NOYON - 60  

  

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" Laissez-vous conter NOYON "

Quelques photos du repas, de la visite de Noyon

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   04/2009  


 
La forme d'une ville 


Les différentes phases du développement urbain de Noyon cristallisées à travers les siècles sont visibles dans la topographie actuelle.


Le tracé de la vote d'Agrippa et des anciens remparts ont déterminé la forme de la ville.

Une voirie gallo-romaine

Noyon - Noviomagus - est probablement créée au ler siècle par les Romains le long de la voie d'Agrippa. C'est un carrefour commercial en bordure de l'Oise, comme en atteste son toponyme composé du latin novius (nouveau) et du gaulois mago (marché), La ville semble alors dotée d'une parure monumentale importante, révélée par les fouilles archéologiques, La voirie gallo-romaine est un des éléments déterminants de la trame urbaine moderne, le tracé de la voie d'Agrippa reste l'un des axes majeurs de la ville.

D'un rempart à l'autre

A la fin du III° siècle, Noyon s'entoure de fortifications. Ville ouverte d'une dizaine d'hectares, Noyon se rétracte, devenant une ville fermée de 2,4 hectares. Au VI° siècle, l'évêché s'installe dans l'espace fortifié. Durant le Haut Moyen-Âge, les faubourgs s'urbanisent progressivement, malgré les raids normands du IXe siècle, Ils sont englobés à la fin du XlI° siècle par le nouveau rempart médiéval.

Cependant, le rempart gallo-romain demeure un élément topographique fort, dont témoigne encore la forme arrondie des îlots de maisons construits sur ses fondations.

Noyon « la bien sonnée »

Au Moyen-Age, Noyon acquiert le surnom de « bien sonnée » en raison de l'omniprésence des établissements religieux.

L'ancien castrum devient le quartier cathédral, profondément remodelé entre les XII° et XIII° siècles. Le rempart gallo-romain est en partie détruit par la construction de la nouvelle cathédrale gothique. La ville est structurée par un réseau de dix paroisses, Abbayes et monastères se développent jusqu'à la Révolution. C'est alors que la quasi-totalité des clochers présents depuis des siècles disparaît du ciel noyonnais,

La ville artisanale

L'activité artisanale se situe en dehors du quartier cathédral. Elle reste très présente dans la toponymie noyonnaise.

Aujourd'hui encore, la rue des Tanneurs, la rue des Boucheries et la place Cordou en évoquent un artisanat spécifique qui se développe au Moyen-Age.

La localisation de ces activités dans la ville n'est pas due au hasard. Nécessitant beaucoup d'eau, elles s'établissent près de la rivière ; polluantes, elles se trouvent repoussées en aval des autres utilisateurs.

 Les boulevards du XIXe siècle

L'enceinte médiévale, plusieurs fois modifiée et réparée jusqu'au XVII° siècle, délimite un espace urbain de 40 hectares. Le rempart est définitivement démantelé au XIXe siècle, ses fossés sont comblés pour laisser place aux boulevards actuels.

Uniquement piétons, ils sont ouverts à la circulation automobile après la Première Guerre mondiale modifiant profondément la circulation dans le centre historique, Noyon redevient alors une ville ouverte,

Reconstruction après 1918


La place de l'hôtel de ville après les bombardements de 1918

Au lendemain de la Grande Guerre, Noyon est détruite à 80%. Sur les 1800 habitations comptées en 1914, seules 23 sont habitables en l'état. La municipalité décide de sauvegarder le caractère pittoresque qu'offrait la vieille cité avant sa destruction, mais profite des travaux pour moderniser la voirie.

Les monuments historiques endommagés, hôtel de ville, palais épiscopal et cathédrale, font l'objet d'une restauration à l'identique particulièrement soignée.

Urbanisme contemporain


La ZPPAUP, préserve la richesse paysagère des vues éloignée sur la cathédrale.

A partir des années 1950, de grands ensembles sont implantés en périphérie du centre historique ancien.

Consciente de la rupture créée, la ville de Noyon s'est lancée dans un vaste projet d'urbanisme. En 2000, une zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP) est instaurée pour préserver et mettre en valeur le tissu urbain ancien. Depuis 2002, un projet de rénovation axé sur la restructuration des quartiers périphériques, vise à redonner cohérence et unité à la ville pensée comme une globalité.

 La ville au fil des siècles

Cité à vocation épiscopale aux portes de l'Ile de France, lieu de passage, Noyon se trouve liée à l'histoire de France.


