il y a maintenant trois ans sous la conduite de son directeur Guy Valembois. Si à son arrivée en octobre 2011 il s'est d'abord attelé « à redonner confiance aux personnels et aux professionnels du secteur », il s'est depuis attaqué aux actions de fonds. « Le numérique est rentré dans tous les foyers, nos portables sont devenus intelligents, explique Stéphane Demissy, directeur marketing numérique de l'office. Dans le parcours touristique, 63 % des Français utilisent internet pour préparer leurs voyages. 73 % réservent en ligne. Et une fois à destination, ils restent connectés puisque 20 % utilisent leur smartphone pendant leur séjour. » Fort de ces nouveaux modes de consommation, l'Office a établi une stratégie qui doit permettre de mieux vendre la destination Reims. « Nous devons être vigilants sur la e-réputation de Reims sur les réseaux sociaux, augmenter la durée des séjours et moderniser notre accueil afin de séduire et montrer qu'on vit dans notre temps », indique Stéphane Demissy. Il y a donc eu d'abord le lancement du nouveau site « couleurs champagne » qui s'adapte à tous les écrans. Disponible actuellement en trois langues, le français, l'anglais et l'allemand, il parlera prochainement l'espagnol, l'italien et le japonais. Ensuite, trois bornes interactives ont été installées dans les gares de Reims et Champagne-Ardenne TGV, en attendant une 4e au pied de la cathédrale. Ces bornes permettent aux visiteurs d'obtenir très rapidement toutes les informations sur l'hôtellerie, la restauration ou encore les visites. Dans le même temps, l'application Reims Champagne Tour a été lancée, utilisant la vidéo et la réalité augmentée. La prochaine étape sera le déménagement au sein du nouvel Office en 2015 à l'angle des rues Chanzy et Rockefeller. Si les locaux seront plus spacieux pour les visiteurs, le changement sera aussi dans les outils qui leurs seront proposés. « Les audioguides qui récitent sont devenus obsolètes, explique Guy Valembois. Ils seront bientôt remplacés par des outils numériques, à télécharger ou à louer ». Sept circuits numériques seront ainsi proposés, tandis que 80 tablettes seront disponibles à la location. Cette révolution numérique a évidemment un coût : 450 000 euros supportés principalement par l'agglomération de Reims.

Si Catherine Vautrin, présidente de Reims Métropole et de l'Office de Tourisme, se félicite de cette évolution, elle assure cependant qu'il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin : « Nous avons la chance d'avoir un nom qui est une marque. Aujourd'hui, le Pays Rémois est mis en valeur à travers le centenaire 14/18 et l'année prochaine par le 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Nous devons entamer une réflexion pour parler demain d'autre chose que de la guerre. Nous possédons une palette large : monuments-Unesco, champagne, architecture du XXe siècle, mais aussi une économie spécifique avec la bioraffinerie.A nous de mieux valoriser ces atouts.  »

www.reims-tourisme.com

J.D

 Extrait de l l'hebdo du vendredi du 03/10/2014

 

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


  Un plan d'actions en 19 actes

Les élus de Reims Métropole, des Communautés de Communes Champagne Vesle et Vesle Montagne de Reims, ainsi que l'Office de Tourisme de Reims et les principaux partenaires du tourisme local ont présenté la semaine dernière le Schéma de Développement Touristique du Pays Rémois. Objectif : développer sérieusement cette économie d'ici quatre ans. 


Les futurs locaux de l'Office de tourisme rémois en face de la médiathèque Falala,
anciennement occupés par une agence d'intérim. © l'Hebdo du Vendredi

Les idées et projets sont désormais actés, place au concret maintenant. Et sur ce point, les différents acteurs, publics ou privés, collectivités, office ou partenaires, sont tous d'accord : il faut relancer l'économie touristique dans le bassin rémois. « Bien que représentant moins de 10% du PIB de la ville, le tourisme reste une économie non négligeable et surtout une vitrine pour Reims et sa région », rappelle Guy Valembois, directeur de l'Office de Tourisme. Et sur ce secteur, la cité des Sacres a encore des progrès à faire puisque si les touristes, Français ou étrangers, n'y restent en moyenne pas plus d'une nuit, deux maximum, la donne est toute différente dans d'autres villes de même envergure où le séjour peut s'étaler de trois à sept nuitées. « C'est un facteur à prendre en compte, évidemment. Pour autant, si l'on compare avec Angers, Rouen ou Tours, ces villes sont aussi favorisées sur le plan naturel, à l'image de la proximité de Rouen avec l'océan, poursuit Guy Valembois. Nous, nous devons miser sur une proximité événementielle, à savoir miser sur de grandes manifestations pouvant drainer du public pour faire rayonner la ville. Cela passe par les championnats de France d'athlétisme, l'arrivée du Tour de France en juillet prochain, mais aussi les festivités liés au premier centenaire de la Grande Guerre. » Parmi la vingtaine d'action inscrites au « cahier des charges » figurent le transfert de l'Office de Tourisme de son site actuel dans de nouveaux locaux situés face à la médiathèque, plus accessibles et pour lesquels « un gros investissement sera fait en termes d'accueil numérique », précise Adeline Hazan, maire de Reims. Autre projet majeur à venir, la création d'une offre d'hôtellerie de plein air. Un camping à Reims ?

Cette fois la décision est donc bel et bien actée. « Dans un premier temps on va recevoir des professionnels de ce secteur et leur faire visiter des sites potentiels. Angers, Bordeaux, Amiens, toutes ces villes ont relancé leur offre de camping, c'est un créneau qui fonctionne. » Autre point important à travailler, l'offre de tourisme haut de gamme, « encore insuffisante » selon Guy Valembois. « Actuellement on est sur 750 000 à 800 000 nuitées par an à Reims, soit sur du moyen de gamme, soit sur l'hôtellerie de Prestige comme les Crayères ou l'Assiette Champenoise. Il manque une offre d'hôtellerie de milieu de gamme, qui conviendrait au tourisme d'affaires ». En ce sens, le projet privé Agora (derrière le Boulingrin), dévoilé avant l'été dernier et qui devrait comporter un hôtel quatre étoiles, pourrait justement commencer à répondre à cette demande.

Aymeric Henniaux

www.reims-tourisme.com

 Extrait de l'hebdo du vendredi du 07/11/2013

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'office prépare sa (petite) révolution 

Afin de développer l'attractivité touristique du Pays Rémois, l'office de Tourisme de Reims a, depuis un peu plus d'un an, entamé sa mue avec des projets plein ses cartons, dont celui de déménager dans de nouveaux locaux plus spacieux et plus accueillants.

 
Déménagement dans de nouveaux locaux, créations de services innovants, recherche de synergie, l'Office de tourisme de Reims ne manque pas de projets pour développer l'activité touristique de Reims et de sa région. (© l'Hebdo du Vendredi)

Il y a un peu plus d'an et demi, les associations Office de tourisme de Reims et Destination Reims disparaissaient pour laisser la place à un nouvel organisme directement piloté par la Ville de Reims. Devenu un EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial), l'office de Tourisme de Reims réfléchit depuis à la mise en place d'une véritable stratégie de développement touristique qui doit bien sûr profiter à la cité des sacres, mais aussi plus largement au Pays Rémois, au vignoble, à Epernay, à Gueux ou encore Verzenay. Car le constat est clair, la destination Reims est loin de faire le plein, comme en atteste la durée des séjours des visiteurs qui plafonne à 1,4 nuitée. « Reims possède un potentiel très rare avec un vignoble connu dans le monde entier, un patrimoine historique très riche, fort de ses quatre sites classés au patrimoine mondial de l'UNESCO ou encore de nombreux sites de mémoires liés aux deux guerres mondiales », se félicite Guy Valembois, directeur de l'Office de Tourisme de Reims depuis octobre 2011. Mais pour ce spécialiste du secteur, passé par Quiberon, Gérardmer, Valenciennes ou encore Le Havre, « si l'économie du tourisme est très concurrentielle, son poids est trop faible dans la région par rapport à d'autres vignobles comme la Bourgogne ou le Bordelais ». Dans un premier temps, le directeur a travaillé à redonner confiance aux personnels et aux professionnels du secteur avant de passer véritablement à des actions de fond. « Les mois qui arrivent vont être décisifs car il est temps maintenant de faire des choix stratégiques », insiste-t-il.  Et l'un des plus importants est sans aucun doute le projet de déménagement de l'office. Installé au pied de la cathédrale, le bâtiment classé accueille chaque année environ 180 000 visiteurs. « Ce local n'est plus adapté, assure Guy Valembois. Aujourd'hui, on ne peut renseigner que deux visiteurs à la fois. Nous avons donc besoin d'un espace plus grand et plus moderne afin de mieux les accueillir. » Si on ajoute à ce problème celui de l'absence d'accès pour les personnes à mobilité réduite qui sera obligatoire dans trois ans, on comprend mieux pourquoi ce déménagement devient pressant. Et si rien n'est encore définitif, l'office de Tourisme espère bien s'installer d'ici à l'été 2014 à quelques dizaines de mètres de là, à l'angle des rues Chanzy et Rockefeller, dans des locaux occupés il y a encore quelques mois par une agence d'intérim. 

Mais le directeur général a bien sûr d'autres projets sur le feu, comme par exemple l'installation de bornes interactives devant l'office de tourisme et à la gare, « offrant aux visiteurs des renseignements en temps réels et en plusieurs langues sur l'activité culturelle, les restaurants, les hébergements et les commerces ». Autre sujet très important pour le directeur, celui par exemple du financement de l'office, aujourd'hui presque assuré exclusivement par la Ville de Reims. Guy Valembois préconise donc, outre des partenariats et des synergies accrues avec d'autres communes, le passage de la compétence tourisme de la ville à l'agglomération. « Cette activité dépasse largement les frontières de Reims. Et pour être le plus efficace possible, elle doit être partagée avec le plus grand nombre. » La maire de Reims a d'ailleurs entre les mains le schéma stratégique proposé par Guy Valembois et son équipe et sur lequel elle doit se prononcer très prochainement. 

En attendant, l'Office de tourisme ne se croise pas les bras, bien au contraire. Des changements ont déjà eu lieu, particulièrement en direction des services proposés aux visiteurs. Ainsi, depuis avril, l'Open Tour a repris du service en offrant davantage de possibilités à ses voyageurs. Plusieurs circuits thématiques sont proposés au coeur de Reims et à travers le vignoble, dont celui baptisé « Mémoire », comprenant les visites du Fort de la Pompelle et du Centre d'Interprétation de Suippes. Cette thématique du tourisme de Mémoires est d'ailleurs l'autre grand chantier sur lequel réfléchit actuellement l'office de tourisme de Reims. En effet, l'année prochaine sera marquée par le centenaire de la Première Guerre Mondiale, un événement que Reims, la Marne et la Champagne-Ardenne se doivent de célébrer, autant par devoir historique que par nécessité économique.

Julien Debant

 Extrait de l'hebdo du vendredi du 10/05/2013

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

OENOTOURISME

ÇA ROULE POUR L’ŒNOTOURISME


L’œnotourisme s’invite au salon Viti Vini

Winalist, la start-up qui monte en matière d’œnotourisme

2017

Le défi de l’œnotourisme
Les coteaux en bus à impériale

Reims, capitale de l’œnotourisme

2016
Le monde entier à portée d'agenda au salon Destination Vignobles à Reims

2015

Deux Rémois misent sur le vignoble champenois
L'effet Unesco booste le tourisme vinicole

A la découverte des caves
Pause fraîcheur et plaisir dans les caves de la maison Mumm
2015-01-22 – Un coup de pouce pour la Champagne
L'État adoube la destination Champagne
Champagne, super conquérant
 
Champagne Lanson - Des caves revisitées
Ça marche pour le sentier du vigneron
 

Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ÇA ROULE POUR L’ŒNOTOURISME

L’œnotourisme en plein essor
Le vignoble ... en van de luxe ou à vélo

Découvrir le vignoble en flottant dans les airs telle une bulle de champagne

Un resto-bus pour découvrir le vignoble

Le vignoble à bord d’une … Deudeuche

Embarquement à bord d’une estafette Alouette pour une découverte insolite du vignoble.

À la découverte du vignoble  avec chauffeur 

 

 

 

 

 

 


L’œnotourisme en plein essor

 Les touristes sont de plus en plus nombreux à venir vivre des « expériences » en Champagne   et à plonger au cœur du vignoble.


En Champagne, 1,7 million d’oenotouristes ont déjà été enregistrés en un an.Archives Remi Wafflart⦁       

Les chiffres sont bons. Très bons même. Et les professionnels s’accordent à dire qu’il reste une belle marge de progression. Aux 3 esAssises du tourisme du Grand Reims, organisées hier au centre des congrès, tous les intervenants ont parlé d’un « très bon cru 2018 » marqué par une fréquentation en hausse. « En 2017, nous avons accueilli à Reims 3,5 millions de touristes. C’est un formidable signal pour l’attractivité de notre territoire. Les dix premiers mois de 2018 semblent également prometteurs » , se réjouit Catherine Vautrin, la présidente de l’office de tourisme du Grand Reims.

LES TOURISTES VEULENT VIVRE DES EXPÉRIENCES FORTES

De son côté, Laurence Prévot, la directrice du Comité régional du tourisme Champagne-Ardenne, prédit une « année record » . La destination Champagne intéresse, assure-t-elle, de plus en plus de monde. La preuve : 93% des tour-opérateurs qui proposent des destinations « vignoble » programment désormais la Champagne. « Un tiers d’entre eux n’étaient jamais venus chez nous. Aujourd’hui, ils sont 99 % à nous être fidèles. »

Si la quasi-totalité des touristes qui viennent en Champagne veulent visiter la cathédrale de Reims, ils sont de plus en plus nombreux à opter pour l’œnotourisme, ce tourisme lié au vin qui permet de déguster, de visiter des caves et des cuveries mais aussi d’échanger avec des vignerons, dans des petites ou grandes maisons.

« Aujourd’hui, qu’ils choisissent ou non l’œnotourisme, les voyageurs ne veulent plus être de simples spectateurs. Ils souhaitent être acteurs et vivre de véritables expériences » , estime Alexandre Bariteaud, le directeur marketing et commercial de l’office de tourisme du Grand Reims.

Une campagne de communication décalée pour toucher de nouveaux publics et les inciter à venir sur place

Pour répondre à cette demande croissante d’œnotourisme, les professionnels innovent. « Il faut agir !» , remarque Léo Ginailhac, le fondateur de l’entreprise Erell Digital, en glissant que les maisons de champagne ont souvent tendance à se reposer sur leurs lauriers, notamment en matière de communication.

Le viticulteur Maxime Blin, qui est membre du bureau du Syndicat général des vignerons (SGV), a présenté hier sa campagne de communication « décalée » qui invite à boire du champagne en toute simplicité, avec un artichaut, un œuf dur ou des sardines à l’huile.

« Le pari était osé car ça bouscule les codes. Mais l’objectif de toucher de nouveaux publics a été atteint et les nombreux retours que nous avons eus montrent que nos anciens consommateurs n’ont pas été déstabilisés. Par ailleurs, ce genre de campagne de communication sur le champagne incite indirectement les gens à venir nous rencontrer sur place

LE JAPON, UN EXEMPLE À SUIVRE EN MATIÈRE D’ACCUEIL

Les touristes qui cherchent à vivre de bons moments dans les vignes et les caves sont nombreux à se tourner vers des opérateurs spécialisés dans l’œnotourisme. Pascal Mineau, créateur en 2011 France Bubbles Tours, organise par exemple des excursions dans les secteurs de Reims et d’Epernay. « Nous proposons des accueils individuels ou en petits groupes. Notre clientèle est internationale et la concurrence est mondiale. D’où l’importance de participer à de nombreux salons, pour se faire connaître » , a-t-il témoigné hier au centre des congrès.

Le professionnel a par ailleurs souligné que les Champenois doivent faire attention à la qualité de l’accueil. « Nous devrions suivre l’exemple des Japonais, très forts dans ce domaine. »

Matthias Collard travaille pour sa part pour À la Française !, une société qui intervient en Champagne mais aussi dans le bordelais et en Bourgogne, et depuis peu en Provence.

En Champagne, il accueille une majorité d’Américains et d’Asiatiques. Si ces derniers, qui ne se déplacent dans la région que pour une journée, réclament des visites dans les grandes maisons du groupe LVMH ou Taittinger, ils se montrent également très intéressés par les petites entreprises familiales.

