Association de Graveurs   

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La gravure en taille douce

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Gravures de Poche II Les démonstrations ont la cote
Aqua forte, un atelier de gravure à Reims
Andree Schatz expose chez aqua forte - Les Grigris de Sophie
Gravures de poche / Les petits formats en liberté

 Une artiste singulière pour des « Gravures au singulier »

Graver pour laisser une trace

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gravures de Poche II

Les démonstrations ont la cote

 Plus que quelques jours pour admirer les gravures petit format présentées par une trentaine d'artistes. La gravure ? Un art contemporain, aux multiples techniques.


Marie-Claude Piette imprime ses eaux-fortes devant le public.

« J'avais suivi la première exposition Gravures de Poche I et j'attendais avec impatience la seconde édition. Je ne suis pas déçue. Il y a une belle scénographie pour montrer les miniatures. Et le fait qu'il y ait des démonstrations devant le public ajoute encore à l'intérêt », commente une Rémoise. Elle assiste au tirage des eaux-fortes qu'effectue devant le public Marie-Claude Piette, membre d'Aqua-Forte. Cet atelier vient compléter l'exposition d'une centaine de gravures petite format qui se déroule depuis le 3 octobre à l'Ancien collège des Jésuites. Organisé par Aqua-Forte, dans le cadre des « Rendez-vous Arts Graphiques 2012 » proposés par la Ville de Reims, l'événement a déjà reçu près d'un millier de visiteurs, dont certains venus de Paris et de Belgique.

Marie-Claude Piette, qui s'est attelée à un « Abécédaire de chats », explique le principe de l'eau-forte. Elle installe sa plaque de zinc sur le plateau de la presse. « Pour plus d'effets, je place un textile de fibres en relief qui va gaufrer le papier chiffon préalablement humidifié ». Elle actionne le volant, qui entraîne les rouleaux. Puis soulève le « lange » de protection. Admiratifs, les visiteurs contemplent les petites miniatures de lettres-chats, finement imprimées.

Chaque graveur d'Aqua-Forte a tenu une permanence. C'est le cas de Franck Guidolin, qui montre comment il réalise ses « gaufrages » en linogravure : de la gravure… sans encre ! C'est le jeu des lumières sur les reliefs qui crée les motifs. « La plupart du temps, les visiteurs demandent : Comment c'est fait ? Ce qui les intéresse, c'est la partie technique ».

Comprendre et apprécier

Exposants et visiteurs ont été impressionnés par la scénographie raffinée mettant en valeur les miniatures. « Le public a pu découvrir un travail de gravures contemporaines, des artistes reconnus dans les métiers de l'estampe », précise Catherine Stévenot, la présidente. Loin d'être un art du passé, la gravure évolue avec les matériaux, les techniques et le regard de chacun. « Cette exposition, c'est l'investissement de toute l'association. Les graveurs forment une vraie famille », insiste Catherine Stévenot.

Exposition jusqu'au 18 novembre 2012, tous les jours de 14 à 18 heures (sauf le lundi et le dimanche 11 novembre). Le dernier atelier aura lieu le dimanche 18. (Salle des ateliers du patrimoine). Ancien collège des Jésuites. Place Museux. 06.16.53.71.87.

aqua.forte@gmail.com                             www.aquaforte.fr

Extrait de l'union du 06/11/2012

    

    

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Aqua forte, un atelier de gravure à Reims 

Christine  Ravaux vient

Christine Ravaux vient

Créée en mars 1998, l'association Aqua forte poursuit ses deux activités : des cours de pratique de la gravure et l'organisation d'expositions afin de promouvoir l'art de l'estampe. Après ses débuts Avenue de Paris, l'Association s'est installée Chaussée Saint-Martin dans un atelier prêté par la Ville de Reims. Durant l'hiver 2003-2004, un nouvel atelier lui fut proposé par la Ville au 115 Route de Cernay. Mieux adapté à la pratique artistique des graveurs, il comporte même un espace pour les expositions, qui, au fil des années, a pu prendre le nom de « galerie ».

     Un cycle d'expositions.

L'année 2007 fut un tournant pour Aqua forte. En coopération avec l'association Recto-Verso (Reims) et Graveurs en Liberté (Barjols-Var) sous la bannière de l'association Estampes 2005, elle a proposé un événement inédit à Reims, un Cabinet d'Art Graphique à l'échelle de la Ville « Intaglio, œuvres gravées », manifestation présentant 400 gravures et livres d'artistes dans six lieux culturels. Réunissant une vingtaine de partenaires financiers et culturels, « Intaglio » a reçu près de 10.000 visiteurs.

