Le Château de Braux Ste Cohière - 51   

 

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Le compte-rendu de la journée

La Presse


2017-07-18 - Une immersion au temps des chevaliers 
10-08-2015 - Les visiteurs plébiscitent le château de Braux-Ste-Cohière

 

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La journée par L.WARDEGA

Jeudi 5 juin 2003

A 8h. 15, les derniers participants se hâtent pour monter dans l’autocar car il pleut ce matin. Chacun s’installe en rangeant comme il peut, imper et parapluie tout dégoulinants …et après les derniers « recomptages » de rigueur, en route pour le Château de Braux-Sainte-Cohière, première étape de notre « Journée Découverte. »

Heureusement que le paysage le long de l’autoroute ne présente guère d’intérêt car la vue est assez brouillée par la pluie extérieure et la buée sur les vitres…

Le temps de prendre contact avec ses compagnons de voyage et il est temps de descendre.

Il se trouve que le parking n’est pas très encombré ( à la vérité nous sommes seuls ) et le car se gare au plus près de l’entrée. Le charmant chemin ombragé d’accès au château est à peine entrevu car nous fonçons tête baissée, parapluie en batterie, vers le portail qui vient de s’entrouvrir.

Pour commencer la visite, nous entrons dans l’ancienne bergerie dans laquelle nous est proposée la projection d’un audio-visuel : « 2000 ans d’images et d’histoires. » Celle-ci nous permet de faire un tour d’horizon à la fois géographique et historique de cette région stratégique et souligne la fonction de cette commanderie au cours du temps.

Les bâtiments que nous découvrons aujourd’hui ont été construits il y a quatre siècles. Aux alentours de 1589, Philippe de Thomassin, Seigneur de Braux-Sainte-Cohière, est chargé par Henri IV d’installer une compagnie de chevau-légers. Pour ce faire, il adjoint aux bâtiments existants ( quatre tours reliées par des courtines et son logis avec le pigeonnier seigneurial ), des logements « fonctionnels » pour les cavaliers et leur monture, un manège et un abreuvoir ; le logis des officiers est reconstruit à l’emplacement du logis primitif.

Cette garnison avait pour mission d’être vigilante, prête à intervenir à tout moment, pour assurer la sécurité d’un des principaux accès du royaume. L’environnement, la protection naturelle des marais au centre desquels s’érigeait ce lieu fortifié, a joué un très grand rôle pour son autoprotection et son efficacité.

A l’époque révolutionnaire, cet ensemble remarquable a conservé l’essentiel de ses bâtiments grâce à un accord entre les propriétaires nobles et les autorités. Mais la conversion en domaine agricole a entraîné quelques modifications : suppression du manège et modification des anciens logements de soldats. Ceux-ci dormaient au premier étage, dans des sortes de boîtes en bois, où ils entraient par une échancrure semi elliptique obturée par un textile, et garnies de paille. La chaleur humaine s’ajoutant à celle qui s’élevait des écuries situées au dessous leur permettait de ne pas trop ressentir les rigueurs de l’hiver. Le parquet du premier étage disparu, on peut désormais profiter d’une vue d’ensemble de la charpente d’origine.

Ci-dessous, quelques vues des bâtiments donnent une idée de ce véritable document témoin.

 

On distingue l’ensemble du site sur cette maquette très fidèle : en partant du portail d’entrée (face Est) et dans le sens horaire :
         Les anciennes écuries, surmontées jadis du casernement des soldats,
         Au Sud, la taverne dont un passage permet l’accès au parc grâce à une passerelle,

A l’Ouest, le logis des officiers prolongé de la Tour Henri IV,

Au Nord, la sellerie-lampisterie, la salle du Conseil et l’ancienne bergerie,

Enfin, dans la cour, le colombier et l’abreuvoir à chevaux.

Sur cette première vue de la cour, on remarque à droite du colombier, l’angle Nord-Est avec l’ancienne bergerie et une grande porte. Cette dernière permettait le passage des chevaux dans les écuries. A l’étage, par les fenêtres s’ouvrant à ras du parquet les cavaliers pouvaient sauter rapidement et enfourcher leurs chevaux.
 

 

 

 

Cette vue de la cour nous montre de gauche à droite : sellerie-lampisterie, salle du Conseil, ancienne bergerie et tout à droite l’entrée. L’ancien manège se trouvait à l’emplacement engazonné devant nous.

Quelques précisions sur le colombier :

-         c’est un colombier de pied, conforme à la tradition et aux droits seigneuriaux de l’ancien régime : un couple de pigeon par boulin ( nids pour pigeons ) et par arpent de terre.