UN LIEN DIRECT AVEC LA CULTURE

« Les touristes étrangers sont très heureux de pouvoir discuter avec des petits viticulteurs. En venant ici, c’est d’ailleurs avant tout l’expérience champenoise qu’ils viennent chercher. D’où le besoin de trouver des guides qui sachent partager les valeurs de notre vignoble comme l’authenticité. »

Pour Matthias Collard, comme pour beaucoup de ses confrères, l’œnotourisme est directement lié à la culture, dans la mesure où le patrimoine champenois est intimement lié au vin. La marge de progression reste donc élevée

1,7 MILLION D’ŒNOTOURISTES EN CHAMPAGNE

L’office de tourisme du Grand Reims a enregistré 3,5 millions de touristes en un an. Parmi eux, on recense 1,7 million d’œnotouristes. Ces derniers représentent 17 % du total d’œnotouristes en France. Mardi 20 novembre, auront lieu à Paris, au palais des congrès, les premières Assises nationales de l’œnotourisme. Cette rencontre sera organisée par Atout France, à la demande de Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. L’occasion de mettre un coup de projecteur sur cette filière en pleine croissance et de fixer les grands axes de développement pour les années à venir.

Des Fa’Bulleuses au service de petites maisons de champagne


Trois des sept Fa’Bulleuses, des vigneronnes passionnées.

Depuis 2014, sept vigneronnes installées en Champagne sont réunies au sein de Les Fa’Bulleuses, une association qu’elles ont créée pour «valoriser leur métier » et « apporter du dynamisme » dans leur secteur d’activité. L’objectif pour ces jeunes femmes est aussi de se serrer les coudes et de se mobiliser pour attirer davantage de touristes passionnés par l’élaboration du champagne. « Les reprises des vignobles par des femmes ne sont plus taboues. Il y a d’ailleurs de plus en plus de femmes à la tête des exploitations » , remarque Delphine Brulez. Présente hier à Reims avec Claire Blin et Sophie Moussié-Milési, elle a insisté sur le fait que les Fa’Bulleuses n’est pas une association féministe. « Le vin n’est pas une question de genre mais de passion et de tradition ! » , a-t-elle insisté. De même, les Fa’Bulleuses qui élaborent des « vins de caractère » , ne croient nullement en l’existence d’un goût ou d’un palais spécifiquement féminin. Ces Champenoises, qui s’investissent beaucoup dans le développement de l’œnotourisme, viennent de lancer une route touristique qui traverse sept terroirs différents et qui s’écarte parfois de la traditionnelle route touristique du champagne. Lucile Bocahu, qui ne fait pas partie des Fa’Bulleuses, mais qui œuvre pour le champagne J. de Telmont à Damery, se mobilise, elle aussi, pour attirer de nouveaux touristes dans les vignes et les exploitations viticoles. Hier, elle a notamment annoncé avoir développé une chasse au trésor.

100 millions de touristes d’ici 2020  


Le secrétaire d’État a découvert les mystères de l’assemblage champenois. Edouard Lantenois

 Après son passage aux assises du tourisme à Reims, le secrétaire d’État aux Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne a pris la direction de Chouilly, pour y visiter le centre vinicole Nicolas Feuillate. Arrivé autour de 13 h 30, il a suivi une visite des lieux avec comme guides les responsables de l’entreprise. Une excursion à travers les locaux de la société vitesse grand V, d’à peine 40 minutes là où l’itinéraire demande une bonne heure en temps normal. Bien que pressé par son agenda, Jean-Baptiste Lemoyne s’est arrêté dans chaque salle, ne lâchant jamais son téléphone des mains et mitraillant chaque point de passage. «Je prépare mon reportage Facebook de ce soir », adresse-t-il à son audience. Exceptés les souvenirs sur écran, le secrétaire d’État était tout sauf avare de questions sur la conception du produit phare de la région. De l’assemblage des cuves à l’habillage des bouteilles en passant par les machines de dégorgement, rien n’a été épargné au chef de cave Guillaume Roffiaen, qui a dispensé sa science. Après son déjeuner sur place, l’escorte ministérielle a fait un arrêt à Mareuil-sur-Äy, pour visiter cette fois-ci la maison Billecart Salmon. La halte à l’abbaye de Hautvilliers a été annulée en raison des obligations du secrétaire d’État, qui a dû quitter la région plus tôt que prévu.

Également sénateur de l’Yonne, terre du chablis, l’élu souhaite porter l’œnotourisme à un plus haut niveau, à une semaine des assises nationales se tenant à Paris. Quitte à afficher des objectifs ambitieux. « Reims c’est 3,5 millions de touristes qui passent,détaille Jean-Baptiste Lemoyne . L’objectif c’est d’atteindre les 100 millions de touristes internationaux d’ici 2020. » Dans cette optique, il dit compter sur les acteurs locaux pour aboutir à tel résultat. Interrogé sur les potentiels freins à la compétitivité comme le travail dominical, le secrétaire d’État a réaffirmé la volonté du gouvernement de « simplifier le code du travail. Il y a un sujet de tension qui est celui du recrutement dans le secteur du tourisme. Ce sera le thème majeur que le Premier ministre a choisi pour le prochain comité interministériel pour le tourisme qui aura lieu le 20 mars », a-t-il promis en conclusion.

Skander FARZA

3 QUESTIONS À...


Philippe VERGER
Dr de l’Office de Tourisme

Il faut continuer de chasser en meute ! 

Comment se porte le tourisme dans la région de Reims ?

Les chiffres de fréquentation sont très encourageants : 3,5 millions de touristes dont 1,7 million d’œnotouristes. Ces touristes sont à 46% étrangers. Le Grand Reims attire principalement des Belges, des Américains et des Britanniques. Côté Français, nous enregistrons une très forte hausse de touristes en provenance de l’Ile-de-France.

Sur quoi vous appuyez-vous pour obtenir ces chiffres ?

Sur deux baromètres : la cathédrale de Reims et l’hôtellerie. Les éco-compteurs installés il y a trois ans montrent une fréquentation en hausse de 16 % à la cathédrale entre 2016 et 2017 (1,33 million de touristes). Pour 2018, on s’attend à une hausse de 12%. Des éco-compteurs seront également installés l’an prochain à la basilique Saint-Remi. Par ailleurs, on s’appuie sur la hausse de la fréquentation du palais du Tau qui a beaucoup augmenté depuis 2016 et qui enregistre 85 000 visiteurs. Quant à l’hôtellerie, elle enregistre une hausse de six points, avec un taux d’occupation moyen de 70 %.

Quel est l’intérêt d’organiser des Assises du tourisme ?

C’est l’occasion de redire que nous avons besoin de continuer de chasser en meute, pour lutter contre la concurrence et tirer notre épingle du jeu. Le tourisme est une affaire collective !

Valérie  COULET

Extrait de l'union du 21/11/2018


Le vignoble ... en van de luxe ou à vélo

Mailly-Champagne -  Que ce soit à vélo ou en van, Sacré Wine Tour vous fait visiter les   coteaux et les caves de Champagne au travers d’excursions conçues pour le plaisir de tous.


À la tête de Sacré Wine Tour, Romain Larnaudie propose des escapades en Champagne aussi diverses que variées. Du VTT au van de luxe. Julia Clément

 

De la taille de la vigne aux accords mets et vins, sans oublier la méthode d’élaboration du Champagne, le vignoble n’a plus aucun secret pour Romain Larnaudie. Ce fils de vigneron originaire de la région, a ainsi créé sa société cette année, Sacré Wine Tour, proposant diverses excursions autour du travail de la vigne et du vin. Que ce soit à vélo ou à bord de son van pimpant, Romain nous fait arpenter les coteaux champenois et plonger dans les plus belles caves de la région.

Un groupe de Suédois arrive dans quelques semaines et ils m’ont demandé à voir le pressage du raisin avec les pieds !
Romain Larnaudie

Selon la formule choisie, un détour dans les vignes, une visite du pressoir, de la cuverie et des caves ainsi que plusieurs dégustations sont au programme, offrant la possibilité de découvrir le quotidien des grandes maisons de Champagne telles que Taittinger, Mumm, ou encore Moët et Chandon. D’une excursion de quelques heures à une immersion le temps d’une journée au cœur de la Montagne de Reims, le large panel d’escapades proposées par Sacré Wine Tour s’adapte aux disponibilités et budgets de chacun permettant de combler les désirs d’une clientèle en plein essor. « Nous accueillons essentiellement des clients étrangers. Ce sont surtout des Anglais, des Américains et des Belges. Ils sont généralement âgés de 25 à 60 ans environ », précise Romain.

Mais dans un secteur où la concurrence fait particulièrement rage, notre jeune entrepreneur a su trouver de quoi se démarquer grâce à ses moyens de locomotion atypiques. La formule L’échappée bulle vous fait ainsi sillonner les coteaux à vélo suivants différents circuits entre vignes et forêts.

Pour les moins sportifs, Romain vous emmène à la découverte de la beauté de son terroir à bord de son van qui selon ses propos répond à l’exigence de confort d’un public souvent fortuné. « Je peux également sur demande aller chercher mes clients à la gare ou à leurs hôtels avec ce van et les conduire directement aux visites ce qui est très apprécié. »

La force de Sacré Wine Tour se situe aussi dans sa flexibilité.

De l’organisation d’un pique-nique aux milieux des vignes à Trois-Puits à un enterrement de vie de jeune fille noblement arrosé, Romain tente de s’adapter à toutes les demandes y compris les plus insolites. « Un groupe de Suédois arrive dans quelques semaines et ils m’ont demandé à voir le pressage du raisin avec les pieds ! Mais cela ne se fait plus depuis des lustres ! », raconte-t-il amusé.

En dépit de la frustration de ces étrangers aux demandes ubuesques, la première saison de Sacré Wine Tour est un véritable succès. Le planning affiche presque complet jusqu’à l’automne et les projets pour la saison prochaine affluent déjà. « Je discute avec des Belges qui sont dans le secteur de l’hôtellerie, on envisage de travailler ensemble. » Une nouvelle formule spéciale vendanges est également envisagée, « permettant de suivre la progression et les étapes de l’élaboration du vin, de la récolte du raisin, à sa dégustation. » De quoi s’enivrer encore davantage de la splendeur des décors de Champagne.

L’échappée bulles


L’échappée bulles... une découverte plus sportive.

 Parmi les formules proposées par Sacré Wine Tour on trouve L’échappée bulles, une balade à vélo à travers les coteaux champenois guidée par Romain Larnaudie. La promenade se fait entre Mailly-Champagne et Verzenay. Si les débuts s’avèrent grimpants, Romain Larnaudie s’adapte aux rythmes et aux besoins en eau du groupe.

La visite se poursuit par une grande traversée en forêt de quoi s’essayer sur routes non goudronnées avant un arrêt au mont Sinai qui fait la joie des visiteurs. « C’est un arrêt qui est vraiment apprécié. D’abord pour la vue mais aussi pour les bunkers de la première guerre mondiale qui se trouvent à proximité et qui sont parfaitement conservés. »

À la sortie de la forêt, la vue est imprenable sur le phare de Verzenay, offrant une halte au décor idéal et l’occasion de profiter d’une petite coupe de champagne. On aperçoit le moulin au loin, prochain et dernier arrêt avant de regagner Mailly-Champagne. Au-delà de la beauté des paysages, Romain livre lors des pauses de précieuses informations sur l’appellation, ou encore les cépages.

Julie CLEMENT

Extrait de l'union du 24/08/2018


   Découvrir le vignoble en flottant dans les airs telle une bulle de champagne

 À bord de sa montgolfière, Jean-Luc Jolly propose de faire découvrir le patrimoine champenois autrement. Une parenthèse enchantée qui séduit les touristes et les locaux.


De gauche à droite: Il était possible de profiter lentement du paysage comme cette vue surplombant Bouzy. Tous les passagers pouvaient aider à gonfler le ballon avant le décollage. Les voyageurs devaient descendre un par un de la nacelle.

Découvrir le vignoble champenois par le haut, profiter d’un dépaysement unique dans une bulle de tranquillité et être porté au gré du vent : c’est la prestation insolite que propose Jean-Luc Jolly, gérant et pilote de la société Air Tonic.

L’ÉLOGE DE LA LENTEUR POUR MIEUX APPRÉCIER LE PAYSAGE

Quitter la terre ferme pour aller visiter le ciel champenois ? Le concept séduit de plus en plus les touristes comme les locaux selon Jean-Luc Jolly. « On fait entre 70 et 80 vols par an, cela dépend des années. La demande est importante donc on a parfois des délais d’attente entre l’achat du vol et sa réalisation. Ce sont principalement des Champenois qui font appel à nos services. »

Le départ est donné à Louvois, dans la ferme de Vertuelle. Très rapidement, la montgolfière prend de l’altitude : la forêt de la montagne de Reims laisse alors peu à peu place à la plaine et à une mer de vignes entourant la commune de Bouzy. On aperçoit Châlons-en-Champagne sur notre gauche, la vallée de la Marne sur notre droite et même le toit de la cathédrale de Reims dans notre dos : le point de vue panoramique est inégalable.

Jean-Luc Jolly fait avancer la montgolfière doucement, 12 km/h de moyenne, et relativement bas pour prendre le temps d’apprécier les détails du paysage. « Quelques mètres plus bas et on pourrait presque attraper les grappes de raisin », plaisante l’un des passagers. À 70 mètres comme à 500 mètres au-dessus de la terre, le silence semble dominer l’espace. Seul le bruit des biches, d’une laie et de ses marcassins ou encore des poules d’eau sont audibles lorsqu’elles courent à travers les feuilles du vignoble ou sur l’eau.

Les Munk sont originaires d’Allemagne et c’est une première en famille : « On loge aux Crayères et ce qui est pratique, c’est que la société est venue nous chercher là-bas. Nous sommes venus avec nos deux enfants. On espère que cela va leur plaire et que cela ne va pas être trop long pour eux. »

Delphine a offert ce vol à son compagnon pour son anniversaire « Je suis contente, l’attente n’a pas été trop longue. J’ai réservé début août.» Dès les premières prises de hauteur, elle s’enthousiasme : «C’est magnifique ! Et qu’est-ce que c’est calme. On a l’impression que le monde s’est arrêté. Ça vaut vraiment le coup. »

À en voir les yeux de tous les passagers, encore plus pétillants que la coupe de champagne servie à la fin du vol, il est certain que le voyage aura plu aux douze touristes de la soirée.

Un final aux saveurs locales


Le champagne était servi au milie u des champs au coucher du soleil.

Après l’atterrissage au milieu d’un champ à proximité de la commune d’Athis, il fallait aider à ranger l’ensemble du matériel. Tous les efforts des quatre heures passées en compagnie de la société Air Tonic ont été récompensés par des douceurs. Chacun des passagers, le pilote et les équipiers ont eu le droit à leur petite coupe de champagne accompagnée des célèbres biscuits roses de Reims. Le tout était disposé sur une installation artisanale et la table avait été dressée avec une nappe montgolfière bien sûr ! Jean-Luc Jolly explique que ce final aux spécialités locales est très apprécié des touristes comme des autochtones : « Les étrangers viennent chez nous pour découvrir le vignoble donc ils apprécient tout particulièrement la dégustation qu’on leur propose à la fin. Les locaux, aussi, tiennent à leur coupe. Ils sont habitués mais le cadre qu’on leur propose est différent ».

Tarif : 195 euros par personne. Réservation : 0326 05 73 34 ou contact@air-tonic.com.

Léna LEVAVASSEUR

Extrait de l'union du 23/08/2018


  Un resto-bus pour découvrir le vignoble

  Découvrir le vignoble à bord d’un bus entièrement pensé au service   de l’œnotourisme. C’est la mission de Bus en vignes, l’un des précurseurs en la matièr


Marie a sabré le champagne pour la première fois au milieu des vignes, avant de déguster un repas dans le bus des Bleus, transformé en resto-bus.Édouard Lantenois

Le sabrage est un art délicat… Un coup trop rapide, et c’est une partie de la bouteille qui part avec son bouchon. Sur les hauteurs de Ville-Dommange, Marie n’en mène pas large. Sabre dans une main, bouteille dans l’autre, elle s’apprête à sabrer pour la première fois… au milieu des vignes. Son époux, Luc, est là pour l’encourager. Geneviève, Bernadette et Françoise, observent. Les conseils sont donnés. Le sabre glisse, le bouchon jaillit sans qu’aucune goutte ne quitte la bouteille. Un sabrage parfait ! La chance du débutant…

Sourire aux lèvres, Marie savoure : « Je craignais un peu, c’est la première fois que je sabre une bouteille de champagne. Je suis heureuse de l’avoir fait ! Les enfants ont eu une bonne idée de nous offrir cette sortie ! » Dans quelques minutes tous vont savourer une cuvée Bourdaire Gallois, un champagne de Pouillon 0 % de sucre et 100 % de meunier.

