L'atelier du maître artisan ébéniste
  
Benjamin Guillaume  
 

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 Visite du 22/06/2010

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Un mobilier plein de sous-entendus made in Reims
Benjamin, maître ébéniste

Benjamin Guillaume maître artisan ébéniste

Une armoire à glace très commode

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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06/2010

 

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 Répertoire  

 

 

 

 

 

 

 

Notre savoir-faire, une passion pour la restauration

• Spécialiste de la restauration de meubles marquetés

• Conservation / restauration du mobilier du XVII au XIX° siècle .

• Restauration de meubles massifs• Prise en charge complète du meuble de l'enlèvement à la livraison et gestion des métiers connexes

• Reprise de restaurations mal engagées, mal réalisées

•Finition de haute qualité: Vernis au tampon, poli à la cire

Qui sommes nous ?

Nous sommes un atelier animé par Benjamin GUILLAUME et installé près de Reims (51), au carrefour de l'Europe. Nos interventions étant toujours uniques et souvent délicates, nous travaillons en partenariat avec un réseau de professionnels reconnus pour leur travail, leur éthique et leur comportement (gainier, bronzier, doreur, marbrier, transporteur, etc).

Nos engagements

• Nous nous engageons à mettre en œuvre les moyens et les techniques les mieux adaptés au meuble, permettant de respecter l'œuvre, son histoire, son passé, sans la dénaturer en aucune manière.

• Nous nous engageons à vous remettre un devis sous 48 heures avec une date de livraison.

Processus de conservation / restauration

Un outillage et des techniques au service de la performance

Nous nous intéressons autant aux produits et aux outillages actuels qu'aux matériaux et aux techniques du passe. Cela nous permet de réaliser aujourd'hui des sauvegardes de meuble qui étaient difficilement concevables autrefois.

Nous utilisons :

* Des techniques brevetées dans la conservation des marqueteries

• De l'outillage manuel (spécifique)

• Des moules en plâtre pour le recollage de certains galbes

• Des châssis à plaquer manuels et hydrauliques

• Une pompe à vide

• Un grill chauffant

Notre expérience

Nous avons réalisé récemment :

• Conservation / restauration de meuble pour le Centre des monuments nationaux

• Restauration d'un bureau Régence pour le musée de l'Hôtel de Lunas à Montpellier

• Analyses et conseils dans la conservation de collections privées à l'étranger»

• Conservation / restauration au sein de collections privées de meubles estimés à plusieurs centaines de milliers d'euros.

Benjamin GUILLAUME

Petit fils d'ébéniste, il choisit, à l'âge de quinze ans, de faire de cette passion son métier. Il suivra alors une partie de sa formation au sein des Compagnons du Devoir qui débouchera sur un bac professionnel C. A. B . bois et un brevet de maîtrise en ébénisterie. Fort de ces cinq années de travail en conservation / restauration du mobilier dans un atelier rémois, il s'expatrie en Auvergne pour obtenir un Brevet Technique des Métiers Supérieur et intégrer un atelier de fabrication contemporaine qui lui fera réaliser différents ouvrages au niveau national.

Ses bons résultats lui permettent l'obtention d'une bourse européenne qui lui offre la possibilité d'aller travailler en Italie, dans la restauration de mobilier religieux des XVIe et XVIIe siècles.

De retour en France, il intègre durant cinq années de grands ateliers parisiens où lui seront confiés des meubles de très grande qualité (commode de Jean Henri Riesener, paire de bibliothèque basse de Guillaume Beneman, secrétaire en laque de Rübestûck, bureau plat de Charles Cressent, Bibliothèque en marqueterie Boulle, etc). Deux missions à l'étranger lui sont alors confiées afin d'y restaurer diverses pièces de mobilier (Etats-Unis et Canada).

Il crée aussi l'association des Anciens élèves du B.T.M.S. ébéniste qu'il préside pendant sept années durant lesquelles il organise trois congrès regroupant des professionnels de toute la France et intervient en temps que conférencier.