En 2008, l'association entame un cycle d'expositions « Gravures au singulier » soulignant le projet d'un artiste de l'atelier et fête ses « 10 ans de gravures » en rendant hommage à Jean-Jacques Lentz, son ancien président, à la chapelle de l'Ancien Collège des Jésuites. Depuis les projets se sont multipliés : en 2009, « Gravures au singulier/Marie Hélène Ferrasson », « Etat(s) Couleur », « Parcours d'artistes » ; en 2010, « Gravures au singulier/Sabine Jouglet », « Manière noire Quand l'ombre gagne », « Orange », « Ateliers d'artistes » ; en 2011, « Gravures au singulier/Emmanuelle Lemaire », « Soi/dit en gravant » (Reims et Briançon) « xxxy Itinéraire mâle/femelle Manon Harrois » (artiste en résidence).
Avant le projet «
Gravures de poche I & II » en juin et octobre 2012, Aqua forte a exposé à Gueux « Aqua on rêve », a participé à « Ateliers d'Artistes » organisé par la Ville de Reims, et reçu en mai Andrée Schatz, cinquième graveur de « Gravures au singulier ».

Extrait de l'union du 09/09/2012

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Gravures de poche

Les petits formats en liberté

Une exposition de gravures qui ne devrait pas laisser le public indifférent : revisitée, transformée, mise en scène, l'estampe miniaturisée prend un autre sens.


Des gravures qui sortent des cadres classiques, deviennent objets, volumes

Exit la gravure classique encadrée « sous verre »… Les artistes de l'association Aqua-forte ont pour leur exposition 2012 pris résolument un parti pris d'anticonformisme, pour le plus grand bonheur des visiteurs qui iront de surprise en surprise, étonnés, admiratifs, amusés…

Entrer dans le jeu

« Tous les deux ans, nous nous engageons à mettre sur pied un grand événement, en partenariat avec la Ville de Reims, dans son programme Arts graphiques. Cette année, nous avons choisi un exercice particulier en gravure, celui du petit format, dont les détails font naître, en peu d'instants, une réelle intimité entre le visiteur et l'artiste », explique Catherine Stévenot, commissaire de l'exposition et présidente d'Aqua-forte.

L'événement se déroule en deux volets. Pour « Gravures de Poche I », les dix-huit graveurs de l'atelier adhérant au projet ont été invités à se plier à deux contraintes : d'abord le format, au maximum celui d'une carte de crédit ; ensuite, la prise en compte, dans leur processus de création, de la présentation de cinq petites estampes, sans encadrement classique (verre, baguette). « Du coup ils ont déliré ! On part d'une gravure miniature classique pour arriver à des réalisations insolites, voire totalement déjantées ! »

Le public est invité à entrer dans cet univers délirant : Il aura à sa disposition dix-huit pochettes, une par artiste, dans laquelle chacun aura écrit un petit texte pour définir son travail et guider le visiteur afin qu'il entre dans son univers de création.

On ouvre des portes, on tire des tiroirs, on soulève des couvercles : ça devient un jeu ! Les gravures sont mises en scène, mises en boîte, d'une façon poétique, humoristique… voire coquine !

« Gravures de poche II » : se second volet s'ouvrira en octobre à trente graveurs français et internationaux. Des artistes parmi les meilleurs de l'art graphique présenteront une centaine d'œuvres au total, installées sous une longue vitrine, dans la salle Brûlart de l'ancien collège des Jésuites.

Durant les expositions, l'atelier est ouvert pour des démonstrations.

Jusqu'au 1er juillet de 14 à 18 heures, tous les jours. Jusqu'à 20 heures les lundis et mercredis. Aqua-forte, 115 route de Cernay. Entrée libre.

Extrait de l'union du 22/03/2012

    

    

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Une artiste singulière pour des

« Gravures au singulier »

L'association Aqua Forte ouvre son Espace Galerie à une artiste de son atelier. Andrée Schatz, influencée par l'actualité, y expose des œuvres qui racontent des histoires.


Andrée Schatz : « Aller jusqu'au bout des choses, même contradictoires


Des silhouettes, un passage, une évolution…

« Les spécialistes, les puristes, vous le diront : on ne mêle pas la gravure sur zinc et celle sur lino. Et alors ? Pourquoi pas si j'en ai envie ! C'est dans ces techniques contradictoires qu'on peut trouver des choses intéressantes. » Un sourire, une faconde, un caractère : Andrée Schatz a une personnalité et une présence aussi fortes que le sont ses gravures. La gravure, un art qu'elle a choisi parce que cette technique est pour elle « un endroit de liberté, où on peut s'exprimer avec pour seul risque celui de gaspiller du papier ! » Pour celle qui a démarré les arts graphiques par la peinture et le fusain, les règles classiques de la gravure ne sont pas forcément les siennes : « A la façon dont je travaille, c'est rarement deux fois la même chose », dit celle qui s'avoue « curieuse de tout », recherche « le côté artistique, insolite, original du loupé ! » Cultivant, voire créant « l'accident », elle combine les effets de trame, de matières, rajoute des motifs, voire des photos… comme celles de ces visages que l'on distingue à peine dans l'entrebâillement d'une fermeture à glissière ! « Je travaille comme je cuisine : j'ajoute la petite épice qu'on renifle, la petite étincelle de vie. C'est ça qui m'amuse. Il faut du jeu. »

