Le Chateau de SEDAN - 08
 

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Notes de Josiane CHIF

 La Presse

Retour au Moyen Âge au château de Sedan
Château fort La salle du Panorama rouvre

 
Un casque et une armure restitués au château fort
Sedan demande le retour des armures princières !

Quand le château fort était un bagne

Une grosse bourde évitée de justesse en 1961 Le jour où la Ville a failli renoncer à son château 
L'histoire du château en images sous la plume d'Alain Sartelet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Château de Sedan

Construit vers 1424 avec ses 35000 m2 le château de Sedan est le plus grand d'Europe, érigé sur 7 niveaux : 3 supérieurs, 4 souterrains, 350 marches. Il pouvait abriter 4000 personnes.2tant donné sa position il était le point stratège de la frontière de l'Est.

Aujourd'hui, classé monument historique depuis 1995, grâce à l'Historium on découvre son histoire depuis le Moyen Age.

En l'an 1424 Evrard de la Mark fit bâtir autour d'un prieuré du 13ème siècle ce château, sans cesse agrandi, renforcé, modernisé par la puissante dynastie de la Mark, ducs de Bouillon et Princes souverains de Sedan.

En l'an 1430 la construction de 2 tours jumelles et de la petite tour forme un ensemble triangulaire.

En l'an 1455agrandissement de la tour de l'ouest, ouvrage du couloir de défense entre la tour d'Evrard et la tour de Jean de la Mark, avec ses mâchicoulis permettant de lancer des pierres sur les assaillants. Tour de l'artillerie nouvelle cour basse de 10000M2, une tour ronde ainsi qu'une tour demi-circulaire, sans angles morts.

En l'an 1500 : remparement total, terrassement, renforcement de la muraille avec 32 ouvertures à canon, sous l'égide de Robert 2.

En l'an 1550 : bastionnement, 4 bastions polygonaux, forteresse sous Henri Robert de la Mark (Robert 4) :

- Bastion du Gouverneur

- Bastion du Fourchu

- Bastion des Dames

- Bastion du Roy au 1er étage avec des fenêtres extérieures.

De la casemate supérieure les soldats pouvaient tirer des boulets de 300grs avec les canons à crochets.

1584 : les nobles s'amusaient dans la salle du Jeu de Paume avec une balle en cuir ;ce jeu s'appelait « Tenez Messieurs » d'où le nom actuel de tennis.

Moyens de défense.

Comme le château ne possédait pas de pont Lévis, l'entrée la Mark fut protégée par un fossé de 70M de large sur 4M de profondeur et une herse installée à l'entrée pour éviter toute invasion.

Il faut noter que Henri Robert de la Mark eut une grande importance dans tous les travaux effectués dans le château.

En 1591 Charlotte, dernière de la dynastie de la Mark, épousa Henri de la tour d'Auvergne.

Lors de la visite on peut voir la salle à manger où naquit une triste légende : Henri IV mécontent de l'infidélité de son épouse avec Henri d'Auvergne abusa de la pauvre Charlotte qui mit au monde un enfant mort-né et mourut 3 jours après (d'où la supposition que cette mort n'était pas naturelle).

La même année, en secondes noces Henry de la Tour d’oeuvre épousa Elisabeth Nassau ; ils eurent 8 enfants bien qu'ils  ne vivérent séparés ;ils se rencontraient de temps en temps en empruntant une chaise à porteur.

- 1611 : Naissance de leur fils Henry de Turenne qui devint Maréchal de France.

- 1642 :Frédéric Maurice D'Auvergne, suite à un complot CinqMarc contre Richelieu donna le château à Louis XIII pour sauver sa tête.

Par la suite on nomma le Maréchal Chabert gouverneur du château qui resta à l'armée française jusqu'en 1962. Ce n'est qu'en 1964 que la ville de Sedan le racheta pour un franc symbolique. Prochainement en juillet 2004 ouverture à l'intérieur du château d'un hôtel de 54 chambres dont 10 duplex avec ascenceur, 2 restaurants et bars.

