L'Atelier d'un luthier
 

La Presse

 

 

     La musique au bout des doigts

 Thibaut Lecherf  luthier

  Ses guitares sont des œuvres d'art

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La musique au bout des doigts

Thibault Lecherf est une passerelle entre le passé et le présent. Il perpétue la tradition des luthiers, en réalisant guitares et basses électriques à Reims.


Il faut 3 à 4 mois de travail à Thibault Lecherf pour fabriquer un inqtrument

Certes, sur la devanture du magasin de Thibault Lecherf, il est inscrit luthier; pourtant, en pénétrant dans son commerce, implanté dans le centre-ville de Reims, ne vous attendez pas à voir des violons, violoncelles, contre  basses et autres archers suspendus. Ici, ce n'est pas la musique classique quî est reine, mais davantage le roek'n'roll.

Musicien dès l'adolescence, Thibault Lecherf, aujourd'hui âge de 28 ans, rêvait déjà de fabriquer sa propre guitare. «Après mon bacalaurat j'ai donc poursuivi les études dans ce qui me semblait se rapprocher le plus de mes aspirstions », explique le jeune homme, originaire de Reims.

Direction alors la filière ébénisterie afin de maîtriser le travail du bois. En effet, aucune filière au monde n'existe puisque toutes les guitares et les basses électriques sont fabriquées de manière industrielle.

Alors patiemment, Thibault Lecherf a appris seul à dessiner la courbe d'une guitare, à façonner un manche, a sélectionner le meilleur bois - acajou, ébêne ou érable -, à choisir les bons micros, à rechercher, à obtenir le son le plus pur.

Seulement, après voir acquis la technique encore faut-il trouver un emplacement et des clients. Par chance, à Reims, il existe déjà un luthier pour guitares et basses électriques.

Reprise d'un magasin en 2003

« En 2003 je l'ai contacté. J'ai alors travoilié un an avec lui dans son magasin avant qu'il ne me le cède », se félicite le luthier, conscient d'avoir pu bénéficier des conseils d'un professionnel et du réseau de fidèles qu'il avait créé. « Installé maintenant depuis sept ans, je n'ai pas à me pleindre. La clientèle est présente. Même si je fais essentiellement des réparations, je fait quand même cinq à six guitares par an. »

Malheureusement, depuis qu'il a ouvert sa boutique, Thibault Le-cherf concède qu'il ne pratique plus beaucoup la guitare. « J'ai la tête dedans toute la journée. J'ai alors trouvé d'autres loisirs pour m'évader». concède-t-il, même s'il reste passionné.

Damien LE-THANH

 Moins cher que les grandes marques

Il faudra entre trois et quatre mois à Thibault Lecherf pour concevoir l'instrument de vos rêves. Mais pourquoi faire appel à ses services ? « Le premier critère, c'est le prix », affirme le luthier. « Je peux reproduire une guitare d'une grande marque, souvent aux alentours de 10 000 euros, avec la même qualité pour une facture divisée au minimum par deux. » Son secret, il n'y en a pas vraiment. En utilisant le même bois, des micros et des cordes identiques, il arrive à ce prix en baissant sa marge. « Toutes les grandes marques profitent de leur renommée pour augmenter les prix. » Certains clients font aussi des demandes plus particulières : comme des manches plus étroits ou plus gros, suivant la taille des mains, ou la construction d'un instrument avec six cordes de guitares et deux de basses électriques.

 Extraits de l'union de 11/08/2010

   

    

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Thibaut Lecherf luthier

Grand fan de rock,passionné depuis longtemps par la lutherie, Thibaut Lecherf fabrique des guitares électriques surcommande. Il est le seuldans la région à exercercette activité artisanale.