L'humain, sans fioritures

Sur ses dessins, des silhouettes hiératiques, épurées, asexuées, à la limite de l'abstraction, sont traversées de lignes géométriques, sur un fond tantôt uni, tantôt tramé. Des personnages primitifs, des empreintes, des présences, désincarnées : « Ce sont mes « humanités ». J'ai juste voulu mettre à l'honneur l'humain, sans fioritures ». Certaines œuvres sont dans des dégradés subtils de gris et de noirs, d'autres ont des teintes d'ocre et de terre qui rappellent l'Afrique. Andrée Schatz est la 5e artiste de l'association « Aqua Forte » à exposer dans le cadre de « Gravures au singulier ». Elle invite le visiteur à explorer son monde : un monde fait de générosité, aussi vaste que les moyens plastiques que sa curiosité aime explorer. Aller vers elle, c'est rencontrer le bonheur d'un dialogue en images…

Du 12 au 20 mai de 14 à 18 heures. Atelier-Galerie Aqua Forte, 115, route de Cernay. Tél. 06.16.53.71.87 www.aquaforte.fr

 Extraits de l'uion du 30/08/2008

    

    

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Graver pour laisser une trace


Véronique Tordjernan, Présidente fondatrice « d'
Aqua Forte », une association rémoise regroupant une cinquantaine de membres passionnés de gravure et de lithographie.

 Au départ, ça ressemble à un hangar anonyme avec son immuable porte en fer et sa peinture verte écaillée. Extérieurement, rien de bien accueillant au 115 route de Cernay, adresse ou s'est posée depuis 3 ans l'association « Aqua Forte ». Le seuil de l'entrée franchi, des bruissements de voix, accompagnés de plaintes métalliques se font entendre. C'est au fond de la cour que se tient l'atelier d'artistes graveurs. A l'intérieur, tous les sexes et les ages sont représentés. Foulard dans les cheveux, une étudiante complimente le travail de sa voisine de table, une jeune mamie de 83 ans. Au fond de la pièce, on ponce, de l'autre coté, on badigeonne de l'encre, un peu plus loin on tourne un volant qui actionne une machine venue d'un autre siècle, une énorme presse en métal.

Au mur sur une corde à linge sont suspendues par des pinces des dizaines de feuilles de papiers encrées de dessins cabalistiques.

« Ce sont des estampes en cours de séchage, en les pendant comme du linge, non seulement elles sèchent, mais son auteur peut prendre du recul, les observer et de les retravailler par la suite » nous explique la maîtresse des lieux, Véronique Tordjeman. A 46 ans, le sourire immuable aux lèvres, ce petit bout de femme irradie l'endroit par son charme et son petit je ne sais quoi. Imperceptiblement, à votre tour, elle vous transmet sa passion pour son art. Et pourtant au départ, ce n'était pas gagné ! « C'est vrai que la gravure souffre d'une image passéiste et désuète. Chez la plupart des gens, la gravure c'est encore l'âge de pierre. Au mieux, certains pensent que nous sommes des descendants de Gutenberg imprimant ta Bible. Quant à la lithographie, pour certains esprits, elle reste commerciale et se résume à Bernard Buffet » nous confie la présidente fondatrice de l'association.

Autre constat négatif en ce qui concerne la gravure « En France, nous sommes les parents pauvres, cet art est aux abonnés absents, contrairement aux pays de l'Est, où il existe une tradition de l'affiche et de l' imprimerie » admet notre interlocutrice.

Si pour beaucoup, la seule gravure réalisée au cours de leur vie reste celle ô combien romantique d'un cœur gravé dans l'écorce d'un arbre, cet art est complexe et illimité dans ses supports. « Pour faire simple, nous explique notre experte, il existe deux grandes catégories de gravure. La gravure taille douce, où l'on travaille une plaque de métal, les creux ainsi obtenus sont encrés et impressionnent le papier comprimé par une presse hydraulique. L'autre technique se nomme la taille épargne. Le métal est substitué par le bois, et cette fois-ci, ce sont les crêtes enduites d'encre qui imprimeront le document. La lithographie quant à elle se rapproche du lavis. Dans ce cas, on dessine sur des pierres préalablement poncées, le papier y est ensuite apposé ».

" La gravure un art mineur en France "

L'exemple du cœur gravé dans l'écorce d'un tronc n'était peut être pas si innocent car dixit Véronique Tordjernan, entre elle et la gravure c'est une histoire d'amour et de rencontre. « Étudiante, j' étais attirée par la sculpture sur métal et le contact avec ce matériau, je suis tombée sur !a gravure un peu par hasard car c'était le passage obligé pour gravir les échelons et pouvoir tutoyer la sculpture métal. Au départ, j'étais complètement novice, je n'avais jamais entendu parler de cette expression artistique. La personnalité de l'enseignant m'a séduite, j'ai été captivée, d'autant plus qu'il abordait la gravure de façon ouverte, en temps qu'œuvre à part entière et pas seulement illustrative. Ce prof   m'a refilé son virus et depuis je suis contaminée »

