BA 112 

 

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Suspends ton vol...
La fin d'une époque
BA 112 - L'adieu

Mission de reconnaissance
BA112 : l' escadron « 3/33 » devrait partir pour Colmar
II y a 75 ans naissait la base aérienne 112 de Reims 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  en 10/1992
09/1997
07/2009 

 

 

 

 L’HOMMAGE DE L’HEBDO

Suspends ton vol...

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Ils sont partis, mais rien ne vient 

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Deux Mirages F1CR de l'escadron de reconnaissance "Savoie" de la BA 112. 

 Hier jeudi 14 juillet, la Fête nationale et les honneurs militaires rendus à Paris ont été l'occasion de voir s'envoler les derniers avions depuis la Base Aérienne 112 de Reims. Quatre Mirage F1-CR aux couleurs de l'escadron 02.033 « Savoie », pilotés par les capitaines Sébatien Estève et Franck Toussaint, qui s'en allaient défiler au dessus des Champs-Elysées. Les deux autres appareils des capitaines Olivier Favre et Manuel Blache ont suivi de peu. Ils devaient être utilisés en cas de problème mécanique d'un ou des deux premiers aéronefs. Après avoir survolé Paris, les Mirage sont allés rejoindre leur nouveau stationnement, sur la Base Aérienne 118 àMont-de-Marsan, dans les Landes, où l'escadron « Savoie » termine actuellement son transfert, après 17 années passées à Reims. Pour les livres, on retiendra que les deux derniers décollages de la BA 112 (même de l'ex-BA 112, celle-ci ayant été officiellement dissoute le 30 juin) ont eu lieu le 14 juillet 2011, à 10 h 00.

Ces quatre appareils et ces quatre capitaines pilotes de chasse sont ainsi entrés dans l'histoire de la BA 112 « Commandant Marin la Meslée ». Les tous premiers appareils militaires s'étaient posés le 1er octobre 1928 sur le champ d'aviation de Reims-Courcy, devenu quelques années plus tard base aérienne 112. Les premiers avions de l'armée étaient à l'époque des Breguet 19, des biplans dédiés au bombardement. Les Mirage F1 ont quant à eux fait leur apparition dans l'Armée de l'Air française en 1973. Et la BA 112 fut alors la première base du pays à en être équipée.

Tony Verbicaro

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Vol de peloton de sept bombardiers Breguet 19B2 appartenant au 12e régiment aérien de bombardement stationné à Reims-Courcy peu après son installation en Champagne.

Extrait de l'hebdo du Vendredi N° 222 du 15 au 21 juillet 2011

    

     

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 BA 112

La fin d'une époque

 Alors que les avions de la patrouille de France ont survolé Reims, lundi 27 juin, en hommage au huitième centenaire de la cathédrale mais aussi en signe d'adieu à la BA 112, retour en images sur la cérémonie de dissolution de la base qui s'est déroulée hier, jeudi 30 juin.

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 La dissolution de la base aérienne 112 « Commandant Marin La Meslée » s'est déroulée hier, jeudi 30 juin, devant plus de 500 invités. Cette cérémonie marque la fin d'une aventure aéronautique ayant débuté il y a un peu plus de quatre-vingt ans. La BA 112, qui fut l'une des plus grandes bases aériennes de l'Armée de l'air, est entrée en service en 1928, là-même, où, vingt ans plus tôt, furent organisées les célèbres « grandes semaines d'aviation de la Champagne » d'août 1909 et de juillet 1910. Cette époque de hauts faits et d'exploits est donc révolue. Les portes de la BA 112 sont désormais officiellement closes. Des 1 100 militaires encore présents sur la base, près de 800 la quitteront définitivement cet été et avec eux leur famille. Dans un an, le site sera définitivement abandonné par l'armée et normalement rétrocédé aux collectivités qui auront la lourde tâche de lui trouver une destinée économiquement viable. Si l'on sait désormais que l'aviation d'affaires ne remplacera pas l'activité militaire, les autres projets évoqués sont encore très loin d'être ficelés.

 Extrait de l'hebdo du Vendredi N° 220 de 07/2011

    

     

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 BA 112 - L'adieu


Des ailes pour servir

La BA 112 « commandant Marin-la-MesIée », ferme mais l'armée de l'air continue et reste une composante majeure de la Défense nationale.

Que chacun ait un pincement au cœur au moment où cette octogénaire alerte est mise à la retraite est légitime. Son histoire, celle des escadres, escadrons et escadrilles qui y ont stationné, celle des aviateurs qui ont servi leur arme dans l'honneur et la probité est, au fil des générations, remarquable du sens de l'engagement et du don de soi. Servir la France, son drapeau, ses valeurs est une mission qui .exigé courage, sang-froid, amour de son pays. Au cours de sa longue vie opérationnelle, la base de Reims a été exemplaire. Son image de vitrine d'une Armée de l'air.sereine, consciente des défis contemporains, apte à y apporter des réponses par le partage d'intelligence et de technicité des hommes et des femmes qui la composent, illustre une haute conscience de la responsabilité. Portée par un parrain, As des as de la campagne de France de 1940, la base a su être un espace respectueux des traditions, du travail d'histoire et du devoir de mémoire, tout en s'employant à cumuler des compétences exi- geantes pour s'acquitter de missions complexes. Partout où l'intérêt supérieur de la nation et la paix dans le monde étaient menacés. Jusqu'au bout, les aviateurs de Reims auront été en service aérien commandé sur le théâtre afghan comme dans le ciel libyen, s'organisant pour que la priorité absolue soit toujours la mission. Sans que le déménagement du dernier escadron vers Mont-de-Marsan ne soit remis en cause. Cette capacité à faire face, à vivre toutes les exigences fixées comme le plus beau des devoirs justifie d'être fier du travail accompli. Comme l'écrivait si justement Saint-Exupéry dans « Vol de nuit » : « Dans'ia vie, il n'y a pas de solutions. Il y a des forces en marche : il faut les créer et les Solutions suivent ».

Que les Rémois et les Marnais n'oublient jamais l'œuvre construite par les aviateurs de la BA112, ici, dans ce beau département, l'un des berceaux mondiaux de l'aviation.

Hervé CHABAUD

Fermeture de la BA 112

La tradition d'une arme se transmet par le parcours de ses héros. Il est pour les aviateurs l'un de ces passeurs de sens.

 
Le colonel PERONE, le Général GOUGEON et le Colonel LONNOPY

  Edmond Marin la Meslée : Un parrain inoubliable

 La base a porté son nom. Pour tous les aviateurs qui y ont servi, c'était une fierté. Servir sur une base dont le parrain est ce grand Français, admirable pilote de chasse, As des as de la campagne de 1940 aura été un honneur partagé.

Le nom d'Edmond Marin la Meslée ne doit pas être oublié. Il ne le sera pas. Une génération de veilleurs s'y est engagée.

Né à Valenciennes il y aura un siècle l'année prochaine, cinquième enfant d'une phratrie de dix, il s'épanouit au cœur d'une famille passionnée par la conquête du ciel. Son papa n'est-il pas l'un des pères de l'aviation dans le nord de la France ? N'est-il pas le cofondateur du club d'aérostation et d'aviation de Valenciennes ?

N'occupe-t-il pas les fonctions de secrétaire général de l'aéro-club de Lille et de l'Association aéronautique du Nord ? Tel père, tels fils ! Edmond comme Raymond et Christian optent pour une carrière dans l'armée de l'air.

Edmond est un garçon sérieux et studieux. Titulaire de ses deux baccalauréats en 1929, il entame des études de droit mais ne semble pas passionné par l'étude des codes et des arrêts des grandes juridictions. il préfère se consacrer au pilotage qui est, chez lui, une passion confirmée dès que son père à l'adolescence lui a offert son baptême de l'air.
Son choix est le bon puisque le 1er août 1931, il est breveté pilote à l'école Morane-Saulnier de Villacoublay où il a été admis après avoir bénéficié d'une bourse d'État de pilotage.

Il devance l'appel pour effectuer son service militaire aussi est-il incorporé fin novembre 1931. Il rejoint d'abord Istres avant d'être transféré à Avord puisqu'il a réussi l'examen d'entrée à l'École des officiers de réserve.

En septembre 1932, il est sous-lieutenant. C'est alors qu'il choisit l'aviation de chasse et intègre le 2e régiment de chasse stationné à Strasbourg. Son contrat de réserviste prenant fin, il n'a alors qu'une option pour demeurer sous l'uniforme et elle exige de la modestie et une authentique capacité à se remettre en cause. Il démissionne et signe un nouvel engagement de deux années. Ce qui signifie qu'il ne peut plus porter que le galon de sergent.

Lors de la dissolution de son régiment, il est envoyé à Tours. Il espère redevenir officier aussi travaille-t-il dur pour cela mais il échoue en 1933 au concours d'entrée de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr puis à celui de l'École des élèves officiers d'active de Versailles.

Il lui en faut plus pour renoncer et sa ténacité se révèle payante puisqu'en 1936, il est admis à Versailles. Il porte à nouveau la barrette de sous-lieutenant le 1er octobre 1937 et choisit d'être affecté à la base aérienne de Reims.

