L’abbaye St Jean-des-Vignes

 Au restaurant

 La crypte St Médard

 La cathèdrale - Visite et Promenade

Extrait de la plaquette sur la cathédrale
Au pied de la cathédrale 

Musée de l'Arsenal - Exposition de poteries figurées africaines

    

    

   Répertoire   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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   05/2005  

   L’abbaye St Jean-des-Vignes   

Quelques notes

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   05/2005  

L'abbaye Saint-Jean-des-Vignes


Gravure de Barbaran, datée de 1673 : vue ancienne de l'abbaye
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L'ARCHÉOLOGIE D'UN SITE MONASTIQUE

Depuis 1982, des archéologues travaillent sur le site de l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes de Soissons (Aisne) dans le cadre du projet de recherche américain "MonArch" (Monastic Archaeology Project).

L'équipe est dirigée par les professeurs Sheila Bonde (université Brown, Providence) et Clark Maines (université Wesleyan, Middletown).

Saint-Jean-des-Vignes est l'une des seules abbayes augustiniennes étudiée et fouillée de manière systématique en Europe. Son étude archéologique permet de mieux comprendre la construction et l'évolution d'un site dont les vestiges sont conservés à la fois en élévation et enfouis : les données de la fouille stratigraphique et de l'archéologie du bâti peuvent être confrontées à 1'analyse stylistique des bâtiments et à l'analyse des documents écrits ; les études liées à la fouille nous renseignent également sur la vie quotidienne dans l'abbaye.

Les résultats de ces recherches archéologique permettront la mise en valeur et l'aménagement touristique du site abbatial envisagé par la ville de Soissons. Ainsi, les indications obtenues dans le cadre d'une étude des Monuments historiques entre 1999 et 2001, notamment sur les niveaux de sol et leur évolution dans le cloître, sur l'organisation de l'espace et sur l'aménagement hydraulique, pourront nourrir le projet de restauration.

UNE ABBAYE AUX ABORDS DE LA VILLE

L'abbaye Saint-Jeaii-des-Vignes est fondée en 1076 pour des chanoines réguliers, sur le mont Saint-Jean, proche de la ville médiévale. Une charte confirmée parle roi Philippe 1er (l060-1108) témoigne de cette fondation inscrite dans le mouvement de reforme qui touche alors les ordres religieux en Occident.

Parmi ceux-ci, les chanoines augustiniens, qui ont pour vocation d'assister spirituellement la population et qui vivent en communauté, s'installent près des villes. Celle de Soissons comprend déjà plusieurs abbayes anciennes et puissantes.

L'abbaye, qui compte 90 chanoines à la fin du XII° siècle se développe et connaît sa plus grande prospérité entre 1200 et 1350. En 1567, l'abbaye est occupée puis saccagée par les Huguenots. Elle est restaurée au XII° siècle. A la Révolution     française, les chanoines en sont expulsés, mais l'abbatiale n'est démantelée qu'au début du XIX° siècle : les pierres sont vendues comme matériau de construction, seule subsiste la façade avec ses deux    tours.

Aujourd'hni, un centre de recherche archéologique dépendant du ministère de la Culture, et le Centre d'étude des peintures murales romaines du CNRS occupent ce site classé Monument historique,                              

DES BÂTIMENTS POUR LA VIE  EN COMMUNAUTÉ

 
Plan de l'abbaye
1. Salle capitulaire - 2. Salle des chanoines - 3. Latrines - 4. Salle de l'abbé - 5. Cuisine - 6. Réfectoire - 7. Logis des hôtes - 8. Infirmerie - 9. Logis abbatial

L'abbaye Saint-Jean-des-Vignes est conçue selon un plan fonctionnel commun aux abbayes de son époque.

Le cloître, un carre de 30 mètres de côté qui borde l'église abbatiale au sud, est le centre de la vie monastique, réservé aux chanoines, à la fois lieu. de prière et de déambulation. L'aile est du cloître comprend au rez-de-chaussée la sacristie et l'armarium pour la conservation des livres liturgiques, la salle capitulaire pour les réunions, et la salle des chanoines. A l'étage se trouvait le dortoir, qui jouxtait les latrines. L'aile sud comprend la salle de l'abbé et la cuisine, et l'aile ouest, la mieux conservée à Saint-Jean-des-Vignes, un imposant réfectoire surmontant un cellier en sous-sol.

