Compagnons du Devoir


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Cocktail de rentrée A.L.C 2005

 Répertoire 

La Presse

        

 Au service de l’excellence
Un casque Adrian chez les compagnons

Et pourtant, le métier de couvreur est un très bon métier !

Vingt-cinq postes à pourvoir

On a rencontré un chaudronnier enthousiaste à Muizon

Une formation = un métier

Les Compagnons du devoir, entre tradition et modernité
Avenir / Le Compagnonnage
Compagnon un jour, compagnon toujours
Apprendre un métier avec les Compagnons du Devoir
Du changement chez les Compagnons du Devoir
Les Compagnons du devoir forment des apprentis et des hommes

Arts, Loisirs et Culture : le cocktail de rentrée

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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05/2005      

 


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Au service de l’excellence

Ici, tout le monde se tutoie. Ils ont leurs codes, leurs rites étranges et un vocabulaire bien particulier. Bienvenue chez   les Compagnons du devoir


Après leur journée de travail en entreprise, les jeunes rentrent à la Maison des Compagnons. De 20 à 22heures, ils partent en atelier (ici, taille de pierre) ou en cours du soir (français, mathématiques, dessin technique...).Remi Wafflart

À SAVOIR

*.- IL EXISTE AUJOURD’HUI plus de 80 Maisons de Compagnons en France, dont 4 dans la Marne. Deux sont des prévôtés (dirigées par un prévôt, un ou une jeune Compagnon qui s’engage à l’issue de son tour de France à gérer une maison pendant au moins 3 ans) : Muizon et Reims. Deux autres sites, à Châlons et Épernay, accueillent principalement des jeunes engagés dans leur tour de France.

*.- LA MAISON RÉMOISE forme à une vingtaine de métiers : carreleur, peintre, plâtrier-plaquiste, solier-moquettiste, charpentier, couvreur, plombier, tailleur de pierre, cordonnier-bottier, maroquinier, sellier, tapissier, carrossier, jardinier-paysagiste, boulanger, pâtissier, charcutier, vigneron…

*.- SON ADRESSE : 115, boulevard Charles-Arnould à Reims. Renseignement au 03 26 8779 49.

D’insolites réalisations dans les jardins, de mystérieux symboles… Si les allers et venues de jeunes gens se multiplient au 115, boulevard Charles-Arnould, c’est que les Compagnons du devoir, confrérie aux rites et vocabulaires si particuliers, y sont établis depuis le milieu des années 1950. Ici, se forme l’élite ouvrière.

Dès l’entrée, chaque métier a son blason gravé dans le sol. Tailleur de pierre, jardinier-paysagiste, peintre… Tous ont en commun le compas et l’équerre entrelacés, symboles des Compagnons du devoir, « à ne pas confondre avec les francs-maçons » , précise Marion Irastorza. Compagnon charpentier de 29 ans, elle est la première femme prévôt du Grand Est. Elle veille depuis un mois sur la Maison des Compagnons. Outre une mission de transmission, elle s’applique à promouvoir les métiers et les formations des Compagnons et recruter des entreprises pour accueillir les jeunes durant leur apprentissage.

La Maison rémoise ouvre rarement ses portes. Elle abrite une salle étonnante. On y accède par un imposant escalier extérieur en colimaçon tout en béton. Au 3 eétage, sous les combles, la salle des « chefs-d’œuvre » ressemble à une immense coque de bateau retournée.

80 JEUNES DE 15 À 28 ANS HÉBERGÉS

C’est là que dorment une quarantaine de réalisations : maquette d’escalier à double révolution, montgolfière en zinc et cuivre, vélo grand-bi tout en tubes métalliques, majestueuse armoire finement travaillée, reproduction de clocheton… Des travaux de longue haleine que finiront par entreprendre, à plus ou moins long terme, les 80 jeunes, âgés de 15 à 28 ans, hébergés ici. Certains ne resteront que quelques mois, d’autres une année complète. Reims est pour eux une étape dans leur tour de France. Ils y apprennent un métier, mais pas seulement. En entreprise la journée, ils s’y retrouvent ensuite pour partager repas, cours et chambrées. Affichées dans plusieurs salles, des règles de vie rappellent l’importance du respect de l’autre. « Tout le monde se tutoie. Il n’y a pas vraiment de hiérarchie » , ajoute la prévôt, qui rappelle la devise compagnonnique: « Ni s’asservir, ni se servir mais servir. »

Après leur journée de travail en entreprise, les jeunes rentrent à la Maison des Compagnons. De 20 à 22 heures, ils partent en atelier (ici taille de pierre) ou en cours du soir (français. mathématiques, dessin technique...). Remi Wafflart


Leçon de mathématiques pour ces apprentis pâtieiers. Remi Wafflart


Dessiné sur le sol dans le hall d’’ntrée, le plan de la cathédrale de Reoms symbolise la transmission.


Travaux d'exercice ou d'adoption, étapes incontournables dans l'apprentissage des Compagnons, de nombreuses réalisations sont disposées dans le jardin qui entoure les bâtiments, à l'ombre des nombreux abres, classés. Cette oiture, par exemple, sert aujourd'hui de local à jardin. Remi Wafflart


Son tour de France termine, l'aspirant Compagnon doit faire la preuve de sa valeur et de son habileté professionnelle en réalisant un chef d‘œuvre c'est-à-dire une maquette de dimensions variables où les difficultés techniques sont volontairement accumulées. Si certains chefs-d’œuvre sont exposés, d'autres dorment encore sous les toits de la Maison rémoise.


Au 3ème étage du second bâtiment, édifié par les compagnons dans les années 1960, l’impressionnante salle des chefs-d’œuvre abrite une quarantaine de travaux aussi étonnants que finement réalisés. La salle d’exposition s’est aussi srégulièrement  de salle de réunion

L'APPRENTISSAGE DE LA VIE EN COMMUNAUTÉ


Petite pause au dortoir avant de descendre prendre son petit-déjeuner pour quelques apprentis. R.W

La Maison des Compagnons du devoir de Reims peut héberger jusqu'à une centaine de résidants et apprentis, des jeunes âgés de 15 à 28 ans. Elle abrite des ateliers, des salles de cours, des chambres, des dortoirs, une grande cuisine, un réfectoire, des espaces de détente et quelques bureaux. La vie en communauté a ses règles bien précises: réaliser les tâches communes à tour de rôle (comme sortir les poubelles, faire la vaisselle mais aussi organiser les soirées du samedi), prendre les repas ensemble en tenue correcte, être à l'heure, ne pas dire de mots grossiers, ne parler ni politique ni religion


Au réfectoire, les repas sont pris en commun à heure précise, Après 19h30, les retardataires sont prlès de déposer une pièce de 20centlmes dans la «
cagnotte », cette tirrelire gélante en firme de globe terrestre tailllée par un Compagnon et disposée dans un coin du réfectoire. L'an dernier, la somme récupérée a permis de financer une partie d'un séjour au ski.