Eurl GUILLAUME Benjamin
3 rue Jean Mermoz
51220 Courcy
Tél. : 03 26 03 04 15  -  Internet. benjamimguillaume@orange.fr

   

   

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RESTAURATION

Bureau plat d'époque Régence en placage de palissandre et bronze doré,

marqué du poinçon au « C couronné »

Propriétaire*

Bureau plat se trouvant dans les collections de l'Hôtel de Lunas, à Montpellier. Edifice appartenant au Centre des monuments nationaux depuis 1974, suite à une donation dé Monsieur Pierre Sabatier

Description du bureau

Bureau plat-Poinçon au « C couronné » marque sur les bronzes

II repose sur quatre pieds galbés, terminés sur la partie inférieure par des sabots et décorés, sur le galbe, de chutes à masques d'indiennes en bronze doré. Ils soutiennent une ceinture droite de forme rectangulaire, légèrement galbée en élévation sur les côtés, et chantournée dans sa partie basse.

Elle conserve une division tripartite qui correspond aux tiroirs, dont le central est légèrement en retrait, et qui interprète un ultime rappel du bureau Mazarin. Ce décrochement est accentué par deux croissants de bronze doré, suggérant une corne d'abondance.

La partie postérieure est de décor et de conception identique à la partie antérieure, à l'exception du fait que les trois façades de tiroirs, feints dans la ceinture, sont fixes. Le dessus est couvert par un maroquin noir, composé de deux peaux jointées en son centre.

La lettre C, surmontée d'une couronne royale, imprimée dans le bronze comme un poinçon d'orfèvrerie, sanctionne un impôt payé entre 1745 et 1749 sur les bronzes et les cuivres.

L'étude esthétique et technique laisse supposer que ce bureau a été fabriqué avant 1745, vers1730-1735. L'édit de 1745 prescrit l'apposition du poinçon sur les « ouvrages vieux et neufs »,  la présence du poinçon au « C couronné » peut donc avoir plusieurs sens : restauration du meuble ; réfection des bronzes à ce moment ; simple passage du meuble dans le commerce entre 7745 pi 174Q

Conditions générales de l'œuvre

Le bureau présente un état de dégradation avancé, dont les causes sont multiples : attaque d'insectes xylophages, conception d'origine du piètement, retrait des bois, usure liée à l'utilisation quotidienne, restaurations de mauvaise qualité...

Une fiche d'inventaire précise que la localisation du bureau en 1997 était la même que celle d'aujourd'hui et que l'état du meuble était déjà préoccupant. Il y est noté que le bois de placage est décollé, que de petits fragments sont manquants, que le bâti est très fragilisé, que les bronzes présentent des oxydations, que le cuir est usé, et que l'on observe également des traces de plusieurs restaurations sommaires.

Sa restauration s'inscrit dans un ensemble d'opérations visant à préserver et à présenter le patrimoine légué par Pierre Sabatier à la Caisse Nationale des monuments et des sites, l'ouverture au public étant l'une des clauses sine qua non de la donation.

 

   

   

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Mobilier éco-conçu

L'atelier Benjamin Guillaume a été créé en août 2007 et s'est spécialisé dans la conservation / restauration de meubles, du XVIII* siècle, plaqués de marqueteries bois ou Boulle (écaille de tortue et laiton) et la reprise de restaurations mal engagées.

Parallèlement à cette activité, notre atelier a souhaité adopter une démarche écologique, en créant du mobilier éco conçu. Nous avons voulu prendre en compte l'environnement tout au long du cycle de vie de nos produits (du choix des matières premières, aux procédés de fabrication, en passant par l'emballage, les transports, l'utilisation jusqu'à sa valorisation en fin de vie).

Dryade

Notre gamme de meuble nommée « Dryade » en référence aux nymphes protectrices de la forêt, est une alternative plus respectueuse de l'environnement tout en conservant ses qualités d'usage.

Il ne s'agit plus seulement de faire du beau, mais de réfléchir à l'usage du produit sur la durée et penser à sa fin de vie dès sa naissance.

 Callisto

 

Callisto caractérise notre volonté de concevoir différemment le mobilier.

Callisto est un des meubles les plus représentatifs de notre gamme Dryade. Le fait d'être modulable, lui offre la possibilité de s'adapter en quelques secondes aux sollicitations et aux besoins des utilisateurs. Tantôt table de salon, tantôt banquette, Callisto prend l'apparence de la table Mélia ou d'une assise identique à celle de la chaise Mélia ou du fauteuil Actéon.

Chaise Echo

La chaise Echo, caractérise notre volonté de concevoir différemment le mobilier.

