Le Chateau de MONTMORT 
 

 

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09/2001 

 La Presse

 A vendre, château de 690 m2 à 3 900 000 euros

Pierre de Rémond de Montmort

Montmort : toujours en renaissance

Montmort : une forteresse qui se transforme en château

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 A vendre, château de 690 m2 à 3 900 000 euros

Après des siècles passés aux mains de leur famille, le château de Montmort-Lucy va changer de propriétaire. Hélène Crombez de Montmort et ses filles ont décidé de se séparer de ce joyau, l'un des plus beaux monuments historiques classés de Champagne.

Hélène Crombez de Montmort devant l'ancien octroi du château féodal, en novembre 2010. La famille descendante de Pierre de Rémond de Montmort qui avait acquis le château en 1704 habite toujours dans la propriété classée depuis 2001

Édifié sur les ruines d'une forteresse moyenâgeuse, ce splendide château Renaissance domine la campagne et le village de Montmort-Lucy.

 « Exceptionnel château à vendre en Champagne, à 120 km de Paris. » Ainsi débute l'annonce diffusée sur le site internet de l'agence immobilière Le Nail, installée à Change en Mayenne, spécialisée dans la vente de biens d'exception. Si la localisation est a priori vague, très vite, à la vue des photos et du descriptif, pas de doute. Il s'agit bien du château de Montmort-Lucy.

C'est l'été dernier que ce joyau marnais de 690 m2 environ de type Renaissance, édifié sur les ruines d'une forteresse moyenâgeuse au cœur de 33 ha, a été mis en vente. Selon François-Xavier Le Nail, mandaté en exclusivité pour lui trouver un acquéreur, « c'est un choix douloureux de s'en séparer », pour Hélène Crombez de Montmort et ses deux filles, propriétaires en indivision du château, d'autant qu'elles portent son nom… « mais une décision mûrie », ajoute-t-il immédiatement. Il faut dire qu'entretenir un tel domaine n'est pas une mince affaire. Surtout pour une vieille dame. « Madame est âgée, confirme l'agent. Et du côté de ses enfants, il n'y avait pas forcément la volonté de continuer non plus. »

D'ailleurs, selon Michel Buffry, le maire de Montmort-Lucy, Mme Crombez, apparemment souffrante, n'y résiderait plus en ce moment, retirée « dans sa famille à Paris, chez ses filles sûrement ».

Pour autant, ce douloureux abandon ne se fera pas à n'importe quel prix : le futur acquéreur devra débourser 3 900 000 euros pour décrocher son titre de propriété. Une coquette somme qui ne semble pas refroidir les visiteurs qui se succèdent depuis la mise en vente.

Les « Brangelina » intéressés ?

Et si actuellement, le château est toujours à vendre… « ça bouge un petit peu », confie M. Le Nail, qui a bon espoir de conclure en début d'année. « Il y a des visites (notamment des étrangers, confiait récemment la gardienne du château, avant de préciser : « Madame ne sera pas contente si l'on parle de cela », NDLR), des gens à qui ça peut plaire. Mais c'est le genre de décision qui ne se prend pas sur un coup de tête… ou alors il faut y réfléchir après ! En tout cas, c'est un château qui plaît beaucoup. Je serais étonné qu'on y passe 107 ans… »

Visiblement ravi de compter parmi les biens de son portefeuille cette grande merveille, le professionnel assure que des châteaux comme celui de Montmort, « il n'en voit pas un par an ». « Quand vous êtes gosse et qu'on vous parle de châteaux, c'est celui-là que vous voyez. Il est digne de certains châteaux de la Loire,» s'enthousiasme-t-il. « C'est fascinant, cette terrasse plantée de ces quatre tours perchées, avec le château, posé là. À l'intérieur, il y a une rampe en colimaçon exceptionnelle. Il paraît qu'il n'en existe que deux en France : à Montmort et à Amboise. »

Bref, un bien exceptionnel qui suscite de nombreux fantasmes, notamment sur l'identité des futurs acquéreurs. On entend dire par exemple que Brad Pitt et Angelina Jolie, déjà propriétaires du château de Miraval depuis quatre ans, seraient intéressés… Une rumeur que le cabinet d'avocats parisien de leur domaine varois s'est refusé à commenter. Quant à François-Xavier Le Nail, il affirme n'avoir jamais vu les « Brangelina » dans le coin.

