Les Artisans et Métiers d'ART

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La Presse

 

 

 

 

Quand la Ville soutient les artisans d’art

2017

À Reims, l’artisanat d’art s’expose dimanche au Boulingrin
Le marché des arts fait un carton

L’artisanat d’art s’expose  au Boulingrin

Ateliers d'artistes : Bienvenue chez eux

2016

Un week-end dédié aux arts et leurs créateurs

2015

Laurent Barateau pratique la joaillerie high-tech

Toujours plus convivial, toujours plus surprenant
Rendez-vous avec les tailleurs de pierre

Deux céramistes à découvrir

2014

Les 1ères Rencontres Métiers d’Art de Champagne-Ardenne
Deshayes, en verre et pour tous
Éric Charpentier, l'artisan d'art qui ne manque pas de « curiosités »  

2012

Un sellier très select
Les métiers rares du Barbâtre
Et pour voir des artistes en action…
Trois jours pour découvrir les métiers d'art
Localisez les artisans d'art près de chez vous
Ateliers d'artistes : Un autre regard sur l'art et ceux qui le pratique
Salon d'automne des métiers d'art le week-end prochain.
Des œuvres d'artistes à saisir

---->    2011

Exposition de sculptures Etienne Fatras et Fatrasie
Dans les coulisses des ateliers du XXIe siècle

À « L'Affiche » : les trophées de l'artisanat 2008

Meilleurs ouvriers de France : deux Marnais à l'honneur

Quand voiture rime avec haute couture

Mary Staff disperse deux siècles de tradition

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand la Ville soutient les artisans d’art

La Ville pérennise son soutien aux marchés des artisans d’art qui sera au nombre de 4 par an.

 


Signature de la convention entre Michel Boulant, président de la Chambre de métiers et de l’artisanat de la Marne et Arnaud Robinet, maire de Reims.

Vous comme moi, nous avons des objectifs et des idées. Après, il y a celles et ceux qui mettent en place cet événement. » C’est par ces mots, adressés à Michel Boulant, président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Marne, qu’Arnaud Robinet a commencé son discours, juste après la signature de la convention qui pérennise le soutien de la Ville à cette manifestation d’envergure qu’est le Marché des Artisans d’Art. Pour la circonstance, les deux partenaires ont utilisé la table d’un stand de bijouterie contemporaine, dans les Halles du Boulingrin, posant leurs parapheurs au milieu des parures !

UNE RICHESSE ET UN PATRIMOINE

« C’est le rôle des institutions d’essayer de créer des événements dans des lieux assez atypiques pour promouvoir cette richesse. C’est aussi un patrimoine, qui n’est pas uniquement rémois », a ajouté le maire. En effet, près de la moitié des 47 professionnels présents participe pour la 1ère fois à cette manifestation, qui s’agrandit et se renouvelle, pour faire découvrir leurs métiers et leurs créations.

En 2017, la 1ère convention a commencé par 3 journées, 70 exposants (en rotation) et 3 000 visiteurs. « Nous amplifions la démarche. Cette année, on devrait monter à 130 exposants. Tout l’enjeu, c’est de faire connaître les métiers d’art. On voit bien en visitant les stands qu’il y a de la diversité. On voit des choses excellentes, voire d’excellence ! » , a insisté Michel Boulant.

Désormais, ce seront donc 4 marchés annuels qui s’installeront en avril, juin, septembre et novembre.

 Extrait de l' union du 20/04/2018     

 À Reims, l’artisanat d’art s’expose dimanche au Boulingrin

La 3e édition du Marché des artisans d’art aura lieu dimanche 19 novembre, aux halles du Boulingrin. Une quarantaine de professionnels dont des vanniers de Fayl-Billot exposeront leurs créations.


Une quarantaine d’exposants doivent participé à ce Marché des artisans d’art.
Bernard Sivade

À Fayl-Billot, une petite commune située à 20 km de Langres, la tradition de la culture et du tressage de l’osier et du rotin se perpétue depuis plus de trois siècles. Aujourd’hui encore, une quarantaine de professionnels vivent de cette activité. Pour mieux faire connaître ce savoir-faire régional, qui s’exporte dans le monde entier, les organisateurs du 3e Marché des artisans d’art ont choisi d’inviter des vanniers de Fayl-Billot.

Demain dimanche, aux halles du Boulingrin, les visiteurs pourront ainsi découvrir les créations, classiques et contemporaines, de Jean-Marc Blanchard, de Pierre Eveillard ou de Marie-Christine Degonville.

Le marché, proposé par la Ville de Reims et la Chambre des métiers et de l’artisanat de la Marne, sera par ailleurs l’occasion de mettre à l’honneur Bénédicte Magnien Robert et Amélie Halais, les deux lauréates régionales du concours Ateliers d’art de France 2017. Ancienne architecte, Bénédicte Magnien Robert s’est réorientée en 2008 vers l’école de vannerie de Fayl-Billot. Dans son atelier de Langres, elle crée notamment des sacs à main en osier avec des rabats en cuir de taurillon coupé à cru, sans coloration ni couture. Amélie Halais réalise quant à elle des selles pour chevaux. Avant de créer sa Sellerie Halais, à Damouzy dans les Ardennes, la jeune femme a, pendant un an chez Hermès, cousu des sacs à main de luxe.

Ce marché des artisans d’art permettra de découvrir le travail d’une quarantaine d’autres créateurs dont un mosaïste, une brodeuse, un peintre en décor ou un cirier.

 Valérie Coulet

Dimanche 19 novembre 2017, de 9 à 18 heures, aux halles du Boulingrin. Entrée libre.

 Extrait de l' union du 18/11/2017     

 

Le marché des arts fait un carton

Reims Le premier marché des artisans d’art des Halles du Boulingrin a connu un franc succès. La quarantaine d’exposants a accueilli plus de 3 000 visiteurs


Le public n’a pas boudé le rendez-vous ce dimanche. Bernard Sivade

Après le marché aux puces et le marché aux livres, un dimanche par mois, la Ville a innové en invitant les artisans d’art à s’exposer au cœur des Halles du Boulingrin. Une idée plus que prometteuse puisque la première édition, organisée en lien avec la Chambre de métiers et d’Artisanat de la Marne, a attiré plus de 3.000 visiteurs tout au long de la journée ce dimanche. Il faut dire que l’offre était de qualité. Pas moins de 41artisans avaient répondu à l’invitation.

D’AUTRES RENDEZ-VOUS À VENIR

« C’est un succès ! Je n’en espérais pas tant, même si j’avais espoir que ça marche», se félicitait Astrid Wanecq, créatrice de sacs et accessoires (Azaé), qui fonctionne beaucoup par le bouche-à-oreille. « Il y a eu du monde toute la journée. J’ai eu beaucoup de nouveaux contacts. Les gens ne sont pas simplement venus pour faire un tour. Ils ont acheté. » Même satisfaction pour Josiane Floriot, fabricante de ciseaux et d’outillage à Charmoilles (52). « Si ce n’est entre midi et deux, ça n’a pas désempli ! Nous ne faisons pas beaucoup de marchés, mais là, nous reviendrons en novembre pour la deuxième édition. Les clients sont là et l’accueil est excellent. En plus, le lieu est superbe ! »

Avec ce nouveau rendez-vous, la Ville semble avoir trouvé le chemin qui pourrait mener au développement de ce site exceptionnel. L’objectif est en effet de renouveler et d’étoffer l’offre de marchés spécifiques pour redonner vie aux Halles.

Rendez-vous les 17 septembre et 19 novembre prochains.

C.G.

 Extrait de l' union du 2017-06-18

 

 L’artisanat d’art s’expose  au Boulingrin

Reims. Ce dimanche 18 juin, les halles   du Boulingrin accueillent la 1 re édition du Marché des artisans d’art.


41 artisans exposeront, dimanche à Reims, leurs créations.

 Transformer, restaurer ou réinventer la matière, c’est la passion des 41 exposants qui présenteront leurs créations lors de la première édition du Marché des artisans d’art, dimanche 18 juin, aux halles du Boulingrin. Les petits comme les grands pourront contempler leurs œuvres tout au long de la journée et profiter d’animations et de démonstrations.