A l'élaboration d'un bâtît réalisé traditionnellement en matière première labellisée PEFC, s'allie une garniture en coton recyclé et recouverte d'un tissu en matière végétale. La chaise Echo n'en reste pas moins ludique de part ses garnitures amovibles.

Avantages environnementaux

Matières premières, fabrication et énergie

- Chêne PEFC

- Colle d'origine animale sansémanation de solvant

- Garniture en coton recyclé

- Tissus en fibre végétale

- Chutes minimisées

- Finition à base aqueuse

Transports et distribution :

- Production et transformation du chêne dans un rayon de 100 km

Utilisation du produit :

- Robuste

- Garnitures amovibles

Valorisation en fin de vie:

- Valorisation biomasse

   

   

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Un mobilier plein de sous-entendus made in Reims

 « Double jeu », une gamme. de mobilier scandaleusement sensuel. Ils présentent un premier duo de chaises aux courbes suggestives


Benjamin Guillaume et Léa Seiler Henry sont fiers de « Double jeu », leur création.

Créé et développé par Benjamin Guillaume, « Double jeu » est inspiré du mobilier du cabinet érotique de l'impératrice Catherine Il de Russie. Inventé pour innover, le concept, qui comprend deux chaises de hauteurs différentes; a pour objectif d'inciter les personnes à se positionner en face-à-face pour partager. Pour un verre ou bénéficier d'une intimité nouvelle, l'objectif est de les amener à rapprocher les chaises. Ces dernières, entremetteuses, ont été réfléchies pour un confort idéal et un esthétisme séduisant. « J'ai toujours travaillé là où l'on ne m'attendait pas.» Avec leurs courbes suggestives, elles montrent de jolies formes, qui peuvent amener à penser que ce sont de simples chaises, ordinaires, ou y voir une face cachée »,

« La designer a aussi planché sur des dessins point par point et des coloriages pour adultes»

Benjamin Guillaume

L'ébéniste, qui a travaillé en collaboration avec Léa Seller Henry, pour l'aspect design, s'est aussi rapproché d'un tapissier et d'un laqueur.

Permettre toutes les folies

Après une importante réflexion sur l'aspect du produit, celui-ci a d'abord été réalisé « en maquette pour les poupées Barbie. Mes amis se moquent de moi d'ailleurs quand je me rends dans un magasin pour en acheter ! » Ont suivi, la modélisation 3D, pour avoir une idée plus concrète, puis la confection. dans l'atelier de la société Benjamin Guillaume EURL, situés à Courcy, près de Reims.

« Double jeu » se veut une acquisition durable et de bonne qualité, pour permettre toutes les folies. Les matériaux ont donc été choisis scrupuleusement et sont tous d'origines françaises. « On a décidé de réaliser le piétement avec du bois noble, comme le chêne massif, qui est à la fois robuste et beau. L'assise est en peuplier, le dossier en panneau composite, enrichi avec de la mousse. On a utilisé du néoprène pour le tissu.» Préféré à la soie, ce dernier épouse à la perfection les courbes de la chaise et est disponible en 18 coloris. Cette matière permet d'utiliser uniquement deux morceaux de tissu, cousu à la main à même la chaise. « Les gens pensent que c'est du plastique, mais c'est aussi un souhait d'avoir un effet de texture,» Les pieds, quant à eux, sont laqués en noir parmi une importante palette de coloris, pour conserver la beauté du bois. « Un assemblage de cent morceaux permet de donner forme au produit. »

Autour de cette réalisation, différentes actions ont été décidées. I.a principale. une exposition de « Double jeu » à la Galerie 28, au 28 rue Jeanne-d'Arc, à Reims.« Nous avons aussi proposé notre concept à des clubs de libertinage et ils l'apprécient. Aujourd'hui, on réfléchit à une continuité entre notre gamme sensuelle et le mobilier du club.» Tout un univers s'est créé. Le logo de la société a été adapté et de nouvelles photos ont été prises pour une future exposition. « La designer a aussi planché sur des dessins point par point et des coloriages pour adultes. » Le mystère et la curiosité doivent attirer l'attention.

Aujourd'hui, le projet initial devient la « Série eux ». Toujours en gardant les courbes qui apportent  l'élégance et le raffinement, la gamme se décline. Une table avec un côté pailleté, pouvant accueillir huit convives, a déjà été créée. «  J'ai eu des demandes pour des chaises de salle à manger, ou même des fauteuils, tabourets ou chaises hautes.» Benjamin Guillaume et Léa Seiler Henry travaillent déjà à développer l'éventail sensuel.

