SOISSONS

 

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   05/2005  

La ville de SOISSONS au fil des siècles

Première capitale choisie par Clovis, Soissons est pendant des siècles une zone frontière qui protège Paris. Elle partagera les grands moments de l'Histoire de France.

Née vers - 20 av.J.-C.

Fondée par Rome vers - 20 av J.-C., Auglista Suessionum s'établit au bord de l'Aisne sur une zone non inondable. Même si on ignore tout de l'emplacement du forum et des temples, les sites du théâtre romain ou du château d'Albâtre suffisent pour rappeler l'importance de cette cité à l'époque gallo-romaine.

Au nom des Suessions,

Soissons doit son nom au puissant peuple gaulois belge " les Suessions " cité dans la Guerre des Gaules de Jules César. A l'époque augustéenne, les sites gaulois de Pommiers et de Villeneuve-Saint-Germain sont abandonnés vers -20 avant J.C, pour la création de la très romaine Augusta Suessionum.

Un centre de commandement

Au III° siècle, la ville offre l'aspect d'un puissant noyau fortifié qui est l'un des derniers bastions du commandement romain de la Gaule du Nord face à la menace des francs saliens. Le général romain Syagrius maintient l'autorité de Rome à Soissons jusqu'en 486, date de sa défaite devant le jeune roi des francs : Clovis.

 Une ville royale

Clovis garde Soissons comme capitale. La ville et le terroir de Soissons font donc partie intégrante de la royauté mérovingienne. Comme Clovis à Paris, son fils Clotaire construit à Soissons un mausolée royal, la future abbaye Saint-Médard, autour de laquelle se cristallisent les rapports entre Soissons et la famille royale. L'importance de la ville est attestée par la réunion de nombreux synodes épiscopaux et par le choix de Soissons pour le sacre de Pépin le Bref en 751 ou de Carloman en 768.

Entre comte et évêque

La ville médiévale est prospère aux XII° et XlII° siècles, les pouvoirs intra-muros se multiplient et s'affrontent, partagés entre le comte, l'évêque et la commune à partir de 1116. Le siège de 1414 qui vise a soumettre Soissons au pouvoir royal ruine complètement la ville. Le comte de Soissons, Louis de Luxembourg, fait reconstruire la cité et l'évêque Jean Milet favorise la reprise grâce à sa générosité.

Soissons, place forte

Henri II renforce le rôle de place forte de la ville afin de protéger Paris, Le franchissement de la rivière en fait un lieu stratégique, Après les guerres de religion qui affaiblissent la ville, Henri IV crée en 1595 un siège présidial et un bureau des finances. La ville devient un centre administratif et judiciaire ainsi que le siège d'une des deux généralités d'Ile-de-France. Elle est gouvernée par le duc de Mayenne. La Contre Réforme entraîne la multiplication de nouvelles communautés religieuses : les Minimes (1585) les Capucins (1613), les Feuillants (1624 )...

Aux prises avec l'histoire  

La Révolution Française et les guerres d'Empire renforcent le rôle de Soissons en tant que place forte. D'importants travaux visent à restaurer les fortifications qui cèdent en 4 jours en 1870 ! Une loi de1885 ôte à la ville son titre de place de guerre, Les nouveaux plans d'aménagement ne sont pas terminés lorsque commence la Première Guerre mondiale.

Une ville ouverte

Les édiles locales saisissent "l'occasion malheureuse" de la Première Guerre mondiale pour remodeler le paysage urbain. La reconstruction transforme l'architecture locale en adoptant le style art-déco et en multipliant les monuments commémoratifs. L'aide américaine modifie certaines habitudes dans le domaine social et culturel. La ville, qui bénéficie depuis les années 1930 de vastes espaces verts et d'un réseau urbain aéré, rassemble au début du XXI° siècle 30 000 habitants intra-muros, 55 000 dans !a communauté d'agglomération.

D'un lieu à l'autre

Laissez-vous guider par les flèches de Saint-Jean des Vignes, le clocher de Saint-Léger, les dômes des années 1930

La crypte Saint-Médard

La crypte est la seule partie de l'église principale à avoir échappé aux démolitions qui ont suivi la vente de l'abbaye comme bien national en 1791. Elle se compose à l'intérieur d'une dizaine de chapelles desservies par un couloir transversal. La crypte abritait le tombeau, de l'évêque Mêdard ainsi que ceux de Clotaire et Sigebert, fils et petit-fils de Clovis. Le musée conserve plusieurs chapiteaux trouvés sur le site ainsi qu'une très belle tête de Clotaire du XIII° siècle.

L'abbaye Saint-Jean des Vignes

Autre témoin de l'activité intense des chantiers au XIII° siècle, l'abbaye Saint-Jean-des-Vignes se repère facilement grâce à ses deux flèches élancées qui dominent le paysage urbain. Issue de la réforme grégorienne, l'abbaye réunit 80 chanoines autour de la règle de Saint-Augustin, L'importance de la communauté entraîne un programme de restauration dont il subsiste le cloître, le réfectoire, le cellier et la façade occidentale de l'église.

D'anciens bâtiments abbatiaux abritent sur le site le Centre Départemental d'Archéologie et le Centre d'Etude des Peintures Murales Romaines. La salle d'exposition de l'Arsenal témoigne aussi de l'occupation militaire du site après la Révolution française.

 L'abbaye Saint-Léger et le Musée de l'Arsenal

L'abbaye tient son nom de l'évêque d'Autun, Saint-Léger, martyrisé au VII° siècle, dont la mère s'était retirée à l'abbaye Notre-Dame de Soissons. Fondée en 1139, l'abbaye fait suite à une communauté de chanoines séculiers dont la plus ancienne mention remonte à 1070, L'abbaye abrite les collections du musée depuis 1933. Une riche collection archéologique met en valeur les fouilles réalisées dans la vallée de l'Aisne depuis les années 70. La salle de peinture présente des oeuvres liées à l'histoire locale (Largillière, Daumier, Pellegrini...) mais aussi de la peinture flamande, italienne et française, L'histoire de là ville est évoquée autour du plan reliquaire du XVI° siècle et de nombreuses expositions temporaires confrontent le public à l'art contemporain.

La place Fernand Marquigny

Cette place du centre ville est une création des années 1920. Située entre les vestiges romans de I'abbaye Notre-Dame et la cathédrale dont elle met en valeur le chevet, elle occupe un vaste espace bordé par des immeubles de style art-déco. Au centre de la place, un monument conçu avant la Première Guerre mondiale pour illustrer l'histoire de la ville est inauguré en 1935 par le président de la République Albert Lebrun. Sculptée par Lamourdedieu, une des faces du monument illustre le célèbre épisode du vase de Soissons.

    

    

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