Le Mémorial de DORMANS  
 

 Les sites à visiter

Mémorial

 

 

Quelques photos de la visite du 03 Oct. 2003

La Presse

Le masque de Foch au Mémorial de Dormans
La copie du char de la Victoire trônera au Mémorial de Dormans

Le Mémorial fin prêt pour les dernières commémorations de la Grande Guerre

Le grand vitrail du mémorial de Dormans

Le Mémorial de Dormans cherche des bénévoles

Le Mémorial de Dormans

Le point synthétique des deux batailles de la Marne

L'autre bataille du Mémorial de Dormans

Les pierres du souvenir

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 Le masque de Foch au Mémorial de Dormans

Le moulage a été réalisé à partir du visage du maréchal sur son lit de mort. On rend un légitime hommage sur ce haut lieu de mémoire au généralissime de la Victoire.


Le moulage a été réalisé à partir du visage du maréchal sur son lit de mort

Ce masque mortuaire du maréchal Ferdinand Foch est visible au Mémorial de Dormans qui symbolise l’hommage de la Nation aux combattants des batailles de la Marne et s’inscrit dans une logique mémorielle. Le général Foch a joué un beau rôle en septembre 1914 dans la Marne et on lui doit, comme commandant en chef, la victoire alliée de la deuxième bataille de la Marne à l’été 1918. Il est d’ailleurs élevé à la dignité de maréchal de France, le 6 août 1918 et mène à partir de la mi-juillet l’offensive générale qui conduit l’Allemagne à demander l’armistice. Il fait partie des signataires dans la clairière de Rethondes en Picardie, le 11 novembre 1918, jour de la Victoire.

Extrait de l' union du 28/06/2018

 

   

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 Leur copie du char de la Victoire trônera au Mémorial de Dormans

 L’association France 40 Véhicules est en train d’achever la construction d’une réplique d’un char Renault FT, « artisan de la Victoire ». Celle-ci rejoindra bientôt le Mémorial de Dormans.


Il a fallu, à l’association France 40 Véhicules, 1 240 plans, récupérés au musée des blindés de Saumur, et près de 1 000 heures de travail pour reconstruire à l’identique ce char Renault FT. M.D.

Du plus petit boulon à façonner à la plus grande plaque de fer à découper, en passant par les chenilles à reconstituer… L’équipe de l’association France 40 Véhicules n’a pas chômé depuis le 3 mars pour mener à bien sa nouvelle mission : fabriquer de toutes pièces la copie conforme d’un char Renault FT, « artisan de la Victoire », sorti des usines françaises en 1918 à 3000 exemplaires. Une commande de la commune de Dormans, destinée à rejoindre dans quelques jours le Mémorial des Batailles de la Marne, l’un des quatre monuments nationaux dédiés à la Grande Guerre.

Un vrai char n’a pas été retenu, parce qu’il n’en reste que quelques-uns sur la planète

« Ce char est le symbole des combats du coin, à Dormans, Château-Thierry… Il sera installé pour commémorer la victoire de 1918 » , souligne Laurent Vermot-Desroches, président de l’association et chef d’orchestre de ce chantier insolite. « Ce char, c’est le descendant du chevalier, ajoute-t-il. Plutôt qu’un cuirassier sur un cheval, on a fabriqué une armure pour mettre le soldat dedans. Et on a mis un moteur sur cette armure. » Intarissable sur le sujet, ce passionné de patrimoine militaire français et d’ingénierie poursuit : « Il n’y avait pas de char d’assaut pendant la Première Guerre mondiale, uniquement des tranchées. Ce Renault est le premier char fabriqué en grosse production. Il est relativement simple à construire : ce n’est que de la plaque boulonnée. Comme un gros Meccano© ! » Une « simplicité » qui a tout de même nécessité 1240 plans, récupérés au musée des blindés de Saumur, et près de 1 000 heures de travail… Mais il en faudrait plus pour décourager Laurent Vermot-Desroches, qui compte déjà à son actif la conception du char Schneider CA1 de Berry-au-Bac, reconstruit cote par cote à partir du seul exemplaire de ce premier char de l’armée française, précieusement gardé à Saumur…