A l'extérieur des bâtiments claustraux se trouvent à l'est le jardin, au sud, le "petit cloître" aménagé au XVI° siècle, le logis des hôtes et l'infirmerie construits au XVII° siècle. A l'ouest, la cour, commimiquant avec le monde extérieur, donne accès à l'église ainsi qu'au logis abbatial du XVI° siècle.

L'ensemble est protégé par une enceinte édifiée a la fin du XIV° siècle lors de la guerre de Cent Ans. L'abbaye possède également a l'extérieur des propriétés dont les revenus et la production couvrent ses besoins.

  LES ORIGINES  : L'ABBAYE À L'ÉPOQUE ROMANE

 
Essai de restitution de l'élévation et du plan de l'église romane

Le mont Saint-Jean est occupé dès la période gallo-romaine. Durant le haut Moyen Age, avant la fondation de l'abbaye, un cimetière et une église paroissiale s'installent sur le site.

La première église abbatiale attestée par les fouilles date du début du XII° siècle.

Son plan n'est pas entièrement connu, mais on sait qu'existent une nef avec deux bas-côtés, un large transept et une abside semi-circulaire à l'est. Des différences dans l'épaisseur des maçonneries peuvent être l'indice d'anciens murs de l'église paroissiale primitive réutilisés pour la construction de l'abbatiale romane.

Lors de la démolition de l'église abbatiale du XII° siècle, de nombreux éléments de maçonnerie sont à nouveau réemployés dans les fondations de l'église gothique. Les textes mentionnent la présence de bâtiments claustraux romans, dont quelques éléments sont visibles dans les réaménagements postérieurs, comme les trois colonnes romanes réutilisées dans la galerie sud du cloître gothique.

L'ABBAYE À L'ÉPOQUE GOTHIQUE


Proposition de restitution de l'élévation et de l'église gothique 

 Les informatons sur l'église gothique Saint-Jean-Bapriste proviennent de l'examen des parties encore en élévation, des vestiges mis au jour par la fouille, et des sources Écrites.

Les textes permettent de dater le début de la construction de cette nouvelle église de plus de 80 mètres de long vers 1215-1230, sans donner toutefois de chronologie de construction précise. Les travaux commencent par les deux extrémités de l'église, le chœur à  chevet plat a l'est, connu par les fouilles, et les piliers de la façade occidentale, alors que l'église romane demeure toujours en élévation au centre pour pouvoir célébrer la liturgie,

La construcrion s'achève avec la réalisation de la flèche de la tour nord en 1521.

L'aile est du cloître, détruits dans les années 1830, est connue par d'anciennes gravures et par les fouilles.

Les données archéologiques ont montré que les galeries avaient été construites en même temps que h nef de l'église.

La salle capitulaire gothique est documentée grâce aux fouilles ; des colonnes divisaient la pièce en trois travées ; les empreintes de carreau visibles dans le sol de mortier témoignent de l'existence d'un carrelage vernissé.

  

CEUX QUI Y REPOSENT : LES SÉPULTURES

 L'analyse des sépulture par les méthodes de « l'anthropologie de terrain » nous renseignent sur les pratiques funéraires, et par extension sur la perception de la mort au Moyen-Âge.

L'abbaye comprenait différentes zones d'inhumation : cloître, salle capitulaire, église.

Dans les galeries du cloître, les corps sont inhumés dans des caveaux maçonnés. Des "réductions de sépultures" témoignent d'inhumations successives au même endroit : les ossements du premier défunt sont alors regroupés dans un. coin du caveau.

L'étude des ossements en laboratoire fournit des informations telles que l'âge, le sexe, et l'état de santé. L'examen des dents apporte des précisions sur l'état sanitaire (caries, abcès), sur l'âge au décès, et sur l'alimentation grâce à l'analyse chimique des dépôts de tartre, ou l'observation microscopique des traces d'usure de l'émail.

L'examen des particularités morphologiques héréditaires, entre les différentes zones d'inhumation, permet de mettre en évidence des liens familiaux.

