BEZANNES (51)  

 

Clinique COURLANCY-BEZANNES

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BEZANNES

 

 

 Répertoire 

Gare Champagne-Ardenne TGV : pierre  précieuse

Photos de la visite du 19/03/2007

  Presse 

   

 Le Village
En souvenir d’Alfred Gérard 

L’art fait son entrée dans le parc d’activité de Bezannes

Entretien de l’église : ce qui est fait… est toujours à refaire

La gare T.G.V

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ALFRED  GÉRARD

UN RÉMOIS AU PAYS DU SOLEIL-LEVANT

par Frédéric Chef

A quoi comparer notre vie en ce monde ?

A la barque partie de bon matin et qui ne laisse pas de sillage

Bezannes, route des Mesneux. Un petit cimetière ceinturé de pierres grises. Reqicscant in pace. C'est ce que souhaite le portail fermé sur le royaume des morts. Ici, le regard porte vers les ondulations de la montagne de Reims. Grappes de raisins et betteraves se taillent la part du lion. Au milieu du vent. tout à coup, une sorte de portique étrange de pierre grise pointe son nez, par dessus le mur du cimetière. On s'étonne. On entre. On découvre. Que viennent faire ici ces accessoires de cabinet japonais, décor de boîtes de " Thé de la coloniale », enluminures de plumier ?

Un torii, portail ornemental japonais, vient troubler l'ordre posthume de cette nécropole.

Devant lui, deux espèces de lanternes des morts creuses. Sentinelles qui veillent sur le mort. Symboles de notre fidélité aux morts devant l'océan implacable de la nuit. Qui repose ici : un fou, un illuminé, un japonais perdu dans les brumes su soleil couchant ?

Famille Coulon-Gérard, c'est écrit sur le monument. Bien dans le ton, lui. Caveau bourgeois de pierre. Fin de siècle et bien français,. il y a là des Gérard, des Coulon. Des Coulon-Gérard...

Et puis, comme Rouletabille, on mène l'enquête. On se renseigne, on fait sa petite fiche nécrologique.

Retour à la case départ. On apprend alors que le facétieux qui décida de s'enterrer  porte sacrée japonaise s'appelait Alfred Gérard. Un nom pas japonais. Pas chinois non plus. Alfred Gérard, aventurier du soleil levant, bâtisseur, collectîoneur d'estampes, donateur, bibliophile, agronome, barbu... intrigant citoyen de Bezannes. Voyageur aux semelles de plomb. Qui laisse des empreintes partout où il passe. Qui négocie, qui cherche, qui invente, quî bouillonne du couvercle.

En pleins et déliés, 1'extrait de naissance que vous avez sollicité vous apprend alors qu' Alfred Gérard est natif de Reims. L'individu douteux voit le jour rue d'Artois - aujourd' hui rue Chanzy - en 1837. Un certain 23 Mai. Le père est boulanger. A cette époque, Reims est la capitale du bonnet de coton. Le champagne donne déjà de l'ouvrage à beaucoup d' habitants. Le négoce. L'ouvrage. Le labeur. Des valeurs d.'époque. Sa mère décède en 1859. il a 22 ans. Le père se remarie. Et prend sa retraite de boulanger. A Bezannes. Ce qui commence à nous éclairer sur la présence de japonaiseries au cimetière. A la mort de sa mère, ayant coupé le cordon, il ne tient plus en place. il veut partir. Voyager. Connaître « les froids réveils sous la tente », la mélancolie des paquebots, les sirènes de sirènes de l'ailleurs. Bien. C'est de son âge. Les voyages forment la jeunesse qui a le temps, il passe par Londres, capitale des rêves.

L'autre phare, après Paris. De la, il met les bouts pour le Japon. Le Japon, jusqu'ici fermé sur lui même comme une Geisha, commence a s'ouvrir sur le vaste monde. Yokohama est devenu, aux alentours de 1850,  un port qui voit loin. Une porte sur l'occident, il est, dît-on, le 32 européen a demander un visa au consulat japonais.

Alfred Gérard est encore un gamin. Il est déjà représentant d'une maison de thé anglaise, qui veut commercer avec le Japon. Thés anglais et tisanes japonaises. il doit y avoir moyen de s'entendre. Le jeune Alfred, à un âge où on court la prétentaine, fait du commerce avec la marine. Il achète. alors un terrain au beau milieu d'un champ de sources bien juteux. Et commence à vendre de l'eau aux bateaux en partance. L'eau c'est le nerf de la marine. Alfred Gérard à soif. Il est înventîf. Il s'adonne alors à une de ses premières marottes : l'aduction d'eau. Yokohama est en plein essor. Alfred Gérard est en plein éveil. Les deux sont complémentaires.

Sa fringale d'activités industrieuses sera sans limite. Curieux, Gérard l'est de tout ce qui bouge. Il se lance dans la fabrication de tuiles mécaniques. il travaille. il s'occupe. Il fait prospérer ses affaires. Les toits pointus de l'Empire se couvrent de tuiles Gérard. Vingt années remplies comme un carnet de commandes s'écoulent. Rideau.

A chaque fois qui'il revient au pays des croquigoles et du vin effervescent, il rapporte un lot d'oeuvres d'art importantes. il se fait brocanteur de l'inutile, il accapare. On lui offre les plus beaux objets, il se passionne désormais pour sa seconde patrie : le Japon. De temps en temps, au Japon, la terre tremble. Remet en cause l'industrie. Les idées les plus sévères aussi. Alfred Gérard voit sa maison dévastée, il fait machine arrière et rentre au bercail. Mal du pays, peut-être aussi. Nostalgie et sagesse,qui sait ?

De retour au val des sources claires de sa jeunesse, il se tourne alors vers 1'agronomie. il cherche, il veut se rendre utile, il invente une cuve purin, à deux étages, pardon, qui aura pour but d' arroser le fumier de purin, et cela régulièrement. comme. une théière en somme. Infusions et perfusions sot les deux mamelles de la tisanerie agricole, il publie en 1889 une brochure explicitant le fonctionnement de cette machiavélique trouvaille, il construit alors ses premières fosses a Lavannes, chez ses cousines. Cadeau. Il surveille de près la vente et le développement de ses fosses. Tout en gardant un oeil sur ses affaires japonaises, il n'est pas célèbre. Est-ce d'ailleurs ce qu'il cherche ? il est important. Sans doute modeste, il fait partie du gratin, il se fait tirer le portrait chez Nada, comme 1.'auront fait Charles Baudelalre, Puvis de Chavannes ou Vîollet-Le-Duc. Toute la bonne société des gens qui comptent. Le who's who. Le Getho. Alfred Gérard sait qu'il est de cette société d'amateurs éclairés. Les esthètes.

