Abbaye Notre Dame d'IGNY

Arcis-le-Ponsart -51

 


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De sacrés bouchons de champagne 
Spiritualité, chocolat et bric-à-brac !

Les sœurs d’Igny et la chocolaterie

Créer au féminin à la découverte d’une Sacrée entreprise

 

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09/1999 

Histoire de l'Abbaye

La Fondation

En 1126, l'archevêque de Reims Rainaud II de Martigny, fait donation à l'abbé de Clairvaux de terrains au dit lieu d'Igny pour y fonder une abbaye cistercienne en remerciement du rétablissement de la paix dans son diocèse. André de Beaudimont, comte de Braine donnait Resson à l'abbaye. En 1127, la charte de fondation est signée. Le 12 mars 1128, sous la direction du premier abbé Humbert, les douze premiers moines arrivent de Clairvaux et fondent l'abbaye cistercienne de l’« abbaye des saints » au creux d’un vallon du Tardenois.

Une rapide prospérité

À la suite des nombreuses donations des seigneurs de la région, et en particulier ceux de Braine, de Châtillon et d'Arcy l'abbaye connait un développement rapide. En 1135, son développement permet à l'abbé Humbert la création de l’abbaye Notre-Dame de Signy, à Signy, dans le Porcien.

En 1138 l'abbé Humbert démissionne afin de retourner à l'abbaye de Clairvaux où il meurt en 1148. Il est remplacé par Guerric plus connu sous le nom de Guerric d'Igny. En 1148 la grande prospérité, de l'abbaye permet la création d'abbayes filles à La Valroy (Saint-Quentin-le-Petit) dans le Rethelois et, en 115,2 création de l'abbaye de Bonnefontaine à Blanchefosse-et-Bay dans les Ardennes. L'abbaye compte jusque trois cents moines. Le 11 août 1157, l'abbé Guerric d'Igny meurt, laissant le souvenir d'un prédicateur renommé. Ses écrits sont des classiques de spiritualité cistercienne. Il est élevé au rang de bienheureux, et ses reliques sont toujours vénérées à Igny.

Le 26 novembre 1199 dom Julien fait confirmer les biens et privilèges de l'abbaye par le comte Thibaut III de Champagne et par le pape Innocent III. Entre 1205 et 1232, dom Nicolas poursuit l'extension de l'abbaye.

Les difficultés de la fin du Moyen Âge

Entre 1270 et 1345, les donations se font plus rares et le recul des recrues et la décadence s'amorcent. La guerre de Cent Ans, plonge l'abbaye Notre-Dame d'Igny dans une misère extrême.

Vers 1350, dix-sept granges sont exploitées à : Montaon à Dravegny2,3, Longueville, Monthazin, Resson, Villardelle, Party et Voisin. L'abbaye possède également de nombreuses propriétés isolées, dans plus de 50 localités4.

En 1378, le monastère effectue des restaurations grâce aux donations de Gaucher de Châtillon. Le 31 octobre 1380, Charles VI de France, s'y arrête avant son sacre.

Après avoir perdu sa femme en 1448, Thibaud de Luxembourg, futur évêque du Mans ainsi que cardinal, devint moine puis abbé de cette abbaye5. En 1464, neuf granges sont encore exploitées.

L'instauration de la commende et la crise

Le 12 janvier 1545, un arrêt royal instaure le régime de la commende à Igny. Louis de Folligny devient premier abbé des 72 religieux encore en place. L'instauration du régime de la commende à Igny marque le début d'une déchéance plus rapide de l'abbaye6.

De 1562 à 1598, pendant les guerres de religion, les Huguenots font des ravages et pillent l'église.

En 1627, il y a encore onze moines. De 1635 à 1659, pendant la guerre de Trente Ans puis la guerre franco-espagnole l'abbaye est pillée par les Espagnols. En 1650, les troupes espagnoles brûlent la grange de Longeville. En 1653 il ne reste plus que neuf moines.

Au xviie siècle Il y a une douzaine de religieux. En 1733, l'abbatiale est détruite et remplacée par une nouvelle église. En 1741 il ne reste que cinq moines. En 1789, la nouvelle église est achevée ainsi que la majorité des nouveaux bâtiments. Jean Charles de Coucy, chanoine de la Cathédrale de Reims avait reçu la commende de l'abbaye en 1777.