Avant de se lancer, Thibaut Lecherf avait déjà plusieurs années d'expérience. Il a d'abord travaillé seul, puis fait une école d'ébénisterie chez les compagnons. Il y a un peu pluas de trois ans, il s'installe au bout de la rue de Vesle, rachetant le fonds d'une même activité. Il s'agit donc plus d'une création plus que d'une reprise. Ce faisant, il crée son propre emploi.

Si le mot de luthier évoque spontanément des instruments de musique classique, sa définition "fabricant d'instruments à cordes grattées ou pincées, tels que guitares et violons, s'applique parfaitement aux guitares électriques.

Trois mois de délai pour une "gratte" sur mesure

 II existe un grand nombre de fabricantsde guitares. L'artisanat ne représente qu'un petit pourcentage de la production et des ventes. C'est le domaine de Thibaut Lecherf. Il travaille sur commande et sur mesure : forme, couleur,matière. Les prix vont de 1200 euros à 3.000 euros, voire plus. C'est l'esthétique qui fait la différence. Décoration, incrustations de nacre, essence de bois rare, sachant que les bois les plus utilisés sont l'érable, l'acajou et l'ébène. Il faut compter trois mois de délai pour obtenir la gratte de ses rêves.

La demande la plus extravagante : une guitare avec deux cordes de basses. Il existe deux types de guitares. La guitare "normale" à " 6 cordes " et la basse, plus grave, qui possède un manche plus long et est munie de 4 cordes.

L'activité du luthier concerne également l'entretien. Réparations dues à l'usure du vernis et des barrettes métalliques notamment.

Accrocher les rock star

Thibaut Lecherf a déjà exposé au GTR dans le cadre des " Journées des métiers d'art ". Il est seul sur la région à exercer cette activité et bénéficie d'un bon bouche-à-oreille.

Sa clientèle est très éclectique. Il s'agit de musiciens issus de groupes et des ados, des moins de 35 ans pour la plupart.

Son souhait : fabriquer plus d'instruments. Pour ce faire il envisage de participer à des salons et pourquoi pas « accrocher des rock star ».

Thibaut Lecherf, luthier, 174 rue de Vesle. Tel: 03.26.50.74.60 •

Damien Le-Thanh

 Extraits de VRI N° 231 de

   

    

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Thibaut Lecherf, luthier

Ses guitares sont des œuvres d'art 

A partir d'une planche de bois, l'instrument prend vie.
A partir d'une planche de bois, l'instrument prend vie.

Tout jeune, Thibaut Lecherf bricolait déjà des instruments. Il quitte les études générales pour un CAP d'ébénisterie. Avec son salaire d'apprenti, il achète un peu de bois, des outils, commence à fabriquer quelques guitares : « Au début, elles étaient injouables ! » Il apprend tout seul dans des livres écrits en anglais : « Il n'existe rien sur le sujet en français ! »

Liberté des formes

Dans son atelier de la rue de Vesle, il répare les classiques, mais ne fabrique que des électriques. Il s'attache autant au son - « un son super fin, ça demande une grande précision »- qu'à la forme : « Elle doit être adaptée à la morphologie, ne pas glisser sur la cuisse. »

Le côté esthétique est très important. « C'est la totale liberté des formes, des couleurs. Rien n'empêche de faire une guitare extravagante… même si elle n'est pas toujours confortable à jouer ! » Il travaille plusieurs bois, plus ou moins précieux. « Une guitare peut aussi être très luxueuse. D'une pièce de bois, je dois sortir un objet esthétique et agréable. »

La partie mécanique terminée, il l'essaie, peaufine les réglages, avant de la remettre à son propriétaire : « Il la découvre, la retourne dans tous les sens… Mais le mieux, c'est quand il en joue ! »
Il va parfois en concert écouter ses clients : « En regardant leur «
gratte », je pense aux heures que j'ai passées dessus ! », dit-il, heureux d'avoir fait naître d'une de ses planches de bois un instrument qui vit sous les doigts d'un artiste. 

Extrait de l'union du 29/10/2009

   

    

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