Esthète, il est forcément bibliophile, liseur, et en pince pour les vieux papiers. Il rénove l'ancienne boulangerie dont il a hérité, et en fait un cabinet de lecture ouvert sur la ville. Il y  stocke les 25 000 exemplaires des ouvrages qu'il a chiné. Et qu'il met à la disposition des gens qui savent lire. Un salon, comme à Paris. Mais a Reims.

Toutes ces années laborieuses au pays du Soleil-Levant, Alfred Gérard s'est encombré de plusieurs milliers d'objets. Un véritable échantillon de l'art Japonais. Une anthologie en trois dimensions des XVIIIème et XlXème siècles. Un brîc à brac innommable. Un nid à poussières ingérable. Difficile de caser un hall d'entrée. Que faire de tout ce capharnaüm ? Il y a de tout. Des objets en porcelaine et en faïences, services a thé comme il se doit. Le thé, c'est l'une de ses tasses, à Alfred. Des armes aussi, pour tenir un siège, des arcs, des lances, des piques à crochets utilisées  par les policiers pour attraper les brigands. Une armure complète de samouraï. Des meubles également. Poursuivons l'inventaire : décor de bois laqués d'armoiries, coffrets, palanquin en bois noir. Côté relations, rien ne fait défaut a la kyrielle des acquisitions hétéroclites : un grand Boudha daté de 1760, des petits temples, des objets de culte divers. Roi des masques, Gérard enrichira ses collections de masques de théâtre No, d'estampes, de gravures, de la broutille de 900 monnaies. Bref, une collection rare et précieuse, il s'en débarrasse comme on fait une bonne œuvre. En 1891. il lègue a la ville de Reims. Tout, c'est-à-dire 2456 pièces exactement. Ville de Reims oublieuse qui abandonnera ce fourre-tout, dont le quart est d'une haute valeur artistique, au musée Saint-Denis. Les oeuvres vont végéter à l'abri du public, dans un ordonnancement qui doit tout au génie de l'insolite. Dans des réserves.

Entre temps, Alfred Gérard se débarrasse de lui-même, comme on le fait d'un vieux chien.

À 62 ans, il part en maison de retraite, rue Simon. il voit le temps passer doucement. Depuis les terrasses qui descendent en pente douce vers le canal, il rédige son testament, Pour ne rien laisser au hasard. il planifie alors la création du cercle Agricole Rémois, auquel il lègue ses biens en 1904 et 1908. Cette maison dévouée a la Science et à l'Agriculture sera financée grace au revenus de ses propriétés japonaises, Le monde tremble ici aussi. Et la guerre passe par la ville de Reims. La maison-bibliothèque du 15 de la rue Chanzy est touchée par les obus qui en veulent à la cathédrale. Des 25.000 exemplaires, il restera quelques 3.000. Ca ne fait rien, c'est le geste qui compte.

Quand on a bien vécu, avec patience et mesure, il ne reste plus qu'à bien mourir. Alfred Gérard fait sa petite valse. Prépare ses funérailles à la nipone, il dessine son portique. Pour faire de la balançoire dans les nuages. Un temple orné de lampes, comme là-bas. Un torii. Une porte entre le monde d'ici -bas et le sacré.

Depuis, fantomatique essence,esprit frappeur et pragmatique, Alfred Gérard se rappelle de temps à autre à ses concitoyens  rémois. Sa précieuse collection veille sur sa mémoire.

Toutes des pièces, qui roupillent face à l'éternité, dans des cartons du Musée Saint-Remi.

La nuit parfois, quand le brouillard descend sur la ville, des samouraïs s'exhument de quelques estampes. El vont saluer sous la lune Alfred Gérard.

Sur sa tombe à Bezannes.

Allez y voir, si vous ne me croyez pas.

Je remercie Mme Huguettc Gayard, qui va faire paraître prochainement un ouvrage consacré à Alfred Gérard. Saluons sa pugnacité à faire sortir des ombres ce grand japonisant local ; Marc Bouxin, conservateur du musée Saint-Remi  ;  M.Francis Walbaum du Cercle Agricole Rémois.

Extrait de "  Marne, Pays d'histoires " d'Eric POINDRON et Sandra ROTIN, Ed du Coq à l'Âne

  

    

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En souvenir d’Alfred Gérard

Jean-Pol Verzeaux souhaite faire restaurer des objets que le Rémois Alfred Gérard avait, au XIX e ,   rapporté d’Extrême-Orient.


Jean-Pol Verzeaux préside, depuis novembre dernier, la Fondation Alfred Gérard.

S’il excellait dans sa vie professionnelle – il a fait fortune au Japon – le Rémois Alfred Gérard avait également un goût très sûr dans le domaine artistique. À son retour en France en 1878, ce fils de boulanger disposait d’une collection de 1600 objets d’art. Cette dernière, léguée au Musée historique Saint-Remi, contient notamment un superbe palanquin de dame ou chaise à porteurs datant du XVIII e siècle, ainsi que des armes, des masques et des estampes.

« Ces pièces auraient besoin d’être restaurées et nous sommes à la recherche de fonds. Il faudrait par exemple 20 000 euros pour remettre en état le palanquin » , indique Jean-Pol Verzeaux, le nouveau président de la Fondation Alfred Gérard. « Alfred Gérard était un homme et un collectionneur exceptionnel, au même titre qu’Hugues Kraft, autre Rémois aimant les voyages et qui a, lui aussi, séjourné au Japon. Mais il reste méconnu. Nous aimerions donc profiter du jumelage entre les villes de Reims et de Nagoya pour le mettre en lumière » , poursuit-il.

