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 Daniel
DUFOUR 


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Quelques photos de la visite du 06/02/2012

Daniel Dufour sculpte la lumière

 

  

    

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  Quelques photos de la visite

Visité

avec

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02/2012

 

J.P BARRAULT

D. LIEGEOIS


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Daniel Dufour sculpte la lumière


Daniel Dufour a installé son atelier-galerie à Bezannes il y a 2 ans.
Christian-Philippe Paris

Vitraux, mosaïques, peintures sur bois, tableaux, sculptures… Daniel Dufour, verrier d'art, détient plus d'un talent. Pourtant, ce n'est qu'il y a 14 ans qu'il choisit de faire de sa passion pour l'esthétique du verre, son métier. « J'ai été prothésiste dentaire pendant 29 ans. Un jour, j'ai revendu mon entreprise pour me consacrer à la création. Je peignais déjà à l'époque. »

Une rencontre avec un verrier d'art, une formation aux métiers d'art d'exception et des expériences en entreprises plus tard, et voilà l'artiste installé dans son atelier dans le Sud-Ouest, avant de rejoindre la rue des Pressoirs à Bezannes, il y a 2 ans. Un lieu paisible où il propose aux visiteurs de découvrir son art à travers des décorations sur verre, des lampes, des tables, des objets d'art de la table… qu'il peut aussi réaliser sur commande. « Ce que j'aime dans le verre, c'est qu'il est vivant. Quand on le maîtrise, c'est fabuleux. Il a un côté magique mais il ne pardonne pas : si on le brusque, il se casse » confie l'artiste, animé par un désir créatif mais aussi de préservation du patrimoine.

« J'expose également mes tableaux en verre et toiles acryliques en galeries, crée et restaure des vitraux pour des particuliers ou pour les Bâtiments de France. » Organise des stages d'initiation aux techniques du vitrail (Tél.03.26.36.35.36.), participe aux journées des métiers d'art, du Patrimoine, et à Reims Destination Noël. « Un moyen de se faire connaître, mais surtout de faire connaître nos métiers. »

Marion Dardard

http://vitraildufourdaniel.e-monsite.com/

E.Mail : sculpteur-de-lumiere@hotmail.fr    -   Tel :03.26.36.35.36 

Extrait de l'union du 13/06/2008

  

    

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 Simon
MARQ 


01/1991

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L’envers du verre
Atelier Simon-Marq : l'art du vitrail de père en fils 

L’Atelier Simon-Marq : entre famille, passion et création

Vitraux de la cathédrale / L'atelier Simon Marq retenu par la Drac
L'envers des vitraux de verre...

Brigitte Simon et Charies Marq - Hommage à deux êtres « solaires »
L’art du vitrail, de père en fils

  

    

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01/1991

 

 

L’envers du verre

Bruno Paupette est artisan verrier. Chef de l’atelier Simon-Marq, il a réalisé de nombreux vitraux, comme ceux de l’artiste Knoebel qui se trouvent à la cathédrale de Reims.


Parfois, l’artisan verrier est amené à peindre sur le verre. Il peut alors utiliser la technique de la grisaille, une peinture à base d’oxydes métalliques de teinte noire. Le verre doit ensuite être cuit à plus de 600 degrés pour fixer la couleur. Édouard Lantenois

C’est le plus vieil atelier de maîtres verriers du pays, comme en atteste un chef-d’œuvre de corporation, en date de 1640, accroché dans l’un des murs de la magnifique bâtisse de la rue Ponsardin. L’atelier Simon-Marq, aujourd’hui propriété du groupe Fort Royal, est l’héritier d’une lignée de maîtres verriers qui ont travaillé avec les plus grands artistes : Marc Chagall, Maria Helena Vieira da Silva, Joan Miro, Georges Braque… Plus récemment, les travaux d’Imi Knoebel, que l’on peut voir à la cathédrale de Reims, sont passés entre les mains de Bruno Paupette, l’actuel chef d’atelier. Mais aussi ceux d’une des maisons de Brad Pitt, dont une photo atteste de la visite, il y a quelques années, pour la réalisation d’un vitrail. Dans le dédale de pièces de cette impressionnante maison aux volumes généreux, des vitraux se cachent ici et là, dans une porte, une fenêtre, un paravent… L’espace est baigné de lumière, une condition sine qua non pour réaliser des vitraux dont la beauté se révèle au gré des rayons du soleil.

RESTAURATION ET CRÉATION

Bruno Paupette est arrivé par hasard dans la profession mais il en est véritablement tombé amoureux. « L’ancien chef d’atelier a vu une voiture ancienne que j’avais rénovée et il m’a proposé de venir faire un essai », se souvient-il.« Je suis tombé amoureux de ce métier . » Aujourd’hui encore, ses yeux brillent en évoquant les artistes croisés, les vitraux réalisés, les souvenirs d’atelier avec son ancien patron, Benoît Marq.

La restauration de vitraux anciens occupe encore une grande place dans l’activité de l’atelier. « Pour garder en mémoire l’emplacement des vitraux, il faut faire un “frottis” (sorte de calque, NDLR) puis dessertir les plombs qui soutiennent les vitraux. Et les décrocher délicatement pour les ramener à l’atelier. S’ils sont classés, il y a tout un protocole à suivre », explique Bruno Paupette. Mais aujourd’hui, le travail de création est devenu une priorité pour l’atelier Simon-Marq. Pour donner vie aux projets des artistes, l’expertise de l’artisan verrier est primordiale. Ce dernier doit d’abord, à partir d’une maquette, reproduire l’œuvre à taille réelle sur un papier-calque. Reste ensuite à réaliser le tracé des plombs, puis des moules en carton à partir desquels le verre sera coupé, à la roulette. Les couleurs des différents morceaux sont ensuite retravaillées si besoin, puis tout est assemblé sur la table lumineuse. Une fois les bandes de plombs mises en place, chaque intersection est soudée, l’ensemble est ensuite mastiqué, puis séché.

« Nous travaillons principalement avec des feuilles de verre soufflé à la bouche », précise Bruno Paupette en saisissant un échantillon de verre coloré. Le mur de la pièce en est rempli. Chaque bande est numérotée et se décline en deux teintes, claire ou foncée. Dans la cave, où le chef d’atelier nous invite à le suivre, le stock de verre attend son heure : des rangées de feuilles de toutes les couleurs et de toutes les formes tapissent les murs. Certaines sont très anciennes. « Dans le temps, les vitraux étaient constitués de très petites pièces, alors on gardait toutes les chutes. » Et comme il y a de moins en moins de souffleurs de verre, ce stock n’en est que plus précieux. Un petit trésor sur lequel Bruno veille avec passion.


Les échantillons de verres sont classés par couleurs et par teintes, claires ou foncées


Dans l’atelier de la rue Ponsardin, de nombreux vitraux habillent les portes et les fenêtres de salles où travaillent les artisans verrie


On a l »habitude de voir des vitraux anciens, mais les artistes vitriers réalisent de plus en plus de travaux avec des artistes contemporains

Laetitia VENANCIO

 Extrait de l'union du 17/08/2017

  

    

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Atelier Simon-Marq : l'art du vitrail de père en fils

 

Avant sa mise en place définitive, le vitrail assemblé a rendez-vous  dans la grande verrière de l'atelier pour le découvrir à la lumière.
Avant sa mise en place définitive, le vitrail assemblé a rendez-vous dans la grande verrière de l'atelier pour le découvrir à la lumière.


Le chef-d'œuvre de corporation en vitrail de Pierre Simon


est en bonne place dans l'atelier. Photo : Hervé Oudin


 A partir de 1958, Marc Chagall confie à Brigitte Simon et Charles Marq 


la réalisation de l'ensemble de son travail en vitrail. Photo : archives l'union 

Saga. A Reims, la maison Simon-Marq perpétue depuis des siècles une tradition ancestrale : l'art du vitrail. Une épopée de 371 ans qui a encore de bien belles heures devant elle. L'entreprise vient d'intégrer la société Fort-Royal et avec elle de nouvelles ambitions.