Notes de Josiane CHIF

                                  

     

     

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09/2012  

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Retour au Moyen Âge au château de Sedan

Le château se visite tout l’été et propose de nombreuses activités,  dont des tournois de chevalerie   et des visites au flambeau.


Il faut prendre le temps de se promener sur les remparts et dans le jardin

Sedan possède un château fort extrêmement bien conservé et entretenu, dont la construction remonte au XV e siècle. Et qui se visite toute l’année. Mais durant l’été, des animations particulières y sont organisées afin de vivre à 100% l’expérience médiévale: le tournoi de chevalerie et la visite nocturne.

Mais à la rigueur, ces deux activités, pour agréables qu’elles soient, sont accessoires. Car il suffit de s’offrir un billet pour la visite du château pour se plonger plusieurs siècles en arrière. La visite, sur les traces des Princes de la Marck et de la Tour d’Auvergne, vaut vraiment le détour.

Le site est très facile d’accès parce que bien fléché. Impossible de ne pas trouver. Un grand parking gratuit se trouve au pied du château.

On pénètre dans cette immense bâtisse par une grande porte voûtée située dans le mur d’enceinte, qui donne accès à une cour intérieure, au fond de laquelle se trouve le château. La visite dure environ 1h30, ou plus longtemps si on prend la peine de lire tous les panneaux explicatifs. Des audioguides sont aussi disponibles à la location.

Un parcours didactique est spécialement conçu pour les plus petits. Cela rend leur visite encore plus vivante et plus amusante

Avec des enfants, pas de problème, mais évitez toutefois les poussettes. Un parcours didactique spécialement conçu pour les plus petits existe, au cours duquel ils sont invités à répondre à de petites questions. Cela rend leur visite plus vivante et amusante. Ils apprendront ainsi, par exemple, comment les soldats se débarrassaient de leurs assaillants, et au passage à quoi servent les assommoirs, les meurtrières, les mâchicoulis, et on en passe.

Par beau temps, on prendra le temps de flâner dans les allées du château et sur les remparts, et d’aller admirer la magnifique vue depuis le haut de l’édifice, où l’on voit tout Sedan. La visite alterne passages extérieurs et visites à l’intérieur.

Dans certaines salles du château, des personnages en cire sont installés dans diverses scènes de la vie quotidienne. On verra par exemple une servante et son fils préparer la soupe au coin du feu, un soldat tirer à l’arbalète, etc. Très didactique, encore une fois.

En fin de parcours, on peut admirer diverses armures de chevaliers, entreposées sous des vitrines. Des armures exceptionnelles puisqu’elles appartenaient à des nobles.

Visiblement, la visite plaît. Dans le livre d’Or du château, que l’on peut consulter en ligne, les commentaires positifs ne manquent pas: «Très belle matinée, deux bonnes heures suffisent pour la visite. Château à voir, son histoire est très intéressante et c’est un lieu à visiter tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Nous avons terminé au bar du château pour boire un café et manger la tarte au sucre sedanaise. Je recommande si vous êtes dans la région», écrit ainsi une certaine Aurélie, venue visiter le château au printemps dernier. 

 UNE DES PLUS GRANDES FORTERESSES D’EUROPE

Situé sur un promontoire en bordure de Meuse, le château est une des plus grandes forteresses d’origine médiévale d’Europe avec 35000 m2 sur sept étages et des murs de plus de 7m de large (le mur le plus épais avoisine les 27m de large).

Ce château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 4 janvier 1965.

À l’origine du site se trouve un prieuré bénédictin dépendant de l’abbaye de Mouzon : le prieuré Saint-Martin, dont on peut voir les assises dans la cour du château (XIV e siècle). Le château est une forteresse construite à partir de 1424 qui comporte quatre bastions défensifs construits au XVI e siècle.