UNE BIBLIOTHÈQUE SPÉCIALISÉE DANS L’AGRICULTURE

Jean-Pol Verzeaux rappelle qu’Alfred Gérard, né en 1837, avait quitté Reims dès l’âge de 20 ans.

Après un séjour en Grande-Bretagne et en Allemagne, il avait rejoint le port de Yokohama au Japon. « Après avoir développé un commerce de produits alimentaires européens, et ravitaillé les bateaux en eau potable, il fut à l’origine du développement de la brique et de la tuile au Japon, en important d’Europe des machines et en y créant une usine. »

À son retour à Reims, il transforma la maison de ses parents, au 15 rue Chanzy, pour aménager une grande bibliothèque spécialisée dans les questions agricoles et riche de 25000 ouvrages. Pendant la Première Guerre mondiale, cette bibliothèque, ouverte au public, fut entièrement détruite. Environ 2 000 livres ont néanmoins été conservés. Ils sont aujourd’hui conservés dans la salle Alfred-Gérard de la Maison des agriculteurs.

www.fondation-alfred-gerard.fr

VALÉRIE COULET

Extrait de lunion du 10-03-2018

  

    

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L’art fait son entrée dans le parc d’activité de Bezannes

Bezannes Sur le rond-point Jules-Meline, près de la gare TGV, trône désormais La raison , une imposante sculpture que Jérôme Leclere a façonnée dans son atelier de Caurel.


Jérôme Leclere rêvait depuis longtemps de voir l’une de ses créations embellir un rond-point, un lieu d’exposition à ciel ouvert. Remi Wafflart

LA CULTURE À CIEL OUVERT

À la mairie de Bezannes, tout le monde se réjouit de voir la sculpture de Jérôme Leclere installée sur le rond-point Jules-Méline. Car l’objectif est de rendre le parc d’affaires le plus attractif possible, en jouant notamment la carte de l’art. « Les salariés qui travaillent dans le secteur et les utilisateurs de la gare TGV peuvent déjà voir des sculptures de Christian Lapie. Les entreprises Frey et Bertacchi ont aussi installé des œuvres », indique-t-on dans l’entourage du maire Jean-Pierre Belfie.

Pour Jérôme Leclere, La raison, sa sculpture de 4 mètres de haut, qui doit être inaugurée ce mardi soir au rond-point Jules-Méline à Bezannes, n’est nullement une invitation à rester prudent et réfléchi. Les deux anneaux dont l’un est brisé symbolisent au contraire ce qui arrive quand on ne prend plus de risque et que l’on n’écoute pas assez son cœur.

IL Y A BEAUCOUP DE MOIDANS CE TRAVAIL

« Cette idée d’alliance cassée m’est venue alors que je vivais une rupture très douloureuse et que je regrettais d’avoir été trop raisonnable . Je reconnais qu’il y a beaucoup de moi dans ce travail » , confie l’artiste. Installé dans le village de Caurel, près de Reims, Jérôme Leclere a d’abord réalisé cette sculpture pour un particulier. Une première Raison, de 2 mètres de haut, trône dans un jardin, près de Bandol. La deuxième sculpture, de format plus imposant, il l’a faite à la demande d’un chef d’entreprise qui produit et commercialise des vins de Provence. « Emmanuel Delhom offre cette sculpture à la commune de Bezannes dont il est originaire car il souhaite partager son amour de l’art avec le plus grand nombre. Comme, de mon côté, j’ai toujours rêvé d’être exposé sur un rond-point, je suis particulièrement heureux ! » , explique Jérôme Leclere. Ce beau cadeau, dont le prix reste secret, est en inox corten, un matériau qui, en plus d’être extrêmement résistant, offre une chaude couleur brune grâce à une fine couche de rouille. Se présentant comme un « artiste artisan » , Jérôme Leclere a ouvert son « Atelier de Jérôme » en 2000, dans une vieille maison de Caurel qu’il continue d’agrandir. Au départ, le ferronnier réalisait des portails et des garde-corps, avant de se tourner vers le mobilier industriel. « Un dimanche matin de 2009, j’ai voulu m’essayer à autre chose , raconte-t-il. J’ai alors réalisé un pantalon en cuivre. Lors de cet essai, j’ai ressenti une grande liberté et découvert la possibilité de m’exprimer ! »

UN DÉCLIC AVEC LE CADEAU PERSONNALISÉ POUR L’ANNIVERSAIRE D’UN AMI

Jérôme Leclere a eu un autre déclic. « Je voulais offrir un cadeau personnalisé à un ami qui m’avait invité pour son anniversaire. J’ai alors créé une sculpture avec les chiffres de sa date de naissance. À la soirée, on m’a félicité et j’ai ensuite eu de nombreuses commandes ! »Encouragé à développer son travail personnel, le sculpteur autodidacte s’est vite fait connaître, « grâce au bouche-à-oreille » . « Le Trophée Mille que je réalise depuis environ quatre ans m’a donné un vrai coup de pouce en terme de notoriété » , reconnaît-il.

Le sculpteur, qui « court du matin au soir » car il fait « tout, tout seul » , continue de varier les plaisirs, en réalisant des compressions de muselets et en s’attelant, régulièrement, à de nouvelles créations.

Valérie  COULET

Extrait de lunion du 11-12-2018

  

    

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BEZANNES 

Entretien de l’église :

ce qui est fait… est toujours à refaire 

Classée aux monuments historiques depuis près de 90 ans, l’église Saint-Martin mériterait d’être intégrée au circuit des églises romanes. Propriétaire de l’édifice, la commune s’efforce, dans la mesure de ses ressources, de lui garder son intégrité et son charme.

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L’église de Bezannes est l’une des 3700 paroisses françaises fondées en l’honneur de Saint-Martin, célèbre pour avoir partagé son manteau de soldat avec un indigent aux portes d’Amiens. Naïve et campagnarde, d’une belle conservation, elle possède toutes les caractéristiques de l’art roman, et en particulier une abside voûtée en cul de four et une tour semblable à l’une de celles de la basilique Saint Remi.

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 " Nous proposerons un plan pluriannuel afin que ce monument exceptionnel continue de traverser le temps dans les meilleures conditions de conservation  " Jean-Pierre Belfie, maire de Bezannes

Une chance !