Douze générations de maîtres-verriers s'y sont succédé. L'atelier Simon-Marq est sans aucun doute une des plus anciennes entreprises françaises. A peine âgée de 371 ans, la maison est toujours aussi dynamique. Et s'il est peu probable qu'une treizième génération de Simon-Marq reprenne le flambeau, l'entreprise ne disparaîtra pas. L'entrée de l'atelier dans le giron de la société Fort Royal lui assure en effet un avenir prometteur. Retour sur une incroyable saga familiale rémoise.

Remontons le temps. 1640. Pierre Simon, signe un chef-d'œuvre de corporation en vitrail. « C'était un petit verre peint aux émaux, raconte Stéphanie Simon-Marq, la directrice générale de l'atelier depuis 1986. Une vraie merveille pour l'époque », ajoute-t-elle désignant le trophée bien visible dans la pièce maîtresse de l'atelier situé au 44, rue Ponsardin. « Il représente notre patrimoine culturel ». Pierre Simon a ouvert la voie. De père en fils, François puis Jean puis François puis Paul… se transmettent l'héritage d'un savoir-faire et d'une passion.

Pourtant ce n'est qu'au XXe siècle que la maison Simon-Marq acquiert ses véritables lettres de noblesse.
En 1917, la Première Guerre mondiale fait rage. «
Jacques Simon est engagé sur le front, poursuit l'héritière actuelle de l'atelier. Blessé à l'épaule, il rentre chez lui. A Reims, les bombardements sont violents. Les bâtiments sont en danger, la cathédrale notamment. Sans hésiter, avec son équipe, il décide de déposer tout ce qui reste des vitraux de l'édifice. Simplement munis de corde et au péril de leurs vies, ils réalisent cet incroyable sauvetage, aidés des pompiers de Paris venus leur apporter leur soutien. Tout ce qui peut être sauvé est alors mis en caisse et placé en lieu sûr ». Un long et minutieux travail de restauration attend dès lors le maître-verrier. « Cette rénovation, Jacques Simon a pu l'effectuer grâce aux frottis à l'aquarelle que son aïeul, Pierre-Paul Simon, avait réalisés, ajoute la directrice. A la fin du XIXe siècle, Pierre-Paul Simon avait en effet commencé à faire tous les relevés des vitraux de la cathédrale du XIIIe siècle. Un travail colossal qui a réuni des milliers de témoignages et ont permis la restauration des dessins des fenêtres qui n'avaient pas pu être démontés à temps ».

     
L'activité relancée

Avec ce projet, Jacques Simon relance l'activité. « Avant lui, l'atelier avait connu des périodes de désaffection, reconnaît Stéphanie Simon-Marq. Le travail consistait en beaucoup d'entretien mais également en une activité de peinture et de papier-peint. Jacques a su donner un nouveau souffle dans la restauration et surtout dans la création. Aujourd'hui d'ailleurs, beaucoup de maisons rémoises ont dans leurs intérieurs des vitraux de cette époque signés Jacques Simon ».

Jacques Simon a deux enfants Luc et Brigitte. Si Luc semble prédestiner à reprendre la maison familiale, il préfère se consacrer à la peinture. Brigitte succède donc à son père. Elle entre à l'atelier en 1949. Son mari, Charles Marq a fait des études de philosophie. Il est aussi chef d'orchestre, amateur de musique de chambre et fervent amateur de peinture. Il ne connaît que peu de chose de l'art du vitrail. Aux côtés de son épouse, il en découvrira toute la magie.

1957 est une autre année charnière. Robert Renard, architecte des monuments historiques, est ami des Simon-Marq. Il les met en contact avec l'artiste Jacques Villon. Ensemble, ils vont « révolutionner » l'art du vitrail en faisant entrer dans le patrimoine religieux historique, le travail de grands peintres contemporains. Jacques Villon ouvre la voie à la cathédrale de Metz. Il dote la chapelle du Saint-Sacrement, située sur le côté sud de la nef (1956-1957) de cinq verrières à thème eucharistique, exécutées par Charles Marq.

    
 
La marque Chagall

C'est le même Robert Renard qui met en relation Charles Marq et Marc Chagall. A l'époque, Marc Chagall n'est pas très satisfait du travail accompli à l'église du plateau d'Assy. Il accepte de rencontrer le Rémois. « La connexion s'est faite aussitôt, remémore Stéphanie Simon-Marq. Chagall avait une grande affection pour Charles. Il l'appelait, « mon petit Charles ». C'était son fils spirituel ».

Le peintre dépose ses valises trois ans durant dans l'atelier. L'aventure avec Chagall qui a commencé en 1958 se poursuit jusqu'à la mort de l'artiste en 1985.

Joan Miro, Georges Braque, Fujita, Raoul Ubac… la liste des artistes associés à l'atelier est impressionnante.
Benoît Marq, le fils de Charles et Brigitte entre à l'atelier en 1973. En 1981, il en reprend les rênes et dirige l'entreprise avec sa femme Stéphanie qui en devient, en 1986, directrice générale.

Entourés des compagnons, tous deux poursuivent la tradition familiale avec en parallèle un travail de restauration de grands ensemble de vitraux du XIIe au XVIe siècles des cathédrales de France, la création personnelle et la réalisation de vitraux de peintres : Vieira Da Silva, Raoul Ubac, Diana Schor… Les créations se suivent comme à l'église de Villenauxe-la-Grande dans l'Aube (200 m2 de vitraux réalisés) où à celle de Le Chesne dans les Ardennes…

Aujourd'hui, la maison a choisi un nouveau tournant. « Nous avons deux filles, je ne pense pas qu'elles reprendront le flambeau, constate sans amertume Stéphanie Simon-Marq. C'est un métier fascinant mais difficile. Une des deux pourrait peut-être y travailler… un jour, nous verrons ».

Sans une treizième génération pour assurer la filiation se pose alors la question de la pérennité de l'entreprise. C'est sans compter sur la bonne étoile de l'atelier. L'opportunité frappe à la porte en juin 2010. La société Fort-Royal, nouvellement créée, cherche à regrouper sous une même bannière des artisans d'art d'exception. Objectifs : consolider les entreprises, mettre l'accent sur la transmission des savoirs, enrichir les équipes et développer l'activité au niveau national et international. « C'est arrivé à bon moment, tout simplement, ajoute Stéphanie Simon-Marq. Bien sûr, nous nous sommes posés beaucoup de questions avant de nous lancer dans cette nouvelle aventure. Cependant, nous avons vite compris que c'était une occasion qu'il fallait saisir pour assurer notre avenir. Et sans aucun doute, une vraie chance ».

Catherine Tellier

Et aussi

 Jacques Bolelli, le catalyseur de talents


Jacques Bolelli

Jacques Bolelli est le président de la société Fort Royal. Spécialisée dans l'artisanat d'art, la structure a vu le jour en septembre 2010. L'atelier Simon-Marq vient d'entrer dans son giron.

         
Quels sont les objectifs de la société Fort Royal ?

Fort Royal est un catalyseur de talents dans le domaine de l'artisanat. Dans le créneau des demeures d'exception, nous souhaitons devenir un acteur incontournable des plus beaux savoir-faire. En France, nous avons les meilleurs artisans d'art. Mais ces entreprises connaissent toutes les mêmes problèmes : pérennité, gestion, moyens… Notre ambition est de regrouper sous une même bannière ces artisans d'excellence, de pérenniser leurs entreprises en mettant l'accent sur la transmission du savoir et l'enrichissement des équipes tout en développant leur rayonnement en France et au-delà. Aujourd'hui, nous avons fait le tour de soixante entreprises. Quatre nous ont pour le moment rejoint : l'atelier Simon-Marq, les Jardins du Roi Soleil, l'entreprise Craman Lagarde et la maison Darne. A terme, nous en espérons une dizaine.