C’est la Ville de Reims, en coordination avec la Chambre de métiers et d’artisanat de la Marne, qui organise cet événement. Charles Germain, adjoint au commerce et à l’artisanat, précise : « Nous avons créé ce marché pour répondre aux demandes de plus en plus nombreuses des artisans qui souhaitent davantage de visibilité. Cet événement permet de les mettre en avant, tout en valorisant l’espace des halles ».

L’artisanat permet de se procurer des pièces uniques, qu’on ne trouve pas dans le commerce
Amélie Départ, maroquinière

Amélie Départ, maroquinière depuis 2011, va exposer ses sacs à main, pochettes et ceintures en cuir. Pour la jeune femme, « l’artisanat permet de se procurer des pièces uniques, qu’on ne trouve pas dans le commerce. La qualité est souvent bien supérieure, et l’on peut garder facilement ces créations à vie ». Ce marché est aussi l’occasion de mettre en lumière des métiers de l’artisanat d’art moins connus. Éric Charpentier est relieur et restaurateur de livres anciens, et met en valeur des « objets de curiosité » sous globe. Pour lui, ce marché permettra de « faire connaître les métiers d’art auprès du grand public » . Il effectuera sur son stand quelques démonstrations de couture de livres et de façonnage de carnets. Cet événement permettra, au-delà d’encourager le développement des métiers d’art, de se divertir et de repartir, peut-être, avec quelques créations originales.

Dimanche 18 juin, de 9 à 18 heures, aux halles du Boulingrin. Entrée libre. Initiations au fil de la journée proposées par trois des artisans présents.

Clémence BALLANDRAS

 Extrait de l' union du 17/06/2017     

    

    

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Un week-end dédié aux arts et leurs créateurs

 À l'occasion des « Ateliers d'artistes », quarante ateliers et expositions ouvraient leurs portes afin de faire découvrir les coulisses au grand public.


Les créations de Sandrine Brisset ont fait un carton !

« C'est ma première visite de l'après-midi. Visuellement c'est magnifique. Cela me donne envie d'aller voir les autres », assure David Lambert, Châlonnais subjugué par le travail de Sandrine Brisset, alias Toutenkarton installée au pôle ressources arts visuels, elle transforme le carton en créations fantasques, surprenantes, colorées, à la fois modernes et baroques.

À proximité de la cathédrale, Torbus expose ses installations dans un désordre étudié. « On ne sait pas si ça flotte, si ça tombe ou si ça vole : si on bouge, les tableaux bougent », obligeant le visiteur « à regarder d'une manière dynamique. ». Elle accueille également les œuvres de Françoise Verdolini lesquelles forment un couloir imaginaire de couleurs : « Je peins en écoutant chanter Chet-Baker », confie l’artiste, devant des toiles aux couleurs rythmées et élégantes ... comme le jazz.

D'un petit atelier, on passe à l'hyperespace, vaste lieu où arts plastiques, graphiques et reliures sont rassemblés dans une ambiance jeune et inventive. Les enfants sont aux anges : « C'est charmant id, on peut regarder, discuter avec les artistes et toucher », commentent Timothé et Apolline.

Des visiteurs devenus artistes

Au Jardin parallèle, Angélique Friant et David Girondin-Moab ouvrent les portes de leur lieu de la « création marionnettique » : « Orbis Pictus organise un parcours extérieur au château de Joinville. Nous invitons les visiteurs à participer à l'atelier de confection d'objets de scène : des méduses géantes qui seront suspendues. »

Atelier participatif également chez Marianne Dewelle : « On bat la terre, nos mains pensent spontanément et guident. » Lucie, 9 ans, est venue avec son père. Elle modèle délicatement sa motte d'argile, d'où émerge un vase plutôt réussi : ce week-end, des Rémois venus en visiteurs se sont révélés artistes.


Au « Jardin Parallèle », les visiteurs pouvaient fabriquer des méduses. De quoi garder quelques souvenirs du week-end


Éric Charpentier, relieur d’art, montre son travail


Initiation au modelage


A l’atelier Hyperespace, les dessins d’Emile Vast ont conquis les jeunes visiteurs

  Extrait de l' union du 02/05/2016    

    

    

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Laurent Barateau pratique la joaillerie high-tech

Cet artisan rémois a depuis belle lurette intégré l'impression 3D à son processus de création : Il vient d'être récompensé pour cela


Laurent Barateau allie les technologies modernes et traditionnelles.

Si le recours aux imprimantes 3D n'est pas nouveau dans le secteur de la joaillerie, le Rémois Laurent Barateau est l'un des premiers à avoir compris l'opportunité qu'elles représentaient, « J’ai commencé à m'en servir en 1999, se souvient-il. Une personne que je connaissais de l'école de bijouterie avait intégré une entreprise de bijoux fantaisie, et c'est par ce biais que cette technologie a pénétré notre profession. »

Concrètement, lorsqu'une personne vient le voir pour lui commander une bague, par exemple, Laurent Barateau commence par cerner ses envies avec précision, en élaborant quelques croquis. Une fois les choix du client arrêtés, il conçoit un dessin en 3D du futur objet, qu'il envoie à son prestataire. « Celui-ci imprime, en 3D, les différentes pièces qui seront assemblées pour fabriquer le bijou, explique le joaillier. Elles sont ensuite transmises au fondeur, qui réalise ce que l'on appelle une « fonte à cire perdue » , c'est-à-dire qu'il emprisonne ces petites pièces dans du ciment réfractaire, ce qui a pour effet de les faire se carboniser. Il faut ensuite assembler ces différentes fontes, et puis passer aux opérations de sertissage et polissage. ».

Pour Laurent Barateau, l'intérêt du recours à l'impression 3D réside dans la liberté de création qu'elle autorise. « Cela élargit le champ des possibles, et permet de ne pas s'enfermer dans certaines choses qu'on aurait l'habitude de faire.  Son seul regret ? Ne pas posséder sa propre imprimante 3D, et devoir faire appel à un sous-traitant.  » « Je ne produis pas le volume nécessaire à l'amortissement de son prix. Mais je ne désespère pas de pouvoir en acquérir une, un jour. Pour moi, ce serait un aboutissement. »

Primé à « Stars et métiers »

Mardi soir, Laurent Barateau s'est vu remettre le trophée « Coup de cœur du concours régional organisé par la Banque populaire Alsace Lorraine Champagne, en partenariat avec la Chambre des métiers et de l'artisanat de Champagne-Ardenne. Les jurés ont expliqué avoir voulu récompenser l'artisan rémois pour« son dynamisme». «Je pense que ce qui leur a plu, c'est qu'une TPE comme la mienne soit au top de la technologie, tout en conservant un savoir-faire traditionnel, analyse le joaillier. Personnellement, obtenir la récompense de ces personnes m'a fait chaud au cœur. En tant qu'artisan, on se sent un peu seul. »

Marie-Charlotte DUTHEIL

 Extrait de l' union du 22/10/2015    

    

    

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Deux céramistes à découvrir


Françoise, Manon et leurs œuvres.

Au Petit Bétheny, Françoise Laporta a reçu, chez elle, les nombreux visiteurs des deux jours de rencontres intitulés Ateliers d'artistes. Elle a pu montrer l'atelier où elle travaiIIe chaque jour, ainsi que sa maison.

Avec Manon Escalle, céramiste à Gueux, qui prépare avec elle le prochain marché des potiers de Pierrefonds (dans l'Oise), les 9 et 10 mai prochains, elle montre leurs poteries, objets du quotidien ou décoratifs, elle explique ces outils de toujours que sont le tour, le four, la croûteuse, et évoque le grès, la porcelaine et les émaux, leurs matières premières. Autant de mots chargés d'histoire, qui parlent à l'imagination de chacun. La simplicité des céramistes a fait le reste, pour une visite pleine de charme et d'âme. De quoi. peut- être aussi, susciter des vocations d'amateurs, même si cet art n'est pas simple à maîtriser

 Extrait de l' union du 21/04/2015    

    

    

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Les 1ères Rencontres Métiers d’Art de Champagne-Ardenne

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Ces rencontres ont eu lieu en juin dernier a l’Hôtel de Région. A cette occasion, le programme de développement des métiers d’art de Champagne-Ardenne (PRDMA) a présenté son action d’accompagnement dédié au développement commercial des entreprises métiers d’art qui fetait ses 7 ans.