Benjamin Guillaume, ébéniste, une évidence

« J'ai grandi dans les copeaux, » Inspiré par son grand-père ébéniste, Benjamin Guillaume, 38 ans, est aujourd'hui maître artisan en métiers d'art, Passé par les Compagnons du Devoir et un CAP d'ébénisterie, il bénéficie de 15 ans d'expériences enrichissantes avec des missions en Italie, aux États-Unis, au Canada et à Paris. Le 1er août 2007, il crée sa société éponyme dans l'atelier familial, 3, rue Jean-Mermoz, à Courcy. « Je me suis dit, t'as 30 balais, il est temps de faire un truc. » Restauration, conservation, création et éco-conception sont ses domaines de compétence. Travaillant le bois, il s'entoure de partenaires pour les autres matériaux. Il apporte aussi ses compétences à des architectes et décorateurs d'intérieurs.

« Des idées du siècle, j'en ai tous les jours ! » Prochaine étape dans son parcours, le projet. Totem. Passerelle entre design et artisanat, cette bibliothèque aux étagères coulissantes évolue et délimite l'espace.

Caroline PUISSANT

Renseignement: 03 26 03 04 15

Extrait de l'union du 13/03/2016

   

   

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 Benjamin, maître ébéniste

Benjamin Guillaume a montré dès son enfance une passion pour le bois. Son grand-père ébéniste lui a transmis peu à peu son savoir-faire.


Benjamin Guillaume. 50n mobilier « Double jeu » s'expose à Reims à la Galerie 28

A Courcy, Benjamin Guillaume est maître artisan en mener d'art. Il a montré dès son enfance une passion pour le bois. Son grand-père ébéniste lui a transmis peu à peu son savoir-faire. Après avoir été formé chez les compagnons du Devoir et multiplié les expériences dans de grands ateliers en France et à l'étranger (Italie, États-Unis, Canada), il s'est installé dans l'atelier familial.

Son dernier concept « Double jeu », s'inspire ainsi du cabinet érotique de l'impératrice Catherine Il de Russie

Restaurateur de meubles, il aime travailler dans les pas des illustres ébénistes du XVI'" siècle. Son domaine d'action s'étend à la création de meubles contemporains, mais il n'est pas rare que le mobilier historique soit le point de départ d'une de ses créations.

Son dernier concept, « Double jeu », s'inspire ainsi du cabinet érotique de l'impératrice Catherine" de Russie. Il comprend deux chaises de hauteurs différentes en chêne IJCjIlP noir :WêC une 'assise en peuplier recouverte de tissu rosé vif. Ces chaises très glamour permettent de partager une coupe de champagne en étant. au plus près de son ou de sa partenaire. Loin des conventions, ce mobilier étonnant joue l'entremetteur idéal dans une intrigue galante. L'idée est de générer un contexte romantique et le jeu de hauteur déstabilise et amène une proximité des corps.

Présenté officiellement à l'ambassade de France lors de la promotion des arts de vivre en Champagne-Ardenne, le mobilier « Double jeu » s'expose à Reims à la Galerie 28 (28 rue Jeanne-d'Arc.)

Extrait de l'union du 10/02/2016

   

   

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 Benjamin Guillaume maître artisan ébéniste

« Il y a tout juste un an, je suis revenu aux sources » : pour Benjamin Guillaume, maître artisan en métier d'art, la vocation est née dans cet atelier qui était celui de son grand-père, Jean Guillaume, ébéniste à Courcy. Benjamin a jeté l'ancre dans ce lieu chargé de souvenirs d'enfance en y créant son entreprise le 1er août 2007.

Fils de commerçants rémois, il n'a pas oublié les heures passées auprès de ce grand-père qui lui confiait ses secrets et quelques outils, comme cette scie Bocfil, toujours présente : « A 7 ans, je découpais les silhouettes de Mickey en marqueterie. A 15 ans, j'étais décidé : je serai ébéniste ».

S'enchaînent alors une formation chez les Compagnons du Devoir de Muizon, le bac pro « bois en alternance » et brevet de maîtrise en ébénisterie avec 5 ans de perfectionnement en techniques de conservation et de restauration dans un atelier rémois.