QUAND LE HASARD FAIT BIEN LES CHOSES

Les Compagnons du devoir investissent le 115, boulevard Charles-Arnould à Reims au milieu des années 1950. Une implantation rendue possible grâce à la rencontre inopinée, dans un train, entre Jean Bernard, Compagnon tailleur de pierre, fondateur de l’association, et Paul Voisin, directeur emblématique du Foyer Rémois. Partageant le même compartiment, les deux hommes discutent et trouvent vite un terrain d’entente, le premier cherchant des locaux, le second disposant d’un bâtiment vide, depuis la fermeture de l’ancienne Maison commune de la cité-jardin Charles-Arnould. Tout simplement.

Alice RENARD

Extrait de l'union du 24/10/2018

   

   

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 Un casque Adrian chez les compagnons


Pour réaliser cette œuvre, 760 heures ont été nécessaires.

Bordeaux, Toulouse, Cagnes-sur-Mer, Besançon, puis Épinal et enfin Reims. Alexandre Lafaye pose ses valises boulevard Charles Arnoud et est loin d'imaginer que c'est près d'ici qu'il trouvera l'inspiration pour son projet de fin d'études. Quoique. Le jeune compagnon du Devoir est depuis tout petit passionné par la Grande Guerre. « Je collectionne les uniformes de soldats français, ceux de 14-18 mais aussi ceux de la Seconde Guerre mondiale. »

Rapidement, il franchit les quelques kilomètres qui le séparent du Chemin des Dames dans l'Aisne. « J'ai rencontré Noël Genteur. mais aussi Jean-Marc, un passionné d'histoire qui m'a fait découvrir les lieux. » De conversations en balades, il engrange des histoires, des émotions.

Quand arrive le moment de réaliser son projet de fin d'études, il ne peut se détourner de la Grande Guerre. Il s'inspire du casque Adrian, celui utilisé par les soldats français dès 1915. « J'ai pris comme modèle le plus beau de ma collection, j'ai multiplié l'échelle par 3. » Les premières esquisses reçoivent l'aval des anciens, l'aspirant compagnon charpentier peut se lancer dans l'aventure.

Chêne blanc, chêne brun mais aussi frêne, les essences se mêlent pour composer l'objet. « Je me suis inspiré d'une casquette en bois réalisé au XIX' siècle. » Vingt et un gabarits sont réalisés, des moules sont confectionnés. « J'ai fait moi-même les lamellés-collés. » 760 heures de travail plus tard, le résultat est bluffant. « Le casque a été conçu comme une véritable charpente, on y retrouve toutes les techniques utilisées dans le domaine de la charpente, tient à préciser celui qui et désormais compagnon. Il peut parfaitement devenir la toiture d'un bâtiment, rel qu'un gymnase. si un architecte le souhaite. »

Maintenant, l'œuvre est entreposée à Tours. Elle attend sa boîte. « Quand elle sera réalisée, j'aimerais pouvoir la confier au dessinateur Tardi pour qu'il l'orne d'une fresque. » Pourquoi Tardi ? « J 'ai été marqué enfant par son album La Guerre des tranchées. »

Alexandre Lafaye serait ravi de pouvoir ensuite déposer ce casque Adrian à la Caverne du Dragon. « Au musée, pas dans la Caverne, un compagnon se doit de rester humble. Ce pourrait être un nouvel hommage aux nommes tombés, une œuvre de compagnon visible pour les jeunes générations afin que la mémoire se poursuive. »  Chez les compagnons on connaît Alexandre sous le nom de Limousin, Devoir de mémoire.

Marie-Pierre DUVAL

Extrait de l'union du 05/09/2018

   

   

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Et pourtant, le métier de couvreur est un très bon métier !

Physique, risqué, pénible, le métier de couvreur ? Pour ce compagnon du Devoir qui l’a choisi, les inconvénients ne sont pas si terribles, et les intérêts sont bien réels.


axime Goustiaux en démonstration. «Je pratique depuis dix ans, et je me sens tout à fait en sécurité.»Edouard Lantenois 

À SAVOIR

*.- LE COUVREUR - réalise l’enveloppe d’une construction afin de la protéger des intempéries. Il réalise l’isolation, l’installation des capteurs solaires, les toits et murs végétaux. Il est capable de faire appel à des techniques annexes comme la charpente et la maçonnerie.

*.- QUALITÉS REQUISES : mobilité, agilité, plus organisation et aptitude au travail en équipe.

*.- RÉMUNÉRATION MENSUELLE BRUTE : 1 500 euros en début de carrière, à partir de 2 500 pour un chef d’équipe.

(Source : Compagnons du Devoir)

Le métier de couvreur fait partie de ceux qui sont dits «en tension » ; c’est-à-dire que l’on ne trouve pas assez de monde pour répondre à la demande. Il n’attire pas beaucoup les jeunes. Victimes d’idées préconçues pas forcément justes ? Maxime Goustiaux, 24 ans, le pratique et l’enseigne chez les compagnons du Devoir. Il répond à nos questions.

On a vraiment du mal à trouver des candidats ?

Effectivement, il y en a aujourd’hui peu par rapport à ce que cela avait pu être à une époque, où c’était un métier recherché.

Pourquoi ce peu d’engouement ?

Déjà, vous avez les parents qui pensent : il va travailler en hauteur, c’est donc risqué.

Et ça ne l’est pas vraiment ?

Aujourd’hui, tout est sécurisé. Il y a dix-quinze ans, c’est vrai qu’il y avait peu de contrôles, mais ce n’est plus pareil de nos jours. Les échafaudages ont des garde-corps ou des filets, qui empêchent de tomber, et quand il n’y a pas d’échafaudage vous avez un harnais pour vous retenir. Si un chantier n’est pas aux normes, vous avez des amendes, le chantier peut même être fermé. Pour ma part, cela fait dix ans que je fais ça, j’ai tout à fait l’impression d’être en sécurité.

Dix ans après, quand je revois des toitures que j’ai faites, que je vois qu’elles n’ont pas bougé, ça fait plaisir Maxime Goustiaux

Il peut quand même y avoir des accidents ?

Les accidents, quand ils arrivent, c’est dans les endroits litigieux, là où un petit patron va dire : On ne met pas toutes les sécurités, mais ça va passer… Mais maintenant, tout est plutôt carré !

Quels seraient les autres freins ?