L’objectif du PRDMA est de mettre en place une démarche régionale structurée visant à donner aux entreprises de ce secteur professionnel les moyens de se développer. Il s’articule autour de 3 axes :

• l’accompagnement individuel et personnalisé (audit du projet, élaboration d’une stratégie propre à chaque entreprise, accompagnement dans la mise en oeuvre de sa stratégie commerciale),

• l’accueil d’un stagiaire,

• la participation à des formations collectives (le calcul des prix de revient, la participation à un salon, la rédaction du devis et des conditions générales de vente, la négociation commerciale, le développement à l’export…).

Ce dispositif a déjà permis d’accompagner 55 entreprises en 7 ans.

À l’occasion de ces 1ères Rencontres Métiers d’Art, de nombreux témoignages ont permis aux participants de découvrir les multiples facettes et avantages de ce programme.

Renseignements : www.metiersdart.info   

 Extrait de MAG RCA N° 90 10/2014

    

    

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Deshayes, en verre et pour tous

Daniel Déshayes est artiste graveur sur verre. Voilà près de trente ans qu'il dessine sur les bouteilles de champagne à la demande des plus prestigieuses maisons. Rencontre.


Daniel Deshayes en plein travail, dans son atelier de Beaumont-sur-Vesle. Christian Lantenois

Enfant, Daniel Deshayes s'était vite fait remarquer pour son coup de crayon. Capable de gagner, à l'école puis à l'adolescence, des concours de dessin. Jeune homme, il fut d'abord plombier-chauffagiste. Monta ensuite sa propre entreprise de bâtiment. Face à ses clients hésitant à investir dans une nouvelle cuisine, il croquait en quelques traits les contours de cette dernière. Un ami à lui, graveur sur verre désormais installé en région parisienne, lui parle de son métier. Et voilà comment, en 1987, Daniel Deshayes devint, selon sa définition, « artiste graveur sur verre.

En aout 1994, une équipe de télévision américaine venait le filmer chez lui. Puis une équipe japonnaise, Le début de sa notoriété internationale. »

Trente-cinq ans plus tard, ce natif de Reims reçoit chez lui, à Beaumont-sur-Vesle, où il réside depuis 2005 après avoir longtemps été basé à Prunay. Son atelier a des allures de petite salle de conférences, destinée à accueillir les cars de touristes et autres membres de comités d'entreprise qui, une vingtaine de fois par an, viennent le voir à l'œuvre. Et le reste de son temps, Daniel Deshayes répond aux commandes passées par les plus prestigieuses maisons de champagne, désireuses de bouteilles uniques pour une occasion spéciale, quelque part dans le monde. Pas avare en anecdotes, il raconte avec fierté : « Par exemple, lorsque les Bleus ont gagné la Coupe du monde 98, chaque joueur et membre du staff a reçu une bouteille. Moi, on m'avait demandé de graver le trophée dessus, voilà (...). Depuis le temps, j'ai des milliers de bouteilles dans le monde, sur tous les continents. » À chaque fois, son dessin achevé, il signe: « Fait main, Daniel Deshayes »

Voilà vingt ans presque jour pour jour qu'a débuté sa « notoriété internationale ». Dans son atelier Daniel Deshayes a précieusement conservé et mis sous cadre ce courrier du 2 août 1994, dans lequel un attaché de presse, passé par le comité régional de tourisme, lui annonce la venue d'une équipe de la télévision américaine chargée d'un reportage sur le champagne.

« Si vous m'empêchez de faire ça, vous me coupez la tête »

« L'année suivante, il y a eu la télévision japonaise. Là-bas, je suis passé dans l'équivalent de 60 millions de consommateurs. » Et voilà comment cet homme de 69 ans, après avoir lâché en 1995 son entreprise de bâtiment, put vivre de ce qu'il « aime faire le plus. Franchement, pour moi, c'est comme un hobby. Si vous m'empêchez de faire ça, vous me coupez la tête (...). « Maintenant, j'ai des milliers de bouteilles à mon nom dans le monde ... j'ai beaucoup de chance. »  Pour graver sur les nabuchodonosors et autres mathusalem, Daniel Deshayes utilise une mèche faite de diamant reconstitué, similaire à celle d'un dentiste, bruitage inclus. Une grappe de raisins lui prendra dix minutes de travail, un portrait jusqu'à deux jours. « Non, je ne crois pas dessiner mieux qu'avant mais plus vite », dit-il. Que les éventuels intéressés se rassurent : Daniel Deshayes vend également son talent aux particuliers qui voudrait, pour un anniversaire de mariage ou autre, graver un nom, un visage ou un paysage. Ce qui, là encore, amène son lot de petites histoires, livre de photos à l'appui : « (Johnny, je l'ai souvent dessiné, oui ! Ah, il a ses fans, vous savez... Sinon, Charles Bronson, Éric Cantona, les signes de l'horoscope chinois, etc.»

Un fils sur les traces de son père ...

Le fils de Daniel De5hayes, prénommé Franck et âgé de 39 ans, est également artiste graveur « sur verre mais pas seulement, il travaille sur tous les métaux », précise fièrement le paternel. Révélateur du changement des techniques et de l'évolution du métier, Franck Deshayes, installé à Damery, ne travaille pas avec une fraise de dentiste mais derrière son écran d'ordinateur. Ses souhaits sont ensuite réalisés au laser. Une modernisation des outils qui permet un travail plus fin. Le fils Deshayes peut ainsi graver des portraits sur des bouchons de bouteille ou encore des dragées... « Ah, si moi je fais ça avec mon matériel, je vous assure qu'on ne reconnaîtra pas celui que je dessine, .. », sourit le père, dont un coin de l'atelier est dédié aux œuvres du fils.

Mathieu LIVOREL

  Extrait de l' union du 17/08/2014     

    

    

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Les métiers rares du Barbâtre

La place d'Erlon a ses cafés et restaurateurs, la rue de Vesle ses magasins de vêtements et le quartier Boulingrin ses métiers de bouche. La rue du Barbâtre, elle, possède également sa spécificité, celle de concentrer les ateliers et boutiques d'artisans spécialisés dans la restauration de meubles : tapissier, chaisier ou bien ébéniste. Cette particularité s'est même encore enrichie fin octobre avec l'ouverture du Workshop, concept d'un nouveau genre, mais également dédié à la restauration et à la décoration. Rencontre avec quelques-uns de ces artisans... à la découverte de métiers rares.

Le Chaisier - Traditionnel et tendance


Alain Bocahut est le dernier chaisier de Reims. © l'Hebdo du Vendredi

Il est un métier peu commun que celui de chaisier. On en totalise très peu en France, mais il se trouve que Reims, et plus généralement la région, en compte un. Pas plus. Alain Bocahut est cette personne. Gérant depuis 2003, il vend et répare chaises, fauteuils et tables. Et pourtant l'homme, originaire des Ardennes, était loin d'imaginer reprendre une telle activité, lui qui a une formation en informatique : « J'ai perdu mon emploi suite à une restructuration et il se trouve que je connaissais la personne qui gérait la boutique. Après avoir racheté le fonds de commerce, elle m'a formé sur le tas pendant un an.  » Car il n'existe pas de diplôme à proprement parler.

D'ailleurs, certaines compétences lui échappant encore, il n'hésite pas à soustraiter certaines tâches comme l'ébénisterie et le paillage. Les fournisseurs se font inévitablement de plus en plus rares, et même si la distance géographique s'accroit, il tient à traiter directement avec eux pour garantir un service de qualité. La relation humaine est volontairement placée au centre de sa démarche afin de le démarquer des grandes enseignes, véritables ogres concurrentiels. Un autre atout est celui du mariage (réussi) entre le traditionnel et le moderne. Une conception artisanale qu'il ose parfois habilement vêtir d'un look nouveau, comme cette robuste chaise en bois au siège dessiné aux couleurs du mythique magazine Vogue. Il explique son orientation  : « La mode du jetable fait énormément souffrir les artisans, quels qu'ils soient.  »

La qualité et la longévité de mes produits sont donc supérieures et je tiens par exemple à ce que la conception soit exclusivement française. Je me place délibérément dans du moyen de gamme principalement, et un peu dans du haut.  » Depuis 2009, son chiffre d'affaires a clairement baissé à cause de la crise, mais il souhaite toutefois que proximité et méthodes traditionnelles perdurent. Sans ça, ce métier passera de méconnu à disparu.