     

    

   Répertoire   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      La crypte St Médard   

 La crypte St Médard

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   Au restaurant   

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     La cathèdrale - Visite et Promenade   

Extrait de la plaquette sur la cathédrale

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Au pied de la cathédrale


Passage obligé au bar de la cathédrale, avant de débuter l’ascension de la (vraie) cathédrale de Soissons

C’est l’une des six cathédrales de Picardie et elle mérite le déplacement. Tout l’été, l’office de tourisme propose de visiter la cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Soissons et de monter dans la tour de la cathédrale. Mais avant d’entamer son ascension, une petite halte s’impose à… La Cathédrale. Ce bar restaurant, ouvert 7j/7 jusqu’à minuit, se situe au pied du monument et c’est bien ce qui fait son charme, outre la gentillesse du personnel.

UNE VILLE D’ART ET D’HISTOIRE

Depuis la terrasse, on peut observer les caractéristiques architecturales du monument que l’on s’apprête à visiter. La cathédrale de Soissons est un exemple parfait de construction gothique classique. Son édification débute en 1176 et va se poursuivre au cours de chantiers successifs jusqu’au XVIII e siècle. Classée monument historique en 1840, elle a été partiellement détruite pendant la Première Guerre mondiale. Plus récemment, en début d’année, sa rosace a été sévèrement endommagée un soir de tempête. Heureusement, une restauration est en cours afin de lui redonner tout son éclat. Mais la cathédrale n’est pas le seul attrait de Soissons, charmante petite cité de 30 000 habitants bien connue pour son vase ! Choisie comme capitale par Clovis, cette ville d’art et d’histoire a été fondée vers –20 avant J.C. sous le nom d’Augusta Suessionum et quelques vestiges antiques subsistent encore ici et là. Mais Soissons est aussi une ville ancrée dans le présent avec sa Cité de la musique et de la danse ou encore son étonnant parking aérien « Les yeux verts » à l’architecture originale.

À SAVOIR

*.- OÙ ? La Cathédrale, 2 place du Cloître.

*.- ON COMMANDE QUOI ? Une eau gazeuse ou une boisson rafraîchissante afin de bien s’hydrater avant d’entamer l’ascension de la cathédrale (la vraie).

*.- À VOIR ? La cathédrale Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Soissons sans oublier de monter au sommet de la tour. Autres visites, celle de l’abbaye Saint-Jean-des-Vignes ou de l’abbaye Saint-Léger qui abrite le musée municipal de Soissons.

Laetitia VENANCIO

Extrait de l'union du 17/08/2008

    

    

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LA CATHÉDRALE St Gervais-St Protais
DE SOISSONS
 

La. cathédrale de Soissons offre un double visage: la délicatesse de l'architecture du bras sud du transept y voisine avec la monumentalité vigoureuse du vaisseau central, de la façade et du  bras  nord. Cette  absence d'unité, loin d'être un handicap, nous aide à saisir l'un des temps forts de l'architecture gothique au tournant des Xll° et Xlll° siècles, quand du foisonnement des expériences récemment menées dans la région, à Noyon, Senlis, Laon, et ici dans le bras sud, émerge un style nouveau, ample et simplifié, qu'incarne le chœur de la cathédrale, conçu juste avant la cathédrale de Chartres,

Historique

Sur place, la cathédrale de Soissons est indissociable de son environnement urbain, depuis les origines. Le diocèse de Soissons remonte au début du IV° siécle, par démembrement de celui de Reims. Des cathédrales qui ont précédé l'édifice actuel, nous savons très peu de choses. Si on ignore la localisation exacte de la première église, la cathédrale de l'époque carolingienne, construite sous les épiscopats successifs de Hildegode et de Rothade qui procéda à sa consécration en 815, devait s'élever à l'emplacement de la cathédrale actuelle, puisqu'on mentionne au IX° siècle, qu'elle se trouve à 1'ouest de l'abbaye Notre-Dame, c'est-à-dire près de l'angle sud-ouest de la ville fortifiée à l'intérieur du rempart du castrum du Bas-Empire.