Construite au XIe siècle, elle a fait l’objet à travers les siècles de plusieurs transformations, dont l’ajout d’un portail gothique au XIIIe et d’une flèche au XVIe. La Révolution et les guerres modernes l’ont épargnée, mais pas la foudre, qui a frappé son clocher le 15 août 1910, ni le temps dont elle subit immanquablement les outrages. Le classement comme Monument Historique dont elle bénéficie depuis le 10 décembre 1919 a à la fois reconnu sa valeur patrimoniale et donné un cadre à sa protection. «C’est une chance d’avoir une église romane. Si elle est arrivée jusqu’à nous, c’est que tout le monde s’est ingénié à la protéger et à la restaurer. Avoir des projets d’avenir pour une commune, c’est essentiel, mais il ne faut pas oublier son patrimoine ». Ce rappel à la vigilance a été récemment lancé par Huguette Guyard, présidente de l’association « Vivre à Bezannes» qui oeuvre depuis 1992 pour la défense du patrimoine et de l’environnement aux côtés de la municipalité. «Certains petits villages n’arrivent plus à entretenir leur église et la transforme en gymnase, en salle des fêtes » s’inquiète-t-elle.

Ouverture limitée

Ce n’est pas le cas à Bezannes. Les municipalités successives ont toujours fait leur possible pour engager les travaux d’entretien, de réparation et de restauration nécessaires. Au titre de la conservation de cet édifice classé, l’Etat a apporté sa contribution financière, suivi dans certaines circonstances par le Conseil Général de la Marne. En contrepartie, le recours à l’architecte en chef des monuments historiques territorialement compétent reste obligatoire. C’est lui qui valide préalablement le programme, désigne les entreprises qui doivent effectuer les travaux dans les règles de l’art et contrôle leur réalisation. Par priorité, l’action s’est concentrée ces dernières années sur l’extérieur de l’église : réfection du clocher, aménagement du parvis, restauration de la chapelle absidiale avec remplacement de certains parements par des pierres de Courville et remplacement de certaines pierres endommagées des corniches et des arcatures par des pierres en roche fine de Noyant. Des travaux ont été également engagés sur les toitures mais celles-ci continuent de donner du fil à retordre. La partie couverte de tuiles non gélives ne pose plus de problème, mais l’abside couverte de « lauzes » prend encore l’eau. Et pendant ce temps, l’intérieur de l’église se détériore.

Relever le défi

« La municipalité est très motivée par la restauration de son église » avait noté l’architecte des Bâtiments de France en poste précédemment. Motivée certes, mais ayant parfois un sentiment d’impuissance car le chantier semble sans fin et cette servitude a un coût non négligeable.Malgré tout, l’équipe municipale réélue au printemps dernier est prête à relever le défi et à investir à la hauteur de ce que lui permettent les ressources de la commune et la poursuite d’autres projets. « Nous allons demander à l’architecte des monuments historiques un diagnostic général sur l’église » annonce le maire, Jean-Pierre Belfie. En fonction des résultats, je proposerai au conseil municipal un plan pluriannuel de restauration, tant extérieur qu’intérieur, afin que ce monument exceptionnel continue de traverser le temps dans les meilleures conditions de conservation

Extrait de la revue R.M °107 - 02/2009

  

    

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Visité avec

 en
03/2007

Photos de JG Suisse

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La gare Champagne Ardenne entame sa mue
Gare Champagne-Ardenne TGV : pierre  précieuse
Un projet pédagogique autour de gare
INAUGURAL

 

 

 

La gare Champagne Ardenne entame sa mue

Elle a été élue gare préférée des voyageurs et s’apprête   à connaître des aménagements d’ampleur. Visite guidée


Chaque année, ce sont un peu plus de 1 million de voyageurs qui passent par la gare de Bezannes. Christian Lantenois

L’ESSENTIEL

*.- LA GARE CHAMPAGNE-ARDENNE TGV DE BEZANNES A ÉTÉ INAUGURÉE LE 10 JUIN 2007.

*.- DIX ANS APRÈS SA MISE EN SERVICE , ELLE A ÉTÉ ÉLUE MEILLEURE GARE DE FRANCE PAR LES VOYAGEURS. *.-  CHAQUE ANNÉE , 1 MILLION DE VOYAGEURS PASSENT PAR CETTE GARE.

*.- D’IMPORTANTS TRAVAUX VONT ÊTRE ENGAGÉS POUR LA METTRE AU GOÛT DU JOUR : PLUS DE 120 000€.

*.- LA DIRECTION DE LA GARE SOUHAITE DÉVELOPPER D’AUTRES COMMERCES ÉPHÉMÈRES AVEC LA VENTE NOTAMMENT DE PRODUITS DU TERRITOIRE : DU FROMAGE DE CHÈVRE, DU MIEL, DU CHAMPAGNE. « NOUS SOMMES TRÈS OUVERTS, TOUTES LES ENVIES, LES VOLONTÉS DE PARTENARIATS SONT BONNES À PRENDRE », AJOUTE ERIC LAVY. IL SUFFIT DE LUI ENVOYER UN MAIL :ERIC.LAVY@SNCF.FR

*.- LA CHASSE AU STATIONNEMENT SAUVAGE . « IL Y AURA TOUJOURS LES ARRÊTS MINUTES MAIS LES VOITURES DOIVENT SE STATIONNER SUR LES PARKINGS EFFIA QUI OFFRENT D’AILLEURS, 20 MINUTES DE STATIONNEMENT. » LA SIGNALÉTIQUE VA ÊTRE REVUE. « A TERME, LES AGENTS SNCF ASSERMENTÉS POURRONT AINSI VERBALISER LES CONTREVENANTS, EN ATTENDANT NOTRE PARTENAIRE EFFIA ASSURERA CETTE MISSION. »

