Chateau de PIERREFONDS - 60
 

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Le château de Pierrefonds et Viollet-le-Duc, la recherche du Moyen Age

Lorsqu’en 1857, l’architecte Eugène Viollet-le-Duc entreprend à la demande de Napoléon III la reconstruction du château de Pierrefonds, les monuments du Moyen Âge en France sortent d’une longue période de déshérence. Méprisés par les chantres d’un art « classique », vandalisés pour des raisons politiques à la Révolution, laissés à l’abandon et promis à la ruine, ils connaissent un regain d’intérêt dans la première moitié du XIXe siècle, lié au courant romantique amoureux du Moyen Âge et à l’émergence d’une conscience patrimoniale en France. Viollet-le-Duc, héritier et acteur majeur de ce changement de regard, consacra au Moyen Âge des ouvrages d’ambition encyclopédique et restaura de très nombreux monuments sous l’égide de la commission des monuments historiques, née dans les années 1830. La sensibilité romantique se mêle chez lui à une extrême rigueur analytique et archéologique. Il met son érudition hors norme au service de restaurations de chefs-d’œuvre de l’architecture médiévale, comme la cathédrale Notre-Dame de Paris ou le château de Pierrefonds. Sa démarche, parfois critiquée pour un interventionnisme jugé excessif, permit de sauver de nombreux édifices de la ruine et de porter un regard nouveau sur l’architecture médiévale.

 Ainsi, avant de travailler à une restauration, Viollet-le-Duc pratique des relevés, il dessine, décrit le plus précisément possible et étudie rigoureusement le monument et chacun de ses éléments dont il cherche à comprendre la fonction et le pourquoi de la forme. Pour lui, l’architecture gothique s’impose, contrairement aux idées reçues du siècle précédent, par la rationalité de ses éléments et sa fonctionnalité, qu’il cherche à assimiler par l’exercice du dessin. « Dans les constructions du Moyen Âge, tout membre agit », écrit-il dans son Dictionnaire d’architecture.

 
Eugène Viollet-le-Duc, Étude du château de Pierrefonds, 1866

LES INVENTIONS DE VIOLLET-LE-DUC

Si la réinterprétation de l’architecture médiévale par Viollet-le-Duc est rigoureuse et fondée sur l’observation et l’étude, ses restaurations n’en déploient pas moins une extraordinaire invention, tant dans les procédés constructifs que dans l’ameublement et les décors sculptés et peints. L’architecte s’appuie sur ses relevés, mais aussi sur les connaissances qu’il a acquises par l’observation d’autres monuments de la même époque et du même style pour restaurer, sur la feuille et à l’échelle, un monument partiellement détruit dans ses moindres détails. Pour y parvenir, il supplée l’inconnu par des inventions «plausibles», fruits de son imagination et de son intime connaissance des monuments et œuvres du passé.

  
Eugène Viollet-le-Duc,
Étude du château de Pierrefonds, 1866
La Stryge, chimère de la cathédrale Notre-Dame de Paris inventée par Viollet-le-Duc

 Ainsi, au château de Pierrefonds, Viollet-le-Duc crée sur le modèle de la grande salle du château voisin des sires de Coucy une salle d’apparat somptueusement décorée sur un thème quasi inédit, celui des Preuses (qui fait pendant aux Preux de Coucy). De même, à Notre-Dame de Paris, l’architecte décide de créer de toutes pièces une galerie de chimères sur le modèle d’autres cathédrales comme celle d’Amiens.

Il déploie dans ces ajouts, qui contribuent à restituer aux yeux des contemporains l’esprit médiéval, un esprit d’invention et une fantaisie qui participent grandement à la popularité des monuments restaurés. La vision du Moyen Âge livrée par l’architecte est donc ambiguë. À la fois rigoureuse et inventive, elle a permis de mieux comprendre l’architecture médiévale, ses formes, son esprit, sa logique, mais a aussi parfois accentué sa force expressive pour l’édification et l’émerveillement du visiteur, s’attirant certaines critiques. D’autres déplorent un interventionnisme qu’ils jugent excessif. 