Une escadrille prestigieuse

Il intègre la SPA 67 du groupe de chasse 1/5, une escadrille qui est alors placée sous les ordres du capitaine Jean-Marie Accart.

Avant la déclaration de guerre, elle est totalement équipée de Curtiss H 75, un excellent appareil capable de dominer les meilleurs avions du Reich.

Au début des hostilités, elle est stationnée à Suippes. Le 11 janvier 1940, il remporte sa première victoire aérienne en abattant un Dornier 17. À compter du 10 mai, date de la puissante attaque aéroterrestre lancée par l'adversaire, il accumule les succès : trois Junker 87 abattus le 12 mai, un Messerschmitt 109 descendu le 13, trois Heinkel 111 exécutés le 18.

Lorsque le capitaine Accart est grièvement blessé en service aérien commandé, c'est Marin la Meslée qui prend le commandement de la SPA 67.

À la fin de la campagne de France alors que la fin des hostilités est sur le point d'être signée, Le lieutenant Edmond Marin la Meslée est crédité de seize victoires certaines et de quatre probables.

Il est déjà avec ses avions et ses pilotes de l'autre côté de la Méditerranée. Après un périple un peu compliqué, il se retrouve à Rabat au Maroc où il est maintenu dans l'armée de l'air d'armistice.

Après l'opération Torch du 8 novembre 1942 qui scelle le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, Marin devient commandant en second du groupe de chasse et participe à la protection des convois et à la surveillance de la côte oranaise.

En janvier 1944, il devient commandant de son groupe de chasse. En septembre, un mois après le débarquement de Provence le GC 1/5 s'installe à Salon-de-Provence où il est équipé en novembre de P 47 Thunderbolt.
Bientôt ce sont des missions d'appui et de mitraillage en Alsace qui sont commandées à son unité. Le 4 février 1945 au cours de l'une d'elles, le commandant est mortellement blessé à la tête par un obus de la Flak allemande (Défense antiaérienne). Son avion s'écrase.

Il accomplissait sa 232e mission de guerre. C'était à la veille de son 33e anniversaire. Le 29 juin 1946, à mi-chemin entre les villages de Rustenhart et de Dessenheim, à l'endroit où le commandant Edmond Marin est tombé pour la France, un monument représentant une étoile de pierre de trente mètres de diamètre est inauguré.
Le 13 juin 1950, il y est inhumé. Depuis, tous les ans, à la date de sa disparition, un hommage solennel lui est rendu par l'armée de l'air.

Supplément réalisé par Hervé CHABAUD

Le Mirage F1 CR : L'œil de l'armée de l'air

 
En 1949, la BA 112 va subir des aménagements indispensables pour accueillir très rapidement des avions à réaction.
Pour le quinzième centenaire du baptême de Clovis, Jean-Paul II a présidé une messe pontificale sur la base. 


En 1949 la BA 112 va subir des aménégements  indispensables pour acceuillir très rapidement des avions à réaction.


SPÉCIALISÉE jusqu'à sa fermeture dans la reconnaissance aérienne, la BA 112 « commandant Marin la Meslée » a effectué des missions sur de très nombreux théâtres d'opérations.

On se souvient de sa permanence à N'Djamena au Tchad, de son engagement toujours effectif en Afghanistan et dans le cadre de l'application de la résolution 1973 du Conseil de sécurité.

Mais les Mirage rémois ont aussi contribué à l'évaluation de l'ampleur de la dernière grande tempête Klaus dans le Sud-Ouest de la France.

Si l'on n'imagine pas toujours les capacités exceptionnelles des caméras embarquées, il est patent que dans l'appui à la société civile, les quatre appareils mobilisés à cet effet étaient parvenus à photographier en une vingtaine de minutes, une zone de vingt mille kilomètres carrés.
Les Mirage F1 CR sont d'abord destinés à accomplir des missions de reconnaissance tactique et pour cela, ils sont équipés d'un matériel relié à différents systèmes de navigation.
Ils peuvent emporter une caméra Omera 40 qui, utilisée à basse altitude autorise des clichés panoramiques en noir et blanc ou en couleur.

Un prisme à miroir permet de finaliser des images d'horizon à horizon ce qui évite toute rupture dans le champ analysé. L'appareil peut également emporter une Omera 33 très efficace à moyenne altitude grâce à une focale plus importante.

Elle a l'avantage d'offrir une vision verticale des objectifs et peut réaliser des vues parfaites à quatre mille mètres.

Le Mirage F1 CR peut aussi transporter le pod « presto » qui est une nacelle de cinq cents kilos, installée sous le fuselage de l'avion.

On peut alors assurer des prises de vue automatiques ou manuelles à des distances pouvant aller jusqu'à une petite quarantaine de kilomètres.

La haute résolution des images et la rapidité avec laquelle elles peuvent être traitées et analysées sont très utiles aux états-majors pour finaliser leurs décisions.

Le Mirage F1 CR qui est entré en fonction dans l'armée de l'air à partir de 1983 est appelé à être remplacé par le Rafale dont on connaît l'exceptionnelle polyvalence.

Équipé d'un réacteur SNECMA Atar 9K50 et d'un canon de trente millimètres utilisable air/air ou air/sol, il peut emporter en plus de son matériel de reconnaissance, deux missiles magic II d'autodéfense, des bombes lisses ou guidées et même une nacelle d'analyse de signaux électromagnétiques Astac.

Bref, et cela s'est vérifié sur les théâtres contemporains où il est engagé, le Mirage F1 CR peut effectuer de remarquables missions de reconnaissance aérienne et d'assaut conventionnel.

50 ans d'un bref survol

Lorsqu'en 1949, la base est réactivée, elle nécessite un ensemble d'aménagements indispensables pour accueillir les avions à réaction qui lui sont promis.

La 3e escadre de chasse qui va être rémoise de 1950 à 1961 reçoit d'abord des De Havilland 100 Vampire puis dès 1951 elle est équipée de Republic F-84 qui sont remplacés en 1959 par des North American F-100 Super Sabre.

C'est au sein de cette escadre qu'est fondée en 1953 la future Patrouille de France. La 3e est sollicitée pendant la crise de Suez en 1956 et elle déploie alors ses moyens opérationnels sur l'île de Chypre.

La 30e escadre tout temps remplace la 3e. Elle est alors dotée de chasseurs bombardiers SNCASO 4050 Vautour IIN. La 30e a parmi ses escadrons le célèbre 02.30 « Normandie Niemen » qui prend ses quartiers à Reims en 1966 et retrouve le prestigieux 03.30 « Lorraine ».

Cela vaut alors à la B 112 « commandant Marin-la-Meslée » d'accueillir dans les années soixante-dix, plusieurs échanges avec les forces aériennes d'URSS.

Ici, la Guerre froide est mise entre parenthèses au profit de la grande histoire partagée au cours de la Seconde Guerre mondiale où le « Neu Neu » s'est battu dans le ciel soviétique où sont tombés en service aérien commandé, bien des leurs.

Le 20 décembre 1973, les premiers Mirage F1 mis en service dans l'armée de l'air se posent à Reims. Mais la BA 112 présente encore une autre particularité. Entre 1961 et 1978 elle est à la fois une plate-forme pour la chasse et pour la 62e escadre de transport qui emploie les Nord 2501 ou Noratlas. En 1993, le « Normandie Niemen » quitte Reims pour rejoindre la BA 132 de Colmar.

Il fusionne le 27 juin 2008 avec l'escadron 01.030 « Alsace » et devient le 01.030 « Normandie Niemen ». À la fermeture de la base du Haut-Rhin, Reims reprend les traditions du « Neu Neu » dont la renaissance prochaine sur Rafale est attendue.

La 30e escadre de chasse est dissoute en 1994. Toutefois cette même année, avec la fermeture de la base de Strasbourg, la BA 112 bénéficie de la venue de deux escadrons de reconnaissance aérienne, le 01.033 « Belfort » (fermé en juin 2010) et le 02.033 « Savoie » (dernier escadron en résidence). Les pilotes disposent de Mirage F1 CR.

Parallèlement, l'escadron 03.30 « Lorraine » devient le 03.033 « Lorraine ». Avec plus d'une soixantaine d'avions, la base rémoise est l'une des plus importantes de France.

Le 22 septembre 1996, pour le quinzième centenaire du baptême de Clovis, Jean-Paul II préside sur la base une messe pontificale rassemblant plus de 200 000 fidèles.

Il y est également salué avant son retour à Rome par le Premier ministre Alain Juppé.

En 2005, le « Lorraine » est mis en sommeil et ses appareils sont déplacés sur la base de Colmar. La base travaillera alors pendant cinq ans avec deux escadrons de reconnaissance aérienne puis alors que sa fermeture est annoncée dans le cadre du livre blanc de la réorganisation des armées, conservera le « Savoie » toujours engagé à la fois en Afghanistan et au-dessus de la Libye. Ce dernier escadron est en cours d'installation sur la base de Mont-de-Marsan

 Richard Wolsztynski / Patron de la BA 112 puis chef d'état-major


Avec le préfet de l'époque, Jean-Paul Marty


Richard Wolsztynski au premier plan 


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enri Wenisch était arrivé sur la base comme jeune mécanicien de l'armée de l'air (ici debout, en compagnie d'un camarade, en 1938).