Romain Balestraci

Le Chaisier, 108, rue du Barbâtre à Reims. Rens. : 03 26 85 06 35

 

Conceptstore - Au Workshop, un endroit à part

Ouvert depuis le 20 octobre dernier, le nouvel espace installé au 96 de la rue du Barbâtre se veut un lieu unique, dédié à la créativité et à l'événementiel.


Fabrice et Annie ont su marier leur univers respectif et allier leurs idées et leurs passions. © l'Hebdo du Vendredi 

Quand deux univers, somme toute pas si éloignés que ça l'un de l'autre, décident de se réunir, le résultat vaut sérieusement le détour. Mêlant objets de décoration insolite, peintures et antiquités, Au Workshop est le fruit de la « collocation », telle qu'ils l'appellent, d'Annie Hincelin et Fabrice Vigier, respectivement gérants de La Magie des Couleurs et de Baroque Factory. La première se passionne depuis longtemps pour la couleur en général et la peinture décorative en particulier. Le second, lui, fait dans l'antiquité de charme et la décoration d'intérieur, chinant volontiers à travers le pays et l'Europe à la recherche d'objets et meubles insolites, avec une préférence pour le style trempé, design et baroque. « On avait tous les deux envie d'ouvrir quelque chose à Reims, une ville qui nous plaisait et qu'on connaissait. Dans ce lieu, qu'occupait avant une société d'emballage, c'est le côté entrepôt qui nous a de suite séduit. L'endroit était sale, certes, mais sain. C'est un beau lieu de près de 100 m2 dans lequel on peut partager nos idées et nos passions  », développe Annie Hincelin. A travers cette ouverture, cette dernière confie avoir le « désir plus large de voir cette rue du Barbâtre devenir une vraie rue des artisans, avec le serrurier, le chaisier et les autres déjà installés ».

Quand Annie propose de l'accompagnement de projet avec divers stages et ateliers, permettant par exemple à un client d'utiliser les produits du magasin (à l'image de la peinture anglaise Mylands) et de profiter de conseils professionnels et personnalisés pour décorer et donner du style à l'objet de leur choix, Fabrice propose, lui, des meubles et des objets lui ayant donné un réel coup de coeur : « Je marche beaucoup à l'émotion dans le choix de l'objet qui doit avoir une histoire, une âme, un cachet, un design. Tout ce que je propose va dans ce sens, de la belle console italienne baroque au trumeau XVIIIe, en passant par les objets issus des quatre piliers du cabinet de curiosité que sont le minéral, l'animal, le végétal et l'humain. » Ici, point de concurrence entre les deux gérants, mais plutôt une sincère complémentarité jouant en faveur du lieu. « Pour nous, un conceptstore doit être un endroit vivant dans lequel doit souffler une certaine effervescence. La définition que nous nous faisons du conceptstore, c'est d'avoir su créer un espace issu d'une idée qui n'existe nulle part. C'est tout le contraire d'un magasin de chaîne. » Et le concept en lui même semble séduire puisque les premiers clients ont relevé l'unicité de cette adresse atypique. « Les gens sentent qu'on a fait de belles choses de cette carcasse, qui est devenue une entité dans laquelle on a su insuffler nos personnalités, en conservant bien sûr les trames du beau, de l'esthétisme et de la couleur », souligne en conclusion Fabrice.

Aymeric Henniaux

Au Workshop, 96, rue du Barbâtre à Reims. Ouvert du mardi au vendredi, de 9h30 à 12h et de 13h30 à 18h30 et le samedi de 9h30 à 16h.

 Extrait de l' Hebdo du Vendredi N° 280 du 15/11/2012     

    

    

  Répertoire   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Localisez les artisans d'art près de chez vous


C'est dans le même esprit que la carte interactive de la maison de l'histoire de France qu'a été lancée il y a quelques semaines une application originale du groupement Ateliers d'art de France. Ce dernier fédère 5.400 artistes et manufactures d'art à travers toute la France. Une fois téléchargée gratuitement, l'application permet de recherche des ateliers par type de création, par métier et, c'est sans doute là le plus intéressant, en fonction de l'endroit où vous vous trouvez. En quelques secondes, vous pouvez ainsi savoir, parmi près de 1.500 ateliers référencés, quels sont ceux qui sont proches de vous, dans un rayon de 20 kilomètres (pour voir ceux qui sont plus loin, il suffit d'élargir la carte).

Un petit clic sur le repère qui indique le lieu où est installé l'artisan d'art en question et vous voilà avec son nom, son adresse, une fiche plus ou moins détaillée de ce qu'il fait, une photo de son travail. Très pratique aussi, un lien direct avec son numéro de téléphone pour savoir s'il est ouvert ou pas et passer le rencontrer.

Cette application est évidemment utilisable partout en France. Dans la région y sont recensés dans l'Aisne une créatrice de bijoux à Flavy-le-Martel, une céramiste à Barisis-au-Bois, un sculpteur, potier de porcelaine à Tartiers, une sculpteur-céramiste à Soissons, une artisan dinandier chaudronnière à Epaux-Bézu. Dans la Marne, il est possible de découvrir un céramiste à Reims, une fabricante d'objets décoratifs en tissu à Chigny-les-Roses, deux mosaïstes, plasticiennes à Dizy, une créatrice de bijoux à Montmort-Lucy, une sculpteur à Le Breuil, un sculpteur sur bois à Saint-Remy-en-Bouzemont et une décoratrice sur bois à Saint-Hilaire-le-Grand.

Si dans les Ardennes un décorateur sur métal, émailleur à Donchery est bien recensé parmi les 5.400 membres du groupement, il ne figure pour l'instant pas sur l'application mobile.

G. A.-T.

L'Application Ateliers d'art de France est disponible gratuitement en téléchargement chez Apple comme pour Androïd.

 Extrait de l' union du 05/08/2012     

    

    

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Et pour voir des artistes en action…

Dans le cadre des journées européennes des métiers d'art, certains ateliers sont carrément ouverts au public encore aujourd'hui, permettant de voir à l'œuvre leurs occupants habituels (voir aussi notre édition du 30 mars).
Ainsi

- Angélique Lefèvre, peintre sur porcelaine, 64, boulevard Charles-Arnould (de 10 à 17 heures).

- Marianne Dewelle, sculpteur, 128, rue de Saint-Thierry.

- Sandrine Kram, sculpteur à la hache, 18 bis, rue Léon-Blum.

- Jérôme Leclère, ferronnier, 1, rue Bidet à Caurel (de 9 à 12 heures et 14 à 18 heures)

- Daniel Dufour, maître verrier, 24 rue des Pressoirs à Bezannes (de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 heures à 18 h 30).
- Jean Claude, potier de grès, 6, rue du Pré à Warmeriville (de 9 à 12 heures et de 13 à 19 heures).
- Tournage sur bois et sculpture : expo et démonstrations à la maison du parc naturel de Pourcy (de 13 h 30 à 17 h 30).

- Musique numérique et création, studio Césaré, 38, rue Alain-Colas à Bétheny (anciens Docks rémois, de 14 h 30 à 18 h 30) + ateliers associés rue Honoré-Ganteaume à Bétheny. Infos plan et programme à la galerie de la culture, place Myron-Herryck de Reims (Opéra) - 03.26.77.77.76. 

 Extrait de l' union du 01/04/2012     

    

    

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Trois jours pour découvrir les métiers d'art

Les métiers d'art reçoivent et exposent aujourd'hui, demain et dimanche. L'occasion de voir ces artistes à l'œuvre. Rencontre avec deux d'entre eux.

Angélique Lefevre, peintre sur porcelaine : « Ni vieillot ni hors de prix »

 
Angélique Lefevre, peintre sur porcelaine : « Cet art n'est pas forcément vieillot ni hors de prix. » - Photos Hervé OUDIN

Elle ne la casse pas, elle la choie. Quand bien même serait-ce le cas, cela porte bonheur, alors…
Angélique Lefevre dessine et peint sur la porcelaine. Elle donne de la gaieté et des couleurs aux assiettes, bonbonnières et objets décoratifs. Use de ses pinceaux, de sa plume et de ses éponges pour créer toutes sortes d'univers. Et sous ses couches de pigments, de cristaux, d'or, de platine, d'argent ou de sable les objets du quotidien, hier au teint si blafard, se transforment en œuvre d'art.