Elle a fêté ses 10 ans d’existence en 2017. La gare Champagne Ardenne, appelée encore par les usagers, gare TGV ou gare de Bezannes voit défiler chaque année, un peu plus d’un million de voyageurs. Ce n’est pas rien même si c’est, quatre fois moins que sa grande sœur située à quelques kilomètres de là, en centre-ville de Reims. « C’est une gare importante de par la diversité des offres. Elle dessert la capitale, les grandes villes via le TGV avec la possibilité d’avoir des accès directs à l’Europe, comme l’Angleterre, puisque l’on a des correspondances à Marne-La-Vallée. La gare permet aussi une desserte de proximité avec le TER cadencé sur l’étoile Reims, Épernay, Châlons. » Eric Lavy, le directeur des 80 gares de Champagne-Ardenne l’assure d’emblée. « Une gare doit être au cœur du territoire, de la ville où elle est implantée. Elle ne doit pas être seulement un lieu de passage pour prendre un train. Il faut innover, développer, inventer des choses afin de créer un lieu de vie à part entière. »

1 - LA GARE PRÉFÉRÉE DES VOYAGEURS

La dernière enquête de satisfaction clients réalisée en septembre 2017 a élu « la gare de Champagne Ardenne TGV, première de France en termes de moments passés en gare. » Une appréciation factuelle donnée par les voyageurs à travers des questions posées. Ils évoquent« un lieu agréable », mettent en avant « la convivialité des espaces mis à leur disposition, la possibilité de trouver les services qui leur convenaient, les achats qui leur étaient nécessaires et mettent en avant l’intermodalité de cette gare.» Arriver ainsi en tête de classement, « c’est une surprise d’être premier car on ne peut pas savoir sur l’échelle nationale comment on va se classer mais on s’attendait tout de même à une très bonne note. On savait que les voyageurs étaient plutôt satisfaits de cette gare. »

La raison ? Peut-être la foultitude de services proposés : comme le distributeur d’histoires courtes mais aussi « Le babyfoot, le piano, ça marche très bien. Le ouibike, c’est un vélo qui permet de recharger les téléphones, le service Wifi, ça a une importance capitale parce que les gens qui sont en mobilité ont toujours besoin d’être connectés. L’espace pique-nique créé l’an dernier et qui donne un service complémentaire avec une vue sur tout le vignoble de la Montagne de Reims : un foodtruck s’y installe d’ailleurs deux fois par semaine. »La boutique Relay est « très appréciée » comme le service de locations de voiture. « Même si on a eu la meilleure note, on ne s’en contente pas. On a encore plein d’autres ambitions, de belles choses à faire qui doivent encore permettre d’améliorer la satisfaction de nos utilisateurs.Notre souhait : que les gens qui viennent en gare puissent vraiment passer un moment agréable sans forcément devoir y prendre le train.»

2 - UN NOUVEL ESPACE D’ATTENTE

« A l’intérieur de la gare, il y a un espace d’attente, un peu vieillissant avec des assises type bois qui sont corrects mais qui pourraient avoir un meilleur aspect. On va recréer un espace, cette fois, un peu plus convivial, végétalisé avec des couleurs plus flashy pour actualiser cet espace et le rendre aussi plus confortable avec des assises plus adaptées. » Un aménagement qui sera réalisé d’ici la fin de l’année. « On va y adjoindre un espace workstation. On a une population importante d’hommes d’affaires qui fréquentent cette gare, avoir une table haute avec toutes les connexions pour mettre le portable, le téléphone. Et avoir un espace isolé pour travailler, préparer les dossiers en attente du train ou du rendez-vous su le parc d’affaires. »

3 - LA COURSIVE DEVIENT LIEU DE DÉTENTE

« On l’a déjà un peu réinvesti. On y a mis des transats, des sièges blancs confortables. » On y trouve aussi le piano et le babyfoot. « Cet espace actuellement ouvert offre un lieu propice à la détente, un peu zen attitude. On va faire mieux. On va mettre une verrière en façade et sur le côté pour isoler du vent dominant. Il y aura de nouveaux assises, un peu relax afin de profiter au mieux de cette vue remarquable » , commente Eric Lavy « On entame les travaux de réaménagement les plus importants depuis l’ouverture de la gare en 2007 : avec plus d’une centaine de milliers d’euros (75 000€ pour l’espace d’attente, 15 000€ pour la workstation, 25 000€ pour la coursive) consacrés à ces deux chantiers. »

4 - DES WC POUR LA GARE ROUTIÈRE

La gare est aussi une halte pour les dessertes en bus. Un peu plus de 30 bus dits Macron au quotidien passent par le parvis de la gare Champagne-Ardenne. « Ce n’est pas rien, avec des dessertes assez complexes des différentes villes françaises et étrangères » , indique Eric Lavy. « Je ne vois pas ça comme une concurrence mais comme une complémentarité des offres. Il en faut pour tous : ceux qui veulent accéder à une destination très rapidement (TGV avec un niveau de confort élevé) et à l’inverse, des services avec moins de confort, un temps de parcours plus élevé mais à des prix beaucoup plus attractifs.» Les usagers des bus Macron ne peuvent en théorie pas utiliser les services de la gare, comme les sanitaires. « On déplore par moments des pics de fréquentation importants. Ce qui pose quelques désagréments. » Un bloc sanitaire (avec accès gratuit) pour la gare routière va donc être créé. Il y aura un distributeur de boissons chaudes sous abris, « afin de répondre aussi aux besoins de cette typologie de voyageurs. » Les dernières études sont en cours de finalisation. Le chantier doit être livré au 1 er trimestre 2019.

5 - UNE AIRE DE JEUX ET DES MOUTONS

« On va agrémenter l’espace pique-nique, d’une aire de jeux avec au sol du matériel amortissant, pour que les enfants s’amusent. » Un équipement installé d’ici la fin de l’année (20 000 €). La SNCF a prévu aussi d’étendre le parcours de santé qui passe en bas de la gare avec trois machines sur la pelouse près du parvis, « ça pourra monter en puissance si ça marche. » Enfin, de nouveaux locataires vont débarquer au printemps prochain : des moutons, « une variété locale en voie d’extinction » pour permettre l’éco-pâturage.