Marie et Luc, originaires de Thibie, profitent d’un bon cadeau « Bus en vignes », offert par leurs enfants pour la fête des mères et des pères. Geneviève est Rémoise. C’était son cadeau de Noël. Bernadette, d’Hermonville, est venue avec son amie d’enfance Françoise, native de Berméricourt. Un bon cadeau pour elles aussi.

Le principe : une immersion originale dans le vignoble, à bord d’un bus reconverti en resto-bus, le tout sous forme d’ateliers participatifs. Plusieurs thématiques sont au programme : un atelier champagne et chocolat en présence d’un maître chocolatier et d’un vigneron, une balade dans le vignoble avec un arrêt chez un vigneron, un autre pack avec une pause pique-nique dans le bus-resto, ou encore des ateliers culinaires participatifs en présence d’un chef, avec ou sans initiation à l’œnologie et dégustations. La durée peut varier de 2 à 6 heures.

LE BUS DE L’ÉQUIPE DE FRANCE EN 1998

Pour Marie et Luc, ce sera le pack arrêt dans le vignoble avec repas, dégustation de trois champagnes… et sabrage, le tout à bord d’un bus pas comme les autres. Pour l’anecdote, il a servi à transporter les joueurs de l’équipe de France lors du mondial de 1998 ! Aujourd’hui, si ce n’est l’habitacle, il ne reste rien du bus des Bleus. Il a été entièrement repensé et aménagé pour accueillir touristes et entreprises avec son coin restauration, mais pas que… Il intègre aussi des outils high-tech, tels que vidéoprojecteur, écrans plats, paperboard numérique, connexion Internet & WIFI, ordinateurs portables, régie son/vidéo, éclairages personnalisables, climatisation réversible, toilettes…

« Avant d’accueillir les touristes, notre activité première, c’était la formation », précisent Jérôme Ony et Maxime Hubiche, les porteurs du projet. Professeurs d’informatique à Néoma et formateurs, ils ont eu l’idée, voilà 7 ans, de rendre plus ludique leurs formations, en transposant les salles de cours… dans un bus. C’est ainsi qu’ils ont lancé Au-delà de chez soi et son concept « Bus en vignes ». « À Néoma, on faisait beaucoup de formations pour les entreprises. La plupart du temps, c’était dans des hôtels. On a eu envie d’apporter du fun… Il a fallu que l’idée mûrisse et puis il a fallu trouver le bus », ajoute Maxime Hubiche qui a fait « le tour de France pour trouver le bon bus ! » « Il a fallu 8 mois pour le transformer. On s’est lancés en janvier 2011, d’abord dans la formation et peu à peu on s’est également orientés vers l’œnotourisme en créant un premier pack champagne et chocolat ».

Si, aujourd’hui, les sorties œnotouristiques ont pris le pas sur le volet formation, Jérôme Ony reconnaît que ça n’a pas été toujours facile. « On n’a pas été vraiment aidés au départ. Il faut dire qu’on était les précurseurs sur ce créneau. Il y a eu des moments de doute, on a même failli tout arrêter et puis c’est monté crescendo. On propose même des nocturnes… C’est très convivial… Il faut voir le bus se transformer en cuisine. Les gens s’y sentent bien et ils reviennent. » Outre les formations à la carte pour les entreprises (45 ’% de leur activité), Bus en vignes, c’est aujourd’hui six packs œnotouristiques.

À chaque voyage une touche personnelle


Les repas se prennent à bord du bus, entièrement repensé pour l’occasion.. E.L.

La Champagne, c’est leur passion ! Lorsqu’en 2011, ils ont lancé Bus en vignes, Jérôme Ony et Maxime Hubiche étaient les premiers à opter pour le créneau œnotourisme, à une époque où ce n’était pas encore à la mode.

Aujourd’hui, ils donnent à chaque voyage une touche personnelle. La semaine passée, c’est sur les hauteurs de Ville-Dommange qu’ils ont transporté leurs convives. Au programme : sabrage dans les vignes, repas confectionné le matin même par Éric Geoffroy (Au piano des chefs) qui avait préparé pour l’occasion un caviar d’aubergine, un filet de volaille basse température à la crème de citron et son riz camarguais et pour finir, un dessert mirabelle et sablé breton, le tout confectionné maison, avec des produits de saison. Un repas servi à bord du bus-resto et accompagné de trois cuvées différentes. La «convivialité » étant le maître mot des deux hommes.

Réservations au 03 51 01 79 45 ou par courriel à contact@a2dcs.com. À partir de 45 euros. Possibilité d’organiser des sorties sur-mesure, l’ambition étant de permettre de [re]découvrir la Champagne et ses produits autrement.

Caroline GARNIER

Extrait de l'union du 22/08/2018


   Le vignoble à bord d’une … Deudeuche

Après l’estafette Alouette, venez découvrir le vignoble dans un véhicule tout aussi mythique, la fameuse Citroën 2 CV. Une balade qui allie patrimoine, authenticité et convivialité


Avec Dolly, Jean-Pierre Damery et Sandrine Tavares proposent des tours insolites au cœur du vignoble.
Éd. Lantenois  

Elles se prénomment Dolly ou encore Bouton d’Or… Aussi belles que rares, l’une de rouge vallelunga et gris cormoran vêtue, l’autre couleur jaune canari étincelante, elles font se retourner hommes et femmes, jeunes et moins jeunes sur leur passage. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux belles ont de la classe. « Les gens nous font signe, se retournent à chaque fois sur notre passage, demandent à être pris en photo avec elles… », confient amusés Jean-Pierre Damery et Sandrine Tavares, les heureux propriétaires des deux belles carrossées, qui, voilà 5 ans, alors que l’œnotourisme n’en était qu’à ses prémices, ont fait le pari de développer un produit touristique autour du patrimoine et du vignoble Champenois… à bord de la mythique Citroën 2 CV.

Familièrement appelée Deuche ou Deudeuche, la 2 CV, voiture populaire de 4 places produite entre 1948 et 1990, a marqué son époque. Avec un peu plus de 5millions d’exemplaires écoulés, elle est la sixième voiture française la plus vendue de l’histoire.

Les touristes sont demandeurs et curieux de découvertes Sandrine Tavares

« Conçue pour aller partout », elle a aussitôt séduit Jean-Pierre et Sandrine qui, après avoir vu un reportage sur des 2 CV qui conduisaient les touristes à travers la France, ont décidé de transposer le concept à Reims. Dolly, une 2 CV de 1985, est arrivée en 2012. Leur société « A l’allure Champenoise » a vu le jour un an après, d’abord avec un seul itinéraire purement «patrimoine rémois » : la cathédrale, la bibliothèque Carnegie, l’ancien collège des Jésuites, la basilique Saint Remi…

Au fil des rencontres et des demandes des touristes, le couple, passionné d’histoire et de patrimoine, a peu à peu diversifié son offre, se tournant vers le vignoble et l’œnotourisme. « Les touristes sont demandeurs et curieux de découvertes », reconnaît Sandrine Tavares. C’est ainsi que Bouton d’Or, une 2 CV de 1976, est arrivée deux ans après. Elle a d’ailleurs beaucoup plu à Pierre-Emmanuel Taittinger qui a vendu ses premières caisses de champagne dans une Deudeuche jaune canari…»

Aujourd’hui, le couple propose différents itinéraires à des touristes essentiellement français qui retrouvent avec nostalgie la 2 CV, mais également étrangers : tour classique axé sur le patrimoine purement rémois, découverte du vignoble autour de Rilly-la-Montagne avec possibilité de visite de cave « uniquement chez des petits vignerons », précise Sandrine, qui préfère que le touriste découvre au plus près le travail de la vigne et du vin, ou encore une balade d’une demi-journée traversant la Montagne de Reims jusqu’à Hautvillers avec visite de cave. Si aujourd’hui les viticulteurs jouent le jeu, les débuts n’ont pas été simples. « Il a fallu se lancer, convaincre », précise Jean-Pierre Damery qui travaille dans le paramédical, « trouver des partenaires et se former également. À l’époque l’œnotourisme n’était pas très développé… La preuve que ça marche, ça fait 5 ans et nous sommes toujours là. On envisage même un troisième véhicule. » Une troisième 2 CV verte n’attend plus qu’à être restaurée.

DEMANDE CROISSANTE DEPUIS LE CLASSEMENT À L’UNESCO

Il faut dire qu’avec leurs 2 CV, Jean-Pierre Damery et Sandrine Tavares, surfent sur un créneau à part. « Il n’y a que 4 places dans une voiture, donc on ne peut prendre que trois personnes à la fois. L’avantage, c’est cette proximité, c’est très convivial… On est une petite structure donc la relation avec le touriste n’est pas la même », ajoute Sandrine qui propose également des visites en anglais. « Le relationnel n’est pas le même, ça reste familial… Je me rappellerai toujours mon premier tour en anglais. C’était un Koweïtien venu avec sa seconde épouse. Il était très drôle. Ça reste un super souvenir. On a eu des Australiens, des Japonais, des Argentins aussi… Depuis le classement à l’Unesco, la demande est d’ailleurs de plus en plus forte. »

Un moment privilégié pour les duos ou petits groupes

À l ’Allure Champenoise est une entreprise familiale spécialisée dans le transport touristique depuis 2013. L’objectif est de faire découvrir Reims à bord d’une 2 CV Dolly de 1985 ou d’une Bouton d’Or de 1976, mais également le vignoble et les caves champenoises. Tous les départs (d’une heure à la demi-journée) se font au départ de Reims, derrière la cathédrale (cours Anatole-France). Possibilité de parcours sur mesure, à la carte, toujours sur réservation au 03 51 85 44 31. Et si le cœur vous en dit, vous pourrez même passer derrière le volant.

Caroline GARNIER

Extrait de l'union du 21/08/2018


 Embarquement à bord d’une estafette Alouette pour une découverte insolite du vignoble.  


Petite pause champagne sur les hauteurs de Sacy... Les touristes apprécient la découverte à bord de l’estafette Alouette.Edouard Lantenois

Cela ne vous aura pas échappé, depuis quelques semaines, la mythique estafette Alouette Renault, icône des années 70, devenue la fameuse estafette de la gendarmerie, a fait son retour remarqué dans les rues de Reims. Toute pimpante et rutilante, elle séduit tous ceux qu’elle croise sur son passage. À l’image de Claudine et Emiel, un couple de Belges qui cherchait son chemin. « On est passés devant l’office du tourisme pour demander un plan de la ville. On a vu l’estafette, on n’a pas hésité un instant à monter à bord… C’est toute ma jeunesse », se souvient Emiel, 76 ans, géomètre à la retraite qui en a conduit une dans les années 70 « pour le travail ». C’était également le van des vignerons pour aller aux vendanges…

UNE AUTRE FAÇON DE DÉCOUVRIR LE VIGNOBLE

Ce matin, c’est pour une découverte des maisons de champagne de Reims et une visite du vignoble alentours que le couple va donc embarquer, aux côtés de deux autres touristes, une Australienne et une Sud-Africaine dont c’était la première visite en France. Si le champagne et la Champagne n’ont plus de secret pour Claudine et Emiel, c’est davantage l’originalité de la visite, dans un véhicule de collection, qui les a séduits. Cela fait en effet 15 ans qu’ils viennent tous les ans à Reims et se fournissent en champagne du côté d’Aÿ. « Notre jardin, c’est une plage de bouchons de champagne. On a 3 m 2 de bouchons », s’amuse Emiel qui reconnaît ne boire, lui, que du whisky. « Le champagne, c’est pour ma femme. » Claudine possède plus de 9 000 capsules de champagne… Ce matin, elle a d’ailleurs récupéré la capsule de la bouteille dégustée aux pieds des vignes sur les hauteurs de Sacy.

Pour nos touristes, Australienne et Sud-Africaine, la découverte est totale. Le vignoble champenois, elles ne connaissaient absolument pas. Quant au champagne, il est bien trop « expansive » pour en déguster dans leurs pays. C’est donc le sourire aux lèvres et les yeux pétillants qu’elles sont descendues du van, reconnaissantes pour cette visite « so pretty » .

Dans la famille, on est amoureux de la Champagne et du champagne, et on est passionnés par les voitures de collection
Maëva Garza

Cette idée de créer des balades insolites à bord d’un véhicule de collection est venue en famille. « C’était lors d’un dîner, en 2010 »,confie Maëva Garza, présidente cofondatrice de My vintage tour company. « Dans la famille, on est amoureux de la Champagne et du champagne, et on est également passionnés par les voitures de collection. On s’est dit pourquoi ne pas allier les deux. L’idée a mis un peu de temps à mûrir. C’est ma mère, Marie-Claude, qui a acheté l’estafette en 2014, une Alouette de 1980. Elle était en bon état. Le moteur est d’origine. On n’a pas touché à l’extérieur, on a juste fait refaire l’intérieur. À l’époque, j’étais étudiante… En fait, on s’est lancés en début d’année avec mon frère Romain et ma belle-sœur Cécile. On a créé My vintage tour company et on a lancé les premiers tours en avril. »

Au départ de Reims, mais également d’Epernay et d’Hautvillers, l’estafette Alouette ne cesse depuis de sillonner le vignoble. Elle ne désemplit pas. Les tours – pour 1 h 30, 3 heures ou même à la journée – sont quotidiens. « Ça a vraiment bien démarré », reconnaît Maëva Garza qui ne s’attendait pas à un tel engouement. « On a 90 % de touristes étrangers. Beaucoup de Belges, des Anglais et même des Australiens. » Outre l’originalité d’être véhiculé dans une estafette de collection, ce qui fait la force de Maëva, Romain et Cécile, les chauffeurs, c’est leur capacité à s’adapter à la demande du touriste.« C’est un peu à la carte. On s’adapte aux envies de chacun… »

Des tours à la demande et à la carte

Entre voyage dans le temps, découverte du vignoble et du travail de la vigne, la visite à bord de l’estafette Alouette s’agrémente d’une dégustation de champagne dans les vignes (pour le petit tour) ou d’une découverte d’une cave avec dégustation de trois champagnes (pour le grand tour). Il est possible de choisir son tour : la montagne de Reims, la vallée de la Marne et la côte des blancs, son lieu et ses horaires de départ. Des sorties nocturnes sont également possibles sur demande. Des départs (de 2 à 7 passagers) sont organisés tous les jours.

Depuis le début du mois, My vintage tour company a également fait l’acquisition d’un van récent pour faire des navettes aéroports et gares. Si l’activité principale reste les balades insolites en véhicule de collection, ce nouveau véhicule leur permet de proposer une offre complète en allant chercher les clients aux différentes gares ou aéroports. En Estafette, ça serait un peu long…

Sur réservations au 06 64 33 93 84 ou sur contact@myvintagetourcompany.com

Extrait de l'union du 20/08/2018


À la découverte du vignoble  avec chauffeur

 Embarquement au pied de l’hôtel  pour une journée dans les caves  et dans les vignes en voiture privée haut de gamme et chauffeur bilingue.  Les VTC investissent le vignoble.

 
L’Ardennais Ahmed Azaz a lâché la maintenance et monté sa société de VTC (véhicule de transport avec chauffeur) il y a un an et demi.