Elle enseigne aussi. C'est d'ailleurs en compagnie de deux de ses élèves que la jeune chef d'entreprise, installée depuis le mois de septembre boulevard Charles-Arnould, ouvrira les portes de son magasin et atelier au public, à 14 heures. « Les gens verront comment faire pour décorer la porcelaine, nous répondrons aux questions, et ceux qui le souhaitent pourront même s'y essayer. »

Moderne et unique

L'occasion de se défaire d'idées reçues. « Ce n'est pas forcément un art vieillot, explique Angélique Lefevre. On peut effectivement décorer de la vaisselle à l'ancienne mais aussi réaliser des choses contemporaines et originales, et même les offrir. » Et de présenter de petits pendentifs et un pied de lampe orné à l'occasion du concours « Les Noëls de l'art » en 2011, sur le thème des 800 ans de la cathédrale. Un pied de porcelaine sur lequel figure la grande rosace de Notre-Dame, les voûtes des halles du Boulingrin et l'ombre porté de la cathédrale sur la médiathèque Jean-Falala. « La décoration de la porcelaine n'est pas forcément hors de prix. poursuit-elle. Les gens ont des a priori. Ces journées des métiers d'art me permettent, justement, de monter et de faire connaître ce que je fais. »

Enfin, pour que cette décoration perdure, il faudra cuire la porcelaine dans un four à briques réfractaires à 800° C, pour fixer la peinture. Elle pourra ainsi subir plusieurs cuissons sans être détériorée et même passer, plus tard, au lave-vaisselle sans perdre de son éclat !

Art déco et porcelaine : 64 bd Charles-Arnould à Reims. Démonstrations vendredi de 14 à 17 heures, samedi et dimanche de 10 à 17 heures. Entrée libre. Renseignements : 03.51.24.32.74 ou contact@artdecoetporcelaine.fr ou www.artdecoetporcelaine.fr

 Jérôme Leclère  - ferronnier d'art : « Montrer ce que nous savons faire »

Aux anciens Docks Rémois aussi

Frédéric Le Junter, bricoleur et sculpteur-musicien


Frédéric Le Junter présentera son installation sonore « Masses » à Césaré.

Dans le cadre des Ateliers d'artistes, organisés par la Ville de Reims, le quartier des anciens Docks Rémois va s'animer durant tout ce week-end. Césaré, 38 rue Alain Colas, à Bétheny, ouvre ses portes afin de rendre visible le processus de création artistique de ce studio de 500 m2 à la pointe de la technologie musicale et numérique. Frédéric Le Junter, bricoleur et sculpteur-musicien y présentera son installation sonore « Masses » samedi et dimanche après-midi. Tel un marchand de légumes sur son étal, l'artiste exposera ses objets sonores, tout en racontant des histoires de pluie, de beau temps, de création et de musique. À cette occasion, Césaré proposera également des curiosités gustatives pour le tea time… Exposition de 14 h 30 à 18 h 30, performance de 15 h 30 à 18 h 30, et tea time à 15 heures.

Autour de Césaré, d'autres ateliers ouvriront également : le collectif « Diagonales » (arts plastiques, calligraphie, graphisme, sculpture et gravure) ; Block450 (studio-atelier indépendant de création) et Graphism-attack. Ces ateliers sont situés rue Honoré Ganteaume, à Bétheny.

La manifestation couvre aussi les quartiers de Reims, les communes de Cormontreuil et de Bezannes. Elle compte, par ailleurs, trois nouveaux lieux rémois : la friche artistique, 26 rue du Dr Schweitzer, le pôle ressources arts visuels, avenue Cook et la pépinière d'entreprise design, bd Franchet d'Espèrey.
Infos, plan et programme à la galerie de la culture, place Myron T. Henrrick (03.26.77.77.76.)

 L'artisanat c'est de l'art : exposition dans les locaux de la chambre de métiers, 68 bd Lundy et les vitrines de la BPLC, cours Langlet. Deux ateliers participent : « J-M-B Tournage », tourneur sur bois (9 rue du Capitaine Cyrille Laurent - 10140 Vendeuvre-sur-Barse) - ; et le peintre en décor Juliette Leenhardt (12 Rue Maillefert  0326406439 - 0951341051). Aujourd'hui de 9 à 17 heures, demain de 10 à 17 heures et dimanche de 11 à 17 heures.

  • Tourneur sur bois : faire connaissance avec le tour, les bois, les outils. Lieu : J-M-B Tournage, 68 bd Lundy.
  • Sculpteurs : Marie Anne Dewelle.( 128 rue de Saint-Thierry    0326048112 ). Également Sandrine Kram, 18 bis rue Léon Blum. Elle sculpte, à la hache, des formes, des êtres hybrides et propose de s'initier à la sculpture.

Pourcy
Tourneur sur bois : avec « Au tour du fer » exposition-vente, visite et démonstrations de sculpture. De 13 h 30 à 17 h 30.

Exposition « La forêt cultivée », maison du parc chemin de Nanteuil.

Bezannes

Maître verrier : atelier de restauration et créations du « Sculpteur de lumière » avec Daniel Dufour. 24 rue des Pressoirs à Bezannes aujourd'hui, demain et dimanche de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 à 18 h 30. Entrée libre.

Warmeriville
Potier de grès : tournage et explications sur les étapes de fabrication avec la « Poterie Jean-Claude ». ( Jeanclaude Bernadette 6 rue du Pré à Warmeriville
3 26 03 86 88 ), aujourd'hui, demain et dimanche de 9 à 12 heures et de 13 à 19 heures. Entrée libre.

Programme et plan à la Galerie de Culture, à l'office de tourisme et dans les structures municipales.

Quelques chiffres

En France :

35 000 entreprises relèvent des métiers d’art.
Ils regroupent 217 métiers différents et plus de 100 000 personnes, salariées ou non, travaillent dans ce secteur.

 En région :

La Champagne-Ardenne compte 650 professionnels des métiers d’art.

 Lélia BALAIRE

Extrait de l' union du 30/03/2012

    

    

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Ateliers d'artistes 

Un autre regard sur l'art et ceux qui le pratique

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Gabriel et Olivier sont en plein travaux dans leur atelier le Block450.
Tout doit être prêt pour ce week-end et l'ouverture au public

Les journées portes ouvertes « Ateliers d'artistes » reviennent samedi 31 mars et dimanche 1er avril : l'occasion pour le grand public de découvrir le travail des artistes locaux sous un nouvel angle, au coeur de leur lieu de production, parfois insolite.

 A l'occasion de la seconde édition des « Ateliers d'artistes », la ville de Reims et quelques communes voisines, Cormontreuil, Bezannes et Bétheny, vont se mettre sur leur trente-et-un. C'est d'ailleurs le nombre d'ateliers qui sera ouvert au public lors de ces deux jours dédiés aux lieux de création artistique. Les traditionnelles disciplines telles que la peinture ou la sculpture, mais aussi le théâtre, seront à l'honneur, tout comme les branches les plusmodernes des arts plastiques, telles que le design, la sérigraphie ou encore le graphisme. C'est le cas de l'atelier Block450 qui ouvrira pour la première fois ses portes à l'occasion de cette manifestation. Et pour cause, situé au sein des docks rémois, le Block450 est un tout nouveau lieu de production artistique, soigneusement arrangé depuis le mois de janvier par ses deux occupants : Olivier et Gabriel. Le premier fait de la sérigraphie, tandis que le second est graphiste. Pour eux, cette coproduction artistique est très bénéfique. « Avec le Block450, nous sommes indépendants. En travaillant à deux, nous gagnons du temps et surtout, nous échangeons au quotidien pour trouver des idées nouvelles », explique Gabriel.