Saint Eloi, êvèque de Noyon, Chromolithographie, XIX° siècle, musée du Noyonnais 

Une cité épiscopale


Logis Renaissance  du palais épiscopal (musée du Noyonnais) XVIe siècle

C'est à l'époque mérovingienne, en 531, que Noyon s'affirme comme cité de premier plan, lorsque saint Médard transfère l'évêché de Saint-Quentin à Noyon.

Unie à Tournai pendant six siècles, Noyon deviens alors le siège d'un diocèse important.

Après la mort du roi Dagobert 1er, son conseiller saint Eloi devient en 640 êvèque de Noyon. La notoriété des reliques du saint attire les pèlerins. L'importance de la cité est confirmée par le couronnement de Charlemagne en 768 (roi de Neustrie) et le sacre d'Hugues Capet en 987.

 L'évêque de Noyon n'a pas seulement un rôle spirituel.

En tant que comte et pair de France, il est le représentant du roi et détient les pouvoirs civils, judiciaires et militaires.

Après l'incendie de la cathédrale romane en 1131, l'évêque Simon de Vermandois, cousin du roi Louis VI, est à l'origine d'une des premières cathédrales gothiques du Nord de la France, symbole du pouvoir capétien autant que de la puissance de l'Eglise.

L'évêque est assisté d'un chapitre de soixante chanoines, un des plus importants du royaume.

Une des premières communes


Remise de la charte de libertés communales, Salle du conseil municipal, 1941.

 Sur les routes commerciales des foires de Flandre et de Champagne, Noyon voit l'émergence d'une bourgeoisie issue de l'artisanat et du commerce. L'évêque Baudry accepte de céder certains privilèges et rédige en 1108 une charte de libertés communales faisant de Noyon une des premières communes de Picardie, après Saint-Quentin (1080), mais avant Laon (1128) et Compiègne (1153).

Faits d'armes


Monument à Jeanne d'Arc, Sculpture d'Emile Pinchon, 1907 cathédrale Notre Dame.

 Au début du Xlll° siècle, Noyon est assimilée au royaume de France. Signe de cette allégeance, la ville prend part en 1214 à la bataille de Bouvines. Cependant, durant la guerre de Cent Ans, Noyon se range du côté bourguignon.

Voulant soumettre la ville, Jeanne d'Arc échoue aux portes de Noyon, avant d'être arrêtée à Compiègne.

L'évêque de Noyon, Jean de Mailly, participe en 1431 à sa condamnation. Guillaume Bouille, doyen du chapitre de la cathédrale et conseiller de Charles VII, contribue a sa réhabilitation définitive en 1456.

Un siècle de contrastes


Portrait de Calvin dît « de Bâle », Anonyme, XVIIIe sièicle, musée Jean Calvin 

Une élite ecclésiastique et bourgeoise puissante pare la ville de bâtiments fastueux au début du XVI° siècle. C'est dans cet élan insufflé par la Renaissance et les humanistes que grandit Jean Calvin, le réformateur, né a Noyon en 1509. Noyon subit alors un double sac (1552 et 1557) au cœur du conflit opposant Henri IV et Charles Quint.

A la fin du siècle, Noyon choisit le parti de la Ligue qui s'oppose a Henri IV. Ce dernier, à la conquête de son trône, assiège et prend la ville en 1591.

La Révolution, un tournant radical

La Révolution transforme profondément Noyon, qui perd son prestigieux statut de cité épiscopale. L'évêché est regroupé avec celui de Senlis et de Beauvais où siège le nouvel évêque. La cathédrale devient église paroissiale. La ville, chef lieu de canton, se développe au XIXe siècle, profitant de la création de nouvelles infrastructures tels le canal latéral a l'Oise et la ligne de chemin de fer inaugurée en 1849 par Louis-Napoléon Bonaparte. L'activité industrielle et l'arrivée du 9e régiment de Cuirassiers donnent un nouvel élan à la ville.

Martyre de la Grande Guerre

Occupée dès août 1914 et située a cent kilomètres de Paris, Noyon est un enjeu stratégique majeur. « Les Allemands sont à Noyon ! » martèle Clemenceau jusqu'au retrait de l'ennemi.

La ville est en partie détruite lors des combats de 1918. La Nation lui rend hommage en lui remettant la Légion d'Honneur en 1920.

Lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, la Reconstruction n'est pas achevée. Forte de son passé, la ville s'attache a diversifier ses activités. Au XXI°siècle, le Pays Noyonnais compte 32 500 habitants dont 15 000 intra muros.