La Révolution

Le 13 février 1790, tous les couvents de France sont supprimés. L’inventaire est effectué à Igny en mars 1790 . Il ne reste plus que quatre moines dans l’abbaye. Le 20 mars 1791, l'abbaye est supprimée, le domaine est dispersé, devient bien national. Le 5 avril 1791 : les six moines qui demeuraient encore à Igny doivent partir. Les bâtiments monastiques et trois granges sont achetés par la famille Raison de Reims qui s'établit à Igny.


carte postale de l'abbaye, la façade nord telle qu'en fin xixe siècle.

La restauration de la vie monastique[

Le 28 décembre 1875, Monseigneur Benoît-Marie Langénieux, archevêque de Reims, rachète le domaine et l'ensemble des bâtiments subsistants de l'ancienne abbaye dans l'espoir d'y rétablir la vie monastique, en effet ceux-ci avaient été assez bien conservés. Le 1er janvier 1876, dom Étienne autorise vingt-trois trappistes de l'abbaye Sainte-Marie-du-Désert (diocèse de Toulouse) à s'installer au prieuré d'Igny. Le 21 septembre 1876, l’église est consacrée.

Un orphelinat agricole est ouvert en 1877, mais qui ne durera que jusqu'en 1891. Neuf ans plus tard, en 1886, les travaux terminés, Notre-Dame d'Igny redevient une abbaye. En 1884, dom Augustin Marre installe une petite chocolaterie, qu'il rebâtit plus grande et plus moderne à l'extérieur de l’enceinte du monastère ; au plus fort du succès, plus de 70 ouvriers y travaillent.

En 1914, l'abbaye ne compte plus que vingt-deux membres. En septembre, les Allemands pillent la chocolaterie. En octobre, l'abbaye est transformée en hôpital pour contagieux. En mai 1918, l’abbaye est évacuée lors de la seconde bataille de la Marne. Lors de leur retraite les Allemands font sauter l’abbaye, car l’ordre est de détruire toutes les maisons de belle apparence.

De 1927 à 1929, l'abbaye est reconstruite en s'inspirant de l'architecture de l'abbaye de Loc-Dieu. Le 29 novembre 1929, l’abbaye accueille sa nouvelle communauté, des moniales cisterciennes de l'abbaye Notre-Dame de la Coudre, à Laval. En 1938, la communauté compte soixante sœurs, nombre qui monte à 72 sœurs en 1970.

En 2008, d'importants travaux de modernisation et d'aménagement sont lancés. La même année, lors du Chapitre Général, la décision est prise d'unir les trois communautés d'Igny, de la Grâce-Dieu et de Belval sous l'égide d'une administratrice. Par la suite, la communauté d'Ubexy se joint au projet. La nouvelle communauté ainsi créée prend le nom d'Abbaye Notre Dame du Val d'Igny. En 2011, les quatre communautés s'installent dans l'abbaye Notre Dame du Val d'Igny rénovée.

   

   

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De sacrés bouchons de champagne 

Chaque année, cinq tonnes de chocolats sortent des portes de l’abbaye d’Igny, dans la Marne. Une production, vendue à travers la France, et dont les revenus sont intégralement réinjectés dans les frais de fonctionnement du monastère.


Depuis quelques années, l'Abbayye d'IGNY possède une machine One-Shot facilitant la production des chocolats


Détruite durant la Première guerre mondiale, l’abbaye d’Igny a été entièrement reconstruite. 47 soeurs y logent actuellement. La moyenne d’âge est de 80 ans.  


Depuis 2016, l’abbaye d’Igny dispose d’un magasin flambant neuf. Y sont vendus les bouchons de champagne en chocolat mais aussi toutes les productions des autres monastères français. Edouard lantenois

À SAVOIR

*.- LA PREMIÈRE CHOCOLATERIE de l’abbaye d’Igny a été construite en 1884 avant d’être entièrement détruite durant la Première Guerre mondiale.

*.- LE PREMIER ATELIER DE FABRICATION de chocolats voit le jour en 1961. Les gros bouchons d’Igny sont lancés l’année suivante.

