Abbatiale de MOUZON


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   06/2004  

 ABBATIALE DE MOUZON

L'époque de l'Abbatiale remonte au Vème siècle. Incendiée par les normands en 882 il fallut attendre 20 ans pour que l'archevêque Hervé entreprit de la rebâtir, mieux conçue, plus vaste. Il la consacra à Notre Dame, la fit desservir par 12 chanoines.

En 971 Adalbéron archevêque de Reims la remplaça le chapitre par des Bénédictins. Les travaux prirent un nouvel essor, l'abbé Gobon construisit le chevet de l'abbatiale, l'abbé Jean éleva la nef, et Raoul 1er fit bâtir le portique en l'an 1048.

Vers 1190 les Bénédictins décidèrent à nouveau de reconstruire l'édifice ;le chœur était déjà bâti quand un incendie ravagea la ville en 1212. Heureusement l'abbaye ne fut pas atteinte et les travaux continuèrent au cours du 13ème siècle.

En 1464 la tour du nord fut bâtie, les stalles du chœur réparées. Après 1512 Gilmec mit tout son talent pour restaurer et embellir cette abbaye ; hélas en 1650 le clocher fut détruit par Turenne,et la ville subit l'invasion espagnole. Ensuite l'abbaye fut reprise par l'Armée Royale ; 2 cartouches placées dans les 5ème et 9ème bancs des tribunes indiquent la date de la restauration 1661.

En 1789 l'abbatiale devint Bien National. De 1791 à 1801 elle fut un temple, les écus et les inscriptions nobiliaires furent alors martelés. En 1807 la foudre tomba sur l'abbatiale, les dégâts furent considérables, et c'est seulement en l'an 1827 que commencent les premiers travaux de réfection de l'abbatiale.

Al'origine le portail nord faisait 1 mètre de saillie,il fut rasé à fleur de mur et les 12 statues qui l'ornaient furent brisées.

De 1867 à 1889 Boeswilwald, inspecteur des monuments historiques restaura complètement l'édifice pour la somme de 600 000 francs or.

La dernière guerre (1939 1945) mettra une fois de plus l'abbatiale à l'épreuve ;un obus endommagea la rose du transept sud, et un second creva la voûte des 6ème et 7ème travées, écrasa la chaire et abîma bancs et stalles. C'est alors que les menuisiers de l'entreprise Sommer restaurent le tout, une installation électrique en direct mettant en valeur ce joyau de l'architecture ardennaise.

Aujourd'hui une maison de retraite avec un splendide jardin est aménagée dans un bâtiment attenant à l'abbatiale. A l'intérieur on découvre un magnifique orgue qui fut construit par un facteur d'orgues « Christophe Moucherel » .

En 1917 les allemands confisquèrent tous les tuyaux de métal pour en faire des balles meurtrières. Ce n'est qu'en 1973 que l'orgue retrouvera un état de fonctionnement correct.

A 7.50 M du sol s'étalent les galeries du 1er étage ; un triforium se trouve à 12.50M du pavé ; le carré du transept est garni de 54 stalles en chœur de Chine, le maitre autel est de style baroque, la chaire actuelle provient de l'église saint Martin. Face à la chaire une statue de Saint Victor, martyr dont le cou porte la trace de son supplice ; dans

- la 1ère chapelle on peut voir Jeanne d'Arc ;

- la 2ème chapelle fut dédiée à St Joseph ;

- la 3ème une statue de la Vierge de l'Immaculée Conception du 18 ème siècle.

- la 4ème chapelle porte l'inscription HIC DEUM ADORA (ici adore Dieu). Elle contient les reliques de St Victor et St Arnould ,les statues de St Nicaise et St Roch.

- la 5ème chapelle est consacrée à St Walfroy ; on peut également y voir une statue de Ste Anne apprenant à lire à la Vierge Marie, ainsi qu'une statue de St Paul.

- la 6ème chapelle est dédiée à Ste Catherine

- la 7ème est consacrée à Notre Dame du Rosaire et à St Pierre. Une pierre tombale renferme le corps de Dame Mathilde qui vécut dans un réclusoir.

Notes de Josiane CHIF                                       

    

      

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Le grand orgue à l'heure d'été

  

Le grand orgue classique de Mouzon, joyau instrumental du département (créé en 1725) avec son monumental buffet sculpté niché au fond de la nef de l'abbatiale Notre-Dame, sonne le rappel des mélomanes dès ce dimanche 1er juillet à 18 heures.