En 948, le cloître de la cathédrale aurait été incendié parles troupes d'Hugues le Grand, ce qui a dû également endommager l'église, mais on ignore l'ampleur des dégâts. A la fin du XI° siècle, des donations pour la construction d'une salle capitulaire, l'aménagement d'un cimetière au chevet de l'église, et la réalisation de vitraux, laissent penser qu'on avait entrepris d'importants travaux à l'intérieur du quartier de la cathédrale;

Ce n'est qu'à partir du milieu du XII° siècle, que les documents se font plus précis, et permettent d'avoir la certitude qu'un chantier d'envergure était ouvert. Bénéficiant de l'action réformatrice d'évêques particulièrement dynamiques, Josselin de Vierzy (1126-1152), Anscoul de Pierrefonds (1152-1l58), Nivelon de Quierzy ( 1176-1207), et de la restructuration du chapitre cathédral, les travaux se poursuivirent pour prendre toujours plus d'ampleur.

Josselin de Vierzy légua entre autres d'importantes sommes d'argent pour l'aménagement de l'autel majeur, pour la couverture de la cathédrale ; son successeur fonda la chapelle du sépulcre, et participa a la construction d'une tour. L'œuvre de la cathédrale, c'est-a-dire, le chantier et l'organisme chargé de sa gestion, est mentionnée dès 1158. De cette première période de travaux, difficile à estimer, étant donné les reconstructions ultérieures, provient sans doute un chapiteau à feuilles d'acanthes, trouvé lors de fouilles dans la nef après la Première Guerre mondiale.

Dès son avènement, en 1176, l'évêque Nivelon de Quierzy donna, au chapitre de la cathédrale, un terrain pour élever le bras sud du transept, la partie la plus ancienne de la cathédrale actuelle. En l190 était fondée la chapelle Saint-Jacques à l'étage de la chapelle orientée du bras sud. A cette date devaient donc être élevés les deux premiers niveaux, grandes arcades et tribunes du transept. Rapidement le chantier a dû se déplacer dans la croisée du transept, à l'extrémité de la nef actuelle, et dans le choeur.

En effet, on mentionne en 1192 le transfert à Longpont de la tombe de l'evêque Anscoul de Pierrefonds, jusqu'alors reposant à l'extrémité de la nef. En l193 au plus tard, le doyen Guillaume donna cinq marcs d'argent pour la construction de la corona, ce terme pouvant désigner aussi bien l'abside avec déambulatoire du chœur, que le lustre circulaire surmontant l'autel. Quoi qu'il en soit, cette  indication  prouve  que  la construction du chœur était au moins programmée des le début des années 1190, c'est-à-dire avant la cathédrale de Chartres.

À la même époque était commencée la rédaction d'un rituel, consignant les nouveaux usages liturgiques de la cathédrale. La communauté des chapelains fut réformée et singulièrement augmentée en 1210. Enfin, les chanoines, véritables détenteurs de la maîtrise d'ouvrage, prirent possession du chœur actuel en 1212, comme l'indique une inscription censée provenir du jubé, maintenant scellée dans la deuxième chapelle sud du chœur ; Anna milleno bicenteno duodeno hune intrare chorum cepit grex canonicorum tertio idus maii (l'an 1212, le troisième jour des ides de mai (le13 mai), 1e collège des chanoines fit sa première entrée dans le chœur).

Pour cette partie de la cathédrale, la plus novatrice, le chapitre avait bénéficié des recettes liées a la possession toute récente de plusieurs reliques prestigieuse données à la cathédrale par Nivelon après la IV° croisade, où la prise de Constantinople par les croisés (1204) les avait mis en possession des Trésors de la ville impériale. Le chapitre put utiliser une partie des sommes versées par les fidèles venus en masse vénérer les reliques, pour l'achévement du chœur. La participation de hauts personnages vint en renfort, ainsi la comtesse Éléonore de Vermandois (+  1213) donna le bois pour la charpente du chœur et les stalles,

En 1212, non seulement le chœur était achevé, mais aussi la croisée, les arcades et le triforium de la dernière travée de la nef, ainsi que les deux bras du transept, le bras sud qui est conservé, et un bras nord, vraisemblablement symétrique, qui fut remplacé ultérieurement par le bras actuel. Un mur provisoire isolait la croisée de la nef encore en chantier. 

Sa construction se poursuivit sur un rythme plus lent, pour s'achever aux alentours de 1240. Les parties correspondantes du massif de façade - c'est-à-dire les deux premiers niveaux - sont contemporaines à l'exception des remplages de baies et de la rose qui pourraient ne pas être antérieurs au. milieu du siècle, date qu'on peut également donner a la galerie haute de la façade.