Au départ de l'aventure de l'atelier « Aqua-Forte », (en italien, technique de gravure où l'on utilise de l'acide pour graver les plaques servant à imprimer), ils sont 7 à 8 fondus à vouloir y croire. « Tout a été un concours de circonstances. L'ESAD, l'Ecole Supérieure d'Art et de Design de Reims voûtant s'orienter vers une politique de plus en plus design, l'établissement a fermé sa section gravure par gain de place. Nous, nous ne voulions pas que cette pratique disparaisse du paysage artistique régional, on s'est donc jeté à l'eau et on a monté cet atelier,  j'ai donc du mettre entre parenthèses ma carrière artistique et abandonner ma création pour me consacrer uniquement à ce bébé » avoue la présidente fondatrice sans une once de frustration. Car ce qu'elle aime par dessus tout en animant cet atelier, c'est le partage, la transmission de ses techniques et de son savoir accumulé au fil des années.

« On accueille des néophytes avant tout passionnés. Des cours sont aussi dispensés à des étudiants de l' ESAD qui veulent parfaire leur cursus et apprendre d'autres techniques en arts ptastiques » nous confie-t-elle dans un rictus complice.  

Une de ses plus grandes fiertés reste d'avoir tissé des liens avec l'Ecole Internationale de gravure de Florence en Italie dans le cadre d'une exposition à Reims, II y a deux ans. Là encore, des rencontres comme leitmotiv qui ont porté leur fruit puisqu'un de ses étudiants de 21 ans bénéficie depuis un an d'un échange culturel gratuit avec la structure transalpine.

L'autre challenge qui la motive est la mise en place d'une grande manifestation au printemps et en été prochains dans la ville de Reims. Son nom  « intaglio, œuvres gravées » qui en italien signifie couper, cisailler ou graver « Par le biais de cet événement, nous voulons faire découvrir mais aussi changer le regard sur la gravure, et il y a du boulot ! Pour ce faire, nous nous sommes réunis en un collectif pour monter cette opération, notre atelier en fait partie bien entendu, mais aussi nos collègues de Recto Verso de Reims et Graveurs en Liberté qui viennent du Var ».

Une association nécessaire pour mener à bien ce projet, car d'avril à juillet prochains, plus de 600 œuvres au total seront exposées au public. Le Musée St Rémi ou encore Le Musée Le Vergeur seront envahis par des estampes japonaises et des oeuvres de Dürer. Les médiathèques Croix-Rouge et Cathédrale, ainsi que la bibliothèque Carnegie accueilleront quant à elles des expositions axées sur le livre, l'écriture et la gravure, comme autant de signes de couleurs et de sens.

Olivîer Michaux                          

Extrait de l'hebdo du vendredi du 20/10/2006

    

    

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Extrait du site  Editions Carrés d'Art Weblibris

La gravure en creux sur plaque de cuivre dite en "taille-douce" apparait simultanément en Allemagne et en Italie vers 1450.

Sa technique n'a pratiquement pas varié depuis. La presse est composée encore aujourd'hui de deux rouleaux superposés qui obligeront le papier a venir chercher l'encre dans les tailles du cuivre en passant au milieu de ces mêmes rouleaux, sous une pression de l'ordre d'une tonne.

Aimé-Daniel Steinlen dans l'atelier de Jean Capelle
A.-D. Steinlen à l'atelier chez Francine et Jean Cappelle.

 Les procédés

Les principaux procédés de la taille-douce sont le burin, l'eau-forte, la pointe-sèche et l'aquatinte.

Le burin : à l'aide d'une tige d'acier tranchant (le burin), le graveur va creuser plus ou moins profondément le cuivre d'arrière en avant, arrachant des copeaux de métal. Plus le sillon est profond, plus le trait sera noir à l'impression, mais toujours d'une netteté caractéristique.

La gravure au burin 
L'eau-forte 

L'eau-forte: le graveur à l'aide d'une pointe d'acier va dessiner son motif en rayant le cuivre, préalablement recouvert d'une couche de vernis, mettant ainsi le métal à nu. En plongeant la plaque dans un bain d'acide ( l'eau-forte) les parties rayées vont se creuser plus ou moins profondemment suivant le temps d'immersion. Les graveurs ont souvent recours à plusieurs essais de morsure pour obtenir une épreuve conforme à leur désir.

La pointe-sèche: le graveur à l'aide d'une pointe d'acier en forme de crayon griffe son cuivre dans le sens inverse du burin. Le métal n'est pas enlevé mais seulement repoussé laissant des "barbes" que certains artistes préfèrent supprimer en partie. Ces barbes donneront à l'impression un rendu estompé caractéristique .

La pointe-sèche 


L'aquatinte 

L'aquatinte: sur un cuivre déja gravé à l'eau forte, puis chauffé, l'artiste fait adhérer de la poudre de résine. La plaque est ensuite replongée dans l'eau forte. L'acide mord le métal dans les parties non protégées. A l'impression le rendu est plus doux que l'eau forte, allant même sur les fonds jusqu'à la délicatesse du lavis

Un autre procédé né au XVIIè siècle, la "manière noire" ou Mezzo-tinto, consiste à hérisser le cuivre de minusculespointes très serrées que le graveur va plus ou moins écraser pour aller du noir au blanc en passant par les différents gris, donnant ce velouté si typique de cette technique.
    