Des Australiens, en balade avec Instants-Exclusive Champagne Tour, font une petite halte sur un coteau pour se désaltérer. Remi Wafflart


« 
J'ai des japonais, des Écossais, des Russes, des Belges. Ils apprécient de visiter en voiture privée »
 Kim Avanessian

La voiture attend devant les grilles de Veuve Clicquot. Le chauffeur ouvre le coffre où il dépose délicatement tous les paquets jaune clicquot de son couple de touristes californiens. « En route pour Dom Pérignon. À moins que vous ne préfériez commencer par la balade à pied dans le village emblématique du champagne d’Hautvillers ? »

Les visites du vignoble en voiture privée avec chauffeur connaissent un succès croissant. Du moins à en croire le nombre d’opérateurs, petites entreprises et indépendants qui le proposent. Pour se faire une place, il faut être référencé par les agences de voyages, être visible sur internet et savoir se démarquer. Clément Chabut et Rémi Boxho ont choisi de se lancer, il y a trois ans, en visant le haut de gamme. « Comme le nom de notre société l’indique, nous proposons des instants exclusifs en Champagne. Nos clients peuvent demander au programme des visites privées de cave, un tour en montgolfière, un déjeuner sur un bateau vintage sur la Marne ou encore un pique-nique dans le vignoble… Nous nous adaptons à leurs envies et faisons en sorte que tout se déroule agréablement » , explique Clément.

Le tarif est secondaire : « Notre clientèle, essentiellement américaine et plus largement anglophone, n’est pas forcément millionnaire mais elle a les moyens de s’offrir ce dont elle a envie. » Les tarifs à la journée pour deux personnes peuvent aller de 690 à 2000 euros selon la nature des demandes. « Nous allons chercher les participants le matin à l’adresse de leur choix et réalisons l’itinéraire, déterminé à l’avance. Il est fréquent d’aller les chercher à leur hôtel à Paris. Ils dorment en général dans un 5 étoiles ou un palace. »

Les deux associés ont parfois des demandes inattendues à concrétiser : « Ce peut être un dîner dans des caves de crayères. Dans un autre registre, on nous a déjà demandé de prévoir une personne supplémentaire pour s’occuper d’un membre de la famille. » En l’occurrence d’une mamie en fauteuil roulant.

Clément et Remi vivent assez bien de leur activité. La prochaine étape sera d’embaucher des chauffeurs. Ainsi, ils pourront se consacrer au développement de leur affaire. L’un est originaire du centre de la France, le second est Rémois. « Nous nous sommes connus à RMS, l’école de commerce de Reims aujourd’hui devenue Neoma. Cette formation a facilité notre lancement. J’avais étudié le marketing du vin et Remi avait travaillé le tourisme. L’école nous a donné l’occasion d’aller à l’étranger et de devenir bilingue, ce qui est indispensable à notre activité. »

DE CLANDESTIN À CHEF D’ENTREPRISE

Kim Avanessian a un tout autre profil. Lui aussi parle plusieurs langues mais il ne les a pas apprises à l’école de commerce. « Il y a 11ans, j’étais un clandestin sans papier arrivé d’Arménie. J’ai passé deux ans à l’Armée du salut avant d’obtenir une carte qui m’autorise à travailler. » Kim a commencé sa carrière en travaillant dans les vignes ; il a passé ses permis de conduire voiture et bus puis a commencé à travailler en tant que chauffeur : « J’ai fait du ramassage scolaire pour Champagne mobilité ». Il y a deux ans et demi, il a décidé de créer VIP Services et de se mettre à son compte comme chauffeur privé. Il propose, pour 50euros de l’heure, ses services aux touristes qui veulent aller dans le vignoble. « Je vais souvent chercher les clients à l’aéroport. J’ai des Japonais, des Écossais, des Russes et quelques Belges. Ils apprécient de visiter dans ces conditions car on va les chercher, on les ramène. Et ils peuvent laisser leurs affaires et tout ce qu’ils achètent dans la voiture que je surveille. C’est très confortable. » Kim gagne correctement sa vie : « Ce n’est pas encore la folie mais ça va. Je suis fier d’avoir créé ma société. »

Même satisfaction pour Ahmed Azaz, un Ardennais de 26 ans, qui a posé sa griffe H.M prestige VTC sur sa Mercedes classe V acquise en crédit-bail, il y a un an et demi : « Après un BTS en maintenance, je suis parti travailler à Paris. Là-bas, j’ai eu l’idée de revenir dans ma région pour monter ma société de VTC. » Le voilà, lui aussi, qui promène les touristes aisés dans les vignes champenoises et parfois jusqu’en Bourgogne. « Je facture à la prestation selon l’itinéraire. Mon prix moyen est de 350 euros la journée. » Sa grand-mère, à Revin, est très fière de sa réussite.

3 QUESTIONS à


Claudy DUBOIS
Commission œnotourisme au SGV

Les touristes restent de plus en plus longtemps 

Quelle est l’actualité de l’œnotourisme en Champagne ?

Nous venons de signer avec le ministère du Tourisme un pacte « Destination la Champagne » pour promouvoir nos offres dans tous les offices de tourisme en France et dans les agences de voyages et autres lieux touristiques. Cela devrait faire venir encore plus de monde.

Notre région viticole a-t-elle aujourd’hui rattrapé son retard en matière d’accueil des touristes ?

Pas encore mais beaucoup de choses se font et pas seulement dans les grandes maisons. Le classement Unesco a généré un afflux de visites aux adresses citées et à celles déjà connues. Il faut aujourd’hui faire connaître tout ce qui se fait dans les villages. Ce sera notamment le rôle du nouveau calendrier œnotouristique en ligne sur le site du Comité champagne.

Comment encourager les touristes qui visitent le vignoble en VTC l’espace d’une journée de séjourner plus longtemps ?

Plus il y a de choses à faire, plus ils ont envie de rester. C’est de plus en plus le cas. Des Américains que j’ai eus chez moi récemment m’ont dit qu’ils allaient revenir car, en cinq jours, ils n’avaient pas eu le temps de tout faire. Il faut aussi que les infrastructures suivent, que les routes soient refaites et qu’on puisse facilement, par exemple, louer une petite voiture électrique en gare d’Épernay.

Le vignoble se visite aussi à bicyclette 


« Par rapport à la voiture, on peut aller dans des endroits in accessibles et inédits », fait valoir Romain Larnaudie. Léna Levavasseur 

Quand le ciel est bleu et qu’une légère brise froisse les vignes, il peut être plus agréable de visiter le vignoble à vélo plutôt qu’en voiture. C’est ce que propose Romain Larnaudie, fils de vigneron et patron de l’Échappée Bulles, créée en 2013 et aujourd’hui englobée dans sa société Sacré Wine Tour. Pour 50 euros par personne (prix pour deux personnes, dégressif ensuite), Romain fournit les vélos et emmène ses touristes pour une balade de deux heures dans les coteaux à partir de Mailly-Champagne. « Par rapport à la voiture, on peut aller dans des endroits inaccessibles et inédits. On fait des détours pour voir des bunkers de la guerre qui sont invisibles depuis la route. Sans le bruit de la circulation automobile, on savoure la tranquillité du vignoble. »

La balade passe par le phare de Verzenay, où une coupe est dégustée puis se termine chez un vigneron indépendant. « Il existe une formule avec transport depuis Reims en voiture avant d’enfourcher le vélo. Je propose aussi une formule journée entière à 180euros qui comprend, en plus de la matinée à bicyclette et de la visite chez un vigneron, un déjeuner au restaurant et la visite d’une grande maison de champagne. »

Les autres points  

LES SPÉCIFICATIONS DE LA VOITURE DE TRANSPORT AVEC CHAUFFEUR

Le véhicule de transport avec chauffeur (VTC) doit avoir moins de 6 ans (sauf véhicules de collection) et un moteur d’une puissance nette supérieure ou égale à 84 kW. Ces conditions ne s’appliquent pas aux véhicules hybrides et électriques. La souscription d’une assurance automobile spécifique au transport de personnes à titre onéreux est obligatoire et doit pouvoir être justifiée lors de tout contrôle.

RÉSERVATION OBLIGATOIRE

Un VTC ne peut prendre en charge un client que si son conducteur peut justifier d’une réservation préalable du client. Elle ne peut ni stationner, ni circuler sur la voie publique en quête de clients, ni être hélée par un client dans la rue. La prise en charge immédiate sur la voie publique est réservée aux taxis. Par exception, un VTC peut stationner aux abords d’une gare ou d’un aéroport dans l’attente du client ayant réservé pendant une heure maximum. L’absence de réservation et la quête illicite de clients sont punies d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 15 000 €. La maraude électronique au moyen d’applications de géolocalisation permettant aux clients de localiser les véhicules disponibles est interdite aux VTC et est réservée aux taxis. Les prix sont libres et ne sont pas réglementés, contrairement aux taxis dont les tarifs sont fixés par arrêté.

LES CONDITIONS POUR DEVENIR CHAUFFEUR DE VTC

Pour devenir chauffeur de VTC, il faut avoir le permis depuis plus de 3 ans mais aussi obtenir une attestation d’aptitude physique et passer un examen (ou avoir une expérience de chauffeur professionnel de transport de personnes, d’au moins 1 an au cours des 10 années précédentes). Les chauffeurs condamnés pour certains délits ne peuvent pas exercer. Il existe un deuxième statut pour ceux qui se lancent dans la profession : la capacité de transport. Il faut suivre une formation pour l’obtenir et avoir 2ans d’expérience en tant que dirigeant d’une entreprise de transport public routier de personnes (sur les dix dernières années). Dans le secteur, le statut de capacitaire est souvent considéré comme plus large et plus rémunérateur que celui de VTC car il permet d’exercer des courses diverses et variées.

Catherine FREY

Extrait de l'union du 31/07/2018

    

   

 Répertoire  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’œnotourisme s’invite au salon Viti Vini

Épernay Le salon Viti Vini se tiendra du 16 au 19 octobre au Millesium. Une dixième édition placée sous le signe de l’œnotourisme avec la mise en place d’un pôle de 1 000 m 2 , Vini’Trip.  


Pour son dixième anniversaire, le salon Viti Vini augmente son budget de 25000euros et s’offre 2400 m2 supplémentaires, soit 15000 m2 dédiés aux acteurs du secteur viti-vinicole. Archive Remi Wafflart

Zoom sur Epsyvin 

Un espace sera consacré sur le salon au projet Epsyvin (Épernay synergie vin) dont l’objectif est d’organiser une démarche collective d’écologie industrielle. « Nous travaillons à l’organisation d’une animation durant le salon, une sorte de bourse qui recenserait les ressources et besoins des acteurs du secteur, toujours dans la finalité de diminuer l’impact sur l’environnement », précise Solène Boulenguer, chargée de projet au Comité Champagne.

Professionnels du champagne, sortez vos agendas : le Viti Vini se déroulera du 16 au 19 octobre au Millesium. Organisé par le Club des entrepreneurs champenois, ce salon professionnel viti-vinicole régional fêtera ses dix ans cette année. L’occasion pour les organisateurs de proposer plusieurs nouveautés et de tenter de faire encore mieux qu’en 2016, où la manifestation avait enregistré une hausse de 14 % de sa fréquentation avec près de 14.800 visiteurs. Pour y arriver, le budget a été revu à la hausse de 25 000euros, soit 630 000 euros.

1 - UN PÔLE DÉDIÉ À L’ŒNOTOURISME

C’est l’une des principales nouveautés de cette dixième édition. Convaincus de «l’opportunité socio-économique que représente l’écotourisme en Champagne », les organisateurs ont souhaité proposer un « micro-salon porté par les acteurs institutionnels du tourisme de la région ainsi que par les entreprises prestataires de services ». Il s’appellera Vini’trip et s’étendra sur près de 1 000 m 2 . «De plus en plus de structures type start-up ou TPE se créent en matière d’offre oenotouristique et c’est une occasion de les accompagner dans leur développement. »

2 - DEUX ENTRÉES AU LIEU D’UNE

Pour faciliter l’accès au salon, une deuxième entrée va être proposée aux visiteurs, à l’arrière du Millesium. L’objectif ? « Fluidifier la circulation sur l’ensemble des espaces du salon. » Une nouveauté qui va demander un effort supplémentaire en termes d’organisation et de sécurité.

3 - UN SALON VIRTUEL POUR L’EMPLOI

On retrouvera cette année encore un espace dédié à la passerelle des Métiers à l’emploi, sur 500 m2 , en collaboration avec les organismes de formation du secteur viti-vinicole de la région. En revanche, et c’est une nouveauté, les absents pourront aussi en profiter grâce à la mise en place d’un salon virtuel avec transmission en direct des animations.

4 - UN CONCOURS D’INNOVATIONS

Lancé lors de la précédente édition, l’appel à projets Vitiv’Innov est reconduit. Ouvert à tous, professionnels et particuliers non-exposants, il récompense – 2 500euros – les produits, procédés ou technologies apportant une innovation dans les activités connexes au champagne. Les projets peuvent être déposés jusqu’au 3 septembre par mail à contact@clubdesentrepreneurschampenois.fr.

5 - UNE TABLE GASTRONOMIQUE

Pour ses 10 ans, le Viti Vini mets les petits plats dans les grands. Un espace de restauration « VIP » va s’installer sur le salon, « d’un niveau étoilé ». Il sera tenu par Alexandre Fortuné, « qui travaille avec Arnaud Lallement » , précise Christophe Labruyère, le président du club des entrepreneurs.

Laétitia VENANCIO

Extrait de l'union du 24/04/2018

    

   

 Répertoire  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Winalist, la start-up qui monte en matière d’œnotourisme

La BPI de Reims vient d’accorder une bourse de 16.000 euros à la start-up Winalist, spécialisée dans l’œnotourisme, afin de l’aider à se développer


Winalist est une plateforme qui permet aux œnotouristes de rechercher et découvrir de nouveaux domaines viticoles afin d’y réserver gratuitement une visite, une dégustation...

Le Wine Bar à Reims, le champagne Vincent Brochet à Écueil ou encore Boizel à Epernay, Legras à Chouilly, la Cité du Champagne à Aÿ… Bars à vins, petites et grandes maisons de champagne ont choisi de se mettre en ligne pour promouvoir la carte œnotouristique de leur établissement (visites de caves, dégustations, ateliers œnologiques…) via une toute nouvelle plateforme web, Winalist, au nom anglophone, mais pourtant bien locale. Ils ont fait ce choix voilà 7 mois, alors que la start-up se lançait timidement sur le marché avec l’ambition avouée de devenir « le leader européen en matière d’œnotourisme »… C’était ni plus ni moins l’ambition affichée par Nicolas Manfredini, originaire de Mareuil-sur-Aÿ, le fondateur de la plateforme. Une ambition pour l’un et un choix pour les autres qui se révèlent aujourd’hui tous deux payants. La start-up vient en effet de décrocher la bourse French Tech de la BPI (Banque publique d’investissement) de Reims qui soutient la prise de risques de jeunes pousses innovantes.

Pour les touristes avides d’œnotourisme

C’est ainsi que le jeune entrepreneur vient d’obtenir l’une des bourses de fin d’année d’un montant de 16 000 euros. De quoi l’aider dans ses projets à venir. « J’ai démarré seul il y a 7 mois, aujourd’hui, nous sommes quatre. Notre ambition, c’est de nous développer toujours plus au niveau national. Actuellement, nous avons une centaine d’entreprises inscrites et plus de 10.000 visiteurs par mois dont 25 % d’étrangers ; essentiellement des Anglais, des Danois, des Belges, des Allemands, des Italiens, mais aussi des Australiens… L’avantage de notre site, c’est qu’il est gratuit pour le visiteur. Il fait sa recherche et accède ainsi aux visites qu’il veut. Il peut voir les horaires, c’est cela qui est vraiment novateur et s’y inscrire… Notre site recense toutes les offres oenotouristiques, hors hôtellerie. » La start-up a également imaginé des abonnements adaptés aux besoins des domaines et entreprises œnotouristiques.

Si le domaine viticole champenois est pour l’instant lAe plus représenté avec 75 % des entreprises inscrites, Winalist entend à la fois se renforcer en Champagne, mais également se développer dans les autres domaines viticoles. « Actuellement, nous nous développons en Alsace, dans le Bordelais et le Beaujolais… Notre objectif, c’est de faire constamment évoluer notre plateforme pour satisfaire à la fois les entreprises et les visiteurs. Et, pour cela, nous avons besoin de lever des fonds. »

Une somme qui se veut bienvenue au regard des projets à venir, notamment le lancement au printemps d’une application mobile. « C’est le grand projet de cette année », confie le fondateur du site. « Il y aura deux applications, l’une à destination des touristes pour faciliter leur navigation et l’autre à destination des professionnels pour gérer leur emploi du temps. » À venir également, une nouvelle version du site avant la fin de l’année.

 Caroline Garnier

Extrait de l'union du 15/01/2018

    

   

 Répertoire  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le défi de l’œnotourisme


Le SGV veut accompagner chaque vigneron dans son projet de développement œnotouristique.