« Non, ils ne sont pas venus, n'ont pas fait d'offre. Nous ne sommes même pas en rapport avec eux », assure l'agent immobilier. Mais qui que ce soit, les futurs propriétaires feront sans doute beaucoup d'envieux, avec leur nouvelle vie de château…

Marion DARDARD avec Frédéric GOUIS
 

 « Un ravissant tohu-bohu »

Le village de Montmort se trouve en Brie des Étangs, dans la vallée du Surmelin, et à proximité du vignoble champenois. Au Moyen Âge, son ancienne forteresse fut successivement habitée par de nombreux seigneurs. Le premier dont on ait connaissance, par une charte des Comtes de Champagne, est Germond de Montmort en 1042. La famille de Hangest en prend possession en 1394. Elle en assure la reconstruction, terminée en 1577, tout en lui conservant son aspect féodal.

Pierre de Rémond de Montmort en fait l'acquisition en 1704 ; il est célèbre par son « Essay d'analyse sur les jeux de hazard » et depuis lors, ses descendants y résident.

Le château Renaissance, classé depuis 2011, entouré de son parc et de son jardin potager qu'il domine, est un très beau spécimen de l'architecture du XVIe siècle. Il est situé sur une plate-forme de 14 mètres de hauteur ; c'est un imposant carré de briques couvert d'ardoises et flanqué de quatre grosses tours. On y accède de la cour par une rampe pour les chevaux, et de la terrasse par un pont-levis surplombant le fossé.

« Un ravissant tohu-bohu de tourelles, de girouettes, de pignons, de lucarnes et de cheminées ». Ainsi l'avait décrit Victor Hugo en 1838. 175 ans plus tard, il n'a rien perdu de sa superbe…

Visite au cœur d'un bien exceptionnel

L'annonce diffusée sur le site de l'agence immobilière Le Nail nous en apprend beaucoup sur l'aménagement intérieur du château, revu au XIXe siècle. Visite.

Sur le site de l'agence, des photos dévoilent l'intérieur du château.
Sur le
site de l'agence, des photos dévoilent l'intérieur du château.

De profondes douves sèches qu'enjambe un pont de pierre à trois arches, protègent ce splendide château Renaissance, édifié sur les ruines d'une forteresse moyenâgeuse. Un pont-levis en contrôle l'accès. Quatre tours carrées défendent la plate-forme sur laquelle il se dresse. L'une de ces tours, dont la porte d'entrée est défendue par une bretèche, abrite, autour d'un escalier à vis central, une remarquable rampe hélicoïdale permettant aux chevaux d'atteindre la terrasse supérieure.

En contrebas de la plate-forme (14 m), se trouvent la basse-cour du château et le potager. Dans cette cour, elle-même partiellement entourée de fossés et contrôlée par un ancien pont-levis, se tiennent les dépendances.    

Le château, d'une surface habitable de 230 m2 par niveau comprend, au rez-de-chaussée : quatre pièces sous croisées d'ogive à usage de cuisine (65 m2) avec une colossale cheminée, salle à manger (65 m2), autre salle (65 m2) et bureau. Et dans chacune des quatre tours d'angle, une petite pièce de 7 m2.

En demi-étage, dans l'une des tours, on trouve une petite chapelle.

A l'étage, desservis par un escalier en pierre à mur d'échiffre : - une belle chambre ornée d'un parquet Versailles en chêne, de boiseries et d'une cheminée de marbre, un ravissant petit bureau et une salle de bains ;

- un magnifique grand salon (117 m2 environ) dallé de pierre à cabochon. Les murs sont ornés de lambris peints, de grandes toiles peintes attribuées à Ciceri posées vers le milieu du XIXe siècle. Les plafonds à poutres apparentes sont également peints. A noter, une belle grande cheminée monumentale en bois peint avec trumeau représentant le roi Henri III.
- Dans la tour, petit cabinet doré orné de cuirs de Cordoue.
- un salon de compagnie de 77 m2 orné d'un parquet Versailles, de boiseries et d'une cheminée avec trumeau.
- Dans la tour, petite bibliothèque parquetée de chêne (parquet Versailles) avec cheminée de marbre et trumeau.

Au second étage :
- 9 chambres parquetées de chêne ou carrelées de terre cuite, ornées de cheminées de pierre ou de marbres, de boiseries ou de lambris.
- 4 salles de bains.

Au troisième étage :
- une salle de jeux, de petites chambres de service et diverses pièces non habitées.
Grenier au dessus. Chauffage central au fioul.

Les dépendances, édifiées en pierre et couvertes en tuile, comprennent :

- L'ancien théâtre du château aujourd'hui aménagé en une salle de réception de 90 m2 environ, avec office et WC.

- Un bâtiment à usage de garage et d'atelier.

- Le pavillon d'entrée, ou ancien porche d'entrée, avec au-dessus, deux pièces.