De Dürer, Rembrandt, Piranèse ... à Dali ou Picasso, les plus grands Artistes ont porté les différentes techniques de gravure à leur perfection.

La mise en couleurs

Pour la mise en couleurs deux techniques sont employées: celle du " repérage " et celle dite " à la poupée ".

La première nécessite autant de cuivres que de couleurs. Le taille-doucier recouvre la plaque encrée au rouleau, où deux trous ont été percés en haut et en bas du dessin gravé, d'une feuille de papier légèrement mouillée, en ayant soin de centrer exactement la gravure à l'aide d'une pointe d'épingle piquée dans les trous de repérage. L'ensemble passera ensuite entre les rouleaux de la presse pour impression. La même feuille, maintenue au même endroit sur chaque plaque à l'aide de la pointe d'épingle, passera sur autant de cuivres qu'il y a de couleurs.

 Le repérage


 Travail "à la poupée"

Dans la seconde technique, les différentes teintes sont tirées en une seule opération. Les couleurs sont posées par le taille-doucier "à la poupée" (tissu enroulé très fortement sur lui-même et se terminant en pointe) . L'excédent d'encre se trouvant sur les parties non gravées est retiré par "le paumage" (essuyage de la plaque avec la paume de la main).Le "paumage"

Recouvrant le cuivre d'un papier légèrement humide, afin de le rendre "amoureux de l'encre" l'Artisan va faire passer l'ensemble entre les rouleaux de la presse pour l'obliger à venir chercher les couleurs dans les tailles.

 La plaque est alors nettoyée et le taille-doucier va renouveler ces opérations autant de fois qu'il y a d'épreuves numérotées.


Bruno Varacka, Hélène Nué et Jean Capelle à l'atelier.
De g. à d. Bruno Varacka, Hélène Nué
et Jean
Cappelle à l'atelier.

    

    

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 EXPOSITIONS

Gravure contemporaine à Florence

 

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 La Presse

   

Gravures de Durer : première rafale de cinq
Tourisme : le Vergeur joue la carte Albrecht

Exposition « Intaglio œuvres gravées »
400 gravures à découvrir à Reims
INTAGLIO, ŒUVRES GRAVÉES

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

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EXPOSITION

Gravure contemporaine à Florence

La gravure en taille douce

          FEUILLET PROPOSÉ PAR L'ASSOCIATION AQUAFORTE

ASSOCIATION DE GRAVURE EN TAILLE DOUCE          

     
 Glossaire des termes techniques

Procédé typographique

De toutes les manières de graver, la gravure sur bois est la plus ancienne. Elle se nomme également xylographie ou « taille d'épargne ».

Le graveur taille le bois avec la gouge ou le canif. Il pratique des blancs dans la planche et « épargne » son dessin. Avec le canif on dégage chaque forme, dans certains cas, chaque trait ; avec la gouge on vide les espaces blancs et les interstices, de manière à ne laisser en relief que le dessin.

La surface non gravée, « épargnée », recevra l'encre du rouleau que la planche, par pression, déposera sur le papier.

 Procédé en creux ou taille-douce

TAILLE DIRECTE

Le burin est la plus ancienne technique de gravure en creux.

La plaque de cuivre est attaquée directement par l'outil, le burin, avec lequel le graveur enlève des copeaux de métal. Ces sillons recevront l'encre et fourniront l'image ; le buriniste élabore ainsi des réseaux de raillures et conçoit son image dans le métal. Plus les sillons sont profonds et plus ils seront noirs ; superficiels, ils expriment  le gris. Seules les surfaces polies resteront blanches.

L'impression du burin consiste en un démoulage de l'encre dont on a d'abord garni les tailles de la plaque par un encrage général suivi d'un essuyage des surfaces au chiffon et à la paume de la main.

C'est par la pression exercée par le rouleau de la presse sur un papier humide que l'encre passe de la plaque au papier.

La pointe sèche est la plus spontanée des procédés de gravure.

L'artiste attaque le cuivre avec une forte pointe d'acier qui produit une sorte de blessure : aucun copeau n'est enlevé, le cuivre, repoussé, forme une barbe qui accompagne la ligne creusée par la pointe. La ligne, en creux, et la barbe, en relief, retiennent l'encre, ce qui produit des traits noirs veloutés, souples, vivants.

Pour l'impression de la pointe sèche, on procède comme pour le burin et tous les autres procédés en taille douce.

GRAVURE INDIRECTE

L' eau forte laisse à la main une grande liberté de geste. Une couche de vernis, mélange de bitume et de poix, protège la surface du cuivre des morsure de l'acide. Cette couche de protection, finement répartie, n'offre à la pointe affûtée de l'aquafortiste qu'une résistance minime. C'est donc avec une grande liberté de mouvements, que l'artiste va dessiner dans le vernis, mettant à nu le métal. La planche ainsi dessinée est immergée dans un bain d'acide qui va attaquer le cuivre découvert et creuser le dessin. Le graveur jouera avec les temps de morsure. Il faudra de longues immersions pour obtenir les noirs profonds alors que quelques secondes suffiront pour obtenir les gris légers.