La saison des concerts estivaux concoctée par l'association Présence de l'Abbatiale s'ouvrira avec Jacques Pichard, de Paris, pour un programme varié mêlant Bach, Buxtehude, Grigny, Speth, Gabrieli, Hassler, Pichard. Puis en alternance avec les concerts proposés à la basilique de Mézières, l'orgue retentira dimanche 15 juillet, sous les doigts de Pascal Reber (Strasbourg), autour de Muffat, Titelouze, Corrette, Bach et Dumage ; le 12 août avec Vincent Dubois, ex-directeur du CRR de Reims, nommé à Strasbourg, pour un programme « Musique et Liturgie » réunissant Bach, Couperin, Grigny et de l'improvisation ; le 26 août, avec Paul Kayser (Echternach, Luxembourg), pour des variations autour d'un même thème.

Enfin le 30 septembre, bouquet final, avec l'ensemble Ars Vocalis de Reims sous la direction d'Hélène Le Roy, et avec l'organiste Benjamin Steens (Reims) qui interpréteront notamment des pièces d'Henri Hardouin, mais aussi Bach, Mozart et Fonart.

Organisés à 18 heures, ces concerts sont tous gratuits et doublés, pour les personnes intéressées, d'une découverte de l'instrument.

Extrait de l' union du 30/06/2012

    

      

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Histoires de clochers L'église Notre-Dame de Mouzon


Derrière les murs épais et rassurants,  un intérieur étincelant.     
Derrière les murs épais et rassurants, un intérieur étincelant.

Imaginez… nous sommes au XVe siècle… la guerre de 100 ans n'est toujours pas terminée et quand on ne se fait pas détrousser par les Anglais, ce sont les mercenaires au service des Français qui commettent les mêmes exactions… Les temps sont durs dans nos chères Ardennes de cette époque…
Mais il existe à une journée de cheval de Reims, une ville importante, fortifiée car aux limites du royaume de France, et surtout riche, grâce à son abbaye…
Imaginez, frêles pèlerins, familles apeurées, orphelins qui arrivent en vue de cette ville et qui aperçoivent enfin les tours majestueuses de l'église Notre-Dame de Mouzon. Il faudra d'abord, à ces réfugiés passer par la porte de Bourgogne car l'abbaye n'est pas fortifiée. En effet, depuis les Romains, la ville bénéficie de remparts et autres ouvrages défensifs. Pas nécessaire donc de fortifier l'église comme en Thiérache. Les murs sont épais et rassurants. Et c'est seulement la porte passée que l'on arrête enfin de regarder anxieusement derrière son épaule et que le père de famille éprouve la satisfaction d'avoir mené en ces lieux ses enfants. Pour remercier le Seigneur et espérer l'aumône des moines, on pressait le pas vers la silhouette rassurante de l'église… Un pas de plus en plus assuré, les réfugiés devaient hésiter un court instant tant l'abbatiale est impressionnante.

Il y a tant à dire sur l'architecture extérieure . Les contreforts sont surmontés de pinacles sculptés sur lesquels reposent des arcs-boutants dont le rôle est de contrer la poussée des voûtes. De nombreuses têtes sculptées ornent les murs de l'édifice ; leurs aspects effrayants sont là pour rappeler les dangers du monde extérieur et pour donner un aperçu de l'enfer…

Le magnifique tympan est sculpté sur trois registres consacrés à la Vierge ainsi qu'aux martyrs de saint Arnould et de saint Victor. Le registre supérieur, très dégradé représente le Christ couronnant un saint. Le registre médian représente de gauche à droite L'Annonciation, le couronnement et la Visitation de la Vierge. Le registre inférieur représente La Dormition (la Vierge sur son lit de mort) : à droite le martyre de saint Arnould et à droite celui de saint Victor. Entre les deux portes (au trumeau) est représentée une statue de la Vierge.
Douze colonnes, douze apôtres

En pénétrant à l'intérieur, le temps semble s'arrêter… c'est du moins l'impression que j'ai ressentie en descendant les marches qui mènent dans la nef. Nef gigantesque, à collatéraux. Douze colonnes nous escortent ; elles représentent les douze apôtres. L'une d'entre elles n'a pas la même base, elle représente le traître, le félon : Judas ! Du fond de l'édifice, quand on regarde vers le chœur, on est tout de suite émerveillés par l'harmonie des proportions, par l'éclairage diffusé par les nombreuses verrières et par l'ambiance provenant de la couleur des pierres.

L'autel avec son grand baldaquin en bois doré, ses colonnes en marbre rouge sont de style baroque. Il est étincelant ! Ce style veut réaffirmer la gloire de Dieu à une époque où la foi était remise en question…

Il y a encore tant de choses à dire, à expliquer, à découvrir… le mieux serait que vous y alliez non ?

Raphaël HUERTAS

eglises-des-ardennes.over-blog.com

 

Extrait de l' union du 26/07/2012

    

      

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