Château de Villers Cotterêts - 02
 

Visité en 05/2012

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Emmanuel Macron ambitieux pour le château de Villers-Cotterêts
Stéphane Bern se soucie du château de VILLERS-COTTERÊTS

La lente renaissance du château François Ier

Villers-Cotterêts - l'histoire à chaque coin de rue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Chateau de Villers Cotterêts

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Emmanuel Macron ambitieux pour le château de Villers-Cotterêts

En visite « surprise » hier dans l’Aisne, le président de la République a validé   « l’immense chantier » de réhabilitation du château François-1 er de Villers-Cotterêts.


Quatre jours après le lancement du loto du patrimoine, déclaré cause nationale, le président de la République s'est prêté au jeu, hier, depuis le café La Française, à Villers-Cotterêts, dans l’Aisne.
Jean-Marie Champagne

L’ESSENTIEL

*.- ACCOMPAGNÉ de la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, et de Philippe Bélaval, président du Centre des monuments nationaux, le président de la République était, hier, en visite « surprise » au château de François-I er , à Villers-Cotterêts, dans l’Aisne.

*.- AVANT UNE COURTE INCURSION dans les rues de Villers-Cotterêts à la rencontre des habitants, Emmanuel Macron a réaffirmé son intérêt pour le château Renaissance et l’engagement de l’État.

*.- LES BÂTIMENTS devraient devenir à la fois un musée, un centre de recherches sur la langue française, un lieu d’accueil d’artistes et d’intellectuels francophones et un site de séjours hôteliers.

*.- LES PREMIERS TRAVAUX devraient commencer début 2019 sur le cœur historique du bâtiment.

En visite « surprise » hier dans l’Aisne, Emmanuel Macron a passé plus d’une heure et demie dans le château de François 1 er à Villers-Cotterêts. Cette visite approfondie a permis au chef de l’État de mesurer l’étendue du chantier de réhabilitation. Le président de la République a ensuite répondu aux questions de l’Union.

Pour quelles raisons êtes-vous venu au château de Villers-Cotterêts ?

J’avais pris un engagement durant la campagne : en faire le lieu de la langue française car c’est le lieu des ordonnances de François 1 er qui a décidé que les textes administratifs en France seraient écrits en langue française. Villers-Cotterêts est aussi une ville de notre histoire avec Alexandre Dumas qui a parcouru la littérature et la langue française. Aujourd’hui, nous sommes venus faire, en quelque sorte, une réunion de chantier avec les services de l’État, la ministre de la Culture et l’ensemble de ses services, au premier chef desquels le Centre national des monuments, qui ont beaucoup travaillé mais aussi les partenaires privés, la personne en charge du mécénat et la Caisse des dépôts et consignations pour lancer ce grand projet qui va consister à faire du château de Villers-Cotterêts le château de la langue française et de la francophonie.

Quand allez-vous faire l’annonce officielle de ce grand projet ?

Nous allons, dans les prochaines semaines, faire l’annonce officielle de la totalité du projet : on veut à la fois accueillir des artistes, des intellectuels sur la langue, mais aussi des visiteurs, ouvrir à la ville et, derrière, à la forêt. Il s’agira aussi d’avoir un projet d’accueil de visiteurs et de voyageurs pour redonner une dynamique touristique à cette partie de la région des Hauts-de-France qui m’est chère et ce pays de Valois qui commence ici. Aujourd’hui, c’est un moment officieux. L’annonce sera faite un peu après les journées du patrimoine. On est en train de finaliser le projet au vu de cette réunion.

Comment qualifieriez-vous ce qui va être fait au château François 1er?

C’est un très grand projet qui est aussi pour moi une manière de montrer que des régions qui ont beaucoup souffert, qui ont été mordues par l’histoire et la désindustrialisation, ne sont pas oubliées. Il s’agit de montrer comment un grand projet culturel comme celui-là peut redonner un espoir à une ville et à toute une région et recréer beaucoup d’emplois. On va pouvoir maintenant lancer les choses. C’est un immense chantier ! Ça fait très longtemps que l’on n’a pas fait une telle chose.

Pourquoi une visite en catimini ?