« Travailler dans un même lieu, ça permet une certaine émulation, et parfois de faire des étincelles ! », ajoute Olivier. Et pour les deux artistes, ouvrir leur lieu de travail au public, partager leur savoir-faire artistique est particulièrement important. « C'est l'occasion pour moi de montrer aux gens le procédé de sérigraphie qui se rapproche finalement de l'artisanat », indique Olivier. « Le public découvrira notre travail mais surtout comment nous le réalisons. » Et si ce nouveau lieu de création sera ouvert aux curieux le temps d'un week-end, ses occupants espèrent aussi ouvrir les esprits au plus grand nombre sur leur conception du graphisme. « En général, les événements comme Ateliers d'artistes mélangent des publics très différents. Il y aura des familles et des badauds, mais aussi des connaisseurs et des artistes », estime Gabriel. « Notre atelier est certes une annexe de notre activité professionnelle, mais notre objectif n'est pas forcément d'attirer du monde. Nous n'avons pas à répondre à une demande précise. Pour nous, c'est donc d'abord l'occasion de proposer des choses différentes et de montrer la diversité de notre travail.»

- Simon Ksiazenicki Block 450, rue Honoré Ganteaume à Bétheny (à côté de Césaré).

 Quatre lieux de création à découvrir

Ateliers d'artistes sera cette année l'occasion de découvrir également quatre lieux encore trop méconnus du grand public.

- La Friche Artistique (26, rue du docteur Schweitzer, quartier Orgeval), que les artistes commencent à s'approprier et qui sera inaugurée vers la fin de l'année. Visite dimanche 1er avril à 15h ou 17h. Réservation indispensable au 03 26 35 61 67 ou sur marion.moret@mairiereims.fr.

- Le pôle ressources Arts Visuels (rue Cook, pôle scolaire Amundsen, quartier Châtillons) mis en place par la municipalité (en partenariat avec l'Education Nationale) à destination des écoles primaires.

- La Pépinière d'entreprises design (3, boulevard Franchet d'Esperey, quartier Courlancy) qui offre un premier lieu de production aux jeunes designers après leur cursus au sein de l'Ecole Supérieure d'Art et de Design (ESAD).

- Le centre national de création musicale Césaré (27, rue Ferdinand Hamelin à Bétheny) qui pour l'occasion présentera une installation sonore accompagnée d'un tea time convivial.

La carte des « Ateliers d'artistes » est disponible sur le site de la Ville de Reims au www.reims.fr, onglet Culture.

Extrait de l'hebdo du vendredi du 30/03/2012

    

    

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Salon d'automne des métiers d'art le week-end prochain

Des œuvres d'artistes à saisir 


Poterie, santons, gravure sur verre, textiles, travail du bois… Une cinquantaine de professionnels présenteront leurs plus belles productions à l'occasion de ce salon d'automne

 Le week-end du 04/12/2011 offrira l'occasion, à l'approche de Noël, de dénicher des cadeaux originaux. Le 26e salon d'automne des métiers d'art accueillera, dès vendredi soir, une bonne cinquantaine de professionnels dans les domaines du textile, du travail du bois ou du fer, de la poterie, des céramiques, de la gravure du verre…

« Ce n'est pas de la revente, nous sommes formels là-dessus. Dans ce salon, ce sont des artistes qui vendent leur propre production, des pièces uniques ou produites en petite quantité. On sait d'où viennent les œuvres que l'on acquiert », souligne Joëlle Barlet, secrétaire de l'association organisatrice, « Art et artisanat en Champagne ».

Le salon vise plusieurs objectifs, dont le principal est de « permettre aux artistes de se faire connaître et de vendre leurs produits », explique le président de l'association, Marcel Barlet. Et l'époque de ce salon a été choisie dans cette optique, à quelques semaines de Noël.

Les organisateurs revendiquent également une approche pédagogique, pour « montrer la différence entre un travail d'amateur et les œuvres que ces professionnels peuvent réaliser », souligne Joëlle Barlet. Et l'entreprise est un succès, puisque le salon accueille tous les ans entre 2 000 et 3 000 visiteurs.

  • 03 26 67 65 03 9 le Moulin de Bierges 51130 CHAINTRIX BIERGES

Deux jeunes modistes exposent

Et il y en a pour toutes les bourses, des objets de valeur aux « babioles » que l'on se procurera pour des prix plus modestes. Et si ce salon se déroule au cœur de la Marne, on peut y trouver des petits trésors venus de toute la France. Essentiellement du Nord-Est du pays bien sûr, mais les vendeurs de tableaux d'ocre ou encore de santons viennent du midi ; et la Lorraine et les Ardennes sont de plus en plus représentées.

Un renouvellement de 40 % des participants permet également d'apporter de nouvelles contributions par rapport à l'an dernier. Les organisateurs essaient de rajeunir leur public… et la présence de deux jeunes modistes, Aurélie Penet (boutique Alchymia) et Angélique Zrak, est pour eux un des atouts de ce salon.
Style coloré

« Cette année, nous n'avons pas d'invité d'honneur mais avons choisi de mettre la mode en valeur », explique Marcel Barlet. Ces deux artistes, expérimentées dans les défilés de mode, présentent vêtements et accessoires design pour femmes et enfants, bijoux, écharpes et ravissantes mitaines, le tout dans un style coloré relevant des coupes classes et originales. Un plaisir pour les yeux.

Caroline BOZEC

Extrait de l' union du 30/03/2012

    

    

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Exposition de sculptures Etienne Fatras et Fatrasie

 Sculptures et poésies : le Centre international de séjour abrite une étonnante exposition jusqu'à vendredi. Il y est question de câlin, de baiser mais aussi de doute et de méditation


 L'artiste Etienne Fatras est sur place, au Centre international de séjour, chaque après-midi jusqu'à vendredi.

 Le Centre international de séjour abrite actuellement une exposition de sculptures soulignées par des textes poétiques : un mariage étonnant fêté par le Conseil d'administration du CIS lors de l'inauguration. Car l'auteur n'est autre qu'Etienne Fatras, jusqu'alors connu de ses pairs comme le trésorier de l'association…
C'est donc le président Jean-Paul Boileau qui a accueilli famille et amis d'Etienne Fatras afin de découvrir une série de statuettes représentant de superbes corps masculins et féminins pour le Câlin, le Baiser, Les Amoureux de toujours, mais aussi des personnages seuls en «
plein et en délié » déclinant la Plénitude, l'Offrande, le Doute, la Méditation…

Belle rencontre

Cinq ans de recherches pour celui qui ne quitte plus son atelier depuis qu'il a eu l'opportunité de développer sa passion en suivant les conseils et les cours de Carlos Carrilo, complétés de l'aide de David Lalloz pour le moulage… Car ses sculptures sont ou peuvent être déclinées en différents matériaux : terre cuite, plâtre, résine et même en bronze. Intitulée « Fatrasie » - belle rencontre entre ce genre poétique du Moyen-âge et le nom de l'artiste, cette exposition est visible jusqu'au vendredi 18 novembre 2010.

L'artiste Etienne Fatras est présent chaque après-midi de 15 à 19 heures.

Entrée gratuite. Centre international de séjour, chaussée Bocquaine à Reims.

 Extrait de l' union du 15/11/2011

    

    

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Dans les coulisses des ateliers du XXIe siècle

Entrer dans les ateliers, regarder travailler les artisans d'art. Les écouter raconter leur passion. C'est l'objectif de trois jours incontournables offerts au grand public.


Un des lieux à visiter : l'école Blot des peintres en décors.

Formation et orientation

« À l'origine, en 1925, notre école formait uniquement des peintres en lettres : toutes les publicités se faisaient à la main », explique Chrystel Guillemin, assistante de direction à l'école Blot. Depuis, se sont ajoutées à l'étude du lettrage, toutes les techniques du trompe-l'œil, des fausses matières. « Nos élèves sont souvent des personnes en reconversion, qui n'ont pas eu la chance de faire une école d'art, et qui, à un moment de leur vie, se lancent dans cette formation. » Pour les journées des métiers d'art, l'école fait venir d'anciens élèves, diplômés et installés. « Ils viennent pour représenter leur spécialité et se faire connaître. » Parmi eux, deux « grapheurs » qui mélangent des techniques anciennes de décoration et la peinture à la bombe du graph.

Aujourd'hui vendredi, de 9 à 17 heures. Demain samedi, de 10 à 18 heures, et dimanche 3, de 14 à 17 heures. 55, rue Chanzy.