 Chaleureux, un ton ferme et convivial, le général d'armée aérienne Richard Wolsztynski est toujours heureux de parler de son arme : « C'est à l'armée de l'air tout entière que je suis éternellement attaché car c'est une formidable communauté humaine, une grande famille ».

Lorsqu'il atterrit à Reims en provenance de Metz il découvre une base dont les atouts sont patents : « Je suis arrivé sur un site historiquement très fort et j'y ai trouvé un échantillon représentatif de l'armée de l'air dans ses métiers et ses services. J'étais fier de recevoir ce commandement ».

Il se met sans tarder au travail : « Nous avions des Mirage F1 dans leur version défense aérienne pour garantir notre souveraineté du ciel, participer à la prise d'alerte et aux missions qui nous étaient demandées depuis Taverny. Mais nous étions aussi un site d'accueil ouvert aux armées et à l'interministériel et cela pour toutes les missions opérationnelles et de soutien. J'ai préparé la base à l'arrivée des Mirage F1 CR puisque Strasbourg fermait et que Reims devait devenir le pivot de la reconnaissance aérienne. Ce qui a exigé quelques travaux et adaptations pour que les locaux soient opérationnels et que la logistique au sol soit conforme à nos attentes. C'était un point majeur de ma feuille de route ».

De son séjour rémois, le général conserve quelques souvenirs solennels ou pittoresques : « J'ai, avec mon équipe, préparé le 50e anniversaire du Lorraine puis le 50e du Normandie-Niémen. Nos amis soviétiques sont venus avec leur Sukhoï 27. Ils ont été une centaine à rester sur la base pendant une semaine et ont participé à deux présentations dont l'une à Évreux. C'est la première fois que j'ai pu voler avec leur leader sur Su 27 ».

Dans un domaine plus ludique Richard Wolsztynski se souvient du rallye Farman réalisé entre Mourmelon et le fort de la Pompelle pour évoquer le premier vol de ville à ville d'octobre 1908 : « Cela a été un temps de cohérence bienvenu avec le personnel qui y a participé en masse ».

Il n'a pas oublié sa discussion avec le patron de l'Équipement pour réaliser un vrai terrain de foot sur la base. Ne s'est-il pas aussi démené pour y créer un orchestre ? « J'avais joué de la trompette dans ma jeunesse. Je me suis dit qu'on pouvait trouver une vingtaine d'aviateurs musiciens et faire quelque chose d'honorable. Celui qui en a pris la direction est l'actuel patron de la musique de l'Air ! ».

Il a également transformé « le Boulingrin » de la base qui servait d'espace de stockage en un gymnase avec un très bon terrain de hand. Il a développé pendant tout ce temps des contacts privilégiés avec les élus et les décideurs locaux. « J'étais très proche de Christian Desgrippes qui nous a quittés il y a quelques mois et dont j'appréciais le rôle social et à l'époque l'implication dans le service national et la présentation au drapeau ».

Parmi les souvenirs plus durs, le général n'a pas oublié la mort en service aérien commandé de deux officiers pilote de la patrouille Victor en 2003.

Il était alors revenu sur la base comme chef d'état-major de l'armée de l'air : « Lorsqu'on parle aux familles, il n'y a pas de check-list mais simplement notre cœur d'aviateur ».

Sur le livre blanc et l'évolution des armées avec le nouveau format de l'armée de l'air, Richard Wolsztynski rappelle que le contexte a beaucoup évolué depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et la fin de la Guerre froide.

« Nous avions une concentration excessive de nos moyens dans le Nord-Est de la France. Il était évident qu'une nouvelle répartition des moyens opérationnels allait être nécessaire. Cela a été réfléchi et on est parti d'une analyse globale avant une présentation aux autorités. Sont alors pris en compte l'impact économique local, l'urbanisme et l'environnement. Il est patent que la région rémoise qui se trouve dans la phase terminale d'approche des grands aéroports parisiens avec la plus grosse balise d'entrée dans cet espace n'avait pas la meilleure situation d'avenir. L'armée de l'air a anticipé comme elle sait le faire avec le souci d'une gestion humaine de ses personnels ».

Et d'observer : « Une base qui reçoit de nouveaux appareils comme le Rafale c'est une perspective de vie d'au moins quarante ans ». Bien sûr, il y a aussi un facteur politique mais il est clair que la plupart des grands pays ont réduit le fo"rmat de leur armée de l'air : « C'est un constat ».

Le général d'armée aérienne Wolsztynski sera présent ce jeudi pour la cérémonie de fermeture de la BA 112 avec le regard tourné vers l'avenir de l'armée de l'air.

Henri Wenisch / Du gazon au béton : des tas de souvenirs pour le mécano

« Des souvenirs de cette base, j'en ai des tas ! » Et pour cause : Henri Wenisch l'a bien connue pour y avoir travaillé comme mécanicien. C'était à l'époque héroïque, celle de Marin-la-Meslée, dont il fut d'ailleurs le collaborateur technique attitré.

C'est bien loin tout ça, mais Henri Wenisch, aujourd'hui nonagénaire, coulant une retraite paisible à Tinqueux, est capable de vous parler de la base 112 comme si c'était hier : « J'y suis arrivé en 1936, comme seconde classe, en sortant de l'école de mécaniciens de l'armée de l'air de Rochefort. Avec mes cinq camarades de promo, on se disait : chic ! on va pouvoir faire des heures de vol (parce qu'on pensait être affectés dans un groupe de bombardement, où le mécanicien monte à bord). Manque de pot, on s'est retrouvés dans la chasse ! »

Et là, pas question de voler, les appareils n'étant prévus que pour le seul pilote… « A l'époque c'étaient des Dewatine 500 et 501 : avec leur vitesse maximale de 340-350 km/h, et leurs trains non rentrants, ils étaient déjà périmés… » Notamment par rapport aux Messerschmitt allemands. « Avant la guerre, en 37, des Allemands avec le général Milsch, chef d'état-major de la Luftwaffe, étaient venus nous faire une visite officielle ; avec nos appareils on avait l'air fins ! Ça a dû les faire rigoler… »

A l'époque, la base rémoise était la plus grosse de France selon notre interlocuteur. Mais elle était démunie de véritable piste : la surface, c'était du gazon.

Il faudra attendre l'arrivée des Américains après le débarquement pour y voir apparaître le béton : « Ils ont rasé les vignes sur 2 km, et en un mois, ils avaient réalisé la piste ! » On était alors bien loin des déclarations d'utilité publique et autres enquêtes préliminaires d'aujourd'hui…

Quant au fameux pilote Marin la Meslée, Henri Wenisch en fut fort proche : « Je l'ai côtoyé pendant sept ans ; nous partagions la même croyance, parce que c'était un grand chrétien. Parmi les souvenirs que j'ai de lui, je me rappelle que quand je l'installais dans son P39, je lui faisais délacer ses chaussures de dotation US ; c'était au cas où il aurait dû s'éjecter au-dessus de la mer ; parce qu'avec ces engins qui pesaient bien 1 kg, vous étiez bien embarrassé pour surnager ! »

Aujourd'hui dernier survivant de la 5ème escadre de chasse, celle qui participa glorieusement à la campagne de France avec ses Curtiss, Henri Wenisch reste fidèle à la base 112, où il est régulièrement invité d'honneur.

Il le sera encore une dernière fois pour la cérémonie de fermeture, même si « j'ai du mal à digérer le départ des aviateurs ! »

Publié le mercredi 29 juin 2011 à 09H30

  Le colonel Jean-Michel Meyer est le dernier commandant


« Dans le commandement, il faut une dimension humaine ce qui n'empêche pas de prendre des décisions et de les assumer. »

Mon colonel, Reims aura marqué votre parcours d'officier, de pilote et de chef ?

« Je suis arrivé sur la BA 112 « commandant Marin-la-Meslée » le 1er septembre 1988 comme tout jeune pilote. J'étais PIM sur Mirage F1 C au 1. 30 « Valois » et je devais approfondir et perfectionner ma formation de pilote de combat puis de sous-chef de patrouille et chef de patrouille. Je suis resté à Reims jusqu'en 1993, un an avant la dissolution du « Valois ». Lorsqu'en poste à Berlin, j'ai indiqué que j'étais intéressé par la prise de commandement d'une base aérienne, de préférence avec des avions de combat, on m'a proposé Reims et j'ai dit oui tout de suite. J'ai succédé au colonel Gilles Perrone à l'été 2009.

C'était une belle base spécialisée dans la reconnaissance aérienne avec deux escadrons le 01.033 « Belfort » et le 02.033 « Savoie ». Je savais qu'elle allait fermer mais j'ai pris cela comme un challenge avec le souci d'être au rendez-vous qui m'était fixé tout en prenant toutes les dispositions utiles afin de répondre dans l'efficacité et la performance à toutes les missions qui nous seraient confiées. J'ai aussi découvert l'histoire très riche de cette base et de l'aéronautique locale ».