Si j’étais venu en l’annonçant, ça aurait été la cohue. Vous ne pouvez pas bien visiter le château et prendre une décision si c’est la cohue. Je n’étais pas venu pour faire une annonce mais pour être sûr de la décision. Là je suis sûr. Voilà.

Vous l’avez trouvé dans quel état, le château ?

Dans l’état que je connaissais, que j’avais vu il y a un an et demi pendant la campagne. C’est ce qui m’avait beaucoup frappé et touché, c’est cet état de délabrement extrême d’un château qui a eu à traverser les décennies, qui a eu d’autres usages et s’était progressivement transformé, n’avait pas été entretenu, et qui, depuis la fermeture de l’Ehpad, ne pouvait plus être entretenu. On ne pouvait pas demander aux collectivités territoriales de porter cette charge de la rénovation. C’est beaucoup trop lourd. C’est donc un projet évidemment national en intelligence avec les territoires et pour les territoires mais où l’État doit prendre ses responsabilités. Cela permettra de faire revivre non seulement la ville mais aussi les deux départements du Valois et des portes des Hauts-de-France.

Un projet de 220 millions d’euros financés par l’État et le privé 

Emmanuel Macron a souligné l’effort de l’État pour le château Renaissance inoccupé et délabré de l’Aisne : « C’est un investissement qui va mobiliser l’État mais je pense que nous le devons à ce territoire et à ce château et à notre histoire. » Le projet inclurait un musée dans le cœur historique, une partie dédiée à la francophonie et à la résidence d’artistes et d’intellectuels et une partie hébergement et hôtellerie. Sans donner précisément le plan de financement, il a aussi rappelé : « Cela va aussi être un investissement d’acteurs privés parce que je pense que c’est bon de les avoir avec nous et donc les inciter à investir pour avoir des résidences, de l’hôtellerie pour développer le tourisme. » Le projet devrait coûter 220 millions d’euros. L’État (hors jeux de grattage pour le patrimoine de la Française des jeux) finance pour moitié, l’autre moitié étant financée par la caisse des dépôts et consignations et le mécénat.

 Ludivine  BLEUZÉ-MARTIN

Extrait de l' union du 08/09/2018

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Stéphane Bern
se soucie du château de VILLERS-COTTERÊTS


L’entretien a été difficile à organiser mais l’élu et l’organisation ont pu rencontrer l’animateur hier à Paris, à propos du château François 1er

Stéphane Bern reste attentif au devenir du château de Villers-Cotterêts. Pour preuve, la rencontre, ce lundi, entre l’animateur, qui s’est vu confier une mission de sauvegarde du patrimoine en péril par Emmanuel Macron, et des personnalités du sud de l’Aisne. Le député Jacques Krabal mais aussi des responsables de l’association pour le château de Villers-Cotterêts ont pu s’entretenir avec Stéphane Bern, à Paris, durant une heure. « C’est une rencontre qui a été difficile à organiser, compte tenu de l’agenda de Stéphane Bern qui arrivait de Londres », souligne le député. L’animateur connaît bien le château royal. Il avait même pris fait et cause pour lui lors de l’une de ses émissions « Secrets d’histoire », consacrée à la princesse palatine en 2010. Il déplorait alors l’état d’abandon du château royal, ses fenêtres murées : « Ce château est un chef-d’œuvre en péril qui pourrait pourtant être sauvé », revendiquait alors l’animateur. L’élu se réjouit donc de cette entrevue : « Stéphane Bern m’a dit également qu’il comptait revenir à Villers-Cotterêts en présence de certaines personnalités d’ici peu et qu’il allait lui-même, de manière très attentive, suivre la réalisation des travaux qui seront mis en œuvre. » Le président de la République devrait présenter « au plus tard en février », selon le député, son projet pour le château. Un projet autour de la francophonie. Jacques Krabal explique d’ailleurs : « Dans quelques jours, je serai installé dans une responsabilité assez importante autour de la francophonie. Il est envisagé par le président de la République que le château soit le cœur de la francophonie et qu’il fasse battre les institutions porteuses des idées francophones. Des institutions comme l’organisation internationale de la francophonie, l’assemblée parlementaire de la francophonie, et même d’autres. Aussitôt installé, j’organiserai dans ces fonctions une visite de Villers-Cotterêts pour les parlementaires francophones et de tous les pays de l’espace francophone. » Pour le député, le château va devenir un « atout très fort pour le département de l’Aisne, dans le domaine des arts, de la culture et du développement touristique ».