Le vernis mou laisse à la main une liberté plus grande encore, le graveur dépose sur la plaque une fine couche d'un vernis qui, au contraire de celui qui est utilisé par l'aquafortiste, ne sèche pas totalement. Il couvre ensuite sa plaque d'une feuille de papier sur laquelle il dessine au crayon. Le dessin terminé, il retire cette feuille de papier qui dégarnira le cuivre aux endroits où, sous l'effet de la pression exercée par le crayon, le vernis a collé.

Il peut également, là aussi par simple pression, marquer dans le vernis la structure d'une matière (étoffe, par exemple). Il n'aura plus alors qu'à plonger la plaque dans l'acide pour la graver.

L' aquatinte est une eau-forte puisque les creux sont obtenus par l'action de l'acide et non à l'aide d'un outil. Au lieu d'être vernie pour recevoir les traits de la pointe, comme l'eau-forte, la plaque reçoit sur toute sa surface une fine couche de poussière de résine : le grain. Cette couche de résine peut être répandue uniformément en plaçant la plaque dans une boîte dans laquelle on a préalablement soulevée une masse de cette poussière de résine ( la boîte à grain ) ; les grains tombent alors lentement et forment un réseau régulier en saupoudrant la plaque à la main, on aura une répartition plus hasardeuse du grain. La décision appartient à l'artiste car la configuration de ce grainage sera déterminante pour le caractère de l'image. Le grain posé, on le fixe sur la plaque en la chauffant. La plaque se trouve alors grainée, c'est-à-dire protégée contre la morsure de l'acide en chaque point où un grain de résine est fixé au métal, ce qui permet à l'acide d'attaquer le cuivre autour de ces points uniquement. L'artiste peut ainsi travailler au pinceau avec l'acide d'où une certaine ressemblance avec l'aquarelle.

La lithographie a été inventée en 1796 par Senefelder, imprimeur de musique, et mise à la disposition des artistes par Engelmann. Son originalité tient à ce qu'aucun creux ni relief ne constituent l'image, la lithographie n'est pas de la gravure, c'est du dessin. La surface de la pierre (carbonate de chaux homogène) reçoit le dessin de l'artiste. Ce dessin est exécuté soit au crayon, soit à l'encre (lavis), crayon et encre étant composés de savon, de graisse animale et de cire (matériaux basiques). Le noir de fumée est uniquement destiné à permettre à l'artiste de voir ce qu'il dessine. Certains artistes peinent à concevoir leur dessin à l'envers. Ils ont dans ce cas la possibilité de dessiner au crayon ou au lavis sur une feuille de papier appelée papier autographique, qui permet le transfert de la matière même de leur dessin sur la pierre lithographique.

Lorsque le dessin est fait, le lithographe « prépare » la pierre, c'est-à-dire qu'il l'enduit sur toute sa surface d'une couche de gomme arabique acidulée (acide nitrique) dont la fonction est de fixer le dessin dans la pierre et de le stabiliser. La pierre lavée à la térébenthine puis à l'eau est, dès ce moment-là, encrable.

Pour l'impression, la surface de la pierre est mouillée à l'éponge, ce qui a pour effet de l'humidifier sur toutes les parties non dessinées car, le dessin ayant chimiquement transformé la pierre, l'endroit touché devient hygrophobe. Le lithographe peut alors passer un rouleau encreur sur cette surface humide. Le dessin se charge d'encre grasse ; le reste de la pierre, humide, la refuse.

On imprime en posant sur la pierre une feuille de papier que l'on fera glisser sur le râteau d'une presse à guillotine.

 Extraits de « Portrait (s) de Pierre Tal Coat -  Bibliothèque nationale de France »

En collaboration avec

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115 Route de Cernay
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Téléphone : 06 16 53 71 87
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Gravures de Durer : première rafale de cinq


Parmi les cinq œuvres exposées, le portrait de l'empereur Maximilien

A partir du 3 mai 2007, le musée LeVergeur mettra en lumière son trésor trop méconnu : les gravures du maître allemand Albrecht Dürer. Cela prendral a forme d'une exposition spéciale de petite taille : cinq œuvres seulement, installées de façon exceptionnelle dans l'ancien salon d*honneur du rez-de-chaussée. « Nous avons choisi cinq gravures qui permettent de résumer la vie et l'œuvre de Dürer. explique la directrice du musée, Lynda Frenois : le portrait de l'empereur Maximilien ler, au service duquel est entré Dürer. en 1512 ; le portrait d'un ami de Dürer. protonotaire, c'est-à-dire premier notaire à la cour, Ulrich Varnbuler, grâce auquel Dürer a notamment pu rencontrer l'humaniste Érasme ; ensuite un sujet religieux, les Quatre cavaliers de l'apocalypse, qui permet également d'avoir une vision du contexte historique et social de l'époque, avec la représentation des différentes catégories sociales ; un autre sujet religieux, le Portement de croix, pour illustrer l'influence de l'Italie sur Dürer ; enfin la messe de Saint-Grégoire, montrant l'influence de la religion, »