De janvier 1917 à novembre 1918, la citadelle va servir de camp pour des milliers de civils résistants français et belges condamnés aux travaux forcés par les autorités allemandes. Beaucoup y sont morts.

Tournois de chevaliers et visites nocturnes


L’éclairage aux flambeaux donne un côté mystérieux et ludique à la visite.

Jusqu’au 23 août, prolongez l’expérience médiévale au château de Sedan. Où des tournois de chevalerie sont organisés tous les jours à 15heures, sauf le jeudi.

De vrais combats où l’on se bat comme au Moyen Âge. les chevaliers sur leurs impressionnants destriers s’affrontent dans des combats spectaculaires, débutant à cheval, mais terminant pour certains au sol. À l’époque, ces combats avaient pour vocation pour les chevaliers, outre l’entraînement militaire –, de montrer leur bravoure aux dames qu’ils convoitaient. Ces combats étaient également l’occasion pour les chevaliers de s’enrichir. Le cadre exceptionnel du plus grand château fort d’Europe donne une touche supplémentaire à ces spectacles grandioses. Les tarifs sont de 6,50 € pour les enfants et 9,50 € pour les adultes.

À noter également, toujours pour prolonger l’expérience au château de Sedan, que des visites nocturnes sont organisées durant l’été tous les vendredis et samedis soir au départ de la cour du château à 21h30. Munis de flambeaux, vous voilà partis à la découverte du château et de ses environs… Visites tous les vendredis et samedis jusqu’au 26 août. Départ à 21h30. Tarif adulte : 8,40 €, de 6 à 18ans : 6,40 €.

Informations et réservations au 03 2429 98 80 ou sur www.chateau-fort-sedan.fr.

 

Romain GOFFINET

Extrait de l' union du 21/07/2012

     

     

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 Château fort La salle du Panorama rouvre

 Une nouveauté à découvrir :  la maquette du château en 1830.
Une nouveauté à découvrir : la maquette du château en 1830.

Fermée à cause des dégâts occasionnés par la tempête du 14 juillet 2010 sur la toiture du château fort, la salle du Panorama rouvre aujourd'hui de 10 heures à 18 heures.

Outre le fameux tableau sur la bataille de 1870 qui marque le point culminant d'un enchaînement de violence qui, de 1870 à 1945, et au travers de trois guerres a jeté l'une contre l'autre la France et l'Allemagne, les visiteurs pourront aussi découvrir une nouveauté : la maquette au 1/300e du château fort de Sedan en 1830.

Cette pièce de 7 m de long et de 3,50 m de large a été exécutée durant… 17 ans par Jean-Jacques Dromby, vice-président de la Société d'histoire et d'archéologie, lequel a été aidé dans cette tâche par huit collègues : Jean-Marie Someilly, Michel Berteloot, Christian Pale, Brigitte Maire, Francis Jaminet, Claude Paris, Daniel Toiuret et Guy Vautier.

Avant son transfert au château, cette maquette est restée pendant des années stockée dans la salle de classe d'une école proche du temple.

« Je me suis inspiré de ce qui avait déjà été fait à La Rochelle pour la Tour Saint-Jean et de la Chaîne », explique simplement Jean-Jacques Dromby.

Jérôme Dablain, le directeur de la société d'économie mixte du château fort, se félicite de disposer dans cette galerie de « cette pièce exceptionnelle à tout point de vue qui va permettre aux visiteurs, en regardant à travers la fenêtre de cette salle du XIXe siècle, de faire la comparaison avec l'architecture urbaine du Sedan actuel ».

P.R.

Extrait de l' union du 21/07/2012

     

     

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 Un casque et une armure restitués au château fort

 Les pourparlers ont commencé avec le musée des Invalides qui ne veut pas restituer les cinq armures demandées par la Ville, mais propose deux autres pièces du XVIe. Et ouvre la porte pour des prêts temporaires.