Les intempéries. C’est vrai qu’il y a plus simple comme conditions de travail ; mais après, c’est aussi une question d’organisation. Il m’arrive très rarement de travailler sous la pluie, parce que quand il pleut, je fais autre chose à l’abri. Et par rapport à la chaleur, on a des horaires d’été : on commence plus tôt le matin, à partir de 5 heures, mais on finit vers midi-13 heures.

C’est tout de même un peu physique ?

Mais on peut très bien le faire sans forcer physiquement. On n’en est plus au temps où on faisait beaucoup de manutention. Aujourd’hui, vous avez des engins de levage.

Et quels seraient les avantages de ce métier ?

Déjà vous êtes bronzé avant tout le monde… Sinon, plus sérieusement, vous avez la grande variété des matériaux utilisés. Le couvreur, c’est celui dans le bâtiment qui touche au plus grand nombre : l’ardoise, la pierre, le cuivre, le zinc, la terre cuite, le bois… Un autre bon côté, c’est la fierté que l’on peut tirer de son travail, qui se voit bien de l’extérieur.

Dix ans après, quand je revois des toitures que j’ai faites, que je vois qu’elles n’ont pas bougé, ça fait plaisir.

Et la rémunération ? Est-elle attractive ?

Le couvreur, c’est le métier du bâtiment qui paye le plus. Un jeune sous contrat professionnel avec un peu d’expérience va recevoir autour de 2 000 euros. Moi, j’ai passé la barre des 2 000 à vingt ans. Et je parle de net, de ce que l’on se met effectivement dans la poche.

Et on est sûr de trouver du travail ?

Oui, parce qu’il y a un gros besoin des entreprises. Il y en a bien une quinzaine qui cherchent à recruter autour de Reims. Le profil recherché, c’est la personne motivée avant tout.

Antoine PARDESSUS

Extrait de l'union du 14/07/2017

   

   

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Vingt-cinq postes à pourvoir

Les Compagnons du devoir cherchent à former des demandeurs d’emploi aux métiers du bâtiment et de l’industrie. Pas moins de 25 postes sont à pourvoir dans la région.


Le manque de main-d’œuvre d’ouvriers qualifiés oblige les Compagnons du devoir à recruter 25 demandeurs d’emploi pour les former (en 8 mois) à des métiers du bâtiment et de l’industrie. C.G.

 Avis aux demandeurs d’emploi : la pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans les métiers du bâtiment et de l’industrie est telle que les entreprises peinent à recruter.

La région n’échappe pas à la tendance… Une vingtaine d’entreprises régionales recherchent actuellement la perle rare. « C’est simple, il y a 25 postes à la clé », confie Hervé Pointillart, délégué régional des Compagnons du devoir, basé à Muizon, qui, dans le cadre d’un financement de la région Grand Est, a la mission de former, pour l’année 2017-2018, 25 demandeurs d’emploi à des métiers du bâtiment et de l’industrie. Des métiers dits en tension.

Les postes à pourvoir sont ceux de menuisier, charpentier, serrurier-métallier, couvreur ou encore ferronnier. « La situation est vraiment paradoxale »,ajoute Hervé Pointillart, lui-même Compagnon couvreur.« On a des chômeurs et dans le même temps les entreprises ne trouvent pas de main-d’œuvre. Il y a quelques années, les entreprises cherchaient des commandes. Aujourd’hui, elles cherchent la main-d’œuvre. Il y a une pénurie telle qu’elles sont, alors que l’activité repart, obligées de refuser des marchés ! Et ça ne fait que commencer. C’est la première année qu’il y a plus de départs à la retraite que d’entrants dans le métier. On est à un croisement et la situation n’ira pas en s’arrangeant… Notre mission, c’est de former – et de trouver – ces futurs professionnels. »

Il y a peu, les entreprises cherchaient des commandes. Aujourd’hui, elles cherchent la main-d’œuvre
Hervé Pointillart, Compagnon

Plus connus pour leur apprentissage en alternance par le biais d’un tour de France (et dans le monde) à différents métiers (menuisier, pâtissier, chaudronnier, en passant par tapissier, cordonnier/bottier, tonnelier, tailleur de pierres, ou plus récemment vigneron…), répartis dans 6 filières professionnelles (métiers du goût, du vivant, du bâtiment, de l’industrie/métallurgie, de l’aménagement/finition et des matériaux souples), les Compagnons du devoir ont aussi ce volet formation continue destiné aux demandeurs d’emploi.

UN CAP EN 8 MOIS AVEC UN POSTE À LA CLÉ

« Les Compagnons s’ouvrent à tout le monde », insiste le délégué régional. « Il faut arrêter de penser que nous sommes réservés à une élite. Avant de devenir Compagnon, voire meilleur ouvrier de France, certains sont arrivés sans savoir planter un clou ! Tout le monde, à condition d’être passionné et travailleur, peut devenir Compagnon. »

Dans le cadre de cette formation destinée aux demandeurs d’emploi, les stagiaires seront formés au centre de Muizon en vue d’obtenir un CAP en 8 mois maximum. La formation débutera fin septembre 2017.

« Il n’y a pas de limite d’âge pour candidater. Ce peut être une reconversion… C’est rageant, il y a la demande, mais pas de candidat », résume Hervé Pointillart. « Surtout, on en vit très bien ! Et l’an passé, nous avons eu sur cette formation 100 % de réussite. Un CAP obtenu chez les Compagnons du devoir, c’est un gage de réussite… »

Afin de présenter cette formation continue destinée aux demandeurs d’emplois, des journées portes ouvertes seront organisées les 7 et 8 juillet sur le site de Muizon de 9 h 30 à 17 h 30. Renseignements auprès des Compagnons au 03 26 02 99 82 ou auprès de Pôle Emploi.


Pas de chômeurs chez les compagnons du devoir


Le site de Muizon accueille actuellement 350 jeunes en formation.

Outre ce volet formation continue, les Compagnons du devoir, c’est avant tout un mouvement, inscrit au patrimoine immatériel de l’Unesco, qui assure à des jeunes gens, à partir de l’âge de 15 ans et aussi post-bac, une formation à des métiers traditionnels, basée sur l’apprentissage, la vie en communauté et le voyage appelé Tour de France. « Un tour de France dure 5 ans, »précise Hervé Pointillart, délégué régional. « Cela passe aussi par une année obligatoire à l’étranger… Certes, il faut être motivé, mais un jeune qui sort des Compagnons ne connaît pas le chômage. »

Actuellement, le centre de Muizon accueille 350 jeunes en formation en alternance. Pour les formateurs, l’heure est à la recherche de candidats à ces métiers dits en tension. « L’emploi est là… Il est bien dommage que le CAP ait été trop longtemps dévalué. L’apprentissage devrait être une cause citoyenne ! ».

