Eglises fortifiées de Thiérache  

 


Les églises fortifiées de Thiérache

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  Une église et son ingénieux système de défense

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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    09/2010    

Les églises fortifiées de Thiérache

Au XIIe siècle St Norbert, fondateur des chanoines de Prémontré mènera la nouvelle évangélisation au territoire de la forêt de Vaos s’étendant de St Gobin à Wimy.

De nombreuses églises seront bâties, la plupart entre le XIIe et le XIIIe siècle. Au fil des guerres de plus en plus dévastatrices, dont l’apogée sera au XVII e siècle celle qui opposera la France à l’Espagne, les Thiérachiens, pour se prémunir de menaces constantes, fortifieront leurs églises telles de véritables forteresses.

Les guerres d’invasions


L'église fortifiée de Plomion

Ce qui frappe avant tout, lorsque l’on découvre la Thiérache, c’est le nombre impressionnant de lieux de culte : Église, chapelles, calvaires. Cette apparente ferveur religieuse trouve son origine dans la première campagne d’évangélisation menée au VIIe siècle par des prêtres irlandais. Trois à quatre siècles auparavant, la Thiérache, sous influence gallo romaine, située géographiquement au carrefour des routes d’invasions barbares vivait dans une grande instabilité. Le lieu dit La Passe d’Anor était le point névralgique de la frontière et lieu de passage de toutes les invasions. On retrouve le même schéma en forêt de St Michel aux abords de la route Charlemagne où s’étendaient des fortifications militaires. Les excursions barbares étaient destructrices. La ville de Bavay (Bagacum) fut anéantie dés le IIIe siècle, la région transformée en un vaste désert. Près d’Hirson au lieu dit Le Camp des Frumions , on trouva au XIXe siècle, lors de travaux forestiers, une grande quantité de cendres mêlée à des amas de pierres. Des historiens locaux, tel Alfred Desmasures y découvriront des ruines de villa gallo-romaines pillées et incendiées. Après la chute de Rome, il faudra attendre plusieurs siècles avant de retrouver en Thiérache un degré de civilisation aussi poussé. Elle sera tour à tour pillée par les hordes barbares venues de l’est, envahie par les Francs au IIIe siècle, les Normands au VIIIe siècle, tiraillée entre les derniers Carolingiens et leurs vassaux pris de « véeilité indépendantiste ». L’autochtone compris au fil du temps que sa survie dépendait de ses propres moyens de protection, protection dont les seigneurs toujours en guerre se souciaient peu.

Les constructions moyenâgeuses étaient précaires


La Capelle au XVIe Siècle 

Château en bois du haut-moyen-âgeLe bois et le torchis dominaient, la brique était encore rare et la pierre bien trop chère. Au XIIe siècle St Norbert, fondateur des chanoines de Prémontré mènera la nouvelle évangélisation au territoire de la forêt de Vaos s’étendant de St Gobin à Wimy. De nombreuses églises seront bâties, la plupart entre le XIIe et le XIIIe siècle. La brique prédomine, parfois renforcée de pierre, plus coûteuse car il fallait la faire venir sur place. La nature argileuse du sol est propice à la fabrication de ces briques de 5 pouces, cuites au bois sur les lieux même de l’édification. Un nombre croissant de communes pouvant s’enorgueillir de posséder un de ces édifices religieux qui suivra la vie de l’homme de la naissance à la mort. Rarement ce symbole sera poussé à un tel paroxysme, car au fil des guerres le lieu de culte se parera peu à peu d’attributs guerriers. En effet. Face aux exactions des hordes de pillards et assassins de toutes nationalités, le villageois se sent bien démuni. On trouvera bien de ça et là quelques exemples de fermes plus où moins fortifiées. Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants sont donc condamnés à errer sur les chemins, tentant de trouver refuge dans les forêts, les cimetières et à l’intérieur des églises, qui peu à peu sont consolidées, fortifiées, résistant ainsi à l’agresseur. Assailli par des Anglais, Austro-Espagnols, Hongrois, mercenaires espagnols, et autres Français, conduits par Gassion, Turenne et le baron d’Elach de sinistre mémoire, des pillards hollandais et écorcheurs, entre le XIIIe et le XVIIIe siècle la Thiérache verra se succéder la plupart des armées d’Europe. François 1er fera fortifier Guise et La Capelle, situés sur  » la route des invasions  » à la frontière du Hainaut, propriété austro-espagnole. On érigera des tours, dressera des donjons, édifiera des remparts auquel on ajoutera des meurtrières. A chaque attaque les villageois se réfugieront dans leurs églises. Ils y emmèneront leurs biens, leurs meubles et même leurs animaux familiers. La vie s’y organisera durant les sièges. Les matériaux de constructions coûtant cher, les villageois étant pauvres, les curés revendront le mobilier et objets de culte pour financer les chantiers de fortification. Ainsi on comprends mieux pourquoi à la révolution française, on rasa quelques abbayes, synonyme d’esclavagisme mais que la soixantaine d’églises fortifiées de Thiérache, symbolisant la résistance face à l’oppresseur, nous soit parvenue intacte.