Expérimentation d’Antoinette : 200 utilisateurs /jour

Concentration de mobilité et d’intermodalité : la gare est desservie par les bus de Citura, ainsi que le tramway. « On a également un dispositif d’accueil pour les vélos, les taxis ont des places réservées. Et puis, on a deux parkings EFFIA pour les voitures », énumère Eric Lavy, le directeur des 80 gares de Champagne-Ardenne. L’expérimentation d’Antoinette, la navette électrique autonome faisant la liaison terminus tramway jusqu’au parvis de la gare a démontré semble-t-il l’utilité d’une telle navette. « La fréquentation a été très élevée avec environ 200utilisateurs/jour. On espère vraiment une pérennité de ce service. Et pourquoi pas une navette qui viendrait encore plus près, jusqu’aux portes d’entrées de la gare? » , lance Eric Lavy, prêt à réfléchir sur les aménagements à mener.

1 MILLION

C’est environ le nombre de voyageurs qui passent chaque année par la gare Champagne-Ardenne TGV à Bezannes soit 4 fois mois que la gare située au centre-ville de Reims.


La coursive va gagner en confort


La zone d’attente va être entièrement repensée d’ici la fin de l’année


La partie extérieure créée l’an dernier va s’étoffer avec une aire de jeux et des moutons pour l’éco-pâturage

Aurélie BEAUSSART

Extrait de l'union ue 25/07/2018

  

    

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Gare Champagne-Ardenne TGV : pierre  précieuse


Événement heureux pour le grand projet TGV Est européen, la pose de la première pierre de la gare TGV Champagne-Ardenne a eu lieu le 1er février dernier à Bezannes.

Ce  n'était qu'une pile de parpaings exposée en plein air,  mais elle a déplacé la foule des grands jours, malgré le plongeon hivernal du thermomètre. Tous les élus présents, représentant les collectivités locales associées au financement, ont scellé avec enthousiasme cette première pierre qui marque symboliquement le début de laconstruction non seulement de la gare Champagne-Ardenne mais également des deux autres gares nouvelles d'inter-connexion, dans la Meuse et en Lorraine.

Un chantier de l'importance de la LGV Est européenne est jalonné d'étapes qui nous rapprochent du but. Celle du 1er février est d'autant plus retentissante qu'elle est la dernière avant l'ouverture commerciale de la ligne, dont le président de la SNCF, Louis Gallois, a confirmé qu'elle aurait bien lieu en juin 2007 : « Pour nous, le TGV n'est plus un projet, nous sommes dedans. » Les travaux de génie civil ont été achevés en octobre 2005. Début avril, sera inauguré l'atelier d'entretien des TGV à Ourcq (Seine-et-Marne). Les tests d'intégration et de montée en vitesse des premières rames commenceront fin 2006.

Lumière et transparence

Mais l'actualité proche pour nous, c'est la  mise en chantier de la gare TGV à Bezannes, sur le plateau déjà aménagé. Pour reprendre les termes du sous-préfet de Reims: « Demain la gare sera debout. » Demain, c'est fin 2006, début 2007. Conçue par l'architecte Jean-Marie Duthilleul, elle sera constituée d'un bâtiment voyageurs jouant sur la lumière et la transparence pour offrir de l'intérieur une vue sur la Montagne de Reims. Elle conjuguera services, confort, accessibilité et intégration dans l'environnement, avec un effort particulier sur les aménagements paysagers (150 arbres seront plantés). Comme les deux autres gares nouvelles de la ligne, celle de Bezannes servira aux liaisons province/province et province/Ile de France. Elle proposera de surcroît deux aller-retour quotidiens pour Paris-Est en 40 minutes et sera reliée aux principales villes de la région via le réseau TER. A la différence de la gare lorraine, située à Louvigny en Moselle, et de la gare Meuse, située à Issoncourt, qui ne seront accessibles que par la route. Ce qui fait dire à Louis Gallois que la gare Champagne-Ardenne « sera un modèle de l'articulation entre les différents modes. »

Tout commence aujourd'hui

Patrick Trannoy, directeur de la LGV à Réseau Ferré de France, est revenu sur le travail avec les élus locaux : « Jean-Pierre Belfie  reste un interlocuteur vigilant, exigeant, soucieux des préoccupations des habitants face à cette infrastructure. Si le dialogue fut parfois franc et vigoureux, il l'a toujours rendu possible. » L'intéressé, maire de Bezannes, ne l'a pas démenti : « Notre challenge était de concilier le bien vivre que nous connaissons et cette nouvelle infrastructure, de réussir à l'ancrer dans notre territoire. Pari réussi. Un aboutissement ?  Non, tout commence aujourd'hui, avec la viabilisation de 172 ha pour créer un pôle d'habitat, d'activité et deloisirs. Nous avons à poursuivre l'excellent travail en synergie déjà effectué pour être tout à fait prêt en juin 2007. » Le président de Reims Métropole, Jean-Louis Schneiter, a annoncé la possible prolongation du tramway vers Bezannes pour desservir gare et pôle, et confirmé au nom de la communauté d'agglomération, gros contributeur de la ligne, la demande de Jean-Pierre Belfie de voir ajouté au nom officiel de « gare Champagne-Ardenne TGV » la mention « Reims-Bezannes. »

Une ouverture pour la Région

René-Paul Savary, au nom du Conseil Général de la Marne qu'il préside, a insisté sur l'intermodalité, qui « devrait passer dans l'avenir par le raccordement de la LGV et de l'aéroport de Vatry. » Président du Conseil Régional de Champagne-Ardenne, Jean-Paul Bachy, rendu soucieux par l'actuel contentieux sur le passage de l'alimentation électrique du TGV par le parc naturel régional de la Montagne de Reims, voit d'abord dans l'arrivée du TGV  « une étape dans l'ouverture de la région au reste de la France et de l'Europe,  et un élément essentiel de l'aménagement de notre territoire. » « C'est une chance supplémentaire pour notre département » s'est vivement réjoui de son côté le vice-président du Conseil Général des Ardennes, également partie prenante. Le dernier mot appartient à Jean-Louis Viart, sous-préfet de Reims, soulignant que cet événement faisait naître : « une espérance de bouleversements positifs qui ont toujours accompagné l'avancement du chemin de fer. »

 

Les Caractéristiques  DE LA GARE

 Bâtiment voyageurs : 700 m'

- Hall : 300m'

- Parking extérieur : 600 places

- Accessibilité : conforme aux standards les plus récents

- Trafic prévisionnel : 500 000 voyageurs/an

- Planning des travaux : fin des travaux fin 2006, début 2007

- Coût (les travaux : plus de 9 millions d'euros

-  Financeurs : SNCF, RFF, l'État et les collectivités locales, particulièrement la Région Champagne-Ardenne, la Ville de Reims, Reims Métropole, le Conseil Général de la Marne et le Conseil Général des Ardennes.