-         Le plan en est octogonal. Le rez-de-chaussée en maçonnerie reprend l’appareillage des bâtiments environnants : gaise ou gaize ( roche sédimentaire siliceuse de la région, formée de débris d’éponges ) et brique avec chaînage d’angle.

- L’étage est construit en colombage totalement recouvert par des ardoises en écaille de poisson. Cette disposition protège aussi bien des intempéries le bois du colombage et sa maçonnerie de brique et de torchis, qu’elle protège les pigeonneaux de la convoitise des rongeurs qui ne peuvent grimper sur des ardoises verticales.

 

Ce plan nous apprend que le Château de Braux a servi de P.C. à Charles François du Périer dit Dumouriez pour la Bataille de Valmy. Avec le Général Kellermann, ils battirent les Prussiens commandés par le Duc de Brunswick.

La tradition populaire présente l’armée française comme une armée de savetiers, allant pieds nus, criant « vive la nation » et faisant preuve d’un courage exemplaire. Les Prussiens ont en fait trouvé une armée française bien en ordre de bataille, composée de régiments de l’ancienne armée royale et de bataillons de volontaires de 1791.

Le terrain était détrempé, impropre à la cavalerie, la maladie sévissait dans les rangs prussiens, Dumouriez parlementait avec Brunswick. L’armée française y utilisa pour la première fois le canon Gribeauval, canon qui fera le succès des batailles de Napoléon.

Le 1er octobre, les Prussiens se retirèrent, retraite qui aurait pu devenir un désastre …

 

En franchissant la grande porte d’entrée, nous découvrons le Logis des officiers et la « Tour Henri IV ».

 

Tous ces bâtiments, une fois réhabilités,  sont aménagés en salles d’exposition. Cet évêque naïf est resté anonyme, faute d’avoir trouvé le cartel explicatif …

 

 

 

En franchissant la passerelle d’accès au parc, jetons un coup d’œil sur la Tour d’angle Sud-Est et le mur extérieur de la « Taverne ».

 

Ce regard sur l’entrée du parc laisse imaginer les merveilles que nous aurions pu découvrir par beau temps.

Après avoir visité les différentes pièces aménagées en salles d’exposition et fait quelques pas dans le parc, toujours sous une pluie persistante, nous reprenons le car pour rejoindre l’Hôtel de la Poste où nous allons déjeuner : Déjeuner toujours aussi convivial et gastronomique.

En sortant, la vitrine du restaurant nous rappelle que nous aurions pu déguster un pied de cochon (malheureusement cela n’était pas prévu au menu mais y aurait-il eu beaucoup d’amateurs ?)

 

 

A la grande joie de tous et d’une manière inespérée, le soleil montre le bout du nez à la sortie du restaurant et daigne nous accompagner pour la visite de Sainte-Ménehould.



Il nous faut déjà traverser un bras de l’Aisne pour parvenir à l’Office de tourisme. Nous regrettons de ne pas avoir le temps de faire le tour de la ville en pédalo. 

Ce pêcheur qui vient de sortir un petit goujon démontre que la nature est partout très proche. 

 

 

 

 

Un peu plus loin nous passons devant la gendarmerie qui s’est installée à la place de l’ancienne Poste Royale, célèbre par la fameuse arrestation du roi Louis XVI. 

Une version légèrement différente nous est proposée : le maître de poste, Drouet n’aurait pas pris toute l’initiative qu’il s’est attribuée par la suite, que croire ?

 Lucien WARDEGA

 

   

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Visité avec

   en Juin 2003

 Château de Braux Ste Cohière - 51   

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Une immersion au temps des chevaliers 

Des jeux anciens en bois sont à disposition des enfants. Ceux qui le souhaitent peuvent revêtir des capes ou des costumes de princesses spécialement confectionnés par les bénévoles.


Photo d’archives

BRAUX-SAINTE-COHIÈRE

Laissé à l’abandon durant de nombreuses années, le château de Braux-Sainte-Cohière renaît de ses cendres depuis 2014. Sous l’impulsion de Nicolas et Anne-Héloïse Pernin, les propriétaires, l’ancienne seigneurie militaire des XVI e et XVII e siècles retrouve peu à peu son lustre d’antan. Après avoir paré au plus pressé, notamment pour ce qui concerne la sécurisation de certains bâtiments, les châtelains ont entrepris, avec l’aide des bénévoles de l’association Les Amis du château de Braux-Sainte-Cohière, un travail de restauration de fond.

Trois ans après le début de cette aventure, le résultat est saisissant. Le jardin des simples, où l’on trouve notamment une magnifique roseraie, a été remis en état, de même que l’immense parc dans lequel il est possible de venir pique-niquer. Dans l’enceinte du château, dont la construction avait été ordonnée en 1588 par Philippe de Thomassin, les différentes rénovations ont permis de rouvrir au public en 2015 un lieu chargé d’histoire.