Votre mission comme dernier commandant de la BA 112 s'est révélée un peu particulière et avec un événementiel également imprévu ?

« Je le savais et mon souci a été de gérer cette transition vers la fermeture en ayant à cœur de travailler le volet humain. Dans le commandement il faut cette dimension humaine ce qui n'empêche pas de prendre des décisions et de les assumer. Nous aurons été opérationnels jusqu'au dernier jour et la BA 112 a fonctionné avec l'investissement total de tous les aviateurs fiers de servir la France et de se donner au maximum pour que les missions reçues soient une réussite. Nous avons tenu notre rang au Tchad. Nous avons assumé notre posture opérationnelle en Afghanistan. Nous avons répondu aux sollicitations de l'état-major et nous avons pris toutes les dispositions opérationnelles nécessaires pour participer comme il nous l'était deman dé à l'opération Harmattan au-dessus de la Libye après le vote par le Conseil de sécurité de l'Onu de la résolution 1973. La base a été pleinement impliquée dans deux exercices majeurs l'an passé avec les forces spéciales puis Airex 90. Elle a également participé au 70e anniversaire de la France et a reçu le chef d'état-major de l'armée de l'air le général Jean-Paul Paloméros et son homologue allemand le général Aarne Kreuzinger-Janik et reçu également des figures du monde des médias et du sport comme Michel Drucker et Jean Alési ».

Que retiendrez-vous de ce second passage à Reims ?

« D'abord la qualité de l'accueil des Rémois. Avec ma famille, nous avons apprécié cette chaleur et cette convivialité ce qui a grandement facilité notre intégration à Reims et dans le pays rémois. J'ai pu mesurer combien la base y tenait une place particulière. Ce qui m'a aussi beaucoup marqué c'est l'entière disponibilité des personnels, pilotes, mécaniciens et soutiens qui ont manifesté un sens de l'engagement et de dévouement pour la patrie sur les théâtres d'opérations extérieures qui doit être salué. Passer de l'Afghanistan à la Libye c'est-à-dire d'un détachement extérieur à un autre tout en préparant un déménagement à Mont-de-Marsan ou ailleurs, et en conservant une motivation exemplaire et un sens admirable du service, cela est remarquable et donne de l'armée de l'air une belle image méritée. Être opérationnel et au maximum de ses capacités jusqu'au bout, la BA 112 « commandant Marin-la-Meslée » pourra dire qu'elle l'a fait grâce à tous ses personnels »

Après Reims, vous vous envolez pour la Martinique ?

« Le 20 juillet, je serai à la Martinique pour la passation des consignes pour mon nouveau poste. Je deviens chef d'état-major interarmées aux Antilles. Il s'agit d'encadrer l'état-major qui planifie tous les exercices et les actions ainsi que l'accueil des forces qui peuvent être amenées à s'y trouver.
Nous pouvons aussi venir en aide aux populations victimes de catastrophes naturelles et apporter notre concours à des opérations visant le narcotrafic. Il y a également dans ce poste beaucoup de missions à l'interministériel. Il s'agit d'une nouvelle étape dans une vie de militaire. Notre famille y est prête ».

Publié le mercredi 29 juin 2011 à 09H30

La base 112 de A à Z

A

- comme Accart (Jean-Mary) : affecté à Reims à la 5e escadre de chasse, il commande comme capitaine l'escadrille SPA 67, période au cours de laquelle il remporte douze victoires homologuées et quatre probables. Il est grièvement blessé en juin 1940. Il revient dans la Marne en 1952 comme commandant de la base de Reims et c'est pendant son commandement qu'elle est baptisée du nom de l'as des as de la campagne de 1940 : Edmond Marin la Meslée. Il termine sa carrière comme général de division ayant notamment commandé la Force aérienne tactique. Il était grand croix de la Légion d'honneur et titulaire de la croix de guerre avec onze citations.

B

- comme Betheny et Brimont, communes sur lesquelles se trouvent des emprises de la BA 112.

- comme bombardements puisque dès le 10 mai 1940, la base est pilonnée par cinq appareils allemands. Ce n'est qu'un commencement puisqu'après l'armistice, Reims devient au second semestre 1943 un objectif à traiter pour les alliés. Le 26 septembre à 17 h 50, quarante B 17 des 96e et 388e groupes de bombardements US larguent 228 bombes explosives de 500 kilos, 38 bombes explosives d'une tonne et 840 bombes incendiaires de 100 kilos. Le 28 mars 1944, cinquante-neuf B 17 des 91e et 381e groupes lachent 175 tonnes de bombes entre 14 heures et 14 h 20 ! Le 10 mai à 15 h 30, dix-neuf P 47 Thunderbolt équipés de bombes à fragmentations et de bombes incendiaires au phosphore frappent les installations. Le lendemain à 16 h 30 une attaque impliquant des P 51B Mustang est signalée. Le 20 mai ce sont soixante-six B 24 Libérator du 388 groupe US qui déversent 159 tonnes de bombes. Quinze appareils au sol sont détruits. Le 9 août 1944 seize P 51B Mustang du 353e groupe de combat attaquent une trentaine de Ju 88 qu'ils viennent de repérer sur la base rémoise. Neuf sont totalement détruits. Le 17 août des P 51 B du 354e groupe surgissent dans le ciel rémois et détruisent une douzaine d'appareils.

- comme le 01. 033 Belfort, escadron de reconnaissance dissout en juin 2010 par le général Joël Martel, major général de l'armée de l'air.

- comme Bachelard (Jean), natif de Chivres-Val (Aisne) patron de la base de 1993 à 1995

- comme Bodéré (Jean-François), patron de la base de 1979 à 1981.

- comme Brohon (Raymond), patron de la base en 1955.

C

- comme Curtiss H 75, appareil prestigieux qui a permis à douze pilotes rémois d'être parmi les quinze meilleurs pilotes de la campagne de France.

- comme colonel, grade que les commandants de la base avait lors de leur passage à Reims. La plupart d'entre eux sont devenus généraux.

- comme Cannac (Jean), patron de la base de 1973 à 1975.

- comme Chataing (Hugues), patron de la base de 1971 à 1973.

- comme Cinquin (Louis), patron de la base de 1967 à 1969.

- comme Copel (Etienne), patron de la base de 1977 à 1979.

- comme Courcy commune sur laquelle se trouvent des terrains de la base.

D

- comme Delachenal (Pierre), qui est le premier commandant de la formation acrobatique de Reims appelée à devenir Patrouille de France. Elle réalise alors ses démonstrations sur Thunderjet.

- comme Deleuze (Fabrice), patron de la base de 1963 à 1965.

- comme Dorance (Michel), patron de la base de 1958 à 1960.

- comme Douin (Jean-Philippe), qui a commandé à Reims le Normandie Niémen puis deviendra plus tard chef d'état-major de l'armée de l'air puis grand chancelier de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite.

- comme Dugit-Gros (Henri), patron de la base de 1961 à 1963.

E

- comme escadre. Qui a oublié la 3e escadre, la 12e, la 30e, la 33e, la 62e de transport ?

F

- comme Fabry (Jacques), patron de la base de 1960 à 1961.

- comme Forget (Michel), patron de la base de 1975 à 1977.

G

- comme Gauthier (Gabriel), patron de la base de 1956 à 1958.

- comme Guéniot (François), patron de la base de 1987 à 1989.

- comme Guyot (Virginie), ancienne de l'escadron de reconnaissance 02.033 « Savoie », première femme leader de la patrouille de France en 2010.

H

- comme Housset (Marcel), patron de la base en 1951, il reçoit du général Eisenhower le 17 mai 16 F 84 E Thunderjet qui sont affectés à la 3e escadre.

I

- comme insigne de la base. C'est à la suite d'une demande d'homologation validée le 17 août 1953 que la BA obtient le sien comprenant les symboles suivants : le blason de la Champagne évoquant la province d'implantation, la cathédrale Notre-Dame de Reims, une silhouette d'avion, une étoile blanche à cinq branches rappelant le souvenir du commandant Edmond Marin la Meslée.

J

- comme Job (Jean-Pierre), né à Fresne-les-Reims à trois kilomètres du bout de la piste, ancien de la Patrouille de France et commandant de l'escadron « Normandie-Niémen » à Reims. Il a notamment été inspecteur général des armées puis chef d'état-major de l'armée de l'air du 2 juillet 2000 au 31 août 2002. Il a fait son adieu aux armes sur la BA 112.

- comme Jallas (Jacques), patron de la base de 1969 à 1971.

- comme Jean-Paul II. Le souverain pontife a présidé le dimanche 22 septembre 1996 sur la base une messe rassemblant au moins 200 000 fidèles à l'occasion du quinzième centenaire du baptême de Clovis par l'évêque Remi.

- comme Joseph (Yves), patron de la base de 1983 à 1985.

- comme Jelensperger (Patrick), patron de la base de 1989 à 1991.