Vue de la Salle des Preuses du château de Pierrefonds,
imaginée par Eugène Viollet-le-Duc

Voici par exemple ce qu’écrit Anatole France dans son œuvre de 1899 intitulée Pierre Nozière :

« À ma gauche se dresse la grande figure de pierre du château de Pierrefonds. À vrai dire, le château de Pierrefonds n’est aujourd’hui qu’un énorme joujou. […] Vraiment il y a trop de pierres neuves à Pierrefonds. Je suis persuadé que la restauration entreprise en 1858 par Viollet-le-Duc et terminée sur ses plans, est suffisamment étudiée. Je suis persuadé que le donjon, le château et toutes les défenses extérieures ont repris leur aspect primitif. Mais enfin les vieilles pierres, les vieux témoins, ne sont plus là, et ce n’est plus le château de Louis d’Orléans ; c’est la représentation en relief et de grandeur naturelle de ce manoir. Et l’on a détruit des ruines, ce qui est une manière de vandalisme. »

En Angleterre, John Ruskin remet en question le principe même de restauration dans Les Sept lampes de l’architecture (1849), allant jusqu’à écrire que « la restauration signifie la destruction la plus complète que puisse souffrir un édifice ».

VIOLLET-LE-DUC A PIERREFONDS

VERS UNE RESTAURATION TOTALE


Hippolyte Flandrin,
Portrait de Napoléon III, 1861

Réalisée par étapes entre 1857 et 1885, la restauration du château de Pierrefonds n’a jamais suivi un programme préalable bien défini.

Le projet initial est de faire une reconstruction partielle de l’édifice : le donjon doit être restauré pour devenir une résidence princière de Napoléon III, tandis que le reste des ruines doivent être simplement stabilisées. Voici ce que Viollet-le-Duc écrit à l’empereur en 1858 : « Je pense avoir rempli les instructions de sa majesté en ne m'occupant que du donjon et en laissant tout le reste en ruines. Si l'on restaurait le tout, l'ensemble serait assez triste tandis qu'au contraire la réédification du donjon au milieu de ruines pittoresques pourra en faire une habitation fort agréable. »  


Eugène Viollet-le-Duc,
Vue cavalière du château de Pierrefonds en cours de restauration, 1858

Mais ce projet de résidence princière est revu au profit de la création d’un lieu de réception et de visite prestigieux : le projet évolue progressivement de la restauration partielle à la restauration complète de l’ensemble de l’édifice, qui devient un lieu de plaisance prestigieux proche du palais impérial de Compiègne, où Napoléon III organise de nombreuses festivités (les « Séries »).

La première partie restaurée est le donjon. Puis Viollet-le-Duc restaure progressivement les autres parties du château, qui devient lieu d’étude et un manifeste de l’architecture et de l’art français du Moyen Âge.

Voici ce qu’il écrit dans la Description du château de Pierrefonds, rédigée en 1861 :

 « L’Empereur a reconnu l’importance des ruines de Pierrefonds au point de vue de l’histoire et de l’art. Le donjon et presque toutes les défenses extérieures reprennent leur aspect primitif ; ainsi nous pourrons voir bientôt le plus beau spécimen de l’architecture féodale du XVe siècle en France renaître par la volonté auguste du souverain. Nous n’avons que trop de ruines dans notre pays, et les ruines ne donnent guère l’idée de ce qu’étaient ces habitations des grands seigneurs les plus éclairés du Moyen Âge, amis des arts et des lettres, possesseurs de richesses immenses. Le château de Pierrefonds, rétabli en totalité, fera connaître cet art à la fois civil et militaire, qui, de Charles V à Louis XI, était supérieur à tout ce que l’on faisait alors en Europe. C’est dans l’art féodal du XVe siècle en France, développé sous l’inspiration des Valois, que l’on trouve en germe toutes les splendeurs de la Renaissance, bien plus que dans l’imitation des arts italiens. »

Le souhait de l’architecte est de rétablir, par la reconstruction du château, un témoignage de l’histoire et de l’architecture française au début du XVe siècle. En effet, représentatif de la dernière phase de la fortification avant la diffusion de l’artillerie, le château de Pierrefonds est pour Eugène Viollet-le-Duc l’aboutissement de l’art de l’architecture militaire du Moyen Âge. Pour l’architecte, il est également exemplaire d’une période de transition entre la période féodale et la Renaissance.