Expo de dimension réduite donc, et de durée tout aussi limitée : dix jours seulement, jusqu'au 13 mai. Pendant sa durée, quelques animations complémentaires sont prévues : une conférence le mercredi 09/05/07, à 18 h 30, par une responsable du musée Albertina de Vienne (entrée 4€) ; des animations musicales les samedis 5 et 12 mai 2007 (18 h 30, 2€), et un concert de la musique de la cour de Maximilien,  le dimanche 13 mai 2007 à 15 h 30 (2€).

Voilà pour la première rafale consacrée au maître germanique de la gravure. Il y en aura quatre autres du même genre jusqu'au 1er juillet. Après quoi, les Rémois n'auront plus guère d'excuses pour ignorer encore le fameux trésor du Vergeur...

Antoine Pardessus   

Extrait de l'union du 25/04/2007 

    

    

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Tourisme : le Vergeur joue la carte Albrecht

L'hôtel-musée de la place du Forum veut faire (re) découvrir aux Rémois qu'il détient une série de gravures uniques au monde : des œuvres du grand maître en la matière, l'Allemand Albrecht Dürer.


Lynda Frenois ; « Grâce intenet, les étrangers sont au courant de notre collection de Durer ; pas les Rémois... »

Un atout touristique de plus pour Reims : à la cathédrale et au Champagne planétairement connus, on peut ajouter une collection unique au monde : une collection de gravures réalisées par le grand maître allemand en la matière du XVI' siècle, AIbrecht Dürer.

Elle est détenue par musée-hôtel le Vergeur de la place du Forum. « Nous avons en tout, léguées par la Famille Charbonneau en 67 cinquante gravures de Dürer. réalisées et tirées par lui, ce qui est déjà très rare, explique la directrice Lynda Frenois. Ce sont des œuvres que l'on retrouve dans des hauts-lieux culturels dans le monde, l'Albertina de Vienne, le Louvre, le British muséum... Mais ce qui est vraiment unique chez nous, c'est que nous avons trois séries complètes : l'Apocalypse de Saint-Jean, la Petite passion, et la Grande passion. Ça, on ne le retrouve nulle part ailleurs ! Par exemple, le musée Condé de Chantilly détient une Petite passion complète, mais c'est tout. »

Cinq expos successives

L'ennui, c'est que ce trésor est méconnu : « Qui sait que nous avons tous ces Dürer ? interroge la directrice, les étrangers essentiellement, grâce à internet. Pas les Rémois. » Mais les choses devraient changer : pour un avenir un peu lointain, le musée a dans ses projets l'aménagement d'une salle spéciale Dürer

Mais pour le court terme, le Vergeur profite de la vaste opération Intaglio de promotion/découverte de la gravure en cours pour organiser, pendant les mois de mai et juin, une série de « rencontres et événements » autour du fameux Albrecht : cela prendra la forme de cinq expos successives, de cinq gravures à chaque fois pendant deux semaines, sur des thèmes différents, le tout étant accompagné de conférences, concerts ou autres ateliers pédagogiques.

« L'idée étant de faire comprendre au public l'intérêt de ces gravures, et de lui donner envie, après avoir vu une expo, de revenir pour la suivante », commente Mme Frenois. Et du coup de se persuader qu'à Reims, il n'y a pas que la cathédrale ou les caves de Champagne qui méritent une visite.

Antoine Pardessus

Rencontres et événements autour d'Albrecht Dürer, au musée hôtel le Vergeur, place du Forum, du 3 mai au l* juillet.

Cinq expositions successives : Dürer, sa vie son oeuvre ; les différentes techniques de gravure ; l'interprétation des textes bibliques, Dürer et l'Italie, Dürer et l'Antiquité.

Extrait de l'union du 12/04/2007

    

    

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Exposition « Intaglio œuvres gravées


Véronique Tordjeman et Catherine Stevenot présentent le travail de gravure à l'Ancien Collège des Jésuites.

A l'occasion de là grande opération culturelle intitulée « Intaglio œuvres gravées », six lieux sont mobilisés :  

- L'Ancien collège des Jésuites, jusqu'au 28 avril 2007, tous les jours de 14 à 18 heures, autour du thème « Au cœur de la gravure, un monde sensible. A voir de près et de partout... ». Entrée gratuite.

- La biblitithèque Carnegie, du 4 avril au 30 juin 2007, les mardi, mercredi et vendredi de 10 à 13 heures et de 14 à 19 heures, le jeudi de 14 à 19 heures et le samedi de 11 à 13 heures et de 14 à 18 heures, autour du thème « Entre texte et image, et au-delà... ». Entrée gratuite.