Ce jeudi, le VITeff est le carrefour «des porteurs de projets en matière d’œnotourisme ». Les interlocuteurs nécessaires à la création d’une activité autour du tourisme et du champagne seront rassemblés pour parler des développements possibles dans la région.

Le syndicat des vignerons est partie prenante dans la démarche en signant ce soir un partenariat avec la Chambre de l’agriculture et l’AG2C (Association de gestion et de comptabilité) pour accompagner chaque vigneron dans leur projet. Gîte, chambres d’hôte, bar à champagne, salle de dégustation, restauration, visites d’exploitation, etc., le panel est large.

« Le classement à l’Unesco est un formidable outil et une reconnaissance exceptionnelle pour la Champagne, un vecteur de communication » reconnaît le président du SGV Maxime Toubart, avant d’expliquer l’orientation politique du syndicat. « Beaucoup de choses ont été faites et je salue ceux qui se sont lancés, nous continuerons à les soutenir. Il est aussi nécessaire d’accompagner individuellement les vignerons dans leur démarche » . L’expertise de chaque partenaire permettra au porteur de garantir la maturation du projet et sa réalisation.

Le SGV communiquera sur le dispositif auprès des professionnels dès janvier 2018. Des fiches conseils seront diffusées et des journées de formation organisées dans les différentes antennes (Château-Thierry, Bar-sur-Aube et Épernay). Les partenaires guideront les vignerons sur le plan juridique et fiscal. « Nous ferons des études de faisabilité et de marché » explique Alexandrine Davesne conseillère développement œnotouristique à la Chambre d’agriculture, tandis qu’Hervé Lepelletier, expert-comptable chez AG2C parlera «business plan, choix juridique de la société, etc. » Les personnes pourront indifféremment s’adresser aux trois structures. « Il y a plusieurs guichets mais un cœur de compétences partagées », résument les partenaires.

Les temps forts

La journée commence dès 9 h 30 par des rendez-vous d’affaires avec des experts de l’œnotourisme. Attention, les plannings sont déjà complets !

Sur le hall Jéroboam, les étudiants des lycées viticoles d’Avize et Rouffach plancheront sur l’entrepreneuriat et l’innovation sur la thématique de d’œnotourisme, un rendez-vous organisé par la Passerelle des métiers à l’emploi et Entreprendre pour apprendre Grand Est. À 14 heures à l’amphithéâtre du Hall champagne, table ronde organisée par l’Agence de développement touristique de la Marne avec la Communauté de communes de la Grande Vallée de la Marne. Enfin à 18 heures, sur le stand du Syndicat général des vignerons signature d’une convention de partenariat « offre d’accompagnement œnotouristique » avec l’AG2C et la chambre d’Agriculture de la Marne.

Isabel DA SILVA

Extrait de l'union du 19/10/2017

    

   

 Répertoire  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les coteaux en bus à impériale 

Épernay et Reims L’Impériale de Marie Antoinette propose une visite des vignes avec vue panoramique.


Marie Antoinette Denois, gérante de l’Impériale de Marie Antoinette, avec Robert Babenko, chauffeur de bus et chargé du développement commercial de la société.

L’ESSENTIEL

QUI ? L’Impériale de Marie Antoinette, bus à impériale en location.

OÙ ? Itinéraires planifiés ou à la carte (selon demande), trajets découverte du vignoble et du patrimoine champenois, rencontre de vignerons, etc.

TARIFS ? Location en individuel, en billetterie, de 30 à 50 € (2 heures minimum).

LOCATION PRIVATISÉE, en groupe (26 personnes maximum): environ 800 euros (tarif d’été, 3 heures minimum).

CONTACT ? 06 98 70 38 88 ou sur www.imperiale-marie-antoinette.fr

   « Tout le monde me dit que quand on arrive à l’étage, on a l’impression que c’est un bateau qui fait croisière » , sourit Marie Antoinette Denois, tandis qu’elle montre du doigt l’accueillant salon panoramique qui l’entoure, niché à 3,50 mètres du sol. Celui de «l’Impériale de Marie Antoinette», bus blanc de 10 mètres de long dont elle est la gérante, et qui arpente les routes champenoises depuis maintenant un an. Cumariote de naissance, Marie Antoinette Denois propose, épaulée par son équipe de trois chauffeurs et une hôtesse, une découverte atypique et insolite du vignoble champenois, ainsi que du patrimoine local, sous la forme de locations pour les particuliers ou privative (de groupe). En fonction des réservations, elle met sur pied différents parcours, par exemple au départ d’Épernay ou de Reims, avec des balades dans les vignobles et des passages dans plusieurs lieux incontournables de la région (la cathédrale de Reims, l’avenue de Champagne, Hautvillers, le Moulin de Verzenay...).

IL SE CRÉE UNE CONVIVIALITÉ

Dégustation de champagne et de produits locaux à bord, pause-déjeuner au plus près des vignes, circuits œnotouristiques, l’expérience proposée par l’Impériale de Marie Antoinette se veut variée. Le rythme de la visite, qui dure en moyenne 2 h 30, est lui adapté à cette formule découverte. « La vitesse du bus est limitée à 50km/h, mais on roule souvent moins vite, et on effectue des pauses, afin que les personnes aient bien le temps d’observer les vignes », souligne-t-elle. Le tout dans un cadre tout confort, climatisé, avec deux vastes banquettes en «U» à l’étage de part et d’autre de l’impériale, un grand toit ouvrant, des supports à champagne adaptés aux vibrations du bus, ainsi qu’une table haute en forme de bouchon de champagne.

« J’ai essayé de trouver une harmonie qui rappelle le champagne. Je me considère ambassadrice de la Champagne et du champagne », indique-t-elle, tout sourire, avant d’évoquer, justement, la «bonne humeur» qui s’invite rapidement lors des trajets, qu’ils soient privatisés (anniversaires, anniversaires de mariage, «team buildings» d’entreprises...) ou à destination des particuliers.«Quand les gens ne se connaissent pas, avec le fait d’être assis, en vis-à-vis, avec une coupe de champagne, il se crée une convivialité. Les personnes sont ravies», confie Marie Antoinette.

La possibilité de passer du temps avec les vignerons constitue également un moment de choix dans la visite. «On peut s’arrêter pour une dégustation dans les vignes, lors de laquelle le vigneron communique sa passion», explique Marie Antoinette Denois, elle-même fille de vignerons. Une formule qui attire notamment les touristes du monde entier : Nouvelle-Zélande, Australie, Norvège, Japon... La période des vendanges s’annonce d’ores et déjà animée. « On a beaucoup de demandes. Pendant les vendanges, on effectue des repas dans les vignes, on va voir une équipe qui travaille, un pressoir...» Avec toujours le même mot d’ordre : «Chaque sortie est unique ! »

F-X ROUGEOT

Extrait de l'union du 04/08/2017

    

   

 Répertoire  

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Reims, capitale de l’œnotourisme

Des représentants de plusieurs pays européens ayant des sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco sont à Reims pour imaginer une stratégie touristique commune.

L’équipe de la Mission « Coteaux, maisons et caves de Champagne » a le sourire. Car la première séance de travail de la délégation dont elle fait partie, désignée par Bruxelles et l’Unesco pour travailler sur le projet « World heritage journeys of Europe », a lieu à Reims. Depuis jeudi et jusqu’à demain, une trentaine de Français, Hongrois, Slovaques, Anglais, Belges, Suédois et Polonais se penchent sur le thème de l’« underground » en Europe soit les caves, les grottes, les souterrains et les mines. Parmi les objectifs, figure le développement de l’œnotourisme.

Viser les marchés américains et asiatiques

Après Reims, une rencontre aura lieu en mai, en Allemagne, autour des « lieux romantiques ». Puis les représentants de sites européens classés au patrimoine mondial de l’Unesco se retrouveront en Suède pour lister les points forts des châteaux et jardins royaux. Ils se rendront enfin en Espagne pour réfléchir à la mise en valeur des sites archéologiques.

« Ce projet, initié par l’Unesco et le parlement européen à Bruxelles, prévoit de mettre en place, pour cet été, une grande campagne de marketing destinée à attirer davantage de touristes sur les sites européens classés au patrimoine mondial de l’Unesco. La stratégie, qui sera discutée lors des différentes séances de travail dont ces trois premiers jours à Reims, vise essentiellement les marchés américains et asiatiques, notamment parce que 2018 sera l’année du tourisme UE-Chine », explique Peter Debrine, chef de projet à l’Unesco. Ce dernier, qui accompagne la délégation à Reims, précise que l’Union européenne verse 1,5 million d’euros à l’Unesco pour mettre en place cette campagne de marketing et qu’un site, dédié aux destinations européennes classées, sera mis en ligne l’été prochain.

Préparé depuis dix mois, ce projet « World heritage journeys of Europe », auquel s’associe le National Geographic, concerne trente sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Parmi eux, deux sites français : le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais et les Coteaux, maisons et caves de Champagne. Pour la petite histoire, Pierre-Emmanuel Taittinger et Amandine Crepin, le président et la directrice de la Mission « Coteaux, maisons et caves de Champagne », s’étaient rendus en octobre dernier à Bruxelles pour discuter du projet et proposer d’accueillir, à Reims, les premières séances de travail de la délégation. Une initiative qui a porté ses fruits.

Présent jeudi soir, à l’accueil de la délégation européenne à la Demeure des comtes de Champagne, Jean-Luc Barbier, le président du conseil scientifique de la Mission « Coteaux, maisons et caves de Champagne », ne cache pas son souhait de voir davantage de touristes dans le périmètre classé par l’Unesco en 2015. « Il y a encore un décalage entre la notoriété planétaire du champagne et la fréquentation de notre région. D’où notre ambition de davantage communiquer à l’étranger et de développer l’œnotourisme », souligne-t-il. N’avançant aucun chiffre précis, il assure que le nombre de touristes « peut être doublé », à condition « d’ouvrir des hôtels et des restaurants, tout en proposant davantage d’activités culturelles ».

« Depuis 2016, on voit arriver des touristes venus de loin »

Patrick Lopez, maire « depuis 30 ans » du joli village d’Hautvillers, près d’Épernay, constate que l’inscription Unesco des Coteaux, maisons et caves de Champagne n’a pas encore attirer davantage de touristes – « environ 200 000 touristes visitent chaque année Hautvillers » – mais qu’une nouvelle clientèle a fait son apparition. «  Depuis 2016, on voit des Australiens, des Néo-Zélandais, des Africains du Sud… ce qui n’était pas le cas auparavant. Cela dit, la grosse majorité des touristes restent français, belges, allemands et anglais. »

 Valérie Coulet

 Extrait de l'union du 30/03/2017

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Reims rêve d’un écrin pour le champagne

La Ville et Reims métropole sont à l’origine d’une étude sur la création d’un centre d’interprétation du champagne au Boulingrin. Une initiative saluée par l’interprofession.


Si d’autres projets sont en cours sur le territoire à Reims, manque encore un point névralgique sur le champagne. B. Sivade

L'ESSENIIEL

 •.- 4 juillet 2015 : Inscription au patrimoine mondial de l'Unesco des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne.

•.- 2 février 2016 : lancement symbolique de la Cité internationale de la gastronomie et du vin à Dijon avec la revente du site de l'hôpital générai au groupe Eiffage.

•.- 1er  juin 2016 : Ouverture au public de la Cité du Vin a Bordeaux, le long de la Garonne.

Maisons de champagne, bars et restaurants, sites patrimoniaux et artistiques, visites guidées : Reims n'en manque pas. Mais un lieu central portant la connaissance et le rayonnement de l'appellation champagne fait encore défaut à la cité des Sacres. « L'effet Unesco » se fait ressentir depuis l'inscription au patrimoine mondial des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne le 4 juillet 2015, mais les touristes, cherchent encore un lieu de référence sur le et la Champagne.

La collectivité réagit en lançant une étude sur un centre d'interprétation du champagne dans le cadre du projet de Reims grand centre. Une sorte de musée ouvert à tous qui n'expose pas (ou pas seulement) des collections mais s'attache à valoriser de façon pédagogique une thématique, en l'occurrence le champagne. Ce, à travers des outils mêlant iconographies, archives et numérique.

Où ? À côté des halles du Boulingrin au sein de bâtiments à naître sur l'actuel parking. Un site accommodant en termes de desserte de circulation : proche de la gare, plaçant Reims à trois quarts d'heure de Paris (et du monde) ainsi que d'Épernay et du vignoble, notamment, via I ‘autoroute ou la gare (30 minutes), « Nous souhaitons que ce lieu irrigue le territoire et fasse les promotions des autres sires dédiés au champagne » , appuie Arnaud Robinet.

ÊTRE COHERENT

Le député-maire de Reims accompagné de Catherine Vautrin, députée èt présidente de Reims métropole ; a rencontré les représentants de l'interprofession (Union des maisons de Champagne UMC, syndicat général des vignerons SGV, Comité Champagne) il y a quelques mois. « Je considérais, avec Reims métropole et les acteurs du tourisme, que Reims devait se positionner parce qu'elle est une porte d'entrée sur la Champagne. L'idée est aussi de garder ces touristes de façon plus Importante chez nous », analyse Arnaud Robinet (lire par ailleurs).

A ce jour le centre d'interprétation est à l'état de réflexion. « Nous avons lancé une aide à maitrise d'ouvrage (AMO) dont nous devrions, avoir des retours au premier trimestre 2017 », informe l'élu Jean-Marie Barillère, président de l'UMC et coprésident du Comité champagne, s'en réjouit. « Je suis très heureux de voir qu'enfin une collectivité territoriale s'occupe d'un attrait fort de la région plutôt que de son image. C’est la première fois à Reims, de plus en partenariat avec les professionnels du champagne. Il s'agit d'un grand projet d'investissement qui fait sens. » 

Le Comité Champagne veillera aux messages véhiculés, confirme Maxime Toubart président du SCV et coprésident du Comité Champagne. « Nous serons attentifs à ce que cela reste , dans l'esprit qualitatif de la Champagne, sans être donneurs de leçon.

Il met aussi en garde contre la dispersion. « L'Unesco a fait du bien à toutes ces démarches. C'est très nouveau. Mais une cohérence entre les différentes villes comme Reims, Épernay et même Troyes doit être nécessaire.

 La marque œnotouristique « La Champagne, refined art de vivre » créée par la Région et le Comité Champagne devrait faire partie des éléments fédérateurs. Bordeaux vient d'inaugurer sa Cité, du Vin, Dijon a lancé symboliquement sa Cité internationale de la gastronomie et du vin, il semblerait donc naturel que la Champagne s'empare de sa propre citadelle.


Le député-maire Arnaud Robinet a évoqué la proximité du Boulingrin photo ci-dessus) pour l'emplacement du centre d'interprétation, qui s'Intègre dans le projet Reims grand centre (Ci-dessus). Christian Lantenols – illustration du cabinet d'architectes François Leclercq

ET UN GRAND ÉVÉNEMENT CHAMPAGNE ?

 Aucun concept n'a encore été défini mars là-aussi des discussions ont déjà eu lieu entre les collectivités et les représentants de l'interprofession Champagne, De même avec l'Ordre des coteaux de Champagne afin d'imaginer un événement d'envergure qui célébrerait le et la Champagne. Bordeaux et sa fête du Vin, un an sur deux, continue à faire partie des inspirations

BORDEAUX ET DIJON ONT CHACUN LEUR CITÉ


La Cité du VIn de Bordeaux a fait l'objet d'un partenariat public-privé. AFP Georges Gobet

L’inauguration a eu lieu en grande pompe le 31 mai 2016, en présence du président de la République, La Cité du Vin, à Bordeaux, a concentré 81 millions d'euros (Hl) dans le cadre d'un partenariat public-privé. 38 % de cette somme provient de la Ville de Bordeaux, 19 %, du mécénat, 15 % de l'Europe, 10 % de Bordeaux métropole, 27 % du CIVB, interprofession vinicole et 2 % de l'Etat. La Région Aquitaine, le Département Gironde et la CCiB (chambre de commerce et d'industrie de Bordeaux) ont également contribué au financement. Inscrite dans la reconquête des bords de la Garonne, la Cité du Vin valorise donc l'un des atouts de la Région et renouvelle le paysage urbain. Tout comme la Cité internationale de la gastronomie et du vin (étendue sur 6,5 hectares) lancée symboliquement en début d'année à Dijon avec la revente de l'ancien hôpital au groupe Eiffage. Il ne s'agit pas là d'un site uniquement dédié au vin mais d'un ensemble urbain, comprenant un écoquartier, deux cinémas, des halles ». Là encore, la carte de l'Unesco n'est pas négligeable car le repas gastronomique français a été reconnu au patrimoine immatériel de l'Humanité en 2010, de plus, inscrits au même moment que les Coteaux, Maisons et Caves de Champagne, les climats de Bourgogne sont mis en avant grâce à la chapelle, incluse dans la Cité. Coût du programme : 200 millions d'euros. Ouverture prévue en 2019

RESTER PLUS LONGTEMPS EN CHAMPAGNE

Selon l'Observatoire régional du tourisme Champagne-Ardenne (reprenant des chiffres de l'Insee Hôtel Comps et ORTCA), les touristes ont passé 1,44 journée en moyenne pour un séjour en 2015. la part de nuitées françaises en 2015 pour le vignoble champenois représentait 66 % contre 78 % pour le vignoble bordelais, 60 % pour le bourguignon et 55 % pour l'alsacien.