 D'un lieu à un autre

Flânez dans le centre historique ancien où cathédrale, hôtel de ville et musées vous content plus de vingt siècles d'histoire.

 La cathédrale Notre-Darne

La nef est caractéristique du premier âge du gothique avec son élévation à quatre niveaux et l'emploi conjoint des formes brisées et en plein cintre.

La chapelle Notre-Darne-de-Bon-Secours possède un décor gothique flamboyant aux clefs pendantes richement sculptées.

Le transept, , originalité noyonnaise, est arrondi. Ses fenêtres hautes, dotées de passages ajourés, forment un jeu unique dans l'épaisseur du mur. Un mobilier liturgique de qualité orne l'édifice : armoire du XIII° siècle, maître-autel de style classique du XVIII° siècle. Un très rare jubé du XIV siècle est conservé.

Le quartier canonial et épiscopal

Le quartier cathédral médiéval est en grande partie préservé, témoin exceptionnel de l'organisation de la vie religieuse autour de la cathédrale. Au sud de Notre-Dame se situe le domaine de l'évêque ; la chapelle privée du Xll°  siècle, mutilée au XIX° siècle, lui permettait d'accéder au bras sud du transept.

Le palais épiscopal est composé d'une tour du XII° siècle, d'un pavillon du XVI° siècle et d'une aile du XVII° siècle reconstruite après 1918. Au  nord se développe le quartier canonial.

Le réfectoire, complété d'un cellier et d'un grenier, borde l'aile occidentale du cloître ; l'ensemble date du milieu du XIII° siècle, Les maisons des chanoines, reconstruites aux XVlle et XVIIIe siècles encadrent le parvis de la cathédrale. De ce dernier part l'étroite rue Corbault qui mène à l'officialitè, tribunal relevant de la compétence des chanoines, comprenant prisons et salles de justice.

La bibliothèque du chapitre, exceptionnel édifice à pans de bois du début de XVIe siècle, a conservé les aménagements intérieurs du XVII° siècle. A proximité se trouve la salle du trésor, ornée d'une rose.

L'hôtel de ville

Le corps de logis principal, contemporain des hôtels de ville de Compiègne et de Saint-Quentin, présente un style gothique flamboyant du XVI° siècle au luxuriant décor végétal et animalier. Le niveau supérieur est reconstruit au XVII° siècle dans le style classique. Très restauré après les destructions de 1918, l'hôtel de ville borde la place du marché où se situe la fontaine du XVIIIe siècle commémorant le mariage, en1770, du Dauphin, futur Louis XVI et de Marie-Antoinette.

Le salon d'honneur abrite l'Evangéliaire de Morienval, précieux manuscrit carolingien.

L'hôtel Arnette de La Charlonny

Principaux axes de la ville bourgeoise, la rue de Paris et la rue Saint-Eloi sont bordées d'élégants hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles.

Le plus remarquable, construit à la fin du XVllle siècle, est l'hôtel Arnette de La Charlonny, situé 19 rue de Paris. De disposition classique entre cour et jardin, l'édifice conserve une grande partie de la distribution et du décor intérieur d'origine.

Il abrite actuellement le Conservatoire de musique Paschal de l'Estocart.

Le musée du Noyonnais


Stèle du patter, le et IIe siècle, musée du Noyonnais

Situé dans l'ancien palais épiscopal, le musée, réaménagé en 1996, illustre le développement de la ville ; évocation de la vie quotidienne gallo-romaine (objets métalliques, céramiques, stèles funéraires), affirmation d'une élite médiévale brillante (très rare jeu d'échecs du XIIe siècle), éléments lapidaires de la cathédrale. Les coffres de la fin du Xlle au XVIIe siècles provenant du trésor de la cathédrale constituent un ensemble exceptionnel.

A noter également une riche collection de peintures orientalistes de Joseph-Félix Boucher (1856-1937).

Le musée Jean Calvin


Musée Jean Calvin, construit par l'architecte régionaliste Charles Letrosne

Le musée Jean Calvin a été construit de 19Î7 à 1930 a l'initiative de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français sur l'emplacement présumé de la maison natale de Jean Calvin. De rares imprimés du XVIe siècle (Placard contre la messe de 1534, Bible d'Olivétan de 1533, édition originale de l'Institution chrétienne de 1536}, des gravures et peintures (portraits et scènes de la vie de Jean Calvin) évoquent l'histoire du protestantisme aux XVIe et XVIIe siècles autour de la personnalité du réformateur.

  

Extraits de "laissez-vous conter NOYON"

    

     

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 Réconfort à " l'Auberge du Bois Doré "

 
 

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