Mais revenons à notre réplique du char Renault. « Il n’est pas destiné à rouler » , précise Laurent Vermot-Desroches. « Il est fait pour être exposé au monument du Mémorial de Dormans. » Si « un vrai » char n’a pas été retenu, c’est parce qu’il n’en reste « que quelques-uns » sur la planète. « Il faut les préserver car ils font partie du patrimoine » , insiste le président de France 40 Véhicules.« Il vaut mieux une belle copie qui ne craint rien. » Une copie pour laquelle il n’a pas hésité, comme toujours, à aller « au bout des choses », en faisant, par exemple, couler en fonderie les chenilles à l’identique. Actuellement recouverte d’antirouille, la réplique sera bientôt peinte en « camouflé »,avant de partir, la semaine prochaine, pour Dormans, où le lieu de son installation n’est pas encore précisément ciblé. Seule certitude : elle devra être en place pour la grande commémoration prévue le 18 juillet avec la participation de la jeunesse et du monde combattant… Mais sans Emmanuel Macron, indique le Département.

L’épilogue d’un « branle-bas de combat », pour Laurent Vermot-Desroches, qui avait, pour l’anecdote, édité son devis il y a deux ans et demi déjà. « En février, j’ai dit : attention, ça va être juste pour juillet ! On a dû caler la construction du char entre deux chantiers. C’était un beau challenge», dévoile le père de famille, animé par la sauvegarde du « patrimoine mécanique », mais aussi et surtout par « l’histoire des hommes ». « Je ne vois pas le côté guerrier de la chose, mais tous ces gens qu’on a envoyés au carton alors qu’ils n’avaient rien demandé. C’était votre grand-père, mon grand-père. Nous, on voit les chars comme un jeu. Mais je n’oublie pas ce qui s’est passé à l’intérieur. Il y a 80 ans, il y a un bonhomme là-dedans qui en a pris plein la tronche. Voilà pourquoi quand on restaure ces engins, on touche l’Histoire du bout des doigts.»

Et on permet de la garder en mémoire, toujours.

L’association En tournage pour RMC Découverte ce week-end

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L’autochenille Citroën sera sous le feu des projecteurs ce week-end

France 40 Véhicules est une association loi 1901 à but non lucratif, dont l’objectif est « le sauvetage du patrimoine militaire français », souligne Laurent Vermot-Desroches, son président. Quatre salariés, ainsi que de nombreux bénévoles, travaillent à ses côtés pour restaurer les véhicules de guerre, dénichés aux quatre coins du monde. « Je vais en Roumanie, en Pologne, en Russie, chercher des pièces ! » Et quand il ne les trouve pas, Laurent Vermot-Desroches les« refabrique » à l’identique dans son atelier, situé face à son entreprise. Pour financer cette passion débordante, il assure des commandes privées ou publiques (comme pour le Memorial de Dormans) et propose à la location ses véhicules, pour le cinéma notamment. La Promesse de l’aubeavec Charlotte Gainsbourg, Un Long dimanche de fiançailles, de Jean-Pierre Jeunet, la série Un Village français – la voiture allemande du générique, c’est lui –, La Folle Histoire de Max et Léon du Palmashow… Laurent Vermot-Desroches ne compte plus les apparitions de son patrimoine sur grand écran. Ce week-end, c’est pour l’émission de 52 minutesChamps de bataille diffusée sur RMC Découverte que le Fismois mobilisera six véhicules : une chenillette blindée, une autochenille Citroën, un Renault Celta 4, un canon de 105 et un char Renault R35, enfin rénové après 8000 heures de travail. Pour la petite histoire, il n’en existe que deux, «sur terre » , en état de marche ! «On va tourner la bataille de Stonne. Les scènes avec les historiens seront filmées là-bas, dans les Ardennes, mais les scènes de guerre le seront ici, à Fismes, pour ne pas tout délocaliser. Rien que le canon pèse 6 tonnes… » C’est dans une vieille usine qu’il a rachetée, et où il a reconstitué le décor d’un champ de bataille urbain, mais aussi dans les tranchées, creusées à la lisière de Fismes pour le tournage du film consacré à la bataille qui opposa il y a près de 100 ans les troupes américaines et allemandes (notre édition du 23 avril), que ce tournage aura lieu.