Il part ensuite en Auvergne - où il intègre un atelier de fabrication contemporaine pour y réaliser des travaux de niveau national - et obtient le brevet technique supérieur des métiers : « J'ai en particulier travaillé dans le château d'Aulteribe et grâce à une bourse européenne, je suis parti pour l'Italie où j'ai restauré du mobilier religieux des XVIe et XVIIe siècles ».

L'excellence

Suivent encore cinq ans durant lesquels de grands ateliers parisiens lui confient des meubles estampillés (Riesener, Beneman, Rûbestück, Cressent, Boulle, etc...) appartenant à des collectionneurs ou à des musées nationaux, avec missions aux Etats-Unis et au Canada.

Une de ses fiertés : la table à écrire en placage de bois de rose et amarante d'époque Louis XV qui figure dans un catalogue de Sotheby's.

Avec de telles références, Benjamin ne pouvait que recevoir des offres alléchantes pour l'étranger… Mais son attachement à Reims et au souvenir de son grand-père a été le plus fort.

Sa décision lui apporte l'épanouissement : « J'aime certes restaurer de l'ancien comme cette petite table en bois de placage satiné attribuée à Charles Cressent… mais j'ai autant de plaisir à créer. J'apprécie en outre les moments de négociation avec les professionnels ou particuliers qui ont un projet. Nous faisons des recherches ensemble pour bien définir leurs envies, leurs besoins… Cela demande parfois des heures mais c'est passionnant ».

L'art de transmettre

Un message qu'il sait très bien faire passer par le verbe : il est intarissable sur son métier. Sous réserve de téléphoner au préalable (il se déplace chez les clients) on peut le rencontrer dans son univers, au milieu des rabots du grand-père et du matériel technique moderne dont il a dû s'équiper pour répondre à toutes les demandes, mêmes modestes : « Un travail qui demande 15 minutes comme celui qui exige des mois : tout m'intéresse ».

Prochain rendez-vous avec le public à la foire de Châlons-en-Champagne, lundi 1er septembre, à l'occasion de la journée de l'Artisanat. Eurl Guillaume, 3, rue Jean Mermoz à Coucy. Tél : 03.26.03.04.15Dans les mains de Benjamin Guillaume, une petite table attribuée à Charles Crescent. Derrière lui, une chaise Napoléon III décorée d'abeilles sculptées.

  Extrait de l'union du 09/8/2008

   

   

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 Une armoire à glace très commode

Une armoire à glace très commode Benjamin Guillaume. À 30 ans, avec ses deux prénoms, cet ébéniste s’est déjà fait un nom au sein de sa profession. Après avoir couru le monde, ce Rémois d’origine a décidé en août dernier de poser ses valises et de monter son entreprise de restauration et de création de meubles dans le village de Courcy Extrait de l'union du 09/8/2008

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Benjamin Guillaume utilise des techniques de pointe pour redonner vie à certains chefs-d’oeoeuvre en péril.

“ Nos interventions sont uniques et délicates ”

Larges baies vitrées, outils de professionnels répertoriés et ordonnancés sur les cloisons du local, établi massif, serre-joints, bureaux, chaises et commodes abîmés par l’usure du temps, sol immaculé grâce au passage presque maniaque du balai …pas de doute nous sommes bien dans l’atelier d’un chirurgien du bois, celui d’un restaurateur de meubles d’art…Nous sommes dans l’antre de Benjamin Guillaume.

Benjamin, vous ne pouvez pas le rater : sa carrure d’armoire à glace s’impose immédiatement à vous et contraste avec son discours posé et ses envolées passionnelles disséquant son amour du travail bien fait. Ici la poussière de bois visible dans les rais de lumière règne en maître, l’odeur de colle de poisson mêlée à l’encaustique reste en suspension dans l’atmosphère, insidieusement des souvenirs remontent à la surface et démangent votre cortex. Les souvenirs de votre grand-père vous fabriquant une luge, rabotant méticuleusement la planche de bois, les copeaux racornis tombant sur le sol et parfumant l’espace. Benjamin n’échappe pas à la règle : « Mon grand-père était ébéniste, tout petit déjà, je traînais dans son atelier personnel. Il m’expliquait avec ses mots la spécificité de chaque outil, le fil du bois, les techniques de marqueterie…Dans mon coin, je décalquais des personnages de bandes dessinées, des animaux, des chevaux que je reproduisais ensuite sur des chutes de bois. Avec une petite scie, consciencieusement, je ciselais les motifs sans omettre le moindre détail, avant de les peindre ou d’utiliser la pyrogravure. Après cette expérience ludique, devenir ébéniste m’est apparu comme une évidence quand il a fallu faire un choix dans mes études ». Quand je vous disais que cet homme était un poète !