DESSERTES ET FRÉQUENCE

- Paris-Est : 2 allers et retours quotidiens (40mn)

- Strasbourg : 9 allers et retours quotidiens (lh55) *

- Marne-la-Vallée-Chessy : 6 allers et retours quotidiens (30mn) *

- Massy TGV : 6 allers et retours quotidiens (lh) *

- Aéroport Charles de Gaulle 2 : 3 allers et retours quotidiens (30mn)

- Lille : 3 allers et retours quotidiens (lh25mn)

- Bordeaux : 3 allers et retours quotidiens(4h25mn) *

- Nantes ; 2 allers et retours quotidiens(3hl5mn) *

- Rennes : l aller et retour quotidiens (3hl5)

+ liaisons TER avec la gare de Reims

* au plus tari dans l'année qui suivra la mise en service

Extrait de R M N° 90 de 03/2006

  

    

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 Un projet pédagogique autour de gare


 
Alors que la gare TGV n'est pas encore construite, la municipalité de Bezannes, avec l'accord de la SNCF, intéresse les enfants du groupe scolaire au traitement végétal du site.

La  plate-forme crayeuse sur laquelle la future gare TGV de Bezannes prendra position souligne aujourd'hui le paysage d'une longue tramée blanche. Le secteur est livré aux entreprises de travaux publics sous le contrôle du  maître d'oeuvre, le chantier progresse à un bon rythme et la fine poussière qui s'insinue dans les habitations voisines rappelle que chaque jour qui passe nous rapproche de la mise en service de la LGV Est-européenne. Dès les premières esquisses réalisées par l'architecte selon les prescriptions de Réseau Ferré de France et de !a SNCF, Jean-Pierre Belfie et son conseil municipal ont cherché comment habiller, agrémenter, « personnaliser » cette gare ou débarqueront les voyageurs en provenance d'autres régions, autrement dit comment leur donner une première bonne impression de la Champagne-Ardenne.

 Moins longue, moins haute

Les pierres de la carrière de Courville seront utilisées pour sa façade, lui donnant déjà une « couleur locale ». Au lieu de se couper de son environnement, le bâtiment ouvrira, grâce à ses nombreuses surfaces vitrées, sur la montagne de Reims.  Ses dimensions ont d'ailleurs été revues à la baisse : moins long, moins haut sous plafond, il sera moins imposant et par conséquent mieux intégrable entre village et cultures. Puisque la gare sera construite sur une élévation de terrain, l'idée des élus locaux est de dérouler sur le promontoire une nappe de verdure. La SNCF en a approuvé le principe et accepte de mettre à la disposition de la commune une partie de cet espace en demi-cercle.   Pour en faire quoi ? Le  point de départ d'un projet pédagogique

Des essences adaptées à la région

Un comité va se former avec les représentants de la SNCF, des commissions scolaire et environnement de la  municipalité, de l'association Vivre à Bezannes et l'Office National des Forêts, du Parc régional de la Montagne de Reims, les enseignants et la directrice du groupe scolaire de Bezannes. Le projet, baptisé « une gare dans un cadre de verdure », associera largement les enfants de l'école.

Avec l'aide des adultes compétents, ils choisiront les essences adaptées à la région qu'il  faudra  planter  dans  cet  espace.  La réflexion est en cours. Dès que la plate-forme technique sera achevée et la terre végétale mise en place, le comité procédera aux plantations sans attendre, pour donner aux arbres et arbustes 1e temps de développer et d'atteindre une certaine ampleur à l'ouverture de la gare en 2007. si d'aventure la SNCF prévoyait, d'agrémenter les pentes du remblai de la gare, Jean-Pierre Belfie a d'autres idées qui ont à voir avec la valorisation de notre région ...

 

 Les dimensions de la gare ont été revues à la baisse moins longue et moins haute sous plafond. elle s'intégrera mieux dans le paysage.

Extrait de la revue de la CAR ° 79 - 05/2004

  

    

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 INAUGURAL


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Aux côtés du Ministre des Transports, Dominique Perben, de nombreuses personnalités politiques nationales et régionales avaient pris place dans le train inaugural. Au cours de l’arrêt à la gare de Bezannes, elles ont dévoilé une plaque célébrant officiellement cette date évènement.

C’est le jeudi 15 mars, que l’infrastructure de la ligne à grande vitesse Est Européenne a été officiellement inaugurée. A cette occasion, un train inaugural a parcouru les 300 km de la nouvelle ligne entre Paris et Beaudrecourt (Moselle). Sur le trajet expédié à la vitesse de 320 km/h, le bolide a fait, comme on le voit sur cette photo, une seule et unique halte à la gare Champagne-Ardenne TGV Reims Bezannes. Cette gare flambant neuve en cours de finition, qui permettra d’accéder aux liaisons directes vers l’Est et l’Ouest de la France, a été réalisée dans le cadre du chantier titanesque de la LGV Est.

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Parmi les personnalités présentes dans le train inaugural, Jean-Louis Schneiter, Maire de Reims et Président de Reims Métropole, Anne-Marie Idrac, Présidente de la SNCF (au centre), et Fabienne Keller, Maire de Strasbourg, ville qui dans quelques semaines ne sera plus distante de Reims que de 1h55.

Orchestrés par Réseau Ferré de France (RFF), l’établissement public qui gère les infrastructures ferroviaires françaises, les travaux de construction de la ligne ont mobilisé plus de 3 milliards d’euros (valeur 1997). 12000 poteaux caténaires ont été posés et 338 viaducs construits. 64 millions de mètres cubes de terre ont dû être déblayés, soit neuf fois plus que pour le chantier du tunnel sous la Manche. L’heure est maintenant aux ultimes essais avant la mise en service commerciale de la ligne le 10 juin prochain. Encore un peu de patience…

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Sur les coups de 20 h, en direct sur les télévisions nationales, l’inauguration de la LGV a donné lieu à un gigantesque spectacle pyrotechnique organisé par RFF. En quelques minutes, les 300 kilomètres de la ligne se sont illuminés et quelques ouvrages, à l’image de la passerelle de la gare de Bezannes, se sont embrasés.