Le projet a ainsi évolué dans un sens pédagogique de la résidence impériale occasionnelle vers un musée de l’architecture du Moyen Âge.

 Le programme de restauration, voire de réinvention, va se poursuivre après la mort de Viollet-le-Duc en 1879, jusqu’en 1884.

 

   

Photographies montrant le château avant et après restauration

LA MODERNITE DU PROJET DU MOYEN AGE AU XIXE SIECLE

 Viollet-le-Duc ne se contente pas de reconstruire des pans de maçonnerie subsistants. Il se livre, fidèle à ses principes, à un véritable travail de restitution et de reconstruction, et fait preuve d’esprit d’innovation en utilisant les ressources de son temps.

Si l’apparence est médiévale, les procédés constructifs sont ceux du XIXe siècle : pour reconstruire ce chef-d’œuvre de la fin du XIVe siècle, Viollet-le-Duc s’assure la collaboration d’artisans et d’artistes contemporains comme la plomberie d’art Monduit ou le sculpteur Emmanuel Frémiet.

Viollet-le-Duc généralise l’usage du métal, qui est omniprésent dans le château : il construit pour la première fois à Pierrefonds des charpentes métalliques, consolide la maçonnerie par un système de chaînages (1), reconstitue des descentes d’eau en plomb, renforce les planchers au moyen de poutres armées et munit les toitures d’ardoises d’accroches en cuivre. La plomberie Monduit réalise des décorations de toits en plomb, qui font aussi office de paratonnerres. Enfin, l’architecte équipe le château d’un système de chauffage central en intégrant aux anciennes cheminées des calorifères (2).

Soucieux de réaliser une restauration pérenne, la leçon d’architecture livrée par Viollet-le-Duc repose donc sur la mise en œuvre des matériaux les plus performants et économiques possibles, notamment le fer, au service d’une forme ou d’une apparence extérieure médiévale.

Pour la décoration intérieure, l’architecte utilise la technique du poncif (3) et la peinture à la détrempe (4). Il imagine également un mobilier d’inspiration néo-médiévale. La démarche totale mise en œuvre par Viollet-le-Duc à Pierrefonds et certains aspects formels de son mobilier en font un précurseur de l’Art nouveau.

 

 

 

(1) Chaînage : élément métallique intégré dans une maçonnerie afin de la consolider.

(2) Calorifère : appareil produisant de l'air chaud, ancêtre du radiateur.

(3) Poncif : modèle, dessin ou estampe, en papier ou en carton, destiné à être reproduit sur un autre support. On applique sur un support vierge (toile, mur) le poncif, percé de piqûres faites sur le tracé du dessin. Celles-ci sont destinées à laisser passer la poudre, craie ou noir de fumée, déposée par la ponce. Ainsi le tracé du dessin est reproduit schématiquement, en pointillé, sur le support. Cette technique était très utilisée au Moyen Âge, notamment pour l'exécution des peintures murales et la décoration en série des manuscrits.

(4)  Peinture à la détrempe : procédé de peinture dominant avant la peinture à l’huile, où les pigments colorés broyés avec de l'eau sont ensuite mélangés avec un liant comme la colle de peau ou la gomme. Ces peintures sont ensuite appliquées à sec sur les murs revêtus d’un enduit.

 
Emmanuel Fremiet, Statue équestre de Louis d’Orléans


Exemple de décoration de toit en plomb

 
Charpente métallique, Tour Charlemagne


Eugène Viollet-le-Duc, Description duchâteau de Pierrefonds, illustration dusystème défensif des tours.

L’architecte Eugène Viollet-le-Duc (1) , dans son opuscule Du style gothique au XIXe siècle, rapporte ainsi pour les dénoncer les arguments de ceux qui, comme Quatremère de Quincy, méprisent l’architecture médiévale :

 

 

 (1) Architecte français (1814-1879), connu pour ses écrits théoriques sur l’architecture et ses travaux de restauration d’édifices médiévaux, comme la basilique de Vézelay, le château de Pierrefonds ou encore Notre-Dame de Paris.