Les églises fortifiées sont l’œuvre d’un peuple acharné à ne pas mourir


L'église fortifiée de Burelles

Une église est dite fortifiée si elle a possédé à un moment donné de son histoire une certaine valeur défensive par l’aménagement d’éléments caractéristiques de défense active ou passive. C’est l’existence de ces éléments d’architecture militaire, même s’ils ont aujourd’hui disparu qui confère à une église le qualificatif de fortifiée. Les églises fortifiées ont été édifiées entre le XVI e et le XVII e siècle, de François I à Louis XIV. De 1515 à 1598 se sont d’incessantes hostilités entre François I et Charles Quint qui mettront à mal la Thiérache. De 1559 à 1598 les guerres civiles et religieuses font des ravages. Pendant ces périodes noires on assiste à des travaux de fortification des églises, des censes (fermes) et des cimetières. 1598-1635 seront des années de restauration et de reconstruction. Puis c’est la guerre de 30 ans (1618-1648), les années 1636 à 1659 sont marquées par l’occupation et les déprédations commises par les armées royales françaises et ennemies. Durant la fronde (1648-1653) des princes révoltés feront alliance avec les espagnols. Les pillages, les tueries et les viols mettront à mal les paysans. Devant tant d’horreurs, la plupart fuient lorsqu’ils en ont le temps. Des villages entiers se vident. Les champs sont à l’abandon et toute la précaire économie n’y résiste pas. Si on ne fuit pas et s’il n’y a pas un château pour se protéger que faire ? Et bien il reste l’église, souvent le seul bâtiment solide du village, de plus elle est assez vaste pour accueillir la population, son clocher offre un poste d’observation et la cloche peut donner l’alarme. Aussi  » les communautés rurales d’habitants « , les évêques, les abbés décident la fortification des églises. C’est une lourde tâche financière que les paysans seuls n’auraient pas pu prendre en charge. Les églises vont se transformer en « fort* », tantôt dans un esprit de défense passive, tantôt dans un esprit de défense active. Les églises qui auront résisté aux combats reprendront la vie cultuelle au VIII.

Marc Blancpain

Les habitants conservent l’églises ancienne mais lui ajoutent quelques modifications défensives :

Une échauguette**

Des meurtrières ou une salle forte, parfois une tour refuge comme à Vervins et Hary. Les habitants gardent une partie de l’église et construisent un nouveau corps de bâtiment à destination militaire. C’est le cas à Prisces et à Burelles, ces églises sont des forts.

La 3ème sorte d’église est une construction nouvelle, souvent sur les ruines d’une ancienne, d’un bâtiment mixte mi-religieux, mi-militaire. Plomion, La Bouteille et Englancourt possèdent ces églises « forteresses ».