Comment avez-vous rencontré l'atelier Simon-Marq ?

Ce sont des amis communs qui nous ont mis en relation. Cet atelier, qui existe depuis plus de 360 ans, me passionnait. Les compagnons de cet atelier ont réalisé les vitraux de Chagall, de Joan Miro, Georges Braque… C'est une des entreprises les plus anciennes de France. Le travail est exemplaire. Pour nous, société Fort Royal, l'atelier était une évidence. Pourtant, cela ne s'est pas fait en un jour. Je crois que nous avons discuté pendant plus de neuf mois. Il nous fallait du temps pour se connaître et savoir si nous partagions la même philosophie.

Concrètement, comment cela se passe ?

L'atelier travaille comme ci nous n'étions pas là. Stéphanie Simon-Marq en est toujours la directrice. La société assure tout ce qui est administratif, commercial et relations publiques. Aujourd'hui l'atelier compte quatre compagnons. Notre plus grand souhait est d'embaucher un compagnon par an.

Quels sont les projets avec l'atelier Simon-Marq ?

Actuellement, l'atelier termine le projet de rénovation des vitraux d'un temple protestant à Martigny dans le canton du Valais en Suisse. Une commande de la fondation Leonard Gianadda qui a demandé à l'artiste Hans Erni de réaliser la maquette. Ensuite parmi les gros chantiers, citons les travaux de la chapelle du collège Saint-Joseph à Reims. Là aussi un travail très important. D'autres projets de création, cette fois, sont également dans les esprits avec des artistes comme Tatiana Trouvé, David Tremlett…

 Extraits de l' union du  08 janvier 201

« Ecoutez, le verre chante ! »


1. Le verre utilisé est fabriqué et coloré dans la Loire. Il peut être utilisé tel quel ou gravé à l'acide.

 
2. Impressionnant le tableau des échantillons. L'atelier dispose d'une palette de 1.200 teintes différentes. 

Savoir-faire. L’atelier Simon-Marq emploie aujourd’hui quatre compagnons. Des « petites » mains de grand talent ou des virtuoses qui réalisent les projets de Benoît Marq avec patience et passion.

Alain Buisson, Bruno Paupette, Eric Uziabaga et Sébastien Niedengang sont les quatre compagnons qui travaillent à l’atelier. Quatre mousquetaires. Si le premier y exerce depuis vingt-huit ans, le « petit dernier » a rejoint les rangs il y a tout juste un an. Ici le patrimoine est avant tout humain. La transmission du savoir-faire est d’ailleurs le maître mot. « Pour former un bon compagnon ? Je dirais qu’il faut compter aujourd’hui huit ans, indique Bruno Paupette. Il y a quelques années, j’aurais dit dix mais le travail a évolué. Il se fait plus rapidement ».

Les quatre ouvriers ont tous des parcours différents. Atypiques parfois. Une seule chose les réunit : tombés dans la marmite du verre coloré, ils n’en sont jamais ressortis. Un travail technique et minutieux qui demande rigueur et créativité.
Evidemment les quatre hommes connaissent le travail sur le bout des doigts. «
A l’atelier, tout le monde touche à tout, ajoute Bruno Paupette. Il n’y a pas vraiment de spécialisation. Disons que nous avons des préférences ».

En 371 ans, le savoir-faire n’a guère changé d’ailleurs. Bien sûr les techniques ont évolué mais les gestes sont restés les mêmes. Quel que soit le vitrail, le point de départ est toujours identique : le dessin initial de l’artiste. Pour les compagnons, la maquette réalisée à l’aquarelle ou à la gouache est toujours la référence. Reportée sur un calque à la taille réelle du travail, elle prend naturellement une nouvelle dimension.

Chaque élément du motif est alors patiemment reproduit. Le tracé est traité avec le plus grand soin. Les lignes où sera posé le plomb sont bien marquées. La forme des futurs morceaux de verre prend forme. L’opération dite du calibrage consiste ensuite à découper le tracé suivant le dessin des plombs afin d’obtenir ce que les compagnons appellent le calibre, le guide en quelque sorte pour la coupe du verre.

A ce stade de la création, le travail du vitrail va véritablement commencer. « Nous utilisons du verre fabriqué et coloré dans la Loire, explique Stéphanie Simon-Marq. Il peut être utilisé tel quel ou graver à l’acide pour apporter des nuances au niveau des pièces de verre. Regardez ce rose à l’or que nous avons choisi pour le visage, une vraie merveille », ajoute-t-elle souriante. L’atelier dispose d’une palette de 1.200 teintes. Pas moins. Rien que deux cents nuances pour les bleus.

   
  
«Trouver la nuance juste »

Le verre enfin sélectionné, il faut le découper. « Ecoutez ! Le verre chante ». Sébastien Niedengang, roulette en main, décrit cette partie du travail. « Quand il fait ce bruit-là, on est certain que la coupe sera impeccable ». L’instrument glisse sur le verre. Il suit avec précision le contour. Clac. La tranche est nette et franche. « Régulièrement, les pièces sont positionnées sur le calque pour bien vérifier le bon calibrage », ajoute le compagnon.

La mise en peinture, si le vitrail le nécessite, est une étape cruciale. « C’est le travail à la grisaille », précise Alain Buisson. L’ouvrier compare son verre peint à la maquette. « Pour la coloration, il faut avoir un bon œil, note-t-il. Il faut aussi jouer sur les variations. Le verre est très sensible. Cela s’acquiert avec la pratique. » Le pinceau glisse. Le geste est sûr. « Chaque pièce de verre est une interrogation par rapport à la maquette. Il faut trouve la nuance juste, la bonne harmonie ». La cuisson garantira le tenu dans le temps de la peinture.

Le sertissage permet ensuite d’assembler les verres. C’est la mise en plomb. Les baguettes s’ajustent parfaitement entre les morceaux de verre. Et une fois le panneau assemblé, les plombs sont soudés.
Dans la grande verrière, le rendez-vous avec la lumière donne au travail toute sa vérité. «
C’est la minute d’authenticité, assure Stéphanie Simon-Marq, où l’on voit le travail presque terminé ».

Après le masticage, le panneau devra sécher pendant plusieurs semaines avant d’affronter l’ultime étape : l’installation en lieu et place.

« Le montage reste un grand moment, avoue Bruno Paupette. On n’est jamais sûr. Bien sûr, tout a été fait très scrupuleusement, mais il peut toujours arriver un imprévu. Sur place, il faudra alors intervenir vite et bien. En fait, on est jamais serein tant que le travail n’est pas définitivement posé. Après, ce n’est que du bonheur. »

Des trésors dans le monde

Publié le dimanche 08 janvier 2012

Marc Chagall a travaillé à partir de 1958 avec l'atelier Simon-Marq.

Le travail de l'atelier Simon-Marq a largement dépassé les frontières. Le hall des Nations-Unis à New York, l'art institute de Chicago, l'université de Jérusalem, le Norri's hospital de Los Angeles, le Saint-Joseph's hospital de Stockton (Etats-Unis), l'église arménienne de Bruxelles… ne sont que quelques exemples qui abritent les trésors réalisés par les compagnons rémois.