*.- EN 1993 est mise au point la recette actuelle des bouchons en chocolat.

*.- LA MACHINE ONE-SHOT est acheté en 2005.

*.- EN 2016 , la fabrication de confiserie est totalement arrêté au profit du développement et de la perfection de la fabrication des chocolats fourrés.

La gourmandise est un vilain défaut dit l’adage. Pis, la tradition catholique la considère comme l’un des sept péchés capitaux. Les sœurs de l’abbaye d’Igny, à quelques encablures du village marnais d’Arcis-le-Ponsart, sont pourtant passées maître dans l’art de la confection de friandises cacaoté. Chaque année, cinq tonnes de chocolat sortent de leur atelier. À titre de comparaison, un petit artisan produit trois tonnes par an, un industriel environ une dizaine.

Contrairement aux carmélites, les religieuses de l’abbaye, ne vivent pas de dons, mais de leur production. La fabrication de bouchons de champagne en chocolat, la spécialité d’Igny, est donc essentielle pour assurer – en partie – la pérennité des lieux. Sœur Joëlle explique que la chocolaterie seule « ne permettrait pas de faire vivre 47 personnes », même s’il s’agit « d’un bon complément financier ». En plus de son atelier, l’abbaye d’Igny possède également une centaine d’hectares de terres loués à des agriculteurs, héritage de la tradition paysanne de la congrégation cistercienne.

UNE MACHINE D’INDUSTRIEL

En une quinzaine d’années, l’atelier de confection, situé à l’écart de l’abbaye, s’est considérablement modernisé. Une grande porte automatisée sous surveillance permanente d’une caméra assure la quiétude des lieux. « Quand je suis arrivée à l’atelier, en 2003, nous étions obligées de refuser des commandes car on ne pouvait pas produire assez », se remémore sœur Joëlle, chargée de dynamiser ce secteur jusque-là en berne Sous son impulsion, l’abbaye s’est portée acquéreur d’une machine One-shot, automatisant la fabrication des bouchons. « Normalement, ce sont des industriels qui possèdent ce genre de machine. Chez nous, il n’y avait pas de volonté d’améliorer la quantité de chocolat, mais plutôt d’en faciliter la production. Le souhait était de baisser la pénibilité du travail. La moyenne d’âge des sœurs d’Igny est en effet de 80 ans.» Il n’empêche, depuis l’arrivée de la bien nommée One-shot (« un coup » en français) la production a littéralement explosé. Auparavant, 420 bouchons étaient réalisés chaque jour à la main. Aujourd’hui, 700 bouchons sortent de la machine en… quinze minutes !

De quoi rendre curieux certains professionnels comme Frédéric Lefevre. Envoyé en 2016 par un consultant chocolatier pour découvrir la machine, ce confiseur est finalement resté six mois à l’atelier, en tant qu’employé à mi-temps. « Avec lui, le courant est tout de suite passé, sourit Marie-Pierre, responsable de l’atelier. Durant son passage, je lui ai appris à se servir de la machine quand lui me conseillait sur la fabrication du chocolat. Sa venue a apporté un vent de fraîcheur. » Suite à son départ, un employé est venu renforcer la petite équipe de l’atelier chocolat où seules deux sœurs travaillent – dont une à l’emballage. Lors des périodes de plus grosses productions (Noël et Pâques), une dizaine de sœurs viennent renforcer les troupes. Aucune d’entres elles n’a suivi de formation professionnalisante. « La transmission se fait en interne, explique sœur Marie-Pierre.L’ancienne responsable est restée à l’atelier pendant plus de 30 ans. Je réutilise certaines de ses techniques de fabrication, mais chacun a sa propre manière de travailler. De toute façon, rien ne vaut la pratique. »

Une fois emballés, les chocolats sont vendus dans le magasin du monastère. Ce dernier a été déplacé et entièrement refait à neuf en 2016. « L’ancien était plus petit, loin de l’entrée et pas très sécurisé.Maintenant, ça ressemble plus à une boutique moderne », avance sœur Joëlle. L’espace de vente a quasiment doublé, passant de 90 m2 à 170 m 2 . « Nos chocolats représentent 35 à 40 % des ventes. Le reste provient des revendeurs du réseau Monastic (voir ci-contre). En tout, les deux tiers de notre chiffre d’affaires sont réalisés grâce aux productions des autres monastères français. » Une aubaine pour les sœurs qui réinjectent l’intégralité des revenus de la boutique dans le fonctionnement de l’abbaye.