Marion DARDARD

Extrait de l' union du 28/06/2018

 

   

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Le Mémorial fin prêt pour les dernières commémorations de la Grande Guerre

À quelques jours de la fin des travaux de rénovation du Mémorial des batailles   de la Marne, retour en chiffres sur ce monument national dédié à la Grande Guerre.

 
La volonté qui a présidé à l’édification du Mémorial de Dormans, était d’en faire «un rempart contre l’oubli».
Christian Lantenois

1920 - POSE DE LA PREMIÈRE PIERRE

Pour rendre hommage aux soldats morts lors des batailles de la Marne de 1914 puis de 1918, il fut décidé d’ériger un monument « Rempart contre l’oubli ». Très vite, Dormans s’imposa comme le lieu le plus symbolique pour l’accueillir. En 1919, un comité fut constitué pour lever des fonds et permettre la construction des bâtiments qui s’acheva en 1931.

864 000 € - LE MONTANT DES TRAVAUX DE RÉNOVATION

Les travaux de rénovation entrepris sur le site du Mémorial de Dormans, ont été financés par le ministère de la Défense dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre. Ravalement, révision de la couverture, restauration des vitraux, de la lanterne des morts, mise aux normes de l’installation électrique, rénovation de l’ossuaire, remise en état de la statue de saint Michel… Le chantier touche à sa fin. Il ne reste plus qu’à poser le revêtement de l’allée qui mène au site à travers le parc du château. Ce sera fait dans les tout prochains jours.

4 - LE NOMBRE D’ANNÉES DE LA RÉNOVATION

S’il a fallu dix ans pour construire le Mémorial de Dormans de 1921 à 1931, quatre années ont été nécessaires pour le rénover. Le chantier s’est déroulé par tranches successives depuis juillet 2015 et sera terminé pour les commémorations de la seconde bataille de la Marne en juillet.

1 - EMMANUEL MACRON POURRAIT ÊTRE LE PREMIER PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE À S’Y RENDRE

Le 18 juillet prochain, une cérémonie d’envergure à la fois commémorative et populaire se prépare au Mémorial. En cette année de célébration du centenaire de la fin de la Grande Guerre, c’est la date de l’offensive de la deuxième bataille de la Marne, décisive dans la victoire finale, qui a été retenue. Dans la mesure où les trois autres sites nationaux dédiés à la Grande Guerre ont reçu la visite d’un chef de l’état, il serait dans la logique que le dernier le soit aussi. Emmanuel Macron serait dans ce cas le premier président de la République en fonction à venir au Mémorial.

1.500 - SOLDATS REPOSENT DANS L’OSSUAIRE

Un ossuaire a été construit au Mémorial pour recueillir les restes de soldats non repris par les familles, ni inhumés dans les nécropoles militaires des alentours de Dormans. Il contient les ossements d’environ 1 500 soldats, presque tous inconnus, puisque 11 seulement ont pu être identifiés grâce à leurs plaques ou médailles.

Les dépouilles sont contenues dans 130 cercueils, chacun renfermant l’équivalent de 12 corps.

40 - NATIONALITÉS DE VISITEURS

Chaque année, entre 15 000 et 20 000 personnes visitent le Mémorial ouvert tous les après-midi de mai à novembre. Le site comprend une chapelle, une crypte dédiée à la mémoire des soldats, un cloître menant à un ossuaire, une lanterne des morts et une vue sur la région et les principaux champs de bataille de la première guerre mondiale, depuis le chemin de ronde, accessible par un escalier d’une centaine de marches.

Le saviez-vous ?  

Voici quelques autres chiffres pour tout savoir sur le Mémorial de Dormans.

*.- 52 Le monument d’inspiration gothique et romane culmine à 52 mètres. Il a été construit au point culminant du parc du château de Dormans, sur un versant de la vallée de la Marne en raison de la vue dominante sur la vallée lieu de combats. 52, c’est aussi le nombre de marches de l’escalier monumental qu’il faut gravir pour accéder au parvis.