- 2.612.077 nuitées ont été comptabilisées en Champagne dont 1.461.329 dan! le vignoble, toujours selon l'Insee Hôtel Compset ORTCA, soit près de 56 % des nuitées.

· 62,5 % des nuitées sont enregistrées dans les 3 et 5 étoiles dans le Vignoble et 54,7 % concernent du tourisme d'affaires en Champagne.-

· Les dépenses des touristes en Champagne représentent 980 mllhons d euros soit 3 % du PIB de la Champagne. (Insee Protourisme ORTCA).

- Les touristes dépensent 113 euros par nuit et par personne (Insee Protourisme ORTCA).

-.600 emplois sont générés par le tourisme en Champagne (même source)

Les autres Points

*.- La Cité du champagne Collet

La plus vieille coopérative de Champagne, la Cogevi portant la marque Collet, a mené à bien un beau projet œnotouristique avec sa cité du champagne, en trois sites, ouverte depuis juin 2014. La maison Cogevi, la Villa Collet et le musée des métiers du champagne racontent selon trois axes différents la Champagne, l'histoire de la coopérative et les vignerons. Budget : 7,5 millions d'euros dont 15 % de fonds publics.

*.- Le Pressoir à Ay (51)

« Tout est prêt, ce sera inscrit au budget primitif 2017 », assure Dominique Lévêque, maire d'AY-Champagne et président de la communauté de communes de la grande vallée de la Marne. Le centre d'interprétation « Le Pressoir » coûtera près de 8 millions d'euros, principalement à la charge de la collectivité, Les visiteurs profiteront d'une visite sensorielle pour appréhender l'univers du champagne. Lancement des travaux à la fin de l'année 2017. « Si le projet de Reims ne cannibalise pas les autres, pourquoi pas ? Nous avons toujours souhaité être une porte d'entrée, côté vallée de la Marne, sur le champagne. Si tout est complémentaire, c'est intéressant. »

*.- Un musée régional à Epernay (51)

Le sujet a de nouveau été évoqué lors du dernier conseil municipal de la capitale du champagne, le château Perrier, situé avenue de Champagne et classé monument historique, sera transformé en musée régional d'archéologie et du vin de Champagne d'ici 2019. Les études de maîtrise d'œuvre sont toujours en cours mais re cabinet d'architectes a été choisi : Frenak + Jullien Architectes. Coût des travaux : quelque 13 millions d'euros, majorativement financés par la Ville.

Un centre d'accueil aux Riceys (10)

 L'ancien établissement de formation viticole, ex-hospice datant de 1867, sera Investi pour devenir un centre d'accueil, d'hébergement haut de gamme et d'information. Objectif annoncé par le député-maire Jean-Claude Mathis ; faire découvrir le village, le patrimoine et l'élaboration des vins. Le permis de construire devrait être déposé à l'automne pour une ouverture programmée en 2018. Budget de 2,5 millions d'euros.

Claire HOHWEYER

Extrait de l'union du 22/12/2016

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le monde entier à portée d'agenda au salon Destination Vignobles à Reims 

Destination Vignobles, c’est une aubaine pour les acteurs du tourisme local. Une occasion unique de croiser des tours-opérateurs du monde entier. Zoom sur des exposants ravis d’y participer.


Que ce soit chez J.Ferraz Limousines ou à la Brasserie Flo, on apprécie la dimension internationale du salon. Photos M.D.

Julie Bloquet affiche un large sourire. La responsable commerciale de la Brasserie Flo, à Reims, ne regrette pas d’avoir installé un stand au salon Destination Vignobles.

Pour l’occasion, elle a même dressé une table, afin de permettre aux tour-opérateurs étrangers de mieux se projeter dans cette institution rémoise. « Vingt-quatre d’entre eux sont déjà venus le week-end dernier à la Brasserie pour découvrir les prestations, se réjouit-elle, à eux de les intégrer à leurs packages. Nous avons eu de bons contacts. » Et ça continue : la jeune femme a déjà un peu plus de vingt rendez-vous calés sur ces deux jours de salon. Elle explique : « Nous, les exposants, sommes tous inscrits ; les tour-opérateurs ont choisi qui ils voulaient rencontrer. On a un planning de rencontres privilégiées, avec des créneaux de 15 à 20 minutes par personne. » Un « speed-dating » professionnel en somme, qui, elle l’espère, débouchera sur des partenariats.

« Ce salon nous facilite la prospection. Au niveau local, on connaît ; mais à l’international, ça nous prend beaucoup de temps pour nouer des liens. » Ici, à Reims, Julie Bloquet a, à portée d’agenda, le Brésil, le Japon, la Suède… en même temps ! « C’est aussi l’occasion de voir les tour-opérateurs avec lesquels on a l’habitude de travailler, mais aussi de rencontrer les autres exposants, avec qui on a intérêt à partager les clients », poursuit la commerciale. Son objectif est clair : « Développer du chiffre d’affaires, promouvoir nos établissements et la Champagne. » Pour ce qui est de vanter les mérites de la région, elle peut compter sur les officiels et les organisateurs. « Ils font tout pour en mettre plein les yeux des participants », confirme Julie Bloquet. « Ça nous aide ! On verra dans six mois les retombées concrètes, mais c’est déjà plutôt positif. »

Même satisfaction du côté de J.Ferraz Limousines, une entreprise d’une quarantaine de personnes basée à Bezannes spécialisée dans la mise à disposition de véhicules de prestige et de chauffeurs, et dans l’organisation de séjours de luxe sur mesure. « Pour nous, l’enjeu était de pouvoir rencontrer des agences du monde entier, avec lesquelles on va créer un contact », confient François-Xavier Gérard, responsable d’exploitation, et Aurélie Janot, en charge de la communication et du marketing. « Dans le développement de l’entreprise, on s’ouvre à l’international, et la Champagne intéresse de plus en plus de pays, de tour-opérateurs. Cette première rencontre physique est importante. Bien différente des mailings, impersonnels. » Ils le savent, toutes les entrevues ne déboucheront pas forcément sur du « business ». Mais sans ce salon, il leur serait impossible de « rencontrer autant de monde en si peu de temps », notamment des partenaires locaux avec qui ils espèrent aussi faire affaire.

« Ce salon répond à nos besoins : orienter l’activité sur le tourisme, l’international, le VIP et le vignoble. » Au point qu’ils ont déjà prévu de prendre part à la prochaine édition, ailleurs, en France…

Marion Dardard

  Extrait de l'union du 11/10/2016

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Deux Rémois misent sur le vignoble champenois

Anciens étudiants de l’école de commerce Neoma, Rémi Boxho et Clément Chabut ont lancé au début de l’été Instants Champagne, une agence de voyage spécialisée dans la conception de séjours autour du vignoble de Champagne.


Clément Chabut (à gauche) et Rémi Boxho ont lancé leur activité au début du mois de juillet.

TOURISME

Le timing était parfait, bien qu’involontaire, puisque coïncidant à quelques jours près avec l’inscription des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Comme un signe avant-coureur d’un succès à venir? Les deux anciens diplômés de Neoma l’espèrent en tout cas et ont, en ce sens, mis toutes les chances de leur côté en proposant aux touristes des séjours complètement clé en main.

ALLIER L’AUTHENTIQUE À L’EXCLUSIF

Plutôt orientées haut de gamme, les offres commercialisées par Instants Champagne sont vendues sous la forme de packs, dont les montants varient entre 220 et 480 euros, pour deux jours et une nuit (des offres sur la journée feront également leur apparition à l’automne). « Nos formules associent la découverte du champagne à une autre thématique comme le golf, la gastronomie, l’œnologie, le patrimoine historique ou encore le bien-vivre », développe Rémi Boxho. Une façon originale de vivre des « instants » privilégiés dans la région, grâce entre aussi aux nombreux partenariats que les deux entrepreneurs ont déjà su nouer : « Nous avons des hôtels de 3 à 5 étoiles, comme les Crayères à Reims, des chambres d’hôtes dans le vignoble, des Maisons de Champagne et des viticulteurs indépendants avec lesquels nous préparons  les séjours », détaille Clément Chabut.

RÉPONDRE À UN MANQUE

C’est au fil de leurs voyages respectifs que l’envie de faire découvrir les richesses de leur territoire natal, ses spécialités, son histoire et son patrimoine a grandi chez Rémi et Clément. Pour les deux jeunes hommes, si « le tourisme est globalement développé dans la plupart des régions du monde, comme nous avons pu nous en apercevoir au gré de nos différents voyages, il est clair que la Champagne n’a rien à envier aux autres mais qu’elle pourrait attirer davantage de touristes. »

Un créneau sur lequel les deux Rémois souhaiteraient positionner Instant Champagne, n’ignorant par ailleurs nullement la hausse de fréquentation touristique attendue (+30% en moyenne) qu’entraîne une inscription au patrimoine mondial de l’Unesco… A. H.

contact@instants-tours.com / www.instants-tours.com

  Extrait de RA 319 de 09/2015

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 L'effet Unesco booste le tourisme vinicole

À l'office de tourisme de Reims, aux lendemains de l'inscription au patrimoine mondial de l'humanité. Le circuit vignoble a été profondément modifié afin de faire une visite totalement dédiée à la classification Unesco. Les touristes affluent.

Des premiers touristes curieux puis convaincus.

img3.gif
E
n haut. Michel Gionet et Danièle Brousseau (Québec).
 En bas à gauche; Anna Mixi et son mari (USA) Dawne et Seth Peacock (NY)

« C’est un secteur viticole qui mérite d'être connu ! » Les Québécois Michel Gionet et sa compagne Danièle Brousseau viennent de passer un mois en France. « Deux semaines en Provence, une semaine en Normandie et une semaine à Paris. L'occasion de venir à Reims. On aime la France, on y vient l'été pour la,4'fois. Amateurs de vins, on a fait les grandes routes du vin. Si l'on a décidé de venir jusqu'à Reims, en train, c’est évidemment pour son breuvage. On apprécie beaucoup le champagne. C'est vraiment ce qui fait la richesse du secteur. Nous avons aussi jeté un coup d'œil à la cathédrale et au Palais du Tau. »

Un mois, c'est aussi le temps qu'Anna Mizi et son mari ont prévu de passer en France. Après Lyon, la Normandie, ils finissent leur séjour à Paris. Eux aussi sont venus à Reims, par le train. Et s'ils ont décidé de prendre le circuit vigne, « c'est parce que l'on était intrigué par la toute nouvelle inscription au patrimoine de l'humanité. Nous avons eu un très bon accueil à l'office de tourisme, ça nous a d'ailleurs très surpris. On nous avait tellement dépeint les Français comme des personnes mal polis et qui refusent de parler Anglais. À Reims, depuis notre arrivée, à chaque fois que l'on cherche notre chemin, les habitants tentent de nous aider. Les caves Pommery et Taittinger valent le détour. Les paysages de Vignobles sont dépaysant. C'est une très bonne chose d'avoir classé tout ça. Mais à part la visite des caves, y a rien d'autre à faire. »

Court séjour également pour Dawne et Seth Peacock de New-York, la jeune femme vient travailler un mois à Paris et profite d'être présente quelques jours avant pour visiter un peu la France. On est venu passer deux jours à Reims car c'est tout près de Paris et facile d'accès. La visite du vignoble classé Unesco est une bonne chose car ça permet de se faire un peu une idée de la Champagne. C'est une classification méritée, Il y a un vrai savoir-faire. Deux jours semblent suffire pour visiter ce qu'il y a d'intéressant à voir par ici. »

 Entre deux anecdotes du guide, la visite d'une cave permet d'évoquer tout le savoir-faire de la méthode champenoise, comme ici avec Céline Fresne 


Le circuit Unesco est un voyage au cœur des plus beaux villages champenois

 
Hautvillers, berceau du champagne.
Bernard Sivade
 

Reims pourrait-il devenir une destination touristique à part entière grâce à l'Unesco ? Pour booster la fréquentation, le bus panoramique, (la petite navette rouge de l'office de tourisme qui fait partie du paysage rémois depuis 2008) s'est mis au goût du jour, en proposant un circuit dédié à ce nouveau label Unesco. « L'idée est vraiment de montrer aux visiteurs ce qui est maintenant classé, d'expliquer toute l'étendue et la richesse de ce patrimoine : des vignes à l'élaboration du champagne en passant par les caves », détaille Aurélien Boucher, un des guides conférenciers affectés à cette visite. « Les participants, au même titre que le circuit ville, sont avant tout des touristes français et étrangers (Américains, Anglais, Belges et Néerlandais pour la plupart) mais nous avons aussi des Rémois qui souhaitent découvrir la ville sous un autre angle et en faire profiter leurs invités/familles », détaille Laura Gonzalez, assistante accueil et information au sein de l'office de tourisme de l'agglomération de Reims.

 La butte Saint-Nicaise, un site unique

 Reims et le champagne sont intimement liés par l'histoire. « C'est Jules César qui a planté massivement des vignes sur le secteur. On trouve trace des premiers raisins, il y a 2 000 ans sous l'époque gallo-romaine.» Chemin faisant, nous voici arrivés à la butte Sainte-Nicaise, « le point culminant de la ville ». L'un des trois sites les plus représentatifs de l'inscription « Coteaux, maisons et caves de champagne ».

« Un site unique où cohabitent des styles très différents: les souterrains gallo-romains, le style néo-élisabéthaine avec les bâtiments de la maison Pommery, construits en' moins de 20 ans et juste à côté, la maison Demoiselle qui est le seul exemple de l'art nouveau dans la ville », énumère le guide, Les souterrains, des anciennes crayères sont essentiels pour l'élaboration même du champagne, « il y fait constamment 10/12°, ce qui permet la prise de mousse. »

Direction Trois-Puits, « l'un des villages plus vieux producteurs de champagne ». Les anecdotes défilent en même temps que les paysages. Le bleu. Pommery renvoie à la couleur des yeux de. Louise Pommery, le jaune orangé de la maison Clicquot est en fait « le jaune clicquot ». « Sachez que la maison Ruinart est la plus vieille maison de champagne. Elle a été fondée à la mort de Dom Pérignon en 1715 que l'on considère comme le créateur du champagne. Il avait confié la recette au chanoine Ruinart. »

 Anecdotes, visite de la cave et points de vue remarquables  

 Les vignes champenoises ont été pas mal malmenées au fil des siècles. « Au Moyen Age, la guerre de cent ans a transformé la région en champ de batailles. À la fin du 19' siècle, le phylloxera, cet insecte nuisible a grignoté les vignes petit à petit, à tel point qu 'il a fallu implanter des plans de Chardonnay d'Amérique pour faire repartir les anciens pieds français.» Lors de la Première Guerre mondiale, la zone ne faisait qu'un avec la ligne de front « Le secteur a été complètement bombardé. »  Entre mai 1940 et juillet 1940, 200 millions de bouteilles de Champagne ont été prélevées : les millésimes et Grand cru. Au total, 300 millions sur toute la guerre. Les vignerons se sont organisés. lis ont muré des crayères, ont changé les étiquettes.