*Fort : pour les hommes des XVI e et XVII e siècles ce mot désignent un lieu de refuge pourvu de moyens de défense active ou passive.

**Échauguette : ouvrage contenant une petite pièce en saillie de l’angle d’un bâtiment construit en encorbellement ou sur un contrefort…généralement munie d’ouverture de guet plus rarement de meurtrières de tir.

Bretèche : élément de mâchicoulis placé en saillie au dessus d’une ouverture, porte ou fenêtre, pour en surveiller l’approche et au besoin en interdire l’accès.

A lire : les travaux de Robert Poujol et de Jean-Paul Meuret.

Extrait de http://www.terascia.com/les-eglises-fortifiees-de-thierache/

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    MONTCORNET   

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L' Église de Montcornet est la plus grande des églises fortifiées de Thiérache

Un escalier monumental nous conduit au portail

C' est au milieu du 16ème siècle (dates gravées au trumeau (1546-1547) , au temps des guerres de religion et contre les espagnols que fut édifié un avant corps fortifié de style Renaissance avec un très beau portail dont on peut admirer les sculptures, les caissons riches et délicatement ouvragés.

Cet avant-corps est encadré de deux grosses  tours en briques avec soubassements en pierres ; le décor losangé est d'un bel effet. Elles sont percées de meurtrières. Tout cet ensemble, avec échauguettes et poivrières ajoutées à cette époque et des salles d' armes superposées accentue le caractère de forteresse de l'édifice. Mais un sculpteur malicieux a laissé dans la pierre du portail une critique " En tout édifice antique, faut d'abord,  comme à la musique"

En effet, cette partie cache l'édifice primitif, qui s'ouvre par un portail faisant transition du Roman au style ogival (début 13ème). Remarquer au dessus du portail, une belle rosace et des sculptures sur pierre affreusement mutilées où 1' on reconnaît une Annonciation et au milieu un Saint Martin à qui l'église, est dédiée.

Passé le portail, on découvre un magnifique vaisseau de style ogival ; voûtes aux lignes très pures s'élevant à une hauteur de 20 mètres. Le Choeur se termine par un chevet plat. On admire les hautes fenêtres, à lancettes, les larges baies géminées à oculus ou trilobées.

En s'avançant, l'oeil découvre un plan original, en forme de Croix grecque (4 bras égaux), le transept étant de même longueur que la nef et le choeur (35 mètres).

Pourquoi ce plan ? - A l'origine ce n' était pas l'église paroissiale. Une Charte de 1275 fait mention d'un monastère attenant à l'église et descendant jusqu'à la place. La tradition rapporte que c'était une Commanderie de Templiers ; au nord, en effet, on trouve une ancienne porte bouchée , porte dite des templiers qui conduisait au monastère.

Ceci expliquerait le plan, la Croix grecque étant l'insigne des Templiers. Les quatre énormes piliers centraux supportaient une flèche pyramidale . Le 22 avril 1574 un incendie gigantesque détruisit une grande partie de Montcomet . L'église ne fut pas épargnée. La flèche en s'écroulant entraîna les voûtes et compromit la solidité des autres parties de l'édifice. Ces voûtes furent d'abord remplacées par un parquet de bois et plus tard, au début de 19ème siècle par un plâtrage. Ces voûtes endommagées par la guerre 39-45 furent refaites dans les années 1950.

Les boiseries et l'autel du 17ème en bois peint et doré, classées par les Beaux-Arts proviennent de l'atelier de sculpture des moines de l'ancienne Chartreuse du Val Saint-Pierre . Les 3 cadres de l'autel aux riches sculptures et la chaire à prêcher sont les rares dépouilles soustraites à la destruction révolutionnaire. Dans le choeur trois consoles Louis XV en bois sculpté et peint du 18ème. Les grandes orgues proviennent de l'ancienne Abbaye Saint Vincent de Laon. Elles ont été acquises par Mr Paul Chapelet lors de la dispersion des biens d'église au début de la Révolution ; elles comptent 24 jeux sur 42 a l 'origine (milieu du 18ème).