- Une maison des gardiens de trois pièces principales, avec chauffage central au fuel.

- Le bâtiment dit « Vieux Château » qui comprend huit pièces principales dont certaines sont ornées de cheminées monumentales en pierre. Grenier au-dessus. Il dispose d'un chauffage central au fioul mais nécessite une restauration intérieure. Ce « vieux château » surplombe un élégant potager agrémenté de buis taillés et d'une petite pièce d'eau (bassin).

- Dans les fossés du château, côté Sud, une petite maison et un préau qui sert de remise à matériel pour l'entretien du parc.

La propriété bénéficie d'un grand parc à l'anglaise et de bois, l'ensemble d'une contenance de 33 ha.

Il s'agit d'un remarquable château, à taille humaine, alliant une architecture puissante au raffinement de la Renaissance. L'ensemble des bâtiments et du parc sont classés parmi les Monuments Historiques.

 Extrait de l' union du 26/12/2012

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Pierre de Rémond de Montmort 

Pierre de Rémond, marquis de Montmort avait acheté le château en 1704. Mathématicien passionné, il s'est rendu célèbre en écrivant son « Essay d'analyse sur les jeux de hazard » en 1708. Dans la salle au gros pilier, un mannequin en habit le représente à sa table de travail.
Pierre de Rémond, marquis de Montmort avait acheté le château en 1704. Mathématicien passionné, il s'est rendu célèbre en écrivant son « Essay d'analyse sur les jeux de hazard » en 1708. Dans la salle au gros pilier, un mannequin en habit le représente à sa table de travail.

Pierre de Rémond, Marquis de Montmort (1678-1719) est celui qui acheta le château en 1704 et dont la descendance veille toujours sur les lieux. C'était un mathématicien du 17e siècle, élève de Malebranche et collaborateur de Newton, Leibnitz et Taylor. D'une famille noble, il était destiné par son père à entrer dans la magistrature. Las d'étudier le droit, il se sauva en Angleterre, d'où il passa aux Pays-Bas, puis en Allemagne, auprès d'un de ses parents, qui était plénipotentiaire à la diète de Ratisbonne.

Ce fut là que la « Recherche de la Vérité » lui tomba entre les mains ; il en éprouva les deux bons effets inséparables, dit Fontenelle : « Il devint philosophe et véritable chrétien ». De retour en France en 1699, il hérita de son père un bien assez considérable, et se plongea entièrement dans les mathématiques, guidé par Malebranche. Il apprit de Carré et de Guisnée les premiers éléments de géométrie et d'algèbre. Il s'associa avec un jeune homme qui promettait beaucoup, Nicole. S'instruisant et s'animant l'un l'autre, ils passèrent trois ans dans l'ivresse du plaisir des mathématiques. Sur les instances de son frère cadet, il lui succéda dans un canonicat de Notre-Dame, et remplit ses devoirs avec une assiduité exemplaire. Tandis qu'il employait une partie de ses revenus à des œuvres de charité, il faisait imprimer à ses frais des ouvrages scientifiques, tels que le Traité de l'Application de l'Algèbre à la Géométrie de Guignée, et La Quadrature des Courbes de Newton.

En 1706 il se défit de sa prébende pour épouser la petite-nièce de la duchesse d'Angoulême (veuve du fils naturel de Charles IX).

S'étant fixé sur la théorie de la probabilité, matière toute neuve, à peine effleurée par Pascal et Huygens, il publia en 1708 le fruit de ses recherches, sous le titre d'Essay d'Analyse sur les Jeux de hazard, ouvrage qui fut avidement reçu des géomètres et dont il donna en 1714 une édition augmentée.

Peu de temps après, Nicolas Bernoulli, qui s'occupait des mêmes études, étant venu à Paris, Montmort l'emmena chez lui à sa campagne (à Montmort), « où ils passèrent trois mois dans un combat continuel de problèmes ».

La publication du livre de Moivre, de Mentura Sortis, qui eut lieu en 1711, le piqua vivement : mais ayant reconnu que ce savant avait adopté une méthode différente de la sienne, il s'empressa de le justifier du reproche de plagiat.

En 1715, il fit un voyage à Londres pour observer l'éclipse de soleil qui devait y être totale. Il mourut de la petite vérole, à l'âge de quarante et un ans. Il était membre libre de l'Académie des Sciences et de la Société royale de Londres. On a encore de lui un Mémoire sur les suites infinies, inséré en 1717 dans les Philosophical Transactions. Il travaillait à une Histoire de la géométrie quand la mort le surprit.