Jacques Krabal a profité de cet entretien pour plaider en faveur du département de l’Aisne « pour qu’il puisse bénéficier d’une attention particulière ». Stéphane Bern lui aurait confié son intérêt pour les églises de Thiérache.

Extrait de l'émission Secrets d'Histoire du 18 août 2010 avec une séquence présentant le château royal de Villers-Cotterêts. Le château fut édifié à la Renaissance par François 1er et offert par Louis XIV à Monsieur son frère.

https ://www.dailymotion.com/video/x3m1jia

Ludivine  BLEUZÉ-MARTIN

Extrait de l' union du 16/01/2018

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La lente renaissance du château François Ier


Le Château de Villers-Cotterêts s'étend sur une propriété de quelques 23.000 m²

Lieu de villégiature apprécié des rois de France, au milieu d’un vaste domaine de chasse, le château a été fréquenté par Louis XIV qui l’a donné à son frère le duc d’Orléans.


Villers-Cotterêts Joyau de l’architecture Renaissance, le château François I er est l’un des premiers trésors du patrimoine dans le viseur de Stéphane Bern, missionné par Emmanuel Macron.


En mars, Manuel Macron et Brigitte Macron, alors en campagne, avaient été reçu au Château de Villers-Cotter^rts par le président de la société historique locale, A. Arnaud
Marie Goulet


De 120 à 150 millions seraient nécessaires pour maintenir l’édifice en bon état

Il n’y a plus âme qui vive dans le château de Villers-Cotterêts depuis le départ en juillet 2014 de la maison de retraite du CAS (centre d’action sociale) de la Ville de Paris qui y hébergeait dans une aile des retraités pauvres. Depuis, l’état du château n’a cessé de se détériorer au point que l’État, qui en est le propriétaire principal, a décidé d’interdire la visite des bâtiments aux touristes en mai 2015. Invisibles sa chapelle, ses escaliers à caissons et leurs salamandres sculptées dans la pierre, emblèmes du roi François I er .

L’espoir est pourtant permis de sauver ce patrimoine en danger. Cela passe en particulier par l’appel à idées lancé en avril dernier par l’État. Un site internet a été spécialement conçu pour en assurer la promotion en France et à l’étranger (www.chateau-royal-france.com/) auprès des opérateurs immobiliers, hôteliers, touristiques et culturels nationaux et internationaux.

L’État (via sa direction de l’immobilier) et ses partenaires (la Ville, le conseil départemental, l’agence Aisne tourisme et la communauté de communes) y dressent une longue liste des atouts de l’illustre demeure : sa localisation stratégique près de Paris et de l’aéroport de Roissy et sa proximité avec de grands sites culturels et récréatifs comme Reims, les caves de champagne, Disneyland, le parc Astérix et Chantilly.

Construit par François I er à partir de 1532, le château avait été achevé par son successeur Henri II. Il est resté célèbre pour avoir accueilli en 1539 la signature par François I er des ordonnances qui ont fait de la langue française la langue officielle dans les textes administratifs.

L’État ne veut pas vendre mais envisage un bail sur 99 ans qui permettrait le développement d’un projet

Le site s’étend sur près de 23000 m 2 et affiche un formidable potentiel touristique. Il dispose notamment d’un accès immédiat au parc et aux 13000 hectares de la superbe forêt domaniale environnante. C’est le seul château royal de France disponible dans sa totalité. Seul un programme ambitieux pourra y trouver sa place.

De 120 à 150 millions seraient nécessaires pour maintenir l’édifice en bon état. Ce chiffre ne semble pas effrayer les investisseurs : entre quinze et vingt opérateurs sont déjà venus apprécier sur place l’ancienne résidence royale et des visites sont encore prévues.

L’intérêt suscité par le château Renaissance a motivé la prolongation de la démarche jusqu’au 30novembre. Franck Briffaut, le maire FN de Villers-Cotterêts, ville qui possède 8 % de ce patrimoine, se dit « plutôt optimiste compte tenu du nombre de réponses reçues pour l’appel à idées ». « Je ne m’attendais pas à ce qu’il y en ait autant », dit-il.