L

- comme Lafarge (Frédéric), administrateur du musée de la BA112 et de l'aéronautique locale.

- comme Lonnoy (Françis), patron de la base de 2004 à 2007.

- comme Lorraine, escadron prestigieux dont le dernier commandant Jean-Claude Vigilant est aujourd'hui patron de la base de Dijon.

M

- comme Mirage F1. Reims a été la première base à l'accueillir avant de devenir la place française de la reconnaissance aérienne avec le F1 CR.
M comme Marin la Meslée (Edmond), as des as de la campagne de France de 1940 et parrain de la BA 112.

- comme meeting, à l'exemple de celui dit du centenaire qui a eu lieu les 27 et 28 juin 2009.

-. comme Maigne (Frédéric), patron de la base de 1997 à 2000.

- comme Mercier (Denis), patron de la base de 2002 à 2004, actuellement général de corps aérien chef du cabinet militaire du ministre de la Défense et des Anciens Combattants.

- comme Mesnard (Charles), patron de la base de 1965 à 1967.

- comme Motte (Christophe), patron de la base de 1995 à 1997.

- comme Meyer (Jean-Michel), dernier commandant de la base de 2009 à 2011.

N

- comme Normandie-Niémen, escadron prestigieux au passé glorieux pendant la Seconde Guerre mondiale et compagnon de la Libération.

Le 3 juillet 2009 son drapeau est revenu sur la base qui en a assuré temporairement la garde.

- comme Noratlas, ceux de la 62e escadre de transport qui a stationné à Reims.

O

- comme Omera, du nom de ces caméras employés sur les Mirage F1 CR. La 40 employée à basse altitutde permet la validation des clichés panoramiques d'horizon à horizon, la 33 utilisée à moyenne altitude autorise des prises de vues autour de quatre mille mètres.

P

- comme Paloméros (Jean-Paul), ancien commandant de la 30e escadre de chasse sur la BA112, aujourd'hui chef d'état-major de l'armée de l'air. Il présidera la cérémonie de dissolution.

- comme Pidancet (Jean-François), patron de la base de 1985 à 1987.

- comme Perrone (Gilles), patron de la BA 112 de 2007 à 2009.

- comme Potier (Jacques), patron de la base de 1981 à 1983.

- comme Presto. Cette nacelle placée sous le fuselage du Mirage F1 CR permet des photographies automatiques ou manuelles à des distances allant jusqu'à trente kilomètres.

R

- comme reconnaissance aérienne, la mission qui a été dévolue à la base jusqu'à sa fermeture.
S comme 02.033 Savoie, le dernier escadron de la base qui aura été jusqu'à son départ engagé sur les théâtres extérieurs d'Afghanistan et de Libye.
S comme Switzer (Henri), patron de la base de 2000 à 2002. Il a été par la suite un remarquable directeur du SIRPA-air.

T

- comme Tiflette la minette, la petite chatte noire mascotte du 02.033 Savoie.

V

- comme Valois escadron, où le colonel Meyer a fait ses débuts de pilote de chasse.

- comme Vampire et Vautour, deux avions de chasse qui ont été stationnés à Reims.

W

- comme Wesnisch (Henri) Rémois en mécanicien d'Edmond Marin la Meslée dont il raconte l'épopée. Sa mémoire sur la campagne de 1940 est remarquable.

- comme Wolsztynski (Richard), patron de la base de 1991 à 1993, il sera aussi inspecteur de l'armée de l'air (1998-1999), major général des armées (1999-2002) et chef d'état-major de l'armée de l'air (2002-2006).

- comme Warnier (François), pilote rémois aux 8 victoires et ancien du GC 1/5.

Extrait de l'union du 29 juin 2011

    

     

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COULISSES

Mission de reconnaissance à la B.A 112

Vaste de 542 hectares répartis sur les communes de Courcy, Brimont et Bétheny, la B.A 112 rassemble un effectif de 1593 hommes et femmes. Soumise à de strictes règles de confidentialité, la base a accepté de nous ouvrir ses portes pour une passionnante mission de reconnaissance.


S
ur la B.A 112 sont stationnés les deux escadrons de reconnaissance de l’Armée de l’Air 01.033 “Belfort” et 02.033 “Savoie” (Soit 40 Mirages F1 CR) complétés par un escadron de Soutien Technique Spécialisé

 Même sans quitter le sol, le ciel nous a fait rêver… Tour de contrôle


La vigie suit chaque mouvement.

Assurer la sécurité optimale La protection de l’espace aérien est la mission numéro 1 de l’Armée de l’air. C’est une ressource partagée dans le respect des règles européennes. Les relations téléphoniques et informatiques avec différents centres de contrôle civils et militaires jouent donc à plein. Dans la tour, face à la piste longue de 2400 m, véritable sanctuaire dont l’emprise doit être jour et nuit sécurisée, la vigie suit tout ce qui est en mouvement: avions, véhicules et personnes. L’outil premier est la radio pour diffuser l’information et transmettre les consignes, généralement en langue anglaise. Un gros problème? La “vigie volante” serait l’ultime recours. En 2 à 15 minutes maxi, un appareil est toujours prêt à décoller.


Un appareil est toujours prêt à décoller 

Pompiers de l’air : 3 minutes pour agir !


Les pompiers en alerte permanente.

Sur la base aérienne et dans un rayon de 15 km, un seul objectif : la sécurité. Celle de la plateforme et de l’ensemble des aéronefs, celle des installations de la base sans oublier le secours aux personnes en renfort du service médical. En continuité sur une cinquantaine d’heures, 11 intervenants sont de service chaque jour. En 3 minutes, à la moindre alerte, il faut pouvoir s’équiper, partir, se déployer et déverser 50 % de la mousse contenue dans les camions. La formation est permanente et partagée (plus de 75 % des personnels de la base sont sensibilisés à la sécurité incendie et au secourisme !) Du warning déstabilisant au plan rouge en cas de crash, les pompiers de l’air ne parlent même plus de métier mais de passion : 50 % d’entre eux passent leur temps libre… avec les pompiers volontaires !

Le simulateur ou l’école du zéro faute


Le simulateur de vol : on y apprend les bons réflexes.

Vous êtes en Afghanistan… température 40°. Le chargement de l’avion et les données météo font partie du voyage immobile, sitôt ôtée la passerelle. Si l’entraînement aux procédures opérationnelles ne présente aucun risque, il reconstitue pour de bon toutes les conditions d’une mission avec un degré de réalisme impressionnant. Cette mise en condition que suit le moniteur depuis son poste place le pilote en situation et mesure ses réflexes, quel que soit le théâtre des opérations… A l’issue, il y aura toujours quelque chose à apprendre au débriefing…C’est ainsi qu’on sauve une mission et des vies.

La face cachée : l’interprétation des clichés


Les prises de vue en vol sont analysées en un temps record.

Le renseignement militaire exige la haute précision. Les vols de reconnaissance le permettent, couverts par des mesures d’autoprotection (nacelles d’identification et de brouillage des radars et missiles à infrarouge) Avec la caméra embarquée, il est possible de détecter toute activité à partir d’une zone affranchie de la couche nuageuse. Complémentaire au travail des satellites, le résultat est excellent. Les prises de vue sont réalisées en noir et blanc ou en couleurs. L’argentique apporte la précision voulue permettant d’agrandir le résultat jusqu’à 8 fois. Numérisé par informatique, le négatif peut être grossi jusqu’à 50 fois…Imparable ! Avec l’OMERA 33 à moyenne altitude, vous distinguez un véhicule à 10 000 pieds (environ 3 000 mètres). A basse altitude (jusqu’à 500 mètres), en panoramique d’horizon à horizon, rien n’échappe à l’OMERA 40. Quant au PRESTO, il travaille automatiquement en haute altitude et à des distances latérales de plus de 30 km. Une silhouette est visible à 20 000 pieds !

Développé en 45 minutes, le film, sitôt analysé et transmis aux décideurs, permet la réactivité maximum pour toute autre action.

INTERVIEW

Le Colonel Gilles Perrone, qui a été commandant d’escadrille de l’escadron de reconnaissance 01.033 “Belfort” avant d’en être le chef des opérations, connaît bien Reims…

Comment percevez-vous notre ville ?

Il existe un lien fort entre Reims et -je le dis à dessein- SA base. La B.A 112 est la continuité d’une relation centenaire entre l’aéronautique et la cité des Sacres.

Avec 109 missions de guerre au-dessus de l’Irak, de l’ex Yougoslavie et du Tchad et un parcours de pilote de chasse, commander une base constitue un nouveau défi ?

Ce qui me marque le plus, c’est la dimension humaine de ce commandement

Quelles sont aujourd’hui les principales missions de la B.A 112 ?

Avec nos deux escadrons de reconnaissance, le coeur de métier se joue à l’étranger lors de missions quotidiennes de soutien, actuellement au Tchad et en Afghanistan. A l’échelle nationale, nous contribuons à « la police du ciel français ». Nous surveillons par exemple l’Aéroport de Roissy dans le cadre de Vigipirate.

A ce rôle de protection s’ajoute une action citoyenne ?