Plus près de nous géographiquement, l'amateur d'art peut découvrir ce travail à Reims (à la cathédrale, à la basilique Saint-Remi, à l'église Saint-Jacques, à la bibliothèque Carnegie, à la villa Demoiselle) mais aussi dans le département de l'Aube à l'église de Villenauxe-la-Grande, dans les Ardennes à l'église de Le Chesne ou bien encore dans l'Aisne, à l'église de Cuiry-lès-Chaudardes…

Par date, voici quelques réalisations de l'atelier à découvrir lors d'un tour de France :

1954 : vitraux de Georges Braque à la chapelle  de Saint-Paul-de-Vence.
      1957 : travaux de restauration à la cathédrale de Metz. Création de vitraux avec l'artiste Charles Villon.
      1958 : début du travail avec Marc Chagall.
      1965 : vitraux de Foujita à la chapelle de la Paix à Reims.
      1974 : inauguration des vitraux de Chagall à la cathédrale de Reims.
      1977 : inauguration des vitraux de Joan Miro à la chapelle Saint-Frambourg de Senlis.
      1991-1992 : vitraux dans l'abside de la chapelle des Cordeliers à Sarrebourg d'après les cartons de Charles Marq.
      1991-1996 : vitraux de l'artiste français François Rouan pour la basse nef de la cathédrale de Nevers.
      1996 : vitraux de l'église de Castelnau-le-Lez dans l'Hérault.
      1997-1998 : vitraux pour le transept nord et sud de l'église Saint-Jacques à Reims. Création de l'artiste portugaise Maria-Héléna Vieira da Silva.
      1997-1998 : vitraux de Raoul Dubac pour l'église de Varengeville-sur-Mer.
      1998 : vitraux de l'église de Cuiry-lès-Chaudardes, maquettes de Elisabeth de la Mauvinière.
      2000 : vitraux de l'église de Lucy-sur-Yonne avec l'artiste Luc Simon.
      2001 : vitraux pour la chapelle de Montrond dans l'Orne avec l'artiste François Rouan.
      2003 : l'atelier remporte le concours de création de vitraux pour l'église de Villenauxe-la-Grande dans l'Aube avec l'artiste anglais David Tremlett. Les travaux sont inaugurés en octobre 2005 en présence du ministre de la Culture.
      2006 : vitraux de trois baies de la façade occidentale de la cathédrale de Saint-Pierre en Martinique avec l'artiste local Victor Anicet.
      2007 : vitraux de Luc Simon dans le transept de l'église de Le Chesne dans les Ardennes.
      2010 : réalisation des vitraux de Knoebel à la cathédrale de Reims.
      2011, début 2012 : réalisation des vitraux d'un temple protestant à Martigny en Suisse, maquette de l'artiste Hans Erni. Commande de la fondation Leonard Gianadda qui devrait être inaugurée en ce mois de janvier dans le canton du Valais.

 Extrait de l'union du 08/01/2012

  

    

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L’Atelier Simon-Marq :

entre famille, passion et création 

Institution rémoise dans la création et la restauration de verrières et vitraux, la famille Simon-Marq s’apprête à réaliser une série de vitraux destinés aux chapelles d’abside de la Cathédrale Notre-Dame.

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Dans l"atelier , Benoit Marq a su conserver la technique et le savoir faire transmis par ses aïeux.

C’est un travail titanesque qui attend l’atelier du maître-verrier dans les mois à venir. Aidé des ateliers parisiens Duchemin, Benoit Marq, actuel dirigeant de l’Atelier et son équipe doivent en effet réaliser six vitraux d’une surface totale de 128 m². Une création majeure qui prendra place dans la Cathédrale de Reims, de part et d’autre du chef-d’oeuvre créé par Marc Chagall en 1974.

Un savoir-faire indiscutable

Le choix de l’atelier Simon-Marq ne tient en rien du hasard. Bien que deux entreprises concurrentes aient aussi répondu à l’appel d’offres, la société rémoise a finalement eu les faveurs du jury. Il faut dire que chez les Simon (le nom Marq vient du père de Benoît), on est verrier de père en fils ou en fille et ce, depuis douze générations déjà (la Maison a été fondée par Pierre Simon en 1640). Les Simon sont même les premiers à avoir fait entrer dans le patrimoine religieux historique les vitraux de grands peintres contemporains tels que Jacques Villon, Georges Braque et bien sûr Marc Chagall. « Pour ce type de création, on part des croquis qu’a dessiné l’artiste, avant d’en faire un agrandissement dans les dimensions réelles. Vient alors le traçage sur calque et la superposition du calque sur notre agrandissement. Là, on inscrit toutes les mesures et indications de couleurs que nous devrons suivre pour la version finale. Après avoir reçu les feuilles de verre de la verrerie, il nous reste le travail de peinture. On utilise la peinture grisaille qui se peint comme une gouache, sauf qu’une fois cuite au four, elle s’inscrit définitivement sur le verre » raconte avec passion Benoît Marq.

 Un travail minutieux qui devra être achevé en mai 2011, date d’ouverture des cérémonies du 800e anniversaire de la Cathédrale Notre-Dame. La tâche s’annonce ardue, d’autant que Benoît ne peut compter que sur trois Compagnons et son épouse à l’atelier. Celle-ci nuance justement l’enthousiasme suscité par ce projet : « réaliser ces vitraux est une excellente nouvelle, mais obtenir ce marché a été très difficile. En outre, il ne faut pas croire que la situation actuelle de l’atelier est si prospère que ça en ce moment ». La concurrence est rude et la crise touche également le secteur du vitrail et de la verrerie. Reste que ce formidable défi de création devrait conforter Simon-Marq comme l’un des meilleurs maîtres-verriers français.

Aymeric Henniaux

 Extrait de l'hebdo du Vendredi N° 164 de 04/2010

  

    

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Vitraux de la cathédrale

L'atelier Simon Marq retenu par la Drac 

Les ateliers du maître verrier rémois Simon Marcq peuvent être fiers. Ils participeront avec les ateliers Duchemin aux projets de vitraux de l'Allemand Imi Knoebel dans la cathédrale.

Stéphanie Marq (en médaillon) : « C'est une belle reconnaissance du travail de notre atelier».

 Oui, je pense qu'on peut dire que c'est une belle reconnaissance du travail que l'on fait avec mon époux Benoît Marq qui fait partie de la 12e génération des maîtres verriers Simon installés depuis 1640 à Reims. » Stéphanie Marq ne cachait pas sa joie hier après-midi. En effet, la Direction régionale des affaires culturelles de Champagne-Ardenne (Drac), maître d'ouvrage du projet de vitraux de la cathédrale de Reims vient de faire savoir à l'atelier Simon Marq qu'il avait été retenu pour réaliser, avec l'atelier Duchemin (Paris), avec lequel il s'était associé pour cet appel d'offres, les vitraux créés par l'artiste allemand de Dusseldorf Imi Knoebel. Deux vitraux, composition abstraite dont l'essence et la couleur fondamentale sont bleu, jaune et rouge, en aplats croisés et superposés totalisant 128 m2, remplaceront les vitraux neutres dans les deux chapelles d'abside de la cathédrale. De part et d'autres des chefs-d'œuvre créés en 1974 par Marc Chagall.

Les deux vitraux répondent au souhait de la couleur qui fait aujourd'hui défaut dans l'environnement de l'œuvre de Chagall et l'artiste allemand qui a 60 ans obtient sa première commande publique de France. Il s'agira aussi de sa première création dans le domaine du vitrail. « La traduction » selon sa propre expression de l'iconographie des vitraux anciens de la cathédrale « dans un langage abstrait. »

Un an de travail

Les deux vitraux devraient être terminés pour mai 2011, date d'ouverture des cérémonies du 800e anniversaire de la naissance de la cathédrale Notre-Dame de Reims. « Compte tenu des délais, nous avons choisi de nous associer aux ateliers Duchemin », explique Stéphanie Marq. Ils ont déjà réalisé les vitraux de Jean-Michel Albérola à Nevers, Geneviève Asse et Olivier Debré à Lamballe et Robert Morris à Maguelone. « Nous espérons qu'on nous donnera vite les moyens en échafaudage pour commencer le travail, c'est-à-dire prendre les cotes. »Pour mémoire, l'atelier Simon-Marq a réalisé les vitraux de Marc Chagall et ceux de Brigitte Simon à Notre-Dame de Reims, et ceux de Joseph Sima et de Marie-Hélène Viera da Silva à l'église Saint-Jacques.