En fonction de l’analyse qui sera faite de ces idées, un cahier des charges précis sera établi pour lancer un appel à projets. L’État n’a pas l’intention de vendre son bien mais envisage un bail de très longue durée (99 ans) qui permettrait le développement d’un projet dans de bonnes conditions et d’y inclure une partie réservée à la francophonie, selon le vœu rappelé récemment par Emmanuel Macron lors des Journées du patrimoine. En mars dernier, alors en campagne électorale à Villers-Cotterêts, le futur président avait, pour la première fois déjà, fait part de son intention.

UNE PETITE SŒUR DU CHÂTEAU DE FONTAINEBLEAU

Pour l’heure, une étude de la Drac (direction des affaires culturelles) est en cours, qui permettra d’effectuer des relevés en trois dimensions du château et d’y localiser les cavités. D’autres études sont encore prévues. En attendant que les bâtiments soient à nouveau ouverts à la visite, l’office de tourisme local propose une découverte du domaine royal. Ce parcours de visite passe notamment par la cour du château et permet d’apprécier l’architecture particulière de la résidence royale, petite sœur du château de Fontainebleau

Office de tourisme, tél. 03 23 96 55 10.

Ludivine BLEUZÉ-MARTIN

Extrait de l' union du 23/10/2017

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Villers-Cotterêts

l'histoire à chaque coin de rue

Un château Renaissance, une ordonnance qui reste le fondement du droit français moderne, un homme de lettres… Villers-Cotterêts est une ville riche et passionnante

  
La façade et le grand escalier : la décoration Renaissance qui subsiste au château 

 « François Ier y faisait de fréquents voyages ; plusieurs de ses ordonnances, et particulièrement celle de 1539, qui prescrit que tous les actes publics seront désormais écrits en français, y furent rendues ». Alexandre Dumas évoque ainsi le château François Ier dont l'entrée se situe au cœur de Villers-Cotterêts.

Edifié par François Ier entre 1532 et 1540, ce témoin de l'art architectural de la Renaissance conserve de splendides éléments de décoration intérieure à l'instar de deux escaliers droits ornés de voûtes à caissons sculptés ou encore la chapelle royale. Le parc, qui a conservé les grands traits de son aménagement par Le Nôtre, donne accès à l'Allée Royale qui mène à la majestueuse forêt de Retz toute proche.

Henri II, le fils de François Ier, y fait également de nombreux séjours. Tout comme sa veuve Catherine de Médicis. On retrouve ainsi sur le mur du Pavillon de l'Auditoire, les monogrammes des deux royaux époux : le H et le K entrelacés par le cordon des veuves et accompagnés des trois croissants, symbole de Henri II. Catherine avait modifié l'écriture de son prénom car dans le C et le H entrelacés, on devinait aisément un D, initiale de Diane de Poitiers, la maîtresse du roi.

Au Panthéon

Le château connaîtra une nouvelle période fastueuse lorsque Louis XIV offre le duché de Valois à son frère Philippe d'Orléans. Molière y donna alors son Tartuffe et Villers-Cotterêts connut les fêtes les plus fastes de son histoire à l'occasion du sacre de Louis XV.

Mais, « de ce beau château, ancienne maison de plaisance des ducs d'Orléans, la République avait fait une caserne, et l'Empire un dépôt de mendicité », rapporte encore Alexandre Dumas.
Suivre les traces de l'homme de lettres c'est bien évidemment s'arrêter au musée qui lui est consacré dans un hôtel particulier du XIXe siècle, au 24, de la rue Demoustier.

Dans trois salles, la vie des trois Dumas y est retracée : celle du père, le général, arrivé à Villers-Cotterêts en 1789 et qui y épouse la fille de l'aubergiste Marie-Louise Labouret en 1792 ; celle du fils Alexandre né dans la cité le 24 juillet 1802 ; celle de l'autre Alexandre, le fils de l'homme de lettres.

Et même si Alexandre Dumas a rejoint le Panthéon le 30 novembre 2002, la sépulture familiale, où l'auteur s'est si souvent incliné sur la tombe de son père, subsiste toujours au cimetière de la ville.