3 QUESTIONS à


Marie-Christine MESSIN
Pdte du CA de Monastic

Une association   et une marque

 Qu’est ce que Monastic ?

À l’origine, il y avait un groupement de monastères qui produisaient du fromage. On s’est rendu compte que d’autres fabricants utilisaient des emballages rappelant nos productions. Une association et une marque ont donc été créées il y a trente ans pour différencier les produits issus de la production monastique des autres et pour éviter qu’il y ait un doute sur la provenance des fabrications.

Monastic apporte-t-elle une aide financière aux monastères ?

Non. Nous sommes une association, nous ne sommes pas là pour aider financièrement. Ce n’est pas le but. En revanche, si besoin est, nous aidons les différentes communautés afin qu’elles améliorent leurs processus de production.

Combien de monastères sont rattachés à l’association ?

Environ 200, ce qui correspond à la grande majorité des monastères français qui ont une production. Dans ces productions, il y a des cosmétiques, de l’alimentaire ou de l’édition et beaucoup d’autres variétés. Cela rend les choses compliquées pour la marque. Il y a une telle variété de produits qu’il est difficile de tout présenter sous une seule et même marque. Par ailleurs, l’association n’a pas son mot à dire sur les activités des différents monastères.  

700

C’est le nombre de bouchons de champagne en chocolat produit en quinze minutes à l’abbaye d’Igny. Il y a quelques années, la production était de 420 ... par jour !

LES AUTRES POINTS

Les bénédictines de Sainte Bathilde à Saint-Thierry (Marne) 

Ici, pas de production directe, mais un atelier de restauration de tapis ancien. Sur les 20 sœurs que compte le monastère, six se sont spécialisées dans cette tâche. Une des sœurs a été formée à Paris, à l’atelier des Gobelins. Ensuite, « tout passe par la transmission », précise sœur Marthe. En dehors du marché régional, les religieuses travaillent également pour une clientèle parisienne. Tous les six mois, des tapis sont récupérés à l’ATC (Aide au Travail des Cloîtres) de la capitale pour être retapés dans la Marne. Le monastère de Saint-Thierry possède par ailleurs un atelier d’impression où est notamment sous-traitée la collection Sources chrétiennes, ainsi qu’un petit magasin proposant des produits d’autres monastères.

LES CLARISSES DE CORMONTREUIL (MARNE)

Chaque année, près de quatre millions d’hosties sortent de l’atelier des Clarisses du monastère Sainte-Claire à Cormontreuil. Une production en partie livrée aux diocèses de Reims, de Châlons-en-Champagne, de Troyes et de Verdun, l’autre étant envoyée dans deux gros dépôts, à Lille et Paris. La vente de ces petites pastilles de pain sans levain que les chrétiens partagent pendant la messe représente environ deux tiers des ressources du monastère. Les 25 sœurs sont toutes mises à contribution, de l’emballage à l’expédition en passant par la facturation.

LE CARMEL DE LA FONTAINE OLIVE (ARDENNES)

Particularité de ce monastère, chaque sœur – sur les dix que compte le lieu – a son propre atelier « selon ses goûts », explique la sœur responsable de la communauté. Les produits sont donc très variés : robe de cortège et vêtements liturgiques, cannage de chaises et même… des bougies décoratives proposés depuis l’arrivée des dernières religieuses. Le Carmel de la Fontaine Olive ne possède qu’une « toute petite boutique qui, seule, ne permettrait pas de faire vivre le lieu ». Alors l’intégralité de ses productions est envoyée dans les différentes boutiques du réseau de l’association l’artisanat monastique. Ce sont les différents magasins qui passent les commandes au monastère, récupérant au passage un pourcentage sur chaque vente. Si la valeur de ce dernier « doit rester dans le secret des dieux, tout le monde y trouve son compte », assure-t-on.

Afin notamment de « s’ouvrir sur le monde », un service informatique propose la retranscription de vidéo en fichier écrit. Si 90 % des clients viennent du monde ecclésiastique – notamment l’émission de France 2 le Jour du Seigneur – il est ouvert à tous.