Extrait de l'union du 14/11/2010

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Montmort : toujours en renaissance

Le château de Montmort comporte de nombreux aspects originaux dans son àrchitedure.

Ce pont-levis donnant accès au château fonctionne toujours.

« Le château de Montmort n'est pas un musée, il est habité par notre farnille depuis plus de trois cents ans. Sa visite permet de découvrir une page de l'histoire de France ainsi que la vie d'une famille depuis ie 18e siècle » insiste Mme Cambrez de Montmort. Le château de Montmort, à Montmort-Lucy est en effet un véritable concentré d'histoire.

De la féodalitéà la Renaissance

Mais laissons Victor Hugo décrire ses premières impressions face à ce domaine qu'il visite en 1838 : « {...j Tout à coup, en sortant d'un bouquet d'arbres, on aperçoit à droite, comme à moitié enfoui dans un pli de terrain, un ravissant toffu-bohu de tourelles, de girouettes, de pignons, de lucarnes et de cheminées. C'est le château de Montmort. {...j C'est une exquise forteresse du 16' siècle, bâtie en briques, avec toits  d'ardoise  et  girouettes ouvragées,  avec sa  double enceinte, son pont-levis, le fossé, son pont de trois arches qui aboutit au pont-levis. {...] La tour d'entrée contient, murés l'un sur l'autre, un escalier à vis pour les hommes et une rampe pour les chevaux. » Montmort est d'abord une forteresse médiévale dont les plus anciennes traces datent de l'an 1042, elle est par la suite transformée par la familie et demeure d'agrément. Son aspect actuel date de 1577, mais ses racines médiévales sont conservées par la forme carrée de l'ensemble et les quatre grosses tours d'angle.  

Pierre Rémond de Montmort en fait l'acquisition en 1704 et ce sont ses descendants qui y résident  encore  aujourd'hui.

L'architecture, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur, évoque une période où la France, à la suite des guerres d'Italie, sort du féodalisme et redécouvre les arts et la pensée de l'antiquité.

Les deux pièces qui sont montrées lors de la visite guidée disposent de plafonds voûtés encroisée d'ogives assez originaux.

Elles contiennent des meubles, peintures, gravures, sculptures et divers objets et accessoires datant du XVI' au XIX» siècle.

Chaque objet est comme une fenêtre ouverte sur différents moments de l'histoire de France, de l'art et de la famille de Montmort. Aller visiter le chSteau de Montmort, au sein d'un parc de 30 hectares, c'est profiter d'un patrimoine qui n'est pas statufié mais bien en évolution.

Histoire ancienne et contemporaine restent ainsi liées, à l'image du musée sur la résis-tance contre les nazis dans la région d'Epemay, installé au sein du château. Une résistance dans laquelle s'est illustré le mari de la châtelaine actuelle.

Bertrand Schaal

Visites de groupe sur RDV au 03.26.52.35.72.

Extrait de l'union du  16/07/2008

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Montmort : une forteresse qui se transforme en château

 

Le château est un très beau spécimen de l'architecture du XVIe siècle.
Le château est un très beau spécimen de l'architecture du XVIe siècle.
Christian-Philippe Paris

Situé à 18 km au sud d'Epernay, le château de Montmort est une forteresse du Moyen-Age devenue château à la Renaissance. Il est un des plus beaux monuments historiques classés de Champagne

Le village de Montmort se trouve en Brie des Etangs. Au Moyen Age son ancienne forteresse fut successivement habitée par de nombreux seigneurs.

Le premier dont on ait connaissance, par une charte des Comtes de Champagne, est Germond de Montmort en 1042.
La famille de Hangest en prend possession en 1394. Elle en assure la reconstruction, terminée en 1577, tout en lui conservant son aspect féodal.

Pierre de Rémond de Montmort en fait l'acquisition en 1704 ; il est célèbre par son « Essai d'analyse sur les jeux de hasard » et depuis lors ses descendants y résident.

Le château renaissance, entouré de son parc et de son jardin potager qu'il domine, est un très beau spécimen de l'architecture du XVIe siècle. Il est situé sur une plateforme de 14 mètres de hauteur, c'est un imposant carré de briques couvert d'ardoises et flanqué de quatre grosses tours. On y accède de la cour par une rampe pour les chevaux, et de la terrasse par un pont-levis surplombant le fossé.

51270 Montmort-Lucy. Tel : 03.26.59.10.04. www.montmort.com. Visite guidée des intérieurs et libre des extérieurs samedi et dimanche de 14 h à 18 heures. 8 € par personne, gratuit pour les mineurs. Animation avec la compagnie médiévale des sacres.

Extrait de l'union du 14/09/2007

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