Caroline GARNIER

Extrait de l'union du 01/07/2017

   

   

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 On a rencontré un chaudronnier enthousiaste à Muizon

Les Compagnons du devoir ont tenu leur congrès de chaudronnerie. Témoignage enthousiaste d’un jeune.


Kaourantin Le Dour, 22 ans, travaille dans une entreprise de Muizon tout en suivant sa « Prépa Métier » de chaudronnier avec les Compagnons.

Des mains en or et un cœur du même métal. Kaourantin Le Dour, Breton de 22 ans, a de la suite dans les idées et le souhait de donner une cohérence à sa vie, un sens à son activité professionnelle. Il travaille dans une entreprise de chaudronnerie viticole et agro-industrielle à Muizon et suit sa formation chez les Compagnons du devoir. Il est dans cette filière que l’association ouvrière appelle « Prépa Métier », destinée aux jeunes ayant le bac (ou plus) et désireux de se lancer dans une nouvelle voie.

Il se détourne de ses études d’ingénieur

Le parcours de Kaourantin n’est pas banal. Discret mais déterminé, cet habitant de Concarneau est détenteur d’un bac électrotechnique, d’un BTS Moteurs à combustion interne, s’est retrouvé en apprentissage chez PSA à Vélizy (Yvelines) mais « ne voulait pas rester toute la journée devant un ordinateur pour faire des tests ». Il enchaîne avec une école d’ingénieurs, le Cesi, et débute au Technicentre de la SNCF. Là, il commence à toucher au petit atelier de chaudronnerie. De bonnes notes mais finalement pas de goût pour ces études ni pour la vie parisienne.

Il fait une pause et retourne en Bretagne, où il travaille un an en tant que service civique dans l’école de voile des Glénans. Une expérience de vie en collectivité joyeuse et décisive pour le jeune homme, qui visite des chantiers navals et se laisse séduire. Concevoir quelque chose et le construire de ses mains, voilà l’évidence. Son petit frère étant lui-même apprenti chez les Compagnons en maroquinerie, l’aîné lui emboîte le pas.

Aujourd’hui, c’est avec enthousiasme qu’il évoque son choix, faisant visiter avec fierté les ateliers, montrant les machines et présentant ses premières réalisations et celles de ses camarades.

Son rêve ? Construire son propre bateau et faire le tour du monde ! Quant à son projet de « réception », qui marquera la fin de sa formation chez les Compagnons (mais pas la fin de ses liens avec l’institution, puisqu’ensuite il enseignera à d’autres jeunes), il en a plusieurs en tête. Lui qui est surfeur, il imagine volontiers une planche en laiton. Ou bien une statue de Corentin, saint patron de la cathédrale de Quimper. Il a déjà réfléchi à comment faire le saumon à ses pieds… Dour, ça veut dire « eau » en breton. 

 Métiers variés, débouchés assurés

La chaudronnerie permet de travailler dans maints domaines : aéronautique, agroalimentaire, viticulture, ferroviaire, pétrole… Aucun problème pour trouver du travail, souligne Franck Duchesne, président du congrès des chaudronniers des Compagnons du devoir, qui se tenait ce week-end à Muizon. Il rappelle que les Compagnons visent à « l’épanouissement global des jeunes », leur offrant une formation et une qualification qui passent par une année à l’étranger, une immersion dans divers coins de France et chez plusieurs employeurs. « On nous reproche parfois d’être élitistes, c’est simplement que nous amenons les jeunes à se dépasser… » Jean-Claude Hubert, délégué national des Compagnons chaudronniers, insiste : « On parle beaucoup des jeunes qui sortent de 3e sans formation. Dans nos Prépa Métiers, nous recrutons aussi après le bac ou des études supérieures. Notre centre de Lille, par exemple, a encore des places. »

Anne Despagne

Les Compagnons du devoir, 42 rue de Reims à Muizon. Tél. : 03 26 02 90 31.

 Extrait de l'union du 26/05/2017

   

   

  Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Compagnon un jour, compagnon toujours

Chez les Compagnons du devoir, se former n'est pas seulement apprendre un art. C'est ouvrir son esprit, évoluer à travers un métier et vivre avec des valeurs de partage


Les Compagnons du devoir accueillent les filles comme les garçons à partir de 15 ans.


À SAVOIR

Les chiffres clés

*.- 1.352 salariés (50 % de femmes et 50 % d'hommes).

*.- Plus de 100 implantations en France et dans le monde.

*.- 7.200 jeunes formés dont 300 à l’international environ 360 dans la région Champagne-Ardenne

*.-  Plus de 28.000 entreprises partenaires.

*.- Trois parcours de formation sont proposés par l’association, allant du CAP à la licence professionnelle en alternance.

*.-  Coût moyen de la formation : 425 euros par mois (pris en charge par l’entreprise)

*.-  Coût moyen de l'hébergement et de la restauration : 590 € par mois.

*.-  90 % des jeunes ont un emploi è l’issue de leur formation.

*.-  94 % d’insertion professionnelle sous six mors.

« Permettre aux jeunes, garçons et filles, de s'accomplir dans et par son métier, dans un esprit d'ouverture et de partage. » Telle est la devise des Compagnons du devoir.

Cette association loi de 1901, créée en 1941, affiche son ambition d'accompagner des Jeunes dans une formation qui repose sur trois forces : l'excellence, la vie en communauté et l'expérience par le voyage. La maison de Muizon, dans la Marne, associée aux trois autres sites de Champagne-Ardenne (Reims, Épernay et Troyes), s'inscrit tout à fait dans cet esprit.

6 filières sont proposées : l'industrie et la métallurgie, le bâtiment, l'aménagement et la finition, le cuir et les matériaux souples, les métiers du goût et ceux du vivant ce qui représente au total 29 métiers

Avec 235 apprentis et 153 jeunes du « tour de France », le centre marnais forme une grande famille de compagnons. « Ici, tout le monde participe aux tâches du quotidien. Du plus jeune au plus ancien, explique Hervé Pointillart, délégué régional Champagne-Ardenne, Alsace et Lorraine, et lui-même compagnon. Le vivre ensemble est un atout parce qu'il est basé sur le respect et le partage de l'expérience. Tout le monde est sur un même pied d'égalité, ce qui permet une meilleure appréhension des règles. »

En matière de formation, les apprentis sont encadrés par des compagnons qui, encore une fois, partagent leur savoir-faire. Ces derniers inculquent le respect du matériau et du « bien faire ». « Nos formateurs sont disponibles et n'hésitent pas à faire et refaire pour arriver au bon geste. C'est par l'exemple qu'on réussit. Un jeune qui intègre le centre y passe un à trois ans, avec une formation initiale en alternance (deux semaines de cours et six semaines en entreprise). À la fin de cette période, et une fois diplômé, il fait son, « tour de France ». « Il s'agit voyage, à travers la France, qui dure quatre à six ans, commente Hervé Pointillart. « Plus un an obligatoire à l'étranger. » Une bonne école de la vie pour progresser dans une langue et découvrir d'autres cultures et méthodes de travail. « Pour un jeune, changer de ville, d'activité est une bonne remise en cause. Cette mobilité et cette indépendance lui offrent une ouverture d'esprit plus large. Avec l'envie de toujours apprendre, d'être plus curieux ... » Au terme de ce « tour de France » et une fois le travail de réception réalisé, le compagnonnage reste ancré à vie. Ce qui en fait un gage de qualité.