ABBAYE NOTRE-DAME D’ORVAL (BELGIQUE)

Les amateurs de bonnes chère connaissent sans doute déjà ce monastère belge situé à quelques kilomètres de la frontière ardennaise. En 1931, l’abbaye a accueilli en ses murs une brasserie, initialement pour financer la reconstruction du site. Si la brasserie prône une production modérée, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Chaque année, 22 millions de bouteilles sont produites sur place, dont plus de 85 % sont destinées au marché domestique. Moins connu, le second savoir-faire des moines trappistes d’Orval est le fromage. De fabrication propre, il est à base de lait entier pasteurisé du pays gaumais. Sa pâte pressée, non cuite, à croûte naturelle entièrement lavée à la main se distingue par son onctuosité et rappelle le Saint-Paulin.

Où sont vendues les productions monastiques ?  

L’abbaye d’Igny possède un magasin où sont vendus les bouchons de champagne en chocolat – comme d’autres productions monastiques. Tous les produits disposent d’un logo Monastic. Cette marque, créée il y a trente ans (voir ci-dessous) était à l’époque la garantie que le produit était entièrement fabriqué dans un monastère. Depuis février 2018, les conditions pour obtenir ce logo ont changé. Désormais, il est réclamé la maîtrise complète de la communauté et non plus la fabrication à 100 %. Par exemple, pour du fromage, seul l’affinage peut être réalisé sur place.

Ce changement s’explique par le vieillissement progressif des moines et des sœurs qui ne peuvent plus assurer l’entièreté des travaux. Dans ces cas-là, les monastères suivent tout de même la production en amont et connaissent précisément les différentes étapes de fabrication.

Parallèlement à Monastic, l’association ATC (Aide au Travail des Cloîtres) et son bras commercial sous la marque Artisanat Monastique contribuent à distribuer environ 3 000 produits de quelque 150 communautés religieuses en France et en Europe. En plus des points de ventes directs, Artisanat monastique possède huit boutiques dans les grandes villes françaises (Paris, Lille, Bordeaux, Marseille…)

Quentin JOST

Extrait de l' union du 22/07/2018

   

     

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Les sœurs d’Igny et la chocolaterie

Les sœurs de l’abbaye d’Igny ont sorti objets, photos et films du passé de leur chocolaterie créée en 1884


La chocolaterie de l’abbaye est célèbre pour ses bouchons en champagne à croquer.Jean-Michel François

Qui se rappelle qu’avant 1914 la chocolaterie d’Igny, tenue à l’époque par des pères trappistes, embauchait une cinquantaine de laïcs du coin ? Que des jeunes de l’orphelinat de l’abbaye y travaillaient également ? Énormément de tablettes de chocolat étaient produites.

DES VIGNETTES RECHERCHÉES PAR LES COLLECTIONNEURS

À l’intérieur, images pieuses, cartes postales, vues des monuments célèbres au XIX e siècle étaient glissées dans l’emballage… et attendues fébrilement par les collectionneurs. Il se dit que nombre de passionnés recherchent encore ces vignettes au charme suranné. Une grande partie de celles qui existent sont visibles dans cette exposition.

Qui savait que c’est le célèbre chocolatier rémois Déléans qui, en 1961, a conseillé aux sœurs d’entourer les confiseries d’un enrobage en chocolat ? Depuis 1949, la fabrication de caramels et sucreries diverses avait été reprise après un long sommeil suite à la destruction de l’abbaye en 1918… Et puis, le gros bouchon arriva ! Son moule a été conçu pour que la taille soit rigoureusement celle du bouchon de champagne, la recette actuelle date de 1993, les chocolats faits un par un ! Les divers moules, ustensiles et machines ayant servi à la fabrication manuelle jusqu’à cette date, sont exposés… Mieux, ils peuvent être expliqués les dimanches après-midi par sœur Joëlle. Une belle collection de moules prêtées par le Musée du pain de Fismes est jointe à cette exposition.