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« M. Quatremère de Quincy (2) dans son Dictionnaire historique d’Architecture : « Il serait inutile de chercher ce qu’il faut appeler un système de production dans l’architecture gothique, qui, en fait d’ordonnance, de formes, de détails et d’ornement, ne fit qu’une compilation incohérente de tout ce qui lui avait pu transmettre le goût dégénéré du Bas-Empire. » Et plus loin : «Or voilà ce que nous présente, avec surcroit de désordre et d’insignifiance, l’architecture gothique, héritière de tous les abus, de tous les mélanges opérés dans les âges de la décadence….. Ce qui paraît avoir exigé des architectes gothiques le plus de science, je veux parler des voûtes, ne comporta, comme on le montrera tout à l’heure, qu’une intelligence fort ordinaire. » […]

« Le genre de bâtisse (dit-il) auquel on donne le nom de gothique, naquit de tant d’éléments hétérogènes, et prit naissance dans des temps d’une telle confusion, d’une telle ignorance, que l’extrême diversité de formes, inspirées par le seul caprice, empêcha tout vrai système de proportion de s’introduire dans une architecture qui n’exprime réellement à l’esprit, par le mélange d’éléments qui la constituent, que l’idée du désordre. » L’Académie ne juge pas dans ses Considérations le gothique d’une manière aussi sévère ; cependant, si nous l’en croyons, l’architecture du XIIIe siècle est un art qu’il est impossible « de justifier par les lois du goût ; qui ne présente à l’œil aucun système de proportion. Tout y est capricieux et arbitraire dans l’invention comme dans l’emploi des ornements, et la profusion de ces ornements à la façade de ces églises, comparée à leur absence complète à l’intérieur, est un défaut choquant et un contre-sens véritable ».

(2) Quatremère de Quincy (1755-1849) est un archéologue, critique d’art et homme politique français. François Bonneville, Portrait de Quatremère de Quincy, 1787 Nadar, Portrait d’Eugène Viollet-le-Duc, 1878

    

     

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Pierrefonds, la romantique


Pierrefonds a conservé son modèle d'organisation d'ancienne station thermale aménagée autour d'un lac.

 Avant que Viollet-le-Duc n'entreprenne de le transformer, un château existait déjà à Pierrefonds. Celui-ci, comme Coucy et Fère-en-Tardenois, appartenait alors au duc d'Orléans, père du roi Louis-Philippe. Les trois édifices avaient, comme tant d'autres, été démantelés et ne présentaient ni valeur militaire ni intérêt stratégique. En outre, ils étaient inhabitables. Au début du XIXe, les trois châteaux n'ont ainsi plus que l'allure de gigantesques dents creuses.

Pierrefonds trouve bien ses origines au XIIe siècle. En 1617, il est assiégé par les troupes de Richelieu. C'est le début de son démantèlement.Il n'est quasiment plus qu'une ruine lorsque Napoléon Ier le rachète, en 1810. Des ruines cependant très bien conservées qui attirent déjà les artistes, charmés par le romantisme qui se dégage des lieux.         

Le prince président Louis-Napoléon Bonaparte le visite en 1850. Devenu l'empereur Napoléon III, il demande, en 1857, à l'architecte Eugène Viollet-le-Duc d'entreprendre sa restauration.         

Viollet-le-Duc va alors entreprendre une reconstruction qui relève plus de l'interprétation et d'une idéalisation du château médiéval empreinte de romantisme.

Magnifiquement situé au cœur de la forêt de Compiègne, le château domine de sa splendeur et de sa majesté la petite ville de Pierrefonds. Il attire chaque année de nombreux visiteurs dont l'un des plus célèbres fut sans doute Michael Jackson qui, venu en 1996, voulut acheter l'édifice qui n'était, bien entendu, pas à vendre.

Outre les visites classiques, guidées et libres, le château de Pierrefonds est le théâtre de deux animations cet été : Les Portes du Temps, initiée par les Monuments nationaux, à destination du jeune public (jusqu'au 31 juillet) et une exposition intitulée L'herbier végétal de Viollet-le-Duc.

Renseignements:

 pierrefonds monuments-nationaux.fre/ et www.pierrefonds-tourisme.net

 Extrait de l' union du 19/07/2012

 

    

     

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