Entré à 16 ans, il revient en tant que prévôt


Thomas Da Silva a seulement 27 ans.

• Depuis le CP j'ai aimé le matériau bois, raconte Thomas Da Silva. Mon voisin était menuisier et j'aimais rester avec lui. Il Conseillé par ses parents, il s'est inscrit au centre de Muizon à l'âge de 16 ans. « J'ai dû attendre un an avant de pouvoir m'inscrire, l'effectif étant complet. J'ai donc passé une année en lycée technique, ce qui ne m'a pas plu parce qu'on y faisait de "la bricole". » Après deux ans en tant qu'apprenti, Thomas a commencé son tour de France » en s'envolant pour Mayotte. « J'avais 18 ans. Puis j'ai enchaîné avec Marseille, La Rochelle, Grenoble, Lille et Albi. » Le jeune homme, originaire de Château-Thierry et surnommé « Picard » a ensuite présenté son travail de réception pour devenir compagnon. « J'ai encore passé un an à la fondation Pierre-de-Coubertin à Saint-Rémy-lès-Chevreuse), avant de revenir à Muizon pour être intégré comme formateur. Il n'avait alors que 23 ans. Aujourd'hui, alors qu'il est âgé de 27 ans, il.se passionne pour sa nouvelle mission de prévôt, entendez par là responsable de la maison de Muizon. Malgré son jeune âge, Thomas assure avec sérénité la charge de faire respecter le règlement, tout en apportant un dynamisme et une cohésion entre l'équipe et les apprentis. Un rôle qu'il prend très au sérieux

Les REPERES

L'histoire des Compagnons du devoir

*.- L'histoire des Compagnons du devoir remonte au Moyen Âge et aux baliseurs de cathédrales…. *.- *.- *.- L'association ouvrière des Compagnons du devoir et du tour de France a été reconnue d'utilité publique par l’Etat.

*.-  Elle est aussi inscrite, depuis 2010 au patrimoine culture immatériel de l'Unesco.

Le CHIFFRE 42

C’est le nombre de pays de passage dans le monde entier pour les compagnons itinérants.

La PHRASE

« Intégrer la grande école des hommes de métier en compagnonnage c'est appréhender le monde avec un regard créatif et se garantir un épanouissement professionnel et humain. »

Bernard NAULEAU, Pdt Nal des Compagnons du Devoir

Audrey JOLY

Pour tout renseignement : www.compagnons-du-devoir.com

Extrait de l'union du 06/05/2015

   

   

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Formation

Les Compagnons du Devoir

Une formation = un métier

À seulement quatre mois du baccalauréat, il est temps pour les lycéens de réfléchir à leur projet professionnel et de choisir la formation qu'ils souhaitent suivre à la rentrée 2012. Pourquoi pas au sein des Compagnons ?

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Metallier est l’un des 27 métiers d’excellence proposés en apprentissage chez les Compagnons du Devoir

Avec la Grande École des Métiers, les Compagnons du Devoir ont ouvert leur système aux bacheliers et proposent désormais des formations supérieures diplomantes du CAP à la licence, en passant par le BTS. Ces formations ont été développée en partenariat avec le Conservatoire National des Arts & Métiers (CNAM). Les jeunes bénéficient d'un apprentissage aux métiers qualifiant, reconnu et valorisé sur le marché du travail, leur assurant une insertion en phase avec le monde des entreprises. Toutes les formations sont en alternance et offrent aux jeunes un enseignement de qualité, encadré par des formateurs professionnels ancrés dans la réalité du monde du travail d'aujourd'hui qui leur transmettent leurs savoir-faire. La formation est aussi basée sur la mobilité, l'une des valeurs clés des Compagnons du Devoir, avec au minimum une année de formation à l'étranger. Pas moins de 46 pays accueillent actuellement des jeunes en formation chez les Compagnons, leur permettant ainsi de maîtriser une deuxième, voire une troisième langue, un atout très important de nos jours sur le marché du travail.

Spécialistes de l'alternance et de la mobilité, les Compagnons du Devoir proposent trois parcours de formation garantissant un emploi, une rémunération et des diplômes de formation supérieure, jusqu'à la licence : Prépa métier, Prépa Tour de France et Apprentissage traditionnel. Ces différents parcours permettent donc ensuite d'accéder à la fameuse Grande École des Métiers en vue d'obtenir des diplômes supérieurs de niveau II. Au total, 27 métiers d'excellence sont concernés : carrossier, chaudronnier, forgeron, mécanicien, mécanicien de précision, carreleur, ébéniste, jardinier-paysagiste, peintre, plâtrier-plaquiste, tapissier, sollier, charpentier, couvreur, maçon, menuisier, métallier, plombier-chauffagiste, tailleur de pierre, cordonnier, électricien, maréchal-ferrant, maroquinier, sellier, boulanger, pâtissier, et tonnelier.

Vendredi 16 et samedi 17 mars 2012, de 9h à 18h30, tous les centres de formation des Compagnons ouvrent leurs portes, l'occasion d'en savoir davantage sur leurs offres de formation. Dans la Marne, rendez-vous à Reims, 115, boulevard Charles Arnould, et à Muizon, 42, rue de Reims.

Site à consulter  :   http://www.compagnons-du-devoir.com

Extrait de l'hebdo du Vendredi N° 251 du 16/03/2012

   

   

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 Les Compagnons du devoir, entre tradition et modernité

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Depuis des siècles, le compagnonnage véhicule une image de sérieux et de savoir-faire. Mais qui sont donc les Compagnons du devoir d’aujourd’hui ? LA Marne >LE MAG vous emmène à la découverte de leur maison à Muizon

Le lieu est placé sous la responsabilité d’un prévôt. La maîtresse de maison s’occupe de l’hébergement et de la restauration. On ne s’y appelle pas par son prénom, mais par son « nom de province » : Franc-comtois, Vendôme ou encore Champagne ! Sous ce vocable d’un autre âge, issu de la grande tradition du compagnonnage, se cache pourtant un organisme de formation d’une grande modernité ! Sur 27 000 m2, la maison des Compagnons de Muizon regroupe à la fois un Centre de formation des apprentis (CFA), qui dispense une formation initiale à plus de 200 jeunes par an, un centre de perfectionnement et d’hébergement pour ceux qui se sont lancés dans le tour de France, passage obligé de celui qui souhaite accéder au titre de compagnon, mais aussi un important organisme de formation continue, qui organise des sessions pour des publics de tous horizons.