Après Champfleury, nous voici arrivés à Sermiers. Le guide, intarissable sur l'histoire du champagne continue à distiller quelques informations. « 320 communes produisent du champagne, sur un secteur allant de la Marne à l'Aube et de l'Aisne à la Seine-et Marne pour une production avoisinant chaque année les 300 millions de bouteilles par an. 250 communes sont clasées Cru, 53, Premier cru et 17 villages seulement peuvent répondre de la classification Grand cru. Le raisin des grands crus est utilisé pour fabriquer les millésimes. »

Les touristes écoutent vivement intéressés. Ils savent maintenant pourquoi les bouteilles de champagne n'ont pas de date inscrite sur l'étiquette, à part les millésimes, combien de temps et comment conserver le champagne et à quelle température le boire, La visite d'une cave (ils sont plusieurs vignerons à ouvrir leur cellier à tour de rôle) permet ensuite de comprendre les différentes 'étapes menant à la fabrication du champagne : la salle de pressurage, la cuve de débourbage, les deux fermentations, la filtration à froid puis la mise en bouteille avec la prise de mousse ...

De retour dans la petite navette rouge, le circuit emmène les passagers par Champillon où la vue sur les coteaux est magnifique, puis cap vers Dizy et surtout Hautvllliers, le berceau du champagne. Le guide distille toujours les anecdotes: « Les plus anciennes vignes ont des racines qui peuvent aller jusqu'à 15m sous terre. »

Mais il est déjà temps de regagner Reims, alors que les visiteurs apprennent que quelque part dans le monde, une bouteille de champagne est débouchée toutes les 5 secondes.

Aurélie BEAUSSART

5ylvie Gérard-Mézlères est vigneronne au cœur de la Montagne .de Reims. Ses vignes sont situées à TrépaiI, surnommée la Perle Blanche, la commune se situe sur la route touristique du champagne, 5ylvie Gérard-Mézlères est également à la tête de Pré bulles, un site touristique (musée scénographique, chambres et gîtes d'hôtes). Cette femme  d’ affaires très active est aussi conseillère départementale du canton de Mourmelon-Vesle et Monts de Champagne.

« Il faut accompagner les vignerons pour que la labellisation ne se transforme pas en un coup d’épée dans I ’eau. Il faut mettre en place une politique touristique du vignoble. Je suis Intimement convaincue que plus il y a d'offres touristiques sur un territoire et plus les gens y viennent. Il n'y a pas de concurrence dans le tourisme mais des complémentarités. »

Les difficultés sont multiples : « Il faut avant tout sensibiliser les Viticulteurs pour qu’ils aménagent des caveaux d'accueil, que les petits villages se regroupent pour proposer des commerces multi-services comme la restauration rapide.

Si dans un premier temps les touristes vont arriver plus nombreux à Reims et Epernay, ce flux ne va pas pour autant profiter à nos campagnes. D'abord, d’abord parce qu’il y a lin problème de mobilité, si les touristes viennent par la voie ferroviaire et parce qu’il n’y a aucune synergie entre nos campagnes et ces deux villes. Le manque d’offres touristiques est aussi une réalité dans les villages vini-viticoles. 

L'ESSENTIEL

•- Depuis samedi 4 juillet, l'Unesco , a distingué les traditions viticoles de la Champagne et de la Bourgogne en les inscrivant sur la liste du patrimoine mondial.

•- Une visite guidée de 4 heures sur les raisons d'une telle candidature et sur ce quelle comprend exactement a été dans la foulée mise en place par l'office de tourisme de Reims. Nous sommes montés à bord de la navette rouge.

•- Les touristes rencontrés au pied de la cathédrale de Reims reconnaissent la beauté du patrimoine viticole tout en déplorant un manque d'offres touristiques originales.

•- Une vigneronne parmi les 1S 000 de Champagne donne sa recette pour que la labellisation ne fasse pas pschitt.

Les REPERES

•- La visite du vignoble en bus panoramique
 La balade est commentée, par un guide en Français et en Anglais. Les vendredis, samedis et dimanches de 14h15 à 17h45, jusqu'au  8 novembre.

•- Histoire d'une candidature
Tout part d'une étudiante rémoise qui, après un stage de fin d'études à l'Unesco s'étonnant 'que la Champagne ne fasse pas partie du patrimoine valorisé décide de monter un dossier qu'elle présente au Comité interprofessionnel du vin de champagne (CIVC). Nous sommes en 200Z L'idée séduit le comité qui très vite décide de consacrer un budget pour monter un dossier de candidature en bonne et due forme.

•- HUIT Ans - C’est le temps qu’il a fallu pour que la candidature soit enfin acceptée.

•- 32 KG - Le dossier de candidature compte 8.OOO pages avec les annexes et pèse 32 kg.

•- Et ce n’est pas fini
Maintenant que les Coteaux, Maisons et Caves de Champagne dont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, la mission se poursuit pout l’association Paysages de Champagne, porteuse de la candidature, chargée des développer le tourisme, et de communiquer sur les sites, le savoir-faire des vignerons et le patrimoine vinicole.

•- La Phrase
« N'oubliez pas Messieurs que vous ne vous battez pas seulement pour la France, vous vous battez pour le champagne. » Winston Churchill aux soldats avant le débarquement.  

À SAVOIR

•- Le bus panoramique de l'office de tourisme propose deux circuits : une découverte de Reims (1 heure) et un circuit dans les vignes de 4 heures à la découverte de ce patrimoine  classé par l’Unesco.

•- Tarifs: Ville : 10 €, Vignoble : 40 € /pers, duo : 70€ pour 2

À noter, pour ces deux visites, moins 10% sur les réservations en ligne.

  Extrait de l'union du 29/07/2015

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 A la découverte des caves

 Promenades dans les caves, explications des étapes de l'élaboration du champagne et dégustations: -les maisons de champagne restent les attractions phares de la ville.

 
Un touriste curieux et impressionné face à une pile de jéroboams
(environ 3 litres) de la cave Pommey. Maxime Tranchand

Alors que le soleil darde ses rayons, les touristes et les Rémois .se réfugient dans les caves de champagne pour découvrir les étapes de son élaboration, mais aussi pour en déguster une coupe. Direction la maison de champagne Lanson, rue de Courlancy, C'est dans un cadre agréable que les visiteurs pourront découvrir ce domaine situé au cœur de Reims. Véritables parcours initiatiques, les visites, intitulées. De la vigne à la flûte» et accompagnées d'un guide, durent environ une heure et demie. La maison Lanson . dispose d'un hectare de vignes ... qui ont vue sur la cathédrale. «Le clos Lanson représente, environ 8000 bouteilles », explique Lyne Descotes, responsable visite. « Nous avons un ensemble de cuves qui représente 100 000 hectolitres, soit environ 13 millions de bouteilles ».

Pour accueillir les visiteurs dans de bonnes conditions, la maison de champagne a inauguré en octobre une nouvelle partie: le Chai Bois. Partie où les visiteurs peuvent déguster tout en admirant la grandeur des fûts. La visite se termine par les caves. « Nos caves s'étalent sur environ 7 km, pour environ 20 millions de bouteilles », Les visiteurs peuvent alors rentrer dans le le Paradis Lanson ». La maison a le droit a sa petite légende. « Nous avons trouvé une vierge dans le mur. Nous pensons qu'elle a été installée durant la guerre, où les personnes venaient se réfugier et prier. Aujourd'hui, on dit qu'elle est la protectrice des femmes et des hommes de la maison Lanson. »

Du côté de chez Vranken-Pommery, ce sont pas moins de 18 km de galeries pour plus de 20 millions de bouteilles. Pour y descendre, 116 marches attendent les visiteurs. Zürich, Munich, Newcastle, « chaque galerie possède un nom de ville. Dès que Pommery démarche une nouvelle ville, et que cela fonctionne nous décernons son nom à une galerie », explique Gabrielle, guide pour la célèbre maison de champagne. Cette visite des caves Vranken-Pommery comprend également celle de la villa Demoiselle. Les visiteurs partent à La découverte de l'Art nouveau. « La maison a été rachetée en 2004 par Vranken. Elle a nécessité cinq ans de restauration. » La maison est pleine. La maison est pleine d'histoires. Les guides font l'état des lieux : salle de réception, bureau, chambres. Tout pour s'immerger à j'époque d'Henry Vas nier, cet associé et négociant en vins de la maison Veuve Pommery, fils et Cie, et qui fut l'un des plus grands Collectionneurs  d’art éclairé de son temps,

Capucine LANTENOIS

Des visiteurs plus nombreux l'été ?

Pendant la période estivale, nous avons une hausse des fréquentations. L'année dernière, nous avons eu plus de 4 000 visiteurs. On espère au-delà cette année. En général, l'été nous avons entre 400 et 500 visiteurs », explique Lyne Descotes, responsable des visites de ia maison de champagne Lanson. De plus en plus, les caves attirent les visiteurs, de tout horizon. « Nous accueillons beaucoup d'Anglais, d'Américains, d'Australiens et de Belges. Mais nous avons de plus en plus de visiteurs japonais, scandinaves et chinois », ajoute-t-elle. Du côté de Pommery, la maison ne voit pas spécialement de hausse des fréquentation~ l'été. « L'augmentation des visiteurs, pour nous, se fait sur l'année, pas que sur l'été. Depuis le 1erjanvier nous avons une hausse de 11% de fréquentations des domaines Pommery et Villa Demoiselle », confie Christine prudhomme, directrice des domaines Vranken-Pommery.

Un dépliant intitulé « Reims en poche » et disponible à l’office de tourisme de Reims 2. rue Guillaume-de-Machault récompense huit grandes maisons de champagne  rémoises qui proposent des visites guidées.

Renseignement au 03 26 77 45 00.

 Extrait de l'union du 12/07/2015 

    

     

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


  L'État adoube la destination Champagne

Elle est désormais reconnue par l'État comme une destination oenotouristique d'excellence au même titre que la Bourgogne par exemple : la Champagne fait un pas en avant. 

img2.gif
Cinq départements, la Région et le comité Champagne ont signé cette convention de partenariat pour trois ans.

Le champagne est un produit connu du monde entier. Mais combien de touristes savent situer la Champagne sur une carte de France 'comme ils situent le Bordelais et combien savent qu'il n'y a que dans cette région que le précieux liquide doré (ou rosé) est produit.

C'est donc pour promouvoir la destination la Champagne qu'un consortium d'acteurs publics et privés s'est créé : comités départementaux du tourisme (Aisne, Aube, Haute-Mame, Marne, Seine-et-Marne), comité régional du tourisme de Champagne-Ardenne et le comité Champagne. Pour trois ans, ils ont commencé à réfléchir à une stratégie oenotouristique partagée, autour de l'appellation d'origine contrôlée (AOC) Champagne.

Vincent Perrin, directeur du comité Champagne, était ainsi heureux d'ajouter « que la route touristique du Champagne est désormais complète et le dernier label Vignoble et découverte a été donné à la Marne ouest. » De jolis atouts pour promouvoir une région qui gagne à effacer ses frontières psychologiques parfois entre la Marne et l'Aisne ou l'Aube par exemple. C’est le moment où jamais de communiquer de manière unifiée et cohérente sur la Champagne », à la fois pour son produit phare mais aussi pour tolites les autres offres touristiques connexes ou relevant de domaines différents. Les offices de tourisme, notamment, seront en première ligne pour orienter les visiteurs, Frédéric Nebout, Directeur de l'office de tourisme Ëpernay Pays de Champagne, salue cette excellente nouvelle qui accompagne mures les démarches entreprises pour s'appuyer sur une marque collective. Nous sommes dans une période charnière du territoire. »

D'un point de vue commercial, c'est surtout à l'international que cette destination la Champagne s'adresse, Quatre cibles ont été déterminées: la Belgique, le Royaume-Uni. le japon et la Chine. Un mélange de marchés historiques et de marchés émergents.

« Nous y ajouterons aussi bientôt les États-Unis, pour des raisons évidentes li, précise Vincent Perrin. Pour Véronique Diaz, du groupe Pernod-Ricard Perrier-Jouët, c'est aussi  très important d'avoir le soutien des institutions dans les démarches internationales. » « Le client final a besoin de se repérer au sein d'une offre touristique mondiale, appuie Laura Sileo-Pavat, du même groupe. Nous nous, devons d'avoir cette vision unifiée pour permettre aux visiteurs d'identifier la Champagne, surtout que nous sommes proches de Roissy... » Ne reste plus qu'à relever les manches pour passer au concret.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent' Fabius, donnera le point final ou plutôt le lancement officiel de cette destination la Champagne, en signant la convention de partenariat avec les acteurs régionaux à Pâris le 25 juin.

Claire HOHWEYR

 Extrait de l'union du 11/06/2015 

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Un coup de pouce pour la Champagne

Secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, Matthias Fekl vient aujourd'hui en Champagne pour lancer le pôle d'excellence de l'œnotourisme en France.


L’objectif de ce pôle est de proposer des parcours touristiques innovants au sein des caves ou des paysages viticoles.

C’est donc à Épernay, au Comité Champagne, que va être lancé ce matin, le pôle d'excellence de l'œnotourisme en France par Matthias Fekl, secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur et de la promotion du Tourisme. Cette visite est une vraie reconnaissance pour la Champagne à la veille de l'inscription des caves, maisons et coteaux de Champagne au patrimoine mondial de l'Unesco, au titre des paysages culturels. Ce conseiller régional de l'Aquitaine sait de quoi il parle lorsqu'il évoque le tourisme et le vin « Nous avons des atouts extraordinaires qu'il nous faut valoriser. Ce pôle d'excellence va nous permettre de réunir de nombreux acteurs pour travailler sur l'œnotourisme de demain. La France est mondialement reconnue pour sa production de vins et spiritueux, qui s'exportent dans le monde entier. Elle a donc tous les atouts pour être la destination leader en matière d'œnotourisme. » Pour Matthias Fekl, avec cette annonce réalisée à Épernay, il s'agit là de mettre justement en valeur la Champagne pour montrer les différentes expériences réalisées. Le secrétaire d'État ira ainsi visiter le vigneron René Goutorbe et la viila Bissinger à AY, ainsi que la maison Philipponnat à Mareuil-sur-Ay. Il sera également reçu à la superbe villa Perrier-Jouët qui borde l'avenue de Champagne. « Ici on retrouve de bonnes initiatives et de la bonne volonté. J'échange d'ailleurs volontiers avec le président de la région, Jean-Paul Bachy. »

S'appuyer sur les métiers d'excellence

Avec dix mille caves touristiques accueillant chaque année près de 8 millions de visiteurs dans toutes les régions viti-vinicoles du pays, l'œnotourisme représente déjà une activité importante en France. Cependant, ce segment d'activité connaît un manque de structuration et de coordination des acteurs qui freine son développement Malgré la richesse œnotouristique de notre pays, beaucoup d'acteurs proposent encore une offre peu lisible sur le marché national et international et les clients potentiels ont parfois des difficultés à identifier une offre qui réponde à leurs attentes. La création du label Vignobles & Découvertes, lancé en 2010 a permis une première avancée, mais il reste encore beaucoup à faire. L'objectif de ce pôle est de s'appuyer sur les métiers d'excellence qui font rayonner la France au travers de parcours touristiques innovants et créatifs qui invitent les visiteurs à découvrir l'Hexagone sous un autre angle. Il s'agit aussi de fédérer les différents acteurs du monde viti-vinicole et du tourisme, afin de valoriser l'excellence française dans ce domaine et de la rendre lisible et accessible pour les clientèles touristiques notamment étrangères. En structurant ainsi une filière autour du vin et des spiritueux et en faisant travailler ensemble davantage les producteurs et les acteurs du tourisme. Matthias Fekl espère qu'il sera possible d'attirer de nouveaux types de touristes mais aussi diriger les visiteurs vers d'autres territoires que ceux qui accueillent aujourd'hui l'essentiel des flux. Ce sera Michel Bernard, propriétaire récoltant du Château Beauchêne, dans le Vaucluse, président d'honneur d'Inter-Rhône, trésorier du CNIV et président du cluster œnotourisme au sein d'Atout France qui pilotera ce pôle.

Si la bonne volonté et l'appui du gouvernement semblent bien présentes, il n'en demeure pas moIns vrai que la communication sur le vin et donc celle de l'œnotourisme sur le territoire français reste limitée par le périmètre dressé par la Loi Evin. Pourtant pour Matthias Fekl, cela n'est pas un frein : « Il s'agit là de mettre en avant des savoir-faire qui datent de centaines d'années. On ne va pas s'interdire de déguster. Le vin est un produit de civilisation. Je travaille pour la promotion et la valorisation du secteur vins et spiritueux. Je suis au côté de la filière pour aider à exporter et je suis là pour faire un lien avec le tourisme. » Dont acte.