La reconstruction du bras nord du transept fut achevée dans le dernier quart du XIII° siècle, en même temps qu'on construisait, adossée au mur-pignon, la chapelle Notre-Dame dite justement du Beau Pignon, fondée en 1276 par le chanoine Renaud de Chézy, et malheureusement détruite à la Révolution, Au début du siècle suivant fût élevée la chapelle Saint-Martin au sud de la nef par l'évêque Guy de la Charité, Parallèlement fût poursuivie la construction de la tour sud de la façade occidentale, qu'on envisageait de surmonter d'une flèche de pierre, dont les amorces subsistèrent jusqu'au XIX° siècle. On projetait d'élever en symétrique une tour nord. mais le chantier très ralenti au XIV°siècle, en raison du retournement général de la conjoncture, pâtit du siège et de la prise de la ville en 1414 par les Bourguignons, qui laissèrent les habitants de Soissons s'emparer des pierres du chantier pour réparer leurs maisons endommagées.

L'amélioration de la situation à la fin de la. guerre de Cent Ans fut principalement exploitée pour le renouvellement du décor intérieur, et la célébration. de la dédicace de la cathédrale le 25 avril 1479 par l'evêque Jean Milet, eut lieu dans un édifice toujours inachevé. Le couloir reliant la chapelle oblique du bras sud - transformée alors en sacristie - au chœur, est la seule réalisation architecturale de cette époque.


Plan-reliquaire en cuivre doré

La cathédrale souffrit énormément de l'occupation de la ville par les Huguenots en 1567-1568. Outre les dégâts infligés au mobilier, au trésor, la statuaire des portails fut gravement endommagée, la cathédrale fut découverte, le petit clocher qui s'élevait a la croisée, renversé. L'édifice fût réparé grâce a la libéralité de l'évêque Charles de Roucy (1557-1585) qui céda à cet effet les revenus de son évêché pendant trois ans ; les clergés des cathédrales voisines de Laon et Reims participèrent à cette entreprise, De cette époque date le fameux plan-reliquaire de Soissons en cuivre doré, qui représente a l'intérieur de l'enceinte fortifiée de la ville, les églises de Soissons groupées autour de la cathédrale, dont la façade, idéalement représentée avec deux tours, s'orne au centre d'un petit reliquaire, manifestant sans doute la renaissance de l'Église de Soissons après les épreuves. De nouvelles stalles furent commandées en I569, des grandes orgues en 1619, livrées en 1628. Un nouveau jubé s'éleva sur les fondations de l'ancien, c'est-à-dire entre les piliers orientaux de la croisée, II était l'œuvre de Paul le Grand, Liénard et Henri Gentillâtre de Reims.

 Au XVIII° siècle, fut fondée une seconde chapelle sur le flanc sud de la nef, dédiés au Sacré Cœur, selon un vœu de l'Evêque Mgr Languet de Gergy, prononcé lors de l'incendie accidentel du beffroi, qui put être maîtrisé.  En  symétrique, furent construites, financées par le chanoine Castel, deux chapelles sur le flanc nord, en l'honneur de samt Paul et de saint Augustin. De 1767 à 1775, le décor du chœur fut entièrement renouvelé, sous la houlette de Michel-Ange Slodtz.

À la Révolution, la cathédrale fut fermée en 1793 et à nouveau en 1796. En 1798, les, théophilanthropes firent disparaître les vestiges de décor, notamment aux portails. L'église fût réouverte en 1799. Le premier évêque concordataire, Mgr Leblanc de Beaulieu, lança les premières restaurations, malheureusement très mal connues. Ce n'est qu'à partir du classement Monument historique en 1840, que les travaux sont mieux documenté. Les plus visibles à l'extérieur concernent le remplacement des arcs-boutants du bras sud, beaucoup plus légers à l'origine, et 1'établissement, sur le modèle de la nef; d'une coursière a la base du toit du chœur, qui en était jusqu'alors dépourvu. A l'intérieur, on procéda à la fin du XIX° siècle à un décapage systématique des badigeons anciens, les joints furent intégralement repris et soulignés, ce qui créa un fâcheux effet de grille, dont le bras nord du transept conserve des traces.