Les ateliers ouverts dans l'agglomération

- Atelier de meubles peints, 57, avenue Jean-Jaurès.

- Atelier de Clochette, peintre en décors, 26, rue François-Dor.

- Christine Etienne, fourreur maroquinier, 15, avenue de Laon.

- Thibault Lecherf, luthier en guitares, 172, rue de Vesle.

- Christian Paix, sculpteur de figurines en terre cuite, 171, rue de Courcelles.

- François-Joseph Pommet, luthier, 96, boulevard Saint-Marceaux.

- Patrick Weber, diamantaire, joaillier, orfèvre, 36, rue Colbert.

- Daniel Dufour, verrier, 24, rue des Pressoirs à Bezannes.

- Arnaud Garnier, peintre en décors, 4 bis, rue des Compagnons à Cormontreuil.

- Sandrine Collet, mosaïste, et Catherine Delbègue, céramiste, 10, avenue des Chènevières à Saint-Brice-Courcelles.

Les manifestations

Démonstration de forge, couverture, charpente, taille de pierre par les Compagnons du Devoir de Muizon. Ateliers découverte pour enfants par l'association « L'atelier et la main » de Muizon. Sur le parvis de la Cathédrale. Samedi 2 et dimanche 3 avril.

Projection de films sur les métiers d'art à la médiathèque Jean-Falala, samedi et dimanche.

Palais du Tau : exposition des œuvres réalisées et remise des prix aux candidats du « Prix Avenir métiers d'art INMA », des travaux des élèves de lycées professionnels et d'une vingtaine de chefs-d'œuvre des Compagnons du Devoir de Reims et Muizon.

Des expositions ont également lieu à la Chambre des Métiers et de l'Artisanat, 68, boulevard Lundy et à l'office de tourisme.

Liste des autres exposants champardennais, jours et heures et tous les détails sur

www.metiersd'art-champagne-ardenne.org

 Extrait de l' union du 15/11/2011

    

    

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À « L'Affiche » : les trophées de l'artisanat 2008


Les lauréats méritants. 

     Le choix du nouveau cabaret rémois « L'Affiche » ajoutait une note théâtrale à la remise des récompenses aux artisans et jeunes apprentis que la chambre de métiers et de l'artisanat de la Marne tenait à honorer mardi.
«
Nous récompensons ce soir les diplômés des contrats d'apprentissage de tous les niveaux - du CAP au brevet de maîtrise - de l'année 2008 », expliquait le vice-président Michel Boulant.
Et d'ajouter : «
A la rentrée, nous avons signé 1.340 contrats sur toute la Marne, dont 22 % dans le secteur alimentaire, 39 % dans le bâtiment et 38 % dans les services ».
     Un nouveau projet est mis en place. Il tourne autour du brevet de maîtrise niveau 3. «
L'objectif est de tirer les diplômes vers le haut. Les personnes qui les passent sont destinées à être chefs d'entreprise, nous sommes là dans une logique de management. »
     Dans son discours, M. Boulant n'a pas manqué d'évoquer les craintes suscitées par la réforme générale des politiques publiques : « L'an prochain, nous allons fort probablement nous régionaliser : un seul établissement public par région, ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura plus rien dans le département ».
      Le projet, en négociation, qui va sans doute entraîner de profonds changements.

      Félicitations

     Quatre lauréats ont été distingués :
- Raymond Kneip, ornemaniste en couverture, de Massiges, dont l'épi de faîtage destiné au château de Lunéville lui a valu le prix de la Serma ;
- Pascale Gatinois (salon Carré d'Art Reims/Champfleury), qui a reçu le prix du développement durable ;
- Gaëtan Delay, « Ambiance et Jardin » à Tinqueux, s'est vu décerner le Trophée Reims-Créator ;
- et Mustapha Karim, torréfacteur à Champfleury, le Trophée Stars et Métiers.
    «
L'artisanat, c'est aussi une voie d'élévation intérieure », a déclaré Pierre Karim, le père du lauréat.
    Tous les diplômés ont ensuite reçu leurs récompenses.
    Une mention spéciale à Emmanuelle Sidot, qui a obtenu un brevet de maîtrise par le biais de la validation des acquis professionnels, une démarche encore assez peu connue.

Extrait de l' union du 26/01/2009

    

    

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Meilleurs ouvriers de France : deux Marnais à l'honneur


Une reconnaissance de l'excellence de leur travail pour Dominique Brisson et Denis Saint Arroman

Une première : par délégation préfectorale, le vice-président de la Chambre des Métiers et de l'Artisanat de la Marne, Michel Boulant, a remis le diplôme de « Meilleur ouvrier de France » à Dominique Brisson, de Chouilly et Denis Saint-Arroman, d'Aÿ.

Il partageait à Reims cette agréable mission avec Bruno Heraud, commissaire départemental pour l'organisation du concours, lui-même lauréat 1990.

Les prestigieuses médailles en bronze et émail avaient déjà été reçues solennellement le 31 janvier à l'Elysée mais cette seconde cérémonie a revêtu un caractère chaleureux, avec la présence des familles et amis, émus à l'évocation du parcours difficile jusqu'à cette consécration, comme l'a rappelé Bruno Heraud, après avoir évoqué la première distribution du titre en 1925 : « Légitimé par l'Education nationale, le but du concours est avant tout d'améliorer la formation professionnelle des adultes. Le titre récompense tous les trois ans l'élite de l'artisanat, de l'industrie et des services. Si ce XXIIIe concours est fidèle à la tradition, il a su parfaitement évoluer avec son temps, représentant plus de 180 professions à ce jour ». Effectivement, on y trouve les technologies nouvelles avec l'imagerie numérique, les décors de cinéma, la gravure sur machine à commande numérique…

Les deux lauréats Marnais exercent des métiers qui puisent leurs racines dans les techniques d'hier alliées à celles d'aujourd'hui : Denis Saint-Arroman est tonnelier à Aÿ. Il a réalisé un foudre de 3 hectolitres, de forme ovoïde et taillé « dans un morceau de chêne introuvable ». Il a nécessité 400 heures de travail. Après les expositions d'usage, il est maintenant chez ses parents viticulteurs dans le Mercurey.

Dominique Brisson est taxidermiste à Chouilly. Un métier qui ne s'apprend pas en école, pour lequel il faut donc faire beaucoup de recherches personnelles. Il a dû se plier aux thèmes imposés avec bouc, faisans, tête de renard, plus un sujet libre : « J'ai choisi le canard eider pour sa beauté ».

Tous deux ont insisté sur la somme de travail à fournir pendant des années : un vrai sacrifice partagé par la famille qui soutient la démarche mais qui partage aussi la joie de la réussite.

Extrait de l'union du 01/12/2008

    

    

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Quand voiture rime avec haute couture

Amadéo De Oliveira. Amoureux des belles formes depuis tout petit, il a habillé et déshabillé bles plus belles sportives et les plus élégantes. Son métier : sellier automobile.

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A 48 ans, Amadéo De Oliveira garde la passion intacte pour la rénovation des voitures de collection.

En ce mois d’octobre, il fait frisquet dans l’atelier de la rue des Tilleuls à La Neuvillette. Qu’importe, en cette heure matinale Amadéo est déjà sur le pont en train de décortiquer un siège de voiture. Comme nous explique ce maître artisan : « En ce moment et depuis quelques années, le cuir a la côte et fait un retour en force, il faut en profiter. Beaucoup de particuliers veulent changer les garnitures de leur siège, et passer au cuir ou à l’alcantara. On est aussi aidé parce que le prix du cuir n’a pas augmenté depuis un bout de temps, il y a une sorte de démocratisation de cette matière noble ».

Le prix du cuir n’a pas augmenté en effet, même si des artisans spécialisés, comme Amadéo, pensaient qu’avec le problème de la vache folle, la matière première serait encore plus accessible et les effets pécuniaires palpables. Il n’en fut rien. Les bovins atteints de la maladie étaient systématiquement incinérés, et il n’y avait donc aucune possibilité de récupérer leurs peaux. Actuellement, le cuir est souvent importé et vient presque exclusivement des pays d’Amérique du Sud où les élevages bovins sont légions.