Cet armet de joute, attribué (sans certitude) à Jeanne d'Arc serait restitué au musée du château…

 C'est un casque intégral du Moyen-Âge. En fait, un « armet de joute », massif et brillant qui a été fabriqué vers 1520. Au XVIIIe siècle, on pensait qu'il avait été porté par Jeanne-d'Arc. Rien de moins sûr. En revanche, il a bien appartenu aux Princes de Sedan.
Grâce au Musée de l'Armée de Paris qui le détient, cet objet d'art militaire va être restitué au château fort. Christian Baptiste, général de division et directeur du célèbre musée de l'Hôtel des Invalides, vient de proposer un dépôt de longue durée à Didier Herbillon.

Une seconde pièce, plus monumentale, va également revenir au château à la suite de la requête du maire de Sedan lancée le 9 septembre dernier* pour obtenir le retour de cinq des quelque vingt-trois armures réquisitionnées par Napoléon Bonaparte en 1803 et qui se trouvent désormais dans le célèbre musée des Invalides.

Il s'agit d'un « harnois de joute » français ou italien, de 1510-1515, attribué à Robert III de La Marck. Plus de doutes que de certitudes là-encore, en raison du manque de sources. Mais hormis les défenses de jambes rajoutées, cette armure proviendrait, elle aussi, de l'ancienne armurerie des La Marck.
En revanche, le Musée des Invalides n'entend pas se séparer des cinq armures demandées : celle présumée de Robert de La Marck, de François II, Charles IX (armure dite de « Mars à la Victoire »), de Robert IV de la Marck et, enfin, d'Henri-Robert de la Marck.

Des attributions « fantaisistes »

Pourquoi ? Déjà en raison des difficultés d'identification affirme Christian Baptiste. « L'inventaire du magasin d'armes du château, rédigé sur ordre de Mazarin en 1642 est très peu précis sur la description des pièces, ce qui est également le cas du rapport adressé à Napoléon en 1806 après le transfert à Paris d'une vingtaine d'armures et de pièces isolées. » Les autres sources seraient parcellaires, comme l'ouvrage de 1795, « Panoplie » de J.B. Carré, ou les catalogues successifs du Musée d'Artillerie, « ancêtre » du musée de l'Armée dont les mentions sont plus tardives et "parfois erronées" ». Dans d'autres cas, ajoute le directeur du musée, « la provenance sedanaise ne peut être déduite que par l'attribution, en général fantaisiste et anachronique, de certaines de ces armures à des personnages des familles de Bouillon, de Turenne ou de La Marck. »

Pour Christian Baptiste, le dossier transmis par le maire de Sedan qui citait une étude de Jean-Pierre Reverseau, ancien conservateur du musée des Invalides, aurait en fait repris ces attributions que « rien ne permet de confirmer ! »

Ainsi, l'armure attribuée à Robert IV de la Marck, correspondrait à un harnois réalisé pour Henri II ou le Connétable Anne de Montmorency, tous deux étant représentés portant le même équipement sur deux estampes du XVIe siècle…

Pour 2012

Mais Christian Baptiste ne redescend pas la herse sous le nez des Sedanais. Il rappelle que les Invalides ont déjà prêté trois grandes armures et une vingtaine de pièces au musée de Sedan, en 1992, à l'occasion du 350e anniversaire de la Principauté. « J'examinerai toujours favorablement ce type de demande », dans le cadre de prêt pour des expositions temporaires.

Le maire de Sedan positive : « Pour le musée qui n'avait aucune pièce rappelant l'ancienne armurerie, c'est quand même une bonne nouvelle. » Didier Herbillon compte d'ailleurs battre le fer pendant qu'il est chaud. Et adresser au musée des Invalides une demande de prêt en bonne et due forme en prévision de l'inauguration du nouveau parcours de visite du château fort, prévue en 2012.

* Auprès de Frédéric Mitterand et Gérard Longuet, respectivement ministres de la Culture et de la Défense, Robert Bresse et Bruno Dary, directeur et président du conseil d'administration du Musée de l'Armée (notre édition du 23 novembre, ndlr).