Elisabeth EHRMANN

www.pavillonhenriii.com

 Propriété de deux rois


Simon Le Bœuf aime faire découvrir sa demeure et, notamment, ce magnifique salon dédié à Henri II, le fils de François Ier. 

« La maison de Monsieur Deviolaine était un palais très apprécié par moi… ». Alexandre Dumas a décidément laissé son empreinte en bien des endroits de sa ville natale. Là, c'est le Pavillon Henri II, alors propriété de son parrain, inspecteur de la forêt de Retz, qu'il évoque. Initialement pavillon d'angle du jardin du château, le Pavillon Henri II fut agrandi et redécoré au XVIIIe siècle par le duc d'Orléans qui s'était pris de passion pour Villers-Cotterêts. La superficie en est alors multipliée par douze ! Mais la révolution met un terme à ces riches heures et, en 1795, la propriété est revendue à Jean-Michel Deviolaine. Il décore la propriété avec un luxe que l'on peut encore admirer aujourd'hui. Un destin royal attend pourtant la demeure. Lorsqu'il meurt, c'est la fille de Jean-Michel Deviolaine qui en hérite.

En 1830, le duc Louis-Philippe d'Orléans monte sur le trône. Quelques années plus tôt, il avait voulu revenir au château de Villers-Cotterêts qu'il aimait tant mais la demeure royale avait été affectée à un dépôt de mendicité du département de la Seine. En 1843, il décide de racheter le Pavillon Henri II sur sa cassette personnelle. L'acte de vente, qui a traversé les années, décrit avec une grande précision la demeure. Le roi en augmente encore la magnificence et, par sa décoration, le dédie à son lointain ancêtre Henri II.

A sa mort, le testament révèle ses héritiers. Parmi eux figure son gendre, Léopold Ier, roi des Belges.

Au XXe siècle, si la guerre a plutôt épargné Villers-Cotterêts, un bombardement a eu raison des agrandissements du XVIIIe siècle, épargnant fort heureusement le pavillon du XVIe siècle. Ecouter Simon Le Bœuf, l'actuel propriétaire des lieux, dévoiler l'architecture et l'histoire de cette demeure est un régal et découvrir, grâce à lui, le splendide salon Henri II un enchantement…

E.E.

 « Mon père, ce héros »…

 Le portrait du général Dumas est exposé au musée. Une souscription a été lancée pour le restaurer.
Le portrait du général Dumas est exposé au musée. Une souscription a été lancée pour le restaurer.

Né à Saint-Domingue des amours de son père Alexandre Antoine Davy de la Pailleterie avec une esclave, Thomas-Alexandre Dumas arrive à Villers-Cotterêts en 1789. Il s'est engagé trois ans plus tôt comme simple soldat sous le nom de Dumas, après une dispute avec son père.

Dans la cité valoisienne, il loge à l'hôtel de l'Ecu tenu par Claude Labouret. Il tomba amoureux de sa fille Marie-Louise et l'épouse en 1792 après avoir obtenu son grade de brigadier. C'était la condition émise par son futur beau-père… et le début d'une carrière fulgurante. En février 1792, il est brigadier. En octobre, il est lieutenant-colonel. Le 30 juillet 1793, Dumas est promu général, puis en septembre général de division. Il se distingue à toutes les batailles par sa bravoure, sa force et ses actes héroïques. Il fait par exemple reculer seul un escadron de soldats autrichiens sur le pont de Brixten. Terrifiés, les Autrichiens l'appellent respectueusement Le Diable noir. Très proche de Bonaparte durant les premières années de la montée en puissance de celui-ci, le général Dumas se brouille avec le futur empereur durant la campagne d'Egypte. Fait prisonnier par le royaume de Naples pendant son voyage de retour en France, il est emprisonné durant deux ans. A sa libération, en 1801, sa santé est profondément détériorée. Les appels du général Dumas à Napoléon restent vains et son nom aurait disparu de la mémoire des Français si son fils ne l'avait fait passer à la postérité en devenant l'un des écrivains les plus lus à travers le monde. Les dernières années de sa vie se passent à Villers-Cotterêts, où Alexandre Dumas est né en 1802, et où le général meurt le 26 février 1806.

 Extrait de l' union du 28/08/2012

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