Nous apportons un support logistique au don d’organes. En effet, il faut pouvoir réactiver le terrain à tout moment au profit d’équipes médicales de l’Etablissement français des greffes. En cas de crise grave ou de situation exceptionnelle comme des catastrophes naturelles, les moyens de l’armée, dont ceux de notre base, pourraient également être utilisés lors de missions de service public.

Extrait de VRI N° 244 - 03/2007

    

     

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 BA112 : l' escadron « 3/33 » devrait partir pour Colmar

C'est encore officieux mais la décision doit être prise ces jours-ci. L' un des trois escadrons de là BA 112 devrait quitter Reims l'été prochain pour se positionner à Colmar.  Explications.


L'escadron « 3/33 » au complet devrait partir à Colmar l'été prochain

« C' est très prématuré d'en parler car la décision n'est pas encore prise définitivement ». Le commandant de la BA 112, le colonel Francis Lonnoy reste très prudent. Il admet que le sujet est en pleine discussion, mais prévient que les jeux ne sont pas totalement faits. Entout cas, l'information circule : l' un des trois escadrons de la BA 112, le « 3/33 Lorraine »pourrait quitter Reims pour se positionner à Colmar. Si le redéploiement se confirme —décision, avant fin 2004 — il se déroulera l'été prochain.

Transformation

À ce jour, la BA 112 abrite 60 avions « Mirage FI » répartis en trois escadrons. Le « l » et le « 2 »  sont  affectés  à  la  mission  de reconnaissance. On se souvient d'ailleurs qu'une partie de ces avions est venue de Strasbourg dans les années 90, à la suite de la décision de fermer la base dans la capitale alsacienne.

Le « 3/33 Lorraine » est composé de 10 « F1CT» et de dix autres avions biplaces « F1B ». Ces avions servent essentiellement à la « transformation » des jeunes pilotes, autrement dit à la former au pilotage de ce type d'appareil au sortir de leur formation initiale. L'escadron emploie directement 200 personnes dont 25 à 30 pilotes.

L'idée de ce redéploiement serait de « rétablir un équilibre opérationnel » à Colmar qui ne dispose que d'une quinzaine d'avions pour un escadron. Reims assurerait alors pleinement sa mission de reconnaissance,  comme  elle  l'a fait récemment audessus des différents conflits déclenchés à la fin XX° siècle ou depuis le début de ce siècle.

D'ici à l'été prochain, la mission du « 3/33 » serait donc transférée en même temps que les avions. Il resterait à organiser le départ des personnels concernés.

Ce projet ne signifierait pas pour autant le début de la fin de la base rémoise, comme certains le redoutent - les retombées économiques sont évaluées à 61 MC - ou comme d'autres l'espèrent, pour le « bruit » des avions.

Car, explique le colonel Lonnoy, la plupart des bases aériennes ne comportent généralement que deux escadrons, sauf à Nancy (3) ou Reims (3 pour le moment).

Par ailleurs, opposer Reims à Cambrai n'aurait pas de sens sur le plan opérationnel, d'autant que Cambrai est dans un axe aérien civil encombré et, de ce fait, ne dispose pas de zone d'entraînement satisfaisante.

« 2011 »

Quant à opposer Reims à Saint-Dizier, cela ne tient pas pour l'instant, la base de la Haute-Marne étant dans l'attente du « Rafale » pour dans un an au moins.

La date de «2011» est souvent avancée par ceux qui annoncent sans doute un peu vite la mort de la BA 112, parce qu'elle coïncide avec le retrait progressif du Mirage FI... lequel trouvera sans doute un remplaçant d'ici là.

S'agissant de la piste de la BA 112, dont la faiblesse a été prise pour argument — entre autres — pour le retrait récent de « Ryan Air », elle satisfait pleinement le besoin des petits aéronefs à réaction.

 Bref: il est urgent d'attendre la décision définitive du transfert du « 3/33 » à Colmar.

J.-F. Scherpereel     

Quelques repères historiques

La BA 112 est non seulement une institution à Reims, mais elle est aussi un symbole historique. La cité des sacres est en effet considérée par les spécialistes comme le « berceau de l'aéronautique civile et militaire ».

Car c'est à Reims qu' Henri Farman a eu le projet fou de s'élever dans les airs pour tenter de relier deux villes. Parti de Mourmelon le 30 octobre 1908, il parcourut 27 km jusque Reims à l'altitude moyenne de 25 mètres.

C'est aussi sur l'ancêtre de la BA 112 que se déroula le premier grand meeting aérien, qui réunit plus de 150.000  spectateurs  ! L'opération se renouvela jusqu'en 1913.

En 1912, un décret signa la naissance de sept compagnies aéroautiques dont celle de Reims. Dans le même temps, une école d'aviation vit le jour à Reims-Courcy. Au 1er août 1914, l'école avait déjà délivré 650 brevets militaires.

Peu à peu, la base aérienne de Reims s'étoffe. Pendant la seconde guerre la « BA112 » est dissoute en 1939. Elle est remplacée par une compagnie aérienne rattachée à la « Royal air force » anglaise.L'année suivante, les Allemands de la Luftwaffe prennent possession du terrain...qui sera donc bombardé à de nombreuses reprises avant sa libération en septembre1944. Les Américains prennent la relève.

Renaissance

Dans les années cinquante, la BA 112 renaît avec l'installation de la 3e escadre de chasse. En 1952, le commandant de la base, le colonel Accart la fait baptiser « Marin-la-MesIée »  en  mémoire  du commandant abattu en février 1945 au-dessus de Colmar.

De nombreux avions et escadrons se succéderont jusqu'à l'arrivée des Mirage F1 en septembre 1973. Vingt ans plus tard, l'escadron « Normandie-Niémen » rejoint (déjà) la base de Colmar, avant  la dissolution de la 30e escadre de chasse. En 94, la mission de reconnaissance se renforce avec la fermeture de Strasbourg.

2005 marquera donc une nouvelle étape importante pour la base de Reims.

J.-F.S.               


Aperçu de la BA 112.

Extrait de l'union du 23/12/2004

    

     

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 II y a 75 ans naissait la base
aérienne 112 de Reims


REIMS - 12ème escadre aérienne - Quartier Roisin

Une vue aérienne de la base au début des années 1930.

La base aérienne de Reims qui porte aujourd' hui le nom du grand pilote de chasse pendant la Seconde Guerre mondiale, Marin La Mesiée est née à la fin du mois de septembre 1928 avec le transfert sur le tout nouvel aérodrome militaire de Reims Courcy du 12e régiment d'aviation de. bombardement qui y est déployé et y demeurera jusqu'en 1939. Auparavant, cette formation aérienne était stationnée sur le terrain de Lachen-Speyerdorf près de Neustadt métropole du Palatinat, en Allemagne en application des conditions d'occupation de la Rhénanie.

Le 28 septembre 1928, le premier des neufs trains mixtes transportant le matériel et les personnels de l'aviation quittait Neustadt pour Reims.

Les opérations de transfert ont nécessité un mois mais dès le 1er octobre, l'état-major du régiment, les quatre escadrilles du premier groupe et la section d'entraînement, soit 52 équipages et leurs appareils avaient rejoint la nouvelle base.

Le 23 octobre 1928 arrivaient les 39 appareils des trois escadrilles du deuxième groupe. Le régiment était alors équipé de 91 Breguet XIX. « Cet événement marque le point de départ de l'histoire moderne de l'aéronautique militaire rémoise », rappelle Frédéric Lafarge, administrateur du musée de la BA 112.


Un Breguet XIX A2 appartenant à l'une des escadrilles du 12° régiment d'aviation de bombardement.


Des Breguet du 12' régiment d'aviation de bombardement devant les hangars au nord de la BA 112.

Extrait de l'union du 3/10/2003

    

     

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La Marne, berceau mondial de l’aviation
« Aéropolis » : Reims sur un nuage !

AÉROPOLIS/MEETING DU CENTENAIRE
Aéropolis 1909 - 2009
Un siècle d’aviation à Reims

    

     

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 La Marne,

berceau mondial de l’aviation

Il y a cent ans, l’aviateur Henri Farman réalisait le tout premier vol de ville à ville, entre bouy et reims, faisant ainsi entrer la cité des sacres dans l’histoire, alors balbutiante, de l’aviation mondiale. depuis, reims porte haut les couleurs de l’aéronautique civile et militaire.

 

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L’ histoire commence en 1908 : Henri Farman, un aviateur d’origine britannique, s’installe près de Reims, à Bouy, en plaine crayeuse. Ce dernier n’est pas inconnu dans le monde de l’aviation : il réalise déjà, depuis quelques années, des essais de vol en aérodrome, à Issy-les-Moulineaux, en banlieue parisienne.

Henri Farman choisit le village de Bouy pour poursuivre ses expérimentations, car celui-ci s’étend sur une plaine très plate. De plus, les milliers d’hectares du camp de Châlons tout proche offrent la possibilité de réaliser des atterrissages sans grand danger.