 Dominique Berthéas

 Des pièces majeures pour le Musée de l'Armée

Non seulement le Musée des Invalides n'est pas sûr que les pièces demandées par la Ville proviennent de l'armurerie des princes de Sedan, qui fut l'une des collections fondatrices du musée d'Artillerie, mais, en plus, elles ne se trouvent pas dans les réserves comme le supposait la mairie.

Les cinq armures sont présentées dans les salles d'exposition permanentes du musée des Invalides (en l'occurrence la salle royale et la salle de l'Europe) comme « la quasi-totalité des armures provenant de Sedan ». Mais leur provenance, dès lors qu'elle a pu être scientifiquement établie, n'est pas mentionnée sur les panonceaux ce qui explique qu'il soit très difficile, voire impossible de les repérer.
Les armures en question sont considérées comme des « pièces de référence », et sont régulièrement prêtées à des musées français ou étrangers. Christian Baptiste souligne que «
leur dépôt au château de Sedan nous obligerait à remanier très fortement les salles d'exposition permanente du musée et priverait ces pièces des œuvres de comparaison qui permettent leur compréhension. »

 Le musée du château déjà labellisé « musée de France »

 Le musée du château fort de Sedan possède le titre de « Musée de France ». Un petit détail qui a, semble-t-il, échappé aux responsables du Musée de l'Armée et qui figure pourtant dans le dossier envoyé par la mairie. Un détail qui a son importance, puisque c'est l'une des principales conditions pour obtenir un dépôt du Musée de l'Armée, classé musée national.

Reste qu'un protocole technique très pointu doit encadrer ces prêts, ne serait-ce que pour la sécurité des œuvres.

Et que le musée de Sedan doit pouvoir fournir un « appareil scientifique ou didactique » pour assurer leur présentation. « Nous mettrons tout en œuvre » assure Didier Herbillon, ajoutant qu'il est déjà prévu de recruter un conservateur pour le futur musée en projet au Tapis Point de Sedan.

Extrait de l' union du 14/11/2011

     

     

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 Sedan demande le retour des armures princières !

 Didier Herbillon vient d'écrire à deux ministres et aux responsables du Musée des Invalides pour demander le retour au château de cinq des armures princières.

Service du Patrimoine de la ville de Sedan.
Service du Patrimoine de la ville de Sedan. 
 


Dans le nouveau circuit de visites du château, les armures seront présentées

La ville de Sedan réclame les armures de ses princes ! En 1803, le premier consul Bonaparte avait, malgré l'opposition de la municipalité, saisi l'impressionnante collection abritée alors dans la salle des antiques du château fort. Et emporté le tout sans remords ni complexes à Paris !
Depuis, vingt-trois d'entre elles se trouvent au musée de l'Armée de Paris. « Il y en avait davantage » explique Didier Herbillon. « Mais un certain nombre ont été perdues ou volées en cours de route ! »

Comme plusieurs de ses prédécesseurs, dont Claude Vissac qui avait obtenu en 1992 le prêt de plusieurs pièces à l'occasion du 350e anniversaire du rattachement de la Principauté à la France, Didier Herbillon souhaite les faire revenir. « Pas toutes » précise-t-il, « seulement cinq. Nous restons raisonnables ! »

Le maire de la ville a adressé récemment une lettre d'une page et demie, très argumentée et complétée d'un dossier d'une vingtaine de pages intitulé « Pour un retour des armures au château fort de Sedan », à Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, Gérard Longuet, ministre de la Défense et des Anciens combattants, Robert Bresse et Bruno Dary, respectivement directeur et président du conseil d'administration du Musée de l'Armée-Hôtel des Invalides.