Ce projet d'un montant total de 1,3 M€ bénéficie d'un soutien important d'entreprises mécènes.

Alain MOYAT

 Extrait de l'union du 10/04/2010

  

    

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 L'envers des vitraux de verre...

Propriété de la familte et hébergeant son précieux saoir-faire depuis 1640, l'atelier de restauration et création de vitraux Simon Marq, rue Ponsardin, nous ouvre ses portes pour une visite haute en couleurs.


La façade du bâtiment, un peu sacrée et venue tout droit d'une autre époque, semble déjà renfermer bien des secrets.

Stéphanie Marq, épouse du descendant de cette lignée d'artisans vieille de 12 générations, ouvre la porte et monte les marches qui conduisent aux verriers.

Les 3 compagnons qui travaillent à l'atelier sont actuellement penchés sur la restauration de quelques vitraux de la cathédrale de Reims (à l'emplacement technique complexe), tandis que patiente sur une table de lumière, une plaque réalisée à destination d'un hôpital en Californie (décors du hall d'accueil et d'une petite chapelle). « L'artiste propose une maquette sous forme de peinture et nous réalisons le vitrail ; pour celui-là, il faut environ 4 mois de travail ». Ensuite, les compagnonsse rendront sur place pour installer les réalisations. Les plaques de verre, déjà colorées, sont assemblées par plombage et polies pour obtenir la nuance et le ton voulus : on n'ajoute pas la couleur (11 000 à 12 000 tons disponibles), on l'enlève. Scalpels et autres outils de géomètre accompagnent leurs gestes,  les techniques évoluant au fil du temps. « Auparavant, pour pallier aux méthodes trop abrasîves, le nettoyage se faisait à base d'eau et était forcément moins efficace. Aujourd'hui et depuis environ 30 ans, les solutions chimiques prescrites ne sont plus corrosives ». II vaut mieux, vu le prestige de ces pièces datant du Xlllème siècle. Le processus de restauration implique d'ailleurs un autre de protection : des plaques de verre blanc sont appliqués derrière le vitrail afin de le préserver de la condensation et donc des détériorations.

Entre passion et création

Après les avoir peints sur des cartons, Marc Chagall, maître desdécors de cathédrale (400 m² de travail à Reims. Metz, Zurich ou Jérusalem), a fait réaliser tous ses vitraux au cœur de cet atelier. « II venait en  personne ici, assister à la finalisation et retravailler son oeuvre », rappelle Stéphanie Marq, ayant grandi pas très loin dece lieu chargé d'histoire et immergée depuis dans leur processus de fabrication. « Cela reste décoratif, en annexe sur une construction. Les vitraux sont moins fondamentaux qu'une toiture et présentent peu d'intérêt pour les particuliers ». Benoît Marq continue pourtant de créer des pièces, sous forme de paravent ou de de luminaire, par exemple... A noter, le passage de l'atelier à l'émission Des Racines et Des Ailes sur France 3, le 4 novembre 2009 prochain dans le cadre d'un sujet sur la cathédrale de Reims... 

FG

Extrait du mag'info du 06/11/2009

  

    

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Brigitte Simon et Charies Marq

Hommage à deux êtres « solaires » 

Parce qu'ils avaient voulu desfunérailles discrètes, les proches deBrigitte Simon et Charles Marq leurrendront hommage ce 14 novembre.


Brigitte Simon et Charles Marq, inséparables (ici avec Marc Chagall).

« Ils êtaient des êtres solitaires, qui îrradiaient tout en restant modestes. Un couple inséparable. Brigitte Simon et Charles Marq auraient fêté leurs 60 ans de mariage cette année. Mais le destin en a décidé autrement L'un comme l'autre sont repartis au paradis des maîtres-verriers à deux ans d'intervalle. Mais comme l'un et l'autre avaient souhaité des funérailles discrètes, leurs proches ont décidé de leur rendre un hommage public demain samedi 14 novembre à l0h30 à la cathédrale de Reims.

Car leurs noms, autant que leur vie, sont indissociables du chef-d'œuvre gothique dont leur famille aura été un acteur majeur de la création ou de la restauration de vitraux.

Ce lien particulier remonte à Pierre Simon en 1640, dont la famille possède encore le « petit chef-d'œuvre de corporation », créé d'après la Visitation de Durer.

Après lui, dix générations de maîtres-verriers se succéderont dans l'ombre de la cathédrale, jusqu'à arriver à Jacques Simon, le père de Brigitte, née en 1926.

Celle-ci sera la première femme de la famille Simon à reprendre le flambeau. Le Corbusier lui ayant donné sa chance pourla première fois.

Atelier familial

En 1949, Brigitte Simon épouse Chartes Marq, de trois ans son aîné. Le couple reprend l'atelier familial à Reims. Il travaillera un peu partout, mais surtout dans le sillage de Joseph  Sima, des époux Maeght, et plus encore de Chagall avec qui Charles Marq entretiendra une relation amicale et professionnelle de 1956 à 1985. C'est ainsi que les vitraux de Chagall ornent le chevet de la cathédrale.

Au-delà des vitraux, Brigitte Simon et Charles Marq seront également des peintres, rarement exposés à Reims, plus souvent à Paris.

Mais aussi, comme le soulignera samedi leur fils Benoît, avec Jacques Simon, « ils ont tous trois eu cette aspiration commune de recherche du beau, comme une quête mystique et spirituelle de la pureté, excluant tout artifice, il y a dans cette famille une qualité de transmission du savoir-faire, mais aussi du savoir aimer, avec l'exigence ».

De Charles Marq, François Chapon écrivait qu'il avait « révolutionné l'art du vitrail. grâce a sa sensibilité d'interprète et à son approche inventive des matériaux, Il a permis à Chagall, Braque, Sima. de trouver dans la transparence de la lumière, une façon d'exprimer leur génie ».

À leur fils Benoît* et à son épouse Stéphanie, ils ont transmis leur magnifique atelier, qui emploie encore trois maîtres-verriers. La 13° génération est en marche, avec Eve, qui vient de décrocher son diplôme.

La suite ne s'écrira pourtant que si les pouvoirs publics font ce qu'il faut pour entretenir ce patrimoine fragilisé par la concurrence et la raréfaction de la commande publique.


Ils ont été la 11° génération à faire vivre l'atelier de maîtres-verriers créé avant 1640

*Les époux Simon-Marq ont également eu une fille, Charlotte.

J.-F. SCHERPEREEL

 Extrait de l'union du 13/11/2009

  

    

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L’art du vitrail, de père en fils

 Depuis 1640, douze générations de maîtres verriers se sont succédées au sein de l’Atelier Simon Marq, à Reims, perpétuant ainsi l’art de la création et de la restauration de vitraux. Benoît et Stéphanie Marq sont aujourd’hui les dignes représentants de cette illustre famille. Visite privée au sein de leurs ateliers.

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Douze générations de maîtres verriers se sont succédées au sein de l’Atelier Simon-Marq. 

Une façade Arts Déco, des plafonds immenses, un plancher brut et, partout, la symphonie des couleurs composée par les vitraux. Voici à quoi ressemble l’atelier de Benoît et Stéphanie Marq. Un havre de paix et de créativité, façonné par le temps et par les artistes qui y ont élu domicile au cours des siècles. Marc Chagall y a réalisé, entre autres, les vitraux de la cathédrale de Reims. Juan Miro, Georges Braque, Serge Poliakoff, Roger Bissière ou encore Jacques Villon font aussi partie des grands noms qui ont collaboré avec l’atelier.

Un atelier chargé d’histoire

Dans cette grande maison, un endroit se distingue des autres : il s’agit de l’atelier de création familial. Une vaste pièce remplie d’objets à la fois curieux et émouvants. Aux murs, on retrouve de nombreuses photos de famille, mais aussi les projets de vitraux en cours.