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   CHAOURSE    

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CHAOURSE possède une des plus ancienne église de la région. Elle est dédiée à St DENYS, évêque de Paris vers 272 de l'ère chrétienne et à St MARTIN, évêque de Tours dont la naissance remonte à l'an 316 et sa mort en l'an 400.

Par sa situation élevée sur le sommet Nord du pays, l' église apparaît plus imposante encore. Son clocher, haute tour  massive et quadrangulaire de vingt cinq mètres, véritable Donjon féodal, attire et étonne le regard par sa hardiesse et son originalité.

Ce monument se place parmi les églises fortifiée de la Thiérache, qui commence dans cette partie du village et  prend le nom de Haute-CHAOURSE. daus ses tours ont été pratiquées des meurtrières qui révèlent l'époque des Guerres de religion, durant lesquelles les habitants venaient dans I'église pour se réfugier et au besoin s'y défendre.

A quelle époque remonte l'église ?

  Tout annonce dans ses diverses parties les XIl° et XIII° siècles. Quant au Donjon, selon une autorité très sûre, il remonte au IX° siècle sous le roi CHARLES-LE-CHAUVE.

Comment expliquer cette différence de siècle sinon par les ravages de l'Invasion des Normands et l'église que nous admirons ne remplace-t -elle pas celle qui fut brûlée, lorsque EDOUARD III, Roi D'ANGLETERRE, rival de PHILIPPE DE VALOIS fit irruption en 1339 dans la Thiérache qu'il ravagea par le pillage et l'incendie. De tout l'édifice primitif, seul le donjon a résisté à la destruction des siècles et des intempéries.

Deux styles  bien  tranchés  font  l'ornement  de l' église : Le style roman dans les tours, Le style gothique du sanctuaire et des bas-côtés accusant le XV° ou la première partie du XVT° siècle.

Deux énormes tours, encadrent le portail du côté Ouest. Dans celle qui se trouve à droite, appelée TOUR SAINT PAUL, existe un souterrain. Un escalier de pierre de quarante marches y donne accès ; l'ouverture se trouve  dans  la  chapelle des  fonts  baptismaux. Ce souterrain qui se dirige vers l'ancien Château Carolingien paraît avoir été habité, on y remarquait des traces de foyers. Malheureusement il se trouve aujourd'hui comblé, ce qui empêche son utilisation comme abri dans les guerres modernes. L'autre tour, ou tour St CLAUDE a également son ouverture dans l'église, dans la chapelle du Sacré-Coeur Une troisième tour, beaucoup plus étroite, se trouve près du chœur ; elle renferme un escalier tournant, donnant accès dans les combles, aux cloches et à l'horloge. Jadis l'ouvcrturc se rrouvait dans l'église même, une porte pratiquée dans la boiserie du chœur en indique l'emplacement. Plus heureusement maintenant, elle se trouve au pied de la tour, dans le cimetière.

La toiture, sans aucun caractère, à remplacé une flèche pyramidale qui devait donner à l'cnsemble une certaine élégance ; mais il faut surtout regretter que cette toiture, aujourd'hui d'un seul plan, ait remplacé la primitive présentant deux plans inclinés, reliés par un mur perpendiculaire percé de quatre fenêtres romanes, lesquelles ne laissent pas passer la lumière se trouvant dans l'obscurité de la toiture. C'est en pénétrant dans les cornblea qu'on se rend parfaitement compte de ce qui existait.