Le CAP d’ébénisterie en poche, obtenu au LEP Yser de Reims, Benjamin Guillaume alterne les voyages initiatiques pour se perfectionner et acquérir de l’expérience auprès de professionnels reconnus dans le monde de la restauration d’art.

Ainsi, il pose successivement ses valises aux Compagnons du Devoir à Muizon, puis en Auvergne au Puy-en-Velay ou encore dans de grands ateliers parisiens. Là-bas, lui seront confiés des meubles de grande qualité, à des prix inestimables (plusieurs millions d’euros pour certains) comme un bureau plat de Charles Cressent, une commode de Jean-Henri Riesener ou une bibliothèque en marqueterie Boulle. D’autres chantiers le conduiront à Lyon, Paris, Monaco. C’est ainsi qu’il participera à la restauration des boiseries de l’ancienne résidence royale belge « La Lépolda » dans le sud de la France ou à la décoration intérieure de l ’ appartement parisien d’un parfumeur de renommée mondiale. C’est ensuite l’Italie qui lui fait les yeux doux. Il se retrouve chez un sculpteur spécialiste de la restauration de mobilier religieux basé à Udine, ensuite Benjamin s’envole pour les Etats-Unis et le Canada. « Pendant 3 semaines, près de Seattle, nous nous sommes retrouvés toute une équipe occupée à restaurer des meubles ayant subi des dégâts lors d’un déménagement par containers. Au Canada, nous avons travaillé au toilettage de pièces appartenant à un milliardaire, rapatriées de garde-meubles du monde entier. Nous étions sur une autre planète » explique Benjamin. Les voyages formant la jeunesse, malgré des contacts réguliers pour aller s’établir en Birmanie ou en Chine, à 30 ans, notre hôte décide de prendre son destin en main, lui qui a toujours rêvé de monter son entreprise. Ce sera Courcy, dans la maison et l’atelier de son grand-père. « À terme, j’espère pouvoir embaucher du personnel et transmettre à mon tour mon savoir acquis auprès des pointures que j’ai pu approcher au cours de mes pérégrinations. Pour le moment, si le bouche à oreille fonctionne, ma clientèle est principalement parisienne, mais j’essaye de développer mes contacts régionalement ».

Désireux de réaliser le rêve en matière de déco de certains de ses clients, Benjamin explore de nouveaux débouchés avec non seulement la restauration de meubles anciens en utilisant des techniques avant-gardistes, mais aussi en concevant et en créant du mobilier issu de son imagination et de la concertation avec sa clientèle. « En ce moment, je bosse sur un meuble de salle de bains de couleur arlequin. Il est clair qu’un jour, j’aimerais sortir ma propre ligne de meubles…j’y travaille, je suis d’ailleurs en train de réaliser un prototype de chaise. Ça m’amuse de toucher à tout, c’est là que je prends mon pied ». Le mot est lâché. Plaisir, prendre du plaisir à créer mais aussi à mettre ses pas dans ceux d’illustres ébénistes du 18ème siècle. Comprendre et découvrir l’exécution et le savoir faire des aînés sont les moteurs de Benjamin. Reproduire des gestes ancestraux, percer le mystère de fabrication, sentir dans la paume de sa main le bâti de chêne, intégrer et assimiler les métiers du bronzier, du serrurier, du marbrier, du tapissier…veiller à l’hygrométrie et à la température, autant de détails qui feront que le travail sera parfait ou très aléatoire. « Déposer une marqueterie de bois de rose, d’amarante, d’acajou ou de bois de violette, redécouvrir les couleurs originelles caressées par mes illustres prédécesseurs, comprendre l’assemblage sont les véritables trésors de ce métier ».

Seul petit bémol dans l’enthousiasme de Benjamin, le manque de reconnaissance d’une certaine clientèle pour le travail effectué par la profession. Un manque d’éducation sans doute, certains confondant création et dépense d’énergie à redonner vie et sublimer la beauté d’un meuble déjà existant.

Olivier Michaux

Extraits de l' hebdo du vendredi N° 71 du 03/04/2008

   

   

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