*.-117 Le monument est surmonté d’une tour carrée accessible aux visiteurs. Perché à 117 mètres au-dessus du niveau de la Marne, elle offre un point de vue sur la vallée environnante.

*.- 4 piliers soutiennent la voûte de la chapelle. Leur base est ornée de sculptures. Des scènes voulues par le comité fondateur du Mémorial symboliques des grandes victoires de la France contre l’envahisseur. 451, bataille des Champs Catalauniques ; 732, bataille de Poitiers ; 1429, siège d’Orléans ; 1914-1918, les deux batailles de la Marne, chacune marquant un tournant dans le conflit.

*.-2 euros, c’est la somme à débourser pour une visite guidée du bâtiment. Pour le découvrir librement, c’est gratuit.

Extrait de l' union du 29/05/2018

 

   

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Le grand vitrail du mémorial de Dormans

Ce haut lieu de mémoire invite à se souvenir en particulier de la deuxième bataille de la Marne.


Le vitrail du chœur représente le Christ accueillant un soldat symbolisant tous les morts de la Grande Guerre présenté par Jeanne d'Arc et saint Michel.

Avec le centenaire des événements de 1918, le mémorial de Dormans est un passage obligé pour un temps du souvenir privilégié à l’été. Il est un lieu remarquable pour se souvenir de tous les poilus qui sont tombés au champ d’honneur et de tous les soldats qui ont vaillamment combattu sur ces terres. Édifié entre 1921 et 1931 à la demande du maréchal Ferdinand Foch, sa réalisation a été possible grâce à une association fondée en 1919 par Mme de la Rochefoucauld et soutenue par l’archevêque de Reims et l’évêque de Châlons. Le 18 juillet 1920 est posée la première pierre de la chapelle. Les travaux sont financés par de nombreux dons et la souscription nationale de 1929.

Extrait de l' union du 31/01/2018

 

   

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Le Mémorial de Dormans cherche des bénévoles

L’association en charge de ce « rempart contre l’oubli » aimerait compter de nouveaux membres.


Monique Dujarier, présidente de « Mémorial de Dormans 1914-1918 » depuis deux ans, aimerait que de nouveaux bénévoles rejoignent l’association.

L’essentiel

*.- Le Mémorial de Dormans est l’un des quatre monuments nationaux dédié à la Grande Guerre.

*.- En 2016, il a reçu 14 000 visiteurs dont 23 % d’étrangers de 40 nationalités différentes.

La commune de Dormans est propriétaire du site depuis 1999. L’association « Mémorial de Dormans 1914-1918 » assure le fonctionnement. Elle compte une centaine d’adhérents dont une vingtaine de bénévoles actifs.

Depuis deux ans, Monique Dujarier est présidente de l’association qui gère le Mémorial de Dormans. Ce site qui commémore les batailles de la Marne de la première guerre mondiale et rend hommage aux soldats morts pour la France, accueille en moyenne 19 000 visiteurs chaque année.

Une vingtaine de bénévoles de l’association, assistée d’un ou deux salariés selon les années, se relaient pour ouvrir le lieu aux visiteurs, tous les jours du 1er avril au 1er novembre. « Cette année, nous n’avons pu ouvrir quotidiennement qu’à partir du mois de juin », regrette la présidente. En cause, un changement d’intercommunalité et le regroupement des offices de tourisme de Dormans et Châtillon-sur-Marne. « Jusqu’à cette année, c’était l’interco qui prenait en charge l’embauche des salariés, cette année, c’était du ressort du nouvel office de tourisme. Sa création a pris du temps, si bien que les embauches se sont faites en juin », explique Monique Dujarier.