C’est dans cette pièce mythique que naissent les projets de l’Atelier Simon Marq. Partant d’une maquette à l’aquarelle ou à la gouache, Benoît Marq élabore un calque à taille réelle, sur lequel il dessine chaque élément du motif qui sera représenté. « C’est le dessin de plomb », explique Stéphanie Marq. Chaque élément sera ensuite reporté sur du carton, puis découpé pour servir de base à la coupe du verre. C’est à ce stade de la création que les compagnons de l’atelier prennent le relais. « Nous utilisons du verre fabriqué et coloré dans la Loire, poursuitelle. Une fois arrivé à l’atelier, nous l’utilisons tel quel, ou bien nous effectuons une gravure à l’acide, pour apporter de la nuance au niveau des pièces de verre. »

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 « Petites » mains, grand talent »

L’atelier emploie quatre compagnons, qui mettent en oeuvre les projets de Benoît Marq ou des autres artistes qui apportent leur contribution. Chacun est affairé à la création du prochain projet : l’un découpe les cartons à l’aide d’un ciseau triple lame, qui permet de réaliser des gabarits en tenant compte de l’épaisseur du plomb sur le futur vitrail ; un autre compagnon passe le verre à la roulette pour découper les pièces des vitraux. Un troisième effectue la « mise en plomb », c’est-à-dire l’assemblage des pièces à l’aide du plomb. Et, dans une autre partie de l’atelier, le peintre réalise les motifs sur un vitrail déjà assemblé : « On appelle cela la grisaille, détaille Stéphanie Marq. Les motifs sont toujours réalisés à l’aide d’une peinture noire ou brune, afi n de contraster avec la couleur vive du verre. Une fois peint, le vitrail sera cuit dans un four à très haute température (630 °C), en respectant des « paliers » de cuisson.

 Les créations de l’Atelier Simon Marq sont, la plupart du temps, destinées aux lieux de culte, mais il réalise aussi des vitraux pour des musées ou des fondations. Vous pouvez admirer leurs oeuvres un peu partout en France et dans le monde et, bien sûr, dans la cathédrale de Reims (voir ci-contre).

En savoir plus :       http://www.atelier-simon-marq.fr

 UNE RENOMMÉE INTERNATIONALE

L’Atelier Simon Marq a réalisé des vitraux dans les lieux les plus prestigieux de la planète : université de Jérusalem, bâtiment des Nations Unies à New York, Art Institute of Chicago, Norris’Hospital de Los Angeles, St-Joseph’s Hospital de Stockton (USA) ou encore, plus proche de nous, dans la cathédrale de Metz.

Les grandes réalisations marnaises de l’atelier

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Le lustre de la bibliothèque Carnegie

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Les vitraux Arts Déco de la villa Demoiselle

Il est possible d’observer les vitraux de l’Atelier Simon Marq dans de nombreux lieux de notre département, et spécifiquement dans les lieux de culte cathédrale Saint-Étienne de Châlons-en-Champagne, collégiale Notre-Dame de Vitry-le-François, église de Donchery ou encore église de Montmort-Lucy.

Parmi les réalisations majeures, on peut citer, à Reims, le lustre du hall d’entrée et les trois baies de la salle de lecture de la bibliothèque

- Carnegie, le plafonnier du Grand Théâtre,
         - les vitraux de la cathédrale Notre-Dame et de la basilique Saint-Rémi
         - Plus récemment, l’Atelier Simon Marq a recréé à l’identique les vitraux Arts Déco de la villa Demoiselle.

Extrait de LAMARNE > LEMAG N°19 de 01/02-2009

  

    

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 Bruno Pigeon 


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Maître-verrier : à la fois artiste artisan et technicien

« Les Béatitudes » vont retrouver tout leur éclat 

  

    

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06/2009

 

 Maître-verrier : à la fois artiste artisan et technicien


Depuis plus de vingt ans, Bruno Pigeon restaure les vitraux du patrimoine marnais et crée de nouvelles œuvres, pour des édifices publics, mais aussi pour des entreprises ou des particuliers.

L'art du vitrail est ancestral, mais l'homme qui nous reçoit ne semble pas sorti d'un autre temps : cheveux bruns coupés courts, chemise bleu ciel et pantalon de toile, Bruno Pigeon porte la cinquantaine avec élégance. Un côte « gentleman », qui contraste de prime abord avec la carrière plutôt manuelle qu'a choisi ce Marnais ; il est maître-verrier.

Il restaure des vitraux, notamment dans de nombreuses églises du département, ce qui réclame à la fois d'être habile de ses mains et conduit à porter et à déplacer des vitraux extrêmement lourds et très fragiles. Mais Bruno Pigeon insiste aussi sur l'aspect « intellectuel » de sa profession. « Maître-verrier est un métier technique et créatif, explique-t-il.Je suis a la fois un artiste, un artisan et un technicien, je me définis un peu comme la rencontre entre toutes ces activités ».

Restaurer des vitraux anciens, aux thèmes souvent bibliques, nécessite ainsi de se plonger dans l'histoire religieuse. Le vitrail est aussi un art moderne : le travail de Bruno Pigeon ne se limite pas à la restauration, il réalise des créations.

Reims, sinon rien !

Diplômé de l'École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art (ENSAAMA) de Paris, l'une des meilleures écoles d'art en France, il a ouvert son atelier à Reims en 1983. Ce Rémois d'origine n'aurait pas imaginé s'installer ailleurs ; « Il me semblait qu'il y avait déjà de quoi faire dans le département », sourit-il. La liste de ses œuvres lui donne raison ; du vitrail qui orne le siège de la Caisse d'Épargne de Reims, l'une de ses premières grandes réalisations, aux vitraux de l'église de Bazancourt, actuellement en projet, son travail est visible dans de nombreux lieux, notamment à caractère religieux : église de Chenay, de Berméricourt, Abbaye d'igny... mais pas uniquement.

Bruno Pigeon a réalisé un vitrail pour le Conseil général dans une maison récemment réhabilitée à Châlons. Il travaille aussi pour des particuliers. Président de la Chambre syndicale nationale du vitrail et président fondateur de « Reims métiers d'art », il plaide pour une réglementation de sa profession. « Aucun diplome particulier n'est nécessaire pour deuenir maître-verrier, explique-t-il. Nous avons mis en place des certificats de qualification professionnelle, mais il faudrait aller plus loin ».


« Contrairement à une peinture, un vitrail ne peut être conçu que pour un lieu précis et ne peut pes être déplacé. La contrainte stimule la création et l'imagination ».

BIO EXPRESS

1954 - Naissance à Reims

1988 - Diplômé de l'ENSAAMA

1982 - Lauréat de la Fondation de France

1983 - Ouvre son atelier à Reims

En savoir plus

Bruno Pigeon  92, rue Ponsardin - 51100 Reims

Tél. 03 26 85 36 23 - www.vitrail-syndicat.com

Extrait de LAMARNE > LEMAG N°6 de 11/12-2006

  

    

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« Les Béatitudes » vont retrouver tout leur éclat

CORMONTREUIL / Eglise Saint-André

La restauration des vitraux de l'églisevient de commencer. Un travail délicat, effectué parun maître-verrier rémois réputé.


 
 Bruno Pigeon, maître verrier, restaure les huits vitraux art déco.

Le 15 août 1933, huit vitraux sont posés dans les basses nefs de l'église de Corrnontreuil. Ils sont dus à !a générosité de plusieurs familles. « L'un d'eux a été offert par ma grand-mère en hommage à son mari Henri Floquet, zouave mort en 1914 près d'Arras », évoque Jean Vigoureux, adjoint à la culture.

IIs sont l'œuvre de Roger Tourte, architecte (né à Taissy et frère de Suzanne, artiste peintre, native de Cormontreuil) qui fît la maquette, et de Jacques Gruber, un verrier de la célèbre « Ecole de Nancy ».