DU CACAO BRUT EN DÉGUSTATION

À cela s’ajoutent des vidéos diffusées en boucle sur « Le chocolat, du producteur au consommateur », « L’artisanat du chocolat » et « La fabrication à l’atelier de l’Abbaye ». Les papilles ne seront pas en reste puisque du grué (cacao brut) est mis à disposition… et que les célèbres chocolats sont à la vente dans le magasin qui jouxte la salle d’exposition. Belle occasion, jusqu’au lundi de Pâques de s’avancer jusqu’à ce Val d’Igny, si apaisant, et de soutenir l’activité des sœurs dont la chocolaterie est le gagne-pain essentiel.

Abbaye du Val d’Igny, à Arcis-le-Ponsart.

Entrée libre du mardi au samedi de 10 heures à midi et de 15 heures à 17 heures ; dimanche de 15 heures à 17 heures.

Tout savoir sur le chocolat des sœurs  

L’EXPOSITION PRÉSENTE LA CHOCOLATERIE D’IGNY AU TRAVERS DE QUATRE THÈMES : « LA CHOCOLATERIE AVANT 1914 »,

« LA FABRICATION DE 1961 À 2005 », « L’ÉVOLUTION DES MOULES DE FABRICATION DE 1950 À AUJOURD’HUI », « L’ÉVOLUTION DES MACHINES »

 Extrait de l' union du 35/02/2018

   

     

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Créer au féminin à la découverte d’une Sacrée entreprise

La rencontre Créer au féminin, une dynamique de la CCI Reims-Epernay, du mois d’avril 2015 s’est déroulée dans une entreprise pas comme les autres, l’Abbaye d’Igny à Arcis-le-Ponsart. Un rendez-vous avec les membres d’une communauté étonnante.

Un peu d’histoire. L’abbaye cistercienne Notre-Dame d’Igny a été fondée par l’archevêque de Reims en 1126. Les premiers moines y trouvent un lieu correspondant à leur idéal de retrait du monde, propice à la prière et aux travaux agricoles. L’Abbaye a prospéré jusqu’à la Révolution. Les moines ont dû quitter les lieux. Ce n’est qu’en 1876 que la vie monastique a été restaurée, une fois le bâtiment racheté par l’évêque de Reims. Totalement détruite lors de la Première Guerre Mondiale, l’Abbaye est reconstruite en 1929 grâce aux dommages de guerre, puis confiée à des moniales cisterciennes.

Créer au féminin a emmené 15 participantes, le 10 avril 2015, à la découverte de cette entreprise pas comme les autres. Oui, l’Abbaye d’Igny est bien une entreprise, ressortissante de la CCI Reims-Epernay (catégorie Industrie). Cette communauté vivante et ancrée dans le réel, dont le quotidien est rythmé par les différentes prières, assure son existence matérielle grâce à la fabrication de chocolats (les fameux bouchons de champagne).

La première partie de la visite était consacrée à la visite de l’atelier de la chocolaterie. Les chocolats sont vendus par l’intermédiaire de revendeurs ou directement dans leur magasin situé dans l’Abbaye ; magasin actuellement en travaux pour embellissement. Les moniales assurent toute la chaîne : de la fabrication à l’expédition, en passant par l’emballage.

La seconde partie de la visite était consacrée à une rencontre avec les membres de la communauté. Les échanges ont été nombreux entre les moniales et les entrepreneures. Les sœurs de l’Abbaye ont chaleureusement remercié Créer au féminin de les avoir fait connaître auprès de ce public qui les découvrait.

« Moment privilégié cette matinée à l’Abbaye d’Igny, où la sérénité nous a très vite gagnées dans ce bel endroit, merci aux sœurs pour leur accueil »

« Merci pour cette matinée très enrichissante !! »

« Merci pour cette belle visite et ces belles rencontres".

Lors de cette rencontre, une équipe de tournage était présente sur les lieux, en vue de la préparation d’une émission sur les productions monastiques pour l’émission « Reportages » diffusée sur TF1, pour laquelle 3 monastères ont été retenus, dont l’Abbaye d’Igny. La réunion Créer au féminin a donc été filmée.

Les participantes à cette rencontre pas comme les autres ont découvert des moniales sereines, calmes, communicatives et dont l’objectif est de faire vivre et de maintenir leur abbaye.

 Malika Najjar

  Extrait de champ'éco du 14/04/2015

   

     

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