L'Atelier d'un Taxidermiste
 

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Meilleurs ouvriers de France : deux Marnais à l'honneur

 

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Taxidermie

Meilleur ouvrier de France en 2007, Dominique Brisson 'est fait une jolie clientèle dans le monde de la taxidermie. Ce spécialiste des grands gibiers de tous les continents vient de réaliser quelques pièces en tant que designer animalier. II a présenté ce travail d'exploration artistique lors d'une exposition à Bruxelles.

Dominique Brisson est une référence dans le monde de la taxidermie. Meilleur ouvrier de France en 2007, l'artisan connaît une activité croissante et diversifiée, « Je réalise cependant 95% de mon travail avec le grand gibier » reconnaît le taxidermiste qui s'est installé en 1987 à Chouilly. « Je fais quelques animaux domestiques. Un peu de chats, de chiens et même des tortues et des poissons. Mais ce pourcentage reste faible » commente-t-il.

Ses compétences, reconnues depuis longtemps, et son titre de « Meilleur ouvrier de France » lui ont valu d'attirer l'attention d'une clientèle de chasseurs qui aiment voyager pour s'adonner à leur plaisir et ensuite garder une trace pérenne de leurs trophées.

« On m'apporte des animaux d'Amérique du Nord, d'Afrique ou du Canada. Je naturalise des ours, des buffles et je fais quelques nouvelles espèces comme l'oryx, le grand koudou et l'impala qui deviennent des objets de collection » commente Dominique Brisson.

La taxidermie exige de la rigueur,du savoir-faire et beaucoup de précision. « II faut respecter l'allure et l'expression de l'animal. Cela exige beaucoup de patience. Le délai moyen d'une réalisation est de 6 à 8 mois » explique l'artisan qui ne connaît pas de moments creux.

Un métier d'exigence

Dominique Brisson n'a pas appris son métier à l'école. D'ailleurs il n'en existe pas. « J'ai choisi de faire ce métier après une matinée d'observation chez un  taxidermiste. Ses démonstrations m'ont subjugué. J'ai ensuite appris la technique lors de plusieurs stages avant de m'installer à l'âge de 21 ans à Chouilly. »

L'artisan marnais possède désormais une jolie carte de visite. Il a, en outre, participé en octobre dernier à une exposition à Bruxelles afin de présenter une autre facette de son activité : celle de designer animalier. Elle lui permet, sans s'éloigner de son cœur de métier, d'exprimer son talent d'une autre manière. « J'ai déjà réalisé une dizaine de pièces. Je me mets des difficultés. C'est une diversification qui peut toucher une autre clientèle que celle des chasseurs.  J'ai  l'impression d'explorer une nouvelle vie dans le domaine de la création de personnages et de l'art contemporain. »

L'objectif reste le même : travailler des peaux. Mais avec un  autre regard, une autre sensibilité et davantage de liberté. « J'aime faire partager ma passion pour ce métier.

De nombreux jeunes viennent à l'atelier. Je leur  propose  de faire une pièce facile comme un oiseau.

Ils repartent avec. Mais je ne sens pas énormément de vocations car le travail est exigeant.»

Une exigence qui n'empêche pas  Dominique Brisson de visiter de nouveaux horizons comme en témoigne son intérêt pour le design animalier.

  Pour en savoir plus : www.brisson-taxidermiste.fr

Extrait de Mag-info 11/2011

Des animaux étrangers

 Voilà quelques années, que des animaux étrangers à nos contrées de France débarquent dans l'atelier de Dominique Brisson. Ainsi, trois ours noirs du Canada et d'autres d'Afrique attendent que les clients viennent chercher leur commande. « J'ai quelques chasseurs qui partent en safari, en Afrique, au Canada où dans les pays du Caucase. Ensuite, ils me confient les peaux salées afin que je redonne une apparence à l'animal », explique le taxidermiste. Un travail facilité avec l'apparition de mannequins d'animaux en mousse ou résine. « Auparavant, il fallait redonner la forme de l'animal avec les os, du bois et de la paille », détaille Dominique Brisson

Publié le mercredi 25/08/2010

    

    

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