En réserve

Un véritable plaidoyer qui s'appuie sur le secteur sauvegardé et le patrimoine très ancien de la ville - classée Ville d'Art et d'Histoire - que l'État s'est engagé à valoriser à travers le projet de PNRQAD (*), sur la restauration « presque achevée » du château, « monument à billetterie le plus fréquenté de la région Champagne-Ardenne ». Et sur la rénovation du parcours d'interprétation du site, prévue en 2012 autour de deux thèmes principaux, les fortifications et la Principauté de Sedan. Pièces maîtresses de ce projet, la présentation des cinq armures, sous vitrines, dans la galerie du musée menant à la salle du mariage entre Charlotte de La Marck et Henri de la Tour d'Auvergne.

Dernier argument apporté par le maire, et non des moindres : aux Invalides, les équipements princiers ne sont pas exposés au public mais installés dans la réserve que les visiteurs ne peuvent regarder qu'au travers d'une vitre.

Pour donner encore plus de poids à la démarche de la ville, les plis n'ont pas été simplement postés mais remis par porteurs à leurs destinataires. Pour la première fois, la ville de Sedan a reçu une réponse écrite à sa requête. « Et qui plus est une réponse qui n'est pas négative » se réjouit Didier Herbillon.
Celle du ministère de la Défense et des Anciens Combattants, signée d'Arnaud Marois, chef du cabinet civil indiquant que « le ministre a prescrit un examen particulièrement attentif » de la correspondance du maire de Sedan. Si la réponse est positive, ce serait le couronnement du 400e anniversaire de la naissance de Turenne !

Dominique BERTHÉAS


* Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés.

 Des pièces d'orfèvrerie emblématiques de la puissance des princes 

Il s'agit d'armures emblématiques des collections des princes de Sedan :

L'une des deux armures de Robert III de la Marck, datées de 1510 et 1520, cette dernière étant pourvue d'un casque plus ancien.

La demi-armure de François II en fer doré et gravé de 1550-1560 qui était entrée dans la galerie comme cadeau diplomatique.

L'armure dite « à Mars et à la Victoire ». Cette pièce qui avait été exposée au public des Invalides au printemps dernier pour l'exposition « Sous le signe de Mars » aurait probablement appartenu à Charles IX et remis en cadeau diplomatique au prince Henri-Robert de La Marck.

Ce chef-d'œuvre d'orfèvrerie réalisé 1565-1570 est remarquable par son décor repoussé et doré représentant les figures de Mars et de la victoire, avec des captifs enchaînés, des grappes de fruits, des rinceaux feuillus et des « putti » (angelots).

L'armure « anime » ou « écrevisse » en raison de ses articulations en bandes horizontales, en fer noirci orné d'argent et décoré du collier de l'ordre de Saint-Michel, ayant probablement appartenu à Robert IV de la Marck.

L'armure de Henri-Robert de la Marck, richement ciselée de rinceaux et figures de grotesques de 1567.

Extrait de l' union du 23/11/2011

     

     

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Quand le château fort était un bagne 

  5.000 morts de faim, des travaux forcés ou sous les coups. Le bilan est lourd pour les bagnards internés au château fort entre janvier 1917 et novembre 1918.


« C'est en ce lieu aussi imposant que sinistre que fut installé, en 1917, un camp d'extermination de prisonniers punis », décrit Marcel Savart dans son livre sur le bagne de Sedan. Une plaque est apposée à l'entrée du château à la mémoire de milliers de personnes mortes en ce lieu.

Ce n'est pas vraiment le meilleur attrait touristique du château de Sedan, mais pourtant une part de l'histoire. Pas simple cependant d'en trouver une trace dans les livres, les brochures ou même sur internet.
Heureusement, il en reste quelques-uns pour perpétuer le devoir de mémoire, aussi douloureux puisse-t-il être, et rappeler cet épisode peu glorieux du temps où le château fort servit de bagne, de janvier 1917 à novembre 1918.
Parmi ceux-là, on trouve notamment Pierre Goubet, fils de Georges Goubet, déporté résistant et ancien interné du bagne de Sedan.