Afin d’accueillir les visiteurs, les bénévoles se sont relayés mais ils n’ont pu assurer une ouverture que « les week-ends d’avril et mai ». Si le problème est désormais réglé, cette situation a conforté la présidente dans son désir de voir s’accroître les effectifs de l’association. « Je sais que l’engagement peut faire peur, mais s’investir dans l’association c’est aussi s’enrichir. Cela peut être très intéressant de guider les visiteurs venus des quatre coins du monde, et source de belles rencontres. » 

.Un peu d’histoire

Au lendemain de la Grande Guerre, pour rendre hommage aux soldats morts pour défendre leur pays notamment lors des batailles de la Marne de 1914 puis de 1918, il fut décidé d’ériger un monument « rempart contre l’oubli ». La duchesse d’Estissac, qui avait perdu plusieurs membres de sa famille sur le front, en était à l’initiative. Elle fut rejointe par le Maréchal Foch, et un comité fut constitué avec le cardinal Luçon, archevêque de Reims et Monseigneur Tissier, évêque de Châlons, en mars 1919. Très vite, Dormans s’imposa comme le lieu le plus symbolique pour l’accueillir. Des fonds furent levés pour acheter le terrain situé dans le parc du château et la construction des bâtiments s’acheva en 1931.

En 1932, le comité fut transformé en association et depuis cette date, plusieurs se sont succédé.

En 1999, la commune de Dormans est devenue propriétaire, c’est elle qui assure désormais l’entretien des bâtiments : la chapelle, la crypte, le cloître et l’ossuaire. L’association devenue « Mémorial de Dormans 1914-1918 » en 2008 gère quant à elle le fonctionnement, organise les visites, enrichit les collections du petit musée.

Hélène NOUAILLE

Mémorial de Dormans 1914-1918, parc du Château à Dormans, 03 26 59 14 18.

Extrait de l' union du 16/08/2017

 

   

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Le Mémorial de Dormans


La façade du mémorial a été totalement nettoyée, d'autres embellissements sont attendus

Il est l'un des quatre grands monuments nationaux dédiés à la Grande Guerre, le mémorial de Dormans construit entre 1921 et 1931, sur un périmètre choisi par le maréchal Foch, bénéficie d'une deuxième tranche de travaux afin de préserver ce haut lieu du souvenir et de réhabiliter aussi peintures et fresques dans la perspective du centenaire de la deuxième bataille de la Marne qui sera célébré en juillet 2018. La façade du mémorial a été totalement nettoyée, d'autres embellissements sont attendus.

La croix de guerre, qui orne le plafond de la chapelle, va être repeinte et différents aménagements opérés. Éteint depuis une vingtaine d'années, le phare de la lanterne des morts doit être remis en marche. Leministère de la Défense a accordé une enveloppe de 864.000 euros pour rénover le Mémorial, 500.000 euros ont déjà été injectés dans l'opération. Le maire de Dormans, Christian Bruyen a déposé une demande de classement du mémorial en tant que monument historique auprès du directeur régional des Affaires culturelles.

Le dossier a été instruit au printemps et une réponse est attendue avant la fin de l'année. Une première étape pour espérer un classement au patrimoine mondial de l'Unesco. Un autre dossier est en cours et sera déposé pour le 31 janvier 2017 pour une inscription espérée avant l'été 2016.

Extrait de l' union du 21/09/2016

 

   

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  Le point synthétique des deux batailles de la Marne

  

Dormans n'a pas été retenu par hasard pour devenir le Mémorial des batailles de la Marne. C'est le Maréchal Foch, lui-même qui a choisi ce site qui représentait selon ses propres termes, « le point synthétique des deux batailles de la Marne ».

C'est le 6 septembre 1914 que le général Joffre donne l'ordre de passer à la contre-offensive. Les armées françaises et britanniques effectuent une volte-face, c'est la première bataille de la Marne qui commence alors entre soldats fourbus.

A la suite de cette bataille, un renversement de situation s'opère, les Allemands se replient. Le 10 septembre, les troupes françaises sont de retour à Dormans.

En 1918, les Allemands en supériorité numérique lancent une série d'offensives. Les 16 et 17 juillet, ils tentent de remonter la Vallée de la Marne pour atteindre Épernay. En vain.

Cérémonie officielle à l'ossuaire

Le 18 juillet, le général Foch lance une contre-offensive. Les Allemands sont contraints au repli. Lors de cette offensive, Dormans se situe sur le lieu de franchissement de la Marne choisi par l'armée allemande. Le 15 juillet, trois divisions allemandes d'élite attaquent. La 51e division française qui défend est en partie détruite mais ce sacrifice n'aura pas été vain. Les Allemands abandonnent le point de franchissement sur la Marne. Le 20 juillet, Dormans est réoccupé par les forces françaises.