Des valeurs fortes

Menuisiers, couvreurs, chaudronniers, mécaniciens, ébénistes, tailleurs de pierre, tous se côtoient au gré des ateliers et des salles de cours qui se succèdent, partagent leurs repas, ou même une chambre pour ceux qui résident sur place, puisque la maison compte 120 lits. Cette vie en communauté est l’un de principes de base du compagnonnage, fondé sur les valeurs d’échange et de partage. « Quand on arrive chez les compagnons, on quitte sa famille pour une autre famille ! », explique Julien Roussinet, délégué régional pour la région Champagne-Ardenne. La plupart des jeunes arrivent en effet en formation dès la fin de la 3e. CAP, BEP, Bac Pro, la palette de diplômes est vaste, tous proposés en alternance : deux semaines au CFA, six semaines en entreprise. Le voyage et la transmission des savoirs sont les autres piliers du compagnonnage : pour intégrer la communauté, l’aspirant compagnon doit, son diplôme en poche, entreprendre un tour de France en poursuivant durant trois à cinq ans sa formation aux quatre coins du pays, voire, de plus en plus, à l’étranger. Une expérience très enrichissante, aussi bien sur le plan professionnel que personnel. Au cours de ce périple, le jeune prépare son travail « d’adoption », et ne deviendra un compagnon qu’après un travail dit « de réception », souvent appelé « chef-d’oeuvre ». « 50 % des jeunes que nous formons partent faire le tour de France », souligne Julien Roussinet. Puis le jeune compagnon pourra à son tour transmettre son savoir en devenant formateur, gage de pérennité de ce cycle ancestral.

Motivation indispensable

Bénéficier de cet encadrement de qualité a un prix : chez les Compagnons, une certaine discipline est à respecter. Les cours commencent à 8 h, et se terminent tard, avec des sessions le soir de 20 h à 22 h. Ceux qui résident sur place n’ont droit qu’à une soirée libre par semaine. Un rythme qui ne peut convenir qu’aux plus passionnés, ceux qui partagent la philosophie de vie affichée par les Compagnons du devoir : le travail n’est pas une fin en soi, mais un moyen de se découvrir et de s’épanouir. En échange, ceux qui suivent cette voie d’excellence n’ont guère d’inquiétude à se faire : « Un jeune issu des Compagnons ne pointe pas au chômage ! », assure Julien Roussinet. 

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200 jeunes sont formés tous les ans à Muizon. Ils valident leur apprentissage par la réalisation d’un « chef-d’oeuvre ».

Comment entrer chez les Compagnons ?

Les Compagnons du devoir organisent régulièrement des séances d’information dans les collèges. Les jeunes intéressés peuvent aussi être accueillis tous les mercredis, sur inscription, pour une demijournée d’information et d’orientation.

Renseignements : 03 26 02 90 31

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Quatre sites dans la Marne

Regroupés en association de type loi 1901 depuis 1941, les Compagnons trouvent leur origine au Moyen âge. À l’époque, ils allaient de ville en ville participer à l’édification de constructions majeures. Aujourd’hui, ils sont environ 15 000 en France, répartis sur vingt-cinq métiers, et l’association compte plus de 80 maisons ou « points de passage », dont quatre dans la Marne. Deux sont des prévôtés (dirigées par un prévôt, un jeune compagnon qui s’engage à l’issue de son tour de France à gérer une maison pendant trois ans) : Muizon et Reims. Muizon est le site le plus important de toute la région. Il abrite notamment l’École internationale de la ferronnerie française (EIFF), créée en 1988 pour préserver ce savoir-faire hexagonal exceptionnel. Deux autres lieux à Châlons et Épernay accueillent principalement des jeunes engagés dans leur tour de France.ÿÿ

 Extrait Extrait du Mag'infos du 10 /05/2010

   

   

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Avenir / Le Compagnonnage

Avec ses valeurs ancestrales d'effort et d'exigence, le Compagnonnage constitue une excellente filière de formation.


M. Lambert (à gauche) et Beyries nous présentent ici quelques-uns des chef-d'œuvre des Compagnons.  (Phtos Christian Lantenois)

Faire en sorte qu'un individu se réalise en tant qu'homme par le travail, tel est en quelques mots, le credo des « Compagnons du devoir du Tour de France ».

« Rien de mystique dans tout cela assure Loïc Lambert qui nous a accueillis à la maison des compagnons boulevard Charles-Arnould à Reims. Non, je crois surtout poursuit notre interlocuteur, que le compognonnage véhicule avant tout des valeurs de qualité, de fraternité et d'échange dont nous avons toutes les raisons de penser qu'elles sont plus que jamais d'actuafité ». Sans vouloir refaire l'histoire, rappelons simplement que le Compagnonnage prend ses racines au moyen âge et qu'il se fédérera en une association créée en 1943.

Au départ, plusieurs corps de métiers vont s'y retrouver, avec essentiellement à l'origine les métiers du bâtiment. En Champagne Ardenne, les compagnons  s'installeront dans leurs murs au n° l15 du boulevard Charles-Arnould (suivie d'une extension à Muizon) ce qui leur permettra notamment d'assurer l'hébergement de leurs apprentis.

Car la maison des compagnons constitue un CFA et, en tant que tel, prépare aux CAP et aux  BEP, et cela  dans quelque vingt-cinq métiers.

Tour de France

Pour n'insister que sur un seul des atouts de cette filière, Loïc Lambert souligne cette particularité: « la faculté que l'on offre à un jeune, non seule ment de le former mais aussi de lui donner l'assurance de le suivre et de l'accompagner jusqu'à l'aboutissement de son projet professionnel ».

En foi de quoi, et consécutivement à la formation classique assurée par la voie de l'alternance, cela se traduira par ce fameux Tour de France promis aux Compagnons. Un passage obligé mais évidemment consenti de bon gré sachant les multiples avantages qu'il présente en terme d'échanges et d'enrichissement personnel.

Quant aux métiers proposés dans ce cadre réputé, il faut savoir que les charpentiers et autres boulangers ont été rejoints par d'autres spécialités.

Seule condition pour intégrer la grande famille, un nouveau métier doit être patronné.