Dans les années 20-30, ce dernier pratique ce qu'il appelle " La mosaïque intêgrale " qui se traduit par le refus absolu de l'usage de la peinture et de la profondeur.

Les fenêtres de l'église Saint-André sont très basses et très rapprochées du public. Des compositions avec personnages supposaient des sommes plus élevées de la part des donateurs.

Deux raisons pour choisir la transcription pure et simple du texte évangélique des « Béatitudes ».

Une belle page de missel

Lettres et dessins sont formés simplement par les plombs et la mosaïque de verre. « Des verres « antiques » à travers lesquels la lumière s'irradie d'une façon féerique. On admirera la simplicité en même temps que la hardiesse des lettres qui s'inscrivent sur le vitrail comme une belle page de missel », écrit-on dans le journal paroissial « LaVesle » de l'époque. En compagnie de Bruno Pigeon, maître verrier rémois, on admire la grande variété de nuances dans les coloris, notamment les jaunes. Il va devoir rechercher les tons exacts de verre pour rem-placer les pièces cassées et changer les plombs.

Lettres stylisées

« C'est vrai qu' ils avaient besoin d'être refaits !» constate l'abbé Michel Pillot, qui remarque que les textes des Béatitudes, composés de lettres très stylisées, sont peu lisibles des non initiés.

« Je pense que l'artiste a voulu cette lisibilité difficile, afin que le texte central fasse partie intégrante de l'ensemble du vitrail », rétorque Bruno Pigeon, qui commence, armé d'un ciseau et d'un marteau à desceller un vitrail : « Je décalfeutre la pièce, j'ôte le plâtre qui l'entoure. Les vitraux ont été calfeutrès (scellés) au plâtre, ce n'est pas l'idéal. Il eût été préférable de le faire avec un mortier de chaux ».

Le coût des travaux, pris en charge par la commune, s'élève à 9 500 euros. En 1933, l'article sur l'inauguration des vitraux concluait : « On peut toujours s'entendre avec M. le Curé pour les vitraux qui restent à offrir », il en  reste encore quelques-uns...

 Bruno Pigeon, artiste et artisan

Diplômé de l'Ecole nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art, Bruno Pigeon, rémois d'origine, a été lauréat de la Fondation de France en 1982, année où il installe son atelier à Reims. Président d'honneur de la Chambre syndicale du vitrail, il est aussi le fondateur de «  Reims Métiers d'Art ».

A la fois créateur d'œuvres pour particuliers, églises, bâtiments privés ou publics, il restaure des vitraux anciens dans de nombreuses églises de la région. Pour celui qui se définit commei   artiste,  « artisan  et  technicien  »,   le  travail du restaurateur « c'est de refaire les choses comme elles étaient ! L'idéal c'est qu'on ne voit pas que je suis intervenu ! Dans la restauration, on est encadré, c'est le savoir-faire qui est mis en avant, ce n'est pas l'inventivité ».

Et dans la création ? « Il faut au contraire faire preuve d'originalité, et amener quelque chose de nouveau. »

Abstrait ou figuratif ?

 « L'idéal pour moi, c'est un compromis entre les deux, ce qui est difficile : très abstrait, on donne parfois dans la facilité, mais on est moins encadré que par le figuratif qui peut donner lieu à des images trop fermées. »

Bruno Pigeon estime que le visiteur doit d'abord avoir une impression d'ensemble, et qu'ensuite le vitrail doit laisser la possibilité de voir des détails, de pousser plus avant sa recherche ; « Il faut différents niveaux de lecture ».

 Extrait de l'union du 16/09/2010

  

    

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Viticulteur et créateur de vitraux

L'art de mettre en lumière

Entre le verre et la lumière

  

    

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04/2001
01/2007

 

 

Viticulteur et créateur de vitraux

René Champs crée depuis vingt-cinq ans, par passion, des vitraux comme au Moyen Âge. On les retrouve dans quelques églises oubliées et chez des particuliers.

 

Ne l’appelez pas maître verrier. Non pas que René Champs n’apprécie pas ces hommes qui travaillent le verre pour le magnifier. Bien au contraire. Mais lui préfère le terme « imagier », peut-être moins valorisant dans l’imaginaire collectif mais plus exact…

« C’est plus juste car ce n’est pas moi qui fabrique le verre. Je le mets en forme. » Une précision qui définit bien ce personnage dont la discrétion n’a d’égal que le talent qu’il a pour créer des vitraux d’exception. Car tout le monde ou presque l’appelle en fait « artisan verrier » ou « maître verrier ».

Célèbre maître enlumineur, Jean-Luc Legay décrit le retraité marnais, comme un « maître imagier », « humble ». « Il est modeste, sans prétention, bourré de qualité… », renchérit Jacques d’Arès, président d’honneur du centre européen des mythes et légendes, qui a préfacé un des ouvrages de René Champs.

Il faut dire que le parcours atypique de René Champs a de quoi laisser admiratif. D’une formation de charpentier-menuisier chez les Compagnons du Devoir, dessinateur industriel, sa vie professionnelle bascule à 26 ans lorsqu’en épousant sa femme, il devient vigneron-viticulteur pendant plus de quarante ans.

Aussi prenant soit-il, le métier ne l’empêche pas de développer parallèlement sa passion pour l’iconographie, la période médiévale et tout ce qui touche à la symbolique et la religion. « Un jour je suis resté admiratif devant un vitrail. C’est là que j’ai voulu apprendre, pratiquer cet art. » C’est ainsi que René Champs apprend chez les meilleurs la technique de découpe du verre, du montage avec les plombs, de la peinture.

Son champ d’expérimentation, l’église de son village à Rilly-la-Montagne, est devenu sa plus belle carte de visite. « L’église Saint-Nicolas n’est pas classée, c’est une chance car on peut y faire ce que l’on veut », confie-t-il.

Mais n’allez pas pour autant croire que René Champs s’est amusé à faire n’importe quoi. Pour preuve, il aime citer l’ancien académicien Émile Mâle, spécialiste de l’art chrétien pour qui « rien ne peut remplacer un vitrail du XIIIe siècle dans une église du XIIIe  » . En clair, pas question de faire du moderne dans de l’ancien. « Aujourd’hui on ne respecte pas le style de l’architecture », déplore le retraité.

Sa démarche va donc l’amener à comprendre l’imagerie médiévale qui est construite d’une certaine façon, dans le respect de cette histoire et des lieux. Il rencontrera notamment Patrick Demouy, une des références du Moyen Âge dans la région.

C’est dans une grande pièce, spécialement aménagée dans les bas de sa maison ( voir ci-dessus ), que René Champs travaille ses dessins, coupes, montages et cuissons. Au début des années 90, il offre ainsi un premier « petit » vitrail à son église. Le début d’une belle aventure puisqu’on va lui proposer ensuite de travailler sur deux grandes verrières de part et d’autre de la nef du XIIe siècle. Une consacrée à la Vierge, l’autre à l’Apocalypse, avec comme toujours un travail particulier autour de la lumière, essentiel pour l’artiste. «   Je ne pensais pas du tout faire des vitraux de cette taille (sept mètres de haut sur 2,70 de large, NDLR). Il a fallu se mettre à la place des artisans de l’époque et se dire comment ils faisaient. Comme nous sommes dans un village viticole, la place de la vigne était essentielle. Les hommes rendent hommage à la Vierge par leur travail et la Vierge rend hommage à leur travail. J’ai évoqué les quatre saisons, rappelé des scènes bibliques évoquant la vigne, mis en avant le premier vigneron qu’était Noé, les Noces de Cana… Un vitrail, ce n’est pas une lecture de BD. Il y a plein de niveaux, des lectures dans la lecture…  »

Le souci du détail est ainsi omniprésent dans le travail de René Champs, la verrière consacrée à la Vierge représentant à l’arrivée plus de neuf mille heures de travail, dix mille pièces de verre. « Une œuvre exceptionnelle dans la fidélité à la technique et à l’iconographie du Moyen Âge », commente Patrick Demouy. Pour preuve, il n’est pas utile de chercher la signature du maître imagier dans son travail. « À l’époque on ne signait pas. On faisait des œuvres qui entraient dans une œuvre majeure, l’église ici ou la cathédrale ailleurs … »

La qualité de son travail reconnu, René Champs a ensuite réalisé des vitraux pour d’autres églises, dans les Ardennes notamment, mais également pour des particuliers, ou avec des écoles. Avec à chaque fois la même rigueur autour du respect de l’histoire et des techniques d’hier.