 L'Église est percée du côté du village (collatéral Sud), d'une porte à double cintre chargée de fines sculptures ; on y voit les restes de statuettes qui ont subi des mutilations provenant de l'époque révolutionnaire. D'autres ont même disparu puiqu'il ne restç que des socles,

Cette porte tout à fait remarquable est l' entrée prircipale de l'édifice. Il est précédé d'un escalier monumental en  pierre bleue de vingt-cinq  marches coupé par deux paliers. Au pied de cet escalicr se trouve le chemin appelé Rue du Chateau, en raison du Château construit parCharles le Chauve  et dont il ne reste aucune trace. C'est là qu'aboutissait le soiterrain dont il a été question,

Pour terminer la description de l'église dans sa partie extérieure, il nous faut mentionner l'existencede  plusieurs cordons de figurines grimaçantes, indice de l'époque du Xll° siècle.

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Burelles  

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Église fortifiée : On peut en visiter les tours et la salle de refuge. La situation éographique explique l’importante surface     qu’occupe la fortification dans cette église paroissiale. Elle fut classée Monument historique le 16 mai 1931.

D’origine médiévale, l’église Saint-Martin possédait alors une nef unique, mais se fortifia au milieu du XVIe (1540) puis au milieu du XVIIe. Son plan est celui d'une croix latine à l’envers avec 3 branches fortifiées pour tirs croisés. La partie forte fut réalisée par un maçon thiérachien dans un style local en briques.

Une baie en tiers-point subsiste au nord. Il s'agit d'un arc brisé en trois parties égales (arc à deux branches concaves se rejoignant en pointe au faîte), construit autour d’un triangle équilatéral dont les centres partagent la corde (segment qui a pour extrémités deux points d’une courbe).

Comme traces évidentes de fortification sur le chevet, on remarque la fenêtre murée de brique et plus haut la/les petite(s) ouverture(s) pour faire le guet.

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 Réconfort à

" l'Auberge de la Brune " et au  " Restaurant Le Huteau"

 

 

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    PLOMION    

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 L'église de Plomion constitue un splendide exemple d'église fortifiée. Ce courant architectural que l'on rencontre dans toute la Thiérache s'illustre magnifiquement à Plomion au point que son église sert souvent d'illustration à ce style caractéristique.

L'église contient des statues réalisées par Jean Minne à l'aide d'instruments chirurgicaux. En effet, une fois retraité, cet ancien chirurgien a eu l'étrange idée de recycler ses anciens outils pour s'initier à la sculpture du bois. Le résultat est tout à fait étonnant.

 Répertoire 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   JEANTES   

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Le site fut occupé dès l'époque gauloise et gallo-romaine, comme l'attestent les vestiges retrouvés. Le village est mentionné dès le XIIe siècle sous les formes « Jantha » ou « Janta-Curtis » (Jeantes la Cour). Seigneurie de l'abbaye de Clairfontaine au XIIIe siècle, le village (nommé « Jeante-la-ville » au XVIIe siècle) appartint aux comtes d'Apremont jusqu'à la Révolution française. Patron:St-Martin.

Anecdote!!' Au Coq Banni, qui fut un hameau populeux, on y relève l'existence, décès d'un tailleur d'habits, deux tonneliers, un laboureur et des manouvriers.Il n'y aura jamais d'école, on va à Coutenval, ou à La Longue Rue, ou tout simplement, au village de JEANTES. C'était vers l'année 1883 qu'une ferme était construite.

 

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    PARFONDEVAL   

 

 Une église et son ingénieux système de défense

A PARFONDEVAL, l'un des plus beaux villages de France, dans un site qui allie douceur de vivre, beauté du paysage et richesse architecturale se niche l'église Saint-Médard.

 

  Un véritable fleuron architectural qui en fait tout son prestige. L'égîise de Parfondeval, témoin des guerres de religion et de périodes d'insécurité entrecoupées de trêves où l'habitant pensait a aménager et à fortifier son lieu de culte, est un véritable chef-d'oeuvre. Un ensemble situé aujourd'hui dans un cadre bucolique, champêtre, près de pâtures ponctuées de pom-miers à cidre et de vaches laitières.