Georges Goubet a participé à l'ouvrage Le Bagne de Sedan écrit par Marcel Savart, lui aussi interné de Sedan et des kommandos de Bazeilles et des Crassiers de la Chiers. Un ouvrage qui faisait suite à un autre Quarante après - Martyrologe de la zone envahie - Massacres et déportations.
Dans ce dernier ouvrage - un des rares donc qui évoquent le bagne de Sedan -, Marcel Savart n'a d'autres prétentions que « le souci de la vérité ».

Qualifiant ce bagne comme « unique en Europe », Marcel Savart fut du premier groupe de 25 à prendre possession de « ce sinistre lieu ».

Jean-Claude Auriol, historien, avait donné une conférence, voilà quelques années, sur ces compagnons de misère au bagne de Sedan.

Il y a tant de choses à dire sur Sedan en 1914-1918, même si, bien sûr, il n'y a pas que dans la cité de Turenne où, à l'époque, on pouvait vivre un enfer.

Le château fort de Sedan comme camp de concentration d'otages civils et les lieux de travaux forcés qui lui furent rattachés, avouez tout de même que le sujet est peu flatteur, voire tabou. Ce qui explique sans doute le peu d'étude sur le sujet. « La citadelle a donc servi de camp à des milliers de civils résistants français et belges condamnés aux travaux forcés par les autorités allemandes. Beaucoup y sont morts », apprenait Jean-Claude Auriol.

Au travail ou à la morgue

Mais pourquoi faire de Sedan un tel lieu de honte ? Selon les éléments rassemblés, les hypothèses divergent.
En voilà une. Pendant la Première Guerre mondiale, Sedan se trouvait à l'arrière du front, front qui, dans notre région, allait de Reims à Verdun. Les Allemands firent, de Sedan, une « ville hôpital » où ils soignaient leurs soldats. L'alimentation et les fournitures étaient assurées par des réquisitions qui, ajoutées à toutes les autres, rendaient la vie matérielle des Sedanais chaque jour plus difficile.
Une autre met en rapport la présence du casernement Asfeld où les morts étaient transportés pour y être disséqués - des milliers de patriotes français et belges ont ainsi péri. On aurait dénombré 200 survivants en novembre 1918 sur 5.240 internés.
Semblable au quotidien des camps d'extermination de la Seconde Guerre mondiale, les internés mourraient de faim, en été réduit à manger les rats et même de l'herbe. Sans cesse, ils étaient roués de coups par leurs bourreaux.
Une bien triste page de l'histoire du château donc, et de Sedan, mais qui ne doit pas être jetée aux oubliettes pour autant.

E.D.

Extrait de l' union du 28/08/2011

     

     

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Une grosse bourde évitée de justesse en 1961 Le jour où la Ville a failli renoncer à son château 

 Si le château fort est encore là,  on le doit entre autres  à Jacques Rousseau.
Si le château fort est encore là, on le doit entre autres à Jacques Rousseau.

 

Vous ne vous en rendez sans doute pas compte, mais lorsque vous admirez votre beau château fort, vous ne savez pas la chance que vous avez. Il s'en est en effet fallu de peu pour qu'un jour de 1961, le conseil municipal décide tout bonnement de ne pas répondre à la proposition de l'Armée qui avait décidé de se séparer de ce que l'on appelait à l'époque le Château Haut, par opposition au Château Bas.

Jacques Rousseau, historien sedanais que l'on ne présente plus, était justement adjoint au maire de Sedan, Henri Gochard. Alors vous pensez s'il s'en souvient du « coup du château » que l'on avait bien l'intention de laisser à l'abandon.
«Ce qu'il faut savoir c'est qu'à l'époque, personne ne s'intéressait au patrimoine de la ville, et encore moins au tourisme. On était encore dans les Trente glorieuses. Il y avait du boulot à tous les coins de rue et on se fichait pas mal de la vieille pierre ».