Le jour J

Le 30 octobre 1908, Henri Farman monte à bord de son aéroplane « Voisin », équipé d’un moteur Antoinette, et accomplit un vol qui durera vingt minutes et qui laissera une empreinte indélébile dans l’histoire. Ce parcours de 27 kilomètres est alors en effet le tout premier vol de ville à ville au monde. L’aviateur atterrit dans les jardins de la maison de champagne Pommery, où une stèle commémorant son exploit est toujours visible. Grâce à Farman, l’aviation prend une nouvelle ampleur et ouvre la voie à d’immenses progrès au cours du siècle : l’aviateur a, à l’époque, survolé routes, villages, forêts et cours d’eau à la vitesse moyenne de 73 km/h, tandis qu’aujourd’hui les gros-porteurs traversent la planète à quelque 900 km/h !

La Marne consolide sa réputation

Suite à cet événement d’ampleur internationale, la Marne assume son tout nouveau rôle de berceau de l’aviation mondiale et accueille une multitude d’événements majeurs : Grande semaine d’aviation de Champagne en 1909 – dont le 100e anniversaire est célébré sur la BA112 du 27 au 28 juin (voir page 7 de ce numéro) – et 1910, concours militaire d’aéroplanes en 1911, coupe Gordon Bennett en 1913… Avant la Première Guerre mondiale, Reims compte déjà deux terrains d’aviation très modernes : l’aérodrome de la Champagne (devenu la base aérienne 112) et le centre d’aviation militaire, construit sur la commune de Bétheny. À compter de 1929, l’activité de défense prendra toute son importance et permettra à la base 112 de devenir et de rester l’une des bases aériennes majeures de l’armée de l’air.

Grâce aux exploits d’Henri Farman, notre territoire est entré par la grande porte dans l’histoire de l’aviation mondiale. Aujourd’hui, cette tradition perdure, pour la plus grande fi erté des Marnais !

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un peu de lecture…

Un ouvrage riche et illustré retrace l’histoire de l’aviation dans notre département : Reims, un siècle d’aviation, 1908-2008, par Jacques Pernet et Jean-Louis Wszolek, aux éditions Mémoire en images . Les passionnés d’aviation le feuilletteront avec délectation

Extrait de LAMARNE > LEMAG N°21 de 05-06/2009

    

     

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« Aéropolis » : Reims sur un nuage !

 

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A l’occasion du meeting qui va se dérouler à la BA 112, les 27 et 28 juin prochains, consacrant le centenaire du premier meeting aérien international, la Ville de Reims fête l’événement à sa manière du 25 juin au 5 juillet avec de nombreuses expositions,

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La Demoiselle de Santos-Dumont lors du meeting d’août 1909 sur le site de Reims – Bétheny. 

A l’occasion du meeting qui va se dérouler à la BA 112, les 27 et 28 juin prochains, consacrant le centenaire du premier meeting aérien international, la Ville de Reims fête l’événement à sa manière du 25 juin au 5 juillet avec de nombreuses expositions, animations jeunesse, conférences et baptêmes de l’air.

 À partir du 25 juin et jusqu’au 5 juillet, Reims va se métamorphoser, remonter le temps et concurrencer Toulouse, ville d’aviation s’il en est. En effet, le temps de cette quinzaine intitulée « Aéropolis », sept avions emblématiques prêtés par le Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget seront exposés au coeur de la ville, notamment sur le parvis de la Cathédrale, place d’Erlon ou encore dans la cour du Musée Saint Remi. Parmi ces machines pilotées par les fous volants du début du 20ème siècle : la Demoiselle Santos-Dumont (photo), Le Wright Flyer A, le Blériot XI, le Monocoque Deperdussin 1912, le Morane H, Le REP Type D et le Farman HF 20. Pendant cette même période, chacun pourra se prendre pour un héros des airs, en rêvant de se coiffer d’un casque en cuir, de porter une écharpe blanche à son cou et de tutoyer les nuages, puisqu’une vente de baptêmes de l’air en tout genre : montgolfière, hélicoptère, avion, autogyre, vol à voile, pendulaire, se fera à la billetterie « Aéropolis » située pour l’occasion place d’Erlon ou à l’Office de Tourisme de Reims, Rue Guillaume de Machault.

Reims décolle !

  Expositions, colloques, représentations théâtrales, conférences, animations diverses, philatélie, ateliers pédagogiques pour la jeunesse, séances de dédicaces de Patrick Poivre d’Arvor pour plusieurs ouvrages dont « Le Petit Prince du désert », de Michel Polacco pour son livre « La conquête spatiale pour les Nuls » ou encore de François Gerber pour son livre « Qui a tué Mermoz ? » seront également au programme de cette quinzaine consacrant Reims capitale de l’aviation. Une vente aux enchères sur le thème de l’histoire de l’aviation regroupant un ensemble de documents provenant de collections privées, relatives aux premières grandes semaines de l’aviation (1909 – 1910 – 1911) et jusqu’aux années 50 se tiendra le samedi 27 juin. Parmi les trésors à s’approprier : photos d’époque de pilotes, d’avions, lettres et autographes, documents constructeurs, aquarelles, lithographies, cartes postales, affiches, livres, journaux, maquettes et sculptures.

Du 2 juin au 2 août :   Exposition «Un meeting historique : la Grande Semaine d’Aviation de la Champagne de 1909 » mise en place par Frédéric Lafarge, administrateur du Musée de la base aérienne 112 et de l’Aéronautique Locale. Présentation d’aquarelles de Henri Wénisch représentant les avions de l’époque et d’objets issus du musée de la BA 112.

  Exposition «Reims Air Show 1909» Présentation de photos et de cartes postales d’époque, retraçant le déroulement du meeting au sol : scènes de vies, tenues vestimentaires de la population de l’époque, moyens logistiques… Office de Tourisme de Reims – Salle du Trésor, rue Guillaume de Machaut.

Le jeudi 11 juin à 18h45 :   Conférence donnée par Frédéric Lafarge, chargé de la communication de la BA 112 et responsable du musée de la BA 112 et de l’Aéronautique Locale sur le thème « La Base aérienne 112 de Reims : 80 ans d’histoire ». Espace Dérodé, Caisse d’Epargne Lorraine Champagne-Ardenne « Espace Dérodé » - 12-14, rue Carnot (Reims).

Le mercredi 17 juin à 18h45 :   Conférence donnée par André Migeo sur le thème « Marcel Migeo, écrivain rémois sur l’aéronautique ». Caisse d’Epargne Lorraine Champagne-Ardenne « Espace Dérodé » - 12-14, rue Carnot (Reims).

Jusqu’au 19 juin :   Exposition de l’association des Amis des Archives de la Ville de Reims, présidée par Jacques Pernet sur le thème de la Grande semaine d’Aviation de 1909. Caisse d’Epargne Lorraine Champagne-Ardenne « Espace Dérodé » - 12-14, rue Carnot (Reims).

Du 20 juin au 31 août :   Exposition « Souvenirs des premiers meetings aériens de Reims (1909-910) ». Présentation de plaques photographiques et d’objets d’époque au Musée Saint-Rémi.

O.M-L

Extrait de l' hebdo du vendredi N°127 du 12-18/07/2009

    

     

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 AÉROPOLIS/MEETING DU CENTENAIRE

La patrouille de France a été l’un des temps forts du meeting. Avant, le public a pu admirer les patrouilles Breitling, les patrouilles royales du Maroc, d’Espagne et la patrouille portugaise. Les célèbres Red arrows anglais étaient eux aussi de la partie.

Toute une ville rend hommage à un patrimoine volant et vivant

Du 25 juin au 5 juillet, la Ville de Reims et la Base aérienne 112 ont rendu hommage à une longue tradition rémoise, celle de l’aviation. Il y a tout juste 100 ans, sur une piste en terre à Reims, Bétheny et Courcy, des hommes, des pionniers, des visionnaires ont organisé le premier meeting aérien  international devant des milliers de personnes. A travers “Aéropolis” et le Meeting du centenaire, la Ville de Reims et laBase Marin-la-Meslée, ont insufflé de la vie à ce patrimoine. Mais surtout, c’est le public qui a répondu présent. Plus de 80000 personnes, sous une chaleur parfois écrasante, ont levé les yeux vers le ciel pour y admirer des avions d’hier et d’aujourd’hui. Ces engins mythiques, dont le Mirage F1c, ont aussi investi la place d’Erlon ou encore les abords de la cathédrale.

Clou du spectacle, le fameux Rafale de l’Armée de l’air française

La base a fêté l’aviation. Une discipline faite de défis. Durant 24 heures, des pilotes se sont relayés et ont parcouru 100 aérodromes en France. « Ce défi, ce tour de France, a eu pour vocation de montrer l’extraordinaire maillage dont dispose notre pays en matière d’aérodromes et sensibiliser sur le potentiel économique qu’il représente », explique Gilles Darriau, l’instigateur du Défis 100/24

       

           

Extrait de VRI N° 258 - 07/2009

    

     

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Aéropolis 1909 - 2009

Du 25 juin au 5 juillet, Reims fête le centenaire du premier grand meeting aérien international.