Comme a Surelles, en Thiérache, l'organisation architecturale de défense active de l'église de Parfondeval révèle parfaitement ce qui se faisait de mieux, avec des ressources locales, à l'époqueoù l'on ne pouvait pas compter sur la protection d'un château fort.

Au charme fou

Ce monument, remanïé à différentes époques, au charme fou, qui mérite, sans conteste, un détour et une pause, date du XVI° siècle.

Il est entouré d'une double enceinte percée d'un porche. Il s'intégre dans le sanctuaire avec un clocher-donjon carré, flanqué de deux tours circulaîres percées de bouches à feu et de meurtriêres. Ces dernières ont pour fonction de protéger le portail grâce à un chemin de ronde à mâchicoulis. Tout cela devait pouvoir être barricadé à la moindre alerte afin de se protéger de hordes de brigands, une nécessité pour la population. Les douves qui l'entouraient ont disparues.

Edifice de caractère

Le XVI° siècle correspond à une période de production de briques qui servent à bâtir des éléments à caractère défensif. Les briques rouges sont fabriquées sur place. Les murs sont aussi parés de briques vitrifiée noires appareillées en quinconce.

L'église, par elle-même, respecte l'habitat ruràl traditionnel notamment par son plafond et des piliers constitués de chênes entiers, selon une architecture que l'on retrouve dans la petite église de bois et de torchis, à Rouvroy-sur-Serre.

L'autre particularité de l'église de Parfondeval coinme à Montcornet est de posséder un portail Renaissance sculpté en pierre blanche qui tranche avec la couleur des briqueset qui vient adoucir la puissance de l'édifice.

Ce porche permet l'accès, par un escalier, a une salle de refuge de 7 mètres de côté, au-dessus du vestibule. Les maisons aux alentours, - en particulier. l'auberge avec le musée des outils d'antan, çhez Françoise et Lucien Chrétien et l'anden presbytère, demeure de caractère-, font office de remparts mais surtout de lieux d'accueil de touristes.

Le pays des églises fortifiées : les portes de la Thiérache

De véritables forteresses ont été constnrites, en Thiérache, entre le XIII° et le XVII' siècles, armées de tours, d' échauguettes, de meurtrières et de bretèches, conçues selon toute une architecture militaire. Les plus anciennes sont de pierres blanches au donjon carré comme à Vigneux-Hocquet et Chaourse, des monuments que l'on peut visiter. Dans cette contrée ayant toujours eu vocation de frontière, pays de passages et d'invasions, plus particuliêrement de François ler a Louis XIV, plus de 60 églises, qualifiées de « fortifiées ». ont épisodiquement servi de refuge à des communautés villageoises, du département du Nord aux Ardennes, couvrant principalement le nord-est de l'Aisne. L'une des plus représentatives se situe à la confluence de la Brune et du Huteau, prés de Vervins. où le visiteur peut se rendre compte d'un système défensif quasi complet et grimper par un escalier à vis jusqu'à deux niveaux, en particulier pour se retrouver dans une salle de refuge remarquable, Une autre, plus imposante, celle de Montcornet est plus mystérieuse dans la mesure où il semble que le bâtiment gothique d' origine, de forme de croix grecque, ait été construit sous l'êgide de l'ordre des Templiers, pour ensuite être paré de fortifications de briques rouges aux décors réticulés de briques noires vernissées en 1610-1612.

Pour tous renseignements. it suffit de contacter le syndycat d'initiative  des Portes de la  Thiérache : 320. rue des Verseaux, 02 360, Rosoy-sur-Serre, 03.23.98.50.39 - carolinedupuy@wanadoo.fr

 Extrait de l'uion du 20/08/2009

 

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Le village fait partie des plus beaux villages de France (le seul de Picardie avec Gerberoy dans l'Oise) Il possède un ensemble homogène de maisons construites en brique et couvertes de toits d'ardoise, ainsi que l’église Saint-Médard, bel édifice fortifié en brique.

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