Outre la crypte, le cloître et la chapelle, le Mémorial de Dormans abrite un ossuaire. À l'intérieur de la chambre funéraire, dans 130 cercueils reposent les ossements de 1 500 soldats dont 11 seulement ont pu être identifiés. Depuis 1993, chaque 11-Novembre, une cérémonie officielle se déroule à l'ossuaire où le président de la République fait déposer une gerbe en hommage aux morts de la Grande Guerre. Cette date marque également la fermeture au public du Mémorial.

C.L.

Le Mémorial est ouvert du 1er avril au 11 novembre.

Pour tout renseignement : 03.26.59.14.18, ou 03.26.53.35.86,

memorialdormans1418@orange.fr        office.tourisme.dormans@wanadoo.fr

Extrait de l' union du 18/11/2012

 

   

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L'autre bataille du Mémorial de Dormans 

Le maire de Dormans alerte François Hollande sur l'état du monument national. Un cabinet a estimé à 5 M€ le coût de la restauration du Mémorial. Le projet s'inscrit dans le cadre du centenaire marquant la fin de la Grande Guerre.

Lieu de mémoire qui dépasse largement les frontières  du département, le Mémorial de Dormans surplombe toute la Vallée de la Marne.
Lieu de mémoire qui dépasse largement les frontières du département, le Mémorial de Dormans surplombe toute la Vallée de la Marne.

 Rempart contre l'oubli, selon la formule de Mgr Tissier, évêque de Châlons et l'un des fondateurs du site, à Dormans, le Mémorial surplombe la Vallée de la Marne. Pourtant, derrière ce lieu de mémoire de renommée internationale qui attire chaque année près de 17 000 visiteurs, se cache un ennemi sans doute aussi destructeur mais moins visible que les obus de 1914 : le temps.

« Le point apparaissant le plus sensible est lié à la toiture en ardoise qu'il est urgent de reprendre du fait de fuites à plusieurs endroits. Le bâtiment connaît également des infiltrations en raison de son caractère semi-enterré », a répertorié le cabinet chargé d'estimer le coût des travaux.

Un pôle touristique à 9 millions d'euros

De son côté, le maire de Dormans évoque également une installation électrique qui n'est plus aux normes.
«
La réfection du Mémorial et plus largement la création d'un pôle touristique constitue l'un des projets de ce mandat 2007 », explique Christian Bruyen.

Le cabinet d'experts a ainsi estimé à 9 M € (HT) le coût global la valorisation du parc de 25 hectares regroupant non seulement le Mémorial des Batailles de la Marne mais aussi le château des Comtes de Dormans, le Moulin d'en Haut et ses dépendances et le verger conservatoire.

Les travaux sur le bâtiment, la mise en place d'une scénographie architecturale, le développement de la muséographie et la création d'un centre d'interprétation 14/18 représentent déjà un coût de 2 281 968 € (TTC).

Une première tranche coûteuse mais qui n'en constitue pas moins une priorité à plus d'un titre.

« Il est impératif de réaliser ces travaux maintenant dans le cadre du centenaire », insiste l'élu qui assure pourtant vouloir aller au-delà de 2018 en réalisant ce pôle touristique.

2 800 visiteurs en 2012

D'autant qu'en 2011, le monument s'est vu attribuer le label « Patrimoine du XXe siècle ». Créé en 1999 par le ministre de la Culture, ce label est décerné à des réalisations architecturales et urbanistiques érigées entre 1900 et 1975 et considérées comme remarquables.

Une véritable reconnaissance pour ce Mémorial qui a accueilli 2 800 visiteurs en 2012 contre 1 800 en 2011

Une jolie carte de visite que Christian Bruyen n'a pas manqué de brandir lors des dernières commémorations du 11-Novembre.

« Le Mémorial est le seul des quatre monuments nationaux sur lequel le président de la République fait déposer une gerbe. »

Attention à la fermeture !