Ainsi, dans un passé récent, a-t-on pu voir les électriciens faire leur entrée dans le cercle des Compagnons du Devoir du Tour de France « sous la férule » des mécaniciens. De même les paysagistes ont-ils été « rattachés » aux maçons.

Présent dans la région et notamment à Reims (et Muizon),Troyes, Châlons et Epernay, le Compagnonnage n'a pas véritablement réussi à s'implanter dans les Ardennes en dépit de tentatives effectuées à Sedan.

L'association compte beaucoup sur les « Quatrièmes Rencontres des métiers » qu'elle organisera dans sa maison de Muizon du 28 janvier au 3 février 2008 pour attirer à elle des jeunes en quête de renseignements.

Ce sera assurément pour eux, en plus du savoir faire et de quelques ouvrages prestigieux, l'occasion de découvrir les  possibilités offertes en terme de promotion professionnelle.


René Canal

Parcours  - Le tour de France de Lucas

A tout juste 26 ans, Lucas Beyniès a, pour s'en tenir à une expression familière, déjà pas mal roulé sa bosse. Jeune Compagnon du Devoir dans la spécialité de la pâtisserie, celui qui est devenu l'an dernier prévôt (comprenez le gérant dans la terminologie du Compagnonnage) de la maison  des Compagnons de Reims, a de fait pas mal voyagé.

Jugez en plutôt : Bruxelles, Londres, Lyon, Rouen et ceci avant de devenir formateur durant une année entière cette fois en six étapes...Ceux qui aspirent à voir du pays savent par conséquent ce qui leur reste à faire.

L'embarras du choix

Lorsqu'il était encore au collège, voyager était l'idée fixe de Lucas. Prédestination ou pas, allez savoir, toujours est-il que son établissement se trouvait justement jouxter la maison des compagnons de Bordeaux, ville où ses parents sont restaurateurs. Il a fallu que la mère d'une amie l'informe que la filière de la pâtisserie à laquelle il songeait déjà sérieusement faisait partie des métiers répertoriés chez les compagnons pour qu'il décide de venir frapper à leur porte : « ils m'ont alors présenté la formation que j'allais pouvoir acquérir ainsi que la façon dont il me serait ensuite possible de progresser chez eux, raconte Lucas. Et c'est ainsi que j'ai pu, ce qui ne se fait plus aujourd'hui, mener de front dans un premier temps CAP et BEP avant d'entamer mon tour de France ». En réalité et durant trois ans il s'agira plutôt d'un véritable début de. ..Tour d'Europe qui le verra successivement séjourner à Bruxelles, Londres et Lyon. « Dans mon métier de pâtissier, chaque étape dure un an, explique1e jeune prévôt de la maison des compagnons de Reims. J'ai bien sûr énormément appris ou cours de ce périple et je suis d'ailleurs toujours en contact avec certains de mes patrons ». Son avenir, Lucas ne sait pas encore quel... tour il va prendre sachant qu'il se trouve tiraillé entre plusieurs possibilités.

Mais comment se plaindre d'une situation dont la particularité est précisément de vous offrir... l'embarras du choix !


Lucas Beyriès, près d'un
« grand Bi», là aussi le chef-d'œuvre d'un Compagnon du Devoir.

R.C.

 Extrait de l'union du 11/12/2007

   

   

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Apprendre un métier avec les Compagnons du Devoir


La couverture n'aura pas de secret pour eux.

Pour la troisième fois, les Maisons des Compagnons du Devoir de Reims, Muizon et Troyes se sont ouvertes aux visiteurs à l'occasion des « Rencontres de métiers » du 31 janvier au 5 février 2007. Une belle opportunité pour les jeunes et leurs familles de découvrir une association dont les objectifs, les valeurs et l'organisation offrent non seulement un apprentissage mais une manière d'être et de se comporter.

A la Maison du boulevard Charles-Arnould, à Reims, plusieurs centaines de visiteur sont ainsi pu rencontrer des apprentis et des itinérants qui leur ont fait part de leurs expériences.  La visite commençait dans la bonne odeur des préparations faites parles boulangers et pâtissiers et se poursuivait avec Jonathan le couvreur et Pierre-Alexis le charpentier : tous deux préparent le concours du meilleur apprenti de France, en mars prochain.

Adoption et réception

Arrêt près des plombiers, d'Anthony le maçon, d'Enguerrand le tailleur de pierre. Au passage, le prévôt Lucas Beyries expliquait : « Ces jeunes sont arrives comme apprentis et ils ont découvert la vie en communauté. Quand ils se sentent prêts à partir comme aspirant sur le tour de France, ils préparent leur travail d'adoption. ensuite ils deviendront compagnons après leur travail de réception souvent appelé chef d'œuvre. » La visite de ia maison rémoise se terminait d'ailleurs dans la très belle salle qui renferme de magnifiques ouvrages de réception.

Cette maison n'était pas étrangère à Daniel Millière, venu spécialement de Mayenne avec ses amis soissonnais ; « Je suis très ému de me retrouver ici après quarante ans ... j'étais entré à 17 ans pour apprendre le métier de plombier. Par la suite j'ai bifurqué pour devenir ingénieur hospitalier mais j'ai gardé de mon passage ici un vecteur porteur du savoir qui ne m'a jamais quitté. j'ai appris ce qu'es le « bien fait » dans tous les dormaînes et au quotidien. »


Une très bonne odeur flottait autour des boulangers et pâtissiers.

Site à consulter  :   http://www.compagnons-du-devoir.com

Extrait de l'union du 09/02/2007

   

   

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Du changement chez les Compagnons du Devoir


Irène Chênaie (3ème en partant de la gauche), nouvelle maîtresse de maison, et Ronan Lelièvre (au centre),nouveau prévôt, aux côtés de son prédécesseur Ludovic Bâtard, de son épouse et de leur petit garçon, et des « chefs » de la Maison des Compagnons.

Lundi en fin d'après-midi, le maire de Muizon, Michel Caquot, l'un de ses adjoints. Jean-Pierre Noël, quelques présidents et membres de bureau des associations muizonnaises et des représentants de la gendarmerie de Gueux, se sont retrouvés à la maison des Compagnons du Devoir pour y célébrer un départ et des arrivées.

En effet, après quatre ans et demi de bons et loyaux services, Ludovic Bâtard, prévôt de la maison, quitte la région avec femme et enfant, pour retourner à Nantes, sa ville natale, et y continuer son métier de menuisier.

Ronan Lelièvre, compagnon couvreur, originaire de Rennes, lui succède et va ainsi accomplir une mission de trois ans.

Au cours de cette cérémonie, a également été présentée à l'assistance la nouvelle maîtresse de maison, Irène Chênaie, qui se charge de l'accueil, de l'hébergement et de la restauration des compagnons.