- La médiathèque Cathédrale, du 4 avril au 15 mai 2007, les mardi, jeudi, vendredi de 13 à l9 heures, le mercredi de 10 à 19 heures et le samedi de 10 à 18 heures, autour du thème « Dans la création contemporaine de livres d'artistes », Entrée gratuite,

- La médiathèque Croix-Rouge, du 4 avril au 26 mai 2007, le mardi de 14 à l9 heures, le mercredi de 10 à 18 heures, les jeudi et vendredi de 14 à l8 heures et le samedi de 10 à 17 heures, autour du thème « Dans l'intimité des cabinets de lecture ». Entrée gratuite,                          l:    

- Le musée hôtel Le Vergeur, du 3 mai au ler juillet 2007, du mardi au dimanche de 14 à IS heures, sur le thème « Rencontres et événements autour d'Albrecht Dürer ». Entrée payante (renseignements au 03.26.47.2 0.7 5 )

- Le musée Saint-Remi, du 12 avril au 2 septembre 2007, du lundi au vendredi de 14 heures à 18 h 30, les samedi et dimanche de ]4 à 19 heures, autour du thème « Estampes japonaises, images du monde flottant ». Entrée gratuite,

Extrait de l'union du 16/3/2007

    

    

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400 gravures à découvrir à Reims

L'associatiûn Estampes 2005, fruit du groupement des associations Aqua-Forte, Graveur en liberté et Recto-Verso, organise une grande opération eu culturelle intitulée « Intaglio, œuvres gravées », qui comprend six expositions et qui durera jusqu'au 2 septembre 2007.

280 à l'Ancien Collège des Jésuites

Pas moins de 400 gravures d'une centaine d'artistes locaux régionaux, ou encore de l'école de gravure de Florence « II Bisonte » ont investi six lieux différents. A l'Ancien Collège des Jésuites, à la bibliothèque Carnegie et à !a médiathèque Cathédrale, il s'agira de « rendre visible la gravure comme patrimoine et démarche de création ».

A la médiathèque Croix-Rouge, au musée hôtel Le Vergeur et au musée Saint-Renu l'exposition  s'articulera autour de la thématique « la gravure et le livre ».

L'Ancien Collège rêunit pour l'occasion 280 œuvres gravées du 20e siècle jusqu'au 23 avril sur le thème « Au cœur de la gravure, un monde à voir de près et de partout... ». Le public est invité à cheminer de façon logique à travers 7 espaces qui regroupent 11 cabinets, depuis l'espace « Si petit si grand », où le spectateur est voyeur, à « hors-limite », où les gravures-sculptures le font entrer dans l'espace, en passant par l'espace graphique qui présente les fondements du dessin : la ligne et le trait. Pour les commissaires de l'exposition, Véronique Tordjeman et Catherine Stevenot, également présidente de l 'association Estampes 2005, « l'objectif n'était pas de faire une exposition thématique, technique ou encore d'exposer un seul artiste ». Etant elles-mêmes plasticiennes-graveurs et enseignantes en arts plastiques, elles ont voulu montrer « les intentions artistiques du graveur ».

Courts-métrages, ateliers de démonstration, de collagraphie et conférences compléteront l'exposition.

Brigitte Servas                                

Extrait de l'union du 12/03/2007

    

    

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EXPOSITION

INTAGLIO, ŒUVRES GRAVÉES

 Six regards pour se familiariser avec l'univers de la gravure

    
Portrait d'Ulrich Varbûler, gravure sur bois, 1522 (A. Dürer).

La gravure est indissociable du patrimoine de notre ville. En témoignent l'ensemble exceptionnel de gravures originales d'Albrecht Dürer (XVI°siècle)  appartenant aux collections du musée Hôtel le Vergeur et la collection d'estampes japonaises issue du fonds du musée Saint-Remi.

« La gravure joue également un rôle essentiel dans le rapport texte-image au sein des ouvrages du fonds ancien de la bibliothèque Carnegie. Elle s'exprime enfin dans la création contemporaine, notamment à travers les " livres d'artistes ". « Intaglio, œuvres gravées ». propose ainsi une approche de l'estampe selon deux axes : Patrimoine et démarche de création, d'une part. et la gravure et le livre, d'autre part  » précise Véronique Tordjeman, présidente de l'association Estampes 2005 organisatrice de la manifestation. « Six lieux présenteront près de 400 œuvres, inédites pour la majorité d'entre elles ». Ces différentes expositions, toutes complémentaires,seront visibles à l'Ancien Collège des Jésuites (jusqu'au 2 avril), au musée Saint-Remi (du 12 avril au 2 septembre), au musée Hôtel le Vergeur (du 3 mai au 1er juillet), à la médiathèque Jean Falala (4 avril au 15 mai), à !a médiathèque Croix-Rouge (4 avril au 26 mai) et à la bibliothèque Carnegie (du 4 avril au 30 juin). Des actions pédagogiques- initiation à la gravure, visites commentées - et des actions culturelles - démonstration, conférences, animations musicales, concerts - sont prévues dans le cadre de cette manifestation. Jusqu'au 2 septembre 2007.

www.intaglio-reims.fr

Extrait de VRI N° 236 - 03/2007

    

    

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