Face aux autres régions viticoles...


On vient en Champagne pour le vignoble et le vin.

Comment se situe notre région face à d’autres régions vinicoles comme l'Alsace, l'Aquitaine ou la Bourgogne ?

Selon une étude réalisée par la Région sur la clientèle œnotouristique, on sait que la Champagne présente une proportion d'étrangers nettement supérieure à celle des trois régions de référence oscillant entre 30 et 40 % avec une majorité d'Anglais et de Belges.

Ensuite, le vin, la vigne ou le vignoble restent des raisons déterminantes dans la venue pour trois visiteurs sur cinq en Champagne. La proportion dans les autres régions de visites déterminées par l'offre viti-vinicole est nettement plus faible et oscille entre deux cas sur dix pour l'Alsace et quatre sur dix pour la Bourgogne. À l'instar de notre région, l'Alsace et l'Aquitaine ont su séduire ou agréablement surprendre leurs visiteurs qui repartent avec une proportion « d'image plus positive » supérieure à la moyenne. Inversement pour la Bourgogne, les visiteurs ont, semble-t-il, dû trouver ce qu'ils y attendaient.

Les REPERES

VIGNOBLES & DECOUERTE5

•.-. Créé en 2009, le label supérieur de l'œnotourisme Vignobles & Découvertes est attribué pour une durée de trois ans par Atout France, après recommandation du Conseil supérieur de l'œnotourisme.

•.- Il est attribué à des destinations proposant une offre de produits touristiques multiples et complémentaires autour du vin0

•.-. Le CHIFFRE 7.5 millions

De personnes. C’est la fréquentation annuelle des caves en France.

•.-. LA PHRASE

« Je dis oui à la santé publique. En revanche, clairement non à une société aseptisée ! »

Matthias Fekl secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur et de la promotion du Tourisme.

Sophie CLAEYS-PERGAMENT

 Extrait de l'union du 22/01/2015 

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Champagne, super conquérant

Ce vendredi matin, le comité Champagne reçoit la visite de Matthias Fekl. Le secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur, de la promotion du tourisme et des Français de l’étranger va annoncer le lancement du pôle d’excellence oenotourisme. L’occasion de faire un état des lieux de ce qui marche déjà, dans le tandem gagnant champagne et tourisme

img1.gif
 L'ensemble du territoire de l'appellation, comme ici à Mareuil-sur-Aÿ, tire profit de l'image du champagne.
Il en sera peut-être encore davantage avec le pôle d'excellence. © l'Hebdo du Vendredi

Si les contours de ce futur pôle ne sont pas connus, la visite d’un secrétaire d’Etat dans la cité du champagne, puis à Aÿ, laisse augurer de bonnes nouvelles à venir. « On ne peut que se féliciter qu’il ait choisi de faire son annonce ici, s’enthousiasme Philippe Harant, directeur du Comité de tourisme de la Marne. C’est un signe important de la part de l’Etat et nous pouvons espérer de nouveaux moyens financiers dans ce sens par la suite. » Le pôle d’excellence vise à fédérer les acteurs du territoire, leur donner une dynamique et une visibilité encore plus fortes. L’oenotourisme est sur toutes les lèvres depuis quelques années. Pas une ville, pas un village de l’appellation, qui ne joue sur le champagne pour attirer les touristes. « C’est un produit d’appel, affirme Déborah Mirbelle de l’Office du tourisme d’Epernay. A nous ensuite de fixer les touristes dans la région et de les faire consommer. » C’est là tout l’enjeu : s’appuyer sur la renommée mondiale du vin de champagne pour faire découvrir la région, son patrimoine et ses spécialités. Les touristes n’hésitent plus à faire des centaines voire des milliers de kilomètres pour visiter les maisons de champagne ou boire une flûte dans les vignes. Déborah Mirbelle précise que « 70 % des touristes sont étrangers. Les plus nombreux sont les Belges, mais nous avons aussi beaucoup de Hollandais et d’Anglais. » L’oenotourisme fait se déplacer une nouvelle clientèle, au pouvoir d’achat plus important, qui vient pour visiter, déguster et acheter. Elle est originaire des Etats-Unis, de Chine, d’Australie, mais aussi des grands pays émergents comme l’Inde et le Brésil. L’internationalisation de la clientèle se ressent d’emblée chez les maisons de champagne, qui selon Philippe Harant, « accueillent entre 500 000 et 700 000 visiteurs par an. La majorité d’entre eux est étrangère. » Et d’ajouter que ces personnes « passent un tiers de leur temps à faire des visites. Elles vont donc découvrir d’autres choses durant le reste de leur séjour. »

Le champagne, mais pas seulement

Les acteurs du tourisme ont bien compris qu’aussi prestigieuse soit l’avenue de Champagne à Epernay ou la cathédrale à Reims, une offre plus large devait leur être proposée. La gastronomie tire son épingle du jeu. Une association comme les Etoilés de la Champagne s’inscrit aussi dans l’oenotourisme, créant un pont entre vigne et produits du terroir : mets et vins. L’Office du tourisme d’Epernay a depuis longtemps saisi l’importance de proposer des animations pour susciter la curiosité. La manifestation Esprits de Champagne, qui fête ses 20 ans cette année, en est la preuve. De juin à novembre, des maisons de champagne et des vignerons récoltant-manipulants se déplacent à l’Office et font déguster leurs produits sur place. Avec une centaine de partenaires et 10 000 flûtes distribuées l’année dernière, l’opération connaît un beau succès. Enfin, comment ne pas citer l’événement-phare de la Ville d’Epernay, les Habits de Lumière, qui illustrent la parfaite équation entre les portes ouvertes des maisons de champagne et l’aspect culturel, festif et déjanté qui règne pendant trois jours. Le maire Franck Leroy espère d’ailleurs faire doubler le nombre de touristes dans sa ville en dix ans. Il mise énormément sur l’œnotourisme pour atteindre son but et défend le projet du futur musée de l’archéologie et du Vin de Champagne. Les touristes devraient d’autant plus affluer si, en juillet, l’UNESCO classe au patrimoine mondial « les caves, coteaux et maisons de champagne. »

Idées pétillantes

Tout un patrimoine, toute une histoire découle du champagne. Au-delà du vin, l’histoire des hommes est à découvrir. L’oenotourisme doit aussi faire sortir les touristes des caves et maisons et les emmener se balader dans les villages typiques de l’appellation. Le Comité du tourisme de la Marne organise chaque année depuis trois ans le concours Jeunes talents du tourisme, pour mettre en avant les porteurs de projets. Dans la catégorie oenotourisme, Philippe Harant se souvient de quelques propositions originales. « Certains proposaient de parcourir le vignoble en 2 cv, d’autres en trottinette électrique ou à bord d’un autobus qui s’arrêtait en route pour des dégustations. A Hautvillers, une personne a même eu l’idée de créer des colliers avec des capsules de bouteilles. » Plus globalement, l’attribution du label Vignobles et découvertes mis en place par l’agence de tourisme Atout France a tiré le secteur vers le haut. Les 450 prestataires champenois labellisés offrent un gage de qualité, tout en proposant également des activités pour découvrir les sites remarquables ou savoir-faire locaux.

Les acteurs de l’oenotourisme version Champagne sont donc déjà bien rodés dans ce domaine. Le pôle d’excellence devrait les accompagner dans leur ascension. A l’avenir, il leur faudra être encore plus exigeants en termes d’accueil et de qualité. « Le produit doit correspondre à l’image, résume Philippe Harant. La qualité doit être uniforme et avec une clientèle type UNESCO, le standing se situe au niveau du 5 étoiles. » Le complexe hôtelier de Mutigny, le futur golf d'Epernay, tout comme le Domaine des Crayères à Reims ou le golf de Gueux, vont dans ce sens. Déborah Mirbelle ajoute que la clientèle parisienne est aussi à conquérir. « Dans ce projet, on vise un tourisme d’affaire, pour lequel il faut monter en gamme. » Quid des touristes locaux, de la région ou d’ailleurs en France qui n’ont pas tous les moyens de réserver des séjours de luxe ? « L’offre est large, avec des hôtels et des chambres d’hôtes, capable d’accueillir différentes gammes de touristes. On ne s’en rend pas toujours compte, mais de nombreux clients viennent avec des associations ou des comités d’entreprise, souvent du Nord ou de région parisienne. » Signe que les temps changent, l’Office et Avize Viti Campus lancent la semaine prochaine des cours d’anglais à destination des professionnels du monde viticole désireux d’acquérir du vocabulaire technique et pratique.

L’oenotourisme de demain réussira au prix de ce grand écart, entre cible locale qui connait le produit et public international exigeant. L’excellence se gagnera en se tournant résolument vers le monde, sans oublier les Français, voire les Champenois, qui aiment de temps en temps revisiter « leur » champagne.

Fanny Lattach

Tourisme régional

Epernay, capitale du Champagne reste centrale dans les circuits touristiques. La découverte du territoire se poursuit par la Route touristique du champagne, qui traverse les coteaux Sud et la côte des Blancs, et bien sûr Reims, cité des sacres. L’oenotourisme concerne toute l’appellation. De la côte des Bars en passant par les coteaux de Vitry, les coteaux sézannais, le massif de Saint-Thierry et la vallée de l’Ardre, la Montagne de Reims et la vallée de la Marne sont aussi labellisés.

Le pôle d'excellence se dessine

Le futur pôle d’excellence ne sera pas piloté par un Champenois, mais par Michel Bernard, propriétaire récoltant du Château Beauchêne dans le Vaucluse. Ce pôle s’inscrit au coeur de la stratégie touristique mise en oeuvre par le ministère des Affaires étrangères et du développement international à l’issue des Assises du tourisme. Il renforcera l’attractivité touristique du pays autour de marques phares et de thématiques porteuses. Le secrétaire d’Etat Matthias Fekl en discute ce vendredi avec les acteurs touristiques locaux. Après Epernay, il terminera sa visite à la maison Philipponat à Mareuil sur Aÿ

 Extrait de l l'hebdo du vendredi N° 379 du 22/01/2015

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

  Ça marche pour le sentier du vigneron

Les touristes du monde entier. viennent fouler le sentier du vigneron à charmante boucle pédestre de 2,2 km au beau milieu des vignes 


2012 =  6000 personnes sont venues fouler le sentier du vigneron à Mutigny.

 On vient des quatre coins de la planète pour découvrir le sentier du vigneron à Mutigny 1», -se réjouit Bernard Beaulieu, président de l'association du sentier du vigneron. Et de citer Brésiliens, Chinois, Russes entre autres Belges • et Français qui aiment venir se balader sur la boucle de 2,2 km que compte le parcours.

 D'ailleurs, le livre d'or regorge d'annotations toutes plus enthousiastes les unes que les autres. Émilie et Sébastien de Bourgogne, ont apprécié  « la visite très vivante et pleine d'informations ». Plus loin, c'est Régine et Denis de la Manche qui écrivent  « Très belle balade dans les vignes. » Et les échos chaleureux s'enchaînent, de South Hampton (États-Unis), en passant par la Bretagne, l'Auvergne ou encore la Vendée ! « La 5 000 visiteuse était Australienne » se souvient Bernard Beaulieu.

Le sentier démarre de la commune de Mutigny, bourg situé sur un promontoire à 240 m d'altitude qui compte 230 habitants. « Il possède de magnifiques et incomparables points de vue sur la Vallée de la Marne et son vignoble »,  explique l'ancien élu de Mutigny, qui ajoute, « c'est un passage obligé pour découvrir et comprendre la viticulture champenoise ».

À l'aide de 12 totems ou balises plantés sur la totalité du parcours, le visiteur peut apprendre bien des choses. On lui explique ainsi la différence entre les trois cépages: pinot noir, pinot meunier ou chardonnay. Mais aussi, les divers travaux de la vigne, comme l'ébourgeonnage, relevage, palissage ou encore rognage. Le phylloxéra (un puceron ravageur de la vigne), l'architecture des vignes, le pressurage ... tout y est expliqué de manière ludique ·et colorée, en français et en anglais.

L'association met deux guides et deux bénévoles à disposition des visiteurs. «Tous les jours, des minibus de touristes stationnent à Mutigny. Ils viennent de Paris. Ils en profitent pour également visiter Hautvillers, la cathédrale de Reims, les caves Moët-et-Chandon à Épernay », détaille Bernard Beaulieu qui chérit le site.

Coupe ou repas gastronomique Cette année, 3 475 personnes ont ainsi visité le sentier. Dans la foulée, elles ont pu déguster une coupe de champagne, ou se rendre chez un viticulteur pour prolonger le sympathique moment . « Il nous est aussi possible pour ceux qui le souhaitent de proposer un petit-déjeuner, un déjeuner ou un repas plus gastronomique mais en ce moment, ces formules stagnent un peu, sans doute en raison de la crise. » D'autres personnes, estimées à environ 1 500 viennent aussi seules sans passer par J'association.

Pour les capter, J'association, en collaboration avec la CCGVM, communauté de communes de la Grande Vallée de la Marne, va faire « redynamiser » le sentier. Pas de grosse revolution en perspective, mais d'ici l'an prochain, les nouvelles technologies feront leur apparition sur le sentier. On pourra par exemple obtenir des infos via son smarphone. « On ne s'endort pas sur ses Iauriers et puis on veut continuer à faire vivre les deux emplois créés», indique Bernard Beaulieu pour qui • l'avenir de la Champagne passe aussi par le tourisme ».

À SAVOIR

•. Le sentier du vigneron fait 2.2 km. Pour le parcourir à une allure modérée, il faut compter environ 1h30 de marche. t

•.- Il est situé à 10 km d'Epernay et à 30 km de Reims et Châlons-en-Champagne .

•.- Cette année. il a accueilli 800  touristes Français. 500 touristes Belges et une centaine de touristes anglophones (Australie. Hollande, Américains).

•.- Une centaine dé paniers pique-nique ont été distribués et 200 repas ont été servi.  

Par F.C.

Extrait de l'union 25/10/2014

Le Sentier du Vigneron nouvelle formule

http://www.lunion.com/region/le-sentier-du-vigneron-nouvelle-formule-ia3b24n476108

Le Sentier du vigneron voit grand

http://www.lunion.com/economie-region/le-sentier-du-vigneron-voit-grand-ia0b0n1524

 

    

   

 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Des caves revisitées 


Les caves du champagne Lanson s'étendent sur plus de 7 km. © l'Hebdo du Vendredi

Alors qu'à Epernay Moët & Chandon vient de fermer ses caves et ses espaces de visite au public, jusqu'à automne 2015, pour des travaux de rénovation, à Reims, la maison Lanson vient de rouvrir les siennes. En effet, sous l'élégante bâtisse de la rue Courlancy courent plus de 7 km de galeries où reposent 20 millions de bouteilles. Un dédale taillé dans la craie que la prestigieuse maison de champagne fondée en 1760 par François Delamotte a repensé avec le soucis premier d'améliorer la qualité de ses vins mais aussi l'accueil de ses visiteurs. Les travaux entrepris, d’un montant de 14 millions d’euros, concernent l’ensemble des services visant à produire et expédier le champagne : modernisation des chaines de production (seconde tranche en 2015), construction d’un nouveau hall de stockage (en 2015) et la cuverie. Achevée, celle-ci porte la capacité totale de stockage à 97 560 hectolitres.

Seule grande Maison au coeur de Reims à proposer une expérience champagne de la vigne au verre, Lanson a donc profité de ce nouvel aménagement pour repenser son circuit visite. Démarrant depuis le Clos Lanson, les visiteurs peuvent découvrir et profiter désormais d'une passerelle moderne surplombant la nouvelle cuverie, d'une ambiance générale plus tendance, d'éclairages retravaillés, de lettrages savamment posés et d'une salle « d'observation », qui peut également servir de salle de dégustation. J.D

 Champagne Lanson, 66, rue de Courlancy à Reims. Visite sur rendez-vous du lundi au vendredi (fermeture

le week-end et jours fériés). Horaire de départ des visites (durée une heure) : 10h et 14h30 du lundi au jeudi et 10h et 14h le vendredi. Rens. : 03 26 78 50 50 ou www.lanson.com

 Extrait de l l'hebdo du vendredi du 17/10/2014

    

   

 Répertoire