La Maison des Compagnons du Devoir de Muizon est l'une des plus importantes en France, car elle y accueille en alternance près de 250 jeunes,en apprentissage dans tous les métiers du bâtiment.

Extrait de l'union du 27/07/2006

   

   

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Les Compagnons du devoir

forment des apprentis et des hommes

 
Le délégué régional dans la salle des chefs-d'œuvre.
Dominique HERBEMONT

Du 8 au 12 février 2006, les maisons des Compagnons du devoir ouvriront grandes leurs portes.

Avec des témoignages forts le 9 février à Reims sur la fraternité qui lie ces compagnons de route (lire par ailleurs).

Il faut se laisser guider jusqu'à la salle des chef-d'œuvre du boulevard Charles-Arnoud, à Reims, pour être vite séduit. La beauté et la technicité de ces pièces le plus souvent réalisées par dé jeunes apprentis de l' association sont très valorisantes.

Et l'on comprend vite qu' un jeune, sorti d'une classe de troisième sans réussite scolaire, prenne la main que lui tendent ici les Compagnons du devoir.

« C'est plutôt l'école qui a été en échec » rectifie Bernard Jannin, délégué régional Champagne-Ardenne. Aussi vrai que « Le savoir compte moins que la force de caractère ». Voilà l' une des valeurs sur lesquelles se fondent les Compagnons. « Les trois composantes qui créent les vraies compétences sont à la fois les savoirs de base, le savoir-faire et le savoir-être » ajoute Bernard Jannin. Tout est dit sur la philosophie de cette communauté ancestrale, rendue célèbre par la mobilité avant l'heure de ces coureurs du tour de France. Et maintenant du monde entier ».

190 itinérants

En Champagne-Ardenne, 190 jeunes itinérants ont pris leur bâton de pèlerin pour aller se former et ouvrir leur regard ailleurs. S' ils veulent devenir compagnons, leur parcours les poussera plus longtemps encore sur les routes avant d' être maîtres de stage, en alternance avec la vie dans l'entreprise, ou prévôts pour encadrer une maison de Compagnons.

Pour ceux qui n' iront pas jusqu'au grand oral (à huis clos) et au couronnement d' un chef-d'œuvre, il restera cet esprit de solidarité et de partage de valeurs humaines dans le travail.

« C'est une intention, non pas un serment, éclaire le délégué régional. Les apprentis le vivent au travers d' exemples comme ce jeune Hongrois arrivé sans parler un mot de français. L'association lui a fait cadeau de sa pension pendant deux mois. Si les jeunes n'ont pas de difficultés de placement, l' association reconnue d' utilité publique attend des entreprises qu'elles jouent le jeu de la qualité. «50% du Smic quand la loi demande 25 % du montant ».

Ecole de ferronnerie

Sur un millier de jeunes dans la région, 450 d'entre eux sont en formation continue, et 360 autres sont apprentis pour 190 itinérants. Tous sous la protection de « la mère » qui veille sur leur bien-être.

Les financements proviennent de la taxe d' apprentissage, des contrats de professionnalisation et d' organismes collecteurs agréés. De Reims à Muizon où réside l' école internationale de la ferronnerie française, les Compagnons ont d' autres antennes à Troyes, Château-Thierry... Du jardinier au tailleur de pierre, les Compagnons proposent d' accéder à l' excellence de nombreux métiers. Et en prime une certaine aptitude au bonheur dans le travail.

Dominique Herbemont

Tout sur « les clés de la réussite » le 9 février 2006

« Quelles sont les clés de la réussite des jeunes en formation chez les Compagnons du devoir ? ». C'est le thème qui animera la table ronde organisée par les Compagnons le jeudi 9 février à 18 h 30, à la maison des Compagnons du devoir située au 115, boulevard Charles-Arnould à Reims. Cinq titulaires régionaux de médailles d' or décrochées au concours national des meilleurs apprentis de France viendront témoigner. Ainsi que trois médaillés des Olympiades des métiers. Les jeunes, les formateurs, leurs employeurs et les prévôts parleront de ces concours, et surtout du quotidien des (futurs) Compagnons dans les entreprises. Le président départemental des meilleurs ouvriers de France, la coordonnatrice du comité régional d' organisation des Olympiades des métiers, et le délégué régional au commerce et à l'artisanat seront présents.

Entrée libre. Réservations par fax au 03.26.87.79.40 ou par tél. au 03.26.87.79.49. 

Extrait de l'union du 17/1/2006 

   

   

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 Arts, Loisirs et Culture : le cocktail de rentrée

C'est devant une centaine d'adhérents que l'association « Arts Loisirs, Culture » a organisé, dernièrement son cocktail de rentrée, dans la salle des chefs-d'œuvre des Compagnons du Devoir.


Les membres du bureau se sont présentés aux nouveaux adhérents.

La présidente, Armelle de Morogues, en profitait pour donner quelques informations. Ainsi, de nouvelles visites des églises de la vallée de l'Ardre seront programmées en 2006. La visite des Biscuits Fossier aura lieu le jeudi 10 novembre à II heures.

Au sujet de ces visites et randonnées, la présidente souhaite que davantage d'adhérents utilisent leur voiture afin de favoriser le co-voiturage.

Le but de l'association est de permettre aux nouveaux Rémois une bonne intégration. Ils étaient nombreux ce soir-là dans la salle : « Ils ne connaissent pas encore grand monde : que les anciens n'hésitent pas à aller au devant d'eux ». Et Mme de Morogues de présenter les personnes qui s'investissent au sein d' ALC dont les membres du bureau : Annick Sylla, Daniel Liégeois, Anne-Marie Priarollo, ainsi que les anciennes présidentes très investies dans l'association, garantes de sa bonne marche : Christine Deslypper, Chantal Roche,Claudine Gardinier, Marije Suisse, Martine Rigaud. Egalement au conseil d'administration : Marie-Thérèse Rémy, responsable des permanences, Françoise Lebeau et Marie-Odile Burger responsables de randonnées, Marie-Hélène Grammont à l'association depuis sa création, Christian Renard, Chantal Serre, Daniel Douxami.

« Puis il y a ceux qui nous aident sans faire partie du CA » : Maguy Turot responsable de randonnées, Daniel Boussin, de la généalogie, Martine Hoffmann, pour la discussion autour d'un livre, Olivier Hamon pour les conversations en anglais, Andrée Vasseur pour les conversations en italien. Et bien sûr toute l'équipe de permanentes.

Permanences au Centre international de séjour, chaussée Bocquaine, le mardi de 14 h 15 à 16 h 15. Tél 03 26 40 51 78 

Extrait de l'union du 20/10/2005

   

   

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