 

TGV - Le défilé des premières

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La LGV Est-européenne est une suite de grandes premières et un creuset d’innovations qui vont permettre d’établir des référentiels pour les futures lignes à grande vitesse. Passage en revue des principales nouveautés de ce véritable exploit technique et humain.

Le TGV qui assurera les liaisons sur cette nouvelle ligne roulera à la vitesse commerciale jamais atteinte auparavant de 320 km/h (contre 300 km/h sur les autres lignes). Début avril, la SNCF a poussé le défi jusqu’à faire homologuer un nouveau record de vitesse pure (autour de 560 km/h).

• Cette ligne a fait l’objet d’un financement inédit. C’est la première fois en France que des collectivités territoriales (17 régions, départements, villes et agglomérations) participent aux côtés de l’Etat à un investissement de cette nature. Pour leur part, la Ville de Reims et Reims Métropole ont respectivement contribué au projet à hauteur de 57 M€ et 5 M€.

• La LGV est le premier grand chantier ferroviaire réalisé sur la base d’une séparation entre la maîtrise d’ouvrage, assurée par l’établissement public Réseau Ferré de France (RFF), et la maîtrise d’oeuvre, confiée à 5 groupements d’entreprise pour les travaux de génie civil, et à la SNCF pour les équipements ferroviaires.

• Sur une zone test de 3 km au sud de Reims, RFF a introduit pour la première fois dans la sous-couche de la voie un nouvel enrobé associant granulats calcaires et bitume, qui réduit l’épaisseur de la structure d’assise, et limite donc l’apport de matériaux et le travail de terrassement. Si l’essai est concluant, cette technique pourrait se développer, comme celle de la dalle béton, également en expérimentation, sur 1800 m dans la Seine-et-Marne.

• Pour la première fois, des attaches “fastclip” plus rapides à fixer ont été utilisées dans la pose de rails en remplacement des attaches vissées.

• La LGV Est-européenne est la 1ère ligne compatible avec les nouveaux systèmes de signalisation (ERTMS) et de télécommunication (GSM-R) européens. C’est un pas vers l’harmonisation des systèmes et l’adoption d’un langage commun à tous les trains à grande vitesse européens pour qu’ils puissent circuler dans des pays différents en toute sécurité.

UN CHANTIER TITANESQUE

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• 3,125 milliards d’euros d’investissement

• 60 entreprises de travaux publics

• 10 000 hommes et femmes mobilisés représentant plus de 100 métiers

• 3000 hectares fouillés par 300 archéologues et 400 gisements archéologiques relevés

• 60 millions de m3 de terre déplacés

• 12 millions de tonnes de matériaux transportés

• 338 ouvrages d’art construits

• 12 000 poteaux caténaires

• 1 million de traverses posées.

Extrait de VRI N° 238

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SAMEDI 2 ET DIMANCHE 3 JUIN 2007

La gare Champagne-Ardenne TGV ouvre ses portes au public

Les 2 et 3 juin prochains, à Bezannes, la SNCF offrira au grand public une découverte particulière de la nouvelle gare. Ainsi, à côté de la visite de la gare et de ses infrastructures, de nombreuses animations seront proposées aux familles : découverte de métiers SNCF, petit train pour les enfants, expositions de maquettes ferroviaires (TGV, rame du record de vitesse…), lecture de textes sur l'univers du train par Simone Hérault (la voix de la SNCF). En clin d'oeil : barbes à papa et pommes d'amour aux couleurs du TGV Est Européen seront offertes aux visiteurs.

“PLEINE FLEUR SUR LE TGV”

A partir de début juin au Jardin d’horticulture Pierre Schneiter.

Les jardiniers de la Direction des Espaces Verts de la Ville de Reims vous invitent à parcourir les cinq régions traversées par le TGV Est Européen à travers de très belles mises en scènes florales évoquant l’histoire, les particularités et les symboles des différents territoires. De Paris à l’Alsace en passant par la Brie, la Champagne et la Lorraine, un festival de couleurs et de parfums à découvrir jusqu’au mois d’octobre.

EXPOSITION “PETITE VITESSE DEVIENDRA GRANDE… 1854...2007...”

Du 5 juin au 28 octobre, au Palais du Tau.

Tarif: 6,5€ (gratuit pour les - de 18 ans).

Des premières locomotives à vapeur au TGV pulvérisant le record de vitesse sur rails, vivez l’épopée du ferroviaire sous l’angle des innovations techniques qui ont permis de repousser toujours plus loin les frontières du temps. Maquettes, photographies, objets rares… une exposition exceptionnelle conçue par le CNAM Champagne-Ardenne et présentée en partenariat avec la Ville de Reims.

> Samedi 2 juin, en fin d’après-midi, le public pourra assister à un grand concert gratuit. A l’affiche, le groupe de rock ardennais Sens

Unique suivi de Roland Karl, chanteur rémois bien connu pour sa participation à l’émission “A la recherche de la nouvelle star” sur M6 qui profitera de l’occasion pour présenter sur scène son premier album.

> Samedi 2 juin: 9 h-18 h: visites et découvertes • 19h30: concert

> Dimanche 3 juin: 10 h-17 h: visites et découvertes

> Partenaires de cette opération, les TUR mettront en place des navettes reliant le Place d’Erlon et la gare Champagne-Ardenne TGV.

RENDEZ-VOUS

Reims à l’heure du TGV Est

Au-delà des festivités du 9 juin (lire pages suivantes), plusieurs rendez-vous consacrés au TGV et plus largement à l’aventure du ferroviaire, sont proposés au public.

CYCLE CINEMA “DES TRAINS PAS COMME LES AUTRES”

 Auditorium de la Médiathèque Jean Falala, entrée libre.

Présentation de cinq films signés Bernard d’Abrigeon qui figurent parmi les meilleurs de la série documentaire “Des trains pas comme les autres”. Au programme de ces carnets de voyage, des itinéraires véritablement dépaysants servis par de splendides images.

Extrait de Extrait de VRI N° 236

  

    

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