Les anciennes écuries ont été refaites et peuvent accueillir des manifestations culturelles (pièces de théâtre, concerts de musique classique, expositions). En dehors de ces moments, l’immense salle est le terrain de jeu privilégié des enfants, lesquels peuvent tester la cinquantaine de jeux anciens en bois qui y sont installés. Les jeunes font d’ailleurs preuve d’une attention toute particulière puisque de nombreux ateliers leur sont réservés (fabrication de madeleines à l’ancienne, l’heure du conte, danses d’autrefois, fabrication de blasons et de couronnes). À noter que des costumes pour garçons et filles sont disponibles pour les visiteurs.

Cette année, une chasse au trésor, sorte de Cluedo médiéval, est proposée au public (à partir de 8 ans). Pendant que les uns s’amusent, les autres peuvent pénétrer dans l’ancien logis des officiers. À l’intérieur, la salle de garde, celle dédiée à la chasse ou aux armes, ou encore, la chapelle, ont été remis en état. L’occasion de se replonger, le temps d’une journée, au temps des chevaliers.

Château de Braux-Sainte-Cohière, visites libres ou guidées jusqu’au 31 août de 12 à 19 heures (entrée : 7 € ; 5€ pour les enfants). Renseignements au 07 82 92 64 78 ou sur www.chateaudebraux.com.

Stephen THIEBAULT

Extrait de l'union 18/08-7/2017

 

   

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Les visiteurs plébiscitent le château

Ouverte au public depuis le 11 juillet, l'ancienne seigneurie militaire a attiré un public nombreux cet été. D'autres rendez-vous sont également prévus en septembre.


Les jeux anciens en bois ont rencontré un très vif succès cet été au château de Braux-Sainte-Cohière

Pour la famille Pernin, propriétaire du château depuis 2014, les vacances n'ont pas été de tout repos. Après avoir entrepris quelques rénovations et remises en état avec des bénévoles de l'association les amis du château de Braux-Sainte-Cohière, elle avait souhaité -proposer une série d'animations autour du thème des chevaliers.

C’est ainsi que durant la période estivale, les visiteurs ont pu découvrir l'édifice qui date des XVI° et XVII° siècles et oui fut construit à la demande de Philippe de Thomassin, gouverneur royal de Châlons. De nombreux jeux anciens en bois étaient à disposition des petits et des grands, alors que plusieurs pièces du château avaient été amé nagées pour une plongée dans le temps.

Des ateliers étaient également proposés aux plus jeunes (contes, cuisine, vieilles chansons françaises). De même, le parc était ouvert au public. « Les pique-niques ont très bien marché, apprécie Anne-Héloïse Pernin. On va rajouter des tables dans les jardins pour l'année prochaine. »

« Ce qui est positif, c'est que nous avons vu de nombreuses personnes revenir »
Anne-Héloïse Pernin. propriétaire du château

Plus de 1.700 entrées

D'une manière générale, la satisfaction était de mise. « Nous avons de très bons retours de la part de ceux qui sont venus, poursuit-elle. II n’y a qu'à lire les commentaires sur le livre d'or, c'est très motivant. Ce qui est positif c'est que nous avons vu de nombreuses personnes revenir. D'une manière générale, le bouche-à-oreille à très bien fonctionné. » Au total, plus de 1.700 visiteurs sont venus voir à quoi ressemblait un édifice qui était inoccupé depuis une dizaine d'année.

 l'image de ce couple de Moiremont en visite avec ses petits-enfants. « C'est très bien d'avoir rouvert le château, expliquent les retraités. il y a de quoi faire pour tout le monde. » Pendant que les plus jeunes s'essayaient aux joutes, les grands-parents venaient découvrir la salle d'armes. Un peu plus loin, d'autres enfants s'amusent sur les jeux qui suscitent également la curiosité des adultes.

Si le château ferme ses portes aujourd'hui à 18 heures, il sera de nouveau ouvert tous les week-ends du mois de septembre, notamment à l'occasion des journées du patrimoine. « Le 20 septembre, en plus des activités que nous avons, nous proposerons un atelier calligraphie, ainsi qu'un autre qui permettra de fabriquer des heaumes (casques de chevaliers) », explique Anne-Héloïse Pernin. Et cette dernière de préciser également que les groupes scolaires qui le souhaitent pourront visiter le château tout au long de l'année. De quoi permettre de faire découvrir encore un peu plus l'un des joyaux du patrimoine régional.

Stephen THIEBAULT

•. Renseignements au 07 82 92 64 78 au sur www.chateaudebraux.com

Extrait de l'union 30/08/2015

 

   

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