Un de ses vitraux, le Baptême de Clovis, qui a été réalisé en deux exemplaires, avait même été présenté et offert au pape Jean Paul II lors de sa venue à Reims en 1996. La reconnaissance suprême pour le Marnais, homme de foi.

 Grégoire Amir-Tahmasseb

Extrait de l'union du 07/12/2014

  

    

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L'art de mettre en lumière de  

René Champs

L'église Saint-Nicolas de Rilly-la-Montagne se pare d'un nouveau vitrail. Une œuvre d'art réalisée par René Champs, l'imagier du village. Elle sera inaugurée ce samedi à 14 heures.


La scène représentée est celle de l'enfant prodigue demandant

Il n'en est pas à sa première. À dire vrai c'est lui qui a drapé de lumière et de couleurs l'église de son village. René Champs, passionné par l'art du vitrail depuis vingt-cinq ans, a une fois de plus œuvré pour Saint-Nicolas. Il vient d'achever un énième vitrail ayant pour thème « le pardon », exposé en bonne place en l'église de Rilly-la-Montagne.

Un message de mansuétude

Une commande de la famille Lebourgeois qui souhaitait faire un don. « C'est une vieille tradition qui se perd aujourd'hui, alors que cela pourrait contribuer à préserver nos monuments », analyse l'homme.

Le vitrail, lui, représente la parabole de « l'enfant prodigue », passage biblique dans l'évangile de Luc qui raconte l'histoire d'un fils quittant son père et dilapidant son argent en terre inconnue. À court de ressource, il revient auprès de lui. Et le père, heureux de le retrouver en bonne santé lui pardonne et fête même son retour. Alors que le frère du jeune homme reproche au père de ne point en avoir fait autant pour lui, alors qu'il est resté et lui a toujours obéi.

Sur la fenêtre de verres colorés, aussi lumineuse et majestueuse que le message de mansuétude, figure ainsi le fils agenouillé devant son père et lui demandant pardon.

« Ce passage biblique veut signifier que nous sommes tous des enfants prodigues qui avons quitté la maison de Dieu, mais qui y revenons par le pardon », éclaire René Champs, qui nourrit un intérêt certain pour la religion, quelle qu'elle soit, l'architecture et l'iconographie, ainsi que le symbolisme qui s'y rattache.

300 heures de labeur

Ainsi a-t-il réalisé ce vitrail d'après une iconographie du XIIIe siècle. « Entre les recherches, la coupe du verre, la peinture, la cuisson et la mise en plomb, il m'a fallu trois cents heures de travail », révèle-t-il. L'artiste s'est appliqué à assembler non moins de cinq cents pièces de verre. Un verre déjà coloré. Puisqu'il s'est aussi évertué à respecter jusque dans la création du vitrail la technique médiévale. Or, avant que son œuvre ne soit apposée il y avait là du verre blanc. Ici comme sur les autres façades de l'église d'ailleurs. Puisque René Champs a réalisé l'ensemble des vitraux du lieu de culte, toujours selon les techniques d'époque. Car « l'image doit se fondre dans l'architecture de l'édifice religieux, la respecter, en être partie intégrante », explique-t-il. D'autant que le vitrail avait non seulement pour fonction d'embellir l'église, mais aussi d'enseigner la religion. « Comme la plupart ne savaient pas lire, elle avait cette fonction de catéchèse. »

Du coup, lorsqu'il s'agit de lui demander ce qu'il pense des nouveaux vitraux de la cathédrale de Reims il n'émet aucun avis, mais se contente d'une image là encore. « Imaginez que l'on restaure la façade de la cathédrale en remplaçant les statues par celles de Botero. On serait scandalisé… ».

Lélia BALAIRE

Extrait de l'union du 05/11/2011

  

    

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René Champs

entre le verre et la lumière 

À partir du 16 août, René Champs va installer une seconde

verrière à l'église de Rilly-la-Montagne


La suite d'une longue démarche personnelle autour du vitrail et de la lumière intérieure.

Que ce soit dans son ancien métier de récoltant manipulant, ou dans sa vie privée, ou dans sa démarche de maître verrier, René Champs a besoin de « donner du sens » à ce qu'il fait.

C'est dans cet esprit que cet habitant de Rilly-la-Montagne vient de terminer une verrière qu'il  installera  à  partir du 16 août dans l'église de son village, face à celle qu'il a déjà réalisée il y a quelques années.

Puis il publiera un livre « monumental » consacré au vitrail, à l'image et à la lumière qui les traverse.

Etonnant

René  Champs  est  un homme étonnant. Jeune marié, il a entraîné son épouse dans la construction complète de leur maison, que le couple habite toujours. Puis M. et Mme Champs ont cultivé leur vigne dans l'idée de l'excellence appliquée aux bienfaits de la nature. Ils en ont tiré une confrérie vineuse dite « de l'ouillage » ou « comment remplir sa vie comme on remplit le tonneau pour remplacer la part de l'ange » (due à l'évaporation du vin) ?

Et puis il y a 15 ans, René Champs s'est lancé dans la création de vitraux. « Depuis mon adolescence. je m'intéresse à l'art religieux, à la symbolique et à l'interprétation des textes (bibliques) sous leur aspect sacré et ésotérique ». Le vitrail, et donc l'image, a constitué une « introduction » à cette découverte de l'art chrétien et à la « lecture » des textes.

Pour compléter la théorie, René Champs est allé se formera Paris chez un maître verrier. Il a appris le vitrail à la façon de ce qui se faisait au moyen âge. Désormais, il refait « les mêmes gestes qu'à l'époque, avec le même plomb, le même verre et la même technique ».

Lui ne s'intéresse pas à la restauration, ni aux techniques contemporaines. Au contraire,« toute cette démarche a pour but de perpétuer le sens de l'image pour lire et vivre les textes. L'image amène à une démarche pour donner un sens à sa vie intérieure en direction de la beauté ».

Esprit médiéval

Concrètement, M. Champs a commencé par des vitraux profanes, mais dans l'esprit médiéval. Puis il a imaginé des vitraux   pour   l'église   de Rilly-la-Montagne, dont une grande verrière de 7 m de haut et 2,5 de large, dédiée à la Vierge Marie. Il a également réalisé un vitrail consacré au baptême de Clovis, dont il a remis un exemplaire au pape Jean-Paul II.

Pour sa seconde verrière, René Champs a pris le thème de l'Apocalypse de Saint-Jean, qu'il a lue et relue, et travaillée en compagnie du médiéviste Patrick Demouy. Il l'a ensuite traduite en une quarantaine de tableaux. Une création qui lui a procuré « un réel bonheur ; une illumination spirituelle ».

Le financement de ces verrières s'est appuyé sur une souscription lancée auprès des particuliers, de certains vignerons du village et de la fondation pour le mécénat du Crédit agricole. L'artiste, quant a lui, s'est payé du plaisir de faire.

De ces 15 ans, René Champs a également tiré un livre monumental de 545 pages, intitulé « Miroir et lumière » qui sortira à l'automne.

Quant à la verrière, elle sera inaugurée le samedi 6 novembre 2004 à 17 heures.

J.F. Scherpereel                           


René Champs devant certains panneaux de sa verrière.

Extrait de l'union du 12/8/2004

  

    

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