La Première Guerre mondiale fut désastreuse pour la cathédrale, dont les trois premières travées de la nef furent quasiment anéanties, ainsi que la partie supérieure de la tour de façade. Les travaux de restauration de l'édifice confiés a l'architecte Emile Brunet, se poursuivirent jusqu'en 1937. Les grandes orgues ont été installées en 1955.

  Extrait de la notice " cathédrale "

     

    

   Répertoire   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Le musée de l'Arsenal  

Site

 

 DESCRIPTION

Le musée de Soissons dispose, depuis 1995, d’un espace d’expositions temporaires dans l’Arsenal de l’ancienne abbaye Saint-Jean-des-Vignes.

Cet espace, ouvert à la création contemporaine, accueille aussi des concerts et des animations pédagogiques. Le bâtiment principal de l’actuel Arsenal porte la date de 1878. Des projets d’aménagements ont évolué à partir de 1834 pour aboutir à l’état que nous lui connaissons. L’état actuel du site n’apparaît sur les plans qu’à partir de 1881. On distinguait l’« arsenal d’artillerie » et le « magasin à poudre dans l’enclos de l’arsenal d’ artillerie » qui pouvait contenir 36 600 kilos de poudre conservés dans des tonneaux.

Vidéo

L'expo visitée

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 Un dernier regard sur l'art africain à Soissons


L'exposition de poteries figurées africaines s'achève.

Il ne reste que six jours pour découvrir l'exposition de poteries figurées africaines au musée de l'Arsenal, à Soissons. Une collection pour la première fois proposée au public, véritable voyage à travers toute une civilisation.

Depuis le mois d'avril près de 8000 visiteurs ont poussé la porte du musée de l'Arsenal, à Soissons, pour découvrir une partie de la collection de poteries figurées africaines de Collette Brissaud-Mendes et Philippe Brissaud. Une véritable invitation au voyage à travers le vaste territoire à la limite de l'Afrique occidentale et l'Afrique centrale (Cameroun, Nigéria, Zaïre…) suivie « par de nombreux Soissonnais et quelques touristes de passage », recense-t-on à l'accueil. Mais il ne reste plus que 6 jours pour participer à ce voyage culturel.

Une cinquantaine de pièces — pour la première fois présentée au public — qui propose de s'immiscer dans l'intimité des tribus. « L'ensemble ne saurait en aucune façon être considéré comme une typologie scientifique, c'est pourquoi nous avons adopté le principe de n'y faire apparaître aucune information que nous avons pu réunir sur l'emploi éventuel par exemple », explique Philippe Brissaud.

Ces céramiques utilitaires du quotidien sont de véritables livres ouverts sur les us et coutumes de ces peuples. Le Cameroun, le Nigéria et le Zaïre — d'où proviennent la plupart de ces pièces — constituent l'un des plus grands foyers artistiques africains qui perdure aujourd'hui. Un art contemporain « pourtant pas ou peu reconnu à sa juste valeur », déplore l'archéologue Philippe Brissaud. « Ceux qui se disent « expert » refusent de l'associer à de l'art contemporain, pourtant il ne s'agit de rien d'autre, insiste-t-il. Aujourd'hui l'art contemporain africain reconnu se résume à une inspiration européenne et occidentale de l'art. »

Ces objets basés sur des formes utilitaires ont été collectés en France au fil des ans, auprès de plusieurs marchands africains, majoritairement camerounais. « Ils expriment fondamentalement un intérêt et un coup de cœur pour la sculpture en terre-cuite en elle-même », note Philippe Brissaud. « Ces objets ne sont que l'incarnation d'émotion esthétique au contact d'un artisanat de qualité, en dehors de toute considération sur l'authenticité », revendique le collectionneur.

Cette belle collection démontre pourtant l'existence de la vitalité artistique contemporaine de ces peuples. Elle atteste que « la culture africaine a pu résister aux effets contraignants de la colonisation ».

La découverte de cette étonnante collection, d'une grande cohérence, renouvelle le regard et la rencontre avec la céramique africaine, trop rares dans les collections privées et publiques.

A.A.                           

Extrait de l'union du 17/08/2008

    

    

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