Cadeau empoisonné

Pourtant, 1 franc pour le château fort le plus vaste d'Europe, avouez que ça ne faisait pas cher du mètre carré. « Lors d'une réunion en commission, je me souviens qu'André Victor, pourtant homme de lettres (NDR : il était professeur de français), avait lancé : « Ce château que l'on nous propose, c'est un cadeau empoisonné ». En fait, tous redoutait le coût de l'entretien. Il y a même un élu qui a dit (mais je ne me souviens plus lequel) : "On aura qu'à s'en servir comme carrière de pierre"».

Voilà pour l'état d'esprit qui régnait dans les coulisses de la mairie en cette année 1961.

Dieu merci, trois sauveurs ont débarqué, tels des Zorro, pour éviter à ce malheureux Henri Gochard et toute son équipe de faire la connerie du siècle. Nous avons nommé Jacques Rousseau, Pierre Congar et Georges Antoine, qui eux se passionnaient déjà bigrement pour la vieille pierre. « On nous prenait un peu pour des emmerdeurs qui empêchaient de faire avancer les choses, mais nous ne pouvions pas laisser faire ça. Nous sommes allés voir le maire, qui reconnaissait lui-même qu'il n'était pas très feru d'histoire, mais il nous a écoutés. Dans un second temps, nous avons contacté plusieurs spécialistes européens des châteaux et des fortifications. Ces derniers ont accepté de venir défendre notre cause à Sedan devant Henri Gochard et quelques adjoints ».

Finalement, le conseil municipal votera l'acquisition du château. Le dossier passera à une voix près. Ouf, on avait eu chaud

O.R.

Extrait de l' union du 27/03/2011

     

     

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L'histoire du château en images sous la plume d'Alain Sartelet 

 Un ouvrage qui éclaire la chronologie complexe du plus vaste château fort d'Europe, grâce à des plans et dessins aquarellés de l'auteur.
Un ouvrage qui éclaire la chronologie complexe du plus vaste château fort d'Europe, grâce à des plans et dessins aquarellés de l'auteur.

Ce vendredi 19 novembre aura lieu à 14 heures, au bar du château, la présentation du nouvel ouvrage d'Alain Sartelet, Le château fort de Sedan, mille ans d'histoire en images (*).

Le but de ce beau livre est de proposer au lecteur une chronologie décryptant l'histoire, extrêmement complexe du château fort, afin de la rendre claire et ordonnée.

C'est un véritable voyage à travers l'histoire du monument qui aujourd'hui témoigne encore - par le gigantisme et la robustesse de ses murailles - du rôle tenu par les anciens princes de Sedan sur les scènes politiques française et européenne.
Un auteur prodigue

Chargé de mission au ministère de la Culture, au Centre national du cinéma comme conseiller à la programmation pour la diffusion du catalogue Images de la culture (destiné aux musées, bibliothèques, écoles, universités…), Alain Sartelet a déjà signé de nombreuses publications, dont une cinquantaine d'articles concernant l'histoire des Ardennes, une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire et l'architecture du département (dont plusieurs Itinéraires du Patrimoine), des plans en relief pour le Musée de l'Ardenne et trois albums à colorier pour les enfants (« Charleville », « Mézières », et « Le château de Sedan »), tous illustrés de dessins et reconstitutions de la main de l'auteur. Parmi ses derniers ouvrages, trois superbes livres : Sedan, une principauté à vol d'oiseau, Armorial des Princes de Sedan, et Charleville 1637, une cité ducale à vol d'oiseau.

Vendredi, la présentation de ce nouveau titre sera suivie d'une séance de dédicaces.

Vendu au prix de 19,80 euros sur le site internet du château fort (), dans plusieurs librairies et points de vente du département

Extrait de l' union du 18/11/2010

     

     

 Répertoire 

 

 

Le Point de Sedan

 Le Musée du feutre   

  L'Abbatiale de Mouzon