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Berceau et haut lieu de l’essor de l’aviation, Reims, du 25 juin au 5 juillet 2009, célèbre le centenaire de l’historique “Grande Semaine d’Aviation de Champagne”. De nombreuses manifestations vont permettre de renouer avec une épopée qui fait toujours rêver.

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Avions anciens au coeur de la ville

Sur le parvis de la Cathédrale, Place d’Erlon et dans la cour du Musée Saint-Remi des appareils emblématiques de l’époque seront présentés. Prêtés par le Musée de l’Air & de l’Espace, avec le concours de l’agence Ame en Science, on pourra découvrir parmi ces pièces de collections la Demoiselle Santos Dumont, le Blériot XI ou encore le Morane type H qui permit à Roland Garros d’effectuer la première traversée de la Méditerranée en 1913. Aux abords des tentes abritant ces avions, des comédiens endosseront le costume et le rôle des pionniers pour évoquer leurs exploits. Comment faire avancer des objets dans l’air? C’est sur ce thème qu’à l’intention des enfants des écoles, des familles et des centres de loisirs, des ateliers ludo-pédagogiques place d’Erlon inviteront à la découverte.

Le Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées (C.I.R.F.A) viendra à la rencontre du public qui pourra se documenter, voir des vidéos consacrées à l’aéronavale et découvrir une cabine de Mirage III.

Enfin, un bureau de poste temporaire se tiendra le 25 juin avec le Club Philatélique Rémois.

Fidèle à la tradition aérostatique, Aéropolis 2009 propose une palette de baptêmes de l’air à bord de montgolfières, d’hélicoptères, avions légers, planeurs…Ces baptêmes, possibles au départ de différents sites, seront commercialisés par l’Office de Tourisme de Reims (2 rue Guillaume de Machault, site internet www.reims-tourisme. com) et dans une billetterie Aéropolis spécialement installée Place d’Erlon du 25 juin au 5 juillet prochain.

 Expositions, conférences et découvertes

Une série d’expositions est programmée : aquarelles représentant les avions de 1909 et objets issus du musée de la BA 112, photos et cartes postales d’époque (Office de Tourisme), plaques photographiques et objets contemporains de la Grande Semaine d’Aviation (Musée Saint-Remi), du 4 au 17 juin, des tableaux sont présentés par les Amis des Archives de la Ville de Reims (Caisse d’Epargne Lorraine Champagne-Ardenne, rue Carnot).

Côté conférences, pour commencer, Hervé Chabaud évoquera les grands meetings de Reims. L’histoire de la BA 112 nous sera contée par Fredéric Lafarge et André Migeo ravivera le souvenir de Marcel Migeo, écrivain rémois passionné d’aéronautique. Il sera bien sûr question du fameux meeting de 1909 avec Gérard Feldzer et Christian Tilatti, respectivement directeur et conservateur du Musée de l’Air & de l’Espace du Bourget. Jean-François Clervoy, spationaute à l’ESA, reviendra sur ses trois vols dans l’espace et le rédacteur en chef de BMW Magazine parlera de la relation entre cette marque et l’aviation. On attend (sous réserve) la participation et le témoignage sur Concorde du pilote d’essai André Turcat.

Autre temps fort avec Solar Impulse : il s’agit de la retransmission de la présentation du projet de tour du monde en avion solaire par Bertrand Piccard.

 Venue de personnalités et dédicaces

L’Association Aéronautique et Astronomique de France tiendra son colloque à Reims le 26 juin de 14 h à 18 h en présence de descendants des illustres pionniers. Nombre de personnalités liées au monde aéronautique et spatial sont également pressenties : Catherine Maunoury, quadruple championne du monde voltige aérienne, les arrière petits-fils de Louis Blériot et Roland Garros, le petit-neveu d’Henry Farman, Gérard David, Président du Groupement Français de l’Hélicoptère et Jean-François Georges, Président de l’Aéro-Club de France.

 La Librairie Privat Guerlin et les Editions Privat organiseront quelques signatures d’ouvrages passionnants : “Qui a tué Mermoz ?” par François Gerber, “Concorde, le magnifique” par Yves Marc, “100 ans d’hélicoptère” par Bernard Bombeau, “La conquête spatiale pour les nuls” par Michel Polacco (First Editions)  

J.-P. M

 Cette quinzaine de l’aviation peut encore connaître des évolutions.

Retrouvez la programmation détaillée sur www.reims.fr et www.reims-tourisme.com

UN MEETING AÉRIEN HISTORIQUE À LA BASE 112

Les 27 et 28 juin 2009, sur le lieu même du premier grand meeting aérien international de l’histoire de l’aviation, Le Meeting du Centenaire va commémorer l’événement qui, du 22 au 29 août 1909, avait attiré un million de visiteurs et une trentaine de “cages à poules” pilotées par les pionniers du moment : Henry Farman, Louis Blériot, Louis Paulhan Hubert Lathan, Glenn Curtiss et Léon Delagrange.

Le public profitera d’un exceptionnel plateau aérien, retrouvant exposés en statique ou évoluant en dynamique des appareils allant du Blériot 11 d’avant la Grande Guerre au Rafale, en passant par le Curtiss H-75 des as rémois de 1939-1940. Ce temps fort sera doublé -fait rare en France- d’un “mondial des patrouilles”. Les plus prestigieuses formations acrobatiques, tant civiles que militaires seront là, qu’il s’agisse des Red Arrows britanniques, des Frecce tricolori italiens, des Royal Jordanian Falcons, de la Breitling Jet Team… sans oublier la mythique Patrouille de France, formation créée à Reims même au tout début des années cinquante!

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JacquesCohen, Adjoint à la Maire, en charge du tourisme, des relations européennes et internationales

 Il y a cent ans, en accueillant ces pionniers, Reims était elle-même pionnière…

Reims était la ville qui misait sur la nouveauté de l’aviation. A l’époque, tous se sont impliqués avec ténacité. L’impact a été international et ce moment s’est avéré fondateur, inscrivant l’aviation française à Reims jusqu’à la Grande Guerre. La proximité de nos frontières empêchait de pérenniser l’aventure.

 En quoi ces “drôles de machines” font-elles toujours rêver ?

Parce qu’elles ont rendu possible une chose pour laquelle l’espèce humaine n’est pas faite : quitter le sol ! Voilà pourquoi tout ce qui vole suscite l’attrait et ce même pouvoir d’émotion.

 Avec le recul d’un siècle, quelle leçon tirer ?

Ce souvenir vaut pour aujourd’hui. C’est une invitation à nous montrer audacieux.

Extrait de VRI N° 257 - 06/2009

    

     

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Un siècle d’aviation à Reims

Un meeting aérien et des temps forts pour revivre la Grande Semaine de l’Aviation de 1909? C’est en juin prochain. Le ciel n’a pas fini de nous faire rêver

« Le spectacle n’a jamais e hampagne riche en exploits, venait de faire passer l’aviation des balbutiements à la légende et Reims en était le signe de ralliement universel.

 Bientôt à la Base 112, un meeting historique

Les 27 et 28 juin 2009 à la B.A 112, Le Meeting du Centenaire se veut bien plus qu’un spectacle. Il entend proposer un plateau exceptionnel, en hommage aux pionniers dont les noms, Henry Farman, Louis Blériot, Louis Paulhan Hubert Lathan, Glenn Curtiss et Léon Delagrange sont à jamais liés à l’aventure. Deux jours durant, les visiteurs profiteront d’un plateau aérien d’exception, retrouvant exposés en statique ou évoluant en dynamique des appareils allant du Blériot 11 d’avant la Grande Guerre au Rafale en passant par le Curtiss H-75 des as rémois de 1939-1940. Cet événement sera doublé d’un “mondial des patrouilles”. Les plus prestigieuses formations acrobatiques, tant civiles que militaires seront au rendez vous, qu’il s’agisse des Red Arrows britanniques, des Frecce tricolori italiens, des Royal Jordanian Falcons, de la Breitling Jet Team… sans oublier la célébrissime Patrouille de France !

Aeropolis : au coeur de la ville et en plein ciel

 Pour rappeler son rôle prépondérant dans l’essor de l’aviation, Reims propose au public de revivre l’épopée de la conquête de l’air qui continue d’émouvoir petits et grands. En collaboration avec l’agence Ame et Science et le Musée de l’Air & de l’Espace du Bourget, la Ville de Reims organise du 24 juin jusqu’au 5 juillet une manifestation baptisée Aeropolis.

Le parvis de la cathédrale et la place d’Erlon serviront d’écrin à 8 appareils emblématiques de l’époque : Suspendue rue de Vesle et rue Buirette, l’allée des héros rendra hommage aux pionniers concurrents de la Grande Semaine de 1909 qu’une exposition dans le hall de l’Hôtel de Ville permettra de revivre.

Animations et spectacles de rue, ateliers ludo-pédagogiques sont programmés lors de ces festivités qui seront bien sûr complétées par des vols en montgolfièrest des baptêmes en avion, hélicoptère et parapente…  

 J.-P. M.

 En savoir plus : site officiel : http://www.meetingducentenaire.com

Extrait de VRI N° 256 - 05/2009

    

     

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