Deux qualités : minutieux et passionné

Amadéo De Oliveira se partage entre restauration de véhicules de collection et voitures de particuliers. « Je travaille main dans la main avec les restaurateurs de véhicules anciens, vous savez eux aussi, ce sont des passionnés, tout comme les propriétaires de voitures de collection. Concernant ces derniers, ils sont très exigeants quant au résultat obtenu et c’est normal ». En moyenne, il faut compter une centaine d’heures de boulot pour redonner un cachet intérieur à une voiture passablement abîmée. « Mon job ne consiste pas qu’à m’occuper des sièges, il y a aussi toutes les garnitures de portières   les moquettes au plafond ou encore le tableau de bord ». insiste Amadéo. Une rigueur dans le travail récompensée par le bouche-à-oreille. Les clients se précipitent de la France entière chez lui, de Paris, de Dijon par exemple et même de l’étranger. «J’ai beaucoup de monde qui vient de Belgique, de Suisse ou du Luxembourg. Regardez cette Fiat Dino cabriolet à moteur Ferrari, c’est un client de Dunkerque qui me l’a apportée, je dois lui remettre une capote à l’identique du modèle initial». Aucun droit à l’erreur n’est permis dans la réfection, car fait nouveau, avec le fleurissement de la presse spécialisée, les clients sont maintenant très «pointus ».

 “ Des clients de la France entière “

« Dernièrement, j’ai eu affaire à un Anglais qui voulait que je lui retape sa Jaguar. Les coutures de l’assise du conducteur devaient avoir une épaisseur bien définie et pas un millimètre de plus, il a regardé tous les détails, et scrutait à la loupe si toutes les côtes étaient bien respectées comme dans son magazine. Il faut être minutieux et de toute façon, bien faire ou mal faire, on passe autant de temps sur le sujet, alors autant que ce soit bien fait. »

Son meilleur souvenir : Avoir eu la chance de faire de la haute couture sur deux italiennes, en l’occurrence deux Lamborghini Mura. « C’est un honneur et un réel plaisir de bosser sur ce type de sportive, ici, tout est initialement cousu main, à l’ancienne. J’apprends beaucoup sur les techniques et les combines employées sur ce genre de modèle ».

À côté du raffinement transalpin, il y a aussi les surprises d’un autre «genre», une rencontre du troisième type en quelque sorte. « Parfois, j’ai droit à réaliser quelques mariages de couleurs bizarres au niveau de l’habitacle, ce n’est pas une généralité, mais les possesseurs de «Tuning» ont parfois de drôles d’idées. Par exemple, J’ai dû habiller de cuir un siège bébé pour faire raccord avec le choix du client. Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas, et de toute façon, le client est roi ».

Si notre artisan est comblé quand il jette un coup d’oeil du côté du carnet de commandes, il est cependant moins optimiste quand il regarde la filière emploi. « Sellier automobile, ça ne parle pas aux gens et encore moins aux jeunes qui voudraient embrasser cette carrière. Il y a un déficit de communication, résultat, notre corporation manque de bras. Il n’y a pas de réel cursus pour apprendre le métier, si ce n’est une formation dispensée par les Compagnons du Devoir dans les Yvelines. Moi en mon temps, je me suis formé sur le tas ».

Si l’une des qualités à posséder dans ses bagages pour devenir sellier automobile est d’être méticuleux, la passion de l’auto est aussi prépondérante. Un virus qu’Amadéo a transmis à son fils. Normal quand on sait que le gamin traînait ses fonds de culotte dans les baquets des voitures de collection stationnées dans l’atelier. « Je lui ai laissé le choix, et il a décidé de prendre la relève, il bosse d’ailleurs avec moi ». Quand Amadéo jette un coup d’oeil dans le rétroviseur d’une déjà longue carrière, il se rappelle avoir retapé une Nash Torpédo. La voiture des années 20 conduite dans la série télé noir et blanc par un certain  Eliott Ness, la voiture des Incorruptibles. « Un Anglais l’avait rachetée, c’est un des véhicules mythiques des Etats Unis avec les Ford T de la même époque. Travailler sur ce type de véhicule, c’est clair ça fait une drôle d’impression ». Mais déjà Amadéo De Oliveira replonge le nez dans son travail, il est temps de partir. Au fait pour le siège de ma Clio.. . Non, finalement ce serait ridicule.

Olivier Michaux

Extrait de l' union du 27/10/2006

    

    

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Mary Staff disperse deux siècles de tradition


Laurent Mary a tout tenté pour prolonger la vie de l'atelier.
Il a même essayé de convaincre le maire de transformer son atelier en musée conservatoire : "rien n'est venu"

L'atelier Mary Staff, qui a signé à Reims l'ornementation de la plupart des édifices de la « Reconstruction », disperse sa collection de modèles et de moulages. Soit environ troismille pièces, à partir d'un euro.

Six rue de la Tirelire à Reims. Un large panneau sculpté en creux surplombe les portes de l'atelier.

Elles s'ouvriront une dernière fois, du 15 au 25 décembre2004, pour la liquidation de trois mille rosaces, corniches, consoles, appliques, masques, statues et médaillons réalisés en staff pardes générations de compagnons.

Le staff, mélangé de plâtre et de fibres végétales, a été très en vogue au début du XX° siècle, porté par l'Art nouveau et la richesse de ses motifs d'inspiration naturaliste.

Quelques années plus tard, les artisans de la « Reconstruction » ont tiré parti de sa solidité, de sa légèreté et de son coût réduit pour agrémenter les édifices publics et les hôtels particuliers de Reims.

Charles Mary a notamment participé à l'ornementation du Grand Théâtre, du cinéma Opéra, de l'hôtel de ville et de la villa Ruinart de Brimont, sur le boulevard Lundy. On lui doit aussi le dallage d'une absidiole de la cathédrale et le décor, plus exotiique, du pavillon colonial de l'Exposition universelle de1937. Il a également laissé son empreinte dans l'Aisne avec la préfecture de Laon ou le palais de justice de Saint-Quentin.

Son fils, Lucien, a pris la suite avec succès, employant jusqu'à vingt ouvriers au plus fort de son activité. Il a pris sa retraite dans les années 80, après avoir exécuté une réplique fidèle de la  flamme de la  statue de la Liberté.

Disparu en 1998, il aura été le dernier représentant d'une lignée inaugurée en 1783 par son ancêtre Joseph Munaut, sculpteur et marbrier à Charleville.

Chagrin

Laurent Mary a tout tenté pour prolonger la vie de l'atelier. A la mort de son père, cet ancien infirmier a essayé de relancer la production, aidé par une épouse dévouée et passionnée. « Il nous a fallu plus de deux ans pour redécouvrir le savoir-faire, les contraintes et le potentiel de ce métier », explique Laurent. A 37 ans, il se voit contraint « avec chagrin  » de disperser cet héritage : « La rentabilité n'a pas été au rendez-vous et nous n'avons jamais trouvé de repreneur. C'est un constat d'échec. Une collection unique de modèles, de moules et de contre-moules doit être sacrifiée ».

Des Belges et des Américains se sont montrés intéressés mais aucune proposition n'a abouti pour la reprise de l'intégralité du fonds. Laurent Mary a même essayé de convaincre le maire de transformer son atelier en un musée-conservatoire : « Rien n'est venu ». L'adresse ne lui était pourtant pas inconnue : « Mon grand-père avait fait un moulage du visage de Jean-Louis Schneiter quand celui-ci, très jeune, jouait dans une pièce de théâtre au cours de laquelle sa tête devait tomber... ».

A partir d'un euro, la cour et les réserves de la rue de la Tirelire regorgent de pièces à vendre. Compter au minimum 30 euros pour un mètre linéaire de corniche (entre 500 et 3.000 euros pour les modèles les  plus  importants),  une soixantaine d'euros pour une épreuve de l'Ange au sourire, une centaine pour une rosace.

Les grotesques de grand format se négocient autour de 1.000 euros.

On peut aussi s'offrir un moulage d'après Carpeaux ou Saint-Marceaux.   Et même une reproduction grandeur nature de l'Aurige de Delphes, avec sa patine à l'antique.


A partir d'un euro, les réserves de la rue de la Tirelire

Franck Leclerc

Extrait de l' union du 14/12/2004     

    

    

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