L'occasion d'alerter le chef de l'État sur la nécessité d'intervenir rapidement. « C'est difficilement envisageable d'en arriver là mais il est de la responsabilité du maire de fermer un bâtiment s'il présente un danger pour le public ». Acquis en 1999 par Dormans pour la somme de 5 francs, l'entretien du Mémorial représente désormais une charge trop lourde pour une commune de 3 000 habitants.

« Si des partenaires tels que l'État, la Région, le Département ou la communauté de communes finançaient ce projet, la Ville pourrait en assumer le fonctionnement », assure Christian Bruyen qui n'envisage pas une seule seconde que le président de la République ferme les yeux sur le projet de réhabilitation du site.

« Il ne faut pas oublier que le label Patrimoine du XXe siècle est considéré comme l'antichambre d'un classement du Mémorial au titre des monuments historiques. Incontournable selon moi. »

Il ne faut pour autant pas brûler les étapes. « Il n'y a pas urgence ! »

Corinne LANGE

Extrait de l' union du 18/11/2012

 

   

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  Les pierres du souvenir

       

Quel est le rapport entre mémoire et traumatisme ? Comment se souvient-on dans un département comme la Marne qui a été sur le front lors de chacun des rendez-vous hostiles intra-européens de 1870, de 1914-1918 et de 1940 ? Faut-il s'arrêter au discours du secrétaire général de la préfecture de la Marne Gaignerot lors de la cérémonie consacrée au Memorial Day, le 31 mai 1920 au cimetière militaire de Châlons-sur-Marne : « Nous revenons volontiers ici, chacun de nous apportant ses prières ou ses fleurs, ou sa pensée reconnaissante, ou des larmes qui ne tarissent pas, chacun emportant ou un apaisement, ou un réconfort, ou un enseignement, ou un espoir. Finalement, il faut que la mort éclaire la vie. Répétons que la gloire a été immense. Mais les deuils ont été innombrables, et combien d'entre eux ont été atroces » ? Cela peut servir de point de départ d'une réflexion de l'historien.

Stéphane Tison ne se dérobe pas et publie une thèse remarquable qui résulte d'un travail de fourmi parmi les archives départementales pour nourrir une nécessaire comparaison des formes mémorielles. Liasses communales, inventaire du Souvenir Français, la matière est riche comme le sont les plaques, stèles et monuments qui illustrent de la mémoire régimentaire à la mémoire de la Nation, les différentes expressions du souvenir qui ont été manifestées, au fil du temps, et sont renouvelées aujourd'hui au cours de pèlerinages des descendants ou le 11 novembre et le 8 mai.

Le livre de Stéphane Tison mérite qu'on prenne son temps pour en apprécier toute la densité. Comparer ce qui est vécu en Champagne et ce qui est ressenti dans la Sarthe demande un long travail à la fois pour croiser les sources et percevoir les mentalités. L'auteur montre que les monuments communaux et paroissiaux ne suffisent pas. Il illustre combien sur le champ de bataille les constructions mémorielles sont variées mais bien présentes. Il y a le besoin d'affirmer l'identité régimentaire, de marquer la participation régionale à la défense de la Nation, de se souvenir des exactions commises par l'envahisseur, de construire aussi de grands points de rencontres pour ne pas oublier de Mondement à Verdun, de Navarin à Dormans de chaque petit village jusqu'à la tombe du Soldat inconnu. « Chaque monumental hommage est posé comme un calice patriotique sur cette terre brûlée des champs de bataille » écrit l'auteur.

On s'attardera avec bonheur sur le chapitre VII de son ouvrage pour mieux regarder aussi comment la presse locale se fait l'écho de ce travail de mémoire qui s'appuie sur l'hommage cadencé rendu à ceux qui sont tombés. Se souvenir n'est pas s'enfermer dans le passé. C'est au contraire exprimer une reconnaissance et une envie de construire et d'agir pour que ceux qui ont donné leur vie ne l'aient pas fait pour rien. Le rite civique est aussi une ode à la paix, à l'engagement pour que la sauvagerie du XXe siècle ne se répète pas.

Stéphane Tison, « Comment sortir de la guerre ? »
     Deuil, mémoire et traumatisme (1870-1940) », Presses universitaires de Rennes, 423 p., 22 euros.

Extrait de l' union du 06/11/2011

 

   

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